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Corrigé du Concours Marocain 2006 Maths II

Ce document contient le corrigé d'un concours de mathématiques au Maroc en 2006. Il présente les solutions détaillées à plusieurs questions sur les endomorphismes, le rang et le polynôme caractéristique de matrices.

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Chakib Benmhamed
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Concours marocain 2006 : Maths II, MP

Mr Mamouni : myismail@[Link]
Source disponible sur:
PCSI-CPGE Med V
[Link]
c
Casablanca-Maroc

CORRIGÉ

X
PRÉLIMINAIRES Ei,j A = ak,l Ei,j Ek,l
1≤k,l≤n
X
= ak,l δk,j Ei,l
1≤k,l≤n
Xn
= aj,l Ei,l car : δk,j = 0 si k =
6 j
l=1 = 1 si k = j
n
X
X = aj,k Ei,k
1) a) On a A = ak,l Ek,l , donc : k=1

1≤k,l≤n
X
AEi,j = ak,l Ek,l Ei,j
1≤k,l≤n
X
= ak,l δl,i Ek,j
1≤k,l≤n
Xn
= ak,i Ek,j car : δl,i = 0 si l =
6 i
k=1 = 1 si l = i

1
b) AM = M A =⇒ AM − M A = 0 maximum s coefficients dépondent de λ ceux pour lesquels 1 ≤ i ≤ s et
=⇒ AEi,j = Ei,j A i = σ(i), donc det(λJs + A) = P (λ) où P est un polynôme en λ de degré
n
X inférieur à s.
=⇒ ak,i Ek,j − aj,k Ei,k = 0
k=1 2) a) C’est un résultat du cours, qui te dit que toute matrice de rang, r
n
X est équivalente à la matrice Jr .
=⇒ ak,i Ek,j − aj,k Ei,k +
k6=i,j b) det(λM + N ) = det (R(λJr + Kr )S) = det (R[(λ − 1)Jr + In ]S) =
ai,i Ei,j − aj,i Ei,i + aj,i Ei,j − aj,j Ei,j = 0 det(R) det((λ − 1)Jr + In ) det(S) = det(R)(λ − 1)r det(S), parceque
n
X (λ − 1)Jr + In est la matrice diagonale dont les r premiers termes
=⇒ ak,i Ek,j − aj,k Ei,k + (ai,i − aj,j )Ei,j = 0
k6=i,j
sont tous égaux à λ − 1 et les autres égaux à 1.
Ainsi ak,i = aj,k = 0 si k 6= i, j et ai,i = aj,j = λ, d’où M = λIn c) rg(Φ(M )) = s, donc ∃R, S matrices inversibles telles que :
2) a) On sait que la trace est linéaire et que : T r(Ek,j ) = 0 si k 6= j , Φ(M ) = RJs S, d’où det(λΦ(M ) + Φ(N )) = det(λRJs S + Φ(N )) =
! = 1 si k = j det(R) det(λJs + A) det(S) avec A = R−1 Φ(N )S −1 , or det(λJs +
n
X A) = P (λ) où P est un polynôme en λ de degré inférieur à s, d’où
donc T r(AEi,j ) = T r ak,i Ek,j = aj,i . det(λΦ(M ) + Φ(N )) est un polynôme en λ de degré inférieur à s.
k=1
D’autre part : Φ est linéaire et conserve le déterminant, donc
b) T r(AM ) = 0 =⇒ T r(AEi,j ) = 0, ∀i, j =⇒ aj,i , ∀i, j =⇒ A = 0. det(λΦ(M )+Φ(N )) = det(λM +N ) = det(R)(λ−1)r det(S), d’aprés
3) Posons A = (ai,j ), B = (bi,j ), AB = (ci,j ), BA = (di,j ), on a : la question précédente, c’est un donc un polynôme en λ de degré égal
n n n Xn
X X X à r, d’où r ≤ s.
ci,j = ai,k bk,j et T r(AB) = ci,i = ai,k bk,i et on a aussi :
k=1
n n X
n
i=1 i=1 k=1 3) M ∈ Ker(Φ) =⇒ Φ(M ) = 0 =⇒ rg(Φ(M )) = 0 =⇒ rg(M ) = 0 car
rg(Φ(M )) ≤ rg(M ), donc M = 0, d’où Φ injective, comme c’est un
X X
T r(BA) = di,i = bi,k ak,i , en échangeant les indices i et k, on
i=1 i=1 k=1
endomorphisme en dimension finie alors c’est un automorphisme donc
voit bien que : T r(AB) = T r(BA). inversible.
4) D’aprés le cours, toute composé à droite ou à gauche par un aut- 4) Φ conserve le déterminant, donc det(M ) = det(Φ(Φ−1 (M ))) =
morphisme laisse invariant le rang, donc toute multiplication à gauche det(Φ−1 (M )), donc Φ−1 conserve le déterminant.
ou à droite par une matrice inversible laisse le rang invariant, d’où
rg(P M Q) = rg(M ) et rg(P t M Q) = rg(t M ) = rg(M ) 5) On sait que, rg(M ) = max{det(A) tel que A sous-matrice de M }, donc
rg(Φ(M )) = max{det(B) tel que B = Φ−1 (A) sous-matrice de M }
PREMIŔE PARTIE
car Φ−1 conserve le déterminant, d’où rg(Φ(M )) ≤ rg(M )
A. Étude des endomorphismes de Mn (C) qui conservent le
car {det(B) tel que B = Φ−1 (A) sous-matrice de M } ⊂
déterminant.
{det(A) tel que A sous-matrice de M } or rg(M ) ≤ rg(Φ(M )) d’aprés
1) Posons λJs + A = (bi,j ), on a bi,i = λi,i + ai,i si 1 ≤ i ≤ s et bi,j = ai,j dans la question précédente, d’où l’égalite, et donc Φ conserve le rang.
n
D’aprés la supposition au début de la 1ère partie, on conclut que :
XY
les cas restants. det(λJs + A) = ε(σ)bi,σ(i) , or parmi les bi,σ(i) , au
σ∈Sn i=1 Φ = uP,Q ou Φ = vP,Q .

2
B. Étude des endomorphismes de Mn (C) qui conservent le polynôme est toujours nulle, tenant compteXde la linéarité de la trace et de la
caractéristique. relation pécédente on obtient : λi,j δj,k δi,l = λl,k = 0 ∀ k, ∀ l,
1) On sait que les valeurs propres d’une matrice sont exactement les ra- 1≤i,j≤n

cines de son polynôme caractéristique associé, que son déterminant est d’où la famille est libre.
égal à leurs produit et que sa trace est égale à leurs somme, comptées
avec leurs multiplicités. Donc deux matrices qui ont même polynôme 2) a) T r ((Φ(A + B) − Φ(A) − Φ(B))Φ(Ei,j ))
caractéristique ont même déterminant et même trace, en particulier Φ = T r (Φ(A + B)Φ(Ei,j ) − Φ(A)Φ(Ei,j ) − Φ(B)Φ(Ei,j ))
conserve le déterminant et la trace. = T r (Φ(A + B)Φ(Ei,j )) − T r (Φ(A)Φ(Ei,j )) − T r (Φ(B)Φ(Ei,j ))
= T r ((A + B)Ei,j ) − T r (AEi,j ) − T r (BEi,j ))
2) C’est une conséquence immediate de la propriété admise au début de la = 0 car la trace est linéaire et . distributive par rapport à +
1ère partie.
3) a) Si Φ = uP,Q , alors T r (P Ei,j Q) = T r (Φ(Ei,j )) = T r(Ei,j ) car Φ b) Comme la trace est linéaire et que (Φ(Ei,j )) est une base
conserve la trace. de Mn (C) et tenant compte de la question précédente alors
Si Φ = uP,Q, alors T r (P Ei,j Q) = T r (Φ(t Ei,j )) = T r(t Ei,j ) = T r ((Φ(A + B) − Φ(A) − Φ(B))M ) pour toute matrice M ∈
T r(Ei,j ). Mn (C), et enfin d’aprés la question 2.b) 1ére partie, on conclut
b) On a T r(AB) = T r(BA), qu’on peut généraliser ainsi : que Φ(A + B) − Φ(A) − Φ(B) = 0.
T r(ABC) = T r(CAB), en particulier :
T r(QP Ei,j ) = T r(P Ei,j Q) = T r(Ei,j ), or la trace est linéaire et 3) Soit λ ∈ C, mn montre comme dans la question précédente
(Ei,j ) constitue une base de Mn (C) donc T r(QP M ) = T r(M ), pour que : T r ((Φ(λA) − λΦ(A))Φ(Ei,j )) = 0, puis on en déduit que
toute matrice M ∈ Mn (C), d’où T r((QP − In )M ) = 0, d’aprés la T r ((Φ(λA) − λΦ(A))M )) = 0 ∀ M ∈ Mn (C), puis enfin que :
question 2.b) 1ère partie, on déduit que P Q = In , d’où Q = P −1 . Φ(λA) − λΦ(A), d’où Φ est linéaire.
4) D’aprés tout ce qui précède on conclut que les endomorphismes qui D’autre part : Soit A ∈ Ker (Φ), donc T r(AEi,j ) = T r(Φ(A)Φ(Ei,j )) =
conservent le polynôme caractéristique sont ceux de la forme uP,Q ou 0, comme (Ei,j ) est une base de Mn (C), alors T r(AM ) = 0 ∀ M ∈
vP,Q tel que Q = P −1 . Mn (C), donc A = 0 et par suite Φ est injective, comme c’est un endomr-
phisme en dimension finie, alors c’est un automorphisme.
DEUXIÉME PARTIE
2
1) a) On a χΦ(A)Φ(B) = χAB , donc d’aprés la question 1.B), 4) Ei,j = Ei,j Ei,j = δi,j δj,i = 0 car i 6= j, donc Ei,j est nilpotente.
n n 2
1ère partie, Φ(A)Φ(B) et AB ont même trace, en particulier D’autre part : χΦ(Ei,j2 (X) = χE 2 (X) = (−1) X
i,j
car Ei,j = 0, en utilisant
T r(Φ(Ei,j )Φ(Ek,l )) = T r(Ei,j Ek,l ) = T r(δj,k Ei,l ) = δj,k T r(Ei,l ) = 2n
le théorème de Cayley-Hamiltion on conclut que Φ(Ei,j = 0, donc Φ(Ei,j )
δj,k δi,l . est nilpotente.
b) On a Card(Φ(Ei,j )) = n2 = dim (Mn (C)), pour montrer que c’est
une base il suffit alors de montrer qu’elle est libre. 5) a) D’aprés la supposition de la partie 3, on a : χAG = χΦ(A)Φ(G) = χΦ(A)
En car Φ(G) = In .
X effet soit (λi,j ) des nombres complexes tels que
λi,j Φ(Ei,j ) = 0, on multiplie par Φ(Ek,l ), la trace de la somme
1≤i,j≤n b) Tout calcul fait Ei,j G est la matrice dont toutes les lignes sont nulle

3
0 ... ... ... 0
 
deux matrices semblables ont même polynôme caractéristique.
 .. .. Le même raisonnement est encore valable pour le cas où w = εvP,P −1 .
 . .


 0 ... ... ... 0
 
 TROISIÉME PARTIE
sauf la i éme, Ei,j G =  gj,1 . . . gj,i . . . gj,n , donc sont po-
 
1) a) C’est un résultat du cours, qui dit que toute matrice symétrique
 0 ... ... ... 0
 
 . ..
 peut étre diagonalisable dans une base orthonormée, donc la ma-
 ..

.  trice de passage, P est une matrice orthogonale, donc P −1 =t P ,
0 ... ... ... 0 d’où A =t P DP avec D diagonale dont les coéfficients diagonaux
lynôme caractéristique est (−1)n X n−1 (X − gj,i ). (λi )1≤i≤n sont exactement les valeurs propres de A.
c) Pour i 6= j, la matrice Φ(Ei,j ) est nilpotente, donc χΦ(Ei,j ) = b) A positive ⇐⇒t XAX ≥ 0 ∀X ∈ Rn
(−1)n X n , or (−1)n X n−1 (X − gj,i ) = χEi,j G = χΦ(Ei,j ) = (−1)n X n , ⇐⇒t X t P DP X ≥ 0 ∀X ∈ Rn
donc gj,i = 0 si i 6= j, d’où G est diagonale. ⇐⇒t (P X)P DP X ≥ 0 ∀X ∈ Rn
D’autre part, χG2 = χΦ(G) (1), d’aprés 5.a) 3éme partie, or Φ(G) = ⇐⇒t Y P DY ≥ 0 ∀Y ∈ Rn
In et G2 = Diag(g1,1 2 2
, . . . , gn,n ), (matrice diagonale), la relation (1) car ∀Y ∈ Rn , ∃X = P −1 Y tel que y = P X
n
Y ⇐⇒t Ei DEi ≥ 0 ∀i ∈ {1, . . . , n}
n n n 2 2
devient (−1) (X − 1) = (−1) (X − gi,i ), d’où gi,i = 1 et par avec (Ei )la base canonique de Rn
i=1 ⇐⇒ λi ≥ i ∀i ∈ {1, . . . , n}
suite G2 = In . ⇐⇒ Toutes les valeurs propres de A sont positives
6) a) Soit A ∈ Mn (C), on a : χΨ(A) = χΦ(AG) = χAG2 = χA en utilisant c) Même raisonnement que ce qui précède.
la question 5.a) 3éme partie pour AG et le fait que G2 = In . Donc 2) a) λ ∈ SpR (A + µIn ) ⇐⇒ ∃X 6= 0 tel que (A + µIn )X = λX
Ψ conserve le polynôme caractéristique. ⇐⇒ ∃X 6= 0 tel que AX = (λ − µ)X
b) On a Ψ conserve le polynôme caractéristique, d’aprés les résultats ⇐⇒ λ − µ ∈ SpR (A)
de la 2ème partie ∃G inversible telle que Ψ = uP,P −1 ou Ψ = vP,P −1 , ⇐⇒ λ ∈ SpR (A) + µ
or Φ(M ) = Ψ(M G−1 ) = Ψ(M G) car G−1 = G puisque G2 = In , Donc SpR (A + µIn ) = SpR (A) + µ.
donc Φ(M ) = Ψ(M G) = uP,P −1 = P M GP −1 ou Φ(M ) = Ψ(M G) = b) A + xIn définie positive ⇐⇒ SpR (A + xIn ) ⊂]0, +∞[
vP,P −1 = P t M GP −1 . D’aprés 1.b) 3ème partie
7) a) T r(AGBG) = T r(AB) car le produit matriciel est commutatif à ⇐⇒ SpR (A) + x ⊂]0, +∞[
l’interieur de la trace et que G2 = In . D’aprés 2.a) 3ème partie
⇐⇒ SpR (A) ⊂] − x, +∞[
b) D’aprés la question précédente et vu que la trace est linéaire, on
⇐⇒ −x < min(SpR (A)), ∀x > α
conclut que : T r ((GBG − B)A) = 0 ∀ A ∈ Mn (C), d’aprés la
⇐⇒ x > − min(SpR (A)), ∀x > α
question 2.b) 1ére partie, on concult que GBG − B = 0.
En prenant α = − min(SpR (A)), on obtient le résultat.
c) GBG = B =⇒ GB = BG−1 = BG et d’aprés 1.b) 1ére partie, on a 3) a) In ∈ Sn++ (R) = Φ (Sn++ (R)) ⊂ P hi (Sn (R)), donc ∃J ∈
G = λIn , or G2 = In , d’où λ ∈ {−1, 1}. Sn (R) tel que In = Φ(J).
8) Si w = εuP,P −1 , on a : χw(A)w(B) = χεP AP −1 εP BP −1 = χP ABP −1 = χAB car D’autre part, soit A matrice symétrique, d’aprés 2.b) 3ème partie,

4
on peut trouver alpha et x des réels tels que x > α et A + xIn ∈ On a 0 ≤ rg(A − µI2 ) ≤ 2, et µ valeur propre de A, donc A
Sn++ (R) = Φ (Sn++ (R)), donc ∃B ∈ Sn++ (R) tel que A+xIn = Φ(B), n’est pas inversible, donc rg(A − µI2 ) 6= 2, de plus A 6= µI2 car
d’où A = Φ(B) − xIn = Φ(B) − xΦ(J) = Φ(C) où C = B − xJ car admet deux valeurs propres distinctes, donc A − µI2 6= 0, donc
Φ est linéaire, donc Φ est surjectif. rg(A − µI2 ) 6= 0, donc rg(A − µI2 ) = 1
b) Φ est un endomorphisme surjectif, en dimension finie, donc c’est un ii. On a : Φ (Sn+ (R)) = Sn+ (R), or A − µI2 est symétrique, posi-
automorphisme. tive, donc φ(A) − µI2 = φ(A − µI2 ) ∈ Φ (Sn+ (R)) = Sn+ (R),
4) Pour réponrde aux deux questions a) et b), on va d’abord montrer que symétrique, positive.
Sn++ (R) = Sn+ (R), où A désigne l’adhérance de la partie A dans Mn (R). Supposons que : rg (Φ(A) − µI2 ) = 0, alors Φ(A) = µI2 =
En effet, soit A ∈ Sn+ (R), donc ses valeurs propres, λi sont positives, d’où µΦ(I2 ) = Φ(µI2 ), or Φ est bijective, donc A = µI2 , absurde.
1 1 Supposons que : rg (Φ(A) − µI2 ) = 2, alors Φ(A) − µI2 est in-
Ak = A + In ∈ Sn++ (R), car ses valeurs propres, λi + sont stricte-
k k versible, donc n’admet pas de valeur propre nulle, or elle est
ment positives, de plus lim Ak = A, d’où A ∈ Sn++ (R), et par suite symétrique, positive, donc devient symétrique définie positive,
k−→+∞
Sn+ (R)
⊂ Sn++ (R). c’est à dire Φ(A)−µI2 = Φ(A−µI2 ) ∈ (Sn++ (R)) = Φ (Sn++ (R)),
D’autre part, soit A ∈ Sn++ (R), alors ∃Ak ∈ Sn++ (R) tel que lim Ak = or Φ automorphisme, donc A − µI2 = Φ−1 ◦ Φ(A − µI2 ) ∈
k−→+∞ Φ−1 (Sn++ (R)) = Sn++ (R), en particulier A − µI2 est inversible,
A, donc ∀X ∈ Rn tel que X 6= 0, on a t Ak = Ak et t Ak X > 0, en passant impossible puisque µ est une valeur propre de A.
à la limite, quand k −→ +∞, car les fonctions A 7→t A et A 7→t XAX Conclusion : rg (Φ(A) − µI2 ) = 1, et par suite µ est une valeur
sont continues sur Mn (R), puisque linéaires en dimension finie, on obtient propre de Φ(A).
t
A = A et t XAX ≥ 0, d’où A symétrique et postive, d’où A ∈ Sn+ (R) et
par suite : Sn++ (R) ⊂ Sn+ (R). iii. Les valeurs propres de −A sont −λ et −µ avec −µ > lambda,
Conclusion : Sn++ (R) = Sn+ (R). de la même façon que dans 5.b.i) on montre que −A + λI2 est
symétrique, positive et de rang 1, puis que −Φ(A) + λI2 est
a) Sn+ (R) est fermé car Sn++ (R) = Sn+ (R)
aussi de rang 1, puis on conclut que λ est une valeur propre de
b) Φ autoprphisme, en dimension finie, donc continue et Φ−1 aussi, Φ(A).
donc pour toute partie A de Mn (R), on a : Φ (A) = A, or
Φ (Sn++ (R)) = Sn++ (R), en passant à l’adhérance, on obtient c) D’aprés ce qui précède on a : SpR (A) = SpR (Φ(A)), d’où χΦ(A) =
Φ (Sn+ (R)) = Sn+ (R). χA = X 2 − (λ + µ)X + λµ.
5) a) A est symétrique, donc diagonalisable, or elle admet une unique va-
leur propre, λ, donc D = λI2 , d’où A = P −1 λI2 P = λI2 et donc
Φ(A) = Φ(λI2 ) = λΦ(I2 ) = λI2 = A.
b) i. A−µI2 est symetrique car A et I2 sont symétriques, d’autre part
SpR (A − µI2 ) = SpR (A) − µ = {λ, µ} − µ = {λ − µ, 0} ⊂ R+ ,
donc A − µI2 est positive. Fin.

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