Intégrale de Lebesgue et théorème de Beppo Levi
Intégrale de Lebesgue et théorème de Beppo Levi
Chapitre III
Construction de l’intégrale de lebesgue
Définition 1.1. Soit s une fonction positive étagée et mesurable sur X, as-
sociée à une partition A1 , . . . , An (avec f (x) = ai si x ∈ Ai ). On appelle
intégrale de s par rapport à µ le nombre suivant
Z n
X
sdµ := ai µ(Ai ) .
X i=1
Ce
Z nombre peut être +∞. Une fonction positive étagée f est dite intégrable si
f (x)dµ < +∞. Avec la convention en théorie de la mesure 0. + ∞ = 0.
X
Z
Remark 1.2. • La valeur de sdµ est indépendante de la partition as-
X
sociée à s. Z n Z
X
• Soit E ∈ M, sdµ := ai µ(Ai ∩ E) = s.1E dµ.
E i=1 X
Démonstration
n
X m
X
i) On pose s1 = ai 1Ai et s2 = bj 1Bi , où (A1 , A2 , · · · , An ) et (B1 , B2 , · · · , Bm )
i=1 j=1
sont des partitions de X, avec ai ≥ 0(1 ≤ i ≤ n) et bj ≥ 0(1 ≤ j ≤ m).
On a
n
X m
X
a.s1 + s2 = a.ai 1Ai + bj 1Bj
i=1 j=1
n,m
X
= (a.ai + bj )1Ai ∩Bj
i,j=1
D’où
Z n,m
X
(a.s1 + s2 )dµ) = (a.ai + bj )µ(Ai ∩ Bj )
X i,j=1
n
X m
X m
X n
X
= a. ai µ(Ai ∩ Bj ) + bj µ(Ai ∩ Bj )
i=1 j=1 j=1 i=1
Z Z
= a. s1 dµ + s2 dµ.
X X
ii) Pour établir ii), il suffit d’appliquer i), en remarquant que s2 − s1 est
une fonction positive étagée et mesurable sur X . On obtient
Z Z Z Z Z
s1 dµ ≤ s1 dµ + (s2 − s1 )dµ = (s1 + s2 − s1 )dµ = s2 dµ
X X X X X
k
X
iii) On pose s1 = αi .1Ai , αi ≥ 0 distincts et Ai ∈ M (pour 1 ≤ i ≤ k)
i=1
car Ai = s−1
1 ({αi }).
Z k
X
On a s1 dµ := αi µ(Ai ). Par ailleurs, (En )n≥0 est une suite crois-
X i=1
sante de parties mesurables de X et ∪ En = X, d’après Prop1.2 Ch II,
n∈N
on a lim µ(En ) = µ(X) et lim µ(En ∩ Ai ) = µ(Ai ) (∀i ∈ N). D’où
n→+∞ n→+∞
Z k
X
s1 dµ = αi . lim µ(En ∩ Ai )
X n→+∞
i=1
k
X
= lim αi .µ(En ∩ Ai )
n→+∞
i=1
Z
= lim s1 dµ.
n→+∞ En
Démonstration Z Z
On a fn ≤ f , d’ où fn dµ ≤ f dµ (d’après la def). Et comme (fn )n≥0 est
Z X X
croissante, ( fn dµ)n est également croissante dans R+ et donc convergente.
X Z Z
D’où lim fn dµ ≤ f dµ .
n→+∞ X X
D’autre part, soit s une fonction étagée positive et mesurable sur X et s ≤ f ,
on prend α ∈]0, 1[ et on pose An = {x ∈ X / fn (x) ≥ α.s(x)}, la suite (An )n∈N
est donc croissante (inclusion).
Soit x ∈ X,
• si s(x) = 0, x ∈ An ; ∀n ∈ N
• si s(x) > 0 alors lim fn (x) = f (x) ≥ s(x) > α.s(x).
n→+∞
On observe que ∀x ∈ X, ∃n ∈ N / x ∈ An , d’où ∪An = X.
n
De plus fn ≥ α.s.1An , ∀n ∈ N, La fonction α.s.1 Z An est Zétagée positive
Remarque
Dans le chapitre I, on a montré que ∀f fonction positive mesurable sur
X, ∃ une suite (sn )n∈N de fonctions étagées positives mesurables sur X tq sn
converge en croissant vers f .
En appliquant le th de Beppo levi, on obtient
Z Z
f dµ = lim sn dµ.
X n→+∞ X
Démonstration
n X
On pose gn = fk , la suite (gn )n∈N est une suite croissante de fonctions pos-
k=0
Z ∞
X
itives mesurables sur X, donc en vertu du th Beppo Levi, on a ( fn )dµ =
X n=0
Z Z n Z
X ∞ Z
X
limn→+∞ gn dµ = limn→+∞ gn dµ = limn→+∞ fk dµ = fk dµ.
X X k=0 X k=0 X
Proposition
Z 2.5. Si f est une fonction positive mesurable sur X; pour que
f dµ soit nulle, il faut et il suffit que f (x) = 0 µ- presque partout (i.e sauf
X
pour un ensemble de mesure nulle).
Démonstration
En effet,
4
• si f est étagée , cela résulte de la définition de l’intégrale d’une telle
fonction.
• Dans le cas général, la condition
Z est suffisante.
On suppose que l’on ait f dµ = 0, soit (sn )n∈N une suite de fonctions
X
étagées positives
Z mesurables sur X tendant en croissant vers f .
On aura sn dµ = 0; ∀n ∈ N, d’où sn (x) = 0 µ- presque partout.
X
On pose An = {x ∈ X / sn (x) 6= 0}, on a µ(An ) = 0 et finalement
comme f (x) = limn→+∞ sn (x), alors f (x) = 0 µ-presque partout (car
∞
[ ∞
X
µ( An ) ≤ µ(An ) = 0).
n=0 n=0
Corollary 2.6. Deux fonctions mesurables sur X à valeurs dans [0, +∞] µ-
presque partout égales ont la même intégrale.
Esquisses de la démonstration
On pose h = inf (f, g) et on définit f1 etg1 par,
f1 (x) = f (x) − h(x)
si h(x) < +∞ g1 (x)
= g(x) − h(x) si h(x) < +∞
et
1 (x)
=0 si h(x) = +∞. g1 (x) = 0 si h(x) = +∞.
f
Z Z Z
f dµ = f dµ = f.1A1 ∪Ac1 dµ
X A1 ∪Ac1 X
Z Z
= f.1A1 dµ + f.1Ac1 dµ
X X
Z Z
= f dµ + (f1 + h)dµ
A1 Ac1
Z Z
= gdµ + (g1 + h)dµ
A1 Ac1
Z Z
= gdµ + gdµ
A1 Ac1
Z
= gdµ.
X
Démonstration
5
Pour tout x; on pose gn (x) = inf (fn (x), fn+1 (x), · · · ). Par définition de la
lim inf, on a
f (x) = lim inf fk (x) = lim gn
n→+∞ k≥n n→+∞
(cette limite existe dans [0, +∞] car c’est la limite d’une suite décroissante).
les fonctions x 7→ gn (x) sont mesurables pour tout n et par suite la fonction f
est mesurable. Z Z Z
gn (x) ≤ fn (x); ∀x ∈ X, donc gn dµ ≤ fn dµ. Il en résulte que lim gn dµ ≤
Z X X n→+∞ X
lim fn dµ.
n→+∞ X Z Z Z
De plus (gn )n∈N % implique que (gn )n∈N % , alors lim gn dµ = lim gn dµ.
X n→+∞ X n→+∞ X
Donc par le théorème de Beppo Levi,
Z Z
f dµ = lim gn dµ
X X n→+∞
Z
= lim gn dµ
n→+∞ X
Z
≤ lim fn dµ.
n→+∞ X
Preuve
(1) soient α, β ∈ C et f, g ∈ L1 K (X, M, µ), α.f + β.g est mesurable car
{f : X → C ∪ {−∞, +∞} mesurable} est un C espace
Z vectoriel.
Par ailleurs, |α.f + β.g| ≤ |α|.|f | + |β|.|g|, dóù |α.f + β.g|dµ ≤
Z Z X
|α| |f |dµ+|β| |g|dµ < +∞. Il s’ensuit que α.f +β.g ∈ L1 K (X, M, µ).
X X
Lemme 2.13. Soit f une fonction mesurable sur un espace mesuré (X, M, µ)
et µ-intégrable. Alors Z Z
f dµ ≤ |f |dµ
X X
preuve
+ − + −
• Si f : XZ → R, onZa f = f −Zf et |f | =Zf + f . Z Z
Donc f dµ ≤ f + dµ − f − dµ ≤ f + dµ+ f − dµ(= f ++
Z X X Z X X X X
f − dµ = f dµ).
X X Z Z
• Si f : X → C ∪ {−∞, +∞}, f = f1 + if2 et f dµ = f1 dµ +
Z X X
i f2 dµ = |Z|eiθ , θ = argZ.
X Z Z Z Z
Donc f dµ = |Z|eiθ = | f dµ|eiθ , et puis | f dµ| = f dµ.e−iθ =
Z X X X X
−iθ
f.e dµ
X
−iθ
On
Z pose g Z= f.e =
Z g1 + ig2 (Z g1 = Re(g)
Z et g2 = Im(g)), alors
f dµ = g1 dµ ≤ |g1 |dµ ≤ |g|(= |f |dµ).
X X X X X
D’où le résultat désiré.
Proposition 2.14. Soit f une fonction mesurableZ sur un espace mesuré (X, M, µ)
à valeurs dans R ou C ∪ {−∞, +∞}, telle que |f |dµ < +∞. Alors {x ∈
X
X / f (x) = ∞} est de mesure nulle.
preuve
Soit n ∈ N∗ , on considère An = {x ∈ X / |f (x)| ≥ n}. On pose A =
∞
\
{x ∈ X / f (x) = ∞} = An , on remarque que An & et |f | ≥ n1An . Donc
n=1
8
Z
1Z
nµ(An ) ≤ |f |dµ < +∞ et puis µ(An ) ≤ |f |dµ < +∞. Et comme
X n X
lim µ(An ) = µ(A), on obtient µ(A) = 0.
n→+∞
Proposition 2.15. Soit f une fonction mesurable sur un espace mesuré (X, M, µ)
à valeurs dans C ∪ {−∞, +∞}.
Z
(1) Soit E ∈ M, si µ(E) = 0 alors f dµ = 0.
E Z
(2) Soit E ∈ M et f = 0 µ − p.p. sur E, alors f dµ = 0.
Z E
(3) Soit E ∈ M et f ≥ 0 µ − p.p. et f dµ = 0, alors f = 0 µ − p.p sur
E
E. Z
1
(4) f ∈ L µ (X) et f dµ = 0 ∀E ∈ M, alors f = 0 µ − p.p sur X.
E Z Z
(5) f = g µ − p.p. sur X, alors f dµ = gdµ.
X X
Démonstration
Exercice
Preuve
Comme fn −→ f µ- presque partout, il existe alors A ∈ M tel que µ(A) =
n→+∞
0 et fn (x) −→ f (x); ∀x ∈ Ac .
n→+∞
De même |fn | ≤ g µ- presque partout, ∀n ∈ N; ∃Bn ∈ M / µ(Bn ) = 0 et
|fn (x)| ≤ g(x) ; ∀x ∈ Bnc .
X
On pose C = A ∪ ( ∪ Bn ), on a µ(C) ≤ µ(Bn ) + µ(A) = 0.
n∈N
n∈N
∼ ∼ ∼ ∼
On considére f n = fn .1C c , f = f.1C c et g = g.1C c . On a donc f n = fn µ−p.p.,
∼ ∼ ∼ ∼ ∼
f = f µ − p.p. et g = g µ − p.p., les fonctions f n , f , g sont mesurables et
∼
g ∈ L1 (µ).
9
∼ ∼ ∼ ∼
De plus, on observe que ∀n ∈ N, |f n | ≤ g et comme g ∈ L1 (µ), alors f n ∈
∼ ∼ ∼ ∼ ∼
L1 (µ). Par ailleurs, on a f n −→ f , donc |f | ≤ g et f ∈ L1 (µ).
n→+∞
∼ ∼ ∼ ∼ ∼
On a, pour tout x, 2g(x) − |f (x) − f n (x)| ≥ 0 et lim infn→+∞ (2g(x) − |f (x) −
∼ ∼
f n (x)|) = 2g(x). En vertu du lemme de Fatou, on obtient
Z
∼ ∼ ∼ Z
∼
lim inf (2g − |f − f n |)dµ ≥ 2gdµ.
n→+∞ X X
Donc
Z ∼ ∼
lim sup |f − f n |dµ = 0
n→+∞ X
Z ∼ ∼
lim |f − f n |dµ = 0 .
n→+∞ X
Il s’ensuit que
∼ ∼
Z Z Z ∼ ∼
f n dµ − f dµ =
f − f n dµ
X X X
Z ∼ ∼
≤ |f − f n |dµ −→ 0 .
X n→+∞
∼ ∼ Z Z
Or f − f n = f − fn µ- preque partout , alors |f − fn |dµ = 0 et fn dµ =
Z X X
f dµ.
X
Corollary 2.17. Soit (fn )n≥0 une suite de fonctions mesurables sur X à
valeurs dans C ∪ {−∞, +∞}. Suppposons que
XZ
|fn |dµ < +∞,
n X
X
alors la suite fn est définie µ-p.p et est intégrable, et
n
XZ Z X
fn dµ = fn dµ
n X X n
Preuve Z
X
On a |fn |dµ < +∞. Comme les |fn | sont mesurables et positives, En
n X
Z X
vertu du corollaire(Intervertion série- intégrale), on a |fn |dµ < +∞. On
X n
|fn | ∈ L1µ (X), d’où µ({x ∈ X;
X X
en déduit que |fn |(x) = ∞}) = 0. On
Xn n X
observe que |fn | converge absolument µ- p.p, et par suite fn converge
n n
10
µ-p.p et donc définie µ-p.p ( on la prolonge en une fonction définie partout, en
complètant par 0 sur la partie où
Z la X
série n’est pas Zdéfinie).
1
X X X
par ailleurs, fn ∈ Lµ (X) car | fn |dµ ≤ |fn |dµ < +∞.
n X n n X n
n
X
On pose gn = fk , mesurable car les fk le sont. De plus, on a :
X k=0
- gn −→ fn µ- presque tout x ∈ X.
n→+∞
n
|fn (x)|(∈ L1µ (X)).
X
-∀n ∈ N, pour µ-presque tout x, |gn (x)| ≤
n Z
En vertu du théorème de convergence dominée, on obtient que lim gn dµ =
n→+∞ X
Z X Z n
X Z X
fn dµ. Il en résulte que lim fk dµ = fn dµ et donc,
X n n→+∞ X X n
k=0
n Z
X Z X
lim fn dµ = fn dµ
n→+∞
k=0 X X n
1
si x ∈ {q0 , q1 , · · · , qn } ⊂ Q ∩ [0, 1]
Soit fn (x) =
0 sinon
1
si x ∈ Q ∩ [0, 1]
On a fn −→ f où f (x) =
n→+∞ 0
sinon
Proposition 3.1. Si f est une fonction continue (ou continue par morceaux)
sur un intevalle [a, b] (a < b), alors il y a égalité entre l’intégrale de Riemann
de f sur cet interval et l’intégrale de Lebesgue.
on rappelle qu’une fonction est continue par morceaux sur [a, b] quand il
existe une subdivision σ = a0 < a1 < · · · < an = b telle que les restrictions
de f à chaque intervalle ouvert ]ai , ai+1 [ admettent un prolongement continu
fermé sur [ai , ai+1 ] (i.e f est continue sur ]ai , ai+1 [ et admet une limite à droite
de ai et à gauche de ai+1 ).
0
Z
∂f
F (u) = (x, u)dµ(x) .
X ∂u
∂f
Démonstration Il existe N ∈ M tq µ(N ) = 0 et ∀x ∈ N c , (x, u) existe
∂u
∂f
∀u ∈ I et | (x, u)| ≤ g(x).
∂u
∂f
En vertu du théorème de convergence dominée, la fonction x 7→ (x, u) est
∂u
∂f f (x, un ) − f (x, u0 )
µ- intégrable , ∀u0 ∈ I ( (x, u0 ) = lim mesurable).
∂u un →u 0 un − u0
Soit u0 ∈ I, on démontre la dérivabilité en u0 . En effet,
Soit (un )n≥0 ⊂ I convergeant vers u0 avec un 6= u0 ; ∀n. D’après le théorème
des accroissement finis, on a pour x ∈ N c ,
∂f
|f (x, un ) − f (x, u0 )| ≤ |un − u0 |sup| (x, α)| ≤ |un − u0 |g(x).
α∈I ∂u
13
f (x, un ) − f (x, u0 ) ∂f
On pose hn (x) = , on a hn (x) → (x, u0 ) pour tout x ∈
un − u0 ∂u
N c . En vertu du théorème de convergence dominée, on a
Z
∂f Z
f (x, un ) − f (x, u0 ) F (un ) − F (u0 )
(x, u0 )dµ(x) = lim dµ(x) = lim
X ∂u n→+∞ X un − u0 n→+∞ un − u0
Z
∂f
Il en résulte que F est dérivable en u0 et sa dérivée F 0 (u0 ) = (x, u0 )dµ(x).
X ∂u
sin t
Example 4.3. On considère f (t, u) = e−ut × sur ]0, +∞[×]0, +∞[. Pour
t
Z +∞
sin(t)
tout u > 0, calculons F (u) = e−ut × dt. En effet,
0 t
−t sin(t)
−t sin(t)
La fonction t 7→ e × est intégrable sur ]0, +∞[ car e × ≤ e−t
t t
sin(t) sin(t)
(car ≤ 1). Pour tout t > 0, u 7→ e−ut × est dérivable sur ]0, +∞[
t t
!
∂ sin(t)
et e−ut × = −e−ut sin(t).
∂u t
Soit > 0. Pour tout u > , −e−ut sin(t) ≤ e−t (car | sin(t)| ≤ 1) qui est
intégrable sur ]0, +∞[. En vertu du théorème de la dérivation sous l’intégrale,
on obtient que pour u >
Z +∞
F 0 (u) = −e−ut sin(t)dt .
0
Z +∞
vérifiée ∀ > 0 donc ∀u > 0, F 0 (u) = −e−ut sin(t)dt. Et
0
h i+∞ Z +∞
F 0 (u) = e−ut cos(t) + ue−ut cos(t)dt
0 0
h i+∞ Z +∞
−ut
= −1 + ue sin(t) + u2 e−ut sin(t)dt
0 0
2 0
= −1 − u F (u) .
−1
Donc F 0 (u) = . Donc il existe une constante c telle que F (u) =
1 + u2
sin(t)
c − arctan(u). Posons pour n ∈ N∗ , fn (t) = exp(−nt) . Les fonctions
t
fn sont mesurables. Pour tout t > 0, lim fn (t) = 0 et |fn (t)| ≤ e−t × 1
n→+∞
qui est intégrable sur [0, +∞[. Donc, par théorème de convergence dominée,
Z
π π
lim F (n) = fn (t)dµ(t) = 0.D’où lim arctan(n) = donc c = . Il en
n→+∞ n→+∞ 2 2
résulte que
π
F (u) = − arctan(u) .
2
14