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Introduction à la logique mathématique

Ce document présente les concepts de base de la logique, notamment les propositions, les connecteurs logiques, les quantificateurs et les modes de raisonnement. Il définit des notions comme les propositions, les axiomes, les théorèmes, et introduit les opérateurs logiques comme la négation, la conjonction, la disjonction et l'implication. Il décrit également les quantificateurs universel et existentiel et les modes de raisonnement comme le raisonnement direct, par contraposée, par l'absurde ou par récurrence.

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Introduction à la logique mathématique

Ce document présente les concepts de base de la logique, notamment les propositions, les connecteurs logiques, les quantificateurs et les modes de raisonnement. Il définit des notions comme les propositions, les axiomes, les théorèmes, et introduit les opérateurs logiques comme la négation, la conjonction, la disjonction et l'implication. Il décrit également les quantificateurs universel et existentiel et les modes de raisonnement comme le raisonnement direct, par contraposée, par l'absurde ou par récurrence.

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CHAPITRE 1

LOGIQUE

La logique permet de modéliser et d’étudier le raisonnement mathématique.

1.1 Définitions
Proposition : On appelle proposition un énoncé ou une expression pouvant être vrai ou faux. On associe
à toute proposition une valeur de vérité V (vrai) ou F( faux).

Exemple 1 :

• Alger est une ville côtière. (V)

• Le triangle rectangle possède un angle droit. (V)

• 3 + 5 = 0.(F )

• x, y deux réels, x est plus grand que y. (Ceci n’est pas une proposition, il s’agit d’un énoncé)

 Axiome : On appelle axiome toute proposition considérée comme évidente, admise vraie sans démons-
tration.

Exemple 2 : Axiome d’Euclide : il affirme que par un point donné passe une unique parallèle à une droite
donnée.

 Théorème : On appelle théorème toute proposition que l’on démontre vraie.

 Corollaire : Un corollaire est une conséquence directe d’un théorème.

 Lemme : On appelle lemme toute proposition vraie préparatoire à l’établissement d’un théorème de plus
grande importance.

1.2 Connecteurs logiques


Les connecteurs logiques permettent de définir d’autres propositions à partir d’une ou plusieurs propositions
initiales. Soient P et Q deux propositions, on définit par :

0) Négation : La négation d’une proposition P est la proposition, notée P̄ , qui est vraie lorsque P est fausse
et fausse sinon.

1
CH. 1 LOGIQUE

Exemple 3 :
P : 3 est un nombre pair (F ), P̄ : 3 n’est pas un nombre pair (V).

0)

0)

Conjonction : La conjonction des deux propositions P et Q est la proposition (P et Q), notée (P ∧ Q),
qui est vraie si P et Q sont toutes les deux vraies en même temps. Elle est fausse sinon. On résume ceci dans
la table de vérité suivante :

P Q P∧Q
V V V
V F F
F V F
F F F
Exemple 4 : 2 divise 9 et 136 est un multiple de 17. (F)
Disjonction : La disjonction des deux propositions P et Q est la proposition (P ou Q), notée (P ∨ Q), qui
est vraie si au moins l’une des deux propositions est vraie. Elle est fausse sinon. On résume ceci dans la table
P Q P∨Q
V V V
de vérité suivante : V F V Exemple 5. 2 divise 9 ou 136 est un multiple de 17.(V ) - Implication : La
F V V
F F F
proposition P implique Q, notée (P ⇒ Q), est la proposition qui est fausse lorsque P est vraie et Q est fausse.
P Q P ⇒Q
V V V
Elle est vraie sinon. En d’autres termes, il s’agit de la proposition (P̄ ∨ Q). V F F
F V V
F F V

Exemple 6. 2 × 2 = 6 ⇒ 3 = 1. (V) (SiP est fausse alors P ⇒ Q est toujours vraie) Remarque. À partir
de l’implication (P ⇒ Q), on définit : - L’implication (Q ⇒ P ), appelée réciproque de l’implication (P ⇒ Q). -
L’implication (Q̄ ⇒ P ), appelée contraposée de l’implication (P ⇒ Q). - La négation (P ⇒ Q) est la proposition
(P ∧ Q̄). Exemple 7. Soit l’implication suivante : n2 est pair ) ⇒ (n est pair). 1. Sa téciproque est : (n est
pair ) ⇒ n2 est pair ). 2. Sa contraposée est : (n est impair ) ⇒ n2 est impair). 3. Sa négation est : n2 est
pair ) et (n est impair). - Équivalence : La proposition P équivalent à Q, notée (P ⇔ Q), est la proposition
qui est vraie lorsque P et Q sont toutes les deux vraies ou toutes les deux fausses. Elle est fausse sinon. En
P Q P ⇔Q
V V V
d’autres termes, il s’agit de la proposition (P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ P ). V F F Exemple 8. Soit x ∈ R. On
F V F
F F V
a l’équivalence suivante : 2x − 2 = 0 ⇔ x = 1 (l’implication et sa réciproque sont toutes les deux vraies).
Remarque. Dans la pratique mathématique, nous ne nous intéresserons qu’aux propositions vraies. C’est √ à
dire, on écrira P ⇔ Q ou P ⇒ Q uniquement lorsque celles ci seront vraies. Exemple 9. 1. 0 ≤ x ≤ 64 ⇒ x ≤
8.(V ) 2. Soient x, y ∈ R. On a l’équivalence suivante : x2 +y 2 = 0 ⇔ x = y = 0.(V ) Proposition. Soient P, Q deux
propositions. Nous avons les équivalences (vraies) suivantes : 1. P ⇔ P̄ , 2.(P ∧ Q) ⇔ P̄ ∨ Q̄, 3.(P ∨ Q) ⇔
P̄ ∧ Q̄, 4. (P ⇒ Q) ⇔ (Q̄ ⇒ P̄ )

3) Quantificateurs Soit P (x) une proposition dépendant d’un élément x d’un ensemble E. On écrit -
∀x ∈ E, P (x) : lorsque la proposition P est vraie pour tous les éléments x ∈ E. ∀, qui se lit quelque soit
ou pour tout, est appelé quantificateur universel. - ∃x ∈ E, P (x) : lorsqu’il existe au moins un élément x de
l’ensemble E pour lequel la proposition P est vraie. ∃, qui se lit il existe au moins un, est appelé quantificateur
existentiel. - ∃!x ∈ E, P (x) : lorsqu’il existe un unique élément x de l’ensemble E pour lequel la proposition
P est vraie. Il y a conjointement existence et unicité de l’élément x vérifiant la proposition P . Exemple 10. 1.
∀x ∈ 0, +∞ , x2 ≥ 0(V ) 2. ∀x ∈ R, x2 ≥ 4(F̄ ) 3. ∃n ∈ N, n2 − n > n(V )(n = 3, n = 10, n = 100) 4.
∃x ∈ R, x2 = −4(F ) (aucun téel au carté ne donnera un nombre négatif). 5. ∃!n ∈ N, n2 − n > n(F ) Néga-
tion de propositions dépendant
 dequantificateurs
 - La négation
  de (∀x ∈
 E, P (x)) est (∃x ∈ E, P (x)). Exemple
11. La négation de ∀x ∈ 1, +∞ , x2 ≥ 1 est ∃x ∈ 1, +∞ , x2 < 1 . - La négation de (∃x ∈ E, P (x)) est
(∀x ∈ E, P (x)). Exemple 12. La négation de ∃n ≥ 0, n3 − n est multiple de 3) est ∀n ≥ 0, n3 − n n’est pas
multiple de 3 ). Remarque. - On peut trouver des propositions dépendant de deux quantificateurs. Par exemple :

2
1.2 Connecteurs logiques

∀x ∈ R, ∃y > 0, x + y > 10 - L’ordre des quantificateurs est très important. Prenons l’exemple des deux propo-
sitions suivantes :

∀x ∈ R, ∃y ∈ R, y > x et ∃x ∈ R, ∀y ∈ R, y > x
La première est vraie et la seconde est fausse. En effet, dans la première on peut toujours trouver un nombre
supérieur à un nombre réel donné car R n’est pas borné. Tandis que pour la seconde, on ne peut pas trouver
un réel inférieur à tous les autres car R n’a pas de borne inférieure. 4) Modes de raisonnement Voici quelques
méthodes de raisonnement : 4.1 Raisonnement direct On veut montrer que la proposition P ⇒ Q est vraie.
Ce raisonnement consiste à supposer que P est vraie et montrer que Q est vraie. Exemple 13. Soient a, b ≥ 0.
a b a b
Montrons que si 1+b = 1+a alors a = b On suppose que 1+b = 1+a alors a(1 + a) = b(1 + b) donc a + a2 = b + b2
2 2
d’où a − b = b − a. Cela conduit à (a − b)(a + b) = −(a − b) c’est à dire (a − b)(1 + a + b) = 0 ainsi a = b ou
a + b = −1. Comme a, b ≥ 0 alors leur somme ne peut être négative. Par conséquent, on conclut que a = b. 3
4.2 Contraposée Le raisonnement par contraposée est basé sur l’équivalence suivante : (P ⇒ Q) ⇔ (Q̄ ⇒ P̄ ).
Donc si l’on souhaite montrer P ⇒ Q, il suffit de montrer Q̄ ⇒ P̄ Exemple 14. Soit n ∈ N. Montrons que si
n2 est pair alors n est pair. Écrivons d’abord la contraposée : Si n n’est pas pair alors n2 n’est pas pair. On
suppose que n n’est pas pair. On veut montrer que n2 n’est pas pair. Comme n n’est pas pair, il est impair et
donc il existe k ∈ N tel que n = 2k + 1. Alors

n2 = (2k + 1)2 = 4k 2 + 4k + 1 = 2l + 1 avec l = 2k 2 + 2k ∈ N

Et donc n2 est impair.


Par conséquent, par contraposition, ceci est équivalent a. si n2 est pair alors n est pair. 4.3 Absurde Le raison-
nement par l’absurde pour montrer qu’une proposition P est vraie repose sur le principe suivant : On suppose
que P̄ est vraie et on cherche une contradiction. Ainsi si P̄ est fausse, cela veut dire que P doit etre vraie.
Exemple 15. Montrons la proposition suivante : 0 n’a pas d’inverse dans R. Raisonnons par l’absurde c’est à
dire supposons que 0 admette un inverse dans R. Alors ∃x0 ∈ R : 0 = x10 ⇒ 0.x0 = 1 ⇒ 0 = 1. Ce qui est
absurde, ainsi 0 n’a pas d’inverse dans R 4.4 Contre-exemple Ce mode de démonstration sert à montrer qu’une
proposition de la forme : Pour tout x dans E, P (x) est fausse. Pour cela, il suffit de montrer que sa négation
est vraie, c’est à dire que : Il existe x dans E, P (x) est vraie. Exemple 16. Montrons que la proposition suivante
∀x ∈ R, x2 + 1 = 0 est fausse. Il suffit de montrer que sa négation est vraie, c’est à dire : ∃x ∈ R, x2 + 1 6= 0
est vraie. En effet, pour x = 1 on aura x2 + 1 = 2 6= 0 ce qui est vtai. Ainsi la proposition ∀x ∈ Rx2 + 1 = 0
est fausse. 4.5 Récurrence Le principe de récurrence permet de montrer qu’une proposition P (n), dépendant de
n, est vraie pour tout n ∈ N. La démonstration par récurrence se déroule en trois étapes : L’initialisation : on
montre que P (0) est vraie. L’hérédité : On suppose que P (n) est vraie pour n ≥ 0 donné et on démontre que
l’assertion au rang suivant P (n + 1) est vraie. La conclusion : On rappelle que le principe de récurrence P (n)
est vraie pour tout n ∈ N. Remarque. Si on doit montrer qu’une proposition est vraie pour tout n ≥ n0 alors
on commence l’initialisation au rang n0 . Exemple 17. Montrons que : ∀n ∈ N, 2n > n. Pour n ≥ 0, notons P (n)
lassertion suivante : 2n > n. On va montrer par récurtence que P (n) est vtaie pour tout n ≥ 0. Initialisation :
Pour n = 0 on a 20 = 1 > 0 donc P (0) est vraie.
Initialisation : Pour n = 0 on a 20 = 1 > 0 donc P (0) est vraie. Hérédité : Fixons n ≥ 1. Supposons que P (n)
est vraie et montrons que P (n + 1) est vraie.

2n+1 = 2 · 2n
= 2n + 2n
> n + 2n car 2n > n
> n + 1 car 2n ≥ 1

Donc P (n + 1) est vraie. Conclusion : par le principe de técurtence P (n) est vraie pour tout n ≥ 0, c’est à dire
2n > n ∀n ≥ 0.

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