Guide de Conception
Guide de Conception
Guide de conception
(Troisième édition)
2006 Euro Inox et le Steel Construction Institute
ISBN 2-87997-205-1
(Première édition : ISBN 2-87997-038-5)
Euro Inox et le Steel Construction Institute ont tout mis en œuvre pour que les informations données ici soient techniquement
exactes. Cependant, le lecteur est avisé que le contenu de ce document n’a comme objectif que de mettre à sa disposition des
informations générales. Euro Inox, le Steel Construction Institute et tout autre partenaire contribuant spécifiquement dénient
toute responsabilité pour perte, dommage ou blessure, résultant de l’utilisation des informations contenues dans la présente
publication.
ii
PRÉFACE
Troisième édition
Cette troisième édition du guide de conception a été préparée par le Steel Construction
Institute comme un document contractuel du projet de valorisation RFCS – Structural design
of cold worked austenitic stainless steel (contrat RFS2-CT-2005-00036). C’est la révision
complète de la deuxième édition dont la portée a été étendue aux aciers inoxydables
austénitiques formés à froid et qui a été entièrement actualisée avec les nouvelles références
des Eurocodes. Cette troisième édition se réfère donc aux parties appropriées de l’EN 1990,
de l’EN 1991 et de l’EN 1993. L’approche ingénierie incendie du Chapitre 7 a été actualisée
et de nouveaux paragraphes sur la durabilité des aciers inoxydables dans les sols et le bilan
financier du cycle de vie ont été ajoutés.
Trois nouveaux exemples de calcul ont été introduits pour démontrer l’intérêt d’utiliser
l’acier inoxydable formé à froid. Ils ont été élaborés par les partenaires suivants :
La contribution française a été assurée par Hamid Bouchaïr et Jean-Pierre Muzeau (CUST).
Dans sa première édition en français, ce guide de conception tient donc compte des progrès
réalisés dans la connaissance du comportement structurel de l'acier inoxydable ces
10 dernières années. En particulier, il comprend les nouvelles recommandations de calcul
issues du projet financé par la CECA et récemment achevé, Développement de l'utilisation
de l'acier inoxydable dans la construction (contrat 7210-SA/842), qui a conduit à étendre
iii
l'objet du présent guide au calcul de la résistance au feu. Au cours des 10 dernières années,
un grand nombre de nouvelles normes européennes ont été publiées en ce qui concerne
l'acier inoxydable : matériaux, fixation, fabrication, montage, soudage, etc. Ce guide a été
actualisé de sorte à faire référence aux normes actuelles et aux données figurant dans ces
normes.
Les exemples pratiques ont été réalisés par les partenaires suivants :
• Centre Technique Industriel de la Construction Métallique (CTICM)
• Luleå Institute of Technology
• Technical Research Centre of Finland (VTT)
• RWTH Aachen
• The Steel Construction Institute (SCI)
Les personnes suivantes ont participé au comité de pilotage ; certaines parmi elles ont aussi
complété les exemples de calcul :
REMERCIEMENTS
Les organismes qui suivent ont contribué financièrement à l’édition de ce guide de
conception :
La présente contribution et les deux éditions précédentes réalisées par les producteurs d’acier
inoxydable européens et les autres organisations sont également vivement remerciées.
iv
AVANT-PROPOS
• Partie I - Recommandations
• Partie II - Exemples de calculs
Les recommandations de la Partie I sont formulées en termes de concept d'états limites et,
pour l’essentiel, sont en accord avec les parties suivantes de l’Eurocode 3 Calcul des
structures en acier :
EN 1993-1-1 Calcul des structures en acier : Règles générales et règles pour les bâtiments
EN 1993-1-3 Calcul des structures en acier : Profilés et plaques à parois formés à froid
EN 1993-1-5 Calcul des structures en acier : Plaques planes chargées dans leur plan
Ce guide donne les valeurs recommandées pour certains facteurs. Ces valeurs sont
susceptibles de modifications au niveau national par l’intermédiaire d’Annexes Nationales.
Les recommandations et les exemples de calcul sont disponibles en ligne sur le site Steelbiz,
un système d’information technique du SCI ([Link]), et sur le site web
d’Euro Inox ([Link]). Ces recommandations font également l’objet d’un
Commentaire, lui aussi disponible à ces mêmes adresses, et qui comprend une liste complète
de références. Le but du Commentaire est de permettre au concepteur d’évaluer les bases des
recommandations et de faciliter le développement des révisions quand les nouvelles données
deviendront disponibles. A cette occasion sont présentés les résultats de différents
programmes d’essais menés spécifiquement pour fournir les données pour ce guide. Les
recommandations, exemples de calcul et le Commentaire sont également disponibles sur un
CD diffusé par Euro Inox.
v
la flexion. Ces outils permettent de calculer les caractéristiques des sections et les résistances
calculées conformément au présent guide.
Les recommandations présentées dans ce document sont basées sur les meilleures
connaissances disponibles au moment de la publication. Toutefois, aucune responsabilité
d'aucune sorte pour des blessures, décès, pertes, dommages ou retards, quelles que soient
leurs causes, découlant de l'utilisation de ces recommandations ne peut être acceptée par les
auteurs de ce guide ou par d’autres partenaires associés à leur élaboration.
vi
Table des matières
Page n°
PRÉFACE iii
REMERCIEMENTS iv
AVANT-PROPOS v
PARTIE I – RECOMMENDATIONS
1 INTRODUCTION 1
1.1 Objet 1
1.2 Symboles 1
1.3 Conventions pour les axes des éléments 3
1.4 Unités 3
2 BASES DE CALCUL 5
2.1 Exigences générale 5
2.2 Calcul aux états limites 5
2.3 Charges 7
3 MATÉRIAUX : CARACTÉRISTIQUES, CHOIX ET DURABILITÉ 11
3.1 Nuances d’acier 11
3.2 Comportement mécanique et valeurs de calcul des caractéristiques 17
3.3 Caractéristiques physiques 22
3.4 Effets de la température 23
3.5 Coût du cycle de vie 23
3.6 Choix des matériaux 24
3.7 Durabilité 27
4 CARACTÉRISTIQUES DES SECTIONS 37
4.1 Généralités 37
4.2 Rapports largeur-épaisseur maximum 37
4.3 Classification des sections transversales 37
4.4 Largeurs efficaces 41
4.5 Parois raidies 46
4.6 Calcul des caractéristiques des sections 49
4.7 Résistances des sections transversales 52
5 DIMENSIONNEMENT DES BARRES 57
5.1 Introduction 57
5.2 Barres tendues 57
5.3 Barres comprimées 57
5.4 Barres fléchies 61
5.5 Barres soumises à des combinaisons de charges axiales et de
moments fléchissants 71
6 DIMENSIONNEMENT DES ASSEMBLAGES 74
6.1 Recommandations générales 74
6.2 Attaches boulonnées 76
6.3 Fixations mécaniques pour les tôles minces 81
6.4 Attaches soudées 81
vii
7 CALCUL DE RÉSISTANCE AU FEU 86
7.1 Généralités 86
7.2 Caractéristiques mécaniques aux températures élevées 86
7.3 Caractéristiques thermiques aux températures élevées 89
7.4 Détermination de la résistance au feu des structures 90
8 FATIGUE 98
9 ESSAIS 99
9.1 Généralités 99
9.2 Détermination de la courbe contrainte-déformation 99
9.3 Essais réalisés sur les éléments 99
10 ASPECTS CONCERNANT LA FABRICATION 101
10.1 Introduction 101
10.2 Stockage et manutention 102
10.3 Opérations de formage 103
10.4 Soudage 104
10.5 Blessures et grippage 109
10.6 Finitions 110
viii
PARTIE 1 - RECOMMENDATIONS
1 INTRODUCTION
1.1 Objet
Les recommandations données dans cette partie du guide s'appliquent à des
nuances typiques d'aciers inoxydables utilisés en construction. Ces
recommandations sont essentiellement destinées au dimensionnement d'éléments et
de composants structuraux secondaires de bâtiments, d'installations offshore et de
structures similaires. Il convient de ne pas les appliquer à des structures
particulières telles celles utilisées dans les installations nucléaires ou les récipients
sous pression pour lesquelles il existe déjà des normes spécifiques d'application
pour les aciers inoxydables.
1.2 Symboles
D'une manière générale, les symboles utilisés dans ce guide de conception sont
identiques à ceux utilisés dans l’EN 1993-1-1 : Eurocode 3, Règles générales.
Règles pour les bâtiments Les indices sont largement utilisés, par ex. Nb,z,Rd
représente la résistance de calcul (indice Rd) d'un poteau soumis à une charge
axiale (N) résultant du flambement (indice b) selon l'axe faible (indice z).
Les dimensions et les axes des sections sont illustrés à la Figure 1.1. Il est à noter
que, contrairement à la pratique couramment en vigueur dans de nombreux pays,
l'axe fort d'une section est normalement y-y et l'axe faible z-z, cf. Partie 1.3.
Majuscules latines
A Action accidentelle ; aire
C Valeur fixe ; facteur
E Module d'élasticité ; effet d'actions
F Action ; force
G Action permanente ; module de cisaillement
I Moment d'inertie de flexion
L Longueur ; portée ; longueur d'épure
M Moment de flexion
N Effort axial
Q Action variable
R Résistance
V Effort tranchant
W Module de résistance
Majuscules grecques
∆ Différence de … (précède le symbole principal)
1
Minuscules latines
a Distance entre raidisseurs ; épaisseur de gorge d'une soudure
b Largeur
c Distance ; partie en console
d Diamètre ; hauteur (profondeur)
e Excentricité ; décalage d'axe neutre ; pince longitudinale ; pince
transversale
f Résistance (d'un matériau)
g Espace
h Hauteur
i Rayon de giration ; nombre entier
k Coefficient ; facteur
l Longueur de flambement
m Constante
n Nombre de ...
p Pas ; espacement
q Force répartie
r Rayon ; rayon de racine
s Pas en quinconce
t Épaisseur
uu Axe fort
vv Axe faible
w Déformation en ondulation
xx, yy, zz Axes orthonormés
Minuscules grecques
α (alpha) Rapport ; facteur
β (beta) Rapport ; facteur
γ (gamma) Coefficient partiel
235 E
ε (epsilon) Déformation ; coefficient =
210000 f y
λ (lambda) Rapport d'élancement (une barre au-dessus du symbole
signifie adimensionnel)
ρ (rho) Coefficient de réduction
σ (sigma) Contrainte normale
τ (tau) Contrainte de cisaillement
ϕ (phi) Rapport
χ (chi) Coefficient de réduction (pour le flambement)
ψ (psi) Rapport de contraintes ; coefficient de réduction
Indices
a Moyen
b Appui ; flambement ; boulon
c Section transversale
cr Critique
d Calcul
E Euler
eff Efficace
e Efficace (avec autre indice)
el Élastique
f Semelle
g Brut
i,j,k Indices (remplacer par un chiffre)
2
k Caractéristique
LT Déversement
M (Prise en compte de) moment fléchissant
N (Prise en compte de) effort axial
net Net
o Initial
pl Plastique
R Résistance
r Valeur réduite
S Sollicitation ; sécant
s Effort de traction (aire) ; sécant ; raidisseur
t Traction ; de traction ; torsion
u Axe fort de section transversale ; ultime
V (Prise en compte de) effort tranchant
v Cisaillement ; axe faible de section transversale
w Âme ; soudure ; gauchissement
x Axe suivant la longueur de l'élément
y Plastification ; axe de section transversale (axe fort sauf pour les sections
non-symétriques)
z Axe de section transversale (axe faible sauf pour les sections non-
symétriques)
σ Contrainte normale
τ Contrainte de cisaillement
La convention à utiliser pour les indices indiquant les axes pour les moments est la
suivante :
« Utiliser l'axe autour duquel agit le moment».
Par exemple, pour une section en I, un moment s'exerçant dans le plan de l'âme est
noté My car il agit par rapport à l'axe de section transversale perpendiculaire à
l'âme.
1.4 Unités
Pour les calculs, l'utilisation des unités suivantes est recommandée :
• forces et charges kN, kN/m, kN/m2
• masse unitaire kg/m3
• poids unitaire kN/m3
3
• contraintes et résistances MPa (= MN/m2 ou N/mm²)
• moments fléchissants kN.m
z z
b b
tw
hw d y y h y y
d
tf t
z z
z z
t v
r
h u
h y y
y y t
u
z z v
b b
4
2 BASES DE CALCUL
Les exigences énoncées ci-dessus peuvent être satisfaites en utilisant des matériaux
adéquats, des justifications et des dispositions constructives appropriées, et en
spécifiant des procédures de contrôle de qualité pour la construction et la
maintenance.
• Flèche
• Vibration (par ex. oscillation induite par le vent)
• Dommages réparables provoqués par la fatigue
• Fluage
5
État Limite de Durabilité
• Corrosion
• Stabilité métallurgique
Ed ≤ Rd (2.1)
où :
Ed est la valeur de calcul de l’effet des actions, c’est-à-dire des sollicitations
exercées dans la barre ou l’élément considéré provoquées par les charges
appliquées pondérées qui agissent sur la structure (cf. Partie 2.3), et
Rd est la résistance de calcul correspondante donnée dans la clause
appropriée des présentes recommandations.
La résistance de calcul, Rd, est donnée en général comme Rk/γM où Rk représente
une résistance caractéristique et γM un coefficient partiel. Le coefficient partiel γM
peut prendre différentes valeurs. Le Tableau 2.1 donne les valeurs de γM à utiliser
avec ce guide. Elles sont tirées de l’EN 1993-1-4 et de l’EN 1993-1-8. Il convient
de se référer aussi à l’Annexe Nationale (AN) de l’EN 1993-1-4 et aux autres
parties de l’EN 1993 du pays pour lequel la structure est conçue, car elle peut
fournir les valeurs modifiées de γM qui devraient être utilisées au lieu de celle
données dans le Tableau 2.1. Si une Annexe Nationale n’est pas disponible, il
convient de convenir des coefficients γM avec le client et l’autorité compétente.
6
États limites de service
La relation correspondante pour les états limites de service est la suivante :
Ed ≤ Cd (2.2)
où :
Ed est la valeur de calcul des effets d’actions spécifiées dans le critère
d’aptitude au service, par ex. la flèche sous les efforts et les moments
dans la barre dus aux charges appliquées non pondérées (Fk, voir
Partie 2.3.4), et
Cd est la valeur limite de calcul du critère d’aptitude au service considéré.
2.3 Charges
2.3.1 Généralités
Dans les Eurocodes, le chargement est exprimé en termes d’ « actions ». Une
« action » est définie comme suit :
• Un ensemble de forces (charges) appliquées à la structure (action directe),
• Un ensemble de déformations ou accélérations imposées résultant, par
exemple, des changements de température, de la variation d’humidité, du
tassement différé ou des tremblements de terre (action indirecte).
Des valeurs caractéristiques (Fk) des actions individuelles sont spécifiées :
• Dans l’EN 1991 Actions exercées sur les structures (en prenant en compte
d’éventuels compléments et/ou les modifications apportées par l’Annexe
Nationale correspondante) ou autre code de chargement approprié, ou
• par le client, ou par le concepteur en concertation avec le client, à condition
que les dispositions minimales spécifiées dans les codes de chargement
appropriés ou par une autorité compétente soient respectées.
Les valeurs de calcul des actions individuelles (Fd) sont obtenues en multipliant les
actions caractéristiques par des coefficient partiels (γF)
Le cas de charge de calcul est établi en prenant en compte toutes les combinaisons
d’actions réalistes et en identifiant le cas critique.
7
L’EN 1990 Bases de calcul des structures donne des combinaisons d’actions à
utiliser pour le calcul des bâtiments et les valeurs recommandées pour les
coefficients partiels pour les actions (γF). Il convient de se référer aussi à l’Annexe
Nationale de l’EN 1990 du pays pour lequel la structure est conçue, car il peut
fournir les valeurs modifiées de γF qui devraient être utilisées au lieu des valeurs
recommandées. L’Annexe Nationale fournit également des valeurs recommandées
pour les coefficients de combinaison (coefficients ψ) et les actions permanentes
défavorables (coefficients ξ). (Si une Annexe Nationale n’est pas disponible, alors
les coefficients γF, ψ et ξ doivent être choisis en accord avec l’autorité nationale
compétente.) Il convient de se référer à l’Annexe Nationale de l’EN 1991 pour ce
qui concerne les valeurs numériques des charges.
Comme indiqué dans l’EN 1990, en utilisation normale, c’est-à-dire dans les
situations de projet non accidentelles, il convient d’exprimer les combinaisons
d’actions sous la forme :
où :
Gk,j est la valeur caractéristique de l’action permanente j
Qk,1 est la valeur caractéristique de l’action 1 variable dominante (c’est-à-dire
l’action variable la plus défavorable)
Qk,i sont les valeurs caractéristiques des actions i variables
d’accompagnement
j est l’indice pour l’action permanente,
i est l’indice pour l’action variable
γG,j est le coefficient partiel pour l’action permanente Gk,j
γQ,1 est le coefficient partiel pour l’action 1 variable dominante
ξj est un coefficient de réduction pour les actions permanentes défavorables
G
ψ0,i est un coefficient de réduction pour la valeur de combinaison d’une
action variable Q.
Cependant, il convient à nouveau de se référer à l’Annexe Nationale du pays
particulier pour lequel la structure est conçue.
8
Les équations 2.4a et 2.4b ont été introduites car l’équation 2.3 était beaucoup trop
pessimiste pour les structures lourdes. Pour les ossatures en acier, les équations
2.4a et 2.4b conduisent généralement à des charges plus faibles que l’équation 2.3.
Pour les conditions en place, il est suggéré d’utiliser, avec le présent guide, les
combinaisons d’actions pondérées suivantes, issues de l’API RP2A, conjointement
avec les charges spécifiées dans l’API RP2A pour le calcul des superstructures en
acier inoxydable. La notation est celle utilisée dans le document API RP2A.
• caractéristique
• fréquente
• combinaison de charges quasi-permanentes.
9
L’EN 1990 donne des combinaisons d’actions à utiliser dans le calcul des
bâtiments. (Cependant, il convient à nouveau de se référer à l’Annexe Nationale du
pays pour lequel la structure est conçue.) L’EN 1990 exige aussi que les flèches
admissibles soient fixées en accord avec le client.
Il est à noter que l’EN 1990 donne les combinaisons d’actions appropriées à utiliser
dans les situations suivantes :
10
3 MATÉRIAUX : CARACTÉRISTIQUES,
CHOIX ET DURABILITÉ
Les nuances les plus couramment utilisées, souvent appelées nuances austénitiques
standards, sont les nuances 1.4301 (connue sous l’appellation américaine 304) et
1.4401 (connue sous l’appellation américaine 316). Elles contiennent 17 à 18 % de
chrome et 8 à 11 % de nickel. La nuance 1.4301 convient pour des sites ruraux,
urbains et légèrement industriels alors que la nuance 1.4401, qui est plus fortement
alliée, est bien adaptée à des sites industriels ou en atmosphère marine.
Les versions de ces nuances à faible teneur en carbone sont les nuances 1.4307
(304L) et 1.4404 (316L). Les nuances 1.4301 et 1.4401 étaient autrefois produites
avec des teneurs en carbone sensiblement plus élevées, ce qui avait des
implications sur la tenue à la corrosion1. On utilisait soit la nuance « L », soit un
acier stabilisé comme le 1.4541 et le 1.4571, lorsque le comportement à la
corrosion à l’état « brut de soudage » était important.
1
Le carbone présent dans l'acier réagit avec le chrome et forme des carbures de chrome sur
les joints du grain dans certaines conditions de cycles thermiques, par ex. dans les zones
affectées par la température de soudage (ZAT ou HAZ). La perte locale de chrome dans la
matrice, depuis la région limite vers les particules de carbure, permet une attaque de
corrosion intergranulaire préférentielle et on dit alors que l'acier est sensibilisé ou qu’il
souffre d'affaiblissement des soudures (voir Partie 3.7.2).
11
« moins alliées » (leurs propriétés mécaniques et leurs résistance à la corrosion sont
combinées avec une composition chimique avec un minimum d’éléments
d’alliages). La nuance duplex 1.4162, récemment développée, a été introduite dans
les Parties 4 et 5 de la prochaine version de l’EN 10088 (voir Partie 3.1.2). La
nuance 1.4162 convient pour de nombreuses applications du secteur de la
construction avec une limite d’élasticité conventionnelle dans la gamme 450 à 530
MPa, une résistance à la corrosion comprise entre les nuances austénitiques 1.4301
et 1.4404 et une composition chimique faiblement alliée.
Seuls les aciers laminés, par opposition aux aciers coulés, sont étudiés ici. Des
directives sur le choix des nuances en vue d’applications particulières sont données
dans la Partie 3.6.
Les Parties 4 (produits plats) et 5 (produits longs) de l’EN 10088 sont maintenant
en préparation pour couvrir les matériaux utilisés en construction. Elles devraient
être publiées en 2007.
1. 43 07
Indique la famille Indique un groupe Identifie la nuance
acier d’aciers inoxydables individuelle
X 2 CrNi 18-9
Indique un acier % de Symboles chimiques % d’éléments
hautement allié carbone des éléments d’alliage d’alliage principaux
x 100 principaux (chrome et (18 % Cr et 9 % Ni)
nickel)
12
Chaque acier inoxydable possède un numéro d’identification unique. L’Annexe A
donne un tableau montrant les désignations utilisées pour des nuances d’acier
inoxydable équivalentes dans différentes normes européennes et nationales.
Les aciers inoxydables austénitiques et duplex peuvent tous deux être considérés
comme possédant une ténacité suffisante et n’étant pas susceptible de rupture
fragile pour des températures d’exploitation allant jusqu’à -40°C.
13
Tableau 3.1 Caractéristiques mécaniques spécifiées des aciers
inoxydables courants selon l’EN 10088-2
Limite
Forme
Épaisseur d’élasticité Résistance Allongement
de
max. convention- ultime à la après
Nuance produit
(1) (mm) nelle à traction rupture
0,2 %(2) (MPa) (%)
(MPa)
C 8 230 540 – 750 45(3)
1.4301 H 13,5 210 520 – 720 45(3)
Aciers
austénitiques P 75 210 520 – 720 45
chrome-nickel
C 8 220 520 –700 45
de base
1.4307 H 13,5 200 520 –700 45
P 75 200 500 – 700 45
C 8 240 530 – 680 40
1.4401 H 13,5 220 530 – 680 40
Aciers
austénitiques P 75 220 520 – 670 45
nickel-chrome- C 8 240 530 – 680 40
molybdène H 13,5 220 530 – 680 40
1.4404
P 75 220 520 – 670 45
C 8 220 520 – 720 40
1.4541 H 13,5 200 520 – 720 40
Aciers P 75 200 500 – 700 40
austénitiques
stabilisés C 8 240 540 – 690 40
1.4571 H 13,5 220 540 – 690 40
P 75 220 520 – 670 40
Acier C 8 350 650 – 850 35
austénitique 1.4318 H 13,5 330 650 – 850 35
faible carbone,
fort azote P 75 330 630 – 830 45
C 8 450 650 – 850 20
1.4362 H 13,5 400 650 – 850 20
P 75 400 630 – 800 25
Aciers duplex
C 8 500 700 – 950 20
1.4462
H 13,5 460 700 – 950 25
P 75 460 640 – 840 25
Notes :
(1) C = bande laminée à froid, H = bande laminée à chaud, P = plaque laminée à chaud
(2) Caractéristiques transversales
(3) Pour les matériaux égalisés par étirement, les valeurs minimales sont inférieures de 5 %
14
Tableau 3.2 Composition chimique selon l’EN 10088-2
Teneur en élément d’alliages (maximum ou plages autorisées)
en % de poids
Nuance
C Cr Ni Mo Autres
Ti : 5xC – 0,7
1.4541 0,08 17,0 – 19,0 9,0 – 12,0 (1)
Ti : 5xC – 0,7
1.4571 0,08 16,5 – 18,5 10,5 – 13,5 2,0 – 2,5 (1)
1.4362 0,03 22,0 – 24,0 3,5 – 5,5 0,1 – 0,6 N : 0,05 – 0,2
duplex
Aciers
1.4462 0,03 21,0 – 23,0 4,5 – 6,5 2,5 – 3,5 N : 0,1 – 0,22
Note :
(1) Pour éviter la précipitation de carbure de chrome au joint de grain, on fixe le carbone par
un élément qui a une forte affinité pour cet élément tel que le titane. Ceci améliore le
comportement à la corrosion dans les zones thermiquement affectées par le soudage.
Cependant, sauf pour la construction en profils très lourds, l'utilisation d'aciers
austénitiques stabilisés au titane a été largement remplacée par le recours aux nuances
d'acier à faible teneur en carbone facilement disponibles, 1.4307 et 1.4404.
Éléments de fixation
Les fixations en acier inoxydable sont traitées dans l'EN ISO 3506, Éléments de
fixation en acier inoxydable résistant à la corrosion. Cette spécification donne des
compositions chimiques et des caractéristiques mécaniques pour les fixations des
gammes austénitique, martensitique et ferritique. Des matériaux alternatifs non
spécifiquement couverts par ces spécifications sont autorisés s'ils satisfont les
exigences de caractéristiques physiques et mécaniques et s'ils possèdent une
résistance à la corrosion équivalente.
Dans l'EN ISO 3506, le classement des matériaux des vis et des écrous est repéré
par une lettre : « A » pour austénitique, « F » pour ferritique et « C » pour
martensitique. Il est recommandé d'utiliser des fixations austénitiques pour
lesquelles les Tableaux 3.3 et 3.4 s'appliquent (tirés de l'EN ISO 3506). La lettre est
suivie d'un nombre (1, 2, 3, 4 ou 5) reflétant la résistance à la corrosion,
1 représentant le moins résistant et 5 le plus résistant.
15
Les aciers de la Classe A4 contiennent du molybdène et possèdent une résistance à
la corrosion équivalente à celle de la nuance 1.4401. Les aciers de la Classe A5
sont des aciers inoxydables stabilisés au molybdène possédant les caractéristiques
de l'acier de nuance 1.4571.
Les fixations produites selon la classe 50 sont normalement non magnétiques, mais
celles produites selon les classes 70 et 80 peuvent posséder certaines propriétés
magnétiques.
L'état de l'alliage des fixations de la classe 50 est doux, ce qui entraîne la résistance
à la corrosion la plus élevée. Les classes 70 et 80 sont travaillées à froid et cela
peut affecter légèrement la résistance à la corrosion. Les fixations de la classe 50
possédant des filetages usinés peuvent être davantage sujets au grippage du
filetage, cf. Partie 10.5.
16
Tableau 3.4 Compositions par classe de fixations selon l'EN ISO 3506
Composition chimique (pourcentage de poids) (1)
Classe
C Cr Ni Mo Si Mn P S Autres
A1 0,12 16,0 – 5,0 - 0,7 1,0 6,5 0,20 0,15 -
18,0 10,0 0,35
(2)
A2 0,1 15,0 – 8,0 – 1,0 2,0 0,05 0,03
20,0 19,0
(2)
A3 0,08 17,0 - 9,0 - 1,0 2,0 0,045 0,03 Soit Ti :
19,0 12,0 ≥ 5xC – 0,8
ou Nb/Ta :
≥ 10xC – 1,0
A4 0,08 16,0 - 10,0 - 2,0 - 1,0 2,0 0,045 0,03
18,5 15,0 3,0
A5 0,08 16,0 - 10,5 - 2,0 - 1,0 2,0 0,045 0,03 Soit Ti :
18,5 14,0 3,0 ≥ 5xC – 0,8
ou Nb/Ta :
≥ 10xC – 1,0
Note :
(1) Sauf indication contraire, ces valeurs sont maximales
(2) Du molybdène peut être présent à la discrétion du fabricant
Les aciers inoxydables peuvent absorber un choc considérable sans rupture grâce à
leur excellente ductilité (surtout les nuances austénitiques) et à leurs
caractéristiques d’écrouissage.
17
σ
(MPa)
600 1.4462
E
σ0,2
1.4318 Acier au carbone
400
(nuance S 355)
σ0,2 1.4301/1.4401
200
E
ε
0
0,002 0,005 0,010 0,015
Le travail à froid
Les niveaux de résistance des nuances austénitiques et duplex sont améliorés par le
travail à froid (telles les opérations de formage à froid y compris le
planage/décintrage aux rouleaux). Simultanément à cette amélioration, on constate
une réduction de la ductilité mais ce phénomène n'a normalement aucune
conséquence en raison de valeurs de ductilité initialement élevées, particulièrement
pour les aciers inoxydables austénitiques
Le Tableau 3.5 donne les niveaux de formage à froid spécifiés dans l’EN 1993-1-4
qui sont issus de la norme matériaux européenne pour l’acier inoxydable,
EN 10088. Les aciers formés à froid peuvent être spécifiés, soit en terme de limite
d’élasticité conventionnelle à 0,2 %, soit de résistance ultime à la traction ou de
dureté, mais un seul paramètre peut être spécifié.
18
accord avec les fournisseurs). Il convient néanmoins de prendre garde au choix de
la résistance de calcul pour les aciers formés à froid (voir Partie 3.2.4). Des
informations complémentaires sur les valeurs relatives à d’autres types ou d’autres
directions de chargement peuvent être obtenues auprès du fournisseur.
Le prix de l’acier inoxydable formé à froid est légèrement plus élevé que celui du
matériau recuit équivalent, selon la nuance, la forme du produit et le niveau de
formage à froid.
Note :
(1) Des valeurs intermédiaires de limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % ou de résistance
ultimes peuvent être acceptées.
(2) L’épaisseur maximale du produit pour chaque niveau de résistance décroit avec la
résistance. L’épaisseur maximale du produit et l’allongement rémanent dépendent aussi de
l’écrouissage de l’acier et des conditions de formage à froid - des informations plus précises
peuvent être demandées au fabricant.
(3) Non spécifiées, valeurs minimales indicatives.
σ
1000 (MPa)
800
600
400
200
ε
0
0,005 0,010 0,015 0,020 0,025 0,030
Traction longitudinale
Compression longitudinale
Traction transversale
Compression transversale
19
formées à froid. Cependant, cet effet est localisé et l’accroissement de résistance de
la barre dépend de la position des angles à l’intérieur de la section ; dans une poutre
par exemple, un petit gain peut être obtenu pour les angles proches de l’axe neutre.
L’accroissement de résistance compense aisément tous les effets de diminution
d’épaisseur du matériau lors du formage à froid des angles. Une validation
expérimentale reste néanmoins nécessaire pour pouvoir tenir compte de
l’augmentation locale de résistance due à la fabrication (cf. Chapitre 9).
Traitement thermique
Un recuit ou un adoucissement réduit l’augmentation de la résistance et
l'anisotropie.
20
Matériau formé à froid
Des valeurs nominales majorées de fy et de fu peuvent être adoptées pour les
matériaux fournis dans les conditions de formage à froid spécifiées dans
l’EN 10088.
Pour les matériaux fournis avec une limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 %
spécifiée (par ex. CP350), la limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % du
Tableau 3.5 peut être retenue comme valeur caractéristique. Pour prendre en
compte l’asymétrie des matériaux formés à froid dans les cas où la
compression dans la direction longitudinale est la sollicitation déterminante
(barres comprimées ou fléchies par ex.), il convient de prendre une valeur
caractéristique égale à 0,8 × la limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % lue
dans le Tableau 3.5. Une valeur plus grande peut être utilisée si des essais
appropriés en démontrent la validité.
Pour les matériaux fournis avec une résistance ultime spécifiée à la traction
(par ex. C700), la résistance minimale à la traction du Tableau 3.5 peut être
retenue comme valeur caractéristique ; il convient d’obtenir la limite
d’élasticité minimale à 0,2 % auprès du fournisseur.
Note 1 : Des sections creuses rectangulaires sont disponibles en matériaux
formés à froid pour des résistances intermédiaires entre CP350 et CP500
avec une limite d’élasticité et une résistance ultime à la traction garanties par
le producteur (la limite d’élasticité étant valable en traction et compression).
Note 2 : Les règles de conception du présent guide sont applicables pour des
matériaux jusqu’à CP500 et C850. D’après le Chapitre 9, il convient de
réaliser une validation expérimentale pour des niveaux de résistance
supérieurs en formage à froid. Une exception existe pour les barres
constituées de sections transversales de Classes 1, 2 et 3 qui ne sont
sensibles ni au voilement local ni à une instabilité globale, pour lesquelles la
résistance de la section transversale peut être calculée selon le Chapitre 4.
21
Il est cependant recommandé de baser la résistance caractéristique ultime à la
traction, fu, sur la valeur minimale spécifiée donnée dans la norme
EN 10088-2.
Pour le module de Young, une valeur de 200 000 MPa est donnée par la norme
EN 10088-1 pour toutes les nuances austénitiques et duplex courantes utilisées
dans les applications de construction. Pour l'estimation des flèches, le module
sécant est plus approprié, cf. Partie 5.4.6. Pour ces nuances, une valeur de 0,3 peut
être prise pour le coefficient de Poisson et une valeur de 76 900 MPa pour le
module de cisaillement, G.
Éléments de fixation
Pour le calcul de la résistance d'une fixation soumise à la traction, au cisaillement
ou à leur combinaison, il est recommandé de prendre la résistance fondamentale fub
égale à :
fub = σub
22
des aciers au carbone et inoxydable seraient utilisés conjointement, il convient de
prendre en compte les effets de la dilatation thermique différentielle dans le calcul.
Le coût initial d’une structure en acier inoxydable est beaucoup plus élevé que son
équivalent en acier au carbone selon la nuance choisie. Néanmoins, des économies
naissent de l’absence de besoin de protéger les surfaces à intervalles de temps
réguliers.
23
L’excellente résistance à la corrosion de l’acier inoxydable peut offrir plusieurs
bénéfices incluant :
L’acier inoxydable possède une forte valeur résiduelle (valeur en fin de vie de la
construction) bien que ce soit rarement un facteur déterminant pour les structures
estimées à grande durée de vie (plus de 50 ans par exemple).
24
La première étape consiste à caractériser l'environnement d'exploitation, en
incluant raisonnablement les écarts prévus par rapport aux conditions de calcul.
Lors du classement des environnements atmosphériques, il convient d'accorder une
attention particulière aux conditions localisées comme la proximité de cheminées
d'évacuation d'émanations corrosives. Il convient d'étudier également toute
évolution ou modification ultérieure de l'exploitation prévue. L’état de surface et la
température de l'acier, ainsi que les contraintes prévues, peuvent également
constituer des paramètres importants (cf. Partie 3.7.2).
Des nuances potentiellement adaptées peuvent alors être sélectionnées pour obtenir
une résistance à la corrosion globalement satisfaisante dans l'environnement
concerné. Il convient de tenir compte dans cette sélection des formes de corrosion
pouvant éventuellement être significatives dans l'environnement d'exploitation.
Cette sélection exige une certaine appréciation de la nature de corrosion rencontrée
dans les aciers inoxydables. La Partie 3.7 esquisse les grands principes de la
corrosion des aciers inoxydables, et indique les conditions dans lesquelles
l'utilisation d'aciers inoxydables devrait normalement être exempte de
complications et de risques inattendus. Son but est également d'illustrer les grandes
lignes de la bonne pratique, ainsi que les circonstances où il convient d'utiliser les
aciers inoxydables avec précaution. Dans ce dernier cas, il convient de solliciter
l'avis d'un spécialiste, car ces aciers peuvent tout de même être utilisés avec succès
dans de nombreuses applications.
25
Tableau 3.7 Nuances conseillées pour les applications atmosphériques
Environnement d'utilisation
Nuance d'acier Rural Urbain Industriel Maritime
L M H L M H L M H L M H
L - Conditions les moins corrosives dans cette catégorie, par ex. tempérées par une faible humidité,
de faibles températures.
M - Conditions plutôt typiques de cette catégorie.
H - Corrosion susceptible d'être plus forte que les conditions typiques de cette catégorie, par ex.
aggravées par une humidité élevée persistante, des températures ambiantes élevées, et des
polluants atmosphériques particulièrement agressifs.
O - Potentiellement sur-spécifié du point de vue de la corrosion.
Τ - Probablement le meilleur choix en fonction de la résistance à la corrosion et du coût.
X - Susceptible de subir une corrosion excessive.
(Τ) - Digne d'être étudié si des précautions sont prises (c'est-à-dire spécification d'une surface
relativement lisse et si un lavage est régulièrement effectué).
NOTE : Les règles nationales peuvent contenir des exigences plus pénalisantes.
26
Formage à froid
Étant donné que les aciers inoxydables exigent des puissances de formage plus
élevées que les aciers au carbone, il est important qu'une discussion soit engagée le
plus tôt possible avec les fabricants potentiels afin de vérifier les limites de
formage à froid. La longueur des profils formés à froid à la presse est
nécessairement limitée par les dimensions de la machine ou par sa puissance dans
le cas de matériaux plus épais ou plus résistants. Les nuances duplex exigent des
puissances de formage environ deux fois plus élevées que celles utilisées pour les
matériaux austénitiques et, par conséquent, les possibilités de formage de profils
duplex sont plus limitées. En outre, en raison de la ductilité plus faible du matériau
duplex, il convient d'utiliser des rayons de pliage plus généreux. Des informations
supplémentaires sont données dans la Partie 10.3.2.
Finition de surface
Dans certaines applications, la finition et l'aspect de surface sont importants. Les
fabricants proposent une gamme de finitions courantes, depuis la finition laminée
jusqu'à la finition brillante en passant par les finitions mates. Ils peuvent également
proposer des textures particulières. Il convient de noter que malgré la normalisation
des diverses finitions, les variations entre les processus utilisés entraînent des
différences d'aspect entre les divers fabricants et parfois dans la gamme d'un même
producteur. Les finitions brillantes sont fréquemment utilisées dans les applications
architecturales et il convient de noter que les finitions brillantes accentuent le
moindre défaut de planéité du matériau, particulièrement à la surface de panneaux.
Les tôles rigidifiées, estampées, texturées, ornées de motifs ou profilées et
comportant un cadre-support rigide, atténuent cette tendance.
Éléments de fixation
Les fixations de la classe de caractéristiques 70 selon l'EN ISO 3506 sont les plus
couramment utilisées. Certaines restrictions de dimensions et de longueur
s'appliquent aux fixations des classes de caractéristiques 70 et 80, cf. Tableau 3.3. Il
est possible de faire fabriquer des fixations « spéciales » à la demande et, en
pratique, cela conduit parfois à une solution économique.
Un certain nombre de techniques sont utilisées pour la production des fixations, par
ex. usinage, formage à froid et forgeage. Il convient d’utiliser les filetages usinés
avec précaution dans les environnements très agressifs (environnement marin par
ex.), en raison des problèmes potentiels de corrosion en fond de filet. Les filetages
roulés sont également préférables car ils sont généralement plus robustes que les
filetages usinés et donnent une meilleure résistance au grippage.
3.7 Durabilité
3.7.1 Introduction
Les aciers inoxydables sont en général très résistants à la corrosion et ils ont un
comportement satisfaisant dans la plupart des environnements. La limite de
résistance à la corrosion d'un acier inoxydable donné dépend de ses éléments
constitutifs ce qui signifie que chaque nuance a un comportement légèrement
différent dans un environnement corrosif. Il faut donc apporter le plus grand soin
au choix de la nuance d'acier inoxydable appropriée pour une application donnée.
En général, plus la résistance à la corrosion est grande, plus le coût du matériau est
élevé. Par exemple, l'acier de nuance 1.4401 est plus cher que l'acier de nuance
1.4301 en raison de l'ajout de molybdène.
27
Les matériaux en condition de formage à froid possèdent une résistance à la
corrosion similaire à celle des matériaux à l’état recuit.
Les raisons les plus courantes pour lesquelles un métal ne satisfait pas la durée de
vie prévue en ce qui concerne la résistance à la corrosion sont les suivantes :
(a) une évaluation incorrecte de l'environnement ou une exposition à des
conditions inattendues, par ex. contamination insoupçonnée par des ions
chlorure
(b) la façon dont l'acier inoxydable a été travaillé ou traité peut entraîner un état
qui n'a pas été envisagé lors de l'évaluation initiale.
Bien que l'acier inoxydable puisse présenter des taches et des décolorations
(souvent dues à une contamination par de l'acier au carbone), il est extrêmement
durable dans les bâtiments. Dans les environnements industriels et maritimes
agressifs, des essais n'ont montré aucun signe de réduction de la résistance des
éléments même dans le cas d'une légère perte de poids. Cependant, l'apparition de
taches de rouille disgracieuses sur les surfaces extérieures peut tout de même être
considérée comme un défaut par l'utilisateur. Tout comme le choix soigneux de la
nuance de matériau, la conception de détails constructifs corrects et une bonne
exécution peuvent réduire considérablement la possibilité d'apparition de taches et
de corrosion ; des recommandations pratiques sont données au Chapitre 10.
L'expérience montre qu'un problème éventuel de corrosion grave est plus
susceptible d'apparaître au cours des deux ou trois premières années d'exploitation.
Étant donné que l'ion chlorure est, de loin, la cause la plus courante des piqûres, les
environnements côtiers et maritimes sont assez agressifs. La probabilité pour qu'un
certain milieu provoque l'apparition de piqûres dépend, outre la teneur en
chlorures, de facteurs tels que la température, l'acidité ou l'alcalinité et la teneur en
agents oxydants. La résistance aux piqûres d'un acier inoxydable dépend de sa
composition chimique. Le chrome, le molybdène et l'azote améliorent tous la
résistance aux piqûres.
28
Une mesure approchée de la résistance aux piqûres est donnée par l'Indice de
Piqûre (Pitting Index) ou Résistance Équivalente aux Piqûres - REP (Pitting
Resistance Equivalent - PRE) définie à partir des % en poids de Cr, Mo et N :
La REP d'un acier inoxydable constitue une indication utile pour sa comparaison
avec d'autres aciers inoxydables mais elle ne possède aucune signification absolue.
La nuance 1.4301 présente la REP la plus faible de toutes les nuances couvertes
dans le présent guide, et elle n'est pas la nuance la mieux adaptée aux applications
architecturales en environnements maritimes sauf, peut-être, pour des éléments de
structures internes efficacement protégés contre les brouillards et embruns salins.
La nuance 1.4301 peut également subir des niveaux inacceptables de piqûres en
environnement industriel sévère et il convient donc de lui préférer la nuance 1.4401
ou une nuance duplex.
Les crevasses peuvent être initiées par un joint métal sur métal, un joint
d'étanchéité, les attaques biologiques, les dépôts et les détériorations superficielles
telles les rayures profondes. Il convient de déployer tous les efforts pour éliminer
les crevasses mais, en général, il n'est pas possible de les éliminer complètement.
Comme pour les piqûres de corrosion, les éléments d'alliage chrome, molybdène et
azote améliorent la résistance aux attaques et par conséquent la résistance à la
corrosion augmente de la nuance 1.4301 aux nuances 1.4401 et 1.4462.
Corrosion galvanique
Lorsque deux métaux différents sont en contact électrique par l'intermédiaire d'un
électrolyte (c'est-à-dire un liquide électriquement conducteur comme de l'eau de
mer ou de l'eau douce impure), un courant circule depuis le métal anodique vers le
métal cathodique ou plus noble au travers de l'électrolyte. Il en résulte que le métal
le moins noble subit une corrosion.
Cette forme de corrosion est particulièrement en cause dans le cas de joints entre
acier inoxydable et acier au carbone ou faiblement allié. Il est important de choisir
des produits d'apport de soudage au moins aussi nobles que le métal de base. Dans
les environnements corrosifs impliquant la présence éventuelle d'eau tels les
environnements industriels lourds, les atmosphères maritimes, et lorsqu'il peut se
produire une immersion dans l'eau de mer ou dans une eau saumâtre, il convient
d'éviter l'utilisation de boulons martensitiques et ferritiques (cf. Partie 3.1.2) pour
l'assemblage d'aciers inoxydables austénitiques.
29
sembler surprenantes à première vue. La prévention de la corrosion galvanique, en
principe, consiste à empêcher le passage de courant par les moyens suivants :
La prévision de ces effets est difficile car la vitesse de corrosion est déterminée par
un certain nombre de facteurs complexes. L'utilisation de tableaux de potentiels ne
tient pas compte de la présence de couches d'oxydes superficiels ni des effets des
rapports de surfaces, ni de la chimie des différentes solutions (électrolytes). Par
conséquent, une utilisation inconsidérée de ces tableaux peut produire des résultats
erronés. Il convient de les utiliser avec précautions et uniquement pour une
évaluation initiale.
30
Fissuration par corrosion sous contraintes
L'apparition d'une fissuration par corrosion sous contraintes (FCC) nécessite la
présence simultanée de contraintes de traction et de facteurs d'environnement
spécifiques peu susceptibles d'être rencontrés dans les atmosphères de bâtiments
normales. Il n'est pas nécessaire que les contraintes soient très élevées par rapport à
la limite d’élasticité conventionnelle du matériau, et elles peuvent être provoquées
par le chargement et par des effets résiduels dus aux processus de fabrication
comme le soudage ou le pliage. Généralement, les aciers duplex possèdent une
résistance à la fissuration par corrosion sous contraintes supérieure à celle des
aciers inoxydables austénitiques couverts dans ce guide. Les aciers inoxydables
austénitiques hautement alliés comme les nuances 1.4539, 1.4529, 1.4547 et 1.4565
(non couverts dans ce guide) ont été développés pour des applications où la
fissuration par corrosion sous contraintes est un danger potentiel.
31
• utilisation d'acier stabilisé au titane ou au niobium, car ces éléments se
combinent de préférence avec le carbone pour former des particules stables,
réduisant ainsi le risque de formation de carbure de chrome,
• utilisation d'un traitement thermique, mais cette méthode est rarement utilisée
en pratique.
Les nuances d’acier inoxydable à faible teneur en carbone (maximum 0,03 %),
pour les plaques d'épaisseur allant jusqu'à 20 mm, ne souffrent pas de corrosion
intergranulaire après soudage effectué par des procédés à l'arc.
Les causes les plus courantes de corrosion atmosphérique sont les particules de fer
métallique provenant des opérations de fabrication soit en atelier soit sur site, et les
chlorures provenant de la mer, des processus industriels ou du chlorure de calcium
utilisé pour fabriquer le ciment. Certains dépôts de particules, bien qu'inertes, sont
capables d'absorber des solutions faiblement acides de dioxyde de soufre présent
dans l'atmosphère, ce qui peut détruire localement la couche passive.
L'aspect général de l'acier inoxydable exposé est affecté par la finition superficielle
(plus elle est lisse, meilleure est la protection) et les lavages réguliers (intentionnels
ou par la pluie).
Eau de mer
L'eau de mer, y compris l'eau saumâtre, contient de fortes proportions de chlorure
et elle est donc très corrosive, particulièrement lorsque le courant d'eau est faible
(inférieur à 1,5 m/s environ). Avec des courants faibles, des piqûres sévères
peuvent se produire avec les nuances 1.4301 et 1.4401. De même, ces nuances
peuvent souffrir d'attaques au niveau de crevasses, celles-ci provenant de détails
constructifs ou d'organismes nuisibles comme les anatifes.
Les brouillards salins peuvent provoquer une attaque aussi forte qu'une immersion
complète car la concentration de chlorure est augmentée par l'évaporation de l'eau
ou en raison du dépôt de cristaux de sel.
Autres eaux
Les aciers inoxydables austénitiques se comportent en général de façon
satisfaisante dans les eaux distillées, du réseau de distribution et de chaudières.
Lorsque l'acidité est élevée, la nuance 1.4401 doit être préférée, sinon la nuance
1.4301 suffit généralement. La nuance 1.4401 est également conseillée comme
étant la plus adaptée en présence de faibles quantités de chlorure afin d'éviter
d'éventuels problèmes de corrosion en piqûres et en crevasses. L'eau de rivière
requiert une attention particulière ; l'activité biologique et microbiologique peut
32
provoquer des piqûres dans les aciers inoxydables austénitiques relativement
rapidement.
Environnements chimiques
Le domaine d'application de l'acier inoxydable dans les environnements chimiques
est vaste et ce sujet ne peut pas être couvert ici en détail. Il convient de noter,
toutefois, que dans de nombreuses applications des aciers autres que ceux traités
dans le présent guide peuvent s'avérer plus appropriés. Il convient de solliciter
l'avis d'un ingénieur spécialiste de la corrosion.
Les graphiques publiés par les fabricants et montrant des résultats d'essais de
corrosion en présence de divers produits chimiques exigent une interprétation
prudente. Bien qu'ils servent de guide quant à la résistance d'une nuance
particulière, les conditions d'exploitation (températures, pressions, concentrations,
etc.) varient et sont en général différentes des conditions des essais. En outre, l'effet
des impuretés, ainsi que le degré d'aération, peuvent avoir une influence sensible
sur les résultats.
Sols
La corrosion externe de l’acier inoxydable enterré dépend de la composition
chimique du sol et de sa résistivité. Les sols diffèrent dans leur corrosivité selon le
niveau de moisissure, le pH, l’aération, la présence de contamination chimique,
l’activité microbiologique et le drainage surfacique. Les aciers inoxydables se
comportent généralement bien dans des sols variés et spécialement dans les sols
possédant une résistivité élevée, bien que quelques piqûres soient apparues dans
des sols humides peu résistifs. La présence d’espèces chimiques agressives comme
des ions chlorures mais aussi différents types de bactéries et des courants de fuite
(provoqués par des systèmes de transport de courants électriques locaux comme les
chemins de fer ou des systèmes de tramways) peuvent créer une corrosion
localisée. Le développement d’un courant de fuite peut être empêché par une
isolation électrique convenable des câbles (revêtements ou gaine) et/ou une
protection cathodique.
33
Tableau 3.8 Nuances d’acier inoxydables pour une utilisation dans
différents types de sols
Localisation typique Type de sol Nuance d’acier inoxydable
A l’intérieur des terres Cl < 500 ppm
1.4301
Résistivité >1000 [Link] 1.4404
pH > 4,5
Environnement marin – Cl < 1500 ppm
hors zone de marnage 1.4404
Résistivité >1000 [Link]
pH > 4,5
Environnement marin – Cl < 6000 ppm
dans la zone de 1.4410
Résistivité >500 [Link] 1.4547
marnage
pH > 4,5
Note :
La nuance 1.4410 est une nuance duplex et la nuance 1.4547 est une nuance super-austénitique.
Elles ne sont généralement pas utilisées dans des applications pour la construction et elles
sortent du cadre de ce document.
Le Tableau 3.9 propose une liste de points à prendre en compte. Il est possible que
tous les aspects ne conduisent pas aux meilleures dispositions du point de vue de la
résistance de la structure, et tous ne sont pas destinés à être appliqués à tous les
environnements. En particulier, dans les environnements à faible corrosivité ou
lorsqu'un entretien régulier est effectué, un grand nombre d'entre eux ne sont pas
indispensables. La Figure 3.3 illustre de bonnes et mauvaises dispositions
constructives pour ce qui concerne la durabilité.
34
Tableau 3.9 Calcul en vue de la prévention de la corrosion
Éviter d'emprisonner les impuretés
• orienter les cornières et les profils en U de sorte à réduire au minimum la possibilité de
rétention d'impuretés
• prévoir des trous d'évacuation, en s'assurant que leur dimension est suffisante pour
éviter qu'ils se bouchent
• éviter les surfaces horizontales
• spécifier une légère pente sur les raidisseurs en plat qui sont nominalement
horizontaux
• utiliser des profils tubulaires et des barres pleines (en étanchéifiant les tubes remplis de
gaz ou d'air sec lorsqu'il existe un risque de formation de condensats néfastes)
• spécifier des finitions lisses.
35
☺
Angles Angles
vifs arrondis
Soudure
décalée
36
4 CARACTÉRISTIQUES DES SECTIONS
4.1 Généralités
Les recommandations données dans les Chapitres 4 et 5 s'appliquent aux sections
transversales composées d'éléments respectant les limites dimensionnelles données
dans la Partie 4.2.
37
Tableau 4.1 Rapports largeur-épaisseur maximum
b b
a) Élément plan ou élément b/t ≤ 50
comportant un raidisseur inter-
médiaire assemblé à une âme
sur un bord et dont l'autre bord
n’est pas appuyé :
b b
c) Élément plan ou élément b/t ≤ 400
comportant un raidisseur inter-
médiaire assemblé sur ses deux
bords à des âmes ou à des
semelles :
h/t ≤ 400
Note : Les parois planes appuyées comme montré en (a) ci-dessus et possédant des
rapports b/t excédant 30 environ ainsi que les autres parois planes appuyées
différemment et possédant des rapports b/t excédant environ 75 sont susceptibles
de présenter des déformations visibles à l’état limite de service.
38
Tableau 4.2 Rapport largeur-épaisseur maximum pour les parois
comprimées
c h c c Axe de αc
c c
t t t flexion
ψf y
– fy –
Élastique Plastique
t t t
c c c
Axe de
flexion
lorsque α > 0, 5 :
c / t ≤ 320ε /(13α − 1)
2
c / t ≤ 58, 2ε c / t ≤ 26, 7ε
lorsque α ≤ 0, 5 :
c / t ≤ 29,1ε / α
235
0, 5 Nuance 1.4301 1.4401 1.4462
E
ε =
fy (MPa) 210 220 460
f y 210 000
Notes :
Pour les sections creuses, c peut être pris égal à (h-2t) or (b-2t) en toute sécurité
E = 200 000 MPa
N Ed
α = 1 1 + pour les sections symétriques par rapport à l’axe de grande inertie
2 fy c ∑ t w
39
Tableau 4.2 (suite) Rapport largeur-épaisseur maximum pour les parois
comprimées
Semelles en console
Répartition des contraintes (compression positive)
Extrémité comprimée Extrémité tendue
c + +
t
– –
c c
c
Élastique Élastique
αc αc
t + +
– –
Plastique Plastique
b b
t t
235
0, 5 Nuance 1.4301 1.4401 1.4462
E
ε =
fy (MPa) 210 220 460
f y 210 000
ε 1,03 1,01 0,698
40
Tableau 4.2 (suite) Rapport largeur-épaisseur maximum pour les parois
comprimées
Sections tubulaires
1
d / t ≤ 50ε 2 d / t ≤ 50ε 2
2
d / t ≤ 70ε 2 d / t ≤ 70ε 2
3
d / t ≤ 280ε 2 d / t ≤ 90ε 2
Note : Pour d / t > 280ε 2 voir Note : Pour d / t > 90ε 2 voir
EN 1993-1-6 EN1993-1-6
41
Les largeurs efficaces des parois de semelle comprimées peuvent être basées sur le
rapport de contraintes ψ déterminé pour la section transversale brute (ψ est défini
dans les Tableaux 4.3 et 4.4). Il convient que la largeur efficace d'une paroi d'âme
soit basée sur le rapport de contraintes ψ déterminé pour une section transversale
qui comprend, d’une part, l'aire efficace de la semelle comprimée et, d’autre part,
l'aire brute de l'âme et de la semelle tendue.
0, 772 0,125
ρ = − 2
mais ≤ 1 (4.1a)
λp λp
Parois en console formées à froid :
1 0, 231
ρ = − 2
mais ≤ 1 (4.1b)
λp λp
Parois en console soudées :
1 0, 242
ρ = − 2
mais ≤ 1 (4.1c)
λp λp
b/t
λp = (4.2)
28, 4ε kσ
où :
t est l’épaisseur appropriée
kσ est le coefficient de voilement correspondant au rapport de contraintes ψ
tiré du Tableau 4.3 ou du Tableau 4.4 selon le cas
b est la largeur appropriée définie comme suit :
b = d pour les âmes (sauf les RHS – sections creuses rectangulaires)
b = largeur de paroi pour les âmes des RHS, qui peut être prise égale
à h-2t en toute sécurité
b = b pour les semelles internes (sauf les RHS)
b = largeur de paroi pour les semelles des RHS, qui peut être prise
égale à b-2t en toute sécurité
b = c pour les semelles en console
b = h pour les cornières à ailes égales et les cornières à ailes inégales
ε est le coefficient de matériau défini dans le Tableau 4.2.
En général, l'axe neutre de la section efficace est décalé d'une distance e par rapport
à l'axe neutre de la section brute, cf. Figures 4.1 et 4.2. Il convient d’en tenir
compte lors du calcul des caractéristiques de la section transversale efficace.
42
Lorsque la section transversale est soumise à une compression axiale, les
recommandations de la Partie 5.5.2 tiennent compte du moment additionnel ∆MEd
donné par :
∆MEd =NEd eN
où eN est le décalage de l'axe neutre lorsque la section transversale est soumise à
une compression uniforme, cf. Figure 4.2.
ψ =1 :
σ1 σ2
b e1 b e2 beff = ρb
b
1 >ψ ≥ 0 :
σ1
σ2
b e1 b e2 beff = ρb
b
2 beff be2 = beff - be1
be1 =
5 −ψ
bc bt ψ < 0:
σ1
beff = ρ bc = ρb / (1-ψ)
be1 b e2 σ2
b
be1 = 0,4 beff be2 = 0,6 beff
Coefficient
de
4,0 8,2 / (1,05 + ψ) 7,81 7,81 – 6,29ψ + 9,78ψ2 23,9 5,98 (1 - ψ)2
voilement
kσ
43
Tableau 4.4 Parois comprimées en console
b eff 1 >ψ ≥ 0 :
σ1 beff = ρ c
σ2
bt bc ψ <0 :
beff = ρ bc = ρ c / (1-ψ)
σ1
σ2
b eff
ψ = σ2/σ1 1 0 -1 +1 ≥ψ ≥ − 3
Coefficient de
0,43 0,57 0,85 0,57 – 0,21ψ + 0,07ψ2
voilement kσ
b eff 1 >ψ ≥ 0 :
σ1 beff = ρ c
σ2
c
b eff ψ <0 :
σ1 beff = ρ bc = ρ c / (1-ψ)
σ2
bc bt
Coefficient
de voilement 0,43 0,578 / (ψ + 0,34) 1,70 1,7 - 5ψ + 17,1ψ2 23,8
kσ
44
Aire non
efficace
Axe
neutre Axe neutre de la
eM section efficace
Aire non
efficace
Axe
neutre Axe neutre de la
eM section efficace
Zones non
Zone non efficaces
efficace
45
également soumis à une flexion et dont le côté concave est comprimé, à moins que
ladite déformation transversale ne soit inférieure à 5% de la profondeur de la
section transversale du profil. Lorsque la déformation transversale est plus
importante, il est alors recommandé de tenir compte de la réduction de la capacité
portante, par exemple du fait d'une diminution de la longueur du bras de levier des
éléments des plages, et de l'effet potentiel de la flexion des âmes.
Il est peu probable que les rapports largeur/épaisseur des semelles des poutres
typiques en acier inoxydable soient affectés par déformation transversale des
semelles. Si nécessaire, les recommandations de l’EN 1993-1-3 pour l’acier au
carbone restent valables.
br
a a
bo
bs
be
46
b1 b2
bp,1 bp,2
b1,e1 b1,e2 b2,e1 b2,e2
a a
bs
Raidisseur intermédiaire
A s, I s
4, 2 k w E Is t3
σ cr, s = (4.3)
As 4b p2 ( 2bp + 3bs )
où :
bp est la largeur de référence de la paroi, comme indiqué sur les Figure 4.3,
4.4 et 4.5
bs est la largeur développée du raidisseur, voir Figure 4.3, 4.4 et 4.5
As est l’aire de la section transversale du raidisseur selon les Figure 4.3, 4.4
et 4.5
Is est le moment d’inertie du raidisseur selon les Figure 4.3, 4.4 et 4.5
kw est un coefficient qui tient compte du maintien partiel de rotation de la
plage raidie par les âmes ou d’autres éléments adjacents, cf. ci-dessous.
Pour le calcul de la section efficace en compression axiale, kw=1,0.
Pour deux raidisseurs de plage disposés symétriquement, il convient de déterminer
la contrainte critique de flambement élastique σ cr, s par l’expression suivante :
4, 2 k w E Is t3
σ cr, s = (4.4)
As 8b12 (3be − 4b1 )
avec :
be = 2bp,1 + bp, 2 + 2bs (4.5)
où :
bp,1 est la largeur de référence d’une paroi extérieure, comme indiqué sur la
Figure 4.4,
bp,2 est la largeur de référence de la paroi centrale, comme indiqué sur la
Figure 4.4
br est la largeur hors-tout d’un raidisseur, cf. Figure 4.3.
La valeur de kw peut être déterminée, à partir de la longueur d’onde lb de
flambement de la plage comprimée, de la façon suivante :
47
lb
si ≥ 2, k w = k wo (4.7)
sw
l 2l lb
2
si b < 2, k w = k wo − ( k wo − 1) b
− (4.8)
sw sw sw
où :
sw est la largeur de l’âme, cf. Figure 4.5.
gr bp
sw
φ hw h
b p w
bp,c c
b p,d bp
d bp
b
bp bp bp
bp,c c
Les valeurs de lb et kwo peuvent être déterminées à partir des expressions suivantes :
48
I s bp2 ( 2bp + 3bs )
lb = 3, 07 4 (4.9)
t3
sw + 2bd
k wo = (4.10)
sw + 0, 5bd
f y / γ M0
As,red = χ d As mais As, red ≤ As (4.14)
σ com,ser
où :
σcom,ser est la contrainte maximale de compression dans le raidisseur (calculée
sur la base de la section transversale efficace) pour le chargement à l’état
limite de service.
Si les âmes ne sont pas raidies, il convient de déterminer le coefficient de réduction
χ d à partir des expressions suivantes :
si λ d ≤ 0, 65 , χ d = 1, 0 (4.15)
0, 66
si λ d ≥ 1, 38 , χd = (4.17)
λd
où λ d = f y / σ cr, s .
49
froid peut être négligé en raison de l'augmentation de résistance résultant de
l'écrouissage.
L’influence des angles arrondis peut être prise en compte avec une précision
suffisante par la diminution des caractéristiques calculées pour une section
transversale similaire pourvue d'angles vifs, cf. Figure 4.6, au moyen des
expressions approchées suivantes :
Ag = Ag,sh (1 - δ) (4.18)
Ig = Ig,sh (1 - 2δ) (4.19)
Iw = Iw,sh (1 - 4δ) (4.20)
dans lesquelles :
n φj m
δ = 0, 43 ∑ r j 90 o / ∑ b p, i (4.21)
j =1 i =1
où :
Ag est l’aire de la section transversale brute
Ag,sh est la valeur de Ag pour une section transversale à angles vifs
bp,i est la largeur plane théorique de la paroi plane i pour une section
transversale à angles vifs
Ig est le moment d'inertie de flexion de la section transversale brute
Ig,sh est la valeur de Ig pour une section transversale à angles vifs
Iw est l’inertie de gauchissement de la section transversale brute
Iw,sh est la valeur de Iw pour une section transversale à angles vifs
φj est l’angle entre deux parois planes
50
bp,i
Sous réserve que les trous ne soient pas disposés en quinconce, il convient que
l'aire totale à déduire pour les trous de fixation soit la somme maximale des aires
des sections des trous dans toute section transversale perpendiculaire à l’axe de la
barre (voir plan de rupture (2) à la Figure 4.7).
Si les trous sont disposés en quinconce, il convient que l’aire totale à déduire pour
les fixations soit la plus grande des valeurs suivantes :
où :
s est le pas en quinconce, l’entraxe de deux trous consécutifs dans la ligne,
mesuré parallèlement à l’axe de la barre
p est l’entraxe des deux mêmes trous mesuré perpendiculairement à l’axe
de la barre
t est l’épaisseur
n est le nombre de trous situés sur toute la ligne diagonale ou en zigzag
s’étendant progressivement sur la largeur de la barre ou partie de la barre,
voir Figure 4.7
d0 est le diamètre du trou.
Pour les sections comme les cornières comportant des trous dans les deux ailes, il
convient de mesurer l'espacement suivant le développé du feuillet moyen, cf.
Figure 4.8.
51
Pour les cornières assemblées par une seule aile, voir Partie 6.2.
p 1
2
s s
Figure 4.8 Espacement pour une cornière comportant des trous dans les
deux ailes
L'écrouissage associé aux opérations de formage à froid (cf. Partie 3.2.2) augmente
en général la résistance de la section transversale mais il n'existe pas encore
suffisamment de données pour l'acier inoxydable permettant de formuler des
recommandations de calcul à ce sujet. Lorsqu'il est prévu d'exploiter les avantages
de l'écrouissage, il est suggéré de déterminer la résistance de la section transversale
par des essais (cf. Chapitre 9).
52
Ag f y
N pl, Rd = (4.22)
γ M0
k r A net f u
N u, Rd = (4.23)
γ M2
où :
Ag est l’aire brute
Anet est l’aire nette ou l’aire nette efficace (cf. Partie 4.6.4)
fy est la limite d’élasticité caractéristique (généralement prise comme la plus
petite limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 %, cf. Tableau 3.1)
fu est la résistance caractéristique ultime à la traction (généralement prise
comme la plus petite valeur spécifiée, cf. Tableau 3.1)
kr = [1 + 3r ( d 0 / u − 0,3)] mais kr ≤ 1, 0 (4.24)
r = [nombre de boulons dans la section transversale]/[nombre total de
boulons dans l’assemblage]
d0 est le diamètre nominal du trou de boulon
u = 2e2 mais u ≤ p2 .
53
Wel,min est le module élastique minimal de la section correspondant à la fibre
avec la contrainte élastique maximale (mais, pour les sections formées
à froid, voir la Partie 4.1)
Weff,min est le module minimal de la section efficace correspondant à la fibre
avec la contrainte élastique maximale (mais, pour les sections formées
à froid, voir la Partie 4.1).
Pour les sections transversales soumises à une flexion biaxiale, cf. Partie 4.7.6.
Vpl,Rd = Av ( f y / 3 ) / γ MO (4.30)
où :
54
Note : Il convient d’utiliser la même valeur de η pour calculer la
résistance au voilement que celle utilisée pour calculer la résistance
plastique au cisaillement
Il convient de vérifier également la résistance au voilement par cisaillement, cf.
Partie 5.4.3.
M Ed ≤ M N,Rd (4.31)
où :
MN,Rd est le moment résistant plastique de calcul réduit par l’effort normal NEd.
N Ed ≤ 0,5hw t w f y / γ M0 (4.32b)
σ x,Ed ≤ f y / γ MO (4.33)
où :
Pour les sections de Classe 4, le critère suivant doit également être vérifié :
N Ed M y, Ed + N Ed e Ny M z, Ed + N Ed e Nz
+ + ≤1 (4.34)
Aeff f y γ M 0 Weff , y, min f y γ M 0 Weff , z, min f y γ M 0
où :
Aeff est l’aire efficace de la section transversale en la supposant soumise à
une compression uniforme
Weff,min est le module de section efficace de la section transversale en supposant
celle-ci soumise uniquement au moment exercé selon l’axe approprié
eN est le décalage d’axe neutre approprié en supposant la section
transversale soumise à la seule compression.
55
Lorsque VEd excède 50 % de VRd, il convient de calculer la résistance de calcul de
la section transversale aux combinaisons de moment et d'effort normal en utilisant
pour l’aire de cisaillement une limite d’élasticité réduite (1 - ρ) fy, où
ρ = (2VSd/VRd - 1)2.
Ceci peut se faire par l'utilisation d'une limite d’élasticité améliorée, σ0, au lieu de
la limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % fy dans tous les calculs. A défaut d'une
évaluation plus détaillée impliquant éventuellement une analyse non linéaire par
éléments finis, il est recommandé d'observer les restrictions suivantes :
• Il convient que la section transversale soit de Classe 1 ou 2 telle que calculée
en utilisant σ0 au lieu de fy lors du calcul de ε dans le Tableau 4.2.
• La section transversale est soumise à une flexion autour de l'axe fort
uniquement.
• La barre concernée n'est pas soumise à une instabilité provoquée par une
forme quelconque de flambement (par flexion, par torsion, par flexion-torsion
- cf. Chapitre 5), en utilisant également σ0 dans tous les calculs.
• Les assemblages aux éléments adjacents ainsi que les éléments eux-mêmes
sont suffisamment résistants pour obtenir la résistance améliorée de l'élément.
Il convient de prêter une attention particulière à l’évaluation des exigences
concernant la résistance des assemblages.
56
5 DIMENSIONNEMENT DES BARRES
5.1 Introduction
Les vérifications de dimensionnement exigées pour les barres en acier inoxydable
sont similaires à celles exigées pour les barres en acier au carbone. Il est
recommandé de calculer les sollicitations exercées dans les barres au moyen d'une
analyse globale élastique.
Une approche de calcul possible pour la vérification aux instabilités des barres en
acier inoxydable consiste à utiliser le module tangent correspondant à la contrainte
de flambement, au lieu du module initial utilisé dans les règles concernant l'acier
au carbone. L’hypothèse de niveaux d’imperfections géométriques et dues aux
contraintes résiduelles similaires pour les barres en acier au carbone et pour celles
en acier inoxydable donne en général des résultats satisfaisants lorsqu’elle est
basée sur les vérifications validées pour l'acier au carbone. Cette approche est donc
disponible pour le concepteur. Comme elle exige néanmoins de recourir à des
techniques de résolution itératives, elle a été évitée dans ce guide, sauf dans
certains cas où elle a été utilisée pour le calcul de courbes de calcul efficaces à
utiliser avec le module initial. Au lieu de cela, l'accent a été mis sur un calibrage au
moyen de données expérimentales disponibles.
Les paragraphes suivants sont applicables pour les sections uniformes présentant
une symétrie simple, double ou ponctuelle Il convient de vérifier par des essais
appropriés la résistance des barres ne possédant pas d'axe de symétrie.
Pour les cornières attachées par une seule aile ou pour d’autres barres attachées de
manière non symétrique :
N t, Rd = N pl, Rd ≤ N u, Rd (5.1)
où les paramètres sont définis à la Partie 4.7.2, Nu,Rd étant déterminé à partir de la
Clause 6.2.3, équations 6.6, 6.7 ou 6.8 de l’EN 1993-1-1.
57
• le flambement par torsion
• le flambement par flexion-torsion.
Les profils creux circulaires et carrés ne sont pas susceptibles de présenter une
ruine due au flambement par torsion.
dans lequel :
58
ϕ = 0, 5 1 + α (λ − λ0 ) + λ 2 ( ) (5.4)
Af y Lcr 1 fy
λ= = pour les sections transversales de Classes 1, 2 et 3 (5.5a)
N cr i π E
Aeff
Aeff f y fy
L 1 A pour les sections transversales de Classe 4
λ= = cr (5.5b)
N cr i π E
où :
α est le facteur d'imperfection défini dans le Tableau 5.1
Ncr est la l’effort normal critique pour le mode de flambement approprié
fondé sur les caractéristiques de la section transversale brute
λ0 est l’élancement réduit limite défini dans le Tableau 5.1
Lcr est la longueur de flambement dans le plan de flambement considéré,
déterminé en tenant compte des conditions aux limites
i est le rayon de giration selon l’axe de flambement approprié, déterminé
en utilisant les caractéristiques de la section transversale brute.
59
Il convient de déterminer la longueur de flambement selon les principes de la
mécanique des structures en tenant compte des conditions d’appui.
Af y
λT = pour les sections transversales de Classes 1, 2 et 3 (5.6a)
N cr
Aeff f y
λT = pour les sections transversales de Classe 4 (5.6b)
N cr
où :
N cr = N cr,TF et N cr < N cr,T
où :
N cr,T est l’effort normal critique de flambement élastique par torsion
1 π 2 EI w
N cr,T = GI t + (5.7a)
io2 lT2
avec :
io2 = iy2 + iz2 + yo2 + z o2
iy et iz sont respectivement les rayon de giration de la section transversale brute
selon les axes y et z
yo et zo sont respectivement les distances entre le centre de cisaillement et le
centre de gravité de la section transversale brute selon les axes y et z
60
G est le module de cisaillement
lT est la longueur de flambement de la barre pour le flambement par torsion
(voir EN 1993-1-3)
IT est l’inertie de torsion de Saint-Venant de la section transversale brute
IW est l’inertie de gauchissement de la section transversale brute
2
y
β = 1 − o
io
Ncr,y et Ncr,z sont respectivement l’effort normal critique de flambement élastique
par flexion selon les axes y-y et z-z.
Pour une section transversale doublement symétrique, le centre de cisaillement
coïncide avec le centre de gravité. Par conséquent yo = 0 et zo = 0 et
Il est à noter que, pour les cornières, il convient de remplacer respectivement les
axes y et z dans les dispositions ci-dessus par les axes u et v.
Il est à noter que pour les barres fléchies, les effets du traînage de cisaillement et de
l'ondulation des semelles peuvent nécessiter d’être pris en compte dans le calcul,
cf. Parties 4.4.2 et 4.4.3.
5.4.2 Déversement
La possibilité de déversement peut être éliminée pour les catégories de barres
suivantes :
61
• poutres maintenues latéralement sur toute leur longueur par un
contreventement approprié
• poutres avec un élancement réduit pour le déversement (voir ci-dessous),
M
λLT ≤ 0,4 ou pour Ed ≤ 0,16 .
M cr
Pour toutes les autres catégories de barres, il convient de calculer la résistance au
déversement de la manière suivante :
où :
Wy = Wpl,y pour les sections transversales de Classe 1 ou 2
Wy = Wel,y pour les sections transversales de Classe 3
Wy = Weff,y pour les sections transversales de Classe 4
χLT est le coefficient de réduction pour le déversement, donné par
l’expression suivante :
1
χ LT = ≤ 1
[
ϕ LT + ϕ LT 2 − λ LT 2 ] 0.5
(5.9)
dans laquelle :
ϕ LT = (
0, 5 1 + α LT (λLT − 0, 4 ) + λLT
2
) (5.10)
Wy f y
λLT = (5.11)
M cr
62
1,0
0,9
LT
Coefficient de réduction χ
0,8 Déversement - sections
soudées
0,7
0,6 Déversement – sections
formées à froid
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 2,2 2,4 2,6 2,8 3,0
Élancement réduit λ LT
La résistance au voilement par cisaillement pour une poutre peut être calculée avec
l’expression :
η f yw hw t
Vb, Rd = Vbw, Rd + Vbf, Rd ≤ (5.12a)
3 γ M1
dans laquelle la contribution de l’âme est donnée par :
χ w f yw hw t
V bw, Rd = (5.12b)
3 γ M1
où :
63
Note : Il convient d’utiliser la même valeur de η pour calculer la
résistance plastique au cisaillement que celle utilisée pour calculer la
résistance au voilement.
tf
hw
tw
tf
bf a
Pour les âmes comportant des raidisseurs transversaux au niveau des appuis
seulement et pour les âmes comportant des raidisseurs longitudinaux et/ou
transversaux intermédiaires, la contribution de l'âme à χw est donnée par
l’expression suivante :
χw =η pour λ w ≤ 0,60 η (5.13a)
0 , 64 0 , 05
χw = 0 , 11 + − pour λ w > 0,60 η (5.13b)
λw λ w
2
Pour les âmes comportant des raidisseurs transversaux uniquement au niveau des
appuis, il convient de prendre le paramètre d'élancement réduit λw égal à :
hw
λw = (5.14)
86 , 4 t ε
w
Pour les âmes comportant des raidisseurs transversaux au niveau des appuis et des
raidisseurs longitudinaux et/ou transversaux intermédiaires, il convient de prendre
λw égal à :
hw
λw = (5.15)
37 , 4 t ε kτ
w
où kτ représente le plus faible coefficient de voilement pour le panneau d'âme. Pour
les âmes comportant des raidisseurs transversaux rigides et sans raidisseurs
longitudinaux ou avec plus de deux raidisseurs longitudinaux, kτ peut être obtenu
de la manière suivante :
64
où :
a est la distance entraxes des raidisseurs transversaux, voir Figure 5.3.
I sl est le moment d’inertie du raidisseur longitudinal selon l’axe z.
L’équation 5.16 s’applique également avec un ou deux raidisseurs longitudinaux,
pour un rapport d’aspect a/hw ≥ 3. Pour des plaques avec un ou deux raidisseurs
longitudinaux et un rapport d’aspect a/hw < 3, il convient de se référer à l’Annexe 3
de l’EN 1993-1-5.
bf tf2 f yf M Ed
2
Vbf, Rd = 1− (5.17)
cγ M1 M f, Rd
où :
3,5bf tf 2 f yf
c = a 0,17 + et c ≤ 0,65
t w hw 2 f yw a
fyf est la limite d’élasticité caractéristique de la semelle.
En présence d’une force axiale NEd, la valeur de Mf,Rd doit être réduite par un
facteur :
N Ed
1 − ( Af1 + Af2 ) f yf (5.18)
γ M0
où Af1 et Af2 sont respectivement les aires des semelles supérieures et inférieures.
VEd
η3 = ≤ 1,0 (5.19)
Vb, Rd
où :
VEd est la résistance plastique au cisaillement incluant l’effet de la torsion.
65
Il convient de mener la vérification d’une barre soumise à une flexion déviée et une
compression axiale à l’aide de l’expression suivante :
où :
Wz,eff est le module de la section efficace par rapport à l’axe y (Partie 4.4.1).
Il convient, si nécessaire, que les effets des actions MSd et NSd incluent les effets de
second ordre. La vérification du voilement du panneau doit être effectuée pour les
contraintes résultantes à la distance de 0,4a ou 0,5b, pour la plus faible de ces deux
valeurs, à l’extrémité du panneau où les contraintes sont les plus grandes.
A condition que η 3 (voir ci-dessous) ne dépasse pas 0,5 il n’est pas nécessaire de
réduire la résistance de calcul de la section transversale au moment fléchissant et à
l’effort axial pour tenir compte de l’effort tranchant. Si η 3 dépasse 0,5, il convient
que l’effet combiné de flexion et de cisaillement dans l’âme d’une poutre en I ou
une poutre caisson satisfasse au critère suivant :
M f,Rd M f, Rd
η1 + 1 − (2η 3 − 1)2 ≤ 1,0 pour η1 ≥ (5.21)
M pl,Rd M pl, Rd
où :
M Ed
η1 = (5.22)
M pl,Rd
VEd
η3 = (5.23)
Vbw,Rd
Les contraintes sont prises comme positives. Il convient que MSd et NSd incluent les
effets de second ordre si nécessaire.
66
Il convient de vérifier le critère donné par l’équation 5.21 à chaque section
transversale, mais il n’est pas nécessaire de le vérifier quand la distance entre la
section et l’appui intérieur est inférieur à hw/2.
Si un effort axial NSd est appliqué, il convient alors de remplacer Mpl,Rd par la
résistance plastique réduite MN,Rd d’après 6.2.9 de l’EN 1993-1-1 et il convient de
réduire Mf,Rd selon l’équation 5.18. Il convient de se référer à l’EN 1993-1-5 si
l’effort axial est si important que toute l’âme se trouve comprimée.
Pour les profils formés à froid, les recommandations pour l’acier au carbone
données dans l’EN 1993-1-3 peuvent être adoptées.
Pour les profils laminés et pour les poutres soudées, il convient d’adopter
l’approche suivante, basée sur les recommandations de l’EN 1993-1-5.
où :
Pour déterminer Leff, il convient de faire une distinction entre trois types
d'application des efforts, de la façon suivante :
67
• Efforts appliqués par l'intermédiaire d'une semelle et supportés par des efforts
tranchants exercés dans l'âme (Figure 5.4a)
• Efforts appliqués sur une semelle et transmis par l'intermédiaire de l'âme
directement à l'autre semelle (Figure 5.4b)
• Efforts appliqués par l'intermédiaire d'une semelle à proximité d'une extrémité
non raidie (Figure 5.4c)
Type a) Type b) Type c)
Fs Fs Fs
ss ss c ss
V1,S V2,S VS
2 2
h h s + c
kF = 6 + 2 w k F = 3, 5 + 2 w kF = 2 + 6 s ≤6
a a hw
45°
Fs Fs Fs Fs Fs
tf
ss ss ss ss ss=0
f yf bf
m1 = (5.25)
f yw t w
2
hw
m2 = 0,02
pour λ F > 0,5 (5.26a)
tf
68
Pour les cas a) et b) de la Figure 5.4, il convient de calculer ly ainsi :
ly (
= ss + 2 t f 1+ m1 + m 2 ) (5.27)
mais il convient que ly ne dépasse pas la distance entre les raidisseurs adjacents.
Pour le cas c) il convient de calculer ly comme la plus petite des valeurs données
par les équations 5.28 and 5.29. Toutefois, il convient de prendre la valeur ss de
l’équation 5.30, ss égale à zéro si la structure qui introduit la force ne suit pas la
pente de la poutre, cf. Figure 5.5
2
m1 le
ly = l e + t f + + m 2 (5.28)
2 t
f
ly = le + tf m1 + m 2 (5.29)
avec
0,5
χF = ≤ 1 .0 (5.32)
λF
ly t w f yw
λF = (5.33)
Fcr
t w3
Fcr = 0, 9 k F E (5.34)
hw
où :
kF est le coefficient de flambement pour différents types d'application des
charges (Figure 5.4)
Il est à noter que pour calculer m2, il convient d’estimer une valeur de λ F . Une fois
que la valeur de λ F est effectivement calculée, il peut être nécessaire de recalculer
la valeur de m2.
69
l’âme. Il convient que ces raidisseurs fassent l'objet de vérifications au flambement
et à l'écrasement de la section transversale. Les raidisseurs intermédiaires non
soumis à des efforts extérieurs ne nécessitent une vérification que pour le
flambement.
11 ε t w 11 ε t w 11 ε t w 11 ε t w
tw tw
As e As
Figure 5.6 Section transversale efficace des raidisseurs pour le
flambement
Pour les raidisseurs disposés d'un seul côté ou pour tout raidisseur asymétrique, il
convient de prendre en compte l'excentricité résultante en accord avec les
dispositions de la Partie 5.5.2.
1 f yw hw t w
N Ed = VEd − (5.35)
λw 2 3 γ M1
où :
VEd est l’effort tranchant de calcul exercé dans la barre.
Il convient que l'expression ci-dessus soit calculée en supposant que le raidisseur
concerné est retiré.
a / hw ≥ 2, I st ≥ 0, 75 hw t 3 (5.37)
70
5.4.6 Détermination des flèches
Il convient de calculer les flèches pour la combinaison pertinente d’actions à l’état
limite de service.
La flèche des poutres élastiques (c'est-à-dire celles qui ne comportent pas de rotule
plastique) peut être estimée par la résistance des matériaux, mais il convient
d'utiliser le module sécant élastique au lieu du module de Young. Le module sécant
élastique varie avec le niveau des contraintes exercées dans la poutre et des valeurs
sont données dans l'Annexe C. Ceci est une méthode simplifiée qui est exacte pour
la prévision des flèches lorsque le module sécant est basé sur la contrainte
maximale dans les éléments et lorsque cette contrainte maximale ne dépasse pas
65 % de la limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 %. A des niveaux de contraintes
plus élevées, la méthode devient très sécuritaire et il convient d’utiliser une
méthode plus exacte (par exemple la méthode qui emploie l’intégration tout le long
de l’élément).
1/ 2
235 E
ε = (5.38)
σ 210 000
où :
σ est la contrainte réelle exercée dans l'élément dans la section transversale
efficace associée
E est le module de Young.
N Ed M y, Ed M z, Ed
+ + ≤ 1 (5.39)
N Rd M y, Rd M z, Rd
où :
NEd est l’effort axial de traction dans la barre à l’endroit critique
NRd est la résistance de calcul de la barre en traction
My,Ed est le moment par rapport à l’axe fort dans la section critique
Mz,Ed est le moment par rapport à l’axe faible dans la section critique
71
My,Rd est le moment résistant par rapport à l’axe fort en l’absence d’effort axial
et qui comprend toutes les réductions éventuelles qui peuvent être dues à
l’effort tranchant (Paragraphe 4.7.4)
Mz,Rd est le moment résistant par rapport à l’axe faible en l’absence d’effort
axial et qui comprend toutes les réductions éventuelles qui peuvent être
dues à l’effort tranchant (Paragraphe 4.7.4).
5.5.2 Flexion et compression axiale
Outre la satisfaction des exigences concernant la résistance de section transversale
(cf. Partie 4.7.6) au niveau de chaque point de la longueur de la barre et des
exigences générales concernant les éléments de poutres (cf. Partie 5.4), il convient
de prendre en compte les effets d'interaction entre les charges de compression et les
moments fléchissants.
N Ed M y, Ed + N Ed e Ny
+ ky ≤1 (5.40)
( N b, Rd ) min β W, y W pl, y f y / γ M1
Pour prévenir le flambement prématuré selon l'axe faible (pour les barres
susceptibles de déverser) :
N Ed M y, Ed + N Ed e Ny
+ k LT ≤1 (5.41)
( N b, Rd ) min 1 M b, Rd
Compression axiale et moment uniaxial autour de l'axe faible :
Pour prévenir le flambement prématuré selon l'axe faible :
N Ed M z, Ed + N Ed e Nz
+ kz ≤1 (5.42)
( N b, Rd ) min β W, z W pl, z f y / γ M1
Compression axiale et moments bi-axiaux :
Il convient que toutes les barres satisfassent la condition :
N Ed M y, Ed + N Ed e Ny M z, Ed + N Ed e Nz
+ ky + kz ≤ 1 (5.43)
( N b, Rd ) min β W, y W pl, y f y / γ M1 β W, z W pl, z f y / γ M1
Les barres susceptibles de déverser doivent également vérifier :
N Ed M y, Ed + N Ed e Ny M z, Ed + N Ed e Nz
+ k LT + kz ≤ 1 (5.44)
( N b, Rd ) min 1 M b, Rd β W, z W pl, z f y / γ M1
Dans les expressions ci-dessus :
eNy et eNz sont les décalages des axes neutres lorsque la section transversale est
soumise à une compression uniforme
NEd, My,Ed et Mz,Ed sont respectivement les valeurs de calcul de l’effort de
compression et les moments maximums autour des axes y-y et z-z le long
de la barre
72
(Nb,Rd)min est la plus petite valeur de Nb,Rd pour les quatre modes de flambement
suivants : flambement pas flexion autour de l’axe y, flambement pas
flexion autour de l’axe z, flambement par torsion et flambement par
flexion-torsion (voir Parties 5.3.3. et 5.3.4)
(Nb,Rd)min1 est la plus petite valeur de Nb,Rd pour les trois modes de flambement
suivants : flambement pas flexion autour de l’axe z, flambement par
torsion et flambement par flexion-torsion (voir Parties 5.3.3. et 5.3.4)
βW,y et βW,z sont les valeurs de βW déterminées pour les axes y et z
respectivement, avec :
βW =1 pour les sections transversales de Classes 1 ou 2
= Wel/Wpl pour les sections transversales de Classe 3
= Weff/Wpl pour les sections transversales de Classe 4
Wpl,y et Wpl,z sont les modules plastiques respectivement pour les axes y et z
Mb,Rd est la résistance de déversement (cf. 5.4.2)
ky, kz, kLT sont les facteurs d’interaction
(
k y = 1,0 + 2 λ y − 0,5 ) NN Ed mais 1,2 ≤ k y ≤ 1,2 + 2
N Ed
N b, Rd, y
b, Rd, y
(
k z = 1,0 + 2 λ z − 0,5 ) (N N Ed
)
mais 1,2 ≤ k z ≤ 1,2 + 2
N Ed
(N b,Rd )min1
b, Rd min 1
k LT = 1,0
Soulignons que les Annexes Nationales peuvent donner d’autres formules
d’interaction alternatives aux équations ci-dessus.
Il est à noter que pour les cornières, les axes y et z ci-dessus peuvent être pris
respectivement comme les axes u et v axes.
73
6 DIMENSIONNEMENT DES
ASSEMBLAGES
Ceci est vrai, notamment, pour les assemblages susceptibles d’être exposés à
l'humidité en raison des conditions météorologiques, des embruns, d'une immersion
ou de la condensation, etc. Il convient d'étudier la possibilité d'éviter ou de réduire
les problèmes de corrosion associés en éloignant les assemblages de la source
d'humidité. Alternativement, il peut être possible d'éliminer la source d'humidité ;
en cas de condensation par exemple, par une ventilation appropriée ou en s'assurant
que la température ambiante à l'intérieur de la structure reste inférieure à la
température du point de rosée.
Boulon et écrou
en acier inoxydable
Rondelle isolante Rondelle en
acier inoxydable
Plaque en acier
Bague isolante inoxydable
74
Il convient de choisir avec soin des matériaux appropriés à l'environnement afin
d'éviter la corrosion par crevasses dans les assemblages boulonnés (cf.
Partie 3.7.2).
75
Il convient de noter que les déformations dues au soudage sont plus importantes
avec les aciers inoxydables austénitiques qu'avec les aciers au carbone (cf.
Partie 10.4.4). Il convient également de veiller au respect des exigences concernant
les contrôles et entretiens ultérieurs.
Les efforts de cisaillement sont transmis par pression diamétrale entre les boulons
et les pièces attachées. Aucune recommandation n'est donnée pour les assemblages
où le cisaillement est transmis par frottement (voir cependant la Partie 6.2.2).
La résistance d'une attache doit être prise égale à la plus faible des résistances des
pièces attachées (cf. Partie 6.2.3) ou des fixations (cf. Partie 6.2.4).
Pour éviter toute déformation irréversible dans les assemblages boulonnés, les
contraintes dans les boulons et dans les sections transversales nettes au niveau des
trous doivent rester inférieures à la limite d’élasticité sous la combinaison des
charges caractéristiques.
Les jeux maximum pour les trous normalisés sont les suivants :
1 mm pour les boulons M12 et M14 (M14 n’est pas une dimension normalisée)
2 mm pour les boulons M16 à M24
3 mm pour les boulons M27 et au-delà.
76
transmis ; la pince longitudinale est définie de façon similaire, mais dans la
direction de l’effort transmis.
direction de
p2
transmission
des efforts
p2 ≥1,2d o
L L ≥2,4d o
p2
p2
77
71
k1 α b f u,red d t
Fb,Rd = (6.2)
γ M2
• αd
• f ub / f u, red
• 1,0
où :
d est le diamètre du boulon
t est l’épaisseur de la pièce attachée
fu est la résistance ultime caractéristique de la pièce attachée (prise égale à
la résistance ultime minimale à la traction spécifiée dans le Tableau 3.1).
p1 1
αd = − pour les boulons intérieurs dans la direction de l’effort
3d 0 4
transmis
e2
k1 est la plus petite valeur entre 2, 8 − 1, 7 et 2,5 pour les boulons de rive
do
perpendiculairement à la direction de l’effort transmis
p2
k1 est la plus petite valeur entre 1, 4 − 1, 7 et 2,5 pour les boulons
do
intérieurs perpendiculairement à la direction de l’effort transmis
1,5 f u, red d t
Fb, Rd = (6.3)
γ M2
La résistance d’un groupe de fixations peut être prise égale à la somme des
résistances individuelles en pression diamétrale Fb,Rd, des fixations, à condition que
la résistance individuelle de calcul au cisaillement Fv,Rd de chaque fixation soit
supérieure ou égale à la résistance de calcul en pression diamétrale Fb,Rd. Sinon, il
convient de prendre la résistance d’un groupe de fixations égale au nombre de
fixations multiplié par la résistance de calcul la plus faible des fixations
considérées individuellement.
Résistance à la traction
Il convient de déterminer la résistance à la traction d’une pièce attachée sur la base
de la plus petite des valeurs suivantes :
78
Af y
N pl, Rd = (6.4)
γ M0
b) la résistance ultime de la section nette au niveau des trous de fixations
k r A net f u
N u, Rd = (6.5)
γ M2
Les cornières simples attachées par une seule rangée de boulons dans une aile
peuvent être traitées comme chargées concentriquement, et la résistance ultime
de calcul de la section nette peut être déterminée de la façon suivante :
2, 0 (e2 − 0, 5d0 ) t f u
Avec 1 boulon : N u, Rd = (6.6)
γ M2
β 2 Anet f u
Avec 2 boulons : N u, Rd = (6.7)
γ M2
β 3 Anet f u
Avec 3 boulons ou plus : N u, Rd = (6.8)
γ M2
où :
β2 et β3 sont des coefficients minorateurs dépendant de l’entraxe p1 comme
indiqué dans le Tableau 6.1. Pour des valeurs intermédiaires de p1 la
valeur de β peut être déterminée par interpolation linéaire.
Anet est l’aire nette de la cornière. Pour une cornière à ailes inégales attachée
par sa petite aile, il convient de prendre Anet égale à l’aire nette d’une
cornière équivalente à ailes égales de mêmes dimensions que la petite
aile.
79
Tableau 6.1 Coefficients réducteurs β2 et β3
Entraxe p1
Attache Coefficient ≤ 2,5d0 ≥ 5,0d0
2 boulons β2 0,4 0,7
3 boulons ou plus β3 0,5 0,7
6.2.4 Fixations
Aires résistantes
Pour les boulons tendus, l'aire à utiliser dans les calculs est égale à l’aire résistante,
As, telle que définie dans la norme de produit appropriée.
Pour les boulons soumis au cisaillement, on peut utiliser l’aire de la section de tige
lisse, plus grande, si l'on peut garantir que la partie filetée est hors du plan de
cisaillement ; il convient de prendre en compte l'éventualité que les boulons
puissent être mis en place dans un sens comme dans l’autre. Si une telle garantie ne
peut être apportée, il convient d’utiliser l’aire résistante, As.
Résistance au cisaillement
La résistance au cisaillement d'un boulon dépend du nombre de plans de
cisaillement et de leur position sur la longueur du boulon. Pour chaque plan de
cisaillement et en l'absence de traction, cette résistance peut être déterminée de la
manière suivante :
α f ub A
Fv, Rd = (6.9)
γ M2
où :
La valeur de α peut être définie dans l’Annexe Nationale. Les valeurs suivantes
sont recommandées :
- si le plan de cisaillement passe par la partie non filetée du boulon, α = 0,6
- si le plan de cisaillement passe par la partie filetée du boulon, α = 0,5.
Résistance à la traction
La résistance à la traction Ft,Rd d’un boulon est donnée par :
k 2 f ub As
Ft, Rd = (6.10)
γ M2
où :
Lorsque les fixations sont conçues pour supporter un effort de traction, il convient
qu’elles soient dimensionnées pour résister aussi à l’effort additionnel dû à l’effet
80
de levier quand ce dernier peut se produire. Des indications pour sa prise en
compte sont données l’EN 1993-1-8.
Fv, Ed Ft, Ed
+ ≤ 1, 0 (6.11)
Fv, Rd 1, 4 Ft, Rd
où Fv,Rd et Ft,Rd sont donnés ci-dessus. Il est à noter que l’effort de traction de calcul
Ft,Ed (incluant les éventuels effets de levier) n’excède pas la résistance de calcul à la
traction Ft,Rd du boulon.
81
N° du Nom du
procédé procédé
111 Soudage manuel à l’arc avec électrode enrobée
121 Soudage à l'arc sous flux en poudre avec fil-électrode
122 Soudage à l'arc sous flux en poudre avec électrode en feuillard
131 Soudage à l'arc sous protection de gaz inerte avec fil électrode fusible
(MIG)
135 Soudage à l'arc sous protection de gaz actif avec fil électrode fusible
(MAG)
137 Soudage à l'arc sous protection de gaz inerte avec fil-électrode fourré
141 Soudage à l'arc en atmosphère inerte avec électrode de tungstène (TIG)
15 Soudage au Plasma
(Les numéros des procédés sont ceux définis dans l’EN ISO 4063.)
Noter qu'il convient d'accorder une attention particulière au cas où une valeur
d'essai de la limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % serait utilisée comme base
82
de calcul (c'est-à-dire dans le cas d'un calcul selon la Clause 3.2.4(ii)). Les
producteurs d'acier inoxydable et de produits d'apport peuvent aider au choix des
produits d'apport appropriés. Il convient que le métal d'apport soit au moins aussi
noble que le métal de base.
Afin de limiter la possibilité de corrosion, il est préférable, dans tous les cas sauf
dans les environnements les plus cléments, d'éviter les soudures d'angle
discontinues ainsi que les soudures bout à bout à pénétration partielle discontinues.
En outre, il convient d’utiliser avec précaution les soudures bout à bout
discontinues dans les environnements maritimes ou terrestres très fortement
pollués.
Il convient de ne pas utiliser une soudure d'angle dans les situations donnant lieu à
une flexion autour de l'axe longitudinal de la soudure si cela provoque une traction
au niveau du talon de la soudure.
Il convient que la gorge utile, a, d'une soudure d'angle, soit prise égale à la hauteur
du plus grand triangle (à côtés égaux ou inégaux) pouvant s’inscrire à l’intérieur
des faces à souder et de la surface de la soudure, mesurée perpendiculairement au
côté extérieur de ce triangle, cf. Figure 6.3. Pour la détermination de la résistance
d’une soudure d’angle à forte pénétration, l’augmentation de la gorge peut être
prise en compte, cf. Figure 6.4, à condition que des essais préliminaires montrent
que la pénétration nécessaire peut être effectivement réalisée.
83
a a
a
a
fu
[σ┴2 + 3 (τ┴2 + τ║2)] 0,5 ≤ (6.12a)
β w γ M2
0, 9 f u
σ⊥ ≤ (6.12b)
γ M2
où :
84
τ║ est la contrainte tangente (dans le plan de la gorge) parallèle à l’axe de la
soudure
βw est pris égal à 1,0 pour toutes les Classes de résistance nominale de
l’acier inoxydable, à moins que des essais ne justifient l’utilisation de
valeurs plus faibles.
La résistance d'une soudure bout à bout à pénétration partielle peut être déterminée
comme pour une soudure d'angle à pénétration profonde. L'épaisseur de gorge
d'une soudure bout à bout à pénétration partielle peut être prise égale à la
profondeur de pénétration pouvant être effectivement réalisée et déterminée par des
essais de mode opératoire. A défaut d'essais, l'épaisseur de gorge peut être prise
égale à la profondeur de préparation moins 3 mm.
Le matériau d’apport peut avoir une résistance plus faible que celle du métal de
base. Pour les électrodes de qualité moindre, il convient de considérer que la
résistance de calcul de la soudure d’angle ou de la soudure bout à bout est basée sur
la résistance ultime du matériau d’apport (voir Tableau 6.3) avec βw pris égal à 1,0.
85
7 CALCUL DE RÉSISTANCE AU FEU
7.1 Généralités
Ce chapitre traite du dimensionnement des structures en acier inoxydable qui, pour
des raisons de sécurité globale vis-à-vis de l’incendie, doivent remplir certaines
fonctions lors d'une exposition au feu, dans le but d'éviter un effondrement
prématuré de la structure (fonction porteuse). Les recommandations ne concernent
que les méthodes de protection passive contre le feu et elles sont applicables aux
structures et nuances d'acier inoxydable qui sont dimensionnées de manière
générale en application des règles décrites dans les Chapitres 1 à 6 du présent
document.
L’EN 1991-1-2 donne les actions thermiques et mécaniques pour les structures
exposées à l’incendie. Cette situation est désignée comme une action accidentelle
dans les Eurocodes. L’EN 1990 donne les combinaisons d’actions pour les
situations de projet accidentelles et il recommande des coefficients partiels pour les
actions égaux à 1,0. L’EN 1993-1-2 recommande de prendre le coefficient partiel
de sécurité γM,fi pour le matériau égal à 1,0 pour les situations d’incendie.
g2,θ Paramètre utilisé pour calculer f2,θ , la résistance pour une déformation
totale de 2 % à la température θ, en utilisant l’expression suivante :
f2, θ = f0, 2 proof, θ + g2, θ ( f u, θ − f0, 2 proof, θ ) (7.1)
86
ku,θ Rapport entre la résistance ultime à la température θ et la résistance
ultime à 20 °C, soit f u, θ f u
87
Tableau 7.1 Coefficients de réduction pour la résistance et la rigidité et
paramètre g2,θ aux températures élevées
Température coefficient de Paramètre coefficient de coefficient de
θ (°C) réduction g2,θ réduction réduction
k0,2proof,2 ku,θ kE,θ
Nuance 1.4301
20 1,00 0,26 1,00 1,00
100 0,82 0,24 0,87 0,96
200 0,68 0,19 0,77 0,92
300 0,64 0,19 0,73 0,88
400 0,60 0,19 0,72 0,84
500 0,54 0,19 0,67 0,80
600 0,49 0,22 0,58 0,76
700 0,40 0,26 0,43 0,71
800 0,27 0,35 0,27 0,63
900 0,14 0,38 0,15 0,45
1000 0,06 0,40 0,07 0,20
1100 0,03 0,40 0,03 0,10
1200 0,00 0,40 0,00 0,00
Nuance 1.4401
20 1,00 0,24 1,00 1,00
100 0,88 0,24 0,93 0,96
200 0,76 0,24 0,87 0,92
300 0,71 0,24 0,84 0,88
400 0,66 0,21 0,83 0,84
500 0,63 0,20 0,79 0,80
600 0,61 0,19 0,72 0,76
700 0,51 0,24 0,55 0,71
800 0,40 0,35 0,34 0,63
900 0,19 0,38 0,18 0,45
1000 0,10 0,40 0,09 0,20
1100 0,05 0,40 0,04 0,10
1200 0,00 0,40 0,00 0,00
Nuance 1.4571
20 1,00 0,25 1,00 1,00
100 0,89 0,25 0,88 0,96
200 0,83 0,25 0,81 0,92
300 0,77 0,24 0,80 0,88
400 0,72 0,22 0,80 0,84
500 0,69 0,21 0,77 0,80
600 0,66 0,21 0,71 0,76
700 0,59 0,25 0,57 0,71
800 0,50 0,35 0,38 0,63
900 0,28 0,38 0,22 0,45
1000 0,15 0,40 0,11 0,20
1100 0,075 0,40 0,055 0,10
1200 0,00 0,40 0,00 0,00
Nuance 1.4462
20 1,00 0,35 1,00 1,00
100 0,91 0,35 0,93 0,96
200 0,80 0,32 0,85 0,92
300 0,75 0,30 0,83 0,88
400 0,72 0,28 0,82 0,84
500 0,65 0,30 0,71 0,80
600 0,56 0,33 0,57 0,76
700 0,37 0,40 0,38 0,71
800 0,26 0,41 0,29 0,63
900 0,10 0,45 0,12 0,45
1000 0,03 0,47 0,04 0,20
1100 0,015 0,47 0,02 0,10
1200 0,00 0,47 0,00 0,00
88
Tableau 7.1 (suite) Coefficients de réduction pour la résistance et la rigidité
et paramètre g2,θ aux températures élevées
Température Coefficient de Paramètre Coefficient de Coefficient de
θ (°C) réduction g2,θ réduction réduction
k0,2proof,2 ku,θ kE,θ
Nuance 1.4318
20 1.00 0.25 1.00 1.00
100 0.78 0.25 0.74 0.96
200 0.65 0.25 0.73 0.92
300 0.57 0.25 0.64 0.88
400 0.51 0.25 0.60 0.84
500 0.48 0.25 0.55 0.80
600 0.46 0.27 0.52 0.76
700 0.40 0.27 0.40 0.71
800 0.27 0.26 0.26 0.63
Nuance 1.4318 C850
20 1.00 0.21 1.00 1.00
100 0.86 0.24 0.71 0.91
200 0.77 0.25 0.61 0.88
300 0.69 0.24 0.60 0.84
400 0.68 0.24 0.57 0.80
500 0.65 0.25 0.53 0.76
600 0.54 0.25 0.45 0.72
700 0.40 0.26 0.34 0.67
800 0.23 0.25 0.24 0.52
900 0.11 0.25 0.10 0.35
Nuance 1.4571 C850
20 1.00 0.36 1.00 1.00
100 0.96 0.36 0.94 0.96
200 0.95 0.36 0.88 0.92
300 0.92 0.36 0.84 0.88
400 0.89 0.36 0.82 0.84
500 0.83 0.36 0.79 0.80
600 0.81 0.36 0.72 0.76
700 0.60 0.37 0.53 0.71
800 0.35 0.39 0.38 0.63
900 0.10 0.40 0.20 0.45
∆l / l =(16 + 4,79 × 10-3 θa − 1,243 × 10–6 θa2) × (θa −20) 10–6 (7.3)
où :
l est la longueur à 20 °C
∆l est la dilatation induite par la température
θa est la température de l’acier [°C]
89
ca = 450 + 0,280 × θa - 2,91 × 10-4 θa2 + 1,34 × 10–7 θa3 J/kgK (7.4)
où :
θa est définie à la Partie 7.3.1
90
Lorsque la température dans la barre n’est pas uniforme, la résistance de calcul est
donnée par l’expression :
n
Nfi,t,Rd = ∑ Ai k2,θ,i f y / γ M, fi (7.7)
i =1
où :
Ai est une aire élémentaire de la section transversale
θi est la température dans l'aire élémentaire Ai
k2,θ,i est le coefficient de réduction de la limite d’élasticité à 2 % à la
température θi (cf. Partie 7.2).
• sections transversales ouvertes, formées à froid (non soudées), par ex. profils
en U ou cornière, ou
• sections transversales creuses formées à froid (soudées en continu ou sans
soudure), par ex. profils creux circulaires ou rectangulaires.
La résistance de calcul au flambement Nb,fi,t,Rd à l'instant t d'une barre comprimée
présentant une température uniforme θa est donnée par l'expression :
Nb,fi,t,Rd = χfi Aeff k0,2proof,θ fy / γM,fi pour les sections de Classe 4 (7.9)
où :
k0,2proof,θ est le coefficient de réduction relatif à la limite d’élasticité
conventionnelle à 0,2 % à la température θ a (cf. Partie 7.2).
χfi est le coefficient de réduction pour le flambement par flexion en
situation d’incendie, donné par :
1
χ fi = mais χ fi ≤1 (7.10)
2 2
ϕθ + ϕθ − λ θ
( (
où : ϕθ = 0,5 1 + α λ θ − λ 0 + λ θ 2 ) ) (7.11)
91
0, 5
k 0 , 2 proof , θ
λθ =λ pour toutes les Classes de sections transversales (7.12)
k E , θ
où :
kE,θ est le coefficient de réduction pour le module de Young à la température
θa (cf. Partie 7.2).
Lorsque la température de la barre n'est pas uniforme, la résistance à la
compression peut être estimée, en toute sécurité, en supposant une température
uniforme égale à la température maximale dans la barre.
Dans le cas d’une ossature contreventée dans laquelle chaque étage comprend un
compartiment séparé possédant une résistance au feu suffisante, la longueur de
flambement d’un poteau continu peut être prise égale à lfi = 0,5L dans un étage
intermédiaire, et la longueur de flambement peut être prise égale à lfi = 0,7L dans
l’étage supérieur, où L représente la longueur d’épure dans l’étage concerné, voir
Figure 7.1.
lfi,4 = 0,7L4
L4
Longueur de
flambement du L3
poteau au feu
lfi,2 = 0,5L2 L2
L1
Figure 7.1 Longueurs de flambement lfi des poteaux dans les ossatures
contreventées
Mfi,θ,Rd = k2,θ [γM0 / γM,fi ] MRd pour les sections de Classe 1, 2 ou 3 (7.13)
Mfi,θ,Rd = k0,2proof,θ [γM0 / γM,fi ] MRd pour les sections de Classe 4 (7.14)
92
où :
MRd est le moment résistant plastique de la section transversale brute Mpl,Rd
(sections transversales de Classes 1 ou 2), le moment résistant élastique
de la section transversale brute Mel,Rd (sections transversales de Classe 3)
ou moment résistant efficace de la section transversale efficace Meff,Rd
(sections transversales de Classe 4) pour le calcul à température normale.
k2,θ et k0,2proof,θ sont comme définis à la Partie 7.4.3.
Dans les cas où il est nécessaire de prendre en compte les effets du cisaillement, il
convient d’utiliser la résistance réduite pour les moments comme dans le calcul à
température normale selon la Partie 4.7.6.
Le moment résistant de calcul Mfi,t,Rd à l'instant t d'une section transversale dans une
barre présentant une répartition de température non uniforme, peut être déterminée,
en se plaçant du côté de la sécurité, par l'expression suivante :
Vfi,t,Rd= k2,θ,web VRd [γM0 / γM,fi ] pour les sections de Classe 1, 2 ou 3 (7.16)
Vfi,t,Rd= k0,2proof,θ,web VRd [γM0 / γM,fi ] pour les sections de Classe 4 (7.17)
où :
VRd est la résistance au cisaillement de la section transversale brute pour le
calcul à température normale, selon la Partie 4.7.5 (pour des températures
supérieures à 400°C, il convient de prendre η égal à 1,0).
93
7.4.5 Poutres non maintenues latéralement
Il convient de déterminer le moment résistant de calcul au déversement Mb,fi,t,Rd au
temps t d’une poutre non maintenue latéralement par les expressions suivantes :
Mb,fi,t,Rd = χLT,fi Wpl,y k0,2proof,θ fy / γM,fi pour les sections de Classes 1 et 2 (7.18)
Mb,fi,t,Rd = χLT,fi Wel,y k0,2proof,θfy / γM,fi pour les sections de Classe 3 (7.19)
Mb,fi,t,Rd = χLT,fi Weff,y k0,2proof,θ fy / γM,fi pour les sections de Classe 4 (7.20)
où :
χLT,fi est le coefficient de réduction pour le déversement en situation d’incendie
de calcul, donné par :
1
χ LT, fi = mais χ LT, fi ≤1 (7.21)
ϕ LT, θ + ϕ LT, θ 2 − λ LT, θ 2
( (
et ϕ LT,θ = 0,5 1 + α LT λ LT,θ − 0,4 + λ LT,θ 2 ) ) (7.22)
94
k0,2proof,θ est le coefficient de réduction à la température θ, tel que défini à la
Partie 7.4.3
χmin,fi est le plus petit coefficient de réduction pour le flambement par flexion,
par torsion et par flexion-torsion, à la température θ, tel que défini à la
Partie 7.4.3
χmin1,fi est le plus petit coefficient de réduction pour le flambement par flexion
autour de l’axe z, par torsion et par flexion-torsion, à la température θ, tel
que défini à la Partie 7.4.3
χLT,fi est le coefficient de réduction pour le déversement à la température θ, tel
que défini à la Partie 7.4.5.
µ LT N fi, Ed
k LT =1− ≤1 (7.26)
fy
χ z,fi A k0,2proof,θ
γ M, fi
µ y N fi, Ed
ky = 1− ≤3 (7.28)
fy
χ y,fi A k0,2proof,θ
γ M, fi
µ z N fi, Ed
kz = 1− ≤3 (7.30)
fy
χ z,fi A k0,2proof,θ
γ M,fi
µz = ( 2 β M, z − 5 ) λ z, θ + 0 , 44 β M, z − 0 , 29 ≤ 0 , 8 et λ z, θ ≤ 1,1 (7.31)
(7.32)
95
Tableau 7.3 Facteur de moment uniforme équivalent, βM
Diagramme des moments Facteur de moment uniforme équivalent βM
MQ
βM,Q = 1,4
MQ
Moments provoqué par les charges
transversales dans le plan plus les
moments d’extrémités
β M = β M ,ψ +
MQ
∆M
(
β M , Q − β M ,ψ )
M1 ∆M
MQ
MQ
Am V &
∆θ a, t = h net, d ∆t (7.34)
ca ρa
où :
ca est la chaleur spécifique de l’acier inoxydable, (J/kgK), telle que donnée à
la Partie 7.3.2
96
ρa est la masse volumique de l’acier inoxydable (kg/m3), donnée dans le
Tableau 3.6 (habituellement considérée comme indépendante de la
température)
Am/V est le facteur de massiveté pour les éléments en acier non protégés
Am est la surface de l’élément par unité de longueur
V est le volume de l’élément par unité de longueur
h&net,d est la valeur de calcul du flux thermique net par unité de surface
où :
h&net, c = α c (θ g − θ a ) (7.36)
h&net, r = ϕ ε res 5 , 67 × 10 [
−8
(θ g + 273 ) 4 − (θ a + 273 ) 4 ] (7.37)
θg = 20+345log10(8t+1) (7.38)
où :
t est la durée d’exposition au feu (en minutes).
97
8 FATIGUE
Bien que des techniques d'amélioration des soudures comme le contrôle des profils,
le meulage des pieds de cordons, le grenaillage et le martelage, puissent augmenter
la résistance à la fatigue d'un assemblage, on ne dispose pas de données suffisantes
pour évaluer leurs avantages éventuels pour l'acier inoxydable. Il convient de noter
également que ces techniques nécessitent des opérations manuelles lourdes et qui
exigent des opérateurs qualifiés et expérimentés pour obtenir les meilleurs
résultats. Il convient de ne pas les considérer, sauf cas particulier, comme des
options de dimensionnement.
98
9 ESSAIS
9.1 Généralités
La réalisation d'essais sur les éléments et les matériaux en acier inoxydable peut
être exigée pour plusieurs raisons :
• si le calcul doit être basé sur les caractéristiques réelles des matériaux (cf.
Partie 3.2.4).
• si l'on veut exploiter l'amélioration de la résistance des angles formés à froid
dans les éléments (cf. Partie 3.2.2 et 4.7.1).
• si la géométrie d'un élément est telle qu'il se situe hors des limites
d’application (telles que celles données dans la Partie 4.2).
• si un certain nombre de structures ou de composants doivent être basés sur des
essais de prototypes.
• s'il est exigé de confirmer la cohérence d'une production.
99
les mêmes procédés que ceux devant être utilisés dans la structure finale. Si les
composants sont soudés, il convient que le prototype soit soudé de la même façon.
Étant donné que les aciers inoxydables peuvent présenter une anisotropie, il est
recommandé de préparer les échantillons à partir d’une tôle ou d’une feuille
disposée selon la même orientation (transversale ou parallèle au sens de laminage)
que celle prévue pour la structure finale. Si l'orientation finale est inconnue ou ne
peut être garantie, il peut s'avérer nécessaire de réaliser des essais pour les deux
directions et de prendre les résultats les plus défavorables.
Il convient de noter qu'à des niveaux de charge élevés de l'éprouvette, les effets du
fluage s’intensifient, et que ceci peut signifier que les mesures de déformation ou
de déplacement ne se stabilisent pas dans une période de temps raisonnable.
100
10 ASPECTS CONCERNANT LA
FABRICATION
10.1 Introduction
L'objet de cette partie est de souligner les aspects liés à la fabrication en acier
inoxydable à l'intention de l'ingénieur-concepteur et elle contient des
recommandations de bonne pratique. Elle permet également de donner des
éléments sur l’évaluation préliminaire à faire sur la capacité d'un atelier à effectuer
le travail.
La forme de la structure peut être imposée par la disponibilité des matériaux. Il faut
reconnaître que la gamme disponible de profils en acier inoxydable laminés à
chaud est plus limitée que pour l'acier au carbone. Ceci entraîne une utilisation plus
fréquente que la normale d'éléments formés à froid ou soudés. De même, en raison
des capacités en longueur des presses de formage, seules des longueurs
relativement faibles sont envisageables, ce qui conduit à une utilisation plus
fréquente d’assemblages de continuité. Dans la conception des détails
d’assemblages, il convient d'étudier avec soin les jeux des boulons situés à
proximité des rayons de courbure et les problèmes d'ajustage potentiels résultant
des déformations provoquées par le soudage.
101
dépendent du type de structure en acier ; des exigences spécifiques de fabrication et
de montage seront associées aux différentes classes d’exécution. Il est prévu que
l’EN 1090-2 sera soumise au vote final début 2007.
La norme appropriée pour le soudage des aciers inoxydables est l'EN 1011-3
Recommandations pour le soudage des matériaux métalliques – Soudage à l’arc
des aciers inoxydables.
102
• Il convient de prendre en compte toute exigence relative concernant la
protection de la fabrication finie au cours du transport.
10.3.1 Découpage
L'acier inoxydable est un matériau relativement coûteux par rapport à certains
autres métaux et un soin particulier doit être apporté au marquage des tôles et des
plaques afin d'éviter les gaspillages durant le découpage. Noter qu'il peut se
produire un gaspillage plus important si le matériau possède un grain poli (ou un
motif unidirectionnel) devant être conservé dans la fabrication. Les traces laissées
par certains stylos/crayons de marquage s'avèrent difficiles à éliminer, ou
provoquent des taches, si on les utilise directement sur la surface (plutôt que sur
une couche protectrice) ; il convient de vérifier que les marqueurs sont
satisfaisants.
L'acier inoxydable peut être découpé au moyen de méthodes habituelles, par ex.
cisaillage et sciage, mais la demande en puissance est supérieure à celle d’un acier
au carbone d’épaisseur similaire en raison de l'écrouissage. Dans la mesure du
possible, il convient que la découpe (et l'usinage en général) soit effectuée lorsque
le métal est à l'état recuit (adouci) afin de limiter l'écrouissage et l'usure des outils.
Pour la découpe de lignes droites, la cisaille à guillotine est largement utilisée. Les
guillotines à extrémités ouvertes permettent une découpe continue sur une plus
grande longueur que les cisailles à lames, au risque toutefois de provoquer de
légères inégalités sur le bord de coupe.
Ici encore, l’exigence de puissance pour le cintrage de l'acier inoxydable est plus
élevée que pour le cintrage de l'acier au carbone en raison de l'écrouissage
(d'environ 50 % dans le cas des aciers inoxydables austénitiques ou davantage dans
le cas des nuances duplex). En outre, l'acier inoxydable doit subir un excédent de
cintrage légèrement supérieur par rapport à l'acier au carbone afin de compenser le
retour élastique. Pour les sections transversales complexes, il est prudent de
consulter le fabricant le plus tôt possible en phase de conception.
103
La ductilité élevée de l'acier inoxydable permet de former des rayons de faible
courbure, parfois jusqu'à la moitié de l'épaisseur pour les matériaux recuits.
Cependant, il est généralement recommandé d'adopter les valeurs minimales
suivantes :
2t pour les nuances austénitiques
2,5t pour les nuances duplex
où t représente l’épaisseur du matériau.
Pour le cintrage des profils tubulaires, les recommandations suivantes peuvent être
données :
• il convient que le rapport du diamètre extérieur du tube à l'épaisseur de paroi
n'excède pas 15 (afin d'éviter un outillage coûteux).
• il convient que le rayon de cintrage (par rapport à l'axe du tube) ne soit pas
inférieur à 2,5d où d représente le diamètre extérieur.
• il convient que tout cordon de soudure soit positionné à proximité de l'axe
neutre afin de réduire les contraintes de cintrage exercées au niveau de la
soudure.
10.3.3 Trous
Les trous peuvent être réalisés par perçage ou poinçonnage. Lors du perçage,
l'attaque de l'outil doit être franche afin d'éviter l'écrouissage et ceci exige
l'utilisation de forêts bien affûtés avec des angles de dépouille corrects et des
vitesses de coupe appropriées. L'utilisation de poinçons de centrage à pointe
arrondie n'est pas recommandée étant donné qu'elle provoque l'écrouissage de la
surface. Il convient d'utiliser, soit une mèche de centrage soit, si un poinçon de
centrage est nécessaire, un poinçon du type pointe triangulaire. Des trous peuvent
être réalisés par poinçonnage dans l'acier inoxydable austénitique d'épaisseur
maximale environ 20 mm ; la résistance supérieure des nuances duplex implique
une épaisseur limite plus faible. Le diamètre minimum des trous qui pouvent être
réalisés par poinçonnage, est égal à l'épaisseur de tôle plus 2 mm. Il convient que
l'espacement minimal entre des trous poinçonnés soit égal à la moitié de leur
diamètre. Il convient d'éviter la réalisation de trous par poinçonnage dans les
environnements corrosifs en raison de l'écrouissage des bords qui en résulte.
10.4 Soudage
10.4.1 Introduction
Le soudage des aciers inoxydables austénitiques et duplex est couramment et
correctement réalisé au moyen de procédés normaux, à condition que des produits
d’apport convenables soient utilisés. La propreté générale ainsi que l'absence de
contamination sont importantes pour obtenir une bonne qualité des soudures. Il
convient d'éliminer toutes traces d'huile ou autres hydrocarbures et de crayons gras
afin d'éviter leur décomposition et le risque de contamination par le carbone. Il
convient que la soudure soit exempte de zinc, y compris celui provenant de
produits galvanisés, ainsi que de cuivre et ses alliages. (Des précautions doivent
être prises si l'on utilise des lattes supports en cuivre ; il convient de pratiquer une
rainure dans la latte au voisinage immédiat de la zone de fusion.)
Il est plus important dans l'acier inoxydable que dans l'acier au carbone de limiter
les emplacements où une corrosion par crevasses peut apparaître (cf. Partie 3.7.2).
Les défauts de soudures comme les caniveaux, les pénétrations insuffisantes, les
éclaboussures de soudure, les résidus de laitier ainsi que les amorçages imprécis,
104
constituent toutes des zones potentielles et il convient donc de les réduire au
minimum. Les amorçages imprécis ou les arcs se produisant au niveau des
connexions à la terre mal serrées, altèrent également la couche passive et peuvent
entraîner une corrosion accélérée, dégradant ainsi l'aspect d'une fabrication.
Lorsque l'aspect d'une soudure est important, il convient que l'ingénieur spécifie
des exigences concernant le profil et l'état de surface après soudage. Ceci peut
avoir une influence sur le choix du procédé de soudage ou sur le post-traitement. Il
convient également d'étudier l'emplacement de la soudure ; est-il possible
d'appliquer le post-traitement approprié après soudage ?
Il est nécessaire de contrôler l'apport thermique ainsi que les températures entre les
passes afin de limiter les déformations (cf. Partie 10.4.4) et d'éviter les problèmes
métallurgiques potentiels (cf. Partie 10.4.5).
Il convient de ne jamais autoriser les soudures de blocage d’un écrou sur le boulon
étant donné que leurs matériaux sont formulés pour la résistance et non pour le
soudage par fusion.
10.4.2 Procédés
Comme mentionné ci-dessus, les méthodes courantes de soudage par fusion
peuvent être utilisées pour l'acier inoxydable. Le Tableau 10.1 donne les
possibilités d'utilisation de différents procédés pour des gammes d'épaisseurs, etc.
Dans le soudage MIG ou TIG, il convient que le gaz de protection soit exempt de
dioxyde de carbone en raison d'une possibilité de décomposition entraînant une
contamination par le carbone et, dans le cas de nuances duplex, il convient d'éviter
également l'azote.
105
Tableau 10.1 Procédés de soudage et leur utilisation adaptée
Notes :
1) Dépend du type d’assemblage soudé utilisé.
2) Plus sensible aux conditions météorologiques que d’autres procédés et une meilleure protection
contre l’environnement est exigée.
Tous les produits d'apport de soudage doivent être conformes aux exigences
spécifiées dans l'ENV 1090 (qui va être remplacée par l’EN 1090-2). Il convient de
conserver tous les produits d'apport à l'abri des contaminations et conformément
aux instructions du fabricant.
106
Les déformations provoquées par le soudage peuvent seulement être limitées mais
pas totalement éliminées. Les dispositions suivantes peuvent être prises par le
concepteur et par le fabricant :
107
à la livraison, mais qu'elles formeront suffisamment de ferrite dans une soudure
autogène (c'est-à-dire une soudure sans métal d'apport ajouté). Même ainsi, afin de
limiter tout risque de fissuration, il est prudent de réduire au minimum les apports
thermiques, les températures entre les passes et les bridages lorsqu'on réalise des
soudures autogènes. Dans les matériaux plus épais, on ajoute un métal d'apport et
l'utilisation de produits d'apport de bonne qualité garantit la formation de la
quantité appropriée de ferrite. Il n'est normalement pas nécessaire de mesurer la
quantité précise de ferrite formée ; l'utilisation de modes opératoires et de produits
d'apport de soudage appropriés garantit l'absence de fissuration lors de la
solidification.
Il est de bonne pratique d'éliminer toutes les traces de coloration dues à la chaleur.
Cependant, une coloration jaune peut s'avérer satisfaisante lorsque l'acier
inoxydable offre une bonne marge de résistance pour l'environnement particulier.
Dans d'autres cas, ou lorsque la coloration n'est pas acceptable pour des raisons
esthétiques, elle peut être éliminée par décapage ou grenaillage aux billes de verre.
Le décapage peut être réalisé par immersion dans un bain (cf. Partie 10.6) ou au
moyen de pâtes conformément aux instructions du fabricant.
108
Le grenaillage ou le martelage de la surface d'une soudure constitue un traitement
bénéfique après soudage. Il introduit à la surface des contraintes de compression
qui améliorent la résistance à la fissuration par corrosion sous contraintes et par
fatigue, ainsi que l'aspect esthétique. Cependant, un tel traitement ne peut être
utilisé pour justifier un changement de dimensionnement à la fatigue.
Ces méthodes sont utilisées selon les besoins, en fonction du degré de résistance
mécanique et à la corrosion exigé pour le milieu considéré. Toutefois, il convient
de procéder à une vérification visuelle à toutes les étapes du soudage car elle peut
prévenir l'aggravation de nombreux problèmes au cours des opérations ultérieures
de fabrication. L'examen de surface de l'acier inoxydable est plus important que
celui de l'acier au carbone étant donné que l'acier inoxydable est avant tout utilisé
pour lutter contre la corrosion et que même un défaut de surface minime peut
exposer le matériau à un début de corrosion.
La magnétoscopie ne convient pas pour les aciers austénitiques étant donné qu’ils
sont non magnétiques. Les méthodes par ultrasons n'ont qu'une utilisation limitée
sur les soudures en raison de difficultés d'interprétation ; cependant, elles peuvent
être utilisées sur le métal de base. La radiographie gamma ne convient pas pour la
détection de fissures ou de fusion insuffisante dans les aciers inoxydables d'une
épaisseur inférieure à 10 mm.
109
combinaisons vis-écrou de classes A2-C2, A4-C4 ou A2-A4 données dans
l'EN ISO 3506.
• Dans les cas sévères, utiliser un alliage d'acier inoxydable spécial à fort taux
d’écrouissage pour un des composants, ou appliquer des revêtements
superficiels durcis.
• Utiliser des produits anti-grippage.
Noter que si l'on utilise des aciers ou des revêtements différents, il est nécessaire de
s'assurer que la résistance à la corrosion exigée est effectivement obtenue. Le
graissage des boulons est bénéfique, mais il peut entraîner une contamination par
les impuretés et poser des problèmes de stockage.
10.6 Finitions
La finition de la surface de l'acier inoxydable constitue un critère de conception
important et il convient qu'elle soit clairement spécifiée en fonction des exigences
architecturales ou fonctionnelles. Le coût augmente avec le raffinement de la
finition. C'est ici que les précautions prises antérieurement pour la manutention et
le soudage s’avèrent utiles. Une planification initiale est importante pour la
réduction des coûts. Par exemple, si la soudure entre tubes dans une main-courante
ou une balustrade est dissimulée dans un montant, il en résultera une réduction des
coûts de finition et une amélioration significative de l'aspect final de la main
courante.
Il est important de souligner une fois encore qu'il convient que la surface soit
exempte de contaminations dans la structure assemblée. Il convient d'accorder une
attention particulière à l'éventualité d'une contamination provoquée par des travaux
sur une structure en acier au carbone adjacente, particulièrement par les poussières
110
de meulage. Il convient de protéger l'acier inoxydable au moyen d'un film plastique
provisoire, ou de spécifier dans les documents contractuels un nettoyage final après
achèvement de la structure.
111
112
ANNEXE A Correspondance entre les
désignations d’acier
inoxydable
Le Tableau A.1. donne les correspondances entre les désignations de l’EN 10088 et
des normes nationales : allemandes, britanniques, françaises, italiennes, suédoises,
espagnoles et américaines.
113
Tableau A.1 Désignation de l’acier inoxydable - Correspondance entre les désignations européennes et les anciennes désignations nationales
Nuance d’acier selon l’EN 10088 Allemagne (DIN) Grande-Bretagne France Italie Suède Espagne États-Unis
Appellation N° Appellation N° BSI AFNOR UNI SIS UNE AISI UNS
X5CrNi18-10 1.4301 X5 CrNi 18 10 1.4301 304 S 15 Z 6 CN 18-09 X5 CrNi 18 10 2332 3504 304 S 30400
304 S 16 2333
304 S 31
X2CrNi19-11 1.4306 X2 CrNi 19 11 1.4306 304 S 11 Z 2 CN 18-10 X2 CrNi 18 11 2352 3503 304 L S 30403
X2CrNi18-9 1.4307 - - - - - - - -
X6CrNiTi18-10 1.4541 X6 CrNiTi 18 10 1.4541 321 S 31 Z 6 CNT 18-10 X6 CrNiTi 18 11 2337 3523 321 S 32100
X5CrNi Mo17-12-2 1.4401 X5CrNiMo 17 12 2 1.4401 316 S 31 Z 6 CND 17-11 X5 CrNiMo 17 12 2347 3534 316 S 31600
X2CrNiMo17-12-2 1.4404 X2CrNiMo 17 13 2 1.4404 316 S 11 Z 2 CND 17-12 X2 CrNiMo 17 12 2348 3533 316L S 31603
114
X2CrNiMo17-12-3 1.4432 - - - - - - -
X2CrNiMo18-14-3 1.4435 X2 CrNiMo 18 14 3 1.4435 316 S 13 Z 2 CND 17-13 X2 CrNiMo 17 13 2353 3533 316 L S 31603
X1NiCrMoCu25-20-5 1.4539 X1 NiCrMoCuN 25 20 5 1.4539 - Z 1 CNDU 25-20 2562 - 904 L N 08904
X6CrNiMoTi17-12-2 1.4571 X6 CrNiMoTi 17 12 2 1.4571 320 S 31 Z 6 CNDT 17-12 X6 CrNiMoTi 17 12 2350 3535 316 Ti S 31635
X2CrNin18-10 1.4311 X2 CrNiN 18 10 1.4311 304 S 61 Z 2 CN 18-10 Az - 2371 - 304 LN S 30453
X2CrNiMoN17-11-2 1.4406 X2 CrNiMoN 17 12 2 1.4406 316 S 62 Z 2 CND 17-12 Az - - - 316 LN S 31653
X2CrNiMoN17-13-5 1.4439 X2 CrNiMoN 17 13 5 1.4439 - - - - - 317 LMN S 31726
X1NiCrMoCuN25-20-7 1.4529 X1 NiCrMoCuN 25 20 6 1.4529 - - - - - - -
X2CrNiN18-7 1.4318 X2 CrNiN 18 7 1.4318 - - - - - 301 LN (302 LN) -
X2CrNiMoN22-5-3 1.4462 X2 CrNiMoN 22 5 3 1.4462 Duplex 2205 Z 2 CND 22-5 Az - 2377 - - S 31803
ANNEXE B Déversement des poutres
2
π 2 EI z kz I w (k z L )2 GI t
M cr = C1
k
+ ( ) (
+ C 2 z g − C3 z j 2 − C 2 z g − C3 z j )
(k z L )2 w Iz
2
π EI z
où :
C1, C2 et C3 sont des coefficients dépendant du chargement et des conditions de
maintien aux extrémités, voir les Tableaux B.1 et B.2.
It est l’inertie de torsion
Iw est l’inertie de gauchissement
Iz est le moment d’inertie de flexion autour de l’axe faible
kz et kw sont les coefficients « de longueur de flambement »
L est la longueur de la barre entre deux points de maintien latéral
zg = za - zs
za est la coordonnée du point d’application de la charge
zs est l’ordonnée du centre de cisaillement
∫ z (y + z 2 ) dA
2
zj = zs − A
2 Iy
Dans l’évaluation de zj, z est négatif pour la semelle comprimée ; zj est positif
lorsque la semelle ayant la valeur la plus élevée de Iz est comprimée au point de
moment le plus élevé. Noter que zj = 0 pour tout profil à semelles égales y compris
les profils en U ou en Z.
Pour les charges descendantes, zg est négatif pour les charges appliquées au dessus
du centre de cisaillement. Dans le cas général, zg est négatif pour les charges
agissant en direction du centre de cisaillement depuis leur point d’application.
Noter que si la charge est empêchée de se déplacer latéralement avec la poutre,
alors zg = 0.
kz = kw = 1,0
115
Le coefficient kz se réfère à la rotation d’extrémité dans le plan. Il est analogue au
rapport l/L pour une barre comprimée. Le coefficient kw se réfère au gauchissement
à l’extrémité. Sauf disposition particulière pour empêcher le gauchissement, il
convient de prendre kw égal à 1,0.
1,0 2,60 −ψ f −ψ f
ψ=-1
0,5 2,45 0,125 − 0,7ψ f −0,125 − 0,7ψ f
116
Table B.2 Valeurs des coefficients C1, C2 et C3 correspondant aux
valeurs du coefficient de longueur efficace kz : cas des charges
transversales
Chargement et Diagramme du Valeur de Valeurs des coefficients
conditions d’appui moment kz C1 C2 C3
Fléchissant
q 1,0 1,12 0,45 0,525
0,5 0,97 0,36 0,478
F 1,0 1,35 0,59 0,411
0,5 1,05 0,48 0,338
F F 1,0 1,04 0,42 0,562
0,5 0,95 0,31 0,539
Noter que les Tableaux B.1 et B.2 peuvent être utilisés seulement dans le cas des
profils en I mono-symétriques pour lesquels − 0, 9 ≤ ψ f ≤ 0, 9
où :
I fc − I ft
ψf =
I fc + I ft
avec :
Ifc est le moment d’inertie de flexion de la semelle comprimée autour de
l’axe de faible inertie de la section
Ift est le moment d’inertie de flexion de la semelle tendue autour de l’axe de
faible inertie de la section
ψ f = 0 pour les sections bi-symétriques
ψ f > 0 pour les sections mono-symétriques lorsque la grande semelle est
comprimée
ψ f < 0 pour les sections mono-symétriques lorsque la petite semelle est en
compression
Les approximations suivantes pour zj peuvent être utilisées :
hs
z j = 0, 8ψ f lorsque ψ f ≥ 0
2
hs
zj = ψf lorsque ψ f < 0
2
où :
hs est la distance entre les centres de cisaillement des semelles.
117
B.2 Cas particuliers
B.2.1 Sections bi-symétriques
Le moment critique élastique de déversement d’une poutre à section constante bi-
symétrique, zj=0, est donné par :
1/ 2
π EI z k z I w ( k z L ) 2 GI t
2 2
M cr = C1 + + (C 2 z g )2 − C2 zg
( k z L ) 2 k w I z 2
π EI z
M cr = C 1 +
(k z L ) 2 k w Iz
2
π EI z
1/ 2
π EI z I w L GI t
2 2
M cr = C 1 2
+ 2
L I z π EI z
118
ANNEXE C Caractéristiques des
matériaux pour le calcul
des flèches
Il convient de déterminer le module sécant, ES, à utiliser pour le calcul des flèches
(cf. Partie 5.4.6) pour l’élément considéré par rapport au sens de laminage. Si
l’orientation est inconnue ou ne peut être garantie, il convient alors de prendre la
valeur relative au sens longitudinal.
ES = (ES1 + ES2)/2
où :
ES1 est le module sécant correspondant à la contrainte dans la semelle tendue
ES2 est le module sécant correspondant à la contrainte dans la semelle
comprimée.
Les valeurs des modules sécants ES1 et ES2 pour l’orientation appropriée et la
contrainte de calcul de service peuvent être estimées au moyen de l’équation
suivante en utilisant les constantes données dans le Tableau C.1. Alternativement,
les valeurs pour les nuances 1.4301, 1.4401 et 1.4462 peuvent être prises dans le
Tableau C.2 en faisant appel à une interpolation linéaire si nécessaire.
E
Es,i = n
et i = 1,2
E σ i, Ed, ser
1 + 0,002
σ i, Ed, ser fy
où :
σi,Ed,ser est la contrainte de calcul de service dans la semelle tendue ou la semelle
comprimée
E = 200 000 MPa.
119
Table C.1 Valeurs des constantes à utiliser pour déterminer les
modules sécants
n
fy
Nuance Direction Direction
MPa
longitudinale transversale
1.4301 210
1.4307 200
1.4541 200 6,0 8,0
1.4318 330
1.4401 220
1.4404 220 7,0 9,0
1.4571 220
1.4362 400
5,0 5,0
1.4462 460
Table C.2 Modules sécants pour le calcul des flèches des nuances
1.4301, 1.4401 et 1.4462
Module sécant (GPa)
Taux de
Nuance 1.4301 Nuance 1.4401 Nuance 1.4462
contrainte
(σ/fy)
Direction Direction Direction Direction Toutes
longitudinale transversale longitudinale transversale directions
120
PARTIE II – EXEMPLES DE CALCUL
Cette partie donne treize exemples pour illustrer l’application des règles de calcul :
Les poutres à âme pleine traitées dans les exemples 7 et 8 sont constituées d’un
acier inoxydable de nuance duplex 1.4462. Les éléments dans les autres exemples
sont constitués d’acier inoxydable de nuances austénitiques 1.4301 ou 1.4401.
Les références dans les marges du texte des exemples de calcul sont celles des
sections et des équations ou expressions de la présente publication, sauf indication
contraire.
121
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Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’Inox
Institute of Steel Construction Sujet Exemple 1 – Poteau en profil creux circulaire
Mies-van-der-Rohe-Str. 1
52074 Aachen, Germany
Fax: +49-(0)241/ 88-20140
Client Rédigé par HS Date Juil. 2002
FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AB/IR Date Oct. 2002
Révisé par JBL Date Mars 2006
Nsd
Structure
Poteau bi-articulé à ses extrémités, longueur entre les appuis :
l = 3,50 m
Actions
Les actions permanentes et les actions variables conduisent à un effort vertical de calcul
en compression égal à :
NEd = 250 kN
Caractéristiques du matériau
Limite d’élasticité conventionnelle à 0,2% = 220 MPa. Prenons fy = 220 MPa. Tableau 3.1
E = 200 000 MPa et G = 76 900 MPa § 3.2.4
123
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Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’Inox
Institute of Steel Construction Sujet Exemple 1 – Poteau en profil creux circulaire
Mies-van-der-Rohe-Str. 1
52074 Aachen, Germany
Fax: +49-(0)241/ 88-20140
Client Rédigé par HS Date Juil. 2002
FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AB/IR Date Oct. 2002
Révisé par JBL Date Mars 2006
d
Limite de la Classe 1, ≤ 50ε 2 , par conséquent la section est de Classe 1
t
Résistance de la section transversale à la compression § 4.7.3
Pour une section transversale de Classe 1
Nc,Rd = Ag f y / γ M0 Éq. 4.25
19,5 × 220 × 10 −1
Nc,Rd = = 390 kN
1,1
Résistance au flambement par flexion § 5.3.3
Nb,Rd = χ A f y γ M1 Éq. 5.2a
ϕ (
= 0,5 1 + α (λ − λ0 ) + λ 2 ) Éq. 5.4
1
χ = ≤1
ϕ+ ϕ −λ [ 2
]
2 0, 5
Éq. 5.3
A fy
λ = Éq. 5.5a
N cr
Calcul de la charge critique élastique :
π 2 EI π 2 × 200000 × 585,3 × 10 4
N cr = = × 10 −3 = 943,1 kN
2
L cr (3,50 × 10 ) 3 2
19, 5 × 10 2 × 220
λ = = 0,67
943,1 × 10 3
En utilisant le facteur d’imperfection α = 0,49 et λ0 = 0,4 pour les sections creuses, Tableau 5.1
ϕ (
= 0,5 1 + 0,49(0,67 − 0,4) + 0,67 2 = 0,79 )
1
χ = = 0,83
[
0,79 + 0,79 2 − 0,67 2 ] 0,5
124
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Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’Inox
Institute of Steel Construction Sujet Exemple 2 – Poteau comprimé-fléchi maintenu
Mies-van-der-Rohe-Str. 1 latéralement constitué d’une section soudée en I
52074 Aachen, Germany
Fax: +49-(0)241/ 88-20140
Client Rédigé par HS Date Juil. 2002
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par Date
AB/IR Oct. 2002
Révisé par JBL Date Mars 2006
6
200
l
200
Structure
Poteau bi-articulé à ses extrémités, longueur entre les appuis :
l = 3,50 m
Excentrement de l’effort :
e = 200 mm
Actions
Les actions permanentes et les actions variables conduisent à un effort vertical de calcul
en compression égal à :
NEd = 120 kN
Analyse structurale
Le moment fléchissant maximum se produit en tête de poteau :
My,max Ed = 120 × 0,20 = 24 kN.m
Caractéristiques géométriques :
b = 200 mm tf = 6 mm Wel,y = 259,1 cm3
hw = 188 mm tw = 6 mm Wpl,y = 285,8 cm3
125
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Institute of Steel Construction Sujet Exemple 2 – Poteau comprimé-fléchi maintenu
Mies-van-der-Rohe-Str. 1 latéralement constitué d’une section soudée en I
52074 Aachen, Germany
Fax: +49-(0)241/ 88-20140
Client Rédigé par HS Date Juil. 2002
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par Date
AB/IR Oct. 2002
Révisé par JBL Date Mars 2006
Caractéristiques du matériau
Limite d’élasticité conventionnelle à 0,2% = 220 MPa. Prenons fy = 220 MPa Tableau 3.1
E = 200 000 MPa et G = 76 900 MPa § 3.2.4
126
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Institute of Steel Construction Sujet Exemple 2 – Poteau comprimé-fléchi maintenu
Mies-van-der-Rohe-Str. 1 latéralement constitué d’une section soudée en I
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FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par Date
AB/IR Oct. 2002
Révisé par JBL Date Mars 2006
12 4
= 2426,2 cm4
et
I y, eff 2426,2
Weff,y = = = 231,5 cm³
hw / 2 + t f + z ′ 18,8 / 2 + 0,6 + 0,48
ϕ (
= 0,5 1 + α λ − λ0 + λ 2( ) ) Éq. 5.4
Aeff f y
λ =
N cr
l = 350 cm (la longueur de flambement est égale à la longueur réelle)
π 2 EI π 2 × 200000 × 2591,1 × 10 4
N cr = = × 10 − 3 = 4175,2 kN
l2 350 2 × 10 2
127
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Institute of Steel Construction Sujet Exemple 2 – Poteau comprimé-fléchi maintenu
Mies-van-der-Rohe-Str. 1 latéralement constitué d’une section soudée en I
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AB/IR Oct. 2002
Révisé par JBL Date Mars 2006
31, 9 × 10 2 × 220
λ = = 0,410
4175, 2 × 10 3
En utilisant le facteur d’imperfection α = 0,49 et l’élancement initial λ 0 = 0,2 pour les
Tableau 5.1
sections en I soudées
ϕ (
= 0,5 1 + 0,49(0,410 − 0,2) + 0,410 2 ) = 0,636
1
χ = = 0,891
[
0,636 + 0,636 2 − 0,410 2 ] 0,5
120,0 24,0 × 10 6
+ 1,2 = 0,833 ≤ 1
568,46 0,81 × 285,8 × 103 × 220 / 1,1
La barre possède donc une résistance satisfaisante.
128
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VTT TECHNICAL RESEARCH
CENTRE OF FINLAND Sujet
VTT BUILDING AND TRANSPORT
Exemple 3 – Calcul d’un bac de couverture à profil
Kemistintie 3, Espoo trapézoïdal portant sur deux travées
[Link] 1805, FIN–02044 VTT, Finland
Telephone: + 358 9 4561 Client Rédigé par AAT Date Juin 2002
Fax: + 358 9 456 7003
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par JEK Date Juin 2002
Révisé par JBL/MEB Date Avril 2006
4 x 212,5 = 850
57 65
70
Les notations et la terminologie employées dans cet exemple sont tirées de la prénorme
prEN 1993-1-3:2005. Il convient de s’y référer pour disposer d’une description complète
des procédures de dimensionnement et des figures associées.
Données de calcul
129
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Exemple 3 – Calcul d’un bac de couverture à profil
Kemistintie 3, Espoo trapézoïdal portant sur deux travées
[Link] 1805, FIN–02044 VTT, Finland
Telephone: + 358 9 4561 Client Rédigé par AAT Date Juin 2002
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Révisé par JBL/MEB Date Avril 2006
bu0/2
Dimensions de la h0 = 70 mm
bsu/2
ligne d’épure : w0 = 212,5 mm
hsu
θ
bsu0/2 bu0 = 65 mm
bl 0 = 57 mm
bsu = 20 mm
h0
bsu0 = 8 mm
hsu = 6 mm
bsl0/2
bsl = 20 mm
hsl bs10 = 8 mm
bsl/2
hs1 = 6 mm
w0/2 bl0/2 Rayon intérieur des
arrondis
r = 3 mm
Inclinaison de l’âme:
h0
θ = atan = 57,1°
0 ,5(w0 − bu0 − bl 0 )
bp / t
kσ = 4 λp = = 0,684
28,4ε kσ
hsu
bsu 0 hsu t + 2hsu tsu
es = 2 = 2,23 mm
As
Fig. 4.3
( )
2
h 15t 4 bsu 0t 3 t h
3
= 2 15t 2 es + bsu 0t ( hsu − es ) 2 + 2hsu tsu su − es + 2 +
2
Is + 2 su su
2 12 12 12
= 159,53 mm4
2
b −b
bs = 2 hsu 2 + su su0 + bsu0 = 25,0 mm
2
1/ 4
2 2bp + 3bs
lb = 3,07 I sbp = 251 mm Éq. 4.9
t3
2
w0 − bu 0 − bl 0 2
sw = + h0 = 83,4 mm
2
sw + 2bd
bd = 2bp + bs kw 0 = = 1,37 Éqs. 4.10 et
sw + 0,5bd
4.11
lb sw = 3,01 Comme lb sw > 2 , k w = k w 0 = 1,37
4,2k w E I st 3
σ cr,s = = 515 MPa Éq. 4.3
As (
4bp 2 2bp + 3bs )
f yb
λd = = 0,683
σ cr,s
Comme 0,65 < λ d < 1,38, χ = 1,47 − 0,723λd = 0,98 Éq. 4.15
tred, u = χ t = 0,588 mm
131
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Exemple 3 – Calcul d’un bac de couverture à profil
Kemistintie 3, Espoo trapézoïdal portant sur deux travées
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ei = Ai =
0 0,5beff,u t
0 0,5beff,u χ t Atot = ∑A i = 87,5 mm 2
132
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Exemple 3 – Calcul d’un bac de couverture à profil
Kemistintie 3, Espoo trapézoïdal portant sur deux travées
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h0 − 0,5hsl hsltsl 3
tsl hsl / 12
h0 − hsl 0,5bsl0t 0
En alternative, les caractéristiques de la section efficace peuvent également être redéfinies prEN 1993-1-
à partir d’itérations basées sur la position de l’axe neutre de la section efficace. 3, Clause
[Link](3)
(
q = γ G G + γ QQ = 2,20 kN/m) Éq. 2.3
133
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Exemple 3 – Calcul d’un bac de couverture à profil
Kemistintie 3, Espoo trapézoïdal portant sur deux travées
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Révisé par JBL/MEB Date Avril 2006
qL2 5
M Ed = = 2,31 kNm FEd = qL = 7,96 kN
8 4
M Ed FEd M Ed FEd
= 0,716 = 0,491 + = 1,21
M c, Rd Rw, Rd M c, Rd Rw, Rd
L'interaction du moment fléchissant et de la réaction d’appui satisfait les conditions :
M Ed Fed M Ed FEd prEN 1993-
≤1 ≤1 + ≤ 1,25 1-3, Éq.
M c, Rd Rw, Rd M c, Rd Rw, Rd
6.28a-c
(G + Q) L2 § 2.3.4
M y, Ed,ser = = 1,55 kNm
8
M y,Ed,ser
σ com,Ed,ser = = 105 MPa
Wu
Les caractéristiques de la section efficace sont déterminées comme pour l’état limite
ultime, sauf que f yb est remplacé par σ com, Ed,ser et que l’épaisseur du raidisseur de
semelle n’est pas réduite.
Les résultats du calcul sont :
Largeur efficace de la semelle comprimée : La semelle est
pleinement efficace
Position de l’axe neutre lorsque l’âme est pleinement efficace : ec = 34,1 mm
Section transversale efficace de la zone comprimée de l’âme : L’âme est pleinement
efficace.
Partie efficace de l’âme : L’âme est réduite
(ρ = 0,88)
Caractéristiques de la section efficace pour une demi-onde : Atot = 86,6 mm2
ec = 34,8 mm
Itot = 63 700 mm4
Caractéristiques de section efficace par unité de largeur (1 m) I = 600 000 mm4
134
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Exemple 3 – Calcul d’un bac de couverture à profil
Kemistintie 3, Espoo trapézoïdal portant sur deux travées
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Révisé par JBL/MEB Date Avril 2006
Wu = 17 300 mm4
Wl = 17 300 mm4
Détermination de la flèche Annexe C
Module d’élasticité sécant correspondant à la valeur maximale du moment fléchissant :
M y,Ed,ser
σ1,Ed,ser = = 89,5 MPa
Wu
M y,Ed,ser
σ2,Ed,ser = = 90,8 MPa
Wl
E
Es,1 = = 199 GPa n = 7 ,0 Annexe C
n
E σ1,Ed,ser Tableau C.1
1 + 0,002
σ1,Ed,ser f yb
E
Es,2 = = 199 GPa
n
E σ 2,Ed,ser
1 + 0 ,002
σ1,Ed,ser f yb
Es ,1 + E s,2
Es,ser = = 199 GPa Annexe C
2
Vérification de la flèche :
Par simplification en se plaçant du côté de la sécurité, la variation de [Link] le long du bac
est négligée.
1 + 33
x = L = 1,22 m (position de la flèche maximale)
16
(G + Q ) L4 x x3 x4
δ = − 3 3 + 2 4 = 4,7 mm
48 Es,ser I L L L
La flèche admissible est L / 200 = 14,5 mm , par conséquent la flèche calculée est
acceptable.
135
136
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Exemple 4 – Résistance à la fatigue dans un assemblage
Kemistintie 3, Espoo soudé de tubes à sections rectangulaires
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Fax : + 358 9 456 7003
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par JEK Date Juin 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
L’EN 1993-1-9:2005 pour le calcul de la résistance à la fatigue des structures en acier est Chapitre 8
également applicable à l’acier inoxydable. Par conséquent, dans cet exemple, les
références aux chapitres et clauses renvoient à l’EN 1993-1-9:2005.
Les membrures et les diagonales dans l’assemblage sont des sections creuses
rectangulaires (RHS) de dimensions respectives 50×50×4 et 30×30×2. L’acier inoxydable
est de nuance 1.4301 avec une limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % égale à
220 MPa.
11
30
x 30 x2
x2 2
x 30
30
50x50x4
Actions
Le spectre de contraintes de fatigue dans la membrure déterminé pour la durée de vie
requise est :
Étendue de contrainte Nombre de cycles
nominale
∆σ 1 = 100 MPa n1 = 10× 103
∆σ 2 = 70 MPa
n2 = 100× 103
∆σ 3 = 40 MPa
n3 = 1000 × 103
137
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Exemple 4 – Résistance à la fatigue dans un assemblage
Kemistintie 3, Espoo soudé de tubes à sections rectangulaires
[Link] 1805, FIN–02044 VTT, Finland
Telephone : + 358 9 4561 Client Rédigé par AAT Date Juin 2002
Fax : + 358 9 456 7003
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par JEK Date Juin 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Coefficients partiels
Lorsque la structure est supposée tolérante à l’endommagement et que les conséquences Clause 3 (7),
de la ruine sont faibles, le coefficient partiel de sécurité pour la fatigue est γ Mf = 1,0 . Tableau 3.1
Le coefficient partiel pour le chargement est γ Ff = 1,0 .
Évaluation de la fatigue
L’étendue de contrainte de référence correspondant à 2 × 106 cycles sur la courbe
correspondant à la catégorie de détail 71 est :
∆σc = 71 MPa
La courbe de résistance à la fatigue pour les poutres à treillis est de pente constante m = 5 Figure 7.1
Le nombre de cycles correspondant à l’étendue de contrainte nominale ∆σ i est :
m
6 ∆σ c
Ni = 2 × 10 et
γ Mf γ Ff (k1,0 ∆σ i )
∆σ 1 = 100 MPa N1 = 47,5 × 103
∆σ 2 = 70 MPa
N 2 = 283 × 103
∆σ 3 = 40 MPa
N 3 = 4640× 103
138
Affaire n° R0SU00658 Page 3 sur 3 Rév B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
VTT TECHNICAL RESEARCH
CENTRE OF FINLAND Sujet
VTT BUILDING AND TRANSPORT
Exemple 4 – Résistance à la fatigue dans un assemblage
Kemistintie 3, Espoo soudé de tubes à sections rectangulaires
[Link] 1805, FIN–02044 VTT, Finland
Telephone : + 358 9 4561 Client Rédigé par AAT Date Juin 2002
Fax : + 358 9 456 7003
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par JEK Date Juin 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
∑
n Ei
Dd = ∑
N Ri
= Dd,i = 0,78
i
Comme le dommage cumulé est inférieur à l’unité, la durée de vie de calcul obtenue pour Clause 8(4)
la membrure est plus élevée que la durée de vie de calcul requise.
139
140
Affaire n° Feuille 1 sur 9 Rév B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
102, Route de Limours Sujet Exemple 5 – Assemblage soudé
F-78471 St Rémy Lès Chevreuse Cedex
France
Tel : +33 (0)1 30 85 25 00
Fax : +33 (0)1 30 52 75 38 Client Rédigé par IR Date Août 2002
FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
175
Élévation
Axe z
Analyse
Une approche par analyse élastique est utilisée pour calculer les sollicitations dans la EN 1993-1-8,
soudure d’angle symétrique (à angle droit et côtés égaux), pour le cas de chargement Clause 2.5
indiqué ci-dessus. Une analyse élastique de cet assemblage soudé conduit à une estimation
de sa résistance qui place du côté de la sécurité.
141
Affaire n° Feuille 2 sur 9 Rév B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
102, Route de Limours Sujet Exemple 5 – Assemblage soudé
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Fax : +33 (0)1 30 52 75 38 Client Rédigé par IR Date Août 2002
FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Les coordonnées (xc , yc , zc) d’un point du cordon de soudure sont prises par référence à
un système de coordonnées direct dont l’origine est au centre de gravité de l’assemblage
soudé, considéré comme étant dans le plan y-z. (Pour le cas présent, d’un assemblage dans
le plan y-z, on a xc = 0 partout).
Les composantes de l’effort appliqué, son excentrement et les moments résultants agissant
sur un assemblage soudé de forme générale et de centre de gravité C peuvent être
déterminés à l’aide des expressions suivantes :
Effort appliqué
N w,Ed [
= N x,Ed , N y,Ed , N z,Ed ]
Excentrement de l’effort appliqué
[
e N = e xc , e yc , e zc ] sont les coordonnées du point d’application de l’effort N w, Ed
Moments appliqués
M xc,Ed = e yc N z,Ed − e zc N y,Ed
M yc,Ed = e zc N x,Ed − e xc N z,Ed
M zc,Ed = e xc N y,Ed − e yc N x,Ed
Pour un cas général de chargement, une analyse élastique linéaire de l’assemblage donne,
au point de coordonnées (xc, yc,, zc), les composantes de sollicitation par unité de longueur
de cordon suivantes, où la dimension de la gorge est indiquée par a :
N x, Ed z c M yc, Ed y c M zc, Ed
Fwx,Ed = a + −
Aw I yc I zc
N y, Ed xc M zc, Ed zc Mxc, Ed
Fwy,Ed = a + −
Aw I zc I xc
N z, Ed y c M xc, Ed x c M yc, Ed
Fwz,Ed = a + −
Aw I xc I yc
Dans les expressions ci-dessus, l’aire résistante du cordon de soudure et les moments
d’inertie par rapport aux axes principaux de l’assemblage soudé sont donnés ci-après :
142
Affaire n° Feuille 3 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Aw =
∫ adl = ∑ a l ii pour une soudure composée d’éléments droits de longueurs li et
de gorges ai,
Ixc =
∫ a( y + z )dl
2
c
2
c
Iyc =
∫ a( x + z )dl
2
c
2
c
Izc =
∫ a( x + y )dl
2
c
2
c
Comme la gorge a est constante tout le long de l’assemblage plan, on peut écrire :
∫ dl = ∑ l ,
Aw
= i
a
Comme xc = 0,
I zc I yc I xc I yc I zc
= ∫ ( y c2 )dl , = ∫ (z c2 )dl , = ∫ ( y c2 + z c2 )dl = +
a a a a a
143
Affaire n° Feuille 4 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
où :
fvw,d est la résistance de calcul au cisaillement de la soudure
Fw,Rd est la résistance de calcul au cisaillement, par unité de longueur, d’un cordon de
soudure de gorge a.
Pour l’acier inoxydable, βw peut être pris égal à 1,0 § 6.4.2
Lorsque la méthode de calcul se base sur la détermination de la gorge appropriée,
l’expression de calcul devient :
Fw, Ed
a ≥
f vw, d
Pour le cas présent, d’un assemblage plan à soudure d’angle symétrique, cette vérification
n’est pas critique. Cependant, elle peut l’être pour les soudures à pénétration partielle dans
les assemblages chanfreinés.
Au lieu de calculer les contraintes (σ⊥, τ⊥ et τ ) dans la gorge de soudure, l’expression
équivalente suivante peut être utilisée pour un assemblage dans le plan y-z avec une
soudure d’angle symétrique :
2 2 2 2 2 2 2
2 Fw, x + 2 Fw, y + 2 Fw, z + Fw, y Cos θ + Fw, z Sin θ − 2 Fw, x Fw, y Sinθ + 2 Fw, x Fw, z Cosθ
2
fu
+ 2 Fw, y Fw, z Sinθ Cosθ ≤ a
β w γ M2
Note : Des indices simplifiés sont utilisés : Fw,x pour Fwx,Ed etc.
Dans la formule ci-dessus, l’angle θ est celui entre l’axe y et l’axe du cordon, comme
indiqué sur la figure suivante.
144
Affaire n° Feuille 5 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
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1 y y
Élément
Support θ θ 2
attaché
F w,z Fw,z Fw,x Support
Fw,x
Section 1-1 z Section 2-2
z
Axe du cordon de soudure
145
Affaire n° Feuille 6 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Note :
Un facteur de réduction est exigé pour les couvre-joints lorsque la longueur effective
totale de la soudure d’angle est supérieure à 150 a. Le facteur de réduction semblerait
moins approprié au type d’assemblage présenté ici. Cependant, en considérant, tout en se
plaçant en sécurité, la longueur totale de la soudure avec la gorge de 5 mm, on obtient :
β LW.1 = 1,2 − 0,2 L j /(150a) = 1,2 − 0,2(600) /(150 × 5) = 1,04
Prenons donc βLW.1 = 1,0 EN 1993-1-8,
On en conclut que l’utilisation d’un facteur de réduction pour la résistance de la soudure Éq. 4.9
n’est pas exigée si la gorge de soudure de 5 mm est adoptée.
146
Affaire n° Feuille 7 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Aw
=
a ds
∫
=
Aw,i
=
∑ aLw,i
=
∑ ∑
Li = ( 2 × 175 + 250) = 600 mm2/m
a a a a
La distance du centre de gravité de l’assemblage de gorge, a, constante par rapport à son
bord vertical (parallèle à l’axe z) est donnée par :
y =
∑ y (A i w,i / a)
=
∑y Li i
=
2 × (87,5 × 175) + (0 × 250)
≈ 51 mm
∑A w,i /a ∑L i
600
rc,a a
z ca = -125
125 e zc
y-y
C
125
175
z-z
Les coordonnées du point critique de l’assemblage, (a), par rapport aux axes principaux
qui passent par le centre de gravité (C) sont :
yca = + (175 − 51) = + 124 mm zca = −125 mm
Note : le point (d) pourrait aussi être choisi comme point critique potentiel, ce qui donne :
ycd = + (175 − 51) = + 124 mm zcd = +125 mm
Cependant, pour le cas de charge considéré ici, il est évident que le point (a) est le plus
critique.
147
Affaire n° Feuille 8 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
∫ ∫ ∫
= a rc 2 ds = a y c ds + a z c ds = Izc + Iyc
2 2
Ixc
Donc :
I xc
= (6,77 + 2,01) × 10 6 = 8,78 × 10 6 mm4/mm
a
Efforts et moments appliqués
Les efforts et les moments appliqués sont supposés répartis de façon uniforme sur les deux
assemblages.
Les composantes d’efforts normaux et de cisaillement appliqués à chaque assemblage
sont :
20 30
N x, Ed = − = − 10 kN, N y, Ed = + = + 15 kN,
2 2
300
N z, Ed = + = + 150 kN
2
Les moments sollicitants sont calculés en utilisant les composantes des efforts appliqués et
leurs excentrements. Ces derniers, c’est-à-dire les coordonnées du point d’application de
l’effort, sont :
exc = 0 car le point effectif d’application de l’effort est pris dans le plan y-z de
l’assemblage,
eyc = (300 − 100 + 175 − 51) = +324 mm,
ezc = −140 mm
148
Affaire n° Feuille 9 sur 9 Rév B
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
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N x, Ed z ca M yc, Ed y ca M zc, Ed
Fwx,Ed = + −
Aw / a I yc / a I zc / a
N y, Ed z ca M xc, Ed
Fwy,Ed = −
Aw / a I xc / a
N zc, Ed y ca M xc, Ed
Fwz,Ed = +
Aw / a I xc / a
En combinant les contributions des efforts et des moments selon les composantes de
sollicitation au point (a) par unité de longueur du cordon, on obtient :
Nx M M zc
x + Fw, x + Fw, x = −17 −26 −200 = −243 N/mm
yc
Fwx,Ed = Fw,
N M xc
Fwy,Ed = Fw, yy + Fw, y = +25 +722 = +747 N/mm
Nz M xc
Fwz,Ed = Fw, z + Fw, z = +250 +716 = +966 N/mm
Ces composantes de sollicitation par unité de longueur de cordon sont données pour une
gorge de 1 mm sur toute la longueur effective de l’assemblage soudé.
149
150
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40
35 100
25
70
10
9x30
Caractéristiques du matériau
La cornière et le gousset sont en acier inoxydable de nuance 1.4401 :
Limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % = 220 MPa, résistance à la traction = 530 MPa Tableau 3.1
Prenons fy = 220 MPa et fu = 530 MPa § 3.2.4
Le matériau des boulons est de classe de qualité 50.
Prenons fyb = 210 MPa et fub = 500 MPa Tableau 3.3
Coefficients partiels
Coefficient partiel pour la résistance de la section brute : γM0 = γM1 = 1,1 Tableau 2.1
Coefficient partiel pour la résistance de la section nette : γM2 = 1,25
Coefficient partiel pour la résistance des boulons au cisaillement et à la pression
diamétrale : γM2 = 1,25
151
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CECA Vérifié par FH/NB Date Oct. 2002
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Note : En compression, e2 et p1 doivent être vérifiés pour que les élancements des parois en
console et interne soient tels qu'il n'y ait pas de risque de voilement local. Ces vérifications
sont nécessaires pour la cornière et pour le gousset.
p= 35
2 trous 18mm
s = 30 s = 30
s2 30 2
Anet = Ag − t nd 0 − ∑ = 1915 − 10 ( 2 × 18) −
4p 4 × 35
= 1915 − 10(36-6,4) = 1619 mm2
152
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Le coefficient de réduction pour une cornière attachée par une aile avec une seule file de Tableau 6.1
boulons peut être utilisé, ce qui place du côté de la sécurité. Par interpolation pour plus de
trois boulons sur une file : β3 = 0,57.
Résistance ultime de calcul de la section nette de la cornière : § 6.2.3
β3 Anet f u 0,57 × 1619 × 530 Éq. 6.8
Nu,Rd = = = 391,3 kN
γ M2 1, 25 × 103
60
240
Résistance de calcul au cisaillement de bloc en considérant les boulons comme étant en
quinconce :
0,5 f u Ant f y Anv EN 1993-1-8,
Veff,2,Rd = + Clause
γ M2 3γ M0
3.10.2(3)
0,5 × 530 × (60 − 18) × 10 220 × (240 − 4 × 18) × 10 Éq. 3.10
= + = 89 + 194 = 283 kN
1,25 × 103 3 × 1,1 × 103
Résistance de calcul au cisaillement de bloc en considérant les boulons comme n’étant pas
en quinconce :
0,5 f u Ant f y Anv EN 1993-1-8,
Veff,2,Rd = + Clause
γ M2 3γ M0
3.10.2(2)
0,5 × 530 × (60 − 18 − 9) × 10 220 × (240 − 3 × 18 − 9) × 10 Éq. 3.9
= +
1,25 × 103 3 × 1,1× 103
= 70 + 204 = 274 kN
153
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Aire de la section transversale nette vers l’extrémité de la cornière passant par deux trous
en quinconce, avec s = 30 mm et p = 35 mm :
s 2t 30 2 × 10
Anet = Ag − 2d 0 t + = 2400 − 2 × 18 × 10 +
4p 4 × 35
2
= 2400 − 360 + 64 = 2104 mm
Par conséquent : Anet = 2104 mm²
Cette section transversale doit être capable de transmettre le chargement d’un boulon.
154
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Il apparaît évident qu’il n’y a pas lieu de vérifier d'autres sections transversales du gousset
car le chargement appliqué ne peut pas dépasser la résistance de calcul de la cornière elle-
même qui est inférieure à la valeur ci-dessus.
35
240
Résistance de calcul au cisaillement de bloc en considérant les boulons comme étant en EN 1993-1-8,
quinconce : Clause
f u Ant f y Anv 3.10.2(2)
Veff,1,Rd = + Éq. 3.9
γ M2 3γ M0
530 × (35 − 9) × 10 220 × ( 240 − 4 × 18 + 240 − 3 × 18 − 9) × 10
= +
1,25 × 103 3 × 1,1 × 103
= 110,2 + 398,4 = 508,6 kN
Résistance de calcul au cisaillement de bloc en considérant les boulons comme n’étant pas EN 1993-1-8,
en quinconce : Clause
f u Ant f y Anv 3.10.2(2)
Veff,1,Rd = + Éq. 3.9
γ M2 3γ M0
155
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Déformations sous les charges à l’état limite de service : la résistance réduite en pression
diamétrale fu,red est utilisée ici pour éviter des déformations excessives des trous de
boulons Éq. 6.1
fu,red = 0,5 f y + 0,6 f u ≤ f u
0,5 × 220 + 0,6 × 530 = 428 MPa < fu
e1 30
αd = = = 0,556
3d 0 3 × 18
Coefficient de réduction pour le boulon de rive (le plus proche des extrémités), où
e1 = 30 mm, p1 = 60 mm :
αb = min (α d ; f ub / f u, red ; 1, 0 )
= min (0, 556; 500 428 = 1,17; 1, 0 ) = 0, 556
e
k1 = min 2, 8 2 − 1, 7; 2, 5
d0
25
= min 2,8 − 1,7 = 2,2; 2,5 = 2,2
18
Le boulon lui même n’est pas critique en pression diamétrale, car :
fub/fur = 500/428 = 1,17 > 1,0
156
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157
158
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Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’Inox
Department of Civil and Mining Engineering Sujet Exemple 7 – Résistance au cisaillement d’une poutre en
Division of Steel Structures, University
Campus, SE-971 87 Luleå, Sweden I reconstituée soudée
Tel: +46 920 91 000
Fax: +46 920 91 913 Client Rédigé par AO Date Juin 2002
FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
FEd = 440 kN
hw
bf
1250 1250
Tableau 3.1
La poutre est réalisée avec un acier inoxydable de nuance 1.4462 laminé à chaud. § 3.2.4
fy = 460 MPa
E = 200 000 MPa
Analyse structurale
Valeurs maximales de l'effort tranchant et du moment fléchissant :
F 440
V Ed = Ed = = 220 kN
2 2
F L 440 × 2, 5
M Ed = Ed = = 275 kN.m
4 4
Coefficients partiels
γM0 = 1,1 Tableau 2.1
γM1 = 1,1
159
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Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’Inox
Department of Civil and Mining Engineering Sujet Exemple 7 – Résistance au cisaillement d’une poutre en
Division of Steel Structures, University
Campus, SE-971 87 Luleå, Sweden I reconstituée soudée
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
160
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CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
bf tf2 f yf M Ed
2
Vbf,Rd = 1− Éq. 5.17
cγ M1 M f, Rd
3, 5 bf t f2 f yf c
c = a 0,17 + mais ≤ 0,65
t w hw2 f yw a
a / hw = 1250 / 500 = 2,5 ≥ 2 , le moment d'inertie du raidisseur intermédiaire doit Éq. 5.37
donc satisfaire à la condition :
I st ≥ 0,75 hw t w3 = 0,75 × 500 × 43 = 24000 mm4 Éq. 5.37
161
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CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
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ϕ = 0,5 (1 + α (λ − λ ) + λ )
0
2 Éq. 5.4
Lcr 1 f yw
λ = Éq. 5.5a
i π E
Lcr = 0,75hw = 0,75 × 500 = 375 mm § 5.4.5
375 1 460 × 1
λ = = 0,100
8 × 10 6 π 200000
2461,42
ϕ (
= 0, 5 × 1 + 0, 49 × (0,100 − 0, 2 ) + 0,100 2 ) = 0, 481
1
χ = = 1, 05 > 1 ⇒ χ = 1, 0
[
0, 481 + 0, 481 2 − 0,100 2 ] 0, 5
Puisque Nb,Rd = Nc,Rd > NEd, le dimensionnement des raidisseurs transversaux est
satisfaisant.
162
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
La condition est :
η 1 + 1 −
M f, Rd
M pl, Rd
( 3 )
2η − 1 2 ≤ 1, 0 for η 1 ≥
M f,Rd
M pl,Rd
Éq. 5.21
où :
M Ed Éq. 5.22
η1 =
M pl, Rd
Aeff = ∑A = b t ×2 + b t
i
i f f e1 w + be2t w + (hw / 2 )t w = 6321,92 mm2
eeff =
1
Aeff ∑Ae i
i i =
1
Aeff
[ bf tf (0) + bf tf (hw + tf )] + [be1tw (0,5(be1 + tf ))
+ be2t w (0.5(hw + tf ) − be2 / 2) + (hw / 2 )t w (0,75hw + 0,5tf ) ] = 266,44 mm
163
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CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Il s'en suit donc que, pour les conditions données, la résistance de la poutre est satisfaite à
la fois vis-à-vis du cisaillement, de la flexion et de l'interaction flexion-cisaillement.
164
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CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
FEd=110 kN
500
200
1250 1250
Tableau 3.1
Le matériau est un acier inoxydable de nuance 1.4462, laminé à chaud. § 3.2.4
fy = 460 MPa
E = 200 000 MPa
Analyse structurale
Valeurs maximales de l'effort tranchant et du moment fléchissant :
FEd 110
VEd = = = 55 kN
2 2
FEd L 110 × 2, 5
MEd = = = 68, 75 kN.m
4 4
Coefficients partiels
γM0 = 1,1 Tableau 2.1
γM1 = 1,1
165
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CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
Classification de la section transversale § 4.3
235 200 Tableau 4.2
ε = = 0,698
460 210
Âme fléchie Tableau 4.2
c 500 − 2 × 2 × 4
= = 175 > 74, 8 , par conséquent l’âme est de Classe 4
tε 4 × 0, 698
Semelle comprimée Tableau 4.2
c 200 − 4 − 2 × 2 × 4
= = 11,0 ≤ 11,0 , la semelle comprimée est donc de Classe 3
tε 2 × 12 × 0,698
Par conséquent, la section transversale est de Classe 4.
où :
ss est la longueur d'appui rigide et m1 et m2 sont des paramètres adimensionnels.
f yf bf
m1 = Éq. 5.25
f yw t w
2
hw
m2 = 0,02 pour λ F > 0,5 Éq. 5.26a
t
f
m2 = 0 pour λ F ≤ 0,5 Éq. 5.26b
Pour se placer en sécurité, ss est pris égal à deux fois l’épaisseur de la plaque transmettant
l’effort transversal, c’est-à-dire 24 mm.
166
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Révisé par MEB Date Avril 2006
460 × 200 Éq. 5.25
m1 = = 50
460 × 4
2 Éq. 5.26a
500
m2 = 0,02 × = 34,72 , en supposant que λ F > 0,5
12
Éq. 5.27
ly = 24 + 2 × 12 × 1 + 50 + 34,72 = 268,90 mm
où :
N Ed M Ed + N Ed e N prEN 1993-
η1 = + ≤ 1, 0 1-5, Éq. 4.14
f y Aeff / γ M0 f y Weff / γ M0
167
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
FEd prEN 1993-
η2 = ≤ 1, 0 1-5, Éq. 6.14
f yw Leff t / γ M1
eeff =
1
Aeff ∑Ae i
i i =
1
Aeff
[ bf tf (0) + bf tf (hw + tf )] + [be1tw (0,5(be1 + tf ))
+ be2t w (0.5(hw + tf ) − be2 / 2) + (hw / 2 )t w (0,75hw + 0,5tf ) ] = 266,44 mm
168
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
68,75 × 106
η1 = = 0,129
460 × 1,270 × 106 / 1,1
110
η2 = = 0,920
119,63
0,8 × η1 + η2 = 0,8 × 0,129 + 0,920 = 1,023 < 1,4
La résistance de la poutre pour l'interaction entre la charge concentrée et le moment
fléchissant est donc satisfaisante.
169
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Division of Steel Structures, University campus, concentrées
SE-971 87 Luleå, Sweden
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FEUILLE DE CALCUL
CECA Vérifié par AT Date Oct. 2002
Révisé par MEB Date Avril 2006
On peut prendre en compte la contribution due aux semelles si celles-ci ne sont pas
entièrement mobilisées pour équilibrer le moment fléchissant. Cependant, cette
contribution est faible et ici, on se place en sécurité en la négligeant, c'est-à-dire que :
V bf, Rd = 0 .
La résistance au voilement par cisaillement peut être calculée par :
0,407 × 460 × 500 × 4
Vbw,Rd = = 196,53 kN > VEd = 55 kN
1,1× 3
La résistance de la poutre au cisaillement est donc satisfaisante.
Remarque finale
La résistance de la poutre excède la charge imposée. A noter que les raidisseurs verticaux
au droit des supports n'ont pas été vérifiés. Il conviendrait de le faire conformément à la
procédure explicitée dans l'Exemple de calcul n° 7.
170
Affaire n° OSM 466 Feuille 1 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
w
Poutre 3
Bas
A C B
RA RB
1,5 m 2,7 m
maintenu non maintenu
2,2 m
Actions
On suppose que la poutre ne supporte que la charge de la première volée d’escalier
jusqu’au palier :
Actions permanentes (G) : Charge sur les marches 1,0 kN/m2 = (1,0 × 2,2) = 2,2 kN/m
Poids propre de la poutre 0,13 kN/m
Actions variables (Q) : Charge sur les marches 4 kN/m2 = (4,0 × 2,2) = 8,8 kN/m
Cas de chargement à considérer (état limite ultime) :
∑ γ G, j G k, j + γ Q,1 Qk,1 +
j ≥1
∑
γ Q,i ψ 0,i Qk,i Éq. 2.3
i >1
Comme il y a une seule action variable (Qk,1), le dernier terme n’est pas à considérer ici.
γG, j = 1,35 (effets défavorables) § 2.3.2
γQ,1 = 1,5
Actions pondérées :
Action permanente : Charge sur les marches = 1,35 × 2,2 = 2,97 kN/m
Poids propre de la poutre = 1,35 × 0,13 = 0,17 kN/m
Action variable : Charge sur les marches = 1,5 × 8,8 = 13,2 kN/m
Analyse structurale
Réactions d’appuis :
RA + RB = (2,97 + 13,2) × 1,5 + 0,17 × 4,2
= 24,97 kN
171
Affaire n° OSM 466 Feuille 2 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
Caractéristiques du matériau
L’acier inoxydable utilisé est de nuance 1.4401
Limite d’élasticité conventionnelle à 0,2 % = 220 MPa Tableau 3.1
Prenons fy = 220 MPa § 3.2.4
E = 200 000 MPa et G = 76 900 MPa § 3.2.4
172
Affaire n° OSM 466 Feuille 3 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
c
Pour la Classe 3, ≤ 11,9ε = 12,0, la semelle en console est donc de Classe 4
t
Par conséquent, la section transversale est de Classe 4.
∆ y-y
h t 200 5
Ag × − (1 − ρ ) × c × t × h − 1650 × − (1 − 0,891) × 75 × 5 × 200 −
2 2 2 2
y = =
Aeff 1609
173
Affaire n° OSM 466 Feuille 4 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
y = 97,53 mm
h 200
Décalage de l’axe neutre, ∆y – y = −y = − 97, 53 = 2, 47 mm
2 2
Calcul de Ieff,y :
(1 − ρ )c t 3
2
h t
Ieff,y = Iy − − (1 − ρ )c t − − Aeff ∆ y − y
2
12 2 2
9,456 × 106 −
(1 − 0,891)× 75 × 53 − (1 − 0,891)× 75 × 5 × (100 − 2,5)2
Ieff,y = 12
2
− 1609 × 2,47
= 9,06 × 106 mm4
I eff, y 9, 06 × 10 6
Weff,y = = = 88, 4 × 10 3 mm3
h 200
+ ∆y-y + 2, 47
2 2
174
Affaire n° OSM 466 Feuille 5 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
Coefficients partiels
Les coefficients partiels suivants sont utilisés tout au long de cet exemple :
γM0 = 1,1 et γM1 = 1,1 Tableau 2.1
ϕLT (
= 0, 5 1 + α LT (λLT − 0, 4 ) + λLT 2 ) Éq. 5.10
175
Affaire n° OSM 466 Feuille 6 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
Wy f y
λ LT = Éq. 5.11
M cr
Détermination du moment critique de déversement (Mcr) Annexe B
1/ 2 § B.1
π 2 EI z kz I w
2
(k L )2 GI t + (C )
2
(
)
M cr = C1 + z 2 zg − C3 z j − C2 zg − C3 z j
(kz L )2 k w Iz π 2 EI z
C est un appui libre, tandis que B s’approche de l’encastrement. On considère le cas le
plus défavorable, on prend donc :
kz = kw = 1,0.
C1, C2 et C3 sont déterminés en considérant le diagramme du moment fléchissant et les
conditions d’appuis.
En utilisant le facteur d’imperfection αLT = 0,34 pour les sections formées à froid : § 5.4.2
ϕ (
= 0, 5 1 + 0, 34(0, 68 − 0, 4 ) + 0, 68 2 ) = 0,779
1
χLT = = 0,863
[
0, 779 + 0, 779 2 − 0, 68 2 ]
0, 5
176
Affaire n° OSM 466 Feuille 7 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
Flèches § 5.4.6
Cas de charge (état limite de service) : ∑ Gk , j + Qk ,1 + ∑ψ 0,iQk ,i Éq. 2.8
j ≥1 i ≥1
Comme il y a une seule action variable (Qk,1), le dernier terme n’est pas à considérer ici.
Le module sécant est utilisé dans le calcul des flèches. Il est donc nécessaire de trouver la
contrainte maximale pour les actions permanentes et variables non-pondérées.
E + ES2 Annexe C
Module sécant : ES = S1 ,
2
où :
E
E s ,i = n
et i = 1,2
E σ i ,Ed ,ser
1 + 0,002
σ i ,Ed ,ser f y
La section est de Classe 4, donc Weff est utilisé pour le calcul de la contrainte maximale
dans la poutre.
Supposons, en se plaçant en sécurité, que les contraintes dans les semelles tendue et
comprimée sont approximativement égales, c’est-à-dire ES1 = ES2.
Les constantes suivantes sont utilisées pour déterminer les modules sécants :
Pour l’acier inoxydable de nuance 1.4401, n (direction longitudinale) = 7,0 Tableau C.1
177
Affaire n° OSM 466 Feuille 8 sur 8 Rév. B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’INOX
Sujet Exemple 9 – Poutre avec semelle comprimée non
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN maintenue
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Déc. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
où x ≥ a ; δ =
waL4 2
24aES I
[
n 2m 3 − 6 m 2 + m( 4 + n 2 ) − n 2 ] Manuel de
calcul des
structures en
acier
(5ème Ed.)
avec : m = x/L et n = a/L
où : x = 1,9 m ; a = 1,5 m ; m = 1,9/4,2 = 0,452 ; n = 1,5/4,2 = 0,357
Flèche δ1, à une distance de 1,9 m de l’appui A, due aux charges partiellement réparties :
11000 × 1,5 × 42004
×
δ1 = 24 × 1500 × 197 348 × 9,06 × 106
[ ( )
0,357 2 2 × 0,4523 − 6 × 0,452 2 + 0,452 4 + 0,357 2 − 0,357 2 ]
= 7,09 mm
portée 4200
δlimite = = = 16 ,8 mm
250 250
178
Affaire n° OSM 466 Page 1 sur 8 Rév B
Nom Affaire Projet de Valorisation CECA : Utilisation de l’Inox
Sujet Exemple 10 – Résistance au feu d’un poteau comprimé
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN et fléchi
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Nov. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
y
h
Point d’application b
z z
de la charge
90 mm
y
Section A - A
A A
Poutre de plancher
2,7 m
Poteau
Actions
L'excentricité est prise égale à 90 mm + h/2, avec h : hauteur de la section. La poutre de
plancher introduit ainsi un moment de flexion autour de l’axe fort du poteau.
Les actions non pondérées sont : Action permanente : 6 kN
Action variable : 7 kN
Le poteau sera d’abord vérifié à l’état limite ultime (LC1), puis à l’état limite d’incendie
(LC2) pour une durée d’exposition au feu de 30 minutes. Les cas de charges sont les
suivants :
179
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Sujet Exemple 10 – Résistance au feu d’un poteau comprimé
Silwood Park, Ascot, Berks SL5 7QN et fléchi
Telephone : (01344) 623345
Fax : (01344) 622944 Client Rédigé par Date
SMH Août 2001
FEUILLE DE CALCUL CECA Vérifié par NRB Date Nov. 2001
Révisé par MEB Date Avril 2006
γ GA = 1,0
Des valeurs de ψ 1,1 sont données dans l’EN 1990 et ses Annexes Nationales associées
mais, en se plaçant en sécurité, on supposera pour cet exemple que ψ 1,1 = 1,0
Caractéristiques du matériau
L’acier inoxydable est de nuance 1.4401
Limite d’élasticité conventionnelle à 0,2% = 220 MPa et fu = 530 MPa Tableau 3.1
Prenons fy = 220 MPa § 3.2.4
E = 200 000 MPa et G = 76 900 MPa § 3.2.4
180
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Une analyse plus précise montre que si l’âme est de Classe 1 lorsqu’elle est comprimée,
alors la semelle est aussi de Classe 1. La section transversale est donc de Classe 1.
Coefficients partiels
Les coefficients partiels suivants sont utilisés tout au long de cet exemple pour le calcul à Tableau 2.1
l’état limite LC1 :
γM0 = 1,1
γM1 = 1,1
ϕ ( (
= 0,5 1 + α λ − λ0 + λ 2 ) ) Éq. 5.4
Pour les sections creuses soumises au flambement par flexion, α = 0,49 et Tableau 5.1
λ 0 = 0,40
ϕ (
= 0,5 1 + 0,49(1,492 − 0,4 ) + 1,492 2 ) = 1,881
1
χz = ≤1
[ 2
1,881 + 1,881 − 1,492 ]
2 0 ,5
χz = 0,3305
0,3305 × 1500 × 220
Nb,z,Rd = = 99,15 kN
1,1
(La résistance au flambement par torsion n'est pas critique pour une section rectangulaire § 5.3.1
creuse avec un rapport h/b égal à 2.)
NEd = 18,6 kN. La résistance du poteau au flambement est donc satisfaisante.
181
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ϕ (
= 0,5 1 + 0,49(0,866 − 0,4 ) + 0,866 2 ) = 0,989
1
χy = ≤ 1
[
0,989 + 0,989 2 − 0,866 2 ] 0,5
182
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(
k y = 1,0 + 2 λy − 0.5 ) NN Ed
b, Rd, y
18,6
k y = 1,0 + 2(0,866 − 0.5) = 1,07 < 1,2
204,6
Par conséquent, ky = 1,2
N Ed M y,Ed + N Ed e Ny
+ ky
( N b,Rd ) min β W,y Wpl,y f y / γ M1
(
h&net, c = α c θ g − θ a ) Éq. 7.36
où :
θg = température des gaz à proximité de la barre exposée au feu, donnée par la courbe
d’incendie normalisée:
θg = 20 + 345log10(8t + 1) Éq. 7.38
θa = température à la surface de la barre
[( )
h&net, r = ϕε res 5, 67 × 10 − 8 θ g + 273 4 − (θ a + 273)4 ] Éq. 7.37
Les données initiales pour la détermination de la température finale de l’acier sont les
suivantes :
183
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Les valeurs de facteurs de réduction à 811°C sont obtenues par interpolation linéaire. Tableau 7.1
k0,2proof,θ = 0,377
ku,θ = 0,322
kE, θ = 0,610
g2θ = 0,353
d’où :
f2,θ = 0,377 × 220 + 0,353 × (0,322 × 530 – 0,377 × 220)
= 113,9 MPa
k2,θ = 113,9/220 = 0,518
Coefficient partiel
γM,fi = 1,0 § 7.1
184
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λ z, θ [
= λ z k 0,2proof,θ k E,θ ] 0,5
= 1,492 × (0,377/0,610)0,5 = 1,173 Éq. 7.12
Pour le flambement par flexion d’un profil creux, α = 0,49 et λ 0 = 0,4 Tableau 5.1
ϕz,θ (
= 0,5 1 + 0,49(1,173 − 0,4) + 1,173 2 ) = 1,377
1
χz,fi = = 0,477
1,377 + 1,377 2 − 1,1732
Nb,fi,t,Rd = 0,477 × 1500 × 0,377 × 220/1,0 = 59,3 kN
Nfi,Ed = 13,0 kN , la résistance du poteau au flambement est satisfaisante.
Flexion composée
Pour une section transversale de Classe 1, l’expression suivante doit être satisfaite :
N fi,Ed k y M y,fi,Ed k M Éq. 7.24
+ + z z,fi,Ed ≤ 1
f M y,fi,θ,Rd M z,fi,θ,Rd
χ min,fi A g k 0,2proof,θ y
γ M,fi
dans laquelle :
µ y N fi,Ed Éq. 7.28
ky = 1− ≤ 3
fy
χ y,fi Ag k0,2,proof,θ
γ M,fi
µy = (1,2β M, y − 3)λ y,θ + 0,44 β M, y − 0,29 ≤ 0,8 Éq. 7.29
λy = 0,866 Page 4
En supposant le poteau encastré en pied, la distribution du moment fléchissant est Tableau 7.3
triangulaire et βM = 1,8
µy = (1,2 × 1,8 − 3) × 0,681 + 0,44 × 1,8 − 0,29
= −0,070
ϕy,θ (
= 0,5 1 + 0,49(0,681 − 0,4 ) + 0,6812 = ) 0,801
1
χy,fi = = 0,818
0,801 + 0,8012 − 0,6812
185
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γ Éq. 7.13
1,1
M y,fi,θ, Rd = k2,θ M0 M Rd = 0,518 × × 8,75 = 4,99 kN.m
γ 1,0
M, fi
13,0 × 103 1,009 × 1,82
+ = 0,219 + 0,368 = 0,587
220 4.99
0,477 × 1500 × 0,377 ×
1,0
0,587 < 1,00
186
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Sujet Exemple 11 – Calcul d’un bac de couverture à profil
trapézoïdal portant sur deux travées
FEUILLE DE CALCUL Client Rédigé par JG/AO Date Fév. 2006
RFCS Vérifié par GZ Date Mars 2006
70
65 57
850
w0/2
187
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Sujet Exemple 11 – Calcul d’un bac de couverture à profil
trapézoïdal portant sur deux travées
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Données
Portée L = 3,5 m
Charge q = 1,4 kN/m2
Poids propre g = 0,07 kN/m2
Épaisseur du bac t = 0,6 mm
Largeur d’appui ss = 100 mm
Limite d’élasticité fy = 0,8 × 500 = 400 MPa Tableau 3.5
Module d’élasticité E = 200 000 MPa
bs
es
ts1
bp beff,1/2
188
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Sujet Exemple 11 – Calcul d’un bac de couverture à profil
trapézoïdal portant sur deux travées
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hr
br0 hr t + 2hr trl
es = 2 = 2, 41 mm
As
Le moment d’inertie du raidisseur est calculé avec deux bandes adjacentes de largeur 15t Figure 4.3
(les termes plus petits sont négligés)
2
h t h3
I s = 2 × 15t e + br0t (hr − es ) + 2hr trl r − es + 2 rl r = 159,1 mm 4
2 2
s
2
2 12
2
b −b
bs = 2 h + r r0 + br0 = 24,97 mm
2
r
2
I sbp2 (2bp + 3bs )
lb = 3, 07 4 = 251, 0 mm Éq. 4.9
t3
2
w −b −b
sw = 0 u0 l0 + h02 = 83, 4 mm
2
bd = 2bp + bs = 70, 0 mm Éq. 4.11
sw + 2bd
k wo = = 1,37 Éq. 4.10
sw + 0,5bd
lb sw = 3, 01 > 2 Æ kw = kwo = 1,37 Éq. 4.7
4 ,2k w E I st 3
σ cr,s = = 557 ,5 MPa Éq. 4.3
As 4bp2 ( 2bp + 3bs )
fy
λd = = 0,85 Æ χ d = 1, 47 − 0, 723λd = 0,86 Éq. 4.16
σ cr,s
tred = χ d t = 0,51 mm
Une itération optionnelle permettrait d’affiner la valeur du coefficient de réduction pour le prEN 1993-
flambement du raidisseur. 1-3, clause
[Link] (3)
Distance de la semelle comprimée à l’axe neutre (âme pleinement efficace)
Atot = ∑ Ai = 84, 0 mm 2
189
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trapézoïdal portant sur deux travées
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ec =
∑ Ae i i
= 36,3 mm
Atot
eeff,c =
∑A e
eff,i eff,i
= 40, 0 mm
Aeff,tot
( ) ( )
2 1000 mm 1-3,
Rw,Rd = α t 2 f y E 1 − 0,1 r / t 0,5 + 0, 02la / t 2, 4 + (ϕ / 90 ) γ M1 Éqs. 6.20c,
0,5w0
6.19b et 6.18
Rw,Rd = 20,9 kN
190
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M Ed,ser =
( q + g ) L2
= 2, 25 kNm § 2.3.4
8
M Ed,ser
σ com,Ed,ser = = 186 MPa
Weff,min
Alors, les caractéristiques de la section efficace sont déterminées comme précédemment
mais en remplaçant fy par σcom,Ed,ser. Ces calculs ne sont pas détaillés ici mais les résultats
principaux sont :
I = 573 150 mm4
Wu = 15 866 mm3
Wl = 16 919 mm3
191
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M Ed,ser
σ 2,Ed,ser = = 133 MPa
W1
E
E s ,1 = n −1
= 199 604 MPa n = 7,0 Annexe C
E σ
Tableau C.1
1 + 0 ,002 1,Ed,ser
f y f y
E
E s ,2 = n −1
= 199 730 MPa
E σ 2,Ed,ser
1 + 0 ,002
fy fy
Es ,1 + Es,2
Es = = 199 667 MPa
2
Par simplification, on peut négliger la variation de Es le long de la barre et utiliser sa Annexe C
valeur minimale en se plaçant en sécurité, soit :
Es = Es,1 = 199 603 MPa
La flèche admissible est L/300 = 11,7 mm
1 + 33
x= L = 1, 47 m (position de la flèche maximale)
16
δ=
( g + q ) L4 x x3
−3 + 2
x4
= 10, 4 mm OK
48 Es,1 I L L3 L4
Avec un bac réalisé avec un acier de nuance 1.4401 en condition recuit, la portée doit être
réduite à 2,9 m comparativement à 3,5 m pour un matériau en condition formé à froid. En
conséquence, une couverture réalisée en acier formé à froid autorise des portées plus
grandes, ce qui signifie que le nombre de poutres ou de pannes secondaires peut être
réduit, conduisant ainsi à un coût inférieur.
192
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C/Jordi Girona, 1-3
08034, Barcelona, Spain
Tel : +34 93 401 6516
Fax : +34 93 405 4135 Client Rédigé par ER/EM Date Fév. 2006
FEUILLE DE CALCUL
RFCS Vérifié par HB Date Mars 2006
Coefficients
Coefficients partiels : γM0 = 1,1 et γM1 = 1,1 Tableau 2.1
Coefficients partiels pour actions : γG = 1,35 (charges permanentes) et γQ = 1,5 § 2.3.2
(charges variables)
Actions
Actions permanentes (G) : 2 kN/m2
Actions variables (Q) : 3 kN/m2
Cas de chargement à considérer à l’état limite ultime :
q* = ∑ γ G, jG k, j + γ Q,1Q k,1 = 7,2 kN / m Éq. 2.3
j
Analyse structurale
Réactions d’appuis (effort tranchant de calcul)
q* × 4
V Ed = = 14,4 kN
2
Moment fléchissant de calcul
q* × 4 2
M Ed = = 14,4 kNm
8
Caractéristiques de matériau
Limite d’élasticité fy = 500 MPa Tableau 3.5
Module d’élasticité E = 200 000 MPa § 3.2.4
Module de cisaillement G = 76900 MPa § 3.2.4
193
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z
b
c h = 160 mm
b = 125 mm
h c = 30 mm
y y t = 5 mm
r = 5 mm
r
t
194
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hauteur de section :
u = 2,55 mm < 0,05h = 8 mm, par conséquent, la déformation transversale des semelles
peut être négligée.
196
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ya
c eff
yb
ya = 4,01 mm
yb = 18,27 mm
Is = 21211,8 mm4
Calcul de la rigidité du support élastique par unité de longueur
Et 3 1 prEN 1993-1-
K1 = = 2,487 MPa
( )
4 1 − υ b1 hw + b1 + 0,5b1b2 hw k f
2 2 3 3, Éq. 5.10b
197
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1
χ LT = ≤ 1
[
ϕ LT + ϕ LT 2 − λ LT 2 ]
0 ,5 Éq. 5.9
( (
ϕLT = 0,5 1 + α LT λLT − 0,4 + λLT 2 ) ) Éq. 5.10
Wy,eff f y
λ LT = Éq. 5.11
M cr
αLT = 0,34 pour des sections formées à froid
Calcul du moment critique au déversement de la poutre
198
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1/ 2 Annexe B,
π 2 EI z k z
2
I w (k z L )2 GI t
M cr = C1 + (
+ C 2 z g − C3z j )
2
(
− C 2 z g − C3z j ) § B.1
(k z L )2 k w Iz π 2 EI z
Pour une poutre simplement appuyée soumise à une charge uniformément répartie : C1 =
1,12, C2 = 0,45 et C3 = 0,525.
On considère des conditions normales de maintien à chaque extrémité : kz = kw = 1
zj = 0 pour une section transversale à semelles égales
zg = za-zs = h/2 = 80 mm
za est la position du point d’application de la charge
zs est la position du centre de cisaillement
yG = 45,34 mm (distance entre l’axe de l’âme et le centre de gravité)
Iz,sh = 4,274×106 mm4
It,sh = 18,02×103 mm4
Iw,sh = 23,19×109 mm6
Iz = Iz,sh (1 - 2δ) = 4,103×106 mm4
It = It,sh (1 - 2δ) = 17,30×103 mm4
Iw = Iw,sh (1 - 4δ) = 21,33×109 mm6
Note : L’expression utilisée pour déterminer la torsion non uniforme est obtenue à partir
de Wei-Wen You, “Cold-Formed Steel Design”, Annexe B-Torsion
1/ 2
π 2 EI z k z I w (k z L )2 GI t
2
Alors, M cr = C1 + + C2zg ( ) 2
( )
− C 2 z g = 33,74 kNm
(k z L )2 k w Iz π 2 EI z
Wy,eff ,sup f y
λ LT = = 1,17 (Wy,eff, sup = 92,39×103 mm3, semelle comprimée)
M cr
(
ϕ LT = 0,5 1 + α LT (λLT − 0,4) + λLT 2 = 1,315 )
1
χ LT = = 0,522
[
ϕ LT + ϕ LT 2 − λ LT 2 ] 0, 5
199
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Sujet Exemple 13 – Ferme en treillis constituée de profils
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Il conviendrait de dimensionner les noeuds soudés selon le § 6.3 mais ceci n’est pas
traité dans cet exemple.
Recuit : membrure inférieure 100×60×4, membrure supérieure 80×80×5, montants verticaux 60×60×5
diagonales de la gauche vers le milieu : 50×50×3, 50×50×3, 40×40×3, 40×40×3, 40×40×3,40×40×3,
40×40×3.
CP460 : membrure inférieure 60×40×4, membrure supérieure 70×70×4, montants verticaux 60×60×5,
toutes les diagonales 40×40×3.
201
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Actions
Il est supposé que la charge de neige, le poids propre de la verrière et de son ossature et le
poids propre de la ferme sont assimilables à une charge uniformément répartie :
Charges permanentes (G) : Action de la verrière et de son ossature 1 kN/m2
Poids propre de la ferme (WINRAMI détermine le poids)
Actions variables (Q) : Charge de neige 2 kN/m2
Cas de charge 1 à considérer (état limite ultime) : ∑γ
j
G, j Gk, j + γ Q,1 Qk,1 Éq. 2.3
Diagonale, barre 31
Recuit : 50×50×3mm, CP460 : 40×40×3 mm
Nc,Ed = -65,9 kN, Nc,fire,Ed = -21,7 kN
202
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Caractéristiques du matériau
Acier de nuance 1.4301
Recuit : fy = 220 MPa fu = 550 MPa E = 200 000 MPa Tableau 3.1
CP460 : fy = 460 MPa fu = 650 MPa E = 200 000 MPa § 3.2.4
CP460
Barre 0 : A= 695 mm Wpl,y= 13,16·1000 mm3
Barre 5 : A=1015 mm2 Iy=72,12·104 mm4 iy=26,7 mm Wpl,y = 24,76·103 mm3
203
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Recuit : Npl,Rd = 1175 mm2×220 MPa / 1,1 = 235 kN > 142,2 kN OK.
CP460 : Npl,Rd = 695 mm2×460 MPa / 1,1 = 290 kN > 142,2 kN OK.
Recuit :
k 0,2 proof,θ = 0,27-23/100×(0,27-0,14) = 0,240 § 7.2
f 0,2proof,θ = 0,240×220 MPa = 52,8 MPa Tableau 7.1
g 2,θ = (0,35 -23/100× (0,35 – 0,38) = 0,357
f u,θ = ( 0,27- 23/100× (0,27-0,15)) ×550 MPa = 133,3 MPa
f 2,θ = 52,8 MPa + 0,357×(133,3 – 52,8) MPa = 81,5 MPa Éq. 7.1
k 2,θ = 81,5/220 = 0,37
204
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CP460 :
k 0,2proof,θ = 0,23-23/100× (0,23-0,11) = 0,202 § 7.2
f 0,2proof,θ = 0,202×460 MPa = 93,1 MPa Tableau 7.1
g 2,θ = 0,25
f u,θ = (0,24 - 23/100× (0,24-0,10)) ×650 MPa = 135,1 MPa
f 2,θ = 93,1 MPa + 0,25×(135,1 – 93,1) MPa = 103,6 MPa Éq. 7.1
k 2,θ = 103,6 /460 = 0,225
Recuit :
Lcr 1 1253 1 Éq. 5.5a
λ= ( f y / E) = (220 / 200000) = 0,696
i π 19 π
ϕ = 0,5(1 + α (λ − λ 0 ) + λ2 ) = 0,5(1+0,49(0,696-0,4)+0,6962) = 0,815 Éq. 5.4
205
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1 1 Éq. 5.3
χ= = = 0,807
ϕ + (ϕ 2 − λ2 ) 0,815 + (0,815 2 − 0,696 2 )
CP460 :
Lcr 1 1253 1 Éq. 5.5a
λ= ( f y / E) = ( 460 / 200000) = 1,283
i π 14,9 π
1 1 Éq. 5.3
χ= = = 0,418
ϕ + (ϕ 2 − λ2 ) 1,540 + (1,540 2 − 1,2832 )
Recuit :
k 0,2proof,θ = 0,27-32/100×(0,27-0,14) = 0,228 § 7.2
k E,θ = 0,63-32/100× (0,63-0,45) = 0,572 Tableau 7.1
CP460 :
k 0,2proof,θ = 0,23-32/100×(0,23-0,11) = 0,191 § 7.2
k E,θ = 0,52-32/100×(0,52-0,35) = 0,465 Tableau 7.1
Recuit :
λ θ = λ (k 0, 2 proof ,θ / k E ,θ ) = 0,696 (0,228 / 0,572 ) = 0,439 Éq. 7.12
2 Éq. 7.11
ϕ θ = 0,5(1 + α(λ θ − λ 0 ) + λ θ ) = 0,5(1+0,49(0,439-0,4)+0,4392) = 0,606
1 1
χ fi = = = 0,977 Éq. 7.10
ϕ θ + (ϕ θ2 − λ2θ ) 0,606 + (0,606 2 − 0,439 2 )
206
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CP460 :
λ θ = λ (k 0, 2 proof ,θ / k E ,θ ) = 1,283 (0,191 / 0,465 ) = 0,822 Éq. 7.12
2 Éq. 7.11
ϕ θ = 0,5(1 + α (λ θ − λ 0 ) + λ θ ) = 0,5(1+0,49(0,822-0,4)+0,8222) = 0,941
1 1
χ fi = = = 0,714 Éq. 7.10
ϕ θ + (ϕ θ2 − λ2θ ) 0,941 + (0,9412 − 0,822 2 )
Recuit :
βW,y = 1,0 section transversale de Classe 1 Sec. 5.5.2
ky =1,0+2(λy -0,5)NEd /Nb,Rd,y, mais 1,2≤ ky ≤ 1,2+2NEd /Nb,Rd,y
Lcr 1 1536 1 Éq. 5.5a
λ= ( f y / E) = ( 220 / 200000) = 0,535
i π 30,3 π
1 1 Éq. 5.3
χ= = = 0,917
2
ϕ + (ϕ − λ ) 2 0,676 + (0,676 2 − 0,535 2 )
CP460
βW,y = 1,0 section transversale de Classe 1 § 5.5.2
Lcr 1 1536 1 Éq. 5.5a
λ= ( f y / E) = (460 / 200000) = 0,878
i π 26,7 π
207
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1 1
χ= = = 0,673 Éq. 5.3
ϕ + (ϕ − λ ) 2 2 1,002 + (1,002 2 − 0,878 2 )
Nb,Rd,y = 0,673×1015 mm2 ×460 MPa/1,1 = 285,6 kN > 149,1 kN Éq. 5.2a
ky = 1,0+2(0,878-0,5)149,1/285,6 = 1,394,
mais 1,2 ≤ ky ≤ 1,2 + 2(149,1/285,6) = 2,244, soit ky = 1,394
149,1 2,149 × 1000 2
+ 1,394 3
= 0,81 < 1,0 OK.
Éq. 5.40
285,6 1,0 × 24,76 × 10 × 460 / 1,1
Recuit :
k 0,2proof,θ = 0,27-10/100× (0,27-0,14) = 0,257 § 7.2
f 0,2proof,θ = 0,257×220 MPa = 56,5 MPa Tableau 7.1
g 2,θ = (0,35 -10/100× (0,35 – 0,38) = 0,353
f u,θ = (0,27- 10/100× (0,27-0,15)) ×550 MPa = 141,9 MPa
f 2,θ = 56,5MPa + 0,353× (141,9 – 56,5) MPa = 86,6 MPa Éq. 7.1
k 2,θ = 86,6 /220 = 0,394
k E,θ = 0,63 – 10/100× (0,63-0,45) = 0,612
CP460 :
k 0,2proof,θ = 0,23-23/100× (0,23-0,11) = 0,202 § 7.2
f 0,2proof,θ = 0,202×460 MPa = 93,1 MPa Tableau 7.2
g 2,θ = 0,25
f u,θ = (0,24- 23/100× (0,24-0,10)) ×650 MPa = 135,1MPa
f 2,θ = 93,1 MPa + 0,25× (135,1 – 93,1) MPa = 103,6 MPa Éq. 7.1
k 2,θ = 103,6 /460 = 0,225
k E,θ = 0,52 – 23/100·(0,52-0,35) = 0,481
N fi , Ed k y M y , fi , Ed
+ ≤ 1,0 Éq. 7.24
fy M y , fi ,θ , Rd
χ min, fi Ag k 0, 2 proof ,θ
γ M , fi
Recuit :
λ θ = λ (k 0, 2 proof ,θ / k E ,θ ) = 0,535 (0,257 / 0,612 ) = 0,347 Éq. 7.12
208
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1 1
χ fi = = = 1,03 = 1,0 Éq. 7.10
ϕθ + (ϕθ − λθ )2 2 0,547 + (0,547 2 − 0,347 2 )
µ y N fi , Ed
ky =1− ≤3 Éq. 7.28
χ y , fi Ag k 0, 2 proof ,θ f y / γ M , fi
Éq. 7.29
µ y = (1,2β M , y − 3) λ y ,θ + 0,44β M , y − 0,29 ≤ 0,8
2
χ min, fi Ag k 0, 2 proof ,θ f y / γ M , fi =1,0×1436 mm ×0,257×220 MPa/1,0= 81,2 kN Éq. 7.8
> 49,2 kN OK.
My,fi,θ,Rd = k2,θ[γM0/γM,fi]MRd = 0,394 ×1,1/1,0×39,74×103×220/10002 = 3,79 kN.m Éq. 7.13
>0,731 kN.m OK.
ψ = -0,487 kN.m/0,731 kN.m = -0,666 Tableau 7.3
βM,y = 1,8-0,7×ψ = 2,466
µy = (1,2×2,466-3)0,347 + 0,44×2,466 – 0,29 = 0,78, Éq. 7.29
comme la valeur calculée est inférieure à 0,8, on prend µy = 0,8
ky = 1- 0,80×49,2 kN/81,2 kN = 0,515 Éq. 7.28
49,2 0,731
+ 0,515 × = 0,70 < 1,0 OK. Éq. 7.24
81,2 3,79
CP460 :
λ θ = λ (k 0, 2 proof ,θ / k E ,θ ) = 0,878 (0,202 / 0,481) = 0,569 Éq. 7.12
2 Éq. 7.11
ϕ θ = 0,5(1 + α(λ θ − λ 0 ) + λ θ ) = 0,5(1+0,49(0,569-0,4)+0,5692) = 0,703
1 1
χ fi = = = 0,896 Éq. 7.10
ϕθ + (ϕ θ2 − λ2θ ) 0,703 + (0,703 2 − 0,569 2 )
2
χ min, fi Ag k 0, 2 proof ,θ f y / γ M , fi = 0,896×1015 mm ×0,202×460 MPa/1,0 = 84,5 kN Éq. 7.8
>49,2 kN OK.
My,fi,θ,Rd = k2,θ[γM0/γM,fi]MRd = 0,225×1,1/1,0×24,76×103×460/10002 = 2,81 kN.m Éq. 7.13
>0,731 kN.m OK.
ψ = -0,487 kN.m/0,731 kN.m = -0,666 Tableau 7.3
βM,y = 1,8-0,7×ψ = 2,466
µy = (1,2×2,466-3)0,569 + 0,44×2,466 – 0,29 = 0,771, Éq. 7.29
comme la valeur calculée est inférieure à 0,8, on prend µy = 0,8
ky = 1- 0,80 × 49,2 kN/84,5 kN = 0,534 Éq. 7.28
49,2 0,731
+ 0,534 × = 0,72 < 1,0 OK. Éq. 7.24
84,5 2,81
209