Le Transport Aerien
Le Transport Aerien
: LE TRANSPORT AERIEN
L’international air transport association est une conférence qui regroupe la plupart des
grandes compagnies de transport aérien. Ses membres s’engagent à respecter un certain
nombre de normes de sécurité et de qualité de service.
La convention définit aussi des tarifs communs, dits Tact (the air cargo tariff). Cependant,
ceux-ci doivent être considérés aujourd’hui par les chargeurs comme des tarifs de référence.
Des frets bien inférieurs peuvent souvent leur être proposés, du fait de plusieurs phénomènes.
La déréglementation des transports
Dans le cadre du mouvement de dérégulation qui s’est développé aux Etats-Unis, les
compagnies desservant les USA ont été conviées à se désengager des accords tarifaires,
considérés comme des entraves à la concurrence. Un mouvement comparable a ensuite vu le
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jour dans l’UE sous l’impulsion de la Commission européenne, l’objectif étant de parvenir à
la libre concurrence pour les compagnies communautaires.
Ainsi, pour les transports de fret dans l’UE, l’exemption par catégorie dont bénéficiaient les
accords tarifaires IATA a été supprimée en 2002. La commission a estimé que l’avantage
accordé était disproportionné, et conduisait à des tarifs nettement supérieurs à ceux du
marché. La concurrence tarifaire est donc aujourd’hui la règle dans l’UE, même si les tarifs
IATA servent encore de référence.
Des concentrations classiques par fusion-absorption sont difficiles à mettre en œuvre dans le
transport aérien du fait de la dimension nationale des compagnies, laquelle détermine en
grande partie leurs droits de trafic. Aussi, un peu sur le modèle du transport maritime, les
grandes compagnies aériennes ont-elles conclu des accords commerciaux, baptisés
« alliance ». Leur fonction principale est de rationaliser les vols (de passagers surtout), les
places dans le même avion pouvant être vendues par deux ou plusieurs compagnies sous des
numéros de vol différents (principe dit du « code sharing » ou « partage de code »).
Aujourd’hui, des concentrations successives ont conduit à une situation d’oligopole, trois des
alliances se partagent l’essentiel du marché mondial. Parmi elles, l’alliance Skyteam, dont Air
France-KLM fait partie, et Skyteamcargo pour le fret.
La sécurité des aéronefs et des populations est devenue une préoccupation majeure de tous les
Etats. Les préconisations de l’Organisation de l’aviation civiles internationale (OACI ont
donc été renforcées dans ce domaine. Dans le cadre communautaire, les règles communes de
sécurité ont été adoptées par le biais de plusieurs directives depuis 2002, puis traduites en
France par la modification ou l’ajout de plusieurs articles dans le Code de l’aviation civile.
Le transport aérien de marchandises est réalisé actuellement avec trois types d’appareil.
Ils transportent principalement les voyageurs, mais leurs soutes peuvent accueillir du fret en
plus des bagages. Ces appareils sont couramment utilisés pour les trafics de marchandises et
pour la poste sur les liaisons intérieures comme à l’international, car les compagnies
cherchent à rentabiliser au maximum chaque vol.
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Toutefois comme les bagages et la poste sont systématiquement prioritaires, le chargeur qui
utilise une compagnie desservant la destination concernée uniquement avec ce type d’appareil
doit être sensible au risque de retard dans l’expédition de ses marchandises.
Leur cabine a été conçue pour accueillir aussi bien des sièges de passagers que du fret sur
palettes. Selon les périodes, le même avion peut donc charger, 1/3, la moitié ou 2/3 de fret, en
ajoutant ou enlevant des sièges. Cette solution souple est intéressante en particulier pour les
gros porteurs.
Ils ne transportent que du fret, et leurs aménagements intérieurs sont donc étudiés en
conséquence. Ils sont en général composés d’un pont principal entièrement dégagé et de soute
au pont inférieur. Ces appareils sont équipés pour la manutention horizontale.
- Les marchandises diverses (général cargo) sont, dans les avions tout cargo,
systématiquement transportées en unités de chargement (Unit Load Devices ou ULD) ;
palettes, conteneurs, etc.
Il existe une très grande variété de ces équipements, mais la plupart sont des palettes-avion en
aluminium. Ils sont normalisés dans le cadre de l’IATA et certains sont adaptés à la
configuration de la carlingue d’un modèle d’appareil, afin de réduire au maximum la place
inutilisée.
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Les compagnies consentent aux groupeurs des réductions très importantes sur le fret lorsque
la marchandise leur est remise en ULD, ce qui les décharge des opérations de préparation de
la marchandise (palettisation, empotage, etc.). Certaines compagnie ont même crée une filiale
spécialisée dans ces opérations de « handling » (manutention).
C’est la raison pour laquelle aujourd’hui l’essentiel du fret international (environ 90%) passe
par l’intermédiaire de groupeurs aériens ou sociétés de handling avant d’être remis aux
compagnies.
Les mêmes réductions et le bénéfice du tarif ULD sont accordés aux exportateurs remettant
au transporteur des palettes ou conteneurs complets.
Les entreprises doivent donc chercher à réaliser des envois de type ULD, par exemple en
groupant les commandes, pour profiter de tarifs beaucoup plus intéressants que le tarif
général. Comme il existe des unités de chargement de toutes tailles, ces solutions reposant sur
des envois complets ne requièrent pas nécessairement des volumes très importants.
2.2.2.3. La manutention
Une fois les marchandises palettisées ou conteneurisées, toute la manutention se fait, non par
levage, mais selon des techniques horizontales. Des chemins de roulement et des élévateurs
(des ascenseurs) permettent le chargement de l’avion en toute sécurité pour la marchandise,
tout en économisant considérablement sur la solidité, et donc le coût, des ULD comme des
emballages. C’est là un avantage important du transport aérien sur d’autres modes
d’acheminement.
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2.3. LE CONTRAT DE TRANSPORT
Cependant, dans la pratique, cet agent est généralement chargé par l’expéditeur d’un certain
nombre d’opérations annexes (enlèvement, pré-acheminement, préparation de la marchandise,
exécution des formalités douanières). Il assume alors, en tant que commissionnaire, la
responsabilité des opérations (limitée toutefois en matière de transport au niveau de celle du
transporteur).
Enfin, dans le cas du groupage, c’est le groupeur de fret qui qui est partie au contrat de
transport. Il devient le chargeur.
Les instructions de l’expéditeur peuvent être établies sur papier libre, ou en utilisant la lettre
d’instruction type. Cependant, certaines compagnies fournissent des imprimés appelés
« déclaration d’expédition » qui permettent à l’expéditeur de préciser tous les renseignements
qui figureront ensuite sur la LTA. Ces imprimés ne sont cependant pas d’usage général, car
les instructions sont plus souvent transmises à un transitaire qu’à la compagnie elle-même.
Le document de transport est la lettre de transport aérien (LTA) ou Airway Bill (AWB). Ce
document est normalisé dans le cadre de l’IATA.
Émission
Légalement, c’est l’expéditeur qui rédige la LTA ; en pratique, c’est l’agent qui établit le
document en 3 exemplaires originaux, plus 6 à 11 copies. Le chargeur reste toutefois
responsable des énonciations qui y sont portées. La LTA est ensuite signée par la compagnie
avant l’embarquement effectif de la marchandise, et remise au chargeur. Cette signature
engage la responsabilité du transporteur.
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Remise au destinataire
Bien que la possibilité de transmission existe dans les textes, toutes les LTA sont aujourd’hui
émises sous forme non négociable. Les marchandises sont donc remises à l’arrivée au
destinataire mentionné dans la case 2, qui est en général porteur de « l’avis d’arrivée » émis
par la compagnie, puisque celle-ci est tenue de lui signifier cette arrivée.
Si l’expéditeur souhaite obtenir des sécurités de paiement avant que la marchandise ne soit
remise au destinataire réel (cas du crédit documentaire ou de la remise documentaire), il doit
mentionner un intermédiaire (une banque par exemple) en case 2, et demander à la compagnie
(en case 9) de notifier aussi l’arrivée au destinataire réel. La marchandise ne doit alors être
remise à ce destinataire réel que sur mandat express de la banque.
L’expéditeur bénéficie en transport aérien d’un droit de disposition qu’il peut exercer à tout
moment, de la remise de la marchandise jusqu’à la livraison. Il lui permet de modifier la
destination (ou le destinataire) de la marchandise. Ce droit est très rarement utilisé, en dehors
du cas de refus de la marchandise par le destinataire, mais il contribue, avec la non
négociabilité de la LTA et la rapidité du transport aérien, à rendre peu conseillé l’usage du
crédit documentaire dans le cas d’expéditions aériennes.
Expéditions particulières
La LTA peut très bien couvrir plusieurs transports aériens successifs réalisés par plusieurs
compagnies différentes. Cette modalité est même assez fréquente, un transporteur assurant par
exemple la liaison intercontinentale, et un autre la liaison continentale ou intérieur. Les
compagnies sont alors solidairement responsables en cas de perte ou d’avarie.
La LTA peut aussi couvrir des transports combinés, bien que ce type d’utilisation soit assez
rare. Notez cependant que lorsqu’une compagnie choisit de réaliser par voie de terre, sous sa
responsabilité, une partie du transport (par exemple, une marchandise remise à Lyon
destination New York, qui serait transportée par route de Lyon à l’aéroport Roissy CDG par
la compagnie), le transport est considéré comme aérien dès la remise à la compagnie. C’est
alors la convention de Montréal qui s’applique.
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- les éléments relatifs au poids et au nombre de colis, qui font foi contre le transporteur qui
a signé la LTA, sauf preuve contraire apportée par lui ;
- les éléments relatifs à la quantité (nombre d’articles par exemple), à la nature des
marchandises, et à leur état, qui ne font foi contre le transporteur que s’ils ont été vérifiés
contradictoirement par celui-ci et l’expéditeur, et que mention de cette vérification
apparait sur la LTA.
Comme cette vérification contradictoire est très rarement pratiquée, les tribunaux considèrent,
afin de ne pas réduire à néant la présomption de responsabilité pour avarie du transporteur
aérien, que celui-ci, s’il n’appose pas de réserves, est réputé avoir pris en charge des colis en
bon état apparent, contenant des marchandises en bon état. De ce fait, comme les réserves sur
le document de transport sont d’usage très peu courant en aérien, les compagnies préfèrent
refuser les colis présentant des dégradations apparentes.
2) Ne peut être à ordre, car la LTA n’est pas négociable. Le destinataire désigné pourrait
cependant être un intermédiaire.
5) Cette monnaie sera celle utilisée sur toute la LTA pour les calculs de prix.
6) Selon l’incoterm du contrat de vente et la facture, permet de signaler quels frais seront
réglés au départ, et quels frais seront payés par le destinataire.
8) Valeur d’assurance, fixée par l’expéditeur lorsqu’il demande une assurance sur la
police tiers-chargeur de la compagnie.
9) On peut faire figurer dans cette case tous les renseignements utiles, et par exemple les
documents d’accompagnement, la personne à prévenir à l’arrivée des marchandises en
plus du destinataire (Notify).
12) Une colonne pour les frais payés, une autre pour les frais dus, selon les indications des
cases 6.
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Du fait de cette distinction : éléments vérifiables, éléments non vérifiés, le destinataire doit, en
cas de manquants, faire porter ses réserves sur le poids et le nombre de colis, et non sur le
nombre d’articles.
La convention de Montréal (art. 19) rend le transporteur responsable des dommages résultant
d’un retard, mais ne définit pas de délai maximal d’acheminement. Les tribunaux ont
cependant à diverses reprises mis en cause la responsabilité du transporteur, en l’absence de
délai convenu, lorsque la marchandise n’avait pas été acheminée dans un laps de temps
raisonnable compte tenu des circonstances.
Dans ces deux cas de figure, l’intervenant assume alors la responsabilité d’un retard éventuel.
Ces exonérations sont donc beaucoup moins nombreuses que dans la convention de Varsovie.
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Les réserves du destinataire doivent être apposées sur la LTA présentée à la livraison. Il est
conseillé de les faire contresigner par le transporteur, et de les compléter par l’envoie d’une
lettre recommandée dans le délai ci-dessus. En cas de manquants, ces réserves doivent porter
sur un des éléments de la LTA réputés exacts jusqu’à preuve du contraire (poids, nombre de
colis).
Dans ce dernier cas, le chargeur fait une déclaration de valeur (case 7 de la LTA), et acquitte
une prime supplémentaire. Les dommages éventuels seront indemnisés sur la base de cette
valeur déclarée.
La responsabilité du transporteur n’est pas absolue, mais constitue une simple présomption
qui admet des exonérations. L’exportateur a de ce fait toujours intérêt à souscrire une
assurance-transport, d’autant que celle-ci est peu onéreuse en transport aérien, compte tenu
des faibles risques courus par la marchandise.
Cette assurance peut être souscrite auprès de n’importe quelle compagnie ou coutier
d’assurance, mais les transporteurs proposent systématiquement d’assurer les marchandises
sur leur police tiers-chargeur, dans le cadre de garanties tous risques et risques de guerre. La
prime est alors versée à la compagnie en même temps que le fret.
Même si les prix figurant au tarif IATA ne sont de moins en moins appliqués, ce sont les
règles de tarification de cette convention qui sont utilisées par toutes les compagnies. Le
tableau ci-dessous énumère les dispositions applicables aux principaux tarifs.
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Droit de tirage spécial : unité de compte du Fonds monétaire international (FMI), qui doit donc être convertie en monnaie nationale au
cours du jour. 1EUR= 0,90 DTS environ.
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Les principaux tarifs aériens
Conditions d’application Prise en compte du
relation marchandises poids volume
Il est établi pour une relation aéroport-aéroport donnée, mais est utilisé, aussi au départ
d’autres aéroports si la compagnie le souhaite.
Exemple :
Le tarif Air-Franc-KLM Cargo établi pour Roissy-New York est aussi appliqué au départ de
Lyon, Marseille, Bordeaux, etc.
Le tarif général est indépendant de la nature des marchandises. Il est établi par tranches de
poids qui sont en général ;
- Moins de 45kg
- De 45 à 100kg
- De 100 à 300kg
- 300 à 500kg
- Plus de 500kg
Le poids taxable est le poids réel en kilos ou, pour les marchandises volumineuses, le volume
en dm3 divisé par 6, soit une équivalence 1t = 6 m3. Contrairement au transport maritime, les
marchandises légères sont fortement avantagées dans le transport aérien puisque, par exemple,
pour un envoi d’une tonne et de 5 m3, l’expéditeur paie 1 unité payante (UP) en aérien (car
5/6 < 1), contre 5 UP en maritime. Mais le fret à l’UP est évidemment bien plus cher en
aérien…
Compte tenu de la forte dégressivité du tarif, il peut aussi être intéressant dans certains cas de
payer pour un poids supérieur au poids réel.
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Exemple :
Supposons qu’entre 45 et 100 kg, le tarif prévoit 8 €, et que 100 à 300 kg, le kg soit 6 €.
L’exportateur qui doit charger 85 kg a intérêt à payer pour 100kg, car : 85×8€ = 680 € alors
que 100×6 € = 600€ seulement.
Un minimum de perception de l’ordre de 80 à 100 € existe pour toute expédition sous LTA
exclusive. Ce minimum pénalise les toutes petites expéditions (inférieur à 5 ou 10kg). Il est
donc conseillé dans ces cas de s’adresser à des groupeurs ou des sociétés de fret express, qui
n’appliquent pas cette règle.
Ils sont applicables ; pour une relation donnée, à certaines catégories de marchandises
expédiées au minimum par 100 kg (pour certaines d’entre elles, par 300 ou 500 kg minimum).
Les réductions par rapport au tarif général peuvent être très importantes. Les intermédiaires
spécialisés disposent pour chaque relation aéroport-aéroport d’une liste de marchandises
bénéficiant de Corates. Toutefois, le nombre de ceci s’est considérablement réduit ces
dernières années, et sur de nombreuses destinations il n’est reste plus aucune.
Ils sont particuliers à un type de marchandises, mais applicables à l’ensemble ou à une grande
partie des relations aéroport-aéroport d’une zone IATA donnée.
Ils sont construits par application d’un pourcentage de réduction (journaux, périodiques,
valises diplomatiques, bagages non accompagnés) ou de majoration (animaux vivants,
transports funéraires, bijoux, etc.) par rapport au tarif général.
Pour les unités de chargement présentées au transporteur chargées, prêtes à l’expédition, des
tarifs très favorables sont consentis sur la plupart des liaisons.
Le contenant lui-même (palette, igloo, conteneur) n’est pas taxé si c’est une unité de
chargement destinée au transport aérien et agréée IATA. Une tare forfaitaire est déduite pour
les ULD non-IATA. Les marchandises sont ensuite taxées forfaitairement (pour une relation
donnée), quelle que soit leur nature (freight all kind). A ce forfait correspond un poids-pivot,
défini par catégorie d’ULD. Si le poids des marchandises excède ce poids pivot les
kilogrammes supplémentaires sont taxés en sus, à un tarif très favorable.
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Exemple :
Expédition de Paris à New-York d’un igloo avec filet type UAA contenant 50 caisses en
carton de mobilier métallique, pour un total de 11m3 et 2 130 kg.
Dimension de l’igloo :
- Base palette : 88"×125" (soit 2,24×3,18 m)
- Volume chargeable maximum : 12,4 m3
- Poids maximum admissible : 3 765 kg
- Tare : 239kg
Tarif ULD :
- Poids pivot sur Paris- new- York : 1 980 kg
- Minimum de taxation: 2 300 €
- Par kilo au-dessus du pivot: 1,20 €
Cotation :
L’igloo chargé à un poids brut de 2 369 kg, mais le fret n’est calculé que sur le poids net de
2130 kg. La LTA fait apparaitre le calcul suivant :
Code tarif Poids Prix Commentaires
X 239 0 Tare de l’ULD
U 1 980 2 300 Forfait correspondant au pivot
E 150 180 Kilos au-dessus du pivot
(2130 – 1980) x1,20
2 369 2 480
Un certain nombre de prestations annexes sont proposées par la compagnie ou l’agent, et sont
facturées à part sur la LTA dans l’une des 2 colonnes du bas, et dans la case 13. Il peut s’agit :
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- De droits de douane et de taxes payées par la compagnie lorsqu’elle prend en charge le
dédouanement à l’arrivé ;
- De frais de port dû ;
- De frais de réexpédition ou transbordement ;
- De frais de contre-remboursement (COD, presque disparu) ;
- De primes pour marchandises dangereuses, etc.
Toutes ces frais sont tarifés et repérés par un code dont les deux premières lettres définissent
la nature de l’opération, et la dernière (A ou C) précise qui, de l’agent ou de la compagnie,
perçoit cette somme.
Exemple :
AW A (Air Way Bill) frais d’émission de la LTA Agent
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Dans le cas où les frais dus à l’agent ne peuvent être définis
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Dans le cas où les frais dus ne peuvent être imputés ni à l’agent ni au transporteur
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Dans le cas où les frais dus au transporteur ne peuvent être définis
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2.5. LE GROUPAGE AERIEN
Comme il a déjà été indiqué, le groupage aérien permet aux opérateurs une réduction très
importante du coût de transport.
Le groupeur remet à la compagnie une unité de chargement complète, ce qui le fait bénéficier
du tarif privilège ULD, et d’une remise parfois substantielle. Ces avantages tarifaires se
justifient par les services rendus par le groupeur aux compagnies :
- Recherche du fret ;
- Préparation des ULD qui sont livrées prêtes à l’expédition, formalités douanières
accomplies ;
- Simplification du traitement administratif.
Ce n’est que lorsqu’elle mentionne le numéro de la LTA mère et le numéro du vol, que la
LTA fille (HAWB) constitue le preuve de la remise effective à la compagnie.
L’affrètement d’un avion pour réaliser ses expéditions ne fait pas partie du quotidien des
exportateurs. C’est pourtant une solution très souple, du fait de la gamme très large des
appareils disponibles (de 6 à 100 tonnes de charge utile), et de la possibilité de desserte
directe de (presque) n’importe quel point du globe.
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L’affrètement peut être justifié économiquement :
- pour des expéditions régulières vers des pays d’approche difficile par voie maritime
(Peugeot l’a utilisé pendant plusieurs années pour approvisionner en pièces détachées son
usine de montage de Kaduna au Nigéria, alors que les ports de ce pays étaient
complètement bloqués),
Le contrat d’affrètement est libre, tant au niveau de la réglementation que des tarifs. Certaines
entreprises se sont fait une spécialité de ce type de transport, et le volume de leurs affaires
leur permet souvent d’éviter le retour à vide, qui serait cause de surcoûts importants.
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