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Méthodologie d'Apprentissage Médecine

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UNIVERSITE MOHAMMED V DE RABAT

FACULTE DE MEDECINE ET DE
PHARMACIE

Méthodologie
d’apprentissage
1ère Année de Médecine
S1
Pr. Souad Chaouir
Pr. Amal Thimou

2020- 2021
                                             
 
  Université Mohammed V de Rabat
Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère année des études médicales

PLAN DE COURS
MODULE METHODOLOGIE D’APPRENTISSAGE
Année universitaire 2020-2021

1. Présentation
Intitulé Méthodologie d’apprentissage
Module outil (élément du module Méthodologie d’apprentissage et
Nature du module
terminologie)
Coordonnateur Pr. M. Adnaoui
Responsable Pr. Souad Chaouir
Public cible Etudiants 1ère année médecine
Semestre S1
Volume horaire global 10 heures (Cours et TD intégrés :9h /Evaluation :1h)
Lieu FMPR - Amphi
Equipe pédagogique Pr. Souad Chaouir, Pr. Amal Thimou
Contact [email protected]

2. Introduction
Cet enseignement rentre dans le cadre des modules outils et vise l’accompagnement
pédagogique des étudiants, au même titre que le tutorat, pour leur permettre de s’adapter
aux exigences des études universitaires et soutenir leur réussite. Il est dispensé dès le début de
la rentrée universitaire.
Cet élément de module a pour but de donner des conseils aux étudiants pour maintenir
leur motivation, organiser leur travail et adopter des stratégies pour un apprentissage
significatif.

3. Objectifs généraux: A la fin de ce module, l’étudiant devrait être capable de :


-­‐ Comprendre le processus de mémorisation et d’apprentissage
-­‐ Acquérir une méthode pour mieux apprendre
-­‐ Maintenir sa motivation tout au long de son parcours universitaire
-­‐ Organiser son environnement de travail
-­‐ Prendre les notes de cours de manière efficace
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Pr. Souad Chaouir – Pr. Amal Thimou
Commission pédagogique
                                             
 
  Université Mohammed V de Rabat
Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère année des études médicales

 
-­‐ Développer une stratégie de lecture
-­‐ Exploiter ses prises de notes et ses lectures par l’élaboration de cartes conceptuelles.
-­‐ Gérer au mieux le temps, l’anxiété et le stress
-­‐ S’adapter à l’enseignement à distance (cours en ligne et classe inversée)

4. Contenu et objectifs spécifiques


Ce cours comporte 7 cours:

INTITULE DU COURS OBJECTIFS

Cours 1 : • Définir l’apprentissage


Apprentissages et processus de • Définir la mémoire
mémorisation • Distinguer les différents types de mémoire
• Expliquer le processus de mémorisation
• Décrire l’organisation des connaissances en
mémoire
Cours 2 : • Acquérir une méthodologie d'apprentissage
Les stratégies cognitives pour mieux apprendre;
• Maitriser les stratégies cognitives pour un
apprentissage efficace et durable;
• Choisir le type de stratégie cognitive
approprié pour chaque type de
connaissance.
Cours 3 : • Mettre en œuvre des stratégies de gestion
Les Stratégies de gestion du temps et de l’espace pour une meilleure
efficacité de l’apprentissage
• Exploiter les ressources matérielles
appropriées à ses besoins
• Identifier les ressources humaines et solliciter
leur soutien
Cours 4 : • Définir la motivation et ses mécanismes de
base
Les stratégies affectives : • Identifier les différentes composantes de la
– Motivation motivation
• Distinguer les types de motivation
• Développer les stratégies pour maintenir la
motivation
• S’approprier les méthodes pour maintenir
– Concentration
sa concentration
• Utiliser des stratégies pour lutter contre le
– Gestion du stress stress Diminuer le stress des épreuves.

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Pr. Souad Chaouir – Pr. Amal Thimou
Commission pédagogique
                                             
 
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Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère année des études médicales

 
Cours 5 : • Définir la métacognition
Les Stratégies métacognitives • S’approprier les stratégies métacognitives
• Démontrer l’importance des stratégies
métacognitives lors des apprentissages
Cours 6 : • Identifier les conditions nécessaires pour une
– La Prise de Note prise de notes efficace (attitude, méthode)
• Aborder un document écrit afin de le
– Les stratégies de lecture comprendre et d’en retenir l’essentiel
• Elaborer des cartes conceptuelles pour mieux
– Les cartes conceptuelles pour mieux exploiter le résultat de la prise
de notes et des lectures
Cours 7 : • Expliquer le concept de l’enseignement à
distance et de la classe inversée
Enseignement à distance : comment • Définir les rôles respectifs de l’étudiant et de
optimiser les apprentissages l’enseignant
• Argumenter les avantages pour l’étudiant

5. Méthodes d’enseignement
§ Cours en ligne et/ou cours magistral interactif
§ Travaux dirigés : Travaux individuels ou de groupes
§ Etudes de cas et résolution de problème
§ Exercices

6. Méthodes d’évaluation
• Epreuve écrite d’une heure peut comporter des:
– Questions à choix unique (QCU)
– Questions à choix multiples (QCM)

7. Validation
- Note supérieure à 10/20
- Pas de note inférieure à 07/20
- Pondération: la note du module sera la somme des notes des 2 éléments de modules
avec une pondération
- de 30 % pour l’élément de module 1 (Méthodologie d’apprentissage)
- 70 % pour l’élément de module 2 (Terminologie médicale)

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Pr. Souad Chaouir – Pr. Amal Thimou
Commission pédagogique
                                             
 
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Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère Année des études médicales

 
LES APPRENTISSAGES ET LES PROCESSUS DE MEMORISATION
Introduction :

Le métier d’un étudiant est d’apprendre pour acquérir les connaissances et les compétences
requises pour exercer sa future profession de manière efficiente.

Afin de créer les conditions optimales à l’apprentissage, il est important de comprendre


comment nous apprenons et comment fonctionne notre cerveau et s’organise notre mémoire, de
manière à adopter une méthode et des stratégies d’apprentissage efficaces.

Objectifs du cours :

• Définir l’apprentissage
• Définir la mémoire
• Distinguer les différents types de mémoire
• Expliquer le processus de mémorisation
• Décrire l’organisation des connaissances en mémoire

1. DEFINITIONS ET RELATION APPRENTISSAGE – MEMOIRE

La mémoire et l'apprentissage sont si intimement liés qu'on confond souvent les deux. Ces
deux notions renvoient cependant à des phénomènes différents.

• Apprendre (dérive du latin populaire « apprendere » : saisir, comprendre)

-­‐ Apprendre c’est acquérir, intégrer et intérioriser de nouvelles connaissances, de


nouvelles habilités et/ou de nouvelles compétences (intellectuelles, relationnelles
ou techniques)

-­‐ Apprendre = Ce que l’étudiant sera capable de faire après une activité
d’enseignement/apprentissage et qu’il n’était pas en mesure de faire auparavant.
Apprendre c’est donc changer : passer d’un état où on ne sait pas à un état où on
sait. L'apprentissage désigne le processus qui va modifier un comportement
ultérieur.

• La mémoire est la capacité de se rappeler des expériences passées.

-­‐ La mémoire, n'est rien d'autre que la trace qui reste d'un apprentissage.
-­‐ La mémoire est donc essentielle à tout apprentissage puisqu'elle permet le stockage
et le rappel des informations apprises.

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Pr.  Souad  Chaouir      
 
 
                                             
 
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Exemple : J'apprends l’espagnol en l'étudiant, mais je le parle ensuite grâce à ma
mémoire qui puise dans les mots appris.

2. LES DIFFERENTS TYPES DE MEMOIRE

- Les mémoires sensorielles (visuelles, auditives, olfactives…etc.) sont automatiques, fruit de


nos capacités perceptives, qui s'évanouissent généralement en moins d'une seconde.

- La mémoire à court terme (MCT) a une capacité limitée : elle maintient en mémoire les
informations disponibles pour un traitement immédiat et est dépendante des capacités
intentionnelles (attention, motivation, désir d’apprendre…).

- La mémoire de travail (MT) a pour rôle de maintenir temporairement et de traiter les


informations pendant la réalisation des tâches cognitives. Ses fonctions essentielles sont : le
contrôle de l’attention, la coordination des informations, l’élaboration de stratégies, la
planification des différentes étapes d’une action et l’inhibition des réponses jugées non
pertinentes. La mémoire de travail est quantitativement limitée : En général, nous retenons
simultanément entre 5 et 9 éléments (7±2) .

- La mémoire à long terme (MLT) possède une capacité illimitée. Elle conserve les
connaissances dans différentes parties du cerveau (cf. l’organisation des connaissances en
mémoire)

Les types de mémoires :

• Mémoires sensorielles
• Mémoire à Court Terme => Mémoire de Travail
• Mémoire à Long Terme
On les distingue de façon théorique, en fait elles ne cessent d’interagir
entre elles

3. LES PROCESSUS DE MEMORISATION

3.1. La perception de l’information

Toute information arrive dans notre cerveau par les canaux sensoriels sous forme de
signaux (perception visuelle, perception auditive (sonore), perception olfactive (odeurs),…etc.).

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Pr.  Souad  Chaouir      
 
 
                                             
 
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Ces signaux sont codés et traités au niveau des aires spécifiques de notre cerveau (aire
visuelle, aire auditive, aire olfactive…etc.).

Actuellement, les progrès en neuro-imagerie permettent de localiser les aires


fonctionnelles (visuelles, auditives, du langage, du calcul, de l’écriture…..) que nous utilisons pour
codifier les signaux sensoriels

3.2. Traitement de l’information : Encodage

Quand on est en situation d’apprentissage et si nous prêtons attention à ces éléments


de la mémoire sensorielle, les nouvelles informations sont traitées au niveau de la Mémoire de
travail : on les sélectionne et on leur donne du sens (selon notre perception) en utilisant les
connaissances antérieures. C’est la mémoire à court terme qui devient mémoire de travail
lorsqu’on traite une information.

C’est au niveau de la mémoire de travail que s’assemblent les concepts ayant un lien
évident. L’association d’une nouvelle information avec des connaissances antérieures va
produire ou « construire » une nouvelle représentation mentale (nouveau schéma mental ou
script) = on désigne cette phase par l’encodage. L’encodage consiste à donner un sens à
l’information à mémoriser

L'apprentissage dépend donc de la mémoire. Plus notre bagage de connaissances est


grand, plus on pourra y greffer de nouvelles informations facilement. : « Plus on sait, plus on
apprend »

3.3. Mémorisation : Stockage et consolidation

Pour stocker l’information de façon durable et la rappeler au moment de son utilisation.


Il faut la traiter au niveau de la mémoire de travail et l’intégrer dans le réseau des
connaissances existantes, dans la mémoire à long terme : c’est la phase de consolidation. C’est
la répétition et l’utilisation fréquente des nouvelles informations qui permettent la consolidation.

Le sommeil, la révision, les exercices et la répétition jouent un grand rôle de


consolidation pour permettre la récupération.

C'est cette consolidation qui différencie le souvenir des faits récents du souvenir des
faits anciens qui, eux, sont associés à un plus grand nombre de connaissances déjà établies.

3.4. La récupération

Une information, même bien encodée, peut être oubliée. Le stockage est le processus
actif de consolidation rendant les souvenirs moins vulnérables à l'oubli.

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La mémorisation peut-être schématisée comme la succession dans le temps de 3
grands processus de base :

• Encodage : donner du sens à l’information à mémoriser

• Stockage et consolidation : intégrer l’information dans le réseau des


connaissances existantes

• Récupération : récupérer et utiliser l’information quand on en a besoin

4. ORGANISATION DES CONNAISSANCES EN MEMOIRE

La mémoire à long terme conserve les connaissances dans différentes parties du cerveau de
manière organisée.

On distingue 3 types de connaissances

3.1- Les connaissances déclaratives


Ce sont les connaissances du domaine du « savoir théorique ». Il s’agit des faits,
règles, lois, principes. Ce sont souvent des connaissances statiques acquises en situation
d’enseignement (cours magistral, polycopiés, livres, etc. …)
Ex : biochimie, biophysique, embryologie, histologie… etc.

3.2- Les connaissances procédurales


Ce sont des connaissances dynamiques, du domaine du « savoir faire ». Les
connaissances procédurales répondent à la question du Comment de l’action? Elles décrivent
les étapes de réalisation d'une procédure. Elles ne peuvent se développer que dans un
contexte d’action.
Ex : on n’apprend pas à faire une injection intraveineuse uniquement en lisant la liste
des étapes à effectuer. On apprend en « faisant ». Elles ont la propriété de s’automatiser.

3.3- Les connaissances conditionnelles


Ce sont des connaissances dynamiques : le pourquoi et le comment de l’action. Ce sont
aussi des connaissances stratégiques : à quel moment, dans quel contexte il est approprié
d’utiliser telle action ou telle connaissance. Les connaissances conditionnelles sont importantes
dans la pratique réelle devant son malade.
L’exercice des sciences de la santé tient à sa complexité (chaque malade représente
une situation nouvelle dans un environnement différent multiple) et donc les connaissances
conditionnelles consistent à définir une action par rapport à cet environnement multiple.
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La mémoire à long terme conserve les connaissances dans différentes parties du cerveau de
manière organisée :

- La mémoire explicite est déclarative et consciente. Elle est constituée de la mémoire


sémantique (gestion des connaissances, des concepts, des mots…) et la mémoire épisodique
(mémoire personnelle des événements de nos vies).

- La mémoire implicite est non déclarative et inconsciente. Elle comprend nos habitudes
acquises, celles que nous mettons en place sans le vouloir. C’est une mémoire que nous ne
perdons pas (sauf en cas d’accident ou de maladie) et qui est indissociable de l’action. On
l’appelle aussi mémoire procédurale. Elle nécessite peu de ressources attentionnelles et
permet de faire une autre tâche en même temps (par exemple, conduire et discuter avec des
passagers).

Pour en savoir plus, regardez ces vidéos


https://www.youtube.com/watch?v=n39i-7tl6v0
https://www.youtube.com/watch?v=xbZj3vPORyk
http://www.recall-you.com/comprendre-fonctionnement-memoire/encodage-stockage-rappel.php
https://www.youtube.com/watch?v=sgMxSTob0-c
https://www.youtube.com/watch?v=sqjPumDKEPc

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1ère année des études médicales

LES STRATEGIES D’APPRENTISSAGE

Objectif général de cet enseignement


Orienter les étudiants pour qu’ils puissent choisir des stratégies d’apprentissage efficaces et
acquérir des compétences d’apprentissage.

Définition du concept de stratégie d’apprentissage


Les stratégies d’apprentissage se définissent comme un ensemble d’actions ou de moyens
observables ou non observables (pensées, comportements, techniques) que l’apprenant choisit
et utilise en vue de mieux apprendre.

Classification des stratégies d’apprentissage


De nombreuses classifications sont décrites dans la littérature. Boulet et ses collaborateurs
(1996) présentent une catégorisation qui différencie ces stratégies selon les domaines cognitifs,
métacognitifs, affectifs et de gestion des ressources.

On distingue 4 grandes catégories de stratégies d’apprentissage en fonction de leur rôle ou


des objectifs visés par leur utilisation.

1- Les stratégies cognitives


2- Les stratégies de gestion
3- Les stratégies affectives
4- Les stratégies métacognitives

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Pr.  Amal  Thimou    
 
 
                                             
 
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1. LES STRATEGIES COGNITIVES

Définition :

Les stratégies cognitives sont les moyens conscients par lesquels sont gérés et organisées les
activités mentales pour traiter les informations et les transformer en connaissances.
Ce sont donc les diverses actions et procédures que l’étudiant mobilise pour mémoriser,
intégrer, créer des liens entre les connaissances et se rappeler ces connaissances pour les
réutiliser ultérieurement dans d’autres contextes.

L'étudiant choisit ces stratégies, en fonction :


- des objectifs visés,
- et du type de connaissances à acquérir.

Objectifs éducationnels :

L’étudiant sera capable de :


Maitriser les stratégies cognitives pour assurer un apprentissage significatif
Choisir la stratégie cognitive appropriée pour chaque type de connaissance.

Les stratégies cognitives et types de connaissances


La science cognitive distingue trois types de connaissances : déclaratives, procédurales et
conditionnelles. L’apprentissage concerne ces trois types de connaissances et à chacune
correspondent des stratégies cognitives mieux adaptées.

1) Les stratégies pour les connaissances déclaratives :

L’apprentissage des connaissances déclaratives fait appel aux stratégies de mémorisation


suivantes :
§ Sélectionner : permet de distinguer les informations essentielles et utiles de celles qui
sont secondaires. L’étudiant met en exergue les informations essentielles et les mots clès
par diverses actions : surligner, souligner, encadrer, encercler, colorer, …h
§ Répéter : pour stocker les informations dans la mémoire, l’étudiant les reprend
fréquemment. Il peut relire à plusieurs reprises à voix haute ou mentalement, réécrire
les mots, réécouter un enregistrement, visionner une séquence vidéo plusieurs fois,
utiliser les procédés mnémotechniques, réviser fréquemment …,

§ Elaborer : consiste à développer ou transformer les informations pour leur donner plus
de sens et en faciliter la compréhension. L’étudiant crée des liens entre les nouvelles
informations et ses connaissances antérieures, il les reformule en ses propres mots et les

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Pr.  Amal  Thimou    
 
 
                                             
 
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résume à sa façon. Il établit des analogies et identifie des exemples d’application
cliniques, …

§ Organiser : consiste à associer des informations selon leurs caractéristiques ou leurs


relations pour les rendre plus signifiantes. L’étudiant structure les informations, les relie
entre elles en les classant et en les hiérarchisant. Il peut aussi les organiser en une
représentation graphique qui récapitule l’ensemble des informations en tissant des liens
et des connexions entre elles (cf. carte conceptuelle) ou sous la forme de tableaux
comparatifs, de diagrammes, de schèmes ….

La sélection et la répétition sont des stratégies qui se limitent à la simple mémorisation


et utilisées seules, elles ne permettent qu’un apprentissage machinal (superficiel), peu
efficace.
C’est pourquoi il faut privilégier l’élaboration et l’organisation qui favorisent la
compréhension en établissant des liens entre de nouvelles informations significatives et des
connaissances déjà acquises, ainsi que leur intégration au réseau de connaissances dans la
mémoire à long terme et facilitent ainsi un apprentissage significatif (en profondeur).

Tableau 1: Comparaison entre l’apprentissage machinal et significatif

Apprentissage machinal Apprentissage significatif


(superficiel) (en profondeur)
§ Compréhension faible § Meilleure compréhension
§ Rétention transitoire (mémoire à court § Mémorisation efficace et durable
terme) (mémoire à long terme)
§ Récupération des connaissances difficile
§ Peu efficace § Rappel des connaissances facile
§ Rendement faible § Efficace
§ Rendement meilleur

2) Les stratégies pour les connaissances procédurales :

La stratégie favorisant l’apprentissage des connaissances procédurales est la


compilation avec dans un premier temps, la décomposition des connaissances en séquences
plus simples ou en plusieurs parties, faciles à reconnaitre et à assimiler puis dans un second
temps induction d’une représentation plus globale : pratiquer globalement, regroupement en
fonction de caractéristiques communes, en classes…

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3) Les stratégies pour les connaissances conditionnelles :

L’apprentissage des connaissances conditionnelles est facilité par les stratégies de


généralisation et de discrimination.
Les stratégies de généralisation consistent à élargir le nombre de situations auxquelles un
concept ou une procédure s’applique. A partir d’un « modèle », on identifie des exemples, on
invente des exemples, on trouve des ressemblances et des similitudes……
Les stratégies de discrimination permettent de reconnaître les situations pour lesquelles le
« modèle » ne s’applique pas. L’étudiant Identifie des contre exemples, Invente des contre
exemples, trouve des différences ….

Conclusion :
Les stratégies cognitives facilitent l’'acquisition durable des connaissances et des compétences.
Plusieurs stratégies cognitives sont à mettre à profit par l’apprenant selon le contexte
d’apprentissage et les objectifs visés, pour assurer une meilleure efficacité :
§ Mémoriser et ancrer les connaissances,
§ Répéter et réactiver l'information,
§ L'élaborer par transformation et l’organiser
§ Décomposer et regrouper l'information
§ Généraliser et discriminer l'information
§ La réutiliser dans des situations différentes,

Pour en savoir plus :


§ Boulet A, Sa vo i e - Zajc L, Chevrier J. Les stratégies d’apprentissage à l’université.
Saint e - Foy (QC) : Presses de l’Université du Québec, 1996

§ Apprendre En Médecine Jl Bernard et P REYES revue internationale de pédagogie


médicale aout 2001 vol 2 n° 3 et 4

§ Daniel J. Cote*, Colette Belavance*, Martine Chamberland *, Ann Graillon *. Un


programme pour aider les étudiants en médecine à développer leurs stratégies
d'apprentissage. revue internationale de pédagogie médicale 2004 ; 5. : 95-102

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2. LES STRATEGIES DE GESTION

Définition :
Les stratégies de gestion permettent d'établir les conditions favorables à l'activité d'apprendre
pour garantir une meilleure efficacité.

Elles comprennent :
1) Les stratégies de gestion du temps,
2) Les stratégies de gestion de l’environnement
3) Les stratégies de gestion des ressources matérielles
4) Les stratégies de gestion des ressources humaines.

Objectifs éducationnels :
L’étudiant sera capable de :
Mettre en œuvre des stratégies de gestion du temps et de l’espace pour une meilleure
efficacité de l’apprentissage
Exploiter les ressources matérielles appropriées à ses besoins
Identifier les ressources humaines et solliciter leur soutien.

1) Les stratégies de gestion du temps

Les stratégies de gestion du temps permettent de mieux mettre à profit le temps dont
on dispose pour mieux travailler.
Il s’agit d’organiser son temps :
§ Dresser un planning de travail régulier et adapté aux objectifs fixés à court terme, à
moyen terme et à long terme en tenant compte des échéances et délais imposés (date
d’évaluation, d’examen, remise de devoirs …) mais aussi de son rythme personnel.
§ Utiliser et tenir à jour un échéancier hebdomadaire pour les travaux.
§ Choisir pour ses activités d’apprentissage, les périodes de la journée où son activité
cognitive et ses ressources physiques et mentales sont les plus propices à un
apprentissage optimal.
§ S’aménager des périodes de repos entre deux ou plusieurs séquences de travail
§ Respecter une hygiène de vie : temps de sommeil et de loisirs (sport, sorties, activités
culturelles……)

2) Les stratégies de gestion de l’espace et de l’environnement


Les stratégies de gestion de l’espace et de l’environnement ont pour but de réunir les
conditions environnementales susceptibles d’optimiser la qualité du travail et de renforcer la
capacité cognitive de l’étudiant.

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Pr. Amal Thimou
 
                                             
 
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Il s’agit de choisir et d’organiser son espace de travail pour en faire un environnement
favorable permettant de garder une concentration maximale le plus longtemps possible.
Ambiance propice au travail : calme, éclairage adéquat, climat favorable.
Bureau bien rangé, documents de travail à portée de main…etc.
savoir varier les lieux de travail

3) Les stratégies de gestion des ressources matérielles


Les stratégies de gestion des ressources matérielles permettent à l’étudiant d’identifier et
d’exploiter de façon efficace et adaptée à ses besoins, les matériels et ressources disponibles
et appropriés (livres, documents, outils, matériel d’écriture, ressources électroniques,
TICE……etc.) afin d’effectuer convenablement son apprentissage.

4) Les stratégies de gestion des ressources humaines


Les stratégies de gestion des ressources humaines permettent de faire appel aux personnes
ressources disponibles (enseignant, tuteur, les pairs…) pour profiter de leur aide en cas de
besoin.
L’étudiant peut solliciter un encadrant, un enseignant ou un tuteur pour obtenir plus
d’explications et d’éclaircissements comme il peut recourir à ses pairs et questionner les plus
expérimentés. Cette interaction avec les pairs favorise la compréhension et la mémorisation
dans le cadre de l’apprentissage collaboratif et constitue aussi une source de motivation à
poursuivre l'effort d'apprendre.

Conclusion
Les stratégies de gestion permettent d'établir les meilleures conditions d'efficacité dans
les activités d’apprentissage.
En identifiant dans l'environnement d'apprentissage et à l'extérieur toutes les
ressources appropriées pour faciliter l’apprentissage
En les gérant de façon efficace et adaptée à ses besoins.
En gérant les conditions temporelles et spatiales.

Pour en savoir plus :


§ Daniel J. Cote*, Colette B elavance*, Martine Chamberland *, Ann Graillon *. Un
programme pour aider les étudiants en médecine à développer leurs stratégies
d'apprentissage. revue internationale de pédagogie médicale 2004 ; 5. : 95-102
§ Christian Bégin « Les stratégies d’apprentissage : un cadre de référence simplifié »
Revue des sciences de l'éducation, vol. 34, n° 1, 2008, p. 47-67.

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3. LES STRATEGIES AFFECTIVES
Introduction :
Les stratégies affectives permettent de contrôler les sentiments et les émotions pendant
l'apprentissage et de créer un climat psychologique favorable à l’apprentissage.
Les stratégies affectives comportent
1) Les stratégies pour établir et maintenir sa motivation
2) Les stratégies pour maintenir sa concentration
3) Les stratégies pour contrôler l’anxiété et réduire le stress

3.1. LES STRATEGIES POUR ETABLIR ET MAINTENIR SA MOTIVATION


La motivation est un des facteurs clés de la réussite. Motivés, les étudiants suivent les cours
avec tous leurs sens en éveil pour capter les points importants. Leur attention et leur écoute sont
plus importantes que les étudiants qui viennent "en touriste".
Au départ, les facteurs motivant les étudiants à choisir une carrière dans les sciences
médicales, sont multiples et complexes, ils sont déterminés par :
• La personnalité, le vécu ;
• Les facteurs socio-économiques, y compris l’influence de la famille ;
• Les facteurs conscients tels que le désir d'aider les gens, la préférence pour la
connaissance biologique, et la curiosité scientifique ;
• Les facteurs inconscients tels que la capacité de réparation, la sublimation…et autres

Mais quelques soient les raisons de ce choix, ces motivations changent et évoluent au fil du
temps, parfois, elles se renforcent et parfois le doute ou le découragement peut s’installer. Le
but de ce cours et de vous donner des conseils pour établir et/ou maintenir votre motivation.

Objectifs du cours:
• Définir la motivation et ses mécanismes de base
• Identifier les différentes composantes de la motivation
• Distinguer les types de motivation
• Développer les stratégies pour maintenir la motivation

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Pr. Souad Chaouir
 
 
                                             

Université Mohammed V de Rabat


Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère année des études médicales

 
3.1.1. Définitions
La « motivation » du latin movere, signifie se déplacer : début et source de tout
mouvement.
La motivation est le processus qui incite à agir. Ce qui donne une direction et une intensité
à un comportement. Vous trouverez plusieurs définitions à la motivation.
Pour ce cours nous retiendrons celle de Viau : " La motivation en contexte scolaire est un
état dynamique qui a ses origines dans les perceptions qu'un élève a de lui-même et de son
environnement et qui l'incite à choisir une activité, à s'y engager et à persévérer dans son
accomplissement afin d'atteindre un but.

La motivation se traduit de la part de l’étudiant par un engagement, une participation et


une persistance dans une tâche.

3.1.2. Différents types de motivations peuvent animer l’étudiant, mais elles ne sont pas
toutes de la même qualité.

a) Motivation intrinsèque :
Dans ce cas, l’activité d’apprentissage est effectuée volontairement, parce qu’elle
apporte satisfaction personnelle et plaisir sans attente de récompense, sans crainte
d’échec ou de sentiment de culpabilité : « le travail scolaire fait partie de mes valeurs »
L’étudiant est dans ces cas, curieux, spontané, autodéterminé. Quand il a de bons
résultats il a un sentiment de compétence. La conscience des buts à atteindre lui permet de
fournir des efforts, de persévérer et d’être attentif à ses apprentissages en adaptant ses
stratégies pour apprendre.

b) Motivation extrinsèque
Dans ce cas, l’étudiant a soit une intention de récompense (bonnes notes, faire plaisir
aux parents, aux enseignants…etc.) soit l'activité d'apprentissage lui permet d'éviter des
conséquence déplaisantes (sanction – punition, mauvaises notes, échec, renvoi… ) : « Je
dois réussir pour leur prouver que je ne suis pas nul »
Une de ces formes, est la motivation extrinsèque identifiée où l'étudiant juge
importante une activité donnée, même si elle n'est pas plaisante en soi : « Ce que je fais
me sera utile pour plus tard »
Deci et Ryan arrivent à dire que si l'activité n'est pas intéressante, elle doit à tout le
moins être valorisée. Si la motivation intrinsèque ou la motivation extrinsèque identifiée
dominent, les études devraient bien se passer."

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Pr. Souad Chaouir
 
 
                                             

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3.1.3. Composantes de la motivation
a) Le but de la formation
• Je réussis si j’apprends
• Je choisis des activités qui me permettent d’apprendre et /ou qui présentent un
défi.
• Je présente mes difficultés et cherche à les surmonter.
• Je suis responsable de ma réussite.
b) La valeur de l’activité
La valeur est fonction de l’activité, prendre en compte les retombées sociales,
personnelles et professionnelles est motivant

c) Les exigences de l’activité


• Je m’assure d’avoir les prérequis (Connaissances antérieures)
• Je choisis les stratégies d’apprentissages adaptées
• Je planifie les étapes de la réalisation
• Je travaille en fonction des critères de réussite

d) Le contrôle de l’activité (cf. stratégies métacognitives)


Les étudiants en médecine développent les stratégies d'apprentissage qui leurs
paraissent les plus utiles à chaque étape de leur formation. La motivation est le moteur auquel
il faut donner le plus de puissance possible en approfondissant sa connaissance de la
profession. La curiosité et intérêt pour certaines matières constituent d'autres éléments de
motivation. Acquérir des notions sur les maladies et traitements est aussi un moyen de
motivation.
Pour la suite des études médicales, la motivation est renforcée par chacun par l'entrée
dans le domaine qui l'intéresse. L'appui sur la motivation clinique donne un sens aux
connaissances théoriques.
Mes notes : Quelles sont mes motivations ? Qu’est ce que j’ai appris sur moi-même ? Comment je
peux m’améliorer ?

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Pr. Souad Chaouir
 
 
                                             

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3.2. LES STRATEGIES POUR MAINTENIR LA CONCENTRATION ET L’ATTENTION
Pendant le cours:
• Intérêt pour le cours : dans quel but j’ai à apprendre ?
o pour réussir un contrôle
o j’aurais besoin de ces notions plus tard
• Maintenir une attention concentrée :
o se recentrer quand l’attention décroche et
o éviter les distracteurs : parler à son voisin, regarder son Smartphone…..
• L’écoute active et la prise de note:
o Ecouter ce que dit le professeur
o Prendre le maximum de notes vous permet de rester concentré
• Prendre soin de son sommeil : le manque de sommeil détériore l’attention
En dehors des cours
• Créer un climat favorable au travail : cf. gestion de l’environnement ;
• Apprendre ce qui est difficile au début, quand l’attention est au maximum ;
• Faire une chose à la fois : ne pas travailler 2 heures ou plus de suite fractionner les
révisions et aménager des moments de détente et de vraies pauses dès que votre
attention diminue ;
• Eliminer les distracteurs : musique, téléphone…pendant vos révisions.

3.3. LES STRATEGIES POUR CONTROLER L’ANXIETE ET REDUIRE LE STRESS


Les étudiants de première année sont soumis à un stress engendré par les difficultés
d’adaptation à l’université et aux nouvelles responsabilités de jeunes adultes. De plus les
révisions et les préparations aux examens ajoutent à ce stress.
Il est évident que plus on a travaillé ses modules, moins on stressera à l’examen encore
faut-il savoir comment cette connaissance devra être restituée et s’y préparer.

Objectifs du cours :
• Identifier les facteurs du stress ;
• Utiliser des stratégies pour lutter contre le stress;
• Diminuer le stress des épreuves.

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3.3.1. Facteurs du stress
• Facteurs physiques : bruit – lumière intense – douleur – faim – soif – privation de
sommeil- chaud- froid)
• Facteurs psychiques : la course à la performance – craintes – manque de temps–
quantité de travail
• Facteurs psycho-sociaux : Décès dans la famille – conflits – état amoureux – solitude –
divorce des parents – maladie personnelle ou d’un proche –

3.3.2. Comment réduire le stress des révisions ?


• Faire un planning quotidien des révisions et s’y tenir, avec des objectifs précis,
travailler régulièrement vous permet de préparer vos examens à l’aise
• Ne pas remettre à demain ce que vous avez prévu de faire (pas de procrastination)
• Varier les activités des révisions : lectures, fiches de synthèses, exercices,
• A la fin de votre révision, lister les questions qu’on pourrait vous poser et y répondre
pour évaluer vos apprentissages vous permet de voir votre progression et de réguler
vos apprentissages.
• Prenez des pauses régulièrement et fixez vous des horaires de travail et de détente et
loisirs
• Respecter une bonne hygiène de vie : manger sainement, boire de l’eau, éviter les
excitants et dormir suffisamment
• Déjouer le stress : ne pas penser qu’aux examens, faire du sport, respirer pour se
relaxer (vous trouverez sur le web plein de techniques de respiration pour lutter contre
le stress)
• Favoriser les pensées positives et avoir confiance en soi
3.3.3. Comment se préparer aux examens ?
• Faire des examens « blancs » quelques jours avant l’épreuve, en vous imaginant dans
les conditions réelles de l’examen afin de réduire le stress et rendre opérationnelles vos
connaissances.
• La veille de l’examen, s’occuper de soi-même, éviter les personnes et les pensées
négatives et se détendre pour réduire le niveau de stress.

Références et sites web :


1. Deci, E. L. (1971). Effects of externally mediated rewards on intrinsic
motivation. Journal of Personality and Social Psychology, 18, 105–115.
2. http://www.crame.u-bordeaux2.fr/pdf/strategies_apprentissage.pdf

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4. LES STRATEGIES METACOGNITIVES
Introduction :
Les stratégies métacognitives ont pour objectif de pousser l’apprenant à réfléchir sur sa
façon d’apprendre, à planifier et organiser ses activités d’apprentissage, à s’auto-évaluer et à
réguler son processus d’apprentissage pour s’améliorer.

La métacognition fait la différence entre les étudiants qui sont efficaces et ceux qui ont des
difficultés. C’est une compétence utile et nécessaire dans toute activité d’apprentissage. Elle
permet à chacun de continuer à apprendre et lui fournit les moyens de le faire.

Objectifs du cours :

• Définir la métacognition
• S’approprier les stratégies métacognitives
• Démontrer l’importance des stratégies métacognitives lors des apprentissages

Définitions
Comme son préfixe « méta » l’indique, il s’agit des stratégies qui relèvent d’une réflexion
sur le processus d’apprentissage : « cognition ».

« La métacognition se rapporte à la connaissance qu’une personne a de ses propres


processus cognitifs » Flavel 1976

Autrement dit :
• être réflexif sur sa façon d’apprendre et d’agir
• Avoir un regard, un questionnement critique sur ses apprentissages et ses stratégies.
• évaluer son efficacité pour s’autoréguler et s’améliorer.
Les stratégies métacognitives regroupent :

• Les stratégies de prise de conscience de son activité mentale


• Les stratégies de planification
• Les stratégies de contrôle
• Les stratégies de régulation

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4.1. Les stratégies de prise de conscience de son activité mentale

• Identifier ses lacunes


• Connaître son propre style d'apprentissage :

Sur le fonctionnement intellectuel : « Je suis plutôt visuel et j’apprends mieux le


matin »

-­‐ Sur la tâche: Ex : « Quand je dois apprendre un chapitre de maths, j’apprends


d’abord la théorie puis les formules puis je fais les exercices »

-­‐ Sur les stratégies pour apprendre ou réaliser les tâches : « Répéter plusieurs fois
les mots en chantant m’aide à les mémoriser »

• Identifier les conditions d'utilisation d'une démarche et son efficacité́

4.2. Les stratégies de planification


Avant l’activité d’apprentissage :
• identifier le travail à faire
• Se faire un calendrier d’études en fonction des objectifs à atteindre
• Estimer le temps nécessaire
• Préparer les ressources…

4.3. Les stratégies de contrôle


Pendant l’activité d’apprentissage

• Évaluer ses connaissances antérieures


• Évaluer l'efficacité de son travail : s’auto-évaluer régulièrement pour vérifier
l’atteinte des objectifs visés
• Vérifier la progression
• Faire son bilan personnel
• ….
Les stratégies de contrôle permettent de savoir ce qu'on fait (apprentissage machinal ou
significatif, de bas ou bon niveau) et d’estimer ses chances de réussite.

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4.4. Les stratégies de régulation :

Après l’activité d’apprentissage, savoir modifier sa stratégie en tenant compte de sa


capacité de travail, son temps de travail et sa vitesse de travail :
• Faire des ajustements continuels
o Ajuster la vitesse de lecture
o Relire pour mieux comprendre
o Evaluer si une nouvelle information est cohérente avec les autres
• Evaluer l'efficacité́ de la stratégie choisie et la modifier au besoin
o Revoir les étapes passées
o Corriger sa gestion du temps
o Corriger sa gestion des ressources
• Estimer le résultat attendu

Conclusion :
Les stratégies métacognitives permettent l’accomplissement de l’apprentissage en
profondeur chez les étudiants, parce qu’ils comprennent le sens de ce qu’ils apprennent et
qu’ils prennent conscience de leurs motivations, de leurs ressources cognitives et des
exigences de la tâche.

Pour en savoir plus regardez ces capsules, pas plus de quelques minutes :
• https://www.youtube.com/watch?v=v4ciuq9hF9w
• https://www.youtube.com/watch?v=ilTnDCqqavM
• https://www.youtube.com/watch?v=yRBZaR9j734
• https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/video/savoir-comment-apprendre-la-
metacognition.html

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6. LA PRISE DE NOTES

I- Introduction :
La prise de notes est une habileté essentielle pour tous les étudiants.
Les étudiants prennent des notes :
• pour enregistrer l'information qu'ils recueillent dans des matières où le contenu peut
être présenté sous forme de leçons,
• au cours d'un travail de recherche, pour organiser leurs idées pendant les premières
étapes du processus de rédaction.
La prise de notes ne consiste pas à copier et transcrire mot à mot l’information entendue
mais au contraire c’est un processus actif au cours duquel l’étudiant doit distinguer l'idée
principale et les détails complémentaires et choisir ce qu'il conserve des informations données
lors d'exposés oraux ou lors de la lecture de la documentation écrite. De ce fait, la prise de
note favorise la concentration et facilite l’assimilation et la mémorisation.

§ Objectifs éducationnels :

Maitriser les conditions nécessaires pour une prise de notes efficace (attitude,
méthode)
Prendre des notes de manière efficace
Exploiter le résultat de la prise de notes

II- Les conditions nécessaires pour une prise de notes efficace


Les méthodes de prise de note les plus efficaces respectent certaines conditions dont :

1) L’écoute active :
L’écoute active est un processus mental qui aide à percevoir les choses et permet au
cerveau de trier et de sélectionner l’information à retenir. C’est donc une habileté qui favorise
la compréhension.
L’écoute active est conditionnée par plusieurs facteurs dont :
§ La motivation : l’envie de comprendre et le désir de connaissance est une attitude qui
potentialise l’écoute active.

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Pr. Amal Thimou
 
 
 
 
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§ L’attention et la concentration : la capacité d’écoute est étroitement liée au niveau de
concentration. La place de l’étudiant au devant de la classe ou de l’amphithéâtre, aux
premières rangées, aide à maintenir la concentration
§ L’implication de l’étudiant lors de la leçon et sa participation par des questions.

2) La compréhension et l’analyse :
La compréhension du contenu de l’exposé en facilite l’analyse et la synthèse ainsi que la
sélection des informations essentielles à noter.
Pour comprendre le contenu de l’exposé, il est conseillé de :
Préparer au préalable les séances de cours en se documentant, en révisant les notes
des cours précédents.
Repérer la structure de l’exposé : introduction, différentes parties……..
Poser des questions pour mieux comprendre

3) Sélectionner pour noter :


Bien noter, c'est faire une prise de notes sélective qui ne retient que ce qui est essentiel en
évitant les répétitions. Pour cela il faut s’acharner pour comprendre mais aussi repérer les
éléments d’information importants en faisant attention aux mots qu’utilise l’orateur comme «
important », « clé », « majeur », « significatif » mais aussi au ton de sa voix et aux répétitions
de mots.

4) Ecrire :
Prendre des notes nécessite :
§ une préparation préalable du matériel nécessaire (feuilles, stylo, crayons, gomme….).
Le temps perdu à chercher « un stylo » peut suffire à vous faire perdre le cours de
l’exposé.
§ Une structuration et une organisation des notes :
Références : date, matière / module étudié, enseignant, numéro de pages...
Plan de la leçon
Introduction : indique les points qui seront abordés.
Chapitres et sous-chapitres : constitue la charpente de la leçon.
Conclusion : reprend les mots clés (ce qui est important à retenir).
Les annonces de début et de fin de partie sont souvent des synthèses.

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§ Les notes doivent être brèves (idées principales), précises (exactitude du contenu),
claires, lisibles et exploitables (permettant de réviser facilement et rapidement la
leçon).
Pour gagner du temps et suivre la cadence, souvent rapide, de la parole de l’enseignant,
on peut utiliser le style télégraphique, les symboles et les abréviations. Il est préférable de
garder toujours les mêmes abréviations. En règle générale, il suffit d’écrire la première et la
dernière lettre d’un mot ou d’une lettre significative à la place de la dernière lettre. Exemple :
qd pour quand.

Différentes manières de présentation des notes peuvent être utilisées :


§ Utiliser uniquement le recto de la feuille permet d’avoir une vue globale du cours en
étalant les feuilles. Le verso peut être utilisé ensuite pour ajouter un commentaire ou
pour compléter ses notes
§ Réservez les marges ou le bas de page pour y consigner les idées importantes lors de
l’étude ou pour compléter ses notes
§ Diviser la page en deux colonnes : droite pour les idées principales et gauches pour les
mots clés ou des questions ou des réflexions…..
§ Faire des schémas, des dessins, des graphiques, des cartes conceptuelles.

5) Exploiter ses notes :


De préférence, la relecture et la mise au point des notes doit être réalisée le plus tôt possible
après le cours, de préférence le même jour. Les notes peuvent être complétées et servir à
rédiger, des comptes rendus, des résumés, des cartes conceptuelles ou à réviser. Pour cela et
quel que soit la méthode et la mise en page, il faut :
Dater, numéroter les pages, les classer….
Mettre les repères aux mêmes endroits (résumé, références…)
Aérer les notes
Souligner, surligner, encadrer…
Utiliser symboles et abréviations (qui ont un sens pour vous).
Compléter et annoter les notes de préférence le jour même (marges, laissé du
blanc…).

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III- Avantages de la prise de notes :
§ facilite la concentration, la compréhension et la mémorisation ;
§ fournit des documents de références aux étudiants ;
§ favorise une personnalisation de la formation pour les bons preneurs de notes ;
§ peut aider les étudiants dans la recherche d’informations supplémentaires.

IV- Conclusion :
La prise de note est une activité complexe qui nécessite un entraînement :
Ecoute/concentration
Mémorisation
Organisation/structuration
Prendre des notes est un moyen de représenter des informations en les synthétisant dans une
forme propre à l’auteur. (Personnelles – État d’esprit)

Pour en savoir plus :


• Patricia Richard-Postal, "Techniques pour prendre des notes vite et bien" ; éditions
d'organisation, octobre 2005.
• A.Harouchi. « Réussir une formation », Editions Le Fennec, 1992.
• G.Brown. « Comment tirer profit d'un cours, d'un exposé, d'une conférence ». Editions
d'Organisation, 1980.

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7. LES STRATEGIES DE LECTURE

I- Définition :
La lecture est une activité mentale complexe de structuration et d'interprétation
qui fait appel à des stratégies spécifiques relevant des sciences cognitives.
Ces stratégies spécifiques à la lecture se définissent comme une combinaison de
moyens que le lecteur met en œuvre consciemment pour comprendre le texte et en
retenir l’essentiel.
Deux facteurs influencent fortement la qualité de ce qu’on retient d’un texte : la
stratégie de lecture adoptée et les conditions dans lesquelles l’activité de lecture
est réalisée.

§ Objectifs éducationnels :
L’étudiant sera capable d’ :
Aborder un document écrit afin de le comprendre et d’en retenir l’essentiel
Exploiter le résultat de la lecture

II- Les stratégies de lecture

1. Différencier lire et apprendre


La lecture comme processus d’apprentissage dans les études universitaires est
différente de la lecture d’un texte pour le loisir et le divertissement.
Pour apprendre de la lecture d’un texte, l’étudiant doit adopter une stratégie
de lecture active qui consiste à :
§ Traiter l’information : identifier les idées principales et les idées secondaires ;
§ Repérer les mots-clés et s'assurer d'une bonne compréhension de ceux-ci ;
§ La reprendre pour se l’approprier : après la lecture d'un chapitre ou d'une
section, prendre en note ce qui est significatif pour son travail, résumer les
idées principales en ses propres mots
§ La transposer, extrapoler à partir de celle-ci : formuler des exemples et des
contre exemples
§ Tester sa compréhension à l’aide d’exercices et de questionnements.
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2. Les étapes de lecture


2.1. La préparation à la lecture active :
• Déterminer son intention de lecture, en rattachant le texte à lire aux
objectifs du cours.
• Réactiver ses connaissances sur le sujet par la révision des concepts et des
cours déjà enseignés.
• Survoler le texte et lire la table des matières pour anticiper le contenu du
texte, saisir son organisation et prévoir les notions nouvelles qui y seront
traités et qu’il faudra comprendre et apprendre.

2.2. Le questionnement sur le but et la finalité du texte permet de


susciter sa concentration :
• Quel est le sujet de ce texte ?
• Quels renseignements vous cherchez ?
• Qu’est-ce que vous connaissez sur ce sujet ?.......

2.3. L’analyse et la compréhension du texte est une étape cruciale.


• Le lecteur interagit avec le texte, réfléchit à ce qu’il lit par rapport à ce
qu’il sait déjà pour faciliter sa compréhension.
• Il différencie les idées principales des idées secondaires, les surligne, les
organise et les mets en relation avec ses connaissances antérieures.
• Il se pose des questions en cours de lecture, à la fin de chaque chapitre,
sur le contenu lu et essaie d’y répondre et de le reformuler avec ses
propres mots.
• Il note les idées principales et les mots clés dans les marges afin de les
utiliser ultérieurement pour rédiger la synthèse et le résumé du document.

2.4. Le retour sur les apprentissages à la fin d’une séance de lecture :


• Elaborer un résumé des points les plus importants, une synthèse du texte,
ou une fiche de lecture, efficaces pour les révisions ultérieures.
• S’auto-évaluer en essayant de reproduire en mémoire ce qui a été retenu
de votre lecture.
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La fiche de lecture :
- Elle constitue un moyen de conserver sous une forme aisément
accessible, consultable, des informations utiles.
- Son rôle est de soutenir la mémoire et d'établir des liens entre
diverses séries de renseignements.
- La fiche doit être simple, clair, concise. Elle doit aussi être commode
avec un format standard et facile à classer et à retrouver.
- Elle peut prendre divers formats : tableaux, carte conceptuelle,
schémas…

3. Avantages d’une lecture active


La stratégie de lecture active optimise la capacité de l’étudiant à :
se concentrer et à mieux gérer le temps d’apprentissage
comprendre le contenu du texte
mémoriser les informations essentielles

III- Les conditions propices à une lecture efficace :

Il est important de réunir les conditions appropriées à une lecture efficace :


§ Un environnement physique favorable : ambiance calme sans distractions,
installation confortable, un bon éclairage pour ne pas fatiguer ses yeux,
§ Définir le temps de lecture et de pauses…
§ Maintenir sa concentration.
IV- Conclusion
Le lecteur efficace prépare sa lecture en la situant dans son contexte
d’apprentissage. Pendant la lecture, il demeure actif en faisant des prévisions, en
organisant les informations et en interagissant avec le texte. Il structure les
informations essentielles dans des résumés, des comptes rendus ou des fiches de
lecture.
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Pour en savoir plus :


§ BOULET, A., SAVOIE-ZAJC, L., CHEVRIER, J. (1996). Les stratégies
d’apprentissage à l’université, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec,
201 pages
§ Elsa Eme, Jean François Rouet, Les connaissances métacognitives en lecture-
compréhension chez l’enfant et l’adulte. Enfance 2001/4 (Vol. 53) Presses
Universitaires de France
§ S. Cartier Étude de l'apprentissage par la lecture d'étudiants en contexte
d'apprentissage par problèmes (APP) The Canadian Journal of Higher
Education Volume XXXII, No. 1, 2002

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8. LES CARTES CONCEPTUELLES

I- Définition :
La carte conceptuelle, appelée aussi carte cognitive ou concept map, se définit comme une
représentation graphique hiérarchisée d’un ensemble de connaissances et de relations de sens
qui les relient.
C’est un outil d’aide à l’apprentissage qui consiste à organiser les connaissances en une
représentation graphique qui récapitule l’ensemble des informations en tissant des liens et des
connexions entre elles sous forme de cellules, de formes géométriques variables reliées par
des lignes fléchées et étiquetées.

Cette organisation des informations au moyen de la carte conceptuelle favorise :


la réactivation des connaissances
la réflexion et la compréhension à travers la mise en relation et l’association des
informations dans le cerveau : l’étudiant trie, sélectionne, organise, structure et met en
lien les informations d’un cours.
la mémorisation visuelle : photographie mentale des éléments de la carte et
mémorisation des images et de leurs relations
l’apprentissage en le rendant plus signifiant.
La carte conceptuelle permet de représenter visuellement la structure du raisonnement de
l’étudiant et de mettre en valeur le sens de ce qu’il veut apprendre et mémoriser. Elle est ainsi
d’une grande utilité pour l’apprenant puisqu’elle facilite le stockage des informations dans
la mémoire à long terme et leur récupération au moment voulu.

§ Objectif éducationnel :
L’étudiant sera capable d’ :
Organiser et structurer les connaissances et leurs associations en une représentation
graphique au moyen de la carte conceptuelle.

II- Les principes de construction d’une carte conceptuelle

La construction d’une carte conceptuelle s’appuie sur deux principes : les associations et les
images.

Les associations :

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A partir d’une idée principale, naissent des branches d’arborescence sur-lesquelles on écrira
et/ou on dessinera les idées associées (mots-clés ou images clés).
La représentation comporte ainsi des bulles correspondants aux concepts importants, et des
liens entre les bulles correspondants aux liens entre les concepts.

Les images :
Certains mots clés ou concepts peuvent être remplacés par des images clés ou des dessins
car les images au même titre que les couleurs facilitent la mémorisation.

III- L’élaboration d’une carte conceptuelle

L’étudiant peut construire les cartes conceptuelles après un cours pour le résumer et le
restructurer mais aussi lors d’une activité de lecture d’un document pour en faire la synthèse.
Il peut élaborer la carte conceptuelle individuellement ou en groupe, de façon manuscrite
ou en s’aidant d’un logiciel de carte conceptuelle.

1. Les étapes de construction d’une carte conceptuelle


La représentation graphique de la carte conceptuelle peut être très variable. Plusieurs
structures peuvent être utilisées, en réseau ou toile d’araignée, en arbre, en étoile ou en
chaîne.
Lorsque la représentation graphique part d’une idée centrale qui rayonne vers d’autres
données, formant une structure radiante, elle est alors désignée sous le terme de carte
heuristique (ou carte mentale ou Mind-Mapping).
1ère étape : Une première lecture du cours ou d’un document permet de trier, sélectionner et
souligner les idées et concepts intéressants et essentiels à la compréhension. On choisit ensuite
le ou les concepts/thèmes qu’on veut développer dans la carte conceptuelle.

2ème étape : On commence la construction de la carte sur une page blanche où on écrit le mot
ou le concept principal, ou on dessine l’idée centrale à travailler.
Puis on ajoute les branches principales, c’est à dire toutes les branches liées à l’idée
centrale. Il est recommandé d’écrire un mot par branche et d’utiliser différentes couleurs.
Chaque branche principale étant d’une couleur différente et ses sous-branches reprennent
cette même couleur.
3ème étape : On développe ensuite le raisonnement pour organiser, différencier, hiérarchiser et
intégrer les connaissances en fonction de leurs relations afin de les agencer ou de les situer sur
la carte en ajoutant des branches de deuxième, troisième niveau et plus si besoin mais en
veillant à ce que la carte tienne sur une même et unique feuille de papier.

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Pr.  Amal  Thimou    
 
 
                                             
 
  Université Mohammed V de Rabat
Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère année des études médicales

4ème étape : On relie les différents concepts entre eux par une flèche et une expression
verbale qui indique le sens de la relation. On peut utiliser un verbe, un nom, une conjonction de
coordination ou un terme de liaison.
2. Logiciels de cartes conceptuelles
Il existe différents logiciels de cartes conceptuelles dont certains sont gratuits ou proposés
pour une période d’essai gratuite (exemples : Mindmeister, Xmind, Freemind…etc.). Ces
logiciels proposent des canevas de présentation, avec différentes bulles et liens.
Ils ont pour avantage d’offrir la possibilité de corriger la carte conceptuelle autant de fois
que nécessaire, d’ajouter ou de supprimer des bulles et des couleurs, modifier la police, …etc.
Ils comportent pour la plupart une fonction de partage avec possibilité d’envoyer la carte
à d’autres personnes, qui pourront, au besoin, la compléter puis la renvoyer. Cette fonction
facilite l’apprentissage collaboratif.

IV- Avantages des cartes conceptuelles

La carte conceptuelle facilite l’apprentissage en profondeur car elle permet :


§ L’identification des concepts-clés et les relations qui existent entre eux.
§ L’élaboration de l’information traitée ce qui lui donne plus de sens
§ La (ré)organisation des informations et leur encodage de différentes manières
§ La compréhension et l’assimilation de nombreux concepts
§ La mémorisation à long terme et le rappel des informations
§ L’apprentissage collaboratif en cas de construction de cartes en groupe

V- Conclusion
La carte conceptuelle, méthode visuelle de réorganisation et de représentation graphique
des informations, est un outil d’apprentissage qui favorise à la fois la compréhension et la
mémorisation.
Elle développe aussi la capacité d’analyse de l’étudiant et sa capacité métacognitive par
la prise de conscience de ses processus d’apprentissage.
Elle est particulièrement utile pour les séances de révision.

Pour en savoir plus :


§ Claire MARCHAND*, Jean-François d’IVERNOIS. Les cartes conceptuelles dans les
formations en santé. Pédagogie Médicale 2004 ; 5 : 230-240
§ Andréia Patrícia GOMESI and al. The Role of Concept Maps in the Medical Education.
Revista Brasileira De Educação Médica 276 35 (2) : 275 – 282 ; 2011

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Pr.  Amal  Thimou    
 
 
 
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Faculté de Médecine et de Pharmacie Module méthodes d’appentissages
1ère année des études médicales

L’enseignement à distance : comment optimiser les apprentissages ?

Introduction
L’ancien modèle d’enseignement classique basé essentiellement sur le cours
magistral était justifié quand il n’y avait pas d’autre moyen pour transmettre les
connaissances, maintenant que les technologies nous le permettent, il n’a plus de raison
d’être la seule méthode d’enseignement.

Compte tenu du contexte particulier actuel de la pandémie Covid-19 et du


confinement, il était impératif de basculer vers un enseignement à distance. De plus, le
savoir est maintenant disponible partout: l’accès ouvert aux ressources numériques est
très facile; mais le transformer en connaissance est par contre moins aisé.

Pour optimiser la construction des connaissances et des compétences, il est essentiel


que l’enseignement à distance intègre les interactions et les rétroactions du modèle
« Classe inversée». La réussite de ce modèle exige de respecter les rôles respectifs de
l’étudiant et de l’enseignant et trouver des solutions aux obstacles à l’enseignement à
distance.

Objectifs:
• Expliquer le concept de l’enseignement à distance et de la classe inversée
• Définir les rôles respectifs de l’étudiant et de l’enseignant
• Argumenter les avantages pour l’étudiant

1. Le concept de l’enseignement à distance et de la classe inversée :


L’enseignement à distance, fait appel aux TICE : “Technologies de l’Information et
de la Communication pour l’Enseignement (ou pour l’Education) ” et fait référence à
«tout mode de formation recourant à des supports électroniques”.

Cet enseignement utilise donc différents outils numériques, au service de


l’enseignant et/ou de l’apprenant, allant du simple outil pédagogique à la plateforme
d’apprentissage en ligne (e-Learning décrit plus précisément «l’apprentissage en
ligne par Internet »).

Pr. Souad Chaouir Page  1/4  


 
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1ère année des études médicales

 
En pratique,
L’enseignant met à disposition des apprenants, les ressources numériques (par
mail, sur les réseaux sociaux, sur la plateforme) ou des cours en direct:
visioconférences, webinair…etc. L’apprenant découvre et étudie les notions à
apprendre, tout seul ou en travail collaboratif.

Les Ressources mises à la disposition des étudiants sont variées et dépendent


de l’outil utilisé, il peut s’agir de:

• Présentations (diaporamas) sonorisées ou non


• Documents textes: Syllabus, Polycopiés, Lectures complémentaires
conseillées par l’enseignant…
• Multimédia (Podcasts) : Capsules, Vidéos, fichiers audio…etc.
• Liens entre diverses ressources
• Forum modéré, pour les Questions- Réponses
• Taches à effectuer par l’étudiant : exercices, synthèses, recherches…
• Quiz ou études de cas (auto-évaluation, contrôles continus)

Dans la classe inversée ou pédagogie inversée, le cours est d’abord étudié par
l’apprenant.

Lorsqu’on instaure un enseignement à distance, le travail personnel de l’étudiant


devient un facteur clé de sa réussite. Les étudiants ont besoin d’être eux-mêmes
motivés afin d’accomplir le travail à faire, particulièrement si le format ne demande
pas une présence obligatoire à un moment et lieu donnés. Si l’étudiant n’utilise pas le
temps libéré pour son auto-apprentissage, son risque d’échec à l’examen devient plus
grand. Pour pallier ce problème, la plupart des enseignements exigent des évaluations
(contrôles continus en ligne) à la fin de chaque séquence d’enseignement et avant les
séances de TP et/ou TD en présentiel. Les évaluations motivent les apprenants à
étudier les ressources numériques mises à leur disposition.

Lors des séances en présentiel, l’étudiant aura la possibilité d’avoir des réponses à
ses questions, à ses interrogations. L’enseignant va s’assurer de la bonne
compréhension des notions à apprendre et proposer des « tâches complexes ».

Pr. Souad Chaouir Page  2/4  


 
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1ère année des études médicales

 
Dans les filières des sciences de la santé, les cours théoriques sont obligatoirement
suivis d’activités en travaux de groupe liées à ce qui a été vu: manipulations et gestes
techniques (TP, simulations, stages), des échanges d’idées, l’apprentissage du
raisonnement clinique et de la résolution de problèmes… (Enseignements dirigés TD,
stages, mise en situation…etc.).

Classe inversée en pratique : rôles de l’enseignant et de l’étudiant

• Professeur produit et met en ligne:


o Ressources : cours, documents, capsules, vidéos, liens…etc.
o Exercices, taches à faire, Quiz,…
• Étudiant
o Consulte les ressources en ligne
o Prend des notes ou imprime et lit les documents
o Pose des questions sur le forum
o Réalise les activités ou exercices demandés
o Répond au Quiz
• Professeur:
o Analyse la participation
o Modère le forum
o Organise les activités en classe par groupes
o Évalue les apprentissages

2. Avantages pour l’étudiant


Le premier but de l’enseignement à distance et/ou de la classe inversée est de
développer l’esprit d’auto-apprentissage et d'auto-évaluation du côté des étudiants ce
qui les implique davantage dans leur formation et les rend plus responsables.

Le forum, espace de discussion, permet aux apprenants de poster leurs questions à


n’importe quel moment de leur préparation et auxquelles tout le monde peut
répondre. L’espace modéré par l’enseignant et les activités en présentiel, permettent
en outre d’identifier et de corriger d’éventuelles erreurs de compréhension ou
d’interprétation.

Pr. Souad Chaouir Page  3/4  


 
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1ère année des études médicales

 
Les avantages pour l’étudiant sont multiples :

• L’étudiant apprend à son rythme : lorsqu’un étudiant regarde ses cours en


vidéos, il peut mettre en pause à tout moment et revoir un passage autant
de fois qu’il le souhaite pour être certain de l’avoir bien compris. Il peut
aussi en profiter pour noter des questions qu’il posera ensuite au professeur
en classe.

• Il est actif et il a plus de temps en présentiel pour comprendre, appliquer


et apprendre au lieu d’être contraint à rester assis en silence à écouter
l’enseignant durant des heures.

• L’interactivité, la participation et les échanges permettent à l’étudiant de


construire son savoir.

• Les ateliers et les travaux de groupe développent le travail collaboratif.

• L’enseignant étant plus disponible lors des travaux de groupe, l’étudiant


peut solliciter son aide. Lors du cours magistral classique, peu d’étudiants
osent interrompre un cours et avouer qu’ils n’ont pas compris quelque chose,
ils passent alors le reste de la séance perdus car il leur manque un élément,
et quand vient la fin du cours, l’enseignant n’a bien souvent plus de temps
pour répondre à toutes les questions.

Conclusion :

Partout dans le monde, les enseignants qui sont passés au modèle de la “classe
inversée” ont constaté que : la motivation est en hausse, l’ambiance en présentiel est
plus agréable avec de meilleurs résultats d’apprentissage. Les étudiants sont plus
responsables et développent leur autonomie d’apprentissage.

Pour en savoir plus sur la classe inversée, regardez ces vidéos


• https://www.youtube.com/watch?v=hpjx1nsL1cE
• https://www.youtube.com/watch?v=uLKmLDrGyjw

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