Sidi - Thabet - STEP - Jdaida
Sidi - Thabet - STEP - Jdaida
Mars 2018
OBJET DE L'ETUDE
Le présent rapport porte sur l’étude d’impact sur l’environnement du projet d’extension et de
réhabilitation des réseaux d’assainissement de la ville de Sidi Thabet et des systèmes de
transfert des eaux usées de la ville de Sidi Thabet et de la technopole vers la station
d’épuration de Jedeida, prévue par la réglementation en vigueur « décret n° 2005 – 1991 du
11 juillet 2005, modifiant celui n° 91-362 du 13 mars 1991 qui règle les procédures à suivre
pour l’établissement des études d’impact sur l’environnement ».
Bien que la mise en place d’infrastructures d’évacuation des eaux usées, soit en elle même
une mesure de protection de l'environnement, il n'en reste pas moins que les impacts
associés à leur mise en place et à leur fonctionnement : concentration d’une pollution
dispersée, création d’un système de transfert des eaux usées,.... ect, doivent faire l'objet
d'évaluation pour en mesurer les effets et proposer les mesures d'accompagnement
nécessaires pour les réduire.
Phase 3 :
Elaboration des dossiers d’appel d’offres pour travaux réseaux et
systèmes de transfert.
La présente étude est confiée par l’ONAS au Bureau d’Etudes SERAH sur consultation
restreinte.
* Toutes opérations pouvant avoir une relation avec l'objet cité ci-dessus
* Réalisation des études visant à promouvoir des projets agricoles, hydrauliques
et agro-industriels ainsi que les études dans les domaines des VRD, de la
protection de l'environnement de la réhabilitation urbaine des petits et moyens
barrages et de l'irrigation.
Pour les interventions et les projets qui requièrent des études et des analyses économiques,
démographiques, la SERAH est en mesure de fournir ses services en s'appuyant sur un
bureau d'études associé : la SOTINFOR (Société Tunisienne d'Informatique et
d'Organisation) ou en association avec des sociétés d'ingénierie de réputation
internationale.
2. L’étude des systèmes de transfert des eaux usées de la ville de Sidi Thabèt vers le
site de la station d’épuration de la localité de Jedeida ;
3. L’étude du système de transfert des eaux usées du technopôle de Sidi Thabèt vers
le site de STEP Jedeida ;
4. L’étude d’extension de STEP Jedeida pour faire face aux apports de l’horizon 2036
en tenant compte des apports provenant des différents systèmes de transfert sus
mentionnés et des différentes localités avoisinantes que l’ONAS va prendre en
charge à l’occasion de ce projet .
I EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE
[Link] Actuelle
Population Sidi Thabet hab 11 351 11 949 13 585 15 446 17 561 19 965
Pour la ville de Jedeida, on adoptera le taux d’accroissement retenu par l’étude du Schéma
directeur d’Assainissement du Grand Tunis de 2.4 %.
Le nombre d’habitants de 3 422 hab est réparti sur la totalité des sous localités de Cherfech
: Cherfech 1,Cherfech 2, Cherfech 8 et Cherfech 24. La répartition de cette population est
fournie dans le tableau ci après :
Cherfech 1 1 900
Cherfech 2 450
Cherfech 24 550
Cherfech 24 Sendid 350
Cherfech 8 180
La population de localité Essaida a subit une augmentation de 4 299 hab en 1994 à 6 183
en 2014 avec un taux moyen de l’ordre de 1.8 %.
Pour l’estimation des volumes d’eau potable, et suite à la comparaison des consommations
spécifiques, on adopte la consommation spécifique retenue par la SONEDE
Tableau I.10 – Evolution de la consommation en eau par usage de la ville de sidi
Thabet
L’estimation des volumes d’eau consommée par les établissements collectifs est basée sur
les consommations spécifiques par type d’établissement adoptées en général par la
SONEDE.
Pour l’estimation des prévisions de la consommation industrielle dans la zone d’étude, nous
avons adoptés les hypothèses suivantes :
Le débit moyen « Qm » (l/s) est défini comme étant la somme des volumes des eaux usées
évacués par le réseau d’assainissement.
Avec :
Bassin Versant Technopole B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B13 B14 B15 B16 Total
Qm
l/s 6.24 1.39 2.55 1.51 1.35 0.72 1.90 3.17 1.66 0.42 0.95 3.57 2.93 2.88 1.75 0.88 0.54 34.41
(Dom+Col+Tour)
Qm Ind l/s 12.50 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.52 1.04 0.00 0.00 0.00 0.00 2.98 0.00 0.00 0.83 0.00 17.88
Débit Parasite l/s 1.87 0.14 0.25 0.15 0.14 0.07 0.24 0.42 0.17 0.04 0.09 0.36 0.59 0.29 0.17 0.17 0.05 5.23
Qmoy total l/s 20.61 1.53 2.80 1.66 1.49 0.79 2.66 4.64 1.83 0.46 1.04 3.92 6.50 3.16 1.92 1.88 0.60 57.51
Avec :
Qm : Débit moyen
Le Débit moyen du jour de pointe Qpj est calculé en appliquant un coefficient de pointe
journalière Cpj de 1,8 au volume des eaux rejeté par les usages domestique et collectif.
Le coefficient de pointe journalière est pris égal à celui fourni par la SONEDE, soit Cpj=1.8
Pour les usages domestique et collectif, le coefficient de pointe horaire est calculé d’après la
formule suivante :
C 1,5 2,5
ph Qpj
Nous récapitulons dans le tableau suivant, les volumes totaux des eaux usées par bassin
versant à la saturation du plan d’aménagement de la ville de Sidi Thabèt et ceux de la
technopole à l’horizon 2036.
Bassin Versant Technopole B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B13 B14 B15 B16 Total
Qm 6.24 1.39 2.55 1.51 1.35 0.72 1.90 3.17 1.66 0.42 0.95 3.57 2.93 2.88 1.75 0.88 0.54 34.41
l/s
(Dom+Col+Tour)
Qm Ind l/s 12.50 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 0.52 1.04 0.00 0.00 0.00 0.00 2.98 0.00 0.00 0.83 0.00 17.88
Q pj (Dom+Col) l/s 9.98 2.23 4.08 2.42 2.16 1.15 3.04 5.08 2.65 0.67 1.52 5.70 4.69 4.60 2.80 1.41 0.87 55.05
Qpj Total l/s 22.48 2.23 4.08 2.42 2.16 1.15 3.56 6.12 2.65 0.67 1.52 5.70 7.67 4.60 2.80 2.24 0.87 72.93
Cph 2.29 3.00 2.74 3.00 3.00 3.00 3.00 2.61 3.00 3.00 3.00 2.55 2.65 2.67 2.99 3.00 3.00
m3/h 256,16 31,99 53,42 34,68 31,03 16,54 49,65 75,69 38,05 9,61 21,77 69,66 94,46 58,77 40,02 29,93 12,43 923,86
Qph
l/s 71,16 8,89 14,84 9,63 8,62 4,59 13,79 21,02 10,57 2,67 6,05 19,35 26,24 16,32 11,12 8,49 3,45 256,80
Le tableau suivant récapitule les débits moyens et de pointe des différentes localités susceptibles
d’être raccordées à la STEP Jedeida.
Pour le dimensionnement du réseau, les débits seront affectés par des coefficients de pointe
journalière et horaire.
Pour l’assemblage des bassins versants, on doit concevoir une seule station de pompage
principale (SP2) et deux stations de pompage secondaires (SP1 et SP3) et qui refoulent vers SP2.
Une nouvelle station de pompage SP1 sera implantée à la limite Nord Est de la ville et sera
dimensionnée, pour refouler à l’échéance de l’étude, un débit total de 106.6 l/s avec une
hauteur manométrique totale de 17.5 mce.
Une conduite de refoulement CR1 en DN 400 mm de nature PEHD – PN10 sur une
longueur totale 1650 ml. Cette conduite emprunte la route qui juxtapose Oued Zerga. Cette
conduite rejette dans le réseau EU2.
Une station de pompage SP3 implantée à la limite Nord Est du plan d’aménagement, sur la
rue d’Ali El Hammi, Cette station permettra de refouler un débit total de 57.3 l/s avec une
hauteur manométrique totale de 10.5 mce.
La conduite de refoulement CR3 s’étend sur une longueur de1300 ml et aura comme
diamètre DE 315 mm en PEHD – PN10.
En commun accord avec les responsables de l’ONAS, il a été convenu de retenir le choix de
deux conduites de refoulement pour le système de transfert d’eau usée vers STEP Jedeida.
Le schéma d’assemblage des différents bassins versant sont présentés dans la figure ci-après :
Les cité qui ne sont pas équipées par un réseau d’assainissement sont Cité Ettbaib et cité
Merazguia.
Ce réseau a été réalisé en 1994. Il est constitué par des conduites en PVC de diamètre 250 mm.
Le collecteur principal longe l’axe de la cité AFH et emprunte ensuite une route limitrophe à la
cité Hadaik, il traverse l’Oued Ezzarga et passe par les rues El Yasmine, 13 Aout et Taieb M’hiri
dans le centre ville avant d’atteindre l’Avenue de l’Environnement pour se rejeter dans l’oued
Ezzarga (point de rejet en face de l’abattoir). Ce collecteur reçoit en plus des eaux usées issues
de la cité AFH, les eaux usées des cités El Hadaik et Essaada.
Le réseau interne de la cité AFH ne présente pas d’anomalie de fonctionnement. Il pourra être
intégrer au réseau projeté.
Bien que les réseaux des cités Mongi Slim, Fellahine, Essantra et 18 Janvier ont été réalisés
après l’année 1990, ils sont en mauvais état.
Les réseaux d’assainissement de cité Mongi Slim, El Fallahine et cité Mbarka sont récemment
réhabilités en DN 250 PVC.
Les réseaux internes dans les cités raccordées sont composés de collecteurs en PVC. La plus
part de ces conduites ont un diamètre de 250 mm.
La majorité des regards existants sur ces réseaux est inaccessible, ce qui rend difficile leur
entretien. Les tampons des regards sont soit en fonte soit en béton armé.
Il est à noter que ces réseaux ne peuvent pas être maintenus compte tenu de leur état actuel
(anomalies de fonctionnement, etc…)
Par ailleurs, l’ARRU a réalisé le réseau d’assainissement de la cité El Hadaik. Il sera intégré dans
le réseau d’assainissement de la ville de Sidi Thabet.
Les réseaux d’assainissement de la ville de sidi Thabet rejettent dans trois points au niveau de
l’oued canal aménagé par l’OMVVM pour le drainage des eaux pluviales du périmètre irrigué de
Sidi Thabèt. Ces rejets constituent des sources de nuisance pour la ville de Sidi Thabèt et
également le golfe de Tunis. En effet, ce canal de drainage rejette en mer au niveau de la plaine
de Mabtouh.
Le premier rejet se trouve en face de l’abattoir et les deux autres à proximité de la cité Mongi
Slim.
Il est à signaler que les logements ne disposant pas du réseau d’assainissement sont équipés de
puits perdus ou des fosses septiques individuels pour la collecte des eaux vannes. Les quartiers
non assainis se limitent à la cité Mrazguia et cité Ettbaib.
Le réseau d’assainissement de la ville de Sidi Thabèt est de type séparatif. Il a été exécuté à
partir de 1994 par l’ONAS pour l’ossature principale. Des extensions ont été réalisées par la suite
dans le cadre des projets de lotissements AFH, SNIT et promoteur privé.
Le diagnostic du réseau d’assainissement existant est appréhendé d’après nos discussions avec
les responsables d’exploitation de la municipalité de Sidi thabet et des visites de terrain. Ce
diagnostic a permis de dégager les constats suivants :
La majorité du réseau existant est réalisée dans le cadre du programme d’assainissement des
quartiers populaires. Les collecteurs sont de nature PVC.
a) Collecteur EU1
Le collecteur EU1 commence à partir de l'avenue de l'Environnement, puis il suit la rue bordant
Essafsaf Parc, ensuite, il emprunte la route qui juxtapose l'Oued Zerga dans la direction Est et
se raccorde sur la station de pompage projetée «SP1 ». Ce collecteur s'étend sur une longueur
de 1600 ml.
Le collecteur principal EU1 avec ses antennes draine toute la partie Est de la ville, c'est à dire
la cité Essaâda et la cité Mrezguia et la ZI Essaada. Le débit maximum à transiter est de l’ordre
de 26.8 l/s.
b) Collecteur EU2
Le collecteur EU2 prend naissance à l'extrémité de l'extension de la cité AFH, situé sur la partie
sud de la ville .Il emprunte la rue en face de la cité El Hadaik, ensuite l'avenue 18 janvier, la rue
Ce collecteur se raccorde sur le tronçon du réseau eaux usées existant de la cité AFH.
Un premier collecteur nommé EU3 sera réalisé pour drainer le BV1 de la cité non assainie
Ettbaieb. Il s’étend sur une longueur de 1 185 ml. Le débit à évacuer est de l’ordre de 6.84
l/s. Ce tronçon serait composé de conduite en PVC de diamètre 315 mm.
le deuxième constitue une partie du réseau existant sur une longueur d'environ 1300 ml. Ce
tronçon draine la zone AFH.
Un troisième tronçon nommé EU4 s'étend sur une longueur d'environ 440 ml. Il est en DN
160 mm et reçoit les eaux usées de cité Ettabaib et le lotissement AFH. Ce tronçon sera
réhabilité en DN 315 PVC.
Le tronçon s'étend sur une longueur d'environ 550 ml est déjà existant en DN 250 mm et
reçoit les eaux usées de cité EL Hdaiek.
Le collecteur EU5 s'étend sur une longueur d'environ 760 ml et sera réalisé pour recevoir
les eaux usées de cité Ettabaib, El Hadaik, 18 Janvier et cité de stade. Le débit maximum
à transité sera de l’ordre de 36.08 l/s.
Le dernier tronçon nommé EU2 sera réalisé sur une longueur d'environ 270 ml. Il recevra
les eaux usées de la partie Sud Est de la ville. Ce tronçon sera dimensionné pour évacuer
un débit de 128.3 l/s. Ce collecteur sera réalisé avec des conduites de nature PVC de
diamètre 500 mm.
Le collecteur principal EU2 draine les cités AFH, El Hadaik, Stade et 18 janvier et reçoit les
collecteurs EU3, EU4 et EU5.
c) Collecteur EU6
Le collecteur EU6 commencera à partir de croisement avec avenue Habib Bourguiba et longera
ensuite avenue Farhat Hached puis la route en face du FNARC pour s raccorder à la station de
pompage projetée SP2.
Le débit à transiter par ce collecteur principal sera de l’ordre de 19,54 l/s Ce collecteur se
développera sur une longueur totale de 1 370 ml.
d) Collecteur EU 10
Le collecteur EU10 commencera à partir d’avenue Ennakhil pour recevoir les eaux usées
de cité El Moubarka, puis il longera la rue parallèle a l’avenue Hédi Nouira en face de cité
El Fallahine pour recevoir les eaux usées de cette cité, ensuite il longe la route du côté
Nord de la cité Mongi Slim, pour se raccorder à la station de pompage SP3.
Il draine avec les collecteurs EU7, EU8 et EU9 les cités de Mbarka, El Fallahine et la zone
industrielle projeté El Jawda.
e) Collecteur EU 11
Ce collecteur reçoit les eaux usées de la partie Sud Ouest de la ville au niveau des
collecteurs EU7, EU8 et EU9 qui sera dimensionné en DN 250 mm de nature PVC, ainsi
que le débit de cité Mongi Slim et cité El Fallahine au niveau du col lecteur EU10.
Ce collecteur sera dimensionné en DN 315 PVC pour évacuer un débit de 44.08 l/s sur
une longueur de 780 m.
Le tableau suivant donne les caractéristiques des différents collecteurs projetés ou à réhabiliter.
Diamètre Ouvrage
Longueur Débit Vitesse
calculé Projeté
Collecteurs Pente Nature Collecteur Amont Collecteur Aval Remarque
ml l/s mm m/s
Partie existant à
EU1 1600 26.78 0.35% 205 250 0.98 SP1 réhabilité et une partie
projeté
EU1.7 375 16.17 0.48% 160 250 1.00 EU1.1 + EU 1.2 SP1
EU1.7.2 638 11.03 1.40% 113 250 1.34 EU1.3 Projeté
EU1.7.1 630 13.38 1.66% 118 250 1.55 EU1.3
EU3 1185 6.84 0.59% 111 315 0.96 EU2.3 Projeté
EU Lotissement
1300 11.41 1.72% 110 250 1.66 EU2.3 existant
AFH
EU4 440 18.25 0.87% 149 315 1.23 EU2.1 et EU2.2 EU2.5 Existant à réhabiliter
EU cité El
550 6.63 1.05% 99 250 1.16 EU2.5 Existant
Hadayek
EU2.1, EU2.2, EU2.3 et
EU5 760 36.08 0.75% 199 315 1.39 EU2
EU2.4 Projeté
PVC
EU2 635 90.16 0.59% 293 400 1.60 SP1 EU2
EU2.1 + EU2.2 + EU2.3 +
EU2 270 128.30 0.29% 382 500 1.28 SP2 Existant à réhabilité
EU2.4
EU6 1370 19.54 0.17% 209 315 0.73 SP2 Projeté
EU10 705 35.03 0.38% 222 315 1.07 EU4.1 et EU4.2 EU5 existant à réhabiliter
EU9 1200 20.18 0.59% 167 315 1.13 EU5 Projeté
EU7 1200 14.10 1.33% 125 315 1.44 EU5
EU11 780 44.08 0.18% 315 0.84 EU4.1 et EU4.2 et EU4 SP3 Existant à réhabilité
280
EU avenue Hedi
400 6.40 0.25% 250 0.60 EU5 Existant
Nouira 127
EURue Khaled
Ibn El Walid 250 2.66 0.64% 77 250 0.68 EU5 Existant
La station SP1
La station SP1 sera implantée à la limite Nord -Est du plan d’aménagement. Elle recevra les
eaux usées générées par les bassins versants BV6 et BV7 et qui sont drainées par le collecteur
EU1, ainsi que les eaux usées de la technopole de Sidi Thabet. Le débit arrivant à la station de
pompage est de l’ordre de 106.6 l/s.
La conduite de refoulement CR1 évacuera les eaux usées de cette partie de la ville qui sont
collectées au niveau de la station de pompage « SP1 » à la côte TN 8 m NGT vers le collecteur
EU2 au niveau du bassin BV8 dont la côte du terrain naturel est de 14 m NGT sur une longueur
totale de 1640 ml.
La station SP2
La station SP2 sera implantée au nord du plan d’aménagement à coté de FNARC. Elle recevra
les eaux usées des collecteurs EU2 et EU6. Cette station recevra en plus le débit des EU refoulé
par la station « SP1 » ainsi que l’apport de l’agglomération de Cherfech 1et 2 et l’apport de la
station SP3. Le débit
La conduite de refoulement CR2 rejette les eaux refoulées dans la station d’épuration de
Jedeida.
La station SP3
La station de pompage SP3 est déjà implantée à la limite Nord Ouest du plan d’aménagement.
Elle reçoit les eaux usées des cités Mbarka, El Fawz , El Fallahin et cité Mongi Slim.
La conduite de refoulement CR3 longera la piste du côté Nord reliant cité Mongi Slim à sidi
Thabet et rejettera les eaux refoulées dans « la station de pompage SP2 » à la cote TN 11
mNGT. Cette conduite s’étend sur une longueur de 1300 ml.
Le tableau suivant fourni le diamètre à retenir pour les conduites de refoulement des trois
stations de pompage projetées.
Perte de
Longueur Débit DN ext DN int Vitesse Hgeo HMT
Conduite de charge
Stations
refoulement
ml l/s mm m/s m/km m
SP1 CR1 1640 106,64 400 PEHD 341 1,2 3,4 11 17,4
Nota : la conduite de refoulement SP2 est indiquée dans le paragraphe relatif au système de transfert.
Le linéaire du réseau secondaire de la commune de Sidi Thabet est estimé sur la base norrrmatif
de 150 ml par hectare.
Le tableau suivant récapitule les linéaires des réseaux secondaires par cité.
Tableau I.19 : Caractéristiques des réseaux secondaires
La technopole de Sidi Thabèt sera raccordée au réseau projeté à la limite de la ville. Il démarre
depuis l’enceinte de la technopole traverse le terrain nu existant juste à l’Est de la station de la
SONEDE, empreinte ensuite une piste jusqu’au croisement du canal de drainage pour longer
ensuite la rive gauche du canal jusqu’au site de la station de la station SP1.
Technopole 2 445 54.74 0.79 % 230 315 PVC 1.58 0.12 39.23 118
Le traitement des eaux usées de la ville de Sidi Thabet se fera dans la station d’épuration de la
ville de Jedeida.
Le système de transfert prend naissance au niveau de la station de pompage SP2. Il longe la rue
de Ali El Hammi au niveau de cité Mongi Slim puis la piste parallèle à RL 518 jusqu’à croisement
avec Oued Medjerda.
Il suit par la suite la route goudronné jusqu’à Douar Dar El Bidha. Ensuite, il emprunte la même
route qui traverse Henchir El Henna qui mène vers la station d’épuration de Jedeida.
La station de pompage SP2 du système de transfert refoulera la totalité des eaux usées de la
ville de Sidi Thabet, de la Technopole et des localités de Cherfech 1 et 2.
Cette station devra être capable de refouler un débit total de 273.8 l/s.
Les caractéristiques du système de transfert sont présentées dans le tableau suivant et ce pour
la moitié du débit en retenant un système de transfert composé de deux conduites parallèles. Ce
choix est fait pour assurer une meilleure souplesse quant à l’exploitation du système de transfert
et une plus grande fiabilité et sécurité.
Débit de Perte de
Conduite de Longueur DN ext DN int Vitesse Hgeo HMT
Stations dimensionnement charge
refoulement
ml l/s mm m/s m/km m
Le présent chapitre porte sur la présentation des actions à proposer pour l’extension et
réhabilitation de STEP Jedeida compte tenue des apports supplémentaires en eaux usées
provenant de la localité de Jedeida, Sidi Thabet et les localités avoisinantes.
La station d’épuration de Jedeida a été dimensionnée pour l’horizon 2011, le tableau suivant
donne les paramètres de dimensionnement de la STEP.
a) Prétraitement
Regard d’arrivée :
Les eaux usées provenant de la ville sont versées directement dans une première chambre d’un
regard initial fonctionnant comme un regard brise charge. Dans une deuxième chambre, les eaux
usées brutes sont mélangées avec les eaux troubles en provenance de l’épaississeur et du
drainage des lits de séchage et avec les eaux usées des bâtiments de la STEP.
Dégrillage :
La station d’épuration est équipée d’un dégrilleur à l’entrée de la station pour protéger les
équipements et la tuyauterie contre l’arrivée intempestive de gros objets et de matières
volumineuses véhiculées par les eaux résiduaires.
La partie dégrillage est composée d’un dégrilleur automatique, le By-pass est muni d’un
dégrilleur manuel.
L’espacement entre les bureaux est de 6 mm. Ces grilles sont inclinées de 35° environ par
rapport à l’horizontale, dans ke sens de l’écoulement.
C’est un ouvrage en béton armé composé d’une chambre de dessablage dont le sol est profilé
par une rigole collectrice de sable. La paroi de séparation entre le dessableur et le déshuileur se
compose d’une cloison plongeante supérieure et d’une cloison lamellée inférieure, munie de
fentes verticales.
Dessableur
Nombre de canaux (Nc) 1
Longueur (L) m 15,00
Largeur (B) m 1,60
Profondeur (H) m 2,10
2
Surface des canaux (F) m 24,00
3
Volume des canaux (V) m 50,40
Section d’écoulement (S) m2 3,36
Charge superficielle (qA) m/h 9,96
Temps de rétention (tr) min 12,65
Déshuileur
Longueur (L) m 15
Largeur (B) m 0,6
Charge superficielle (M qs) m/h 25
c) Traitement biologique
Bassin d’aération :
Pour le traitement biologique des eaux usées, il existe deux filières analogues de chenaux
d’oxydation avec aération de surface.
Un ouvrage de distribution est installé à l’entrée des bassins. Celui-ci prend en charge la collecte
des eaux venantes du dessableur-déshuileur et des boues de re-circulation, afin de les
transmettre dans les bassins d’aération.
Décanteur secondaire :
Boues en excès :
A la sortie du clarificateur, le volume de la boue en excès est estimé à 126 m3 par jour, pour une
concentration en boue de 9kg de MES par m3.
Boue de retour :
La quantité de boue mélangée avec les eaux brutes dans le regard de mélange est de 496,8
m3/h (le débit de boue de retour)
La station d’épuration de Jedeida est dotée d’une station de pompage regroupant deux pompes
de boues de retour, deux pompes de boues en excès et une pompe des boues épaissies.
Epaississeur :
C’est un silo en béton armé composé d’un réservoir cylindrique, de diamètre 6m et de profondeur
4,6m, le radier est en pente vers le centre.
Lits de séchage :
Les lits de séchage sont réalisés en béton avec des couches en argiles au fond, du gravier et du
sable. A chaque lit, une conduite d’amenée avec une vanne est installée afin d’approvisionner les
lits individuellement.
Les lits sont munis de tuyaux de drainage en PVC avec des ouvertures de ¾. Les tuyaux sont
étendus dans les tranchées pour drain et entourés par du gravier.
En se basant sur une teneur en MES des boues épaisses de 3% et une teneur en MES des
boues séchées de 25% les dimensions des lits sont données par le tableau suivant :
L'installation est exploitée par une société privée, la SEGOR qui assure la maintenance courante
et la prise en charge des consommables (énergie notamment).
La station de Jedeida a été mise en service en 2003. La filière de traitement de l'eau est de type
aération prolongée à faible charge avec un séchage naturel des boues sur lits de séchage. La
filière est représentée dans le schéma ci-après.
L'installation n'a pas fait l'objet de modification depuis la mise en service. Les ouvrages sont en
béton armé.
Dans ce qui suit, le diagnostic est basé sur une inspection visuelle détaillée et une analyse du
fonctionnement actuel des installations de traitement et les fiches d’exploitation.
Source (Etude d'actualisation du plan directeur du grand Tunis - Cabinet Merlin/COMETE Engineering)
La station d’épuration Jedeida à été mise en service en 2003 avec une capacité nominale de :
A cause de panne répétitives sur les équipements d’aération, La nitrification de l’azote a été le
plus souvent partielle. Des dépassements de la vanne de rejet pour la teneur en MES ont été
relevés à la suite des pannes sur la clarification et les groupes de recirculation. Afin d’actualiser
ces données, nous avons utilisé les données des fiches d’exploitation des années 2013,2014 et
2015.
Les débits moyens ont peu varié entre 2013 et 2014 (figure I.6). Des valeurs assez faibles ont été
relevées en 2015.
Le débit moyen journalier durant ces quatres années est de 2158 m3/j. Proche du débit nominal
(si on retient le débit nominal de 2 800 m3/j). Un taux de charge de 70 % si on retient comme
débit nominal 2800 m3/j.
En dehors de la valeur moyenne du mois d’avril 2013, la concentration en DBO 5 des eaux brutes
a peu varié autour de 400 mg/l (Figure I.7). Cette concentration est inférieure à celle supposée
par lors du dimensionnement de la station (608 mg/l). Durant ces trois années, la concentration
moyenne en DBO5 de l’eau brute a variée entre 297 et 797 mg/l avec une moyenne de 411 mg/l.
elle correspond à une charge moyenne journalière de 830 kg/j qui représente la moitié de la
charge biologique théorique nominale.
La concentration en DCO des eaux brutes à baissé en 2014 et 2015 comparativement à 2013, (Figure I.8).
La concentration moyenne en DCO de l’eau brute a varié entre 592 mg/l et 1521 mg/l avec une moyenne
de 916 mg/l. La charge en DCO est en moyenne de 1854 kg/j soit près de 70% de la charge nominale
théorique.
Figure I.9 – Evolution de la concentration en MES de l’eau usée à l’entrée de la station durant la période
2013-2016
Comme indiqué plus haut, la station d’épuration de Jedeida n’a pas encore atteint sa capacité
nominale supposée lors du dimensionnement. Malgré le désordre de fonctionnement observé.
L’indispensable prolongée des équipement d’aération (panne des brosses) provoquée une
carence en oxygène qui rend la floculation des boues biologique incomplète des boues
biologiques ou une défloculation de celles-ci, un voile de boues souvent proche de la surface du
clarificateur et la production d’une eau épurée très turbide, les performances épuratoires
indiquées sur les fiches d’exploitation sont très convenables avec une concentration en DBO5
des eaux épurées inférieure à 20 mg/l.
Les concentrations moyennes en DBO5 des eaux épurées sont en majorité inférieures à 30 mg/l
(figure I.10). Elles ont varié entre 8.5 mg/l et 39 mg/l avec une moyenne sur les trois années de
19 mg/l.
La concentration moyenne en DCO a rarement dépassé 90 mg/l (figure I.11). Elle a varié de 39.5
mg/l à 93 mg/l avec une valeur moyenne de 63 mg/l, bien en deçà de la concentration limite des
normes de rejet.
En dehors du mois de Mai 2013, aucun dépassement des normes de rejet n’a été constaté
(figure I.12). La teneur moyenne en MES des eaux épurées a varié entre 11 mg/l et 37 mg/l avec
une valeur moyenne de 19 mg/l durant les trois années considérées. Le diagnostic de 2010 a
signalé la turbidité importante des eaux épurées. Nous avons également relevé que le
surnageant, lors de la détermination de l’indice de Mohlman, est très chargé. Le volume décanté
est aussi faible ce qui donne un indice des boues faible bien que la décantation soit peu efficace.
De telles valeur de MES ne sont pas représentatives des conditions générales de fonctionnement
et des performances prévisibles.
VIII.3.1 Prétraitement
a) Dégrillage
Le dégrillage est précédé d'un regard alimenté par refoulement depuis le réseau et également
par le poste des eaux de drainage des lits de séchage et une pompe reprenant les eaux
sanitaires du local ; ce regard comporte un by-pass général de la station. Un préleveur
d'échantillons est positionné avant le dégrillage.
Le dégrilleur est de type automatique fin à gradins avec un espacement inter-barreaux de 6 mm.
Le by-pass est doté d'une grille manuelle de 15 mm.
b) Dessablage-déshuilage
La station dispose d'un bassin longitudinal de dessablage-déshuilage aéré équipé d'un pont
racleur alternatif avec roues bandées. Un groupe électropompe immergé assure l'évacuation des
sables vers un classificateur embarqué sur le pont. Les sables se déversent dans une trémie qui
se décharge dans une benne en position repos du pont.
Deux surpresseurs d'air (1+1) installés en local sous les prétraitements alimentent la rampe
d'aération.
En extrémité d'ouvrage, les graisses sont reprises par une vis de transport puis une vis de
relevage, qui les évacue vers une benne.
Les eaux prétraitées transitent dans un canal de comptage avec venturi. Le regard de sortie
comporte un by-pass vers le rejet.
L'installation est dans un état convenable mais nous relèverons des traces d'oxydation sur les
pièces métalliques.
L'armoire électrique embarquée sur le pont dessableur est à renouveler complètement du fait de
la corrosion.
Le génie civil présente un bon état général. La réalisation du génie civil parait de bonne qualité.
Béton légèrement attaqué, aux niveaux des plans d'eau (granulats apparents) ;
Un voile séparatif d'aspect médiocre (granulats apparents) qui dénote avec les autres parties
de l'ouvrage dont le béton présente un bon aspect;
Un traitement de joint de dilatation ayant entraîné l'éclatement du béton. Mastic de bouchage
du joint altéré sur quelques autres joints (défauts mineurs) ;
Dans le local technique sur sa partie hors-sol, des tâches d'humidité en sous-face de la dalle
de couverture, au-dessus des armoires électriques ;
Au niveau du local technique au sous-sol, les trappes en couverture ne sont pas étanches et
il est probable qu'en cas de pluie, de l'eau s'infiltre via ces trappes ;
Les éléments de serrurerie et les menuiseries du local technique présentent quelques traces
de rouille, mais sans gravité.
a) Chenaux d'aération
Les deux chenaux d'aération sont précédés d'un ouvrage de répartition avec vannes d'isolement.
Le volume total disponible est de 4.300 m3 et la hauteur d'eau de 3,50 m.
Chaque chenal d'aération, de forme oblongue, est initialement équipé de deux ponts brosses de
7 m bi-vitesses de 20 et 30 kW. Les ponts sont insérés dans les passerelles et le génie civil est
conçu de manière à pouvoir ajouter 4 nouveaux ponts-brosses.
En 2015, à cause du mauvais état des ponts brosses, chaque chenal a reçu un aérateur à hélice
de 30 kW avec une capacité d'aération de 54 kgO2/h.
Un seuil mobile en sortie de bassin permet de régler l'immersion des aérateurs et donc leur
capacité.
Une sonde à oxygène est installée par bassin. Les mesures d'oxygène ne sont utilisées qu'en
indication, les ponts fonctionnant sur horloge.
b) Clarificateur
A la sortie des chenaux, les eaux sont dirigées vers un répartiteur qui alimente deux clarificateurs
identiques.
L'ouvrage est en bon état. Quelques carreaux manquent dans la goulotte intérieure à l'ouvrage,
mais cela reste très localisé.
Les eaux de trop plein sont dirigées vers le poste des eaux de drainage des lits.
b) Lits de séchage
Les boues épaissies sont évacuées vers 30 lits de séchage de 150 m² chacun, soit 4 544 m².
Un poste de pompage équipé de 2 pompes, renvoi les eaux de drainage en tête de la station.
La station dispose d'un poste de transformation de 400 kVA et d'un groupe électrogène de
secours de 275 kVA.
Une citerne de 3.000 litres de gazole permet d'assurer une autonomie de 2,5 jours à pleine
puissance.
Par contre la citerne de gazole n'est pas raccordée sur le groupe qui ne dispose que d'un
jerrycan de 20 litres. Dans ces conditions l'autonomie est très faible (25 minutes) car à pleine
puissance la consommation est estimée à 47 l/h.
b) Distribution électrique
La protection générale par disjoncteur et relais de tension (ordre et présence des phases).
La régulation du cos ζ à l'aide d'une armoire de régulation automatique du déphasage
à 12 gradins dont 6 sont équipés de condensateurs biphasés de 15 kVAR chacun.
La distribution vers les armoires électriques principales TBE, TPT et TTB (tableaux du
bâtiment d'exploitation, du prétraitement et du traitement des boues).
Les automates sont reliés entre eux par un réseau de données.
II.3.4 Métrologie
La station d'épuration dispose des équipements de mesure suivants :
Nombre
Ouvrages Équipement
Actif SI HS
Échantillonneur Ventilateur 1
Échantillonneur Mesure de pH 1 1
SI : secours installé ;
HS : hors service
Les analyses de l'azote et du phosphore sont réalisées dans un autre laboratoire, car aucun
matériel n'existe sur place.
Les eaux épurées conformes à la norme sont rejetées via une conduite gravitaire DN 400 de
nature PVC de longueur de 2.3 Km dans Oued Medjerda. Elles constituent un apport
complémentaire des eaux de la Medjerda pour les prélèvements pour l’irrigation à l’aval de
Jedeida.
Les eaux épurées de la nouvelle STEP seront rejeté dans le même point de rejet après avoir
subit un traitement tertiaire et seront d’une qualité meilleure.
Le présent projet a retenu comme horizon du projet l’année 2036. L’objet de cette étude est
d’évaluer les conditions de fonctionnement de la station et les mesures correctives à apporter
pour qu’elle puisse faire face à l’augmentation des charges hydrauliques et biologiques à cet
horizon et ceci dans le scénario approuvé : « Sidi Thabet, Jedeida, Technopole, Cherfech1,
Cherfech 2, El Habibia, Essaida, et Erriadh »
Les volumes résultants du scénario retenu sont celles indiquées dans le tableau ci-dessous.
Localités avoisinantes
Sidi
Désignations Jedeida Cherfech1, Cherfech 2, Technopole Total
Thabet
Habibia, Essaida, Erriadh
Populations
48 292 19 965 21 249 89 506
Horizon 2036
m3/h
Qmax par temps
1055 468 516 256 2 295
de pluie
Les pollutions véhiculées par les eaux résiduaires urbaines admises en entrée des stations
d'épuration sont de trois types :
DBO5 50 g/EH j
DCO 110 g/EH j
MES 70 g/EH j
NKT 9 g/EH j
P 2 g/EH j
Le tableau I.28 illustre l'évolution des charges de polluantes jusqu'à l'horizon du projet.
Débit journalier des eaux usées m3/j 6557 8780 11238 13294 15200
Charge journalière en Azote total kg/j 656 815 968 1063 1200
Les débits et charges, retenus pour le dimensionnement des différents ouvrages de la station
d'épuration de Jedeida à l'horizon 2036 sont récapitulés dans le tableau suivant :
Nous remarquons que la concentration de la pollution (en DBO5) des eaux usées à l'entrée de
la station d'épuration est de 414 mg/litre (le rapport du débit journalier par la charge polluante
journalière). Cette concentration est égale à la concentration moyenne observée sur les années
2013, 2014, 2015 & 2016.
Norme tunisienne
Le rejet d’effluents vers le milieu hydrique est réglementé par la norme NT 106.02, homologuée
le 20 juillet 1989.
Cette norme fixe la qualité des rejets en fonction du type et des particularités du milieu
récepteur. Elle distingue ainsi 3 types de rejets :
La station d'épuration de Jedeida rejette ses eaux traitées dans l'oued Medjerda. Nous
continuerons donc, de considérer les concentrations limites d'un rejet vers le domaine public
hydraulique.
Ainsi, des seuils de rejet sont définis pour 54 paramètres, de types physico-chimiques,
bactériologiques, pour plusieurs métaux lourds, et quelques micro-polluants organiques
(hydrocarbures, pesticides, PCB/PCT, et phénols).
Ces valeurs sont synthétisées dans le tableau fourni en annexe 1 du présent rapport.
La norme tunisienne NT106.03 de Juin 1989 relative à l’utilisation des eaux usées traitées à des
fins agricoles reprend essentiellement les paramètres de la norme relative aux rejets d’eaux
usées traitées en eaux superficielles (NT 106.02, de juillet 1989) en ajoutant une contrainte
microbiologique sur la teneur en œufs d’helminthe.
Cette norme a été élaborée sur la base des recommandations de la FAO et de l’OMS, ses
spécifications physicochimiques et bactériologiques sont mentionnées dans le tableau fourni en
annexe 2 du présent rapport.
a) Objectifs généraux
Les boues de stations d'épuration ont un intérêt agronomique par les éléments nutritifs qu’elles
contiennent. Elles constituent également un excellent amendement organique pour des sols
appauvris par des cultures intenses. Leur utilisation doit cependant tenir compte des besoins
nutritionnels des plantes et ne pas porter atteinte à la qualité des sols et des eaux superficielles
et souterraines. En effet, certains métaux lourds présents dans les boues d'épuration peuvent
être toxiques pour les plantes et pour l'homme.
Une norme (NT 106.20 2002 matières fertilisantes : boues des ouvrages de traitement des eaux
usées urbaines) a été promulguée et un cahier des charges relatif à l’utilisation des boues des
ouvrages de traitement des eaux usées urbaines à des fins agricoles a été préparé et est en
cours d’approbation.
Les techniques de traitement des eaux usées permettent de réduire la pollution carbonée, azotée
et phosphorée. Ces trois types de pollution se répartissent en trois classes physiques :
particulaire, colloïdale et soluble.
La matière carbonée (fraction soluble) est traitée de façon poussée par voie biologique : le
métabolisme des bactéries aérobies requiert un apport de nutriments azotés et phosphorés
(respect d’un ratio de DBO5 /N-NH4 / P-PO4 de 100 / 5 / 1). Ainsi, pour un traitement biologique
d’une ERU, les abattements en azote et en phosphore sont de l’ordre de 20 % à 25 %.
L’azote est spécifiquement traité dans une zone aérée, par assimilation, et une alternance de
phases aérées (nitrification) et non aérées (dénitrification) :
Une partie de l’azote incluant notamment l’azote organique particulaire est éliminée par
assimilation de la matière carbonée par des bactéries hétérotrophes aérobies en présence
d’oxygène dissous.
Le phosphore est traité par deux techniques, une par voie biologique et la seconde par voie
physicochimique.
Il existe une grande variété de procédés différents qui peuvent être envisagés pour le traitement
et l'épuration des eaux résiduaires, toutefois il est possible de restreindre le nombre des
possibilités réellement applicables par une analyse des exigences imposées aux ouvrages.
Dans le cadre de cette étude et pour le traitement des eaux usées de la ville de Jedeida et des
apports des localités avoisinantes et de la technopole et ville de Sidi Thabet. Les contraintes
suivantes sont considérées déterminantes pour analyser les différents procédés :
Encombrement de l'emprise et besoins en superficie, tenant compte de la disponibilité et de
la valeur de terrain ;
Bonne adaptabilité de la capacité hydraulique permettant une extension aisée apte à
absorber tout accroissement démographique futur ;
Prise en compte des règles normatives, d'hygiène et de sécurité ;
Bonne fiabilité balançant équitablement flexibilité opérationnelle, efficacité épuratoire
nécessaire et simplicité de fonctionnement ;
Possibilité d'adaptation du taux d'épuration (organique et éléments nutritives) aux conditions
environnementales du milieu récepteur ;
Possibilité de standardisation régionale des ouvrages et équipements ;
Possibilité de réutilisation des effluents traités en agriculture.
La comparaison de ces facteurs, avec les expériences déjà faites par l'ONAS au niveau de
l'épuration des eaux usées en Tunisie, permet de sélectionner et d'apprécier les procédés
d'épuration. Une présélection sur la base des différents critères d'évaluation mène à retenir les
procédés les plus susceptibles d'être adaptés au cas étudié. Parallèlement, une base de
Quel que soit le procédé de traitement utilisé, le dimensionnement des ouvrages est fait en
fonction du débit d'eau à traiter, de la charge polluante et du rendement d'épuration nécessaire
pour que les eaux épurées soit conformes aux normes de rejet ou de réutilisation. Les différents
procédés d'épuration des eaux usées peuvent être, ainsi, comparés selon leurs potentialités
d'épuration en fonction de la DBO5, des matières en suspension, des éléments nutritives et de la
charge bactériologique.
Il a été retenu que le procédé à boue activée, en faible charge est le mieux adapté au cas de la
ville de Jedeida.
La filière de traitement utilisée dans les stations d’épuration urbaines comprend généralement :
Un prétraitement et un traitement primaire utilisant des procédés mécaniques et physiques
de séparation. Ces traitements visent essentiellement l'élimination des matières solides
transportées par les eaux usées.
Un traitement secondaire utilisant généralement un procédé biologique. On vise ici
l'élimination des matières organiques dissoutes et colloïdales, difficilement accessibles par
une méthode physique de séparation.
Le traitement tertiaire ayant pour objet l'affinage de la qualité des eaux épurée, par une
élimination plus poussée de la pollution organique résiduelle, ou l'élimination d'un polluant
particulier tel que les nitrates, les phosphates ou les germes pathogènes. Les procédés de
traitement à mettre en œuvre sont définis en fonction de la capacité et de la sensibilité du
milieu récepteur particulier ou de l'usage prévu pour l'eau épurée en cas d'une réutilisation.
Le traitement des boues résiduelles formées au cours des différentes étapes de traitement
des eaux.
IX.7.1 Le prétraitement
IX.7.1.1 Le dégrillage
On organise le passage des eaux brutes à travers les barreaux d'une grille placée verticalement
ou inclinée à 60° à 80° sur l'horizontale. L'espacement des barreaux varie de 3 à 100 mm selon
l'efficacité exigée.
On classe les grilles en : grossières, moyennes, et fines selon la distance entre leurs barreaux.
Le choix de la grille est fait en considérant la provenance de l’eau, le débit traité et l’efficacité
désirée. Lorsqu’une grille fine est adoptée, on prévoit parfois une grille grossière en amont
ayant pour rôle d’éliminer les plus gros déchets et permettre ainsi de meilleures conditions
d’exploitation de la grille principale. Lorsqu’une grille fine est utilisée, il est préférable qu’elle soit
automatique. La fréquence de nettoyage est en effet trop importante dans ce cas pour qu’un
nettoyage manuel puisse y faire face
Une grille a nettoyage manuel est souvent suffisante pour une petite installation. Il est en effet
recommandé d’opter dans ce cas pour le système le plus simple et le plus facile à exploiter.
IX.7.1.2 Le dessablage
Cette opération vise à retenir les particules minérales de dimension supérieure ou égale à 200
µm. On procède pour cela par le ralentissement du courant liquide en imposant une vitesse
d'écoulement de l'ordre de 0,2 à 0,3 m/s.
Les dessableurs utilisés dans les stations d'épuration sont de différents types. On distingue :
Les dessableurs rectangulaires, connus sous l'appellation de dessableurs couloirs. Ce
sont de simples décanteurs rectangulaires. Sachant que le débit des eaux usées est
variable, on peut s’attendre à un rendement variable de ces ouvrages. Lorsque le débit est
faible, la vitesse d’écoulement est suffisamment faible pour provoquer aussi bien le dépôt
des sables que celui de débris organiques. On obtient ainsi un mélange putrescible difficile
à stocker et à évacuer. On a cependant recours à ce type de dessableurs lorsque
l’installation est d’une taille ne justifiant pas l’utilisation de systèmes plus complexes. On
peut aussi envisager l’utilisation d’un déversoir de sortie à fonction, débit/hauteur de
déversement, linéaire ce qui permet de maintenir une vitesse d’écoulement constante quel
que soit le débit.
Les dessableurs circulaires tangentiels sont des ouvrages cylindro-coniques dans lesquels
l’eau est entraînée dans un mouvement circulaire par une alimentation tangentielle ou une
hélice tournant à faible vitesse. On crée ainsi une force centrifuge qui en s’exerçant sur les
particules de sable provoque leur renvoie sur la périphérie où elles sont retenues par
frottement sur les parois.
Dans les dessableurs rectangulaires aérés, des bulles d'air sont générées au fond de
l'ouvrage, près d'une paroi, ce qui crée une circulation transversale. Cette circulation
transversale, combinée avec le transit longitudinal de l'eau, donne une trajectoire
hélicoïdale permettant d'exploiter la force centrifuge qui s'exerce sur les particules pour
accélérer leur décantation.
Les sables retenus sont extraits du dessableur manuellement ou par raclage et pompage ou
encore par pompe suceuse. Ils sont égouttés puis évacués en décharge ou enfouis.
Dégrillage
Dessablage
déshuilage-dégraissage
Bassin d’aération
Clarification
Épaississement des boues
Séchage ou déshydratation des boues épaissies.
Déshuilage Bassin
EU Dégrillage Dessablage
d’aération
Clarification EE
Dégraissage
Boue recyclée
EU : eau usée
EE : eau épurée Epaississement Déshydratation BS
BS : Boue sèche
Le recyclage des boues et la taille du bassin d'activation font que l'âge des boues est élevé et
que celles-ci étant bien oxydées ne requièrent pas de stabilisation indépendante, cependant ceci
nécessite de l'énergie.
Le temps de séjour des boues dans le bassin d’aération est de plusieurs jours ce qui conduit à
l’obtention d’une boue minéralisée biologiquement stable. Le traitement des boues se résume
alors en un épaississement et une déshydratation.
Le temps de séjour de l’eau et de la boue en aération est souvent suffisant pour atteindre des
taux élevés de nitrification de l’azote. Une zone d’anoxie est généralement prévue dans le
bassin pour provoquer la réduction des nitrates en azote moléculaire. Cette disposition
empêchera que cette opération se déroule dans le clarificateur ce qui entraînerait l’apparition de
boues flottantes et les pertes de boue avec l’eau traitée.
On peut donc dire que dans un tel procédé toutes les opérations : de réduction de la DBO5, de
stabilisation de la boue et de nitrification sont regroupées en une seule étape ce qui simplifie
considérablement le procédé de traitement.
D’autre part, étant donné que la boue secondaire est stabilisée dans le bassin d’aération, on
élimine l’étape de décantation primaire. Les déchets organiques contenus dans les eaux usées
seront aussi assimilés par la même occasion dans le bassin d’aération.
Le procédé d’aération prolongée est mis en œuvre soit dans des bassins allongés, fermés sur
eux-mêmes, qu’on appelle chenaux d’oxydation, soit dans une série de bassins en cascade. Le
procédé est dans ce cas appelé : aération prolongée en bassins.
L’oxygénation des effluents est réalisée au moyen d’aérateurs de surface, à axe vertical ou
horizontal, ou par la combinaison de systèmes d’injection de bulles d’air et de mobiles
d’agitation, dans le cas de chenaux d’oxydation.
Généralement, les bassins d'aération prolongés seront réalisés en béton armé mais une
conception avec bassins en terre est parfaitement envisageable, même si elle implique une perte
de souplesse dans l'utilisation des bassins.
Avantages Inconvénients
La presque totalité des procédés d'épuration des eaux, qu'ils soient biologiques ou physico-
chimiques, conduisent à la concentration de la pollution sous forme d'une suspension aqueuse
appelée boue.
Pour schématiser, on peut considérer que l'épuration des eaux comporte deux étapes
principales :
Dans des systèmes d’aération prolongée ou de lagunage, la boue est stabilisée en même temps
que le traitement de l’eau. Une seule source de production de boues est identifiée : c’est la
décantation secondaire (cas de l’aération prolongée) ou le curage des bassins (cas du
lagunage).
Les boues résiduaires produites par une station d'aération prolongée se présentent sous la forme
d'une suspension aqueuse riche en matières minérale. Afin de pouvoir les rejeter dans un milieu
récepteur (le plus souvent le sol) sans créer de nuisances supplémentaires et au moindre coût, il
suffira de les ramener à un volume aussi faible que possible et sous forme solide afin de faciliter
leur stockage et leur transport.
D’une façon générale, dans une station d'épuration urbaine, le traitement des boues est organisé
en trois étapes principales :
L’épaississement ;
La stabilisation ;
La déshydratation.
Dans le cas d’un procédé extensif, aération prolongée ou lagunage aéré, les boues produites
sont souvent de composition biologique stable. Le traitement des boues se résume donc en un
épaississement et une déshydratation.
L'épaississement consiste en une décantation statique dans laquelle la boue séparée réside
longtemps au fond et subit un tassement. L'eau libre est recueillie à la surface de l'ouvrage par
surverse et recyclée en tête de station. Le mécanisme de la décantation est typique de la
décantation piston.
b) Déshydratation
La déshydratation vise l'élimination de l'eau de rétention (représentant plus de 90 % de l'eau
totale de la boue) qui se trouve piégé à l'intérieur des flocs de boue et maintenue en place par
l'eau de constitution à laquelle elle est faiblement liée. Son élimination nécessite l'application
d'une contrainte mécanique ou thermique afin de libérer l'eau de rétention et pouvoir la séparer
de la phase solide.
La déshydratation peut être réalisée par un séchage naturel sur des lits drainants dits lits de
séchage qui combinent le drainage, au début du processus, au séchage sous l'action du vent et
du soleil, par la suite.
Pour le dimensionnement des ouvrages de traitement, on a opté pour une conception à deux files
identiques permettant une flexibilité d'exploitation de la station d'épuration selon le taux de
charge de la station.
IX.8.1 Prétraitement
Le prétraitement des eaux usées admises dans la station d’épuration de la ville de Jedeida sera
réalisé toujours de la même façon, quelle que soit la variante de traitement adoptée. Il
comprendra toujours les étapes de dégrillage et de dessablage.
Les ouvrages de prétraitement sont dimensionnés avec le débit de pointe horaire à l’horizon du
projet.
IX.8.1.1 Le dégrillage
Etant donné l’importance et le caractère aléatoire des débits d'eaux usées à traiter (admission
d'eaux pluviales dans la station), on prévoit pour la station de Jedeida l’utilisation de deux grilles
de 6 mm d’espacement, à nettoyage automatique. Chaque grille mécanique sera placée dans un
canal rectangulaire. On prévoit aussi la construction d’un by-pass, équipé d'une grille de 25 mm
d'espacement à nettoyage manuel.
Le canal d'amenée ainsi que les canaux de dégrillage sont dimensionnés en fonction du débit de
pointe par temps de pluie. La vitesse de passage dans la canal de dégrillage doit être maintenue
à une vitesse supérieure à 0,6 m/s. Une vérification de la vitesse de passage dans les conditions
de fonctionnement les plus courantes, est effectuée. Cette vérification est faite pour le débit
moyen journalier par temps sec.
On aura ainsi un poste de dégrillage équipé de deux dégrilleurs mécaniques fin (espacement de
6 mm). La largeur du canal est 1,2 m. Le dégrillage mécanique a été dimensionné en considérant
un coefficient de colmatage de la grille de 30 %.
IX.8.1.2 Dessablage
En considérant les conditions de l’habitat dans la ville de Jedeida (présence d’habitat traditionnel)
et l’organisation de l’évacuation des eaux usée et pluviales dans la ville, on peut s‘attendre à des
apports assez importants de sable pendant les périodes pluviales.
D’autre part, la pratique de l’assainissement et de l’épuration des eaux en Tunisie a montré que
les apports de sable peuvent constituer un problème important dans l’exploitation des
installations de traitement conduisant parfois à de longues périodes d’arrêt de la station pour le
curage des ouvrages.
Les dessaleurs aérés présentent l'avantage d'avoir un fonctionnement régulier, quelle que soit la
variabilité du débit ce qui est primordial dans le cas d'une installation recevant des eaux usées
pluviales. Ils permettent en outre de favoriser l'opération de déshuilage-dégraissage et une
préaération des eaux à leur admission dans la station.
Le dessableur sera équipé d'un pont baladeur comportant une pompe suceuse pour l'évacuation
des sables et d'un racleur de surface dans la partie réservée au déshuilage.
Le fond de cet ouvrage doit avoir une inclinaison suffisante pour permettre de ramener le sable
retenu jusqu'à une rigole de 35 x 35 cm² ménagée au fond du dessabler.
4325–Réseau de Sidi Thabèt EIE 59
La vitesse maximale de transit de l'eau dans le dessableur est de 0,08 m/s. La vitesse de
balayage transversale doit être de 0,2 à 0,3 m/s. cette vitesse est le résultat du débit d'air
comprimé injecté et de la disposition du système d'aération (près d'une paroi près du fond). On
peut obtenir une vitesse de l'ordre 0,25 m/s si l'intensité d'aération est de 3 à 5 m 3 d'air par m²
de surface du dessableur. D'autre part, pour la réussite de l'opération de dessablage, il est
nécessaire de prévoir un temps de séjours suffisant de l'eau dans cet ouvrage et une longueur
suffisante pour permettre la décantation des particules de dimensions supérieure ou égale à 200
m. Dans le cas du dessablage aéré, le temps de séjours recommandé est d'au moins
3 à 5 minutes. Enfin, la charge superficielle ne doit pas dépasser 25 à 30 m3/m²/h.
Le déshuilage dégraissage est comme nous l'avons indiqué plus haut, combiné avec le
dessableur et dimensionné en deux files identiques. Il s'agit d'un canal rectangulaire avec une
section trapézoidale de 2,5 m de largeur et une longueur de 29 m. Cet ouvrage est dimensionné
avec une charge superficielle maximale de 10 à 15 m3/m²/h. Il aura ainsi une surface de 72,5 m²
par bassin.
Les sables seront évacués par air-lift vers un calibreur de sable d'une capacité de 40 m3/h.
Le couloir de déshuilage aura une largeur de 1,5 m.
Le procédé par boues activées permettra d'obtenir de bons rendements sur la pollution organique
(DBO, MES). Par contre, ce traitement ne permettra d'obtenir qu'une réduction faible sur la
pollution bactériologique (environ deux unités logarithmiques de réduction sur les coliformes
fécaux).
Les bassins à construire auront les dimensions suivantes :
Volume = 9.200 m3
Hauteur d'eau = 6m
Longueur = 15 m
L'élimination de l'azote par phases successives de nitrification / dénitrification peut être réalisée
dans la cellule d'aération.
Le phosphore peut être éliminé pour partie en aménageant une zone anaérobie en tête du bassin
d'aération. La recirculation des boues du clarificateur se fait dans cette zone. Le complément de
phosphore pourra être éliminé par injection de FeCl3 dans la cellule d'aération.
IX.8.2.2 Clarification
Les boues en excès seront acheminées vers deux épaississeurs hersés de 8,4 m de diamètre.
Les boues épaissies seront pompées vers deux machines de déshydratation mécanique
(centrifugeuses). Elle aura une capacité de 25 m3/h.
Concernant la gestion des boues et leur devenir, l’ONAS prévoit la réalisation d’hangars en 2020,
dans le cadre du programme de gestion de boues, pour le stockage en vue de leur valorisation
(Pour l’utilisation dans le domaine agricole).
Les refus de dégrillage et les sables seront évacués vers une décharge publique contrôlée.
Pour les huiles seront collecté par la société privée SOTULUB
Concernant le devenir de l’ancienne STEP Jedeida, La STEP sera conservée en vue d’une
éventuelle réutilisation pour la valorisation des eaux usées traitées.
Le coût des investissements est calculé sur la base des coûts unitaires utilisés actuellement en
Tunisie, et selon les formules adoptées par le schéma directeur d’assainissement de grand
Tunis.
Les coûts unitaires utilisés tiennent compte des conditions particulières de la région, en
particulier la traversée des oueds et canaux et des conditions locales.
Ces coûts sont majorés de 10 % pour tenir compte des aléas et divers.
Le tableau suivant récapitule les coûts d’investissement par composante :
Composante 1 : Extension du réseau existant
Composante 2 : Système de transfert
Composante 3 : Actions d’amélioration et d’extension de STEP Jedeida
Les travaux d’assainissement des quartiers non assainis à l’intérieur de la ville de Sidi Thabet
estimé sur la base de 150 ml de conduite en DN250 mm de nature PVC par hectare, s’élèvent à
1 221 413 DT.
Les travaux d’extension du réseau d’assainissement dans la ville de sidi Thabèt ont été partagés
en tranches. Ce découpage a tenu compte de l’horizon de saturation des zones urbaines.
La répartition des travaux à réaliser dans chaque tranche répond à des considérations de priorité.
La planification retenue est comme suit :
La délégation de Sidi Thabet est située dans la partie Sud du gouvernorat de l’Ariana. Elle
couvre 6278 Ha et regroupe les secteurs de Chorfech, Bjaoua, Sebellet Ban Ammar, Mongi
Slim et Sidi Thabet
La ville de Sidi Thabet est une commune de la délégation portant son nom du Gouvernorat
de Ariana. Elle se situe au Nord Est tunisien, à environ 20 km à l’Ouest de la ville de Tunis
en suivant la RN8, puis la RL518. Elle se trouve à 41 G 01 ‘ de latitude et de 8 G 55’ de
longitude avec une altitude moyenne de 20 m NGT. Elle fait partie d’une unité
géomorphologique plus vaste appelée la Basse Vallée de la Medjerda. Elle se situe à
l’amont du bassin versant de la Medjerda, au pied de Jebel Ammar.
La topographie générale est caractérisée par une pente Sud/Nord importante, toujours
supérieure à 3%.
Les cartes et les documents utilisés pour l’élaboration du présent rapport sont les suivants :
A ces documents, s’ajoutent les réunions avec les responsables régionaux des différents
organismes concernés : ONAS, Municipalité de Sidi Thabet, INM, INS, SONEDE, AFH,
AFI… etc. de nombreuses informations nous ont été communiquées.
Ces sols sont salbo-argileux et ils ont une bonne perméabilité, mais ils ont tous une croute
calcaire ayant une profondeur variable. En descendant vers la plaine, la profondeur de la croute
devient de plus en plus importante.
La région objet de l’étude fait partie du sillon Tunisien, « dès la jurassique apparaît au Nord de la
Tunisie, une zone de dépôts profonds, qui se précise au cours du crétacé inférieur, pour
disparaître avec le nummulitique, son axe correspond grossièrement à la vallée de la Medjerda »
(G. Gasrany 1951).
Donc d’après ces affirmations, la zone étudiée aurait évoluée en plein centre de cette fosse
profonde qu’est le sillon Tunisien, et les sédiments représenteraient le faciès type de cette zone
paléogéographique.
a) Le secondaire
Le trias
Les dépôts triasiques affleurent largement au centre du Djebel Ammar. Il est caractérisé par sa
position tectonique en diapir, limité par des contacts anormaux, liés à des phénomènes
orogéniques importants, d’où une stratigraphie confuse et difficile. Les affleurements sont en
bandes S.O – NE, et sont constitués par du gypse fibreux, d’argiles gypseuses, de marnes et de
dolomies jaunes, des argiles bariolées lie de vin, des grès à grain fin et calcaire dolomitique.
Le jurassique :
Il s’agit d’une barre de calcaire presque verticale allongée selon la direction NE – SO.
2. Calcaire gris foncé bleuâtre à grain fin avec alternance de calcaire marneux et par endroit
de grès et de calcaire gréseux notamment à la partie supérieure.
Le crétacé
Il apparaît sur le flanc N.O du Djebel Ammar, au Nord des affleurements jurassiques, en une
puissante série à deux faciès différents :
Une série débutant par les argiles noires et gris-foncées avec des intercalations de grès
calcaire et calcaire gréseux à la base.
Une série monotone de marnes et argile gris-foncée avec de rares intercalations de
calcaire marneux en lit mince.
Un ensemble gréso-argileux (grès du Djebel Sidi Thabet) : les grès sont prépondérants
(grès en gros bancs de hauterivien).
L’aptien
Il affleure au Sud des couches triasiques (Djebel Ammar) dans la dépression de l’Oued Bakkar. Il
est essentiellement marneux, et profondément déchiqueté par un réseau hydrographique dense,
rarement quelques intercalations calcaires et marno-calcaires apparaissent.
L’albien : Il s’agit d’une barre calcaire épaisse, elle forme une falaise importante. Elle est
accidentée dans sa partie Est à la faveur de quelques failles, de collines formées par des
couches calcaires albiennes.
Le cénomanien : Il marque une grande transgression et un approfondissement général.
Les dépôts cénomaniens affleurent largement au Djebel Ammar sur le flanc Sud. Ce sont des
calcaires lithographiques gris clair, des calcaires en bancs, des marno- calcaires et des
séquences de marnes grises.
Le Turonien : Affleure en bancs épais de calcaires au Djebel Ammar, sur le flanc méridional et au
pied de cette falaise les pentes sont recouvertes par des dépôts quaternaires, puis apparaît une
barre de calcaire blanchâtre formant une petite crête qui ceinture tout le flanc Est du Djebel
(campanien supérieur).
b) Le Tertiaire
c) Le Quaternaire
Les formations quaternaires sont largement représentées dans la région et forment l’essentiel de
la zone.
Celles du quaternaire ancien sont assez répandues dans presque la totalité des hauts glacis. Et
des hauts niveaux (formations villafranchiennes et moulouyennes).
Le faciès villafranchien se caractérise au Djebel Ammar autour des reliefs formant ceinture sur
les piémonts au sommet des glacis par des conglomérats épais (7 m) parfois très cimentés et
très durs et alternent avec les argiles sableuses rougeâtres avec éléments hétérogamétiques
calcaires.
Les formations moulouyennes sont étroitement liées à des glacis anciens massivement
encroûtés, qui modèlent largement les piémonts.
1. Une phase pré-orogénique du trias à l’éocène, caractérisée par la mise en place des
sédiments avec des grands plis de fond O – E à grand rayon de courbure.
b) Situation tectonique
La région en question est affectée d’un grand nombre de failles S.O – N.E. qui longent le Djebel
Rorof au Sud. L’orientation des cassures S.O. – NE correspond à la Direction du plissement.
D’autres failles alignées N.S. affectent le demi dôme (Djebel Ammar) dont le flanc crétacé N.O. à
disparu et n’en subsiste qu’une barre jurassique.
Cet édifice est situé sur la bordure méridionale du delta de la Medjerda, dont les basses plaines
ont été récemment formées par les comblements d’un golfe peu profond, sous les alluvions
importantes du fleuve (A. Janzein).
IV.3 Géomorphologie
Le paysage actuel est formé au cours du quaternaire à partir des massifs montagneux qui ont
subit une forte érosion.
1. Le climat : il intervient surtout par l’érosion plus ou moins forte pendant les périodes sèches
du quaternaire ou « inter pluviaux » au cours des quels la végétation s’est fait rare
laissant la voie libre aux phénomènes d’érosion pour modeler le paysage. Durant les
périodes humides « (pluviaux) », la végétation est plutôt dense et a participé à l’évolution
des sols ou pédogenèse.
2. L’homme : depuis son apparition sur la terre, l’homme a commencé à modifier, le cycle
évolutif du milieu qui l’entoure soit par le défrichement des forêts soit par les techniques
culturales...
a) Les Djebels :
- Le trias culmine à 190 m son contact avec la plaine se fait à l’Est par l’intermédiaire
d’un glacis formé sur dépôts triasiques.
Ces unités culminent à 100 m avec des sommets décapées et des flancs sillonnés par des
ravins.
b) Les glacis
Ils prennent naissance aux pieds des affleurements valanginiens et plongent vers la plaine avec
des pentes variables. Ces unités formées sur des dépôts et des colluvions issues des marnes,
des grès et calcaires marneux sont souvent ravinées.
Comme il a été signalé au début, le Djebel Ammar et celui de Nahli sont situés sur la bordure
méridionale du delta de la Medjerda dont les basses plaines ont été récemment formées par le
comblement d’un golfe peu profond, sous les alluvions importantes du fleuve. Ces alluvions
déposées le long du Rharbien sont caractérisées par des alternances de couches argileuses peu
perméables et de couches sableuses perméables favorisant la formation de plusieurs nappes
communiquant entre elles.
Les nappes phréatiques peu profondes sont peu chargées alors que les nappes profondes sont
très salées.
L’aspect topographique de la plaine explique l’évolution des sols vers une certaine hydromorphie,
car cette situation a favorisé l’accumulation des eaux dans les bas fonds et a maintenu le niveau
de certaines nappes proche de la surface.
V. HYDROGEOLOGIE
La nappe phréatique, connue sous le nom de « nappe de la basse vallée », dépasse les limites
du gouvernorat de l’Ariana et s’étend sur une superficie totale de 452,8 km2 et délimitée par un
Cette nappe, est exploitée par des puits de surface, avec un taux d’utilisation assez faible,
surtout lors des années sèches, à cause de la dégradation de la salinité.
La nappe phréatique est peu profonde au niveau du site de Sidi Thabet. Elle varie de 1 à 2 m
dans les zones basses (au niveau de la cité Mongi Slim). Elle est relativement profonde dans les
citées situées à droite de la route qui mène vers Tunis.
Les travaux de terrassement pour la réalisation des ouvrages d’assainissement se feront dans la
nappe phréatique pour certaines cités et loin de la nappe phréatique pour d’autres.
VI. HYDROGRAPHIE
Oued Zarga, il descend de Djebel Ammar du côté Sud Est, il passe à proximité de
l'école Nationale Vétérinaire et déverse ses eaux dans le canal de drainage situé au
Nord Est. Ce canal reçoit en plus des eaux de drainage des terres agricole
avoisinantes et déverse dans Garât Ben Ammar située à 10 km de la ville de Sidi
Thabet.
Oued Hcine, il descend du Djebel Chaffar et coule dans la direction Sud / Nord
Ouest, il traverse la route RL 518 et contourne la ville de Sidi Thabet du coté Nord et
rejoint le canal de drainage.
Oued Bazina, cet oued prend naissance au niveau de la confluence des deux oueds
(Oued Eddafla et Oued Ben Othman) et traverse la cité Mbarka, il coule dans la
direction Ouest pour rejoindre Oued Medjerda.
Des petits écoulements et des drains qui traversent la vile principalement dans la
direction Nord et rejoignent du coté Est l'oued canal qui diverse dans Graât Ben
Ammar.
VII.1 Généralités
Le climat de la région de Sidi Thabet est de type sub-humide à hiver frais, tempéré par la
proximité immédiate du climat méditerranéen. La pluviométrie moyenne est de 450 mm environ.
Les températures mensuelles et annuelles observées dans la région de Sidi Thabet sont
données dans le tableau suivant :
VII.3 Pluviométrie
VII.4 Vent
Les vents dans la région de Sidi Thabet sont en général peu violants. D’après la rose des vents
ci-joint, on constate que la dominance est dans les directions Ouest, Sud Ouest et Nord Ouest.
VII.5 Evaporation
L’évaporation mensuelle et annuelle au Piche à Tunis Manoubia sont données dans le tableau
suivant :
Tableau II.3 : Evaporation en mm
Sept Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Année
Emm au
210 140 120 93 99.2 106 127 135 123 228 291 240 1942
Piche
Emm bac 120 96 75 65 61 66 87 99 139 162 196 181 1356
Avec,
I (T) : intensité moyenne en mm/h de période de retour T et de durée t en heures
t : Durée de l’averse en heures
T : Période de retour de l’averse en an
a et b sont des coefficients régionaux et fonction de T
Le tableau suivant donne les paramètres a et b de la loi de Montana, extraits de l’étude
d’actualisation du plan directeur d’assainissement du Grand Tunis. Ces coefficients ont été
adaptés de façon à avoir l’intensité en mm/mn pour t exprimé en mn.
Tableau II.4 : Coefficients « a » et « b » de la loi de Montana
Période de retour 1 2 5 10 20 50
a 3,25 5,27 7,30 9,10 10,80 12,00
b -0,70 -0,70 -0,71 -0,70 -0,68 -0,64
t/T 1 2 5 10 20 50
0,5 18,03 29,22 39,15 50,49 64,14 81,65
1 11,10 17,99 23,93 31,08 40,03 52,40
2 6,83 11,07 14,63 19,13 24,99 33,62
4 4,21 6,82 8,94 11,78 15,60 21,58
6 3,17 5,13 6,71 8,87 11,84 16,64
I = 9,10 * t-0,7
Avec :
I : Intensité de l’averse en mm/mn
t : durée de l’averse en minutes
L’activité de la population de Sidi Thabet dépend de l’économie de la région qui est basée
essentiellement sur l’agriculture et le secteur tertiaire. On note aussi l’existence de plusieurs
unités industrielles.
Parmi ces trois zones industrielles, celle située à l’entrée de la ville du coté Est dans la cité
« Essaada » est actuellement la plus développée, on y trouve plusieurs unités industrielles, tel
que la société Hchicha pour la fabrication du béton préfabriqué, une unité de céramique, une
unité de fabrication des produits pharmaceutiques (Ibn Baitar), une unité de fabrication de
marbre, 3 unités de confection, une unité de techno-soudure, un dépôt de matériau de
construction et un centre de collecte de lait.
La nouvelle zone industrielle El Jaouda est aménagée, mais elle n’est pas encore occupée par
des unités industrielles, une unité de confection est en cours d’implantation.
Outre les unités implantées dans ces trois zones industrielles, il existe deux unités de confection
et une unité de fabrication de « pins » dans la cité Stade.
La ville de Sidi Thabet dispose actuellement de plusieurs unités industrielles. Elles sont
récapitulées dans le tableau suivant :
Tableau II.6 : Liste des établissements industriels existants à Sidi Thabèt
L’agriculture constitue la base de l’économie dans la région de Sidi Thabet. Les cultures
pratiquées dans la région sont diversifiées, en effet, on trouve l’arboriculture fruitière, les cultures
maraichères et les grandes cultures.
L’élevage bovin et équin constitue aussi des caractéristiques de la région de Sidi Thabet. La ville
de Sidi Thabet est connue spécialement pour l’élevage des chevaux, qui ont une réputation
mondiale, on y trouve plusieurs centres d’amélioration et d’élevage.
De ce fait, la ville de Sidi Thabet peu être considérée comme un pole d’élevage, d’ailleurs on y
trouve plusieurs centre d’amélioration et d’élevage.
- Centre de Formation Professionnelle de l’Elevage Bovin (C.F.P.E.B) :
L’activité commerciale n’est pas très développée, en effet, la ville comporte un seul centre
commercial, plusieurs points de ventes en détail et un marché hebdomadaire (de vendredi après
midi jusqu’au samedi soir).
La ville de Sidi Thabet est un pole universitaire, en effet il existe plusieurs institutions
d’enseignement supérieur, de formation, de recherche et de développement agricole.
Plusieurs services, notamment des services administratifs, des centres d’activités culturelles,
éducatives, d’hygiène et de santé existent dans la ville de Sidi Thabet.
Le niveau d’équipement de la ville de Sidi Thabet est important malgré que la ville garde un
caractère rural.
Siège Délégation
Siège municipalité
Poste de garde nationale
Poste de police
Poste PTT
CTV
Stade de football
Club polo
Sidi Thabet est doté de deux dispensaires. Un hôpital projeté sera implanté dans un
terrain qui appartient actuellement au ministère de l’agriculture
La ville est équipée aussi de trois bains maures
La Technopole Sidi Thabet, située aux portes de Tunis, est un parc technologique dédié à la
Biotechnologie, aux Industries pharmaceutiques et aux Sciences de la vie appliquées à la santé,
qui accueille des entreprises de biotechnologie, biopharmacie, à la recherche d’un
environnement industriel haut de gamme et de services associés.
Sa spécificité est de mettre à disposition des locaux sécurisés de haut niveau technologique,
parfaitement adaptés à la R&D et de proposer une offre complète et flexible, qui allie immobilier,
services multi techniques et services scientifiques, permettant aux entrepreneurs de consacrer
l’essentiel de leurs ressources à leur cœur de métier.
a- Recherche :
b- Formation :
c- Innovation :
Pépinière d’entreprises :
Centre de Bio-production
d- Investissement :
Bioparc :
C'est une zone Bio industrielle située sur le site de la Technopole, mise à la disposition des
investisseurs tunisiens et étrangers. Couvrant 35 Ha, elle sera répartie en 45 lots dédiés à
la location.
e- Autres composantes :
Depuis sa création, l’ONAS s’est engagé dans un vaste programme d’assainissement des
milieux urbains et de réalisation de station de traitement.
Les eaux usées collectées seront traitées dans la station d’épuration de la ville de Jediada pour
les conformer aux normes en vigueur (NT106.02).
La qualité des eaux à la sortie retenue pour le dimensionnement des ouvrages de traitement est
comme indiquée dans le tableau suivant.
Tableau III.1 : Les limites admises pour la qualité des eaux épurées rejetées
Les réseaux et les ouvrages à exécuter seront implantés sous-sol a une profondeur
minimale de 1,00 m environ, sauf pour les stations de pompage. Les impacts des différentes
composantes du projet d’extension du réseau d’assainissement et de raccordement de la
zone du projet à la STEP de la zone seront observés pendant :
Les fouilles en tranchées pour pose de conduites seront exécutées à la pelle manuelle ou
mécanique. La profondeur de pose de conduites n’excédera pas 4 a 5 m. Ces fouilles seront
remblayées a la fin des travaux. Les cahiers de charges définiront bien les dispositions
constructives à suivre lors de l’exécution des travaux, en particulier celles relatives à la
remise en état des lieux après réfection de chaussée ou des trottoirs.
Les déblais excédentaires résultant du volume de sol occupé par les conduites et extraits
lors de l’exécution des travaux seront évacués vers la décharge, après obtention de
l’autorisation des services concernés.
La nappe souterraine au niveau de la zone du projet est peu profonde. Sa profondeur varie
de 3 à 10 m de profondeur. D’après nos discussions avec les responsables régionaux, la
nappe est déjà contaminée, en raison du nombre élevé des puits perdus. Cette nappe est
exploitée en agriculture.
D’autre part, le réseau et les ouvrages projetés sont de type étanches: conduites en PVC ou
en PEHD, ainsi que les ouvrages, regard de visite, regard brise charge et stations seront
exécutés avec du béton de type HRS.
Les eaux usées transitées par le réseau projeté seront évacuées vers la station d’épuration
existante de la ville de Jedaida. L’extension de cette station fera l’objet de la présente étude.
L’analyse des impacts du projet de dédoublement de cette STEP sur l’environnement sera
également entreprise dans les paragraphes ci après.
Le réseau projeté est entièrement enterré. Seuls les regards de visite dont les cadres
tampon sont visibles. Ces cadres seront scellés de façon à permettre le recouvrement
suffisant de la dalle par le revêtement de la voirie.
Pour les stations de pompage, une clôture en maçonnerie est prévue. Son architecture est
choisie de façon à être en harmonie avec le paysage urbain environnant.
Ainsi, il est possible de considérer que l’implantation des stations de pompage dans un tissu
suburbain, risque très peu de nuire au paysage avoisinant.
Pour la station d’épuration, il était déjà prévu son dédoublement. Les nouveaux ouvrages
seront de même conception que ceux existants.
Les impacts de ce projet sont positifs dans la mesure où la santé des citoyens sera
protégée contre la propagation de maladies épidémiques.
Les habitations les plus proches de chantier se situent à quelques mètres seulement du
tracé de réseau.
Dans la pratique les engins ne fonctionne pas en continu, d'où une réduction des
émissions sonores et vibrations. Ces émissions sont équivalentes à celles provoquées
par la circulation sur la route RR.
Dans les stations de pompage, les bruits sont d'origine mécanique : moteurs,
réducteurs,... Ces bruits sont faibles. De plus les stations seront entourées par des
clôtures et leurs accès sont contrôlés.
Le problème des odeurs au niveau d'une station de pompage constitue une nuisance.
L'origine des odeurs se localise au niveau de la bâche de pompage.
Ces odeurs sont généralement provoqués par l'hydrogène sulfuré H2S, les produits
azotés, l'urine, produits de la décomposition des graisses. Ces nuisances sont
provoquées, dés qu'il y apparaît une carence en oxygène, une ventilation des ouvrages
est déjà prévue.
Les nouveaux ouvrages de traitement seront construits en béton. Des précautions quant à
la composition du béton seront prises pour assurer l'étanchéité des ouvrages. Ainsi,
aucune infiltration à travers les parois et radiers ne sera engendrée.
Une fois les eaux usées sont traitées, elles seront évacuées vers l’Oued de la Medjerda qui
rejette dans le golfe de Tunis au Nord de Raoued.
Ce golfe reçoit la totalité des eaux usées traitées du Grand Tunis évalué à 100 millions de
m3. La quantité des eaux usées traitées par STEP Jedaida, actuellement rejetée dans l’oued
de la Medjarda est de 770 000 m3/an en moyenne. Ce volume après raccordement de la
ville de Sidi Thabet serait de 2.5 millions de m3/an soit nettement moins que 10% des eaux
de la Medjerdah réutilisée en agriculture à l’aval de Jedaida et moins que 2,5% du volume
des eaux épurées rejetées en aval dans le golfe de Tunis
Ainsi l’impact du rejet des eaux usées traitées sur le golfe de Tunis seront très faibles par
rapport aux rejets des autres STEPs
Les impacts sur le sol du projet STEP porteront sur les aspects suivants :
1. Décharges de boues
Il est à signaler qu’une convention cadre a été signée entre l’ONAS et l’ANGED en 2010
(voir une copie de la convention en annexe) en vue de la mise en décharge des boues
issues des stations d’épuration au niveau des décharges contrôlées gérées par l’ANGED.
Sur la base de cette convention, des contrats ont été élaborés entre le transporteur et
SEGOR (Société privée chargée de l’exploitation des STEPs Jdeida et TBOURBA) en vue
de la mise en décharge des boues par le transporteur vers la décharge de Borj Chakir (Voir
une copie du contrat et du bon de livraison signé par l’ANGED en annexe)
Il est à signaler aussi, qu’une convention de Partenariat (voir annexe) pour promouvoir la
valorisation des eaux usées traitées et des boues en agriculture a été signée en décembre
2017 entre l’ONAS et l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la pêche.
Les eaux épurées sont riches en éléments nutritifs tels que l'azote, le phosphore et le
potassium. Ces éléments pourraient générer des impacts sur la qualité du sol par
modification de sa structure, cependant elles sont assimilées par les plantes. Les eaux
épurées sont actuellement rejetées dans l’oued de la Medjerda., depuis la création de la
station en 2003. La nouvelle station rejettera au même point après un traitement tertiaire
prévu. La qualité des eaux traitées à rejetée sera par conséquent a améliorée.
En résumé, nous présentons ci-dessous, une analyse relative aux impacts potentiels du
projet d’assainissement et raccordement de la ville et de la technopôle de Sid Thabèt et
l’extension de STEP Jedaida.
VII. CONCLUSION
Dans son concept et par ses objectifs, ce projet vise à contribuer à protéger
l’environnement.
Pour remplir en particulier cet objectif, l’exploitant ou ONAS veillera, au respect des
exigences en matière d’exploitation et gestion des infrastructures d’assainissement et de
qualité du traitement et de sa conformité aux normes réglementaires de rejet.
I. GENERALITES
La mise en place d’un réseau pour l’évacuation des eaux usées est un projet de
protection de l'environnement.
Elles concernent les précautions à prendre pendant les travaux d'exécution du réseau et
des stations de pompages.
Arrosage des sites pour minimiser les émissions des poussières en particulier au
niveau des stations de pompage.
En fin des travaux, tous les déchets et déblais excédentaires seront évacuées vers les
dépôts désignés par les autorités locales ou la décharge de la ville. La zone du projet sera
nettoyée conformément à la réglementation en vigueur et aux textes édictés par les
autorités compétentes.
La démolition des trottoirs, chaussées et bas cotés sera suivie d’une réfection
conformément à la règlementation et aux conditions d’exécution des travaux.
Après l’exécution et la mise en service, les infrastructures projetées seront exploitées par
l'ONAS. Le suivi des performances des équipements, ainsi que des impacts
environnementaux est formulé sous forme de directives de la part de la Direction de
l'ONAS. Ces directives définissent la fréquence d’entretien du réseau et des ouvrages.
Le suivi sera réalisé par le chef centre, assisté par des agents qualifiés qui contrôlent les
équipements des stations de pompage. Dans le journal d'exploitation sont portés chaque
jour les relevés des compteurs horaires, débit reçu au niveau des stations de pompage,
nombre des opérations de débouchage, les incidents et les mesures prises pour y
remédier, les interventions d'entretien...
La station d’épuration est géré actuellement en sous traitance par SEGOR. Son extension
n’affectera pas l’exploitation actuelle de la station d’épuration.
Pour réduire les risques sanitaires liés à l’exploitation du réseau et des stations de
pompage, des précautions particulières doivent être prises.
1. Le personnel exploitant doit être informé des risques sanitaires et des précautions
à prendre lors des opérations d’exploitation et d’entretien.
Pour réduire les odeurs dans les stations de pompage, les actions suivantes seront mise
en œuvre:
Aérer autant que possible le réseau : respecter la distance minimale entre les
regards,
L’adsorption sur charbon actif ou autre absorbant est de plus en plus utilisé par l’ONAS
spécialement dans la station de pompage. Cette technique est adaptée aux débits peu
importants.
Les adsorbants possibles sont : alumine activée, gel de silice, zéolite, Charbon actif,
compost, tenax, etc.…
Le charbon peut être trait é pour une meilleure adsorption de l’ammoniac et/ou de
l’hydrogène sulfuré. Par ailleurs, le charbon peut devenir le support d’une flore
bactérienne, qui dégradera en partie les composés adsorbés, permettant une plus grande
durée de vie de l’adsorbant.
Avantage(s) / atout(s)
Contrainte(s)
Les stations de pompage sont implantées dans le tissu urbain de la ville d'une part et
d'autre part les clôtures en maçonnerie autour des stations réduisent considérablement
les émissions sonores. Les équipements de pompage sont en général conçus avec des
systèmes de protection sonores.
Ainsi, l'impact du bruit émis par les ouvrages mécaniques ne sera pas perçu par la
population avoisinante.
Les produits d’exploitation de la station d’épuration seront stockés dans des zones
spécialement aménagées. Ainsi les produits tels que les polymères ou la sulfate d’alumine,
seront stockés dans leurs locaux d’utilisation.
Les produits de graissage et de lubrification seront stockés dans le magasin de l’atelier prévu
dans la station d’épuration. Ce magasin servira également pour garder les produits
d’entretien des espaces verts.
Les réactifs nécessaires dans certaines analyses de laboratoire seront stockés dans des
armoires spécialement dédiés.
Les déchets dangereux de la STEP de JEDAIDA sont les déchets d’emballage des produits
chimiques utilisés et seront stockés dans un abri étanche qui leur sera réservé sur le site de
la station d’épuration.
Ces déchets seront par la suite collectés par des sociétés spécialisées agréées et
autorisées par le Ministère des Affaires Locales et de l’Environnement ou transportés à
la décharge de Jradou après sa réouverture.
La nature du projet, classé catégorie B nécessite la mise en œuvre d’un plan de gestion
environnementale (PGE). Celui-ci comportera un certain nombre d’actions dont les objectifs
sont les suivants :
La maitrise de la qualité.
2. le suivi régulier de certains paramètres pour la détection des rejets non conformes.
Cette action est appliquée automatiquement par l’ONAS et par son sous traitant pour
s’assurer du rendement épuratoire.
1. Elle se traduira par la mise en place au sein de l’ONAS – Directions régionales de l’Ariana
et de Manouba d’une unité composée de :
Cette unité sera également chargée des aspects environnementaux de toute la région.
L’ONAS dispose déjà des compétences techniques requises.
Les actions qui seront développées par la mission d’appui intéressent les thèmes suivants :
Parmi les principaux objectifs généraux recherchés dans l’élaboration d’un système de
gestion environnementale, on peut mentionner :
Une veille constante sera mise en place par la mesure d’un certain nombre de paramètres
qui peuvent donner une image de la situation environnementale et qui peuvent enclencher
un certain nombre de mesures et d’actions dont l’objectif est de redresser la situation au
niveau environnemental.
Le tableau ci-dessous résume les différentes actions entreprises dans le cadre du plan de
gestion environnementale (PGE)
Impact Endroit Type de contrôle Fréquence de mesure Norme applicable Responsable Cout
PHASE CHANTIER
Entreprise des
Inclus dans le
Site du Poussières (particules en travaux de
Pollution de l’air 1 fois / 45 jours NT 106.04 coût des travaux
chantier suspension) chantier et
de chantier
laboratoire agrée.
Entreprise des
Limites Inclus dans le
Ne pas dépasser le travaux de
Nuisance sonore immédiat du Niveau sonore (dB) 1 fois /semestre coût des travaux
seuil limite de 65 dB. chantier et
chantier de chantier
laboratoire agrée
PHASE D’EXPLOITATION
Ne pas dépasser le
Emissions sonores et Site de
Bruit 1 fois par trimestre seuil limite de 65 ONAS 3 000 DT /an
vibrations chantier
dB.
NT 106.04 Décret
Emanations gazeuses et Site de n° 2010-2519 du
Qualité de l’air 1 fois par jour ONAS 3 000 DT /an
odeurs chantier 28 septembre
2010.
Les
Suivi piézométrique et
alentours du
Impact sur la nappe qualité physico chimique 3 fois/ans NT106.02 ONAS 1.000 DT/an
point de rejet
et qualité bactériologique
de la STEP
Le programme des analyses et les observations nécessaires à mettre en œuvre, porte sur
l’analyse de la qualité des eaux par échantillonnage automatique pour s’assurer de la
conformité des eaux épurées avec les normes de rejet NT106. 02 et NT106.03.
Le CRDA dispose de piézomètres dans les périmètres existants dans les alentours du point
de rejet de la station d’épuration que nous proposons d’utiliser. Nous proposons d’ajouter 6
nouveaux piézomètres dans la zone longeant l’oued de la Medjerda.
(ii) La cellule de veille environnementale sera composée des cadres et techniciens dont
le nombre et la spécialité sont indiqués ci-dessous :
Le tableau ci-dessous résume les actions relatives à l’appui institutionnel aux équipes
chargées de la gestion du rejet des eaux épurées pour la mise en œuvre du PGE et des
actions de sensibilisation et de formation.
Les infrastructures projetées seront exploitées par l’ONAS. ONAS Chaque jour
Le suivi de performances des équipements ainsi que les
Suivi environnemental du impacts environnementaux est formulé sous forme de
réseau et ouvrages directives de la part de la direction de l’ONAS.
The treatment of wastewater in a prolonged aeration system involves several steps. Initially, the wastewater undergoes biological treatment where organic pollutants are degraded. This includes processes such as the nitrification of ammonia to nitrate and denitrification where nitrate is converted to nitrogen gas . Additionally, phosphorus removal can occur by the inclusion of an anaerobic zone . The aerobic microorganisms involved in these processes stabilize the organic matter, leading to mineralized biologically stable sludge. This is followed by separation processes such as thickening and dewatering to minimize sludge volume . The aeration process can be performed in enclosed oxidation ditches or a series of cascade basins, and while effective, the system requires significant energy and investment .
Prolonged aeration contributes to nitrification by creating an aerobic environment that supports the conversion of ammonia in wastewater to nitrate by nitrifying bacteria. This process is facilitated by adequate oxygenation provided by surface aerators or bubble injection systems, which enhances bacterial activity . However, this method has limitations. One significant limitation is the system's reduced efficiency in pathogenic bacteria removal due to its design focused primarily on organic pollutant degradation rather than comprehensive disinfection. Thus, additional disinfection treatments may be necessary to meet microbial safety standards . Moreover, the system is energy-intensive, requiring sophisticated equipment and high operational costs .
Sludge management and disposal present significant challenges in wastewater treatment due to the high volume and potential environmental hazards of untreated sludge. In the Sidi Thabet project, solutions include stabilizing sludge during the treatment process through prolonged aeration, which reduces pathogen content and odors . Additionally, after stabilization, sludge is mechanically thickened and dewatered to reduce volume and facilitate efficient handling and disposal . These processes ensure that the resulting sludge is compact and safe for disposal, minimizing environmental impacts. The project also explores the possibility of repurposing treated sludge for agricultural use, aligning with sustainable waste management practices . These integrated strategies effectively address sludge management challenges while optimizing operational efficiency .
Sludge stabilization is crucial in wastewater treatment as it transforms organic matter into a mineralized form that is less odorous and has reduced pathogen content, making it suitable for safe disposal or reuse. In the context of prolonged aeration processes, stabilization occurs as the sludge undergoes continuous aeration, which biologically stabilizes it through the degradation of organic matter by microorganisms over an extended period . This method simplifies the treatment process by integrating sludge stabilization with nitrification in the aeration tanks, obviating the need for additional primary sedimentation steps. The resulting stabilized sludge is then subjected to thickening and dewatering to facilitate handling and disposal .
Untreated sewage poses significant threats to environmental and public health in regions like Sidi Thabet. Environmental impacts include pollution of water bodies, leading to habitat degradation and the spread of contaminants to agricultural lands through irrigation channels. Public health risks stem from exposure to pathogens, increasing the incidences of waterborne illnesses among local populations . The project addresses these issues by establishing a sewer network to safely convey wastewater to treatment facilities, thereby preventing direct sewage discharge into natural environments. Treated effluent meeting set standards will be released, drastically reducing the pollution load on recipient ecosystems and the associated health risks for communities reliant on these resources . This proactive approach not only protects fragile environments but also contributes to the community’s overall wellness and quality of life .
The rehabilitation project for the sanitation network in Sidi Thabet is expected to yield several benefits. Economically, it is anticipated to create 25 direct employment opportunities, contributing to local job creation . Environmentally, the project aims to significantly improve the quality of local water bodies by treating wastewater effluents before release, reducing pollutants in rivers and improving sanitary conditions . Additionally, the enhanced sanitation infrastructure is expected to reduce health risks and improve the quality of life for residents by preventing untreated sewage from flowing into public areas, such as agricultural drainage channels . Overall, the project is a significant step towards sustainable urban and environmental development .
The design of aeration and sedimentation tanks significantly affects the efficiency of wastewater treatment. In Sidi Thabet's project, the prolonged aeration process uses reinforced concrete tanks or potentially earthen basins, which, while less flexible, are feasible alternatives. The use of vertical or horizontal surface aerators, or a combination of air bubble injections with agitation systems, enhances oxygen transfer essential for microbial activity . The sedimentation tanks, designed with specific dimensions and hydraulic loading rates (e.g., two decanters with a diameter of 32 m for a hydraulic load of 1 m/h), ensure effective separation of solids from treated water . This arrangement, along with strict control over volume and aeration parameters, facilitates high treatment efficiency, particularly in organic pollutant reduction, despite the challenges in pathogen removal .
The comprehensive management plan for Sidi Thabet includes ongoing monitoring and enhancement of wastewater treatment quality through several initiatives. It emphasizes environmental surveillance of both the network and treatment facilities, ensuring compliance with operational standards and identifying areas for improvement . Technical support and specialized training programs are part of capacity-building measures to equip personnel with the necessary skills for effective management. Moreover, clear objectives and follow-up mechanisms for key environmental indicators, such as nutrient levels and microbial counts, are established to maintain treatment efficacy over time . Such proactive and structured management efforts are crucial for sustainable operation and environmental protection in line with normative expectations .
The proposed measures for mitigating environmental impacts during the execution of Sidi Thabet’s sanitation network project include several strategic actions. These encompass the installation of signage for site activities and traffic management, organizing work schedules to minimize disruptions, dust control through site watering, and proper handling of construction waste by transporting excess debris to designated disposal sites . Completion of work phases entails site restoration compliant with local regulations, and repair of affected roadways and sidewalks to their original condition, ensuring minimal long-term environmental impact .
Tertiary treatment is necessary in Sidi Thabet's wastewater processing plant to meet stringent effluent standards, particularly for microbiological quality, ensuring that treated water does not pose environmental or health risks upon discharge. The primary focus is reducing pathogenic microorganisms to acceptable levels. To this end, the project proposes filtration of treated effluent through sand filters followed by ultraviolet radiation treatment. This strategy efficiently eliminates remaining pathogens, ensuring that the effluent meets regulatory requirements for discharge into natural water bodies like Oued Medjerda . The combined approach of mechanical filtration and UV treatment provides a robust solution for achieving high levels of disinfection efficiency necessary for safe water reuse or environmental discharge .