Produits de Contraste Iodés Et Diabète: Problématique
Produits de Contraste Iodés Et Diabète: Problématique
Produits de contraste
iodés et diabète
Problématique
Trois problèmes se posent chez le diabétique : le jeûne, l'insuffisance rénale, et
les traitements en cours (insuline, antidiabétiques oraux, metformine) :
le jeûne expose aux accidents hypoglycémiques.
une insuffisance rénale peut être aggravée par l'injection de produit de
contraste.
la metformine expose au risque d'acidose lactique par diminution de sa
clairance rénale en cas de néphropathie induite par le PCI.
Recommandations Générales
Disposer d'un dosage de la créatinine plasmatique récent (moins de 3 mois en
l'absence d'évènement intercurrent).
Utiliser des produits de basse osmolalité.
L'hydratation du patient doit être entreprise (voir fiche rein) :
Per os : 2 litres d'eau riche en sodium et en bicarbonates pendant les 24
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Version 2 - Avril 2005
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste iodés et diabète
Bibliographie
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Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Prévention
de l'extravasation
de produit de contraste
Problématique
L'extravasation (incident de perfusion) est une complication non exceptionnelle
(0,04 à 0,9 %) des injections intra-veineuses de produit de contraste.
Elle peut faire suite à une blessure de la veine lors de la pose du matériel d'injec-
tion, mais également résulter d'une rupture d'une paroi veineuse du fait de
l'hyper-pression. Cette rupture survient dans la zone où est placé le matériel
d'injection, ou en aval, à proximité.
Généralement bien tolérée, une extravasation peut être source de douleur, voire
de séquelles, et perturber le déroulement de l'examen. Cette complication fait
partie des risques inhérents à l'examen dont le patient doit être prévenu.
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Prévention de l'extravasation de produit de contraste
Conduite pratique
Avant : Prévenir l'extravasation
et limiter son importance
La voie veineuse
Eviter d'utiliser une voie veineuse déjà en place.
pression artérielle, …)
Vérifier la qualité du cathétérisme par une injection test.
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Prévention de l'extravasation de produit de contraste
En cas d'extravasation
Mesures immédiates
Arrêt immédiat de l'injection en cas de plainte du patient ou de perception
d'un problème.
Traitement médical
Tentative d'aspiration du produit extravasé par le cathéter d'abord laissé
minutes ; puis toutes les heures pendant 6 heures) sans contact direct
entre la glace et le membre (envelopper la glace dans un linge).
A noter que la hyaluronidase, antérieurement préconisée, n'est plus disponible.
Le pansement alcoolisé n'a quant à lui pas prouvé son efficacité.
Mesures différées
Evaluation de la gravité potentielle.
Estimation du volume injecté (au vu de la quantité restante dans la seringue).
Estimation de l'étendue et de la localisation de l'extravasation par la pratique
de clichés de membre.
Recherche de signes de mauvaise tolérance par un examen clinique, vascu-
laire et neurologique.
Aspect cartonné ou phlycténulaire de la peau.
Oedème important.
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cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Prévention de l'extravasation de produit de contraste
Bibliographie
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Version 2 - Avril 2005
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
PROBLéMATIQUE
Avant un examen avec injection de produit de contraste iodé (PCI), les patients
sont souvent laissés à jeûn sans que cette décision ne relève d'une réflexion
médicale adaptée ou ne repose sur des recommandations publiées. Ce jeûne
non prescrit implique alors l'arrêt de la prise de certains médicaments qui ne doi-
vent jamais être interrompus notamment chez les patients présentant une car-
diopathie ischémique ou une hypertension artérielle (1-2), ou encore ne prend
pas en considération un diabète insulino-dépendant. Ainsi, l'appréciation de la
balance risque/bénéfice du jeûne versus l'arrêt de certains médicaments ne
penche pas en faveur d'un jeûne systématique des patients avant un examen
avec injection de PCI (3).
Le jeûne avant un examen radiologique avec PCI ne doit pas être systématique
car potentiellement délétère :
Il est souvent interprété comme impliquant d'interrompre les médica-
ments et régimes en cours.
Il est contradictoire avec la nécessité d'une hydratation correcte préven-
tive d'incidents rénaux.
Il favorise les malaises, lipothymies, hypoglycémies et les vomissements (4).
Il est source d'inconfort pour le patient et de reports injustifiés d'examens.
Le jeûne peut être utile dans de rares cas (et sur une durée limitée) pour des
raisons techniques liées au type d'examen d'imagerie :
Limiter la vidange biliaire.
Favoriser la visualisation de la paroi digestive (transit, entéro-scanner) ou
de son voisinage (pancréas).
Faciliter la réalisation de certains gestes justifiant une sédation ou une
anesthésie générale.
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cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Prescription du jeûne avant un examen radiologique requérant une injection
de produit de contraste iodé
Conduite pratique
Aucun médicament ne doit être interrompu avant l'examen au motif du jeûne.
Aucun jeûne préalable n'est nécessaire pour la plupart des examens. La
consigne est de permettre la prise d'un repas léger, et au minimum de boissons
non alcoolisées à volonté. Il est, en effet, recommandé de boire abondamment
avant et après tout examen nécessitant une injection de PCI.
Si un jeûne est prescrit en raison de la réalisation d'une anesthésie générale
pour les besoins du geste radiologique, les recommandations de jeûne en
vigueur sont celles conseillées avant une anesthésie. Cette prescription est de la
compétence du médecin anesthésiste-réanimateur au moment de la consulta-
tion d'anesthésie (5-7) :
Prise de liquides clairs jusque 2 heures avant (eau, jus de fruit sans pulpe,
thé, café noir léger, boisson gazeuse). Ces liquides ne doivent pas contenir
d'alcool et le volume ingéré est moins important que leur nature claire.
Repas léger au plus 6 heures avant.
Ne pas fumer.
Bibliographie
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Version 2 - Avril 2005
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Prévention de
l'insuffisance rénale
induite par les produits
de contraste iodes
PROBLéMATIQUE
Une altération de la fonction rénale peut survenir dans les jours suivant l'injection
de Produits de Contraste Iodés (PCI) ; ce risque fait partie de ceux dont les patients
doivent être informés.
Cette néphropathie induite par les PCI est définie par une élévation de plus de
42 µmoles/l et/ou de plus de 25 % du taux de base de la créatininémie.
La survenue de cette Insuffisance Rénale induite est rare en l'absence de facteurs de
risque, mais concerne environ 20 % des patients présentant ces facteurs de risque.
Elle est alors un facteur de surmorbidité. Elle se traduit par une élévation de la
créatininémie et une diminution de la clairance de la créatinine dans les 72 heures
suivant l'injection de PCI.
Facteurs de risque
Il est nécessaire de dépister les patients présentant des facteurs de risque, afin de
prendre les mesures appropriées pour diminuer l'importance et les conséquences
de l'insuffisance rénale induite par l'injection de PCI. Une alternative à l'injection de
PCI doit être recherchée en leur présence (échographie, IRM avec injection de
chélates de gadolinium, …). Les facteurs de risque significatifs sont les suivants :
Insuffisance rénale pré-existante : elle doit être prise en compte lorsque la
clairance de la créatinine est inférieure à 60 ml/mn et/ou lorsque la créatininémie
est supérieure à 105 µmoles/l chez l'homme et 80 µmoles/l chez la femme.
La fonction rénale peut être correctement appréciée en pratique clinique par le
calcul de la clairance de la créatinine selon la formule de Cockcroft et Gault :
Cl créat (ml/mn) = 1,23 x (140-âge) x poids / créat plasm (µmoles/l) chez l'homme
Cl créat (ml/mn) = 1,04 x (140-âge) x poids / créat plasm (µmoles/l) chez la femme
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cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Prévention de l'insuffisance rénale induite par les produits de contraste iodes
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Prévention de l'insuffisance rénale induite par les produits de contraste iodes
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Prévention de l'insuffisance rénale induite par les produits de contraste iodes
En résumé
l'injection de PCI.
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cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Prévention de l'insuffisance rénale induite par les produits de contraste iodes
Bibliographie
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Version 1 / 16 décembre 2004
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste
et grossesse
Problématique
La réalisation d'un examen d'imagerie avec injection de produit de contraste chez
la femme enceinte pose un double problème : celui de l'irradiation ou de l'applica-
tion d'un champ magnétique à l'embryon ou au fœtus et celui de l'injection d'un
produit de contraste et de son passage au travers de la circulation materno-fœtale .
La littérature est pauvre, mais le principe de précaution domine.
Le problème de l'irradiation a été étudié par un groupe d'experts sous l'égide de la
Société Française de Radiologie et de L'Office de Protection contre les
Rayonnements Ionisants. Les recommandations sont consultables sur le site de la
SFR à la page : La SFR > Groupes de travail > DG Euratom 97/43 > Guide des
Procédures Radiologiques : Critère de Qualité et Optimisation des Doses
Nous abordons ici le problème de l'injection de produits de contraste :
en évidence une toxicité sur les fonctions de reproduction. Le risque potentiel dans
l'espèce humaine n'est pas connu. MultiHance ne devra donc pas être utilisé au
cours de la grossesse sauf cas de nécessité absolue.
le mangafodipir (Teslascan®) : les études chez le rat ont mis en évidence des effets
tératogènes et des études chez le lapin une foetotoxicité et une embryo toxicité. Le
Teslascan® ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte.
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Version 1 - Avril 2005
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste et grossesse
Recommandations
En vertu du principe de précaution :
tout examen non urgent autre que l'échographie pouvant être réalisé après
bibliographie
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Version 1 - Avril 2005
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Allaitement
et produits de contraste
PROBLéMATIQUE
L'administration de produits de contraste est parfois indiquée chez des patientes
qui allaitent. La patiente et son médecin doivent recevoir les informations sur la
toxicité potentielle pour le nouveau-né ou le nourrisson du produit de contraste
excrété dans le lait afin de décider de la conduite pratique.
SYNTHèSE BIBLIOGRAPHIQUE
La littérature concernant l'excrétion des produits de contraste iodés et gadolinés
dans le lait maternel est pauvre. Moins de 1% du produit de contraste administré
à la mère est excrété dans le lait [1] et moins de 1 % du produit de contraste
ingéré par l'enfant est absorbé par le tube digestif [2-3].
Les facteurs à analyser pour l'étude de l'interaction entre la prise médicamen-
teuse et l'allaitement influençant la sécrétion de la substance dans le plasma puis
dans le lait sont : 1) la posologie (voie d'administration, dose et fréquence),
2) les propriétés du médicament (degré de liaison protéique, poids moléculaire,
degré d'ionisation en fonction du pH du plasma et du lait, la liposolubilité)
et 3) le délai depuis l'accouchement et la fréquence des tétées [3].
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Version 2 - Avril 2005
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Allaitement et produits de contraste
Bibliographie
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breast milk. J Magn Reson Imaging. 1993;3:131-2
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6. Webb JA, Thomsen HS, Morcos SK. The use of iodinated and gadolinium contrast media during
pregnancy and lactation. Eur Radiol 2004 online
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Version 2 - Avril 2005
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Ces recommandations concernent les produits de contraste iodés et gadolinés. Elles sont
limitées aux réactions d'hypersensibilité de type immédiat c'est-à-dire survenant dans
l'heure qui suit l'injection du produit de contraste.
Définitions
L'Académie Européenne d'Allergologie et d'Immunologie Clinique (EAACI) a défini la
classification des réactions d'hypersensibilité (1).
L'hypersensibilité est un terme général qui regroupe l'ensemble des réactions d'allure
allergique. On distingue les réactions d'hypersensibilité non allergique et les réactions
d'hypersensibilité allergique (Figure 1).
DLes réactions d'hypersensibilité non allergique relèvent des effets toxiques et
pharmacologiques des produits de contraste, parmi lesquels figure l'histaminolibération non
spécifique. D'une manière générale, l'histaminolibération non spécifique est modulée par la
vitesse d'injection et la concentration du produit administré ainsi que par l'aptitude du
patient à libérer de l'histamine.
DLes réactions d'hypersensibilité allergique relèvent de mécanismes immunologiques.
Elles sont individualisées en réactions de type retardé à médiation cellulaire et en réactions
de type immédiat déclenchées par des immunoglobulines spécifiques de type E (IgE).
- L'anaphylaxie correspond aux manifestations cliniques les plus graves des réactions
d'hypersensibilité immédiate pouvant mettre rapidement en jeu le pronostic vital du patient.
- L'atopie définit un sujet allergique aux allergènes naturels de l'environnement introduits
par voie naturelle dans l'organisme (allergie alimentaire, rhinite et/ou asthme allergique(s)).
- L'angioedème, autrefois appelé œdème de Quincke, est une variété d'urticaire caractérisée
par une infiltration œdémateuse du tissu sous cutané et/ou des muqueuses quel que soit le
siège anatomique (paupières, lèvres, muqueuses oro-pharyngo-laryngées, mains, organes
génitaux...).
Les termes allergoïde, anaphylactoïde, réaction pseudo-allergique sont obsolètes et ne doivent
plus être utilisés.
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Version 1 - Octobre 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste et Allergie : Hypersensibilité de type immédiat
Immédiate
- délai de survenue < 1 heure
- IgE-dépendante
- anaphylaxie : réaction grave
Hypersensibilité
allergique Retardée
- délai de survenue > 1 heure et
jusque 7 jours
Réaction
- médiation cellulaire
d’hypersensibilité
- effets toxiques
Hypersensibilité - effets pharmacologiques
(histaminolibération
non allergique non spécifique)
Problématique
En 1996, une enquête française avait estimé le nombre de réactions graves annuelles après
injection de produits de contraste iodés de 100 à 600 avec 6 à 12 décès (2).
Les réactions aux produits de contraste sont imprévisibles chez les patients n'en ayant jamais
reçu comme chez ceux en ayant reçu sans incident. L'atome d'iode n'est pas à l'origine de ces
réactions (3).
Les signes cliniques des réactions d'hypersensibilité immédiate doivent être connus. Les
traitements du choc anaphylactique en général, et de l'arrêt cardiaque sont codifiés (4, 5). Il
n'existe pas de consensus concernant les facteurs de risque des réactions d'hypersensibilité
allergique. L'efficacité des différents protocoles de prémédication proposés dans la
littérature n'est pas établie. En particulier, la prémédication n'empêche pas les réactions
allergiques graves.
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Version 1 - Octobre 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste et Allergie : Hypersensibilité de type immédiat
Tableau I : Classification de Ring et Messmer (6) des réactions d'hypersensibilité immédiate en fonction
de leur gravité
Grade Symptômes
I Signes cutanéo-muqueux : érythème étendu, urticaire localisée ou étendue, avec ou sans angioedème
Atteinte mono ou multiviscérale grave : collapsus cardio-vasculaire, tachycardie, troubles du rythme car-
diaque, bronchospasme, signes digestifs.
III Formes particulièrement graves :
- les signes cutanéo-muqueux peuvent être initialement absents et apparaître au moment de la restau-
ration hémodynamique,
- une bradycardie peut être observée.
IV Arrêt cardiaque
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Version 1 - Octobre 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste et Allergie : Hypersensibilité de type immédiat
Asthme
L'injection du produit de contraste peut aggraver la symptomatologie. Il convient
d'équilibrer l'asthme avant toute injection. Un avis pneumologique sera par conséquent
requis.
Atopie
Le terrain atopique, le terrain histaminolibérateur (dermographisme) peuvent favoriser une
histaminolibération non spécifique en fonction du produit de contraste administré et/ou de
sa vitesse d'injection.
Ces réactions peu sévères (érythème, urticaire localisée) peuvent être prévenues par
l'administration préalable d'un anti-histaminique de type H1 (non sédatif pour les malades
en ambulatoire) et par le recours à un produit de contraste iodé non ionique.
Hypersensibilite allergique
Facteurs de risque
En l'état actuel des connaissances, le seul facteur de risque identifié correspond à un
antécédent de réaction d'hypersensibilité allergique immédiate à un produit de contraste.
Ceci justifie la réalisation d'un bilan allergologique à tout patient ayant présenté une réaction
immédiate décrite selon un des grades de la classification de Ring et Messmer après injection
d'un produit de contraste.
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Version 1 - Octobre 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste et Allergie : Hypersensibilité de type immédiat
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Version 1 - Octobre 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Produits de contraste et Allergie : Hypersensibilité de type immédiat
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Version 1 - Octobre 2009
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Fibrose Néphrogénique
Systémique (FNS)
La fibrose néphrogénique systémique (FNS) est une maladie nouvelle qui est caractérisée par une
fibrose étendue des tissus. Elle a été pour la première fois diagnostiquée en 1997 chez des patients
dialysés (1,2). Depuis, environ 400 cas ont été décrits chez des patients insuffisants rénaux.
Récemment un lien de causalité a été suggéré entre l'injection de chélates de gadolinium et cette
nouvelle maladie.
Une recherche très active est en cours sur cette maladie ; les données présentées sont susceptibles
d'évoluer.
Un peu d'histoire
DJanvier 2006 : premier article de Grobner (3) liant la FNS et l'injection de chélate de
gadolinium.
DJuin 2006 : première alerte de la FDA américaine.
DDécembre 2006 : actualisation de l'alerte FDA.
DFevrier 2007 : alerte de Pharmacovigilance européenne avec contre-indication du
gadodiamide (Omniscan®) chez l'insuffisant rénal sévère.
DMai 2007 : actualisation de l'alerte de la FDA avec extension de la précaution d'emploi à
tous les chélates.
DAout 2007 : contre-indication du gadopentetate (Magnevist®) chez l'insuffisant rénal sévère.
Clinique
La FNS se manifeste par une atteinte cutanée qui
débute le plus souvent au niveau des membres
inférieurs et qui va ensuite s'étendre aux membres
supérieurs et au tronc. Les lésions sont
symétriques. Le visage et le cou sont presque
systématiquement épargnés. Les lésions se
présentent sous la forme de plaques ou de
papules indurées et brunâtres avec un aspect en
peau d'orange. Un prurit, des sensations de
douleurs et de brûlures de la peau sont
fréquemment observés.
Ces lésions cutanées peuvent induire un trouble de l'extension des articulations et rendre le
patient impotent. Par ailleurs, des lésions systémiques peuvent être observées avec des
atteintes d'organes tels le cœur ou le poumon qui peuvent entraîner le décès du patient. Des
polyneuropathies sensitivomotrices ont également été décrites.
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Version 2 - Octobre 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Fibrose Néphrogénique Systémique (FNS)
Imputabilite du gadolinium
High a montré la présence de gadolinium dans les biopsies cutanées de patients présentant
une FSN (4). Des doses multiples et très élevées de gadodiamide reproduisent un modèle de
FSN chez le rat avec en histologie un dépôt de gadolinium libre dans la peau (5). Ces
arguments sont donc très en faveur de l'intervention du gadolinium libre dans le
déclenchement de la maladie cutanée.
Le relargage de gadolinium libre est plus facile in vivo si la constante d'affinité du chélate est
plus faible, et si des phénomènes d'échanges ioniques apparaissent, ce qui explique
probablement pourquoi beaucoup de cas ont été observés avec les chélates linéaires qui ont
une constante plus basse par rapport aux autres chélates. Néanmoins, la physiopathologie et
les facteurs déclenchants exacts de cette maladie ne sont pas complètement élucidés, et il
paraît logique de penser qu'on puisse déclencher la maladie avec tout chélate, soit en
augmentant les doses soit en rendant les conditions de dissociation plus probables
(insuffisance rénale sévère, inflammation…). Ceci explique pourquoi à ce jour (juin 2008) la
FDA émet des recommandations plus générales que la Pharmacovigilance européenne chez
l'insuffisant rénal sévère, qui pour l'instant n'a donné une contre-indication qu'à Omniscan et
Magnevist et une précaution d'emploi aux autres chélates.
Quels chelates ?
Une relation entre la FSN et les agents de contraste gadolinés a été observée pour
l'Omniscan® dans la majorité des cas, le Magnevist® et l'Optimark® (non encore
commercialisé en France). Pour les autres produits, soit plusieurs produits ont été injectés
successivement, soit aucune observation n'existe.
L'Agence Européenne reconnaît trois classes de chélates pour grader le risque. Les chélates
linéaires pour lesquels il existe une contre-indication pour une clearance < 30 ml/min, les
chélates linéaires substitués qui ont une stabilité augmentée, et les chélates macrocycliques.
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Fibrose Néphrogénique Systémique (FNS)
Recommandations pratiques
D1. Valider l'indication de l'injection en pesant le rapport bénéfice risque.
D2. Adapter la dose au poids du patient.
D3. Doser la créatinine : le dosage de la créatininémie ou l'estimation du débit de filtration
glomérulaire (eGFR) est obligatoire si le produit de contraste envisagé est contre indiqué
dans l'insuffisance rénale sévère. Le dosage systématique de la créatinine n'est donc pas
nécessaire.
D4. Adapter la conduite au résultat.
Insuffisance rénale stade 3 (Cl créat entre 30 et 60 ml/min)
Aucun cas de FSN n'a été montré en cas de clearance de la créatinine supérieure à 30
ml/min.
Par précaution :
- préférer un chélate avec une constante de stabilité élevée et une cinétique de
dissociation lente (macrocyclique ou linéaire substitué),
- ne pas multiplier les doses.
Insuffisance rénale stades 4 et 5 (Cl créat < 30 ml/min)
- utiliser l'éventail des séquences non injectées pour arriver au diagnostic,
- Omniscan®, Magnevist® et Optimark® contre indiqués,
- préférer un chélate avec une constante de stabilité élevée et une cinétique de
dissociation lente (macrocyclique),
- ne pas multiplier les doses et tenir compte des doses antérieures,
- tenir compte de l'état inflammatoire du patient (chirurgie, phlébite…),
- chez les dialysés, programmer une dialyse après l'injection, même si l'efficacité n'est pas
démontrée,
- ne pas programmer de dialyse chez un malade NON dialysé.
D5. Ne pas oublier de préciser dans le compte-rendu le nom et la dose de produit injecté.
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Fibrose Néphrogénique Systémique (FNS)
Et le scanner ?
Chez l'insuffisant rénal non dialysé, il ne faut pas substituer
Dl'angio IRM par un angio scanner, car le risque de néphropathie iodée est plus important
que le risque de FSN, et ceci d'autant que les recommandations précédemment décrites
auront été respectées.
DChez l'insuffisant rénal dialysé, le choix entre un scanner injecté et une IRM injectée
dépendra de la pathologie rénale sous jacente et doit faire l'objet d'une discussion avec le
correspondant néphrologue du patient, en prenant en compte la notion de diurèse
conservée ou non (l'injection de produit iodé risque de faire disparaitre une diurèse
résiduelle).
Bibliographie
1. DeHoratius DM et al. Semin Dial, 2006; 19:191-4
2. Evenepoel P et al. Nephrol Dial Transplant, 2004; 19:469-73
3. Grobner T et al. Nephrol Dial Transplant, 2006; 21:1104-8
4. High WA et al. J Am Acad Dermatol, 2007; 56:21-6
5. Sieber MA et al. Invest Radiol, 2008; 43:65-75
6. Thomsen, HS, Eur Radiol, 2007; 17 : 2692-2696
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Version 2 - Octobre 2009
Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Thyroïde et produits
de contraste iodés
PROBLEMATIQUE
Généralités
- L'iode libre sous forme d'iodures (I-) pénètre dans la glande thyroïde et modifie le métabo-
lisme thyroïdien avec des conséquences possibles chez l'adulte, l'enfant et le nouveau-né.
- Les produits de contraste iodés hydrosolubles actuellement utilisés contiennent une
concentration d'iodures libres inférieure à 50 μg/ml au moment de leur fabrication. Cette
concentration peut augmenter avec la durée de stockage du produit de contraste (1). La
quantité d'iodures reçue lors d'une injection de produit de contraste peut représenter
jusqu'à 50 fois l'apport journalier recommandé qui est de 150 μg par jour. En présence de
quantités croissantes d'iode, la production thyroïdienne s'accroît jusqu'à un maximum, puis
se réduit du fait d'un blocage de l'organification des iodures (effet Wolff-Chaikoff ), et réaug-
mente après quelques jours par échappement (2, 3).
Effet Wolff-Chaikoff
Echappement
thyroïdienne
Production
Apport iodé
Schéma reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur et de Médecine Diffusion.
JL Wémeau. Dysfonctions thyroïdiennes liées à l’iode. Médecine Clinique endocrinologie & diabète, n° 32 Janvier-Février 2008
Enfants
Le risque est surtout celui de l'hypothyroïdie (Les conséquences de la carence hormonale
sont particulièrement délétères chez le nouveau-né et le nourrisson, puisque les hormones
thyroïdiennes sont fortement impliquées dans le développement statural et intellectuel).
DEnfants particulièrement à risque
- Nouveau-né prématuré (avant 37 semaines d'aménorrhée), surtout s'il est de petit poids (6,
7), même après une dose minime (0,3 ml de produit de contraste (8)).
- Nouveau-né dont la mère a reçu une injection de produit de contraste iodé pendant la
grossesse (voir fiche CIRTACI grossesse) (9). Le dépistage néonatal systématique permet
d'identifier les éventuelles hypothyroïdies.
- Nourrisson (29 jours à 2 ans) polymalformé chez qui l'injection d'une quantité importante
de produit de contraste iodé pour l'exploration d'une cardiopathie risque de déséquilibrer
un métabolisme thyroïdien précaire (10).
Adultes
L'hyperthyroïdie favorise la survenue de troubles du rythme cardiaque ou d'incidents coro-
nariens.
DAdultes à risque d'hyperthyroïdie
- Hyperthyroïdie actuelle, non traitée.
- Antécédent d'hyperthyroïdie (notamment par maladie de Basedow).
- Goître multinodulaire, en particulier dans les situations de carence iodée, chez les sujets
âgés (11).
DAdultes à risque d'hypothyroïdie
- Sujets atteints de thyropathie auto-immune, non substitués par l'hormone thyroïdienne.
Enfants
Chez le nouveau-né prématuré ou de petit poids, l'injection de produit de contraste iodé doit
être discutée, et un examen d'imagerie alternatif peut être proposé. Si l'indication d'injection
est maintenue, il est recommandé d'utiliser la dose efficace la plus faible possible, puis de
contrôler la fonction thyroïdienne la semaine suivante. Le dosage à réaliser est celui de la thy-
rotropine (TSH) complété seulement en cas d'anomalie par celui de la thyroxine libre (T4L). Il
conviendra de traiter l'hypothyroïdie persistante.
En unité de néonatalogie ou de réanimation, il est préférable de recourir à l'utilisation de
cathéter radio-opaque afin d'éviter l'injection de produit de contraste iodé pour contrôler la
position du cathéter (6, 7, 8).
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Version 1 - Mai 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Thyroïde et produits de contraste iodés
Adultes (1)
Patient devant bénéficier prochainement d'une scintigraphie thyroïdienne ou d'un traite-
ment par l'iode radio-actif : commencer par la scintigraphie ou l'injection thérapeutique
d'iode radioactif avant l'injection de produit de contraste iodé au scanner. A défaut, retarder
la scintigraphie ou l'injection thérapeutique d'iode radioactif d'au moins deux mois après le
scanner avec injection de produit de contraste iodé.
Patient hypothyroïdien sous traitement substitutif : l'injection de produit de contraste iodé
n'entraîne pas de problème particulier.
DContre-indication absolue à l'administration de produit de contraste iodé
- Hyperthyroïdie non traitée ou non équilibrée (risque d'aggravation). En situation d'ur-
gence, recourir à un autre procédé d'investigation.
DContre-indications relatives et précautions d'emploi
Chez les patients présentant une thyroïdite auto-immune, un goître nodulaire, un antécé-
dent de maladie de Basedow ou d'hyperthyroïdie liée à une surcharge iodée, l'administration
d'un agent de contraste radiographique iodé est susceptible d'induire soit une hypothyroï-
die, soit une hyperthyroïdie. Celles-ci sont ordinairement, mais non nécessairement transitoi-
res, et s'avèrent particulièrement délétères chez les sujets âgés ou cardiaques. Dès lors chez
ces patients, l'intérêt de l'opacification doit être discuté (l'IRM avec injection de produit gado-
liné constitue une alternative possible). Si l'indication est maintenue, l'état de la fonction thy-
roïdienne est à évaluer avant, puis à contrôler par exemple entre 3 jours et une semaine et
au-delà si surviennent des signes cliniques d'hypo- ou d'hyperthyroïdie. La mesure de la TSH
est suffisante, complétée par celle de T4L seulement en cas d'anomalie de la TSH.
Il n'existe pas de contre-indication à l'utilisation d'un agent de contraste iodé lorsque le sujet
hyperthyroïdien est traité par un antithyroïdien (Neo-Mercazole®, Propylthiouracile,
Basdène®) qui bloque le cycle d'utilisation de l'iode. Aucune préparation ou surveillance par-
ticulière n'est alors à envisager.
Lorsque le risque d'hyperthyroïdie est majeur chez un sujet fragile (âgé, cardiaque…), l'endo-
crinologue peut prescrire du perchlorate de potassium (KClO4 1g par jour par voie orale),
pour bloquer préventivement la pénétration intrathyroïdienne de l'iode. Il pourra aussi avoir
recours à un antithyroïdien de synthèse (12, 13).
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Version 1 - Mai 2009
cirtaci - Fiche de recommandation pour la pratique clinique
Thyroïde et produits de contraste iodés
Bibliographie
1. Van der Molen AJ, Thomsen HS, Morcos SK; Contrast Media Safety Committee, European Society of
Urogenital Radiology (ESUR). Effect of iodinated contrast media on thyroid function in adults. Eur Radiol
2004 ; 14 : 902-7
2. Wolff J, Chaikoff IL. The inhibitory action of excessive iodide upon the synthesis of diiodotyrosine and of
tyrosine in the thyroid gland of the normal rat. Endocrinology 1948 ; 43 : 174-9
3. Aurengo A, Leenhardt L, Aurengo H. Adaptation de la fonction thyroïdienne à la surcharge iodée. Presse
Med 2002 ; 31 : 1658-63
4. Wémeau JL. Hypothyroïdies liées aux surcharges iodées. Presse Med 2002 ; 31 : 1670-5
5. Thomopoulos P. Hyperthyroïdies par surcharge iodée. Presse Med 2002 ; 31 : 1664-69
6. Parravicini E, Fontana C, Paterlini GL, Tagliabue P, Rovelli F, Leung K, Stark RI. Iodine, thyroid function, and
very low birth weight infants. Pediatrics 1996 ; 98 : 730-4
7. L'Allemand D, Gruters A, Beyer P, Weber B. Iodine in contrast agents and skin disinfectants is the major
cause for hypothyroidism in premature infants during intensive care. Horm Res 1987 ; 28 : 42-9
8. Giroux JD, Sizun J, Gardach C, Awad H, Guillois B, Alix D. Hypothyroïdie transitoire après opacification
iodée des cathéters épicutanéocaves en réanimation néonatale. Arch Fr Pediatr 1993 ; 50 : 585-8
9. Webb JA, Thomsen HS, Morcos SK; Contrast Media Safety Committee, European Society of Urogenital
Radiology (ESUR). The use of iodinated and gadolinium contrast media during pregnancy and lactation.
Eur Radiol 2005 ; 15 : 1234-40
10. Del Cerro Marin M, Fernandez Ruiz A, Garcia-Guereta L, Benito Bartolome F, Burgueros M, Ares Segura S,
Moreno F, Gracia Bouthelier R. Thyroid function alterations in children with congenital cardiac disease
after catheterization with iodinated contrast agents. Rev Esp Cardiol 2000 ; 53 : 517-24
11. Martin FI, Tress BW, Colman PG, Deam DR. Iodine-induced hyperthyroidism due to nonionic contrast
radiography in the elderly. Am J Med 1993 ; 95 : 78-82
12. Nolte W, Muller R, Siggelkow H, Emrich D, Hubner M. Prophylactic application of thyrostatic drugs during
excessive iodine exposure in euthyroid patients with thyroid autonomy : a randomized study. Euro J
Endocrinol 1996 ; 134, 337-41
13. Wémeau JL., Bauters C, Gérard Y, Deligne A, Coviaux R, Lion G, Steinling M, Decoulx M. Le perchlorate de
potassium dans l'exploration et le traitement des maladies thyroïdiennes. La Revue Française
d'Endocrinologie Clinique 1991; 32, 499-507
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Version 1 - Mai 2009