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Effet du purin d’ortie sur les pommes de terre

L'objectif de l'étude est d'étudier l'effet de l'irrigation avec du purin d'ortie sur le développement et la croissance de deux variétés de pommes de terre. 32 pots ont été traités avec 4 concentrations différentes de purin d'ortie. Les paramètres mesurés incluent le nombre et le diamètre des tiges, le nombre de feuilles et de tubercules, leur poids frais et la biomasse sèche. Les résultats montrent une augmentation positive de tous les paramètres, en particulier pour la variété Désirée.

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Effet du purin d’ortie sur les pommes de terre

L'objectif de l'étude est d'étudier l'effet de l'irrigation avec du purin d'ortie sur le développement et la croissance de deux variétés de pommes de terre. 32 pots ont été traités avec 4 concentrations différentes de purin d'ortie. Les paramètres mesurés incluent le nombre et le diamètre des tiges, le nombre de feuilles et de tubercules, leur poids frais et la biomasse sèche. Les résultats montrent une augmentation positive de tous les paramètres, en particulier pour la variété Désirée.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Saad DAHLAB – Blida 1-

MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDE

En vue de l’obtention du diplôme de Master Académique


Domaine : Sciences de la nature et de la vie
Filière : Biotechnologie végétale
Spécialité : Biotechnologie végétale

THÈME

Effet du purin d’ortie sur le développement et la croissance des


deux variétés de pommes de terre

Présenté par :  …………

Et ………………………….

DEVANT LE JURY COMPOSE

Président :

Promoteur : Dr ZOUAOUI .A

Examinateur :

ANNEE UNIVERSITAIRE 2019 - 2020


Remerciement
Dédicace 1
Dédicace 2
Résumé
L’objectif de notre étude consiste à étudier et suivre l’efficacité d’une irrigation avec un
traitement biologique végétale extrait à partir de la plante d’Ortie (Urtica dioica L) (purin
d’ortie) sur le développement et la croissance de deux variétés (Spunta et Désirée) de pomme de
terre (Solanum tuberosum L), et ce sur la partie arienne et les tubercules.

Pour évaluer cet effet nous avons comparé le dosage de 4 lots par variété réparties en 4
traitements de diverse dilutions (témoin, T1(20%), T2(30%), T3(40%)) pour un totale de 32 pots,
et ceci en mesurant le nombre, le diamètre et le taux de croissance des tiges, le nombre des
feuilles et des tubercules et leur poids frais, aussi la biomasse sèche de la partie arienne. La
période de l’expérimentation a durée du 08/12/2019 au 08/04/2020.

L’analyse quantitative obtenus révèlent qu’après l’utilisation du purin, les plantes traités ont vu
une augmentation positive sur tous les paramètres testés pour les deux variétés spécialement pour
la variété Désirée, et ce quel que soit la concentration apportée.

A travers les résultats, on peut conclure que le purin d’ortie présente une action stimulatrice pour
la croissance de la partie aérienne et pour le développement et la production de tubercules
notamment chez la variété Désirée.

Mots clés : irrigation, Urtica dioica L, purin d’ortie, croissance, Solanum tuberosum L,
production.
Abstract
The objective of our study is to study and monitor the effectiveness of irrigation with a
biological plant based treatment extracted from the nettle plant (Urtica dioica L) (nettle liquid
feeds or nettle liquid manure) on the development and growth of two varieties (Spunta and
Désirée) of potato (Solanum tuberosum L), and this on the aerial part and the tubers.

To assess this effect, we compared the dosage of 4 batches per variety divided into 4 treatments
of various dilutions (control, T1 (20%), T2 (30%), T3 (40%)) for a total of 32 pots, and this by
measuring the number, the diameter and the growth rate of the stems, the number of leaves and
tubers and their fresh weight, also the dry biomass of the aerial part. The period of the
experiment lasted from 08/12/2019 to 08/04/2020.

The quantitative analysis obtained reveals that after the use of the nettle liquid feeds, the treated
plants saw a positive increase in all the parameters tested for the two varieties, especially for the
Désirée variety, regardless of the concentration provided.

From the results, we can conclude that the nettle manure has a stimulating action on the growth
of the aerial part and the development and production of the tubers, especially in the Désirée
variety.

Key words: irrigation, Urtica dioica L, nettle liquid feeds, growth, Solanum tuberosum L,
production.
‫الملخص‬
‫الهدف من دراستنا هو رصد فعالية الري باستخدام معالجة عضوية نباتية مستخلصة من نبتة الحرايق في ما يخص تطور و نمو‬
‫نوعين من البطاطا( ‪, )Spunta et Désirée‬و الجزء العلوي من النبتة ودرناتها ‪.‬‬
‫و لتقيم هذا التأثير قمنا بمقارنة ‪ 4‬مجموعات لكل مجموعة مقسمة إلي ‪ 4‬تكرارات مختلفة التركيز(الشاهد ‪T3%40 ,T230%,‬‬
‫‪ ( , T120%‬إلجمالي ‪ 32‬أصيص مختبر‪ ,‬و هذا من خالل قياس عدد و قطر و معدل نمو السيقان و ع~~دد األوراق و ال~~درنات‬
‫و وزنها الجديد~‪ ,  ‬و كذالك الكتلة الحيوية الجزء العلوي ‪.‬امتدت مدة الدراسة من ‪ 08/12/2019‬إلي ‪. 08/04/2020‬‬
‫يبين التحليل الكمي الذي تم الحصول عليه انه بعد استخدام (سماد نبات القراص ) ‪,‬ش~~هدت النبات~~ات المعالج~~ة زي~~ادة ايجابي~~ة في‬
‫جميع معايير التي تم اختبارها للنوعين ‪ ,‬وخاصة بالنسبة للنوع ( ‪ )Désirée‬بغض النظر عن التركيز المقدم ‪.‬‬
‫من خالل النتائج ‪ ,‬يمكن استنتاج أن (سماد نبات القراص ) يمثل عام~~ل محف~~ز للنم~~و الج~~زء العل~~وي و لتط~~وير و إنت~~اج درن~~ات‬
‫خاصة في نوع ( ‪. )Désirée‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ : ‬الري ‪,Urtica dioica L ,‬سماد نبات القراص ‪ ,‬النمو ‪, Solanum , tuberosum L‬إنتاج ‪.‬‬

‫‪Table des matières‬‬


Remerciement -
Dédicace1 -
Dédicace 2 -
Résumé -
Table des matières -
Liste des tableaux et figures -
Liste des abréviations -
Partie  bibliographique
Introduction 1
Chapitre 1: Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum)
1-1-Origine, historique 3
1-2-Importance de la production de la pomme de terre  3
1-3- Culture de la pomme de terre dans le monde 4
1-3-1- Production mondiale 4
1-3-2- Évolution de la production mondiale de la pomme de terre 5
1-3-3- Production de pomme de terre dans les pays arabes 6
1-4- Filière pomme de terre en Algérie 6
1-4-1- Aperçu générale de la filière pomme de terre en Algérie 6
1-4-2- Evolution de la production nationale de la pomme de terre (2000-2017) 7
1-4-3- Principaux centres de production de PDT en Algérie 8
1-4-4- Principales variétés cultivées en Algérie 9
1-5- Etude botanique et biologique 9
1-5-1-Etude botanique 9
1-5-1.1-Taxonomie 9
1-5.1.2-Classification 10
1-5.1.3-Physiologie de la pomme de terre 10
1-5.1.3.1- Tiges 10
1-5.1.3.2-Feuilles et fleurs 11
1-5.1.3.3-Fruit et graines 11
1-5.1.3.4-Racines 12
1-5.1.3.5-Tubercules 12
1-5.2-Etude biologique 13
1-5.2.1-Cycle végétatif de la pomme de terre  13
1-5.2.1- Phase de dormance 13
1-5.2.2-Phase de germination 13
1-5.2.3-Phase de croissance 13
1- 5.2.3.1-Phase de croissance lente 14
1-5.2.3.2-Phase de croissance active 14
1-5.2.3.3-Phase de croissance ralentie 14
1-5.2.4-Phase de tubérisation 14
1-6 - Valeur nutritionnelle  15
1-8 - Les Maladies et Ennemies de la pomme de terre 15
Chapitre 2 : l’Ortie (Urtica dioica)
2-1- Historique et origine 18
2-2-Réparation géographique 18
2-3-Généralités sur l’Ortie 19
2-4-Dénomination de l’Ortie 19
2-5-Systématique de l’Ortie 20
2-6-Description de la plante 21
2-6-1-Feuille de l’Ortie 21
2-6-2-Fleur 21
2-6-3-Poile 22
2-6.4-Racine 23
2-6-5-Le fruit 23
2-7-Reproduction 24
2-7-1-Reproduction sexuée 24
2-7-2-Reproduction asexuée 24
2-8-Récolte 24
2-9-Les propriétés nutritionnelles 24
2-10-Risque à la cueillette, Comparaison des confusions possibles avec Urtica
26
dioica
2-11-Les fausse Ortie 28
2-12-Utilisation de l’Ortie 28
2-12.1-Utilisation agricole 28
2-12-2-Utilisation alimentaire 29
2-12-3-Utilisation industriel 29
2-12-4-Utilisation médicinale 29

Chapitre 3 : Le purin d’Ortie


3-1- Généralités et historique 32
3-2- Fabrication 32
3-2-1- Opération de ramassage et de fermentation 32
3-2-1-1-Ramassage  32
3-2-1-2-Coupage  32
3-2-1-3-Fermentation  33
3-2-2- Filtration et stockage 33
3-3- La composition du purin d’Ortie  33
3-4-Principales propriétés du purin d’ortie 34
3-4-1-Répulsif et non insecticide 34
3-4-2-Protection contre les champignons 34
3-4-3-Bio-stimulant 34
3-5- Dose d’utilisation  35
Partie expérimentale
Chapitre 1 : Matériel et méthodes
1-1- Objectif de travail  37
1-2- Conditions expérimentales 37
1-3- Matériel utilisé  37
1-3-1- Appareillage et verrerie 37
1-3-2- matériel de serre et outillage 37
1-3-3- Les supports de culture  37
1-3.3.1-Conteneurs utilisés 37
1-3-3-2- Sol  38
1-4- Matériel végétal utilisé 38
1-4-1- Origine et caractéristiques des deux variétés  39
1-4-2- Plante utilisée pour la préparation du purin  39
1-5- Préparation du purin d’ortie  40
1-5-1-Confection du mélange  40
1-5-2-Entretien de la préparation de purin d’ortie 41
1-5-3- Filtration  42
1-5-4- Préparation des dilutions  42
1-6- Traitements effectués  43
1-7- Plan expérimental adopté  43
1-8- Démarche expérimentale adoptée 45
1-8.1- Procédé d’irrigation  45
1-9- Différentes étapes de l’expérimentation  46
2-9-1 - Semis  46
1-9-2- Entretien de la culture 47
1-9-3- Récolte 47
1-10- Paramètres biométriques mesurés  47
Chapitre 2 : Résultats et discussions
2-1-Paramètres biométriques mesurées: 50
2-1-1-Nombre des tiges. 50
2-1-2-Longueur des tiges finales.  50
2-1-3-Diamètre des tiges. 51
2-1-4- Nombre de feuilles.  52
2-1-5- Biomasse sèche de la partie arienne.  53
2-1-6-Poids frais des tubercules récoltés (g). 54
2-1-7-Nombre des tubercules récoltés.  54
Conclusion. 57
Référence bibliographique. 59

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Evolution des productions de pomme de terre en Algérie entre 2000-2017
(M.A.D.R, D.R.D.P.A, 2018). …………………………………………………………………… 7

Figure 2 : Répartition géographique de la principaux Wilaya les productives de la pomme de


terre en Algérie (campagne agricole. 2017) (M.A.D.P.R, DRDPA ,2018)…........................ 8
Figure 3 : physiologie de la pomme de terre (Soltner, 1998)……………………….............. 10
Figure 4 : Tiges de la pomme de terre (originale, 2020) ……………………………………...... 10
Figure 5 : Feuilles de la pomme de terre (originale, 2020) …………………………………….. 11
Figure 6 : Fleure de la pomme de terre (originale ,2020)...................................................... 11
Figure 7 : Fruits de la pomme de terre (SOLTNER, 1979)...... ............................................. 11
Figure 8 : Graines de la pomme de terre (SOLTNER, 1979)................................................... 11
Figure 9 : Racines de la pomme de terre (originale, 2020).................................................... 12
Figure 10 : Cycle végétatif de la pomme de terre (Jacques ,2012)........................................... 14
Figure 11 : Feuilles d’urtica dioica (originale) ..................................................................... 21
Figure 12 : Comparaison des fleurs mâles et femelles chez d’Urtica dioïca (Martine, 2016)...22
Figure 13 : Poil urticant de l’ortie (grossissement ×4 par microscopie optique) (Jerome ,2007). 22
Figure 14 : Effet des Poils urticant d’Urtica dioïca sur la peau (originale).............................. 23
Figure 15 : Fruits d’Urtica dioïca. .................................................................................... 23
Figure 16 : Effet d’introduction d’ortie dans l’alimentation de poules pondeuses sur la Coloration
des jaunes d’œufs (Delassus, 2013).............................................................................................. 29
Figure 17 : Localisation géographique de la station expérimentale (Googleearth.com,
Consultation : 10 juin 2020).............................................................................................. 38
Figure 18 : Plante d’ortie (Urtica dioica) dans son biotope (originale, 2019)............................ 39
Figure 19 : Localisation géographique du lieu de la récolte de l’ortie (Urtica dioica. L)
(Googleearth.com, Consultation : 10 juin 2020) ................................................................ 40
Figure 20 : Dispositif expérimental (originale 2019) ............................................................ 45
Figure 21 : Nombre des tiges par plante et par variété de pomme de terre................................ 50
Figure 22 : Longueur finale des tiges en (cm). ..................................................................... 51
Figure 23 : Mesure du diamètre des tiges en (cm) ................................................................ 52
Figure 24 : Nombre des feuilles par plante et par variété........................................................ 52
Figure 25 : Biomasse sèche de la partie arienne en (g) .......................................................... 53
Figure 26 : Poids frais des tubercules récoltés en (g) ........................................................... 54

Figure 27 : Nombre de tubercules récoltés............................................................................ 55


LISTE DES TABLEAUX

Tableaux Titre Page


1 Principaux pays producteurs de la pomme de terre (FAO 2014) 4
2 Evolution de la production mondiale de pomme de terre entre 2003
5
et 2014 (FAOSTAT, 2015).
3 Production de la pomme de terre dans les pays arabes. 2016
6
(OADA. 2018).
4 Principales variétés cultivées en Algérie (CNCC de Tiaret) 9
(BENOUIS et DERRADJI, 2015).
5 Principales maladies de la pomme de terre (Bernhards, 1998), 15
(Cirad et Gret, 2002).
6 25
Composition nutritionnelle des feuilles fraîches de l’ortie dioïque
(Ait Haj Saïd et al, 2016).
7
Teneur en éléments minéraux et oligo-éléments en mg/100g 25
matière sèche (Ait Haj Saïd et al, 2016).
8 Composition chimique, propriétés et toxicité des plantes avec les
quelles on peut confondre Urtica dioica. 27

9 Propriété thérapeutique d’urtica dioica. 30


10 Concentrations des différents minéraux d’un purin artisanal
34
classique en ppm (partie par millions) (Bertrand, 2002).
11 Spécificités des pots. 38
12 Quantités et stade germinatif au moment de semis. 38
13 Caractéristiques des tubercules des deux variétés (Spunta et
39
Désirée) de l’espèce (Solanum tuberosum L) (C.N.V.P.T).
14 Traitements effectués. 43
15 Dispositif expérimental adopté. 44
16 Paramètres biométriques mesurés. 48

LISTE DES ABRIVIATIONS

 C° : Degré Celsius.
 mg/g : Milligramme par gramme.
 Cm : Centimètre.
 Mt : Millions de tonnes.
 Qx/ha : Quintaux par hectare.
 T/ha : Tonnes par hectare
 Min : Minimum.
 Max : Maximum.
 ml : Millilitres.
 mm : Millimètre
 ppm : partie par millions.
Introduction
Introduction

Introduction
Face à la naissance des nouvelles technologies, l’explosion démographique et la nécessite
d’accroitre le rendement agricole dans le but de résoudre les problèmes de l’alimentation à
travers le monde, il est impératif de s’atteler aux principes d’une agriculture utilisant plus
d’engrais et plus de pesticides (AYAD-MOUKHTARI, 2012).
La question des produits phytosanitaires en général, et des pesticides en particulier, revient
régulièrement dans l’actualité en raison de ses implications en termes de santé publique et
protection environnementale. Ils constituent un enjeu important pour la qualité de notre
alimentation et de notre environnement (PARE, 2011). Aussi, ils peuvent avoir des effets
toxiques sur le court terme sur les organismes qui y sont directement exposés, ou des effets sur le
long terme, en provoquant des changements dans l’habitat et la chaîne alimentaire (ISENRING,
2010).
Le travail que nous avons abordé se situe dans le cadre général de la chimie verte et de la
préservation de l’environnement. , A cet effet, on propose de nouveaux outils et démarches pour
la protection de la biodiversité sans affecter la productivité des terres agricoles. Pour cela nous
nous Intéressé à l’utilisation du purin d’Ortie (extrait à partir de l’ortie Urtica diodica) sur le
développement et la croissance de deux variétés de pomme de terre, blanche (spunta) et Rouge
(Désirée).
Le travail s’articule autour de trois parties interdépendantes, une première partie
bibliographiques rapportant à des deux chapitres :
- Présentation de la plante cultivée : la pomme de terre (Solanum tuberosum)
- Généralités sur l’Ortie (Urtica dioica) ainsi que les techniques de cueillette et de
préparation de purin d’ortie.

Une deuxième partie pratique réservée à l’étude expérimentale comportant :


- le matériel et les méthodes utilisées,
- Le dispositif expérimental adopté
Une troisième partie réservée aux résultats obtenus, et leurs interprétations.
Enfin une conclusion générale qui fera apparaitre les principaux résultats obtenus et les
perspectives proposées pour compléter voir améliorer cette étude.

1
Chapitre 1
Présentation de la plante hôte :
la pomme de terre (solanum
tuberosum)
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum)

1-1-Origine et Historique
La pomme de terre est originaire de l’Amérique du sud. Elle a débuté il y a environ 8000
ans près du Lac Titicaca, dans la cordillère des Andes, à la frontière entre la Bolivie et le Pérou
où la pomme de terre est dénommée Mama Jatha, ou mère de la croissance. Des recherches ont
révélé que des chasseurs et des cueilleurs arrivaient dans le sud du continent américain depuis
au moins 7000 ans avaient commencé à domestiquer des espèces sauvages de la pomme de terre
qui poussaient en abondance autour du lac.

En 2008, FAO pensait  que la pomme de terre était autrefois issue d’une plante sauvage
unique, l’espèce S.tuberosum. Dès 1929, les botanistes Russes Juzepzuk et Bukasov avaient
montré que cette origine était plus complexe que l’on retrouvait, parmi les ancêtres des espèces
de pomme de terre cultivées, des plantes sauvages différentes (Rousselle et al, 1996). 

L’introduction première de la pomme de terre en Europe et de son développement reste


ambigüe sur notre continent .On pense cependant que la pomme de terre arriva quelques années
avant la fin des 1500 ans, et ceci par deux portes d’entrées différentes: la première et c’est
logique, fut l’Espagne vers 1570, la seconde, ce sont les iles britanniques entre 1588 et 1593
(Rousselle et al ,1996).

En Algérie, la pomme de terre a probablement, été introduite une première fois au


XVIème siècle par les Maures andalous qui ont propagé les autres cultures dans la région, telles
que la tomate, le poivron, le maïs, le tabac puis, elle est tombée dans l’oubli n’ayant pas suscité
d’intérêt.

Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, les colons la cultivaient pour leur usage, car
les Algériens y sont réticents malgré les disettes successives. C’est la dernière grande famine des
années (1930et1940) qui viendra à bout de cette opposition (MEZIANE, 1991).

1-2-Importance de la production de la pomme de terre


Elle est cultivée dans plus de 150 pays .La pomme de terre joue un rôle clé dans le
système alimentaire mondial. C’est la principale denrée alimentaire non céréalière du monde.
Elle vient en quatrième position après le blé, le riz et le maïs qui constituent la base de
l’alimentation humaine (FAOSTAT, 2015).
En 2013, la production mondiale de pommes de terre est estimée à 368.1 millions de
tonnes, pour une surface cultivée de 19.4 millions d’hectares, soit un rendement moyen de 18.9
tonne par hectare. Ce chiffre n’inclut pas les plants (semences) qui représentent 32.2 millions de

3
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum

tonnes. C’est la chine qui occupe le premier rang des pays producteurs avec une production qui
atteint 88.9 millions de tonnes en 2013 (FAOSTAT, 2015).

1-3- Culture de la pomme de terre dans le monde


1-3-1- Production mondiale
La pomme de terre s’adapte à des situations très diverses : du cercle polaire à l’équateur
en jouant sur les saisons, les variétés, l’altitude… etc. Parmi 153 pays producteurs de pomme de
terre, la production mondiale a atteint le chiffre record de 385,074 millions de tonnes(Mt) en
2014 (FAO, 2018).

Dans les pays développés, la consommation de pommes de terre augmente


considérablement et représente plus de la moitié de la récolte mondiale. Comme elle est facile à
cultiver et que sa teneur énergétique est élevée, c’est une culture commerciale précieuse pour des
millions d’agriculteurs (TRIA, 2011).

Certains pays l’appellent l’aliment du futur. Selon l’Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) au cours des vingt prochaines années, la population
mondiale devrait croître de plus de 100 millions d’habitants par an, dont plus de 95% dans les
pays en développement, où la pression sur la terre et l’eau est déjà très forte. Le défi principal
que doit relever la communauté internationale consiste, par conséquent, à garantir la sécurité
alimentaire des générations présentes et futures, tout en protégeant la base des ressources
naturelles dont nous dépendons (Boufares, 2012).

La pomme de terre sera un élément important des efforts déployés pour relever ces défis.
Les grands pays producteurs sont la Chine, l’Inde et la Fédération de Russie. L’Algérie occupe la
quinzième classe mondiale (FAO, 2018).

Tableau 1 : Principaux pays producteurs de pomme de terre (FAO ,2014).


Classement Pays Production
(tonnes)
1 Chine 96 136 320
3 Inde 46 395 000
3 Russie 31 501 354
4 Ukraine 23 693 350
5 Etats-Unis 20 056 500
6 Allemagne 11 607 300
7 Bangladesh 94 351 50
8 France 80 54 500

4
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
9 Pologne 7689180
10 Pays- Bas 7100258

1-3-2- Evolution de la production mondiale (2003-2014)


Le secteur de la pomme de terre est en pleine évolution. Jusqu'au début des années 90, la
plupart des variétés de pommes de terre étaient cultivées et consommées en Europe, en Amérique
du Nord et dans les pays de l'ex-Union soviétique (FAO, 2014).
Tableau 2: Evolution de la production mondiale de pomme de terre entre 2003 et
2014(FAOSTAT, 2015).
Années Surface Production (Mt) Rendement Semences (Mt)
cultivée (Mille (T/ha)
ha)
2003 19 .1 314.8 16.4 34.8
2004 19.2 336.2 17.5 34.6
2005 19.3 326.7 16.8 32.6
2006 18.4 307.3 16.7 32.9
2007 18.6 323.9 17.3 30.8
2008 18.1 329.9 18.1 31.5
2009 18.7 334.7 17.9 32.3
2010 18.7 333.4 17.8 32.7
2011 19.2 374.2 19.4 32.9
2012 19.2 364.8 19.0 28.1
2013 19.4 368 .1 18.9 32.2
2014 20 385,074 19 .2 /

La production mondiale de pomme de terre est d’environ 385,07(Mt) en 2014, avec une surface
totale qui s'élevait à 20 millions ha pour la même année ce qui représente une moyenne de
rendement de 19,2 T/ha. La Chine est devenue le premier producteur mondial de pommes de
terre, et quasiment un tiers de tous les tubercules sont désormais récoltées en Chine et en Inde
(FAO, 2014).

1-3-3- Production de la pomme de terre dans les pays arabes


Selon les statistiques de la FAO en 2010, l’Algérie occupe la deuxième place, après
l’Égypte, dans la production de la pomme de terre en Afrique.
Tableau 3: Production de la pomme de terre dans les pays arabes durant l’année 2016
(OADA.2018).

5
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Pays Superficie (Mille ha) Production (million Rendement (qx/ha)
tonnes)
Algérie 165 4.7 30.6

Egypte 152 4.1 26.9

Maroc 59 1.7 29.3

Syrie 22 0.5 22.6

Selon le tableau 3 les chiffres présentés dans le rapport indiquent que la production des pays
arabes a dépassé le seuil de quatre millions de tonnes durant l’année 2016, notamment pour
l’Algérie et l’Egypte.

L’Algérie est classée en tête de liste. La pomme de terre est cultivée sur une superficie
estimée à 165milles hectares. Le rendement moyen a atteint 30,6 tonnes/ha, l’Égypte réserve
une superficie de 152 mille hectares pour cultiver ce légume. Sa production est estimée à 4
millions de tonnes pour la même année.

1-4- La filière pomme de terre en Algérie


1-4-1- Aperçu général de la filière pomme de terre en Algérie
Selon les historiens, l’introduction de la pomme de terre en Algérie remonte au milieu
du dix-neuvième siècle. Elle a été cultivée principalement pour l’exporter vers le marché
Français. Lorsque le pays a acquis on indépendance, il produisait 250 000 tonnes par an et en
exportait environ le tiers (FAOSTAT, 2008).
Selon ONFAA(2014) la pomme de terre occupe près de 30% de la superficie des cultures
maraichères en 2013. Elle représente la première culture maraîchère du point de vue superficie et
production, avec 72 690 quintaux en 2000 .Ce chiffre a connu une évolution rapide avec une
production de 46064024 quintaux en 2017 (M.A.D.R.P, 2018).

1-4-2- Evolution de la production nationale de la pomme de terre (2000-2017)


La production a augmenté entre les années 2000 et 2017 passant approximativement de
10Millions de quintaux à plus de 40 millions de quintaux (figure01).
Selon le rapport de la FAO en 2014, la production de la pomme de terre présente une dynamique
de croissance intéressante est aussi très significative. La production a évolué entre 2,2 millions

6
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
de Tonnes en 2008 à 3 millions de tonnes en 2010 et de 4,22 millions de tonnes en 2012 à 4,9
millions de tonne en 2013.
Selon ONFAA (2014), la production de la pomme de terre d’arrière-saison est assurée à
mesure de 64,5% par les wilayas d’El Oued, Ain Defla, Bouira et Mascara.
Pour l’année 2017, la production annuelle totale est de 41 Millions de quintaux pour une
Superficie de près de 130 000 ha.
Selon figure 01, la multiplication de la production entre 2000 et 2017 est le résultat de
deux Facteurs:
 Le doublement de la superficie consacrée à la pomme de terre qui passe de 64 694 ha à
129821 ha.
 Le doublement du rendement passant d’approximativement 160 quintaux/ha à plus de 320
quintaux/ha.
Figure N°1: Evolution des productions de pomme de terre en Algérie, 2000-2017, (M.A.D.P.R,
D.R.D.P.A ,2018).

1-4-3- Les principaux centres de production de PDT en Algérie :


La production de pomme de terre entre 2008 et 2017est passée de 19 Millions de
quintaux à 41 millions de quintaux. Cette augmentation de 22 millions de quintaux est la
conséquence de la hausse de la production de 3 wilayas (M.A.D.P.R, 2018):

7
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
 Wilaya d’El Oued : augmentation de la production de 8,8 millions de quintaux soit 40% de
l’accroissement national (2008: 2,7 millions de quintaux, 2017: 11,5 millions de quintaux).
 Wilaya de Mostaganem : augmentation de la production de 3 millions de quintaux soit 14
% de l’accroissement national (2008: 1,4 millions de quintaux, 2017: 4,4 millions de
quintaux).
 Wilaya de Mascara : augmentation de la production de 1,7 millions de quintaux soit 8 % de
l’accroissement national (2008: 1,7 millions de quintaux, 2017: 3,4 millions de quintaux).
Durant la période 2008-2017, la production de certaines wilayas a fortement augmenté
(par exemple Ouargla qui est passé de 30 000 quintaux à 660 000 quintaux), a faiblement
augmenté (Ain Defla qui est passé de 4,4 millions de quintaux à 5 millions de quintaux), ou a
baissé (Chlef par exemple qui est passé de 1,1 millions de quintaux à 0,7 millions de quintaux).
Selon la M.A.D.P.R (2018), 70% de la production annuelle est assurée par 7 wilayas: El
Oued (28%), Ain Defla (12%), Mostaganem (11%), Mascara (8%), Tiaret, Bouira, Tlemcen
(4%) chacune.
Figure N°2 : Répartition géographique de la principaux Wilaya les productives de la pomme de
terre en Algérie (compagne agricole2017) (M.A.D.P.R, D.R.D.P.A ,2018)

les pricipaux centre de production de pomme de terre en


algerie

Tlemceen; 4; 6% Oued
Bouira; 4; 6%
Tiaret; 4; 6% Ain defla
Oued; 28; 39% Mostaganem
Mascara; 8; 11%
Mascara

Mostaganem; 11; Tiaret


15%
Ain defla; 12; Bouira
17%
Tlemceen

1-4-4- Principales variétés cultivées en Algérie


En 2013, le catalogue officiel algérien des variétés de pomme de terre contient 152
variétés qui sont autorisées à la production et à la commercialisation en Algérie dont 22 destinées
à la transformation (CHABBAH, 2016).

8
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Elle est précédée de deux ans au cours des quels les caractères d’utilisation, le rendement,
le comportement vis-à-vis des parasites sont évalués par le centre national de contrôle et de
certification des semences et plants (CNCC). Les variétés sont déterminées par :
 La forme du tubercule et La durée de culture.
 La couleur de la peau et de la chair.
 La durée de conservation.
 La date de mise sur le marché.
Tableau N°4 : Principales variétés cultivées en Algérie (CNCC de Tiaret) (BENOUIS et
DERRADJI, 2015).

Variétés rouges Variétés blanches

Bertina Safran
Amorosa Spunta
Cardinal Diamant
Condor Sahel
Désirée Lola
Cléopatra Apollo
Resolie Ajax
Thalassa Yasmina

1-5-Etude botanique et biologique 


1-5-1- Etude botanique 
1-5-1-1- Taxonomie
La pomme de terre (solanum tuberosum L) appartient à la famille des solanacées. Le
genre Solanum comprend 2 000 espèces dont plus de 200 sont tubéreuses (Hawkes, 1990).
L’espèce cultivée dans nos régions, (solanum tuberosum L.)Comprend plusieurs centaines de
variétés différentes par la forme, la couleur, la texture, la teneur des tubercules en amidon.

1-5-1-2- Classification (Hawkes, 1990)


 Règne : Metaphytes (végétaux supérieurs).
 Embranchement : Spermatophytes.
 Sous embranchement : Angiospermes.

9
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
 Classe : Dicotylédones.
 Ordre : Polemoniales.
 Famille : Solanaceae.
 Genre : Solanum L.
 Sous Genre : Potatoe.
 Espèce : Tuberosum.
 Sous espèce : Tuberosum.

1-5-1-3-Physiologie de la pomme de terre


La plante est une espèce herbacée vivace
cultivée comme plante annuelle, qui se caractérise
par ses tubercules .Elle est constituée de deux parties
distinctes :
- Une partie aérienne (tiges, feuilles, fleurs, fruits).
- Une partie souterraine (racines, stolons, tubercules).

Figure N°3 : physiologie de la pomme de terre (Soltner, 1979).

Description de la partie aérienne :


1-5-1-3-1-Tiges
Chaque plante est composée d'une
ou plusieurs Tiges herbacées de port plus
ou moins dressé.
Le nombre de tiges est influencé par
le calibre du plant, son âge physiologique,
les conditions de conservation et de
germination (GRISON, 1983).
Figure N°4 : Tiges de la pomme de terre (originale ,2020).

1-5-1-3-2-Feuilles et fleurs
Les feuilles sont composées, comprenant
une nervure centrale ou rachis et plusieurs
folioles. Chaque rachis peut comporter

10
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
plusieurs paires de folioles avec une terminale

Figure N°5 : feuille de pomme de terre (originale, 2020).

L’inflorescence est une cyme, pouvant comporter 8 à 10 fleurs. La fleur à corole blanche ou
violette est du type gamopétale, caractéristique des solanacées. L’autogamie est quasi absolue.
Les anthères à maturité projettent le pollen sur le stigmate (SOLTNER, 1979).

Figure
N°6 : fleurs de pomme de terre (originale ,2020).

1-5-1-3-3-Fruits et graines
Le fruit est une baie sphérique ou ovoïde de 1 à 3 cm de diamètre, à deux chambres
renfermant des graines aplaties .La baie est généralement de couleur verte (SOLTNER, 1979).
Les graines sont petites, ovales et aplaties avec hile qui indique leur point d’attache sur l’ovaire.

Figures N°7 et 8 : graines et fruits de pomme de terre (SOLTNER, 1979).

1-5-1-3-4-Racines
Le système racinaire est fasciculé et très ramifié
.Il a tendance à s’étendre superficiellement mais
peut s’enfoncer jusqu’à 0,8m de profondeur.

11
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Il est constitué de racines-adventives qui apparaissent à la base des bourgeons de tubercule ou
sur les nœuds des tiges enterrées. Pour cette raison, le tubercule doit être planté à une
profondeur telle, qu’il permettra une formation adéquate des racines et des stolons (SOLTNER,
1979). Figure N°9: Racine de pomme de terre (originale, 2020).

Les racines connaissent une croissance rapide depuis les premiers stades de développement
jusqu’au moment au commence la formation des tubercules.
Les plantes issues de graine forment une racine pivotante mince avec des racines latérales.

1-5-1-3-5- Tubercules
L’appareil souterrain comprend le tubercule mère desséché, les stolons (tiges souterraines
diagéotropes) portant éventuellement des tubercules fils dans leur région subapicale ainsi que des
racines adventives.
Le tubercule de pomme de terre est une portion de tige à l’intérieur de laquelle se trouvent
accumulées des réserves composée de :
 Eau 77,50 %
 Matière sèche 22,50 %
 Glucides (amidon essentiellement) 19,40 %
 Protides 2,00 %
 Lipides 0,10 %
 Sels minéraux 1,00 %
Le tubercule se présente sous les aspects les plus variés :
 de différentes formes (réniforme, claviforme, oblong, rond)
 de couleurs diverses (jaune-ocre, rose, rouge, violacé).
La peau du tubercule est lisse ou rugueuse et la chair peut être blanche, jaune, rose,
exceptionnellement violet foncé.

Le tubercule porte un certain nombre de bourgeons appelés « yeux», disposés selon une spirale
et plus concentrés du côté de la couronne. L’autre pôle est dénommé «talon » et c’est là que se
situe le point d’attache du stolon (le hile).
En conditions favorables, les bourgeons se développent et donnent naissance à des germes
de couleur variable selon les variétés (vert, rose, violacé). Si le tubercule germé est placé dans le
sol, des pousses apparaissent à partir de chaque germe .Elles comprennent, d’une part, une partie
aérienne composée de tiges, rameaux et feuilles, d’autre part, un réseau dense de racines

12
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
adventices et des tiges sous terraines, appelées « stolons». Au bout d’un certain temps de
végétation, ceux-ci se renflent à leur extrémité et différencient des ébauches de tubercules
(Rousselle et al. 1996).
1-5-2- Etude biologique
1-5-2-1- Cycle végétatif de la pomme de terre
La pomme de terre peut être reproduite par graine ou par multiplication végétative. La
reproduction par graine est très peu pratiquer en Algérie. Les tubercules de pomme de terre qui
lui confèrent sa valeur alimentaire et économique sont le plus couramment utilisés comme
semences. Le cycle de croissance de la pomme de terre est court (3 à 4 mois). Il peut être divisé
en 4 phases :
1-5-2-1-1- La phase de dormance
Le tubercule est incapable de germer même aux conditions optimales de températures (18
à 25 c°), et l’humidité (80 à 90%) cette inertie a une durée de 2 à 4 mois, en fonction de
précocités des variétés. A la fin du repos végétatif, la croissance des germes a lieu sous la
dépendance des températures basses. Dès que les conditions redeviennent favorables, le
tubercule reprend son activité et devient capable de rentrer en phase végétative (MADEC et
PERENNEC, 1962).
1-5-2-1-2-Phase de germination
Après la plantation en terre d’un tubercule germé, chaque germe donne au-dessus du sol,
une tige feuillée et dessus du sol, des stolons et des racines. Au cours de la germination, l’activité
métabolique de la jeune plante augmente, ce qui permet sa croissance et son développement vers
une vie autonome (la jeune plante consomme les réserves contenues dans la graine jusqu’à ce
qu’elle soit capable de réaliser la photosynthèse) (Dominique MAPPA ,2010).
1-5-2-1-3-Phase de croissance
Elle débute au cours de la conservation. Les tubercules émettent des germes, capables de former
de nouveaux tubercules. Après la plantation, la germination est le reflet de cette évolution totale,
passe à travers de trois phases :

1-5-2-1-3-1-Phase de croissance lente


Il ne pousse en générale qu’un seule germe au sommet de tubercule .Ce germe inhibe la
germination d’autres germes : c’est ce qu’on appelle la dominance apicale.
1-5-2-1-3-2-Phase de croissance active
La vitesse de croissance pendant cette phase, est maximale. Presque tous les yeux sont
sollicités et plusieurs germes poussent et peuvent atteindre 3cm de haut.

13
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
1-5-2-1-3-3-Phase de croissance ralentie
Marquée par la fin de la croissance des germes, la vitesse de croissance diminue puis
s’annule quand la phase d’incubation est atteinte.
5.2.1.4-Phase de tubérisation
La plante commence à former des tubercules à partir du 45ème jour de sa végétation. En
effet au bout d’un certain temps variable selon les variétés et le milieu, les stolons, cessent de
croitre, se renflent à leur extrémité pour former en une à deux semaines les ébauches des
tubercules. (Dominique MAPPA ,2010).
Figure N°10 : Cycle végétatif de la pomme de terre (Jacques ,2012).

1-6- Valeur nutritionnelle :


La pomme de terre est un aliment polyvalent, riche en hydrates de carbone. Fraîchement
Cueillie, elle contient environ 80% d’eau et 20 % de matière sèche, dont 60 à80% environ
d’amidon.
La teneur en protéines de la pomme de terre (en poids sec) est semblable à celui des
céréales et est très élevée par rapport aux autres racines et tubercules. De plus, la pomme de terre

14
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
est pauvre en lipides et riche en micronutriments, en particulier en vitamine C. La pomme de
terre est une source modérée de fer et sa forte teneur en vitamine C. C’est une bonne source de
vitamines B1, B3 et B6 et de sels minéraux comme le potassium, le phosphore et le magnésium.
Elle contient aussi les vitamines B9, B5 et B2. Les pommes de terre renferment par ailleurs des
antioxydants, utiles dans la prévention des maladies liées au vieillissement, et des fibres
alimentaires, essentielles au métabolisme (Sylvana, 2008).

1-7- Les maladies et les ennemies de la pomme de terre :


Tableau N°5: Principales maladies et ennemis de la pomme de terre (Bernhards, 1998), (Cirad
et Gret, 2002).
Maladies Cause Symptômes
Phytophtora infestant ce  Brunissement de la base
Mildiou de la champignon se transmet par des tiges ou de portions de
pomme de terre le vent. tige et de pétioles.
 Taches jaunâtres devenant
brunes sur les feuilles de
la base.
Virus X .Ce virus transmet Décoloration bénigne en forme de
Virus X par frottement. mosaïque légère entre les nervures.
 Faible décoloration des
Virus M. Le vecteur de cette Nervures, folioles apicales.
maladie sont les pucerons.  Légère coloration
Virus M rougeâtre des feuilles
terminales.
 Une ondulation des bords et
la formation de taches en
mosaïque.
 Une coupe des tubercules
Tache de rouille Virus de la ratte. montre.
 des tissus morts sous
forme
de tache rouge-brun.
Bactéries de pourriture  Les tissus de tubercules
apparaît à cause du manque montrent une surface de
Cœurnoir et Cœur d’O2 Le brusque passage de tissus noirs.

15
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
creux période sèche à période.  Excès de fumures azotées.
humide et vice-versa.
Rhizoctonia Maladie Attaques sévères sur les tiges et les
Rhizoctone brun fongique. stolons et enroulement des feuilles.
Bactéries pathogènes du
genre Erwinia, cette bactérie Attaques sévères sur les tiges et les
Bactéries pathogènes se transmet par la pluie, l’eau stolons et enroulement des feuilles.
du genre Erwinia d’irrigation et les insectes.
Globoderarostochiensis et Mauvaise croissance du végétal
Nématodes Globoderapallida. Nanisme.
Puceron vert du pécher Puceron vert du pécher. Déformation du limbe.
Virus d’enroulement de la
PLRV pomme de terre causé par Enroulement des feuilles Le
(potatoleafroll virus) l’accumulation d’amidon qui nanisme de la plante.
rend les feuilles dures.

16
Chapitre 2
Ortie (Urtica dioica)
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)

2-1– Historique et origine


Dans la pharmacopée, depuis le première siècle de notre ère jusqu’à la première moitié du
vingtième siècle qu’on retrouver l’Ortie régulièrement citée, au première siècle. Cent ans plus
trad., Galien insistent plutôt sur ses qualités nutritives. Et au douzième siècle, on retrouve l’Ortie
dans les armoiries du Schleswig Holstein est un land allemand (Mostade, 2015).

Elle est appréciée depuis la Grèce antique et l’Inde ancienne en médecine traditionnelle.
Son utilisation thérapeutique s’est étale en Europe jusqu'à moyenne âge. Elle est tombée dans
l’oubli seul la Russie et les pays scandinaves ont continué à cultiver. A cette même époque Sainte
Hildegarde, différenciant la grande de la petite Ortie, et attribue à tous les deux des vertus
médicinales dans l’angine les maux de tête et les maux d’estomac (Mostade, 2015).

En Scandinavie, elle était consacrée à Thor (Idem Donar), dans la sépulture des viking en
retrouve des graines d’ortie à côté de la dépouille. Aux temps des romaines, Pline l’ancien disait
qu’elle était «Observation religieuse pour beaucoup ». Il est maintenant établi qu’elle a été
également cultivée selon les mêmes méthodes dans l’Egypte antiques par les peuplades
nordiques. Comme disait Pierre Lieutaghi : « ortie ne nous a-t-elle pas été déléguée par le
peuple des herbes pour vivre de nos souillures et de s’en nourrir pour mieux les effaces »
(Mostade, 2015).
L’ortie dioïque est une plante herbacée comestible aux poils urticants, originaire
D’Eurasie. Sa saveur est plus au moins piquante, selon les variétés (QA International, 2008).
L’ortie s'est répandue dans toutes les régions tempérées du monde. On la rencontre plus en
Europe du Nord qu'en Europe du Sud, en Afrique du nord, en Asie et largement distribuée en
Amérique du Nord et du Sud (Brisse et al. 2003).

2-2- Répartition géographique


L’ortie dioïque est la plus grande et la plus répandue de toutes les orties dans le monde
entier, en particulier dans les zones tempérées. Elle est très commune en Europe. En France, elle
est présente sue tout le territoire notamment en corse.
L’ortie dioïque est l’espèce la plus courante en France. Elle peut pousser sur tous les types de
terrains, pourvu qu’ils soient pourvus en azote .C’est une plante dite nitrophile. Elle est aussi
qualifiée de « rudérale» car elle apprécie particulièrement les terrains « sales» au voisinage des
hommes .C’est pourquoi on la retrouve bien dans les haies, les jardins, autour des habitations,
que dans les décombres, les chemins, et les fossés (Bertrand, 2010).

18
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)

2-3-Généralités sur l’ortie


L’Ortie est une plante cosmopolite et anthropophile et herbacée vivace qui peut atteindre
jusqu'à 150 cm. Elle dispose d’une tige de section quadrangulaire garnie de feuilles lancéolées,
opposée par deux, ovales à dents triangulaires d’un vert sombre et hérissées de poils urticants
(Mostade, 2015). Elle appartient au genre « urtica » et à l’espèce «  dioïque » .Les fleurs mâles
et les fleurs femelles sont portées par des pieds différents .Seuls les pieds femelles portent des
graines .Il ya aussi la petite ortie qui se reproduit par le semis et qui est monoïque car le même
pied porte à la fois les fleurs mâles et les fleurs femelles (Mostade, 2015).
Il y en a plus d’une cinquantaine d’espèces dont environ 8 en Europe .L’ortie dioïque,
appelée aussi la grandes ortie, est la plus connue et elle se reproduit surtout par ses rhizomes et
ses graines.
La petite ortie a la particularité que la tige est pivotante et les fleurs d’un gout aigre
apparaissent entre juin et octobre et se retrouvent sur un même pied mais sont séparées .Sa
reproduction s’effectue surtout par ses graines au vent (chaque pied peut produit environ 1200
graines).
L’Ortie recherche les endroits ombragés et une terre riche, en bordure des bois ou le long
des chenins creux et des sentiers, Elle aime l’azote qu’elle trouve en abondance sous forme de
nitrates ou ammoniaque qu’elle trouve aux alentours des fermes ou au pied des murs (Mostade ,
2015).
Elle favorise la germination des semences et renforce leurs défenses immunitaires. La partie
aérienne de l’ortie libère un élément nutritif pour la croissance des plantes et qui se présente sous
forme d’azote végétal, Elle dépollue les sols envahis de déchets de fer ou cuivre qui sont des
éléments toxiques pour les plantes, Elle est un puissante fongicide pour lutter contre les
champignons et d’autres parasites qui généralement bien des maladies telles la nouille, le
mildiou…etc., sa présence elle favorise le rendement des arbres fruitiers et elle augmente la
teneur en huile essentielle des plantes médicinales telles la sauge, la marjolaine (Mostade ,
2015 ).

2-4- Dénomination de l’ortie


L’ortie, la grande ortie, l’ortie dioïque, hadiure, urtier, ortière, ortillère, urtera, orticaria,
toutes ces appellations la désignant dérivent du verbe latin « urere » qui signifie « bruler ».
L’ortie fait partie des urtacées (Mostade, 2015).

19
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
L’origine du nom de la plante : l’ortie, urtica pour les botanistes provient du latin urer, Le nom
d’espèce dioïca, dioïque en français concerne un végétal dont les fleurs mâles et femelles sont
portées par des pieds différents (Bertrand, 2010).
Nom scientifique: Urtica dioica L.
On la nomme dans toutes les langues :
- Nom français : Grande ortie, ortie piquante, ortie commune, ortie vivace.
- Nom anglais : Nettle.
- Nom arabe : ‫( القراص الحريكة‬Hourriga, al quarace).
- Nom allemand : brennessel.
- Nom italien : ortica.
- Nom espagnol : ortiga.
- Nom portugais : urtigao.
- Nom néerlandais : brandnesel.

2-5- Systématique de l’ortie


L’ortie appartenant à la famille des Urticacées, l’ortie regroupe une trentaine d’espèces de
plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve sept en Europe dont quatre en France (François
et Gaudry, 2016).
Selon Quezel et Santa (1963), Urtica dioica appartient au:
- Règne: Plantae (plantes).
- Sous-règne: Tracheobionta (plantes vasculaires).
- Embranchement: Magnoliophyta (phanérogames).
- Sous-embranchement : Magnoliophytina (angiospermes).
- Classe : Rosideae.
- Sous-classe : Rosidees dialycarpellées.
- Ordre : Rosales.
- Famille: Urticaceae.
- Genre : Urtica
- Espèce : Urtica dioica L.

20
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)

2-6-Description de la plante 
2-6-1-Feuilles d’ortie

Les feuilles d’Urtica dioïca sont d’un vert foncé (richesse en chlorophylle), portées par
une tige robuste, dressée, quadrangulaire, non ramifiée, couverte de poils urticants. La
disposition des feuilles est opposée et elliptique, et bordées de dents triangulaires. Les
feuilles inférieures sont plutôt ovales et les feuilles supérieures plus lancéolées. Elles se
terminent en pointe. La nervation est pennée. Les nervures sont proéminentes sur la face
inférieure de la feuille. Les feuilles, comme la tige, sont couvertes de poils souples sans
danger et de poils urticants, particulièrement au niveau du pétiole, ou sont présentes
également deux stipules (Boyrie, 2016).

Figure N°11 : Feuille d’urtica dioïca (originale).

2-6-2-Fleur
Les fleurs sont dioïques, parfois monoïques, réunies en grappes unisexuées. Elles se développent
rapidement pour former des colonies très compactes. Elle se repère de loin par son odeur
spéciale, (Mostade, 2015), Elles apparaissent de juin à septembre, La fleur femelle est verdâtre
et comporte quatre sépales libres entre elles, et d’un seul carpelle aves un ovaire supère surmonté
d’un style et d’un stigmate en pinceau. La fleur mâle est jaunâtre et comporte quatre étamines à
filets longs contenant le pollen, élastiques, repliés dans le bouton floral (Ait Haj Said et al,
2016).

21
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)

Figure N°12: comparaison des fleurs mâles et femelles chez Urtica dioïca (Martine, 2016).

2-6-3- Poil
La grande ortie possède des poils urticants situés sur sa tige et ses feuilles pour lui permettre
de se protéger des animaux susceptibles de la manger ou de la piétiner. C’est au niveau de
l’épiderme mature de la plante que l’on peut observer ses poils .Ils sont durs coniques et
constitués de silice. Ils sont composés de deux parties (figure13) :
A la base, un bulbe renflé ressemblant à une ampoule contient les substances urticantes telles que
l’acide formique, l’acétylcholine, histamine, la sérotonine
- Une pointe effilée a l’aspect d’aiguille, coiffée d’une petite boule qui se brise au moindre
contact et laisse ainsi s’échapper les substances urticantes qui pénètrent dans la peau créant une
irritation locale (figure 14). (Delahaye, 2015), (Allais ,2009).

Figures N°13 : Poil urticant de l’ortie (grossissement ×4 par microscopie optique)


(Jerome, 2007).

22
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)

Figure N°14 : Effet des Poils urticant d’Urtica dioïca sur la peau (originale).

2-6-4- Racine
L’ortie possède de longs rhizomes de couleur jaune, colonisant la couche superficielle des sols.
On distingue deux types de racines :
- Des racines traçantes à radicelles fines permettant à la touffe de s’étendre.
- Des racines plus grosses,  «  pivotantes» qui s’enfoncent profondément dans le sol ce qui
permet l’ancrage du pied d’ortie, et ainsi de résister aux évènements climatiques comme la
sécheresse. (Bertrand, 2010).

2-6-5- Fruit
Le fruit de la grande ortie est constitué d’un akène ovale, de couleur sable, jaune-brun, de forme
aplatie. Il est enfermé dans un calice persistant contenant une graine. Généralement les fruits
sont entourés de deux feuilles extérieures étroites, et de deux feuilles intérieures plus grandes et
plus larges. Elles s’ouvrent à maturité pour laisser tomber lakène, (Boyrie, 2016).

23
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Figure N°15 : Fruit d’Urtica dioïca (Anonyme, 2020).

2-7-Reproduction
La grande ortie se reproduit selon deux méthodes :

2-7-1 - La reproduction sexuée

Ce Type de reproduction fait intervenir les fleurs mâles et les fleurs femelles portées par des
pieds différents. La pollinisation est anémophile (par le vent), grâce à des anthères explosives,
qui projettent le pollen au loin sous l’action du soleil, La floraison à lieu entre juin et septembre -
octobre. Après fécondation, une plante située en pleine lumière peut donner jusqu’à 20.000
graines (akènes) qui n’ont pas de dormance et peuvent dès lors germer 5 à 10 jours après avoir
atteint la maturité. Elles peuvent rester viables de nombreuses années dans le sol (Crémer et al.
2008).

2-7-2 - La reproduction asexuée


La reproduction asexuée produit des clones à partir de stolons (tiges rampantes formant des
nœuds qui donnent naissance à de nouvelles plantes) ou de rhizomes (tiges souterraines
horizontales pouvant se ramifier et redonner des tiges aériennes). Grâce à ce système, la grande
ortie est capable de coloniser un grand espace en quelques années. Dans ces colonies, toutes les
autres plantes sont rejetées car la concurrence est très forte vis-à-vis de la lumière. En effet,
l’ortie à cette capacité de grandir plus haut et plus vite que d’autres plantes afin de sortir ses
pousses à la lumière (Crémer et al. 2008).

2-8-Récolte
La récolte de l’ortie se fait dès le mois d’avril pour la consommation de jeunes pousses. Puis de
juin à septembre pour la récolte de plantes entières. On récolte les parties aériennes de l’ortie juste
avant la floraison ou peu de temps après. Les feuilles contiennent une grande concentration de
principes actifs, contrairement aux autres parties de la plante (Wicki, 2004).

2-9- Les propriétés nutritionnelles


Les jeunes feuilles de l’ortie sont dotées d’une grande valeur nutritive. Elles sont riches en
protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les protéines représentent 30

24
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
% de la masse sèche. De plus, la composition protéique des feuilles d'ortie couvre largement les
besoins en acides aminés, particulièrement les acides aminés essentiels pour I’ Homme.
Concernant la fraction minérale, les feuilles de l’ortie peuvent en contenir jusqu'à 20 % de la

masse sèche. L'ortie se révèle riche en minéraux notamment le fer, le zinc, le magnésium, le
calcium, le phosphore et le potassium. La teneur des feuilles en cobalt, en nickel, en molybdène
et en sélénium a été également déterminée. Les valeurs et les proportions des composés fournies
par la littérature sont différentes .La variété, l’origine et la période de récolte des échantillons
peuvent en être responsables. Les teneurs maximales et minimales des différents composés sont
présentées dans les tableaux6 et 7 (Ait Haj- Saïd et al, 2016).

Tableau N°6 : Composition nutritionnelle des feuilles fraîches de l’ortie dioïque (Ait Haj Saïd
et al, 2016).
Composition nutritionnelle en % Min Max

Eau 65 90

Protides 4.3 8.9


Cendres 3.4 18.9

Glucides 7.1 16.5


Lipides 0.7 2

Fibres 3.6 5.3


Calories (Kcal/100g) 57 99.7

Tableau N°7 : Teneur en éléments minéraux et oligo-éléments en mg/100g matière sèche (Ait
Haj Saïd et al, 2016).
Teneur en minéraux en mg/100g Min Max

Macroéléments Calcium 113.2 5090


Magnésium 0.22 3560

Phosphore 29 75
Potassium 532 917.2
Sodium 5.5 16
Oligo-éléments Cobalt 0.0084 0.018
Cuivre 0.52 1.747
Fer 3.4 30.30

25
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Manganèse 0.768 5.784
Molybdène 0.4265 -
Nickel 0.0732 -
Sélénium 0.0027 0.0074
Zinc 0.9 3.033

La composition de l'ortie en vitamines est très variée. Elle est formée à la fois des
vitamines liposolubles A, D, E, K mais aussi de quantités significatives de vitamines
hydrosolubles, comme la vitamine C et les vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B9). Selon les
travaux de Wetherilt (1992) il a été trouvé que 100 g de feuilles fraiches contenaient 0,01 mg de
vitamine B1 (thiamine), 0,23 mg de vitamine B2 (riboflavine), 0,62 g de vitamine B3 (Niacine),
0,068 mg de vitamine B6, 238 mg de vitamine C, 5 mg de pro -vitamine A (β carotène) et 14,4
mg de vitamine E (a-Tocophérol) (Ait Haj Saïd et al. 2016).
Ces nutriments confèrent à l'ortie des propriétés pharmacologiques intéressantes. Les oligo-
éléments et les vitamines renforcent le système immunitaire et permettent é l’organisme de
mieux résister aux infections bactériennes et virales.

2-10-Risque à la cueillette, Comparaison des confusions possibles avec Urtica


dioica
La grande ortie peut se confondre avec beaucoup d’autres plantes à cause de leurs aspects
similaires. C’est pourquoi il est intéressant de comparer la composition chimique de chacune
d’entre elles pour relever les différences qui peuvent-être à l’origine de peuvent-être ou de
toxicité autres. (Tableau 8)

Tableau N° 8: Composition chimique, propriétés et toxicité des plantes avec les quelles on peut
confondre Urtica dioica.

26
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Nom latin de la Composition chimique Propriétés/toxicité
plante
Urtica urens Acides aminés Propriétés : anti-oxydantes, anti-
Composés phénolique : acides phénols inflammatoire (arthrite e
(acide caféique, acide chlorogénique), rhumatisme), antimicrobienne,
flavonoïdes. antifongique (Nencu, et al, 2012).
Pigments : anthocyanine, caroténoïdes Toxicité : œdème, le profil de
Vitamines : C, D et E sécurité lorsque qu’Urticaurens est
minéraux : Ca 2+, P, F, Mn, Mg2+, administré à faible dose pendant 3
Zn, Cu. (Mzid, et al, 2018). mois chez des lapins est bon
(Caliskaner, karaayvaz, Ozturk,
2004).
Lamium Propriété : anti-oxydante, anti-
purpureum
Composées phénoliques : flavonoïdes, inflammatoire, anti-nociceptive,
glycoside de phényléthanoïde tonique (Nencu, et al, 2012).
(verbascoside) (Nencu, et al, 2012).

Toxicité : aucune répertoriée à ce


jour.
Lamium Composés phénolique : flavonoïdes Propriété : anti-oxydante et anti-
galeobdolon (flavonls) inflammatoire (Mzid, et al, 2018).

Autres : terpènes (iridoides), Toxicité : aucune répertoriée à ce


phénylpropanoi des, benzoxazinoides jour.
((Mzid, et al, 2018).

Urtica Composés phénolique : acides phénols Propriété : anti-oxydante, anti-


membranacea (dérivés de l’acide inflammatoire, affections,
hydroxycinnamique), tanins galliques, dermatologiques, activité anti-
flavonides, flavanonols). tumorale ((Daoudi, et al, 2015).

Autres : stérols, triterpènes (Daoudi, Toxicité : comestible et non toxique


et al, 2015). pour les humains (Daoudi, et al,
2015).

Néanmoins toutes ces plantes n’ont pas fait l’objet d’études, comme c’est le cas d’Urtica
atrovirens pour laquelle il n’y a pas de données. D’autres telles que Lamium galeobdolon et

27
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
l'Ortie royale ne présentent que très peu de données. De plus, concernant la toxicité de ces
plantes, il n’y pas d’études faites sur leur nocivité chez l’homme. Nous avons seulement la
preuve d’une longue histoire d’utilisation orale qui pronostique qu’elle n’est pas toxique, ainsi
ces plantes sont utilisées avec précaution.

2-11- Les fausses orties


Pour se protéger de certains prédateurs, certaines plantes ont pris un aspect parfaitement
semblable des orties, en se haussant si elles étaient porteuses de leurs fameux poils urticants.
C’est pourquoi populairement on les appelle des fausses orties, ou orties mortes puisqu’elles ne
piquent pas. Or cela aucune justification scientifique, on les nomme donc fausses orties
(Bertrand ,2010).

2-12-Utilisation de l’ortie
L’utilisation de l’ortie est multiple. On l’emploie en agriculture, en alimentation, en
Cosmétique, en teinturerie, dans l’industrie du textile et à des fins médicinales (Camille et
Christine, 2010).

2-12-1-Utilisation agricole
L’Ortie est utilisée en purin comme tonique universel, en pulvérisation foliaire sur
Les plantes. Le purin d’ortie a aussi l’avantage de renforcer les défenses naturelles des plantes
Et d’avoir un certain effet répulsif sur les insectes, elle possède une action préventive contre
Le mildiou, la rouille et l’oïdium, et surtout reconnue pour son effet répulsif sur les pucerons et
les acariens (Camille et Christine ,2010).
De par sa richesse en matière organique et minérale (azote ammoniacal et oligo-éléments),
l’ortie constitue un engrais et un bon stimulateur de croissance (Mario, 2004). Plutôt de
jardinage le compost à base d’orties favorise la germination et la reprise des jeunes plantes
(Botineau, 2010).
Outre sa teneur en protéines, l’ortie présente l’intérêt d’être concentrée en pigments naturels :
Les xanthophylles. Chez l’animal, ces pigments sont susceptibles d’être absorbés au niveau
intestinal et de se fixer soit au niveau des lipides de réserve, soit dans les lipoprotéines du jaune
d’œuf. Cette fixation est indispensable pour la production de poulets jaunes (en volaille de chair)
ou pour la coloration des jaunes d’œufs (en poules pondeuses). Etant donné que les volailles sont
incapables de synthétiser des pigments, en apportant des agents de pigmentation en quantité
adéquate dans les régimes alimentaires (Delassus, 2013).

28
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Figure N°16 : Effet d’introduction d’ortie dans l’alimentation de poules pondeuses sur la
Coloration des jaunes d’œufs (Delassus, 2013).

Pour les bovins, l’ortie dioïque a des propriétés reminéralisantes, antianémiques,


galactogènes et aide à la digestion et au drainage hépatique. La plante entière se consomme jeune
ou les feuilles à tous les stades.

2-12-2-Utilisation alimentaire
Les feuilles sont comestibles : jeunent elles peuvent être mangées crues (hachées en salade) ou
en légumes, dans des gratins, des quiches ou dans la potée aux orties ou en soupe, mais elles sont
surtout consommées cuites (Benzanger –Beauqesne, 1980).

2-12-3-Utilisation industriel
L’une des principales utilisations domestique de l’ortie fut pendant longtemps la
fabrication de textiles que l’on disait plus résistants que le lin (Fletcher, 2007). En Sibérie on
emploie l’ortie pour faire des filets de pêche et des cordages, C’est l’une des plus anciennes
plantes textiles .Ses fibres ont longtemps servi à fabriquer des cordes, des filets et des tissus
(Couplan, 2012).
La fibre contient 86,5 % de cellulose. Elle est fine, possède un poids spécifique faible et
une résistance assez haute (Guy Baudoin, 2004).
2-12-4-Utilisation médicinale
Depuis longtemps avant que la médecine et pharmacie n’admissent cette plante dans leurs
Catalogues, elle était employée comme succédané aux irritants même les plus dangereux et les

29
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
moins avouables. On la préconise contre les rhumatismes et les paralysies (Eloffe, 2005). Le
tableau 9 mentionné les Propriété thérapeutique d’urtica dioica.
Tableau N°9 : Propriété thérapeutique d’urtica dioica.

Propriétés Thérapeutiques Actions Références

Les effets de la racine d’ortie dans e Duraket al., 2004.


Traitement de cancer traitement de l’HBP. (un effet comparable
Prostatique à celui de la tamsulosine).
- Antianémiques. Antifatigue grâce à la forte teneur en fer El houari et al.,
- Anti-agrégation contenu dans la chlorophylle des feuilles. 2006.
plaquettaire.

Utile dans le traitement de l’allergie au


- Anti-allergique,
pollen, traitement de longue durée. Effets Gulcinet al., 2004.
- Anti-oxydante sur les récepteurs clés et les enzymes
associés à la rhinite allergique (feuilles).

Activité inhibitrice sur un œdèmede patte de


- Anti-inflammatoire.
rat des polysaccharidique de l’extrait
-Akbayet al.,
- Immuno aqueux des racines. Une activité immuno- 2003.
stimulateur. stimulatrice des flavonoïdes glycosides des - Capassoet al.,
feuilles sur les neutrophiles. 2003.

Effet sur la maturation des cellules


dendritiques myéloïdes humaines,
Traitement de avec diminution de l’induction la réponse
Broer et Behnke,
rhumatismes et des cellules T primaires du rhumatisme
2002
Arthrose. articulaire.
Consolidation des cartilages grâce à sa
richesse en Silice (surtout les racines).
La feuille d’ortie capable de diminuer la
Effet sur la fonction transcription des facteurs de
Wichtl et Anton,
cérébrale et la mémoire. l’inflammation, et de stimuler la
2003.
performance cérébrale.

Alopécie (chute des Stoppe la chute des cheveux.


cheveux). (Surtout les racines). Davis, 1982.

30
Chapitre 3
Le purin d’Ortie
Chapitre 3  Le purin d’Ortie

3-1- Généralités et historique


Le purin d’ortie est une préparation connue depuis longtemps par les agriculteurs et les
jardiniers qui a été utilisée depuis le Moyen-âge (Moro, 2011).

Le purin d’ortie est obtenu par fermentation de la plante dans de l’eau. Il faut savoir que le
terme « purin » dans le cas de l’ortie est faux. Le vrai purin se définit comme un déchet liquide
produit par les élevages d’animaux domestiques. Le terme exact pour l’ortie est « extrait végétal
fermenté ». Le purin d’ortie n’est pas un engrais malgré sa richesse en azote puisqu’il ne nourrit
pas, et il n’est pas un insecticide ni un fongicide puisqu’il ne détruit pas. Cet extrait végétal est
en fait un phytostimulant et un éliciteur. Il agit comme un répulsif pour les nuisibles (Moro ,
2011).Un éliciteur est une molécule produite par un agent phytopathogène qui va déclencher des
mécanismes de défense chez la plante. C’est un stimulateur des défenses naturelles de la plante
(Delvaille, 2013).

Les travaux en 1981 du chercheur Suédois Rolf Peterson ont porté sur la comparaison de
l’action a l’action d’une solution minérale chimique à celle de l’extrait d’ortie sur des plants de
radis, d’orge, de tomate et de blé cultivés en serre. Le résultat fut spectaculaire au niveau de la
méthode naturelle qui a produit une quantité plus importante de matière végétale fraîche, mais
aussi de matière sèche, avec également un système racinaire des plantes plus développé
(Bertrand, 2010).

3-2-Fabrication
Les diverses opérations de fabrication du purin d’ortie sont les suivantes :

3- 2-1- Opération de ramassage et de fermentation

3-2-1-1-Ramassage :
Cette opération s’effectue de préférence au printemps. On peut utiliser les orties en
fleurs, mais pas au stade des montées à graines.
3-2-1-2-Coupage :
Couper grossièrement feuilles et tiges pour faciliter la fermentation et la filtration.
(Goulfier, 2010)

3-2-1-3-Fermentation :
Elle s’opère de la manière suivante

32
Chapitre 3  Le purin d’Ortie

 Mettre 1Kg d’orties fraîches dans 10 litres d’eau de pluie de préférence,


mais il est possible de le faire avec de l’eau de source (l’eau utilisée doit
être non chlorée et légèrement acide (pH = 6.5)).
 Aucun autre ingrédient n'est à ajouter.
 La fermentation peut être facilitée si l'ortie est préalablement hachée dans
un récipient non métallique.
 Couvrir avec un matériau laissant passer l’air.
 Mettre à l’ombre et à l’abri de la pluie.
 Agiter quotidiennement. Il faut brasser le mélange tous les jours durant au
moins dix minutes (Moutsie, 2002).
Selon (Moutsie, 2002) quand le purin ne produit plus de petites bulles, il est prêt à être
utilisé. La durée de la fermentation varie avec la température, qui peut durer 5 à 6 jours à 30°c,
14 jours à 20°c et jusqu’à 21 jours à 5°c.

3-2.2. Filtration et stockage


La filtration est importante, car si l’extrait végétal contient toujours des débris, cela peut
entrainer une putréfaction qui va diminuer les qualités de l’extrait. L’extrait ainsi obtenu sera
stocké dans des bidons plastique ou des bouteilles en verre, à l’abri de la lumière et à
température douce (environ 12° C). Le purin d’ortie stocké de cette façon peut se conserver au
moins une année (Delvaille, 2013).

3-3- La composition du purin d’Ortie 

Le purin d'ortie (ou extrait d’ortie) a une teneur élevée en azote (30 à 40 mm),
principalement sous forme ammoniacale. L’extrait d'ortie fabriquée à partir d'orties récoltées au
printemps présente la plus forte teneur en NH4, P et K. Tandis que les orties de fin d'été
donnaient un purin avec la plus forte teneur en Ca, Mg et S. Aucune différence appréciable n'a
été trouvée entre l’extrait d'ortie de différents habitats. En revanche, il y avait de grandes
différences entre les années. Le purin fabriqué à partir d'orties fraîches ou sèches différait peu
des paramètres chimiques et physiques et de la teneur en minéraux (Bertrand, 2010).

Tableau N°10: Concentrations des différents minéraux d’un purin artisanal classique en ppm
(partie par millions) (Bertrand, 2002).

33
Chapitre 3  Le purin d’Ortie

Composants Concentrations
(ppm)
Azote nitrique (NO3-) 5
Azote ammoniacal (NH4+) 240
Azote organique (acides aminés, protéines) 350
Azotes total 595
Phosphate 20
Potassium 630
Calcium 730
Magnesium 80
Sulfate <50
Fer <2.5

3-4- Principales propriétés du purin d’ortie


3-4-1-Répulsif et non insecticide :
Il permet de lutter contre les pucerons verts et noirs, les acariens, les altises, les araignées
rouges et les limaces. Il ne tue pas mais empêche la ponte des ravageurs. Il va gêner leur
croissance ou au contraire favoriser l’apparition de formes ailées qui migreront loin de la plante
traitée (Bertrand, 2010).

3-4-2-Protection contre les champignons :

Cette action serait due à une substance de la famille des phytolectines que l’on trouve
dans la racine de l’ortie en quantité très importante (de 0.5 à 3%). Cette substance agit en
inhibant la croissance des champignons responsables de maladies cryptogamiques telles que la
cloque du pêcher, la rouille grillagée du poirier, l’oïdium du pommier, la pourriture grise du
fraisier, le mildiou ou encore la fonte des semis (Goulfier, 2010).

3-4-3-Bio-stimulant :
Le purin d’ortie va favoriser le développement des plantes et leur permet également de
résister aux rigueurs de l’hiver. Il permet de lutter contre les signes de la chlorose en redonnant
un feuillage d’un vert plus brillant et également de lutter contre les carences minérales. Sa
richesse en phénols favorise le processus de mélanisation dont les plantes se servent suite à la
grêle pour constituer une « barrière » autour des points d’impact. Les arbres fruitiers traités par le
purin d’ortie sont plus résistants et produisent également plus de fruits (Tissier, 2011).

3-5- Dose d’utilisation 

34
Chapitre 3  Le purin d’Ortie

Le purin d’ortie doit toujours être dilué (de 3 à 20 % selon les utilisations) car s’il est utilisé
pur, il aura un effet désherbant. La pulvérisation est préférable à l’arrosage. En effet les
gouttelettes plus fines obtenues par pulvérisation pénètrent mieux les tissus végétaux et le sol.
Elle doit se faire lorsque les végétaux vont subir des périodes de « stress » : semis, repiquages,
transplantations, greffes, tailles, en prévision d’une période de froid ou de canicule. La
pulvérisation ne doit pas se faire sur une plante qui a « soif » .Il est préférable de le faire après
une averse ou encore le matin ou le soir quand il fait plus humide. Il convient également de ne
pas traiter avant un orage ou fortes pluies qui risqueraient de lessiver le produit. Chez les
Solanaceae, on évitera de pulvériser sur le feuillage, un arrosage au pied étant préférable.

En automne on utilisera le purin d’ortie pour préparer les plantes et le sol en le pulvérisant
sur ce dernier. Vers la fin de l’hiver aux environs de février, on peut l’utiliser dilué à 20 % pour
traiter le terrain. A cette dilution, il agira comme bio-stimulant en favorisant la remontée de la
sève et en réveillant les micro-organismes du sol. Cette même dilution sera utilisée au printemps
pour favoriser la croissance et le développement des plantes.
Il doit être pulvérisé lorsque les fruits et les légumes commencent à apparaître, et au
contraire on doit éviter de traiter les arbres fruitiers et le potager avant les récoltes (Moutsie,
2002).

35
Partie expérimentale
Chapitre 1
Matériel et Méthodes
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

1-1-Objectif de travail :
l’objectif de notre travail est d’étudier le comportement de deux variétés de pomme de
terre, blanche (Spunta) et rouge (Désirée) vis-à-vis de trois concentrations de purin d’ortie à
savoir purin à 20%,30% et 40% .

1-2- Conditions expérimentales :

L’expérimentation est menée in vivo au niveau de la serre en polycarbonate située au


laboratoire de recherche de Biotechnologie végétale située au niveau de la faculté des sciences
de la nature et de la vie à l’Université Saâd Dahleb Blida1.

1-3- Matériel utilisé :


1-3-1- Appareillage et verrerie :

- Béchers de différentes capacités.


- Une étuve.
- Une balance de précision.

1- 3-2- Matériel de serre et outillage :

- 1 Seau de 50 litres pour la préparation du purin.


- 40 Pots pour le cas d’étude.
- 40 sous pots.
- Outillage de serre.

1-3-3- Les supports de culture :

1-3-3-1- Conteneurs utilisés :

Comme conteneurs, des pots en plastique ont été utilisés pour la culture. Ils sont
troués à la base afin de permettre l’évacuation des eaux de drainage.

Tableau N°11 : Spécificités des pots.

37
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Spécificités des pots

Matière de fabrication Plastique


Capacité 5Litres
Dimension (cm) Hauteur = 21.5cm
Diamètre Sommet = 25cm
Base = 13.5cm

1-3-3-2- Sol :

Le sol utilisé provient de la station expérimentale du département de biotechnologie


végétale située au niveau faculté des sciences de la nature et de la vie à l’Université Saâd Dahleb
Blida1. Le sol présente une texture argilo-limoneuse, avec présence de graviers fins inférieur à
5mm de diamètre

Figure N°17: Localisation géographique de la station expérimentale (Googleearth.com,


Consultation : 10 juin 2020).

1-4- Matériel végétal utilisé:

La plante test utilisée est la pomme de terre (Solanum tuberosum L), avec deux variétés
expérimentées à savoir : Spunta et Désirée dont les quantités et le stade germinatif au semis sont
les suivantes dans le tableau 12.

Tableau N°12 : Quantités et stade germinatif au moment de semis.

Stade
germinatif
Quantités
Variétés au Illustrations
utilisées
moment
du semis

Avancé
Variété 1 (V1) Spunta V1 = 1453 g
(Stade 2)

Assez
Variété 2 (V2) Désirée
V1 = 2185 g avancé
(Stade 1)

1-4-1- Origine et caractéristiques des deux variétés :

L’origine des deux variétés de pomme de terre ainsi que les caractéristiques de chaque
variété sont représentées dans le Tableau N°13.

38
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Variétés Variété 1 (V1) Variété 2 (V2)


Caractéristiques Spunta Désirée
Origine génétique Béa X U.S.D.A. 96-56 Urgenta X Depesche
Tubercule Oblong allongé, régulier, Oblong, assez régulier, Peau
peau jaune, chair jaune. rouge, chair jaune.

Illustrations

Tableau N°13: Caractéristiques des tubercules des deux variétés


(Spunta et Désirée) de l’espèce (Solanum tuberosum L).
(C.N.V.P.T).
1-4-2- Plante utilisée pour la préparation du purin :

La plante utilisée pour la synthèse du purin est l’ortie (Urtica dioica.L).

Le matériel végétal utilisé est constitué des feuilles et des tiges qui ont été récoltées après avoir
effectué une coupe au niveau du collet de la plante.

La récolte a eu lieu le 19/Nov/2019 au sein de la station expérimentale de la faculté des


sciences de la nature et de la vie à l’Université Saâd Dahleb Blida1.

Figure N°18 : Plante d’ortie (Urtica dioica) dans son biotope (originale, 2019).

Figure N° 19 : Localisation géographique du lieu de la récolte de l’ortie (Urtica dioica.


L) (Googleearth.com, Consultation : 10 juin 2020).

39
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

1-5- Préparation du purin d’ortie :

Après la récolte du matériel végétal (Urtica dioica. L) nous avons procédé aux étapes
suivantes :

1-5-1- Confection du mélange :

La préparation a été effectuée juste après la récolte soit le 19/11/2019.

- Triage et lavage de la matière végétale.

- Pesage de 3kg d’ortie fraîche (tiges et feuilles).


- découpage des feuilles et des tiges pour faciliter la fermentation et la filtration.

- La matière végétale a

- 30 litres d’eau de source (Source de Blida) ont étés ajoutées.

40
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

- La préparation a été recouverte à l’abri de la lumière à 90%, avec une légère


ouverture afin de laisser une entrée pour l’air.

1- 5-2- Entretien de la préparation de purin d’ortie :

Le seau contenant le mélange préparé a été mis à l’ombre et à l’abri des intempéries nous
avons réalisé un brassage du mélange deux fois par jour pendant 5 minutes pour
favoriser l’oxygénation du milieu .Il y a lieu de noter la présence de petites bulles qui
remontent à la surface du seau lors du brassage.

La durée de la fermentation dépend de la


température extérieure, plus la température est importante, plus la fermentation est

1-5-3- Filtration :

Lorsque les bulles disparaissent cela signifie que la fermentation est terminée et que le
mélange est prêt à être utilisé.

41
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Il y a lieu de noter que la durée de fermentation a duré 18 jours [du 19/Novembre au


07/Décembre 2019]. Une filtration à l’aide d’une passoire a été effectuée pour éliminer les
plus grosses particules.

La conservation du liquide été faite dans des bouteilles en plastiques remplies en totalité et
recouvertes de plastique noir pour éviter l’air et la lumière et une fermentation de nouveau.
La solution ont étés stockées à l’abri pour une utilisation ultérieure. Le purin peut être
conservé jusqu’à une année si les conditions sont favorables.

1-5-4- Préparation des dilutions :

En cours de notre expérimentation, nous avons réalisé les dilutions suivantes : 20%, 30% et
40% de purin d’ortie avec l’eau de Blida afin de voir l’impact de ces différentes
concentrations sur la croissance, le développement et la production de tubercules de deux
variétés de pomme de terre (Solanum tuberosum L.)

1-6- Traitements effectués :

Quatre traitements ont été effectués au cours de notre expérimentation, à savoir :

42
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Traitements Dilutions Composants Procédure


Irrigation au niveau du collet
T0 0% Eau du robinet de la plante

200 ml de purin Irrigation au niveau du collet


T1 20% pure de la plante
+
1000 ml d’eau
300 ml de purin Irrigation au niveau du collet
T2 30% pure de la plante
+
1000 ml d’eau
400 ml de purin Irrigation au niveau du collet
T3 40% pure de la plante
+
1000 ml d’eau

Tableau N°14 : Traitements effectués.
 

1-7- Plan expérimental adopté :

Le dispositif expérimental adopté est un plan d’expérience sans contrôle


d’hétérogénéité qui a été mis en place d’une manière aléatoire, composé :

 2 variétés de pomme de terre (Spunta et Désirée))).


 4 traitements (T0, T1, T2, T3).

 4 répétitions par traitement.


 16unités expérimentales par variété, soit :

 Total = 32 plantes

Pot 1
Variété 1 (V1)

Traitement T0 Pot 2
0% Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T1 Pot 2
20% Pot 3
Spunta

Pot 4
Pot 1

43
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Les unités expérimentales


Traitement T2 Pot 2
30% Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T3 Pot 2
40% Pot 3
Pot 4
Pot 1

Variété 2 (V2)
Traitement T0 Pot 2
0%
Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T1 Pot 2
20% Pot 3
Désirée

Pot 4
Pot 1
Traitement T2 Pot 2
30% Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T3 Pot 2
40% Pot 3
Pot 4
Totale 2 Variétés 4 Traitements 32 pots

Tableau N°15: Dispositif expérimental adopté.

V1 = Variété Spaunt  V2= Variété Désirée T0 = Témoin ; T1= Traitement de 20% de purin
T2= Traitement de 30% de purin ; T3= Traitement  de 40% de purin

44
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Figure N°2 0:
Dispositif

expérimental (originale 2019).

1-8- Démarche expérimentale adoptée :

1-8-1- Procédé d’irrigation :

Le procédé d’irrigation consiste à verser 100 ml de purin selon la concentration retenue


dans chaque pot de chaque traitement et ce au niveau du collet des plantes. Après 30 min, on
ajoute environ 500 ml d’eau en fonction de la température et du stade végétatif des plantes.

- Pour le témoin, une irrigation avec l’eau seulement est appliquée.

- L’application des traitements se fait deux 2 fois par semaine à savoir le dimanche et le
jeudi.

- En cas d’observation d’assèchement du sol, on pratique une irrigation à l’eau.


1-9-Différentes étapes de l’expérimentation :
1-9-1 - Semis :
Le semis a été réalisé le 8 décembre 2019, directement dans les pots en raison du
stade germinatif avancé des tubercules de pomme de terre des deux variétés testées.
L’application des différents traitements s’est faite juste après le semis. Une pesée des
tubercules des deux variétés a été faite.

45
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Les tubercules ont été déposés à une profondeur de 7 cm puis recouverts de sol pour
former une motte.

1-9-2- Entretien de la culture :

Les différentes opérations d’entretien ont commencé juste après le semis des
tubercules de pomme de terre.

Il y a lieu de noter qu’après chaque application traitement, un désherbage et un binage


sont réalisés.

Le désherbage est l’opération qui consiste à éviter la concurrence hydrique et


nutritionnelle par les mauvaises herbes.

Le binage sert à briser la croûte du sol et assurer l’aération des racines et du sol, tout en
réduisant son tassement.

1-9-3- Récolte :

46
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Elle a été réalisée le 08/Avril 2020 soit 121 jours après semis, ce qui répond
parfaitement au cycle de développement de la pomme de terre (cycle végétatif de quatre
mois)

1-10-Paramètres biométriques mesurés :

Les paramètres biométriques et de production ont été mesurés sur chaque plante de
chaque traitement

Paramètres mesurés Moment de la Images


mesure
Nombre des tiges par traitement et par Mesuré avant la
plante récolte

Longueur des tiges (cm) par traitement Mesuré avant


et par plante du collet à l’apex chaque
application du
traitement

47
Chapitre 1 Matériel et Méthodes

Diamètre des tiges (cm) au niveau du Mesuré avant la


collet, par traitement et par plante récolte pendent le
stade de
fructification

Nombre de feuilles par traitement et Mesuré au


par plante dernier stade
végétatif avant la
récolte
Biomasse sèche de la partie arienne Mesuré après la
par traitement et par plante récolte (Image à ajouter
séchage de la matière fraiche des tiges ultérieurement)
et feuilles dans une étuve à 70°c
jusqu'à la stabilité du poids sec.
Poids frais des tubercules par Mesuré après la
traitement et par plante récolte (Image à ajouter
ultérieurement)
Nombre des tubercules par traitement Mesuré après la (Image à ajouter
et par plante récolte ultérieurement)

Tableau N°16 : Paramètres biométriques mesurés.

48
Chapitre 2
Résultats et
discussions
Chapitre 2 Résultats et
Discussions

2-1-Paramètres biométriques mesurées

2-1-1-Nombre des tiges :

9- Le comptage du nombre de tiges par plante et par variété a été effectué après chaque
apparition d’une nouvelle tige. Les résultats sont présentés dans la figure 21 :

Selon les résultats présentés dans la figue 21, nous pouvons dire que l’analyse statistique
montre un effet remarquable du facteur doses de purin d’ortie sur le paramètre mesuré.

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


5
4.5
Moyenne du nombre de

4
3.5
3
2.5
tiges par pot

2
1.5
1
0.5 1.5 2.5 2.5 2.25 3.7 2.7 4.3 4.5
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 21 : Nombre des tiges par plante et par variété de pomme de terre.

Il y a lieu de noter à travers les résultats présentés que c’est la variété Désirée (V2), qui
présente le nombre moyen des tiges le plus élevé et ce au niveau du traitement T 3 (40 %)
avec une valeur de moyenne de 4.5 tiges soit 5 tiges par plante et ce par rapport aux autres
traitements testés.

Inversement, les plantes alimentées par le traitement T1 (20% de purin d’ortie) , manifestent
le nombre des tiges le plus faible, ceci peut être justifié par la carence en certains éléments
minéraux importants dans le milieu alimentaire.

On peut conclure de ces constatations que le purin à base d’ortie constitue un élément
essentiel sur le développent des tiges pour les deux variétés testées.

2-1-2-Longueur des tiges finales :

La mesure de la longueur finale des tiges a été effectuée avant la récolte durant le stade
de tubérisation et ce après arrêt de la croissance de ces derniers. Les résultats sont cités dans la
figure 22.

50
Chapitre 2 Résultats et Discussions

Selon les résultats présentés dans la figure 22, nous pouvons noter que l’analyse de la variance
manifeste une action significative du facteur dose de purin d’ortie sur le paramètre mesuré.

Aussi, on peut dire que pour la variété Désirée (V2), la longueur moyenne des tiges est la plus
élevées. Cette dernière a été obtenue par le traitement T 3 (40 %) avec une valeur moyenne de
37.3 cm de longueur par rapport aux autres traitements étudiés.

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


40
Moyenne des longueur finales

35
30
25
20
15
des tiges (cm)

10
5
24.8 28.5 19.5 28.7 19.4 22 28.1 37.3
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 22: Longueur finale des tiges en (cm).

A l’opposé, les plantes alimentées par le traitement T0 (Irrigation par de l’eau uniquement),
manifestent la longueur des tiges la plus faible, ceci en raison de l’absence des éléments
nutritifs indispensables à la croissance et au développement des plantes.

On peut déduire de ces observations que le purin d’ortie constitue un réservoir d’éléments
nutritifs qui agit favorablement sur les paramètres de croissance et de développement des
plantes cultivées entre autre la pomme de terre .

2-1-3-

3. Diamètre des tiges:

La mesure du diamètre des tiges par plante et par variété a été effectué avant la
récolte durant le stade de tubérisation ce après l’arrêt de croissance de ces dernières. Les
données sont présentées dans la figure 23.

Selon les résultats ci-dessous, nous pouvons déduire selon l’analyse statistique que l’effet
doses de purin d’ortie exerce un effet remarquable sur le diamètre des tiges de pomme de
terre .

51
Chapitre 2 Résultats et Discussions

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


Moyenne des diamètres des tiges 3

2.5

1.5

0.5
2.18 2.33 2.52 2.51 1.8 2.08 2.35 2.55
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 23 : Mesure du diamètre des tiges en (cm).

En effet, les deux variétés Spunta (V1) et Désirée (V2), présentent un diamètre moyen des
tiges le plus élevé au niveau du traitement T3 (dose de purin à 40 %) avec des diamètres
moyens de 2.51et 2.55 cm respectivement et ce par rapport aux autres traitements testés.

A l’inverse, les plantes alimentées par le traitement T0 (Irrigation par de l’eau uniquement),
manifestent le diamètre des tiges le plus faible, et ce quel que soit la variété testée.

2-1-4- Nombre de feuilles :

Le comptage du nombre de feuilles par plante et par variété a été effectué avant la
récolte. Les résultats sont présentés dans la figure 24

Selon les résultats présentés dans la figure 24, nous pouvons remarquer selon l’analyse
statistique l’existence d’un remarquable du facteur doses de purin d’ortie sur le paramètre
mesuré.

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


45
40
Moyenne du nombre de

35
30
25
feuilles par pot

20
15
10
5
17 24.3 35 19.8 17.3 25.8 42.8 38.8
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 24 : Nombre de feuilles par plante et par variété.

52
Chapitre 2 Résultats et Discussions

Selon les résultats obtenus , on peut dire qu’au niveau des deux variétés Spunta (V1) et
Désirée (V2), le nombre moyen des feuilles par plante le plus élevé est obtenue au niveau
du traitement T2(dose de purin à 30 %) avec des nombres de feuilles de 35 et 42.8 feuilles
par plante respectivement, A l’inverse, le traitement T0 (Irrigation par de l’eau
uniquement), manifestent le nombre des feuilles par plante le moins élevé et ce quel que
soit la variété testée .

2-1-5- Biomasse sèche de la partie arienne :

La mesure de la biomasse sèche de la partie arienne par traitement et par plante a été
faite après un séchage de la matière fraiche des tiges et des feuilles dans une étuve à 70°c
jusqu'à la stabilité du poids sec de ces deux organes végétatifs. Les résultats sont présentés
dans la figure 25.

Selon les résultats présentés dans la figure 25, il y a lieu de noter que l’analyse de variance
montre un effet remarquable du facteur doses de purin d’ortie sur le paramètre mesuré.

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


8
Moyenne de la biomasse sèche de

7
6
5
la partie arienne (g)

4
3
2
1
2.17 3.77 4.27 4.17 3 4.8 6.5 7.23
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 25 : Biomasse sèche de la partie arienne en (g).

Le traitement T3 (dose de purin d’ortie à 40 %) présente la biomasse sèche de la partie arienne la


plus élevée au niveau de la variété Désirée (V2) avec une valeur de 7.23g/plante. Pour la variété
Spunta (V1) c’est le traitement T 2 (dose de purin d’ortie à 30%) qui produit la biomasse sèche la
plus élevée comparativement par rapport aux autres traitements testés.

Aussi, on peut dire que les plantes alimentées par le traitement T 0 (Irrigation par de l’eau
uniquement), elles manifestent la biomasse sèche la plus faible, quel que la variété étudiée et ceci
peut être justifié par la carence en éléments minéraux importants dans le milieu alimentaire se
traduisant inévitablement par une chute de la biomasse sèche produite.

53
Chapitre 2 Résultats et Discussions

2-1-6-Poids frais des tubercules récoltés (g) :

La mesure du poids frais des tubercules par plante et par variété a été effectuée juste
après la récolte. Les résultats obtenus sont citées dans la figure 26.

Selon les résultats obtenus par l’analyse statistique, on peut affirmer que le facteur dose de purin
d’ortie manifeste une action significative sur le poids frais des tubercules récoltés.

L’irrigation des plantes de pomme de terre pour les deux variétés Spunta (V1) et Désirée (V2),
avec le traitement T2 (dose de purin d’ortie à 30%) a permis l’obtention de tubercules ayant le
poids moyen par plante le plus élevé (221.7 g/plante pour la variété Spunta et 256.3 g/plante
pour la variété Désirée) par rapport aux tubercules produits par les autres traitements.
A l’inverse, les plantes alimentées par le traitement T 0 (Irrigation par de l’eau uniquement)
manifestent le poids de tubercules le plus faible , et ce quel que soit la variété de pomme de terre
testée.

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


300
tubercules récoltés par pot (g)
Moyenne du poids frais des

250

200

150

100

50
93 160.7 221.7 166.3 143 195.3 256.3 211.7
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 26 : Poids frais des tubercules récoltés en (g.)

2-1-7-Nombre des tubercules récoltés :

Le comptage du nombre de tubercules récoltés par plante et par variété a été réalisé juste
après la récolte .Les résultats sont illustrés dans la figure27.

Selon les résultats présentés dans la figure 27, nous pouvons déduire selon l’analyse de variance
que les doses de purin d’ortie exercent un effet significatif sur le poids frais des tubercules des
variétés de pomme de terre étudiés.

54
Chapitre 2 Résultats et Discussions

Traitement T0 (Témoin) Traitement T1 (20%) Traitement T2 (30%) Traitement T3 (40%)


10
Moyenne du nombre des 9
8
7
tubercules récoltés

6
5
4
3
2
1
2.7 3.7 3.7 3.7 6.7 7.7 9 4.7
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée

Figure 27 : Nombre de tubercules récoltés.

Selon les résultats présentés dans la figure 27, on peut dire que la dose de purin d’ortie à 30%
manifeste au niveau de la variété Désiré (V2)le nombre moyen des tubercules le plus élevé et
représente environ trois fois celui obtenu par le même traitement au niveau de la variété
Spunta .

A travers ces résultats, on peut conclure que le purin d’ortie à 30% présente une action
stimulatrice pour la production de tubercules notamment chez la variété Désirée.

55
Conclusion
Conclusion

L’objectif de cette étude s’est orienté sur la valorisation des plantes envahissantes qui sont
considérées comme mauvaise herbes pour la formulation d’un engrais verte naturel, issu d’une
espèce végétale spontanée largement rencontrée en Algérie, à savoir : l’ortie (Urtica dioïca.L),
Il nous a paru intéressant de se pencher sur la valorisation et pourquoi pas la commercialisation
d’un stimulant à base d’extrait végétal en vue d’être substitué aux engrais de synthèse et ce par
des produits naturels abondants, moins nocifs pour l’homme et l’environnement et surtout à prix
réduit
Le purin d’ortie préparé a été testé sur deux variétés de pomme de terre (Solanum tuberosum.L),
à savoir la variété blanche Spunta et la variété rouge Désirée. Les principaux résultats obtenus
ont montré que la solution ainsi préparée est constituée d’une importante source nutritive qui agit
comme bio-stimulant, capable d’améliorer significativement la croissance et le développement
des plantes cultivées telle que la pomme de terre dans notre étude L’effet du purin d’ortie aux
concentrations de 20%, 30% et de 40% est significatif négligeable sut tous les paramètres
biométriques mesurés à savoir la hauteur finale des tiges , le diamètre des tiges ,le nombre de
feuilles , la biomasse sèche des feuilles ,le nombre de tubercules produits ainsi que le poids des
tubercules obtenus .
Il serait intéressant de confirmer ces résultats par une autre expérimentation et aussi, de tester le
purin d’ortie en plein champs et sur d’autres espèces végétales et variétés de plantes cultivées
afin de promouvoir un bio-stimulant à base d’extraits végétaux spontanés ,disponible à tout
moment , économique, pas dangereux pour l’homme et respectueux de l'environnement.

57
Référence Bibliographique
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