Effet du purin d’ortie sur les pommes de terre
Effet du purin d’ortie sur les pommes de terre
THÈME
Et ………………………….
Président :
Promoteur : Dr ZOUAOUI .A
Examinateur :
Pour évaluer cet effet nous avons comparé le dosage de 4 lots par variété réparties en 4
traitements de diverse dilutions (témoin, T1(20%), T2(30%), T3(40%)) pour un totale de 32 pots,
et ceci en mesurant le nombre, le diamètre et le taux de croissance des tiges, le nombre des
feuilles et des tubercules et leur poids frais, aussi la biomasse sèche de la partie arienne. La
période de l’expérimentation a durée du 08/12/2019 au 08/04/2020.
L’analyse quantitative obtenus révèlent qu’après l’utilisation du purin, les plantes traités ont vu
une augmentation positive sur tous les paramètres testés pour les deux variétés spécialement pour
la variété Désirée, et ce quel que soit la concentration apportée.
A travers les résultats, on peut conclure que le purin d’ortie présente une action stimulatrice pour
la croissance de la partie aérienne et pour le développement et la production de tubercules
notamment chez la variété Désirée.
Mots clés : irrigation, Urtica dioica L, purin d’ortie, croissance, Solanum tuberosum L,
production.
Abstract
The objective of our study is to study and monitor the effectiveness of irrigation with a
biological plant based treatment extracted from the nettle plant (Urtica dioica L) (nettle liquid
feeds or nettle liquid manure) on the development and growth of two varieties (Spunta and
Désirée) of potato (Solanum tuberosum L), and this on the aerial part and the tubers.
To assess this effect, we compared the dosage of 4 batches per variety divided into 4 treatments
of various dilutions (control, T1 (20%), T2 (30%), T3 (40%)) for a total of 32 pots, and this by
measuring the number, the diameter and the growth rate of the stems, the number of leaves and
tubers and their fresh weight, also the dry biomass of the aerial part. The period of the
experiment lasted from 08/12/2019 to 08/04/2020.
The quantitative analysis obtained reveals that after the use of the nettle liquid feeds, the treated
plants saw a positive increase in all the parameters tested for the two varieties, especially for the
Désirée variety, regardless of the concentration provided.
From the results, we can conclude that the nettle manure has a stimulating action on the growth
of the aerial part and the development and production of the tubers, especially in the Désirée
variety.
Key words: irrigation, Urtica dioica L, nettle liquid feeds, growth, Solanum tuberosum L,
production.
الملخص
الهدف من دراستنا هو رصد فعالية الري باستخدام معالجة عضوية نباتية مستخلصة من نبتة الحرايق في ما يخص تطور و نمو
نوعين من البطاطا( , )Spunta et Désiréeو الجزء العلوي من النبتة ودرناتها .
و لتقيم هذا التأثير قمنا بمقارنة 4مجموعات لكل مجموعة مقسمة إلي 4تكرارات مختلفة التركيز(الشاهد T3%40 ,T230%,
( , T120%إلجمالي 32أصيص مختبر ,و هذا من خالل قياس عدد و قطر و معدل نمو السيقان و ع~~دد األوراق و ال~~درنات
و وزنها الجديد~ , و كذالك الكتلة الحيوية الجزء العلوي .امتدت مدة الدراسة من 08/12/2019إلي . 08/04/2020
يبين التحليل الكمي الذي تم الحصول عليه انه بعد استخدام (سماد نبات القراص ) ,ش~~هدت النبات~~ات المعالج~~ة زي~~ادة ايجابي~~ة في
جميع معايير التي تم اختبارها للنوعين ,وخاصة بالنسبة للنوع ( )Désiréeبغض النظر عن التركيز المقدم .
من خالل النتائج ,يمكن استنتاج أن (سماد نبات القراص ) يمثل عام~~ل محف~~ز للنم~~و الج~~زء العل~~وي و لتط~~وير و إنت~~اج درن~~ات
خاصة في نوع ( . )Désirée
الكلمات المفتاحية : الري ,Urtica dioica L ,سماد نبات القراص ,النمو , Solanum , tuberosum Lإنتاج .
Figure 1 : Evolution des productions de pomme de terre en Algérie entre 2000-2017
(M.A.D.R, D.R.D.P.A, 2018). …………………………………………………………………… 7
C° : Degré Celsius.
mg/g : Milligramme par gramme.
Cm : Centimètre.
Mt : Millions de tonnes.
Qx/ha : Quintaux par hectare.
T/ha : Tonnes par hectare
Min : Minimum.
Max : Maximum.
ml : Millilitres.
mm : Millimètre
ppm : partie par millions.
Introduction
Introduction
Introduction
Face à la naissance des nouvelles technologies, l’explosion démographique et la nécessite
d’accroitre le rendement agricole dans le but de résoudre les problèmes de l’alimentation à
travers le monde, il est impératif de s’atteler aux principes d’une agriculture utilisant plus
d’engrais et plus de pesticides (AYAD-MOUKHTARI, 2012).
La question des produits phytosanitaires en général, et des pesticides en particulier, revient
régulièrement dans l’actualité en raison de ses implications en termes de santé publique et
protection environnementale. Ils constituent un enjeu important pour la qualité de notre
alimentation et de notre environnement (PARE, 2011). Aussi, ils peuvent avoir des effets
toxiques sur le court terme sur les organismes qui y sont directement exposés, ou des effets sur le
long terme, en provoquant des changements dans l’habitat et la chaîne alimentaire (ISENRING,
2010).
Le travail que nous avons abordé se situe dans le cadre général de la chimie verte et de la
préservation de l’environnement. , A cet effet, on propose de nouveaux outils et démarches pour
la protection de la biodiversité sans affecter la productivité des terres agricoles. Pour cela nous
nous Intéressé à l’utilisation du purin d’Ortie (extrait à partir de l’ortie Urtica diodica) sur le
développement et la croissance de deux variétés de pomme de terre, blanche (spunta) et Rouge
(Désirée).
Le travail s’articule autour de trois parties interdépendantes, une première partie
bibliographiques rapportant à des deux chapitres :
- Présentation de la plante cultivée : la pomme de terre (Solanum tuberosum)
- Généralités sur l’Ortie (Urtica dioica) ainsi que les techniques de cueillette et de
préparation de purin d’ortie.
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Chapitre 1
Présentation de la plante hôte :
la pomme de terre (solanum
tuberosum)
Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum)
1-1-Origine et Historique
La pomme de terre est originaire de l’Amérique du sud. Elle a débuté il y a environ 8000
ans près du Lac Titicaca, dans la cordillère des Andes, à la frontière entre la Bolivie et le Pérou
où la pomme de terre est dénommée Mama Jatha, ou mère de la croissance. Des recherches ont
révélé que des chasseurs et des cueilleurs arrivaient dans le sud du continent américain depuis
au moins 7000 ans avaient commencé à domestiquer des espèces sauvages de la pomme de terre
qui poussaient en abondance autour du lac.
En 2008, FAO pensait que la pomme de terre était autrefois issue d’une plante sauvage
unique, l’espèce S.tuberosum. Dès 1929, les botanistes Russes Juzepzuk et Bukasov avaient
montré que cette origine était plus complexe que l’on retrouvait, parmi les ancêtres des espèces
de pomme de terre cultivées, des plantes sauvages différentes (Rousselle et al, 1996).
Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, les colons la cultivaient pour leur usage, car
les Algériens y sont réticents malgré les disettes successives. C’est la dernière grande famine des
années (1930et1940) qui viendra à bout de cette opposition (MEZIANE, 1991).
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
tonnes. C’est la chine qui occupe le premier rang des pays producteurs avec une production qui
atteint 88.9 millions de tonnes en 2013 (FAOSTAT, 2015).
Certains pays l’appellent l’aliment du futur. Selon l’Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) au cours des vingt prochaines années, la population
mondiale devrait croître de plus de 100 millions d’habitants par an, dont plus de 95% dans les
pays en développement, où la pression sur la terre et l’eau est déjà très forte. Le défi principal
que doit relever la communauté internationale consiste, par conséquent, à garantir la sécurité
alimentaire des générations présentes et futures, tout en protégeant la base des ressources
naturelles dont nous dépendons (Boufares, 2012).
La pomme de terre sera un élément important des efforts déployés pour relever ces défis.
Les grands pays producteurs sont la Chine, l’Inde et la Fédération de Russie. L’Algérie occupe la
quinzième classe mondiale (FAO, 2018).
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
9 Pologne 7689180
10 Pays- Bas 7100258
La production mondiale de pomme de terre est d’environ 385,07(Mt) en 2014, avec une surface
totale qui s'élevait à 20 millions ha pour la même année ce qui représente une moyenne de
rendement de 19,2 T/ha. La Chine est devenue le premier producteur mondial de pommes de
terre, et quasiment un tiers de tous les tubercules sont désormais récoltées en Chine et en Inde
(FAO, 2014).
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Pays Superficie (Mille ha) Production (million Rendement (qx/ha)
tonnes)
Algérie 165 4.7 30.6
Selon le tableau 3 les chiffres présentés dans le rapport indiquent que la production des pays
arabes a dépassé le seuil de quatre millions de tonnes durant l’année 2016, notamment pour
l’Algérie et l’Egypte.
L’Algérie est classée en tête de liste. La pomme de terre est cultivée sur une superficie
estimée à 165milles hectares. Le rendement moyen a atteint 30,6 tonnes/ha, l’Égypte réserve
une superficie de 152 mille hectares pour cultiver ce légume. Sa production est estimée à 4
millions de tonnes pour la même année.
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
de Tonnes en 2008 à 3 millions de tonnes en 2010 et de 4,22 millions de tonnes en 2012 à 4,9
millions de tonne en 2013.
Selon ONFAA (2014), la production de la pomme de terre d’arrière-saison est assurée à
mesure de 64,5% par les wilayas d’El Oued, Ain Defla, Bouira et Mascara.
Pour l’année 2017, la production annuelle totale est de 41 Millions de quintaux pour une
Superficie de près de 130 000 ha.
Selon figure 01, la multiplication de la production entre 2000 et 2017 est le résultat de
deux Facteurs:
Le doublement de la superficie consacrée à la pomme de terre qui passe de 64 694 ha à
129821 ha.
Le doublement du rendement passant d’approximativement 160 quintaux/ha à plus de 320
quintaux/ha.
Figure N°1: Evolution des productions de pomme de terre en Algérie, 2000-2017, (M.A.D.P.R,
D.R.D.P.A ,2018).
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Wilaya d’El Oued : augmentation de la production de 8,8 millions de quintaux soit 40% de
l’accroissement national (2008: 2,7 millions de quintaux, 2017: 11,5 millions de quintaux).
Wilaya de Mostaganem : augmentation de la production de 3 millions de quintaux soit 14
% de l’accroissement national (2008: 1,4 millions de quintaux, 2017: 4,4 millions de
quintaux).
Wilaya de Mascara : augmentation de la production de 1,7 millions de quintaux soit 8 % de
l’accroissement national (2008: 1,7 millions de quintaux, 2017: 3,4 millions de quintaux).
Durant la période 2008-2017, la production de certaines wilayas a fortement augmenté
(par exemple Ouargla qui est passé de 30 000 quintaux à 660 000 quintaux), a faiblement
augmenté (Ain Defla qui est passé de 4,4 millions de quintaux à 5 millions de quintaux), ou a
baissé (Chlef par exemple qui est passé de 1,1 millions de quintaux à 0,7 millions de quintaux).
Selon la M.A.D.P.R (2018), 70% de la production annuelle est assurée par 7 wilayas: El
Oued (28%), Ain Defla (12%), Mostaganem (11%), Mascara (8%), Tiaret, Bouira, Tlemcen
(4%) chacune.
Figure N°2 : Répartition géographique de la principaux Wilaya les productives de la pomme de
terre en Algérie (compagne agricole2017) (M.A.D.P.R, D.R.D.P.A ,2018)
Tlemceen; 4; 6% Oued
Bouira; 4; 6%
Tiaret; 4; 6% Ain defla
Oued; 28; 39% Mostaganem
Mascara; 8; 11%
Mascara
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Elle est précédée de deux ans au cours des quels les caractères d’utilisation, le rendement,
le comportement vis-à-vis des parasites sont évalués par le centre national de contrôle et de
certification des semences et plants (CNCC). Les variétés sont déterminées par :
La forme du tubercule et La durée de culture.
La couleur de la peau et de la chair.
La durée de conservation.
La date de mise sur le marché.
Tableau N°4 : Principales variétés cultivées en Algérie (CNCC de Tiaret) (BENOUIS et
DERRADJI, 2015).
Bertina Safran
Amorosa Spunta
Cardinal Diamant
Condor Sahel
Désirée Lola
Cléopatra Apollo
Resolie Ajax
Thalassa Yasmina
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Classe : Dicotylédones.
Ordre : Polemoniales.
Famille : Solanaceae.
Genre : Solanum L.
Sous Genre : Potatoe.
Espèce : Tuberosum.
Sous espèce : Tuberosum.
1-5-1-3-2-Feuilles et fleurs
Les feuilles sont composées, comprenant
une nervure centrale ou rachis et plusieurs
folioles. Chaque rachis peut comporter
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
plusieurs paires de folioles avec une terminale
L’inflorescence est une cyme, pouvant comporter 8 à 10 fleurs. La fleur à corole blanche ou
violette est du type gamopétale, caractéristique des solanacées. L’autogamie est quasi absolue.
Les anthères à maturité projettent le pollen sur le stigmate (SOLTNER, 1979).
Figure
N°6 : fleurs de pomme de terre (originale ,2020).
1-5-1-3-3-Fruits et graines
Le fruit est une baie sphérique ou ovoïde de 1 à 3 cm de diamètre, à deux chambres
renfermant des graines aplaties .La baie est généralement de couleur verte (SOLTNER, 1979).
Les graines sont petites, ovales et aplaties avec hile qui indique leur point d’attache sur l’ovaire.
1-5-1-3-4-Racines
Le système racinaire est fasciculé et très ramifié
.Il a tendance à s’étendre superficiellement mais
peut s’enfoncer jusqu’à 0,8m de profondeur.
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
Il est constitué de racines-adventives qui apparaissent à la base des bourgeons de tubercule ou
sur les nœuds des tiges enterrées. Pour cette raison, le tubercule doit être planté à une
profondeur telle, qu’il permettra une formation adéquate des racines et des stolons (SOLTNER,
1979). Figure N°9: Racine de pomme de terre (originale, 2020).
Les racines connaissent une croissance rapide depuis les premiers stades de développement
jusqu’au moment au commence la formation des tubercules.
Les plantes issues de graine forment une racine pivotante mince avec des racines latérales.
1-5-1-3-5- Tubercules
L’appareil souterrain comprend le tubercule mère desséché, les stolons (tiges souterraines
diagéotropes) portant éventuellement des tubercules fils dans leur région subapicale ainsi que des
racines adventives.
Le tubercule de pomme de terre est une portion de tige à l’intérieur de laquelle se trouvent
accumulées des réserves composée de :
Eau 77,50 %
Matière sèche 22,50 %
Glucides (amidon essentiellement) 19,40 %
Protides 2,00 %
Lipides 0,10 %
Sels minéraux 1,00 %
Le tubercule se présente sous les aspects les plus variés :
de différentes formes (réniforme, claviforme, oblong, rond)
de couleurs diverses (jaune-ocre, rose, rouge, violacé).
La peau du tubercule est lisse ou rugueuse et la chair peut être blanche, jaune, rose,
exceptionnellement violet foncé.
Le tubercule porte un certain nombre de bourgeons appelés « yeux», disposés selon une spirale
et plus concentrés du côté de la couronne. L’autre pôle est dénommé «talon » et c’est là que se
situe le point d’attache du stolon (le hile).
En conditions favorables, les bourgeons se développent et donnent naissance à des germes
de couleur variable selon les variétés (vert, rose, violacé). Si le tubercule germé est placé dans le
sol, des pousses apparaissent à partir de chaque germe .Elles comprennent, d’une part, une partie
aérienne composée de tiges, rameaux et feuilles, d’autre part, un réseau dense de racines
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
adventices et des tiges sous terraines, appelées « stolons». Au bout d’un certain temps de
végétation, ceux-ci se renflent à leur extrémité et différencient des ébauches de tubercules
(Rousselle et al. 1996).
1-5-2- Etude biologique
1-5-2-1- Cycle végétatif de la pomme de terre
La pomme de terre peut être reproduite par graine ou par multiplication végétative. La
reproduction par graine est très peu pratiquer en Algérie. Les tubercules de pomme de terre qui
lui confèrent sa valeur alimentaire et économique sont le plus couramment utilisés comme
semences. Le cycle de croissance de la pomme de terre est court (3 à 4 mois). Il peut être divisé
en 4 phases :
1-5-2-1-1- La phase de dormance
Le tubercule est incapable de germer même aux conditions optimales de températures (18
à 25 c°), et l’humidité (80 à 90%) cette inertie a une durée de 2 à 4 mois, en fonction de
précocités des variétés. A la fin du repos végétatif, la croissance des germes a lieu sous la
dépendance des températures basses. Dès que les conditions redeviennent favorables, le
tubercule reprend son activité et devient capable de rentrer en phase végétative (MADEC et
PERENNEC, 1962).
1-5-2-1-2-Phase de germination
Après la plantation en terre d’un tubercule germé, chaque germe donne au-dessus du sol,
une tige feuillée et dessus du sol, des stolons et des racines. Au cours de la germination, l’activité
métabolique de la jeune plante augmente, ce qui permet sa croissance et son développement vers
une vie autonome (la jeune plante consomme les réserves contenues dans la graine jusqu’à ce
qu’elle soit capable de réaliser la photosynthèse) (Dominique MAPPA ,2010).
1-5-2-1-3-Phase de croissance
Elle débute au cours de la conservation. Les tubercules émettent des germes, capables de former
de nouveaux tubercules. Après la plantation, la germination est le reflet de cette évolution totale,
passe à travers de trois phases :
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
1-5-2-1-3-3-Phase de croissance ralentie
Marquée par la fin de la croissance des germes, la vitesse de croissance diminue puis
s’annule quand la phase d’incubation est atteinte.
5.2.1.4-Phase de tubérisation
La plante commence à former des tubercules à partir du 45ème jour de sa végétation. En
effet au bout d’un certain temps variable selon les variétés et le milieu, les stolons, cessent de
croitre, se renflent à leur extrémité pour former en une à deux semaines les ébauches des
tubercules. (Dominique MAPPA ,2010).
Figure N°10 : Cycle végétatif de la pomme de terre (Jacques ,2012).
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
est pauvre en lipides et riche en micronutriments, en particulier en vitamine C. La pomme de
terre est une source modérée de fer et sa forte teneur en vitamine C. C’est une bonne source de
vitamines B1, B3 et B6 et de sels minéraux comme le potassium, le phosphore et le magnésium.
Elle contient aussi les vitamines B9, B5 et B2. Les pommes de terre renferment par ailleurs des
antioxydants, utiles dans la prévention des maladies liées au vieillissement, et des fibres
alimentaires, essentielles au métabolisme (Sylvana, 2008).
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Chapitre 1 Présentation de la plante hôte : la pomme de terre (Solanum
tuberosum
creux période sèche à période. Excès de fumures azotées.
humide et vice-versa.
Rhizoctonia Maladie Attaques sévères sur les tiges et les
Rhizoctone brun fongique. stolons et enroulement des feuilles.
Bactéries pathogènes du
genre Erwinia, cette bactérie Attaques sévères sur les tiges et les
Bactéries pathogènes se transmet par la pluie, l’eau stolons et enroulement des feuilles.
du genre Erwinia d’irrigation et les insectes.
Globoderarostochiensis et Mauvaise croissance du végétal
Nématodes Globoderapallida. Nanisme.
Puceron vert du pécher Puceron vert du pécher. Déformation du limbe.
Virus d’enroulement de la
PLRV pomme de terre causé par Enroulement des feuilles Le
(potatoleafroll virus) l’accumulation d’amidon qui nanisme de la plante.
rend les feuilles dures.
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Chapitre 2
Ortie (Urtica dioica)
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Elle est appréciée depuis la Grèce antique et l’Inde ancienne en médecine traditionnelle.
Son utilisation thérapeutique s’est étale en Europe jusqu'à moyenne âge. Elle est tombée dans
l’oubli seul la Russie et les pays scandinaves ont continué à cultiver. A cette même époque Sainte
Hildegarde, différenciant la grande de la petite Ortie, et attribue à tous les deux des vertus
médicinales dans l’angine les maux de tête et les maux d’estomac (Mostade, 2015).
En Scandinavie, elle était consacrée à Thor (Idem Donar), dans la sépulture des viking en
retrouve des graines d’ortie à côté de la dépouille. Aux temps des romaines, Pline l’ancien disait
qu’elle était «Observation religieuse pour beaucoup ». Il est maintenant établi qu’elle a été
également cultivée selon les mêmes méthodes dans l’Egypte antiques par les peuplades
nordiques. Comme disait Pierre Lieutaghi : « ortie ne nous a-t-elle pas été déléguée par le
peuple des herbes pour vivre de nos souillures et de s’en nourrir pour mieux les effaces »
(Mostade, 2015).
L’ortie dioïque est une plante herbacée comestible aux poils urticants, originaire
D’Eurasie. Sa saveur est plus au moins piquante, selon les variétés (QA International, 2008).
L’ortie s'est répandue dans toutes les régions tempérées du monde. On la rencontre plus en
Europe du Nord qu'en Europe du Sud, en Afrique du nord, en Asie et largement distribuée en
Amérique du Nord et du Sud (Brisse et al. 2003).
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
L’origine du nom de la plante : l’ortie, urtica pour les botanistes provient du latin urer, Le nom
d’espèce dioïca, dioïque en français concerne un végétal dont les fleurs mâles et femelles sont
portées par des pieds différents (Bertrand, 2010).
Nom scientifique: Urtica dioica L.
On la nomme dans toutes les langues :
- Nom français : Grande ortie, ortie piquante, ortie commune, ortie vivace.
- Nom anglais : Nettle.
- Nom arabe : ( القراص الحريكةHourriga, al quarace).
- Nom allemand : brennessel.
- Nom italien : ortica.
- Nom espagnol : ortiga.
- Nom portugais : urtigao.
- Nom néerlandais : brandnesel.
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
2-6-Description de la plante
2-6-1-Feuilles d’ortie
Les feuilles d’Urtica dioïca sont d’un vert foncé (richesse en chlorophylle), portées par
une tige robuste, dressée, quadrangulaire, non ramifiée, couverte de poils urticants. La
disposition des feuilles est opposée et elliptique, et bordées de dents triangulaires. Les
feuilles inférieures sont plutôt ovales et les feuilles supérieures plus lancéolées. Elles se
terminent en pointe. La nervation est pennée. Les nervures sont proéminentes sur la face
inférieure de la feuille. Les feuilles, comme la tige, sont couvertes de poils souples sans
danger et de poils urticants, particulièrement au niveau du pétiole, ou sont présentes
également deux stipules (Boyrie, 2016).
2-6-2-Fleur
Les fleurs sont dioïques, parfois monoïques, réunies en grappes unisexuées. Elles se développent
rapidement pour former des colonies très compactes. Elle se repère de loin par son odeur
spéciale, (Mostade, 2015), Elles apparaissent de juin à septembre, La fleur femelle est verdâtre
et comporte quatre sépales libres entre elles, et d’un seul carpelle aves un ovaire supère surmonté
d’un style et d’un stigmate en pinceau. La fleur mâle est jaunâtre et comporte quatre étamines à
filets longs contenant le pollen, élastiques, repliés dans le bouton floral (Ait Haj Said et al,
2016).
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Figure N°12: comparaison des fleurs mâles et femelles chez Urtica dioïca (Martine, 2016).
2-6-3- Poil
La grande ortie possède des poils urticants situés sur sa tige et ses feuilles pour lui permettre
de se protéger des animaux susceptibles de la manger ou de la piétiner. C’est au niveau de
l’épiderme mature de la plante que l’on peut observer ses poils .Ils sont durs coniques et
constitués de silice. Ils sont composés de deux parties (figure13) :
A la base, un bulbe renflé ressemblant à une ampoule contient les substances urticantes telles que
l’acide formique, l’acétylcholine, histamine, la sérotonine
- Une pointe effilée a l’aspect d’aiguille, coiffée d’une petite boule qui se brise au moindre
contact et laisse ainsi s’échapper les substances urticantes qui pénètrent dans la peau créant une
irritation locale (figure 14). (Delahaye, 2015), (Allais ,2009).
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Figure N°14 : Effet des Poils urticant d’Urtica dioïca sur la peau (originale).
2-6-4- Racine
L’ortie possède de longs rhizomes de couleur jaune, colonisant la couche superficielle des sols.
On distingue deux types de racines :
- Des racines traçantes à radicelles fines permettant à la touffe de s’étendre.
- Des racines plus grosses, « pivotantes» qui s’enfoncent profondément dans le sol ce qui
permet l’ancrage du pied d’ortie, et ainsi de résister aux évènements climatiques comme la
sécheresse. (Bertrand, 2010).
2-6-5- Fruit
Le fruit de la grande ortie est constitué d’un akène ovale, de couleur sable, jaune-brun, de forme
aplatie. Il est enfermé dans un calice persistant contenant une graine. Généralement les fruits
sont entourés de deux feuilles extérieures étroites, et de deux feuilles intérieures plus grandes et
plus larges. Elles s’ouvrent à maturité pour laisser tomber lakène, (Boyrie, 2016).
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Figure N°15 : Fruit d’Urtica dioïca (Anonyme, 2020).
2-7-Reproduction
La grande ortie se reproduit selon deux méthodes :
Ce Type de reproduction fait intervenir les fleurs mâles et les fleurs femelles portées par des
pieds différents. La pollinisation est anémophile (par le vent), grâce à des anthères explosives,
qui projettent le pollen au loin sous l’action du soleil, La floraison à lieu entre juin et septembre -
octobre. Après fécondation, une plante située en pleine lumière peut donner jusqu’à 20.000
graines (akènes) qui n’ont pas de dormance et peuvent dès lors germer 5 à 10 jours après avoir
atteint la maturité. Elles peuvent rester viables de nombreuses années dans le sol (Crémer et al.
2008).
2-8-Récolte
La récolte de l’ortie se fait dès le mois d’avril pour la consommation de jeunes pousses. Puis de
juin à septembre pour la récolte de plantes entières. On récolte les parties aériennes de l’ortie juste
avant la floraison ou peu de temps après. Les feuilles contiennent une grande concentration de
principes actifs, contrairement aux autres parties de la plante (Wicki, 2004).
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Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
% de la masse sèche. De plus, la composition protéique des feuilles d'ortie couvre largement les
besoins en acides aminés, particulièrement les acides aminés essentiels pour I’ Homme.
Concernant la fraction minérale, les feuilles de l’ortie peuvent en contenir jusqu'à 20 % de la
masse sèche. L'ortie se révèle riche en minéraux notamment le fer, le zinc, le magnésium, le
calcium, le phosphore et le potassium. La teneur des feuilles en cobalt, en nickel, en molybdène
et en sélénium a été également déterminée. Les valeurs et les proportions des composés fournies
par la littérature sont différentes .La variété, l’origine et la période de récolte des échantillons
peuvent en être responsables. Les teneurs maximales et minimales des différents composés sont
présentées dans les tableaux6 et 7 (Ait Haj- Saïd et al, 2016).
Tableau N°6 : Composition nutritionnelle des feuilles fraîches de l’ortie dioïque (Ait Haj Saïd
et al, 2016).
Composition nutritionnelle en % Min Max
Eau 65 90
Tableau N°7 : Teneur en éléments minéraux et oligo-éléments en mg/100g matière sèche (Ait
Haj Saïd et al, 2016).
Teneur en minéraux en mg/100g Min Max
Phosphore 29 75
Potassium 532 917.2
Sodium 5.5 16
Oligo-éléments Cobalt 0.0084 0.018
Cuivre 0.52 1.747
Fer 3.4 30.30
25
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Manganèse 0.768 5.784
Molybdène 0.4265 -
Nickel 0.0732 -
Sélénium 0.0027 0.0074
Zinc 0.9 3.033
La composition de l'ortie en vitamines est très variée. Elle est formée à la fois des
vitamines liposolubles A, D, E, K mais aussi de quantités significatives de vitamines
hydrosolubles, comme la vitamine C et les vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B9). Selon les
travaux de Wetherilt (1992) il a été trouvé que 100 g de feuilles fraiches contenaient 0,01 mg de
vitamine B1 (thiamine), 0,23 mg de vitamine B2 (riboflavine), 0,62 g de vitamine B3 (Niacine),
0,068 mg de vitamine B6, 238 mg de vitamine C, 5 mg de pro -vitamine A (β carotène) et 14,4
mg de vitamine E (a-Tocophérol) (Ait Haj Saïd et al. 2016).
Ces nutriments confèrent à l'ortie des propriétés pharmacologiques intéressantes. Les oligo-
éléments et les vitamines renforcent le système immunitaire et permettent é l’organisme de
mieux résister aux infections bactériennes et virales.
Tableau N° 8: Composition chimique, propriétés et toxicité des plantes avec les quelles on peut
confondre Urtica dioica.
26
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Nom latin de la Composition chimique Propriétés/toxicité
plante
Urtica urens Acides aminés Propriétés : anti-oxydantes, anti-
Composés phénolique : acides phénols inflammatoire (arthrite e
(acide caféique, acide chlorogénique), rhumatisme), antimicrobienne,
flavonoïdes. antifongique (Nencu, et al, 2012).
Pigments : anthocyanine, caroténoïdes Toxicité : œdème, le profil de
Vitamines : C, D et E sécurité lorsque qu’Urticaurens est
minéraux : Ca 2+, P, F, Mn, Mg2+, administré à faible dose pendant 3
Zn, Cu. (Mzid, et al, 2018). mois chez des lapins est bon
(Caliskaner, karaayvaz, Ozturk,
2004).
Lamium Propriété : anti-oxydante, anti-
purpureum
Composées phénoliques : flavonoïdes, inflammatoire, anti-nociceptive,
glycoside de phényléthanoïde tonique (Nencu, et al, 2012).
(verbascoside) (Nencu, et al, 2012).
Néanmoins toutes ces plantes n’ont pas fait l’objet d’études, comme c’est le cas d’Urtica
atrovirens pour laquelle il n’y a pas de données. D’autres telles que Lamium galeobdolon et
27
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
l'Ortie royale ne présentent que très peu de données. De plus, concernant la toxicité de ces
plantes, il n’y pas d’études faites sur leur nocivité chez l’homme. Nous avons seulement la
preuve d’une longue histoire d’utilisation orale qui pronostique qu’elle n’est pas toxique, ainsi
ces plantes sont utilisées avec précaution.
2-12-Utilisation de l’ortie
L’utilisation de l’ortie est multiple. On l’emploie en agriculture, en alimentation, en
Cosmétique, en teinturerie, dans l’industrie du textile et à des fins médicinales (Camille et
Christine, 2010).
2-12-1-Utilisation agricole
L’Ortie est utilisée en purin comme tonique universel, en pulvérisation foliaire sur
Les plantes. Le purin d’ortie a aussi l’avantage de renforcer les défenses naturelles des plantes
Et d’avoir un certain effet répulsif sur les insectes, elle possède une action préventive contre
Le mildiou, la rouille et l’oïdium, et surtout reconnue pour son effet répulsif sur les pucerons et
les acariens (Camille et Christine ,2010).
De par sa richesse en matière organique et minérale (azote ammoniacal et oligo-éléments),
l’ortie constitue un engrais et un bon stimulateur de croissance (Mario, 2004). Plutôt de
jardinage le compost à base d’orties favorise la germination et la reprise des jeunes plantes
(Botineau, 2010).
Outre sa teneur en protéines, l’ortie présente l’intérêt d’être concentrée en pigments naturels :
Les xanthophylles. Chez l’animal, ces pigments sont susceptibles d’être absorbés au niveau
intestinal et de se fixer soit au niveau des lipides de réserve, soit dans les lipoprotéines du jaune
d’œuf. Cette fixation est indispensable pour la production de poulets jaunes (en volaille de chair)
ou pour la coloration des jaunes d’œufs (en poules pondeuses). Etant donné que les volailles sont
incapables de synthétiser des pigments, en apportant des agents de pigmentation en quantité
adéquate dans les régimes alimentaires (Delassus, 2013).
28
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
Figure N°16 : Effet d’introduction d’ortie dans l’alimentation de poules pondeuses sur la
Coloration des jaunes d’œufs (Delassus, 2013).
2-12-2-Utilisation alimentaire
Les feuilles sont comestibles : jeunent elles peuvent être mangées crues (hachées en salade) ou
en légumes, dans des gratins, des quiches ou dans la potée aux orties ou en soupe, mais elles sont
surtout consommées cuites (Benzanger –Beauqesne, 1980).
2-12-3-Utilisation industriel
L’une des principales utilisations domestique de l’ortie fut pendant longtemps la
fabrication de textiles que l’on disait plus résistants que le lin (Fletcher, 2007). En Sibérie on
emploie l’ortie pour faire des filets de pêche et des cordages, C’est l’une des plus anciennes
plantes textiles .Ses fibres ont longtemps servi à fabriquer des cordes, des filets et des tissus
(Couplan, 2012).
La fibre contient 86,5 % de cellulose. Elle est fine, possède un poids spécifique faible et
une résistance assez haute (Guy Baudoin, 2004).
2-12-4-Utilisation médicinale
Depuis longtemps avant que la médecine et pharmacie n’admissent cette plante dans leurs
Catalogues, elle était employée comme succédané aux irritants même les plus dangereux et les
29
Chapitre 2 Ortie (Urtica dioica)
moins avouables. On la préconise contre les rhumatismes et les paralysies (Eloffe, 2005). Le
tableau 9 mentionné les Propriété thérapeutique d’urtica dioica.
Tableau N°9 : Propriété thérapeutique d’urtica dioica.
30
Chapitre 3
Le purin d’Ortie
Chapitre 3 Le purin d’Ortie
Le purin d’ortie est obtenu par fermentation de la plante dans de l’eau. Il faut savoir que le
terme « purin » dans le cas de l’ortie est faux. Le vrai purin se définit comme un déchet liquide
produit par les élevages d’animaux domestiques. Le terme exact pour l’ortie est « extrait végétal
fermenté ». Le purin d’ortie n’est pas un engrais malgré sa richesse en azote puisqu’il ne nourrit
pas, et il n’est pas un insecticide ni un fongicide puisqu’il ne détruit pas. Cet extrait végétal est
en fait un phytostimulant et un éliciteur. Il agit comme un répulsif pour les nuisibles (Moro ,
2011).Un éliciteur est une molécule produite par un agent phytopathogène qui va déclencher des
mécanismes de défense chez la plante. C’est un stimulateur des défenses naturelles de la plante
(Delvaille, 2013).
Les travaux en 1981 du chercheur Suédois Rolf Peterson ont porté sur la comparaison de
l’action a l’action d’une solution minérale chimique à celle de l’extrait d’ortie sur des plants de
radis, d’orge, de tomate et de blé cultivés en serre. Le résultat fut spectaculaire au niveau de la
méthode naturelle qui a produit une quantité plus importante de matière végétale fraîche, mais
aussi de matière sèche, avec également un système racinaire des plantes plus développé
(Bertrand, 2010).
3-2-Fabrication
Les diverses opérations de fabrication du purin d’ortie sont les suivantes :
3-2-1-1-Ramassage :
Cette opération s’effectue de préférence au printemps. On peut utiliser les orties en
fleurs, mais pas au stade des montées à graines.
3-2-1-2-Coupage :
Couper grossièrement feuilles et tiges pour faciliter la fermentation et la filtration.
(Goulfier, 2010)
3-2-1-3-Fermentation :
Elle s’opère de la manière suivante
32
Chapitre 3 Le purin d’Ortie
Le purin d'ortie (ou extrait d’ortie) a une teneur élevée en azote (30 à 40 mm),
principalement sous forme ammoniacale. L’extrait d'ortie fabriquée à partir d'orties récoltées au
printemps présente la plus forte teneur en NH4, P et K. Tandis que les orties de fin d'été
donnaient un purin avec la plus forte teneur en Ca, Mg et S. Aucune différence appréciable n'a
été trouvée entre l’extrait d'ortie de différents habitats. En revanche, il y avait de grandes
différences entre les années. Le purin fabriqué à partir d'orties fraîches ou sèches différait peu
des paramètres chimiques et physiques et de la teneur en minéraux (Bertrand, 2010).
Tableau N°10: Concentrations des différents minéraux d’un purin artisanal classique en ppm
(partie par millions) (Bertrand, 2002).
33
Chapitre 3 Le purin d’Ortie
Composants Concentrations
(ppm)
Azote nitrique (NO3-) 5
Azote ammoniacal (NH4+) 240
Azote organique (acides aminés, protéines) 350
Azotes total 595
Phosphate 20
Potassium 630
Calcium 730
Magnesium 80
Sulfate <50
Fer <2.5
Cette action serait due à une substance de la famille des phytolectines que l’on trouve
dans la racine de l’ortie en quantité très importante (de 0.5 à 3%). Cette substance agit en
inhibant la croissance des champignons responsables de maladies cryptogamiques telles que la
cloque du pêcher, la rouille grillagée du poirier, l’oïdium du pommier, la pourriture grise du
fraisier, le mildiou ou encore la fonte des semis (Goulfier, 2010).
3-4-3-Bio-stimulant :
Le purin d’ortie va favoriser le développement des plantes et leur permet également de
résister aux rigueurs de l’hiver. Il permet de lutter contre les signes de la chlorose en redonnant
un feuillage d’un vert plus brillant et également de lutter contre les carences minérales. Sa
richesse en phénols favorise le processus de mélanisation dont les plantes se servent suite à la
grêle pour constituer une « barrière » autour des points d’impact. Les arbres fruitiers traités par le
purin d’ortie sont plus résistants et produisent également plus de fruits (Tissier, 2011).
34
Chapitre 3 Le purin d’Ortie
Le purin d’ortie doit toujours être dilué (de 3 à 20 % selon les utilisations) car s’il est utilisé
pur, il aura un effet désherbant. La pulvérisation est préférable à l’arrosage. En effet les
gouttelettes plus fines obtenues par pulvérisation pénètrent mieux les tissus végétaux et le sol.
Elle doit se faire lorsque les végétaux vont subir des périodes de « stress » : semis, repiquages,
transplantations, greffes, tailles, en prévision d’une période de froid ou de canicule. La
pulvérisation ne doit pas se faire sur une plante qui a « soif » .Il est préférable de le faire après
une averse ou encore le matin ou le soir quand il fait plus humide. Il convient également de ne
pas traiter avant un orage ou fortes pluies qui risqueraient de lessiver le produit. Chez les
Solanaceae, on évitera de pulvériser sur le feuillage, un arrosage au pied étant préférable.
En automne on utilisera le purin d’ortie pour préparer les plantes et le sol en le pulvérisant
sur ce dernier. Vers la fin de l’hiver aux environs de février, on peut l’utiliser dilué à 20 % pour
traiter le terrain. A cette dilution, il agira comme bio-stimulant en favorisant la remontée de la
sève et en réveillant les micro-organismes du sol. Cette même dilution sera utilisée au printemps
pour favoriser la croissance et le développement des plantes.
Il doit être pulvérisé lorsque les fruits et les légumes commencent à apparaître, et au
contraire on doit éviter de traiter les arbres fruitiers et le potager avant les récoltes (Moutsie,
2002).
35
Partie expérimentale
Chapitre 1
Matériel et Méthodes
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
1-1-Objectif de travail :
l’objectif de notre travail est d’étudier le comportement de deux variétés de pomme de
terre, blanche (Spunta) et rouge (Désirée) vis-à-vis de trois concentrations de purin d’ortie à
savoir purin à 20%,30% et 40% .
1-3-3-1- Conteneurs utilisés :
Comme conteneurs, des pots en plastique ont été utilisés pour la culture. Ils sont
troués à la base afin de permettre l’évacuation des eaux de drainage.
37
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
1-3-3-2- Sol :
La plante test utilisée est la pomme de terre (Solanum tuberosum L), avec deux variétés
expérimentées à savoir : Spunta et Désirée dont les quantités et le stade germinatif au semis sont
les suivantes dans le tableau 12.
Stade
germinatif
Quantités
Variétés au Illustrations
utilisées
moment
du semis
Avancé
Variété 1 (V1) Spunta V1 = 1453 g
(Stade 2)
Assez
Variété 2 (V2) Désirée
V1 = 2185 g avancé
(Stade 1)
L’origine des deux variétés de pomme de terre ainsi que les caractéristiques de chaque
variété sont représentées dans le Tableau N°13.
38
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Illustrations
Le matériel végétal utilisé est constitué des feuilles et des tiges qui ont été récoltées après avoir
effectué une coupe au niveau du collet de la plante.
Figure N°18 : Plante d’ortie (Urtica dioica) dans son biotope (originale, 2019).
39
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Après la récolte du matériel végétal (Urtica dioica. L) nous avons procédé aux étapes
suivantes :
- La matière végétale a
40
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Le seau contenant le mélange préparé a été mis à l’ombre et à l’abri des intempéries nous
avons réalisé un brassage du mélange deux fois par jour pendant 5 minutes pour
favoriser l’oxygénation du milieu .Il y a lieu de noter la présence de petites bulles qui
remontent à la surface du seau lors du brassage.
1-5-3- Filtration :
Lorsque les bulles disparaissent cela signifie que la fermentation est terminée et que le
mélange est prêt à être utilisé.
41
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
La conservation du liquide été faite dans des bouteilles en plastiques remplies en totalité et
recouvertes de plastique noir pour éviter l’air et la lumière et une fermentation de nouveau.
La solution ont étés stockées à l’abri pour une utilisation ultérieure. Le purin peut être
conservé jusqu’à une année si les conditions sont favorables.
En cours de notre expérimentation, nous avons réalisé les dilutions suivantes : 20%, 30% et
40% de purin d’ortie avec l’eau de Blida afin de voir l’impact de ces différentes
concentrations sur la croissance, le développement et la production de tubercules de deux
variétés de pomme de terre (Solanum tuberosum L.)
1-6- Traitements effectués :
42
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Tableau N°14 : Traitements effectués.
Total = 32 plantes
Pot 1
Variété 1 (V1)
Traitement T0 Pot 2
0% Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T1 Pot 2
20% Pot 3
Spunta
Pot 4
Pot 1
43
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Variété 2 (V2)
Traitement T0 Pot 2
0%
Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T1 Pot 2
20% Pot 3
Désirée
Pot 4
Pot 1
Traitement T2 Pot 2
30% Pot 3
Pot 4
Pot 1
Traitement T3 Pot 2
40% Pot 3
Pot 4
Totale 2 Variétés 4 Traitements 32 pots
V1 = Variété Spaunt V2= Variété Désirée T0 = Témoin ; T1= Traitement de 20% de purin
T2= Traitement de 30% de purin ; T3= Traitement de 40% de purin
44
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Figure N°2 0:
Dispositif
- L’application des traitements se fait deux 2 fois par semaine à savoir le dimanche et le
jeudi.
45
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Les tubercules ont été déposés à une profondeur de 7 cm puis recouverts de sol pour
former une motte.
Les différentes opérations d’entretien ont commencé juste après le semis des
tubercules de pomme de terre.
Le binage sert à briser la croûte du sol et assurer l’aération des racines et du sol, tout en
réduisant son tassement.
1-9-3- Récolte :
46
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
Elle a été réalisée le 08/Avril 2020 soit 121 jours après semis, ce qui répond
parfaitement au cycle de développement de la pomme de terre (cycle végétatif de quatre
mois)
Les paramètres biométriques et de production ont été mesurés sur chaque plante de
chaque traitement
47
Chapitre 1 Matériel et Méthodes
48
Chapitre 2
Résultats et
discussions
Chapitre 2 Résultats et
Discussions
9- Le comptage du nombre de tiges par plante et par variété a été effectué après chaque
apparition d’une nouvelle tige. Les résultats sont présentés dans la figure 21 :
Selon les résultats présentés dans la figue 21, nous pouvons dire que l’analyse statistique
montre un effet remarquable du facteur doses de purin d’ortie sur le paramètre mesuré.
4
3.5
3
2.5
tiges par pot
2
1.5
1
0.5 1.5 2.5 2.5 2.25 3.7 2.7 4.3 4.5
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
Figure 21 : Nombre des tiges par plante et par variété de pomme de terre.
Il y a lieu de noter à travers les résultats présentés que c’est la variété Désirée (V2), qui
présente le nombre moyen des tiges le plus élevé et ce au niveau du traitement T 3 (40 %)
avec une valeur de moyenne de 4.5 tiges soit 5 tiges par plante et ce par rapport aux autres
traitements testés.
Inversement, les plantes alimentées par le traitement T1 (20% de purin d’ortie) , manifestent
le nombre des tiges le plus faible, ceci peut être justifié par la carence en certains éléments
minéraux importants dans le milieu alimentaire.
On peut conclure de ces constatations que le purin à base d’ortie constitue un élément
essentiel sur le développent des tiges pour les deux variétés testées.
La mesure de la longueur finale des tiges a été effectuée avant la récolte durant le stade
de tubérisation et ce après arrêt de la croissance de ces derniers. Les résultats sont cités dans la
figure 22.
50
Chapitre 2 Résultats et Discussions
Selon les résultats présentés dans la figure 22, nous pouvons noter que l’analyse de la variance
manifeste une action significative du facteur dose de purin d’ortie sur le paramètre mesuré.
Aussi, on peut dire que pour la variété Désirée (V2), la longueur moyenne des tiges est la plus
élevées. Cette dernière a été obtenue par le traitement T 3 (40 %) avec une valeur moyenne de
37.3 cm de longueur par rapport aux autres traitements étudiés.
35
30
25
20
15
des tiges (cm)
10
5
24.8 28.5 19.5 28.7 19.4 22 28.1 37.3
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
A l’opposé, les plantes alimentées par le traitement T0 (Irrigation par de l’eau uniquement),
manifestent la longueur des tiges la plus faible, ceci en raison de l’absence des éléments
nutritifs indispensables à la croissance et au développement des plantes.
On peut déduire de ces observations que le purin d’ortie constitue un réservoir d’éléments
nutritifs qui agit favorablement sur les paramètres de croissance et de développement des
plantes cultivées entre autre la pomme de terre .
2-1-3-
La mesure du diamètre des tiges par plante et par variété a été effectué avant la
récolte durant le stade de tubérisation ce après l’arrêt de croissance de ces dernières. Les
données sont présentées dans la figure 23.
Selon les résultats ci-dessous, nous pouvons déduire selon l’analyse statistique que l’effet
doses de purin d’ortie exerce un effet remarquable sur le diamètre des tiges de pomme de
terre .
51
Chapitre 2 Résultats et Discussions
2.5
1.5
0.5
2.18 2.33 2.52 2.51 1.8 2.08 2.35 2.55
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
En effet, les deux variétés Spunta (V1) et Désirée (V2), présentent un diamètre moyen des
tiges le plus élevé au niveau du traitement T3 (dose de purin à 40 %) avec des diamètres
moyens de 2.51et 2.55 cm respectivement et ce par rapport aux autres traitements testés.
A l’inverse, les plantes alimentées par le traitement T0 (Irrigation par de l’eau uniquement),
manifestent le diamètre des tiges le plus faible, et ce quel que soit la variété testée.
Le comptage du nombre de feuilles par plante et par variété a été effectué avant la
récolte. Les résultats sont présentés dans la figure 24
Selon les résultats présentés dans la figure 24, nous pouvons remarquer selon l’analyse
statistique l’existence d’un remarquable du facteur doses de purin d’ortie sur le paramètre
mesuré.
35
30
25
feuilles par pot
20
15
10
5
17 24.3 35 19.8 17.3 25.8 42.8 38.8
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
52
Chapitre 2 Résultats et Discussions
Selon les résultats obtenus , on peut dire qu’au niveau des deux variétés Spunta (V1) et
Désirée (V2), le nombre moyen des feuilles par plante le plus élevé est obtenue au niveau
du traitement T2(dose de purin à 30 %) avec des nombres de feuilles de 35 et 42.8 feuilles
par plante respectivement, A l’inverse, le traitement T0 (Irrigation par de l’eau
uniquement), manifestent le nombre des feuilles par plante le moins élevé et ce quel que
soit la variété testée .
La mesure de la biomasse sèche de la partie arienne par traitement et par plante a été
faite après un séchage de la matière fraiche des tiges et des feuilles dans une étuve à 70°c
jusqu'à la stabilité du poids sec de ces deux organes végétatifs. Les résultats sont présentés
dans la figure 25.
Selon les résultats présentés dans la figure 25, il y a lieu de noter que l’analyse de variance
montre un effet remarquable du facteur doses de purin d’ortie sur le paramètre mesuré.
7
6
5
la partie arienne (g)
4
3
2
1
2.17 3.77 4.27 4.17 3 4.8 6.5 7.23
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
Aussi, on peut dire que les plantes alimentées par le traitement T 0 (Irrigation par de l’eau
uniquement), elles manifestent la biomasse sèche la plus faible, quel que la variété étudiée et ceci
peut être justifié par la carence en éléments minéraux importants dans le milieu alimentaire se
traduisant inévitablement par une chute de la biomasse sèche produite.
53
Chapitre 2 Résultats et Discussions
La mesure du poids frais des tubercules par plante et par variété a été effectuée juste
après la récolte. Les résultats obtenus sont citées dans la figure 26.
Selon les résultats obtenus par l’analyse statistique, on peut affirmer que le facteur dose de purin
d’ortie manifeste une action significative sur le poids frais des tubercules récoltés.
L’irrigation des plantes de pomme de terre pour les deux variétés Spunta (V1) et Désirée (V2),
avec le traitement T2 (dose de purin d’ortie à 30%) a permis l’obtention de tubercules ayant le
poids moyen par plante le plus élevé (221.7 g/plante pour la variété Spunta et 256.3 g/plante
pour la variété Désirée) par rapport aux tubercules produits par les autres traitements.
A l’inverse, les plantes alimentées par le traitement T 0 (Irrigation par de l’eau uniquement)
manifestent le poids de tubercules le plus faible , et ce quel que soit la variété de pomme de terre
testée.
250
200
150
100
50
93 160.7 221.7 166.3 143 195.3 256.3 211.7
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
Le comptage du nombre de tubercules récoltés par plante et par variété a été réalisé juste
après la récolte .Les résultats sont illustrés dans la figure27.
Selon les résultats présentés dans la figure 27, nous pouvons déduire selon l’analyse de variance
que les doses de purin d’ortie exercent un effet significatif sur le poids frais des tubercules des
variétés de pomme de terre étudiés.
54
Chapitre 2 Résultats et Discussions
6
5
4
3
2
1
2.7 3.7 3.7 3.7 6.7 7.7 9 4.7
0
Variété 1 (V1) Spunta Variété 2 (V2) Désirée
Selon les résultats présentés dans la figure 27, on peut dire que la dose de purin d’ortie à 30%
manifeste au niveau de la variété Désiré (V2)le nombre moyen des tubercules le plus élevé et
représente environ trois fois celui obtenu par le même traitement au niveau de la variété
Spunta .
A travers ces résultats, on peut conclure que le purin d’ortie à 30% présente une action
stimulatrice pour la production de tubercules notamment chez la variété Désirée.
55
Conclusion
Conclusion
L’objectif de cette étude s’est orienté sur la valorisation des plantes envahissantes qui sont
considérées comme mauvaise herbes pour la formulation d’un engrais verte naturel, issu d’une
espèce végétale spontanée largement rencontrée en Algérie, à savoir : l’ortie (Urtica dioïca.L),
Il nous a paru intéressant de se pencher sur la valorisation et pourquoi pas la commercialisation
d’un stimulant à base d’extrait végétal en vue d’être substitué aux engrais de synthèse et ce par
des produits naturels abondants, moins nocifs pour l’homme et l’environnement et surtout à prix
réduit
Le purin d’ortie préparé a été testé sur deux variétés de pomme de terre (Solanum tuberosum.L),
à savoir la variété blanche Spunta et la variété rouge Désirée. Les principaux résultats obtenus
ont montré que la solution ainsi préparée est constituée d’une importante source nutritive qui agit
comme bio-stimulant, capable d’améliorer significativement la croissance et le développement
des plantes cultivées telle que la pomme de terre dans notre étude L’effet du purin d’ortie aux
concentrations de 20%, 30% et de 40% est significatif négligeable sut tous les paramètres
biométriques mesurés à savoir la hauteur finale des tiges , le diamètre des tiges ,le nombre de
feuilles , la biomasse sèche des feuilles ,le nombre de tubercules produits ainsi que le poids des
tubercules obtenus .
Il serait intéressant de confirmer ces résultats par une autre expérimentation et aussi, de tester le
purin d’ortie en plein champs et sur d’autres espèces végétales et variétés de plantes cultivées
afin de promouvoir un bio-stimulant à base d’extraits végétaux spontanés ,disponible à tout
moment , économique, pas dangereux pour l’homme et respectueux de l'environnement.
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