La Copie Finale de Mon PFE
La Copie Finale de Mon PFE
Université de Gabes
Page │ 1
Année Universitaire 2020-2021
Ⅰ
Dédicace
Après avoir rendu grâce à DIEU qui m’a permis d’accomplir
À ma Mère,
À mon Père,
À mes sœurs,
Remerciements
« Avant tout, je remercie ALLAH la source de toute connaissance. »
Enfin, je remercie ceux, des bricoleurs aux professeurs, qui m’ont fait
partager la passion de génie électromécanique bien conçue, et des remises en
question aussi rares qu’indispensables.
Merci à tous
Ⅲ
Résumé
Dans ce travail, nous présentons une chaîne de conversion d’énergie éolienne basée sur une
génératrice synchrone à aimants permanents connecté à des charges résidentielles qui peuvent
être modélisée par l’association des éléments passifs (résistance(R), inductance(L), et
capacité(C)). Après avoir étudiée et modélisée mathématiquement cette chaîne éolienne on a
passé à la modélisation et la simulation de cette chaîne sous l’environnement logiciel de
Matlab/Simulink. Les résultats de simulation ont montré la validité de ce travail et ont permis
par la suite d’analyser le comportement de cette chaîne éolienne.
ملخص
نقدم منظومة لتحويل طاقة الرياح مربوطة بمولد متزامن بمغناطيس دائم متصل ب ِحمل سكني يمكن نمذجته،في هذا العمل
انتقلنا إلى،ًالمحث والمكثف) بعد دراسة هذه المنظومة ونمذجتها رياضيا
ِ ،من خالل ربط العناصر الغير فعالة (المقاومة
وبالتالي،حيث أظهرت نتائج المحاكاة صحة هذا العملMatlab/Simulink نمذجة ومحاكاة هذه السلسلة باستخدام برنامج
.أتاحت تحليل هذه المنظومة الكهربائية
Abstract
In this work, we present a wind energy conversion chain based on permanent magnet
synchronous generator connected to residential loads that can be modeled by the association of
passive elements (resistance (R), inductance (L), and capacity (C)). After studying and
mathematically modeling this wind chain, we moved on to modeling and simulation of the chain
under the Matlab/Simulink software. The simulation results showed the validity of this work
and subsequently enabled the behavior of this wind chain to be analyzed.
Nomenclature
Abréviations et Acronymes
AIE Agence Internationale d’Energie
MS Machine Synchrone
MWh Mégawattheure
𝑃𝑉 Puissance incidente
𝑃𝑡 Puissance théorique
Ec Eenérgie cinetique
Ⅴ
𝜆 Ratio de vitesse
Rs Résistance statorique
Tableau I.2 : Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé…....16
Tableau I-3: Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable………….…26
En fait, ce n’est pas seulement le risque d’épuisement des combustibles fossiles, ni le souci de
la sécurité de l’approvisionnement, mais d’autres raisons, plus « environnementales », qui
pousseront à l’essor des énergies renouvelables au cours du 21éme siècle telles que :
- la lutte toujours plus poussée contre la pollution atmosphérique favorisera les énergies
peu ou pas polluants pour l’air que sont par exemple le soleil, le vent.
- les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif de la
terre « effet de serre » à cause du gaz carbonique que leur combustion rejette dans
l’atmosphère.
Page │ 1
La motivation de ce travail, c'est qu'on a d'un côté les sources d'énergie renouvelables et d'un
autre côté les charges résidentielles. La problématique c'est comment assurer l'énergie adéquate
pour ces charges à partir de ces sources renouvelables. Dans l'objectif de résoudre ce problème,
on a besoin de toute une chaîne de puissance composée d’une turbine éolienne qui entraîne une
génératrice synchrone à aimants permanents. L'objectif de ce travail étant de réaliser cette
chaîne éolienne pour assurer la demande d’énergie de ces charges résidentielles.
Le premier chapitre est consacré à présenter l’état de l’art sur la conversion de l’énergie
éolienne. Pour ce faire, nous allons parler en détail de l’aérogénérateur à axe horizontal qui est
l'objet de notre étude, de la technologie de son fonctionnement, ainsi que les différents
composants constituant l’aérogénérateur. Ensuite, nous décrivons les différents types
d’aérogénérateurs couramment utilisés pour la conversion d’énergie éolienne.
En troisième chapitre, on présente étape par étape la conception du modèle de la chaîne étudié
sous le logiciel Matlab/Simulink, et la validation par simulation ainsi que la vérification du bon
fonctionnement et l’interprétation des résultats de la simulation obtenus.
Page | 2
Chapitre I :
Etat de l’art sur
l’énergie éolienne
Page | 3
1 Introduction
Aujourd’hui, l’évolution de l’énergie éolienne est en plein croissance partout dans le monde.
Ceci revient à ce que ce type d’énergie est plus compétitif et les chercheurs maitrisent bien ce
secteur énergétique. L’énergie éolienne constitue une solution propre et renouvelable pour
convertir le vent en électricité. La compétitivité de ce type d’énergie et son coût de plus en plus
concurrentiel avec les systèmes de production centralisés contribuent à l’évolution de
l’implantation de l’énergie éolienne. En plus le progrès technologique des aérogénérateurs et
de l’électronique de puissance a un grand intérêt sur la croissance de cette filière EnR. Malgré
la fluctuation de la vitesse du vent qui influe sur la qualité de la production, l’énergie éolienne
est un vecteur énergétique important dans l’actualité et pour l’avenir.
L’éolien est une filière de production d’électricité renouvelable dont le MWh est très faiblement
carbonée. En effet, l’analyse du cycle de vie, des premières études des projets jusqu’au
démantèlement des installations de production, en passant par la construction et l’exploitation,
est très favorable et continuera à s’améliorer mécaniquement grâce à la décarbonation de la
production mondiale d’énergie, notamment électrique. De sorte que la filière éolienne (terrestre
ou offshore) est peu émettrice de carbone et figure parmi les filières les plus vertueuses au
regard des émissions de CO2.
Page | 4
2 Contexte historique
Capter le vent est l’une des plus anciennes méthodes de production d’énergie. Depuis les temps
anciens, l’homme a utilisé l’énergie éolienne pour moudre du grain ou pour pomper de l’eau.
Avec la découverte de l’électricité à la fin du 19éme siècle, la première éolienne a été construire
en 1887, alimentant une génératrice de 12kW illustré dans la figure I-1. La technologie de ces
éoliennes a été calquée sur les moulins à vent comme montré par la figureI-2. Depuis, l'éolien
est devenue une source d'énergie à part entière.
La crise pétrolière des années 1970, puis le mouvement anti-nucléaire des années 1980 ont fait
grandir l’intérêt pour des énergies alternatives et la recherche de sources d’énergie écologiques
et économiquement viables. Les éoliennes conçues à cette époque étaient essentiellement pour
la recherche, et coûtaient extrêmement cher. Avec l’aide des gouvernements finançant la
recherche internationale et participant à la création d’organismes de recherche dans les années
1980, des nouvelles méthodes de production d’énergie renouvelable ont continué à être
explorées et développées.
Page | 5
3 Energie éolienne, bilan et perspectives
Face au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles et à la dégradation
de l’environnement, les sociétés humaines cherchent de plus en plus à modifier leurs modes de
production et de consommation de façon à être plus écologiques. En effet l’énergie que nous
produisons au quotidien pour soutenir nos modes de vie pose de nombreux problèmes
environnementaux : 33 milliards de tonnes de CO₂ ont été émises en 2018 à cause de la
production d’énergie selon l’agence internationale d’énergie [1].
Solar
Page | 6
Selon la figure I-4 le charbon(Coal) est le plus émetteur de CO2 suivie par le pétrole.
Donc La production totale d’électricité est responsable de 42,5 % des émissions mondiales de
CO2 dont 73 % de ces émissions proviennent des centrales à charbon [1].
Page | 7
Comme illustré sur la figureI-5 l’hydroélectricité est la première source d’électricité
renouvelable avec une capacité de (4 325 TWh) et la deuxième source de production électrique
dans le monde suivie par l’énergie éolienne avec une capacité de (1 273 TWh).
D’après la FigureI-6, l’année 2018 a été une année de croissance pour l’éolien au niveau
mondial, avec l’installation de nouvelles éoliennes totalisant 60,4 GW de capacité près de 6%
de la consommation d’électricité mondiale. La décroissance des coûts de production de
l’énergie éolienne, ainsi que les problém atiques de stockage de l’énergie, sont des
enjeux centraux pour la filière. D’après le GWEC, l’éolien, en raison de la baisse
des coûts de production, pourrait connaître une croissance soutenue dans les années
à venir (entre 10% et 12% de capacités supplém entaires installées chaque année
dans le monde).
Page | 8
4 Comparaison entre l'énergie éolienne et les autres sources
d'énergie
Cette comparaison d’énergie éolienne avec les autres sources d’énergie commence par
énumérer ces dernières. On distingue deux grandes sources d’énergie : celles dites fossiles et
celles dites EnR. Ainsi, on classe le Pétrole, le charbon, le gaz et l’énergie nucléaire dans les
premières, tandis que l’énergie éolienne, solaire, la biomasse, l’hydraulique, la géothermie sont
dans la deuxième catégorie.
Les EnR ont également leurs petits défauts. On notera en priorité un coût relativement
important à l’achat des installations dont la rentabilité peut se faire attendre des années.
En effet, des journées sans vent ou sans grande luminosité peuvent contrarier fortement
la production de l’éolien et du solaire.
Page | 9
Nous détaillons, en ce que suit les sources EnR les plus utilisées :
L'énergie solaire présente un rendement faible quand le rayonnement solaire est faible. De
plus, son coût de production est élevé. Cette énergie est surtout utilisée pour alimenter des sites
isolés.
L’énergie éolienne est l’énergie propre par excellence. Sans rejet ni déchet d’aucune sorte, elle
permet avec un bon coefficient de performance d’assurer une bonne indépendance énergétique.
Sur terre ou off-shore, les éoliennes démontrent d’excellentes capacités de production et sont
une alternative viable pour les territoires les plus reculés dont l’accès à l’électricité est difficile
- L'énergie éolienne est modulable et peut être parfaitement adaptée au capital disponible
ainsi qu'aux besoins en énergie. Il n'y a donc pas d'investissements superflus. Cette
modularité permet aussi de maintenir en fonctionnement la plus grande partie de
l'installation lorsqu'une pièce est défectueuse.
- Les frais de fonctionnement sont assez limités étant donné le haut niveau de fiabilité et
la relative simplicité des technologies mises en œuvre.
Néanmoins, on reconnaît à cette énergie certains inconvénients, notamment au niveau de leurs
impacts :
- les effets sur le paysage
- le bruit
- la perturbation de l'écologie locale des sites
- les interférences électromagnétiques
En conclusion, même si, actuellement, l'énergie éolienne ne présente pas la première source de
production de l'électricité dans le monde, elle présente un avenir prometteur, un coût de
production de plus en plus compétitif et un thème de recherche en pleine expansion.
Page | 10
5 Différent types d’éoliennes
Dans la technologie de conversion du vent en électricité, il existe deux grandes catégories
d’éoliennes selon la disposition géométrique de l’arbre sur laquelle est montée l’hélice :
la turbine éolienne à axe vertical et la turbine éolienne à axe horizontal.
Page | 11
5.1.1 Eolienne à rotor de Savonius
Comme c’est illustré sur la figureI-8 ci-dessous, le fonctionnement du rotor de Savonius est
basé sur la notion de la trainé différentielle. Ce concept montre que la différence d’intensité des
efforts exercés par le vent sur deux faces opposés d’un corps creux généré un couple qui
entraine la rotation de l’ensemble du dispositif. Cette structure offre plusieurs avantages. En
effet, elle est totalement indépendante de la direction du vent et présente une simplicité
d’intégration dans les constructions vue son faible encombrement, son esthétique et son faible
bruit de fonctionnement. Un autre point fort est celui du démarrage de la turbine à faible vitesses
de vent et la génération d’un couple important. Toutefois, quelques inconvénients tel que
l’effort mécanique important exercé sur le mat de la turbine, lui imposent une taille réduite ce
qui se traduit par son utilisation limitée pour la production de faible puissance.
Page | 12
5.1.2 Eoliennes à rotor de Darrieus
Vent Résultante
Vent du à la rotation
Page | 13
5.2 Eolienne à axe horizontal
La deuxième famille d’éoliennes est basée sur la rotation autour d’un axe horizontal. Ces
éoliennes sont actuellement les plus exploitées. Le rotor de ces éoliennes peut être monopale,
bipale, tripale ou multipales profilées aérodynamiquement. Les constructions les plus
répandues sont les tripales puisqu’elles offrent un bon compromis entre le rendement
énergétique, le coût de fabrication et la vitesse de rotation de l’éolienne.
Il existe deux familles d’éolienne à axe horizontal. La première catégorie est l’éolienne à axe
horizontal amont (up Wind) ; dans ce cas le vent souffle face aux pales et en direction de la
nacelle. Cette configuration nécessite que le rotor soit orienté en fonction de la direction du vent
par un système mécanique. La deuxième catégorie est l’éolienne à axe horizontal aval (down
Wind) ; Dans ce cas le vent souffle sur l’arrière du rotor en partant de la nacelle. Cette solution
permet d’alléger la construction en éliminant toute sollicitation mécanique d’orientation
puisque le rotor se place systématiquement face au vent (auto-orientable). Ce type d’éoliennes
est assez rare car le passage du rotor derrière le mat entraine des vibrations importantes.
Sens du Sens du
vent vent
Les aérogénérateurs à axe horizontale amont sont les plus exploités à cause de leur simplicité
et offrent une meilleure efficacité énergétique surtout pour les grandes puissances.
Page | 14
6 Comparaison entre les différents types d’éoliennes
6.1 Classification selon le coefficient de puissance Cp
Figure I-11 : Classification des différents types d’éoliennes selon le coefficient de puissance [3]
Nombre de pâles 1 2 3 4 5
Équilibre du rotor – – + + +
Rendement aérodynamique – = = = +
Bruit et fatigue – – + + +
Tenue mécanique + = = – –
Tableau I-1 : Tableau récapitulatif des propriétés des éoliennes à axe horizontal
en fonction du nombre de pales.
Page | 15
6.2 Classification selon la taille
Aucune relation directe entre la hauteur et la puissance de l’éolienne [3]. D’après
la figureI-12, la puissance dépend essentiellement de la surface balayée par le rotor qui n’est
pas toujours fonction de la hauteur de l’éolienne, mais du diamètre du rotor.
Diamètre du rotor/puissance
Figure I-13 : Diagramme réalisé sur base de 62 fiches techniques d’éolienne récentes [3]
Page | 16
Dénomination Diamètre du rotor Aire balayée Puissance
[m] [m²] [kW]
Tableau I.2 : Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé
D’après le TableauI.2, On peut classée ces éoliennes selon les applications suivantes :
Micro-éoliennes : en général pour couvrir des besoins très limités et sites isolés (par
exemple, des sites de pèche, des bateaux, des caravanes).
Mini-éoliennes : essentiellement pour recharger des batteries sur des sites isolés du
réseau, les plus puissantes peuvent servir pour l’alimentation domestique hors du
réseau (maisons isolées).
Eoliennes domestiques : elles balayent un spectre assez large allant de rotors de 3
à 10 m de diamètre. C’est typiquement le genre d’éoliennes proposées pour les
particuliers.
Petites éoliennes commerciales : elles sont typiquement conçues pour les petites
entreprises, les fermes, mais il existe très peu de modèles produits dans cette gamme.
Moyennes éoliennes commerciales : elles sont typiquement utilisées pour les
applications commerciales dans des fermes, des usines, des entreprises voire des
petits parcs éoliens.
Eoliennes grands commerciales : ce sont les éoliennes que l’on trouve dans les
parcs éoliens modernes, ce sont aussi les plus efficaces.
Eoliennes commerciales géantes : ce sont les éoliennes que l’on trouve dans les
parcs éoliens modernes et également en offshore, elles sont très efficaces et issues
des dernières générations technologiques.
Page | 17
7 Principaux éléments d’une éolienne à axe horizontal
Comme illustre la figure I-14, le fonctionnement de l’énergie éolienne est relativement simple:
le vent fait tourner des pales qui font-elles même tourner le générateur de l’éolienne.
7.1 Le mât
Généralement sous forme de tube. Il doit être le plus élevé possible pour éviter les perturbations
au niveau du sol. En plus, il vaut mieux allonger le mat puisque plus on monte en altitude plus
la vitesse du vent augmente.
7.2 La nacelle
C’est la chambre qui regroupe le système de conversion de l’énergie éolienne Le moyeu est
relié à l’arbre lent à travers un multiplicateur avec un système hydraulique nécessaire au
freinage. Il est aussi équipé par un frein mécanique à disque actionné suite à une défaillance ou
entretien, avec un système de refroidissement. Le vent est mesuré par un anémomètre.
7.3 Le rotor
C’est les pales regroupées sur le moyeu rotor. Selon la technologie de fabrication, les pales
peuvent être fixes ou orientables. Le nombre de pales dans l’éoliennes est soit un, deux ou trois
mais pour les turbines unipale et bipale, les fluctuations mécaniques sont importantes ce qui
conduit à un rendement énergétique moyen.
Page | 18
8 Quelques structures de conversion
8.1 Entrainement direct
Comme illustré dans la figure I-15, l’entrainement direct utilise la génératrice synchrone à rotor
bobiné ou celle à aiment permanent qui comprend un grand nombre de pôles permettant
d’obtenir un fort couple massique. Ces aérogénérateurs nécessitent un système d’électronique
de puissance afin d’adapter la fréquence à celle du réseau de distribution en cas de
fonctionnement raccordé.
Comme indiqué dans la figure I-16, Cette technologie utilise la génératrice asynchrone à cage
ou à rotor bobiné. Ces types de machines sont largement adoptés dans les chaines de production
d’énergie de grande puissance. Dans cette structure, la vitesse du générateur éolien est adaptée
à celle de la turbine éolienne à travers un multiplicateur.
Page | 19
9 Zones de fonctionnement de l’éolienne
La vitesse du vent est considérée comme étant le facteur essentiel qui va imposer la puissance
générée par l’éolienne (𝑃𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 ). Selon la figureI-17 illustré ci-dessous, Il existe quatre zones
de fonctionnement de l’éolienne en fonction des plages de variation de la vitesse du vent.
Plage de production
Figure I-17 : Zones de fonctionnement de l’éolienne
Dans la première zone (partie A) pour laquelle la vitesse du vent est inférieur à celle du
démarrage (VD), aucune puissance n’est générée. Au-delà de cette vitesse, la zone de
fonctionnement normal (partie B) débute. Cette zone correspond généralement à l’extraction
du maximum de puissance (MPPT) et son évolution dépend du cube de la vitesse du vent. La
zone (C) correspond à la limitation de la puissance à la valeur nominal Pn. Quand le vent atteint
une certaine vitesse (Vm) correspondante à la zone (D), l’éolienne doit être arrêtée pour des
raisons de sécurité.
Page | 20
10 Techniques de contrôle de la puissance de l'éolienne
Les éoliennes sont en général construites de manière à atteindre leur performance maximale à
environ 16 m/s. En cas de vitesses de vent supérieures à 16 m/s, il est nécessaire de perdre une
partie de l'énergie supplémentaire contenue dans le vent afin d'éviter tout endommagement de
l'éolienne. C’est le rôle de la régulation pitch qui fonctionne uniquement en (zone C). Dans
cette zone, les vitesses de rotation de la turbine et de la génératrice doivent être maintenues
constantes, sachant qu’une petite variation du pitch peut faire varier la puissance de sortie
considérablement.
Page | 21
La figureI-19 ci-dessous présente deux exemples d’actionneurs de Pitch contrôle électrique et
hydraulique.
- Sur certaines éoliennes anciennes, des ailerons (volets) sont utilisés pour contrôler la
puissance du rotor, de la même façon que les avions utilisent des volets pour changer la
géométrie des ailes et obtenir une meilleure portance au moment du décollage.
Page | 22
11 Classification des systèmes éoliens par rapport à la vitesse
La technologie des éoliennes a largement évolué et s’est diversifiée d’une manière remarquable.
Ces différents types d’éoliennes, peuvent être classifiés principalement selon deux
technologue : les éoliennes à vitesse fixe et celles à vitesse variable.
Figure I-20 : chaîne de conversion basée sur la MAS à cage connectée au réseau
Lorsque l’éolienne est liée au réseau, la vitesse de rotation de la génératrice doit rester
pratiquement constante et doit conserver une vitesse proche du synchronisme. C’est le principal
critère pour assurer un fonctionnement stable de l’éolienne puisque la vitesse de rotation de la
génératrice est aussi imposée par la fréquence du réseau.
Page | 23
La structure illustrée par la figureI-20 d’éolienne à vitesse fixe possède le même point de
fonctionnement pour deux vitesses de rotation différentes. En effet, le stator de la génératrice
est équipé d’un double bobinage ce qui donne la possibilité de faire varier le nombre de paires
de pôles, et permet par la suite des plages de vitesse différentes. On peut donc imposer deux
vitesses de synchronisme par un simple changement du nombre de pôles. D’une première part,
on a un stator à grand nombre de paires de pôles pour les faibles puissances et les petites vitesses
de vent. D’une autre part, on a un stator à faible nombre de paires de pôles pour les fortes
puissances correspondantes à des vitesses de vent élevées.
Page | 24
11.2 Structures à vitesse variable
Dans le cas des structures à vitesse variable, l’amplitude de la tension ainsi que la fréquence, à
la sortie de la génératrice, sont variables. Dans le but d’assurer et de satisfaire les conditions du
réseau, c’est-à-dire avoir une amplitude de tension et une fréquence fixées à celles du réseau,
on ajoute un étage d’électronique de puissance, à base de convertisseurs, intercalés entre la
génératrice et le réseau.
L’éolienne à vitesse variable permet ainsi un fonctionnement sur une large gamme de vents et
donc, l’extraction du maximum de puissance. Pour satisfaire ces conditions, le système est
régulé de façon à ce que l’éolienne fonctionne à puissance maximal pour chaque vitesse de
vent, donc aux points d’MPPT.
Page | 25
11.2.1 En mode réseau
Dans cette configuration illustré par la figureI-24, toutefois les interrupteurs utilisés sont
(transistors IGBT) peuvent être commandés à l'ouverture et à la fermeture. L'utilisation de ce
type de convertisseur permet d'obtenir des allures de signaux de sortie en Modulation de
Largeur d'Impulsions dont la modularité permet de limiter les perturbations en modifiant le
spectre fréquentiel du signal.
Page | 26
12 Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable
Tableau I-3: Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable
13 Conclusion
Un état d’art du système de conversion de l’énergie éolienne a été présenté dans ce chapitre.
Les principes généraux de fonctionnement, les types, classifications avec quelque structure de
conversion d’énergie éolienne ont été énoncé. Les chaines les plus fréquents et leurs topologies
respectives ont été présenté, à savoir machine asynchrone à cage et MADA. Dans la suite nous
introduirons plus particulièrement la modélisation d’une chaine éolienne basée sur une GSAP.
Page | 27
Chapitre II :
Modélisation de la chaîne
de conversion éolienne
Page | 28
1 Introduction
Le système éolien est constitué d’une turbine éolienne qui convertit la force du vent en
électricité. Cette conversion se fait en deux parties :
- Partie mécanique : La turbine convertit l’énergie cinétique du vent en énergie
mécanique.
- Partie électrique : La génératrice qui reçoit cette énergie mécanique et la convertit en
électricité.
Charges
résidentielles
La chaine illustrée par la figureII-1, c’est la chaîne qu’on va traiter dans le cadre de notre étude.
Elle est constituée d’une turbine éolienne à vitesse variable basée sur une génératrice synchrone
à aimants permanents connecté à des charges résidentielles qui peuvent être modélisé par
l’association des éléments passifs (résistance(R), inductance(L), et capacité(C)).
Page | 29
2 Partie mécanique
2.1 Modélisation de la turbine éolienne
La partie mécanique illustrée par la figureII-2, C'est la partie de l'éolienne qui capte l'énergie
cinétique du vent avec les pales et la transforme en énergie mécanique de rotation, suivie par
un multiplicateur qui adapte la vitesse lente de la turbine à la vitesse rapide de la génératrice.
L’énergie cinétique d’une colonne d’aire de longueur dx, de section S, de masse volumique𝜌,
animée d’une vitesse V, illustré par la Figure II-3 ci-dessous :
1
𝑑𝐸𝑐 = 2 𝜌𝑆𝑑𝑥𝑣 2 (2.1)
𝑑𝐸𝑐 1
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = = 2 𝜌𝑆𝑉 2 (2.2)
𝑑𝑡
C'est en 1919 que le physicien allemand Albert Betz (1885 - 1968) publia cette étude sur les
éoliennes. La limite de Betz détermine qu'une éolienne ne pourra jamais convertir en énergie
16
mécanique plus de 27 (ou 59%) de l'énergie cinétique contenue dans le vent.
D’après la figure illustrée ci-dessus, supposons que la vitesse du vent traversant le rotor est
égale à la moyenne entre la vitesse du vent non perturbé à l’avant de l’éolienne V1 et la vitesse
𝐕𝟏+𝐕𝟐
du vent après passage à travers le rotor V2 soit ( ).
𝟐
Page | 31
La masse d’air en mouvement traversant ce tube en une seconde s’écrit :
𝜌𝑆(𝑉1+𝑉2)
𝑚= (2.3)
2
La puissance réelle par le rotor des pales est la différence des puissances du vent en amont et
en aval :
𝑚(𝑉12 −𝑉22 )
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = (2.4)
2
𝜌𝑆(𝑉1+𝑉2)(𝑉12 −𝑉22 )
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = (2.5)
4
Donc la puissance totale théoriquement disponible sur la surface S est extraire sans
diminution de vitesse de vent en mettant V2=0 dans l’expression 2.5 :
𝜌𝑆𝑉12
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = (2.6)
2
La puissance incidente extraire d’une masse d’air traversant la surface circulaire occupée par
les trois pales de la turbine éolienne est proportionnelle au cube de la vitesse du vent « V1 ».
𝜌𝑆𝑉13
𝑃𝑡 = (2.7)
2
𝑑𝐶𝑝
Pour obtenir un coefficient de puissance maximal, il faut que 𝑉 =0
𝑑( 2 )
𝑉1
𝑉
On pose 𝑥 = 𝑉2
1
(1 + 𝑥)(1 − 𝑥 2 ) 1 − 𝑥 2 + 𝑥 − 𝑥 3
𝐶𝑝 = =
2 2
𝑑𝐶𝑝 (−2𝑥+1−3𝑥 2 )∗2−0
= =0
𝑑𝑥 4
−3𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0
∆= (−2)2 − 4 ∗ (−3) = 16
√∆=4
2−4 1 2+4
𝑥1 = = ; 𝑥2 = = −1
2 ∗ (−3) 3 2 ∗ (−3)
𝟏
Donc pour 𝒙 = 𝟑 ; 𝐶𝑝 = est maximale
Page | 32
𝑉 𝑉 1 1 4 8 32
(1 + (𝑉2 ))(1 − (𝑉2 ) 2 ) (1 + 3)(1 − (3) 2 ) ∗ 16
𝐶𝑝 = 1 1
= = 3 9 = 27 = = 0.592
2 2 2 2 27
𝟏𝟔
Donc théoriquement « Cp » ne peut pas dépasser 𝟐𝟕 = 𝟎. 𝟓𝟗𝟐
A cause de cette loi de Betz, le dispositif de conversion de l’énergie ne peut extraire qu’une
partie de la puissance incidente théorique. Ceci définit la puissance aérodynamique captée par
la turbine éolienne.
1
𝑃𝑟é𝑐𝑢𝑝é𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒 = 𝑃𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 . 𝐶𝑝 = 𝜌𝑆𝑉1 3 𝐶𝑝 (2.9)
2
La limite de Betz n’est, en réalité, jamais atteinte. Chaque type d’éolienne est défini par un
coefficient de puissance propre à lui, exprimé en fonction de la vitesse spécifique "𝜆" de l’angle
d’orientation des pales"𝛽".
𝑅𝑡 ×Ω𝑡
𝜆= (2.10)
𝑉
Page | 33
[Link] Couple mécanique de l'éolienne
𝑃
𝐶𝑚 = Ω 𝑡 (2.11)
𝑚
𝑑Ω𝑚
(𝐽𝑡 + 𝐽𝑚 ). 𝑓𝑣 . Ω𝑚 = 𝐶𝑚 − 𝐶𝑒𝑚 (2.12)
𝑑𝑡
1
𝐶𝑔 = 𝐶𝑚 (R2)
𝐺
𝛺𝑚
𝛺𝑡 = (R3)
𝐺
𝐽
𝐽 = 𝐺𝑡2 + 𝐽𝑚 (2.16)
Il est à noter que l’inertie du rotor de la génératrice est très faible par rapport à l’inertie de la
turbine reportée par cet axe.
Page | 34
𝐽
𝐽 = 𝐺𝑡2 + 𝐽𝑚 (R4)
Le couple résistant dû aux frottements est modélisé par un coefficient de frottement visqueux 𝑓.
𝐶𝑣𝑖𝑠 = 𝑓. 𝛺𝑚 (R6)
𝑽 𝑪𝒂𝒆𝒓 𝑪𝒈 𝑪𝒎𝒆𝒄 𝜴𝒎
𝜷 𝑅1 𝑅2 𝑅5 𝑅4
𝑪𝒆𝒎
𝑪𝒗𝒊𝒔
𝑅6
Le schéma ci-dessus illustre les principes de cause à effet des grandeurs qui interviennent au
niveau de la turbine. Cette dernière généré le couple aérodynamique (Relation R1) qui est
appliqué au multiplicateur. Les entrées de la turbine sont la vitesse du vent, l’angle d’orientation
des pales, et la vitesse de rotation de la turbine. Le modèle du multiplicateur transforme la
vitesse mécanique et le couple aérodynamique respectivement en vitesse de la turbine et en
couple de multiplicateur (Relation R3 et R4). Le modèle de l’arbre décrit la dynamique de la
vitesse mécanique, il a donc deux entrées : le couple du multiplicateur et le couple
électromagnétique.
Le GIC montre que la vitesse de la turbine peut être contrôlée par action sur deux entrées :
l’angle de la pale et le couple électromagnétique de la génératrice. La vitesse du vent est
considérée comme une entrée perturbatrice à ce système.
Page | 35
Grâce à toutes ces équations, on peut décrire le bloc turbine de la manière illustré dans la
FigureII-7:
Dans ce modèle, la turbine est reliée au générateur par l'intermédiaire d'un arbre flexible
modélisé par un ressort et un amortisseur. La turbine est décrite par un moment d’inertie Jt et
par un amortisseur caractérisé par le coefficient de frottements visqueux Kr. Le couplage
flexible est caractérisé par des coefficients d’amortissement Kls et de torsion Cls. Le générateur
est décrit par un moment d’inertie Jm et par un amortisseur caractérisé par un coefficient de
frottements Kg. Ce modèle permet de tenir compte de la torsion mécanique entre l'arbre lent et
l'arbre rapide grâce au couplage flexible.
Page | 36
3 Partie électrique
3.1 Génératrice synchrone à aimants permanents
Cette deuxième partie consiste sur la conversion d’énergie mécanique produite par la turbine
éolienne en énergie électrique grâce à une génératrice (GSAP).
La génératrice (GSAP) est une solution très agréable qui présente une efficacité supérieure avec
un haut rendement énergique, une meilleure fiabilité, comparé aux machines nécessitant une
excitation ainsi que les aimants permanents d'aujourd'hui produisent des forces
magnétomotrices très intenses comme ils n'ont besoin d'aucune source d'énergie extérieure pour
maintenir leur magnétisme. Cet avantage permet de se débarrasser du circuit d’excitation
présent sur d’autres types de génératrices et ainsi de réduire la complexité du système et son
coût.
Machines synchrones
AP internes AP surfaciques
Saillances
Figure II-9 : Classifications des machines synchrones
Page | 37
3.1.1 Principe de fonctionnement
La génératrice synchrone à aimants permanents (GSAP) est constituée d’un rotor entrainé par
un arbre en rotation et dans le cas d’une machine triphasée, d’un stator composé de 3 bobinages
répartis successivement et alternativement sur sa périphérie. Le rotor porte les aimants
permanents. Lorsque le rotor est en mouvement, les aimants génèrent un champ magnétique
tournant dans le stator. Ce champ magnétique circulant à travers les 3 bobinages induit une
tension alternative dans ceux-ci. Les tensions présentes aux bornes des 3 bobinages vont
constituer un système triphasé synchrone avec la vitesse de rotation du rotor.
Cette génératrice illustrée par la figureII-11, dispose un grand nombre de pôles. Voici,
l’avantage du nombre élevé de pôles :
Réduisez la longueur de l'enroulement et la taille de la machine (horizontale) à
mesure que le nombre de pôles augmente.
Permet de réduisez la taille de l'aimant permanent.
Page | 38
3.1.2 Constitution
La génératrice (GSAP) est constituée d’une partie mobile : Le rotor et d’une partie fixe : le
stator qui constitue dans ce cas un système triphasé. Cette structure réserve plusieurs avantages :
- Pas de pertes Joules au rotor
- Pas besoin de bobinages et de balais au rotor
- Un rotor plus léger (car aimants plus légers que les bobinages)
- Pour les faibles dimensions, inductions plus importante.
[Link] Rotor :
- Aimants en surface : Les aimants permanents sont collés sur le rotor à l’aide de résine
ou on les insère dans des encoches réalisées au rotor.
- Aimants enterrés : Les aimants permanents sont démagnétisés et enterrés dans le rotor,
puis ils sont magnétisés.
- Aimants à concentration de flux : Les aimants permanents sont disposés de telle sorte
qu’ils fournissent une concentration du flux dans l’entrefer plus grand que le flux
individuel de chaque aimant.
L’inducteur de cette génératrice illustré par la figureII-13 est un aimant permanent celui qui
crée le champ magnétique. Il est entrainé par l’énergie mécanique produite par la turbine
éolienne. Ce dernier présente l’avantage d’éliminer les balais et les pertes rotorique. Le rotor
est constitué avec des aimants permanents, et ne comporte ni bagues ni balais. Le flux inducteur
est fixé par ces aimants. En conséquence, les pertes cuivre sont localisées au stator,
Page | 39
d’où la facilité de les évacuer par une ventilation extérieure. De plus, il possède une puissance
massique et un rendement supérieurs aux autres technologies.
[Link] Stator :
Page | 40
3.2 Modélisation de la Génératrice synchrone à aimants permanents
Pour modéliser la génératrice synchrone AP on doit respecter certaines hypothèses essentielles
simplificatrices :
- Entrefer constant,
- L’absence de saturation dans le circuit magnétique,
- L’hystérésis est négligée avec les courants de Foucault et l’effet de peau,
- L’effet d’encochage est négligeable,
- La résistance des enroulements ne varie pas avec la température.
Page | 41
3.2.1 Equations électriques
Les équations électriques des machines électriques dans un repère fixe lié au stator sont décrites
par équations suivant :
𝑉𝑎 𝑖𝑎 𝛹𝑎
𝑑
[𝑉𝑏 ]= 𝑅𝑆 [𝑖𝑏 ]+𝑑𝑡 [𝛹𝑏 ] (2.14)
𝑉𝑐 𝑖𝑐 𝛹𝑐
𝑉𝑎
[𝑉𝑏 ] : 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠.
𝑉𝑐
𝑖𝑎
[𝑖𝑏 ] : 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠.
𝑖𝑐
𝛹𝑎
[𝛹𝑏 ] : 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑏𝑖𝑛𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠
𝛹𝑐
𝑑𝛹𝑎
𝑉𝑎 = −𝑅𝑆 𝑖𝑎 + 𝑑𝑡
𝑑𝛹𝑏
𝑉𝑏 = −𝑅𝑆 𝑖𝑏 + (2.15)
𝑑𝑡
𝑑𝛹𝑐
{ 𝑉𝑐 = −𝑅𝑆 𝑖𝑐 + 𝑑𝑡
Page | 42
3.2.2 Passage au repéré de Park
Les deux bobines d et q, tournent avec le rotor, produisant le même effet que les trois bobines
fixes. Les variations exprimées dans ce nouveau repère (d, q), nous permettent de passer de
repère naturel au repère de Park, et d’avoir ainsi un modèle relativement simple de la machine.
Page | 43
En appliquant la transformation de Concordia T32 définit par (2.16) :
1 0
𝑋𝑎 −1 √3
𝑋𝑎 𝑡 𝑋
3
[ ] = 𝑇32 | 𝑏| , 𝐴𝑣𝑒𝑐: 𝑇32 =√ 2 2 (2.16)
𝑋𝑏 2
𝑋𝑐 −1 −√3
[2 2 ]
𝑉𝑑 𝑖𝑑 𝑑 𝛹𝑑 𝜋 𝛹𝑑
[ 𝑉 ] = 𝑅𝑆 [𝑖 ] + [ 𝛹 ] + 𝜃 𝑃 ( ) [ 𝛹 ] (2.18)
𝑞 𝑞 𝑑𝑡 𝑞 2 𝑞
𝑋𝑑 𝑋 𝑐𝑜𝑠𝜃 −𝑠𝑖𝑛𝜃
Où : [𝑋 ] = 𝑃(−𝜃) [ 𝑎 ] , 𝑒𝑡 𝑃(𝜃) = [ ] (2.19)
𝑞 𝑋𝑏 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃
Page | 44
Chapitre Ⅲ :
Modélisation et simulation de la
chaîne de conversion éolienne
sous Matlab/Simulink
Page | 45
1 Introduction
Pour valider notre étude théorique de la chaîne de conversion d'énergie éolienne, la
modélisation et la simulation du processus est nécessaire. La chaîne de conversion a été
modélisée et simulée à l’aide du logiciel Matlab/Simulink.
𝐶2 −𝐶5
𝐶𝑝 (𝛽, 𝜆) = 𝐶1 ( − 𝐶3 × 𝛽 − 𝐶4 ) 𝑒 𝜆𝑖 + 𝐶6 × 𝜆
𝜆𝑖
Avec
1 1 0.035
= − 3
𝜆𝑖 𝜆 + 0.08𝛽 𝛽 + 1
C1 ,C2 ,C3 ,C4 ,C5 C6 sont des coefficients propres au système étudié et définis par le constructeur
de la machine[7].
Page | 46
3 Caractéristique de la turbine éolienne
La turbine éolienne choisie pour notre étude est une turbine tripale en fibre de verre. Ses
caractéristiques sont données dans le tableauⅢ-1. Celle-ci est à vitesse variable munie d’un
modèle à 2 masses. Utilisée dans cette chaîne pour fournir un couple mécanique appliqué sur
l’arbre d’une génératrice synchrone à aimants permanents.
Nombre de pales 3
Page | 47
4 Modèle Simulink de la chaîne de conversion éolienne
4.1 Etape1 : Modélisation du technique de contrôle (Pitch control)
Le système illustré par la figureⅢ-1, contrôle le flux du vent autour de la pale d'éolienne,
contrôlant ainsi la couple exercé sur l'arbre de la turbine. Si la vitesse du vent est inférieure à la
vitesse nominale du vent de l'éolienne, l'angle de tangage est maintenu constant à sa valeur
optimale.
La première entrée (wr1) est la vitesse de rotation du rotor de l’éolienne en (rad/s), la seconde
entrée (V) est la vitesse nominal du vent en (m/s), La sortie (Pitch angle) est l’angle
d’orientation des pales en (degré).
Page | 48
4.2 Etape2 : Modèle Simulink de coefficient de puissance Cp
Le coefficient de puissance (Cp) illustré par la figureⅢ-3 représente l'efficacité du rotor de la
turbine à capter l'énergie disponible dans le vent. Ce coefficient de puissance varie en fonction
de deux paramètres, soit la vitesse spécifique (Lamda) et l'angle de calage des pales (béta).
Page | 49
Selon la figureⅢ-5 l’efficacité mécanique de l’éolienne (efficacité avec laquelle l’éolienne
convertit l’énergie cinétique en électricité) est de 48%.
Page | 50
4.3 Etape 3: Modèle Simulink de la turbine éolienne
Ce modèle illustré par la figureⅢ-7 est obtenu en modélisant et en regroupant sous
Matlab/Simulink les équations mathématiques présentées dans le deuxième chapitre.
Les résultats obtenus montrent que la turbine génère un couple mécanique important avec des
faibles ondulations, par rapport à la vitesse du vent disponible (12m/s).
Page | 51
L'illustration ci-dessous montre la puissance mécanique (Puissance turbine) pour différentes
vitesses de vent et pour l'angle d'inclinaison des pales β = 0 degré. On voit donc que la
puissance est proportionnelle au cube du vent (une vitesse de 30% supérieur permettra une
puissance plus de deux fois supérieur).
La puissance est proportionnelle aussi à la surface balayée (donc au carré du diamètre des pales)
d’où l’importance de ces deux facteurs, on recueille seulement un pourcentage de cette
puissance théorique.
Page | 52
4.4 Etape4 : Dispositif d’entraînement modèle à deux masses
Ce système adapte la vitesse lente de la turbine à la vitesse de la génératrice avec un rapport
(G=7). Au niveau de (L’arbre) ce modèle mécanique considère l’inertie total 𝐽 constitué de
l’inertie de la turbine reporté sur le rotor de la génératrice et de l’inertie de la génératrice Les
équations dynamiques de la turbine décrites dans la référence de l'arbre lent sont données par
les équations (II-12) (II-13) (II-14).
Page | 53
4.5 Etape5 : Simulation de la génératrice (GSAP)
La machine choisie pour notre étude est une génératrice synchrone à aimants permanents à
pôles internes Saillances, possède 5 paires de pôles. Ses caractéristiques sont données dans le
tableauⅢ-2 ci-dessous.
Nombre de pôles 10
Vitesse du rotor (rad/s) 152.89
Résistance statorique (Ω) 0.425
Inductance statorique suivant 0.0082
l’axe d (H)
Le modèle Simulink de cette génératrice est présenté par la figureⅢ-11 ci-dessous, apparaissent
en bleu le bloc qui regroupes les équations électriques et en vert le bloc qui regroupe les
équations mécaniques.
Le modèle de cette génératrice a comme entrées la vitesse angulaire arbre, paramètres internes
et mesures des courants, et comme Sorties force électromagnétique coule électromagnétique.
Page | 54
Figure Ⅲ-11 : Modèle Simulink de la GSAP
Page | 55
4.5.1 Modèle des équations mécanique
Après avoir le courant direct (id) et courant quadratique (iq) on a à la sortie le couple
électromagnétique (Ce).
D’après les résultats de simulation de la GSAP illustré par la figureⅢ-15, elle possède une
accélération vite avec des faibles ondulations de couple électromagnétique. On constate que les
deux couples (Cm et Cem) sont égales, car le modèle du multiplicateur est supposé parfait.
Tous les résultats obtenus montrent que la puissance électrique générée est très affectée par
l’angle de calage de pales de l’éolienne, les différents modèles étudiés sont conformes à la
réalité. Ce qui montre la validité de ce travail.
Page | 56
Cem
Page | 57
4.5.3 Schéma global du modèle de simulation sous Matlab/Simulink
Le modèle réalisé sous Simulink pour simuler le fonctionnement de la chaîne éolienne est illustré par la figure Ⅲ-16. Apparaissent en vert le bloc
de la turbine éolienne, en rouge le modèle du dispositif d’entrainement à deux masses, le bloc orange représente le modèle de la GSAP. Les autres
couleurs représentent des sous-systèmes créés pour modéliser les différentes équations régissant le fonctionnement de l’éolienne.
Page │ 58
4.5.4 Modèle Simulink simplifié de la chaîne éolienne
Page │ 59
CONCLUSION GENERALE
Ce travail nous a permis d’appliquer ce que nous avons appris sur l’énergie éolienne en
première année mastère et d’approfondir dans le logiciel Matlab/Simulink et prendre
des bonnes pratiques dans la simulation du projet et apprendre à maitriser la
modélisation des chaînes de conversion d’énergie éolienne.
L’énergie éolienne constitue une solution propre par excellence et renouvelable pour
convertir le vent en électricité, malgré la fluctuation de la vitesse du vent qui influe sur
la qualité de la production, l’énergie éolienne est un vecteur énergétique important dans
l’actualité et dans l’avenir.
La vitesse du vent est considérée comme une entrée perturbatrice du système éolien. Il
est très important de bien connaitre celle-ci, car la puissance de l’éolienne est
proportionnelle au cube de la vitesse du vent. Pour une vitesse deux fois plus fort, la
puissance sera huit fois plus forte. Donc la turbine éolienne peut être contrôlée par action
sur deux paramètres, l’angle d’orientation de pales et le couple électromagnétique.
Perspectives
Ce travail peut être poursuivi et complété par des perspectives pour améliorer la production
et la qualité de la puissance, par l’étude des points suivants :
Page │ 60
Références bibliographiques
Adresse : Avenue Omar Ibn El-Khattab 6072-Zrig-Gabes. – قابس6072 - زريق- شارع عمر بن الخطاب:العنوان
Téléphone : 75 392 108 Fax : 75 392 390 75 239 039 : الفاكس108 75 392 :الهاتف
[Link] موقع الواب:
Page | 61