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Rappel Et Complément

Ce document présente les notions fondamentales d'électrostatique et de magnétostatique. Il décrit les sources de champ électrique, la loi de Coulomb et le théorème de Gauss, et donne un exemple d'application de ce théorème.

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Rappel Et Complément

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Chapitre 0

Rappel et complément d’électrostatique


et de magnétostatique

I Rappel d’électrostatique

I.1 Source de champ électrique




La source d’un champ électrique E (M, t) en un point M de l’espace et à un instant t est

ifi
une charge ou un ensemble de charges électriques. En régime statique (i.e. stationnaire) ces
charges sont fixes et on parle alors d’électrostatique.
hl
Une distribution volumique V de charges de densité ρ = dq/dV (en C.m−3 ) contient une charge
totale : y y
.K

Q= dq = ρ.dV
V V

Une distribution surfacique S de charges de densité σ = dq/dS (en C.m−2 ) contient une charge
totale : x x
A

Q= dq = σ.dS
S S

Une distribution linéı̈que C de charges de densité λ = dq/dl (en C.m−1 ) contient une charge
totale : Z Z
Q = dq = λ.dl
C C

I.2 Loi de Coulomb


Une charge ponctuelle q fixe située en un point P de l’espace crée en tout autre point M le


champ électrique E (M ) donné par la loi de Coulomb suivante :
−−→

− q PM
E (M ) =
4πε0 P M 3

où ε0 (en F m−1 ) désigne la permittivité électrique du vide.

1
Une distribution discrète de charges fixes ponctuelles qi situées aux points Pi créent en tout
autre point M de l’espace le champ électrique suivant obtenu par théorème de superposition :
−−→

− X q i Pi M
E (M ) = 3
i 4πε0 Pi M

Une distribution continue de charges fixes situées aux points P de l’espace crée en tout
autre point M le champ suivant obtenu par théorème de superposition :
• Si la distribution est volumique de densité ρ :


− y dq − −→
PM y ρ − −→
PM
E (M ) = = dV
V
4πε0 P M 3 V
4πε0 P M 3

• Si la distribution est surfacique de densité σ :


− x dq − −→
PM x σ − −→
PM
E (M ) = = dS
S
4πε0 P M 3 S
4πε0 P M 3

• Si la distribution est linéı̈que de densité λ :

ifi
−−→ −−→
hl

− Z
dq P M Z
λ PM
E (M ) = = dl
C 4πε0 P M 3 C 4πε0 P M 3
.K

I.3 Théorème de Gauss


Énoncé :


Le flux ΦE (ΣG ) du champ électrique E (M ) à travers une surface fermée ΣG , dite surface
A

de Gauss, est égal à la quantité de charges Qint contenue à l’intérieur de cette surface divisée
par ε0 :
x → − −
→ Qint (ΣG )
ΦE (ΣG ) ≡ E (M ).dΣG (M ) = (1.1)
(def )
M ∈Σ
ε0
G

Exemple :
On se proppose d’appliquer le théorème de Gauss (1.1) pour le calcul


du champ électrique E (M ) créé en tout point M de l’espace. La distri-
bution de charges est représentée par la figure 1.1 ci-contre : une charge
ponctuelle Q au centre O de deux sphères concentriques, de rayons res-
pectifs R1 et R2 . L’espace entre les deux sphères est à son tour rempli
de charges réparties en volume avec la densité uniforme ρ
Figure 1.1
i) Choix de la base : Le problème est à symétrie sphérique d’où on choisit de travailler en co-
ordonnées sphériques (r, θ, ϕ) dans la base (~er , ~eθ , ~eϕ ).

2
ii) Étude d’invariances et de symétries :
Étude d’invariances :
La distribution de charges reste invariante par rotation d’un angle θ ou d’un angle ϕ (i.e. par
changement de θ ou de ϕ) d’où, d’après le principe de Curie (i.e. principe de causalité) le champ

− →
− →
− →

E (M ) = E (r, θ, ϕ) ne dépend ni de θ ni de ϕ −→ E (M ) = E (r).

Étude de symétries :
Les plans Π1 = (M, ~er , ~eθ ) et Π2 = (M, ~er , ~eϕ ) sont deux plans de
symétrie géométrique. De plus, de part et d’autre de chacun de ces plans,
on a même signe de charge (car ρ est uniforme), d’où il s’agit de deux

− →

plans de symétrie paire, et -par conséquent- E (M ) ∈ Π1 et E (M ) ∈ Π2

− →

donc E (M ) ∈ Π1 ∩ Π2 . Il s’en suit alors que E (M ) = E(M )~er .

Figure 1.2


Finalement, par symétries et invariances, on a : E (M ) = E(r)~er . 1
iii) Calcul :

ifi


* La première étape s’agit toujours d’exprimer le flux ΦE du champ électrique E (M ) à
travers une surface fermée de centre O et de rayon r 2 :
hl
x →
− −

ΦE = E (M ).dΣG (M )
M ∈ΣG
x
.K

= E(M )~er .dΣG (M )~er


M ∈ΣG
x
= E(r).r2 sinθdθdϕ
M ∈ΣG
A

2
= 4πr E(r) (1.2)

Où dΣG (M ) = r2 sinθdθdϕ avec θ ∈ [0, π] et ϕ ∈ [0, 2π]


* La deuxième étape consiste à exprimer la quantité de charges contenues à l’intérieur de la
surface de Gauss ΣG de rayon r. Il s’agit alors ici de discuter suivant que r ≤ R1 , R1 ≤ r ≤ R2
ou bien r ≥ R2 .
1. On dit dans ce cas que la distribution est à hautre symétrie.
2. Le rayon de la surface de Gauss est toujours égal à r car elle doit impérativement passer par le point M


où on cherche à calculer E (M )

3
Si 0 < r ≤ R1 : (figure 1.3)

Qint (ΣG ) = Q (1.3)

d’où (1.2) et (1.3) permettent d’écrire :

Q
4πr2 E(r) =
ε0


− Q
soit alors : E (r ≤ R1 ) = ~er Figure 1.3
4πε0 r2

Si R1 ≤ r ≤ R2 : (figure 1.7)

y
Qint (ΣG ) = Q + ρdV1
V
1
y
= Q+ ρ r02 dr0 sinθdθ dϕ

ifi
V1
4  
= Q + ρ. π r3 − R13 (1.4)
3 Figure 1.4
où nous avons intégré r0 de R1 à r dans l’expression précédente.
hl
d’où (1.2) et (1.4) permettent d’écrire :
.K

Q 4πρ  3 
4πr2 E(r) = + r − R13
ε0 3ε0
" #

− Q ρ (r3 − R13 )
soit alors : E (R1 ≤ r ≤ R2 ) = + ~er
4πε0 r2 3ε0 r2
A

Si r ≥ R2 : (figure 1.5)

y
Qint (ΣG ) = Q + ρdV2
V2
y
= Q+ ρ r02 dr0 sinθdθ dϕ
V2
4  
= Q + ρ. π R23 − R13 (1.5)
3 Figure 1.5
où nous avons cette fois intégré r0 de R1 à R2 dans l’expression précédente.
d’où (1.2) et (1.5) permettent d’écrire :

Q 4πρ  3 
4πr2 E(r) = + R2 − R13
ε0 3ε0

4
" #

− Q ρ (R23 − R13 )
soit alors : E (r ≥ R2 ) = + ~er
4πε0 r2 3ε0 r2

II Rappel de magnétostatique

II.1 Source de champ magnétique




La source d’un champ magnétique B (M, t) en un point M de l’espace et à un instant t est
un courant électrique. Si ces courants sont statiques on parle alors de magnétostatique.
À un ensemble de charges électriques de densité volumique ρ(P, t) en mouvement ordonné
à la vitesse moyenne →
−v on peut associer un courant électrique. On parle alors dans ce cas de


courant volumique et on définit ainsi un vecteur densité volumique de courant électrique j (P, t)
par :


j (P, t) = ρ(P, t).→

v (1.6)

Une analyse dimensionnelle permet d’écrire :

[j] = [ρ] [v] =


ifi
[q] L
[V] T
.
hl
[q] L
= .
L3 T
[q] /T
=
.K

L2
[I] [courant]
= =
[S] [surface]



Ainsi, j s’exprime en A.m−2 . Il s’en suit immédiatement que, pour remonter à l’intensité du
A



courant I(t) qui circule dans le volume V il faut calculer le flux du vecteur j (P, t) à travers la
surface S que traversent les charges en mouvement :
x →
− −

I(t)= j (P, t).dS(P ) (1.7)
P ∈S

Il est enfin à noter que les distributions linéiques de courants (ou encore les courants fili-
formes) sont simplement représentés par leur intensité I (pas de densité linéı̈que de courant).

Remarque : Équation locale de conservation de la charge électrique


On considère un ensemble de charges, de densité volumique ρ(x, t) supposée positive, en
mouvement ordonné suivant l’axe (x0 x) à la vitesse d’ensemble constante ~v = v~ex . On se pro-
pose d’exprimer la variation dq de la charge contenue dans le volume dV = S.dx pendant
l’intervalle de temps dt.

5
dq = δqt+dt − δqt
= ρ(x, t + dt)dV − ρ(x, t)dV
= [ρ(x, t + dt) − ρ(x, t)] S.dx
∂ρ(x, t)
= dt.S.dx (1.8)
∂t

D’un autre coté, la charge dq est égale à la somme algébrique des charges δqx et δqx+dx qui ont
traversé la surface S respectivement en x et en x + dx (voir figure 1.6), ce qui permet d’écrire :

dq = δqx + δqx+dx
= j(x, t).S.dt − j(x + dx, t).S.dt
= [j(x, t) − j(x + dx, t)] S.dt
∂j(x, t)
= − dx.S.dt (1.9)
∂x

ifi
hl
.K

Figure 1.6
A

Les équations (1.8) et (1.9) permettent alors d’avoir :

∂ρ(x, t) ∂j(x, t)
dt.S.dx = − dx.S.dt
∂t ∂x

∂ρ(x, t) ∂j(x, t)
soit : =− .
∂t ∂x 0
Dans le cas général, une étude similaire suivant les axes (y y) et (z 0 z) permet d’avoir des résultats
analogues, soit :

∂ρ(y, t) ∂jy (y, t) ∂ρ(z, t) ∂jz (z, t)


=− et =−
∂t ∂y ∂t ∂z

Il s’en suit que : " #


∂ρ(M, t) ∂jx (M, t) ∂jy (M, t) ∂jz (M, t)
=− + +
∂t ∂x ∂y ∂z

6


En introduisant l’opérateur mathématique divergence d’un vecteur A (M ) = Ax (M )→

ex +

− →

Ay (M ) e y + Az (M ) e z définit, en coordonnées cartésiennes, par :


− ∂Ax (M ) ∂Ay (M ) ∂Az (M )
div A = + +
∂x ∂y ∂z

il vient finalement que l’équation locale de conservation de la charge électrique s’écrit :

∂ρ(M, t) →

+ div j (M, t) = 0 (1.10)
∂t

On note enfin, qu’en régime statique, l’équation précédente se ramène simplement à :



div j (M ) = 0

II.2 Théorème d’Ampère

ifi
Énoncé :


La circulation CB du champ magnétique B (M ) sur un contour fermé et orienté arbitraire-
ment ΓA , appelé contour d’Ampère, est égale au courant algébrique total enlacé par ce contour
hl
multipliée par µ0 . z → − →

CB ≡ B (M ). dl (M ) = µ0 .Ienlacé (1.11)
.K

(def )
M ∈ΓA

où µ0 (en H.m−1 ) désigne la perméabilité mmagnétique du vide.


A

Exemple 1 : Cylindres coaxiaux


On se proppose d’appliquer le théorème d’Ampère (1.11) pour le calcul


du champ magnétique B (M ) créé en tout point M de l’espace. La
distribution de courants est représentée par la figure 1.7 ci-contre : un
premier cylindre infini plein de rayon R1 est parcouru par un courant


volumique de densité uniforme j 1 = j0 → −e z et un second cylindre infini
creux, coaxial au premier, de rayon intérieur R2 et de rayon extérieur
R3 est parcouru par la même densité de courant uniforme sauf qu’en


sens inverse j 2 = −j0 →
−e z.

Figure 1.7
i) Choix de la base : Le problème est à symétrie cylindrique d’où on choisit de travailler en co-
ordonnées cylindriques (r, θ, z) dans la base (~er , ~eθ , ~ez ).
ii) Étude d’invariances et de symétries :
Étude d’invariances :

7
La distribution de courants reste invariante par rotation d’un angle θ ou par translation sui-
vant (z 0 z) (i.e. par changement de θ ou de z) d’où, d’après le principe de Curie le champ

− →
− →
− →

B (M ) = B (r, θ, z) ne dépend ni de θ ni de z −→ B (M ) = B (r).

Étude de symétries :
Le plan Π = (M, ~er , ~ez ) est un plan de symétrie géométrique. De plus,
de part et d’autre de ce plan, les courants sont symétriques, d’où il


s’agit d’un plan de symétrie paire, et -par conséquent- B (M ) ⊥ Π 3 . Il


s’en suit alors que B (M ) = B(M )~eθ .

Figure 1.8


Finalement, par symétries et invariances, on a : B (M ) = B(r)~eθ .
iii) Calcul :

ifi
* La première étape s’agit toujours d’exprimer la circulation CB du champ magnétique


B (M ) à travers un contour fermé et arbitrairement orienté de centre O et de rayon r 4 :
z
hl

− →

CB = B (M ). dl (M )
M ∈ΓA
z
.K

= B(r)~eθ .dl(M )~eθ


M ∈ΓA
z
= B(r).rdθ
M ∈ΓA
= 2πrB(r) (1.12)
A

* La deuxième étape consiste à exprimer le courant total qui passe à l’intérieur du contour
d’Ampère ΓA de rayon r. Il s’agit alors ici de discuter suivant que r ≤ R1 , R1 ≤ r ≤ R2 ,
R2 ≤ r ≤ R3 ou bien r ≥ R3 .

− →

3. Contrairement à E (M ) qui est un vrai vecteur, B (M ) est dit pseudo-vecteur : il est perpendiculaire à un
plan de symétrie paire et il appartient à un plan de symétrie impaire.
4. Le rayon du contour d’Ampère est toujours égal à r car il doit impérativement passer par le point M où


on cherche à calculer B (M )

8
Si 0 ≤ r ≤ R1 :(figure 1.9(a))
x →
− − → x
Ienlacé = j 1 dS 1 = j0 dS1 = j0 .πr2 (1.13)
S1 (ΓA ) S1 (ΓA )

Si R1 ≤ r ≤ R2 :(figure 1.9(b)) (a)

x →
− − → x
Ienlacé = j 1 dS 2 = j0 dS2 = j0 .πR12 (1.14)
S2 (ΓA ) S2 (ΓA )

Si R2 ≤ r ≤ R3 :(figure 1.9(c))

j1 .πR02
x →
− − →
j 2 dS 3 = j0 .πR12 +
x
ifi (b)
hl
Ienlacé = + (−j0 )dS3
S3 (ΓA ) S3 (ΓA )
 
= j0 .πR12 − j0 π r2 − R22 (1.15)
.K
A

Si r ≥ R3 :(figure 1.9(d))
(c)

x →
− − → x
Ienlacé = j0 .πR12 + j 2 dS 4 = j0 .πR12 + (−j0 )dS4
S4 (ΓA ) S4 (ΓA )
 
= j0 .πR12 − j0 π R32 − R22 (1.16)

(d)

Figure 1.9

9
Finalement, combiner l’équation (1.12) aux équations (1.13)-(1.16) permet de déduire le champ
magnétique créé par la distribution de courant étudiée dans chaque cas. En effet,


− µ0 Ienlacé →

B (M ) = eθ
2πr

Exemple 2 : Solénoı̈de infini




On se propose de calculer le champ magnétique B (M ) créé en tout
point M de l’espace par un solénoide de longueur L supposée très
grande et comportant N spires jointives parcourue chacune par un
courant d’intensité I (figure 1.10). On désignera par n = N/L le
nombre de spires par unité de longueur.
i) Choix de la base : Le problème est à symétrie cylindrique d’où on
choisit de travailler en coordonnées cylindriques (r, θ, z) dans la base
(~er , ~eθ , ~ez ).

ii) Étude d’invariances et de symétries :


Étude d’invariances :

ifi
La distribution de courants reste invariante par rotation d’un angle θ ou par translation sui-
Figure 1.10
hl
vant (z 0 z) (i.e. par changement de θ ou de z) d’où, d’après le principe de Curie le champ

− →
− →
− →

B (M ) = B (r, θ, z) ne dépend ni de θ ni de z −→ B (M ) = B (r).
.K

Étude de symétries :
Le plan Π = (M, ~er , ~eθ ) est un plan de symétrie géométrique. De plus, de part et d’autre
de ce plan, les courants sont symétriques, d’où il s’agit d’un plan de symétrie paire, et -par

− →

conséquent- B (M ) ⊥ Π. Il s’en suit alors que B (M ) = B(M )~ez .
A



Finalement, par symétries et invariances on a : B (M ) = B(r)~ez .

iii) Calcul :


* La circulation CB du champ magnétique B (M ) à travers un contour
fermé et orienté ABCD de longueur AB = CD = ` (figure 1.11) s’écrit :
z →
− →

CB = B (M ). dl (M )
M ∈ΓA
Z B Z C Z D Z A
= B(r1 )→

ez .dz →

ez + B(r)→

ez .dr→

er + B(r2 )→

ez .(−dz →

ez ) + B(r)→

ez .(−dr→

er )
A B | {z } C D | {z }
=0 =0
= [B(r1 ) − B(r2 )] .` (1.17)

Figure 1.11

10
* Exprimons maintenant le courant Ienlacé passant à l’intérieur du contour d’Ampère ABCD.

Si r2 > R et r1 > R :(figure 1.11)


Aucun courant ne passe à l’intérieur du contour d’Ampère
−→ Ienlacé = 0
Il s’en suit que : B(r2 ) = B(r1 ) ≡ Bext = cte
En admettant que B(r → ∞) = 0, il vient alors que le champ
magnétique est partout nul à l’extérieur du solénoide infini


− →
− →

B ext ≡ B (r > R) = 0

Si r1 < R et r2 < R :(figure 1.12)


Ici encore, aucun courant ne passe à l’intérieur du contour d’Ampère
−→ Ienlacé = 0
Il s’en suit que : B(r2 ) = B(r1 ) ≡ Bint = cte
−→ le champ est uniforme à l’intérieur du solénoide

ifi
Si r1 < R et r2 > R :(figure 1.13) Figure 1.12
Le courant Ienlacé qui passe à l’intérieur du contour est égal au
nombre Nsp de spires multiplié par la valeur algébrique (conformément
hl
à l’orientation arbitrairement choisie pour le contour ABCD) de
l’intensité du courant I circulant dans chaque spire :
.K

Ienlacé = +Nsp .I = n`.I

D’où :
A

[B(r1 ) − B(r2 )] .` = [Bint − Bext ] .` = Bint .`


= µ0 n`.I

Soit enfin :

− →

B int ≡ B (r < R) = µ0 nI →

ez

Figure 1.13

11
III Action d’un champ magnétique sur une distribution
de courants : Force de Laplace

III.1 Densité de force de Laplace


On considère un conducteur au sein duquel un ensemble de porteurs de charge de densité
volumique ρ sont en mouvement ordonné à la vitesse moyenne → −
v engendrant ainsi un curant de

− →

vecteur densité volumique j = ρ v . On suppose que dans le milieu extérieur reigne un champ


magnétique uniforme et stationnaire B ext .


Sous l’action de B ext , une charge ponctuelle q subit la forccce magnétique suivante :


− →

F magn = q →

v ∧ B ext

Un élément de volume dV de ce conducteur, contenant la charge dq = ρdV, subit la force


magnétique :

−→ →
− →

dF magn = dq →

v ∧ B ext = ρdV →

ifi
− →

v ∧ B ext

= j ∧ B ext dV (1.18)
hl


On introduit alors le vecteur densité volumique de force magnétique fL , dite aussi force de La-


place, exercée par le champ magnétique B ext sur la distribution de courant de desnité volumique
.K



j comme suit :



→ F magn → − → −
fL = = j ∧ B ext (1.19)
dV
A

Remarques :

• La résultante des forces de Laplace s’exerçant sur une distribution volumique de courants
s’écrit : y→

− − → −
FL= j ∧ B ext dV
V

• Dans le cas d’une distribution de courant filiforme C, la résultante des forces de Laplace
se donne par :

− Z

− → −
F L = I dl ∧ B ext
C

12
III.2 Exemples
Exemple 1 : Rails de Laplace
On considère une barre conductrice en mouvement de trans-
lation sans frottement à la vitesse constante →

v = v→ −
ex sur
deux rails horizontaux appelé rails de Laplace. Le système
est parcouru par un courant d’intensité I et un champ


magnétique B 0 uniforme et stationnaire reigne à l’extérieur
(figure 1.14 ci-contre).
Figure 1.14
* La résultante des forces de Laplace s’appliquant sur la barre s’écrit :


− Z

− → − Z L/2
FL= I dl ∧ B 0 = Idy →

ey ∧ B0 →

ez
Barre −L/2
= IB0 L→

ex

* La puissance des forces de Laplace est :


− −
PL = F L .→

ifi
v = IB0 Lv > 0
hl
−→ Il s’agit ici d’une puissance motrice
.K

Exemple 2 : Spire rectangulaire en rotation


Une spire rectangulaire ABCD de moment d’inertie J est parcourue par un courant d’in-
tensité I et est soumise à l’action d’un champ magnétique extérieur uniforme et stationnaire
−→
A

B0 . La spire, de cotés AB = CD = a et BC = DA = b, est en rotation autour de l’axe (x0 x) à




la vitesse angulaire constante Ω = Ω→ −
ex = α̇(t)→

ex (voir figure 1.15 ci-bas).

Figure 1.15 – Spire rectangulaire en rotation

13
On rappelle qu’une telle spire est équivalente à un dipôle magnétique de moment dipolaire

− →

m = I. S = I.ab.→

n où →

n = cosα→ −
ez − sinα→ −
ey



• La résultante des forces de Laplace exercées par le champ magnétique uniforme B 0 sur la
spire s’écrit :
z −→ z → z →
 

− − → − − →
− →

FL= dF L = I dl ∧ B 0 = I  dl  ∧ B 0 = 0
spire spire spire
| {z }


=0

On retient alors le résultat suivant : L’action d’un champ magntique extérieur uniforme sur un
dipôle magnétique se réduit à un couple.
−→→ −
On désigne par M( F L ) le moment de ce couple et on se propose de l’exprimer.
• Le moment des forces de Laplace s’exerçant sur la spire s’écrit :


→→− z −−→ →
− z −−→ −→
M( F L ) = dM( F L ) = OM ∧ dF L (M )
M ∈spire M ∈spire
z −−→  →
− →
− 
= OM ∧ I dl (M ) ∧ B 0

— Sur [AB] : ifi


M ∈spire
hl
!

− Z B →
− → − Z B →
− →

F LAB = I dl ∧ B 0 = I dl ∧ B 0
.K

A A
−→ → −
= I.AB ∧ B 0
= I.a (cosα→

ey + sinα→

ez ) ∧ B0 →

ez
= IaB .cosα→−
e
0 x
A

Si on désigne par M1 le barycentre du segment [AB] (i.e. son milieu), il vient que le moment
des forces de Laplace exercées sur le segment [AB] (et calculé au point O) s’écrit :


→→− −−−→ →− b− →

M( F LAB ) = OM1 ∧ F LAB = →ex ∧ IaB0 .cosα→

ex = 0
2

— Sur [CD] :
En désignant par M3 le barycentre du segment [CD], un calcul analogue au précédent
permet d’obtenir :

→→ − −−−→ →− →

M( F LCD ) = OM3 ∧ F LCD = 0

14
— Sur [BC] :
!

− Z C →
− → − Z C →
− →

F LBC = I dl ∧ B 0 = I dl ∧ B 0
B B
−−→ → −
= I.BC ∧ B 0
= I.(−b→
−ex ) ∧ B0 →

ez
= IbB →−
e
0 y

Soit M2 le barycentre du segment [BC] (i.e. son milieu). D’où le moment des forces de
Laplace exercées sur le segment [BC] (et calculé au point O) s’écrit :


→→− −−−→ →− a
M( F LBC ) = OM2 ∧ F LBC = (cosα→

ey + sinα→

ez ) ∧ IbB0 →

ey
2
ab
= −I B0 .sinα→ −
ex
2

— Sur [DA] :
Un calcul analogue au précédent permet d’écrire :


− −−→ →−
F LDA = I.DA ∧ B 0 = Ib→

ifi
ex ∧ B0 →

ez = −IbB0 →

ey
hl
et, en désignant par M4 le barycentre du segment [DA], il vient que :
.K


→→− −−−→ →− −a
M( F LDA ) = OM4 ∧ F LDA = (cosα→

ey + sinα→

ez ) ∧ (−IbB0 →

ey )
2
ab
= −I B0 sinα→ −
ex
2
A

Finalement, le moment des forces de Laplace s’exerçant sur la spire se donne par :


→→− −
→→ − −→→
− −
→→− −
→→−
M( F L ) = M( F LAB ) + M( F LBC ) + M( F LCD ) + M( F LDA )
= −IabB sinα→0

e x



En remarquant enfin que : → −
m ∧ B 0 = Iab (cosα→ −
ez − sinα→ −
ey ) ∧ B0 →

ez = −IabB0 sinα→

ex
On établit alors que, l’action des forces de Laplace exercée par un champ magnétique extérieur


uniforme B 0 sur un dipôle magnétique de moment → −
m se réduit à un couple de moment :


→→− →

M( F L ) = →

m ∧ B0 (1.20)

Remarques :

15

→→− →

• La spire est en équilibre si : M( F L ) = 0 , soit alor :

α = 0 (position d’équilibre stable) ou α = π (position d’équilibre instable)



Le champ extérieur B 0 tend à aligner le dipôle magnétique →

m suivant sa direction.
• La puissance des actions mécaniques de Laplace s’écrit :


→→− → −
P = M( F L ). L


− →

où L = J Ω désigne le moment cinétique de la spire en rotation (J étant son moment
d’inertie). Soit alors :
P = −JIabB0 Ωsnα

ifi
hl
.K
A

16

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