Referentiel RSE en Logistique
Referentiel RSE en Logistique
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en e
lo g isti q u DICOM-DGITM/COUV/18129 - Juillet 2018
ecologique-solidaire.gouv.fr
economie.gouv.fr
Référentiel RSE en logistique Version 2018
SOMMAIRE GÉNÉRAL
CLÉS DE LECTURE…………………………………………………………………………. 3
Ce référentiel s’adresse aussi aux donneurs d’ordres (DO), souvent appelés « Comprendre la RSE
Fascicule 1 Motiver la démarche
chargeurs », en leur qualité d’entreprises qui achètent des prestations d’activités "Entrée en matière" Appréhender le référentiel
logistiques. En particulier, les commissionnaires sont considérés comme donneurs
d’ordres, car ils achètent des prestations logistiques.
En s’adressant à la fois aux OAL et aux DO, ce référentiel se veut ainsi commun et Fascicule 2 Identifier puis hiérarchiser
partagé par l’ensemble des entreprises de la filière logistique. "Lignes directrices" les enjeux RSE en logistique
F.1 p.9
Qu’est-ce qu’une partie prenante ?
F5. Annexe 5
F.1 pp.10-11
Quelle est la réglementation relative à la RSE en France ?
F.5 Annexe 2
Quels sont les enjeux RSE en logistique ? Dans quel ordre les prendre en compte dans ma démarche RSE ? F.2 pp.6-8
Quel est le niveau d’importance de chaque enjeu RSE au sein de mes activités logistiques ? F.2
Pour un enjeu RSE donné, quels objectifs stratégiques me fixer ? Quelles actions mettre en œuvre ? Quels indicateurs pour en
F.3
mesurer la performance ?
Avec quels indicateurs échanger avec mes donneurs d’ordres ? F.4 pp.6-10
F. = Fascicule | P. = Page
F.1 pp.10-11
Quelle est la réglementation relative à la RSE en France ?
F.5 Annexe 2
Comment utiliser le référentiel RSE en logistique pour piloter la performance RSE de mes activités logistiques sous-
F.1 p.16
traitées ?
Quels sont les enjeux RSE en logistique ? Quels sont les enjeux sur lesquels il est important que j’échange avec mes
F.2 pp.6-8
prestataires d’activités logistiques ?
Comment faire le lien avec la politique RSE de mon entreprise ? F.4 p.21
Quel est le niveau d’importance de chaque enjeu RSE au sein de mes activités logistiques sous-traitées ? F.2
GRILLE 3 : JE SUIS UN DONNEUR D’ORDRES, ET J’EXERCE AUSSI DES ACTIVITES LOGISTIQUES EN COMPTE PROPRE…
F.1 p.9
Qu’est-ce qu’une partie prenante ?
F5. Annexe 5
Comment utiliser le référentiel RSE en logistique pour déployer une démarche RSE au sein de mes activités logistiques
F.1 pp.17-18
en compte propre ?
Quels sont les enjeux RSE en logistique ? Dans quel ordre les prendre en compte dans ma démarche RSE ? F.2 pp.6-8
Quel est le niveau d’importance de chaque enjeu RSE au sein de mes activités logistiques en compte propre ? F.2
Pour un enjeu RSE donné, quels objectifs stratégiques me fixer ? Quelles actions mettre en œuvre ? Quels indicateurs
F.3
pour en mesurer la performance ?
Avec quels indicateurs échanger avec mes donneurs d’ordres internes ? F.4 pp.6-10
F. = Fascicule | P. = Page
Un glossaire, regroupant les principales définitions et abréviations utilisées dans les fascicules du référentiel est disponible à l’annexe 1 du fascicule 5.
éférentiel
R
en
lo g isti q u e
Fascicule 1
ENTRÉE EN MATIÈRE
Comprendre la RSE
DICOM-DGITM/COUV/18129 - Juillet 2018
Motiver la démarche
Appréhender le référentiel
ecologique-solidaire.gouv.fr
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
2
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
INTRODUCTION GENERALE
Une économie moderne, dont le fonctionnement repose sur l’échange des biens, des services
et des données au sein de son territoire et au-delà de ses frontières, a besoin d’une logistique
performante et agile. En France, la logistique représente ainsi 10 % du PIB et 1,8 million
d’emplois.
Conscient de la nécessité de préparer la société et les acteurs économiques aux transitions en
cours (numérique, écologique, énergétique), le gouvernement s’est engagé en 2016 au
travers de sa stratégie nationale « France Logistique 2025 » dans un plan d’actions mobilisant
les services de l’État 1.
Le référentiel sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) en logistique, qui découle de
cette stratégie, constitue une réponse à une forte demande émise par la filière.
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) représente l’intégration, dans le monde de
l’entreprise 2, des principes du développement durable et de ses trois piliers : environnement,
social, économie. Telle que définie dans des standards internationaux, la RSE est composée de
sept champs d’action : gouvernance, droits de l’Homme, social, environnement, loyauté des
pratiques, enjeux liés aux clients / consommateurs, implication dans les territoires.
La logistique couvre, dans l’ensemble de ce référentiel, l’ensemble des opérations assurées sur
les flux physiques de marchandises, notamment : le transport, le stockage et l’entreposage, la
manutention, et l’emballage.
Ce référentiel est l’aboutissement d’un processus d’élaboration de plusieurs années conduit
avec l’ensemble des parties prenantes de la filière logistique (entreprises donneuses d’ordres
et de prestations logistiques, associations et fédérations professionnelles, clusters régionaux,
ONG, administrations et opérateurs, etc.).
Ce processus, qui a débuté avec les travaux de la Section thématique Logistique et supply
chain de la CNS (Commission Nationale des Services), s’est poursuivi dans le cadre des travaux
liés à la stratégie « France logistique 2025 ». Débutant par une revue approfondie des grandes
références internationales de la RSE et des travaux propres à la logistique en la matière, ce
processus a inclus une enquête en ligne nationale, des entretiens approfondis auprès des
entreprises ainsi que des associations et fédérations professionnelles de la filière, des ateliers de
travail thématiques, et a été complété par la consultation de la Plateforme RSE et de
nombreuses réunions bilatérales.
La Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer (DGITM) remercie
l’ensemble des personnes impliquées, et tout particulièrement les membres du comité de
pilotage.
Pour aller plus loin : une description détaillée du processus d’élaboration du référentiel
et la liste de l’ensemble des acteurs concertés figurent en annexe 6 du fascicule 5.
Le référentiel RSE en logistique a vocation à évoluer : un comité de suivi a été instauré, qui
permettra de recueillir les remontées des utilisateurs du référentiel.
3
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
4
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
3 L’emballage est le contenant qui assure la sécurité du produit dans sa manutention, sa conservation, son stockage
et son transport. Il se distingue du conditionnement qui désigne le premier contenant d’un produit retenu pour sa
vente au détail.
4 Il peut aussi s’agir de l’État, des collectivités locales, d’ONG, etc.
5
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
5 Communication de la Commission européenne en 2011 : « RSE : une nouvelle stratégie de l’Union européenne (UE)
comportement d’une organisation en matière de responsabilité sociétale, procédant du droit coutumier international,
de principes généralement acceptés de droit international, ou d’accords intergouvernementaux universellement ou
quasi universellement reconnus ». Voir l’annexe 3 du fascicule 5 pour plus de détails.
8 Dans l’ISO 26 000, les champs d’action sont appelés « questions centrales », les enjeux sont appelés « domaines
d’action ».
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
Social
Emploi et
relations
Santé et sécurité Développement Conditions de employeur /
au travail du capital travail et qualité employé (dont Dialogue social Rémunération
humain de vie au travail droits
fondamentaux
du travail)
Environnement
Démarche
Changement
environnementale Énergie Pollution de l’air
climatique
structurée
Liens durables
avec les
Corruption et Concurrence Implication dans Santé des
clients, sous- Emploi local
fraude loyale les territoires populations
traitants et
fournisseurs
7
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
9 Voir à ce sujet le rapport : « Initiatives RSE sectorielles, les fédérations professionnelles s’engagent pour la RSE » (ORSE
et MEDEF, 2016)
10 À titre d’exemple, les associations européennes de l’industrie chimique (CEFIC, EPCA) et des prestataires logistiques
de l’industrie chimique (ECTA) ont soutenu la mise en place d’un référentiel de politique RSE, le Responsible Care®, à
destination des industriels de la chimie.
8
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
1.2 AU CŒUR D’UNE DEMARCHE RSE : LES PARTIES PRENANTES ET UNE ANALYSE
GLOBALE DE LA PERFORMANCE
La notion de responsabilité sociétale est intimement liée aux notions de parties prenantes et
de performance : une entreprise est responsable envers la société si, dans son cadre d’analyse
de la performance de ses activités, elle prend en compte l’ensemble des parties prenantes
impactées par ces dernières.
Une partie prenante est un individu, groupe, ou organisation :
• envers qui l’entreprise à une responsabilité légale, financière ou
opérationnelle (employés, investisseurs, actionnaires, clients, syndicats, fournisseurs…);
• ou dont les intérêts sont impactés par l’entreprise. Cela peut être des intérêts particuliers
ou des intérêts collectifs (communautés locales, associations, riverains…);
• ou qui peuvent exercer une influence sur l’entreprise (ONG, institutions internationales,
agences de notation, médias, pouvoirs publics…).
Pour aller plus loin : L’annexe 5 du fascicule 5 propose une liste des parties prenantes
d’un opérateur d’activités logistiques, et indique des éléments de méthode pour
identifier les parties prenantes prioritaires, et mettre en place un dialogue avec elles.
L’évaluation de la performance d’une entreprise peut :
• soit être purement économique, auquel cas l’entreprise ne tient compte que des
acteurs prenant directement part à ses activités : les investisseurs, les fournisseurs et les
employés, permettant la production de biens ou services à destination des clients ;
• soit être globale, auquel cas l’entreprise prend aussi en compte, au-delà des quatre
acteurs précédemment identifiés, la société civile, la puissance publique, les créditeurs,
les médias et les communautés locales. Au sein de ce périmètre élargi, la simple
dimension économique ne suffit plus ; l’évaluation de la performance prend un
caractère plus global et sociétal.
Afin d’évaluer de manière globale ses performances, une entreprise doit réaliser une
évaluation de la matérialité de ses enjeux RSE 11. Cela consiste à analyser l’importance de ses
enjeux RSE à la fois pour son développement économique propre, mais aussi pour ses parties
prenantes. Cette analyse permet de produire une matrice de matérialité, identifiant quatre
catégories d’enjeux RSE :
• Enjeux stratégiques, importants à la fois pour le développement économique de
l’entreprise et pour ses parties prenantes ;
• Enjeux à forte importance externe, pour les parties prenantes ;
• Enjeux à forte importance interne, pour le développement de l’entreprise ;
• Enjeux de moindre importance.
11 D’après Novethic, « on entend par matérialité ce qui peut avoir un impact significatif sur une entreprise, ses activités
et sa capacité à créer de la valeur financière et extra-financière pour elle-même et ses parties prenantes ».
9
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
12 Le champ d’application de ces dispositions diffère selon certains seuils (taille de l’entreprise, chiffre d’affaires, etc.).
10
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
franchissant certains seuils de présenter des informations sur la manière dont l’entreprise prend
en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité, ainsi que, pour
les sociétés cotées, les effets de cette activité quant au respect des droits de l’Homme et à la
lutte contre la corruption. Ainsi, la déclaration de l’entreprise doit notamment comprendre des
informations relatives aux conséquences sur le changement climatique de l’activité de la
société et de l’usage des biens et services qu’elle produit, à ses engagements sociétaux en
faveur du développement durable, de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage
alimentaire, aux accords collectifs conclus dans l’entreprise et à leurs impacts sur la
performance économique de l’entreprise ainsi que sur les conditions de travail des salariés et
aux actions visant à lutter contre les discriminations et promouvoir les diversités.
Il est à noter que les sociétés cotées qui dépassent certains seuils déterminés par le décret du
9 août 2017, doivent publier, en sus du reporting extra-financier, une description de la politique
de diversité appliquée aux membres du conseil d’administration, au regard de critères tels que
l’âge, le sexe ou les qualifications et l’expérience professionnelle, ainsi qu’une description des
objectifs de cette politique, de ses modalités de mise en œuvre et des résultats obtenus 14.
Les réglementations thématiques, portant sur des enjeux précis, qu’ils soient sociaux, sociétaux
ou environnementaux, sont nombreuses. Elles posent les jalons préalables que toute entreprise
doit respecter avant de mettre en place une démarche RSE 15. Certaines sont particulièrement
structurantes pour la filière logistique :
• La loi dite « Sapin II » rend obligatoire, pour les entreprises respectant certains seuils, la
prise de mesures effectives destinées à prévenir et détecter des faits de corruption ou
de trafic d’influence 16.
• Le devoir de vigilance des multinationales consiste à responsabiliser les grandes
entreprises en cas de dommages causés par leurs sous-traitants, notamment à
l’étranger, et de prévenir les atteintes graves aux droits humains et aux libertés
fondamentales, à la santé et à la sécurité des personnes ainsi qu’à l’environnement 17.
L’objectif poursuivi par cette disposition est de diffuser la RSE le long des chaînes
d’approvisionnement des grandes entreprises, et de participer à la diffusion des
pratiques RSE au sein d’entreprises de petite taille.
• Sur la thématique environnementale, les prestataires de transport ont l’obligation de
fournir à leurs donneurs d’ordres l’information sur les émissions de gaz à effet de serre
(GES) liées à la réalisation de la prestation 18 . Par ailleurs, les entreprises dépassant
certains seuils ont l’obligation de réaliser un diagnostic de l’ensemble des
consommations énergétiques liées à leurs activités 19.
• Sur le champ social, le code du travail comporte de nombreuses dispositions en outre
sur la santé et la sécurité au travail, ou encore la formation et la non-discrimination,
dispositions qui sont donc préalables à l’instauration d’une politique RSE dans
l’entreprise.
Pour aller plus loin : L’annexe 2 du fascicule 5 présente de manière plus détaillée la
réglementation RSE française et européenne.
d’entreprises, et du décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 pris pour l’application de l’ordonnance n° 2017-1180 du 19
juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes
d’entreprises.
14 Source : lamyline.lamy.fr/
15 Certaines de ces mesures portent sur la réalisation de diagnostics (audit énergétique, bilan des émissions de GES,
d’ordres
18 Article L1431-3 du code des Transports, les articles D1431-1 à 23 précisent par ailleurs les principes de calcul.
19 En vertu de l’article 8 de la directive 2012/27/UE du 25 octobre 2012 relative à l’efficacité énergétique.
11
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
20 Voir à ce sujet le rapport de France Stratégie « Responsabilité sociale des entreprises et compétitivité » (janvier 2016).
21 En savoir plus : https://www.cpme.fr/telecharger2/1262770100_8941.pdf
12
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
TÉMOIGNAGES D’ENTREPRISES
Des témoignages d’entreprises sur l’apport de l’instauration d’une politique RSE en logistique sont
disponibles sur la page consacrée au référentiel sur le site internet du Ministère de la transition
écologique et solidaire : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/referentiel-responsabilite-
societale-des-entreprises-rse-en-logistique
Les entreprises peuvent avoir des impacts, positifs ou négatifs, sur ces 17 ODD. Inversement, les
grands enjeux du futur auxquels visent à répondre les ODD peuvent impacter les entreprises et
leurs activités, et ils peuvent être sources de nouveaux modèles d’affaires et de nouvelles offres
de produits et services.
Pour une entreprise, prendre en compte les enjeux du long terme revient à participer, à son
niveau, à l’atteinte des ODD.
13
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
24 Cette approche méthodologique est conforme à la norme AFNOR X50-605 « Management de la logistique –
Performance logistique : de la stratégie aux indicateurs – Approche générale » : fixer des objectifs stratégiques, choisir
des leviers pour les atteindre, définir les variables d’action qui caractérisent ces leviers, fixer les indicateurs qui mesurent
ces variables.
14
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
15
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
Le préalable à toute mise en œuvre d’une démarche RSE est le respect des réglementations
en vigueur.
Pour rappel, le terme « donneur d’ordres » (DO) renvoie vers l’ensemble des entreprises qui
achètent des prestations d’activités logistiques. Les commissionnaires sont donc considérés
comme des donneurs d’ordres.
Pour les donneurs d’ordre, le référentiel RSE en logistique permet notamment :
• d’identifier les enjeux RSE propres aux activités logistiques (fascicule 2) ;
• de piloter la performance RSE de leurs activités logistiques sous-traitées, ainsi que de
valoriser la démarche RSE en logistique au sein de la politique RSE de l’entreprise
(fascicule 4) ;
• d’approfondir certains sujets (fascicule 5).
4.1 POUR COMPRENDRE LES ENJEUX RSE PROPRES AUX ACTIVITES LOGISTIQUES, LE
FASCICULE 2 PERMET D’IDENTIFIER ET DE HIERARCHISER LES ENJEUX RSE EN
LOGISTIQUE
Le donneur d’ordres pourra s’appuyer sur le fascicule 2 pour :
• identifier et comprendre les enjeux RSE au sein de ses activités logistiques.
Le fascicule 4 fournit aussi des éléments afin de valoriser la démarche RSE en logistique au sein
de la politique RSE de l’entreprise.
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
Pour les opérateurs d’activités logistiques interne des donneurs d’ordres, le référentiel RSE en
logistique permet :
• de structurer la démarche RSE de l’entreprise en logistique, en identifiant et en
hiérarchisant les enjeux RSE en logistique (fascicule 2)
• de mettre en œuvre la démarche RSE en logistique, en se fixant des objectifs
stratégiques, en déployant des actions et en mesurant leur performance (fascicule 3)
• de piloter la performance RSE en logistique de l’entreprise (fascicule 4)
• d’approfondir certains sujets (fascicule 5)
25 Cette approche méthodologique est conforme à la norme AFNOR X50-605 « Management de la logistique –
Performance logistique : de la stratégie aux indicateurs – Approche générale » : fixer des objectifs stratégiques, choisir
des leviers pour les atteindre, définir les variables d’action qui caractérisent ces leviers, fixer les indicateurs qui mesurent
ces variables.
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 1 Version 2018
18
éférentiel
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Fascicule 2
LIGNES DIRECTRICES
Identifier et hiérarchiser
les enjeux RSE en logistique
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
2
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Activités logistiques
Le terme « logistique » couvre l’ensemble des opérations assurées sur les flux physiques de
marchandises, et notamment : transport, entreposage et stockage, manutention, emballage 1.
Ne sont pas compris dans le terme « logistique » :
• les opérations de type purement administratives (telles que celles des commissionnaires en
douane par exemple);
• les opérations de fabrication et de maintenance d’équipements nécessaires à la logistique
(telles que celles réalisées par les fabricants de véhicules de transport, fabricants
d’emballages, constructeurs d’immobiliers logistiques, logiciels,…).
Donneur d’ordres (DO)
Le terme « donneur d’ordres », (abrégé par « DO ») renvoie vers l’ensemble des entreprises 2 qui
achètent des prestations d’activités logistiques (le terme « chargeur » est aussi communément
utilisé). Les commissionnaires sont considérés comme des donneurs d’ordres.
Opérateurs d’activités logistiques (OAL)
Le terme d’ « opérateurs d’activités logistiques » (abrégé par « OAL ») renvoie dans ce référentiel vers
l’ensemble des organisations qui opèrent des activités logistiques (transport, entreposage, stockage,
manutention, emballage).
Ainsi, le terme d’ « opérateurs d’activités logistiques » regroupe deux types d’entités :
• des prestataires de services logistiques (PSL), externes aux donneurs d’ordres et qui agissent
pour compte d’autrui ;
• des entités internes à des donneurs d’ordres, qui agissent pour compte propre.
Note de lecture : Afin d’assurer ses opérations logistiques (transport, stockage et entreposage, manutention,
emballage), un DO peut avoir recours à un OAL interne ou être client d’un OAL externe (un prestataire logistique).
Ces OAL peuvent assurer eux-mêmes ou sous-traiter ces prestations.
1 L’emballage est le contenant qui assure la sécurité du produit dans sa manutention, sa conservation, son stockage et son
transport. Il se distingue du conditionnement qui désigne le premier contenant d’un produit retenu pour sa vente au détail.
2 Il peut aussi s’agir de l’État, des collectivités locales, d’ONG, etc.
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Le fascicule 1 donne des clés de compréhension de ce qu’est la RSE, identifie les facteurs
motivant la mise en place d’une démarche en logistique, et présente ce que chaque
fascicule du référentiel peut apporter aux OAL et aux DO.
Le fascicule 3 propose à l’OAL des fiches pratiques afin de l’aider à déployer des actions RSE
en logistique. Ainsi, pour chaque enjeu RSE abordé dans le référentiel, les fiches contiennent :
une définition des objectifs stratégiques pour l’entreprise liée à l’enjeu, un ensemble de leviers
d’action (stratégiques, opérationnels et d’amélioration), des indicateurs de performance
RSE, et des liens vers des ressources complémentaires.
Le fascicule 4 aborde le pilotage de la performance RSE de l’OAL, et le dialogue entre OAL
et DO. Pour cela, il propose à l’OAL un nombre limité d’indicateurs de performance, lui
permettant de piloter efficacement sa démarche RSE. Par ailleurs, il propose un nombre
restreint d’indicateurs clés de performance pouvant être utilisés lors des échanges entre DO
et OAL (critères RSE dans les appels d’offre, pilotage des prestations).
3 La norme ISO 26 000 formalise, en 7 questions centrales et 36 domaines d’actions (DA) ou enjeux, la contribution d’une
entreprise au développement durable. Dans l’ensemble du référentiel RSE en logistique, les termes « enjeu » et « domaine
d’action » ont la même signification.
4 L’adaptation des domaines d’action de l’ISO 26 000 pour coller au plus près des spécificités logistiques a été réalisée à
l’issue d’une co-construction avec l’ensemble des acteurs. L’Annexe 4 du fascicule 5 revient sur ces évolutions
(regroupements d’enjeux et création de nouveaux enjeux), et fait la correspondance entre l’ensemble des enjeux du
référentiel RSE en logistique et les principales références internationales que sont l’ISO 26 000, la réglementation française,
les standards GRI (Global Reporting Initiative) et les ODD (Objectifs du développement durable).
4
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Les travaux d’élaboration du référentiel RSE en logistique, menés en co-construction étroite avec les
parties prenantes de la filière logistique, ont permis d’aboutir à une matrice de matérialité des enjeux
RSE en logistique. Au sein de cette matrice, les enjeux RSE ont été regroupés en 4 groupes, qui
permettent de hiérarchiser les enjeux entre eux.
Note de lecture : l’importance de chaque enjeu RSE apparaît du point de vue des opérateurs
d’activités logistiques (l’importance croît suivant l’axe des abscisses), et du point de vue de ses
parties prenantes (l’importance croît suivant l’axe des ordonnées). Les enjeux proches de la
bissectrice ont ainsi une importance similaire pour l’OAL et ses parties prenantes (dont les donneurs
d’ordres).
Pour aller plus loin : L’annexe 6 du fascicule 5 décrit la démarche de co-costruction ayant
permis d’aboutir à cette matrice de matérialité, et présente la matrice détaillée où apparaît
la position de chaque enjeu. L’ensemble des organisations qui ont été associées à
l’élaboration de cette matrice y sont également listées.
6
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Ces 4 groupes d’enjeux permettent de déterminer un ordre de priorité lors de la mise en place d’une
démarche RSE en logistique.
8 enjeux apparaissent comme « fondamentaux communs », c’est-à-dire qu’ils sont considérés
comme fondamentaux à la fois par les OAL, et par leurs parties prenantes (et notamment les DO). À
ce titre :
• Ces enjeux peuvent être pris en compte en priorité lors de la mise en place d’une démarche
RSE par un OAL.
• Par ailleurs, puisque ces enjeux intéressent très fortement les DO dans le cadre de leurs achats
de prestations logistiques, ces enjeux peuvent faire l’objet d’échanges entre le DO et l’OAL
sur les actions menées par ce dernier, et sur sa performance.
10 enjeux apparaissent comme « majeurs opérationnels », c’est-à-dire qu’ils sont jugés par les parties
prenantes (et notamment les DO) moins prioritaires que les 8 enjeux fondamentaux communs, alors
que les OAL y attachent une importance comparable aux enjeux figurant dans les « fondamentaux
communs ». À ce titre :
• Ces enjeux peuvent être pris en compte dans un second temps lors de la mise en place
d’une démarche RSE par un OAL.
• Par ailleurs, les DO ne sollicitent pas systématiquement de remontées d’informations sur ces
enjeux à leur OAL, ne souhaitant a priori pas s’ingérer dans la manière dont ils abordent ces
enjeux (notamment sur les enjeux sociaux). Les OAL peuvent néanmoins, s’ils le souhaitent,
communiquer de leur propre initiative sur certains de ces enjeux auprès des DO.
9 enjeux apparaissent comme « complémentaires et/ou spécifiques », c’est-à-dire qu’ils ont été
jugés (1) d’importance moindre par les parties prenantes et les OAL dans le cadre des activités
logistiques, et sont donc considérés comme complémentaires ; ou (2) majeurs pour les activités
logistiques mais uniquement pour les OAL et certains secteurs d’activités (ex : transport fluvial), pour
certaines zones géographiques (ex : en dehors de l’Europe), ou pour certains environnements
d’exploitation (ex : zone urbaine). À ce titre :
• (1) les OAL pourront prendre en compte ces enjeux dans un troisième temps s’ils sont pour
eux complémentaires ;
• (2) les OAL pourront par ailleurs prendre en compte certains de ces enjeux comme des
enjeux « majeurs opérationnels » s’ils remplissent certaines spécificités (secteurs d’activités ou
zones géographiques ou environnements d’exploitation).
Enfin, 2 « autres enjeux » n’ont pas été jugés pertinents dans le cadre des activités logistiques lors du
processus de co-construction, et ne sont donc pas abordés dans le référentiel. Il s’agit du respect
des droits de propriété, et de l’engagement politique responsable.
La hiérarchisation des enjeux RSE au sein des activités logistiques, proposée par ce référentiel, a pour
objectif d’aider les entreprises à structurer leur démarche RSE, et à se fixer des priorités. La
hiérarchisation proposée peut ainsi être adaptée par chaque entreprise à ses activités spécifiques,
zones d’opération, attentes de ses parties prenantes…
7
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Ainsi :
• Les OAL qui mettent en place pour la première fois une démarche RSE peuvent se concentrer
principalement sur les enjeux fondamentaux communs, ainsi que sur les enjeux majeurs
opérationnels.
• Les OAL plus matures en RSE ou qui sont spécifiquement concernés au titre de leur activité
ou de leur zone d’opération peuvent s’intéresser aux enjeux « spécifiques ou
complémentaires ». Même s’ils allouent prioritairement leurs ressources aux enjeux
fondamentaux communs et majeurs opérationnels, ils peuvent mettre en place des actions
de suivi et d’amélioration de la performance pour ces enjeux là.
Les chapitres suivants détaillent les enjeux fondamentaux communs, les enjeux majeurs
opérationnels, et les enjeux spécifiques et/ou complémentaires, en décrivant leur pertinence pour
les activités logistiques, et en explicitant les objectifs stratégiques associés pour l’entreprise.
Ces descriptions sont complétées par le fascicule 3, qui pour chaque enjeu RSE propose des leviers
d’action (stratégiques, opérationnels et d’amélioration) afin d’atteindre des objectifs stratégiques.
8
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Social Environnement
Développement
Santé et sécurité Changement
du capital Énergie Pollution de l’air
au travail climatique
humain (ENV5) (ENV2)
(SOC5) (ENV7)
(SOC6)
Illustration 4 : Les 8 enjeux prioritaires d'une politique RSE au sein d'activités logistiques (enjeux
fondamentaux communs)
Note de lecture: Parmi les 8 enjeux prioritaires d'une politique RSE en logistique tels qu'ils ressortent
des travaux d'élaboration du référentiel, deux concernent le thème "Social" 5 (thème qui regroupe
tous les enjeux RSE liés au travail réalisé au sein d'une entreprise, par elle ou pour son compte, y
compris pour les travailleurs mis à disposition), trois concernent le thème "Environnement" (thème qui
regroupe tous les enjeux liés aux impacts environnementaux des activités logistiques de l'OAL), un
concerne la loyauté des pratiques, un la gouvernance, et un dernier les enjeux relatifs aux clients /
consommateurs.
5 Le thème“ social“ renvoie dans ce référentiel à la Question centrale "Relations et conditions de travail" de l'ISO 26 000.
L'ensemble des relations de l'entreprise avec son écosystème de parties prenantes externes est ici identifiée sous le terme
de dimension "sociétale".
9
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
prenantes.
Les principales causes d’accident du travail sont liées majoritairement aux manutentions manuelles,
aux déplacements des salariés sur la route ou sur site, aux chutes de hauteur, ou à l’utilisation des
engins de manutention. Les quais de chargement et de déchargement représentent une interface
où les risques d'accident sont nombreux.
En ce qui concerne la santé, malgré la mécanisation des moyens de manutention, les préparateurs
de commandes, conducteurs et livreurs, sont toujours amenés à soulever, déplacer ou transporter
des charges, parfois avec des gestes répétitifs, parfois sous contrainte de temps, s'exposant à
l'apparition de troubles musculosquelletiques (TMS). Si la part de l’activité physique que doit
accomplir les opérateurs est la plus visible, elle s’accompagne d’une activité mentale de plus en
plus lourde (anticipation des tâches à réaliser, guidage vocal, modifications fréquentes des
plannings…) qui peut contribuer à provoquer des risques d’atteintes à la santé, et notamment des
risques psychosociaux.
Il est recommandé que la prise en compte de l’enjeu santé et sécurité des travailleurs dans sa
démarche RSE soit la priorité de tout OAL, quelles que soient ses activités logistiques, sa taille ou ses
zones géographiques d’implantation. L’enjeu concerne les salariés de l’entreprise, ainsi que les
intérimaires et les sous-traitants intervenant sur ses sites.
La fiche SOC5 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre par l’OAL, et des indicateurs pour en mesurer la
performance.
Cet enjeu étant aussi jugé fondamental par les DO, il constitue un sujet d’échange incontournable
entre DO et OAL (que l’OAL soit interne ou externe au donneur d’ordres). Cela nécessite :
• que les DO communiquent à leur OAL leurs consignes en matière de sécurité vis-à-vis du
personnel de l’OAL qui interagit avec celui du DO ;
• que les DO ne soient pas à l’origine de demandes qui mettraient directement ou
indirectement en péril la sécurité et la santé des collaborateurs de l’OAL. Si de telles situations
se présentaient, la direction de l’OAL pourrait faire valoir son refus de réaliser une prestation
qui mettrait son propre personnel en danger ;
• que l’OAL communique au DO les actions mises en œuvre pour prendre en compte cet
enjeu, ainsi que sa performance.
10
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche SOC6 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
D’autre part, cet enjeu étant aussi jugé fondamental par les DO, il constitue un sujet d’échanges
incontournable entre DO et OAL (que l’OAL soit interne ou externe au donneur d’ordres).
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche ENV7 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
2.4) ÉNERGIE
Les activités logistiques sont fortement consommatrices d’énergies, que ce soit lors des activités de
transport (énergies fossiles notamment, telles que le gazole ou le gaz naturel) que lors du stockage
(notamment stockage à température dirigée), de l’emballage et de la manutention.
Parmi les différentes ressources utilisées par les OAL, l’énergie représente ainsi un enjeu
incontournable :
• La sécurité de son approvisionnement est un enjeu majeur ;
• Elle représente une part importante de leurs coûts.
Différents types de leviers d’action peuvent être mobilisés pour agir sur l’enjeu de l’énergie. En
premier lieu, cela peut passer par des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique afin de
diminuer les consommations pour une activité donnée : la première des énergies alternatives est
l’énergie que l’on ne consomme pas.
En deuxième lieu, les entreprises peuvent également s’engager dans la substitution des énergies
fossiles par des énergies renouvelables (ce qui, par la même occasion, contribue à la lutte contre
le changement climatique). Enfin, des actions d’optimisation des flux, de formation du personnel et
d’investissement dans des équipements performants peuvent avoir des impacts forts.
La fiche ENV5 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Parce que cet enjeu intéresse aussi fortement les DO, il s’agit d’un sujet d’échange incontournable
entre clients (DO) et fournisseurs de services logistiques (que l’OAL soit interne ou externe au donneur
d’ordres).
8« La prévention de la mortalité attribuable à la pollution atmosphérique : pourquoi agir maintenant ? » Santé publique France,
2016.
9Legroupe de travail du CIRC a également conclu en 2012 que les gaz d’échappement des moteurs à essence étaient
possiblement cancérogènes, un résultat qui demeure inchangé par rapport à l’évaluation précédente de 1989.
12
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche ENV2 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Parce que cet enjeu intéresse aussi fortement les DO, il peut s’agir d’un sujet d’échange
incontournable entre clients (DO) et fournisseurs de services logistiques (que l’OAL soit interne ou
externe au donneur d’ordres), et particulièrement pour les activités logistiques qui ont lieu en milieu
urbain. Les OAL peuvent communiquer ainsi à leurs DO les actions qu’ils mènent sur la réduction de
leurs émissions de polluants dans l’air (celles-ci doivent être distinguées des émissions de GES, qui
impactent le changement climatique mais qui ne sont pas en général des polluants
atmosphériques).
La fiche LOY3 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
13
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
2.7) INTEGRATION DE LA RSE DANS LA STRATEGIE ET DANS LA GESTION DES RISQUES ET DES
OPPORTUNITES
Les enjeux de la RSE, notamment ceux exprimés à travers les attentes des parties prenantes, ont une
importance croissante pour la performance économique de l’OAL 10, son image (y compris en tant
qu’employeur), ses perspectives de développement et même pour sa pérennité dans un
environnement en pleine évolution sociétale, économique et technologique.
Les différentes phases de la démarche de co-construction menées auprès des OAL et de leurs parties
prenantes ont fait apparaître clairement ce constat.
L’intégration de la RSE dans la stratégie de l’entreprise est essentielle pour mener à bien une
démarche RSE. Cet enjeu, fondamental, passe notamment par :
• le recueil des attentes de ses principales parties prenantes,
• l'intégration des enjeux de la RSE dans la prise de décision de l’entreprise (aux niveaux
stratégique et opérationnel),
• la maîtrise des impacts liés aux décisions et activités logistiques de l'entreprise sur ses parties
prenantes et sur l’environnement,
• une communication à ses parties prenantes en toute transparence sur cette intégration.
Outre l’intégration des enjeux RSE dans la stratégie de l’entreprise, une bonne gouvernance de la
responsabilité sociétale de l’OAL passe aussi par l’analyse, l’intégration et la gestion des risques et
opportunités RSE liées à ses activités.
Cette notion de risques couvre à la fois les risques qui pèsent sur l’entreprise, et ceux que fait courir
l’OAL à son écosystème et à ses parties prenantes. S’ils se matérialisent, ils peuvent avoir un impact
potentiel sur la réputation de l’OAL, sur l’acceptabilité sociale et réglementaire de ses activités, sur
ses résultats économiques, voire sur la pérennité de son activité.
À cette notion de risque est liée la notion d’opportunité : la RSE est aussi un moyen d’anticiper une
réglementation future plus contraignante ou d’acquérir des avantages concurrentiels. En adoptant
une démarche vertueuse, l’entreprise se démarque de la concurrence et peut faciliter le
développement de son activité.
La fiche GOV1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
La performance et la pérennité de l’OAL, facilitées par l’intégration de la RSE dans sa stratégie, ainsi
que sa gestion des risques et des opportunités RSE, forment par essence un enjeu commun entre DO
et OAL dans le cadre de leur relation. Ceci est d’autant plus important si leur relation se veut
stratégique et durable.
10 Depuis une vingtaine d'années, les études se sont multipliées pour tenter de démontrer la relation théorique entre la RSE et
les performances financières des entreprises. On peut raisonnablement conclure à partir de l'ensemble de ces travaux que,
globalement, "l'effet de la performance sociale sur la performance financière est petit, positif et significatif" (Margolis,
Elfenbein, & Walsh, 2009). Un résultat confirmé par une récente étude de France Stratégie, selon laquelle la RSE procure un
gain de performance de l'ordre de 13% par rapport aux entreprises qui ne l'introduisent pas (France Stratégie, 2016).
11Jusqu’en 2017 les organisations menant une politique d’achats responsables avaient toute latitude pour en définir le
concept. Les approches différaient. Désormais, une norme volontaire donne des lignes directrices communes : l’ISO 20 400.
Les lignes directrices données par cette norme, permettent à l’entreprise de monter une politique d’achats responsables,
quel que soit son secteur d’activité.
14
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Dans les relations de l’OAL avec ses fournisseurs et sous-traitants, cela implique la formulation de
contrats sans clauses abusives, et le partage d’informations claires et suffisantes sur les conditions de
la prestation attendue, qui sont ensuite respectées (comme l’OAL l’attend de son propre DO). Ces
pratiques loyales contribuent à établir une relation durable et de confiance avec les fournisseurs et
sous-traitants, au bénéfice de l’OAL et de la performance des prestations qu’il réalise pour ses DO.
Les clients, pour une entreprise opératrice d’activités logistiques, comprennent les personnels du
donneur d’ordres et ceux des clients du DO. À noter que si le professionnel contracte avec des
consommateurs au sens du code de la consommation, il convient de respecter les dispositions
relatives à la médiation de la consommation (voir la fiche C/C3 du fascicule 3).
La fiche C/C1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
D’autre part, cet enjeu étant aussi jugé fondamental par les DO, il peut constituer un sujet d’échange
incontournable entre DO et OAL (que l’OAL soit interne ou externe au donneur d’ordres).
15
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Loyauté des
Social
pratiques
Emploi et relations
Conditions de employeur /
Corruption et
travail et qualité de employé (dont droits Dialogue social Rémunération
fraudes
vie au travail fondamentaux du (SOC4) (SOC3)
(LOY1)
(SOC2) travail)
(SOC1)
Protection de la
Promotion de la RSE Économie
santé et de la Service après-
dans la chaîne de Démarche circulaire (dont
sécurité des vente et résolution
valeur (devoir de environnement gestion des
clients / des litiges
vigilance) ale structurée déchets)
consommateurs (C/C3)
(DDH1) (ENV1) (ENV6)
(C/C2)
Illustration 5: Les 10 enjeux majeurs opérationnels d'une politique RSE au sein d'activités logistiques
Les conditions de travail désignent la rémunération 12, le temps de travail, les repos et congés ainsi
que les pratiques disciplinaires. Elles intègrent également les thématiques telles l’accès aux services
médicaux ou à des cantines, et des thématiques qui concernent plus particulièrement certaines
zones d’implantation à l’étranger (comme l’accès à l’eau potable, ou encore à des installations
sanitaires).
Ces conditions de travail ont des répercussions sur la qualité de vie des travailleurs et de leurs familles.
L’OMS définit la qualité de vie au travail comme étant « un état d’esprit caractérisé par une
harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et de
l’autre les contraintes et les possibilités du milieu du travail ».
Pour réunir les conditions nécessaires à la création d’un milieu de travail sain, attractif et productif, il
ne suffit pas seulement d’éviter les situations de pénibilité 13 et de souffrance au travail (décrites dans
la fiche « Santé et sécurité au travail »). Il s’agit également d’assurer l’amélioration de bonnes
conditions de travail en proposant des modes d’organisations capables de concilier l’efficacité et
l’intérêt du travail.
Dans des professions sous tension comme celles de la logistique, l’enjeu pour les entreprises est aussi
16
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche SOC2 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Une relation équitable entre employeur et employé, ayant pour pilier le respect des principes
fondamentaux des droits du travail – dont ceux de l’Organisation Internationale du Travail 14 (OIT) –
sont des conditions nécessaires non seulement dans le cadre du respect des réglementations et pour
la protection de l’entreprise, mais également pour permettre l’épanouissement des salariés de l’OAL.
Cela concerne des enjeux tels que :
• la reconnaissance juridique des personnes travaillant pour l’entreprise comme employé ou
travailleur indépendant ;
• l’égalité des chances et des traitements, suivant le principe de non-discrimination 15 ;
• le respect des droits économiques, sociaux, civils et politiques des salariés, qui visent à leur
assurer un niveau de vie digne et adéquat ;
• l’absence de travail forcé ou de travail des enfants dans l’entreprise elle-même.
En somme, cet enjeu consiste à assurer un emploi aux salariés de l’OAL dans un cadre relationnel
employeur – employé équitable et respectueux des principes de l'OIT. Si en France, cet enjeu est
particulièrement bien encadré par des dispositions juridiques, ce n’est pas forcément le cas dans
d’autres pays.
La fiche SOC1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que sur des
leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Construire des organisations à l’écoute des salariés et de leurs représentants favorise une meilleure
compréhension :
• par les salariés, de la politique et des décisions de l’entreprise,
• par la direction de l’entreprise, des intérêts de ses salariés.
Cela passe par des échanges tant formels qu’informels sur les enjeux sociaux et économiques de
l’entreprise, ainsi que par le suivi de l’évolution des attentes des salariés et par leur bonne prise en
compte.
Ce dialogue fluidifie le fonctionnement de l’OAL, quelle que soit sa taille et réduit le risque de conflits
sociaux.
14 Pour rappel, les conventions de l'Organisation Internationale du Travail pronent notamment : la liberté d’association et la
reconnaissance effective du droit de négociation collective ; l’élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire ;
l’abolition effective du travail des enfants ; l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession.
15Par exemple, 24 critères de discrimination sont reconnus par la loi française (article 225-1 du code pénal, Section 1 : Des
discriminations : "Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques ou entre les personnes
morales sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence
physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur
patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs
caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs
opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur
appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une
religion déterminée").
17
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche SOC4 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
3.4) REMUNERATION
Au-delà des conditions de vie au travail, de la qualité du dialogue social et de l’intérêt du travail, la
rémunération et les éléments associés (tels que les systèmes de retraites et de prévoyance, ou
encore les autres avantages et gratifications) sont des facteurs déterminants dans le choix d’un
emploi.
Pour le salarié, l’attention portée à la rémunération ne se limite pas qu’au niveau de salaire perçu
en tant que tel. Il s’agit également de mettre en œuvre un processus de détermination et d’évolution
de la rémunération sur la base de critères transparents et équitables.
Il convient de souligner que les employeurs doivent respecter les dispositions spécifiques en matière
de rémunérations prévues par le code des transports et les diverses stipulations des conventions
collectives applicables à certains secteurs et métiers. Par exemple, la convention collective
nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 comporte
un certain nombre de « Textes salaires » qu’il convient de respecter.
La fiche SOC3 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Face aux multiples enjeux environnementaux des activités logistiques, et en réponse aux attentes
des parties prenantes (dont les DO), la meilleure approche pour aborder ces enjeux par les OAL
consiste à le faire de façon systématique, en déployant une démarche structurée.
Au-delà du respect des nombreuses réglementations, il s’agit de promouvoir les principes de la
responsabilité environnementale au sein de l’entreprise et de gérer efficacement les risques et
impacts associés.
Pour cela la direction de l’OAL peut s’engager et mettre en place une démarche environnementale
identifiable au sein de la structure (par exemple, un système de management de l’environnement).
La fiche ENV1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Certaines ressources utilisées dans les activités logistiques, telles que le bois (palettes) ou les plastiques
(emballages et films) font appel à des matières premières dont la ressource peut être limitée (cas
des polymères non bio-sourcés par exemple). À ce titre, il est attendu des OAL qu’ils mènent des
actions favorisant leur réemploi, notamment par des palettes réutilisables, ou leur recyclage.
Pour les déchets qui ne peuvent être intégrés dans une boucle d’économie circulaire, les OAL
concernés pourront s’attacher à en limiter la production, qui est potentiellement génératrice de
pollutions, par leur incinération ou leur mise en décharge.
La fiche ENV6 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
18
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Les très grandes entreprises sont particulièrement concernées par la loi française relative au devoir
de vigilance 16 qui les exposent notamment à de très fortes amendes, en plus d’un potentiel impact
négatif sur leur image. Ces très grandes entreprises ont donc, dans ce cadre, de fortes attentes vis-
à-vis de leur chaîne d’approvisionnement.
Il est majeur pour tous les OAL, quelles que soient leurs tailles et leurs activités, de s’assurer de la
prévention et de la maîtrise des dommages potentiels sociaux, éthiques, sur le plan des droits de
l’Homme (travail des enfants, travail forcé par exemple) et environnementaux dans leur chaîne
d’approvisionnement.
La fiche DDH1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Pour tout OAL, la préservation de la santé et de la sécurité des consommateurs de ses activités
logistiques est complémentaire de celle de son personnel (abordée dans l’enjeu « santé et sécurité
au travail »).
Selon l’activité de l’entreprise, la notion de client / consommateur d’activités logistiques sera plus ou
moins étendue. Les exemples suivants permettent d’illustrer ces variations de périmètre :
• Cas d’un OAL transportant une matière dangereuse d’un DO, matière ensuite transformée
en produit fini inerte par le client de son DO :
◦ Le client sera d’abord le DO, notamment lors de l’opération de chargement.
◦ Le client sera ensuite le client du DO, lors de l’opération de déchargement 17.
• Cas d’un OAL actif dans le secteur des produits frais alimentaires. Une rupture de la chaîne
du froid pourrait avoir un impact potentiel :
◦ sur la santé du consommateur final ;
◦ sur – au minimum – l’image de son client DO (entreprise agroalimentaire) ;
◦ sur l’image du client de son DO (grand distributeur par exemple).
Pour une entreprise de stockage, ou un transporteur de produits inertes non dangereux, l’enjeu sera
bien sûr plus limité, mais néanmoins toujours présent dans toutes les opérations de manipulation et
transport en présence des personnels du DO et/ou de ses clients.
La fiche C/C2 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
16 Loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordres.
17 L’exposition du public lors du transport est traitée dans l'enjeu « santé des populations ».
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche C/C3 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
La fraude est une pratique commise de manière intentionnelle visant à un enrichissement personnel.
La corruption renvoie vers un délit à double face entre deux délinquants, l’un dit « actif », le
corrupteur, et l’autre, « passif », le corrompu. Elle est dite « passive » lorsqu’un individu se laisse
acheter au moyen d’offres, de promesses, de dons ou de présents en vue d’accomplir un acte de
sa fonction ou de s’en abstenir, ou sollicite des offres à cette fin ; et « active » lorsqu’un individu
rémunère par les mêmes moyens la complaisance d’un professionnel. Le délit de corruption suppose
donc, d’une part une sollicitation, et d’autre part une acceptation de celle-ci, c’est-à-dire un pacte
de corruption 19. Il n’y a pas forcement d’enrichissement personnel.
La corruption contribue à une concurrence déloyale, ternit l’image des entreprises, et peut aboutir
à des poursuites judiciaires.
Il s’agit de prévenir les actes de corruption, tant vis-à-vis d’organisations publiques que de personnes
du secteur privé et des parties prenantes, et de lutter efficacement contre l’éventualité de tels actes,
qu’il s’agisse de corruption au sein même d’une entreprise, d’une entreprise envers une autre, ou de
corruption du personnel de l’entreprise par des tiers. Il s'agit également d'organiser le traitement des
cas de corruptions et de fraudes.
Les risques de corruption sont plus élevés dans certaines zones géographiques (voir par exemple la
cartographie mondiale des risques de corruption en encart « Ressources »).
Au sein des activités logistiques, les formes de corruption peuvent être liées par exemple à des lettres
de connaissement maritimes falsifiées, des passe-droits en sortie de port, une mauvaise
nomenclature douanière, des valeurs de factures minimisées, des oublis volontaires de déclarations
obligatoires, des ententes pour le vol de produits dans les entrepôts ou les véhicules de transport, des
opérations de dédouanement qui peuvent être accentués par des réglementations parfois troubles
et complexes…
Des réglementations nationales, telles que la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la
transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite « Loi
Sapin II ») visent à renforcer la lutte contre la corruption, en instaurant de nouvelles obligations et en
renforçant les sanctions.
En outre, la loi « Sapin II » prévoit notamment une obligation de prévention de la corruption
18 https://www.economie.gouv.fr/mediation-conso
19 Cornu G., Vocabulaire juridique, PUF, 2007
20
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche LOY1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
21
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
Loyauté des
Environnement
pratiques
Autres nuisances
Pollution de l’eau et Concurrence
(dont bruit et Biodiversité
des sols loyale
congestion) (ENV8)
(ENV3) (LOY2)
(ENV4)
Protection des
Implication dans Santé des Respect des données des
Emploi local
les territoires populations populations clients /
(TER2)
(TER1) (TER3) (DDH2) consommateurs
(C/C4)
Illustration 6: Les 9 enjeux complémentaires et/ou spécifiques d'une politique RSE au sein d'activités
logistiques
4.1) POLLUTION DE L’EAU ET DES SOLS
Pour le secteur de la logistique, les pollutions de l’eau et des sols peuvent être liées aux rares cas de
déversements accidentels ou à des pollutions dans le cadre d’activités régulières mal maîtrisées.
Elles ne sont considérées comme ayant un impact significatif que dans des situations spécifiques tels
que le transport sur l’eau (maritime, fluvial) ou les activités de stockage en vrac liquide, et le transport
en citerne de certains produits écotoxiques (à travers leur nettoyage).
La fiche ENV3 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
22
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
En dehors des pollutions atmosphériques, de l’eau et des sols, les OAL peuvent être responsables
d’autres externalités négatives. Il s’agit notamment de nuisances telles que le bruit ou la congestion
du trafic routier, voire les odeurs pour le transport et la logistique de certains produits. Dans certains
cas, il peut s’agir également de pollutions lumineuses.
Dans des situations spécifiques, ces nuisances peuvent être particulièrement significatives. Il en est
ainsi de la congestion pour les activités logistiques en milieu urbain, ou le bruit lors de livraisons
nocturnes.
La fiche ENV4 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
4.3) BIODIVERSITE
De façon générale, les acteurs de la logistique associent leur impact potentiel sur la biodiversité à
celui de leurs émissions de polluants, et à ses impacts potentiels sur la faune et la flore, qu’il s’agisse
d’une espèce commune ou d’une espèce menacée.
Par exemple, les impacts sur la biodiversité peuvent provenir de déversements accidentels, de
pollutions dans le cadre d’activités de transports sur l’eau ou encore d’une logistique non-maîtrisée
de certains produits liquides.
Les OAL peuvent attacher d’autant plus d’importance à la réduction des risques de potentielles
pollutions locales dans l’air ou dans l’eau qu’ils mènent leur activité dans une zone protégée.
Au-delà des actions de prévention des pollutions déjà décrites dans d’autres enjeux
environnementaux, les entreprises peuvent mener des actions contribuant à développer les espèces
locales et leur habitat.
Par ailleurs, du fait de leur empreinte sur les sols, les équipements et bâtiments logistiques tels que
magasins, stockages en vrac, parkings, zones de chargement ou de transfert intermodal, peuvent
avoir un impact sur une zone riche en biodiversité. Les développeurs d’immobilier logistique seront
donc particulièrement vigilants vis-à-vis de cet enjeu.
La fiche ENV8 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
La fiche TER1 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
23
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
L’OAL, de par son activité et ses actions, peut contribuer à la création d’emplois et au
développement des compétences et de l’employabilité des populations – notamment celles
éloignées de l’emploi – dans ses territoires d’implantation.
Cette participation de l’OAL au développement des compétences sur son territoire d’implantation
peut aussi favoriser le développement d’un vivier de compétences pour l’OAL, notamment par la
voie de l’apprentissage.
Pour la logistique, cet enjeu est d’autant plus important que ce secteur fait face à un manque
d’attrait des jeunes générations pour certains de ses métiers et à la nécessité de former ses futurs
salariés aux évolutions technologiques en cours et à venir.
La fiche TER2 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Pour tout OAL, la préservation de la santé et de la sécurité publique est complémentaire de celle
de son personnel, de ses clients et de ses consommateurs.
Selon son activité – comme il en va pour les clients et les consommateurs – les risques qu’il peut
provoquer pour la santé des populations ne seront pas du même ordre.
Pour une entreprise de transport, le risque sera d’abord lié au risque d’accident de la circulation
impliquant un de ses véhicules et pouvant avoir un impact sur la vie et la santé d’autres personnes
impliquées dans l’accident.
Pour une entreprise de transport, de stockage ou d’emballage de matières dangereuses, le risque
pourra concerner par exemple l’exposition du public à des émissions de produits toxiques ou à un
incendie, voire à une explosion.
Il est de la responsabilité de l’OAL d’identifier et prévenir les risques liés à son activité pour le public,
et d’en avoir la maîtrise.
La fiche TER3 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Les pratiques anticoncurrentielles peuvent prendre différentes formes. On les classe généralement
en deux grandes familles :
• Les ententes, qui sont caractérisées par une concertation entre plusieurs acteurs
économiques concurrents qui décident d’agir ensemble pour ajuster leurs comportements,
au lieu de concevoir leur stratégie commerciale de façon indépendante, comme l’exige la
loi. De telles ententes sont prohibées lorsqu’elles empêchent, restreignent ou faussent le jeu
de la concurrence sur un marché. Les barrières à l’entrée des concurrents sur un marché, les
échanges d’informations sur les prix, les répartitions de marchés en sont quelques exemples.
On distingue les ententes « horizontales », qui impliquent plusieurs entreprises concurrentes pour un
même type de produit ou de service (ici, les activités logistiques), des ententes « verticales »,
conclues entre des opérateurs situés à différents niveaux de la chaîne économique, comme par
exemple entre fournisseurs et distributeurs.
• Les abus de position dominante : contrairement aux ententes, qui sont des pratiques
bilatérales ou multilatérales, les abus de position dominante sont en général des pratiques
unilatérales émanant d’un acteur économique qui use de sa position de force sur un marché
pour le verrouiller, pour évincer ses concurrents ou pour empêcher l'arrivée de nouveaux
entrants. Les abus de position dominante peuvent prendre différentes formes : clauses
24
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
La fiche LOY2 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Les OAL, comme toute entreprise, se doivent de ne pas être responsables ou complices d’atteintes
aux droits de l’Homme.
Cet enjeu ne concerne pas le respect des droits de l’Homme chez l’OAL, qui sont traités dans les
enjeux sociaux, notamment dans « emploi et relations employeur – employé (dont droits
fondamentaux du travail) ».
Cet enjeu ne concerne pas non plus les droits de l’Homme chez les sous-traitants et fournisseurs qui
sont traités dans l’enjeu « promotion de la RSE dans la chaîne de valeur (devoir de vigilance) ».
Il s’agit dans cet enjeu, pour les OAL, de s’assurer que leurs activités n’entraînent pas, pour leurs
parties prenantes non citées ci-avant, de discrimination ou de non-respect de leurs droits
économiques, sociaux, civils ou politiques.
Les entreprises de transport seront aussi particulièrement attentives au fait qu’elles ne se rendent pas
complices indirectement de trafic humain transfrontalier.
Les OAL qui seraient actifs dans des zones de conflit ou d’instabilité politique seront également
particulièrement vigilants sur le respect des droits de l’Homme de leurs parties prenantes, du fait de
leurs activités dans ces zones.
La fiche DDH2 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
Face à la numérisation des services, une hausse du niveau de protection des données et de la vie
privée des consommateurs est nécessaire afin de garantir la confidentialité des informations fournies
et stockées dans les bases de données de l’entreprise. Cet enjeu aura une importance croissante
au fil du temps.
Il existe d’ailleurs une réglementation nationale et européenne sur le sujet. Le cadre normatif s’est
notamment renforcé au plan européen avec le règlement 2016/679 dit RGPD et, dans une moindre
mesure, la directive 2016/680 21. Il est prévu l’instauration d’un délégué à la protection des données,
qui tiendra à la disposition de toute personne un registre des activités de traitement prévues à
l’article 30 du RGPD, ainsi que l’alourdissement des sanctions en cas de non-respect de la
réglementation (jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du revenu annuel mondial total).
Ceci contribue à préserver la crédibilité de l’entreprise et la confiance que ses clients lui accordent
20http://www.autoritedelaconcurrence.fr/user/standard.php?lang=fr&id_rub=287&id_article=1016
21Directive relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par
les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en la
matière ou d’exécution des sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données (…).
25
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 2 Version 2018
(les clients pour une entreprise opératrice d’activités logistiques comprennent les personnels du
donneur d’ordre et ceux des clients du DO).
Pour un OAL, cet enjeu concerne principalement les données professionnelles du DO et parfois de
son client. Une absence de protection de données particulièrement confidentielles (et signalées
comme telles par un DO, par exemple dans le cadre d’un nouveau développement commercial)
pourrait remettre en cause la crédibilité et la fiabilité de l’OAL ainsi que nuire à sa réputation, au-
delà de la confiance que lui accordait le DO.
Il s’agit ainsi de limiter les risques de collecte de données personnelles ou professionnelles, du
donneur d’ordres et de ses clients, et de les protéger.
La fiche C/C4 du fascicule 3 revient en détail sur les objectifs stratégiques liés à cet enjeu, ainsi que
sur des leviers d’action à mettre en œuvre, et des indicateurs pour en mesurer la performance.
26
éférentiel
R
en
lo g isti q u e
Fascicule 3
MISE EN ŒUVRE
ecologique-solidaire.gouv.fr
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
3
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
Le fascicule 1 donne des clés de compréhension de ce qu’est la RSE, identifie les facteurs
motivant la mise en place d’une démarche en logistique, et présente ce que chaque
fascicule du référentiel peut apporter aux OAL et aux DO.
Le fascicule 2 permet aux entreprises d’identifier les enjeux RSE en logistique, en proposant
pour chaque enjeu une définition stratégique, en mettant en avant ce qui justifie son
importance en logistique, et en émettant des lignes directrices. Ce fascicule propose aussi
une hiérarchisation des enjeux RSE adaptée aux spécificités des activités logistiques, selon
trois niveaux de priorité. Cette hiérarchisation aide l’OAL à choisir les enjeux qu’il souhaite
aborder dans sa démarche RSE. Elle permet également de distinguer les enjeux RSE
intéressant fortement les donneurs d’ordres (DO) et pouvant ainsi servir de base d’échanges
lors du dialogue entre OAL et DO.
Le fascicule 4 aborde le pilotage de la performance RSE de l’OAL, et le dialogue entre OAL
et DO. Pour cela, il propose à l’OAL un nombre limité d’indicateurs de performance, lui
permettant de piloter efficacement sa démarche RSE. Par ailleurs, il propose des indicateurs
clés de performance pouvant être utilisés lors des échanges entre DO et OAL (critères RSE
dans les appels d’offre, pilotage des prestations).
Le fascicule 5 permet aux entreprises d’approfondir différents aspects via un ensemble
d’annexes, et notamment : le processus de co-construction ayant permis d’aboutir à ce
référentiel, une présentation des principaux référentiels internationaux et leurs liens avec le
référentiel RSE en logistique, ainsi qu’une bibliographie.
4
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
5
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
Contexte
Les enjeux de la RSE ont un impact sur la performance économique de l’OAL, son image (y compris
en tant qu’employeur), ses perspectives de développement, voir même sa pérennité dans un
environnement en pleine évolution sociétale, économique et technologique.
Les enjeux RSE peuvent être source d’opportunités. Leur prise en compte par l’OAL peut lui
permettre de pérenniser ses activités, d’acquérir des avantages concurrentiels, de développer son
activité voir d’anticiper de futures réglementations.
Les enjeux RSE peuvent aussi être source de risques s’ils sont sous-estimés, risques qui pèsent à la fois
sur l’OAL dans la conduite de ses activités, ainsi que sur les parties prenantes et l’environnement de
l’OAL, du fait des activités de ce dernier. S’ils se matérialisent, ces risques peuvent avoir un impact
sur la réputation de l’OAL, sur l’acceptabilité sociale et réglementaire de ses activités, sur ses
résultats économiques, voire sur la pérennité de son activité.
La mise en place d’une démarche RSE efficace nécessite que les enjeux RSE soient pleinement
intégrés au sein de la gouvernance de l’entreprise, qui peut être définie comme étant le système
par lequel une organisation prend des décisions et les applique en vue d’atteindre ses objectifs.
L’intégration de la RSE et de ses enjeux dans la gouvernance de l’entreprise se fait à la fois par une
intégration dans la stratégie de l’entreprise et son processus décisionnel, ainsi que par une
intégration dans la gestion des risques et des opportunités des activités de l’entreprise.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques de l’intégration de la RSE dans la gouvernance de l’entreprise sont
notamment de :
• identifier les principales parties prenantes, et recueillir leurs attentes de manière à
sélectionner ses enjeux RSE les plus pertinents 1 ;
• intégrer les enjeux RSE pertinents dans la prise de décision stratégique et opérationnelle
de l’entreprise ;
• intégrer les enjeux RSE pertinents dans l’analyse des risques de l’entreprise ;
1 Pour cela, se reporter à l’annexe 5 du fascicule 5 qui détaille les parties prenantes potentielles d’un OAL, ainsi qu’au fascicule
2 qui propose une première hiérarchisation de l’importance des enjeux RSE en logistique.
6
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
• adapter l’organisation de l’entreprise et ses processus afin d’intégrer les risques liés à la
RSE dans la gestion des risques, et de générer de nouvelles opportunités ;
• maîtriser les impacts des décisions et des activités de l’entreprise sur ses parties
prenantes et sur l’environnement ;
• communiquer aux parties prenantes en toute transparence sur la politique RSE.
LEVIERS D’ACTION
Sensibilisation et formation
• Instaurer des dialogues permanents des différentes fonctions de
du personnel et des parties
l’entreprise avec leurs parties prenantes afin d’identifier les
prenantes
accords et les désaccords.
• Communiquer sur la performance RSE de l’entreprise, notamment
dans un rapport annuel (le fascicule 4 du référentiel donne plus
d’information sur la rédaction d’un rapport RSE adaptée à la taille
des entreprises).
• Intégrer la RSE dans la définition des fonctions des collaborateurs
de l’entreprise.
• Associer les fonctions « RSE » et « risques » de l’entreprise lors de la
Définition et mise en œuvre
mise à jour de la cartographie des risques et des actions de
d’actions concrètes et de
maîtrise de ces risques.
bonnes pratiques
• Définir pour chaque enjeu RSE les actions de maîtrise et
d’amélioration de la performance et les indicateurs de pilotage
associés.
7
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
les données RSE publiées (pour les entreprises qui ne sont pas
Contrôle et mesure de la
couvertes par les obligations en matière de déclaration de
performance
performance extra-financière).
• Produire un tableau d’analyse des risques RSE des activités de
l’entreprise, comprenant également les actions mises en œuvre
pour remédier aux risques ayant un impact négatif majeur.
• Procéder à des audits internes et externes réguliers.
• Revoir régulièrement la performance de l’entreprise sur la base de
l’analyse des tableaux de bord et au regard des objectifs en
matière de RSE fixés, et proposer des actions d’amélioration.
• Évaluer l’évolution de la maturité RSE de l’entreprise.
Amélioration continue
• Intégrer les risques RSE dans les revues de direction.
• Mettre en place des actions afin de remédier aux nouveaux
risques identifiés.
• Faire une veille sur l’innovation et l’évolution des pratiques.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Existence et communication d’un engagement explicite de la direction sur l’intégration
de la RSE dans sa stratégie, ainsi que sur la prise en compte des enjeux RSE dans la
gestion de ses risques et de ses opportunités
8
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics, décret n°2016-
360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics, décret n°2016-361 du 25 mars 2016
relatif aux marchés publics de défense ou de sécurité.
Charte et label
• Le Label « Relations fournisseurs et achats responsables » (RFAR), adossé à la norme ISO
20 400, est un dispositif d’évaluation des pratiques des candidats volontaires. Il distingue
les organisations ayant fait la preuve de relations durables et équilibrées avec leurs
fournisseurs. Il est le seul label en la matière remis par les pouvoirs publics. À l’issue d’un
processus d’évaluations conduites par un tiers agréé par la Médiation des entreprises,
neutre et indépendant, il est attribué pour une période de trois ans avec des mises sous
revues annuelles.
Publications et sites internet
• La Responsabilité Sociétale des Entreprises : une opportunité à saisir pour les PME –
Guide de bonnes pratiques pour les PME (CPME, 2014).
• Guide sur la mise en place d’un Plan de Continuité d’Activité (DGE, CPME, 2015).
• Guide pratique pour les PME de l’ISO 31 000 (management des risques) (ISO, ITC &
UNIDO)
• Guide pour le reporting RSE (Medef, 2017)
• Lignes directrice pour la communication d’informations non financières (Commission
européenne)
• Site de la Médiation des entreprises
• Site du label RFAR (Relations fournisseurs et achats responsables)
• Site internet de la mallette RSE proposant un ensemble de plan d’actions visant à
déployer une démarche RSE au sein des activités d’une entreprise, qui contient en
particulier un ensemble de bonnes pratiques RSE sur le thème de la gouvernance.
• Textes relatifs à la commande publique
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 2 GRI Standards ODD
2
Articles L225 – 102-1, R225-105, R225-105-1 et R225-105-2 du code de commerce.
9
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
Contexte
Les opérateurs d’activités logistiques font non seulement appel à des fournisseurs mais également
à des sous-traitants (rang 1, rang 2, voire plus), qui appartiennent alors à sa chaîne de valeur. Pour
un donneur d’ordres, valoriser sa chaîne de valeur peut se traduire par des actions visant à favoriser
l’accès direct des TPE – PME effectuant ces prestations, ainsi qu’à éviter la cascade de sous-
traitants sans valeur ajoutée.
Dans le cadre d’une démarche RSE, il convient qu’un OAL participe à la promotion de la RSE dans
l’ensemble de sa chaîne de valeur. Appelé aussi « devoir de vigilance », cela signifie que l’OAL
s’assure de la politique responsable de ses fournisseurs et sous-traitants, de manière à prévenir les
dommages sociaux, éthiques, environnementaux et les atteintes aux droits de l’Homme de leurs
activités.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment :
• d’évaluer le risque, chez les fournisseurs et sous-traitants, de non-respect des droits de
l’Homme, du droit du travail et de l’environnement ;
• de prévenir, traiter et maîtriser les impacts négatifs liés à ses relations d’affaires (activités
de ses fournisseurs et sous-traitants) sur le plan des droits de l’Homme, ainsi que sur les
aspects sociaux, environnementaux et économiques ;
• de promouvoir la RSE et la mise en place d’une démarche adéquate auprès de ses
fournisseurs et sous-traitants.
10
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
efficacité (les entreprises qui intègrent les seuils déclenchant les
obligations en matière de devoir de vigilance doivent se reporter
Contrôle et mesure de la à l’art. L. 225-102-4 et L.225-102-5 du code de commerce).
performance • Procéder à des audits réguliers dans l’entreprise sur la bonne
application des procédures internes.
• Procéder à des évaluations régulières et audits chez les principaux
fournisseurs et sous-traitants.
11
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre et fréquence des évaluations ou audits externes
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Articles L. 225-102-4 et L.225-102-5 du code de commerce (issus de la loi n° 2017-399 du
27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises
donneuses d’ordres).
• Sur le détachement des conducteurs, voir les articles R 1331-1 et suivants du code des
transports. Le Ministère en charge des transports a élaboré sur son site internet des
documents d’information à destination des professionnels : https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/formalites-declaratives-applicables-au-detachement-dans-transport-
routier.
Publications et sites internet
• Recommandations pour la mise en œuvre de la diligence raisonnable (Plateforme RSE,
2017).
• Talents d’acheteurs – édition numéro 2, sur les performances environnementales et
sociétales des fournisseurs (Le Médiateur des entreprises et Conseil National des
achats).
• Bonnes pratiques RSE sur le thème des droits de l'Homme (La mallette RSE).
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 3 GRI Standards ODD
Question
centrale
DDH2 – Respect des populations
Contexte
Les droits de l’Homme sont définis comme les droits inaliénables de tous les êtres humains.
Ils peuvent être classés en deux catégories :
• D’une part, les droits civils et politiques (droit à la vie, égalité face à la loi, liberté
d’expression…)
• D’autre part, les droits économiques, sociaux et culturels (droit au travail, droit à la nourriture,
droit au meilleur niveau de santé possible, droit à l’éducation, droit à la sécurité sociale…)
L’entreprise doit respecter les droits de l’Homme, et ne pas se rendre complice d’atteintes à ces
droits. Elle se doit, par conséquent, de mettre tout en œuvre pour remédier aux atteintes éventuelles
dont elle serait responsable et régler les litiges liés à ses décisions ou à son activité.
Cet enjeu se focalise sur le respect des droits de l’Homme au sein des populations. En effet :
• les droits de l’Homme qui se rattachent aux travailleurs de l’entreprise sont traités par ailleurs,
dans les enjeux sociaux, notamment via l’enjeu « SOC1 - Emploi et relations employeur –
employé » (négociation collective, travail des enfants, travail forcé, discrimination…) ;
• les droits de l’Homme qui se rattachent à la chaîne de valeur de l’entreprise (sous-traitants
et fournisseurs) sont traités dans l’enjeu « DDH1 – Promotion de la RSE dans la chaîne de
valeur (devoir de vigilance) ».
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques ce cet enjeu sont notamment de :
• ne pas procéder à des discriminations vis-à-vis des populations ;
• respecter les droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques des populations ;
• ne pas être complice de trafic d’êtres humains (notamment dans le cadre des activités
de transport).
13
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
direction, politique de l’Homme.
l’entreprise et définition des • Désigner un responsable en charge des questions des droits de
responsabilités l’Homme.
Sensibilisation et formation
• Mettre en place un plan de communication et de formation
du personnel et des parties
interne/externe sur le respect des populations.
prenantes
• Action concernant le respect des droits de l’Homme auprès des
Définition et mise en œuvre
migrants.
d’actions concrètes et de
• Action concernant le respect des populations lors d’implantation
bonnes pratiques
de plateformes logistiques (dont port).
Contrôle et mesure de la
• Mettre en œuvre des audits interne et/ou externe.
performance
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Existence d’un plan de communication et de formation sur les droits de l’Homme :
oui/non
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (accessible ici)
• Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (accessible ici)
14
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 4 GRI Standards ODD
Contexte
Les relations employeurs/employés confèrent des droits et imposent des obligations tant aux
employeurs qu’aux employés, dans l’intérêt de l’organisation de l’entreprise et de la société. Les
parties contractantes ne possèdent cependant pas le même pouvoir, ce qui implique que :
• la protection du salarié constitue la base de la législation du travail ;
• l’employeur doit, dans le cadre des activités de son entreprise, contribuer à l’amélioration
du niveau de vie du salarié en assurant la stabilité de l’emploi et un travail décent ;
• les entreprises sont tenues de respecter les différents statuts existants des travailleurs
(salariés/indépendants), et les droits et protections auxquels ils peuvent prétendre en
conséquence. Que le travail soit effectué sous contrat de travail ou sous contrat
commercial, toutes les parties au contrat sont habilitées à connaître leurs droits et
responsabilités et à avoir les recours appropriés si les termes du contrat ne sont pas
respectés.
Par ailleurs, les entreprises doivent posséder des relations commerciales avec des sous-traitants ou
fournisseurs sains, sur le plan juridique mais également vis-à-vis de leurs propres salariés, fournisseurs
et sous-traitants.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment :
• D’assurer que le travail réalisé respecte le cadre juridique des statuts en présence
(c’est-à-dire, par exemple, que le dirigeant ne cherche pas à s’extraire d’une situation
juridiquement reconnue comme une relation employeur – employé afin de se
décharger de certaines obligations relevant de la conclusion d’un contrat de travail) ;
• De s’assurer de l’absence de travail forcé et de travail des enfants ;
• De favoriser la stabilité de l’emploi, et donc des contrats de travail. Cet objectif inclut
également l’anticipation du dirigeant sur des situations susceptibles d’affecter l’emploi
dans l’entreprise ;
• D’abolir toute discrimination entre salariés, afin d’assurer l’égalité des chances et des
traitements, notamment hommes-femmes ;
16
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
questions, et en particulier celle du travail forcé.
• Présenter aux travailleurs les engagements et dispositions
prises par l’entreprise concernant le règlement européen
sur la protection des données personnelles, appelé RGPD.
• Dans ce cadre, protéger les travailleurs, dont les
travailleurs mis à disposition, contre des atteintes
Définition et mise en œuvre éventuelles à leurs données personnelles y compris dans
d’actions concrètes et de bonnes le cadre du développement du numérique, de la
pratiques géolocalisation, etc.
• S’assurer du respect des réglementations et des lois du
travail par tous au sein de l’entreprise.
• Gérer les effectifs afin d'éviter un recours excessif au
travail temporaire
• Mettre en place un système de remontée d’alerte
concernant les cas de non-respect des principes de l'OIT
Mise en place de moyens et
pour les employés, y compris les travailleurs mis à
supports éventuels
disposition (système de « whistle blowing »). Communiquer
sur l’existence de ce dispositif 5.
5Le whistleblowing ou « déclenchement d’alerte » est un système de plus en plus employé par les entreprises afin d’enrayer
les comportements frauduleux ou susceptible d’affecter sérieusement leur activité ou d’engager gravement leur
responsabilité. Le système permet à des employés de signaler le comportement de leurs collègues de travail, supposé
contraire à la loi ou aux règles établies par l’entreprise.
17
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
domaine d’action.
Contrôle et mesure de la
• Effectuer des évaluations et audits.
performance
• Systématiser l’analyse de la performance du dispositif de
remontée d’alerte.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre total d’incidents et d’actions intentées liées au non-respect du droit du travail
contre l’OAL au cours de l’exercice
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Articles L. 225-102-4 et L.225-102-5 du code de commerce (issus de la loi n° 2017-399 du 27
mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses
d’ordres).
• Sur la discrimination, voir Titre III « Discriminations » du Livre 1er de la première partie de la
partie législative du code du travail (articles L1131-1 et suivants).
• Sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, voir Titre IV « Egalité
professionnelle entre les femmes et les hommes » du Livre 1er de la première partie des
parties législatives et réglementaires du code du travail (article L1141-1 et suivants et R1142-
1 et suivants).
• Sur le détachement des conducteurs, voir les articles R 1331-1 et suivants du code des
transports. Le Ministère en charge des transports a élaboré sur son site internet des
documents d’information à destination des professionnels : https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/formalites-declaratives-applicables-au-detachement-dans-transport-
routier
18
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
Charte et label
• Charte de la diversité : un texte d’engagement proposé à la signature de toute entreprise,
quelle que soit sa taille, qui condamne les discriminations dans le domaine de l’emploi et
décide d’œuvrer en faveur de la diversité. La Charte exprime la volonté d’agir des
entreprises pour mieux refléter, dans leurs effectifs, la diversité de la population française.
Articulée autour de six articles, elle guide l’entreprise dans la mise en place de nouvelles
pratiques, en y associant l’ensemble de ses collaborateurs et partenaires. Elle les incite à
mettre en œuvre une politique de gestion des ressources humaines centrée sur la
reconnaissance et la valorisation des compétences individuelles. L’entreprise favorise ainsi
la cohésion et l’équité sociale, tout en augmentant sa performance. La Charte est soutenue
par des organisations patronales, de nombreux réseaux d’entreprises et des organismes
publics.
• Label « Diversité » : créé en 2008 et propriété de l’État, il vise à prévenir les discriminations et
à promouvoir la diversité dans les secteurs public et privé. Il permet à la structure candidate
ou labellisée d’évaluer ses processus de ressources humaines et de les modifier le cas
échéant. Cette certification, délivrée par AFNOR Certification, reconnaît et fait connaître
les bonnes pratiques de recrutement et d’évolution professionnelle valorisant la diversité
dans la sphère du travail. Le Label Diversité concerne tous les types d’employeurs :
entreprises, administrations, collectivités territoriales, établissements publics, associations,
etc. Plus de 300 entités juridiques ont été labellisées (grandes entreprises, TPE et PME,
ministères, villes, établissements publics) dont les effectifs varient de 12 à 279 000 personnes ;
au total plus de 800 000 salariés ou agents sont déjà concernés.
• Le label « Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes » est la marque
d’organismes novateurs dans leur approche de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il
récompense l’exemplarité de leurs pratiques dans ce domaine. Ce label concrétise une
volonté politique forte, celle de valoriser l’égalité professionnelle au cœur des entreprises
comme des institutions. Encouragé par l’État, soutenu par les partenaires sociaux, le label
Égalité peut être décerné à toute entreprise, association ou administration, quelle que soit
sa taille ou son activité. Le dossier de labellisation présenté par les organismes candidats est
instruit par l’AFNOR Certification qui apprécie la mise en œuvre par le candidat des actions
en faveur de l’égalité professionnelle et qui soumet un rapport à la commission de
labellisation.
• Le Gender equality european standard (label européen pour favoriser l’égalité hommes –
femmes).
Publications et sites internet
• Guide FACE contre les violences faites aux femmes
• Guide ARACT : L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes : Et concrètement
comment fait-on ?
• Plaquettes d’information sur l’égalité professionnelle et les labels existants (AFT)
• Exemple de Plan d’action relation (et conditions de travail) - (la mallette RSE)
• Site de l'OIT (Organisation Internationale du Travail)
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 6 GRI Standards ODD
Article R225-105, 1°
b)Organisation du travail
Question
centrale
SOC2 – Conditions de travail et qualité de vie au travail
Contexte
Les conditions de travail désignent le temps de travail, les repos et congés, les pratiques
disciplinaires et la rémunération 7 . Elles intègrent également les thématiques telles l’accès aux
services médicaux ou à des cantines, et des thématiques qui concernent plus particulièrement
certaines zones d’implantation à l’étranger (comme l’accès à l’eau potable, ou encore à des
installations sanitaires).
Ces conditions de travail ont des répercussions sur la qualité de vie des travailleurs et de leurs
familles. L’OMS définit la qualité de vie au travail comme étant « un état d’esprit caractérisé par
une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur
et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu du travail ».
Pour réunir les conditions nécessaires à la création d’un milieu de travail sain, attractif et productif,
il ne suffit pas seulement d’éviter les situations de pénibilité 8 et de souffrance au travail (décrites
dans la fiche « Santé et sécurité au travail »), mais également d’assurer l ‘amélioration des
conditions de travail et de la qualité de vie au travail en proposant des modes d’organisations
capables de concilier l’efficacité et l’intérêt du travail.
Dans des professions sous tension comme celles du transport et de la logistique, l’enjeu pour les
entreprises est aussi économique : réduire l’absentéisme, conserver et transmettre au sein de
l’entreprise les compétences-clés fondées sur l’expérience, améliorer son attractivité notamment
auprès des jeunes générations.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• Assurer des conditions de travail décentes, en prenant en compte les spécificités des
zones d’implantations géographiques de l’entreprise (niveau général des salaires dans
les pays d’implantation, coût de la vie, avantages conférés par les systèmes de sécurité
sociale en place…) ;
• Être à l’écoute des travailleurs dans l’organisation du temps de travail (rythme,
anticipation, articulation, temporalité) ;
• Favoriser la conciliation entre vie privée et vie professionnelle.
20
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
Contrôle et mesure de la
• Suivi des indicateurs de stabilité et de présence du
performance
personnel.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Taux d’absentéisme
22
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
• Turnover
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Sur les obligations en matière de négociation sur la rémunération, le temps de travail et
le partage de la valeur ajoutée : articles L2242-15 et L2242-16 du code du travail.
• Sur le règlement intérieur et le droit disciplinaire, voir le Livre III « Le règlement intérieur
et le droit disciplinaire » de la première partie des parties législatives et réglementaires
du code du travail (articles L1311-1 et suivants et D1321-1 et suivants du code du
travail).
• Sur le temps de travail : voir le Livre Ier : « Durée du travail, repos et congés » de la
troisième partie des parties législatives et réglementaires du code du travail (articles
L3111-1 et suivants et R3111-1 et suivants du code du travail).
• Sur le détachement des conducteurs, voir les articles R 1331-1 et suivants du code des
transports. Le Ministère en charge des transports a élaboré sur son site internet des
documents d’information à destination des professionnels : https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/formalites-declaratives-applicables-au-detachement-dans-transport-
routier.
Publications et sites internet
• Guide « 10 questions sur la qualité de vie au travail » (ANACT) permettant de réaliser
une auto-évaluation.
• Outil GPS de l'ANACT : outil d’évaluation de la satisfaction des salariés au travail
• Fiche informative sur les risques d’épuisement professionnel :
http://www.inrs.fr/risques/epuisement-burnout/ce-qu-il-faut-retenir.html
• Guide INRS « Bien-être et qualité de vie au travail, risques psychosociaux : de quoi parle-
t-on ? »
• Guide INRS « La vulnérabilité : Une opportunité managériale »
• Partage de bonnes pratiques de transporteurs sur la gestion des temps et le soutien à
la parentalité (AFT)
• Voir le site internet concernant les TMS : www.tmspros.fr
• Page de l’INRS sur le bien-être au travail : http://www.inrs.fr/risques/bien-etre-travail/ce-
qu-il-faut-retenir.html
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation GRI Standards ODD
10
Question
centrale
SOC3 – Rémunération
Contexte
La rémunération (montant du salaire, avantages en nature, primes), les sommes versées au titre de
l’épargne salariale (intéressement, participation…), ou encore, les modalités de cotisation de
retraite, sont des facteurs déterminants lors du choix de l’emploi. Ils représentent également un
enjeu de motivation et de productivité des collaborateurs.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
L’objectif stratégique est notamment de :
• mettre en œuvre une politique de rémunération transparente et équitable entre les
différents salariés et travailleurs détachés ;
• mettre à disposition des travailleurs un système de protection sociale performant.
LEVIERS D’ACTION
24
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
correspondance avec le travail réalisé.
Contrôle et mesure de la
• Mettre en place un suivi de l’usage des primes et des
performance
rémunérations complémentaires, liées à la restauration et
à l’hébergement.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Écart de rémunération moyenne entre les femmes et les hommes au sein de l'entreprise
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Le décret n° 2014-1498 du 11 décembre 2014 apporte des précisions sur la nature des
garanties collectives qui caractérisent un « degré élevé de solidarité » dans les contrats
de protection sociale complémentaire. Celles-ci peuvent être recommandées par les
partenaires sociaux aux entreprises de leurs branches. Dans le secteur de la logistique,
ce dispositif paritaire recommande l’offre de Carcept Prévoyance.
• Livre II « Salaires et avantages divers » de la troisième partie des parties législatives et
réglementaires du code du travail (articles L3211-1 et suivants et D3211-1 et suivants du
code du travail).
• Principe « à travail égal, salaire égal » dégagé par la cour de cassation par l’arrêt
Ponsole/Delzongle du 29 octobre 1996.
25
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation GRI Standards ODD
11
Question
centrale
SOC4 – Dialogue social
Contexte
Le dialogue social contribue à une meilleure compréhension et à l’établissement de relations saines
entre les membres de la direction et les salariés, fluidifiant le fonctionnement de l’entreprise et
réduisant le risque de conflits sociaux.
Le dialogue social comprend à la fois le respect de la consultation formelle, mais aussi les échanges
informels qui rentrent dans le cadre de la prise de décision.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• favoriser les échanges en matière d’enjeux économiques et sociaux au sein de
l’entreprise, par les négociations, consultations, et échanges d’informations entre
employeurs, managers et salariés ;
• associer les collaborateurs aux échanges qui amènent aux prises de décisions dans
l’entreprise ;
• construire des organisations intégrant l’écoute des salariés pour anticiper les
transformations, l’évolution des attentes des nouvelles générations, y compris dans leur
rapport au travail.
LEVIERS D’ACTION
•
• S’interroger sur la gestion de la thématique par la
Engagement de la direction, direction, sur la politique de l’entreprise et sur la définition
politique de l’entreprise et des responsabilités concernant le dialogue social.
définition des responsabilités • Définir le processus pour favoriser le dialogue social.
• Décrire les engagements de la direction en matière de
gouvernance participative et collaborative.
Sensibilisation et formation du • Informer les salariés sur les prérogatives et la finalité des
personnel et des parties prenantes institutions représentatives du personnel.
27
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre de propositions des salariés permettant l’amélioration des activités de
l’entreprise
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Sur les institutions représentatives du personnel, voir le Livre III « institutions
représentatives du personnel » de la deuxième partie des parties législatives et
réglementaires du code du travail (articles L2311-1 et suivants et R2312-1 et suivants du
code du travail)
28
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 12 GRI Standards ODD
Question
centrale
SOC5 – Santé et sécurité au travail
Contexte
En ce qui concerne la sécurité, la logistique est un secteur marqué par une sinistralité importante 13,
touchant l’ensemble des travailleurs, en entrepôts et dans le transport. Il s'agit d’un secteur plus
accidentogène que la moyenne des secteurs d’activités français. De plus, la gravité des accidents
au sein des activités logistiques est élevée.
Les principales causes d’accident du travail sont liées aux manutentions manuelles et au port de
charges, aux déplacements des salariés, sur la route ou sur site, en hauteur, et liées à l’utilisation
d’engins.
La multiplicité des interfaces dans la chaîne logistique (clients, fournisseurs, donneurs d’ordres, sous-
traitants) et des contraintes à prendre en compte rend nécessaire la coordination des actions de
prévention avec les autres parties prenantes.
En ce qui concerne la santé, figurent notamment parmi les risques : les ports de charges, les gestes
répétitifs et les manutentions manuelles qui mènent à l’apparition de troubles musculo-squelettiques
(TMS), touchant principalement les membres supérieurs et le dos.
Malgré la mécanisation des moyens de manutention, les préparateurs de commandes,
conducteurs et livreurs, sont toujours amenés à soulever, déplacer ou transporter des charges,
parfois sous contrainte de temps. Si la part de l’activité physique que doivent accomplir les
opérateurs est la plus visible, elle s’accompagne d’une activité mentale de plus en plus lourde
(anticipation des tâches à réaliser, guidage vocal, modifications fréquentes des plannings…) qui
peut contribuer à provoquer des risques d’atteinte à la santé et notamment des risques
psychosociaux.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• promouvoir et maintenir au degré le plus élevé l’importance de la sécurité et le bien-
être physique, mental et social des travailleurs (la notion de travailleur englobe toutes
les populations du travail salarié : salariés de l’entreprise, travailleurs détachés,
indépendants, intérimaires, stagiaires, apprentis…) ;
• prévenir et protéger les salariés des effets négatifs sur la santé résultant des conditions
de travail (accidents du travail et maladies professionnelles) ;
• construire et organiser un environnement de travail adapté aux besoins physiologiques
et psychologiques des travailleurs.
LEVIERS D’ACTION
•
(reporting, tableaux de bord intégrés aux indicateurs de
performance de l’entreprise).
• Définir un budget dédié à la prévention des risques
professionnels incluant l’achat des EPI, les formations
réalisées, etc.
• Réaliser et mettre à jour l’analyse des risques santé et
sécurité au travail (SST) dans toutes les zones
géographiques d’opération (type DUERP).
• Analyser des situations de travail au-delà des postes de
travail en prenant en compte tous les facteurs pouvant
impacter la santé (rythmes, déplacements, ambiance
physique, ambiance sociale, absence de temps de
« respiration » …).
• Mettre en place une démarche globale permettant de
développer une cotation « ergonomie des postes » et de
Analyse de l’enjeu et diagnostic des transformer les situations de travail.
risques et opportunités • Favoriser la communication sur les sujets de santé et
sécurité au travail et les remontées d’informations des
salariés (de « bas en haut ») et les encourager à formuler
des propositions de changement.
• Intégrer clairement ces contributions à la mesure de
performance de l’entreprise et prévoir une rétribution
• Instaurer un tableau de bord « santé et sécurité au travail »
dans le tableau de bord de l’entreprise.
• Utiliser un outil de positionnement des pratiques en santé
et sécurité au travail (par exemple selon les grilles GPSST
ou DIGEST proposées par l’INRS).
• Communiquer sur les situations de travail à risque et les
actions de prévention mises en œuvre, pour tous les
travailleurs, y compris les entreprises et sous-traitants
intervenant sur site.
• Promouvoir les plans de prévention et les protocoles de
Sensibilisation et formation du sécurité.
personnel et des parties prenantes • Favoriser la communication sur les sujets de santé et
sécurité et les remontées d’informations des salariés.
• Analyser la charge physique de travail, et développer en
conséquence des formations aux risques, gestes et
postures destinées à tous les niveaux, y compris les
entreprises et sous-traitants intervenant sur site.
31
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
32
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Taux de fréquence d’accidents avec et sans arrêts (y compris pour les salariés mis à
disposition)
• Nombre de maladies professionnelles reconnues, au regard de l’effectif salarié (et si
possible sous-traitant et intérimaire)
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Sur les accidents et maladies professionnels et non professionnels, ainsi que l’inaptitude
médicale, voir le chapitre VI « Maladie, accident et inaptitude médicale » du Titre II de
la première partie des parties législatives et réglementaires du code du travail (articles
L1226-1 et suivants et D1226-1 et suivants du code du travail)
• Sur les obligations de l’employeur et autres règles relatives à la santé et la sécurité au
travail : voir la quatrième partie « santé et sécurité au travail » des parties législatives et
réglementaires du code du travail (articles L4111-1 et suivants et R4121-1 et suivants du
code du travail)
Publications et sites internet
• Partenariat entre Prism’emploi et TLF
14La méthode de l’arbre des causes permet de rechercher de façon structurée les facteurs ayant contribué à l'accident, d’en
comprendre le scénario et de proposer des actions de prévention. Voir la brochure de l’INRS décrivant la méthode,
accessible à l’adresse suivante : http://www.inrs.fr/dms/inrs/CataloguePapier/ED/TI-ED-6163/ed6163.pdf
33
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 15 GRI Standards ODD
Question
centrale
SOC6 – Développement du capital humain
Contexte
Dans des secteurs où la main-d’œuvre joue un rôle prépondérant, le développement de la valeur
ajoutée est conditionné à l’acquisition et au développement de compétences. À ce titre, les
donneurs d’ordres (en attendant un certain niveau de service) et le prestataire (en investissant pour
atteindre le niveau de service attendu) sont moteurs dans ce processus.
Avec les transformations récentes et actuelles des métiers de la filière logistique (aussi bien dans les
activités de transport que celles en entrepôt), les compétences demandées se modifient. Les
besoins sont notamment liés aux évolutions réglementaires (Certificat d’aptitude à la conduite en
sécurité (CACES), Formation continue obligatoire (FCO), etc.), aux évolutions technologiques
(électronique, informatisation croissante, etc.) et au développement durable. Les compétences
linguistiques deviennent également indispensables.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• assurer aux salariés une évolution basée sur des principes d’équité et de non-
discrimination, et tenant compte de leur état de santé ;
• développer les compétences des salariés en étant à l’écoute de leurs attentes pour
contribuer à leur épanouissement au travail et à leur parcours professionnel ;
• favoriser l’employabilité des salariés en anticipant l’évolution des compétences. Pour
cela : mettre en place un inventaire des compétences nécessaires dans l’entreprise,
tenir compte du vieillissement, du turnover, et organiser le changement d’activité en
tenant compte des mutations technologiques et de l’évolution des besoins de
l’entreprise.
LEVIERS D’ACTION
16 La GPEC (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences) est une méthode conçue pour anticiper les besoins en
ressources humaines à court et moyen termes. Elle vise à adapter les emplois, les effectifs et les compétences aux exigences
issues de la stratégie des entreprises et des modifications de leurs environnements économique, social, juridique. La GPEC est
35
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
performance cadre des entretiens individuels.
un outil de gestion prospective des ressources humaines qui permet d’accompagner le changement. La négociation
triennale de GPEC porte obligatoirement sur :
• les modalités d’information et de consultation du comité d’entreprise sur la stratégie de l’entreprise et ses effets
prévisibles sur l’emploi et sur les salaires,
• la mise en place d’un dispositif de GPEC ainsi que les mesures d’accompagnement susceptibles de lui être associées,
en particulier de formation et d’accompagnement de la mobilité professionnelle et géographique des salariés.
36
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Nombre moyen d’heures de formation par an et par salarié
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Concernant les négociations en entreprise sur la gestion des emplois et des parcours
professionnels : articles L2242-20 et L2242-21 du code du travail
• Concernant les négociations sur les conditions de travail et la gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences : articles L2241-12 du code du travail
37
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 17 GRI Standards ODD
Contexte
La société est confrontée à de multiples défis environnementaux tels que la limitation des ressources
naturelles, les pollutions, le changement climatique ou la perte de biodiversité (disparition
d’espèces et d’écosystèmes).
Les entreprises opératrices d’activités logistiques se doivent d’aborder de manière systémique les
impacts de ses activités sur l’environnement.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Au-delà du respect des législations et réglementations environnementales, l’objectif
stratégique de la mise en place d’une démarche environnementale structurée est de :
• gérer de manière systémique les risques et les impacts de ses activités pour
l’environnement en s’appuyant sur un système de management environnemental ;
• promouvoir les principes de la responsabilité environnementale au sein de son
entreprise.
LEVIERS D’ACTION
39
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
par enjeu environnemental majeur.
• Nommer des relais Environnement par site.
Définition et mise en œuvre
• Entreprendre une logique de certification intégrée :
d’actions concrètes et de bonnes
qualité-sécurité-environnement.
pratiques
• Intégrer des objectifs RSE liés à des indicateurs clés au
management des équipes de l’entreprise, qui peuvent
par exemple conditionner la rémunération variable.
•
performance regroupant les indicateurs clés autour des enjeux majeurs.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre de managers formés au management de l’environnement
• Pourcentage de sites sous labellisation ou certification environnementale 18
RESSOURCES
Systèmes de management
• La norme ISO 14 001 « Management environnemental »
• L’Emas (éco-management and audit scheme), ou système de management et d’audit
environnemental, est un règlement européen d’application volontaire entré en
application le 11 janvier 2010 permettant à tout type d’organisation d’évaluer, de
publier et d’améliorer sa performance environnementale. Voir :
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/systeme-management-et-daudit-
environnemental
• La norme ISO 50 001 « Management de l’énergie »
Publications et sites internet
• Bonnes pratiques RSE sur le thème de l'environnement (la mallette RSE)
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 19 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV2 – Pollution de l’air
Contexte
La pollution de l’air (ou pollution atmosphérique) est une altération de la qualité de l’air, ayant des
conséquences préjudiciables et à court terme notamment sur la santé humaine. Local et immédiat,
l’enjeu de la pollution de l’air est particulièrement important dans le cadre d’activités de logistique
urbaine.
Cet enjeu ne doit pas être confondu avec l’enjeu « Changement climatique », même si des actions
peuvent être convergentes dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et de la
pollution de l’air. La plupart du temps, les substances concernées ne sont pas les mêmes et leurs
enjeux sont différents 20.
Concernant les activités logistiques, la pollution de l’air provient principalement de l’utilisation
d’énergie :
• Le transport de marchandises (routier mais également aérien, fluvial et maritime) est
fortement émetteur en polluants atmosphériques lors de la combustion de carburants et lors
des freinages, et notamment de NOx, de SOx, et de particules fines. Cet enjeu est
particulièrement important dans des zones densément peuplées.
• Les entrepôts, particulièrement ceux frigorifiques, sont aussi émetteurs de polluant
atmosphériques tels que les CFC, HCFC et HFC. Ces polluants n’ont pas un impact direct sur
la santé humaine mais, de par leur impact sur la couche d’ozone, peuvent avoir un impact
sanitaire indirect.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
L’objectif stratégique est notamment de :
• maîtriser et limiter les émissions de polluants atmosphériques liées à ses activités
logistiques, et leur impact sur les populations.
20 En effet, le changement climatique a des conséquences planétaires et à long terme (ainsi, le CO2, principal gaz à effet de
serre, n’est pas un polluant : le respirer n’a pas d’impacts sur la santé aux concentrations rencontrées dans l’air extérieur).
Cependant, certains polluants jouent un double jeu (cas du Black Carbon, par exemple, qui est un polluant sanitaire avec un
impact sur le changement climatique).
42
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
Engagement de la direction,
prévention de la pollution de l’air.
politique de l’entreprise et
• Identifier un responsable environnement en charge de la
définition des responsabilités
maîtrise des aspects pollution de l’air.
21 Ce levier d’action est particulièrement important à mettre en œuvre lorsque l’entreprise intervient dans des zones
densément peuplées.
43
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D'AMÉLIORATION
Amélioration continue
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Quantité d’émissions de polluants atmosphériques (si l’activité et la taille de l’entreprise
le justifie)
• Principales actions mises en place pour lutter contre la pollution de l’air. Concernant
les activités de transport, il pourra s’agir de la composition de la flotte de transport à
basses émissions de polluants atmosphériques (Par exemple, pour le parc routier : Euro
6, Électrique, GNV, Hydrogène)
RESSOURCES
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 22 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV3 – Pollution de l’eau et des sols
Contexte
La prévention de la pollution de l’eau et des sols vise à prévenir des rejets directs, délibérés ou
accidentels de substances polluantes dans les eaux de surfaces ou souterraines ainsi que les sols.
Cette pollution est nocive pour l’environnement, la biodiversité et la santé des populations. Toute
plateforme logistique susceptible de recevoir des véhicules est concernée (perte de gazole, huile,
nettoyage des véhicules…).
Les activités logistiques particulièrement concernées par cet enjeu sont les suivantes :
• Modes de transports sur l’eau (maritime, portuaire, fluvial)
• Activités de stockage en vrac liquide
• Transport citerne (à travers le nettoyage des véhicules)
• Entreposage de matières dangereuses
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
L’objectif stratégique est notamment de :
• maîtriser et limiter les émissions de polluants liquides dans l’eau et les sols, nocifs pour
l’environnement et les populations.
LEVIERS D’ACTION
•
Engagement de la direction, prévention de la pollution de l’eau et des sols.
politique de l’entreprise et • Identifier au sein de l’entreprise un responsable
définition des responsabilités environnement en charge de la maîtrise des aspects
pollution de l’eau et des sols.
45
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
performance de l’eau et des sols.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre et volume de déversements importants dans l’eau et les sols
46
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 23 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV4 – Autres nuisances (dont bruit et congestion)
Contexte
Au-delà des rejets de polluants atmosphériques (ENV1a), des rejets dans l’eau ou les sols (ENV1b)
et des émissions de gaz à effet de serre (ENV3), les activités logistiques sont sources d’autres
nuisances susceptibles de générer des impacts nocifs sur la santé et le bien-être des populations.
Concernant les modes de transports terrestres et les activités logistiques en milieu urbain, ces
nuisances sont notamment le bruit, la congestion du trafic routier, et dans une moindre mesure
l’odeur 24.
Concernant l’immobilier logistique (plateformes logistiques, entrepôts), ces nuisances peuvent être
liées à leur intégration visuelle (insertion dans les paysages, pollution lumineuse). L’intégration
visuelle est un enjeu important pour l’acceptation de l’immobilier logistique par les riverains.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
L’objectif stratégique est notamment de :
• maîtriser et limiter ces nuisances et leur impact sur les populations.
24 Les impacts liés aux accidents de la route sont traités dans l’enjeu « Santé des populations »
48
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
performance nuisances et les mesures de réduction qui y sont associées.
salaries/dossier/plan-deplacements-entreprise/quest-quun-pde
49
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
Les indicateurs clés de pilotage de l’OAL concernant les autres nuisances dépendront des
activités logistiques de l’entreprise :
• Pour des activités de logistique urbaine et leurs nuisances sonores, il pourra s’agir de
l’obtention du label « Certibruit » : oui/non
• Pour l’immobilier logistique, il pourra s’agir des résultats d’enquêtes auprès des riverains
RESSOURCES
Chartes et labels
• Le cadre national pour les chartes locales de logistique urbaine est un dispositif national
visant à la mise en place de chartes au niveau local, permettant d’améliorer les
pratiques de la logistique en ville pour tendre vers une logistique durable, en impliquant
l’ensemble des acteurs concernés. Au-delà de la qualité de l’air, possibilité d’aborder
d’autres aspects complémentaires : optimisation globale et efficacité de la logistique,
bruit, chantiers, lien éventuel avec le transport de voyageurs, compte propre,
formation, etc. Une boîte à outil d’action est ici aussi proposée.
• Le dispositif de Certibruit : http://www.certibruit.fr/index.html
Publications et sites internet
• Le bruit des transports terrestres, Ademe et Predit, 2007
• La logistique urbaine : connaître et agir, Cerema, 2014
• Livre blanc : les livraisons de nuit en logistique urbaine, Cemafroid, 2014
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 26 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV5 – Énergie
Contexte
Dans le secteur de la logistique, le terme d’énergie regroupe à la fois l’électricité et les carburants
(essence, gazole, kérosène mais aussi gaz naturel, biocarburants, hydrogène). La ressource en
énergie est stratégique pour le fonctionnement des activités logistiques (aussi bien les activités de
transport que celles en entrepôt), et représente une part importante des coûts supportés par les
OAL : toute réduction dans la consommation permet ainsi de réaliser des économies.
Par ailleurs, l’enjeu énergie est intimement lié aux enjeux du changement climatique (ENV7) et de
la pollution atmosphérique (ENV2). En effet, le développement des carburants alternatifs ou la mise
en place d’actions de diminution de la consommation permettent de réduire les émissions de
polluants et de GES des activités logistiques.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• maîtriser et limiter les consommations d’énergies ;
• développer l’utilisation des énergies alternatives en substitution aux énergies fossiles, en
lien avec les enjeux du changement climatique et de la pollution atmosphérique.
LEVIERS D’ACTION
•
réduction de la consommation d’énergie.
Engagement de la direction,
• Identifier un responsable environnement en charge de la
politique de l’entreprise et
maîtrise de la consommation d’énergie.
définition des responsabilités
• Définir un objectif de réduction des consommations
énergétiques de l’entreprise.
51
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
énergétiques et les mesures de réduction qui y sont
Contrôle et mesure de la
associées.
performance
• Suivi des performances des conducteurs en matière
d’éco-conduite.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LE DO
• Consommation directe d’énergie par type d’activités logistiques
◦ Transport (par exemple en litre)
◦ Bâtiment (en kWh)
27 Les garanties d’origine sont un document électronique qui permet de prouver qu’une certaine quantité d’électricité est
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Décret du 26 novembre 2014 relatif à la réalisation obligatoire d’un audit énergétique
pour les grandes entreprises de plus de 250 salariés. L’audit énergétique doit couvrir à
minima 80 % de la facture énergétique des entreprises (dont le carburant de la flotte
de véhicules). Il doit être réalisé selon un référentiel (norme NF EN16 247), et doit
permettre à l’entreprise d’identifier des pistes d’action pour favoriser la diminution de
la consommation d’énergie.
• Décret n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 et arrêté du 21 septembre 2007 relatif au
diagnostic de performance énergétique des bâtiments, obligatoire lors d’un acte de
vente ou de location. Il a pour objectif d’informer sur la consommation énergétique du
bâtiment (énergie finale et primaire), de son coût moyen, et fournir des pistes d’actions
pour maîtriser sa consommation. La mise en œuvre de ces actions est volontaire.
• Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) est l’un des instruments de la
politique de maîtrise de la demande énergétique en France, en application de la loi
de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique. Il
repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée par les
pouvoirs publics aux fournisseurs d’énergie appelés les obligés (électricité, gaz, chaleur,
froid, fioul domestique et, entrant progressivement dans le dispositif depuis 2011,
carburants pour automobiles). Les certificats d’économies d’énergie, prouvant les
réductions auprès de la puissance publique, sont obtenus à la suite d’actions menées
en propre par les opérateurs ou par l’achat à d’autres acteurs (appelés les éligibles)
ayant mené des opérations d’économies d’énergie. Ils choisissent librement les
incitations qu’ils vont entreprendre (prime pour l’acquisition d’un équipement,
diagnostic gratuit, etc.) et reçoivent des certificats lorsque ces actions ont un rôle
moteur dans la réalisation par le consommateur de travaux d’économies d’énergie.
Chartes et labels
• Label « reconnu Grenelle environnement » : concerne les entreprises qui réalisent des
travaux d’efficacité énergétique ou d’installation d’équipements utilisant des énergies
renouvelables.
Publications et sites internet
• Rénover l’éclairage des plateformes logistiques et entrepôts (Ademe, 2017)
• Le manuel des bonnes pratiques de la logistique durable (Ademe, 2014)
• Guide technique certificats d’économies d’énergies – opérations spécifiques dans les
installations fixes (Ademe, 2016)
• La page « http://www.portail-energie.fr/secteur/logistique/ » recense un ensemble
d’actions pour réduire sa consommation énergétique en entrepôt, portant sur l’air
comprimé, le chauffage, la climatisation, l’éclairage, l’enveloppe, le froid, et la
ventilation (CCI Nice Côte d’Azur)
• Guide de l’éco-responsabilité – agir sur l’énergie (Ademe), accessible sur le lien
suivant : http://www.ecoresponsabilite.ademe.fr/n/agir-sur-l-energie/n:72
53
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 29 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV6 – Économie circulaire (dont gestion des déchets)
Contexte
Être engagé dans une démarche d’économie circulaire revient à considérer que les déchets
peuvent devenir une ressource. Il convient donc de les valoriser, en optimisant leur réutilisation et
leur recyclage.
Au sein des activités logistiques, certaines ressources telles que le bois (palettes), les plastiques
(emballages, films), ou le carton ont une disponibilité relativement limitée et nécessitent une
consommation d’énergie pour leur mise en forme et leur transport. Mais ces enjeux concernent
potentiellement tous les biens de l’entreprise, comme ses pièces usagées, ses véhicules et ses
bâtiments.
La destruction des déchets entraîne une pollution, que ce soit par leur incinération ou leur mise en
décharge (parfois non-contrôlée). Optimiser la réutilisation et le recyclage de ces matières
premières latentes permet donc de limiter l’impact négatif sur l’environnement.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• favoriser le ré-emploi (eau, bois, plastique, carton…) ;
• réduire au maximum la génération de déchets ;
• favoriser le recyclage des déchets.
LEVIERS D’ACTION
•
d’économie circulaire et de réduction de la production
Engagement de la direction, de déchets.
politique de l’entreprise et • Identifier un responsable environnement en charge de
définition des responsabilités l'économie circulaire et de la gestion des déchets.
• Définir un objectif de recyclage et de réduction des
déchets.
55
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
Contrôle et mesure de la
mesures de réduction et de valorisation qui sont
performance
développées.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Taux de produits et matières réutilisés ou recyclés
56
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 30 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV7 – Changement climatique
Contexte
Le changement climatique, résultant des émissions de gaz à effet de serre provenant des activités
humaines, est un enjeu crucial du 21ème siècle. La réduction des émissions de CO2 31 de la filière
logistique est un objectif primordial pour l’État français, symbolisé par son engagement dans le
cadre de l’Accord de Paris.
Au sein des activités logistiques, la prévention du changement climatique est un enjeu majeur, tant
au niveau des transports (émissions dues aux hydrocarbures) que dans les activités en entrepôts
(émissions dues à la production d’électricité consommée, mais également à l'utilisation de
réfrigérants : CFC, HCFC, HFC).
De plus, s’il convient de prévenir ses émissions de gaz à effet de serre, il est aussi important de
s’adapter aux conséquences du changement climatique prévues par les experts. Si l’adaptation au
changement climatique ne semble pas être, pour l’heure, un enjeu majeur en France
métropolitaine, il peut par contre l’être pour certains modes de transport et/ou zones
géographiques sensibles au changement climatique.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• maîtriser et limiter les émissions de gaz à effet de serre ;
• préparer l’adaptation des activités logistiques aux éventuels événements extrêmes liés
au changement climatique qui pourraient avoir un impact sur l’entreprise.
31 Les émissions de carbone noir (ou carbone suie) des véhicules diesel et des transports maritimes doivent être prises en
considération : le carbone noir est aujourd’hui considéré comme le second contributeur au réchauffement climatique après
le dioxyde de carbone. Sa durée de vie dans l’atmosphère est très courte (2 semaines environ contre plusieurs décennies
pour le CO2). La réduction des émissions en carbone noir peut donc avoir un effet significatif et rapide sur le réchauffement
climatique.
58
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Engagement de la direction, • Identifier un responsable environnement en charge de la
politique de l'entreprise et définition maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et de la
des responsabilités consommation d’énergie.
• Définir un objectif de réduction des émissions de GES de
l’entreprise.
• Analyser les sources d’émissions directes et indirectes de
Analyse de l’enjeu et diagnostic gaz à effet de serre liées à l’activité de l’entreprise (scopes
des risques et opportunités 1-3), via la réalisation d’un bilan GES ou d’un diagnostic
CO2e (Charte CO2 transport).
Sensibilisation et formation du • Former le personnel à l’éco-conduite et à la maîtrise des
personnel et des parties prenantes consommations d’énergie en logistique.
• S’inscrire dans la démarche d’engagement volontaire
« Objectif CO2 ».
• Instaurer un plan d’action de réduction de l’empreinte
carbone.
• Lancer une campagne de sensibilisation auprès des sous-
traitants.
• Évaluer régulièrement les sous-traitants sur la composition
LEVIERS OPÉRATIONNELS
de leur flotte.
• Développer la transition vers une flotte de véhicules à
faibles émissions (électriques, gaz, Euro 6), y compris
chariots élévateurs.
Définition et mise en œuvre • Promouvoir les modes alternatifs au transport routier.
d’actions concrètes et de bonnes • Optimiser les tournées des véhicules.
pratiques • Diminuer les retours à vide.
• Optimiser le poids des emballages et palettes pour
optimiser le chargement des véhicules.
• Définir des plans d’adaptation aux impacts du
changement climatique si l’activité est menacée.
• Organiser la diminution et l’optimisation des voyages des
collaborateurs, via par exemple le travail à domicile, ou le
déplacement par mode actif.
• Mener des bilans carbones pour chaque plateforme
logistique afin d’engager les équipes opérationnelles et
maintenance sur l’enjeu.
• Mettre en place un plan de mobilité (PDE) 32
Mise en place de moyens et • Consacrer un budget à l’évolution des équipements /
supports éventuels véhicules.
LEVIERS D'AMÉLIORATION
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Quantité d'émissions de gaz à effet de serre (en valeur absolue)
• Cet indicateur peut être complété par un indicateur d’intensité d’émissions de GES par
unité d’œuvre, si un indicateur d’activité fiable peut être utilisé: geq CO2/km ; geq
CO2/T.km ; geq CO2/m3 stockés…
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Les bilans GES, en application de la loi Grenelle 2 (loi n° 2010-788), ont pour objectif de
réaliser un diagnostic des émissions de gaz à effet de serre des acteurs publics et privés,
en vue d’identifier et de mobiliser les gisements de réduction de ces émissions. Ces
bilans sont obligatoires à la fois sur les émissions directes de toutes les sources (fixes et
mobiles) et sur les émissions indirectes associées à la production d’électricité, de
chaleur ou de vapeur importée pour les activités de l’organisation. Ils restent
cependant volontaires sur les autres émissions indirectes.
• Le dispositif Information GES (loi Grenelle 2) rend obligatoire depuis le 1er octobre 2013,
la mesure des émissions de CO2 liées aux prestations de transport, et l’information aux
clients, selon une méthode précisée par la réglementation.
Charte et label
• La charte « Objectif CO2 – les transporteurs s’engagent » est un engagement volontaire
lancé en décembre 2008, initialement dédié aux transporteurs routiers de
marchandises, étendu en 2011 aux transports routiers de voyageurs (autocars
interurbains) et en 2012 aux transports urbains. Elle comporte deux volets :
◦ une liste structurée d’actions, accompagnées d’outils permettant leur mise en
place et le calcul de leurs effets en matière de réduction des émissions de CO2.
Ces actions sont reparties sur 4 volets : véhicule, carburant, conducteur,
organisation des flux de transport.
◦ un engagement du signataire sur un niveau de réduction de ses émissions de CO2,
et sur la mise en place d’actions. Il s’agit dans l’esprit d’une obligation de moyens,
traduite de façon matricielle en résultats.
◦ Il est complété par un outil de sensibilisation sur l’environnement
( http://www.ecoresponsable.solutions/#/.)
• En 2013, l’évaluation du dispositif de la charte « Objectif CO2 – Les transporteurs
s’engagent » a mis en évidence la possibilité de mettre en œuvre un label découlant
des principes fondateurs de la charte : le « LABEL Objectif CO2 ». Ses objectifs sont
notamment de valoriser les entreprises de transport les plus performantes en matière de
gestion et de maîtrise des émissions de CO2, et d’accroître la lisibilité du dispositif afin
d’inciter de nouveaux transporteurs à s’engager dans des démarches de réduction de
leurs émissions de CO2. Le label permet en outre d’établir la performance réelle en
matière d’émission de CO2 de la flotte de véhicules des transporteurs au moyen
60
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 33 GRI Standards ODD
Question
centrale
ENV8 – Biodiversité
Contexte
Les écosystèmes contribuent au développement de ressources utiles à la société, à la richesse de
notre environnement, à l’absorption et au traitement de certaines pollutions dues à l’Homme. Leur
sauvegarde et leur développement est donc important. Par ailleurs, l’entreprise doit s’assurer que
son activité ne participe pas à la disparition d’espèces, d’espaces naturels ou agricoles.
Les modes de transports sur l’eau notamment, par leurs émissions en milieu aquatique, peuvent
avoir un impact sur la biodiversité (par exemple, le transport fluvial et maritime en cas de fuites
accidentelles de produits liquides toxiques).
Les équipements et bâtiments logistiques (magasins, stockages en vrac, parkings, zones de
chargement ou de transfert inter-modal…), par leur empreinte sur les sols, peuvent avoir un impact
sur une zone riche en biodiversité. Les développeurs d’immobilier logistique doivent donc être
particulièrement vigilants à cet enjeu dans le choix de la zone pour ne pas perturber des espaces,
écosystèmes ou zones protégées (privilégier des friches industrielles ou des zones déjà artificialisées).
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
LEVIERS D’ACTION
62
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS STRATÉGIQUES
Amélioration continue
63
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre de sites intégrés ou à proximité de zones protégées (PNR, ZNIEFFS, Natura
2000…)
RESSOURCES
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 34 GRI Standards ODD
6.5.6 – Protection de
Article R225-105, II. A. 2° e) GRI 304-1 ; GRI 304-2 ; GRI
l'environnement, Objectif 14 : Vie aquatique
Mesures prises pour préserver 304-3 ; GRI 304-4 ; GRI 306-
biodiversité et réhabilitation Objectif 15 : Vie terrestre
ou restaurer la biodiversité 5
des habitats naturels
Contexte
La fraude est une pratique commise de manière intentionnelle visant à un enrichissement
personnel.
La corruption renvoie vers un délit à double face entre deux délinquants, l’un dit « actif », le
corrupteur, et l’autre, « passif », le corrompu. Elle est dite « passive » lorsqu’un individu se laisse
acheter au moyen d’offres, de promesses, de dons ou de présents en vue d’accomplir un acte de
sa fonction ou de s’en abstenir, ou sollicite des offres à cette fin ; et « active » lorsqu’un individu
rémunère par les mêmes moyens la complaisance d’un professionnel. Le délit de corruption
suppose donc, d’une part une sollicitation, et d’autre part une acceptation de celle-ci, c’est-à-dire
un pacte de corruption 35. Il n’y a pas forcement d’enrichissement personnel.
La corruption contribue à une concurrence déloyale, ternit l’image des entreprises, et peut aboutir
à des poursuites judiciaires.
Les risques de corruption sont plus élevés dans certaines zones géographiques (voir par exemple la
cartographie mondiale des risques de corruption en encart « Ressources »).
Au sein des activités logistiques, les formes de corruption peuvent être liées par exemple à des
lettres de connaissement maritimes falsifiées, des passe-droits en sortie de port, une mauvaise
nomenclature douanière, des valeurs de factures minimisées, des oublis volontaires de déclarations
obligatoires, des ententes pour le vol de produits dans les entrepôts ou les véhicules de transport,
des opérations de dédouanement qui peuvent être accentués par des réglementations parfois
troubles et complexes…
Des réglementations nationales, telles que la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la
transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite « Loi
Sapin II ») visent à renforcer la lutte contre la corruption, en instaurant de nouvelles obligations et
en renforçant les sanctions.
En outre, la loi « Sapin II » prévoit notamment une obligation de prévention de la corruption
applicable aux entreprises et établissements publics à caractère industriel et commercial (dont
l’effectif comprend au moins 500 salariés et dont le chiffre d’affaires ou le chiffre d’affaires
consolidé est supérieur à 100 millions d’euros), afin qu’ils mettent en œuvre des procédures de
65
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
détection et de prévention des faits de corruption ou de trafic d’influence. Elle prévoit en particulier
l’instauration d’un dispositif de formation destiné aux cadres et aux personnels les plus exposés aux
risques de corruption et de trafic d’influence.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• prévenir les actes de corruption, tant vis-à-vis d’organisations publiques que de
personnes du secteur privé et des parties prenantes, et lutter efficacement contre
l’éventualité de tels actes, qu’il s’agisse de corruption au sein même d’une entreprise,
d’une entreprise envers une autre, ou de corruption du personnel de l’entreprise par
des tiers ;
• organiser le traitement des cas de corruption et de fraudes.
LEVIERS D’ACTION
•
dans la charte de déontologie, le code de bonne
Engagement de la direction,
conduite ou le code éthique de l’entreprise.
politique de l’entreprise et
• Établir une politique anti-corruption (par exemple un
définition des responsabilités
programme de conformité) et désigner un responsable
ressource sur le sujet.
66
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D'AMÉLIORATION
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L'OAL
• Pourcentage d’employés formés à la lutte contre la corruption (si possible, distinguer la
part de ceux qui ne sont pas directement visés par les obligations en matière de
prévention)
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Code pénal, art. 433-1 et suivants (atteinte à l’administration publique par une corruption
de particuliers), art. 445-1 et suivants (pour la corruption de personnes n’exerçant pas de
fonctions publiques)
• Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la
corruption et à la modernisation de la vie économique
• Guide pratique pour la mise en œuvre des mesures anticorruption imposées par la loi aux
entreprises (Transparency International France)
Publications et sites internet
• Corruption Perceptions Index 2016 – Transparency International :
https://www.transparency.org/news/feature/corruption_perceptions_index_2016
• 10 conseils pour prévenir les risques de corruption dans les organisation ( Ministère de
l'économie)https://www.economie.gouv.fr/entreprises/10-conseils-pour-prevenir-risques-
corruption-organisation
• Bonnes pratiques RSE sur le thème de la loyauté des pratiques (la mallette RSE)
• Talents d’acheteurs -édition numéro 2 sur la prévention de la corruption (Le Médiateur des
entreprises et Conseil national des achats)
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 36 GRI Standards ODD
Objectif 12 :
Article R225-105, II. B. GRI 102-16 ; GRI 102-17 ; Consommation et
6.6.3 – Lutte contre la
1°Actions engagées pour GRI 205-1 ; GRI 205-2 ; GRI production responsables
corruption
prévenir la corruption 205-3 Objectif 16 : Paix, justice et
institutions efficaces
Question
centrale
LOY2 – Concurrence loyale
Contexte
Les pratiques anticoncurrentielles peuvent prendre différentes formes. On les classe généralement
en deux grandes familles :
• Les ententes, qui sont caractérisées par une concertation entre plusieurs acteurs
économiques concurrents qui décident d’agir ensemble pour ajuster leurs comportements,
au lieu de concevoir leur stratégie commerciale de façon indépendante, comme l’exige
la loi. De telles ententes sont prohibées lorsqu’elles empêchent, restreignent ou faussent le
jeu de la concurrence sur un marché. Les barrières à l’entrée des concurrents sur un marché,
les échanges d’informations sur les prix, les répartitions de marchés en sont quelques
exemples.
On distingue les ententes « horizontales », qui impliquent plusieurs entreprises concurrentes pour un
même type de produit ou de service (ici, les activités logistiques), des ententes « verticales »,
conclues entre des opérateurs situés à différents niveaux de la chaîne économique, comme par
exemple entre fournisseurs et distributeurs.
• Les abus de position dominante : contrairement aux ententes, qui sont des pratiques
bilatérales ou multilatérales, les abus de position dominante sont en général des pratiques
unilatérales émanant d’un acteur économique qui use de sa position de force sur un
marché pour le verrouiller, pour évincer ses concurrents ou pour empêcher l'arrivée de
nouveaux entrants. Les abus de position dominante peuvent prendre différentes formes :
clauses d’exclusivité, remises liées, prix prédateurs, etc 37.
En plus d’être illégales, elles nuisent à la réputation de l'entreprise vis-à-vis de ses parties prenantes
(investisseurs, clients, etc.) et peuvent mener à des situations d’inégalités économiques et
concurrentielles.
Des pratiques telles que les ententes entre entreprises sur les prix ou la collusion entre
soumissionnaires relèvent d’un comportement anticoncurrentiel.
37 http://www.autoritedelaconcurrence.fr/user/standard.php?lang=fr&id_rub=287&id_article=1016
68
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• s’assurer de l’absence de comportement anticoncurrentiel au sein de l’entreprise ;
• favoriser un contexte de concurrence loyale dans le secteur d’activité de l’entreprise ;
• Favoriser les pratiques d’agressivité raisonnable en termes de prix, à partir du calcul du
coût complet (afin de ne pas favoriser le dumping social).
LEVIERS D’ACTION
•
charte éthique ou le code de conduite de l’entreprise.
Engagement de la direction,
• Mettre en place des procédures qui permettent d’éviter
politique de l’entreprise et
les comportements anticoncurrentiels.
définition des responsabilités
• Définir la personne responsable de la bonne application
des règles concurrentielles.
69
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre d’heures de formation dédiées à la prévention des pratiques de concurrence
déloyale par employé et par an
• Existence de condamnation par une autorité de la concurrence (ADLC, DGCCRF en
France)
• Nombre de saisines de la commission d’examen des pratiques commerciales
impliquant l’entreprise
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Article L420-1 et L420-2 du code de commerce
• Articles 101 et 102 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
Publications et sites internet
• Bonnes pratiques RSE sur le thème de la loyauté des pratiques (la mallette RSE)
• Talents d’acheteurs – édition numéro 4 sur l’égalité de traitement (Le Médiateur des
entreprises et Conseil national des achats)
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 38 GRI Standards ODD
Contexte
Dans le cadre de relations commerciales établies, l’entreprise opératrice de services logistiques
gagnera à s’inscrire dans une relation durable et d’écoute réciproque tant avec ses donneurs
d’ordres qu’avec ses principaux sous-traitants, dans une logique de partenariat.
Il y a une grande disparité en fonction des activités en entrepôts (où la visibilité est moins sensible),
le transport (visibilité plus sensible) et le transport international (visibilité extrêmement réduite).
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• favoriser une visibilité sur le moyen et long terme dans ses relations avec les donneurs
d’ordres pour lesquels l’entreprise engage fortement son activité, que ce soit par
l’importance du donneur d’ordres dans son chiffre d’affaires ou par des investissements
réalisés pour le donneur d’ordres ;
• favoriser pour ses sous-traitants, notamment stratégiques, la visibilité à moyen et long
termes de la relation et s’assurer de la pérennité et de la fiabilité de la prestation de ses
sous-traitants ;
• assurer une équité dans le traitement des différents fournisseurs et sous-traitants ;
• favoriser les coûts complets de manière à favoriser les liens durables.
LEVIERS D’ACTION
•
Engagement de la direction, de relations durables et équilibrées avec ses donneurs
politique de l’entreprise et d’ordres et sous-traitants majeurs.
définition des responsabilités • Définir si nécessaire un responsable privilégié « grand
compte » ou « grand fournisseur ».
71
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
Contrôle et mesure de la
de l’entreprise avec ses donneurs d’ordres et ses sous-
performance
traitants.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Taux de rotation des fournisseurs
• Durée du/des contrat(s) signé(s) entre le DO et l’OAL
72
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
Charte et label
• La Charte « Relations fournisseurs responsables » a été conçue en 2010 par la Médiation
des Entreprises et le Conseil National des Achats, qui en assurent depuis lors la
promotion et l’animation. Elle a pour but d’inciter les entreprises et organisations
publiques à adopter des pratiques d’achats responsables vis-à-vis de leurs fournisseurs,
via 10 engagements. L’objectif est de permettre la construction d’une relation
équilibrée et durable entre les grandes entreprises et leurs fournisseurs, dans la
connaissance et le respect des droits et devoirs respectifs de chaque partie.
• Le Label relations fournisseurs et achats responsables (complète la charte)
• Pacte PME est une association créée en 2010 à l’initiative d’Henri Lachmann (Schneider
Electric), pour compléter les initiatives publiques dans le domaine des relations entre les
entreprises en France. L’association a ainsi pour mission de faciliter le rapprochement
entre les grands groupes et les PME et de stimuler toutes les formes de coopérations
entre elles : achat, innovation ouverte, export, montée en compétences, etc.
Publications et sites internet
• Bonnes pratiques RSE sur le thème de la loyauté des pratiques (la mallette RSE)
• Publications sur le site www.rfar.fr des rapports des groupes de travail : « gestion des
situations de dépendance » et « écoute active de la voix des fournisseurs »
• Ressources du Ministère de la transition écologique et solidaire sur les règles applicables
en matière de transport international de marchandises et cabotage :
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/transport-international-marchandises-et-
cabotage
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 39 GRI Standards ODD
II A 3° b) Sous-traitance et
fournisseurs :
*la prise en compte dans la
politique d'achat des enjeux Objectif 12 : Consommation
6.6.6 – Promotion de la sociaux et GRI 102-9 ; GRI 308-1 ; GRI et production responsable
responsabilité sociétale environnementaux ; 308-2 ; GRI 408-1 ; GRI 412- Objectif 17 : Partenariats
dans la chaîne de valeur *la prise en compte dans les 1 ; GRI 414-1 ; GRI 414-2 pour la réalisation des
relations avec les fournisseurs objectifs
et les sous-traitants de leur
responsabilité sociale et
environnementale ;
Contexte
Les pratiques loyales en matière de commercialisation, information et contractualisation
permettent à l’entreprise opératrice de services logistiques d’établir une relation durable et de
confiance tant avec ses donneurs d’ordres qu’avec ses principaux sous-traitants.
Les clients pour une entreprise opératrice d’activités logistiques comprennent les personnels du
donneur d’ordres et ceux des clients du DO.
Jusqu’en 2017 les organisations menant une politique d’achats responsables avaient toute
latitude pour en définir le concept. Les approches différaient. Désormais, une norme volontaire
donne des lignes directrices communes : l’ISO 20 400 40.
Les lignes directrices données par cette norme, permettent à l’entreprise de définir une politique
d’achats responsables, quel que soit son secteur d’activité.
Remarque : Si le professionnel contracte avec des consommateurs au sens du code de la consommation, il
convient de respecter les dispositions relatives à la médiation de la consommation (cf. : fiche C/C3)
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment :
• de faire preuve de transparence et de fiabilité dans les informations transmises aux DO
et de respecter les engagements pris dans le cadre contractuel ;
• d’établir, avec ses sous-traitants, des contrats fournissant des informations claires et
suffisantes et ne comportant pas de termes contractuels abusifs.
40https://normalisation.afnor.org/actualites/achats-responsables-ont-desormais-norme-volontaire-iso-
20400/?_ga=2.204416726.734683436.1513863991-845527387.1510066868
74
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
conditions commerciales de l’entreprise.
Engagement de la direction, • S’inscrire dans une démarche de management des
politique de l’entreprise et achats responsables telle que décrite par la norme ISO
définition des responsabilités 20 400.
• Mettre en œuvre une charte achats durables dans les
pays où elle est présente (par exemple RFR en France).
•
performance de clauses contractuelles.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L'OAL, PARTAGÉS AVEC LES DO
• Pourcentage de factures émises par l'OAL avec délai de paiement dépassé
• Pourcentage de factures émises par les fournisseurs de l'OAL avec délai de paiement
dépassé
75
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Code civil, (article 1171), ordonnance du 10 février 2016 portant réforme du droit des
contrats.
• Si le professionnel contracte avec des consommateurs au sens du code de la
consommation, il convient de respecter les dispositions sur la médiation de la
consommation.
• Sur l’exigence d’un contrat écrit pour le transport public de marchandises : article
L1432-2 du code des transports.
Publications et sites internet
• Charte Relations Fournisseurs Responsables et Label Relations Fournisseurs & Achats
Responsables
• Bonnes pratiques RSE concernant les enjeux relatifs aux clients et aux consommateurs
(la mallette RSE)
• Norme ISO 20 400
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26000 Législation/réglementation 41 GRI Standards ODD
Contexte
L’entreprise se doit de préserver la santé et la sécurité des clients et des consommateurs finaux
notamment à travers une identification des risques et une maîtrise et un contrôle attentif des
activités logistiques de l’entreprise.
Les clients, pour une entreprise opératrice d’activités logistiques, comprennent les personnels du
donneur d’ordres et ceux des clients du DO. Par exemple, le respect de la chaîne du froid est un
enjeu majeur afin d’assurer la protection de la santé des consommateurs finaux.
OBJECTIFS STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• prévenir les effets négatifs sur la santé et la sécurité liés aux activités logistiques de
l’entreprise chez le donneur d’ordres ou chez des tiers pour le compte du donneur
d’ordres ;
• prévenir les effets négatifs et les dommages commis par l’OAL sur la santé et la sécurité
des clients et des consommateurs des produits transportés/stockés/etc. ;
• garantir la traçabilité des produits manipulés par l’OAL pour garantir une bonne gestion
des problématiques liées à la santé chez les consommateurs.
LEVIERS D’ACTION
•
politique de l’entreprise et protection de la santé et de sécurité des consommateurs
définition des responsabilités dans ses chartes internes telles que la « Charte qualité ».
Analyse de l’enjeu et diagnostic • Faire une cartographie des risques santé-sécurité le long
des risques et opportunités de la chaîne de consommation.
77
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
Contrôle et mesure de la
• Mettre en place un tableau de bord de suivi des incidents
performance
sécurité-santé dans la chaîne de consommation.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Taux de réclamation des clients impliquant la santé et la sécurité des personnels du
donneur d'ordres, de ses clients, voire des consommateurs
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Arrêté du 21 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires applicables aux activités de
commerce de détail, d’entreposage et de transport de produits d’origine animale et
denrées alimentaires en contenant (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?)
Publications et sites internet
• Bonnes pratiques RSE concernant les enjeux relatifs aux clients et aux consommateurs
(la mallette RSE)
78
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26000 Législation/réglementation 42 GRI Standards ODD
Question
centrale
C/C3 – Service après-vente et résolution des litiges
Contexte
Pour l’OAL, les services après-vente, l’accueil, l’assistance, et la résolution des réclamations figurent
parmi les attentes de leurs donneurs d’ordres, mais aussi des consommateurs finaux.
Une réponse efficace à ces attentes permet à l’entreprise d’améliorer ses relations avec ses
donneurs d’ordres, de sécuriser et de développer ses activités logistiques avec eux, tout en limitant
les coûts en termes de ressources humaines et financières.
En outre, depuis le 1er janvier 2016, les professionnels doivent permettre, en cas de litiges, à tout
consommateur d’accéder gratuitement à une médiation 43.
Les clients pour une entreprise opératrice d’activités logistiques comprennent les personnels du
donneur d’ordres et ceux des clients du DO.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• prévenir les situations de réclamations et en diminuer la fréquence ;
• améliorer la satisfaction des donneurs d’ordres et des consommateurs finaux en traitant
efficacement les réclamations et litiges et en assurant un service après-vente efficace ;
• assurer des procédures de services après-vente et de résolution des litiges simples et
efficaces.
LEVIERS D’ACTION
43 https://www.economie.gouv.fr/mediation-conso
80
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS STRATÉGIQUES
•
performance d’évaluer la qualité du service après-vente.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L'OAL
• Taux de litiges réglés par l’OAL
81
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, ordonnance n° 2015-1033
du 20 août 2015 relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation,
ordonnance n° 2015-1033 du 20 août 2015 relative au règlement extrajudiciaire des
litiges de consommation,
• Articles L611-1 et suivants du code de la consommation et R612-1 et suivants du code
de la consommation,
• Code de la consommation, Partie législative nouvelle, Livre 6, titre 1er,
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=02F2AC00E7531807CF8389B
E3CC22C91.tplgfr21s_2?idSectionTA=LEGISCTA000032224817&cidTexte=LEGITEXT00000
6069565&dateTexte=20171221), Livre Ier : information des consommateurs et pratiques
commerciales. Cf : article L121-2 et suivants du code de la consommation sur les
pratiques commerciales trompeuses.
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 44 GRI Standards ODD
Contexte
Face à la numérisation des services, une hausse du niveau de protection des données et de la vie
privée des consommateurs est nécessaire afin de garantir la confidentialité des informations
fournies et stockées dans les bases de données de l’entreprise. Cet enjeu aura une importance
croissante au fil du temps.
Il existe d’ailleurs une réglementation nationale et européenne sur le sujet. Le cadre normatif s’est
notamment renforcé au plan européen avec le règlement 2016/679 dit RGPD et, dans une moindre
mesure, la directive 2016/680 45. Il est prévu l’instauration d’un délégué à la protection des données,
qui tiendra à la disposition de toute personne un registre des activités de traitement prévues à
l’article 30 du RGPD, ainsi que l’alourdissement des sanctions en cas de non-respect de la
réglementation (jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du revenu annuel mondial total).
Ceci contribue à préserver la crédibilité de l’entreprise et la confiance que ses clients lui accordent.
Les clients pour une entreprise opératrice d’activités logistiques comprennent les personnels du
donneur d’ordre et ceux des clients du DO.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
L’objectif stratégique est notamment de :
• limiter les risques de collecte de données personnelles ou professionnelles du donneur
d’ordres et de ses clients et les protéger.
LEVIERS D’ACTION
45 Directive relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par
les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en
la matière ou d’exécution des sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données (…).
83
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS STRATÉGIQUES
•
performance confidentialité des données clients.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Résultat de contrôle de la CNIL en France ou de tout autre organisme à l’étranger
(vérification des registres de données)
84
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
RESSOURCES
Réglementation (non exhaustive)
• Sur ce sujet, il est à noter que le règlement relatif à la protection des personnes
physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE, entrera en application
le 25 mai 2018. L’adoption de ce texte doit permettre à l'Europe de s’adapter aux
nouvelles réalités du numérique 46 . En France, si les responsables de traitements de
données n’auront plus à effectuer de déclarations, les traitements de données les plus
sensibles (appartenance syndicale, biométrie, etc.) feront l’objet d’une étude
d’impact sur la vie privée par le responsable de traitement. Celle-ci sera soumise à la
Cnil, qui pourra, le cas échéant, s’opposer au traitement ou demander des garanties
supplémentaires. Certains cas d’autorisation par la Cnil peuvent demeurer, mais
doivent être déterminés par la loi. La Cnil pourra prononcer des sanctions renforcées.
Enfin, les sanctions vont être mise en œuvre à une échelle européenne lorsque les
traitements de données en cause seront transnationaux.
Publications et sites internet
• Bonnes pratiques RSE concernant les enjeux relatifs aux clients et aux consommateurs
• https://www.cnil.fr/fr/comprendre-le-reglement-europeen
• https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-protection-donnees
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 47 GRI Standards ODD
46 https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-sur-la-protection-des-donnees-ce-qui-change-pour-les-professionnels
47 Articles L225 – 102-1, R225-105, R225-105-1 et R225-105-2 du code de commerce.
85
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
Contexte
L’entreprise à un rôle important dans le développement socio-économique des territoires où elle
est implantée. Cela lui permet en outre de développer son acceptabilité par les populations
riveraines (enjeu important pour les activités logistiques), la fierté de son personnel, et son image.
Ce domaine d’action ne couvre pas la contribution de l’entreprise à la création d’emplois et au
développement de compétences dans ses territoires d’implantation, traité par ailleurs dans l’enjeu
« Contribution à la création d’emplois locaux ».
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• s’impliquer localement auprès des communautés ;
• assurer un rôle dans le développement éventuel et la mise en accessibilité de
technologies ;
• supporter des actions dans le domaine de l’éducation, du sport et de la culture ;
• participer à des actions locales de création de richesses ;
• favoriser les échanges avec les parties prenantes au niveau local ;
• participer à des actions de mécénat (pur ou de compétence).
86
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
LEVIERS D’ACTION
•
Contrôle et mesure de la des territoires.
performance • Étudier l’impact de ses activités sur le tissu économique
local.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Part des achats locaux (en euros)
RESSOURCES
Charte et label :
• « La Charte du mécénat » a été rédigée par Admical en collaboration avec les
principaux acteurs du mécénat. Elle a donné pour la première fois une définition au
mécénat et permet à tous les acteurs de bénéficier d’un texte de référence sur le
mécénat et son éthique, qu’ils peuvent annexer à leurs conventions de mécénat. Elle
montre l’intérêt et la pertinence du mécénat en tant qu’activité d’intérêt général
distincte mais complémentaire de la RSE, du sponsoring, et de l’investissement à impact
social. En se conformant aux principes de la Charte, les signataires respectent l’éthique
de cette activité, et sécurisent, par leurs bonnes pratiques, le cadre fiscal
encourageant le mécénat.
• La « Charte de l’espace national de concertation pour l’éducation à l’environnement
et au développement durable » s’est donnée pour objectif de mettre en synergie les
expertises et les compétences des parties prenantes, en vue de l’élaboration et de la
mise en œuvre d’une démarche stratégique concertée, à l’échelle nationale, visant à
développer et à renforcer l’efficience de l’éducation à l’environnement et au
développement durable, en cohérence avec les dynamiques territoriales. À l’initiative
de la société civile organisée, tirant les enseignements du processus du Grenelle de
l’environnement, l’Espace National de Concertation réunit des participants issus de 6
sphères, en s’assurant d’une participation équilibrée des acteurs concernés par ces
enjeux : des services et établissements publics relevant des ministères (développement
durable, éducation nationale, jeunesse et vie associative, enseignement supérieur,
sport, agriculture, culture, affaires étrangères) ; des collectivités locales et territoriales ;
des associations notamment réunies dans le CFEEDD ; des entreprises ; des syndicats de
salariés ; des espaces de concertation territoriaux.
88
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 49 GRI Standards ODD
Question
centrale
TER2 – Emploi local
Contexte
L’entreprise peut contribuer à la création d’emplois et au développement de compétences dans
ses territoires d’implantation. Cela relève de sa « responsabilité territoriale ».
Ceci est d’autant plus important dans des périodes de tension sur le marché du travail, dans le
cadre d’une évolution des attentes des jeunes générations, du développement croissant de
nouvelles technologies et d’évolution des métiers. Par ailleurs, certains territoires peuvent être
particulièrement dépendant d’une entreprise concernant les emplois, et notamment les territoires
ruraux.
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
Les objectifs stratégiques sont notamment de :
• participer au développement des compétences au sein de la communauté, y compris
pour les besoins propres de l'entreprise (dont des programmes d’apprentissage), afin
de contribuer à la création d’emplois locaux (y compris en zone rurale) ;
• participer, dans la mesure du possible, à l’insertion sociale et professionnelle des
populations éloignées de l’emploi ;
• favoriser la continuité de l’emploi (par exemple, embauche à la fin d’un contrat
d’apprentissage).
LEVIERS D’ACTION
•
Engagement de la direction, et de transmission des compétences au sein des
politique de l’entreprise et différentes communautés.
définition des responsabilités • Désigner un responsable en charge de la promotion et de
l’animation de l’apprentissage au sein de l’entreprise.
• Réaliser une cartographie des parties prenantes locales
impliquées dans le développement de l’emploi et des
Analyse de l’enjeu et diagnostic compétences.
des risques et opportunités • Consulter ses parties prenantes afin de déterminer des
priorités en matière d’emploi et d’activités de formation
au sein des communautés.
90
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
Contrôle et mesure de la
• Suivre la contribution de l’entreprise au développement
performance
des emplois et des compétences sur le territoire.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre d’emplois créés et soutenus (emploi direct et indirect)
RESSOURCES
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 50 GRI Standards ODD
Question
centrale
TER3 – Santé des populations
Contexte
Les activités logistiques ont des impacts sur la santé des populations. Ils peuvent être liés aux
polluants (dans l’air notamment, mais aussi dans l’eau et les sols), à des accidents survenus lors de
prestations de transport ou au sein d’installations logistiques (explosion de produits stockés dans des
entrepôts par exemple).
L’entreprise se doit de préserver la santé et la sécurité des riverains de ses sites d’activités logistiques
et lors de ses activités de transport, à travers une identification des risques et une maîtrise et un
contrôle attentif des prestations de l’entreprise.
Le sujet de la santé des travailleurs n’est pas abordé ici mais dans l’enjeu SOC5 « Santé et Sécurité
au travail ».
OBJECTIFS
STRATÉGIQUES
L’objectif stratégique est notamment de :
• prévenir les effets négatifs des activités logistiques de l’entreprise sur la santé et la
sécurité des riverains et des populations exposées à ces activités.
LEVIERS D’ACTION
•
de sécurité publique.
Engagement de la direction,
• Définir les engagements de l’entreprise en matière de
politique de l'entreprise et définition
protection de la santé et de la sécurité des populations
des responsabilités
dans ses chartes internes telles que la charte « Sécurité-
environnement ».
92
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 3 Version 2018
•
performance survenus impliquant les communautés locales.
INDICATEURS
1. INDICATEURS CLÉS DE PILOTAGE DE L’OAL
• Nombre d’accidents de la route
RESSOURCES
GRILLE DE CORRESPONDANCE
ISO 26 000 Législation/réglementation 51 GRI Standards ODD
en
lo g isti q u e
Fascicule 4
INDICATEURS POUR
LE PILOTAGE ET LE DIALOGUE
DICOM-DGITM/COUV/18129 - Juillet 2018
ecologique-solidaire.gouv.fr
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
2
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
1 L’emballage est le contenant qui assure la sécurité du produit dans sa manutention, sa conservation, son stockage et son
transport. Il se distingue du conditionnement qui désigne le premier contenant d’un produit retenu pour sa vente au détail.
2 Il peut aussi s’agir de l’État, des collectivités locales, d’ONG, etc.
3
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Le fascicule 4 aborde les indicateurs clés de performance (en anglais, Key Performance Indicator
(KPI)), qui permettent le pilotage de la démarche RSE de l’opérateur d’activités logistiques (OAL),
ainsi que le dialogue entre OAL et donneurs d’ordres (DO). Les indicateurs présentés dans ce
fascicule ont été identifiés comme particulièrement pertinents lors des travaux d’élaboration du
référentiel. Cependant, chaque entreprise devra déterminer s’ils sont pertinents pour ses activités et
spécificités, et les adapter / modifier le cas échéant. Les méthodes de calcul ne sont pas précisées.
Le fascicule 4 permet de :
1. Mesurer et piloter la performance RSE en logistique : pour chaque enjeu RSE, ce fascicule
propose un nombre limité d’indicateurs de performance permettant à l’opérateur d’activités
logistiques (OAL) de mesurer et piloter efficacement sa performance. Chaque OAL, en
fonction de la maturité de sa démarche RSE et de sa situation spécifique, pourra déterminer
quels indicateurs il souhaite utiliser.
2. Instaurer un dialogue entre OAL et donneurs d’ordres : pour les huit enjeux « fondamentaux
communs », que le référentiel suggère de retenir comme base de dialogue entre DO et OAL 3,
ce fascicule propose un nombre limité d’indicateurs clés de performance pouvant être
utilisés lors des appels d’offre et des consultations, ainsi que dans le pilotage des prestations.
3. Valoriser la démarche RSE auprès des parties prenantes : ce fascicule propose des lignes
directrices afin d’aider l’OAL dans la préparation d’un rapport RSE, de manière à valoriser
auprès de ses parties prenantes sa démarche RSE en logistique.
Différentes catégories d’indicateurs sont ainsi définies :
• La partie 1 du fascicule aborde les 8 enjeux fondamentaux communs, et définit notamment
un nombre limité d’indicateurs clés de performance RSE ayant pour vocation :
◦ à être intégrés dans le tableau de bord de la direction 4 de l’OAL, afin de lui permettre de
piloter sa démarche RSE ;
◦ à être partagés entre les OAL et les DO, afin qu’un dialogue puisse s’instaurer sur une
base homogène. Les réponses aux appels d’offre et aux consultations des DO pourront
ainsi s’en trouver facilitées. De même, les DO pourront plus facilement comparer la
performance RSE de leurs différents OAL.
• La partie 2 du fascicule aborde les 10 enjeux majeurs opérationnels, et définit un nombre
limité d’indicateurs clés de performance RSE. Ces indicateurs ont principalement vocation à
être intégrés dans le tableau de bord de la direction de l’OAL, en complément des
indicateurs de la partie 1, afin de piloter sa démarche RSE.
• La partie 3 du fascicule aborde les 9 enjeux spécifiques ou complémentaires, sans définir
d’indicateurs en particulier. L’OAL pourra se reporter aux fiches enjeux du fascicule 3 s’il
souhaite intégrer ces enjeux dans le tableau de bord de sa direction.
• La partie 4, sous forme de tableau, fait une synthèse des indicateurs proposés à l’OAL pour
le pilotage de sa performance, et des indicateurs proposés aux OAL et aux DO pour
dialoguer.
Puis :
• La partie 5 propose des éléments afin d’aider l’OAL à structurer sa réflexion sur les données
nécessaires à la construction des indicateurs.
3 Voir le fascicule 2 qui revient sur la hiérarchisation des enjeux RSE en logistique, et l'annexe 6 du fascicule 5 qui présente la
manière dont la hiérarchisation des enjeux a été obtenue.
4 Dans l'ensemble de ce fascicule, le terme "direction de l'OAL" renvoie vers la direction du prestataire de services
logistiques si l'OAL travaille pour compte d'autrui, ou vers la direction de l'entité du DO réalisant les activités logistiques si
l'OAL travaille en compte propre.
4
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
• La partie 6 propose des lignes directrices afin d’aider l’OAL dans la préparation d’un rapport
RSE de manière à valoriser auprès de ses parties prenantes sa démarche RSE en logistique.
• La partie 7 rappelle que, pour les donneurs d’ordres, il conviendra de valoriser la démarche
RSE en logistique au sein de la politique RSE de l’entreprise.
Le fascicule 1 donne des clés de compréhension de ce qu’est la RSE, identifie les facteurs
motivant la mise en place d’une démarche en logistique, et présente ce que chaque
fascicule du référentiel peut apporter aux OAL et aux DO.
Le fascicule 2 permet aux entreprises d’identifier les enjeux RSE en logistique, en proposant
pour chaque enjeu une définition stratégique, en mettant en avant ce qui justifie son
importance en logistique, et en émettant des lignes directrices. Ce fascicule propose aussi
une hiérarchisation des enjeux RSE adaptée aux spécificités des activités logistiques, selon
trois niveaux de priorité. Cette hiérarchisation aide l’OAL à choisir les enjeux qu’il souhaite
aborder dans sa démarche RSE. Elle permet également de distinguer les enjeux RSE
intéressant fortement les donneurs d’ordres (DO) et pouvant ainsi servir de base d’échanges
lors du dialogue entre OAL et DO.
Le fascicule 3 propose à l’OAL des fiches pratiques afin de l’aider à déployer des actions RSE
en logistique. Ainsi, pour chaque enjeu RSE abordé dans le référentiel, les fiches contiennent :
une définition des objectifs stratégiques pour l’entreprise liée à l’enjeu, un ensemble de leviers
d’action (stratégiques, opérationnels et d’amélioration), des indicateurs de performance
RSE, et des liens vers des ressources complémentaires.
Le fascicule 5 permet aux entreprises d’approfondir via un ensemble d’annexes différents
aspects, et notamment : le processus de co-construction ayant permis d’aboutir à ce
référentiel, une présentation des principaux référentiels internationaux et leurs liens avec le
référentiel RSE en logistique, ainsi qu’une bibliographie.
5
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Social Environnement
Intégration de la
Pratiques loyales en
Liens durables avec les RSE dans la
matière
clients, sous-traitants et stratégie et dans la
d’informations et de
fournisseurs gestion des risques
contrats
et des opportunités
Pour les enjeux fondamentaux communs, deux ensembles d’indicateurs clés de performance sont
définis :
• Un premier ensemble, appelés « indicateurs clés de pilotage de l’OAL, partagés avec les
DO », qui en plus d’être clé pour le pilotage interne des activités logistiques de l’OAL (présent
dans le tableau de bord de sa direction), peut servir de base de dialogue dans les échanges
avec ses DO.
• Un second ensemble, appelés « indicateurs complémentaires possibles de l’OAL », qui peut
par ailleurs être suivi par l’OAL pour le pilotage opérationnel de sa performance, sans pour
autant faire l’objet d’échanges avec ses DO ou être présent dans le tableau de bord de sa
direction.
Pour aller plus loin : Le fascicule 3 contient, pour chaque enjeu RSE, une liste d’indicateurs
permettant de compléter ces deux ensembles d’indicateurs.
Un indicateur clé pourra être un indicateur de résultat, permettant d’apprécier le niveau de
performance (lagging indicators en anglais), ou un indicateur de moyen, permettant de constater
les moyens mis en œuvre pour améliorer la performance future (leading indicators).
6
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
comptable…) ;
• Pour juger l’évolution de la performance de l’OAL, les résultats de ces indicateurs sont
présentés pour l’année passée et mis en perspective avec, si possible, les deux années
précédentes ;
• L’OAL commente l’évolution de chaque indicateur dans une publication (par exemple dans
son rapport annuel) ou à l’occasion d’une présentation avec le DO.
7
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche SOC6 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
1.4) ÉNERGIE
Il est proposé que l’indicateur clé de pilotage de l’OAL en matière d’efficacité énergétique, qui sera
partagé avec ses DO, soit la
Consommation énergétique par type d’activités logistiques
Cet indicateur, exprimé en kWh6, distinguera notamment les différents types d’énergie
(consommations d’hydrocarbures liquide, de gaz et d’électricité). Il pourra se décomposer de la
manière suivante :
• La consommation d’énergie finale dans le cadre des opérations effectuées pour le DO ;
• La consommation d’énergie finale totale de l’OAL.
Cet indicateur en valeur absolue peut être complété par un indicateur d’intensité par unité
d’œuvre, si un indicateur d’activité fiable peut être utilisé.
Remarque : Le suivi d’un indicateur en volume permet à l’entreprise d’appréhender ses impacts
concernant les enjeux du futur. En parallèle, le suivi d’un indicateur par unité d’œuvre lui permet de
suivre l’évolution de sa performance (bien que le calcul par unité d’œuvre puisse s’avérer
complexe).
Cet indicateur peut être complété dans le tableau de bord de la direction de l’OAL selon son activité
par des indicateurs tels que :
• la répartition de la flotte de véhicules utilisant des carburants alternatifs (électrique, GNV,
bioGNV, hydrogène...) ;
• le pourcentage de bâtiments sous labellisation ou certification environnementale ;
5 Un carburant alternatif est, au sens de la directive 2014/94/UE du Parlement européen et du Conseil du 22 octobre 2014 sur
le déploiement d'une infrastructure pour carburants alternatifs, un carburant ou une source d'énergie qui sert, au moins
partiellement, de substitut aux carburants fossiles et peut contribuer à la décarbonisation et à l'amélioration de la
performance environnementale du secteur des transports.
6 Un transporteur routier qui ne consomme principalement que du gasoil pourra exprimer sa consommation en litres de gasoil.
8
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche ENV5 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche ENV2 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
1.7) INTEGRATION DE LA RSE DANS LA STRATEGIE ET DANS LA GESTION DES RISQUES ET DES
OPPORTUNITES
Il est proposé que l’indicateur clé de pilotage de l’OAL en matière d’intégration de la RSE dans la
stratégie et dans la gestion des risques et des opportunités par l’OAL, partagé avec ses DO, soit le
7 Pour l'activité transport, il pourra s'agir de la composition de la flotte de transport à basses émissions de polluants
atmosphériques.
9
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
suivant :
Existence et communication d’un engagement explicite de la direction sur l’intégration de la RSE
dans sa stratégie, ainsi que sur la prise en compte des enjeux RSE dans la gestion de ses risques et
de ses opportunités
Par ailleurs, si l’OAL dispose d’un rapport RSE annuel (même s’il n’est pas soumis à l’obligation d’en
rédiger un), il l’indiquera à son DO et le lui transmettra :
Existence et communication d’un rapport RSE annuel
dont la forme sera adaptée au type et à la taille de l’OAL.
Ces indicateurs peuvent être complétés dans le tableau de bord de la direction de l’OAL par des
indicateurs tels que :
• Pourcentage d’employés formés aux enjeux RSE et à la politique RSE
• Nombre d’actions RSE mises en œuvre
• Nombre de dialogues réalisés avec ses parties prenantes au cours de l’année
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche GOV1 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche C/C1 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
10
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Emploi et relations
Conditions de employeur /
Corruption et
travail et qualité de employé (dont droits Dialogue social Rémunération
fraudes
vie au travail fondamentaux du
travail)
Protection de la
Promotion de la RSE Économie
santé et de la Service après-
dans la chaîne de Démarche circulaire (dont
sécurité des vente et résolution
valeur (devoir de environnement gestion des
clients / des litiges
vigilance) ale structurée déchets)
consommateurs
Pour les enjeux majeurs opérationnels, dont l’importance est majeure pour l’OAL mais moindre pour
leurs DO, deux ensembles d’indicateurs clés de performance sont définis :
• Un premier ensemble, appelé « indicateurs clés de pilotage de l’OAL », viendra alimenter le
tableau de bord de la direction de l’OAL, à raison préférentiellement d’un indicateur clé par
enjeu. Ils viendront ainsi compléter les indicateurs clés des enjeux fondamentaux communs.
Même si les DO ne sollicitent pas de remontées d’informations systématiques de leurs OAL sur
ces enjeux, les OAL pourront néanmoins leur communiquer de leur propre initiative quelques
indicateurs.
• Un second ensemble, appelé « indicateurs complémentaires possibles de l’OAL », pourra
aussi être utilisé afin de servir au suivi opérationnel de l’activité de l’OAL. Ils ne seront donc
pas nécessairement remontés à la direction de l’OAL.
Pour aller plus loin : Le fascicule 3 contient, pour chaque enjeu RSE, une liste d’indicateurs
permettant de compléter ces deux ensembles d’indicateurs.
Un indicateur clé pourra être soit un indicateur de résultat, permettant d’apprécier le niveau de
performance ; soit un indicateur de moyen, permettant de constater les moyens mis en œuvre pour
améliorer la performance future.
11
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche SOC2 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche SOC1 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche SOC4 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
2.4) REMUNERATION
Il est proposé que l’indicateur clé de pilotage de l’OAL en matière de rémunération soit l’
Écart de rémunération moyenne entre les femmes et les hommes au sein de l’entreprise
À noter que ces écarts de rémunération doivent être examinés à postes équivalents. Cet indicateur
pourra aussi être utilisé pour l’échange d’informations sur cet enjeu entre OAL et DO, si ce dernier le
demande ou si l’OAL le souhaite.
Cet indicateur peut être complété dans le tableau de bord de la direction de l’OAL par des
indicateurs tels que :
• l’écart de rémunération entre les catégories professionnelles.
Il convient de souligner que ces indicateurs doivent tenir compte des règles applicables en matière
de rémunération, suivant le secteur et plus particulièrement, le métier concerné. Par exemple, en
matière de transport routier de marchandises (pour compte d’autrui), les employeurs doivent
respecter les dispositions de la convention collective nationale des transports routiers et activités
auxiliaires des transports (IDCC 16). Des dispositions spécifiques dans cette convention s’appliquent
12
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
en outre aux grands routiers ou routiers longue distance (stipulations des accords du 12 novembre
1998 et du 23 avril 2002).
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche SOC3 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche ENV1 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Dans les activités logistiques, cet indicateur concerne particulièrement le bois (palettes, etc.), ainsi
que les plastiques et le carton (films de protection, emballages, etc.). Il pourra être complété par le
suivi de produits plus spécifiques (par exemple les huiles de moteurs ou les batteries) si cela est
pertinent par rapport à l’activité de l’OAL.
Cet indicateur pourra aussi être utilisé pour l’échange d’informations sur cet enjeu entre OAL et DO,
si ce dernier le demande ou si l’OAL le souhaite.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche ENV6 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
13
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
des fournisseurs et sous-traitants sur les risques de non-respect des droits fondamentaux de l’Homme,
du travail et de l’environnement.
Cet indicateur pourra aussi être utilisé pour l’échange d’informations sur cet enjeu entre OAL et DO,
si ce dernier le demande ou si l’OAL le souhaite.
Cet indicateur peut être complété dans le tableau de bord de la direction de l’OAL par un
indicateur tel que :
• le nombre de remontées sur des situations de non-respect des droits fondamentaux de
l’Homme, du travail et de l’environnement.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche DDH1 du fascicule 3, que la direction
générale de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche C/C2 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche C/C3 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
Cet indicateur pourra aussi être utilisé pour l’échange d’informations sur cet enjeu entre OAL et DO,
si ce dernier le demande ou si l’OAL le souhaite.
Cet indicateur peut être complété dans le tableau de bord de la direction de l’OAL par des
indicateurs tels que :
• Nombre d’audits de corruption/fraude réalisés par an
Des exemples d’indicateurs figurent également dans la fiche LOY1 du fascicule 3, que la direction
de l’OAL pourra retenir dans son tableau de bord.
14
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Loyauté des
Environnement
pratiques
Autres nuisances
Pollution de l’eau Concurrence
(dont bruit et Biodiversité
et des sols loyale
congestion) (ENV8)
(ENV3) (LOY2)
(ENV4)
Protection des
Implication dans Santé des Respect des données des
Emploi local
les territoires populations populations clients /
(TER2)
(TER1) (TER3) (DDH2) consommateurs
(C/C4)
Pour les enjeux complémentaires ou spécifiques, l’OAL pourra reprendre les éléments du fascicule 3
dont les fiches, pour chacun de ces enjeux, proposent différents indicateurs que pourraient retenir
les OAL s’ils décident d’inclure ces enjeux dans leur démarche RSE.
La direction de l’OAL pourra par ailleurs ajouter certains de ces indicateurs dans son tableau de
pilotage, si elle le juge pertinent compte tenu de la spécificité de son activité ou de sa volonté
d’accroître sa maturité en matière de RSE.
15
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Le tableau ci-dessous récapitule les indicateurs clés que le référentiel RSE en logistique recommande
aux OAL de suivre. Il indique par ailleurs lesquels peuvent être une base de dialogue avec leurs
donneurs d’ordres.
Cette proposition de tableau de bord RSE contient 23 indicateurs clés, ce qui représente déjà un
nombre conséquent d’indicateurs à suivre. Un OAL pourra se concentrer dans un premier temps sur
les indicateurs liés aux enjeux de priorité 1 (enjeux fondamentaux communs, partagés avec les
donneurs d’ordres).
Ces indicateurs peuvent être suivis annuellement pour le pilotage de la performance de l’OAL. Dans
une démarche de progrès concernant la RSE, ils pourront aussi être suivis à une fréquence plus
importante par la direction de l’OAL, ce qui lui permettra de corriger en cours d’année des dérives
sans attendre le bilan annuel, lorsque cela est possible.
Concernant les indicateurs à partager avec les donneurs d’ordres, les échanges pourront se faire sur
une base annuelle avec les principaux DO dans une logique de pilotage de la prestation. Par ailleurs,
ces indicateurs pourront aussi être les indicateurs retenus dans les appels d’offres par les donneurs
d’ordres souhaitant être informés des performances RSE des soumissionnaires OAL.
Indicateur
Indicateurs clés proposés à l'OAL pour le pilotage de sa démarche
Priorité communiqué
RSE (intégration dans le tableau de bord de la direction)
aux DO?
Gouvernance
Droits de l'Homme
DDH1 - Promotion de la
RSE dans la chaîne de • Nombre et fréquence des évaluations ou audits
2
valeur (devoir de externes
vigilance)
Social
SOC1 - Emploi et
relations employeur / • Nombre total d’incidents et d’actions en justice
employé (dont droits 2 intentées, liés au non-respect du droit du travail, contre
fondamentaux du l’OAL au cours de l’exercice
travail)
SOC2 - Conditions de
travail et qualité de vie 2 • Taux d'absentéisme
au travail
• Écart de rémunération moyenne entre les femmes et
SOC3 - Rémunération 2
les hommes au sein de l'entreprise
16
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
17
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Construire et alimenter des indicateurs, quels qu’ils soient, suppose une réflexion préalable sur les
données. La mise en œuvre opérationnelle du système d’indicateurs RSE est aussi une opportunité
pour l’entreprise d’identifier et de mettre à plat les données dont elle dispose (ou non) afin
d’alimenter le système d’indicateurs, et d’initier une approche « Data » orientée selon un format type
“tableaux de bord“.
Ces données peuvent être formalisées et informatisées et extraites de systèmes d’informations
informatisés, mais aussi résulter d’enquêtes internes, de compilation d’évènements, de retours sur les
pratiques, pour lesquels la formalisation et l’informatisation ne sont pas toujours évidentes.
Ainsi, une des étapes préalable ou concomitante de la démarche vise à identifier :
• Les systèmes producteurs de données logistiques, de gestion, financières ou d’activité (ERP,
comptabilité analytique ou par activités, WMS ou autres outils métiers, outils RH, tableaux de
bord) existants;
• Les données dont l’entreprise dispose en interne, et les modalités d’accès à ces données
(outils d’extraction et/ou de traitement préexistants, type Business Object ou autre), ainsi que
la qualité et la complétude de ces données;
• Les besoins en données et/ou en systèmes d’information non couvertes par les outils dont
dispose l’entreprise et/ou pour lesquelles il est nécessaire d’initier un partenariat avec des
acteurs externes (fournisseurs, territoire etc…).
Une fois ce travail de repérage et d’enrichissement réalisé, il est recommandé de formaliser le
processus de recueil d’information et d’alimentation des indicateurs, en travaillant au sein de
l’entreprise sur :
• Les données nécessaires et suffisantes à mobiliser;
• Les modalités de recueil (interne, externe, informatisé …);
• Les modalités de traitement (périodicité, charge de travail, outils numériques à mobiliser);
• Les modalités de restitution (forme du tableau de bord RSE, liste de diffusion) et de
communication.
Ainsi, ce questionnement devra être associé à chaque indicateur retenu (il pourra aussi en amont
du choix, conditionner la faisabilité interne et le suivi de l’indicateur dans le temps).
18
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Illustration 5 : Construction d'un indicateur de performance : trame de réflexion sur les données
19
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
La publication par une entreprise d’un rapport RSE contenant des éléments sur sa performance extra-
financière est un instrument influent. Obligatoire pour certaines entreprises 10, il comprend souvent un
certain nombre d’actions de reporting, les entreprises y voyant un outil central de communication à
destination de leurs parties prenantes.
Au-delà de la contrainte légale, le reporting RSE est en effet un outil de communication permettant
aux entreprises de mettre en avant leurs efforts et leurs engagements ainsi que d’assurer la
transparence du dialogue avec les parties prenantes externes (dont les clients, les fournisseurs, les
banques, les candidats à l’embauche…) et internes (salariés). La rédaction d’un rapport RSE, même
succinct, peut améliorer la notation de l’entreprise par les agences de notation extra-financière.
Ce rapport, même de quelques pages, peut aborder les thèmes suivants :
• Le pilotage et l’organisation de la démarche RSE en logistique, permettant de montrer la
manière dont l’entreprise prend en compte le développement durable dans sa gestion et
dans ses actions : rappel des activités de l’entreprise et des chiffres clés, manière dont la RSE
est pilotée (une personne dédiée, une personne occupant aussi une autre fonction en
charge du sujet, présence d’un tableau de bord RSE au sein de la direction, présence de
correspondants sur les sites de l’entreprise…). La direction de l’entreprise peut indiquer
explicitement dans le rapport, si cela est bien le cas, que la RSE fait partie de son projet
stratégique.
• Les parties prenantes et le dialogue instauré, présentant les principales parties prenantes
identifiées, et les outils de dialogue mis en place avec celles-ci 11. Faire témoigner des parties
prenantes dans le rapport peut aussi permettre de rendre compte de la prise en compte de
leurs attentes.
• Les enjeux RSE retenus dans la démarche RSE en logistique, les objectifs stratégiques fixés, les
actions et indicateurs associés. Cette partie est l’occasion de présenter clairement dans le
rapport les enjeux prioritaires de la démarche RSE en logistique de l’entreprise. Pour chaque
enjeu retenu, il s’agit d’indiquer les objectifs stratégiques que l’entreprise s’est fixés, les
principales actions mises en place pour les atteindre, et quelques indicateurs clés permettant
de suivre l’avancement et les résultats. Afin de permettre au lecteur de suivre les tendances,
il s’agit de comparer si possible les données par rapport à l’année précédente, voire par
rapport aux trois derniers exercices.
Pour aller plus loin : deux organisations ont publié un guide du reporting, qui pourront aider les
entreprises à structurer leur rapport RSE : le MEDEF 12 et OREE (uniquement sur les items
environnementaux) 13.
10Voir l'annexe 2 du fascicule 5 qui revient sur les entreprises soumises à l'obligation de reporting RSE.
11Ne pas confondre outils de dialogue et outils de communication : un site internet est un outil de communication alors qu’une
réunion avec une partie prenante ou une adresse mail dédiée est un outil de dialogue.
12 Guide accessible à l'adresse suivante: http://www.medef.com/fr/communique-de-presse/article/reporting-extra-
financier-le-medef-publie-un-guide-pour-comprendre-les-nouvelles-obligations)
13 Guide accessible à l'adresse suivante: http://www.oree.org/source/_2018_Guide_RSE.pdf
20
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 4 Version 2018
Qu’ils soient dans l’industrie ou dans le commerce, les donneurs d’ordres, du moins à partir d’une
certaine taille d’entreprise, ont inclus dans leurs objectifs stratégiques des éléments relatifs à la RSE.
Obligatoire pour certaines entreprises 14, le rapport RSE permet de les présenter et de mettre en avant
leurs engagements. Les grands donneurs d’ordres ont souvent créé une fonction dédiée à la RSE.
Pour les donneurs d’ordres, les objectifs RSE en logistique s’inscrivent donc en général dans des
objectifs RSE plus larges, qui englobent notamment la conception, la fabrication et la vente des
produits.
Ce référentiel pourra aider à la contribution que la direction logistique (ou supply chain) du donneur
d’ordres peut apporter à sa direction générale, et plus spécifiquement à sa direction RSE tant pour
la définition des objectifs RSE que pour les actions à mener et les indicateurs à suivre. Il reviendra
ainsi à la direction logistique (ou supply chain) de proposer à la direction RSE les indicateurs
logistiques à inclure dans le tableau de bord RSE global de l’entreprise.
Quelle que soit la part qu’elle sous-traite, la contribution de la direction logistique portera
notamment sur les activités d’entreposage et transport des produits finis vers les clients, mais
également sur l’entreposage et la manutention, à l’intérieur des usines, des matières premières et
semi-finies ; elle portera aussi sur les actions de la direction logistique (ou supply chain) envers des
parties prenantes de l’entreprise autres que les clients et fournisseurs ; à titre d’exemple, on peut citer
la participation à des clusters locaux, des associations professionnelles ou des chaires académiques
traitant de logistique (ou supply chain).
La démarche RSE d’un donneur d’ordres peut ainsi permettre à sa fonction logistique d’inclure dans
les objectifs globaux RSE de l’entreprise la contribution des actions sociétales que cette fonction
mène avec ses prestataires logistiques ou par elle-même.
14 Voir l'annexe 2 du fascicule 5 qui revient sur les entreprises soumises à l'obligation de reporting RSE.
21
éférentiel
R
en
lo g isti q u e
Fascicule 5
ANNEXES
ecologique-solidaire.gouv.fr
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
2
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Le fascicule 1 donne des clés de compréhension de ce qu’est la RSE, identifie les facteurs
motivant la mise en place d’une démarche en logistique, et présente ce que chaque
fascicule du référentiel peut apporter aux OAL et aux DO.
Le fascicule 2 permet aux entreprises d’identifier les enjeux RSE en logistique, en proposant
pour chaque enjeu une définition stratégique, en mettant en avant ce qui justifie son
importance en logistique, et en émettant des lignes directrices. Ce fascicule propose aussi
une hiérarchisation des enjeux RSE adaptée aux spécificités des activités logistiques, selon
trois niveaux de priorité. Cette hiérarchisation aide l’OAL à choisir les enjeux qu’il souhaite
aborder dans sa démarche RSE. Elle permet également de distinguer les enjeux RSE
intéressant fortement les donneurs d’ordres (DO) et pouvant ainsi servir de base d’échanges
lors du dialogue entre OAL et DO.
Le fascicule 3 propose à l’OAL des fiches pratiques afin de l’aider à déployer des actions
RSE en logistique. Ainsi, pour chaque enjeu RSE abordé dans le référentiel, les fiches
contiennent : une définition des objectifs stratégiques pour l’entreprise liée à l’enjeu, un
ensemble de leviers d’action (stratégiques, opérationnels et d’amélioration), des
indicateurs de performance RSE, et des liens vers des ressources complémentaires.
Le fascicule 4 aborde le pilotage de la performance RSE de l’OAL, et le dialogue entre OAL
et DO. Pour cela, il propose à l’OAL un nombre limité d’indicateurs de performance, lui
permettant de piloter efficacement sa démarche RSE. Par ailleurs, il propose un nombre
restreint d’indicateurs clés de performance pouvant être utilisés lors des échanges entre DO
et OAL (critères RSE dans les appels d’offre, pilotage des prestations).
Le fascicule 5 permet aux entreprises d’approfondir via un ensemble d’annexes différents
aspects, et notamment : le processus de co-construction ayant permis d’aboutir à ce
référentiel, une présentation des principaux référentiel internationaux et leurs liens avec le
référentiel RSE en logistique, ainsi qu’une bibliographie.
3
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
ANNEXE 1 – GLOSSAIRE
Termes Définitions
A
Les agences de notation extra-financière évaluent et notent les
entreprises et les États au regard de leurs pratiques environnementales,
sociales et de gouvernance, domaines non pris en compte par la
notation financière.
Ces agences s’appuient généralement sur des sources multiples : les
Agence de notation entreprises elles-mêmes (documents publics, questionnaires
extra-financière spécifiques et rencontres), les parties prenantes (ONG, syndicats,
organisations gouvernementales, etc.) et les médias. Si les critères
d’évaluation diffèrent d’une agence à une autre, car il n’existe pas
de référentiel standard du développement durable, celles-ci
s’appuient généralement sur les grandes conventions internationales
et couvrent les critères : environnemental, social et de gouvernance.
Novethic
C
Organisation ou particulier achetant des biens, produits ou services à
Client des fins commerciales, privées ou publiques.
ISO 26 000
Certaines entreprises réalisent leurs activités logistiques avec leurs
propres moyens. On parle alors de « compte propre ».
4
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Termes Définitions
certains cas, un mécanisme spécifique est chargé du suivi d'une
déclaration ou d'un ensemble de principes - avec la création d'un
rapporteur spécial. Un autre développement peut consister dans le
relais du déclaratoire au conventionnel, comme avec la déclaration
sur les droits de l'enfant de 1959 qui a débouché sur la Convention de
1989, ou plus récemment la déclaration sur les disparitions forcées de
1992 qui a débouché sur une nouvelle Convention adoptée par le
Conseil des droits de l'Homme en 2006. Parfois les deux formules
peuvent coexister, avec un rapporteur général contre la torture ou un
rapporteur général contre la discrimination raciale, qui exercent leur
mandat parallèlement à un comité conventionnel. À défaut
d’engagements conventionnels, limités au cercle des États parties,
ces mécanismes reposent sur le droit déclaratoire qui concerne
l’ensemble des États membres.
Conseil constitutionnel
Démarche globale, proactive d’identification, visant à éviter et
atténuer les impacts négatifs sociaux, environnementaux et
économiques, réels et potentiels, qui résultent des décisions et activités
Devoir de vigilance
d’une organisation sur tout le cycle de vie d’un de ses projets ou
activité.
ISO 26 000
Dans l’ensemble du référentiel, les termes « domaine d’action » et
Domaine d’action
« enjeu » ont la même signification. Voir « enjeu » pour la définition.
Le terme « donneur d’ordres », (abrégé par « DO ») renvoie vers
l’ensemble des entreprises 1 qui achètent des prestations d’activités
Donneur d’ordres
logistiques (le terme « chargeur » est aussi communément utilisé). Les
commissionnaires sont considérés comme des donneurs d’ordres.
E
Dans l’ensemble du référentiel, les termes « enjeu » et « domaine
d’action » ont la même signification.
5
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Termes Définitions
de co-construction avec l’ensemble des acteurs. L’annexe 6 revient
sur ces évolutions (regroupement et division de DA), ainsi que sur les
principales étapes qui ont mené à ce redécoupage.
I
Un indicateur de performance est une information choisie, associée
Indicateur de à un critère, destinée à en observer les évolutions à intervalles définis.
performance Il est caractérisé par l’objectif stratégique auquel il se rattache.
FD X50-605
L
Un levier d’action est un facteur clé de progrès sur lequel il faut agir
pour améliorer la performance de l’entreprise. Ils sont indissociables
Leviers d’action
des objectifs stratégiques visés.
FD X50-605
Les lignes directrices permettent de clarifier la notion de responsabilité
sociétale, d’aider les entreprises et les organisations à traduire les
Ligne directrice principes en actes concrets, et de faire connaître les meilleures
pratiques en matière de responsabilité sociétale. Elles ne sont pas des
exigences, et ne se prêtent ainsi pas à la certification.
Le terme « logistique » couvre l’ensemble des opérations assurées sur
les flux physiques de marchandises, et notamment : transport,
entreposage, stockage, manutention, et emballage 2.
Ne sont pas compris dans le terme « logistique » :
• les opérations de type purement administratives (telles que
Logistique celles des commissionnaires en douane par exemple);
• les opérations de fabrication et de maintenance
d’équipements nécessaires à la logistique (telles que celles
réalisées par les fabricants de véhicules de transport,
fabricants d’emballages, constructeurs d’immobiliers
logistiques, logiciels…).
M
On entend par "matérialité" ce qui peut avoir un impact significatif sur
une entreprise, ses activités et sa capacité à créer de la valeur
financière et extra-financière pour elle-même et ses parties prenantes.
La matrice de matérialité est donc un outil qui permet d’identifier et
Matrice de
de hiérarchiser les enjeux RSE d’une entreprise. Chaque enjeu est
matérialité
priorisé du point de vue de l’entreprise et des parties prenantes. Ceux
qui sont prioritaires des deux points de vue sont retenus pour figurer
dans les rapports RSE.
Novethic
N
Attentes vis-à-vis du comportement d’une organisation en matière de
responsabilité sociétale, procédant du droit coutumier international,
Normes
de principes généralement acceptés de droit international, ou
internationales de
d’accords intergouvernementaux universellement ou quasi
comportement
universellement reconnus.
ISO 26 000
2 L’emballage est le contenant qui assure la sécurité du produit dans sa manutention, sa conservation, son stockage et
son transport. Il se distingue du conditionnement qui désigne le premier contenant d’un produit retenu pour sa vente au
détail.
6
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Termes Définitions
O
Comme tout système, l’entreprise se caractérise principalement par
des objectifs stratégiques. Pour les atteindre, sont recherchés des
leviers d’actions qui agissent sur des variables d’action qui sont mises
Objectif stratégique en œuvre le long de processus. La performance est alors mesurée par
des indicateurs qui doivent permettre de vérifier l’atteinte des objectifs
et d’aider à l’amélioration continue.
FD X50-605
Le terme d’ « opérateurs d’activités logistiques » (abrégé par « OAL »)
renvoie dans ce référentiel vers l’ensemble des organisations qui
opèrent des activités logistiques (transport, entreposage, stockage,
manutention, emballage).
Opérateur
d’activités Ainsi, le terme d’ « opérateurs d’activités logistiques » regroupe deux
logistiques (OAL) types d’entités :
• des prestataires de services logistiques (PSL), externes aux
donneurs d’ordres et qui agissent pour compte d’autrui ;
• des entités internes à des donneurs d’ordres, qui agissent pour
compte propre.
Entité ou groupe de personnes et d’installations, structuré sur la base
de responsabilités, d’autorités et de relations, et ayant des objectifs
Organisation
identifiables.
ISO 26 000
P
Individu ou groupe ayant un intérêt dans les décisions ou activités
Partie prenante d’une organisation.
ISO 26 000
Acteur logistique effectuant un certain nombre d’opérations
Prestataire
logistiques pour le compte de son / ses client(s).
R
État consistant, pour une organisation, à être en mesure de répondre
de ses décisions et activités à ses organes directeurs, à ses autorités
Redevabilité constituées et, plus largement, à ses parties prenantes.
ISO 26 000
7
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Termes Définitions
Responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses
décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant
par un comportement éthique et transparent qui :
• contribue au développement durable, y compris à la santé et
au bien-être de la société ;
Responsabilité • prend en compte les attentes des parties prenantes ;
sociétale
• respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec
les normes internationales de comportement ;
• est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre
dans ses relations.
ISO 26 000
T
Outil de pilotage et d’aide à la décision regroupant une sélection
Tableau de bord d’indicateurs
8
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
En France, il existe deux niveaux de dispositions législatives et réglementaires en lien avec la notion
de RSE, contraignantes pour les entreprises :
• la réglementation RSE à proprement parler ;
• les réglementations thématiques portant sur des enjeux sociaux, sociétaux ou
environnementaux, qui forment le pré-requis à l’instauration d’une politique RSE dans
l’entreprise.
9
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
• sous certaines conditions, diverses entités qui l’étaient déjà ou à qui est étendu le dispositif
du reporting extra-financier sont également assujetties à cette nouvelle obligation :
établissements de crédit, entreprises d’assurance, institutions de prévoyance, mutuelles,
coopératives, etc.
La déclaration de performance extra-financière présente des informations sur la manière dont la
société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité, ainsi
que, pour les sociétés cotées, les effets de cette activité quant au respect des droits de l’Homme
et à la lutte contre la corruption.
Ainsi, elle doit notamment comprendre des informations relatives aux conséquences sur le
changement climatique de l’activité de la société et de l’usage des biens et services qu’elle
produit, à ses engagements sociétaux en faveur du développement durable, de l’économie
circulaire et de la lutte contre le gaspillage alimentaire, aux accords collectifs conclus dans
l’entreprise et à leurs impacts sur la performance économique de l’entreprise ainsi que sur les
conditions de travail des salariés et aux actions visant à lutter contre les discriminations et
promouvoir les diversités.
Ces informations doivent faire l’objet d’une publication librement accessible sur le site internet de
la société.
Les sociétés comprises dans le champ de cette obligation doivent également faire vérifier les
informations qui figurent dans leur reporting extra-financier par un organisme tiers indépendant.
Il est à noter que les sociétés cotées qui dépassent certains seuils, doivent publier, en plus du
reporting extra-financier, une description de la politique de diversité appliquée aux membres du
conseil d’administration, au regard de critères tels que l’âge, le sexe ou les qualifications et
l’expérience professionnelle, ainsi qu’une description des objectifs de cette politique, de ses
modalités de mise en œuvre et des résultats obtenus.
Cette obligation concerne les sociétés cotées qui dépassent deux des trois seuils suivants : un total
de bilan de 20 millions d’€, un chiffre d’affaires net de 40 millions d’€, un nombre moyen de salariés
permanents de 250.
Remarques :
• Lorsque la société établit une déclaration consolidée de performance extra-financière, ces
informations porteront sur l’ensemble des entreprises incluses dans le périmètre de
consolidation.
• On observe en outre certains liens entre différentes obligations qui peuvent incomber aux
entreprises :
◦ Les entreprises soumises au devoir de vigilance, peuvent renvoyer, dans leur reporting,
aux informations qui sont présentées dans le rapport de vigilance.
◦ Les sociétés produisant le reporting extra-financier sont réputées avoir satisfait à la
production des indicateurs clés de performance de nature non-financière ayant trait à
l’activité spécifique de la société qui doivent normalement être contenus dans l’analyse
des risques insérée dans le rapport de gestion.
◦ Les informations environnementales produites au titre du reporting extra-financier
doivent être intégrées à la base de données économiques et sociales (BDES).
Les réglementations thématiques, portant sur des enjeux précis, qu’ils soient sociaux, sociétaux ou
environnementaux, sont nombreuses. Elles posent les jalons préalables que les entreprises doivent
respecter avant de mettre en place une démarche RSE 5 . Il s’agit de dispositions, en général
obligatoires pour toutes les entreprises peu importe leurs effectifs et chiffre d’affaires, portant sur
des enjeux précis, qu’ils soient sociaux, environnementaux ou sociétaux.
Certaines sont particulièrement structurantes pour la filière logistique :
• La loi dite « Sapin II » rend obligatoire, pour les entreprises de plus de 500 salariés et dont le
chiffre d’affaires ou le chiffre d’affaires consolidé est supérieur à 100 millions d’euros, la prise
5
Certaines de ces mesures portent sur la réalisation de diagnostics (audit énergétique, Bilan des émissions de GES, etc.),
permettant aussi aux entreprises d’alimenter leur reporting extra-financier.
10
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Focus sur le devoir de vigilance des multinationales 12 . Il consiste à responsabiliser les grandes
entreprises en cas de dommages causés par leurs sous-traitants, notamment à l’étranger, et de
prévenir les atteintes graves aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé et à la
sécurité des personnes ainsi qu’à l’environnement. L’objectif poursuivi par cette disposition est de
diffuser la RSE le long des chaînes d’approvisionnement des grandes entreprises (ou supply chain),
et de participer à la diffusion des pratiques RSE au sein d’entreprises de petite taille. Elle complète
la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie
économique, qui instaurait déjà une obligation générale de transparence et de prévention de la
corruption 13.
Toute société employant, à la clôture de deux exercices consécutifs, au moins 5 000 salariés en
France ou 10 000 salariés dans le monde, en son sein et dans ses filiales, directes ou indirectes doit
rédiger un plan de vigilance. Sont concernées les sociétés anonymes, celles en commandite par
action, et celles par actions simplifiées.
6Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la
11
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Le plan doit comporter les mesures de vigilance raisonnable propres à identifier les risques et à
prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la
sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant des activités de la société, des sociétés
qu’elle contrôle, ainsi que de celles de ses sous-traitants, ou fournisseurs avec lesquels est
entretenue une relation commerciale établie, lorsque ces activités sont rattachées à cette relation.
En pratique, le plan doit comporter :
• une cartographie des risques destinée à leur identification, leur analyse et leur
hiérarchisation ;
• des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou
fournisseurs avec lesquels est entretenue une relation commerciale établie, au regard de
la cartographie des risques ;
• des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves ;
• un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la
réalisation des risques, établi en concertation avec les organisations syndicales
représentatives dans ladite société ;
• un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité.
Les mesures devant figurer dans le plan doivent viser les activités de la société mère, mais
également des sociétés qu’elle contrôle, directement ou indirectement.
Le plan de vigilance doit également comprendre des mesures portant sur les sous-traitants et les
fournisseurs participant à la chaîne de production du groupe concerné, soit directement pour la
société mère, soit pour l’une de ses filiales. Ces mesures ne s’appliquent qu’à la partie de l’activité
de ces sous-traitants et fournisseurs qui se rattache à la relation avec le groupe concerné.
L’entreprise doit rendre public le plan de vigilance, mais également le compte rendu de sa mise
en œuvre effective. Il doit également insérer ces deux documents dans son rapport de gestion.
1° Informations sociales :
a) Emploi :
• l’effectif total et la répartition des salariés par sexe, par âge et par zone géographique ;
• les embauches et les licenciements ;
• les rémunérations et leur évolution ;
b) Organisation du travail :
• l’organisation du temps de travail ;
• l’absentéisme ;
c) Santé et sécurité :
• les conditions de santé et de sécurité au travail ;
• les accidents du travail, notamment leur fréquence et leur gravité, ainsi que les maladies
professionnelles ;
d) Relations sociales :
• l'organisation du dialogue social, notamment les procédures d’information et de
consultation du personnel et de négociation avec celui-ci ;
12
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
13
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
3° Informations sociétales :
a) Engagements sociétaux en faveur du développement durable :
• l’impact de l’activité de la société en matière d’emploi et de développement local ;
• l’impact de l’activité de la société sur les populations riveraines ou locales ;
• les relations entretenues avec les parties prenantes de la société et les modalités du
dialogue avec celles-ci ;
• les actions de partenariat ou de mécénat ;
b) Sous-traitance et fournisseurs :
• la prise en compte dans la politique d’achat des enjeux sociaux et environnementaux ;
• la prise en compte dans les relations avec les fournisseurs et les sous-traitants de leur
responsabilité sociale et environnementale ;
c) Loyauté des pratiques : les mesures prises en faveur de la santé et de la sécurité des
consommateurs ;
14
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
15
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Le tableau ci-dessous propose une synthèse des principales références, et des enjeux de la RSE
qu’elles abordent (questions centrales de l’ISO 26 000). La suite de cette annexe revient de manière
plus détaillée sur le contenu de ces différents documents.
Conventions internationales
PIDESC
Déclaration de l'OIT
Principes directeurs de l’ONU sur les
droits de l’Homme
Principes directeurs de l’OCDE
ODD 14
Référentiels d’engagement
Pacte mondial
Référentiel de politique RSE
ISO 26 000
ISO 20 400
Référentiel de reporting RSE
GRI
EFFAS
Réglementation française
Ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet
2017 relative à la publication
d’informations non financières par
certaines grandes entreprises et
certains groupes d’entreprises et
décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 15
GOV = Gouvernance | DDH = Droit de l’Homme | SOC = Social | ENV = Environnement | LOY =
Loyauté des pratiques | C/C = Enjeux liés aux clients / consommateurs | TER = Développement des
territoires.
14Même si les ODD s’adressent aux nations et à l’ensemble des acteurs de la société, dont les entreprises, alors que l’ISO
26 000 s’adresse uniquement aux organisations et notamment aux entreprises, il est possible de réaliser une correspondance
entre ces deux types d’outils : voir le document de l’ISO « ISO 26 000 et ODD » accessible à l’adresse suivante :
https://www.iso.org/files/live/sites/isoorg/files/archive/pdf/fr/iso_26000_and_sdgs.pdf
Ainsi, les 7 questions centrales de l’ISO 26 000 apparaissent dans les ODD, même si tous les domaines d’action n’y sont pas
listés explicitement.
15 Ordonnance qui transpose la directive 2014/95/UE, du 22 octobre 2014, modifiant la directive 2013/34/UE en ce qui
concerne la publication d’informations non financières et d’informations relatives à la diversité par certaines grandes
entreprises et certains groupes.
16
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Le Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels (PIDESC) fut adopté par
l’Assemblée générale des Nations Unies en 1966. Il entra en vigueur en 1978 et fait partie avec le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), de la Charte internationale des droits
de l’Homme. Le PIDESC peut être invoqué par tout individu d’un pays signataire lors d’un procès
s’il considère que la loi de son pays est contraire aux droits que le Pacte protège.
Les droits à protéger invoqués dans ce pacte comprennent, de façon générale, le droit de
travailler (art. 6), le droit à des conditions de travail justes (art. 7), le droit de s’affilier aux syndicats
et de former des syndicats (art. 8), le droit à la sécurité sociale (art. 9), le droit à la protection de la
famille (art. 10), le droit à un niveau de vie suffisant, comprenant le droit d’accès à la nourriture, au
vêtement et au logement (art. 11), le droit à la santé (art. 12), le droit à l’éducation (art. 13) et le
droit à la culture (art. 15). Ainsi, seule la dimension sociale de la RSE est traitée dans ce document,
qui s’adresse par ailleurs à tous les employés, indifféremment de la taille de l’entreprise.
En 2011, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies adoptait des Principes directeurs sur
les droits de l’Homme et les entreprises. Cette adoption à l’unanimité des organisations
d’employeurs, d’employés et de défense des droits de l’Homme est considérée comme un
événement majeur pour la protection des droits de l’Homme et pour l’évolution du concept de
RSE. Ces principes sont organisés en trois piliers – « protéger, respecter, remédier ». Le document
expose, dans un premier temps, trois grands principes généraux relatifs aux droits de l’Homme. Il
évoque ensuite les principes fondateurs et opérationnels incombant à l’État. Puis, il en fait de même
pour les entreprises. Enfin, il détermine les principes concernant l’accès à des voies de recours. Dans
l’ensemble du document, chaque principe énoncé est accompagné d’un commentaire détaillé.
Comme son nom l’indique, seule la question des droits de l’Homme est traitée dans ce document.
Ces principes s’adressent à « tous les États et toutes les entreprises commerciales, transnationales
ou autres, indépendamment de leur taille, de leur secteur, de leur lieu d’implantation, de leur
régime de propriété ou de leur structure ».
Toujours en 2011, l’OCDE publiait des principes directeurs à l’intention des entreprises
multinationales, contenant des principes et des normes non contraignants. Il s’agit du seul code
exhaustif convenu à l’échelon multilatéral que les gouvernements se sont engagés à promouvoir.
Cela en fait l’instrument le plus complet sur la RSE qui s’applique aux entreprises multinationales,
d’autant qu’il traite des trois dimensions de la RSE. 43 États se sont engagés à les faire respecter par
les entreprises opérant sur leur territoire. Ces principes directeurs sont par ailleurs étayés par un
mécanisme de mise en œuvre via les Points de Contact Nationaux (PCN), qui assurent une fonction
d’information et de promotion vis-à-vis des entreprises et des membres de la société civile. Le
document présente tout d’abord un ensemble de principes généraux, avant de les détailler par
catégories : publication d’informations, droits de l’Homme, emploi et relations professionnelles,
environnement, corruption, intérêt des consommateurs, science et technologie, concurrence, et
enfin fiscalité.
Les entreprises concernées sont les multinationales exerçant leurs activités dans les pays adhérents
de l’OCDE ou à partir de ces derniers.
Fin 2015, l’Organisation des nations unies a adopté 17 Objectifs de Développement Durable (ODD)
qui se sont substitués aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Ces objectifs,
17
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
déclinés en 169 cibles, portent sur la période 2015-2030. Gouvernements, entreprises, et société
civile sont invités à contribuer à l’atteinte des ODD, en fonction de leurs domaines d’action, de
leurs moyens et de leurs priorités. Les entreprises, en nombre croissant, articulent leurs ambitions RSE
autour de ces ODD. Leurs engagements ne concernent pas nécessairement l’ensemble des ODD.
Elles se concentrent souvent sur les enjeux majeurs pour lesquels elles peuvent contribuer à
l’atteinte des objectifs, à leur niveau 16.
Lancé en 2000 par l’ONU, le Pacte Mondial est destiné à rassembler les entreprises, les organismes
des Nations Unies, le monde du travail et la société civile autour de dix principes universels
regroupés. Les entreprises, en adhérant au Global compact, s’engagent à respecter ces dix
principes, et rédigent une communication sur les progrès réalisés chaque année.
Le Global Compact est la plus large initiative mondiale en matière de développement durable,
rassemblant plus de 13 000 organisations engagées dans 160 pays. En 2015, plus de 1100 entreprises
et organisations françaises participent au Global Compact des Nations Unies, faisant de la France
le deuxième pays en nombre de participants dans le monde.
16La Global Reporting Initiative (GRI), le Pacte Mondial et le World Business Council for Sustainable
Development (WBCSD) ont publié le guide méthodologique SDG Compass pour aider les entreprises à
contribuer à cet Agenda 2030. Voir https://www.globalcompact-france.org/documents/sdg-compass-guide-
des-odd-a-destination-des-entreprises-70
18
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
1. Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif
aux droits de l’Homme ;
2. À veiller à ne pas se rendre complices de violations des droits de l’Homme
Normes internationales du travail
3. Les entreprises sont invitées à respecter la liberté d’association et à reconnaître le droit de
négociation collective ;
4. À contribuer à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire ;
5. À contribuer à l’abolition effective du travail des enfants ;
6. À contribuer à l’élimination de toute discrimination en matière d’emploi et de profession
Environnement
7. Les entreprises sont invitées à appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant
à l’environnement
8. À prendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière
d’environnement
9. À favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement
Lutte contre la corruption
10. Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris
l’extorsion de fonds et les pots-de-vin
En 2006, l’initiative des Principes pour un investissement responsable a été lancée par les Nations
Unies afin de réunir un groupe composé notamment des principaux investisseurs mondiaux et des
représentants du monde universitaire pour élaborer des principes d’investissement responsables. Le
PRI regroupe ainsi 1400 signataires à travers le monde, représentant 59 000 milliards de dollars de
chiffres d’affaires. Au cœur des six principes se trouve le postulat selon lequel les investisseurs ont le
devoir d’agir au mieux des intérêts à long terme de leurs bénéficiaires. Cela impliquant la
nécessaire prise en compte des facteurs environnementaux, sociaux et sociétaux.
19
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
• Identifier ses parties prenantes et entamer le dialogue avec elles. Afin d’identifier ses parties
prenantes, la norme propose un ensemble de question à se poser pour identifier les parties
prenantes, et les formes possibles du dialogue.
Afin d’intégrer la RSE dans l’ensemble de l’organisation, l’ISO 26 000 propose des lignes directrices
reparties en 8 catégories :
• Relation entre les caractéristiques de l’organisation et la responsabilité sociétale
• Appréhension de la responsabilité sociétale de l’organisation
• Sphère d’influence d’une organisation
• Pratiques d’intégration de la responsabilité sociétale dans l’ensemble de l’organisation
• Communication en matière de responsabilité sociétale
• Amélioration de la crédibilité en matière de responsabilité sociétale
• Revue et amélioration des actions et pratiques de l’organisation liées à la responsabilité
sociétale
• Initiatives volontaires en matière de responsabilité sociétale.
Par ailleurs, l’ISO 20 400 Achats responsables – lignes directrices, déclinaison de l’ISO 26 000 pour
les achats, permet en 4 chapitres de :
• comprendre les fondamentaux des achats responsables
• intégrer la RSE dans la politique et la stratégie d’achats de l’organisation concernée
• structurer la fonction « achats » axée sur la RSE
• intégrer la RSE dans le processus opérationnel des achats.
Le Global Reporting Initiative (GRI) a été établi en 1997 avec comme mission de développer les
directives applicables mondialement en matière de développement durable, ainsi que de rendre
compte des performances économiques, environnementales et sociales, initialement pour des
sociétés puis, par la suite, pour n’importe quelle organisation gouvernementale ou non
gouvernementale. Rassemblée par la coalition pour les économies environnementalement
responsables (CERES) en association avec le programme d’environnement des Nations Unies
(PNUE), le GRI incorpore la participation active des sociétés, des ONG, des organismes de
comptabilité, des associations d’hommes d’affaires, et d’autres parties prenantes du monde entier.
La version GRI actuellement en vigueur (depuis 2013) se nomme « les G4 ». Elle est conçue pour
être universellement applicables à toutes les organisations, quels que soient leur taille, leur secteur
d’activité ou leur implantation géographique. L’objectif affiché est d’aider les rédacteurs à
préparer des rapports sur le développement durable concrets du GRI et qui contiennent des
informations importantes sur les questions les plus essentielles au sein de ces organisations.
Après avoir exposé un ensemble de principes liés au reporting (implication des parties prenantes,
pertinence, etc.), les G4 fournissent une liste d’éléments d’informations à publier, distingués par
typologie : informations générales, économie, environnement, social et sociétal. Pour chacun, elles
fournissent des informations détaillées (définitions, informations et indicateurs à fournir avec les
méthodes de calcul, etc.).
Les G4 ont par ailleurs été déclinées de manière sectorielle pour les secteurs suivants : opérateurs
aéroportuaires, préparation des aliments, construction et immobilier, médias, services électriques,
mines et métaux, événementiel, ONG, services financiers, pétrole et gaz.
L’EFFAS (European Federation of Financial Analyst societies) a pour sa part publié en 2010 un
rapport dans lequel il propose une base pour intégrer les facteurs RSE dans les reporting de
performance de l’entreprise. Ce guide est adressé à toute entreprise orientée vers le profit. Sa
principale particularité est que le guide a une approche uniquement sectorielle : il fournit ainsi une
liste d’indicateurs RSE à publier pour 114 secteurs (la classification des secteurs est celle du Dow
Jones). Pour chaque secteur, un ensemble d’indicateurs RSE est alors préconisé.
L’International Integrated Reporting Council (IIRC) est une coalition mondiale regroupant des
entreprises, des investisseurs, des autorités de réglementation, des instances de normalisation, des
20
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
représentants de la profession comptable et des ONG. La vision de l’IIRC est que le reporting des
entreprises doit évoluer vers une communication sur la création de valeur, via un reporting intégré,
dont les objectifs sont les suivants :
• Améliorer la qualité des informations mises à la disposition des apporteurs de capital
financier, afin d’allouer les capitaux de manière plus efficiente et productive ;
• Promouvoir une approche de reporting plus cohérente et efficiente, qui s’appuie sur
diverses sources d’informations pour refléter l’éventail complet des facteurs qui impactent
significativement la capacité de l’organisation à créer de la valeur au fil du temps ;
• Améliorer la rédaction des comptes et favoriser l’exercice d’une gestion responsable à
l’égard de l’ensemble des capitaux (financiers, manufacturiers, intellectuels, humains,
sociaux, sociétaux, et environnementaux) et une meilleure compréhension de leurs
interdépendances.
L’IIRC a publié en 2013 un cadre de référence international portant sur le reporting intégré, dans
lequel il énonce les principes directeurs du reporting intégré, qui sont au nombre de sept. Il revient
ensuite sur les éléments constitutifs du rapport intégré.
Il est aussi possible de citer le Sustainability Accounting Standards Board (SASB), ONG créée en 2011
afin de développer des normes comptables de la durabilité. Alors que la GRI est un référentiel de
reporting pour différents types de parties prenantes, de la société civile aux investisseurs, le SASB
développe des normes pour aider les entreprises à communiquer les informations importantes pour
les investisseurs au sein des publications financières (Form 10-K aux USA). Le SASB présente, pour le
secteur de la logistique, l’intérêt d’avoir publié des « industry specific research briefs » concernant
les différents modes de transport (route, rail, aérien, maritime). Ces « documents de recherche »
décrivent les principaux enjeux, risques et opportunités de la RSE de ces secteurs (leur matérialité)
susceptibles d’impacter la valeur des entreprises. Ils concernent les aspects environnement,
sociétal, capital humain, modèles d’affaires et innovation, leadership et gouvernance. Ces guides
proposent un nombre limité d’indicateurs quantitatifs de performance (Sustainability accounting
metrics) pour chacun des modes de transport.
21
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Intégration de la
Dispositions du I
RSE dans la Objectif 12 :
6.2 – de l'article R225-
GOV stratégie et dans GRI 103-1 ; GRI Consommation et
Gouvernance de 105.
1 la gestion des 103-2 ; GRI 103-3 production
l'organisation
risques et des responsables
opportunités
Article R225-105,
II.A. 3° b)Prise en
compte dans la
politique d’achat
des enjeux sociaux
Objectif 12 :
6.3.3 – Devoir de et
Consommation et
vigilance environnementaux
GRI 102-9 ; GRI production
Promotion de la
308-1 ; GRI 308-2 ; responsable
RSE dans la chaîne 6.6.6 – Promotion Article R225-105,
DDH1 GRI 408-1 ; GRI
de valeur (devoir de la II.A. 3° b)La prise
412-1 ; GRI 414-1 ; Objectif 17 :
de vigilance) responsabilité en compte dans
GRI 414-2 Partenariats pour
sociétale dans la les relations avec
la réalisation des
chaîne de valeur les fournisseurs et
objectifs
les sous-traitants
de leur
responsabilité
sociale et
environnementale
6.3.4 – Situations Article R225-105,
Objectif 1 : Pas de
présentant un II.A.3° a)L'impact
pauvreté
risque pour les de l'activité de la
droits de l'Homme société sur les
Objectif 3 : Bonne
populations
santé et bien-être
6.3.5 - Prévention riveraines ou
Respect des de la complicité locales
DDH2 Objectif 5 : Égalité
populations
des sexes
6.3.6 – Remédier Article R225-105,
aux atteintes aux II.B.2° a) Promotion
Objectif 16 : Paix,
droits de l'Homme et respect des
justice et
stipulations des
institutions
6.3.7 – conventions
efficaces
Discrimination et fondamentales de
22
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
23
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
croissance
Article R225-105, économique
II.B.2° a) Respect
de la liberté
d'association et du
droit de
négociation
collective
Objectif 3 : Bonne
Article R225-105, santé et bien-être
II.A.1° c)Santé et
Santé et sécurité 6.4.6 – Santé et
SOC5 sécurité GRI 403 Objectif 8 : Travail
au travail sécurité au travail
décent et
croissance
économique
Objectif 8 : Travail
décent et
6.3.5 – croissance
Développement Article R225-105,
SOC6 Développement GRI 404 économique
du capital humain II.A.1°e) Formation
du capital humain
Objectif 10 :
Inégalités réduites
Article R225-105,
II.A. 2° a)
*Organisation de
la société pour Objectifs 12 :
prendre en Consommation et
compte les production
questions responsables
environnementale
s Objectif 13 :
Mesures relatives à
Démarche
*Démarches la lutte contre les
ENV1 environnementale GRI 102-14
d’évaluation ou changements
structurée
de certification en climatiques
matière
d’environnement Objectifs 14 :Vie
aquatique
*Moyens
consacrés à la Objectifs 15 : Vie
prévention des terrestre
risques
environnementaux
et des pollutions
Objectif 3 : Bonne
Article R225-105, santé et bien-être
II.A 2°b) Mesures
de prévention, Objectif 7 : Energie
6.5.3 – Prévention GRI 305-6 ; GRI
ENV2 Pollution de l'air réduction, propre et d'un
de la pollution 305-7 ; GRI 306-3
réparation : air coût abordable
Objectif 15 : Vie
terrestre
Article R225-105, Objectif 3 : Bonne
Pollution de l'eau 6.5.3 – Prévention GRI 303-3 ; GRI
ENV3 II.A.2° b)*Mesures santé et bien-être
et des sols de la pollution 304-1 ; GRI 306-1 ;
de prévention,
24
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Article R225-105,
II.A.2°
c)ii)Utilisation des
sols
Article R225-105,
Objectif 3 : Bonne
II.A. 2° b)La prise
santé et bien-être
en compte de
toute forme de
Autres nuisances Objectif 11 : Villes
6.5.3 – Prévention pollution
ENV4 (dont bruit et GRI 306-3 et communautés
de la pollution spécifique à une
congestion) durables
activité,
notamment les
Objectif 15 : Vie
nuisances sonores
terrestre
et lumineuse
Objectif 7 : Énergie
Article R225-105,
propre et d'un
II.A. 2°c)ii)
coût abordable
Consommation
d’énergie,
Objectif 12 :
Consommation et
6.5.4 – Utilisation *les mesures prises GRI 302-1 ; GRI
production
ENV5 Énergie durable des pour améliorer 302-2 ; GRI 302-4 ;
responsables
ressources l'efficacité GRI 302-5
énergétique
Mesure 13 :
Mesures relatives à
*le recours aux
la lutte contre les
énergies
changements
renouvelables
climatiques
Article R225-105,
II.A 2°c)i)
Objectif 9 :
Prévention et
Industrie,
gestion des
innovation et
Économie déchets
6.5.4 – Utilisation GRI 301-3 ; GRI infrastructure
circulaire (dont
ENV6 durable des 306-2 ; GRI 306-3 ;
gestion des Article R225-105,
ressources GRI 306-4 Objectifs 12 :
déchets) II.A.2°c)ii)Utilisation
Consommation et
durable des
production
resources
responsables
Objectif 7 : Energie
Article R225-105, II. propre et d'un
6.5.5 – Atténuation A. 2° d) GRI 305-1 ; GRI coût abordable
Changement des changements Changement 305-2 ; GRI 305-3 ;
ENV7
climatique climatiques et climatique GRI 305-4 ; GRI Objectif 12 :
adaptation 305-5 Consommation et
production
responsables
25
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Objectif 13 :
Mesures relatives à
la lutte contre les
changements
climatiques
Article R225-105, II.
6.5.6 – Protection
A. 2° e) Mesures Objectif 14 : Vie
de GRI 304-1 ; GRI
prises pour aquatique
l'environnement, 304-2 ; GRI 304-3 ;
ENV8 Biodiversité préserver ou
biodiversité et GRI 304-4 ; GRI
restaurer la Objectif 15 : Vie
réhabilitation des 306-5
biodiversité terrestre
habitats naturels
Objectif 12 :
Article R225-105, II. Consommation et
B. 1°Actions production
GRI 102-16 ; GRI
engagées pour responsables
Corruption et 6.6.3 – Lutte contre 102-17 ; GRI 205-1 ;
LOY1 prévenir la
fraude la corruption GRI 205-2 ; GRI
corruption Objectif 16 : Paix,
205-3
justice et
institutions
efficaces
Objectif 16 : Paix,
6.6.5 –
Concurrence Dispositions du I de justice et
LOY2 Concurrence GRI 206-1
loyale l'article R225-105. institutions
loyale
efficaces
Article R225-105, II
A. 3°b).
*Prise en compte
dans la politique
Objectif 12 :
d’achat des
Consommation et
enjeux sociaux et
6.6.6 – Promotion GRI 102-9 ; GRI production
Liens durables environnementaux
de la 308-1 ; GRI 308-2 ; responsable
avec les clients,
LOY3 responsabilité GRI 408-1 ; GRI
sous-traitants et *Prise en compte
sociétale dans la 412-1 ; GRI 414-1 ; Objectif 17 :
fournisseurs dans les relations
chaîne de valeur GRI 414-2 Partenariats pour
avec les
la réalisation des
fournisseurs et les
objectifs
sous-traitants de
leur responsabilité
sociale et
environnementale
6.7.3 - Pratiques
loyales en matière
de Article R225-105,
commercialisation II.A.3° c) Loyauté
, d'informations et des pratiques:
Pratiques loyales de contrats Mesures prises en
en matière faveur de la santé
C/C1
d’informations et 6.7.5 - et de la sécurité
de contrats Consommation des
durable consommateurs
26
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
6.7.9 - Éducation
et sensibilisation
Article R225-105,
II.A.3° c) Loyauté GRI 102-2 ; GRI
Protection de la 6.7.2 – Protection des pratiques: 416-1 ; GRI 416-2 ;
santé et de la de la santé et de Mesures prises en GRI 417-1 ; GRI Objectif 3 : Bonne
C/C2
sécurité des clients la sécurité des faveur de la santé 417-2 ; GRI 417-3 ; santé et bien-être
/ consommateurs consommateurs et de la sécurité GRI 418-1 ; GRI
des 419-1
consommateurs
Article R225-105,
6.7.6 – Service
II.A.3° c) Loyauté
après-vente,
des pratiques: Objectif 12 :
Service après- assistance et
Mesures prises en Consommation et
C/C3 vente et résolution résolution des
faveur de la santé production
des litiges réclamations et
et de la sécurité responsable
litiges pour les
des
consommateurs
consommateurs
Objectif 9 :
Article R225-105,
Industrie,
II.A.3° c) Loyauté
innovation et
Protection des 6.7.7 – Protection des pratiques:
infrastructure
données des des données et de Mesures prises en
C/C4
clients / la vie privée des faveur de la santé
Objectif 12 :
consommateurs consommateurs et de la sécurité
Consommation et
des
production
consommateurs
responsable
Article R225-105,
Article R225-105,
6.8.3 – Implication
II.A.3° a)*l'impact
auprès des
de l'activité de la
communautés
société sur les
populations
6.8.4 – Éducation
riveraines ou
et culture
locales
GRI 102-21 ; GRI
6.8.6 –
* les relations 102-43 ; GRI 202-2 ;
Développement
entretenues avec GRI 203-1 ; GRI Objectif 11 : Villes
Implication dans des technologies
TER1 les parties 203-2 ; GRI 204-1 ; et communautés
les territoires et accès à la
prenantes de la GRI 411-1 ; GRI durables
technologie
société et les 413-1
modalités du 413-2
6.8.7 – Création de
dialogue avec
richesses et de
celles-ci
revenus
*les actions de
6.8.9 –
partenariat et de
Investissement
mécénat
dans la société
Article R225-105,
6.8.5 – Création
II.A.3° a) Impact Objectif 11 : Villes
d'emplois et
TER2 Emploi local de l'activité de la GRI 202-2 et communautés
développement
société en matière durables
des compétences
d'emploi et de
27
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
développement
local
Article R225-105,
Objectif 3 : Bonne
II.A.3°a) l'impact
santé et bien-être
de l'activité de la
Santé des
TER3 6.8.8 – La santé société sur les
populations Objectif 11 : Villes
populations
et communautés
riveraines ou
durables
locales
28
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
L’ensemble du référentiel RSE est aligné sur l’ISO 26 000, mais certains domaines d’action ont été
regroupés ou découpés pour coller au plus près des spécificités logistiques. Ces modifications ont
été réalisées lors des différentes phases de la démarche de co-construction avec l’ensemble des
acteurs du secteur, décrites dans l’annexe 6.
Afin de les identifier clairement, la figure ci-dessous décrit clairement ces regroupements et divisions.
29
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
30
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
L’identification des parties prenantes les plus importantes, et le dialogue avec elles sont essentiels
pour aborder sa responsabilité sociétale.
1. Identifier ses parties prenantes
Le tableau ci-dessous liste de manière détaillée dans un contexte français les parties prenantes
potentielles dont l’opérateur d’activités logistiques appréciera la pertinence en fonction de ses
31
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Fédérations et syndicats
professionnels des entreprises
• Fédérations professionnelles : FNTR, TLF, OTRE,
opératrices d’activités
USNEF, ...
logistiques
• Syndicats professionnels
concurrentes (directes ou
indirectes)
Organismes de
la filière Associations de la filière (chaîne • Associations d’entreprises de la filière : Afilog,
logistique de la valeur) Aslog, Club Demeter, Fapics…
• Organismes consulaires (Chambres de commerce
Organisations de même secteur et d’industrie, Chambres de métiers et de
géographique (zone d’activité, l’artisanat)
collectivité) • Associations d’entreprises sur la zone d’activité
• Clubs d’entreprises, clusters régionaux
• Collectivités locales (ville, commune,
communauté de communes ou d’agglomération,
Communauté locale pays…)
Parties • Conseils régionaux
prenantes • Conseils départementaux
publiques
Pouvoirs publics (contrôles et • Préfecture
soutien) • DREAL (Directions régionales de l’environnement,
de l’aménagement et du logement)
32
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Afin d’identifier, parmi celles-ci, les plus pertinentes, l’ISO 26 000 liste un ensemble de questions que
l’entreprise pourra se poser, reprises ci-dessous :
• Envers qui l’organisation a-t-elle des obligations légales ?
33
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
• Qui pourrait être affecté positivement ou négativement par les décisions ou activités de
l’organisation ?
• Qui est susceptible de s’inquiéter des décisions et activités de l’organisation ?
• Qui peut aider l’organisation à traiter des impacts spécifiques ?
• Qui peut influer sur la capacité de l’organisation à s’acquitter de ses responsabilités ?
• Qui serait désavantagé s’il était exclu du dialogue ?
• Qui, dans la chaîne de valeur, est touché ?
Le dialogue avec les parties prenantes identifiées comme prioritaires peut s’effectuer dans le cadre
de réunions informelles ou formelles, qui peuvent avoir plusieurs formes : entretiens individuels,
conférences, ateliers, audiences publiques, tables rondes…
Il est censé permettre aux parties prenantes de faire entendre leur point de vue, et a donc pour
caractéristique essentielle de développer une communication bilatérale.
34
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
35
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Au cours de ces entretiens est apparue la pertinence d’un regroupement de certains enjeux RSE
de la norme ISO 26 000, trop détaillés ou redondants pour les activités logistiques. À l’inverse,
certains enjeux de l’ISO 26 000 (notamment ceux traitant de l’environnement) ont été divisés afin
d’être plus pertinents pour les activités logistiques. Ces regroupements et divisions ont permis de
définir un référentiel adapté au secteur de la logistique tout en le rendant plus accessible à toutes
entreprises, quelles que soient leurs tailles, leurs activités, et leurs maturités dans le domaine de la
RSE.
• Étape 3 – réunion en présence des organismes professionnels : ils ont été consultés lors
d’une séance consacrée au référentiel RSE en logistique le 2 octobre 2017. Suite à cette
réunion, les membres ont été sollicités afin qu’ils puissent s’exprimer individuellement sur
l’importance qu’ils attachaient aux différents enjeux RSE concernant les activités logistiques,
et afin qu’ils proposent des indicateurs de performance liés à chacun des enjeux. Cela a
permis de consolider la hiérarchisation des enjeux RSE au sein des activités logistiques.
Les membres ayant renvoyé une notation pour chaque enjeu de la RSE sont les suivants :
36
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
TLF USNEF
Les objectifs de ces ateliers ont été, sur la base des travaux provenant des trois premières
étapes, de :
◦ consolider l’importance de chaque enjeu (les participants ont été amenés à voter sur
l’importance de chacun des enjeux) ;
◦ revoir et compléter les indicateurs de performance pour chaque enjeu, puis de les
hiérarchiser en dégageant un à deux indicateurs clés par enjeu (via un système de
notation).
Ces ateliers ont été complétés par une audition des résultats de l’enquête par la Plate-
forme RSE, qui a été l’occasion de recueillir l’avis de ses membres.
À l’issue de ces 4 étapes, la matrice de matérialité des enjeux RSE en logistique ci-dessous a pu être
établie, permettant de regrouper les enjeux en 4 catégories différentes.
37
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Les différentes catégories d’enjeux sont reprises et expliquées dans le fascicule 2 du référentiel.
Le positionnement de ces enjeux est basé sur les notations issues des entretiens réalisés auprès des
opérateurs d’activités logistiques et des donneurs d’ordres (notations qui venaient préciser celles
obtenues à l’issue de l’enquête en ligne).
Afin de prendre en compte l’avis d’autres parties prenantes que les seules entreprises (importance
suivant l’axe des ordonnées), la notation de chaque enjeu obtenu à l’issue des entretiens a été
confrontée lors des étapes 3 (consultation des organismes professionnels) et 4 (ateliers thématiques).
La majorité des notations n’ont pas été amenées à évoluer, car elles ont été confirmées par les
parties prenantes, hormis pour les points suivants :
• L’enjeu « économie circulaire (dont gestion des déchets) » a été ré-évalué à la hausse suite
à l’atelier sur le thème environnemental, du fait de la montée croissante des attentes de la
société civile, même si la logistique n’est pas la filière la plus concernée à l’égard de
l’importance de flux de déchets non-recyclés ou réemployés.
• L’enjeu « biodiversité » a été ré-évalué à la hausse après la consultation des parties
prenantes de la société civile, suite à l’atelier sur le thème environnemental et la
consultation de la Plateforme RSE.
• L’enjeu « implication dans les territoires » a été ré-évalué à la hausse après la consultation
des parties prenantes de la société civile, suite à l’atelier sur le thème sociétal.
• L’enjeu « corruption et fraudes » a été ré-évalué à la hausse après la consultation des parties
prenantes de la société civile, suite à l’atelier sur le thème sociétal.
• L’enjeu « emploi local » a été ré-évalué à la hausse après la consultation des parties
prenantes de la société civile, suite à l’atelier sur le thème sociétal.
38
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Organisations
Ademe Fret SNCF
Afilog Geodis
AFT Global compact
Agence du Don en Nature Goodwill Management
Air France Cargo GS1
Alstom Humanité & Biodiversité
Anact INRS
Ania Institut du commerce
Aslog Interclustering
Association Léo Lagrange Kuehne + Nagel
AUTF La Poste
Avenir Solutions Logistique Seine Normandie
Axereal Louis Vuitton
Barjane Martin Brower
BSR Mazars
C3D Medef
Carrefour Médiation des Entreprises
Centraliens / SCAN Megevand
Cepovett MGE
CFT Neoma / Novalog
CGDD Nespresso
CGI Novasep
Challenge Obsar
Club Demeter OPCA Transports & Services
CMA CGM Ordre des Experts Comptables
CNAM TS Panalpina
Coca Cola Paprec
Compta Durable Parex
39
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
40
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
◦ Yann Bouchery
• Cret Log :
◦ Stephane Sirjean
• Médiation des entreprises :
◦ Nicolas Mohr
◦ FrançoisE Odolant
41
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
42
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51
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
52
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
ANNEXE 7 – BIBLIOGRAPHIE
Les références spécifiques à un enjeu précis de la RSE sont directement indiquées dans
les fiches « Enjeu », et n’apparaissent pas dans cette bibliographie.
Type Titre
Références majeures de la RSE (intersectorielles)
• Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948)
• Le PIDESC : le Pacte International relatif aux Droits Économiques Sociaux et
Conventions
Culturels (1966)
internationales
• Déclaration tripartite de l’OIT sur les multinationales (1977, amendé en 2000 et en
(Elles définissent les
2006)
principes de la RSE.
• Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement (1992)
À destination des
• Déclaration de Johannesburg sur le développement durable (2002)
entreprises et des
• Principes directeurs de l’ONU sur les entreprises et les droits de l’Homme (2011)
États)
• Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales (2011)
• Les Objectifs du Développement Durable (2015) et leurs 169 cibles.
Référentiels
d’engagement
(Ils permettent aux
entreprises de • UN Global Compact (en français, Pacte Mondial) (2000) 18
s’engager • Accords-cadres :
volontairement et ◦ Accords cadres internationaux (liste mise à jour en 2015)
publiquement à ◦ Accords cadres européens (ACE) : 143 début 2012
respecter des • Les principes pour des investissements responsables portés par l’ONU
principes RSE, en • Principes CERES
lien avec les
conventions
internationales)
Référentiel de
politique RSE
(Il définit un cadre
pour la mise en • NF EN ISO 26000, Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale
œuvre d’une
politique RSE par
une entreprise)
Référentiels
• Global Reporting Initiative (GRI): principes de reporting et éléments d’information
de reporting
(rapport G4 partie 1); guide de mise en œuvre (rapport G4 partie 2) ; Outil en ligne
(Ils définissent un
d’utilisation du GRI pour le reporting RSE ; Outil Excel du GRI
cadre pour le
• EFFAS: KPIs for ESG (Environmental, Social & Governance Issues)
reporting RSE des
• Integrated Reporting (IR)
entreprises)
Guide : « Reporting RSE, déclaration de performance extra-financière : les
•
Lien entre les
nouvelles dispositions légales et réglementaires » (Medef, 2e édition 2017)
référentiels de la
• GRI & ISO 26 000 : pour une utilisation conjointe
RSE
• GRI & UN Global compact : pour une utilisation conjointe
• Tableau de concordance : ODD et Principes du Global Compact
Sélection de références RSE spécifiques aux activités logistiques
(Une ressource spécifique à un enjeu précis de la RSE n’apparaîtra pas ici, mais directement dans la fiche action
de l’enjeu en question)
18 Afin d’aider les entreprises à respecter les 10 principes du Pacte Mondial dans l’ensemble de leur chaîne
53
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
• « GRI logistics and transportation sector supplement, pilot version 1.0 » 2006
• Immobiliers logistiques
En 2013, France GBC a réalisé un guide sur le reporting RSE dans le secteur de l’immobilier
et de la construction, afin d’aider les entreprises concernées par le reporting RSE annuel
Référentiels
réglementaire. Au niveau européen, l’EPRA (European Public Real Estate) a publié un guide
de reporting
de reporting en septembre 2011.
54
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
55
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
• Normes françaises :
◦ NF EN 14943 (2006) : Services de transport – Logistique – Glossaire de termes
Principales normes ◦ NF X50-600 (2006) : Management logistique – Démarche logistique et gestion
et documents de la chaîne logistique
normatifs liés à la • Fascicules de documentation:
logistique ◦ FD X 50-605 (2008) : Performance logistique : de la stratégie aux indicateurs
◦ FD X50-604 (2010) : Management de la logistique – Processus logistique –
Description des étapes du processus de gestion de la chaîne logistique
Dispositifs
• Dispositif Ademe accompagnement des TPE dans la réduction des coûts :
d’accompagneme
https://www.gagnantessurtouslescouts.fr/
nt
• L’Essentiel 2018 (Union TLF, 2018)
• Observatoire de branche : Vous trouverez, sur http://www.optl.fr/, l’ensemble des
publications réalisées par l’Observatoire Prospectif des métiers et des qualifications
dans les Transports et la Logistique. Ils proposent, au national et dans chaque
région, des points de repères liés notamment aux caractéristiques des salariés et
aux conditions d’emploi dans la branche.
• Itinéraire égalité - http://www.egalite.aft-dev.com/ : Outil internet conçu par l’AFT
avec le soutien du FSE pour promouvoir l’égalité professionnelle dans le transport.
• Base de données bonnes pratiques RSE : http://www.bipiz.org/
Ressources diverses • Base de données des rapports RSE d’entreprises (périmètre international) :
http://database.globalreporting.org/search
• Reporting RSE, le site internet dédié au reporting RSE des entreprises
• Centre de ressources sur les Entreprises et les Droits de l’Homme
• Ressources RSE
• Palette d’outil du site CSR Europe (The European Business Network for Corporate
Social Responsibility ) 19
• http://csrgov.dk/home/0/2
• Outil CSR compass propre aux activités de la supply chain
• Outil du global compact d’auto-évaluation RSE de sa supply chain
Aperçu des
programmes liés à • Carte des initiatives (globales, régionales, nationales)
la RSE en logistique
Documents divers
(Une ressource spécifique à un enjeu précis de la RSE n’apparaîtra pas ici, mais directement dans la fiche action
de l’enjeu en question)
19Née dans les années 2000 sous l’impulsion de Jacques Delors, CSR Europe est devenue une plateforme réunissant
56
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
Guides pratiques • La Responsabilité Sociétale des Entreprises : Une opportunité pour les PME. Guide
RSE à destination de bonnes pratiques pour les PME (CPME)
des TPE/PME • Cap vers la RSE pour les TPE/PME : c’est possible ! (Medef, 2017)
• Le guide des ODD à destination des entreprises (GRI, Global Compact, WBCSD,
2017)
• Entreprises, contribuez aux Objectifs de Développement Durable! (Global compact
France, 2016)
• CAP vers la RSE : Faire de la responsabilité sociétale de l’entreprise un levier de
Guides pratiques performance (Medef, 2012)
RSE à destination • Beyond supply chains, empowering responsible value chains (WEF, 2014): Ensemble
des entreprises de 31 actions concrètes permettant de développer une performance globale
dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, et portant sur le design du
produit, les achats, la production, la distribution, et sur la fin de vie du produit.
• A practical guide for supply chain sustainability (Global Compact, 2015): Fournit
un guide pratique aux entreprises afin de les aider à appliquer les principes du
pacte mondial dans l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement.
• Comparatif de la performance RSE des entreprises françaises avec celle des pays
de l’OCDE et des BRICS (EcoVadis / Le médiateur des entreprises, 2017)
• RSE, place de l’entreprise dans la société : quels engagements de la France ?
(France Stratégie, 2017)
• L’émergence des pratiques éco-responsables : Analyses dans le bâtiment, la
méthanisation et le transport-logistique (Céreq études, 2017)
Analyses des • Les pratiques environnementales des entreprises (Insee Première, 2017)
pratiques RSE des • Entreprises engagées pour les ODD, quelles pratiques se démarquent ? (B&L
entreprises évolution, 2017)
• Rapport d’information sur la mise en œuvre des objectifs de développement
durable en France, Par MM. Hervé MAUREY et Jérôme BIGNON (Sénat, 2017)
• La responsabilité sociétale des entreprises : une démarche déjà répandue (2012,
INSEE)
• Trajectoire de la France à la suite du Grenelle Environnement : indicateurs de
résultats (2012)
• Panorama des Acteurs de la Logistique, du Transport et de la Supply Chain (Afilog,
Connaissance du
2017)
secteur de la
• Panorama des emplois (AFT)
logistique
• Logistics Competencies, Skills, and Training (World Bank, 2017)
• Objectifs de Développement Durable et entreprise : enjeux et opportunités (CGDD,
2017)
• La RSE : une voie pour la transition économique, sociale et environnementale
(Alain Delmas, juin 2013)
• Rapport « The UN Global Compact-Accenture CEO Study on Sustainability 2013”
• étude de l’ORSE sur le contenu des questionnaires RSE adressés par les donneurs
d’ordres aux prestataires
• Responsabilité sociale des entreprises et compétitivité, évaluation et approche
Autres documents stratégique (France Stratégie, 2016)
• Sustainability Topics for sectors : what do stakeholders want to know ? (GRI, 2013)
• Greening The building supply chain (ONU, 2015)
• Rapport du forum économique mondial: “Building resilience in supply chains”
(2013)
• Rapport DHL sur la logistique juste et durable (2015)
• Dutch logistics 2040: designed to last (2013)
• A Journey to a more efficient and environmentally sustainable global freight sector
(Smart Freight Centre, 2017)
Documents académiques
• Sustainable Supply Chains: A Research-based Textbook on Operations and Strategy (Vol. 4). Springer.
(Bouchery et al, 2016)
57
Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
• The Impact of Corporate Social Responsability (CSR) on the Supply Chain (SC) Performance of the Luxury
Fashion Industry (Karaosman, 2015)
• Green logistics: Improving the environmental sustainability of logistics. Kogan Page Publishers. (McKinnon,
A., Browne, M., Whiteing, A., & Piecyk, M. (Eds.), 2015)
• Logistics service providers and corporate social responsability: sustainability reporting in the logistics
industry (Piecyk et Bjorklund, 2014)
• Promoting corporate social responsibility in Logistics throughout Horizontal Cooperation (Raul Leon, 2014)
• The impact of corporate social responsibility on investment recommandations (Harvard, 2014)
• Sustainable supply chains: a framework for environmental scanning practices. International Journal of
Operations & Production Management, 34(5), 664-694. (Fabbe-Costes, N., Roussat, C., Taylor, M., & Taylor,
A., 2014)
• Supply chain optimization with sustainability criteria (Yann Bouchery, 2013)
• Mapping Social sustainability in SC processes: a literature review (Ha H. Ta, 2013)
• SCM –A three dimensional framework (2013)
• Investigating the relationship of sustainable supply chain management with corporate financial
performance (Wang, 2013)
• A framework for analysing supply chain performance evaluation models. International Journal of
Production Economics, 142(2), 247-258. (Estampe, D., Lamouri, S., Paris, J. L., & Brahim-Djelloul, S., 2013)
• Qu’est-ce que la logistique durable? Analyse des discours d’acteurs en France. Logistique &
Management, 21(1), 45-61. (Rollet, A., Roussat, C., Fabbe-Costes, N., & Sirjean, S. , 2013)
• How logistics Firms deal with and report on CSR Expectations (Mengni Tong, 2012)
• Sustainable supply chain management: theoretical literature overview (2012)
• Mapping corporate responsibility and sustainable supply chains: an exploratory perspective. Business
Strategy and the Environment, 21(7), 475-494. (Carbone, V., Moatti, V., & Vinzi, V. E. , 2012)
• Modèles d’évaluation des performances économique, environnementale et sociale dans les chaînes
logistiques (Emilie Chardine, 2011)
• Future sustainable supply chains: what should companies scan?. International Journal of Physical
Distribution & Logistics Management, 41(3), 228-252. (Fabbe-Costes, N., Roussat, C., & Colin, J. , 2011)
• Environmental sustainability and supply chain management – A framework of Cross functional integration
and knowledge transfer (Dorli Harms, 2011)
• SCM and sustainability: procrastinating integration in mainstream research (Marisa De Brito, 2010)
• Key performance indicators for sustainable distribution supply chains: Set building methodology and
application. Cahiers de recherche, 8, 37-56. (Bouchery, Y., Ghaffari, A., & Jemai, Z. , 2010)
• Measurement of CO 2 emissions from road freight transport: a review of UK experience. Energy policy,
37(10), 3733-3742. (McKinnon, A. C., & Piecyk, M. I., 2009)
• Etude exploratoire sur la perception de la RSE par les responsables logistiques (Senkel et al, 2009)
• An exploration of measures of social sustainability and their application to supply chain decisions; Journal
of Cleaner Production (Hutchins et Sutherland, 2008)
• Greening the supply chain: Preliminary results of a global survey. In Supply Chain Forum: An International
Journal (Vol. 9, No. 2, pp. 66-76). Taylor & Francis. (Carbone, V., & Moatti, V. , 2008)
• La place du transport dans les organisations logistiques durables. Les cahiers scientifiques du transport,
(54), 11-24. (Blanquart, C. & Carbone, V. , 2008)
• Urban goods movement and air quality policy and regulation issues in European cities. Journal of
Environmental Law, 20(2), 245-266. (Dablanc, L. , 2008)
• The influence of corporate social responsibility on SCM (Bojan Rosi)
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
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Référentiel RSE en logistique – Fascicule 5 Version 2018
La nouvelle version, entrée en vigueur au 1er octobre 2017, est adossée à la norme ISO 20 400 :
2017 Achats Responsables – Lignes directrices. Le nom du label a changé pour accompagner
cette évolution en devenant le label « Relations fournisseurs et achats responsables ». Il reste
le seul attribué par les pouvoirs publics en la matière.
Afin de consolider leur engagement de progrès en matière d’achats, toutes les organisations
adhérant aux principes de la Charte Relations fournisseurs responsables sont invitées à se porter
candidates au Label Relations fournisseurs et achats responsables. Pour l’obtenir, l’entité
candidate doit au préalable se soumettre à une évaluation conduite par un des évaluateurs
tiers externes neutres et indépendants qui ont été agréés par le labellisateur (Médiation des
entreprises/Conseil National des Achats).
Les domaines et les critères d’évaluation du label RFAR sont les suivants (parmi lesquels
certains sont rédhibitoires)
1 – Engagement et gouvernance de l’organisation dans une démarche d’achats
responsables
• Alignement de la politique et la stratégie d’achat responsable de l’organisation avec
les objectifs RSE fixés par la Direction
• Gestion des risques et opportunités pour définir des priorités
• Prévention de la corruption
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Pour tout renseignement complémentaire, aller sur le site www.rfar.fr , onglet « label ».
2. Grille de correspondance
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À noter :
4 autres critères du label Relations fournisseurs et achats responsables ne sont pas présentés
dans cette grille de correspondance :
Professionnalisation de la fonction et du processus achats
Équité financière vis-à-vis des fournisseurs
Appréciation de l’ensemble des coûts du cycle de vie
Aide à la consolidation des filières et déploiement à l’international
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CONTACT
[email protected]
www.ecologique-solidaire.gouv.fr/referentiel-responsabilite-societale-des-entreprises-rse-en-logistique.