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Mulamba

Le document décrit brièvement l'histoire du développement de la technologie de la construction depuis la préhistoire. Il explique ensuite les principaux matériaux et éléments utilisés dans la construction des bâtiments.

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1

INTRODUCTION

Nous entendons par la technologie du Bâtiment : un ensemble des moyens matériels


et intellectuels utilisés par l’homme en vue d’échanger son milieu naturel selon son
goût.

Dans sa forme la plus primitive, le bâtiment est presque aussi ancien que l’homme.
Nous pouvons rattacher ses origines à l’époque de l’homme des Cavernes.

L’homme, par manque des moyens économiques, réalisa d’abord son habitation
dans des grottes puis construisit des huttes sur pilotis.

A l’âge de la pierre taillée, l’homme fabrique des outils qui lui permirent le taillage. Au
moyen âge, naquirent des agglomérations. Des matériaux trouvés sur place dans
son milieu furent utilisés pour satisfaire les besoins de l’homme. Alors, la technique
de construction commença à être appliquée.

A la renaissance, certaines villes se construisirent, les beaux arts s’exécutèrent à tel


point que la technique de construction s’améliora.

Le bâtiment a pris son élan dès le 17 et 19ème siècle.

Il convient de souligner qu’au seuil des grandes civilisations orientales, les Egyptiens
élevèrent les premiers des édifices importants et imposants tels que les temples, les
pyramides.

L’évolution historique qui couvre de millénaire fait que les bâtiments prennent une
place prédominante dans la vie des hommes actuellement.

Deux facteurs essentiels ont influencé sur le progrès de la technologie de bâtiment à


savoir ;

- Facteurs matériels basés sur la découverte de la pierre artificielle de l’acier, la


fabrication du béton et sur la découverte du béton armé,
- Facteurs intellectuels basés sur le progrès réalisé en résistance des
matériaux, la découverte de la technique et sur l’emploi de la soudure.

De son évolution, la technologie a connu trois étapes essentielles que voici ;

- La technologie traditionnelle caractérisée par l’emploi de la main d’œuvre


qualifiée et nombreuse, ainsi que l’emploi de l’outillage simple,
- La technologie traditionnelle perfectionnée par l’emploi des petits matériels
appropriés,
- La technologie industrialisée qui est caractérisée par l’économe des
matériaux, une qualité de la main d’œuvre, un confort d’exploitation,
une mécanisation poussée. Cette technologie est dite technique de précision.
2

La construction de bâtiment est le résultat basé sur les études ayant trait aux aspects
sociaux, économique, esthétiques et techniques.

Ces aspects permettent à l’intégration dans une structure de l’aménagement du


territoire d’un pays pour satisfaire les besoins de l’homme à un milieu donné.

Les besoins des hommes étant fonction des nombreux impératifs (individuel,
collectif, matériel, culturel, psychologique) font que la construction évolue.

A chaque besoin correspond un type de réalisation.

La variation des besoins des hommes liés à la croissance démographique soulève


des problèmes complexes auxquels l’urbanisme doit répondre.

Sachons que l’urbanisme est un dispositif (règle juridique) du pouvoir public et


permet de contrôler l’utilisation du sol dans le milieu urbain où les bâtiments sont
érigés.

Nous entendons par bâtiment, toute construction couverte et réalisée par des
éléments horizontaux et verticaux pour l’utilité individuelle ou publique. Elle prend
assise sur un sol au préalable bien résistant.

Pour ce faire, chaque bâtiment doit répondre aux normes techniques imposées en
vue de satisfaire certaines fonctions telles que ;

- La fonction mécanique (stabilité) ;


- La fonction séparation (circulation) ;
- La fonction capacité (contenu) ;
- La fonction ensoleillement (éclairage) ;
- La fonction isolation (acoustique) ;
- La fonction esthétique (environnement) ;
- La fonction aération (ventilation).

En construction de bâtiment, les travaux sont classés en deux groupes, à savoir :

- Les gros œuvres : éléments porteurs (murs, colonnes planches) ;


- Les second-œuvres : travaux de finition (crépissage, revêtement, peinture,
électricité, quincaillerie, etc.)

La réalisation d’un bâtiment tient compte des règles de l’art appliquées à toute
construction.
3

CHAPITRE I

LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DES BATIMENTS

1. MATERIAUX UTILISES

Les matériaux de base utilisés en construction des bâtiments sont les suivants ;
acier, sol, bois, eau, verre, roche etc.

A. ACIER

C’est un alliage fer-carbone obtenu par décarburation de la fonte. Il est employé


dans la construction des ouvrages en béton armé et dans les ossatures métalliques.

Le rôle des armatures (en acier) dans les structures en béton armé est donc de
supporter essentiellement les efforts des tractions existants dans les éléments de la
structure, que le béton seul serait incapable de prendre en compte.

Il existe deux types d’armatures de produits sidérurgiques couramment utilisés.

1. Rond lisse (fabriqué à partir d’aciers naturels de nuance douce).

2. Crénelés
Acier tor Acier Caron Acier Creloi
Acier Tentor Acier Nersid

Les diamètres d’acier pour les barres rondes lisses ou crénelées sont normalisés.
Ces diamètres sont ; 5-6-8-10-12-14-16-20-25-32 et 40 mm.

La longueur commerciale est fixée à 6m ou 12m. D’autres longueurs sont livrées par
commande à l’usine.

La masse volumique de l’acier est de ; 7850daN/m3 = 7850 Kg/m3 ou 7,8 daN/m3


=7,8 T/m3

L’acier est utile en construction des bâtiments pour, la menuiserie (porte, fenêtre
garde-corps), la charpente, le plancher, la poutre, la colonne, de massif en béton
armé, etc.

Les armatures principales ont des diamètres (10) – 12-14…, 40mm. Tandis que les
étriers ont des diamètres 5-6-8 (10) mm.

La ligature effectuée en fil recuit de 7/10 mm a un diamètre 3,1mm. C’est pour le


coffrage léger. Le diamètre de 4,2-5,0mm est utilisé pour le coffrage lourd.
4

Tableau N°1

Diamètres nominatifs des aciers rencontrés dans le commerce.

Ǿ Section cm2 Périmètre cm Poids Tolérance Kg/ml


théorique Poids min Poids max
Kg/ml
.5 0 .196 1.57 0.154 0.135 0.180
6 0 .283 1.88 0.222 0.200 0.250
8 0.503 2.51 0.395 0.366 0.430
10 0.785 3.14 0.617 0.556 0.680
12 0.130 3.77 0.888 0.810 0.960
14 1.540 4.40 1.210 1.140 1.290
16 2.010 5.03 1.580 1.480 1.680
20 3.140 6.28 2.470 2.340 2.590
25 4.910 7.310 3.850 3.700 4.000
32 0.283 10.10 6.310 6.100 6.600
40 12.60 12.60 9.870 9.500 10.250

Tableau N°2

Réparation en nuance (Fe) et en élasticité (E) de l’acier

Classe d’acier Limite de l’acier Contrainte admissible de


nominale l’acier en traction
Fe E24 2160 1440
Fe E24 2350 1570
Fe E34 3340 2230
Ǿ≤ 20 4120 2750
=e E40 Ǿ≥ 20 3920 2610
Fe E40 4410 2940
FE E50 4900 3270

B. ROCHES

Nous pouvons englober sous le nom de roche tous les matériaux naturels que nous
utilisons pour la confection des maçonneries. Ces matériaux se présentent sous
forme solide pulvérulente ou plastique.

1° Matériaux d’origine naturelle

Les pierres : résistant à la compression et supportent les charges allant à 200


bars. Elles ont un poids volumique de 2100 à 2800 da N/m 3 et sont utilisées pour :

- La maçonnerie des fondations (moellon) ;


- Les murs d’élévation (pierre tallée ou brute) ;
- Les pavements ;
- Les bétons (agrégats).
5

Les sables : se présentent sous forme de grains de 5 mm ou plus de grosseur


provenant de la désagrégation des roches.

Nous distinguons : - des sables siliceux,

-des sables calcaires ;


-des sables granitiques (sable argileux ou schisteux).

Selon leur granulométrie, nous avons aussi :

- Les gros sables : 2-5mm


- Les sables moyens : 0,5-2mm
- Les sables fins : <0,5mm

La densité absolue du sable (silicieux) sec est de 2,6. Tandis que celle qui est
apparente est de 1,4.

Le sable est utilisé pour la confection de mortier et du béton. Il donne de la cohésion


à des mélanges, et facilite la prise du liant en contribuant à la pénétration de l’acide
carbonique. Il diminue les phénomènes de retrait. Pour cela, il est chimiquement
inerte en maçonnerie.

2° Matériaux d’origine artificielle

Nous les classons en deux groupes, à savoir :

- Les matériaux pulvérulents (plâtre, chaux, ciment…) ,


- Les matériaux solides (matériaux céramiques et les verres ;
- Matériaux agglomérés et moulés).

Pour le liant hydraulique, le terme hydraulique caractérise les produits qui font prise
et durcissent en présence de l’eau :

- La chaux hydraulique,
- Le ciment portland,
- Le ciment au laitier de haut fourneau,
- Le ciment aux produits pouzzolaniques,
- Le ciment alumineux,
- Le ciment à prise rapide.

Parmi les six familles présentées, le ciment portland est le plus employé pour la
confection des bétons.

C. SOL

Utilisé également en construction des bâtiments, technique en voie de disparition.


Mais très pratiquée dans le pays en voie de développement.
6

Généralement, le sol est employé pour la fabrication de :


- Mortier (patte devant servir des joints entre les briques).
- Brique surtout cuite
- Ardoise
- Tuile } Pour des couvertures des toitures
- Etc.

D. EAU
En construction des bâtiments l’eau utilisée s’appelle « eau de gâchage »
La quantité d’eau de gâchage à introduire dans un mélange est très difficile à
déterminer à l’avance ; elle est d’autant plus grande que les agrégats sont plus
petits. Seulement, il faut s’imposer comme règle suivante : « la quantité d’eau doit
être la plus réduite possible car, la résistance du béton diminue très rapidement
quand le pourcentage de l’eau augmente ».
Cette quantité d’eau de gâchage est fonction de :
- La grosseur des agrégats,
- La résistance à obtenir,
- Les moyens de mise en œuvre.
Expérimentalement que nous nous contentons à déterminer approximativement la
quantité d’eau de gâchage à introduire dans un mélange donné. (Voir dosage du
béton).
E. BOIS
Important matériau en construction des bâtiments qui résiste à toutes les
sollicitations simples si la contrainte exercée reste inférieure aux contraintes
admissibles autorisées que voici :
= 50 – 70 (80) Kg/cm3 =>100Kg/cm2 (cas rare)

Le bois est utilisé pour :


- Les coffrages des ouvrages ;
- Les charpentes ;
- La menuiserie (mobilier) ;
- Les éléments de remplissage ;
- Le chauffage ;
- Etc.
Les sections courantes de bois rencontrées dans le commerce sont les suivantes :
- Les chevrons : 5X5 ; 7X7 ; 10X10 ; (15X15, 20X20) ;
- Les madriers : 10X5 ; 5X15 ; 3X5 avec une épaisseur variant de 3 à 4 cm,
rare 5cm ;
- Les planches : largeur – 10 ; 15 ; 20 ; 30 cm
Epaisseur – 2 ; 2,5 ; 3cm (rare 4-5cm)
7

F. PRODUIT NOIR
En construction, des bâtiments, les produits noirs sont utilisés surtout pour
l’étanchéité des toitures et d’autres surfaces en contact avec le sol telles que les
parois de maçonnerie de la fosse septique.
G. BETON
Le béton est un matériau complexe obtenu en mélangeant les quatre éléments ci-
après :
- Le liant généralement de ciment ;
- Le sable ;
- Les agrégats ;
- L’eau de gâchage.
Le mélange liant, sable et eau donne le mortier caractérisé par :
- La résistance à l’écrasement ;
- Le pouvoir adhérant à une maçonnerie ;
- L’imperméabilité ;
- Le retrait ou le gonflement.
Ces caractéristiques sont fonction de la matière des éléments qui entrent dans la
confection des mortiers, du pourcentage de ces éléments, de la granulométrie en
sable et de la proposition de l’eau de gâchage.
Quand nous ajoutons les agrégats dans le mélange du mortier, nous avons le béton.
Le mélange du béton fait prise puis durcit. Ses résultats mécaniques augmentent
mais alors que la résistance à la compression attient des valeurs élevées de l’ordre
de 200 à 400 bars. Donc, le béton est un matériau fragile et raide.
Pour suppléer à cette insuffisance, nous sommes conduits à associer au béton des
armatures métalliques/ D’où, le matériau résultant est le béton armé.
Donc l’association acier-béton ainsi formée, le béton résiste aux efforts de
compression, tandis que l’acier supporte tout effort de traction.
La résistance à la compression est donnée par l’expression suivante :

1 E+V2
R = K 1+𝑃 . 𝐶

Où nous avons:

R: résistance à la compression

K : fonction de l’âge

E : poids ou nombre de litre d’eau

V : poids ou nombre de litre de vide


8

C : poids de ciment

P : module d’élasticité

Eventuellement, lorsque les sections de béton ne suffisent pas pour reprendre tous
les efforts en compression, des armatures comprimées peuvent être utilisées (voir
détails dans le Cours de Béton Armé).

Quant au temps de prise et du durcissement du béton, nous avons selon l’utilité : de


béton à 7 jours ; 28 jours et 90 jours.

La durée de vie d’un béton est de l’ordre de 25 à 50 ans, voire même plus.

En construction des bâtiments, le béton pompé et le béton banché sont aussi utilisés
pour les travaux spéciaux ou à des situations difficiles rencontrées pendant la
construction. Par exemple dans un terrain marécageux : (SOZACOM). La masse
volumique du béton à prendre en considération pour les travaux de construction est
ainsi libellée à la page suivante avec quelques exemples :

- Béton maigre de pierre ou de gros graviers : 2200dan/m3


- Béton maigre de gravillon ou pierraille : 2300 daN/m3
- Béton gras de gravillon : 2400daN/m3
- Béton armé : 2500 daN/m3
- Béton cellulaire ; 300 à 2200 daN/m3
- Béton de laitier : 1300 à 1800 daN/m3
- Béton de mâchefer : 1100 à 1600 daN/m3
- Béton caverneux : 750 à 1900daN/m3

A noter que la masse volumique du béton armé et pour des pourcentages normaux
d’armatures (c’est-à-dire compris entre 0,01 et 0,025) pourra être évalué sans
circonstance spéciales à 2,5T/m3.

Lorsque le pourcentage d’armatures sortirait des limites indiquées, la masse


volumique à prendre en compte pourra être évaluée par l’expression suivante :

2,37 + 5,4 = 2,37 + 0,7 Ga

Avec :

: Pourcentage d’armatures

Ga : masse volumique (t/m3) de béton armé.


9

Dosage du béton :

Dosage Kg/m3 200 250 300 350 400 500

Matériaux
Agrégat (1) 800 800 800 800 800 1000
Sable (sec) (1) 400 400 400 400 400 500
Eau (1) - - 150 175 - 275
Ciment (Kg) 200 250 300 350 400 500

Quelques applications pratiques

N° DOSAGE

1 Béton maigre de propreté 5 brouettes de gravi


Dosage par m3 : gravier 15/258001 (16 brouettes). 2 ½ brouettes de
Sable 400l. (8brouettes). sable
Ciment 150Kgs (3 sacs). 1 sac de ciment

Béton de sous pavement


Dosage par m3 : gravier 15/25 800l (16 brouettes). 4 brouettes de gravi
Sable 400l (8 brouettes) 2 brouettes de sable
Ciment 250 Kgs (5sacs) 1 sac de ciment.
2 Moellon pour fondation
Dosage par m3 : moellon 1,23m3 18 sacs de ciment
Sable 1000l ou 20 brouettes 4 brouettes de sable
Ciment 250 kgs (5 sacs) 0,250m3
3 Maçonnerie en bloc de 40X20X20
a) Dosage par m3 : bloc 55 pièces 4 brouettes de sable
Sable 1000l ou 20 brouettes 1 sac de ciment
Ciment 250kgs ou 5 sacs 11(pièces) blocs
2
b) Dosage par m : 115 pièces 4 brouettes de sable
Sable1000l ou 20 brouettes 1 sac de ciment
Ciment 250 Kgs ou 5 sacs 2 3 blocs

Maçonnerie en blocs de 40X20X15


a) Dosage par m3 : sable 1000l ou 20 brouettes 4 brouettes de sable
Ciment 250 Kgs ou 5 sacs 1 sac de ciment
Blocs 75 pièces 15 blocs

b) Dosage par m2 : Sable 1000l ou 20 brouettes 4 brouettes de sable


Ciment 250 Kgs ou 5 sacs 1 sac de ciment
Blocs 115 pièces 23 blocs

Maçonnerie en blocs de 40X20X10


a) Dosage par m3 : blocs 108 pièces 4 brouettes de sable
Sable 1000l ou 20 brouettes 1 sac de ciment
Ciment 250 Kgs (5 sacs) 22 blocs
10

b) Dosage par m2 : blocs 115 pièces 4 brouettes de sable


Sable 1000l ou 20 brouettes 1 sac de ciment
Ciment 250 Kgs (5 sacs) 23 blocs

4 Maçonnerie blocs de 40X21X16


Dosage par m3 : briques 700 4 brouettes de sable
Sable 1000l ou 20 brouettes 1 sac de ciment
Ciment 250 Kgs ou (5sacs) 140 briques

5 Hourdis
Dosage : 25 litres/ de ciment au m2
40m2 de hourdis donne 1m3 de mortier
Gravier 800l ou 16 brouettes 2 brouettes de
Sable 400l ou 8 brouettes gravier
Ciment 400 Kgs ou 8 sacs 1 brouette de sable
1 sac de ciment
6 Carrelage
2,5 cm de mortier sous le payement
1m2 de carrelage 1/40 de m3
Dosage par m3 : sable 100l ou 20 brouettes 3,3 brouettes de
Ciment 300 Kgs ou (6 sacs) sable
1 sac de ciment
7 Enduit extérieur = épaisseur 1,5 cm
Pour 1m3 = 67m2
Pour 1m2 = 67m2
Dosage par m3 : sable 1000l ou 20 brouettes 3 brouettes de sable
Ciment 330 Kgs ou 6 sacs + 30 Kgs 1 sac de ciment

Enduit intérieur = épaisseur 1,5 cm


Pour 1m3 = 67m2
Pour 1m2 = 67m2
Dosage par m3 : solde 1000l ou 20 brouettes 4brouettes de sable
Ciment 330 kgs ou 6 sacs + 30 Kgs 1 sac de ciment
8 Béton armé
a) Dosage par m3 : gravier 800l ou 16 brouettes 2 brouettes de gravi
Sable 400l ou 8 brouettes 1 brouette de sable
Ciment 400 Kgs ou 8 sacs 1 sac de ciment

b) Dosage par m3 : gravier 800l ou 16 brouettes 2 ¾ brouettes de


Sable 400l ou 8 brouettes gravier
Ciment 300 Kgs ou 6 sacs 2 brouettes de sable
1 sac de ciment

c) Dosage par m3 : gravier 800l ou 16 brouettes 3,2 brouettes de


Sable 400l ou 8 brouettes gravier
Ciment 250Kgs ou 5 sacs 1,6 brouettes de
sable
1sac de ciment
11

NB : Brouette de 5O litres

3. COMPOSITION D’UN BATIMENT

Tout bâtiment dispose de deux parties essentielles :

1° Infrastructures : partie inférieure du bâtiment par rapport au niveau du sol (TN)

2° Superstructure : partie supérieure du bâtiment à partir du sol.

A ce titre, nous pouvons rencontrer un ou plusieurs niveaux suivant les exemples ci-
après :

Bâtiment à un seul niveau Bâtiments à plusieurs niveaux

Sans cave Avec caves

3 3

2 2

1 1

RDC Caves

Bâtiment à deux niveaux

Sans cave avec cave

1 1

RDC RDC

Cave

Cave
12

Bâtiment à plusieurs niveaux avec terrasse

Sans cave Avec caves

3 3

2 2

1 1

RDC Caves

A noter que le nombre d’étages ou de sous-sol est laissé aux bons soins du Maître
de l’ouvrage ou propriétaire

4. TYPES DE BATIMENTS.

Les bâtiments se classent en trois groupes :

- Bâtiment à ossatures portantes ;


- Bâtiment à structures mixtes.

1° Bâtiment à murs portants

Cet ouvrage se caractérise par ses murs qui se maintiennent par effet de gravité et
de résistance propre de matériaux.

Les efforts de compression des murs se transmettent par la descente de charges


sauf les éléments de franchissement qui reprennent les efforts de flexion.

Pour ce genre de bâtiment, seules les charges verticales qui sont prises en
considération pour l’évolution attendue. Les murs transmettent les charges aux
fondations d’une manière uniforme. D’où, l’intérêt d’avoir des fondations à des
semelles liantes dans le sens des murs.

Mur pignon
13

2° Bâtiment à ossature portante

Le bâtiment se présente sous forme de portique dont les ouvertures sont emplies :

- Horizontalement par des planchers, des radiers et des ouvertures :


- Verticalement par des agglomérés, des pierres taillées de béton, de bois
(planches), de l’acier (plaques de fer), de verre etc.

L’ossature est constituée des éléments verticaux (colonnes) et horizontaux (poutres)


qui jouent le rôle de porteur. Tandis que les murs de remplissage jouent le rôle de
fermeture des travées.

Une travée n’est une ouverture créée par la présence des colonnes et des poutres
sur une paroi d’un mur.

Pour une telle construction, nous sommes amenés à prendre en considération toutes
les charges verticales et horizontales pour la détermination de la structure à mettre
en place.

En général, nous adoptons de fondations discontinues pour les murs et des semelles
isolées où prennent naissance des colonnes. L’assise des éléments de remplissage
est souvent des semelles filantes.

3° Bâtiment à structure mixte

Dans le souci d’obtenir une grande stabilité du bâtiment et surtout pour le bâtiment
d’importance faible moyenne, ce genre de bâtiment est construit sur base de
combinaison de deux premières cités.

L’ossature empêche le voilement, tandis que les murs portent les charges et les
transmettent à l’ossature.

Dans ce genre de bâtiment, nous pouvons avoir :

- L’ossature est en béton armé et les éléments de remplissage sont en bois ou


en verre ou en plaques d’acier ;
- L’ossature est en acier et les éléments de remplissage sont en béton armé ou
en bois ou en verre ou en maçonnerie des agglomérés.

5. ACTIONS DE BATIMENT

a) Forces et couples

Ce sont des forces et couples dus aux charges appliquées et aux déformations
imposées à une construction.
14

Nous avons des :

- Actions permanentes : - matériaux de construction ;


-ouvrages élémentaires

- Actions variables : charges d’exploitation ; température

Charges climatique ; effet sismique

- Sollicitations : - choc

En ce qui concerne les effets agissant sur le bâtiment, nous avons :

1° Effet extérieurs

- Charges – statistiques : poussée de sol


-dynamiques : poussée de vent
- choc
- vibration

- humidité ; -humidité du sol

- eaux souterraines

- condensation atmosphérique

- chaleur (effet thermique) :- rayonnement du soleil

- air environnement

- son (effet d’acoustique) : - sons aériens

- sons conduits par les éléments de construction.

- lumière : - rayonnement du soleil.

2° Effets intérieurs

- Charges utile : - équipements des locaux


-mobiliers
-personnes ou parfois animaux

- poids propre de la construction

- poids roulant (ascenseur) ;

- vibration ;

- chocs & sons ;

- chaleurs ;
15

- humidité.

Toutes ces charges et surcharges et supportées par les éléments porteurs et se


transmettent au sol par l’entremise des fondations.

Pour la descente des sollicitations, nous devons traiter individuellement les cas de
surcharges concentrées et de surcharge

Exemple :

R=Q R= Q1 + Q2 R = Q + Q 1 + Q2
2
Il existe des règles particulières aux surcharges que nous sommes obligés de tenir
compte pour la descente des sollicitations, à savoir :
- Cloisons légères de distribution ;
- Règle sur les toitures ;
- Loi de dégression des surcharges dans les bâtiments à étages.
b) Equilibre des massifs de fondations
Pour que les massifs de fondations soient en équilibre, la contrainte admissible du
sol doit être supérieure au poids de l’ouvrage sur la section de la fondation.
C'est-à-dire la charge admissible sur le sol de la fondation doit être la plus faible de
celle qui résulte de la charge de poinçonnement du sol et de la considération des
tassements maximum et des tassements différentiels compatibles avec le bon
comportement des structures.

σsol : contrainte su sol


Q : charge

S : surface

σSol calculée < σsol imposé

La valeur du coefficient de sécurité adoptée pour le calcul des fondations est définie
par le maître de l’ouvrage, éventuellement sur proposition de l’entrepreneur.
16

Exercices

1° Quelle est la section d’une fondation posée sur un sol argileux dont la charge
soumise à cette fondation est de 8,7 tonnes sachant bien que la contrainte de l’argile
varie de 0,2 à 2 bars ?

Réponse

- Calculer la contrainte en adoptant une section quelconque


- Si la contrainte calculée se situe dans la fourchette de contrainte de l’argile, le
sol peut supporter la section adoptée.
- Si cette contrainte n’est pas dans la fourchette, il faut proposer sur un sol de
contrainte 1,5Kg/cm2. Le sol en place peut-il supporter une charge de 19
tonnes.

Réponse

- La contrainte calculée doit être nettement inférieure à la contrainte du sol pour


que le sol en place puisse supporter la charge de 19 tonnes.
- Dans le cas contraire, cette fondation ne peut pas supporter la charge
soumise. Dès lors, il faut nécessairement augmenter la section pour que la
contrainte calculée soit inférieure à celle du sol en place.

2° Déterminer la section d’une fondation qui doit supporter une charge de 7,4
tonnes sachant que la contrainte du sol sur lequel l’édifice doit se construire est
de 1,3Kg/cm2

Réponse

- Calculer la section ;
- Déterminer la forme de section convenable à utiliser de forme carrée ou
rectangulaire ou circulaire ou triangulaire ou autre forme.
17

CHAPITRE II

FONDATIONS

1. DEFINITION ET ROLE

Une fondation d’un bâtiment est un élément d’assise de cet ouvrage appelé édifice
en contact avec le sol par lequel les sollicitations sont transmises à la base de
l’ouvrage autrement dit au sol.

Il sied de cette définition que la fondation d’un ouvrage en est la partie la plus
essentielle car, c’est de sa bonne réalisation que résulte la tenue de l’ensemble.

La fondation reprend les charges et surcharges supportées par la structure et


transmet ces charges et surcharges au sol dans des bonnes conditions, de façon à
assurer la stabilité de l’ouvrage.

Pour ce faire, le massif de fondation doit être en équilibre sous :

- Les sollicitations dues à la superstructure ; celles-ci se manifestent


mécaniquement sous la forme des :
- Forces verticales ascendantes et descendantes,
- Forces horizontales ;
- Forces obliques ;
- Moments de torsion et de flexion.

Les sollicitations dues au sol ; elles se manifestent mécaniquement sous forme des :

- Forces verticales ascendantes et descendantes ;


- Forces obliques (remblais).

2. SOL DES FONDATIONS

A. Types de sols

Avant de construire n’importe quelle fondation, il est nécessaire de connaître avec


assurance les caractéristiques du sol d’assise de l’ouvrage et les forces portantes.
(Voir le cours de mécanique des sols appliquée aux fondations).

L’idéal est que le sol soit homogène pour la réalisation convenable des fondations.
Souvent, ce n’est pas le cas.
18

Trois types de sol que nous pouvons rencontrer, à savoir :

1° un sol anisotrope

Ce sol ne dispose pas les mêmes propriétés mécaniques dans toutes les directions.

2° un sol hétérogène

a) Fondation située sur une couche de sol d’épaisseur finie reposant sur un
substratum indéformable.

Si H>B, le sol est considéré comme homogène


H
Dans le cas où B < 1, le sol est hétérogène

Dès lors, la pression portante a la valeur ci-après :


Plim = [Link] + DNqH + ….. ½ BNqH

Cohésion pesanteur

Exemple

Pour une fondation reposant sur une couche de sable d’angle de frottement égale à
36°, la pression limite est celle du sol homogène semi infini pour
B
𝟎, 𝟗𝟖𝑷 ≥ 𝐻

b) Sol bicouche : 1ère couche D H


𝐵
La question se pose de savoir, à partir de quelle valeur de la couche
𝐻

Inférieure va commencer influer sur la force portante ?


19

Lorsque la profondeur devint nulle D=0, à ce moment là, la pression portante détient
la valeur d’expression
1
PLim = 2 ‫ﻻ‬BN.‫ﻻ‬12H

3° Un sol saturé par capillarité

Il y a la présence de la nappe phréatique dans le sol,

B. Essaies à effectuer

Toutefois, avant de construire n’importe quel bâtiment, les essais in situ sont
recommandés car, ils présentent double avantages sur les essais de laboratoire de
pouvoir être interprétés et d’opérer sur des sols non remaniés.

Ces essais sont : - le scissomètre (mesurer la cohésion non drainé des vases et
des argiles saturées) ;

- le pénétromètre statique ;
- le pressiomètre ;
- le pénétromètre dynamique ;
- le pénévane
- etc.

La nature et la qualité du sol peuvent être découvertes par le sondage et la


disposition. Etant donné que les profondeurs des fondations dépendent l’implantation
du bâtiment, de ce sondage, nous pouvons tirer les renseignements nécessaires
pour l’étude des fondations.

Ces renseignements sont indispensables pour connaître :

- La position des couches géologiques ;


- Le taux de compression admissible des couches ;
- La nappe des eaux souterraines ;
- Les caractéristiques mécaniques des couches :
- La position de la bonne couche d’assise (sa hauteur).

C. Tassement de sol

En construction des bâtiments, les massifs de fondations doivent être établis de telle
sorte qu’ils soient stables, c’est –à-dire qu’ils ne donnent lieu qu’à des tassements ni
à des glissements sous l’action des efforts qu’ils supportent. Pour ce faire, le terrain
d’assise ne doit pas tasser sous les massifs de fondation.
Dans la pratique, les tassements peuvent être de l’ordre de 5 à 25 mm et ne doivent
présenter ne doivent présenter aucun danger s’ils sont uniformément repartis sous
la construction.
20

Lorsque les tassements sont différentiels, ils peuvent faire apparaître des fissures
dans les mures et les dalles, aérer des difficultés de fonctionnement dans les ponts
roulants par exemple.

En général, les tassements différentiels importants et les accidents de fondations qui


en découlent apparaissent sous les cas cités ci-après :
- Lorsque les fondations sont construites dans un sol de matières différentes ;
- La protection de la fondation exposée
Au danger est de la ramener jusqu’au
Bon sol contre les surcharges dues au
Tassement.

TN

- Lorsque les fondations s’appuient sur des couches de terrain situées à des
profondeurs très différentes (fondations superficielles et fondations
profondes) ;
- Lorsque l’ouvrage uniformément chargé ou non repose sur des sois de nature
très différente ( sol stabilisé et remblai récent) ;
- Lorsque le sol est constitué par un remblai récent ;
- Lorsque le sol est soumis à des variations saisonnières de volume (gel,
humidité, sécheresse) ;
- Lorsque le sol est constitué par un remblai récent ;
- Lorsque le remblai masque un terrain d’assise peu résistant et très
compressible ;
- Lorsque le remblai est d’épaisseur très variable ;
- Lorsque le sol contient de l’eau ;
- Lorsqu’un ouvrage reposant sur un sol homogène compressible est chargé dis
symétriquement soit par sa superstructure, soit par des remblais (silos, halls
de stockage…) ;
- Lorsque deux bâtiments mitoyens sont construits à des époques différentes,
- Lorsque le sol présente des caractères d’instabilité (galeries des mines,
carrières, etc.).

Pour éviter ces phénomènes, il faut toujours adapter les massifs de fondation à la
nature du terrain et au type de l’ouvrage à supporter.

Dans la mesure où les tassements différentiels sont à craindre, nous devons alors
tenir compte dans la réalisation de l’ouvrage afin que les différentes parties puissent
tasser indépendamment les unes des autres.
21

Causes de tassements différentiels ( à titre d’exemples)

1° fondation reposant sur un remblai masquant


un terrain très compressible et peu résistant.
Remblais
Remblais en grais

Argile

Sable graveleux

2° hauteurs de fondations sont très nettement différentes

H ≥ H1

H1

3° l’ouvrage est chargé dis symétriquement


Même s’il repose sur bon sol, nous devons
craindre un tassement peu important du
parc de stockage que l’atelier par exemple.

Atelier Dépôt de stockage

D. Construction sur un terrain incliné

Pour des constructions érigées sur de terrain incliné, les actions exercées par les
massifs de fondation sur terrain doivent s’opposer au glissement éventuel de
l’ouvrage selon l’inclination.
22

Fondation inclinée pente maximale


doit être de 2/3

Tg α ≤2/3 tg ᵝ>tg α

Ainsi, α <33° et ᵝ>α, ε>B

Nous pouvons rencontrer le cas d’un bâtiment construit sur un terrain incliné et
soumis aux poussées d’Archimède.

Ces poussées dont les intensités varient avec le niveau d’eau contenue dans le sol
ne doivent pas soulever l’ouvrage ou compromettre sa stabilité.

La solution idéale serait de réaliser un drainage du terrain de fondation pour éviter


les poussées d’Archimède et les affouillements pour poser des drains.

Ainsi donc, nous aurons une consolidation du terrain d’assise.

Tranchée remplie de
matériaux filtrant

Drain

E. Conseils pratiques pour la construction

Un bâtiment peut être construit :

- Sur une pente naturelle ;


- Au somment d’une pente naturelle ou d’un remblai résistant ;
23

Montagne

- Au bord d’une fouille (cette fouille doit être blindée du fait qu’elle est souvent
utilisée pour le passage d’une route ou une voie ferrée ou un canal de
navigation).

Fouille

Paroi blindée

- Avant de construire les fondations, il faut impérativement déterminer


l’emplacement exact en vue d’éviter de glissement ou éboulement du sol
- Le coefficient interne du sol (angle de frottement) doit être d’excellentes
qualités.

3. DIFFERENTS TYPES DES FONDATIONS

Il existe deux types des fondations : la fondation superficielle et la fondation


profonde. Leur classification est faite selon le mode de transmission des charges et/o
des surcharges au sol.

Lorsque les couches de terrain capables de supporter l’ouvrage sont à une faible
profondeur, nous réalisons des fondations superficielles. Tandis que lorsque ces
couches sont à une grande profondeur, nous réalisons à ce moment là des
fondations profondes.

Les fondations profondes peuvent :

- Soit prendre appui sur un terrain résistant ;


- Soit flotter dans un terrain peut résistant. Dans ce cas, nous devons compter
sur les forces de frottement des éléments de la fondation sur le sol pour
s’opposer aux charges de l’ouvrage.
24

Quel que soit le type de fondation à exécuter, le massif de la semelle doit être posé
sur un béton de propreté enfin d’éviter le contact direct avec le sol.

Le dosage de ce béton de propreté doit être de 150 – 250 Kgs par m3 selon
l’importance du bâtiment à construire.

L’épaisseur de ce support varie de 5 à 10 cm. C’est très rare que l’épaisseur soit de
15 ou 20 cm pour le bâtiment.

En somme, la position du sol d’assise et la nature du sol en place déterminent le type


de fondation à réaliser.

A. Fondation superficielle

Par fondation superficielle, nous désignons en général des fondations dont la


profondeur n’excède pas deux à trous mètres.

1° les fondations fonctionnelles constituées par des semelles isolées sous


poteaux

A. Du point de vue forme :


Semelles isolées de sections carrées ou rectangulaires. Mais, leurs sections
verticales peuvent être de forme carrée, rectangulaire ou trapézoïdale.

Carré Rectang Trapeze

Pour des sections verticales de forme trapézoïdale, nous avons


Tg α= K fonction de la nature du béton utilisé
H

ᵟSol≥ 1,5/cm 2 (à faible tassement) α

Quant à leur hauteur, nous devons nous référer aux notions du béton armé.
Ces semelles isolées de forme ou rectangulaire sont exécutées si les sollicitations
sont centrées ou excentrées ou bien par manque de place pour excentrer un carré
ou alors pour des raisons de stabilité.
25

 Semelles isolées de section

Circulaire Polygonale

 Semelles isolées en béton à redan et à section verticale :

 Semelle isolée en béton à section rectangulaire


(Section en dalle utilisée en sol de bonne portance
Pour les fondations de petites dimensions.

B. Au point de vue matériaux

Les semelles isolées sont en béton souvent armé. Mais, elles peuvent être aussi en
maçonnerie de briques pleins.

Dans le cas de très fortes charges, quelle que soit la nature du sol, la semelle isolée
reste en béton armé tel que nous montrent les sections verticales posées à la page
suivante :
26

 Semelle isolée à redan semelle isolée à section rectangulaire

Dans le cas où nous avons des bâtiments à usage résidentiel, les semelles isolées
peuvent être en maçonnerie de brique (la contrainte du sol ne passe pas 1,5kg par
cm2).

2. Les fondations linéaires constituées par des semelles continues sous


poteaux ou sous murs

Ces semelles continues peuvent être :

 Semelles filantes de :
Semelle à redan semelle à section rectangulaire

 Semelle trapézoïdale
27

 Semelle filante dite flexible de faible épaisseur.

 Semelle filante dite rigide plein.

 Semelle filante dite rigide évidée.

Poteau

Contre fort

Poutre de rive

NB : A noter que pour qu’une semelle soit considéré comme rigide ; il faudra que sa
hauteur soit satisfaisante à l’inégalité ci-après.

B−𝑏
𝐻> + 0,05m
4
28

 Semelle filante sur un terrain incliné


a L

Condition : 2h ≤ L ≤ 10 m

30 ≤ h ≤ 50 m

a≥b

 Semelle continue sous poteau

Si deux poteaux sont très approchés l’un à l’autre déterminés par les calculs
(distance inférieure à un mètre), nous devons mettre les deux poteaux sur une
semelle commune jumelée.

Toutefois, il faut séparer les fondations proches par un joint de dilatation dans le cas
où nous nous trouvons devant deux bâtiments construits à des époques différentes ?

joint

1ère époque 2èmeépoque

3° Les fondations surfaciques constituées par des radiers et cuvelages sous


poteaux ou sous murs

Radier général

Il arrive lorsque nous envisageons à réaliser des fondations superficielles, les


charges appliquées, les arasent du bon sol, ou la contrainte admise pour ce dernier
fait que la distance entre les tranchées de chaque semelle est trop faible pour qu’une
bonne exécution puisse en être entreprise, ou du moins se trouve compromise par
29

un comportement médiocre du terrain à la tenue des fouilles ; nous avons alors


intérêt à transformer la fondation en une dalle coulée sur le terrain.

Cette dalle qui peut comporter ou non des nervures, est appelée radier. Elle joue
alors rôle de dallage ou de plancher entre semelles.

Nous pouvons envisager la réalisation des radiers alors que de façon occasionnelle
ou permanente, le niveau de la nappe phréatique est plus haut que celui du sous-sol
se trouve le plus bas ou dans un terrain accidenté.

Il faut que l’équilibre soit réalisé entre les réactions et les charges en vue d’obtenir la
stabilité de l’ouvrage.

Il est peu commode de placer des étriers dans une dalle (radier). La règle de la
contrainte de cisaillement, après déduction des transmissions directes donne
l’épaisseur minimale prise en compte pour le maintien de l’équilibre expiré par la
formule suivante

Q ≤ 1,15 бb
0,875h où nous avons Q= charge d’application
H= hauteur de la dalle
бb = contrainte limite du béton
30

CAS PRATIQUES RENCONTRES

Les fondations superficielles peuvent être exécutées selon le cas en présence d’eau
ou sans eau.

Toutefois, les calculs nous orientent toujours au genre de réalisation en place

1° Radier dalle

Joint

2° Radier voût

Tirants Poteau

Poutre

3° Chaîne des semelles isolées

Dans le cas où nous sommes en présence d’un terrain accidenté ou de très


mauvaises qualités mécaniques, la précaution à prendre est de lier les semelles
isolées ou continues par des poutres dites CHAINAGE, appelées également
LONGRINE.

Plancher

Voile en B.A. Travée colonne

Semelle isole Longrine


31

Les jonctions des longrines ont de forme rectangulaire ou carrée. Généralement, la


hauteur est variable (15 à 20 cm et aussi 40 à 50 cm).

Il faut savoir que les semelles sont soumises à des efforts axiaux, traction ou
compression.

4° Semelle filante ou ( poutre sur puit ou sur pieux) (h = variable)

Mur

Semelle

Pieu ou puits

5° Semelle excentrée

Nous pouvons rencontrer de semelles excentrées par rapport au centre de gravité de


la semelle. Cependant, la résultante des charges verticales passe par ce centre de
gravité ou bien la résultante des charges verticales est confondue.

P P

e e

ᵟ1 ᵟ2
1,33*ᵟ

B/4 B
𝐵
e> 6

ᵟ1 est maximal

ᵟ2 est minimale
32

Pour déterminer l’équilibre exigé, les armatures s’effectuent en flexion composée.


Cet équilibre peut obtenue par excentrement d’une semelle située vis-à-vis de la
semelle interne.

L’utilisation de cette semelle excentrée s’applique lorsque nous avons deux


bâtiments adjacents de grande hauteur.

P P P

Semelle existant

L
𝑃+P
𝐿

Q Q

e buton e

Q Q

6° Semelle couteau

Ce genre de semelle sert de fondation à un poteau sur un mur en maçonnerie où en


béton portant le nom de semelle sur mur.
33

EXERCICES

1° Déterminer l’épaisseur du radier général d’un bâtiment reposant sur un sol de


contrainte de 1,5Kg/cm2. Ce sol peut supporter une charge permanente de
5.605,00kg. La contrainte limite du béton a une valeur de 75Kg/cm 2

2° Quelles sont les dimensions d’une semelle isolée qui peut être exécute sur un sol
de contrainte 1,20Kg/cm2. Le béton de confection a une contrainte limite de
75Kg/cm2. Chaque pilier de l’immeuble doit transmettre au sol support une charge
de 8,500T.

3° On propose réaliser une fondation superficielle sur un sol de contrainte de


1,2Kg/cm2.6.850 Kg sont à transmettre au sol par l’intermédiaire de cette fondation
qui sera en béton de contrainte limite de 75 Kg/cm2.

Peut-on exécuter une semelle d’une hauteur de 80cm ?

C. Fondations profondes

Ce type de fondation est utilisé lorsque les fondations superficielles ne sont plus
possibles ; pour :
-défaut de portance du terrain en surface ou qualité trop médiocre de celui-ci ;
-implantation au dessus de carrières non reconnues, donc non consolidables ;
-implantation au dessus de zones de dissolution de terrain (gypse) dans le cas où
nous souhaitons fonder les structures plus bas.
Il existe deux types principaux de fondations profondes : les puits et les pieux.

1° Puits de fondation

Ce sont des colonnes en béton armé de section circulaires reportant les charges sur
une couche résistante du sol en place.
L’effet de portance est calculé uniquement par la résistance de pointe.
Les diamètres de ces colonnes dépendent :

-de la contrainte admissible du béton mis en œuvre

- de la contrainte dont les charges sont transmises.

Il faut s’assurer que la contrainte diffuse à 45° dans les bans d’assise et conduit pour
le terrain sous-jacent à une contrainte admissible.
34

Poteau

Semelle

Puits

h0

45°


= ℎ0
2

Leurs écartements n’ont pas d’importance sur la transmission des charges sauf lors
de leur implantation dans le sol.

Lors de l’exécution de puits de fondation, nous devons prévoir parfois quelques


attentes de principe à la reprise de détonnage entre le puit et la semelle.

2° Pieux de fondations

Les pieux sont des colonnes en béton armé qui peuvent être moulés directement
dans un bon sol ou ils peuvent être préfabriqués et ensuite battus.

L’effet de portance résulte du cumul de la résistance de point et de la résistance


latérale par frottement.

Les pieux reportent habituellement la charge qui leur appliquée par l’effet de
frottement latéral et par l’effet de pointe.

Poteau

Semelle Appareil d’appui

e Pieux
35

Leur écartement minimal entre axe est de 2 à 2,5m de diamètre afin que chacun
puisse mobiliser la totalité de la résistance latérale par frottement.

L’emploi de pieux battus n’est pas recommandé dans le cas de site urbain à cause
des vibrations qui peuvent être transmises aux immeubles voisins. Nous ne pouvons
pas les utiliser dans le cas de terrain hétérogène non plus, car ils peuvent être
bloqués par des rognons rocheux.

La fiche des pieux est déterminée par un laboratoire spécialisé, ou par l’entreprise de
forage, de sorte que l’intervention du bureau d’études s’arrête à la détermination du
diamètre des peux et à leur implantation.

La base de calcul est donnée par la contrainte maximale admise sur le béton qui est
de 50Kg/cm2.

La partie haute des pieux est parfois équipée d’une cage d’armatures. C’est pour
recevoir les armatures d’appareil d’appui.

Selon l’usage courant, il existe trois types de pieux :

1° Pieux coulés et moulés dans le sol

a) Pieux Francki b) pieux zeiss

Chapeau attente

Pieu Armature

Mortier battu

Sol d’assise bouchon béton

2° Pieux forés attentes

Tube de trépan
36

3° Pieux battus

Souvent, ces pieux préfabriqués

Mouton

Pieu préfabriqué poteau

Semelle

TN

Appareil d’appui

Pieu battu

Sol d’assise

Dans la pratique, pour l’abattage des pieux préfabriqués, souvent la formule des

M2h
R = ----------------------
Ke (M + P)
Où :

R= Résistance dynamique du pieu ou charge totale qu’il peut supporter (Kg/an 2)

M=Poids du mouton (Kg)

H=hauteur de chute libre (m)

P=Poids du pieu (Kg)

E=Refus ou enfoncement moyen pour les dix derniers coups de mouton (m)

K=Coefficient de sécurité (pris généralement égal à 6).

Les ouvrages dont leurs fondations sont posées sur les pieux subissent à des efforts
horizontaux. Les sollicitations agissant en tête des pieux sont :
37

Des efforts statiques :


-poussée des terres sur les ouvrages de soulèvement (culée, quai d’accostage, mur
de soutènement).
-traction de câble de pylône électrique ou de navires attachés aux bollards.
Des efforts dynamiques :

-choc de navires sur les ducs d’Albe ou sur les quais ;


- séisme.
Quelques cas pratiques d’utilisation des pieux

1° Des files de pieux sous murs

Les pieux sont placés dans l’axe ou alternativement de part et d’autres de l’axe dans
le but d’augmenter la densité.

Pieu

2,50 Mur

Pieu

2° Des massifs sur pieu unique

Ces massifs servent en fait à assurer les

liaisons entre le pieu et son poteau Poteau

Généralement, ils sont armés par un double Massif

paniers suivant une densité globale de 35Kg/m3. Pieu


38

3° Semelles sur trois pieux

Poteau

Semelle

Pieu

Remarque

-Leur calcul est basé sur la méthode des bielles.

-Si nous avons un grand nombre de pieux, nous faisons alors recours à la
généralisation de la méthode de bielles. Puis, au calcul de massif indéformable sur
appui élastique.

4. REALISATION DES FONDATIONS

Cinq étapes entrent en jeu pour la réalisation des fondations d’un bâtiment, à savoir :

- La reconnaissance du sol en place ;


- Le tracé ;
- L’implantation de fondation :
- La fouille de fondation :
- La réalisation de fondation.

A. Reconnaissance du sol

Elément très important pour la réalisation des fondations.

La reconnaissance des propriétés physiques et mécaniques du sol de fondation nous


est nécessaire et indispensable ;

Pour ce faire, nous devons explorer le sol et le sous sol de manière à évaluer les
caractéristiques mécaniques. (Portance, composition, tassement prévisible, niveau
de la nappe phréatique, eaux souterraines…)

In situ

Nous devons exécuter des trous de sondage et prélever des échantillons.


39

Egalement aussi, nous devons faire des essais tels que l’essai à la plaque.

Le sondage va nous permettre de connaître différentes couches constituant le sol en


place et de connaître la profondeur du sol d’assise.

A titre indicatif, la coupe pédologique couramment rencontrée est la suivante :

Sol Organique

Sol Lessivé

Sol Nivelle Ferralitique

Roche Altéré

Roche Minérale

Au laboratoire

Des essais sont également effectués au laboratoire pour la détermination des


caractéristiques du sol en place.

Ces études nous amènent à connaître les propriétés mécaniques ci-après :

- L’indice de cohésion
- La résistance à la compression (exprimée par l’angle de frottement interne)
- La compressibilité (module de volume)
- L’identification du sol
- Le C.B.R.
- Les limites d’Atteberg
- La densité sèche
- La densité humide
- La densité apparente
- Le poids spécifique
- Le degré d’humidité
- Etc.

Pour les amples renseignements : voir le cours de mécanique de sol.


40

B. Tracé et implantation

Le tracé se caractérise par la matérialisation du bâtiment sur le terrain. Pour cela, il


faut disposer nécessairement des documents techniques en vue de faciliter le tracé
du bâtiment et son implantation.

Ces documents sont : (à titre indicatif) :

- Le plan de situation
- Le plan cadastral ;
- Le des courbes de niveaux ;
- Le plan des installations souterraines (canalisation pétrolière, eau, gaz, lignes
électriques, phoniques, égout… etc.)
- Le plan géotechnique ;
- Les règlements (ordonnances, décret-loi, normes, etc.) ;
- Les plans architecturaux, donnant les renseignements nécessaires du
bâtiment (vue en plan, façade, coupes, fondations,…)
- Le permis de construire ;
- Etc.

Ces opérations (tracé et implantation) se réalisent sur l’application de théorie de


nivellement et d’arpentage.

Cela exige la présence des petits matériels de chantier, (brouettes, marteaux,


pioches, pelle, bêches, machettes..) ; des matériels et appareils de topographie
(théodolite, niveau, équerre à prisme, trépied, mire, jalon…) et des matériaux
(piquets, bornes, ciment, agrégats, sable).

Avant de tracer et d’implanter le bâtiment, nous devons savoir ce qui suit ;

- La position de la parcelle par rapport aux rues ou avenues ou routes ;


- La façade principale du bâtiment à construire ;
- Les points caractéristiques des façades ;
- La direction du soleil ;
- L’origine des vents dominants et des orages…

Connaissant ces éléments ; nous enfonçons légèrement dans le sol d’une manière
provisoire les piquets en bois aux points caractéristiques.

R: Recul

R : Point caractéristique

R : Limite particulier

: Borne
41

Le recul entre le bâtiment et le mur de la parcelle doit être environ de dix mètres.

Dans le cas où nous avons deux bâtiments à construire, l’un à côté de l’autre,
impérativement nous devons laisser 10 m ou plus entre les deux bâtiments.

Pour l’implantation proprement dite qui est la définition de la position exacte du


bâtiment sur le terrain, nous procédons de la manière suivante :

- Enfoncer encore les piquets en bois dans le sol bien entendu qui sont aux
points caractéristiques.
Clou

0,20

- Mettre le cou dans le bois comme repère ;


- Fabriquer les chaises appelées broches

Chaise simple d>60

d : 0,08<d<0,10m

h : 0,60<h<1,30m

TN

Chaise à 3 pieux

d>60 d>60

d : 0,08<d<0,10m

h : 0,60<h<1,30m

TN

Chaise d’angle

Planche

Pieu
42

Les chaises simples et celles à trois pieux sont utilisées pour les fouilles et
cloisonnements intermédiaires. Tandis que les chaises d’angles sont employées
pour les tracés des angles. Il faut que ces chaises doivent être à plomb.

-enfoncer les chaises ou broches sous le sol aux endroits appropriés en suivant les
repères déjà mis en place ;

-placer les clous dans les planchettes qui doivent recevoir les fils. Ces fils peuvent
être en nylon ou en coton.

Chaise d’angle

Clou

Pieu

Il faut tendre ces fils et vérifier l’horizontalité à l’aide de niveau maçon.

-mettre les repères au sol aux points caractéristiques en utilisant le fil à plomb et les
fiches ;

-tracer les fouilles des fondations à l’aide de bêche ou de pelle mécanique.


43

Remarques

1° Dans le cas où nous pouvons avoir des parties curvilignes dans notre bâtiment, le
tracé de ces éléments s’effectue à l’aide de ficelle, de clous et des fiches ou des
crales si la surface est rigide.

Point caractéristique

Corde Centre

2° La fixation des clous sur les planchettes est fonction du type de fouille à réaliser.

3° Si nous avons des fondations à réaliser qui sont proches, moins de deux mètres,
nous avons l’avantage d’utiliser une seule chaise.

Clou d’axe

d>150 d>80

4° Si nous avons un groupe des bâtiments à construire, nous devons tout d’abord
tracer sur le plan un quadrillage des mailles bien déterminées ceci, pour pieux
proportionner les bâtiments les uns par rapports aux autres.

Pour ce faire, sur le terrain, nous devons obligatoirement situer les repères.

Ensuite, nous implantons le quadrillage à l’aide d’appareil topographique en mettant


les piquets aux points caractéristiques.

Enfin, nous procéderons au tracé et à l’implantation de nos bâtiments dans le


quadrillage.
44

5° Des bâtiments à ossatures exigent à ce que leurs tracés soient pris d’axe en axe.

6° La tolérance des mesures à respecter doit avoir un rapport de 1/10

Dans le cas où l’exécution des fondations doit se faire dans un sol mouvant, l’emploi
de blindage est recommandé (utilisation des états, des planches).

Sol mouvant

Etais Etais

Planche

5à6

Le blindage est l’opération qui consiste à soutenir ou à maintenir les parois verticales
ou inclinées d’une fouille durant toute la durée de construction des fondations.

Les planches sont placées contre les parois et serrées à l’aide des étais horizontaux.
Aucun vide entre les planches n’est toléré (assurer parfaitement l’étanchéité).

Si la fondation doit être réalisée en présence de l’eau (nappe phréatique), nous


devons recourir à un assèchement des fouilles avec l’emploi des palplanches, des
bois, des pompes (drainage).
45

A titre d’exemples : on doit recourir à un assèchement des fouilles avec l’emploi des
palplanches des bois, des pompes (drainage).

Palplanche

Drainage

Avant les travaux

Niveau d’eau initial

Eau Niveau d’eau pendant les travaux

C. Réalisation des fondations

La réalisation des fondations proprement dite intervient lorsque toutes les conditions
sont réunies à savoir :

- Possession de tous les documents relatifs à la construction ;


- Présence sur chantier des matériaux, matériels et personnel ;
- Climat favorable pour le travail ;
- Contrôle de tracés de fondations.
46

Cette opération exige l’application correcte des règles de l’art et les normes ayant
trait l’exécution des fondations.

Des contrôles permanents doivent être effectués pour le suivi des travaux
d’exécution des fondations.

Bien entendu, il faut que la solution adoptée et réalisée soit la moins onéreuse et que
le résultat attendu soit à la satisfaction du Maître de l’ouvrage.
47

CHAPITRE III
GROS ŒUVRES
1. MACONNERIE

Nous entendons par maçonnerie : ouvrage composé de pierres ou de briques unies


par un liant qui peut être le mortier, le plâtre, etc.

a. DIFFERENTES TYPES DE MAÇONNERIE

Nous distinguons quatre sortes de maçonnerie développée dans la suite :

- La maçonnerie de moellons ;
- La maçonnerie de pierres de taille ;
- La maçonnerie de brique ;
- La maçonnerie composite.
1) Maçonnerie de moellons

La maçonnerie de moellons est un ouvrage réalisé avec des éléments de pierre


pouvant être manipulés par un seul homme.

Ces pierres peuvent être de bloc irrégulier provenant des carrières mais, toutefois
débarrassées du bousin (matière tendre ou pierres en formation qui l’enrobe) ; c’est
que nous appelons le moellon brut ou alors, elles peuvent être de moellons d’assise
ou d’appareil.

Un moellon d’assise dispose des parties suivantes :

5 1 et 6 : faces de lit
1 2 : face de joint
4 3 : face de parement
4 : face de derrière
5 : face de queue
3
2
6
Un moellon d’appareil est une pierre ayant subie de préparation dont le volume est
inférieur ou égal à 1/15 de mètre cube.

Un moellon peut se présenter avec une partie amoindrie. Nous disons alors que le
moellon est démaigri.

Suivant leur volume et la place qu’ils occupent dans la construction, les moellons
sont appelés :
48

Parpaing : élément occupant toute épaisseur du mur à un parement.

Boutisse : élément pénétrant très profondément dans le mur et à un parement.

Carreau : élément de peu d’épaisseur à un parement.

Parpaing Epaisseur
Boutisse Carreau du mur

En construction des bâtiments, les moellons sont employés normalement pour :

- Les fondations de maisons ;


- Les murs de cave ou sous sol ;
- Les murs des façades en élévation (maison) ;
- Les murs de refends en élévations (mur de soutènement ou clôture)

L’épaisseur normale d’un mur de moellon varie de 40 à 60cm (rare 80cm).

Pour la mise en œuvre, les moellons sont posés sur leur lit de carrière à bain
soufflant de mortier, pressés obliquement à la main et tassés avec un maillet de bois
jusqu’à ce qu’ils aient acquit une assiette solide et que le mortier reflue de tous le
joints. Les intervalles sont remplis de mortier ; puis nous y enfonçons des éclats de
pierres pour les remplir complètement.

A noter qu’une pierre ne doit jamais toucher une autre sans intermédiaire de mortier
et aucun intervalle un peu considérable ne doit être rempli en mortier seulement.

Ci-dessous quelques représentations de maçonnerie en moellons :

OPUS INCERTUM ROCAILLAGE APPAREILLAGE dit MODERNE

Il est conseillé de ne jamais réaliser une telle maçonnerie de moellon (en créant un
joint horizontal continu)
Joint
49

Ces matériels sont utilisés pour :

- L’ébousinage : enlèvement à la coûte teneuse ou partie altérée.


- L’ébauche ou l’épannelage : constituer un bloc capable de grossissage à la
masse et à la pointe.
- La taille définitive : donner la forme définitive qui entre dans l’appareillage.

La pierre prétaillée en carrière se présente sous forme de blocs parfaitement


équarris pour donner une face vue du mur apparente et ne nécessitant aucun travail
de ravalement.

2) Maçonnerie de briques

C’est un ouvrage par assises réglées avec de petits éléments céramiques en forme
de parallélépipède de dimensions régulières.

Ces éléments peuvent être de :

Bloc creux (façonné verticalement)


L L 39 40 40 40
l 19 20 15 10
h h 19 20 20 20

Bloc plein

Bloc creux en terre cuite (façonné Bloc creux en terre cuite


verticalement) (façonné horizontalement)

Brique à joint de rupture


50

Brique cuite
L
L 19 19 19
h l 5 5,7 6,5
h 9 9 9

Toute brique dispose de deux positions favorables pour sa mise en œuvre : la


position boutisse ou la position panneresse.

Boutisse Panneresse

Chaque brique est enduite de mortier sur les surfaces de joint et posée de façon à
assurer le contact et la continuité du joint de mortier en appuyant la brique et la
faisant glisser légèrement et alternativement à droite et à gauche.

Toute brique fendue ou cassée pendant la pose doit être jetée. Lorsque, pour se
conformer aux dessins d’appareil, il y a lieu de tailler la brique et la dresser pour
obtenir une surface précise et nette.

A titre indicatif, ce dessous les différents genres de pose de briques pour


l’appareillage :

1e illustration Elévation 2e illustration

Vue en plan

Rangée impair

Rangée pair
51

Elévation
3e illustration 4e illustration

Vue en plan

Rangée
impair

Rangée
pair

5e illustration Elévation 6e illustration

Vue en plan

Rangée impair

Rangée pair

Soulignons que les briques peuvent être :

- En terre cuite façonnée de l’argile, séchées et cuites dans un four à une


température de 900°C.
- En aggloméré résultant du produit en béton normal à base du ciment avec
sable de diamètre 5 mm ou en béton léger à base du ciment ou chaux avec
de granulats légers et du sable.
52

3) Maçonnerie composite

La maçonnerie composite est un ouvrage dans la construction duquel entre deux ou


plusieurs des matériaux de base des maçonneries ordinaires ; apparents ou enduits.
Nous avons de pierre sous forme de pierre de taille, des moellons de silex éclatés,
des briques etc.

Exemples 1 2

Clé de voûte

Pierre Enduit
sciée

Moellon
de blocage

Soubasseme
Feuillure nt

b. TRAVAUX COMPLEMENTAIRES DE MACONNERIE

1) Ravalement

Le ravalement d’une maçonnerie est l’opération qui consiste à retailler sur place
toutes les saillies, barrures qui résultant de l’imperfection de la pose à rejointoyer les
éléments et à confectionner les enduits, c'est-à-dire donner au parement son aspect
définitif.

2) Jointement

Le jointement est l’opération d’achèvement du garnissage des joints d’une


maçonnerie. Ces joints peuvent être creux, plats ou saillants suivant les prescriptions
particulières.
53

Quelques opérations Joint brique

Joint
moellon 15 à
30mm

Les dispositions des joints en construction est l’élément très important, car elle
assure la stabilité et la résistance de l’ouvrage. Pour ce faire, les joints verticaux ne
doivent jamais être en alignement. Ils doivent être réalisés comme suit :

1b 1e assise 1b 2e assise Façade

1b 1b

Il est conseillé à éviter une telle disposition des joints.

En outre, nous devons prévoir les joints de dilatation et ceux de rupture dans le cas
où le bâtiment a une longueur importante ou bien si nous avons des bâtiments
adjacents.
Joint de dilatation (3-5cm)
20 – 25cm

Premier bâtiment

Joint de rupture Deuxième bâtiment

Joint de dilatation

Lorsqu’un matériau subit une déformation due à la variation de température, nous


avons une dilatation thermique.

Rappelons-nous que la dilatation linéaire d’un corps solide est proportionnelle à la


longueur du corps et au changement des températures.

Leur relation est la suivante : ∆l = a. l. t

Où ∆L : changement de longueur
54

a : Coefficient de la dilatation spécifique, propre à chaque matériau ayant des


valeurs ci-après :
- Bois : 2.10-6
- Fonte : 10.10-6
- Acier : 12.10-6
- Verre : 3.10-6
- Brique de ciment : 5.10-6

l : longueur du corps
t : différence des températures

∆l
La loi de Hooke donne l’expression suivante ∑ = ;
l

a.l.t
Nous aurons : ∑ = = a. t
t

Or t = t1–t2 avec t1 = température à l’état initial et t2 = température à l’état


d’allongement.

D’où ∑ = a(t 2 − t1 )

Nous devons également nous rappeler que chaque changement d’un degré Celsius
provoque dans le matériau une contrainte. Ceci, nous amène à déduire qu’il y a une
force dont le matériau subit. Cette force a été toujours prise en compte pour le calcul
de structure. Elle a la valeur ci –après :

F = σt . S

Où F : Force (Kg) σt : Contrainte (E.∑)

S : Section (cm²) E : 140.000kg/cm²

3) Enduit et crépis

Un enduit est une mince couche de mortier de 5 à 30 mm d’épaisseur appliqué sur


les parements d’un ouvrage. Il est dressé à la truelle ; au bouclier ou à la taloche.

Il existe une autre catégorie d’enduit plus grossier appelé CREPIS. Le crépis est une
sorte d’enduit fouetté contre les parois d’un ouvrage, soit à la truelle, soit au balai.

D’une façon générale, les enduits ont pour rôle : la protection contre les intempéries,
l’étanchéité et l’habillage de l’ouvrage ; sans oublier la thermique et l’acoustique.

Les matériels souvent utilisés pour faire l’enduit et le crépis sont :

- La truelle
- Le bouclier
55

- Le balai
- La taloche
- La latte de 3 -5m
- Le niveau maçon

4) Revêtement d’aires horizontales

C’est un revêtement au sol réalisé par dallage ou carrelage ou pavage avec le


mortier. Rare avec un ciment lissé.

La surface à couvrir est préalable à niveau et bien compactée. Avant de poser les
carreaux par exemple, il est conseillé de mouiller cette surface avec l’eau. L’étalage
des carreaux doit se faire avec soin en commençant par le fond de la salle ou local
pour terminer vers la porte. Les alignements doivent être bien respectés ainsi que
l’horizontalité ; à moins que les indications particulières soient données.

Ensuite, le mortier est coulé dans les joints ; ainsi formés jusqu’à atteindre le niveau
supérieur des carreaux.

Et enfin, toute la surface traitée est complètement raclée avec soin.

Dans le cas où la salle ou local doit recevoir les plinthes, ces derniers doivent être
posés avant le revêtement de l’aire horizontale.

Enduit intérieur
Enduit extérieur
Carreaux
Plinthe Mortier en mince couche de
sable

Il est conseillé de ne pas marcher sur les matériaux (dalles, carreaux, etc...) déjà
étalés. Des dispositions doivent être prises avant la pose.

c. MORTIER DE MACONNERIE

Le mortier de maçonnerie est un liant le plus utilisé en construction des bâtiments. Il


sert à unir les éléments superposés ou mis côte à côte (moellons, briques, pierres
etc.) et facilite la transmission des charges sur toute la surface de ces éléments.

La couche de mortier posée entre deux éléments ou assises d’appareillage (10 à


12mm) doit résister à la traction bien que cette dernière soit négligeable. Mais, elle
doit résister à la compression selon la nature des éléments.

Epaisseur du mortier (mm) 10 10 – 12 20 80


Résistance kg/cm² 150 80 77 60
Pourcentage % 100 54 52 45
56

Au regard des pourcentages présentés, nous devons avoir l’intérêt de réaliser des
joints raisonnables. Le liant constituant le mortier se groupe en trois éléments :

- Le sable à grains dont les diamètres admissibles peuvent être de 3mm


- Le liant peut être la chaux ou le ciment ;
- L’eau de gâchage selon la plasticité désirée.

Le mortier se durcit sur l’effet de l’air en absorbant l’anhydride carbonique de l’air


bien entendu dans le cas où le mortier est composé d’un ciment aérien.

A titre de rappel de la transmission du calcaire caco3 jusqu’au stade du mortier.

CaCO3

Calcination CO2

CaO

Extinction H2O

Ca(OH)2 Chaux éteinte


Sable
Mélange
H2O

Mortier

Absorption de CO2
Durcissement Séchage de H2O

2. MURS

a. LEUR RAISON D’ETRE

Les murs sont des ouvrages en maçonnerie qui servent à enclore un espace, à
soutenir des terres (sols), à constituer les côtés d’un immeuble et à supporter les
étages dans la nécessité.

b. DIFFERENTS TYPES DES MURS

1) Selon leur nature - Mur en moellon


- Mur en béton
- Mur en bois - Mur en terre
57

- Mur en pierre 3) D’après leur position dans la


- Mur en acier (métallique maison
- Mur de façades (extérieurs)
2) Selon leur utilité - Mur de refend
- Mur mitoyen
- Mur de construction - Mur de séparation (cloison et
- Mur de fondation mur de remplissage)
- Mur de clôture
- Mur de réservoir 4) D’après leur réalisation
- Mur de soutènement
- Mur d’élévation - Mur maçonné
- Mur de séparation - Mur monté en préfabriqué
- Mur coulé sur place (béton)
- Et

Exemples des murs précités :

a) Mur de clôture

Il sert à clore une propriété ou un espace réservé. Parfois, il peut être isolé en
occupant un seul côté de l’enceinte.
Couronnement des mures
Nous avons :

1) Mur portant

Chapeau

Mur
Muret

Semelle

2) Mur portant renforcé par des contreforts


(le contrefort se met derrière le mur, face aux vents dominants)
Colonne
Mur
Mur
Vent
Contrefor Contrefort
t
3) Mur à ossature Moellon IPN Brique Colonne en BA
58

Dans la pratique, les murs de clôture sont construits en ayant les dimensions
suivantes selon l’importance de l’espace à clore.

- Hauteur : 1,3m (campagnes) voire même 0,8m


2,00 à 3,00m (centre ville)
- Epaisseur : 0,20 à 0,40m (selon l’usage)
- Espacement entre poteau axe en axe : 2,00 – 2,50m (mur ossature)
2,50m – 4,00m (mur portant)

Toutefois, si la travée dépassée 4,00m, il faut nécessairement songer à renforcer le


mur de clôture.

b) Mur de soutènement

Sert à maintenir des poussées de terre afin de protéger un ouvrage face à ces
poussées pour qu’il n’y ait pas un éboulement. La réalisation du mur de soutènement
se fait en maçonnerie de moellon ou de briques ou encore en béton de pierraille.

Ce genre de mur est utilisé comme :

Quai d’accostage quai gare ferroviaire

bollard
Rail
Bateau

Ballaste Muret
Mur

Semelle

Pieux

ie
Protecteur (mur de protection)

montage
 Habitation
 Route
Mur  Voie ferrée
 Rivière

Concernant ces ouvrages, les calculs sont axés sur la stabilité ; il s’agit donc de la
vérification au glissement et au renversement des ouvrages. (Voir Cours de stabilité
et Mécanique des sols)
59

c) Mur de fondation

Souvent, ce sont des murs de sous sol d’un immeuble. Ils jouent le rôle de supporter
de charge de l’édifice. Les façades extérieures des murs doivent subir un traitement
spécial d’étanchéité avant de les mettre en contact avec les sols.

d) Mur de réservoir

Nous rencontrons des réservoirs enterrés et surhaussés selon leur utilité :

Un réservoir enterré, quand il est vide ; doit supporter latéralement les charges de
terre comme des murs de soutènement.

C’est le cas d’une piscine ou une fosse septique ou un puisard, … ils sont tous
considérés comme de réservoirs enterrés.

Un réservoir surhaussé, c’est l’effet du vent qui exerce une pression latérale sur les
parois du réservoir.

Toutefois, la reconnaissance des poussées latérales


(du sol ou du vent est toujours recommandée avant
la réalisation de calculs.

e) Mur de bâtiments

Poursuivant l’objet de notre étude, voyons maintenant en détail les murs des
bâtiments. Ces murs servent à constituer les côtés d’une maison et de séparer les
différentes pièces. Nous y trouvons les ouvertures permettant l’éclairage, l’aération,
l’accès d’une pièce à une autre et de l’intérieur à l’extérieur et vice –versa.

Présentation

Mur de façade
postérieure Mur de refend longitudinal
Mur de cloison

Mur de façade
Mur de façade
latérale gauche
latérale droite

Mur de pignon Mur de refend Mur de pignon


transversal

Mur mitoyen
Mur de façade principale
60

Mur porteur est un mur qui joue le rôle de supporter tout le poids de la toiture de la
maison/ son épaisseur est donnée par la formule ci –après :
h l
e= . où e : épaisseur du mur
12 √l2 +h2

h : hauteur du mur

l : largeur du bâtiment ou distance séparant les deux murs sur


lesquels repose la charpente.

Mur mitoyen détient la même épaisseur que celle des murs porteurs. C’est le mur
de séparation distincte des pièces dans une maison.

Mur de cloison garde une épaisseur inférieure à celle des murs porteurs. Souvent,
son épaisseur varie de 7 à 10cm, mais rare à 15cm. Elle a pour rôle de séparer les
différentes pièces de la maison.

c. OUVERTURES DES MURS DES BATIMENTS

Ces ouvertures sont appelées BAIE(S) définies par leurs dimensions nettes. Elles
servent d’accès d’une pièce à une autre ou de l’extérieur à l’intérieur du bâtiment et
vice –versa (porte) et elles servent également d’aération et du jour (fenêtre).

Extérieur Fenêtre
Porte

Intérieur

Baie de porte
Elévation Coupe

Linteau

EXT. INT.

h Ebrasement
l h Tableau
Feuillure

Seuil
Pavement

Vue en plan h : 1.80 ; 2.00 ; 2.20 ; 2.50m

l : 0.75 ; 0.80 ; 1.20 ; 1.40 ; 1.60 ; 2.00m


Ouvrant INT.
Dormant

EXT.
61

Baie de fenêtre
Elévation Coupe

Linteau
EXT. INT.

h Ebrasement
l Tableau
Feuillure

Appui Pavement

Réjingol (2-3) Pavement

3. STRUCTURES A OSSATURE

A. INTRODUCTION

Le gros œuvre d’une construction est constitué par une ossature et des éléments
sans remplissage.

L’ossature a pour rôle d’assurer la stabilité de l’ensemble d’un bâtiment, ainsi que la
transmission de toutes les autres les actions agissant sur l’ouvrage, depuis leur point
d’application jusqu’au sol, par intermédiaire des fondations.

L’ossature comporte de ce fait des éléments résistants dans les trois directions de
l’espace : verticalement (poteaux et voiles), horizontalement (poutres transversales
et longitudinales).

La stabilité peut être assurée de différente manière selon la destination de la


construction projetée. Nous pouvons distinguer que deux catégories suivantes :

- Bâtiments à usage résidentiel ou de services ;


- Bâtiments industriels.

Une structure peut être haute ou basse suivant son utilité.

Le remplissage des travées est constitué par des briques, voiles en béton ou tout
autre matériau ayant pour but d’obturer certaines ouvertures ; et en aucun cas il n’est
supposé reprendre des efforts importants.

Tout projet d’une construction commence, avant tout calcul, par la définition de la
disposition d’ensemble de l’ossature en fonction de la destination de l’ouvrage, quitte
62

par la suite à modifier en partie ce dispositions. Le dimensionnent est estimé à priori


au départ.

Il existe plusieurs types d’ossatures :

- Ossature en bois,
- Ossature métallique,
- Ossature en béton armé ;
- Ossature mixte.

L’ossature en bois est rarement utilisée. Elle est réalisée si la construction est
entièrement en bois. Les poteaux sont souvent ancrés dans le béton pour assurer
leur rigidité. L’ossature en Béton armé comme métallique sont réalisées par les
immeubles d’habitation à grande hauteur, hall, bâtiments industriels, etc.

L’ossature mixte, souvent constitué d’acier et de béton est utilisée pour des raisons
spécifiques.

B. TERMINOLOGIE
Poutre longitudinale

Poutre transversale

Contreventement

Longrine

Colonne
Fondation

C. OSSATURES D’IMMEUBLE D’HABITATION

Nous rencontrons :

- Ossatures par portiques ;


- Ossatures par refends linéaire ;
- Ossature à noyau central ;
- Ossatures mixtes composées de portique et refends ;
- Ossatures à noyau central et façades porteuses.
63

1) OSSATURES PAR PORTIQUE


- Elles sont constituées par un
assemblage de poteaux et portiques.
- Ce type de construction a
connu un fort essor après la
découverte de méthodes de calcul
simplifiées.
- Il convient pour des bâtiments
de 10 à 15 niveaux. Au delà, la
structure par refend porteurs est
moins lourde et plus économique.
- Pour des raisons
architecturales ou fonctionnelles,
certains poteaux d’étage peuvent ne
pas descendre jusqu’au sol. Les
efforts sont alors repris par un autre
portique au rez-de-chaussée

2) OSSATURES PAR REFENDS LINEAIRES

Ce type d’ossature est constitué par une série de murs porteurs liés entre eux par
des planchers généralement du type dalle.

La structure rencontrée dans la pratique peut être :


Refends longitudinaux

Refends mixtes

Refends transversaux

3) OSSATURES MIXTES REFENDS – PORTIQUES

L’ossature est utilisée lorsque les refends sont en nombre insuffisant pour assurer le
contreventement.
64

4) OSSATURE AVEC NOYAU CENTRAL

Ces genres des structures sont constituées par des noyaux centraux en béton armé
et d’une série de poteaux périphériques.

Le noyau central reprend une forte partie


des charges verticales et assure la stabilité
d’ensemble de la construction. Les poteaux
ne transmettent au sol que des charges
verticales.

L’ossature entourant le noyau est généralement réalisée en acier.

Un tel système permet la construction d’immeubles de 50 à 60niveaux tout en restant


économique et d’exécution aisée.

5) OSSATURES AVEC NOYAU CENTRAL ET FAÇADES PORTEUSE

Ce type de structure dispose des façades qui participent aux efforts de


contreventement. Ces façades sont généralement préfabriquées en béton armé ou
en acier. Rare en verre.

La capacité portante d’une telle structure peut atteindre 100 à 120 niveaux.

6) REMARQUES GENERALES

Dans un immeuble d’habitation constitué d’ossatures, les colonnes ont généralement


des sections carrées, rectangulaires, circulaires (rare polygonales).

La disposition des sections est très importante. Par exemple, la colonne de section
rectangulaire doit être placée de manière à ce que la largeur de cette section soit
dans le sens de la longueur du bâtiment. Ceci est supposé que le vent dominant
souffle sur le petit côté de l’ouvrage.

La cage d’escaliers doit être construite à côté de celle de l’ascenseur. Leur


emplacement doit permettre une bonne exploitation (fonctionnement) de l’immeuble.

D. OSSATURES INDUSTRIELLES

Elles sont essentiellement constituées par des portiques. Les portiques simples sont
souvent utilisés pour les halls. Par exemples=, pour faire circuler le pont roulant.

A la partie supérieure de la structure, nous pouvons avoir de poutres horizontales, de


travée brisée ou des arcs et des voûtes avec tirant.
65

Les portiques continus sont utilisés pour la couverture de grands espaces telles que
de coupole.

Les portiques simples accolés à d’autres structures peuvent être identiques ou


distincts selon leur utilisation.

E. POTEAUX

Les poteaux constituant des éléments verticaux dans une structure à ossatures
transmettant aux fondations les efforts horizontaux et verticaux apportés par les
combles, les vents sur les parois verticales (long pan et pignon) et les ponts roulants.

Ces poteaux peuvent être :

Pour immeubles Poteau

Semelle

Pour industries

Articulé sur la ferme et Encastré sur la ferme et Encastré sur la ferme et


encastré sur fondation articulé sur la fondation sur la fondation
66

La liaison avec les fondations exige en premier lieu la vérification de contraintes ;


savoir si le sol peut supporter les conditions d’appui prévues alors le pied de poteau
peut être comme :

Articule Encastré

Selon leur construction et fabrication, les sections prennent les formes suivantes :

F. SOLLIUCITATION

Une ossature sert à assurer la stabilité de la structure et joue le rôle de porteur dans
une construction. C’est pourquoi, une ossature est obligée à résister aux charges
qu’elle supporte au niveau de chaque étage jusqu’au sol.

Ces charges sont :

- Le poids propre de la construction ;


- La surcharge ;
- Les effets de forces extérieures horizontales, verticales et parfois inclinées ;
- Les effets de forces transitaires agissants directement ou indirectement.

Elles sont classées en deux groupes :

- Les charges permanentes : plancher –poutres –colonnes –fondations –murs


de remplissage – toiture.
- Les surcharges : charge d’exploitation et charge dues aux séismes, chocs,
vibrations, gardiens thermiques et retrait, neige etc.

Toutes ces charges agissent sur la structure et cette dernière les transmet au
semelle de fondations.
67

Dans la plupart de cas, la structure à ossature surtout métallique est renforcé par les
contreventements ou par les entrecroisements.

Contreventements
(Pour des structures à ossatures hautes)

Entrecroisements
(pour les structures à ossatures basses)

Il est à noter que :

- Le renforcement a pour but de solidifier la structure. C’est pourquoi, les


contreventements et entrecroisements sont calculés avant la pose ;
- L’étude de ces éléments constitue, en général, un des problèmes les plus
difficiles posés par les calculs de la structure des bâtiments ; cette difficulté
est due au fait que la recherche de la solution exacte de ce problème
nécessite les calculs préalables de toutes les forces de liaison qui existent
entre les éléments de contreventement ou entrecroisement et les planchers.
-
4. VOUTES ET ARCS

Les voûtes sont des massifs de maçonnerie suspendus au dessus du vide entre
deux appuis sur lesquels ces massifs reposent.

Toute voûte se compose de : Extrados

- Intrados ou douelle Douelle


Clé de voûte
- Extrados
- Plan de retombée
Flèche
- Piédroits
- Portée ou ouverture Ligne de naissance
- Flèche ou montée
- Clé de voûte Portée
Piedroit
68

Le rapport entre la montée et la portée s’appelle le surbaissement et égale à 1/n où n


est l’indice de surbaissement

Lorsque 1/n = ½, la voûte est en pleine cintre

Lorsque 1/n > 1/2,la voûte est surhaussée

Lorsque 1/n < ½, la voûte est surbaissée

Portée 90 100 120


Montée
40 0,44 0,40 0,33
30 0,33 0,30 0,25
50 0,55 0,50 0,41
60 0,66 0,60 0,50

Dans le cas où la douelle est un plan horizontal, la voûte prend le nom de


PLATE-BLANDE.

Suivant l’importance de leurs charges ou surcharges nous rencontrons cinq


catégories de voûtes, à savoir :

- Voûtes très légères


- Voûtes légères
- Voûtes moyennes
- Voûtes fortes
- Voûtes très fortes.

A titre indicatif, les champs d’applications sont suivants :

- Voûtes de pont : voûtes très forte ;


- Arcade percée dans un mur : voûte forte ;
- Voûte formant plafond : voûte légère.

La clé voûte est très indispensable pour former l’arc de voûte. Pour cela, il faut
considérer les éléments ci-après :

Portée(m) Epaisseur légère Moyenne Forte


2 0,10 0,20 0,40
4 0,12 0,24 0,48
6 0,14 0,28 0,56
8 0,16 0,32 0,64
10 0,18 0,36 0,72
12 0,20 0,40 0,80
14 0,22 0,44 0,88
16 0,24 0,48 0,96
18 0,26 0,52 1,04
69

20 0,28 0,56 1,12

Pour la construction de voûtes, il faut que l’épaisseur aux riens se détermine selon la
figure ci-après :

e
2e

30°

e
2e R/2

R/2
30°
70

CHAPITRE IV

PLANCHERS
1. INTRODUCTION

Les planchers sont des aires planes limitant les étages et supportent les revêtements
posés à leur niveau supérieur.

Deux fonctions principales sont dévolues aux planchers :

- Fonction résistance : les planchers supportent leur poids propre et les


surcharges d’exploitation ;
- Fonction isolation : les planchers isolent thermiquement et acoustiquement les
différents étages.

Les planchers peuvent être d’habitation, de bureau, d’usine etc. … généralement, ils
sont horizontaux. Cependant, il est conseillé de leur donner une pente superficielle
de 5mm à 1cm/m pour permettre l’écoulement des eaux de lavage.

Les planchers rencontrés dans les bâtiments de destination diverse ou dans les
constructions industrielles peuvent se classer en cinq grandes catégories ; à savoir :

- Planchers avec dalles associés à des poutres secondaires (poutrelles) et


poutre principales ;
- Planchers à poutrelles parallèles rapprochés ;
- Planchers à hourdis creux (ou à corps creux)
- Planchers – champignons ;
- Planchers – dalles.

Une autre catégorie s’ajoute pour l’utilité d’habitation ou de bureau. C’est le plancher
en bois. Toutefois, l’emploi de ce bois reste plus avantager par rapport aux autres
planchers.

La réalisation des planchers s’effectue, d’une manière générale, sur l’application des
calculs de structure conformément aux règles de l’art.

2. NATURE DES PLANCHERS

Les planchers peuvent être :

- En bois ;
- En acier ;
- En béton armé ;
- En maçonnerie de hourdis.

3. DIFFERENTS TYPES DES PLANCHERS


71

a. Planchers en bois

Un plancher en bois est constitué de maîtresse – poutres, solives et de planches.


Plancher

Solive Mur
Maîtresse-poutres Lincoir

Les maîtresses –poutres se placent transversalement de 4,5m au maximum les une


par rapport aux autres en vue de garantir une grande résistance de solives. Celles
qui se placent contre les murs s’appellent LINCOIR.

4,50

Les solives sont fixées longitudinalement entre les maitresses –poutres. Parfois, ils
sont encastrés dans les murs. Ils sont placés de 30 à 40cm d’axe en axe. Leurs
sections travaillent en flexion, souvent, elles sont de forme rectangulaire. Dans
certains cas, les solives jouent aussi le rôle de gîtes pour le plafond d’un bâtiment à
usage résidentiel ou de services (bureaux).

solive

Plafond solive
Maitresse poutres

Pour que les solives travaillent correctement sans flambement latéral ou torsion,
nous fixons des étrésillons sur champ ou croix Saint André entre les solives.

plancher

solive

étrésillon

Les planchers se posent au dessus des maitresses-poutres et sur des solives. Elles
sont disposées les unes contre les autres afin que les joints n’apparaissent pas.

Plancher

Maitresse poutre

Solive
72

La contrainte admissible du bois à employer doit être de 80 – 100kg/cm².

b. Plancher avec dalle associé à des poutres secondaires et poutres


principales

Ce genre de plancher est constitué par une dalle appelé encore hourdis d’épaisseur
constante comprise entre 8 et 12cm reposant sur un système de poutres
secondaires ou poutrelles et poutres principales.

L’espacement des poutrelles est généralement compris entre 1,50 -2,50m et celui
des poutres varie entre 5 et 6m.

Le croquis ci-dessous correspond au cas habituel où les poutrelles sont


perpendiculaires aux poutres principales.

Poutre principale

Poteau Poutre secondaire


En ce qui concerne la transmission des efforts, les panneaux de la dalle reçoivent les
surcharges statiques et dynamiques qui leur sont directement appliquées, et ils
transmettent ces efforts aux poutrelles et aux poutres. Ces efforts sont repris par des
poteaux, des murs où refends porteurs.

Les calculs des panneaux de la dalle s’effectuent par les méthodes classiques de
l’élasticité aux états limites ou par d’autres méthodes.

Les dalles, plaques ou hourdis sont caractérisées par deux éléments : lx et ly qui sont
perpendiculaires devant les épaisseurs.
1m
ly

lx
lx

Il convient de souligner que les calculs théoriques des plaques chargées


transversalement en petites dimensions donnent toujours les équations différentielles
qui aboutissent à produire les moments, les efforts tranchants et les contraintes de la
dalle.
73

𝜕 4 𝑤 2(𝜕 4 𝑤 ) 𝜕 4 𝑤 𝑞
+ + =
𝜕𝑥 4 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑦 4 𝐷

Nous avons q : est la fonction de charge

w : est la flèche prise par la plaque


𝐸𝑒 3
D : est la rigidité de la flexion égale à 12(𝑙−𝛾2 )

Les moments et les efforts tranchants sont donnés par l’expression ci –après :

𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤
𝑀𝑥 = 𝐷 ( 2 + 𝛾 2 ) 𝑀𝑦 = −𝐷 ( 2 + 𝛾 2 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦

𝜕 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤 𝜕 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤
𝑄𝑥 = −𝐷 ( 2 + 𝛾 2 ) 𝑀𝑦 = −𝐷 ( 2 + 𝛾 2 )
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦

𝜕 2𝑤
𝑀𝑥𝑦 = −𝐷(𝑙 − 𝛾) ( )
𝜕𝑥𝜕𝑦

La résolution de ce problème étant assez laborieuse, nous utiliserons en pratique les


résultats donnés sous forme de tableaux ou abaques (par exemple abaque de
l’Inspecteur Général PIGEAU)

1) Disposition des armatures


Armatures principales sont disposées dans le
Armatures sens de la petite dimension de la dalle.
principales
Armatures dites de répartition se posent dans
Armatures de le sens ly. Leur section doit être au moins
répartition égale au quart des armatures principales
calculées.

Il faut retenir que les armatures tendues se mettent dans des


zones tendues.

Armatures supérieures (-0,3Mx) Armatures supérieures (-0,5Mx)

dalle

Armature 1e lit
(0,85Mx) Armature 2e lit
(0,85Mx)
Poutrelle
Poutrelle
74

2) Examinons le cas où lx =ly/2

Le plus grand moment se situe dans le sens de lx .

Q’ : charge dans le sens de lx et Q’’ est la charge dans le sens de


ly.
ly

La flèche f chacune de ces poutres est de la forme :

Poutre de portée lx Poutre de portée ly


lx 3 3
(Q′lx ) (Q′′ly )
f1 = K f2 = K
EI EI
Les deux flèches f1 et f2 doivent être égales. Pour cela Q’>Q’’. donc, la dalle a plus
d’importance dans la petite portée. Son épaisseur doit être comprise entre : l/25 et
l/30 de ly.

𝑙𝑦 𝑙𝑦
≤𝑒≤
30 25
Exemple

Quelle est l’épaisseur d’une dalle de (5 ou 2,5) m de long sur (3 ou 1,0)m de largeur
qui devra être construite devant une porte d’entrée pour jouer la fonction qui leur
imposée ?

Solution

c. PLANCHER – DALLE

Un plancher – dalle est constitué par une dalle continue dans nervures supportées
directement par des piliers sauf éventuellement sur les rives, le long desquelles
peuvent exister des murs porteurs ou des poutres bandeaux.
lx
ly/2

ly/2
ly

lx/2
ly/2
ly/2

lx/2 lx/2

dalle

Pilier
75

Ce plancher est considéré comme une dalle continue sur plusieurs appuis. Il est
aussi appelé dalle nervurée. Dans le domaine d’application, les inégalités suivantes
doivent êtres vérifiées.

𝑙𝑦 𝑙𝑥
≤ 𝑙𝑥 ≤ 2𝑙𝑦 𝑎≤
2 5
𝑏 𝑙𝑦
≤ 𝑎 ≤ 2𝑏 𝑏≤
2 5
L’épaisseur de la dalle doit être comprise entre 1/25 et 1/30 de l y.

d. PLANCHER – CHAMPIGNON

Ce plancher est constitué d’une dalle fait corps avec les poteaux.

e. PLANCHER A POUTRELLES PARALLELES RAPPROCHEES

Ce plancher est constitué par une dalle généralement d’épaisseur relativement faible
reposant sur les poutrelles parallèles rapprochées. Il est utilisé pour des portées
assez importantes (supérieures à 7m) et de fortes surcharges.

Un tel plancher se calcule comme une poutre en T travaillant en flexion simple.

Le cas où la tuyauterie est encastrée dans le plancher, souvent, nous posons les
conduites ou le tubes au même moment où nous relisons des armatures.

Quant aux planchers constituant d’éléments préfabriqués, nous utilisons des


coffrages en tôles. Ces tôles sont bien indiquées pour leur réalisation.

Pour la confection de plancher à poutrelle parallèle rapprochées, nous devons


employer des coffrages en tôles des formes renversés à coffrer les joints des
poutrelles et les faces intérieures de la dalle.

Souvent, des poutrelles appelées Lambourdes sont posées au fond des coffrages.

Apres le décoffrage, ces lambourdes son scellées dans le béton des clous à grosses
têtes enfoncés en biais dans le sens contraire.
76

CHAPITRE V

ESCALIERS
1. RAISONS D’ETRE

Un escalier est succession des plans horizontaux et verticaux permettant de passer


d’un niveau à un autre ; soit en montant ou en descendant.

2. NATURE
- Bois
- Béton armé
- Métallique
- Céramique
- Maçonnerie
- Verre
- Etc.

3. COMPOSITION

Dans un escalier, nous avons trois éléments nécessaires et indispensables :

a) Espace disponible

Les escaliers doivent être posés dans un endroit disponible de les servir librement
sans inquiétude à tout le moment.

Cage du départ Escalier Cage d’arrivée

b) Hauteur de franchissement

Distance verticale comprise entre les deux surfaces supérieures.

c) Plan incliné

Le développement du plan incliné ne doit dépasser 45° avec l’horizontal. Il est


toujours pris au voisinage de 40° pour les escaliers d’habitation.

Pour rappel, nous avons :


75°
90° 45°
40°
30°
15°
0 0°
77

D’une façon générale, un escalier est composé des éléments suivants :


Palier d’arrivée
Plancher

Echappé

Palier d’arrivée

1) Marche ou giron (g)

2h + g = 60 − 64cm (formule de Rondelle)


2) Contre marche (h)
12 ≤ h ≤ 18cm
Dans la pratique, nous avons :
g
Usage Contre marche Giron
Perron 15,5 – 17,0 30,0 – 32,0 h
Etage 16,5 – 17,5 27,0 – 30,0
Cave 17,5 – 18,5 25,0 – 28,0

3) Paillasse appelé Limon

Plan incliné

limon

4) Nez
2 – 5cm Nez

5) Nombre de marche 7
6
H
n= 5
h 4
3 H
2
1

H=h+e
6) Emmarchement
- 65 – 90cm pour des petits escaliers
- 90 – 160cm pour les escaliers moyens
- 160 et plus pour de grands escaliers
Emmarchement
78

7) Echappé 8) Jour
120 ≤ 𝐸 ≤ 240
10 -12cm
(20 -30cm pour de grands
escaliers

9) Ligné de foulée : elle est tracée au milieu d’emmarchement

10) Accessoires
a. Appui d’escaliers b. Garde corps ou main courante

Poutre
100 – 120cm

c. Revêtement de giron et de contre marche

Cornière

bois
carreau
Métallique

4. Différents types d’escaliers

a. Escaliers à paillasse à palier


Palier d’arrivée
1) Un seul volée Palier d’arrivée

Palier de repos

2) de
Palier Deux
départvolées avec palier de repos
Palier de départ

PD PA PD PR
PR PA
- 79 -

b. Escaliers à paillasse adjacentes

PR

PA PD
c. Escaliers à paillasses orthogonales
PA

PR1 PR2
PR3

PR2

PD/PA PR3
PR1

PD
d. Escaliers à quartier tournant

PR PR PR

PA PD PA

e. Escaliers à paillasses hélicoïdales


(Tournant au noyau)

f. Escaliers à porte à faux

g. Perron

h. Encombrement (utilisé souvent pour les salles de spectacles)

5. Remarques particulières
- Dans un immeuble, les marches et les conte marches doivent être identiques ;
- Les épaisseurs des paillasses et les appuis d’escaliers font appel aux calculs
de la Résistance des Matériaux et des Béton armé
- 80 -

- Le choix de calcul est le sujet de cas à traiter (aménagement des bâtiments ou


conception de nouveaux bâtiments)
- Savoir se situer pour l’étude des escaliers :
 Aménagement des bâtiments existants ou
 Conception de nouveaux bâtiments.
- 81 -

CHAPITRE VI

TOITURES
1. LEUR RAISON D’ETRE

Une toiture d’un bâtiment est la partie supérieure de l’ouvrage. Elle est aussi appelée
COMBLE c'est-à-dire la faîte d’un bâtiment.

Elle est destinée à protéger le bâtiment contre le ruissellement des eaux de pluies, et
préserve les habitants de la chaleur et du froid.

2. FORME ET INCLINAISON

Nous distinguons de toitures de forme à surfaces planes ou arrondies.

Le comble peut avoir un ou plusieurs versants. Ces versants peuvent être


symétriques ou asymétriques.

L’inclinaison des versants se distingue en trois pentes et est réalisée selon trois
facteurs suivants :

- Climat régional,
- Aspect architectural,
- Matériaux de couverture.

Pente normale 𝑝 ≥ 20°


Pente moyenne 14° ≤ 𝑝 ≤ 20°
Pente faible 5° ≤ 𝑝 ≤ 14°
Le versant dont la pente est quasi nulle, inférieure à 5°prend le nom de toiture
terrasse.

Nous rencontrons aussi de toiture dite CROUPE caractérisé par ses extrémités des
versants qui abattent de pointe de pignons en formant ainsi de nouveau plan de
toiture.

Arêtier
Faitage
Croupe biaise

Long pan
Long pan

Pour le bâtiment avec aile ou avec avant corps, ses versants se présentent suivant la
figure ci-dessous :
- 82 -

Noue

Lorsque deux combles de hauteurs différentes se pénètrent, le faîtage et les pannes


du comble le moins élevé sont soutenus par une sorte de ferme appelée NOULET
ou NOLET. Couchée sur la sablière.

3. CHARPENTE

A. Composition

Une charpente est constituée de fermes, pannes et des chevrons.


Panne faîtière

Ferme

Pannes
intermédiaires
Panne ou courantes
sablière

Les fermes reposent sur les poteaux ou sur les murs et plus rarement sur le sol.
(Ferme en forme d’arc). Elles sont composées d’éléments suivants :
Poinçon
Arbalétrier
Diagonale (contre fiche ) Fiche (montant)

L Entrait
- 83 -

Toute ferme se définit par sa portée L, sa pente en pourcentage et son écartement


(espace entre deux fermes).

Descente orifice

Les eaux ainsi recueillies sont dirigées vers le sol par des descentes rongeant les
murs de l’édifice.

Les sections des gouttières, chéneaux, et descentes d’eaux sont déterminées par le
calcul en fonction du débit, de la surface de recueillement et de la nature des
conduites (voir le Cours d’hydraulique).

Il doit avoir une inclinaison nécessaire en vue d’évacuer facilement les eaux par des
orifices. Les ouvertures des orifices sont également déterminées par un calcul
hydraulique.

Orifice chéneau

Incliné

Tuyau de descente

Au pied des bâtiments, les eaux pluviales conduites par les descentes doivent etre
évacuées par des collecteurs à ciel ouvert ou enterrés vers le point de rejet.

Ces collecteurs disposent des sections suffisantes et capables de véhiculer les eaux
à évacuer.

Descente

Collecteur chambre de visite

à ciel ouvert

Il est conseillé qu’à chaque changement de direction des collecteurs de mettre une
chambre de visite ou regard.
- 84 -

Collecteur couvert collecteur à ciel ouvert

Cv

Dalot

Dalot à fente

Cv

Collecteur enterré
- 85 -

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