Mulamba
Mulamba
INTRODUCTION
Dans sa forme la plus primitive, le bâtiment est presque aussi ancien que l’homme.
Nous pouvons rattacher ses origines à l’époque de l’homme des Cavernes.
L’homme, par manque des moyens économiques, réalisa d’abord son habitation
dans des grottes puis construisit des huttes sur pilotis.
A l’âge de la pierre taillée, l’homme fabrique des outils qui lui permirent le taillage. Au
moyen âge, naquirent des agglomérations. Des matériaux trouvés sur place dans
son milieu furent utilisés pour satisfaire les besoins de l’homme. Alors, la technique
de construction commença à être appliquée.
Il convient de souligner qu’au seuil des grandes civilisations orientales, les Egyptiens
élevèrent les premiers des édifices importants et imposants tels que les temples, les
pyramides.
L’évolution historique qui couvre de millénaire fait que les bâtiments prennent une
place prédominante dans la vie des hommes actuellement.
La construction de bâtiment est le résultat basé sur les études ayant trait aux aspects
sociaux, économique, esthétiques et techniques.
Les besoins des hommes étant fonction des nombreux impératifs (individuel,
collectif, matériel, culturel, psychologique) font que la construction évolue.
Nous entendons par bâtiment, toute construction couverte et réalisée par des
éléments horizontaux et verticaux pour l’utilité individuelle ou publique. Elle prend
assise sur un sol au préalable bien résistant.
Pour ce faire, chaque bâtiment doit répondre aux normes techniques imposées en
vue de satisfaire certaines fonctions telles que ;
La réalisation d’un bâtiment tient compte des règles de l’art appliquées à toute
construction.
3
CHAPITRE I
1. MATERIAUX UTILISES
Les matériaux de base utilisés en construction des bâtiments sont les suivants ;
acier, sol, bois, eau, verre, roche etc.
A. ACIER
Le rôle des armatures (en acier) dans les structures en béton armé est donc de
supporter essentiellement les efforts des tractions existants dans les éléments de la
structure, que le béton seul serait incapable de prendre en compte.
2. Crénelés
Acier tor Acier Caron Acier Creloi
Acier Tentor Acier Nersid
Les diamètres d’acier pour les barres rondes lisses ou crénelées sont normalisés.
Ces diamètres sont ; 5-6-8-10-12-14-16-20-25-32 et 40 mm.
La longueur commerciale est fixée à 6m ou 12m. D’autres longueurs sont livrées par
commande à l’usine.
L’acier est utile en construction des bâtiments pour, la menuiserie (porte, fenêtre
garde-corps), la charpente, le plancher, la poutre, la colonne, de massif en béton
armé, etc.
Les armatures principales ont des diamètres (10) – 12-14…, 40mm. Tandis que les
étriers ont des diamètres 5-6-8 (10) mm.
Tableau N°1
Tableau N°2
B. ROCHES
Nous pouvons englober sous le nom de roche tous les matériaux naturels que nous
utilisons pour la confection des maçonneries. Ces matériaux se présentent sous
forme solide pulvérulente ou plastique.
La densité absolue du sable (silicieux) sec est de 2,6. Tandis que celle qui est
apparente est de 1,4.
Pour le liant hydraulique, le terme hydraulique caractérise les produits qui font prise
et durcissent en présence de l’eau :
- La chaux hydraulique,
- Le ciment portland,
- Le ciment au laitier de haut fourneau,
- Le ciment aux produits pouzzolaniques,
- Le ciment alumineux,
- Le ciment à prise rapide.
Parmi les six familles présentées, le ciment portland est le plus employé pour la
confection des bétons.
C. SOL
D. EAU
En construction des bâtiments l’eau utilisée s’appelle « eau de gâchage »
La quantité d’eau de gâchage à introduire dans un mélange est très difficile à
déterminer à l’avance ; elle est d’autant plus grande que les agrégats sont plus
petits. Seulement, il faut s’imposer comme règle suivante : « la quantité d’eau doit
être la plus réduite possible car, la résistance du béton diminue très rapidement
quand le pourcentage de l’eau augmente ».
Cette quantité d’eau de gâchage est fonction de :
- La grosseur des agrégats,
- La résistance à obtenir,
- Les moyens de mise en œuvre.
Expérimentalement que nous nous contentons à déterminer approximativement la
quantité d’eau de gâchage à introduire dans un mélange donné. (Voir dosage du
béton).
E. BOIS
Important matériau en construction des bâtiments qui résiste à toutes les
sollicitations simples si la contrainte exercée reste inférieure aux contraintes
admissibles autorisées que voici :
= 50 – 70 (80) Kg/cm3 =>100Kg/cm2 (cas rare)
F. PRODUIT NOIR
En construction, des bâtiments, les produits noirs sont utilisés surtout pour
l’étanchéité des toitures et d’autres surfaces en contact avec le sol telles que les
parois de maçonnerie de la fosse septique.
G. BETON
Le béton est un matériau complexe obtenu en mélangeant les quatre éléments ci-
après :
- Le liant généralement de ciment ;
- Le sable ;
- Les agrégats ;
- L’eau de gâchage.
Le mélange liant, sable et eau donne le mortier caractérisé par :
- La résistance à l’écrasement ;
- Le pouvoir adhérant à une maçonnerie ;
- L’imperméabilité ;
- Le retrait ou le gonflement.
Ces caractéristiques sont fonction de la matière des éléments qui entrent dans la
confection des mortiers, du pourcentage de ces éléments, de la granulométrie en
sable et de la proposition de l’eau de gâchage.
Quand nous ajoutons les agrégats dans le mélange du mortier, nous avons le béton.
Le mélange du béton fait prise puis durcit. Ses résultats mécaniques augmentent
mais alors que la résistance à la compression attient des valeurs élevées de l’ordre
de 200 à 400 bars. Donc, le béton est un matériau fragile et raide.
Pour suppléer à cette insuffisance, nous sommes conduits à associer au béton des
armatures métalliques/ D’où, le matériau résultant est le béton armé.
Donc l’association acier-béton ainsi formée, le béton résiste aux efforts de
compression, tandis que l’acier supporte tout effort de traction.
La résistance à la compression est donnée par l’expression suivante :
1 E+V2
R = K 1+𝑃 . 𝐶
Où nous avons:
R: résistance à la compression
K : fonction de l’âge
C : poids de ciment
P : module d’élasticité
Eventuellement, lorsque les sections de béton ne suffisent pas pour reprendre tous
les efforts en compression, des armatures comprimées peuvent être utilisées (voir
détails dans le Cours de Béton Armé).
La durée de vie d’un béton est de l’ordre de 25 à 50 ans, voire même plus.
En construction des bâtiments, le béton pompé et le béton banché sont aussi utilisés
pour les travaux spéciaux ou à des situations difficiles rencontrées pendant la
construction. Par exemple dans un terrain marécageux : (SOZACOM). La masse
volumique du béton à prendre en considération pour les travaux de construction est
ainsi libellée à la page suivante avec quelques exemples :
A noter que la masse volumique du béton armé et pour des pourcentages normaux
d’armatures (c’est-à-dire compris entre 0,01 et 0,025) pourra être évalué sans
circonstance spéciales à 2,5T/m3.
Avec :
: Pourcentage d’armatures
Dosage du béton :
Matériaux
Agrégat (1) 800 800 800 800 800 1000
Sable (sec) (1) 400 400 400 400 400 500
Eau (1) - - 150 175 - 275
Ciment (Kg) 200 250 300 350 400 500
N° DOSAGE
5 Hourdis
Dosage : 25 litres/ de ciment au m2
40m2 de hourdis donne 1m3 de mortier
Gravier 800l ou 16 brouettes 2 brouettes de
Sable 400l ou 8 brouettes gravier
Ciment 400 Kgs ou 8 sacs 1 brouette de sable
1 sac de ciment
6 Carrelage
2,5 cm de mortier sous le payement
1m2 de carrelage 1/40 de m3
Dosage par m3 : sable 100l ou 20 brouettes 3,3 brouettes de
Ciment 300 Kgs ou (6 sacs) sable
1 sac de ciment
7 Enduit extérieur = épaisseur 1,5 cm
Pour 1m3 = 67m2
Pour 1m2 = 67m2
Dosage par m3 : sable 1000l ou 20 brouettes 3 brouettes de sable
Ciment 330 Kgs ou 6 sacs + 30 Kgs 1 sac de ciment
NB : Brouette de 5O litres
A ce titre, nous pouvons rencontrer un ou plusieurs niveaux suivant les exemples ci-
après :
3 3
2 2
1 1
RDC Caves
1 1
RDC RDC
Cave
Cave
12
3 3
2 2
1 1
RDC Caves
A noter que le nombre d’étages ou de sous-sol est laissé aux bons soins du Maître
de l’ouvrage ou propriétaire
4. TYPES DE BATIMENTS.
Cet ouvrage se caractérise par ses murs qui se maintiennent par effet de gravité et
de résistance propre de matériaux.
Pour ce genre de bâtiment, seules les charges verticales qui sont prises en
considération pour l’évolution attendue. Les murs transmettent les charges aux
fondations d’une manière uniforme. D’où, l’intérêt d’avoir des fondations à des
semelles liantes dans le sens des murs.
Mur pignon
13
Le bâtiment se présente sous forme de portique dont les ouvertures sont emplies :
Une travée n’est une ouverture créée par la présence des colonnes et des poutres
sur une paroi d’un mur.
Pour une telle construction, nous sommes amenés à prendre en considération toutes
les charges verticales et horizontales pour la détermination de la structure à mettre
en place.
En général, nous adoptons de fondations discontinues pour les murs et des semelles
isolées où prennent naissance des colonnes. L’assise des éléments de remplissage
est souvent des semelles filantes.
Dans le souci d’obtenir une grande stabilité du bâtiment et surtout pour le bâtiment
d’importance faible moyenne, ce genre de bâtiment est construit sur base de
combinaison de deux premières cités.
L’ossature empêche le voilement, tandis que les murs portent les charges et les
transmettent à l’ossature.
5. ACTIONS DE BATIMENT
a) Forces et couples
Ce sont des forces et couples dus aux charges appliquées et aux déformations
imposées à une construction.
14
- Sollicitations : - choc
1° Effet extérieurs
- eaux souterraines
- condensation atmosphérique
- air environnement
2° Effets intérieurs
- vibration ;
- chaleurs ;
15
- humidité.
Pour la descente des sollicitations, nous devons traiter individuellement les cas de
surcharges concentrées et de surcharge
Exemple :
R=Q R= Q1 + Q2 R = Q + Q 1 + Q2
2
Il existe des règles particulières aux surcharges que nous sommes obligés de tenir
compte pour la descente des sollicitations, à savoir :
- Cloisons légères de distribution ;
- Règle sur les toitures ;
- Loi de dégression des surcharges dans les bâtiments à étages.
b) Equilibre des massifs de fondations
Pour que les massifs de fondations soient en équilibre, la contrainte admissible du
sol doit être supérieure au poids de l’ouvrage sur la section de la fondation.
C'est-à-dire la charge admissible sur le sol de la fondation doit être la plus faible de
celle qui résulte de la charge de poinçonnement du sol et de la considération des
tassements maximum et des tassements différentiels compatibles avec le bon
comportement des structures.
S : surface
La valeur du coefficient de sécurité adoptée pour le calcul des fondations est définie
par le maître de l’ouvrage, éventuellement sur proposition de l’entrepreneur.
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Exercices
1° Quelle est la section d’une fondation posée sur un sol argileux dont la charge
soumise à cette fondation est de 8,7 tonnes sachant bien que la contrainte de l’argile
varie de 0,2 à 2 bars ?
Réponse
Réponse
2° Déterminer la section d’une fondation qui doit supporter une charge de 7,4
tonnes sachant que la contrainte du sol sur lequel l’édifice doit se construire est
de 1,3Kg/cm2
Réponse
- Calculer la section ;
- Déterminer la forme de section convenable à utiliser de forme carrée ou
rectangulaire ou circulaire ou triangulaire ou autre forme.
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CHAPITRE II
FONDATIONS
1. DEFINITION ET ROLE
Une fondation d’un bâtiment est un élément d’assise de cet ouvrage appelé édifice
en contact avec le sol par lequel les sollicitations sont transmises à la base de
l’ouvrage autrement dit au sol.
Il sied de cette définition que la fondation d’un ouvrage en est la partie la plus
essentielle car, c’est de sa bonne réalisation que résulte la tenue de l’ensemble.
Les sollicitations dues au sol ; elles se manifestent mécaniquement sous forme des :
A. Types de sols
L’idéal est que le sol soit homogène pour la réalisation convenable des fondations.
Souvent, ce n’est pas le cas.
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1° un sol anisotrope
Ce sol ne dispose pas les mêmes propriétés mécaniques dans toutes les directions.
2° un sol hétérogène
a) Fondation située sur une couche de sol d’épaisseur finie reposant sur un
substratum indéformable.
Cohésion pesanteur
Exemple
Pour une fondation reposant sur une couche de sable d’angle de frottement égale à
36°, la pression limite est celle du sol homogène semi infini pour
B
𝟎, 𝟗𝟖𝑷 ≥ 𝐻
Lorsque la profondeur devint nulle D=0, à ce moment là, la pression portante détient
la valeur d’expression
1
PLim = 2 ﻻBN.ﻻ12H
B. Essaies à effectuer
Toutefois, avant de construire n’importe quel bâtiment, les essais in situ sont
recommandés car, ils présentent double avantages sur les essais de laboratoire de
pouvoir être interprétés et d’opérer sur des sols non remaniés.
Ces essais sont : - le scissomètre (mesurer la cohésion non drainé des vases et
des argiles saturées) ;
- le pénétromètre statique ;
- le pressiomètre ;
- le pénétromètre dynamique ;
- le pénévane
- etc.
C. Tassement de sol
En construction des bâtiments, les massifs de fondations doivent être établis de telle
sorte qu’ils soient stables, c’est –à-dire qu’ils ne donnent lieu qu’à des tassements ni
à des glissements sous l’action des efforts qu’ils supportent. Pour ce faire, le terrain
d’assise ne doit pas tasser sous les massifs de fondation.
Dans la pratique, les tassements peuvent être de l’ordre de 5 à 25 mm et ne doivent
présenter ne doivent présenter aucun danger s’ils sont uniformément repartis sous
la construction.
20
Lorsque les tassements sont différentiels, ils peuvent faire apparaître des fissures
dans les mures et les dalles, aérer des difficultés de fonctionnement dans les ponts
roulants par exemple.
TN
- Lorsque les fondations s’appuient sur des couches de terrain situées à des
profondeurs très différentes (fondations superficielles et fondations
profondes) ;
- Lorsque l’ouvrage uniformément chargé ou non repose sur des sois de nature
très différente ( sol stabilisé et remblai récent) ;
- Lorsque le sol est constitué par un remblai récent ;
- Lorsque le sol est soumis à des variations saisonnières de volume (gel,
humidité, sécheresse) ;
- Lorsque le sol est constitué par un remblai récent ;
- Lorsque le remblai masque un terrain d’assise peu résistant et très
compressible ;
- Lorsque le remblai est d’épaisseur très variable ;
- Lorsque le sol contient de l’eau ;
- Lorsqu’un ouvrage reposant sur un sol homogène compressible est chargé dis
symétriquement soit par sa superstructure, soit par des remblais (silos, halls
de stockage…) ;
- Lorsque deux bâtiments mitoyens sont construits à des époques différentes,
- Lorsque le sol présente des caractères d’instabilité (galeries des mines,
carrières, etc.).
Pour éviter ces phénomènes, il faut toujours adapter les massifs de fondation à la
nature du terrain et au type de l’ouvrage à supporter.
Dans la mesure où les tassements différentiels sont à craindre, nous devons alors
tenir compte dans la réalisation de l’ouvrage afin que les différentes parties puissent
tasser indépendamment les unes des autres.
21
Argile
Sable graveleux
H ≥ H1
H1
Pour des constructions érigées sur de terrain incliné, les actions exercées par les
massifs de fondation sur terrain doivent s’opposer au glissement éventuel de
l’ouvrage selon l’inclination.
22
Tg α ≤2/3 tg ᵝ>tg α
Nous pouvons rencontrer le cas d’un bâtiment construit sur un terrain incliné et
soumis aux poussées d’Archimède.
Ces poussées dont les intensités varient avec le niveau d’eau contenue dans le sol
ne doivent pas soulever l’ouvrage ou compromettre sa stabilité.
Tranchée remplie de
matériaux filtrant
Drain
Montagne
- Au bord d’une fouille (cette fouille doit être blindée du fait qu’elle est souvent
utilisée pour le passage d’une route ou une voie ferrée ou un canal de
navigation).
Fouille
Paroi blindée
Lorsque les couches de terrain capables de supporter l’ouvrage sont à une faible
profondeur, nous réalisons des fondations superficielles. Tandis que lorsque ces
couches sont à une grande profondeur, nous réalisons à ce moment là des
fondations profondes.
Quel que soit le type de fondation à exécuter, le massif de la semelle doit être posé
sur un béton de propreté enfin d’éviter le contact direct avec le sol.
Le dosage de ce béton de propreté doit être de 150 – 250 Kgs par m3 selon
l’importance du bâtiment à construire.
L’épaisseur de ce support varie de 5 à 10 cm. C’est très rare que l’épaisseur soit de
15 ou 20 cm pour le bâtiment.
A. Fondation superficielle
Quant à leur hauteur, nous devons nous référer aux notions du béton armé.
Ces semelles isolées de forme ou rectangulaire sont exécutées si les sollicitations
sont centrées ou excentrées ou bien par manque de place pour excentrer un carré
ou alors pour des raisons de stabilité.
25
Circulaire Polygonale
Les semelles isolées sont en béton souvent armé. Mais, elles peuvent être aussi en
maçonnerie de briques pleins.
Dans le cas de très fortes charges, quelle que soit la nature du sol, la semelle isolée
reste en béton armé tel que nous montrent les sections verticales posées à la page
suivante :
26
Dans le cas où nous avons des bâtiments à usage résidentiel, les semelles isolées
peuvent être en maçonnerie de brique (la contrainte du sol ne passe pas 1,5kg par
cm2).
Semelles filantes de :
Semelle à redan semelle à section rectangulaire
Semelle trapézoïdale
27
Poteau
Contre fort
Poutre de rive
NB : A noter que pour qu’une semelle soit considéré comme rigide ; il faudra que sa
hauteur soit satisfaisante à l’inégalité ci-après.
B−𝑏
𝐻> + 0,05m
4
28
Condition : 2h ≤ L ≤ 10 m
30 ≤ h ≤ 50 m
a≥b
Si deux poteaux sont très approchés l’un à l’autre déterminés par les calculs
(distance inférieure à un mètre), nous devons mettre les deux poteaux sur une
semelle commune jumelée.
Toutefois, il faut séparer les fondations proches par un joint de dilatation dans le cas
où nous nous trouvons devant deux bâtiments construits à des époques différentes ?
joint
Radier général
Cette dalle qui peut comporter ou non des nervures, est appelée radier. Elle joue
alors rôle de dallage ou de plancher entre semelles.
Nous pouvons envisager la réalisation des radiers alors que de façon occasionnelle
ou permanente, le niveau de la nappe phréatique est plus haut que celui du sous-sol
se trouve le plus bas ou dans un terrain accidenté.
Il faut que l’équilibre soit réalisé entre les réactions et les charges en vue d’obtenir la
stabilité de l’ouvrage.
Il est peu commode de placer des étriers dans une dalle (radier). La règle de la
contrainte de cisaillement, après déduction des transmissions directes donne
l’épaisseur minimale prise en compte pour le maintien de l’équilibre expiré par la
formule suivante
Q ≤ 1,15 бb
0,875h où nous avons Q= charge d’application
H= hauteur de la dalle
бb = contrainte limite du béton
30
Les fondations superficielles peuvent être exécutées selon le cas en présence d’eau
ou sans eau.
1° Radier dalle
Joint
2° Radier voût
Tirants Poteau
Poutre
Plancher
Il faut savoir que les semelles sont soumises à des efforts axiaux, traction ou
compression.
Mur
Semelle
Pieu ou puits
5° Semelle excentrée
P P
e e
ᵟ1 ᵟ2
1,33*ᵟ
B/4 B
𝐵
e> 6
ᵟ1 est maximal
ᵟ2 est minimale
32
P P P
Semelle existant
L
𝑃+P
𝐿
Q Q
e buton e
Q Q
6° Semelle couteau
EXERCICES
2° Quelles sont les dimensions d’une semelle isolée qui peut être exécute sur un sol
de contrainte 1,20Kg/cm2. Le béton de confection a une contrainte limite de
75Kg/cm2. Chaque pilier de l’immeuble doit transmettre au sol support une charge
de 8,500T.
C. Fondations profondes
Ce type de fondation est utilisé lorsque les fondations superficielles ne sont plus
possibles ; pour :
-défaut de portance du terrain en surface ou qualité trop médiocre de celui-ci ;
-implantation au dessus de carrières non reconnues, donc non consolidables ;
-implantation au dessus de zones de dissolution de terrain (gypse) dans le cas où
nous souhaitons fonder les structures plus bas.
Il existe deux types principaux de fondations profondes : les puits et les pieux.
1° Puits de fondation
Ce sont des colonnes en béton armé de section circulaires reportant les charges sur
une couche résistante du sol en place.
L’effet de portance est calculé uniquement par la résistance de pointe.
Les diamètres de ces colonnes dépendent :
Il faut s’assurer que la contrainte diffuse à 45° dans les bans d’assise et conduit pour
le terrain sous-jacent à une contrainte admissible.
34
Poteau
Semelle
Puits
h0
45°
∅
= ℎ0
2
Leurs écartements n’ont pas d’importance sur la transmission des charges sauf lors
de leur implantation dans le sol.
2° Pieux de fondations
Les pieux sont des colonnes en béton armé qui peuvent être moulés directement
dans un bon sol ou ils peuvent être préfabriqués et ensuite battus.
Les pieux reportent habituellement la charge qui leur appliquée par l’effet de
frottement latéral et par l’effet de pointe.
Poteau
e Pieux
35
Leur écartement minimal entre axe est de 2 à 2,5m de diamètre afin que chacun
puisse mobiliser la totalité de la résistance latérale par frottement.
L’emploi de pieux battus n’est pas recommandé dans le cas de site urbain à cause
des vibrations qui peuvent être transmises aux immeubles voisins. Nous ne pouvons
pas les utiliser dans le cas de terrain hétérogène non plus, car ils peuvent être
bloqués par des rognons rocheux.
La fiche des pieux est déterminée par un laboratoire spécialisé, ou par l’entreprise de
forage, de sorte que l’intervention du bureau d’études s’arrête à la détermination du
diamètre des peux et à leur implantation.
La base de calcul est donnée par la contrainte maximale admise sur le béton qui est
de 50Kg/cm2.
La partie haute des pieux est parfois équipée d’une cage d’armatures. C’est pour
recevoir les armatures d’appareil d’appui.
Chapeau attente
Pieu Armature
Mortier battu
Tube de trépan
36
3° Pieux battus
Mouton
Semelle
TN
Appareil d’appui
Pieu battu
Sol d’assise
Dans la pratique, pour l’abattage des pieux préfabriqués, souvent la formule des
M2h
R = ----------------------
Ke (M + P)
Où :
E=Refus ou enfoncement moyen pour les dix derniers coups de mouton (m)
Les ouvrages dont leurs fondations sont posées sur les pieux subissent à des efforts
horizontaux. Les sollicitations agissant en tête des pieux sont :
37
Les pieux sont placés dans l’axe ou alternativement de part et d’autres de l’axe dans
le but d’augmenter la densité.
Pieu
2,50 Mur
Pieu
Poteau
Semelle
Pieu
Remarque
-Si nous avons un grand nombre de pieux, nous faisons alors recours à la
généralisation de la méthode de bielles. Puis, au calcul de massif indéformable sur
appui élastique.
Cinq étapes entrent en jeu pour la réalisation des fondations d’un bâtiment, à savoir :
A. Reconnaissance du sol
Pour ce faire, nous devons explorer le sol et le sous sol de manière à évaluer les
caractéristiques mécaniques. (Portance, composition, tassement prévisible, niveau
de la nappe phréatique, eaux souterraines…)
In situ
Egalement aussi, nous devons faire des essais tels que l’essai à la plaque.
Sol Organique
Sol Lessivé
Roche Altéré
Roche Minérale
Au laboratoire
- L’indice de cohésion
- La résistance à la compression (exprimée par l’angle de frottement interne)
- La compressibilité (module de volume)
- L’identification du sol
- Le C.B.R.
- Les limites d’Atteberg
- La densité sèche
- La densité humide
- La densité apparente
- Le poids spécifique
- Le degré d’humidité
- Etc.
B. Tracé et implantation
- Le plan de situation
- Le plan cadastral ;
- Le des courbes de niveaux ;
- Le plan des installations souterraines (canalisation pétrolière, eau, gaz, lignes
électriques, phoniques, égout… etc.)
- Le plan géotechnique ;
- Les règlements (ordonnances, décret-loi, normes, etc.) ;
- Les plans architecturaux, donnant les renseignements nécessaires du
bâtiment (vue en plan, façade, coupes, fondations,…)
- Le permis de construire ;
- Etc.
Connaissant ces éléments ; nous enfonçons légèrement dans le sol d’une manière
provisoire les piquets en bois aux points caractéristiques.
R: Recul
R : Point caractéristique
R : Limite particulier
: Borne
41
Le recul entre le bâtiment et le mur de la parcelle doit être environ de dix mètres.
Dans le cas où nous avons deux bâtiments à construire, l’un à côté de l’autre,
impérativement nous devons laisser 10 m ou plus entre les deux bâtiments.
- Enfoncer encore les piquets en bois dans le sol bien entendu qui sont aux
points caractéristiques.
Clou
0,20
d : 0,08<d<0,10m
h : 0,60<h<1,30m
TN
Chaise à 3 pieux
d>60 d>60
d : 0,08<d<0,10m
h : 0,60<h<1,30m
TN
Chaise d’angle
Planche
Pieu
42
Les chaises simples et celles à trois pieux sont utilisées pour les fouilles et
cloisonnements intermédiaires. Tandis que les chaises d’angles sont employées
pour les tracés des angles. Il faut que ces chaises doivent être à plomb.
-enfoncer les chaises ou broches sous le sol aux endroits appropriés en suivant les
repères déjà mis en place ;
-placer les clous dans les planchettes qui doivent recevoir les fils. Ces fils peuvent
être en nylon ou en coton.
Chaise d’angle
Clou
Pieu
-mettre les repères au sol aux points caractéristiques en utilisant le fil à plomb et les
fiches ;
Remarques
1° Dans le cas où nous pouvons avoir des parties curvilignes dans notre bâtiment, le
tracé de ces éléments s’effectue à l’aide de ficelle, de clous et des fiches ou des
crales si la surface est rigide.
Point caractéristique
Corde Centre
2° La fixation des clous sur les planchettes est fonction du type de fouille à réaliser.
3° Si nous avons des fondations à réaliser qui sont proches, moins de deux mètres,
nous avons l’avantage d’utiliser une seule chaise.
Clou d’axe
d>150 d>80
4° Si nous avons un groupe des bâtiments à construire, nous devons tout d’abord
tracer sur le plan un quadrillage des mailles bien déterminées ceci, pour pieux
proportionner les bâtiments les uns par rapports aux autres.
Pour ce faire, sur le terrain, nous devons obligatoirement situer les repères.
5° Des bâtiments à ossatures exigent à ce que leurs tracés soient pris d’axe en axe.
Dans le cas où l’exécution des fondations doit se faire dans un sol mouvant, l’emploi
de blindage est recommandé (utilisation des états, des planches).
Sol mouvant
Etais Etais
Planche
5à6
Le blindage est l’opération qui consiste à soutenir ou à maintenir les parois verticales
ou inclinées d’une fouille durant toute la durée de construction des fondations.
Les planches sont placées contre les parois et serrées à l’aide des étais horizontaux.
Aucun vide entre les planches n’est toléré (assurer parfaitement l’étanchéité).
A titre d’exemples : on doit recourir à un assèchement des fouilles avec l’emploi des
palplanches des bois, des pompes (drainage).
Palplanche
Drainage
La réalisation des fondations proprement dite intervient lorsque toutes les conditions
sont réunies à savoir :
Cette opération exige l’application correcte des règles de l’art et les normes ayant
trait l’exécution des fondations.
Des contrôles permanents doivent être effectués pour le suivi des travaux
d’exécution des fondations.
Bien entendu, il faut que la solution adoptée et réalisée soit la moins onéreuse et que
le résultat attendu soit à la satisfaction du Maître de l’ouvrage.
47
CHAPITRE III
GROS ŒUVRES
1. MACONNERIE
- La maçonnerie de moellons ;
- La maçonnerie de pierres de taille ;
- La maçonnerie de brique ;
- La maçonnerie composite.
1) Maçonnerie de moellons
Ces pierres peuvent être de bloc irrégulier provenant des carrières mais, toutefois
débarrassées du bousin (matière tendre ou pierres en formation qui l’enrobe) ; c’est
que nous appelons le moellon brut ou alors, elles peuvent être de moellons d’assise
ou d’appareil.
5 1 et 6 : faces de lit
1 2 : face de joint
4 3 : face de parement
4 : face de derrière
5 : face de queue
3
2
6
Un moellon d’appareil est une pierre ayant subie de préparation dont le volume est
inférieur ou égal à 1/15 de mètre cube.
Un moellon peut se présenter avec une partie amoindrie. Nous disons alors que le
moellon est démaigri.
Suivant leur volume et la place qu’ils occupent dans la construction, les moellons
sont appelés :
48
Parpaing Epaisseur
Boutisse Carreau du mur
Pour la mise en œuvre, les moellons sont posés sur leur lit de carrière à bain
soufflant de mortier, pressés obliquement à la main et tassés avec un maillet de bois
jusqu’à ce qu’ils aient acquit une assiette solide et que le mortier reflue de tous le
joints. Les intervalles sont remplis de mortier ; puis nous y enfonçons des éclats de
pierres pour les remplir complètement.
A noter qu’une pierre ne doit jamais toucher une autre sans intermédiaire de mortier
et aucun intervalle un peu considérable ne doit être rempli en mortier seulement.
Il est conseillé de ne jamais réaliser une telle maçonnerie de moellon (en créant un
joint horizontal continu)
Joint
49
2) Maçonnerie de briques
C’est un ouvrage par assises réglées avec de petits éléments céramiques en forme
de parallélépipède de dimensions régulières.
Bloc plein
Brique cuite
L
L 19 19 19
h l 5 5,7 6,5
h 9 9 9
Boutisse Panneresse
Chaque brique est enduite de mortier sur les surfaces de joint et posée de façon à
assurer le contact et la continuité du joint de mortier en appuyant la brique et la
faisant glisser légèrement et alternativement à droite et à gauche.
Toute brique fendue ou cassée pendant la pose doit être jetée. Lorsque, pour se
conformer aux dessins d’appareil, il y a lieu de tailler la brique et la dresser pour
obtenir une surface précise et nette.
Vue en plan
Rangée impair
Rangée pair
51
Elévation
3e illustration 4e illustration
Vue en plan
Rangée
impair
Rangée
pair
Vue en plan
Rangée impair
Rangée pair
3) Maçonnerie composite
Exemples 1 2
Clé de voûte
Pierre Enduit
sciée
Moellon
de blocage
Soubasseme
Feuillure nt
1) Ravalement
Le ravalement d’une maçonnerie est l’opération qui consiste à retailler sur place
toutes les saillies, barrures qui résultant de l’imperfection de la pose à rejointoyer les
éléments et à confectionner les enduits, c'est-à-dire donner au parement son aspect
définitif.
2) Jointement
Joint
moellon 15 à
30mm
Les dispositions des joints en construction est l’élément très important, car elle
assure la stabilité et la résistance de l’ouvrage. Pour ce faire, les joints verticaux ne
doivent jamais être en alignement. Ils doivent être réalisés comme suit :
1b 1b
En outre, nous devons prévoir les joints de dilatation et ceux de rupture dans le cas
où le bâtiment a une longueur importante ou bien si nous avons des bâtiments
adjacents.
Joint de dilatation (3-5cm)
20 – 25cm
Premier bâtiment
Joint de dilatation
Où ∆L : changement de longueur
54
l : longueur du corps
t : différence des températures
∆l
La loi de Hooke donne l’expression suivante ∑ = ;
l
a.l.t
Nous aurons : ∑ = = a. t
t
D’où ∑ = a(t 2 − t1 )
Nous devons également nous rappeler que chaque changement d’un degré Celsius
provoque dans le matériau une contrainte. Ceci, nous amène à déduire qu’il y a une
force dont le matériau subit. Cette force a été toujours prise en compte pour le calcul
de structure. Elle a la valeur ci –après :
F = σt . S
3) Enduit et crépis
Il existe une autre catégorie d’enduit plus grossier appelé CREPIS. Le crépis est une
sorte d’enduit fouetté contre les parois d’un ouvrage, soit à la truelle, soit au balai.
D’une façon générale, les enduits ont pour rôle : la protection contre les intempéries,
l’étanchéité et l’habillage de l’ouvrage ; sans oublier la thermique et l’acoustique.
- La truelle
- Le bouclier
55
- Le balai
- La taloche
- La latte de 3 -5m
- Le niveau maçon
La surface à couvrir est préalable à niveau et bien compactée. Avant de poser les
carreaux par exemple, il est conseillé de mouiller cette surface avec l’eau. L’étalage
des carreaux doit se faire avec soin en commençant par le fond de la salle ou local
pour terminer vers la porte. Les alignements doivent être bien respectés ainsi que
l’horizontalité ; à moins que les indications particulières soient données.
Ensuite, le mortier est coulé dans les joints ; ainsi formés jusqu’à atteindre le niveau
supérieur des carreaux.
Dans le cas où la salle ou local doit recevoir les plinthes, ces derniers doivent être
posés avant le revêtement de l’aire horizontale.
Enduit intérieur
Enduit extérieur
Carreaux
Plinthe Mortier en mince couche de
sable
Il est conseillé de ne pas marcher sur les matériaux (dalles, carreaux, etc...) déjà
étalés. Des dispositions doivent être prises avant la pose.
c. MORTIER DE MACONNERIE
Au regard des pourcentages présentés, nous devons avoir l’intérêt de réaliser des
joints raisonnables. Le liant constituant le mortier se groupe en trois éléments :
CaCO3
Calcination CO2
CaO
Extinction H2O
Mortier
Absorption de CO2
Durcissement Séchage de H2O
2. MURS
Les murs sont des ouvrages en maçonnerie qui servent à enclore un espace, à
soutenir des terres (sols), à constituer les côtés d’un immeuble et à supporter les
étages dans la nécessité.
a) Mur de clôture
Il sert à clore une propriété ou un espace réservé. Parfois, il peut être isolé en
occupant un seul côté de l’enceinte.
Couronnement des mures
Nous avons :
1) Mur portant
Chapeau
Mur
Muret
Semelle
Dans la pratique, les murs de clôture sont construits en ayant les dimensions
suivantes selon l’importance de l’espace à clore.
b) Mur de soutènement
Sert à maintenir des poussées de terre afin de protéger un ouvrage face à ces
poussées pour qu’il n’y ait pas un éboulement. La réalisation du mur de soutènement
se fait en maçonnerie de moellon ou de briques ou encore en béton de pierraille.
bollard
Rail
Bateau
Ballaste Muret
Mur
Semelle
Pieux
ie
Protecteur (mur de protection)
montage
Habitation
Route
Mur Voie ferrée
Rivière
Concernant ces ouvrages, les calculs sont axés sur la stabilité ; il s’agit donc de la
vérification au glissement et au renversement des ouvrages. (Voir Cours de stabilité
et Mécanique des sols)
59
c) Mur de fondation
Souvent, ce sont des murs de sous sol d’un immeuble. Ils jouent le rôle de supporter
de charge de l’édifice. Les façades extérieures des murs doivent subir un traitement
spécial d’étanchéité avant de les mettre en contact avec les sols.
d) Mur de réservoir
Un réservoir enterré, quand il est vide ; doit supporter latéralement les charges de
terre comme des murs de soutènement.
C’est le cas d’une piscine ou une fosse septique ou un puisard, … ils sont tous
considérés comme de réservoirs enterrés.
Un réservoir surhaussé, c’est l’effet du vent qui exerce une pression latérale sur les
parois du réservoir.
e) Mur de bâtiments
Poursuivant l’objet de notre étude, voyons maintenant en détail les murs des
bâtiments. Ces murs servent à constituer les côtés d’une maison et de séparer les
différentes pièces. Nous y trouvons les ouvertures permettant l’éclairage, l’aération,
l’accès d’une pièce à une autre et de l’intérieur à l’extérieur et vice –versa.
Présentation
Mur de façade
postérieure Mur de refend longitudinal
Mur de cloison
Mur de façade
Mur de façade
latérale gauche
latérale droite
Mur mitoyen
Mur de façade principale
60
Mur porteur est un mur qui joue le rôle de supporter tout le poids de la toiture de la
maison/ son épaisseur est donnée par la formule ci –après :
h l
e= . où e : épaisseur du mur
12 √l2 +h2
h : hauteur du mur
Mur mitoyen détient la même épaisseur que celle des murs porteurs. C’est le mur
de séparation distincte des pièces dans une maison.
Mur de cloison garde une épaisseur inférieure à celle des murs porteurs. Souvent,
son épaisseur varie de 7 à 10cm, mais rare à 15cm. Elle a pour rôle de séparer les
différentes pièces de la maison.
Ces ouvertures sont appelées BAIE(S) définies par leurs dimensions nettes. Elles
servent d’accès d’une pièce à une autre ou de l’extérieur à l’intérieur du bâtiment et
vice –versa (porte) et elles servent également d’aération et du jour (fenêtre).
Extérieur Fenêtre
Porte
Intérieur
Baie de porte
Elévation Coupe
Linteau
EXT. INT.
h Ebrasement
l h Tableau
Feuillure
Seuil
Pavement
EXT.
61
Baie de fenêtre
Elévation Coupe
Linteau
EXT. INT.
h Ebrasement
l Tableau
Feuillure
Appui Pavement
3. STRUCTURES A OSSATURE
A. INTRODUCTION
Le gros œuvre d’une construction est constitué par une ossature et des éléments
sans remplissage.
L’ossature a pour rôle d’assurer la stabilité de l’ensemble d’un bâtiment, ainsi que la
transmission de toutes les autres les actions agissant sur l’ouvrage, depuis leur point
d’application jusqu’au sol, par intermédiaire des fondations.
L’ossature comporte de ce fait des éléments résistants dans les trois directions de
l’espace : verticalement (poteaux et voiles), horizontalement (poutres transversales
et longitudinales).
Le remplissage des travées est constitué par des briques, voiles en béton ou tout
autre matériau ayant pour but d’obturer certaines ouvertures ; et en aucun cas il n’est
supposé reprendre des efforts importants.
Tout projet d’une construction commence, avant tout calcul, par la définition de la
disposition d’ensemble de l’ossature en fonction de la destination de l’ouvrage, quitte
62
- Ossature en bois,
- Ossature métallique,
- Ossature en béton armé ;
- Ossature mixte.
L’ossature en bois est rarement utilisée. Elle est réalisée si la construction est
entièrement en bois. Les poteaux sont souvent ancrés dans le béton pour assurer
leur rigidité. L’ossature en Béton armé comme métallique sont réalisées par les
immeubles d’habitation à grande hauteur, hall, bâtiments industriels, etc.
L’ossature mixte, souvent constitué d’acier et de béton est utilisée pour des raisons
spécifiques.
B. TERMINOLOGIE
Poutre longitudinale
Poutre transversale
Contreventement
Longrine
Colonne
Fondation
Nous rencontrons :
Ce type d’ossature est constitué par une série de murs porteurs liés entre eux par
des planchers généralement du type dalle.
Refends mixtes
Refends transversaux
L’ossature est utilisée lorsque les refends sont en nombre insuffisant pour assurer le
contreventement.
64
Ces genres des structures sont constituées par des noyaux centraux en béton armé
et d’une série de poteaux périphériques.
La capacité portante d’une telle structure peut atteindre 100 à 120 niveaux.
6) REMARQUES GENERALES
La disposition des sections est très importante. Par exemple, la colonne de section
rectangulaire doit être placée de manière à ce que la largeur de cette section soit
dans le sens de la longueur du bâtiment. Ceci est supposé que le vent dominant
souffle sur le petit côté de l’ouvrage.
D. OSSATURES INDUSTRIELLES
Elles sont essentiellement constituées par des portiques. Les portiques simples sont
souvent utilisés pour les halls. Par exemples=, pour faire circuler le pont roulant.
Les portiques continus sont utilisés pour la couverture de grands espaces telles que
de coupole.
E. POTEAUX
Les poteaux constituant des éléments verticaux dans une structure à ossatures
transmettant aux fondations les efforts horizontaux et verticaux apportés par les
combles, les vents sur les parois verticales (long pan et pignon) et les ponts roulants.
Semelle
Pour industries
Articule Encastré
Selon leur construction et fabrication, les sections prennent les formes suivantes :
F. SOLLIUCITATION
Une ossature sert à assurer la stabilité de la structure et joue le rôle de porteur dans
une construction. C’est pourquoi, une ossature est obligée à résister aux charges
qu’elle supporte au niveau de chaque étage jusqu’au sol.
Toutes ces charges agissent sur la structure et cette dernière les transmet au
semelle de fondations.
67
Dans la plupart de cas, la structure à ossature surtout métallique est renforcé par les
contreventements ou par les entrecroisements.
Contreventements
(Pour des structures à ossatures hautes)
Entrecroisements
(pour les structures à ossatures basses)
Les voûtes sont des massifs de maçonnerie suspendus au dessus du vide entre
deux appuis sur lesquels ces massifs reposent.
La clé voûte est très indispensable pour former l’arc de voûte. Pour cela, il faut
considérer les éléments ci-après :
Pour la construction de voûtes, il faut que l’épaisseur aux riens se détermine selon la
figure ci-après :
e
2e
30°
e
2e R/2
R/2
30°
70
CHAPITRE IV
PLANCHERS
1. INTRODUCTION
Les planchers sont des aires planes limitant les étages et supportent les revêtements
posés à leur niveau supérieur.
Les planchers peuvent être d’habitation, de bureau, d’usine etc. … généralement, ils
sont horizontaux. Cependant, il est conseillé de leur donner une pente superficielle
de 5mm à 1cm/m pour permettre l’écoulement des eaux de lavage.
Les planchers rencontrés dans les bâtiments de destination diverse ou dans les
constructions industrielles peuvent se classer en cinq grandes catégories ; à savoir :
Une autre catégorie s’ajoute pour l’utilité d’habitation ou de bureau. C’est le plancher
en bois. Toutefois, l’emploi de ce bois reste plus avantager par rapport aux autres
planchers.
La réalisation des planchers s’effectue, d’une manière générale, sur l’application des
calculs de structure conformément aux règles de l’art.
- En bois ;
- En acier ;
- En béton armé ;
- En maçonnerie de hourdis.
a. Planchers en bois
Solive Mur
Maîtresse-poutres Lincoir
4,50
Les solives sont fixées longitudinalement entre les maitresses –poutres. Parfois, ils
sont encastrés dans les murs. Ils sont placés de 30 à 40cm d’axe en axe. Leurs
sections travaillent en flexion, souvent, elles sont de forme rectangulaire. Dans
certains cas, les solives jouent aussi le rôle de gîtes pour le plafond d’un bâtiment à
usage résidentiel ou de services (bureaux).
solive
Plafond solive
Maitresse poutres
Pour que les solives travaillent correctement sans flambement latéral ou torsion,
nous fixons des étrésillons sur champ ou croix Saint André entre les solives.
plancher
solive
étrésillon
Les planchers se posent au dessus des maitresses-poutres et sur des solives. Elles
sont disposées les unes contre les autres afin que les joints n’apparaissent pas.
Plancher
Maitresse poutre
Solive
72
Ce genre de plancher est constitué par une dalle appelé encore hourdis d’épaisseur
constante comprise entre 8 et 12cm reposant sur un système de poutres
secondaires ou poutrelles et poutres principales.
L’espacement des poutrelles est généralement compris entre 1,50 -2,50m et celui
des poutres varie entre 5 et 6m.
Poutre principale
Les calculs des panneaux de la dalle s’effectuent par les méthodes classiques de
l’élasticité aux états limites ou par d’autres méthodes.
Les dalles, plaques ou hourdis sont caractérisées par deux éléments : lx et ly qui sont
perpendiculaires devant les épaisseurs.
1m
ly
lx
lx
𝜕 4 𝑤 2(𝜕 4 𝑤 ) 𝜕 4 𝑤 𝑞
+ + =
𝜕𝑥 4 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑦 4 𝐷
Les moments et les efforts tranchants sont donnés par l’expression ci –après :
𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤
𝑀𝑥 = 𝐷 ( 2 + 𝛾 2 ) 𝑀𝑦 = −𝐷 ( 2 + 𝛾 2 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤 𝜕 𝜕 2𝑤 𝜕 2𝑤
𝑄𝑥 = −𝐷 ( 2 + 𝛾 2 ) 𝑀𝑦 = −𝐷 ( 2 + 𝛾 2 )
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕 2𝑤
𝑀𝑥𝑦 = −𝐷(𝑙 − 𝛾) ( )
𝜕𝑥𝜕𝑦
dalle
Armature 1e lit
(0,85Mx) Armature 2e lit
(0,85Mx)
Poutrelle
Poutrelle
74
𝑙𝑦 𝑙𝑦
≤𝑒≤
30 25
Exemple
Quelle est l’épaisseur d’une dalle de (5 ou 2,5) m de long sur (3 ou 1,0)m de largeur
qui devra être construite devant une porte d’entrée pour jouer la fonction qui leur
imposée ?
Solution
c. PLANCHER – DALLE
Un plancher – dalle est constitué par une dalle continue dans nervures supportées
directement par des piliers sauf éventuellement sur les rives, le long desquelles
peuvent exister des murs porteurs ou des poutres bandeaux.
lx
ly/2
ly/2
ly
lx/2
ly/2
ly/2
lx/2 lx/2
dalle
Pilier
75
Ce plancher est considéré comme une dalle continue sur plusieurs appuis. Il est
aussi appelé dalle nervurée. Dans le domaine d’application, les inégalités suivantes
doivent êtres vérifiées.
𝑙𝑦 𝑙𝑥
≤ 𝑙𝑥 ≤ 2𝑙𝑦 𝑎≤
2 5
𝑏 𝑙𝑦
≤ 𝑎 ≤ 2𝑏 𝑏≤
2 5
L’épaisseur de la dalle doit être comprise entre 1/25 et 1/30 de l y.
d. PLANCHER – CHAMPIGNON
Ce plancher est constitué d’une dalle fait corps avec les poteaux.
Ce plancher est constitué par une dalle généralement d’épaisseur relativement faible
reposant sur les poutrelles parallèles rapprochées. Il est utilisé pour des portées
assez importantes (supérieures à 7m) et de fortes surcharges.
Le cas où la tuyauterie est encastrée dans le plancher, souvent, nous posons les
conduites ou le tubes au même moment où nous relisons des armatures.
Souvent, des poutrelles appelées Lambourdes sont posées au fond des coffrages.
Apres le décoffrage, ces lambourdes son scellées dans le béton des clous à grosses
têtes enfoncés en biais dans le sens contraire.
76
CHAPITRE V
ESCALIERS
1. RAISONS D’ETRE
2. NATURE
- Bois
- Béton armé
- Métallique
- Céramique
- Maçonnerie
- Verre
- Etc.
3. COMPOSITION
a) Espace disponible
Les escaliers doivent être posés dans un endroit disponible de les servir librement
sans inquiétude à tout le moment.
b) Hauteur de franchissement
c) Plan incliné
Echappé
Palier d’arrivée
Plan incliné
limon
4) Nez
2 – 5cm Nez
5) Nombre de marche 7
6
H
n= 5
h 4
3 H
2
1
H=h+e
6) Emmarchement
- 65 – 90cm pour des petits escaliers
- 90 – 160cm pour les escaliers moyens
- 160 et plus pour de grands escaliers
Emmarchement
78
7) Echappé 8) Jour
120 ≤ 𝐸 ≤ 240
10 -12cm
(20 -30cm pour de grands
escaliers
10) Accessoires
a. Appui d’escaliers b. Garde corps ou main courante
Poutre
100 – 120cm
Cornière
bois
carreau
Métallique
Palier de repos
2) de
Palier Deux
départvolées avec palier de repos
Palier de départ
PD PA PD PR
PR PA
- 79 -
PR
PA PD
c. Escaliers à paillasses orthogonales
PA
PR1 PR2
PR3
PR2
PD/PA PR3
PR1
PD
d. Escaliers à quartier tournant
PR PR PR
PA PD PA
g. Perron
5. Remarques particulières
- Dans un immeuble, les marches et les conte marches doivent être identiques ;
- Les épaisseurs des paillasses et les appuis d’escaliers font appel aux calculs
de la Résistance des Matériaux et des Béton armé
- 80 -
CHAPITRE VI
TOITURES
1. LEUR RAISON D’ETRE
Une toiture d’un bâtiment est la partie supérieure de l’ouvrage. Elle est aussi appelée
COMBLE c'est-à-dire la faîte d’un bâtiment.
Elle est destinée à protéger le bâtiment contre le ruissellement des eaux de pluies, et
préserve les habitants de la chaleur et du froid.
2. FORME ET INCLINAISON
L’inclinaison des versants se distingue en trois pentes et est réalisée selon trois
facteurs suivants :
- Climat régional,
- Aspect architectural,
- Matériaux de couverture.
Nous rencontrons aussi de toiture dite CROUPE caractérisé par ses extrémités des
versants qui abattent de pointe de pignons en formant ainsi de nouveau plan de
toiture.
Arêtier
Faitage
Croupe biaise
Long pan
Long pan
Pour le bâtiment avec aile ou avec avant corps, ses versants se présentent suivant la
figure ci-dessous :
- 82 -
Noue
3. CHARPENTE
A. Composition
Ferme
Pannes
intermédiaires
Panne ou courantes
sablière
Les fermes reposent sur les poteaux ou sur les murs et plus rarement sur le sol.
(Ferme en forme d’arc). Elles sont composées d’éléments suivants :
Poinçon
Arbalétrier
Diagonale (contre fiche ) Fiche (montant)
L Entrait
- 83 -
Descente orifice
Les eaux ainsi recueillies sont dirigées vers le sol par des descentes rongeant les
murs de l’édifice.
Les sections des gouttières, chéneaux, et descentes d’eaux sont déterminées par le
calcul en fonction du débit, de la surface de recueillement et de la nature des
conduites (voir le Cours d’hydraulique).
Il doit avoir une inclinaison nécessaire en vue d’évacuer facilement les eaux par des
orifices. Les ouvertures des orifices sont également déterminées par un calcul
hydraulique.
Orifice chéneau
Incliné
Tuyau de descente
Au pied des bâtiments, les eaux pluviales conduites par les descentes doivent etre
évacuées par des collecteurs à ciel ouvert ou enterrés vers le point de rejet.
Ces collecteurs disposent des sections suffisantes et capables de véhiculer les eaux
à évacuer.
Descente
à ciel ouvert
Il est conseillé qu’à chaque changement de direction des collecteurs de mettre une
chambre de visite ou regard.
- 84 -
Cv
Dalot
Dalot à fente
Cv
Collecteur enterré
- 85 -