LES ASCENSEURS
Et les escaliers mécaniques
L’HISTOIRE DE
L’ASCENSEUR
L’ascenseur est l’une des inventions qui ont permis à l’homme de réaliser de grands
travaux. Ils continuent de nous fasciner jusqu’à aujourd’hui. Depuis les temps anciens,
l’homme a toujours cherché à déplacer à la verticale des charges lourdes lui demandant
un effort considérable. Ces recherches ont abouti à la création de l’ascenseur qui équipe
aujourd’hui la plupart des grands bâtiments.
Les débuts
La taille et la hauteur des structures qu’ils sont arrivés à bâtir constituent des preuves
qui attestent que les Égyptiens anciens et les Romains disposaient déjà d’un moyen de
levage semblable à l’ascenseur. Les historiens ont pu prouver que l’ancêtre des
ascenseurs est apparu en Égypte sous la forme d’un engin de levage utilisé pour puiser
l’eau appelé Chadouf.
Les Romains utilisaient également des monte-charges destinés aux personnes et aux
animaux au Forum de César à Rome. Les fouilles et les examens menés par les
historiens ont permis de distinguer 12 élévateurs qui permettaient à 12 gladiateurs
d’accéder à l’arène simultanément depuis le sous-sol. 32 autres monte-charges sont
également répertoriés. Elles servaient à acheminer les fauves depuis le 2è sous-sol.
L’ascenseur au XVIIe et XVIIIe siècle
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les chercheurs se sont attachés à chercher des moyens de
levage adaptés au transport de personnes. C’est ainsi que la « chaise volante » est
apparue au Château de Versailles et au Palais Mazarin. Cet appareil inventé ARNOULT,
mécanicien attitré de Louis XV était utilisé, uniquement par le Roi et ses invités ou
d’autres personnalités, pour monter. En même temps, un serviteur monte par les
escaliers et entre dans la cabine pour ramener l’appareil au rez-de-chaussée en utilisant
son propre poids.
L’ascenseur au XIXe siècle
C’est au XIXe siècle que le concept de l’ascenseur tel que nous le connaissons est
apparu et l’invention du parachute par OTIS y est pour beaucoup. C’est aussi à cette
époque que sont apparus les premiers ascenseurs qui n’étaient pas mus par la force de
l’homme. Les diverses expositions internationales ont permis de présenter les différents
appareils créés au public. C’est ainsi que le premier ascenseur à vapeur a été installé
dans un magasin de Broadway en 1857. En 1867, un inventeur français appelé Léon
EDOUX présenta au public des monte-charges actionnés par la pression de l’eau. Le
premier ascenseur fonctionnant à l’électricité a été présenté au grand public en 1880 à
l’occasion de l’exposition internationale de Mannheim, en Allemagne.
L’ascenseur à partir du XXe siècle
Au XXe siècle, un autre stade d’évolution est dépassé puisque l’ascenseur est passé de
l’appareil artisanal à l’équipement industriel. Son utilisation s’est démocratisée jusque
dans les immeubles d’habitation. Les années 1960 et 1970 ont été marquées par une
forte urbanisation qui a conduit à la standardisation des appareils. De nouvelles
inventions sont apparues petit à petit à l’exemple des portes automatiques et des
commandes électroniques. Les ascenseurs ont gagné de plus en plus en sécurité, en
confort, en performance et en esthétique.
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L’ascenseur de nos jours
Les recherches menées ces dernières années, dues en grande partie à la Directive
européenne 95 ont permis d’apporter des innovations aux ascenseurs en termes de
sécurité et de confort. Les matériels modernes sont plus compacts que leurs aînés.
C’est ainsi que les ascenseurs sans local, sans contrepoids, etc., envahissent le
marché. L’ascenseur est aussi devenu plus intelligent, est capable de gérer facilement le
trafic et permet à l’utilisateur de bénéficier d’une assistance en toute circonstance.
Terminologies e différents organes :
Cabine:
Organe de l’ascenseur ou du monte-charge, destiné à recevoir les personnes et/ou
les charges à transporter.
Etrier:
Ossature métallique portant la cabine ou le contrepoids, attelée aux organes de
suspension. Cette ossature peut faire partie intégrante de la cabine elle-même.
Câbles :
La cabine et le contrepoids sont suspendus par des câ bles mus par le
treuil.
Parachute:
Organe mécanique destiné à arrêter et à maintenir à l’arrêt la cabine ou le
contrepoids en cas de survitesse en montée et descente ou de rupture des organes
de sus- pension.
Contrepoids:
Organe mobile de l’ascenseur ou du monte-charge circulant le long de guides
verticaux ou faiblement inclinés sur la verticale et constitué par une masse pesante
dont le poids contrebalance celui de la cabine et d’une partie de la charge.
Gaine:
Volume dans lequel se déplacent la cabine et le contrepoids s’il en existe un. Ce
volume est matériellement délimité par le fond de la cuvette, les parois et le plafond.
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Treuil :
Ensemble du mécanisme d’entraînement des câbles ou chaînes de suspension de
la cabine. Il se compose essentiellement :
d’un moteur et de son accouplement,
d’un système de freinage,
d’un réducteur de vitesse actionnant soit une poulie motrice, un tambour, ou
un pignon.
Tous ces organes peuvent être assemblés sur site
Disposition
Adaptation dans un immeuble
Dans les anciens immeubles ne possédant qu'un escalier en colimaçon par
exemple, la trémie a été construite d'origine au centre, ou peut avoir été
adaptée ensuite en réduisant l'escalier. En général les cabines sont petites et
lentes, pouvant contenir parfois seulement 2 ou 3 personnes.
Batteries d'ascenseursModifier
Chaque trémie ou gaine verticale ne peut contenir qu'une seule cabine, voire
parfois une cabine à deux niveaux superposés, excepté un système ancien
devenu très rare, car dangereux, composé de plusieurs cabines se
succédant lentement dans une même gaine en continu sans s’arrêter ni porte
palière, appelé Paternoster.
Lors d'une utilisation par de nombreux voyageurs, plusieurs ascenseurs sont
donc regroupés dans une aire commune depassage dédiée à la circulation
verticale.
Batteries de zones d'étages des tours de gratte-ciels Modifier
Dans le cas des immeubles de grande hauteur, entre deux et quatre batteries
selon le nombre d'étages, regroupant 2 à 8 ascenseurs chacune, desservent
les différentes "tranches" d'étages.
Elles sont distinguées pour les bureaux par exemple, par la "batterie basse"
desservant le tiers inférieur, la "batterie moyenne", desservant le tiers du
milieu et la "batterie haute" pour le tiers supérieur. Bien souvent plus les
batteries sont hautes, plus les ascenseurs sont rapides.
Pour les batteries moyenne et haute, les étages inférieurs sont parcourus
d'une traite dans une zone dite "Zone Express".
Pour gagner du temps sans attente et accès plus direct à l'étage désiré, sur
certains ascenseurs modernes, les utilisateurs indiquent directement depuis
leur étage de départ sur un clavier leur étage de destination, qui leur
indiquera quelle cabine de la batterie, désignée par une lettre, y accèdera le
plus directement, la cabine étant elle-même dénuée de touche d'étage.
La centrale de commande locale des ascenseurs modernes de gratte-ciel est
équipée de dispositifs qui enregistrent les trajets quotidiens. Pour améliorer
encore davantage la disponibilité des ascenseurs selon la période, le bilan
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des jours précédents établit informatiquement les statistiques de
fréquentation selon le jour et l'heure qui orienteront en probabilité le
processus de commande des trajets des différentes cabines, permettant une
fluidification du trafic.
Pour les visites panoramiques des touristes, des ascenseurs spécifiques
desservent directement l'étage le plus élevé menant à la terrasse.
UtilisationsModifier
Sur quelques niveauxModifier
Beaucoup de lieux publics sur un nombre d'étages faible ou moyen, tels que les
stations de métro ou magasins offrent au passager le choix entre les trois options de
locomotion verticale, escaliers, escalators et ascenseurs. Les ascenseurs sont de
vitesse modérée.
Dans les gares, les ascenseurs vitrés de vitesse modérée sont de plus en
plus couramment installés comme alternative pour accéder par exemple d'un
quai à l'autre pour les personnes handicapées, les enfants ou avec de lourds
bagages.
Les escaliers roulants ou les escalierspermettent en revanche pour un
faible nombre d'étages, l'embarquement direct en évitant les attentes, ainsi
qu'un meilleur débit de personnes en cas d'affluence. Ils sont également mieux
adaptés aux correspondances de métro ou aéroports, de structures irrégulières
alternant couloirs horizontaux, avec parfois l'aide d'un trottoir roulant et
changements de niveaux, ainsi que l'accès aux salles de cinémas ou les
magasins et supermarchés à un ou deux niveaux, pouvant utiliser aussi
des travelatorspour les caddies.
Enfin l'ascenseur permet plus facilement d'installer les bagages ou
poussettes que sur les marches amovibles, ainsi que l'accès aux personnes
handicapées sur chaise roulante.
Sur un grand nombre d'étagesModifier
Pour un nombre d'étages important, voire une hauteur très importante de montagne,
l'ascenseur convient mieux qu'un escalator sur plusieurs aspects : Il est nettement plus
rapide, la vitesse de l'escalator étant faible et limitée à 0,6 m/s,
soit 2 km/h ou 1 km/hvertical, correspondant aussi à la vitesse d'une personne
parcourant les escaliers à bonne allure ; celle d'un ascenseur peut être entre 2 à 60
fois plus rapide.
Il est rationnel en gain de place par sa structure rectiligne verticale, regroupée en
éventuelles batteries.
Les parkings, hôtels et hôpitaux (notamment pour transporter les lits ou
brancards), utilisent principalement des ascenseurs. Ceux-ci desservent même
les niveaux à l'intérieur des grands ferrys oupaquebots de croisière.
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Les immeubles résidentiels et bureaux de plus de deux étages, et bien
sûr tous les immeubles de grande hauteur tels que les gratte-ciels où ils sont
rapides, utilisent exclusivement des ascenseurs, les escaliers étant même
souvent cachés derrière des portes coupe-feu, étant principalement destinés à
l'issue de secours en cas d'incendie par exemple.
Il est bien précisé durant les consignes de sécurité de prendre les
escaliers (de secours), plutôt que les ascenseurs en cas d'alerte, quel que soit le
nombre d'étages à parcourir, ceux-ci risquant de s’arrêter en cours de trajet
pour coupure de courant ou flamme et/ou asphyxie.
Records de vitesseModifier
La vitesse ascensionnelle maximale actuelle est de 17 mètres par seconde,
soit 60 km/h, pour les ascenseurs équipant les tours les plus hautes telles que
la Taipei 101 à Taïwan, Yokohama Landmark Tower au Japon
(12,5 m/s soit 45 km/h) ou le Bürj Khalifa àDubaï (40 km/h). Mais dans ces cas
les cabines doivent être pressurisées, car au-delà de 11 m/s il y a des risques
pour la santé.
Ce record va bientôt être dépassé par ceux de la Shanghaï Tower en Chine,
atteignant18 m/s, soit 65 km/h, par la firme Mitsubishi.
Le constructeur Hitachi vient d'annoncer un nouveau projet d'installation en
Chine d'un ascenseur allant à 20 m/s, soit 72 km/h, prévu pour 2016,
parcourant 94 étages en 43 secondes.
Description et principes de fonctionnement
Deux grands types d’ascenseurs existent principalement :
Ascenseurs à traction électrique
Un moto-réducteur électrique actionne une poulie qui entraîne par adhérence
une nappe de câbles
auxquels sont suspendus la cabine et son contrepoids.
Correspondant à des besoins particuliers, deux variantes existent :
pour des petites capacités et un encombrement réduit du fait de l'absence
de contrepoids (en
particulier pour la création d'ascenseur dans un immeuble existant), le treuil à
tambour tracte
directement la cabine ;
pour les immeubles de grande hauteur nécessitant des vitesses plus
importantes, les ascenseurs
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dits "gearless", la poulie d'adhérence est alors directement entraînée (sans
réducteur) par un
moteur électrique plus sophistiqué.
Par ailleurs de plus en plus d’ascenseurs électriques sans local de machine
sont maintenant installés,
grâce aux efforts d’innovation technologique des constructeurs rendus
possibles par la Directive
ascenseurs de 1995.
Ascenseurs dits « hydrauliques »
En l'absence de contrepoids, la cabine est dans ce cas propulsée,
directement ou par une suspension
mouflée, par le piston d'un vérin alimenté par de l'huile sous pression
provenant d'une centrale oléo-
électrique.
Adaptée à des courses et des vitesses plus modestes, cette technique
favorise l'installation d'ascenseurs
dans des espaces réduits et d’ascenseurs de charge de forte capacité.
Eléments communs aux différents types d’ascenseurs :
Dans la gaine :
Une cabine circulant le long de rails de guidage verticaux : de dimensions
adaptées aux différentes
capacités normalisées, la cabine est désormais équipée de portes afin
d'éliminer tout risque de
coincement lors des déplacements. Outre les accessoires de décoration et
d'éclairage, elle comporte le
panneau regroupant les boutons de commande et la signalisation.
La cabine défile devant les baies palières fermées par des portes aujourd'hui
coulissantes,
automatiquement commandées par la porte automatisée de la cabine. Les
anciennes générations de
portes palières étaient battantes à ouverture manuelle.
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Dans tous les cas, les portes palières doivent être verrouillées par des
serrures contrôlées
électriquement. Elles doivent, outre leur résistance mécanique, s'opposer à
l'éventuelle propagation des
flammes par la gaine d'ascenseur.
Dans le local des machines (lorsqu’il existe) :
Le système d'entraînement (moteur avec ou sans réducteur ou centrale
hydraulique) et l'armoire de
manœuvre : autrefois le plus souvent situé au-dessus de la gaine, ce local
constituait une verrue
inesthétique sur la terrasse de l'immeuble. Pour pallier cet inconvénient, plus
sensible si les immeubles
sont de faible hauteur, des poulies de renvois permettent d'installer la
machinerie en partie basse ou
contiguë à la gaine dans le cas d'une traction électrique.
Dans le cas d'un entraînement hydraulique, la machinerie est généralement
située en partie basse et
peut même être dissociée de la gaine, ce qui apporte une souplesse
complémentaire pour l'installation
dans un immeuble existant.
La manœuvre électrique (système de commande) est le véritable cerveau de
l'ascenseur. Autrefois à
relais, ce sont aujourd'hui électronique et microprocesseurs qui contrôlent
l'ensemble des sécurités
avant de piloter tous les mouvements à travers la commande et la régulation
du moteur. Le tout est
regroupé dans une armoire reliée, d'une part au câblage de la gaine
(serrures, boutons paliers, contacts
de sécurité...), et d'autre part aux équipements électriques de la cabine par
l'intermédiaire de câbles
électriques souples appelés "pendentifs".
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Il existe différents types de système de commande de l’ascenseur, qui doit
être choisi approprié aux
caractéristiques de trafic de l’ascenseur : manœuvre à enregistrements,
collective descente ou montée,
manœuvre collective complète, etc.
Divers autres organes jouent un rôle capital pour la sécurité :
Ils font l'objet d'homologations de types et d'essais stricts. Ce sont en
particulier :
- les serrures qui contrôlent le verrouillage des portes palières,
- le limiteur de vitesse et le parachute qui interdisent toute survitesse ou
chute de la cabine,
- le dispositif qui interdit toute survitesse en montée,
- les amortisseurs à dissipation d’énergie qui limitent la course aux niveaux
extrêmes.