Benzène et santé près des stations
Benzène et santé près des stations
Sous la direction de :
Maître de conférences à
l’Université de Nice.
2
Résumé :
L’exposition au benzène est reconnue pour avoir des effets cancérigènes, le but de
ce mémoire est d’analyser le lien entre l'exposition environnementale potentielle au
benzène et l’apparition de symptômes leucémogènes chez les riverains d’une station
service.
Les résultats révèlent une association entre le temps de résidence à proximité d’une
station service et l’apparition de certains pré-symptômes de la leucémie comme les
maux de tête, les difficultés d’endormissement, les irritations, les essoufflements, et
les vertiges.
Cependant, les résultats sont à prendre avec une grande précaution étant donné les
incertitudes qui pèsent sur l’implication des vapeurs d’essence dans l’apparition de
symptômes apparentés aux leucémies et les possibles interférences avec d’autres
facteurs.
Abstract:
Exposure to Benzene is known to have carcinogenic effects, the purpose of this
paper is to analyze the relationship between potential environmental exposure to
benzene and the onset of leukemogenic symptoms among residents of a service
station.
The results show an association between residence time near a gas station and the
occurrence of certain pre-leukemia symptoms such as headaches, sleep difficulties,
irritation, shortness of breath, and dizziness.
However, the results should be taken with great caution given the uncertainties
surrounding the involvement of gasoline vapors in the onset of symptoms related to
leukemia and possible interference with other factors.
3
Sommaire
Remerciements......................................................................................................................... 2
Résumé : ................................................................................................................................... 3
Abstract: .................................................................................................................................... 3
Introduction : ............................................................................................................................ 8
I. Législations et réglementations.................................................................................... 12
1. Définition : ................................................................................................................ 16
2. Origine : .................................................................................................................... 17
Absorption ........................................................................................................................... 21
Distribution .......................................................................................................................... 21
Elimination .......................................................................................................................... 21
4
2. Origine : .................................................................................................................... 24
3. Source :..................................................................................................................... 24
4. Utilisation : ............................................................................................................... 24
d. Le benzolisme : ........................................................................................................... 29
1. Echantillonnage : ..................................................................................................... 44
2. Le questionnaire :.................................................................................................... 44
5
Chapitre IV : Résultats et Discussion .................................................................................. 50
4. AFC : Age/temps de
residence/aération /symptomes/voiture /tabagisme /matiéres : ............................... 65
Bibliographie : ........................................................................................................................ 68
Webographie : ........................................................................................................................ 72
Annexes ................................................................................................................................... 76
Acronymes .............................................................................................................................. 91
6
Introduction
C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
(Victor Hugo)
7
Introduction :
L’industrie a connu depuis deux siècles un accroissement important et très mal
maîtrisé. En effet, l'impact de l'action humaine sur la nature n'a cessé de s'accroître.
Sans cesser de s'adapter à des contraintes ou des atouts naturels, l'homme s'est
appliqué à exploiter, puis transformer la nature à son avantage.
Avant la révolution industrielle, l’air que les humains respiraient était très peu
chargé en molécules chimiques d’origine anthropiques, mais depuis la moitié du XXe
siècle des milliers de molécules chimiques ont été élaborées, puis mises en
circulation. A la fin du XXe siècle, la problématique de la pollution atmosphérique était
plutôt dominée par la persistance de la pollution automobile, en regard de la
diminution progressive des émanations industrielles (C. Elichegaray, 2008).
En raison de l’enjeu sanitaire que représente la qualité de l’air, nous nous sommes
intéressés à l’impact des COV émanant des stations services, plus particulièrement
au benzène, sur les personnes habitant à proximité de ces installations. L’objectif de
cette étude est donc de répondre aux questions suivantes :
- qu’entend-on exactement par COV ? Quelles sont les substances qui les
composent et leurs principales propriétés, ainsi que leurs sources d’émissions ?
- quelle est l’exposition de la population aux COV, que ce soit l’exposition de fond et
l’exposition à proximité des sources d’émissions, leurs effets supposés sue la santé
humaine ?
- comment évaluer les risques des COV principalement le benzène pour la santé
humaine ? Quels sont les principaux travaux relatifs à cette problématique ?
Y’a-t-il une relation entre l’exposition à une source de pollution au benzène et
l’apparition de leucémies chez des riverains de stations services dans la ville de
Nice?
(1) produits issus du raffinage du pétrole : essence, lubrifiant, bitume, gaz, huiles…etc 8
cancérogénicité des carburants (essence), cancérogènes tératogènes, mutagènes »
a montré que l'essence contient un certain nombre de produits chimiques toxiques
tels que le 1,3-butadiène, le benzène, le toluène, l'éthylbenzène, les xylènes, les
isoparaffines, et le methyltert-butyle. Des études épidémiologiques chez l'homme ont
permis de mettre en relation l’exposition de la population habitant à proximité de
stations services et l’émergence d’un certain nombre de pathologies comme des
leucémies, des cancers des tissus lymphatiques, du cerveau, du foie et d’autres
organes et tissus.
Les études sur les effets sanitaires résultant de très faibles niveaux de benzène, de
1,3-butadiène, et d'autres substances chimiques cancérigènes composantes de
l’essence, préconisent que toutes expositions à l'essence ou aux vapeurs d'essence
sont à éviter dans la mesure du possible.
Au cours de la même année une étude qui traitait des effets de la pollution par le
benzène sur la croissance fœtale a été réalisée par l’INSERM en association avec
des chercheurs de la faculté de Grenoble.
Des femmes enceintes ont été recrutées dans deux maternités françaises en 2005-
2006. Un sous-échantillon de 271 femmes non-fumeuses portait sur elles un
échantillonneur d’air ambiant pendant une semaine au cours de la 27e semaine de
gestation, ce qui permet l'évaluation de l'exposition au benzène. La circonférence de
la tête du fœtus était mesurée par ultrasons au cours des deuxièmes et troisièmes
trimestres de la grossesse puis à la naissance.
L’exposition au benzène médian était de 1,8 µg/m3, cette exposition fut associée à
une diminution ajustée de 1,9 mm de circonférence de la tête évaluée au cours du
troisième trimestre, et de 1,5 mm de circonférence de la tête évaluée à la fin du
second trimestre de la grossesse. Cependant, il convient d’être prudent avec ces
résultats car l'exposition n’a été évaluée que pendant 1 semaine (INSERM 2009).
9
Les résultats d’une autre étude en 2009 suggèrent également le rôle de l'exposition à
faible niveau de benzène dans la leucémie aiguë de l'enfant (INSERM 2009).
Ce mémoire est composé de quatre parties. La première partie fait le point sur les
définitions de la pollution atmosphérique, du devenir des polluants dans
l’atmosphère, la définition des COV, leurs propriétés et leurs effets sur
l’environnement et sur la santé humaine, ainsi que les effets du benzène. La
deuxième partie recense les principales stations services de la ville de Nice, qui
représentent la plus importante source de rejet de benzène, ainsi que la délimitation
des zones d’habitation à proximité de cette source. Une troisième partie sera relative
au traitement d’un questionnaire qui a été soumis aux habitants de cette zone à
risque. Et enfin une dernière partie, ou seront exposés les résultats obtenus au
travers du questionnaire établi, et ainsi après analyse statistique, déterminer si il
existe un lien entre résider à proximité des stations services et les leucémies.
10
Chapitre I Etat de l’art
11
Chapitre I Etat de l’art
I. Législations et réglementations
Directive n° 84/360/CEE du 28/06/84 relative à la lutte contre la pollution
atmosphérique en provenance des installations industrielles.
– Directive « solvants »
Source :http://aida.ineris.fr
II. Définitions :
1. Définition de la pollution atmosphérique :
Définition selon la communauté européenne en 1967 :
13
Chapitre I Etat de l’art
14
Chapitre I Etat de l’art
La figure suivante représente les couches de l’atmosphère, avec les altitudes et les
températures.
15
Chapitre I Etat de l’art
a. Circulation troposphérique :
On distingue dans la troposphère divers mouvements des masses d’air, ces derniers
sont constitués par des mouvements horizontaux, dénommés « vent » (en particulier
le jet Stream), et des mouvements verticaux ascendants ou descendants, parfois
liés à des phénomènes catabatiques, ou encore à de fortes perturbations
météorologiques. (JF.Ramade, 2007).
b. Circulation stratosphérique :
La dispersion verticale des polluants est très lente comparée aux mouvements dans
la troposphère. Cela est causé par la faible vitesse à laquelle se font les échanges
entre les couches d’air d’altitudes différentes (JF.Ramade, 2007).
Selon l’arrêté ministériel du 1er mai 1993, relatif aux Installations Classées pour la
Protection de l’Environnement (ICPE), est considéré comme COV tout composé qui,
à l’exclusion du méthane, contient du carbone et de l’hydrogène, lequel peut être
substitué par d’autres atomes comme les halogènes, l’oxygène, le souffre, l’azote, ou
le phosphore, à l’exception des oxydes de carbone et des carbonates (des
composés organiques contenant le groupe carbonate O = C (O-) 2.). Ces composés
se trouvent à l’état de gaz ou de vapeur dans les conditions normales de
température et de pression.
Une directive européenne ajoute à cette définition que tout produit organique ayant
une pression de vapeur supérieure à 10 hpa dans les conditions normales de
16
Chapitre I Etat de l’art
• le butane,
• le propane,
• l’acétone
2. Origine :
Les sources naturelles de COV représentent 90% des rejets. Les COV sont émis par
la végétation (pins) par exemple et certaines aires cultivées. D’après une étude
réalisée par un chercheur de la Faculté de Princeton (D .Purves), les émissions de
monoterpènes et d’isotérpènes ont augmenté de 17% aux Etats Unis, leurs
augmentations étant dues aux politiques de reforestation.
(www.journaldelenvironnement.net)
Sur le plan national, les émissions de COV, tous secteurs confondus (industrie,
transport, agriculture…), sont estimées à 1199 kt en 2007 (source CITEPA). Les
émissions de COV liées au secteur de l'industrie représentent environ 377 kt (
Ademe 2009).
Les COV entrent dans la composition des carburants, mais aussi de nombreux
produits courants: peintures, encres, colles, détachants, cosmétiques, solvants…
pour des usages ménagers, professionnels ou industriels (pour cette raison, leur
présence dans l’air intérieur peut être importante). Les secteurs d’activités les plus
fortement émetteurs de COV sont les transports routiers, l’industrie, et l’agriculture.
www.Bicyclair.fr
Les deux figures ci-dessous montrent respectivement l’émission des COV en Europe
et en France.
17
Chapitre I Etat de l’art
7%
TRANSPORT
31% 46% NATURE
INDUSTRIE
TERTIAIRE DOMESTIQUE
16%
Figure 3. Source
ce d’émission des COV en France.
France Source : l’ADEME, 1997.
En ce qui concerne la France, le constat est le même que pour l’ensemble de
l’Europe. Le transport, l’industrie et la nature sont les sources les plus émettrices de
COV.
18
Chapitre I Etat de l’art
L’ozone ainsi formé provoque maux de tête, troubles respiratoires, crises d’asthme et
allergies notamment chez les enfants et les personnes âgées, plus sensibles. Il
endommage les feuillages et les plantes, mais aussi les bâtiments.
(Source : www.ozone.ch)
Formation de l’ozone :
- Le radical hydroxyle (OH) est formé à partir de l'ozone et de la vapeur d'eau sous
l'action du rayonnement solaire (hv) :
(1) O3 + hv —> O2 + O-
19
Chapitre I Etat de l’art
- Le dioxyde d'azote NO2 est ensuite photo dissocié à une longueur d'onde inférieure
à 400 nm (6) et l'atome d'oxygène O- réagit avec une molécule d'oxygène O2 pour
former l'ozone O3 (7). Le monoxyde d'azote NO réagit alors avec l'ozone pour
reformer du dioxyde d'azote (8).
(7) O- + O2 + M —> O3 +
M
(Source : ADEME)
Le tableau suivant représente la classification des COV selon leur rôle dans la
production d’ozone. Nous constatons que les COV produisant le plus d’ozone sont
les suivants : les Alcènes, aromatiques, les alcanes > C6 (sauf diméthylpentane), les
aldéhydes (sauf benzaldéhyde), les COV naturels (isopropéne).
Tableau 2 .Classification des COV selon leur rôle dans la production d’ozone
(Source : AIRFOBEP, 2005).
20
Chapitre I Etat de l’art
Les taux d’absorption sont variables d’un composé à l’autre, par exemple proches de
50 % pour le benzène et le toluène, compris entre 62 et 64 % pour les xylènes et
entre 49 et 64 % pour l’éthylbenzène (INERIS, 2005, 2006).
Distribution
Après absorption, les COV sont distribués via le sang à l’ensemble de l’organisme.
En fonction de leurs propriétés, ils vont se retrouver dans différents organes. De
nombreux COV sont lipophiles (benzène, toluène,…), c’est-à-dire que leurs
concentrations sont plus élevées dans les tissus graisseux, comme le tissu adipeux
et la moelle osseuse. Le toluène s’accumule dans les tissus adipeux, le cerveau, le
sang, le foie, le rein et la moelle osseuse. De même, il a été constaté la présence de
xylène dans le sang, mais aussi l’estomac, le foie, les reins, le cerveau, le myocarde
et les tissus adipeux (Observatoire régional de santé d’Ile-de-France 2007).
Transformation métabolique
Une transformation métabolique, notamment au niveau du foie, a en général lieu et
aboutit à la formation de métabolites, souvent hydrosolubles et qui pourront donc
être éliminés par voie urinaire.
Dans certains cas, les premières étapes du métabolisme peuvent former des dérivés
hautement toxiques pour l’homme. Ainsi, la toxicité du benzène s’expliquerait par la
formation d’intermédiaires radicalaires (dérivés époxybenzène, phénoxy,
semiquinones…) (INERIS, 2005) extrêmement réactifs et capables de se combiner
irréversiblement avec les protéines et acides nucléiques cellulaires (fonction –SH et –
NH2) ce qui peut altérer plusieurs fonctions ou bien conduire à la formation d’autres
métabolites comme le phénol qui serait responsable de la toxicité du benzène
(M.Vaubourdolle, 2007).
Elimination
Pour de nombreux COV, l’élimination se fait majoritairement sous forme de
métabolites dans les urines. Ils peuvent également être éliminés sous forme
inchangée dans l’air expiré et dans les urines.
21
Chapitre I Etat de l’art
Pour le benzène, il est éliminé dans les urines sous forme de phénol et de très
nombreux autres métabolites, mais aussi sous forme inchangée dans l’air expiré (10
à 50 %) et dans les urines (1 %), selon l’activité physique et l’importance du tissu
adipeux (Observatoire régional de santé d’Ile-de-France 2007).
Parmi les COV très irritants, on trouve le formaldéhyde. Une étude a observé une
irritation légère des yeux à partir de 1 ppm, et des voies respiratoires à partir de 2
ppm (J.Arts et al, 2006).
L’un des premiers effets reconnus a été une relation entre l’exposition à des vapeurs
de benzène et la leucémie (P.Le Cloirec, 1998).
22
Chapitre I Etat de l’art
Actions mutagènes
Les hydrocarbonés insaturés (alcènes, oléfines…) inhalés subissent des
transformations qui les rendent très toxiques. Ainsi, par exemple, environ 5% de
l’éthylène inhalé se transforme en oxyde d’éthylène qui est à la fois cancérigène et
mutagène (K.Victorin, 1988).
23
Chapitre I Etat de l’art
IV. Le benzène :
Le benzène est un solvant inflammable et toxique. Il a été classé cancérogène par
l'Union européenne. Son usage est donc strictement
réglementé. En France, il est interdit de commercialiser
des solvants contenant plus de 0,1% de benzène. Des
valeurs limites d'exposition professionnelle au benzène
sont définies dans le Code du travail. (VLEP sur 8 H: 3,25
mg/m3 d'air, 1 ppm.
Possibilité d'une pénétration cutanée importante INERIS).
1. Propriétés physico-chimiques :
2. Origine :
Le benzène est un des composants des mélanges complexes issus du craquage ou
du reformage catalytique d'hydrocarbures pétroliers.
3. Source :
La présence de benzène dans l'environnement est naturelle (feux de forêts, activité
volcanique) ou anthropique.
4. Utilisation :
Le benzène est principalement utilisé pour produire de l'éthylbenzène servant à la
synthèse du styrène destiné à la fabrication de matières plastiques et d'élastomères.
Il est également utilisé pour produire: du phénol entrant dans la fabrication des
résines phénoliques et du nylon, de l'acétone employé comme solvant ou utilisé dans
24
Chapitre I Etat de l’art
Chez les organismes aquatiques, la grenouille léopard était l'espèce la plus sensible
qui a été identifiée lors des essais à long terme. La CL50 (concentration d’une
substance causant la mort de 50% d’une population) signalée était de 3,7 mg/L pour
des essais d'exposition continue de 9 jours des stades embryonnaires et larvaires.
La truite arc-en-ciel était l'espèce aquatique la plus sensible pour les essais de
toxicité aiguë, avec une CL50 - 96 h de 5,3 mg/L chez les juvéniles.
Des effets de toxicité aiguë ont également été signalés sur les invertébrés terrestres
et des plantes à des concentrations atmosphériques de benzène supérieures à
10 000 mg/m3.
La CL50 (inhalation) - 7 h chez les rats exposés au benzène était de 32 500 mg/m3.
La concentration observée causant des changements immunologiques chez les rats
de laboratoire était de 32 mg/m3.(www.sc-hc.gc.ca)
Le benzène est éliminé tel quel, dans l'air expiré des poumons (50%) et sous forme
de métabolites, dans l'urine. (INERIS 2006).
L’exposition à 20 000 ppm (64 980 mg/m3) pendant 5 à 10 minutes est fatale
(H.W.Gerarde, 1960).
Par voix orale, la dose létale se situe entre 50 et 500 mg/kg (R.Gosselin et al. 1984).
26
Chapitre I Etat de l’art
Formation de l’epoxybenzéne :
Cytochrome P405
Benzène époxybenzéne
Voie 1 :
Époxybenzène
Benzène
REARENGEMENT
Hydroquinone catéchol
Phénol
1,2, 4- trihydroxybenzène
Benzoquinone
Voie 2 :
Conjugaison au glutathion
Benzène Epoxybenzè
ne
Conjugaison au
Glutathion
27
Acide S-
phénylmercapturique
Chapitre I Etat de l’art
Voie 3 :
Ouverture du cycle
Benzène époxybenzène
+H2O
Dehydrodiol benzène
d. Le benzolisme :
L’atteinte de la moelle osseuse peut revêtir des aspects très variés en raison des
facteurs de susceptibilité de chaque individu. Le temps de latence entre l’exposition
au benzène et l’apparition des premiers symptômes peut également varier de
quelques mois à plusieurs années (Le Cloirec, 1998).
Le lien formel avec l’exposition au benzène n’est prouvé que pour les seules
leucémies aiguës myéloblastiques ; La relation est moins évidente pour les
lymphomes et myélomes multiples.
Les leucémies surviennent souvent des années après la fin de l’exposition (Le
Cloirec, 1998).
29
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
Chapitre II : Présentation
de la zone d’étude
30
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
1. Contexte climatique :
La ville de Nice s’étale sur 7192 hectares, elle appartient à la région Provence alpes
côte d’azur, qui est caractérisée par un climat méditerranéen. Ville ouverte sur la
mer, Nice bénéficie cependant d’un microclimat qui lui est propre.
La clémence des hivers et la chaleur modérée des étés la caractérisent. Ses collines
et les montagnes environnantes la protègent des vents.
L’ensoleillement est de 2921 heures par an. Les pluies, tombant souvent sous la
forme de violents orages, se concentrent en automne et au printemps. La valeur
annuelle du cumul des précipitations est de 843.1 mm. (Données 2009, voir figures
7, 8 et 9)
La température moyenne annuelle est de 15°. La mer joue le rôle d’amortisseur
thermique à l’égard des brusques variations de température, et définit ainsi, un climat
méditerranéen, cependant le relief élevé de l’arrière pays génère des conditions
froides de type alpin (http://www.infoclimat.fr/climatologie).
31
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
32
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
33
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
.
Figure 10.Carte d’occupation des sols de la ville de Nice .Source : Atmopaca
2000
34
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
49 268 soit 14.53% 212 428 soit 61.85% 81 427 soit 23.73%
35
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
Figure 12 .Carte des stations services les plus importantes de la ville de Nice
36
Chapitre III Méthodologie
Carte 13. Carte des stations service de Nice en fonction du débit annuel.
37
Chapitre III Méthodologie
38
Chapitre III Méthodologie
Dans la ville de Nice, plus de 40 stations service sont recensées, la majorité d’entre
elles sont urbaines ou péri urbaines, et donc très proches des habitations, ce qui
accentue leurs effets, qu’ils soient sanitaires ou environnementaux.
Carte 14. Carte des stations service en fonction de leurs proximités des
habitations (proche si <10m)
39
Chapitre III Méthodologie
40
Chapitre III Méthodologie
Les résultats de cette étude sont résumés dans les tableaux suivants :
Station urbaine :
Concentrations
en Limites de
Bruit de fond Pompes
benzène Propriété
µg/m3
Moy :2.3 Moy :2.8 Moy :10.7
Stations
Mini : 1.2 Mini : 1.3 Mini : 3.0
urbaines
Maxi : 3.9 Maxi : 4.7 Maxi : 20.8
Concentrations
en Limites de
Bruit de fond Pompes
benzène Propriété
µg/m3
Moy :6.1 Moy :8.2 Moy :31.3
Stations sous
Mini : 2.3 Mini : 2.0 Mini : 10.0
immeuble
Maxi : 23.1 Maxi : 30.8 Maxi : 85.7
Norme Moyenne
annuelle Valeurs
2 µg/m3
Objectif de qualité
41
Chapitre III Méthodologie
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Valeur
limite en 10 10 10 10 10 9 8 7 6 5
µg/m3
42
Chapitre III Méthodologie
43
Chapitre III Méthodologie
1. Echantillonnage :
L’échantillonnage concerne une zone d’impact de 30m en limite de propriété.
2. Le questionnaire :
Un questionnaire a été soumis à une cohorte de 200 personnes, il comporte des
questions bien ciblées qui peuvent nous éclairer sur la situation sanitaire individuelle.
-Enquête de Terrain-
Question 1 :
-Sexe : Homme Femme
Question 2 :
-Age : 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 >70
44
Chapitre III Méthodologie
Question3 :
-Depuis combien de temps habitez-vous ici ? <2 ans 3-5ans 5-10 ans 10-20ans >20
Question 4 :
-Ou habitiez-vous avant ?.....................................................................................................................................
………………………………………………………………………………………………………………………………….
Question 5 :
-Avez-vous un balcon ? oui non
o -Si oui l’utilisez-vous pour : manger dehors étendre le linge lire/vous reposer
autre…………………………………………………………………………………………………………......
Question 6 :
-Aérez-vous votre logement quotidiennement ? oui non
autre…………………………………………………………………………………………………………......
Question 7 :
-Avez-vous souvent des maux de tête ? oui non
45
Chapitre III Méthodologie
autre …………………………………………………………………………………………………………….
Question 8 :
-Etes-vous souvent fatigué(e) ? oui un peu non
Question 9 :
-Fumez-vous ? oui non
o Si oui depuis combien de temps : 0-5 ans 5-10 ans 10-20 ans >20 ans
Question 10 :
-Etes-vous essoufflé(e) lorsque vous faites un effort ? oui un peu non
Question 11 :
46
Chapitre III Méthodologie
Question 12 :
-Avez-vous une voiture ? oui non
Question 13 :
-Estimez-vous être exposé(e) à des matières dangereuses pour votre santé (expliquer là ce que l’on entend par
matières dangereuses) ?
oui non
Question 15 :
-Depuis combien de temps exercez-vous cette profession ? <2 ans 5-10 ans
Question 16 :
-Quelle profession avez-vous le plus longtemps exercé ?...............................................................................
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………..
47
Chapitre III Méthodologie
Question 17 :
Sur une échelle de 1 à 10 représentant votre état de Santé (1 pour une mauvaise Santé et 10 pour une très bonne
Santé) quelle note vous donnez vous ?
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Question 18 :
-Avez-vous ? : irritations nez/gorge/cutanée vertiges
Dans le cas où les personnes parlent de cancer ou de leucémie est ce que ce sont des pathologies que l’on
retrouve chez leurs ascendants et/ou descendants (génétique), de quelle pathologie il s’agit
exactement ?..................................................................................................................
Notes :
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………
48
Chapitre III Méthodologie
3. Analyse statistique :
Le traitement des données recueillies par l’enquête a été fait sous le logiciel
MODALISA.
Pour l’analyse statistique de notre étude, nous nous sommes basés sur les outils de
calculs bio-statistiques qui permettent l'évaluation du risque sanitaire.
Test du khi2 :
C’est un test de liaison permettant de vérifier s'il existe une relation entre le risque
d'exposition et les symptômes.
49
Chapitre IV Résultats et Discussion
Chapitre IV : Résultats et
Discussion
50
Chapitre IV Résultats et discussion
-Des questions relatives au sexe et à l’âge, nous permettent d’identifier les classes
de populations potentiellement exposées au benzène.
D’autres questions plus directes ont été posées aux personnes de la cohorte. Elles
portent sur leur état de santé général qui peut toujours avoir un lien avec le benzène
comme la fatigue, les maux de tête, les essoufflements, et les irritations, et les
anémies. Ces symptômes peuvent être considérés comme les précurseurs les plus
connus des maladies leucémiques.
Nous avons utilisé des méthodes statistiques qui nous ont permis d’analyser les
réponses, mais aussi de visualiser les possibles corrélations entre différentes
questions.
En premier lieu, nous avons effectué un tri à plat, afin de connaitre les tendances
des réponses et les pourcentages, et donc avoir un premier aperçu des résultats.
Puis, à travers cette première lecture, nous avons pu réaliser des tris croisés entre
différentes questions qui nous paressaient pertinentes et pouvant donner lieu à une
première association.
Enfin, nous avons effectué des AFC (Analyse Factorielle des Correspondances)
entre plusieurs variables (questions), afin de mettre en évidence des groupes
homogènes, ayant des points communs.
51
Chapitre IV Résultats et discussion
Effectifs Fréquence
Homme 76 38,0%
Femme 124 62,0%
Total 200
Age :
Effectifs Fréquence
20-30 32 16,0%
30-40 14 7,0%
40-50 42 21,0%
50-60 39 19,5%
60-70 14 7,0%
>70 59 29,5%
Total 200
On voit d’après le tableau ci-dessous, que 56% des personnes interrogées vivent
dans leurs habitations depuis plus de 20ans. Cette donnée joue un rôle important
dans l’évaluation de l’exposition.
Maux de tête :
Effectifs Fréquence
Oui 52 26,0%
Non 148 74,0%
Total 200
En ce qui concerne les maux de tète, sur les 200 personnes interrogées, 26% se
disent souffrir de maux de tête. Il reste à en déterminer les causes.
52
Chapitre IV Résultats et discussion
Fatigue :
Effectifs Fréquence
Non réponse 1 0,5%
oui 52 26,0%
Un peu 80 40,0%
non 67 33,5%
Total 200
Fumer :
Effectifs Fréquence
oui 58 29,0%
non 142 71,0%
Total 200
Utilisation de la voiture :
Effectifs Fréquence
Non réponse 111 55,5%
Rarement 15 7,5%
Fréquemment 10 5,0%
très souvent 64 32,0%
Total 200
Matières dangereuses :
Effectifs Fréquence
Non réponse 157 78,5%
Essence 12 6,0%
Pollution 16 8,0%
gaz d'échappement 4 2,0%
produits chimiques 4 2,0%
co2 1 0,5%
Peintures 2 1,0%
produits btp 3 1,5%
Poussière-bois 1 0,5%
Total 200
53
Chapitre IV Résultats et discussion
8% des personnes interrogées nous ont affirmé être exposées à des matières
dangereuses pour leur santé. Elles ont identifié la pollution comme matière
dangereuses, sans toutefois préciser un polluant particulier. Cependant 6% des
personnes interrogées ont clairement identifié l’essence comme matière dangereuse
pour leur santé.
Santé 1-10
Effectifs Fréquence
1 1 0,5%
2 1 0,5%
3 1 0,5%
4 3 1,5%
5 31 15,5%
6 18 9,0%
7 90 45,0%
8 36 18,0%
9 15 7,5%
10 4 2,0%
Total 200
45% des individus se disent avoir une santé satisfaisante (>7/10), tandis qu’ils sont
tout de même prés de 24.5% à considérer que leur état de santé est moyen (entre
6/10 et 5/10).
Symptômes
Effectifs Fréquence
Non réponse 116
irritation nez 2 2,3%
irritation gorge 15 17,4%
irritation cutanée 3 3,5%
vertiges 17 19,8%
difficultés
38 44,2%
d'endormissement
perte de mémoire 11 12,8%
Total / réponses 86
Plus de 67% des personnes interrogées se disent essoufflées quand elles font un
effort. Les personnes interrogées attribuent souvent cela à l’âge. Cependant, il serait
intéressant de croiser cette question pour en déterminer la cause véritable.
54
Chapitre IV Résultats et discussion
<2 ans 3-5 5-10 ans 10-20 ans >20 ans Total
irritation nez 1 1 2
irritation gorge 1 9 3 2 15
irritation cutanée 1 2 3
vertiges 1 1 1 14 17
difficultés
4 7 3 24 38
d'endormissement
perte de mémoire 11 11
Total 1 7 17 7 54 86
55
Chapitre IV Résultats et discussion
L’histogramme ci-dessous, montre que plus de 55% des personnes résidant depuis
plus de 20ans dans leur habitation se disent souffrir de symptômes qui seraient selon
eux attribuables au benzène, 9% se plaignent de perte de mémoire, 21% souffrent
de difficultés d’endormissement, et 12% de vertiges.
Le test du Khi2 a une valeur significative de 1,27 pour une ddl de 4 et nous permet
donc d’affirmer qu’il y a bien un lien entre le temps de résidence et l’apparition de
maux de tête (variable dépendantes).
56
Chapitre IV Résultats et discussion
<2 ans 3-5 5-10 ans 10-20 ans >20 ans Total
Oui 1 5 8 2 15 31
un peu 3 8 13 10 69 103
Non 9 13 12 4 28 66
Total 13 26 33 16 112 200
Cependant le test du khi2 montre bien qu’ il n y a pas de lien significatif entre
l’essoufflement et le temps de residence. Ce sont donc des variables
independantes.
57
Chapitre IV Résultats et discussion
On remarque sur le tri croisé, temps d’habitation/fatigue, que les personnes résidant
depuis plus de 20ans dans leurs habitations se plaignent plus de la fatigue. Ceci
pourrait être du à l’âge, au travail ou bien à une exposition au benzène.
La valeur de Khi2 montre bien que les deux variables sont dépendantes et qu’elles
sont étroitement liées.
58
Chapitre IV Résultats et discussion
Cependant un test du Khi2 ne peut pas être utilisé pour conforter nos observations
(effectif inferieur à 5).
Matières dangereuses/Symptômes
59
Chapitre IV Résultats et discussion
60
Chapitre IV Résultats et discussion
Santé/Matières dangereuses
61
Chapitre IV Résultats et discussion
62
Chapitre IV Résultats et discussion
Cette AFC montre qu’un premier groupe se distingue dans lequel l’essence est
associé à la fatigue, aux essoufflements, à la difficulté d’endormissement, et aux
irritations. Cela montre bien que l’essence serait responsable de ces symptômes.
Tandis que pour un deuxième groupe la pollution en général est liée à des
essoufflements et à la fatigue, mais à un niveau moindre que celui de l’essence.
Le test du Khi2 montre que les deux variables: temps d’aération et maux de tête,
sont étroitement liées.
Figure 28. AFC 2 : Influence de l’aération sur l’apparition des maux de tète
63
Chapitre IV Résultats et discussion
L’AFC si dessus montre bien qu’un temps d’aération inferieurs à une heure
provoque des maux de tète et donc on peut dire que les maux de tète auraient été
provoqués par un temps d’aération insuffisant et par une exposition au benzène.
Nous observons que les personnes de 60 à 70 ans et plus, résidant depuis plus de
20ans dans leur habitation, se disent souffrir de vertiges et de pertes de mémoire.
Cependant, cela pourrait être du à leur âge avancé plus qu’à une exposition au
benzène. Les personnes âgées de 50 à 60 ans identifient l’essence et les gaz
d’échappement comme matières dangereuses et se disent souffrir de difficultés
d’endormissement et d’essoufflements.
64
Chapitre IV Résultats et discussion
4. AFC : Age/temps de
residence/aération /symptomes/voiture /tabagisme /matiéres :
Les personnes âgées de 40 à 50 ans quant à elles, sont plus exposées à des
matières dangereuses telles que, l’essence, les produits BTP et la pollution en
général, et souffrent d’asthme et d’allergie, ainsi que de maux de tête et de difficultés
d’endormissement. Nous pouvons donc dire que le tabac et l’utilisation de la voiture
ne seraient pas la cause de l’apparition des symptômes pour cette classe d’âge,
mais plutôt les matières auxquelles elles seraient exposées.
65
Chapitre IV Résultats et discussion
IV. Conclusion :
Le traitement statistique des données nous à montré que le temps d’habitation aurait
une influence certaine sur l’apparition de symptômes liés à une exposition prolongée
au benzène, et que certains symptômes pourraient être directement liés à une
exposition aux vapeurs d’essence. Cependant, il faut rester prudent avec les
résultats obtenus car des doutes subsistent concernant l’implication d’une exposition
au benzène, car la qualité de vie des personnes interrogées peut aussi constituer un
facteur d’apparition de symptômes (temps d’aération de l’habitation, l’alimentation,
l’utilisation du véhicule et le tabagisme), et donc il serait nécessaire d’étendre l’étude
sur toutes les stations service de Nice et avec un échantillon beaucoup plus
important.
66
Conclusion générale :
Les Composés Organiques Volatils, ou COV, font partie des principaux polluants
atmosphériques. Ils sont souvent évoqués dans le cadre de la surveillance de la
pollution atmosphérique, de même que les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre ou
encore l’ozone. Le benzène fait partie des COV les plus connus.
Les effets nocifs directs et indirects, tant sur la santé que sur l’environnement sont
largement décrits dans la littérature, et l’exposition au benzène à souvent été
associée à des cas de leucémies. Les émissions sont dès lors contrôlées de plus en
plus sévèrement, et compte tenu de l’enjeu sanitaire qu’impliquerait une exposition
au benzène, il nous est paru essentiel de faire le point sur l’état sanitaire des
personnes habitants à proximité d’une station service. Les résultats ont montré une
association entre le temps de résidence à proximité d’une station service et
l’apparition de certains symptômes comme les maux de tête, les allergies, la fatigue,
les difficultés d’endormissement chez les riverains.
Ces résultats pourraient être dus au hasard ou à d’autres facteurs (âge, qualité de
vie) c’est pour cela qu’il faut les prendre avec la plus grande prudence, afin d’éviter
au maximum d’émettre des affirmations inexactes sur les causes de certains
symptômes. Etant donnée la difficulté de traitement de ces données, il serait
judicieux d’extrapoler cette étude sur d’autre stations-service, et avec un échantillon
plus important, permettant d’effectuer des analyses statistiques plus représentatives
de l’exposition réelle.
67
Bibliographie :
AUCLERC,MF.,AUVRIGNON,A.,BARUCHEL,A.,CLAVEL,J.,HE´MON,D.,KEBAILI,
K.,LAMBILLIOTTE,A.,LEVERGER,G.,SOMMELET,D.,STEFFEN,C.,VILMER,E.
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68
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genotoxicity of its metabolites. I. Transplacental activity in mouse fetuses and in their
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70
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245.
71
Webographie :
72
Table des illustrations
73
Figure 35. Evolution des moyennes annuelles en Benzène en site urbain de 2000 à
2007. Source : ADEME ........................................................................................................... 85
Figure 36.Tendance pour le benzène pour la ville de Nice Pellos. Source Atmopaca . 85
Figure 37 . Les valeurs annuelles de benzène dans les Alpes maritime dans les sites
urbains (2009). Source : Atmopaca...................................................................................... 86
Figure 38. Les valeurs annuelles de benzène dans les Alpes maritime dans les sites
trafic (2009). Source : Atmopaca .......................................................................................... 86
74
Table des tableaux
75
Annexes
76
Figure 31 . Les facteurs influençant l’exposition personnelle à la pollution de
l’air dans un environnement urbain (D. DOUMONT, F. LIBION 2006)
Tableau 12. Emission de COV en France en 2000 par région et selon les
secteurs d’activités.
77
Tableau 13. Fiche toxicologique des COV. Source INERIS et INRS.
78
Tableau 14. Liste des composés organiques volatils (COV).
Composé Famille
1,1,1-Trichloroéthane Hydrocarbures halogénés
1,1,2,2- Hydrocarbures halogénés
Tétrachloroéthane
1,1,2-Trichloroéthane Hydrocarbures halogénés
1,1-Dichloroéthane Hydrocarbures halogénés
1,1-Dichloroéthylène Hydrocarbures halogénés
1,2,3- Hydrocarbures aromatiques
Triméthylbenzène monocycliques
1,2,4-Trichlorobenzène Hydrocarbures halogénés
1,2,4- Hydrocarbures aromatiques
Triméthylbenzène monocycliques
1,2-Dichlorobenzène Hydrocarbures halogénés
1,2-Dichloroéthane Hydrocarbures halogénés
1,2-Dichloropropane Hydrocarbures halogénés
1,2-Diéthylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
1,3,5- Hydrocarbures aromatiques
Triméthylbenzène monocycliques
1,3-Butadiène Alcènes et alcynes
1,3-Dichlorobenzène Hydrocarbures halogénés
1,3-Diéthylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
1,4-Dichlorobenzène Hydrocarbures halogénés
1,4-Dichlorobutane Hydrocarbures halogénés
1,4-Diéthylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
1-Butène/Isobutène Alcènes et alcynes
1-Butyne Alcènes et alcynes
1-Decène Alcènes et alcynes
1-Heptène Alcènes et alcynes
1-Hexène Alcènes et alcynes
1-Méthylcyclohexène Alcènes et alcynes
1-méthylcyclopentène Alcènes et alcynes
1-Nonène Alcènes et alcynes
1-Octène Alcènes et alcynes
1-Pentène Alcènes et alcynes
1-Propyne Alcènes et alcynes
2,2,3-Triméthylbutane Alcanes
2,2,4-Triméthylpentane Alcanes
2,2,5-Triméthylhexane Alcanes
2,2-Diméthylbutane Alcanes
2,2-Diméthylhexane Alcanes
2,2-Diméthylpentane Alcanes
2,2-Diméthylpropane Alcanes
2,3,4-Triméthylpentane Alcanes
2,3-Diméthylbutane Alcanes
2,3-Diméthylpentane Alcanes
79
2,4-Diméthylhexane Alcanes
2,4-Diméthylpentane Alcanes
2,5-Diméthylheptane Alcanes
2,5-Diméthylhexane Alcanes
2-Éthyl-1-Butène Alcènes et alcynes
2-Éthyltoluène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
2-Méthyl-1-butène Alcènes et alcynes
2-Méthyl-1-pentène Alcènes et alcynes
2-Méthyl-2-butène Alcènes et alcynes
2-Méthyl-2-pentène Alcènes et alcynes
2-Méthylheptane Alcanes
2-Méthylhexane Alcanes
2-Méthylpentane Alcanes
2-Pentanal Aldéhydes et cétones
3,6-Diméthyloctan Alcanes
3-Éthyltoluène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
3-Méhylhexane Alcanes
3-Méthyl-1-pentène Alcènes et alcynes
3-Méthylheptane Alcanes
3-Méthyloctane Alcanes
3-Méthylpentane Alcanes
4-Éthyltoluène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
4-Méthyl-1-pentène Alcènes et alcynes
4-Méthylheptane Alcanes
4-Méthyloctane Alcanes
Acétaldehyde Aldéhydes et cétones
Acétone Aldéhydes et cétones
Acétylène Alcènes et alcynes
Acroléine Aldéhydes et cétones
Benzaldéhyde Aldéhydes et cétones
Benzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Bromodichlorométhane Hydrocarbures halogénés
Bromoforme Hydrocarbures halogénés
Bromométhane Hydrocarbures halogénés
Bromotrichlorométhane Hydrocarbures halogénés
Butane Alcanes
Carbontétrachloride Hydrocarbures halogénés
Chlorobenzène Hydrocarbures halogénés
Chloroéthane Hydrocarbures halogénés
Chloroforme Hydrocarbures halogénés
Chlorométhane Hydrocarbures halogénés
Chlorure de vinyle Hydrocarbures halogénés
cis-1,2- Hydrocarbures halogénés
Dichloroéthylène
cis-1,2- Alcanes
80
Diméthylcyclohexane
cis-1,3- Hydrocarbures halogénés
Dichloropropène
cis-1,3- Alcanes
Diméthylcyclohexane
cis-2-Butène Alcènes et alcynes
cis-2-Heptène Alcènes et alcynes
cis-2-Hexène Alcènes et alcynes
cis-2-Octène Alcènes et alcynes
cis-2-Pentène Alcènes et alcynes
cis-3-Heptène Alcènes et alcynes
cis-3-Méthyl-2-pentène Alcènes et alcynes
cis-4-Méthyl-2-pentène Alcènes et alcynes
Crotonaldéhyde Aldéhydes et cétones
Cyclohexane Alcanes
Cyclohexène Alcènes et alcynes
Cyclopentane Alcanes
Cyclopentène Alcènes et alcynes
Décane Alcanes
Dibromochlorométhane Hydrocarbures halogénés
Dibromométhane Hydrocarbures halogénés
Dichlorométhane Hydrocarbures halogénés
Dodécane Alcanes
EDB Hydrocarbures halogénés
Éthane Alcanes
Éthylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Éthylbromide Hydrocarbures halogénés
Éthylène Alcènes et alcynes
Formaldéhyde Aldéhydes et cétones
Fréon11 Hydrocarbures halogénés
Fréon114 Hydrocarbures halogénés
Fréon12 Hydrocarbures halogénés
Fréon22 Hydrocarbures halogénés
Heptane Alcanes
Hexachlorobutadiène Hydrocarbures halogénés
Hexane Alcanes
Hexylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Indane Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
iso-Butylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
iso-Propylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Isobutane Alcanes
Isopentane Alcanes
Isoprène Alcènes et alcynes
m and p-Xylène Hydrocarbures aromatiques
81
monocycliques
m-Tolualdéhyde Aldéhydes et cétones
MEK Aldéhydes et cétones
Méthylcyclohexane Alcanes
Méthylcyclopentane Alcanes
MIBK Aldéhydes et cétones
n-Butylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
n-Propylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Naphthalène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Nonane Alcanes
o-Tolualdéhyde Aldéhydes et cétones
o-Xylène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Octane Alcanes
p-Cymène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
p-Tolualdéhyde Aldéhydes et cétones
Pentane Alcanes
Propane Alcanes
Propionaldéhyde Aldéhydes et cétones
Propylène Alcènes et alcynes
sec-Butylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Styrène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
tert-Butylbenzène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
Tétrachloroéthylène Hydrocarbures halogénés
Toluène Hydrocarbures aromatiques
monocycliques
trans-1,2- Hydrocarbures halogénés
Dichloroéthylène
trans-1,2- Alcanes
Diméthylcyclohexane
trans-1,3- Hydrocarbures halogénés
Dichloropropène
trans-1,3- Alcanes
Diméthylcyclohexane
trans-1,4- Alcanes
Diméthylcyclohexane
trans-2-Butène Alcènes et alcynes
trans-2-Heptène Alcènes et alcynes
trans-2-Hexène Alcènes et alcynes
trans-2-Octène Alcènes et alcynes
trans-2-Pentène Alcènes et alcynes
trans-3-Heptène Alcènes et alcynes
82
Figure 32. Carte des émissions quadrillées pour les COVNM en 2005 à 50 km
résolutions. Source : EMEP/CSM-O.
83
Tableau 15. Réduction en pourcentage de NH3, COVMN, NOx, SO2 (1990-2005)
par rapport aux valeurs de 1990 pour les parties au Protocol de Göteborg, les
signataires et les non-Signataires du Protocol (au 23 Avril 2007).Source : EMEP
84
Figure 34. Evolution des moyennes annuelles en Benzène en site urbain de
2000 à 2007. Source : ADEME
Figure 37. Les valeurs annuelles de benzène dans les Alpes maritime dans les
sites trafic (2009). Source : Atmopaca
86
87
88
89
Tableau 16. Données brutes du questionnaire
90
Acronymes
91
ADEME Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
AIRFOBEP La qualité de l'air en région paca : ouest des bouches du Rhône et étang
de Berre.
Atmosphérique
92