Eies Voirie Ouedo
Eies Voirie Ouedo
1
SOMMAIRE
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LISTE DES TABLEAUX
5
LISTES DES FIGURES
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Photo 12 : Etat actuel de la ceinture 1 .................................................................................... 81
Photo 13 : Fin et croisement de la ceinture 1 avec la ceinture 2 ............................................. 82
Photo 14 : Vue d’ensemble de la ceinture 2 ............................................................................ 82
Photo 15 : Etat actuel de la ceinture 2 ..................................................................................... 83
Photo 16 : Vue d’ensemble de la ceinture 3 ............................................................................ 83
Photo 17 : Champs de maïs et d’arachide............................................................................... 84
Photo 18 : Postes Compteurs SBEE dans l’emprise de la ceinture 3 ..................................... 84
Photo 19 : Ouvrages SONEB dans la ceinture 3 ..................................................................... 85
Photo 20: Vue d’ensemble de la ceinture 4 ............................................................................. 85
Photo 21 : Etat actuel de la ceinture 4 ..................................................................................... 86
Photo 22 : Quelques photos de la consultation publique....................................................... 140
7
RESUME
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La mise en œuvre du projet va certainement générer non seulement des impacts positifs pour
les populations bénéficiaires mais également quelques impacts négatifs liés essentiellement à
la réalisation des travaux et à l’exploitation du réseau des voiries urbaines.
Le tableau ci-après présente les impacts significatifs du projet.
Impacts positifs
L’augmentation de la capacité et l’amélioration de la mobilité sur les rues de la cité
Impacts négatifs
Perte de biens foncier et immobilier du fait du dégagement de l’emprise de la route
La mise en œuvre des mesures d’atténuation est indispensable pour une prise en compte
adéquate des préoccupations environnementales liées au projet.
Pour ce faire, un Plan de Gestion Environnementale et Sociale a été élaboré et il définit
clairement les activités environnementales à mener lors de la mise en œuvre du projet, les
indicateurs de suivi, les responsables de surveillance et de suivi du projet. Il apparait comme un
tableau de bord pour la mise en œuvre des exigences environnementales du projet.
Les activités liées à la sécurisation des chantiers, au reboisement en compensation et surtout
les mesures d’indemnisation et de compensation impliquent un coût qui a été évalué et devra
être incorporé au budget du projet.
L’évaluation des coûts concerne essentiellement les biens et activités affectées (qui ont fait
l’objet d’un PSR), les reboisements en compensation, les sensibilisations, les prescriptions
environnementales (à intégrer dans le contrat des entreprises de construction), la surveillance
et le suivi (à intégrer dans le contrat des entreprises de construction et de contrôle).
Il faut noter que le présent projet est parfaitement éligible sur le plan environnemental parce
qu’il contribuera fortement au bien-être et à l’amélioration des conditions de vie des populations,
à une meilleure et efficace circulation des biens et des personnes, à l’amélioration de la mobilité
urbaine, l’assainissement des zones inondables en saison de pluies et donc contribuera à la
lutte contre la pauvreté malgré qu’il présente quelques préoccupations environnementales mais
maîtrisables si des dispositions adéquates sont prises.
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INTRODUCTION
Le Bénin est un pays de l’Afrique de l’Ouest situé entre 6° et 12° de latitude Nord et les méridiens
de 0° et 4° longitude EST bénéficiant d’une ouverture sur l’océan atlantique.
Pays côtier de l’Afrique de l’Ouest avec une façade maritime de 125 km, il se trouve être, compte
tenu de sa situation géographique, le centre de gravité de la CEDEAO, et la porte d’entrée d’un
marché de plus de 300 millions de consommateurs.
C’est le trait d’union entre le Nigeria et l’UEMOA et le couloir de transit vers les pays de
l’Hinterland : Niger, Burkina, Mali. D’où l’importance de développer les infrastructures de
transport.
Le transport contribue à près de 8% à la formation du PIB.
Le mode de transport le plus utilisé est de loin la route : 95% du transport des personnes et 80%
du transport des biens.
Le Gouvernement du Bénin ambitionne d’améliorer le bien-être de tous les béninois et de
préserver l’environnement au plan national, avec comme vision un développement inclusif et
durable articulé autour de villes résilientes et sûres. L’ambition est de parvenir à un
aménagement équilibré du territoire, à l’amélioration progressive mais effective du cadre de vie
des populations, dans la promotion d’une gestion rationnelle et durable des ressources
naturelles et forestières. Pour y parvenir, le Ministère adopte une approche intégrée et
opérationnelle du secteur, approche qui est donc basée sur les synergies indispensables à
établir entre le développement urbain, l’habitat et l’environnement, sur la rationalisation et la
mise en cohérence des programmes et des interventions de l’Etat, et sur le partenariat avec les
communes.
Dans cette vision globale du développement, il a initié le programme Ville Durables et constitue
donc l’une des mesures clés du Gouvernement pour faire face au mauvais état du cadre de vie
au plan national. Il a pour objectif global de parvenir à la durabilité et à la résilience des
principaux centres urbains du Bénin par le relèvement des niveaux d’infrastructures,
d’équipements et de services, l’amélioration des conditions vie des ménages ainsi que par la
protection et l’amélioration des environnements locaux.
Promoteur
Le Projet est piloté par le Ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable. Il s’inscrit
dans le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) en son axe 7, intitulé «développement
équilibré et durable de l’espace national», qui et un accent sur l’aménagement territorial et ceux
en lien avec les problèmes environnementaux.
Le projet fait partie intégrante du programme Ville Durables et constitue donc l’une des mesures
clés du Gouvernement pour faire face au mauvais état du cadre de vie au plan national. Il a
pour objectif global de parvenir à la durabilité et à la résilience des principaux centres urbains
du Bénin par le relèvement des niveaux d’infrastructures, d’équipements et de services,
l’amélioration des conditions vie des ménages ainsi que par la protection et l’amélioration des
environnements locaux.
Les villes des pays en développement sont en pleine mutation et se caractérisent par une
urbanisation remarquable, ainsi la forte croissance démographique induit une demande accrue
de logement (Dossa, 2013). Le phénomène d’urbanisation se traduit par la multiplication des
lieux de concentration humaine (Ahouandjinou, 2004). Les études nationales des perspectives
à long termes révèlent que le Bénin n’échappe pas à ce mouvement d’urbanisation. De moins
de 10% en 1960, le taux d’urbanisation est passé à 26,5% en 1979 puis de 35,9% en 1992 à
36,7% en 2002 (PNUD 2000).
Il en résulte un accroissement nettement perceptible des surfaces bâtis avec un stress
permanent d’une part et une spéculation foncière extrêmement forte d’autre part (Kaplan 1989).
L’urbanisation extrêmement rapide de la ville de Cotonou, résultat d’une augmentation
exponentielle de sa population a engendré une occupation rapide et mal organisée de l’espace.
Comme l’espace n’est pas illimitée, l’essor démographique de la ville de Cotonou entraine
aujourd’hui le développement des villes les plus proches dont Abomey-Calavi.
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Le dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH4) réalisé en 2013
estime à 655965 habitants la population actuelle de la commune et ce, en dépit de la baisse du
taux de croissance qui est passé de 9,30% entre 1992 et 2002 à 6,96% entre 2002 et 2013. Les
projections ont permis d’estimer l’effectif de la population de la Commune d’Abomey-Calavi à
985 538 habitants en 2022, 1 215 286 habitants en 2027 et à 1 498 592 habitants en 2032 selon
l’hypothèse moyenne (PDC3 Abomey-Calavi, 2017).
Le poids démographique de la commune et sa proximité avec Cotonou, alimentent la pression
foncière.
Cette dynamique de la population qui engendre l’étalement incontrôlé des habitations a des
conséquences sociales et spatiales importantes. En effet, la croissance urbaine de la commune
est actuellement mal maîtrisée malgré l’existence de plusieurs plans de planification et
d’aménagement. Les opérations de lotissement ont accusé du retard et celles engagées sont
empreintes de plusieurs conflits fonciers et ne sont pas toujours faites dans le strict respect des
orientations du plan directeur d’aménagement.
La commune a cependant aujourd’hui tous les atouts pour devenir un grand centre urbain et un
très grand pool de développement économique pour la zone englobant les communes de
Cotonou - Sô-Ava - Allada - Ouidah - Zè - Tori-Bossito. La commune dispose de réserves
foncières lui permettant d’envisager ou d’accuellir de grands projets de développement urbains
ou d’infrastructures d’envergure régionale, nationale ou internationale.
Soucieux de trouver des voies et moyens pour doter la commune d’une stratégie de
développement local et spatial pour gérer harmonieusement l’espace et relever le défis d’accès
des béninois à un logement décent, le Ministère en charge de l’Environnement et certaines
sociétés privées avaient élaboré plusieurs projets d’aménagement et de développement dont
les projets de construction de logements sociaux (la cité Arconville, Betsaleel, le périmètre de
Promotion immobilière de Togba, la cité GCÎTT, etc..)
Conscient des insuffisances et forts des enseignements tirés des précédents programmes
immobiliers initiés par l’’Etat, le gouvernement actuel a inscrit dans son Plan d’Action « Bénin
Révélé », le programme « Ville Durables » qui constitue l’une des mesures clés pour faire face
au mauvais état du cadre de vie au plan national. Il a pour objectif global : parvenir à la durabilité
et à la résilience des principaux centres urbains du Bénin par le relèvement des niveaux
d’infrastructures, d’équipements et de services, ainsi que par la protection et l’amélioration des
environnements locaux.
Les objectifs spécifiques qui lui sont assignés se déclinent comme suit :
- l’augmentation de l’offre en logements, offre incluant les logements sociaux et
économiques ;
- l’amélioration de l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux services d’assainissement, et
aux équipements sociocommunautaires, pour les ménages des principaux centres
urbains et ruraux ;
- l’augmentation et la modernisation du stock de voiries urbaines et rurales aménagées et
de grands équipements ;
- la rénovation des principales zones d’habitats et d’activités dans les villes à statut
particulier ;
- une meilleure protection des zones de biodiversité et des espaces écologiquement
fragiles ;
- etc..
Il s’agit de la réalisation de grands projets urbains améliorant le cadre de vie des populations,
le développement économique, la correction des disparités spatiales et la réduction des
inégalités en termes d’accès aux services publics.
Cette planification doit absolument s’inscrire dans une dynamique de continuité du plan du
Grand Cotonou et dans une logique de développement durable du secteur. Il est primordial
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d’envisager cet aménagement à moyen et long terme afin qu’il réponde aux enjeux
d’aujourd’hui, mais surtout à ceux de demain, et vienne s’inscrire dans les choix engagés par le
pays, et plus largement, par le continent.
La population et l’environnement seront les deux leviers pour ce projet d’aménagement urbain
qui tienne ses promesses de développement durable du territoire : offrir aux habitants une
qualité de vie élevée en fournissant des services de base efficaces tout en garantissant la
sécurité et le respect de l’environnement, tel est le point d’équilibre recherché.
Ainsi, il s’agit :
- de veiller à proposer un quartier ne regroupant pas seulement la fonction d’«Habiter»,
mais qui soit capable de renforcer l’agglomération en implantant des pôles d’emplois, de
loisirs et commerciaux facilement accessibles à la population locale.
- de mettre en place un transport en commun performant permettant de relier le nouveau
quartier à la capitale économique, Cotonou, ainsi qu’au centre d’Abomey-Calavi,
regroupant aujourd’hui les principaux pôles d’emplois du territoire. L’enjeu principal est
de proposer une structure de ville sur un territoire aujourd’hui enclavé, et loin des bassins
de vie urbaine existants.
Plusieurs résultats sont attendus dans l’exécution de ce projet d’aménagement de plus de 9.6
kilomètres de voiries urbaines primaires :
- l’amélioration des conditions de circulation dans Ouèdo afin de relier le nouveau quartier
à la capitale économique, Cotonou, ainsi qu’au centre d’Abomey-Calavi mais aussi aux
communes limitrophes comme Ouidah, Tori-Bossito, Allada, etc. ;
- la mise en place du transport urbain aussi bien en termes de mobilité des personnes que
de leurs biens ;
- la réduction des niveaux de pollution et de nuisances dans le quartier et la contribution
à la propreté de la voirie ;
- l’intégration du projet à son environnement notamment les vues à conserver, les
éléments à protéger ou à mettre en valeur, des espaces de respiration dans la trame
urbaine, des couloirs de biodiversité ;
- l’utilisation rationnelle de l’énergie : énergies nécessaires à l’éclairage de la voirie.
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procédure d’étude d’impact sur l’environnement, lorsque cette dernière est exigée par les lois
et règlements".
La mise en œuvre de cette exigence est précisée par les décrets d’application de la loi–cadre
notamment le décret N°2017-332 06 Juillet 2017 portant organisation des procédures de
l’Evaluation Environnementale en République du Bénin.
Selon les directives environnementales en vigueur au Bénin, à l’annexe I, décret N°2017-332
06 Juillet 2017 et guide général des EIE), le projet est classé au titre XIII.1 Construction de
routes et d'infrastructures connexes. Le présent projet, vu la longueur du linéaire environ
9.6 km et la largeur de l’emprise des tronçons de route (des voies de 40 m à 10m), les zones
sensibles traversées (zones d’habitations) doit faire l’objet d’une étude d’impact
environnemental et social approfondie.
L’objectif du projet de viabilisation primaire des logements sociaux de Ouèdo est de rendre fluide
la circulation dans les différentes rues (voie centrale et voies périphériques) et de créer la
connexion de cette voirie avec le grand Cotonou et le centre-ville de la commune d’Abomey-
Calavi (RN30, RNIE 1, RNIE 2, etc.) pour insuffler un dynamisme au nouveau quartier. Le projet
de viabilisation primaire des logements sociaux (rue centrale et ceintures) consiste en
l’aménagement de 9,6km de rue repartie comme suit : rue centrale : 2,7 km ; ceinture n°1: 1,5km
; ceinture n°2 : 2km ; ceinture n°3 : 1,4 km ; ceinture n°4 : 2km.
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1.4 OBJECTIF DE L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
La réalisation de l’EIES permettra une meilleure prise en compte des préoccupations
environnementales et sociales liées à la mise en œuvre du projet. De manière spécifique il
s’agira :
- d’analyser les activités du projet (procédés technologiques) et de vérifier leur
compatibilité avec le milieu d’accueil (site, mode opératoire, activités réalisées à
proximité, riverains, etc.) ;
- d’identifier les impacts positifs et négatifs découlant des différents activités du projet ;
- de proposer des mesures d’atténuation, de remplacement ou de compensation pour les
impacts négatifs et de maximisation pour les impacts positifs ;
- d’élaborer un plan de gestion environnementale et sociale qui permettra d’assurer le
suivi environnemental du projet afin de prévenir et/ou de corriger les dommages.
L’étude concerne l’aménagement des voies de desserte de la Cité de Ouèdo notamment l’axe
centrale et les ceintures périphériques et prendra en compte les activités d’aménagements et
de construction d’ouvrages.
Dans ce cadre, un accent sera mis sur :
- l’approche méthodologique ;
- la caractérisation du milieu récepteur en précisant les différents écosystèmes sensibles
et les éléments valorisés de l’environnement ;
- la détermination des composantes environnementales susceptibles d’être affectées par
le projet ;
- la description du projet et l’analyse des variantes ;
- l’analyse des risques technologiques ;
- la proposition des mesures de mitigation ;
- le plan de gestion environnementale et sociale
- le Plan Succinct de Réinstallation (PSR).
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II. APPROCHE METHODOLOGIQUE
La démarche de réalisation de l’étude d’impact comporte plusieurs étapes distinctes : la
présentation du contexte du projet, la présentation du cadre réglementaire et institutionnel, la
description de l’état initial de l’environnement, la description et l’analyse du projet, l’analyse des
variantes du projet, l’identification et l’analyse des impacts, la gestion des risques et accidents
technologiques, l’élaboration du plan de gestion des impacts environnementaux et le
programme de surveillance et de suivi environnemental.
L’étude sera réalisée suivant une approche par tâches et par phases avec des méthodes et
outils spécifiques à chaque rubrique.
L’objet de la troisième phase est celle de la description et de l’analyse des variantes du projet ,
suivi de la description de la variante retenue et de l’analyse des impacts environnementaux et
sociaux qui s’appuie sur la mise en relation des caractéristiques des ouvrages, équipements et
activités du projet avec les composantes pertinentes des milieux touchés.
Quant à la quatrième phase, elle est destinée à proposer des mesures appropriées en vue soit
de corriger les caractéristiques du projet, soit d’atténuer les impacts négatifs, soit de compenser
les pertes subies en termes de biens et d’activités.
A l’issue de cette phase, l’ensemble des mesures est synthétisé dans le Plan de Gestion
Environnementale et Sociale (PGES) du projet.
La cinquième phase est celle qui concerne l’examen et l’approbation du rapport par l’ABE et
surtout celle de la demande de Certificat de Conformité Environnementale qui sera adressée
au Ministère chargé de l’Environnement après avis de l’ABE.
Cette démarche s’inspire des directives élaborées par l’Agence Béninoise pour l’Environnement
(guide général de réalisation des EIES).
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Détermination des sources d’information pour la collecte
des informations ;
Planification et mission de reconnaissance des sites :
rencontres, collectes de données primaires, cartes, levés,
etc.
Collecte des données générales Cadrage définitif de l’étude ;
sur site Précision des limites spatiales de l’étude (délimitation de la
Visite technique généralisée du zone d’étude) ;
site conccerné par le projet Confrontation des informations bibliographiques aux
Analyse du tracé résultats d’observations sur le terrain.
Transect, entretiens avec les Détermination des sources d’information pour la collecte
populations, observation, des informations ;
entretien avec les autorités Identification des parties prenantes au projet ;
locales Perception des variantes du projet à approfondir ;
Définition des principaux enjeux environnementaux et
sociaux liés au projet.
Recherche documentaire Contacts et discussions avec les acteurs du projet pour
recueillir la documentation technique ou non disponible.
Utilisation de bases de données (recensement de la
population, statistiques diverses) et de documents
cartographiques
Recueil des politiques, stratégies, et des textes juridiques
en vigueur
Recueil de la documentation générale sur internet, auprès
des consultants et du promoteur
Revue documentaire Mise en contexte du projet
Entretiens et interviews Localisation géographique du projet
Visites et observations directes Description des caractéristiques du projet
sur le terrain Elaboration du cadre institutionnel et juridique de la mise en
Utilisation de bases de données œuvre du projet
et de documents cartographiques Elaboration du cadre législatif, réglementaire et autres
exigences
Collecte des statistiques démographiques
Informations sur les activités, équipements et infrastructures
administratifs, économiques et socio-culturels
Observations directes sur le Description de l’état initial environnemental (zone
terrain d’influence du projet, caractéristiques biophysiques et
Utilisation de bases de données humaines et sociales, etc...)
et de documents cartographiques Délimitation des emprises du projet
(plan d’adressage, plan de voirie, Identification des contraintes et atouts du projet
etc.) Information des parties prenantes sur le projet et ses
activités
Recueil des préoccupations des populations et autres
acteurs sur le projet
Information et Consultation Information des parties prenantes sur le projet et ses
publique activités
Entretiens avec les services Echanges sur les enjeux environnementaux et socio-
techniques, les autorités locales, économiques du projet
les groupements Recueil des potentialités de la zone du projet
socioprofessionnels, les Recueil des préoccupations des populations et autres
populations riveraines, les acteurs sur le projet
autorités administratives étatiques Recueil de données socio-sanitaires (sur le VIH/SIDA)
ou privées, les autorités Recueil des données sur le genre et l’environnement
coutumières, etc...
Réunions avec les autorités
locales et les populations
Réunions avec les couches
vulnérables, ONG, les
associations de développement,
etc...
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Outils d’analyse Détermination des composantes environnementales
environnementale affectées
Matrice de Léopold adapté Analyse et évaluation des impacts
Cadre de référence Propositions de mesures
Méthodes experts Analyse et évaluation des risques
Elaboration du plan de gestion environnementale et sociale
Information et Consultation Identification exhaustive des activités socio-économiques
publique de la zone d’influence du projet
Enquêtes socio-économiques Elaboration du Plan Succinct de Réinstallation des
Visite et observations sur le populations (PSR) (personnes, activités et biens
terrain susceptibles d’être affectées)
Elaborations du répertoire socio-immobilier (biens, activités,
ressources et personnes affectés)
La revue générale (exploitation des études antérieures menées) a permis de décrire le cadre
législatif et règlementaire de l’étude d’impact environnementale au Bénin ainsi que le cadre
institutionnel dans lequel s’inscrit le présent projet. Elle a servi aussi à choisir les outils les
plus adéquats pour réaliser l’étude.
Ces informations ont été complétées par une interview des principales parties prenantes au
projet.
Au terme de l’analyse comparative, il a été présenté un bilan indiquant les différences en termes
d’impacts ou d’enjeux environnementaux, de difficultés techniques, de coût ou de financement
éventuel. La variante sélectionnée est évidemment celle qui a le mieux répondu aux
objectifs du projet, tout en étant la plus acceptable globalement sur les plans
environnemental, technique et économique
Les outils comme les GPS (Global Position System) et l’appareil photo ont permis de collecter
des informations qui ont servi à caractériser une partie des éléments biophysiques du milieu.
L’identification des impacts s’est effectuée selon une méthode concrète, objective et
reproductible mettant en relation les sources d’impact et les composantes pertinentes des
milieux récepteurs, pour en déduire la probabilité d’apparition d’un type d’impact. Pour chaque
interrelation actions-composantes de l’environnement, il s’est agi d’identifier l’impact lié à la
modification de la composante environnementale ou encore l’impact de l’effet sur
l’environnement de l’action effectuée.
Cette interrelation activités-composante de l’environnement a été réalisée à l’aide de la matrice
de Léopold (1971), qui est une méthode qualitative d’analyse environnementale. Elle est utilisée
pour déterminer les impacts potentiels d’un projet sur l’environnement.
La matrice de Léopold est un système qui se compose des lignes représentant les différentes
activités du projet et des colonnes représentant les composantes de l’environnement
susceptibles d’être affectées par ces activités. Le Tableau 1 présente la matrice de Léopold
appliquée au projet de viabilisation primaire des logements sociaux de Ouèdo.
Les impacts potentiels sur le milieu biophysique ont été déduits des modifications possibles ou
effectives des éléments de l’environnement que sont le sol, l’eau, l’air, la flore et la faune que
pourraient provoquer les activités du projet.
Sur le milieu humain, les impacts potentiels ont été également déterminés en tenant compte
des effets potentiels des activités du projet sur les composantes pertinentes de l’environnement
humain que sont la sécurité, l’économie, la santé, etc..
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Tableau 4 : Matrice de Léopold appliquée au projet de viabilisation primaire des
logements sociaux de Ouèdo
Composantes du milieu
Milieu
Milieu biologique Milieu humain
physique
Eau
Air
Sol
Flore
Faune
Paysage
Santé
Sécurité
Emploi
Cultuel
PHASES ACTIVITES
DU
PROJET (Sources d’impact)
Installation du chantier
(base vie)
PHASE DE PREPARATION
Recrutement de la main
d’œuvre
Sondages et
reconnaissance des
réseaux
Etc.
Travaux de construction
CONSTRUCTION
TRAVAUX DE
(Terrassement, décapage du
PHASE DES
sol)
Travaux d’excavations
(fouilles)
Etc..
Démantèlement du chantier
et repli de la machinerie
D’EXPLOIATION
rues
Entretien de la végétation
(arbres d’alignement)
Etc..
La description du projet et de ses variantes fournit tous les détails spécifiques au projet soumis
à la procédure d’étude d’impact environnementale et sociale. Les objectifs poursuivis sont
présentés, ainsi que les besoins / raisons qui motivent la réalisation du projet. Une description
suffisante du projet a permis d’identifier les composantes pertinentes de l’environnement qui
sont susceptibles d’être modifiée par la réalisation du projet, ainsi que sa mise en œuvre.
Sur la base des informations collectées, une analyse environnementale a été faite en vue de
repérer dès le départ les composantes/activités du Projet susceptibles de perturber les milieux
récepteurs. Cet exercice s’appuie sur les expériences tirées de l’exécution de projets similaires
au Bénin et dans la sous-région. Il permet d’avoir à l’esprit les points-clé à considérer lors de la
visite de site.
Les sources potentielles d’impact ont été déterminées à partir d’une mise en relation des
activités du projet avec les composantes sensibles de l’environnement. Les sources générales
à ce type de projet (projet de construction d’infrastructures routières) sont connues et figurent
dans les documents guide ou de cadrage. Une analyse du contexte a permis de compléter cette
liste et d’avoir une meilleure précision sur les composantes pertinentes de l’environnement,
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susceptibles d’être affectées par le projet en tenant compte des spécificités des milieux
construits et des milieux naturels concernés.
L’étude d’impact doit contenir toute l’information utile relative aux effets du projet sur
l’environnement. La présentation de la problématique, des besoins pour lesquels le projet est
réalisé, des enjeux environnementaux et des diverses solutions envisageables globalement
constituent une première opportunité pour démontrer que le projet tel que planifié représente
l’alternative préférable du point de vue environnemental.
Malgré cet effort de réduction des impacts à l’étape de la planification du projet, la mise en place
des équipements requis et les opérations/activités liées à la mise en œuvre du projet peuvent
occasionner certains impacts sur l’environnement. Ces impacts ont été documentés et évalués
avec précision.
Ces différents types d’impact sont identifiés dans l’ordre ci-après :
- impacts sur le milieu physique ;
- impacts sur le milieu biologique ;
- impacts sur le milieu humain.
Ainsi a-t-il été possible de mettre en évidence les impacts directs sur le sol, l’air et l’eau, puis
les impacts indirects sur la flore, la faune, la santé et les populations, qui découlent des
perturbations et/ou améliorations engendrées sur les milieux.
ACTIVITES COMMENTAIRES
COMPOSANTES DE IMPACTS
PHASE SOURCES IMPACTS /CHANGEMENTS
L’ENVIRONNEMENT POTENTIELS
D’IMPACT APPORTES
1. Milieu
physique
1.1.
1.2.
1.3. etc.
2. Milieu
biologique
2.1.
2.2. etc.
3. Milieu humain
3.1.
3.2. etc.
L’analyse et l’évaluation de l’importance des impacts du projet ont été faites en tenant compte
des critères d’évaluation tels que la durée, l’intensité et l’étendue des impacts sur les
composantes de l’environnement.
L’intensité de l’impact est déterminée en tenant compte de la valeur environnementale de la
composante et son degré de perturbation à travers l’exécution du projet. Cette intensité
déterminée combinée à la durée et l’étendue de l’impact ont permis de déterminer l’importance
de l’impact.
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Figure 1 : Processus d’évaluation de l’importance des impacts
Valeur de la composante
Degré de perturbation
environnementale
Intensité de l’impact
Importance de l’impact
L’analyse qualitative qui permet de qualifier l’importance a été faite à partir de la grille de
Fecteau (voir tableau 2). C’est une matrice qui associe trois critères que sont la durée
(momentanée, temporaire ou permanente), l’étendue (ponctuelle, locale ou régionale) et le
degré de perturbation (très forte, forte, moyenne ou faible) pour déterminer l’importance de
l’impact
Degré de perturbation
Durée Etendue Faible Moyenne Forte Très forte
Importance de l'impact
Momentanée Ponctuelle Faible Faible Faible Moyenne
La durée de l’impact est déterminée en fonction de son importance dans le temps. Un impact
irréversible est considéré comme permanent, alors que des effets pouvant être perçus sur un
temps relativement court sont perçus comme temporaires. Un impact momentané s’échelonne
approximativement sur la durée des travaux. Dans le cadre de cette étude, ces trois paramètres
ont été définis comme suit pour évaluer les impacts.
23
Tableau 7 : Contenu du critère « durée de l’impact » dans le cadre du projet de
viabilisation primaire des logements sociaux de Ouèdo
Durée de l’impact
Impact irréversible ou ressenti de façon continue ou intermittente mais
régulière pendant une période allant au-delà de la durée d’exécution du projet
Permanent
Temporaire Impact ressenti de façon continue ou intermittente mais régulière pendant la
période d’exécution du projet
Momentané Impact dont l’effet est ressenti juste le temps de l’exécution d’une activité ou
sous activité du projet
Source : Godonou, 2016
L’étendue d’un impact est fonction de la superficie affectée, elle peut être régionale, locale ou
ponctuelle. Dans le cadre de cette étude, le contenu de ces trois paramètres se présente comme
suit :
Tableau 8 : Contenu du critère « étendue de l’impact » dans le cadre du projet de
viabilisation primaire des logements sociaux de Ouèdo
Etendue de l’impact
Impact touchant une ou plusieurs composantes du milieu et qui sont utilisées
ou perceptible par une population installée au-delà de la zone d’intervention
Régionale
du projet.
L’emprise de cette zone peut être considérée dans le cadre de ce projet
comme les villes d’Abomey-Calavi, Cotonou, Tori, Ouidah
Locale Impact touchant une ou plusieurs composantes du milieu situé à proximité du
site et qui sont utilisées ou perceptibles par une partie de la population.
Cette zone peut être considérée comme l’Arrondissement de Ouèdo
Ponctuelle Impact touchant une ou plusieurs composantes du milieu situé sur le site du
projet et qui sont utilisées ou perceptibles par un groupe restreint d’individus.
Source : Godonou, 2016
Le degré de perturbation est évalué à partir de la valeur attribuée par la société (scientifique,
association de professionnelle, groupe de citoyens, réglementation nationale ou internationale)
et de la pertinence (rareté de l’élément, valorisation économique, culturelle, cultuelle, etc.) de la
composante environnementale affectée.
Degré de perturbation
Très forte L’impact modifie de façon importante une ou plusieurs composantes du milieu,
remet en cause leur intégrité et en réduit très fortement l’utilisation ou la qualité
Forte L’impact modifie de façon tangible une ou plusieurs composantes du milieu, et
en réduit quelque peu l’utilisation et la qualité sans compromettre leur intégrité
Moyenne L’impact modifie légèrement une ou plusieurs composantes de
l’environnement et réduit peu l’utilisation et la qualité
Faible L’impact modifie peu une ou plusieurs composantes de l’environnement sans
compromettre l’utilisation et la qualité.
Source : Godonou, 2016
Le croisement de ces trois paramètres, en tenant compte du contenu spécifique à chaque
critère, a permis de déduire l’importance des impacts. Chaque impact déterminé est analysé,
24
son importance est évaluée sur la base des critères présentés ci-dessus. Cette liste des impacts
a été toilettée en ne retenant que les impacts significatifs (fort, moyen) puis les mesures ont été
proposées.
Lorsque les impacts d’un projet s’ajoutent à des impacts déjà observés sur les milieux ou
engendrés par d’autres activités, il s’agit d’impacts cumulatifs pour lesquels une attention
particulière a été accordée. Ces impacts ont été évalués en ayant à l’esprit les impacts déjà
existants et aussi en faisant des simulations pour mesurer les interactions éventuelles aussi
bien bénéfiques que négatifs avec le nouveau projet.
Les impacts résiduels sont des impacts qui résultent de la mise en œuvre de mesures
d’atténuation, ou qui persistent malgré l’application de ces mesures.Ils sont également identifiés
pour être pris en compte dans le cadre du suivi environnemental.
L’évaluation a permis de sélectionner les impacts potentiels les plus significatifs (importance
moyenne, forte) qui ont fait l’objet de mesures appropriées.
Tableau 10 : Modèle de Grille d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux
Intensité
Etendue
Durée
IV IMPACT
CUMULATIF
(avec d’autres
projets
éventuels)
25
2.4.5 Risques d’accidents technologiques
Certains projets peuvent comporter des risques importants pour l’environnement ou la santé
publique. L’étude d’impact fournit une analyse de risques d’accidents technologiques à cet effet.
Cette étape de l’étude comporte les éléments suivants : (i) l’identification des risques, (ii)
l’analyse des risques d’accident et (iii) un plan de gestion des risques et des dangers (mesures
de sécurité et d’urgence).
L’objectif de ce Plan de gestion des risques et des situations critiques imprévues est de
présenter les éléments permettant d’apprécier les dangers que représentent les activités et
équipements qui seront utilisés dans le cadre de ce projet.
Il s’agit de recenser les potentiels de dangers inhérents aux activités de construction et
d’aménagement de route (terrassement, fouilles, transport de matériels et matériaux, conduite
dangereuse, etc.) et les phénomènes dangereux y associés.
Enfin, les mesures générales applicables à ces types de risque sont proposées afin de réduire,
limiter voire supprimer les risques et conséquences d’un accident ou danger. Ces mesures sont
« standards » et n’excluent pas la mise en place de mesures complémentaires appropriées en
fonction de l’environnement du site.
Ces mesures sont générales ou spécifiques. Les mesures générales sont destinées à atténuer
les effets négatifs d’un projet pris dans son ensemble. Les mesures spécifiques visent
l’atténuation des impacts sur une composante de l’environnement en particulier. Le tableau ci-
après présente le modèle que l’on a adopté afin d’atteindre les objectifs de protection de
l’environnement au cours de la construction et de la mise en œuvre du projet.
Certaines mesures d’atténuation ont été intégrées aux cahiers des charges de l’entreprise de
construction sous la forme de « Cahier des Prescriptions Environnementales ». Les autres
mesures seront intégrées au plan de gestion environnementale et sociale (PGES).
Ces mesures peuvent être des ouvrages, des équipements (lutte contre incendie et sinistre),
des prestations, des prescriptions, des dispositions, etc.
26
Tableau 11 : Tableau-type du Plan de Gestion Environnementale et Sociale
Le suivi environnemental sert à mesurer l’ampleur des impacts résiduels qui sont réellement
constatés pendant la réalisation, et ce au regard des mesures d’atténuation proposées. Il se
poursuivra par l’observation continue des composantes pertinentes de l’environnement
concernées pendant la mise en œuvre du projet.
27
2.4.7 Réalisation d’un inventaire socio-immobilier et d’un Plan Succinct de
Réinstallation (PSR)
Le présent projet étant susceptibles d’affecter des installations vue les emprises retenues, un
inventaire socio-immobilier a été élaboré et pourrait déboucher sur un PSR. Le PSR établit un
mécanisme à utiliser pour identifier, inventorier et estimer les installations (biens, activités)
occupant les emprises.
Les objectifs du présent Plan Succinct de Réinstallation (PSR) du projet sont les suivants :
i) minimiser, dans la mesure du possible, la réinstallation involontaire et l’acquisition de
terres, en étudiant toutes les alternatives viables dès la conception du projet ;
ii) de procéder à un recensement aussi exhaustif que possible des personnes affectées
par les activités du projet ainsi que des pertes qu’elles subissent ;
iii) s’assurer que les personnes affectées soient effectivement consultées en toute liberté
et dans la plus grande transparence et aient l’opportunité de participer à toutes les
étapes charnières du processus d’élaboration et de mise en œuvre des activités de
réinstallation involontaire et de compensation;
iv) s’assurer que les indemnisations, s’il y a lieu, soient déterminées de manière
participative avec les personnes en rapport avec les impacts subis, afin de s’assurer
qu’aucune personne affectée par le projet ne soit pénalisée de façon disproportionnée;
v) de s’assurer que les personnes affectées, incluant les personnes qui seront identifiées
comme étant vulnérables, soient assistées dans leurs efforts pour améliorer leurs
moyens d’existence et leur niveau de vie ou du moins de les rétablir, à leur niveau
d’avant le déplacement ou à celui d’avant la mise en œuvre du projet, selon le cas le
plus avantageux pour elles ; et
vi) de s’assurer que les activités de réinstallation involontaire et de compensation soient
conçues et exécutées en tant que programme de développement durable, fournissant
suffisamment de ressources d’investissement pour que les personnes affectées par le
projet aient l’opportunité d’en partager les bénéfices.
De nos jours, le contexte international est de plus en plus favorable à la prise en compte de
l’environnement (conservation de la biodiversité, adaptation aux changements climatiques, lutte
contre la pollution du cadre de vie dégradation des ressources naturelles) dans les actions de
développement socio-économiques des pays.
La politique nationale en matière d’environnement au Bénin ainsi que les traités et conventions
internationales auxquelles le Bénin a souscrit comporte des obligations spécifiques en matière
de protection de l’environnement, du cadre de vie et des milieux récepteurs. Selon les
dispositions constitutionnelles en vigueur en République du Bénin (article 27) « Chaque
citoyen a droit à un environnement sain satisfaisant et durable et a le devoir de le
défendre. L’Etat veille à la protection de l’environnement ».
Le défi du Gouvernement béninois est d’inscrire la croissance économique dans la durabilité.
Il importe donc de mettre en œuvre des politiques et programmes adaptés à chaque région du
territoire pour sauvegarder les ressources naturelles et protéger l’environnement afin d’offrir aux
populations, un cadre de vie propice au bien-être humain.
Les objectifs de ce programme sont les suivants : intégrer l’environnement dans tous les
projets, contribuer à la protection et à la gestion durable de l’environnement, renforcer les
capacités de gestion des futures communes, assurer l’acquisition, par les populations, des
connaissances, des valeurs, des comportements et des compétences pratiques nécessaires
en matière de gestion de l’environnement, développer une capacité nationale en gestion de
l’information environnementale.
Élaboré en 2001, le PAE constitue un cadre stratégique de la mise en œuvre des politiques
nationales de l’environnement. En visant les objectifs principaux suivants : i) le renforcement
des capacités nationales ; ii) la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique et
des ressources naturelles ; iii) l'amélioration du cadre de vie des populations tant en milieu rural
qu’urbain et iv) l'amélioration de la prise de décision et la bonne gouvernance en matière
d'environnement ; le PAE trace les grandes lignes de la problématique environnementale au
Bénin en rapport avec le développement durable.
En effet, la population urbaine, croissante à la fois dans l’absolu et en valeur relative dans le
pays, a besoin d’une amélioration de ses conditions de vie quotidiennes. Ce besoin deviendra
de plus en plus une demande explicite et forte dans les années à venir (PAE, 2001).
Fort de ce constat, le PAE identifie des axes stratégiques nationaux parmi lesquels figure : « la
planification et l’aménagement des centres urbains... »
Cette politique de planification urbaine a démarré depuis quelques années dans certaines
communes du pays. Elle se poursuit de nos jours à travers la construction des logements
sociaux dans la localité de Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi.
29
3.2 CADRE JURIDIQUE
Les dispositions législatives et règlementaires qui constituent le cadre juridique sont de deux
ordres :
- les textes internationaux comprenant d’une part les Accords, Conventions, Protocoles
et Traités auxquels le Bénin a adhéré et qui ont été ratifiés, et signés par le Bénin et dont
les contenus ont trait à l’environnement et aux conditions de vie des populations ;
- les textes nationaux dont la Constitution de la République du Bénin, les lois béninoises
en vigueur concernant l’environnement, la gestion des Mines et carrières et les
conditions de vie des populations, les textes réglementaires en vigueur au Bénin et ayant
rapport avec l’environnement et le cadre de vie (décrets, arrêtés, circulaires).
Ratification et
N° Intitulés Adhésion entrée en vigueur Portée
pour le Bénin
Cette convention qui protège les zones
humides et particulièrement l’habitat des
oiseaux vise à enrayer leur dégradation ou
disparition, dans le temps, en reconnaissant
Convention de RAMSAR sur les
1 Janvier 2002 24 Janvier 2002 leurs fonctions écologiques ainsi que leur
zones humides
valeur économique, culturelle, scientifique et
récréative. Le Bénin dispose de deux zones
RAMSAR 1017 et 1018 dont ait partie
intégrante la Commune d’Adjarra.
La ratification de cette convention fait
reconnaitre qu’il est important que les
espèces migratrices soient conservées et
que les Etats de l'aire de répartition
conviennent, chaque fois que possible et
Convention relative à la approprié, de l'action à entreprendre à cette
conservation des espèces fin; elles accordent une attention particulière
2 1er avril 1986 -----
migratrices appartenant à la aux espèces migratrices dont l'état de
faune sauvage conservation est défavorable et prennent
individuellement ou en coopération les
mesures appropriées et nécessaires pour
conserver ces espèces et leur habitat. Cette
convention est importante d’autant plus que
nous avons en présence des sites RAMSAR.
Convention de Stockholm sur Cette convention fournit un cadre fondé sur
les polluants organiques la précaution visant à garantir l’élimination
persistants dans des conditions de sécurité et la
23 Mai 2001 05 Janvier 2004
diminution de la production et de l’utilisation
de ces substances nocives pour la santé
humaine et pour l’environnement
Convention de Rotterdam sur la Encourager le partage des responsabilités et
procédure de consentement la coopération entre parties dans le domaine
préalable en connaissance de du commerce international de certains
cause applicable à certains chimiques dangereux afin de protéger la
produits chimiques et pesticides 11 Septembre santé des personnes et l’environnement
4 05 Janvier 2004
dangereux qui font l’objet d’un 1998 contre des dommages éventuels.
commerce international Contribuer à l’utilisation écologiquement
rationnelle de ces produits en facilitant un
échanges d’information sur leurs
caractéristiques.
30
Convention d’Aarhus Améliorer l’information environnementale
(Danemark) sur l'accès à délivrée par les autorités publique ; favoriser
l'information, la participation du la participation du public à la prise de
22 Décembre
5 public au processus décisionnel ---- décision ayant incidences sur
1998
et l'accès à la justice en matière l’environnement ; étendre les condition
d'environnement d’accès à la justice en matière de législation
environnementale et d’accès à l’information
Convention d’Espoo sur Cette convention fait obligation à chaque
l’évaluation de l'impact sur partie prenante de prendre toutes
l'environnement dans un dispositions de prévenir, réduire t combattre
contexte transfrontière l’impact transfrontalier préjudiciable important
que les activités proposées pourraient avoir
6 25 février 1991 10 septembre 1991 sur l’environnement ;de veiller à ce qu’il soit
procédé à une évaluation environnementale
avant que soit prise la décision d’autoriser ou
d’entreprendre une activité proposée
susceptible d’avoir un impact transfrontalier
préjudiciable
Cette convention est en lien avec la
Convention sur la lutte contre la 15 Octobre précédente en ce qui concerne les
7 29 Août 1996
désertification 1994 changements climatiques auxquels
n’échappent pas le Bénin.
Convention de Vienne pour la Cette convention reconnait la nécessité
protection de la couche d’ozone d’accroitre la coopération internationale en
8 1993 1er Juillet 1993 vue de limiter les risques que les activités
humaines pourraient faire courir à la couche
d’ozone
Protocole de Montréal sur les Ce protocole a pour objectif de réduire à
substances appauvrissant la termes d’éliminer complètement les
16 septembre
couche d’ozone 1er janvier 1989 substances appauvrissant la couche d’ozone
1987
Il impose la suppression de l’utilisation des
CFC sauf pour des utilisations qualifiées
Lutte contre la pollution de l’eau
et conservation de la diversité
biologique dans le Grand
9 Viennes, 1992 1995
écosystème marin du Golfe de
Guinée
Art.8 : L’Etat assure à ces citoyens, l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à
l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi.
Art.22 : Toute personne a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour
cause d’utilité publique et contre juste et préalable dédommagement.
Art.74 : Il y a haute trahison lorsque le Président de la République a violé son serment, est
reconnu auteur, co-auteur ou complice de violations graves et caractérisées des droits de
l'homme, de cession d'une partie du territoire national ou d'acte attentatoire au maintien d'un
environnement sain, satisfaisant, durable et favorable au développement.
32
3.4.2 Loi-cadre sur l’Environnement en République du Bénin
Les grands principes de cette prise en compte de l’environnement sont définis par la loi n°98-
030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l’environnement à savoir :
Article 3-c "la protection et la mise en valeur de l’environnement doivent faire partie intégrante
du plan de développement économique et social et de la stratégie de sa mise en œuvre. Ce
principe oblige à la prise en compte des enjeux environnementaux dans la mise en œuvre des
activités de développement".
Article 3-d. "les différents groupes sociaux doivent intervenir à tous les niveaux dans la
formulation et l’exécution de la politique nationale en matière d’environnement ; ce principe est
capital dans la lutte contre la pauvreté et favorise le développement du pays".
Ces trois principes font respectivement référence (i) à la prise en compte des préoccupations
environnementales lors de la mise en œuvre des projets à travers les outils d’évaluation
environnementale, (ii) à la participation du publique pendant le processus d’évaluation
environnementale et (iii) au principe du Pollueur-Payeur « visant la prise en charge des frais
/coûts qui résultent des mesures de prévention, de réduction et de lutte contre les pollutions par
le pollueur ». C’est un principe découlant de l'éthique de responsabilité, qui consiste à faire
prendre en compte par chaque acteur économique les externalités négatives de son activité.
Elle est régie par les articles 87 à 89 de la Loi n°98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre
sur l’environnement qui disposent que :
Article 87 : ‘’L'étude d'impact’’ est la procédure qui permet de déterminer les effets que la
réalisation ou l'exécution d'un projet ou d'un programme peut avoir sur l'environnement.
Article 88 : Nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations, des
plans, des projets et programmes ou la construction d'ouvrages sans suivre la procédure
d'étude d'impact sur l'environnement, lorsque cette dernière est exigée par les lois et
règlements.
Lorsqu'elle est imposée, une étude d'impact doit suivre la procédure ci-dessous décrite ainsi
que les règlements qui en précisent le contenu.
L'étude d'impact doit être faite et présentée avec la demande d'autorisation au Ministre. Celui-
ci ne délivre l'autorisation d'entreprendre ou d'exploiter l'ouvrage ou l'établissement ayant fait
l'objet de l'étude d'impact qu'après avis technique de l'Agence.
Le présent projet, selon la longueur du linéaire et la largeur de l’emprise, les zones écologiques
sensibles traversées, conformément aux politiques et directives nationales et à celles des
partenaires techniques et financiers, sera classé dans la catégorie des projets soumis à une
EIES approfondie (le projet est classé au titre XIII.1 Construction de routes et
d'infrastructures connexes). La longueur du linéaire environ 9.6 km à OUEDO dans la
commune d’Abomey-Calavi justifie aussi le caractère approfondie de l’étude.
Selon l’annexe 1 du décret N°2017-332 06 Juillet 2017 portant organisation des procédures
de l’Evaluation Environnementale en République du Bénin, les projets se trouvant dans les
zones sensibles doivent faire l’objet d’une EIES approfondie. Au nombre de zones sensibles
sont citées, les agglomérations humaines notamment résidentielles.
34
Loi n°2006-17 du 17 octobre 2006 portant code minier et fiscalité minière en
République du Bénin
Ce texte régit les conditions de l’exploitation minière et sa fiscalité. Il s’applique à la prospection,
la recherche, l’exploitation, la détention, le traitement, le transport, la transformation et le
commerce des ressources minérales. Tout en autorisant l'exploitation des ressources
minérales, il oblige les exploitants de conduire les activités de façon à éviter au maximum tout
impact préjudiciable à l'environnement, notamment la pollution de la terre, de l'atmosphère et
des eaux et le dommage ou la destruction de la flore ou de la faune.
L’article 35 dispose que : « La demande d’un permis d’exploitation doit être accompagnée :
- d’une étude de faisabilité prenant en compte le total des réserves connues, une
estimation globale des coûts de l’investissement ainsi que la démonstration de la
rentabilité de la découverte ;
- d’un plan de développement et d’exploitation du gisement ;
- d’un programme de protection de l’environnement ;
- et d’un schéma de réhabilitation des sites exploités issu d’une étude d’impact sur
l’environnement ».
Le code minier fait obligation dans l’Article 98 de conduire « les activités minières et de carrière
de manière à assurer une exploitation rationnelle des ressources minérales et fossiles et à
minimiser leur impact négatif sur l’environnement physique, les populations et les usages et
coutumes ancestrales.
Dans ce but, les entreprises doivent mener leurs travaux à l’aide de techniques permettant
de prévenir et d’éviter la pollution de l’environnement et d’assurer la préservation de la
biodiversité. A cet effet, la pleine jouissance du droit d’exploiter est subordonnée à la
réalisation préalable d’une étude d’impact sur l’environnement conformément à la
réglementation en vigueur en matière de protection de l’environnement ».
Article 99 : Outre les dispositions prévues à l’article 98 de la présente loi, tout exploitant est
assujetti au paiement d’un droit pour restauration des sites exploités.
La remise en état d’une carrière est effectuée par l’exploitant au fur et à mesure de l’extraction.
Les travaux doivent tenir compte de l’écologie, de la faune, de la flore, du paysage, des
écosystèmes et de l’environnement humain. Les sites peuvent ainsi être reboisés, emblavés
par des cultures, transformés en base nautique ou de loisirs, transformés en étangs piscicoles,
… dépendant des caractéristiques du milieu et de la vocation donnée par l’exploitant.
Loi 2013-01du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial et son importance
A travers la Loi 2013-01du 14 août 2013, le Bénin a fait le choix d’une réforme globale, incluant
l’adoption d’un nouveau régime foncier dénommé régime de la confirmation des droits
fonciers. Ce nouveau régime harmonise le cadre juridique du foncier en mettant un terme au
dualisme juridique ayant longtemps caractérisé le régime foncier au Bénin.
La Loi 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial présente de nouveaux
référentiels et paramètres pour la gestion du foncier.
Particulièrement, il présente de nouvelles dispositions légales liées à l’accès à la propriété, aux
procédures et délais liés aux opérations foncières, à la procédure de confirmation des droits et
à l’expropriation pour cause d’utilité publique.
En effet, selon l’article 4, le régime foncier au Bénin est celui de la confirmation des droits
fonciers déterminé par les dispositions du titre III du présent code. Il régit l’ensemble des terres
rurales, périurbaines et urbaines et repose sur une procédure contradictoire de confirmation des
droits fonciers qui débouche sur la délivrance d’un certificat de propriété foncière.
Le code foncier définit le droit de propriété comme« un droit fondamental dont nul ne
peut en être privé que si ce n’est pour d’utilité publique et contre juste et préalable
dédommagement ». Il définit également les modalités d’acquisition et de transmission des
biens fonciers (articles 8 et 9). L’état et les collectivités territoriales ont le droit d’exproprier tout
35
titulaire de droits fonciers pour cause d’utilité publique en échange d’un dédommagement juste
et préalable. Ci-après la liste des textes actuels régissant le foncier au Bénin.
36
Dispositions actuelles
En appui aux dispositions légales et réglementaires, le Gouvernement béninois a pris un certain
nombre de mesures en ce qui concerne l’enregistrement des actes relatifs au foncier et aux
frais de prestation de l’ANDF. L’accès au foncier est organisé et encadré dorénavant autour :
Des dispositions de l’article 516 du Code foncier et domanial, au cours de la période transitoire
(jusqu’au 14 août 2020) ;
Des dispositions des articles 17, 18, 516 du même code après la période transitoire (à partir du
15 août 2020).
La même loi confirme le régime de protection des eaux de l’Art.28 de la loi-cadre sur
l’environnement au Benin selon lequel « les déversements, écoulements, rejets, dépôts directs
ou indirects de toute nature pouvant provoquer ou accroître la pollution des eaux sont interdits,
soient soumis à autorisation préalable conformément aux lois et règlements en vigueur au
Bénin ». De même, elle propose l’élaboration d’un Schéma Directeur d’Aménagement et de
Gestion des Eaux.
Conformément à l’Article 62 : Le traitement et l’évacuation des eaux usées sont des éléments
du droit à l’eau. La personne publique qui en a la charge en assure la gestion selon les modalités
mentionnées à l’article 60 de la présente loi. L’Article 63 précise que : « Les projets
d’aménagement ainsi que les documents et plans d’urbanisme doivent prendre en compte le
drainage et l’évacuation des eaux pluviales qui sont des éléments du droit à la sécurité et à un
environnement sain ».
37
la nappe phréatique, des plans et cours d'eau de surface dans l'implantation des différentes
réalisations à caractère public ou privé.
Vu que la zone de l’étude est une zone où l’on rencontre encore des ilots de végétation naturelle,
il serait souhaitable que le projet dans l’exercice de ses activités prenne des mesures pour
limiter les effets sur la flore.
Loi n°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts en République du Bénin
Adopté le 2 juillet 1993, elle concerne « la gestion, la protection, l'exploitation des forêts, le
commerce et l'industrie des produits forestiers et connexes » (Art.1). Les forêts, telles que
définies à l’article 2 de la Loi 93-009, s’entendent comme étant des « terrains comportant une
couverture végétale, y compris des mangroves, à l’exception des cultures agricoles et qui sont
susceptibles : (i) de fournir du bois ou des produits autres qu’agricoles ; (ii) d’abriter la faune
sauvage et autres ressources biologiques ; (iii) d’exercer des effets bénéfiques sur le sol, le
climat, la biodiversité, le régime des eaux ou le milieu naturel ; (iii) ou de remplir des fonctions
récréatives, culturelles et scientifiques ». Cette loi énumère la liste des essences protégées en
son Art. 36 et édicte des interdictions en vue de permettre la préservation des espèces
menacées, rares, ou en voie de disparition, ainsi que leur milieu.
Les activités du projet notamment, l’ouverture des voies ont pour conséquence la
dégradation du couvert végétal. Aussi le projet doit–il veiller à la protection dans la mesure
du possible des espèces végétales et des ilots de forêts situées dans l’emprise et prendre
des dispositions pour une compensation (reboisement).
38
Portant création, attributions, organisation et fonctionnement des
Décret n°2001-095 du 20 février 2001
cellules environnementales en République du Bénin.
LES GUIDES DE L’ABE
ANNEE INTITULE
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2004 de Construction de Stations-Service et de Dépôts d’Hydrocarbures
en République du Bénin
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur L’Environnement des Projets
2004 d’Exploitation des Ressources Minérales et de Production
Industrielle en République du Bénin.
Guide Sectoriel de Réalisation d’une Etude d’Impact sur
2004
l’Environnement des Projets Touristiques
Guide Général de Réalisation d’une Etude d’Impact sur
2001
l’Environnement
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2001
de centrales hydroélectriques
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2001
de classement et d’aménagement de forêts et d’aires protégées
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2001
de Route
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2001
d’Adduction d’Eau
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2001
d’électrification
Guide Sectoriel d’Etude d’Impact sur l’Environnement des Projets
2001
de Gazoduc
Décret n°2001-110 du 4 avril 2001 portant fixation des normes de qualité de l’air
Le décret inclut notamment des normes sur la qualité de l’air ambiant applicables à l’ensemble
du territoire national (art. 3) ainsi que pour les émissions des véhicules légers et des camions
neufs ou usagés (art. 7), des véhicules lourds neufs ou usagés (art. 8), des motocyclettes
neuves ou usagées (art. 9) et des établissements (sources fixes) (art. 17).
39
Décret n°2003-332 du 27 août 2003 portant gestion des déchets solides
La gestion des déchets solides produits en République du Bénin, dont les déchets industriels,
est régie par le présent Décret. Il vise essentiellement à prévenir la production de déchets et
leur nocivité, promouvoir la valorisation des déchets (recyclage, réemploi, etc.), organiser
l’élimination des déchets, limiter, surveiller et contrôler les transferts de déchets et assurer la
remise en état des sites. Ainsi, tout rejet de déchets solides dans un milieu récepteur doit être
conforme aux normes et aux mesures de sécurité prescrites dans ce décret.
Décret n°2001-094 du 20 février 2001 fixant les normes de qualité de l’eau potable
Les normes de qualité de l’eau potable sont fixées par le présent Décret. Ils ont trait à la qualité
physico-chimique et bactériologique de l’eau de consommation et à la protection des
ressources en eau.
La gestion de l’eau potable au Bénin est aussi la responsabilité de la Direction Générale de
l’Eau du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines qui a pour mission d’assurer la gestion
des ressources en eau de la région, de définir les orientations stratégiques nationales en
matière d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement des eaux usées et de veiller
à leur mise en œuvre en collaboration avec les autres acteurs concernés.
Le chapitre VI de la Loi n° 87-015 du 21 septembre 1987 portant code de l’hygiène publique
comprend certaines dispositions relatives à l’eau potable. Il est notamment spécifié à l’article 70
que les normes de potabilité d’une eau sont fixées par un arrêté du ministre chargé de la Santé
Publique conformément à l’OMS. De plus, selon l’article 72, si de l’eau non-potable est utilisée
dans un bâtiment, celle-ci doit être clairement identifiée
Décret n°2001-109 du 04 août 2001 fixant les normes de qualité des eaux résiduaires.
Des normes de qualité des eaux résiduaires (soit des eaux usées industrielles et domestiques)
en République du Bénin sont fixées dans le présent Décret. Les eaux résiduaires y sont définies
à l’article 2 comme « les eaux usées industrielles et les eaux usées domestiques ». Les eaux
usées industrielles sont « les eaux qui transportent des substances solides, liquides ou
gazeuses provenant d’un procédé ou d’un établissement industriel. »
Selon les articles 4 à 9 du Décret n° 2001-109, un permis de déversement doit être obtenu avant
d’effectuer tout rejet d’eaux usées industrielles dans le milieu récepteur et le rejet doit être
conforme aux exigences contenues dans le permis qui sera émis. Ce permis est délivré par le
ministre chargé de l’environnement. L’article 3 du Décret n°2001-109 précise que le rejet des
eaux usées industrielles dans les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales est interdit. Les
normes de rejet à respecter pour les eaux usées industrielles y sont également présentées.
Les articles 18 à 28 énonce que les eaux usées domestiques ne peuvent être déversées dans
le milieu naturel qu’après avoir subi un traitement approprié. De plus, le rejet dans le milieu
récepteur doit être conforme aux exigences contenues dans le « permis de déversement » (art.
4) demandé au Ministre chargé de l’environnement. Ce Décret définit aussi les critères de
rejet applicables aux eaux usées domestiques traitées.
En dehors du Décret n°2001-094, le sous-secteur de l’assainissement des eaux usées au Bénin
est actuellement régi par la Loi n° 87-015 du 21 septembre 1987 portant code de l’hygiène
publique, la Loi n°2010-44 portant gestion de l’eau en République du Bénin ainsi que l’Arrêté
interministériel n°069/MISAT/MEHU/MS/DC/DE/DATC/DHAB du 4 avril 1995 portant
réglementation des activités de collecte, d’évacuation, de traitement et d’élimination des
matières de vidange. Les arrêtés d’application du présent décret ci-dessous définissent les
40
conditions de prélèvements et d’analyse des eaux usées et les modalités de délivrance des
permis de déversement :
- Arrêté n°094 / MCVDD/DC/SGM/DG-ABE/DEIE/SLPND/SAA 049SGG17 du 04 aout
2017, Fixant les modalités de prélèvement et d’analyse des eaux usées résiduaires en
république du Bénin ;
- Arrêté n°095/ MCVDD/DC/SGM/DG-ABE/DEIE/SLPND/SAA 059SGG17 du 07 août
2018, Fixant les conditions et les modalités de délivrance du permis de déversement
des eaux usées industrielles.
Par-delà le souci de respecter les exigences d’ordre juridique ou réglementaire, il va sans dire
que le promoteur du projet a bien compris le bénéfice qu’ils pourraient tirer d’une démarche
respectueuse de l’environnement naturel, culturel et humain ; en effet, la mise en œuvre de
mesures appropriées permet de prévenir soit d’éventuelles surprises en ce qui concerne la mise
en place des installations et leurs impacts sur le milieu, soit des blocages de la part des acteurs
et parties intéressées.
La finalité de l’étude est de fournir au promoteur, au Ministère chargé de l’environnement,
l’ensemble des documents leur permettant de juger de la faisabilité technique et
environnementale du projet (respect des normes environnementales et des normes de bonnes
pratiques).
A l’issue de leur construction, les voies urbaines et les routes doivent faire l’objet d’un suivi. Ce
suivi sera à la fois technique et environnemental et impliquera l’intervention de plusieurs acteurs
dont l’Administration des Travaux Publics, l’Agence du Cadre de Vie et l’Agence Béninoise pour
l’Environnement (ABE).
Pour être plus efficace, la procédure d’audit environnemental a été renforcée par la procédure
d’inspection environnementale en République du Bénin en application aux dispositions des
articles 3-6 et 106-107 de la loi-cadre sur l’environnement et du décret N°2017-332 06 Juillet
41
2017 portant organisation des procédures de l’Evaluation Environnementale en République du
Bénin.
« L’inspection environnementale a pour but de protéger les personnes, les biens, la faune, la
flore, l’air, l’eau, le sol et le sous-sol contre les activités qui présentent des risques pour
l’environnement, la santé, la sécurité et la salubrité publique ».
C’est à travers la procédure d’étude d’impact que l’autorité compétente s’assure a priori que
les projets et activités sont respectueux de l’environnement. Cette procédure conduit à la
délivrance d’un Certificat de Conformité Environnementale et est complétée en cas de nécessité
par la procédure d’audience publique (cas des projets d’envergure).
Depuis une Vingtaine d’années et surtout à compter de l’entrée en vigueur de la loi-cadre sur
l’environnement (loi promulguée le 12 février 1999) et la création de l’ABE, la pratique des
études d’impact environnemental est assez bien connue au Bénin. Des guides techniques ont
été édités pour expliquer la démarche et pour orienter les promoteurs et les professionnels.
Par-delà le souci de respecter les exigences d’ordre juridique ou réglementaire, il va sans dire
que le promoteur du projet a bien compris le bénéfice qu’ils pourraient tirer d’une démarche
respectueuse de l’environnement naturel, culturel et humain ; en effet, la mise en œuvre de
mesures appropriées permet de prévenir soit d’éventuelles surprises en ce qui concerne la
mise en place des installations et leurs impacts sur le milieu, soit des blocages de la part des
acteurs et parties intéressées.
Pour atteindre l’objectif du Bénin qui accorde une place capitale à l’environnement à travers sa
constitution, un Ministère chargé de l’environnement a été créé en 1991.
Actuellement dénommé Ministère du cadre de vie et du Développement Durable (MCVDD) par
décret n°2016-50 du 11 août 2016, il a pour principale mission la définition, le suivi de la mise
en œuvre et l’évaluation de la politique de l’Etat en matière d’habitat, de développement urbain,
de mobilité urbaine, de cartographie, de géomatique, de l’aménagement du territoire,
d’assainissement d’environnement, de gestion des effets du changements climatiques, de
reboisement, de protection des ressources naturelles et forestières, de préservation des
écosystèmes, de protection des berges et des côtes.
Il participe également à la définition de la politique de l’Etat en matière de foncier et de cadastre.
Il est chargé entre autres :
- de définir et actualiser périodiquement les politiques nationales en matière de qualité du
cadre de vie et de développement durable et de veiller à leur mise en œuvre ;
- élaborer et assurer le contrôle du respect des normes techniques et de la réglementation
dans tous les domaines de sa compétence ;
- appliquer les directives communautaires relatives à ses domaines de compétence dans
le cadre de la politique d’intégration africaine ;
- assister les collectivités locales dans la conception, l’organisation et la gestion des
activités relevant de ses domaines de compétences ;
En matière de protection de l’environnement et de développement durable il est chargé de :
- mettre œuvre des procédures et mesures d’amélioration de la qualité du cadre de vie et
de lutte contre toutes les formes de pollutions ;
- organiser et promouvoir les métiers et professions liés à l’environnement, à la gestion
des effets des changements climatiques, à la gestion rationnelle des ressources
forestières et fauniques, à l’habitat, à l’aménagement et au développement urbain ;
- Suivre la mise en œuvre des engagements du Bénin en matière de développement
durable ainsi que des conventions internationales et régionales relatives à ses domaines
de compétence.
Dans le cadre du présent projet c’est au Ministre chargé de l’Environnement que revient la
prérogative de délivrer le certificat de conformité environnementale.
Pour une prise en compte efficace des préoccupations environnementales et pour une mise en
œuvre adéquate des procédures d’évaluation environnementale, le MVCDD est appuyé dans
ses missions par les Directions techniques (Direction Générale de l’Environnement et du climat),
les structures sous-tutelles (Agence Béninoise pour l’Environnement, Fonds National pour
l’Environnement), les services déconcentrés, les collectivités décentralisées et les cellules
environnementales (sectorielles, départementales et communales).
Les lois sur la décentralisation (loi N°97-029 du 15 janvier 1999) accordent aux communes des
compétences en tant que collectivités territoriales décentralisées en matière d’environnement.
Elles concourent avec l’Etat à l’administration et l’aménagement du territoire, au développement
44
économique, social, sanitaire, culturel et scientifique ainsi qu’à la protection de l’environnement
et à l’amélioration du cadre de vie.
Selon les dispositions des articles 84 à 86 de la section 1, et du chapitre III, la commune élabore
et adopte son plan de développement. Elle veille à son exécution en harmonie avec les
orientations nationales en vue d’assurer les meilleures conditions de vie à l’ensemble de la
population. Dans ce cadre, elle élabore et délivre entre autres :
- le plan de développement économique et social ;
- les règles relatives à l’usage et à l’affectation des sols ;
- le plan de détail d’aménagement urbain et de lotissement ;
- les permis d’habiter et de construire ;
- et assure également le contrôle permanent de la conformité des réalisations et
des constructions avec la réglementation en vigueur.
Cette situation institutionnelle montre que la commune d’Abomey-Calavi doit être impliquée lors
de la réalisation de l’étude. Dans ce cadre, les autorités locales ont été largement informées du
projet (rencontre avec le Service technique, le Secrétaire Général de la mairie, le Premier
Adjoint au maire et le maire lui-même).
Les autorités locales
Le Maire de la commune d’Abomey-Calavi et les représentants des institutions déconcentrées
même sont directement concernées par le projet et ont été des facilitateurs pour le bon
déroulement des missions sur le terrain (consultation publique diffusion d’informations, appui
pour les procédures administratives, organisation des entrevues,…). Ils ont aussi aidé pour la
collecte de la documentation et des monographies sur la commune et le site d’accueil du projet.
45
IV. PRESENTATION DU PROJET
4.1- TITRE DU PROJET
PROJET DE VIABILISATION PRIMAIRE (VOIRIE : AXE CENTRALE, VOIE PERIPHERIQUE
OUEST, VOIE PERIPHERIQUE EST ET SUD ET VOIE PERIPHERIE NORD) DES
LOGEMENTS SOCIAUX DE OUEDO, COMMUNE D’ABOMEY-CALAVI.
Les principaux travaux à réaliser sont : la libération de l’emprise, le terrassement général et les
fouilles, le revêtement des rues, le drainage, l’assainissement et la construction des ouvrages
d’art, l’aménagement paysager le long des rues.
En cohérence avec les standards adoptés pour les routes nationales, les normes de la CEDEAO
et les caractéristiques fondamentales adoptées pour la voirie primaire de Ouèdo par les
architectes concepteurs du projet, les aménagements prévus par le projet consistent donc à
construire des routes ayant les caractéristiques ci-après.
46
Figure 2 : Plan de viabilisation primaire du nouveau quartier de Ouèdo
Les différentes caractéristiques des voies projetées sont résumées dans le tableau ci-après :
Tableau 15 : Récapitulatif des Rues à aménager par catégorie dans le cadre du projet de
viabilisation primaire des logements sociaux de dans l’arrondissement de OUEDO
47
Figure 3 : Plan de masse général de la zone du Projet.
49
Figure 4 : Vue panoramique et ambiance de l’axe central
50
Figure 5 : Composition spatiale de l'espace public au niveau de l'axe majeur - Section
courante
51
5.4.2. Les caractéristiques des voies périphériques
52
Figure 8 : Composition spatiale de l'espace public au niveau des voies périphériques -
Voie Ouest
53
Figure 10 : Vue panoramique et ambiance de la voie périphérique Sud et Est
54
Figure 12 : Vue panoramique et ambiance de la voie périphérique Sud et Est
55
Figure 14 : Profil en long de la voie périphérique Est, Sud et Nord
56
V- DESCRIPTION DU MILIEU RECEPTEUR
Le Bénin est un pays d’Afrique Occidentale situé sur le golfe de Guinée, entre le tropique
du Cancer et l’Equateur. Il s’étend sur une superficie de 114 764 km² entre 6°15N et 12°40
E avec une côte de 120km et une distance à vol d’oiseau de 675 km de l’océan Atlantique
(au Sud) au fleuve Niger (au Nord). Il est donc limité au Nord par le Niger, au Sud par
l’Océan Atlantique, à l’Est par le Nigeria et à l’Ouest par le Togo et au Nord-Ouest par le
Burkina Faso.
D’une population estimée à 6,7 millions d’habitants en 2003 (UN in Neuenschwander P. et
al, 2011), le Bénin compte environ 10 000 000 habitants en 2014 dont les trois quart sont
installés dans la moitié Sud pour une densité moyenne de 59 habitants au Km².
Le pays offre un relief peu accidenté, essentiellement composé de plaines et de plateaux
hauts de 250 mètres environ qui s’inclinent progressivement vers le sud, en direction de la
côte. La seule région accidentée qui est située au nord-ouest, est la chaîne de l'Atacora
dépassant 400 m.
Les sols sont formés sur les roches sédimentaires au Sud, cristallines au Centre au Nord
et sur des dépôts alluviaux ou marins dans les milieux intra zonaux.
Le climat est de type subéquatorial à 4 saisons (deux saisons de pluies et deux saisons
sèches intercalées) au Sud et soudanien à deux saisons (une humide et une sèche) au
Nord. Ces deux zones sont séparées au centre par un régime de transition soudano-
guinéen.
Le sens des vents dominants est généralement Sud-Ouest / Nord-Est, sauf pendant la
période d’harmattan qui se traduit par un accroissement de l’écart thermique, une baisse
de l’humidité relative et une brume sèche qui envahit l’atmosphère. Les moyennes
mensuelles de températures oscillent entre 26° et 28°C au Sud et entre 35° et 40° au Nord.
La flore du Bénin est riche de 2 807 espèces dont les dicotylédones sont les plus
représentés (70%). Les familles les plus diversifiées en termes de nombre d’espèces sont
les légumineuses, les poacées, les rubiacées, les cypéracées, les astéracées et les
euphorbiacées.
Le Bénin a été subdivisé en dix (10) Districts phytogéographiques qui représentent les
écosystèmes ou habitats pour certains organismes vivants en particulier pour les espèces
végétales.
5.1. GENERALITES SUR LA ZONE D’ETUDE
Composantes Description
La Commune d’Abomey-Calavi est située dans le département de l’Atlantique
Situation en République du Bénin. Elle est comprise entre les parallèles 6°22’ et 6°30’
de latitude Nord et les méridiens 2°15’et 2°22’ de longitude Est (voir carte1).
Elle est limitée :
• au Nord par la commune de Zè ;
• au Sud par l’océan Atlantique ;
Limites
• à l’Est par la commune de Cotonou et de So-Ava ;
• à l’Ouest par les communes de Ouidah et Tori-Bossito (voir carte de
situation).
57
539 km2 ; près 20 % de la superficie du département et 0,47 % de la superficie
Superficie nationale.
Situation administrative
Nombre Neuf (9) arrondissements : Abomey-Calavi ; Akassato ; Godomey ; Golo-
d’arrondissement Djigbé ; Hèvié ; Kpanroun ; Ouèdo ; Togba et Zinvié.
Nombre de villages Cent quarante-neuf (149) villages et quartiers de ville. (RGPH 4, 2013).
et de quartiers de
villes
La Commune d’Abomey-Calavi a organisé son administration par l’arrêté n°21
/335/C-AC/DC/SG/DRH/SAC du 31 Mai 2016 qui a créé des services
communaux et infra communaux (services communaux déconcentrés au
niveau des arrondissements) chargés de l’animation de l’administration
communale. Certains services sont regroupés sous des directions techniques.
La liste des services et directions communaux se présentent comme suit :
• le Cabinet du Maire,
• le Secrétariat Particulier ;
• la Cellule de la Communication et du Protocole ;
• le Contrôle de gestion interne ;
• les chargés de mission
• le Secrétariat des adjoints au Maire
Administration locale
• les organes de Passation des marchés ;
• le Secrétariat Général ;
• la Direction des Ressources Financières et du Matériel (DRFM),
• la Direction des Services Techniques (DST) ;
• la Direction du Développement Local et des Affaires Économiques
(DDLAE) ;
• la Direction des Services à la Population (DSP) ;
• la Direction de l’Aménagement et de l’Urbanisme (DAU) ;
• la Direction des Ressources Humaines (DRH) ;
• la Direction des Affaires Juridiques (DAJ),
• le Service Transmission et Radio, etc.
Milieu physique
La Commune jouit d’un climat de type subéquatorial caractérisé par quatre
saisons :
• une grande saison de pluie (avril à juillet) ;
Climat
• une petite saison pluvieuse (septembre à novembre) ;
• une grande saison sèche (décembre à mars) ;
• une petite saison sèche (août à septembre).
58
La géomorphologie de la commune d’Abomey-Calavi révèle un relief peu
accidenté. Les principaux traits caractéristiques de ce relief sont :
• une plaine faite d’une bande sablonneuse avec des cordons littoraux
récents et anciens ;
• un plateau de terre de barre séparé de la plaine par la lagune Djonou et le
lac Nokoué ; des dépressions et des marécages dans les zones situées
Relief-Sols sur la berge du lac et de la lagune.
La plaine côtière présente des terrains à perméabilité élevée, ce qui favorise
une infiltration rapide des eaux de pluie et par conséquent une pollution assez
rapide de la nappe phréatique avec un faible pouvoir de filtration des éléments
véhiculés par l’eau.
Les terrains constituant la terre de barre quant à eux ont une porosité assez
faible, ce qui rend leur perméabilité moins prononcée que celle des formations
de la plaine côtière.
Mangrove à palétuviers, cocoteraies dans la zone côtière, une savane
dégradée sur le plateau avec une domination de la jachère à palmier à huile,
Végétation
et un groupement herbeux dans les marécages et le long des berges du lac
Nokoué.
Le réseau hydrographique est constitué essentiellement de deux plans d’eau
que sont le lac Nokoué et la lagune (côtière) Djonou. Par ailleurs, la commune
Hydrographie
dispose d’une façade maritime juxtaposée à la lagune côtière (lagune de
Togbin), de marais, de ruisseaux et de marécages.
On distingue dans la commune d’Abomey-Calavi, plusieurs horizons aquifères
plus ou moins bien différenciés. De bas en haut on a :
• l’aquifère des sables (fins à grossiers), de grès et de graviers avec des
niveaux argilo-sableux (rouge latéritique, bariolé, noire ou colorés) du
Continental Terminal. En effet, c’est cet aquifère qui est sollicité par tous
Hydrogéologie
les forages et certains puits modernes de notre zone d’étude ;
• l’aquifère fait d’argile, de sables gravillonnés et d’alluvions argilo-sableuses
du Quaternaire. C’est un aquifère superficiel, généralement exploité par les
puits traditionnels retrouvés pratiquement dans toutes les concessions de
la commune.
Milieu humain
Les groupes sociaux dominants dans la commune sont les Aïzo et les Fon.
Néanmoins, les Goun, les Nago, les Toffin, les Yoruba et autres y sont
Groupes
rencontrés.
socioculturels
Les religions les plus pratiquées sont le christianisme, les religions
endogènes, l’islam, et autres. Notons que le Bénin est un pays laïc.
L’accès à l’eau potable reste une préoccupation dans une bonne partie de la
commune.
Pourtant, la structure géopédologique du plateau de la commune offre
d’importantes nappes aquifères profondes (2e et 3e aquifères du continental
terminal) exploitables pour l’approvisionnement en eau potable. En dehors du
site de captage de Togoudo (Godomey), deux nouveaux sites sont en projet
dans les arrondissements de Ouèdo et de Hêvié.
Le réseau d’adduction d’eau de la SONEB dans la commune est
Approvisionnement embryonnaire et couvre une faible partie du territoire communal. Au total on
en eau potable dénombre 32 711 abonnés concentrés dans les arrondissements de Godomey
et d’Abomey-Calavi répartis dans 14 villages/ quartiers sur 70 que compte la
commune soit un taux de desserte de 20 %.
Seulement 7,21 % des ménages ont accès à l’eau de la SONEB. Toutefois,
l’eau potable est revendue aux ménages voisins. La faible couverture en eau
potable de la SONEB s’explique par la lenteur des opérations d’urbanisme
En matière d’hydraulique villageoise, la commune dispose aujourd’hui de 95
Forages à Pompe Manuelle, 61 Puits modernes, 8 Adductions d’eau
villageoises et 171 Bornes Fontaines.
Source : PDC 3 (2018-2022), Abomey-Calavi.
60
Figure 15 : Carte de situation de la commune d’Abomey-Calavi
Source : PDC 3 (2018-2022), Abomey-Calavi
61
Figure 16 : Carte administrative de la commune d’Abomey-Calavi
62
Le diagnostic spatial de la Commune d’Abomey-Calavi aborde cinq points essentiels à
savoir : la croissance démographique, les questions de l’habitat, la gestion Foncière et le
diagnostic environnemental à travers l’évaluation des ressources naturelles de la
commune.
Hypothèse
Commune d’Abomey-Calavi 9,30% 6,96 % 4,62% 4,28%
moyenne
63
Source : RGPH4
Figure 18 : Evolution du poids démographique (en %) d’Abomey-Calavi dans le
département de l’Atlantique entre 1979 et 2013
Source : RGPH4
64
Source : PDC 3, Abomey-Calavi
Les arrondissements de Godomey et d’Abomey-Calavi sont les plus peuplés 39%et 18%
de l’effectif total de la population de la Commune. Les arrondissements les plus denses
sont Abomey-Calavi, Godomey, Hêvié etTogba.
65
Figure 21 : Densité de la population de la Commune d’Abomey-Calavi
Source : PDC 3
66
6.1.1.4 Etat de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisation et du cadre de vie dans la
commune
Etat de l’aménagement du territoire dans la commune
L’analyse de l’occupation du sol dans la commune d’Abomey-Calavi fait apparaitre les trois
grandes zones d’occupation que sont :
1- la zone marécageuse et lagunaire au Sud et à l’Est de la commune qui occupe
environ la moitié du territoire communal ;
2- la zone de plantations et de cultures qui occupe la deuxième moitié du territoire
de la commune. Elle correspond au plateau de terre de barre où l’agriculture est
encore pratiquée ;
3- la zone qui abrite le tissu urbain de la Commune. Elle s’étend sur les
arrondissements de Godomey, de Calavi-Centre et d’Akassato et est à cheval
sur les deux premières.
L’urbanisation et le cadre de vie dans les Collectivités Décentralisées sont marqués par
une importante poussée démographique dans les centres urbains avec pour corollaire
l’apparition de problèmes urbains majeurs. Ainsi, l’assainissement urbain, la collecte et
l’enlèvement des déchets solides ménagers, l’inondation des quartiers et l’inaccessibilité
des voies constituent des défis auxquels sont constamment confrontées ces Collectivités.
67
quartiers de la ville de Cotonou ; 4) la disponibilité foncière à coût abordable pour le béninois
moyen sur le plateau d’Abomey-Calavi, par ailleurs exempt d’inondations.
Le mouvement de population causé tous azimuts par l’implantation des émigrés n’a pas été
accompagné d’aménagement et de viabilisation conséquents des sites d’accueil. Ce qui
n’a pas manqué de générer d’importants problèmes urbains (occupation anarchique du sol,
difficile gestion des déchets, de l’assainissement, de la mobilité urbaine, faible niveau des
services urbains).
Face à ce contexte défavorable de la planification urbaine, Il est nécessaire, dès aujourd’hui
de réfléchir avec la plus grande attention à la question de la maitrise du développement
urbain et au rôle que la Commune d’Abomey-Calavi est appelée à jouer dans l’armature
urbaine des villes du Bénin.
L’expansion urbaine a déjà embrasé tous les arrondissements de la commune sous la
pression des populations qui ne demandent qu’à avoir accès à des services publics de
qualité. Dans ce contexte, deux trames urbaines se dégagent selon que l’on soit dans une
zone lotie ou dans une zone non lotie.
Dans les zones loties, on distingue les réseaux primaire et secondaire qui assurent le
maillage des espaces. La desserte des ilots se fait par une voirie tertiaire et les
emplacements des réserves et des équipements structurants sont définis. Dans ce registre,
les lotissements de la ZOCA et de la ZOPAH se démarquent par leurs plans réguliers en
forme de damier. Ce sont des exemples d’aménagement avant l’installation des
populations.
68
Année de
Zones loties Superficies Niveau d’exécution
démarrage
2009 En instance
Adjagbo et Agon-Soundja
d’approbation
2009 En instance
Agonmè et Atadjègbo
d’approbation
2003 En instance
Atadjè
d’approbation
2002 En cours
Cité la Victoire
(Recasement)
2002 En instance
Akassato, Zone d’habitation 30 ha 50 a 89 ca
d’achèvement
En instance
Somè 2011
d’approbation
Première tranche en
instance
d’approbation. Par
rapport à la
Glo Djigbé 1ère tranche et 2ème
4500 ha 2004 deuxième tranche, le
tranche
dépouillement des
doléances (2ème
étape) et l’état des
lieux en cours.
Source : PDC 3, 2018-2022.
Etat de l’habitat
L’habitat à Abomey-Calavi, particulièrement dans les zones urbaines, est typique de celui
des villes du Sud-Bénin. Il est caractérisé par des maisons basses clôturées avec une ou
plusieurs cours et une uniformité typologique accentuée par la présence d’entreprises
artisanales ou commerciales autour des habitations et dont les installations débordent sur
la voirie.
Néanmoins, il existe des différences suivant le type d’habitat, la qualité de desserte et les
infrastructures existantes. Les raisons qui fondent ces différences sont l’insuffisance de
planification, l’inégalité des revenus et le développement historique de la ville.
Dans les arrondissements à dominance rurale comme Kpanrou, Ouèdo, Hèvié, Togba,
GloDjigbé et Zinvié, l’habitat est à dominance traditionnelle en dur ou semi dur, groupé,
semi groupé et parfois dispersé lorsqu’on évolue vers les villages. Dans ces
arrondissements, on note, de plus de plus, l’émergence de quelques habitats de type
moderne le long des grandes voies d’accès et surtout dans les chefs-lieux de ces
arrondissements.
70
Figure 22 : Situation du site dans les arrondissements de Ouèdo et de Togba
La zone de projet représente un rectangle de 2km de long sur 1.25km de large, ce qui
représente 250ha environ.
Le point haut, au Nord Est de la zone culmine à 22m, alors que les deux points bas sont
situés au sud est et au Sud Ouest, avec des cotes respectives de 14m et environ 5m du
côté le plus proche des bas-fonds.
La zone du champ captant de Ouèdo est en phase d’urbanisation rapide comme le montre
l’analyse diachronique entre 2006 et 2016 présentée page suivante.
On constate ainsi une augmentation de 300 % des zones loties (agglomérations), de plus
de 120 % de plantations arbustives et de près de 50 % des cultures et jachères.
Elle s’est faite au dépend des champs et jachères sous culture de palmiers à huile encore
très répandus il y a 10 ans. La mentalité béninoise en matière foncière est de disposer de
sa propre parcelle/habitation. Ainsi pour satisfaire cette ambition devenue comme une
obsession, une pression est observée pendant les deux dernières décennies sur les
ressources en terre surtout dans les agglomérations proches de Cotonou, notamment
Ouèdo, Akassato, Glo-Djigbé, etc.. Ces localités étaient couvertes de palmiers à huile et de
savanes arbustives voire arborées.
73
Figure 24 : Occupation du sol du secteur Ouèdo en 2006 et 2016
74
Source : AEP Phase III, 2016
75
5.2.4. Végétation et flore
5.2.5. Faune
Les ressources fauniques sont en forte régression en raison de la pression croissante exercée
par les populations, l’abattage des plantations de palmier à huile et la destruction des forêts.
Seules les forêts sacrées constituent un refuge pour les animaux sauvages, en voie de
disparition dans le secteur d’étude.
Les chasseurs se contentent de petit gibier et sont obligés de se déplacer vers le marécage de
Togba situé au Sud-Est des sites de Ouèdo, à environ 3 km, pour traquer de plus "gros gibier".
Plusieurs espèces ont été identifiées par les populations riveraines. Il s’agit du lièvre, de
l’antilope, des reptiles tels que Python sebae, Python regius, Varanus niloticus) etc., des
rongeurs, surtout les écureuils.
76
Photo 1 : Vue d’ensemble de la rue centrale
Prise de vue : Equipe consultants, juillet 2018
Les espèces végétales recensées de part et d’autres de la rue centrale sont : Cocos nucifera,
Azadirachta indica, Elaeis guineensis, Acacia auriculiformis, Mangifera indica, Annona
senegalensis, Zanthoxylum zanthoxyloides, Araucaria heterophylla et Eucalyptus
camaldulensis.
La photo 2 présente la façade du marché de bétail situé dans l’angle constitué par la rue centrale
et la ceinture 2. Ce marché est logé sur un grand domaine sur le site des logements sociaux
projetés. L’accessibilité à ce marché pose actuellement quelques problèmes parce que la route
est dégradée. Cette rue centrale, abrite de part et d’autre des champs et jachères en système
de monoculture ou d’association de cultures (Photo 3).
77
Photo 3 : Champs de maïs, d’arachide et de manioc le long de la rue centrale.
Prise de vue : Equipe consultants, juillet 2018.
La photo 3 montre l’exploitation qui est actuellement faite du site par les populations. Il faut
noter l’existence de quelques plantations le long de cette rue centrale (photo 4). Il s’agit d’une
plantation privée de Eucalyptus camaldulensis identifiée à droite avant l’entrée dans le domaine
du projet et d’une plantation de Acacia auriculiformis située dans le domaine du projet non loin
du marché de bétail.
Etat de la voie
La rue centrale n’étant pas aménagée, présentent des dégradations et des points bas qui
retiennent de l’eau en saison pluvieuse rendant la circulation difficile.
79
Photo 8 : Panneaux publicitaires et fin de la rue centrale
Prise de vue : Équipe consultants, juillet 2018.
Les espèces inventoriées de part et d’autre de la ceinture 1 se résument comme suit : Carica
papaya, Acacia auriculiformis, Mangifera indica, Eucalyptus camaldulensis, Elaeis guineensis,
etc.
80
Photo 10 : Champs de manioc et de maïs le long de la ceinture 1
Prise de vues : Equipe consultants, juillet 2018.
La photo 10 présente quelques champs situés le long de la ceinture 1. La photo montre un
champ de manioc à gauche de la ceinture 1 et un champ de maïs en face d’une buvette. Au
long de cette ceinture, quelques plantations sont observées.
81
La ceinture 1 parait plus praticable que les autres ceintures et la rue centrale. Pas de
dégradation majeure observée sur cette ceinture. Des panneaux publicitaires sont implantés le
long et au carrefour de la ceinture 1.
Toutes les ceintures sont occupées de part et d’autre par diverses espèces végétales.
Spécifiquement, la ceinture 2 regorge des espèces telles que : Acacia auriculiformis, Musa sp,
Moringa oleifera, Dracena arborea, Newbouldia laevis, Mangifera indica, Terminalia catappa,
Eucalyptus camaldulensis et Ficus glumosa. Parmi ces espèces, il y en a qui sont en plantation
telle que Acacia auriculiformis et Eucalyptus camaldulensis.
82
Photo 15 : Etat actuel de la ceinture 2
Prise de vue : Equipe consultants, juillet 2018
La ceinture 2 est une voie en terre sans ouvrage d’assainissement mais dont les eaux sont
drainées vers une zone basse représentant un exutoire. Elle présente quelques points critiques
qui ne facilitent pas sa praticabilité. La réalisation de cette ceinture diminuera l’érosion ou les
ravinements observés le long de ladite ceinture.
83
Photo 17 : Champs de maïs et d’arachide
Prise de vue : Equipe consultants, juillet 2018
La ceinture 3 regorge des champs et jachères de part et d’autre de tout le linéaire intercalé par
moment par des habitations, centre de santé (ONG) et des zones de maraîchage. La photo 17
est un exemple de l’existence d’un champ d’association de culture de maïs, d’arachide et du
manioc. La zone est faiblement électrifiée et on note la présence des branchements illégaux
(toiles d’araignées) et des postes compteurs pour l’alimentation électrique.
84
Photo 19 : Ouvrages SONEB dans la ceinture 3
Prise de vues : Equipe consultants, juillet 2018.
Les canalisations installées par la SONEB occupent une place importante dans les emprises du
projet. C’est le cas des regards observés l’emprise de ceinture 3. Les travaux d’aménagement
de cette ceinture doivent tenir compte de l’existence de ces ouvrages afin d’éviter des
dommages.
Les espèces végétales identifiées sur ce tronçon sont majoritairement ornementales du côté
droit de la ceinture 4 devant les concessions des logements sociaux privés. Ces espèces ne
seront pas impactées par la réalisation de ce projet. Mais les espèces situées au côté droit
seront impactées et sont pris en compte déjà dans l’EIES.
85
Photo 21 : Etat actuel de la ceinture 4
Prise de vues : Equipe consultants, juillet 2018.
Il s’agit de l’identification des éléments des habitations, baraques, kiosques, biens culturels et
cultuels, etc.) et des éléments communautaires et de sensibilité (école, marché, église, centre
de transfert, etc.).
Le tableau 20 renseigne sur ces différents éléments par rue avec des photos illustratives.
Présence de Le site du
bovins dans la domaine de
rue centrale logements
sociaux est utilisé
pour le pâturage
des bovins
86
Rues Eléments Photos Observation
Habitions et Activités
boutiques économiques
dans l’axe central
87
Rues Eléments Photos Observation
Forage à Ce forage à
motricité humaine motricité humaine
utilisé par les
usagers du
marché de bétail
88
Rues Eléments Photos Observation
EPP Sakomè Il y a un module
de 3 classes et
une direction
Ceinture 3
Dont une partie se
retrouve dans
l’emprise de la rue
Divinité
«Zogbédji de
Thron »
Maraîchage Le site du
maraîchage est
entièrement dans
l’emprise du projet
donc il y aura une
cessation
d’activité.
89
Rues Eléments Photos Observation
Traversée de la La ligne haute
haute tension tension de la CEB
à traverser la rue
centrale et les
ceintures 3 et 4
Ceinture 4 mais il n’y a pas
de pylône à
l’intersection de
ces rues
Site de Carrefour de la
fabrication de ceinture 3 et 4
briques servant de lieu de
fabrication de
briques pour la
construction des
habitations du
projet des
logements
sociaux privés
90
Tableau 23 : Listing des biens par rue potentiellement affectées par le projet
RUES
Liste des BIENS Ceinture 1 Ceinture 2 Ceinture 3 Ceinture 4 Axe TOTAL
central
Terrasses 02 00 00 00 02 04
Auvents 01 00 00 00 02 03
Hangars 01 00 04 01 10 16
Baraques 00 00 02 00 03 05
Champs 15 20 04 25 30 94
Bâtiment 02 02 03 00 06 13
Arbres 379 1094 406 00 241 2121
Décompteurs SBEE 00 00 16 00 00 16
Poteaux SBEE 10 00 12 04 00 26
Toile d’araignées 10 00 50 00 25 85
(bois)
Débordement de 05 03 06 00 05 16
constructions
Regards SONEB 02 00 01 00 01 04
Divinité 00 00 02 00 00 02
Plaques et insignes 04 03 03 01 02 13
Marchés 00 01 00 00 01 01
Plantation 04 10 01 00 03 18
Boutiques / buvette 01 00 00 00 00 01
Rampes 01 00 00 00 02 03
TOTAL 437 1133 510 31 332 2443
Source : Enquête de terrain, Juillet 2018.
Vu l’importance du nombre d’arbres à abattre, un tableau de synthèse est créé par rue pour
renseigner sur l’inventaire effectué afin de pouvoir prendre des mesures de compensation
objectives et adéquates.
Rue centrale
91
Azadirachta indica 23
Elaeis guineensis 01
Mangifera indica 01
Acacia 205
auriculiformis
Araucaria 01
heterophylla
92
Eucalyptus 10
camaldulensis
Ceinture 1
Cocos nucifera 02
Acacia 350
auriculiformis
Mangifera indica 02
93
Musa sp 02
Eucalyptus 20
camaldulensis
Elaeis guineensis 04
941 1094
Acacia
Ceinture 2 auriculiformis
Mangifera indica 02
Terminalia catappa 01
Eucalyptus 150
camaldulensis
Cocos nucifera 06
Ceinture 4 00 00
Total 2123
94
De l’analyse du tableau 22, il ressort que la rue centrale et la ceinture 1 ont une même diversité
floristique. Par contre, les ceintures 2 et 3 ont de faible diversité floristique en thème d’espèces
ligneuses à perdre. Il n’est dénombré aucune espèce ligneuse à abattre dans la ceinture 4 mais
il faut signaler que des herbacées seront détruites sur ce tronçon comme dans toutes les autres
rues.
95
VI- DESCRIPTION ET ANALYSE DES VARIANTES DU PROJET
6.1. IDENTIFICATION, DESCRIPTION DES VARIANTES
Le projet de viabilisation primaire des logements sociaux de Ouèdo vise la transformation
qualitative et conséquente du réseau de voirie primaire de manière à épouser le caractère de
voie urbaine qui semble se dessiner de plus en plus avec la multiplication et l’émergence
moyennes et grandes agglomérations.
Au cours de la conception du projet plusieurs hypothèses ont été évaluées. Ces différentes
formes de conception du projet ont été nécessaires pour opérer un choix optimal.
Étant donné que le projet est une construction de voies urbaines desservant un domaine précis
choisi pour abriter les logements sociaux, les possibilités d’alternatives et de variantes sont
assez limitées.
Le projet ne présente pas en réalité de variante ; un choix a été déjà opéré par les architectes
concepteurs du projet de logements sociaux d’intégrer un volet viabilisation pour faciliter
l’accessibilité et la mobilité dans le quartier d’une part et d’autre part imprimer au projet à travers
l’aménagement de la voirie un aspect paysager particulier.
Ainsi, le projet dans sa conception a prévu plusieurs options d’aménagements pour l’axe central
et les voies périphériques.
Le choix des options d’aménagements dépend de plusieurs critères :
- les caractéristiques géomorphologiques et hydrogéologiques du sol,
- les types de voies,
- les aménagements projetés par type de voies,
- le confort et la fluidité des circulations et des transports,
- les aménagements paysagers,
- l’esthétique du site.
Cette transformation devra permettre de faire face aux défis que constitue le trafic urbain sans
cesse croissant, qui sera alimenté par les besoins en mobilité au niveau local voire communal.
C’est un projet urbain ambitieux dans sa conception et valorisant une architecture soignée,
créant de grands espaces de respiration. Un quartier pensé pour favoriser le «bien vivre
ensemble», privilégiant le confort des déplacements piétons tout en assurant la fluidité des
circulations et des transports. Ainsi, le projet de logements sociaux de Ouèdo sera structuré
autour d’un axe central où convergent toutes les rues secondaires et sera ceinturé par des voies
périphériques.
Le projet paysager intégrera une végétation généreuse et omniprésente, adaptée au sol et au
climat locaux, donnant au végétal une fonction d’embellissement de tous les espaces et de
continuité de la trame verte, accompagnant les grandes axes de circulation comme les
cheminements piétons plus intimes, créant une ombre salutaire et agrémentant les espaces
publics.
96
6.1.2. Présentation des options d’aménagement suivant les types de rues
Selon les types de voies, plusieurs options d’aménagement ont été proposées. Les options
prennent en compte :
- les caractéristiques de la voie ;
- les emprises des voies ;
- les aménagements paysagers ;
- les infrastructures d’assainissement (caniveaux, fossé latéraux) ;
- le confort et la fluidité de la circulation ;
- l’esthétique du site.
Le tableau suivant présente une analyse comparative des différentes options d’aménagement
Emprise de
Assainisse
Esthétique
paysagers
ques de la
Aménage-
Confort et
Type de
fluidité
ments
voies
ment
voie
Axe central Trottoir 42m Arbres plantés Deux caniveaux Séparation Aspect
(P1 à P14 Trottoir latéraux entre paysager
Voie à deux Noue central chaussée
roues Promenade piéton à sens
Chaussée unique,
unidirectionnelle piste
Stationnement cyclable et
piste
Promenade
piéton
piéton
Noue centrale
cœur planté
Stationnement
Chaussée
unidirectionnelle
Voies à deux
roues
Trottoir
Axe central Trottoir 42m Arbres plantés Deux caniveaux Séparation Aspect
(P14 à P103) Trottoir centraux entre paysager
Voie à deux Noue central Regards chaussée
roues Promenade piéton à sens
Chaussée Gradins et esplanade unique,
unidirectionnelle piste
Stationnement cyclable et
Promenade piste
piéton et cycliste piéton
et noue planté
Noue centrale
cœur planté
Gradins,
esplanade et
commerces
Stationnement
Chaussée
unidirectionnelle
97
Voies à deux
roues
Trottoir
Voie Promenade 40m Arbres plantés Deux caniveaux Séparation Aspect
périphérique piéton Trottoir latéraux entre paysager
Ouest 02 Noue planté enterrés chaussée
Noue planté Promenade piéton à double
Chaussée à sens et
double sens piste
Stationnement piéton
Noue planté
Trottoir
Voie Trottoir 30m Arbres plantés Deux caniveaux Aspect
périphérique Trottoir latéraux paysager
Sud et Est Noue planté 02 Noue planté enterrés
ceinture 2 P1 à Stationnement
P23) et Chaussée à
ceinture 3 double sens
Stationnement
Noue planté
Trottoir
Voie Trottoir 30m Arbres plantés Caniveau latéral Aspect
périphérique Trottoir enterré paysager
Sud ceinture 2 Noue planté 02 Noue planté Caniveau
P23 à P85) Stationnement double latéral
Chaussée à enterré
double sens
Stationnement
Noue planté
Trottoir
Voie Trottoir 20m Arbres plantés 01 caniveau Séparation Aspect
périphérique Trottoir latéral enterré entre paysager
Nord Noue planté 02 Noue planté chaussée
Stationnement Promenade piéton à double
Chaussée à sens et
double sens piste
piéton
Noue planté
Promenade
piéton
Source : Etudes techniques (CECO, BTP, 2017)
Dans le programme Villes Durables, il est prévu au titre des activités la mise en place de trois
systèmes devant concourir à l’aménagement de villes durables. Le Système Habitat et
Logement, le Système Planification Urbaine et Territoriale et le Système Environnement et
Résiliences.
C’est le système habitat et logement qui sous-tend le projet de construction des logements
sociaux.
Quant au Système Environnement et Résiliences, il fait appel à une stratégie de croissance
verte et de résilience aux changements climatiques. Pour contribuer à la mise en œuvre de
cette stratégie, un accent particulier a été mis sur l’aménagement paysager des voies imprimant
ainsi une certaine esthétique aussi bien aux voies qu’au projet immobilier en général. En effet
les principes fondamentaux prévoient :
- une architecture soignée, créant de grands espaces de respiration destinés à accueillir
tous les publics et offrant une multiplicité d’usages et de lieux, dans une diversité propice
aux rencontres et au partage.
- Un projet paysager intégrant une végétation généreuse et omniprésente, adaptée au sol
et au climat locaux, donnant au végétal une fonction d’embellissement de tous les
espaces et de continuité de la trame verte, accompagnant les grandes axes de
98
circulations comme les cheminements piétons plus intimes, créant une ombre salutaire
et agrémentant les espaces public.
Ces aspects sont remarquables sur les plans de masse projetés et les coupe de principe qui
montrent que l’arbre et la végétation sont au cœur des aménagements.
En effet, l’arbre assure d’importantes fonctions écologiques pour les communautés à travers la
purification de l’air, la création de microclimat, l’équilibre naturel, l’attractivité du territoire, la
séquestration de carbone,.... Il est ainsi perçu comme un élément moteur fondamental de
ralentissement de l'effet de serre, des changements climatiques etc.
- Recréation et divertissement
La recréation et le divertissement dans les villes sont favorisés par l’attractivité des espaces
verts aménagés (jardins, places publiques boisées) qui accueillent les activités de plein-air et
servent de lieux de rencontre pour la détente, la promenade, la marche, le sport et l'observation
de la nature. Leurs fonctions sociales proviennent du rôle qu'ils jouent en facilitant l'accès aux
citadins pour leurs activités de loisirs, et ce en favorisant les rencontres et la distraction entre
les citoyens.
- Education environnementale
Il reçoit non seulement les visiteurs de la ville, mais également d’autres visiteurs, notamment
les élèves et étudiants en sortie pédagogique. Il représente un lieu privilégié de rencontre avec
le milieu.
- Attrait touristique
La présence des plantations urbaines suscitent un grand engouement pour le tourisme local au
sein des populations. Les sites à haut potentiel floristique font l’objet de convoitise touristique et
constituent un atout économique.
100
6.1.4. Présentation graphiques des options d’aménagement
Les profils en travers type des rues à aménager sont présentés ci-après :
101
6.2. LES ACTIVITES DU PROJET
Toutes les activités à réaliser lors des différentes phases du projet : travaux préparatoires,
aménagement des chaussées, construction des ouvrages d’art et d’assainissement, exploitation
des rues, sont susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement de la zone du projet. Les
différentes phases des travaux et leurs activités se présentent comme suit :
103
VII- ANALYSE DES IMPACTS DE LA VARIANTE RETENUE
7.1- IDENTIFICATION DES IMPACTS
Les impacts du projet sur l’état initial de la zone du projet seront identifiés, caractérisés et
évalués à trois niveaux : d’abord à la phase préparatoire, ensuite à la phase de construction et
enfin à la phase d’exploitation et d’entretien.
Cette partie présente l’interaction entre les milieux touchés ainsi que les activités du projet aux
principales phases de préparation, de construction, d’exploitation avant de montrer les
interactions possibles entre les activités et ces milieux.
Les composantes environnementales sensibles à la réalisation dudit projet sont : air, eau, sol,
faune, flore, sécurité, social, économie. Il s’agira de déterminer parmi ces composantes de
l’environnement celles qui pourraient être touchées pendant les activités du projet que sont : la
phase préparatoire, la phase de construction, la phase d’exploitation et d’entretien.
Culturel et
Economie
Paysage
Sécurité
cultuel
Faune
Social
Activités du projet par phase
Santé
Flore
Eau
Sol
Air
PHASE DE PREPARATION
Installation propre aux
Installation de Entreprises
chantier Travaux topographiques X X X
Etudes techniques
Identification des bases vie
Dégagement des emprises
Installation des Nettoyage de site
bases vie Débroussaillage – X X X X X X X X
Décapage
Abattage d’arbre
Aménagement de l’aire
devant abriter la base vie
X X X X X X X
Apport des matériels et
équipements de chantier
Déplacement de Sondage pour
réseaux reconnaissance de réseaux
X X X X X X X X X X
Déplacement de réseaux
exceptionnels
Déplacement des
Libération des installations, biens et
emprises activités présents dans
l’emprise
- Déplacement de X X X X X X X X X X X
réseaux
- Abattage d’arbres
- Destruction de
plantations
104
Composantes du milieu affectées
Culturel et
Economie
Paysage
Sécurité
cultuel
Faune
Social
Activités du projet par phase
Santé
Flore
Eau
Sol
Air
- Démolition ou
déplacement
d’équipement
- Démolition des
infrastructures et
bâtiments gênants
PHASE DE CONSTRUCTION
Mise en place des
Signalisation panneaux de chantier
Balisage du chantier X X X X X
Indication des déviations
Eclairage de chantier
Nettoyage des sites
Aménagement des Débroussaillage –
X X X X X X X X X X
déviations Décapage
Profilage des déviations
Nettoyage des sites
Terrassement Débroussaillage –
Décapage
Démolition d’ouvrages
existants
X X X X X X X X X X
Démolition et scarification
de chaussée
Démolition de bordures
Curage d’ouvrage de
drainage enterré
Purge des terres de
Déblais en grande mauvaise tenue
masse en terrain Fouilles et excavations X X X X X X X X X
meuble et mis en Mise en dépôt de remblais
dépôt provenant des déblais
Extraction de matériaux
Emprunt de Gerbage de matériaux en
matériaux carrière et sur site
Apport de matériaux de
fondation
Apport de matériaux de X X X X X X X X X X X
remblais
Concassage et apport de
matériaux de concassage
Transport des matériaux
sur les chantiers
Mise en œuvre de
Constructions des matériaux pour Couche de
Chaussée et fondation et base
Trottoirs Compactage de matériaux
pour chaussées
Préfabrication des pavés X X X X X X X X
Mise en œuvre d’éléments
préfabriqués
Mise en forme de la couche
de roulement
Revêtement de la chaussée
105
Composantes du milieu affectées
Culturel et
Economie
Paysage
Sécurité
cultuel
Faune
Social
Activités du projet par phase
Santé
Flore
Eau
Sol
Air
Fouilles pour ouvrage de
Assainissement et drainage
drainage Mise en œuvre de
matériaux pour construction X X X X X X X X X X
d’ouvrage d’art,
construction de fossés, de
caniveaux ou de divergents
Protection des talus
Mesures Plantation d’arbres X X X X X X
d’accompagnement Eclairage (optionnel)
Nettoyage du site et des
Repli du chantier bases
Replis (démolition baraque X X X X X X X
de chantier et repli des
engins).
Restauration des carrières
de prélèvement X X X X X X X X
106
D'une manière générale, cette étape a comme objectif de déterminer tous les impacts probables
associés à la réalisation du projet sur le milieu physique, les ressources biologiques et les
communautés humaines, ainsi que les mesures à prendre pour les minimiser ou mieux, les
prévenir.
L'identification des impacts s'effectue en suivant une méthode qui met en relation les activités
prévues dans le cadre de la réalisation du projet et les composantes pertinentes du milieu. Pour
chacune des interrelations entre les activités et les composantes pertinentes, il s'agit d'identifier
la probabilité d’apparition d’un impact.
108
Activités source Impacts positifs
Description
d’impact potentiels
Ceci a pour conséquence l’augmentation de
la valeur monétaire des terres.
Existence de la route Création de nouvelles L’accessibilité de la route et certainement la
(praticabilité) opportunités d’affaires dynamisation du trafic avec un impact sur le
fonctionnement de nombreux petits métiers
Possibilité de changement Le changement d’activité économique et les
de statut social modifications dans la structure socio-
professionnelle par passage d’un statut
d’agriculteur, à celui de revendeur,
commerçant ou artisan : facteur de mobilité
ascendante dans la société
7.1.2.2. Identification et description des impacts négatifs du projet
Les impacts directs des projets routiers sont le résultat de la construction, de l’entretien et de la
fréquentation des routes. Les activités d’ouverture de voie, de libération des emprises, de
nivellement et la construction de la plate-forme peuvent avoir des impacts considérables sur
l’environnement : perte du couvert végétal, expropriation au détriment d’autres utilisations,
modification du ruissellement naturel, changements de niveau des nappes souterraines, risques
de glissements de terrain, érosion, sédimentation des cours d’eau et des lacs, dégradation du
paysage, destruction de sites culturels et création d’obstacles aux déplacements des habitants
de la zone. La plupart de ces impacts peuvent non seulement se produire sur les lieux de
construction mais également à l’endroit des carrières, des bancs d’emprunt et des terrains de
stockage servant au projet. En outre, la pollution de l’air et des sols provenant des postes de
bitumage, de préfabrication de pavés et de bordures, le dégagement de poussière et le bruit
engendré par les équipements de construction, les fuites de carburants et d’huiles, les ordures
produites et, s’il s’agit de projets d’envergure, la présence d’une main-d’œuvre non résidente,
peuvent être préjudiciables à l’environnement et aux valeurs socioculturelles de la zone
concernée ou traversée.
La fréquentation des routes peut également avoir les impacts suivants : demande croissante en
carburants; accidents avec les engins non motorisés ou substitution des moyens de transport
non motorisés; accroissement de la pollution atmosphérique, bruit ; détritus sur le bord des
routes; accidents parfois fatals pour les personnes et les animaux; risques pour la santé et
l’environnement que représentent les accidents en présence de produits dangereux en transit;
et pollution de l’eau par les fuites et l’accumulation de polluants à la surface des routes.
A ceux-ci, il faut ajouter : l’enlaidissement du paysage par les panneaux publicitaires bordant
les routes; l’urbanisme sauvage auquel le projet donne lieu (tendance des populations à
s’installer le long des routes) ; la perturbation du régime foncier local par les spéculateurs ; la
construction de routes secondaires ; la facilité d’accès aux habitats naturels (dégradation de la
biodiversité) ; la migration de la main-d’œuvre et la dislocation des économies de subsistance.
PHASE DE PREPARATION
Activités sources
Impacts négatifs
d’impacts
Transport et Émissions de particules poussières dans l’air dues au trafic
circulation de la
machinerie et des Nuisances sonores dues au trafic et au déchargement des équipements
équipements
109
PHASE DE PREPARATION
Activités sources
Impacts négatifs
d’impacts
Vibrations dues au trafic des engins et aux déchargements des
équipements
Installation de Emissions de poussières particules dans l’air
chantier (base vie et Les actions de terrassement, de transports et de déchargement de
garage) matériaux entraînent une augmentation de la concentration des
poussières (sables, latérite, etc.) dans l’atmosphère. L’impact de la
pollution atmosphérique sur les populations se présente avec beaucoup
d’acuité au niveau des zones habitées et particulièrement en milieu
urbain et périurbain.
Déboisement et pertes d’arbres, de cultures ou de plantations
Du fait de l’occupation de l’espace qui peut se déplacer avec
l’évolution des travaux, de nouveau site sont colonisés et aménagés
avec pour conséquence, la destruction d’arbres, de champs et de
plantations
Pollution du sol par les déchets solides
Au niveau des ateliers, garages d’entretien et de réparation et stations
d’approvisionnement en carburant, les activités génèrent des nuisances
certaines sur l’environnement, dont les plus significatives portent sur la
production de toutes sortes de déchets.
Déversement des hydrocarbures
La pollution du milieu par les rejets systématiques de déchets liquides
issus des activités des garages : huiles usagées, hydrocarbures et
composés organiques au plomb, boues contenant des produits toxiques
issus d’activités de galvanisation (chrome trivalent, zinc, nickel, cuivre,
cobalt ou autres métaux lourds)
Pollution du sol par les eaux usées
La pollution de l’environnement et du cadre de vie par des rejets des
produits de vidange et de lavage dans le milieu naturel (huiles usées,
graisses, hydrocarbures et de composés organiques au plomb, pièces
défectueuses, eaux de galvanisation, acides, etc.)
Perte de biens foncier et immobilier du fait de la libération de
l’emprise des rues pour les travaux
Déplacement et ou perturbation des activités économiques et
perte de revenu (boutiques, baraques, étalages, marchés …)
Dégagement des
Pertes ou déplacements d’infrastructures et équipements
emprises
socioéconomiques et sociocommunautaires (ouvrages
Terrassement
hydrauliques : puits, enseignes, )
Déplacement éventuel de patrimoines socio-culturels (sanctuaires)
dû à l’élargissement des dimensions de la rue par rapport à l’installation
des populations
Déplacement de Risques d’accidents dus aux excavations
réseaux
111
PHASE DE CONSTRUCTION – TRAVAUX
Activités sources
Impacts négatifs
d’impacts
Les actions de terrassement, de transports et de déchargement de
matériaux entraînent une augmentation de la concentration des
poussières (sables, latérite, etc.) dans l’atmosphère. L’impact de la
pollution atmosphérique sur les populations se présente avec
beaucoup d’acuité au niveau des zones habitées et particulièrement en
milieu urbain.
Consommation/destruction de ressources naturelles (abattage
d’arbres, destruction de champs de culture ou de partie de plantation,
pépinières et jardins)
Risque de pollution des eaux de surface et leur contamination par
des substances dangereuses (engins et activités de construction de la
route)
Déversements accidentels de produits (huiles usagées, bitume,
autres)
Production des déchets solides inertes
Production des restes de matériaux de chantier (déblais, remblais etc..)
Déplacement éventuel d’activités, de biens et de personnes au fur et
à mesure de la réalisation des travaux
Perturbation des services de réseaux d’eau, d’électricité et de
téléphonie
Augmentation ponctuelle du risque d’accident de circulation dû au trafic
des engins et à l’encombrement de la route
Risque d’accident de travail
Risque de transmission de maladies contagieuses entre ouvriers et
populations autochtones
Augmentation du taux de prévalence des maladies sexuellement
transmissibles et du VIH SIDA
Augmentation ponctuelle du taux de grossesse non désirée et
déscolarisation des filles
Influence sur les us et coutumes : conflits entre ouvriers, manœuvres et
populations autochtones
Entrave temporaire à la circulation et aux activités urbaines et rurales
Signalisation et Entrave temporaire à la circulation et aux activités urbaines et rurales
divers
Ouvrages d'art
Eclairage public
Les effets cumulatifs probables sont liés aux émissions atmosphériques lors de la réalisation
des travaux et de la phase d’exploitation, le niveau de bruit ambiant (le bruit des équipements
et du trafic), la gestion des déchets de construction (inertes et déchets ménagers), de même
que les risques d’accident dans la mesure les travaux de plusieurs tronçons vont se faire
simultanément.
Un autre impact cumulatif notable sera relatif aux nuisances et restrictions d’accès dues aux
travaux consécutifs exécutés sur la route Calai-Kpota – Tori et l’aménagement de la voirie de l
coté de, Ouedo. En effet si les travaux se déroulaient dans la même période, les populations
auront du mal à circuler et les déviations seront difficiles à trouver pour desservir cette zone.
113
7.2. EVALUATION DES IMPACTS
L'évaluation d'un impact consiste à déterminer son importance en utilisant des critères comme
sa durée, son étendue et son intensité (degré de perturbation).
L’agrégation de tous ces critères donne l’importance. Il faut aussi tenir compte de la valeur
intrinsèque de l’élément affecté.
Le tableau ci-après présente l’évaluation de l’importance des impacts
114
Tableau 32 : Evaluation de l’importance des impacts.
ACTIVITES IMPORTANCE
N° SOURCES IMPACTS POTENTIELS Caractère
Intensité Etendue Durée Importance
D’IMPACT +/-
I PREPARATION
Transport et 1.a.1. Emissions de
circulation de la poussières et de particules
machinerie et dans l’air - faible ponctuelle permanente Faible
des Nuisances sonores
1. équipements Vibrations
1.a.2. Accidents de la
- faible ponctuelle permanente Faible
circulation
1.b.1. Création de revenus
+
pour les prestataires
Installation de 2.b.1. Création de revenus
+
chantier (base pour les prestataires
vie) 2.a.1. Emissions de
poussières particules dans
l’air particulièrement en - faible ponctuelle permanente Faible
milieu urbain et périurbain
où se déroulent les travaux
2.a.2. Déboisement et
pertes d’arbres, de cultures
- faible ponctuelle permanente Faible
ou de plantations pour
l’installation de base vie
2.a.3. Pollution du sol par
2.
les déchets solides et - faible ponctuelle permanente Faible
souillés.
2.a.4. Déversement des
hydrocarbures au sol dans - moyenne locale temporaire Faible
la base vie
2.a.5. Pollution du sol par
les eaux usées (huiles
usées, graisses,
hydrocarbures et de - moyenne locale temporaire Faible
composés organiques au
plomb, eaux de
galvanisation, acides, etc.)
3.a.1. Perte de biens
immobilier du fait de la - moyenne locale permanente Moyenne
libération de l’emprise
3.a.2. Déplacement et ou
perturbation des activités
économiques et perte de
- moyenne locale permanente Moyenne
revenu (boutiques,
baraques, étalages,
marchés …)
Libération des 3.a.3. Pertes ou
3. emprises déplacements
Terrassement d’infrastructures et
équipements
socioéconomiques et - moyenne locale permanente Moyenne
sociocommunautaires
(ouvrages hydrauliques :,
AEV, marchés, Panneaux
publicitaires)
3.a.4. Déplacement
éventuel de patrimoines - forte locale permanente Forte
socio-culturels (Divinités)
4.a.1. Accidents dus aux
- faible ponctuelle temporaire Faible
excavations -
4.a.2. Dégradation ou
Déplacement de
4. détérioration de réseaux
réseaux
existants - moyenne locale permanente Moyenne
Coupure dans
l’alimentation des
115
populations – nuisances
dues aux coupures
II CONSTRUCTION
Implantation - 5.a.1. Perte de biens
Débroussaillage cultures, plantations ou - moyenne locale permanente Moyenne
Abattage activités
d’arbre 5.a.2. Emission de
particules et de poussières - moyenne locale permanente Moyenne
5. dans l’air
5.a.3. Destruction de la
- faible locale temporaire Faible
végétation et la faune
5.a.4. Modification des
écoulements des eaux de - faible locale temporaire Faible
surface
Transports et 6.a.1. Emission de
circulation de la poussières et de particules
machinerie et de gaz dans l’air par les
des moteurs (fumées) - moyenne locale permanente Moyenne
équipements Nuisance sonore et
vibration due au bruit des
moteurs
6.
6.a.2. Altération de la
qualité des ressources en - faible locale temporaire Faible
eaux
6.a.3. Epuisement de
+ forte locale temporaire Moyenne
ressources en eau
6.a.4. Perte de l’esthétique
- faible locale temporaire Faible
des paysages
Déblais 7.a.1. Emissions
atmosphériques (fumées,
poussières) + forte locale temporaire Forte
Epandage de matériaux
sur les rues
7.a.2. Destruction de milieu
naturel par l’exploitation + forte locale permanente Forte
des carrières d’emprunt
7.a.3. Consommation
/destruction de ressources
naturelles (abattage - moyenne locale temporaire Faible
Construction d’arbres, destruction de
des Chaussées jardins)
et Trottoirs 7.a.4. Pollution des eaux
Assainissement de surface et leur
et drainage contamination par des
- faible ponctuelle temporaire Faible
substances dangereuses
(engins et activités de
construction de la route)
7. 7.a.5. Déversements
accidentels de produits
- moyenne ponctuelle temporaire Faible
(huiles usagées, bitume,
autres)
7.a.6. Production des
déchets solides inertes
Production des restes de - faible ponctuelle temporaire Faible
matériaux de chantier
(déblais, remblais etc..)
7.a.7. Déplacement
éventuel d’activités, de
biens et de personnes au - moyenne locale permanente Moyenne
fur et à mesure de la
réalisation des travaux
7.a.8. Perturbation des
services de réseaux d’eau - moyenne locale permanente Moyenne
et d’électricité
7.a.9. Augmentation
ponctuelle du risque - moyenne locale permanente Moyenne
d’accident de circulation dû
116
au trafic des engins et à
l’encombrement de la route
7.a.10. Risque d’accident
- moyenne locale permanente Moyenne
de travail
7.a.11. Risque de
transmission de maladies
contagieuses entre - faible ponctuelle temporaire Faible
ouvriers et populations
autochtones
7.a.12. Augmentation du
taux de prévalence des
maladies sexuellement - faible ponctuelle temporaire Faible
transmissibles et du VIH
SIDA
7.a.14. Influence sur les us
et coutumes : conflits entre
ouvriers, manœuvres et - faible ponctuelle temporaire Faible
populations autochtones
117
Recrutement du 13.b.1. Création d’emplois
13. personnel de temporaires + moyenne régionale temporaire Moyenne
chantier
Présence 14.b.1. Amélioration de
+ moyenne régionale permanente Forte
exploitation des l’accessibilité
infrastructures 14.b.2. Le désenclavement
+ moyenne régionale permanente Forte
des populations
14.b.3. L’amélioration du
+ moyenne régionale permanente Forte
trafic
14.b.4. L'amélioration du
drainage des eaux pluviales
par la mise en place + moyenne régionale permanente Forte
d’ouvrages
d’assainissement
14.b.5. La durabilité et la
viabilité des routes et leur
mise en conformité aux + moyenne régionale permanente Forte
normes notamment
UEMOA
14.b.6. Amélioration de la
+ moyenne régionale permanente Forte
sécurité routière
14.b.7. Amélioration du
confort routier et du cadre + moyenne régionale permanente Forte
de vie
14.
14.b.8. La fluidité du trafic + moyenne régionale permanente Forte
14.b.9. Diminution du coût
d’entretien des véhicules et + moyenne régionale permanente Forte
des routes
14.b.10. Création de
nouvelles potentialités + moyenne régionale permanente Forte
économiques et d’emplois
14.b.11. Modification
positives qualitatives des + moyenne régionale permanente Forte
conditions de vie
14.b.12. La revalorisation
+ moyenne régionale permanente Forte
du foncier
14.b.13. Création de
nouvelles opportunités + moyenne régionale permanente Forte
d’affaires
14.b.14. Possibilité de
changement de statut + moyenne régionale permanente Forte
social
14.b.15. Accident de
circulation dû à l’excès de - moyenne locale permanente Moyenne
vitesse
118
VIII- GESTION DES RISQUES D’ACCIDENTS
8.1. ANALYSE DES RISQUES
Tout au long de son histoire, l'humanité a été confrontée aux risques, qu’ils soient naturels ou
résultant de ses activités pour sa survie et/ou son développement. « Toute action, toute
initiative comporte une part de risque et d'incertitude et pour tout être, celui-ci est associé à
l'existence même ». Cette notion de risque est particulièrement difficile à préciser car elle est
liée à la définition de plusieurs facteurs. Elle revêt une dimension subjective liée aux
composantes socioculturelles « du moment et du lieu ». Par conséquent, les concepts de
danger et de risque sont difficiles à cerner car ce sont des représentations sociales où
s’imbriquent étroitement les lois de la nature, les contraintes technologiques, les objectifs des
stratégies politiques et les problèmes socioéconomiques où la rationalité scientifique est de
mise.
Néanmoins, Il se définit par le lien avec un phénomène dangereux ou encore à l’inter réactivité
entre systèmes et sous-systèmes composant un environnement socio-économique.
La divagation des animaux et le passage du bétail est le plus souvent source d’encombrement
(ralentissement du trafic). Il peut entraîner aussi l’insécurité sur la voie publique et source
d’accident.
Le stationnement en agglomération amplifie les impacts de la pollution de l’air, entraîne le
rétrécissement de la voie de circulation, réduit la visibilité, restreint les mouvements des piétons,
accroît les risques d’accidents.
Lors des travaux, le personnel intervenant sur le chantier peut être victime d’accident de travail.
Ces accidents peuvent être dus aux défaillances sur les équipements, aux mauvaises
manipulations et aux erreurs humaines (distraction, mal concentration, négligence, banalisation,
etc.) et aussi à une mauvaise appréciation des risques.
119
Les risques de maladie (notamment respiratoires) du fait de l’augmentation de la concentration
des poussières dans l’air (sables, latérites, produits à base d’hydrocarbures, etc.) ;
La présence de personnel des entreprises et des ouvriers sur le chantier, la dépravation des
mœurs avec des rapports sexuels non protégés peuvent accroitre les risques de transmission
des maladies sexuellement transmissibles dont les IST et le VIH/SIDA.
L’évaluation des impacts et des risques a permis de sélectionner les impacts potentiels les plus
significatifs (importance moyenne, forte ou très forte) qui ont fait l’objet de mesures appropriées.
120
IX. PROPOSITION DE MESURES D’ATTENUATION
L'atténuation des impacts vise à permettre la meilleure intégration possible du projet dans le
milieu récepteur. L'étude doit donc présenter les mesures d'atténuation qui seront appliquées
pour réduire ou éliminer les impacts négatifs du projet, ainsi que les mesures destinées à
maximiser les impacts positifs.
121
(boutiques, baraques, étalages, marchés
…)
3.a.3. Pertes ou déplacements 3.a.3.1. Octroyer une compensation pour la
d’infrastructures et équipements reconstruction des infrastructures et équipements
socioéconomiques et affectés
sociocommunautaires (ouvrages
hydrauliques : forages, AEV publiques,
marchés, Panneaux publicitaires)
3.a.4. Déplacement éventuel de 3.a.4.1. Offrir une assistance pour déplacement et
patrimoines socio-culturels (Divinités) réinstallations des divinités affectés
4.a.1. Accidents dus aux excavations - 4.a.1.1 Baliser, protéger et signaler les aires de
travaux et les excavations
4.a.2. Dégradation ou détérioration de 4.a.2.1. Rétablir promptement les réseaux en cas
réseaux existants de détérioration
Coupure dans l’alimentation des 4.a.2.2. Informer les populations riveraines des
populations – nuisances dues aux cas de dégâts sur les réseaux et des dispositions
coupures en cours
4.a.2.3. Réaliser les travaux dans les règles de
l’art et avec précaution pour limiter les dégâts sur
les réseaux
CONSTRUCTION
5.a.1. Perte de biens cultures, plantations 5.a.1.1. Offrir une compensation pour biens ou
ou activités activités perdus
5.a.2. Emission de particules et de 5.a.2.1. Mettre à la disposition du personnel de
poussières dans l’air chantier des équipements de protection
individuels
5.a.3. Production de déchets solides 5.a.3.1. Mettre en œuvre d’un mode adéquat de
gestion des déchets solides
5.a.4. Modification des écoulements des 5.a.4.1. Non significatif
eaux de surface
6.a.1. Emission de poussières et de 6.a.1. 1. Mettre à la disposition du personnel de
particules dans l’air chantier des équipements de protection
Nuisance sonore individuels (EPI)
6.a.1.2. Arroser les voies de circulation, les
déviations et les plates-formes en phase chantier
6.a.2. Altération de la qualité des 6.a.2.1. Eviter le déversement d’huiles usagées et
ressources en eaux de déchets dans les plans d’eau
6.a.3. Epuisement de ressources en eau 6.a.3.1. Faire une gestion rationnelle des
ressources en eau
6.a.5. Risques d’accidents de travail 6.a.4.1. Sensibiliser le personnel et le former au
Risques d’accidents de circulation poste de travail
6.a.4.2. Exiger le port des équipements de
protection par les travailleurs
6.a.4.3. Doter le site de boîte à pharmacie pour
les premiers soins
6.a.4.4. Concevoir un plan de prise en charge des
blessés et un plan d’urgence en cas de dommage
grave
6.a.4.5. Sensibiliser les conducteurs de véhicules
Limiter les vitesses de circulation sur le chantier,
ses abords et en agglomérations
7.a.1. Emissions atmosphériques (fumées, 7.a.1.1. Bâcher les camions qui transportent les
poussières) matériaux
Epandage de matériaux sur les rues
7.a.2. Destruction de milieu naturel par 7.a.2.1. Réhabiliter les carrières en fin
l’exploitation des carrières d’emprunt d’exploitation
122
Utiliser les carrières agréées et suivre le plan
d’exploitation de la carrière
7.a.3. Consommation/destruction de 7.a.3.1. Faire un reboisement en compensation
ressources naturelles (abattage d’arbres, (arbres d’alignement)
destruction de champs de culture ou de Faire une compensation en numéraire pour les
partie de plantation) biens perdus
7.a.4. Risque de pollution des eaux de 7.a.4.1. Sensibiliser les travailleurs sur les bonnes
surface et leur contamination par des pratiques en matière d’environnement
substances dangereuses (engins et 7.a.4.2. interdire le nettoyage des engins et
activités de construction de la route) véhicules de chantiers au bord des plans d’eau
7.a.4.3. Respecter les prescriptions
environnementales (installation de chantier,
entretien des véhicules et engins, gestion des
substances dangereuses…)
7.a.5. Déversements accidentels de 7.a.5.1. Respecter des prescriptions
produits (huiles usagées, bitume, autres) environnementales
7.a.5.2. Prendre des dispositions urgentes pour
confiner et ramasser les produits déversés
7.a.6. Production des déchets solides 7.a.6.1. Mettre en œuvre un mode adéquat de
inertes gestion des déchets
Production des restes de matériaux de Gérer les déchets en respect des normes admises
chantier (déblais, remblais, etc..)
7.a.7. Déplacement éventuel d’activités, de 7.a.7.1. Octroyer une compensation ou une aide à
biens et de personnes au fur et à mesure la réinstallation
de la réalisation des travaux Sensibiliser les populations riveraines
7.a.8. Perturbation des services de réseaux 7.a.8.1. Sensibiliser des populations sur les
d’eau et d’électricité déconvenues à subir pendant les travaux
7.a.9. Augmentation ponctuelle du risque 7.a.9.1. Mettre en place une signalisation routière
d’accident de circulation dû au trafic des adéquate
engins et à l’encombrement de la route Sensibiliser les conducteurs d’engins et de
véhicules de chantier et les riverains
Créer des déviations
Aménager et entretenir les déviations
7.a.10. Risque d’accident de travail 7.a.10.1. Sensibiliser le personnel et le former au
poste de travail
7.a.10.2. Exiger le port des équipements de
protection par les travailleurs
7.a.10.3. Doter le site de boîte à pharmacie pour
les premiers soins
7.a.10.4. Concevoir un plan de prise en charge
des blessés et un plan d’urgence en cas de
dommage grave
7.a.11. Risque de transmission de 7.a.11.1. Cibler les foyers de maladies et faire
maladies contagieuses entre ouvriers et suivi médical adéquat pour les travailleurs et les
populations autochtones populations
7.a.12. Augmentation du taux de 7.a.12.1. Sensibiliser les populations sur les
prévalence des maladies sexuellement bonnes mœurs et le VIH SIDA
transmissibles et du VIH SIDA 7.a.12.2. Sensibiliser le personnel de chantier sur
le VIH SIDA
7.a.12.3. Mettre à disposition de préservatifs
7.a.12.4. Elaborer et mettre en œuvre un plan de
communication sur les IST et le VIH SIDA lors des
travaux
123
7.a.13. Augmentation ponctuelle du taux de 7.a.13.1. Sensibiliser les populations
grossesse non désirée et déscolarisation
des filles
7.a.14. Influence sur les us et coutumes : 7.a.14.1. Sensibiliser les populations et le
conflits entre ouvriers, manœuvres et personnel de chantier sur le respect des mœurs
populations autochtones
7.a.15., 8.a.1. Entrave temporaire à la 7.a.15.1. Respecter les délais contractuels
circulation et aux activités d’exécution du projet
Signaliser correctement le chantier
7.a.15.2. Informer les populations avant le
démarrage des travaux pour les dispositions utiles
à prendre
EXPLOITATION ET ENTRETIEN
9.a.1. Augmentation du risque d’accidents 9.a.1.1. Veiller à une bonne signalisation routière
associés à l’augmentation du trafic et à la limitation des vitesses
124
14.b.5. Durabilité et viabilité des routes et
leur mise en conformité aux normes
notamment UEMOA
14.b.6. Amélioration de la sécurité routière
14.b.7. Amélioration du confort routier et du
cadre de vie
14.b.8. Fluidité du trafic 14.b.8.1. Eviter les stationnements anarchiques
sur la chaussée
14.b.9. Diminution du coût d’entretien des
véhicules et des routes
14.b.10. Création de nouvelles potentialités
économiques et d’emplois
14.b.11. Modification positives qualitatives
des conditions de vie
14.b.12. Revalorisation du foncier rural
14.b.13 Création de nouvelles opportunités
d’affaires
14.b.14. Possibilité de changement de statut
social
14.b.15. Création de nouvelles réserves 14.b.15.1. Préserver ces réserves d’eau de la
d’eau (zones d’emprunt non remblayés) pollution
125
Augmentation de la prévalence des - Sensibiliser les ouvriers et les populations des
certaines maladies (IRA) agglomérations concernées sur les IST et le VIH-SIDA
Risques de contamination par les - Sensibiliser les ouvriers et les populations des
IST et le VIH-SIDA agglomérations traversées sur les IST et le VIH-SIDA
- Distribuer systématiquement des préservatifs aux
ouvriers et employés de l’entreprise;
- Suivre les risques de contamination par les IST et
VIH/SIDA à travers des dépistages volontaires des
ouvriers et employés de l’entreprise ou des entreprises
ainsi que de la population.
126
Il serait donc souhaitable qu’un plan d’action synergique
Mesures pour atténuer les
soit élaboré et mis en œuvre pour une gestion adéquate
impacts cumulatifs
des travaux desdits projets.
- les rues devant abriter plusieurs projets devront
être clairement identifiées avant les travaux ;
- les calendriers d’exécution des travaux des
différents projets devront être coordonnés ;
- des réservations devront être faites dans les
voiries pour les autres projets à venir (fourreaux
pour les canalisations et les lignes électriques) ;
- etc..
L’ensemble des impacts et mesures appropriées définies ont été récapitulés dans le tableau
de synthèse ci-après :
127
Tableau 37 : Tableau de synthèse des impacts environnementaux et sociaux
Phases Activités source Impacts positifs Mesures de Impacts négatifs Importance Mesures d’atténuation
d’impacts maximisation
I PREPARATION
1 Transport et circulation 1.b.1. Création de 1.b.1.1. Promouvoir 1.a.1. Emissions de Faible 1.a.1.1 Mettre à la disposition du
de la machinerie et des revenus pour les les entreprises et les poussières et de particules personnel de chantier des
équipements prestataires prestataires locaux dans l’air équipements de protection
Nuisances sonores individuels (cache nez, bouchon
d’oreille, casque anti-bruit …)
Vibrations
1.a.2. Accidents de la Faible 1.a.2.1 Signaler correction le
circulation chantier et positionner des agents
munis de drapeaux pour réguler la
circulation des riverains et des
engins
1.a.2.2. sensibiliser les riverains et
le personnel de chantier sur le
respect de la limitation de vitesse et
les panneaux
2 Installation de chantier 2.b.1. Création de 2.b.1.1. Promouvoir 2.a.1. Emissions de 2.a.1.1 Mettre à la disposition du
(base vie) revenus pour les les entreprises et les poussières particules dans l’air personnel de chantier des
prestataires prestataires locaux particulièrement en milieu Faible équipements de protection
urbain et périurbain où se individuels (cache nez, bouchon
déroulent les travaux d’oreille, casque anti-bruit …)
2.a.2. Déboisement et pertes 2.a.2.1. Elaborer un répertoire
d’arbres, de cultures ou de complet des biens et activités
plantations pour l’installation susceptibles d’être affectés par le
de base vie projet
Procéder à la compensation des
biens affectées ou perdus
2.a.2.2. Elaborer e mettre en œuvre
Faible un programme de reboisement des
artères et faire un reboisement en
compensation sur une aire indiquée
par la localité
2.a.2.3. Octroyer une compensation
pour les arbres abattus
Requérir l’accord./autorisation des
inspections forestières avant la
128
coupe des arbres surtout les
essences forestières
2.a.3. Pollution du sol par les 2.a.3.1 Elaborer et mettre en
déchets solides et souillés. Faible œuvre un plan de gestion des
déchets
2.a.4. Déversement des 2.a.4.1. Aménager des aires
hydrocarbures au sol dans la étanches pour la manipulation des
base vie huiles usagées, graisses,
Faible hydrocarbures … dans la base vie
2.a.4.2. Réaliser les opérations
suivants les règles de l’art (respect
des normes)
2.a.5. Pollution du sol par les 2.a.5.1. Aménager des aires
eaux usées (huiles usées, étanches pour la manipulation des
graisses, hydrocarbures et de huiles usagées, graisses,
Faible
composés organiques au hydrocarbures … dans la base vie
plomb, eaux de galvanisation,
acides, etc.)
3 3.a.1. Perte de biens 3.a.1.1. Elaborer un répertoire
immobiliers du fait de la complet des biens et activités
libération de l’emprise susceptibles d’être affectés par le
Libération des
projet
emprises Moyenne
3.a.1.2. Procéder à un juste et
Terrassement
préalable dédommagement ou à
une compensation des biens des
populations affectées
3.a.2. Déplacement et ou 3.a.1.1. Elaborer un répertoire
perturbation des activités complet des biens et activités
économiques et perte de susceptibles d’être affectés par le
revenu (boutiques, baraques, Moyenne projet
étalages, marchés …) 3.a..2.1. Octroyer une aide à la
réinstallation pour les cas de
déplacements légaux
3.a.3. Pertes ou déplacements 3.a.3.1. Octroyer une compensation
d’infrastructures et pour la reconstruction des
équipements infrastructures et équipements
socioéconomiques et affectés
Moyenne
sociocommunautaires
(ouvrages hydrauliques :,
AEV, marchés, Panneaux
publicitaires)
129
3.a.4. Déplacement éventuel 3.a.4.1. Offrir une assistance pour
de patrimoines socio-culturels Forte déplacement et réinstallations des
(Divinités) divinités affectés
4 4.a.1. Accidents dus aux 4.a.1.1 Baliser, protéger et signaler
excavations - Faible les aires de travaux et les
excavations
4.a.2. Dégradation ou 4.a.2.1. Rétablir promptement les
détérioration de réseaux réseaux en cas de détérioration
existants 4.a.2.2. Informer les populations
Déplacement de
réseaux Coupure dans l’alimentation riveraines des cas de dégâts sur les
des populations – nuisances réseaux et des dispositions en
Moyenne
dues aux coupures cours
4.a.2.3. Réaliser les travaux dans
les règles de l’art et avec précaution
pour limiter les dégâts sur les
réseaux
II CONSTRUCTION
5 Implantation - 5.a.1. Perte de biens cultures, 5.a.1.1. Offrir une compensation
Moyenne
Débroussaillage plantations ou activités pour biens ou activités perdus
Abattage d’arbre 5.a.2. Emission de particules 5.a.2.1. Mettre à la disposition du
et de poussières dans l’air personnel de chantier des
Moyenne équipements de protection
individuels
130
6.a.3. Epuisement de 6.a.3.1. Faire une gestion
Moyenne
ressources en eau rationnelle des ressources en eau
6.a.4. Accidents de chantier 6.a.4.1. Sensibiliser le personnel et
le former au poste de travail
6.a.4.2. Exiger le port des
équipements de protection par les
travailleurs
6.a.4.3. Doter le site de boîte à
pharmacie pour les premiers soins
Faible 6.a.4.4. Concevoir un plan de prise
en charge des blessés et un plan
d’urgence en cas de dommage
grave
6.a.4.5. Sensibiliser les conducteurs
de véhicules
Limiter les vitesses de circulation
sur le chantier, ses abords et en
agglomérations
Déblais 7.b.1. Création de 7.b.1.1. Promouvoir 7.a.1. Emissions 7.a.1.1. Bâcher les camions qui
revenus pour les les entreprises et les atmosphériques (fumées, transportent les matériaux
prestataires prestataires locaux poussières) Forte
Epandage de matériaux sur
les rues
Construction des 7.b.2. Création 7.b.2.1. A compétence 7.a.3. Consommation 7.a.3.1. Faire un reboisement en
Chaussées et Trottoirs d’emplois temporaires égale donner priorité à /destruction de ressources compensation (arbres d’alignement)
Assainissement et naturelles (abattage d’arbres, Forte
la main d’œuvre Faire une compensation en
drainage locale destruction de jardins) numéraire pour les biens perdus
7.a.4. Pollution des eaux de 7.a.4.1. Sensibiliser les travailleurs
7 surface et leur contamination sur les bonnes pratiques en matière
par des substances d’environnement
Faible
dangereuses (engins et
activités de construction de la
route)
7.a.5. Déversements 7.a.4.1. Sensibiliser les travailleurs
accidentels de produits (huiles sur les bonnes pratiques en matière
usagées, bitume, autres) d’environnement
Faible
7.a.4.2. interdire le nettoyage des
engins et véhicules de chantiers au
bord des plans d’eau
131
7.a.4.3. Respecter les prescriptions
environnementales (installation de
chantier, entretien des véhicules et
engins, gestion des substances
dangereuses…)
7.a.6. Production des déchets 7.a.5.1. Respecter des prescriptions
solides inertes environnementales
Production des restes de Faible 7.a.5.2. Prendre des dispositions
matériaux de chantier urgentes pour confiner et ramasser
(déblais, remblais etc..) les produits déversés
7.a.7. Déplacement éventuel 7.a.6.1. Mettre en œuvre un mode
d’activités, de biens et de adéquat de gestion des déchets
personnes au fur et à mesure Faible
Gérer les déchets en respect des
de la réalisation des travaux normes admises
7.a.8. Perturbation des 7.a.7.1. Octroyer une compensation
services de réseaux d’eau et ou une aide à la réinstallation
d’électricité Moyenne
Sensibiliser les populations
riveraines
7.a.9. Augmentation 7.a.8.1. Sensibiliser des populations
ponctuelle du risque d’accident sur les déconvenues à subir
de circulation dû au trafic des Moyenne pendant les travaux
engins et à l’encombrement de
la route
7.a.10. Accident de travail 7.a.9.1. Mettre en place une
signalisation routière adéquate
Sensibiliser les conducteurs
d’engins et de véhicules de chantier
Moyenne et les riverains
Créer des déviations
Aménager et entretenir les
déviations
7.a.11. Transmission de 7.a.10.1. Sensibiliser le personnel et
maladies contagieuses entre le former au poste de travail
ouvriers et populations 7.a.10.2. Exiger le port des
autochtones Moyenne équipements de protection par les
travailleurs
7.a.10.3. Doter le site de boîte à
pharmacie pour les premiers soins
132
7.a.10.4. Concevoir un plan de prise
en charge des blessés et un plan
d’urgence en cas de dommage
grave
7.a.12. Augmentation du taux 7.a.11.1. Cibler les foyers de
de prévalence des maladies maladies et faire suivi médical
Faible
sexuellement transmissibles et adéquat pour les travailleurs et les
du VIH SIDA populations
7.a.14. Influence sur les us et 7.a.12.1. Sensibiliser les
coutumes : conflits entre populations sur les bonnes mœurs
ouvriers, manœuvres et et le VIH SIDA
populations autochtones 7.a.12.2. Sensibiliser le personnel
de chantier sur le VIH SIDA
Faible 7.a.12.3. Mettre à disposition de
préservatifs
7.a.12.4. Elaborer et mettre en
œuvre un plan de communication
sur les IST et le VIH SIDA lors des
travaux
7.a.13. Augmentation 7.a.13.1. Sensibiliser les
ponctuelle du taux de populations
grossesse non désirée et
déscolarisation des filles
7.a.14. Influence sur les us et 7.a.14.1. Sensibiliser les
coutumes : conflits entre populations et le personnel de
ouvriers, manœuvres et chantier sur le respect des mœurs
populations autochtones
8 Signalisation et divers - 8.a.1. Entrave temporaire à la Faible 8.a.1.1. Respecter les délais
Ouvrages d'art circulation et aux activités contractuels d’exécution du projet
Eclairage public Signaliser correctement le chantier
8.a.1.2. Informer les populations
avant le démarrage des travaux
pour les dispositions utiles à
prendre
III EXPLOITATION ET ENTRETIEN
9 Circulation et 9.a.1. Effets sur le sol et l’eau 9.a.1.1. Non significatif
fonctionnement du parc Faible
automobile
133
9.a.2. Les émissions de 9.a.2.1.. Mettre à la disposition du
particules dans l’atmosphère personnel de chantier des
équipements de protection
Moyenne individuels (EPI)
9.a.1.2. Arroser les voies de
circulation, les déviations et les
plates-formes en phase chantier
9.a.3. Augmentation du bruit 9.a.3.1. Sensibiliser les population
Moyenne
aux abords des routes et respecter les heures de repos
9.a.4. Développement 9.a.4.1. Sensibiliser les populations
d’interrelations et de 9.a.4.2. Mettre en œuvre et
rencontres interpersonnelles renforcer le plan de communication
pouvant induire des formes de sur la conservation des valeurs
Faible
déviance sociale (prostitution, morales, les maladies sexuellement
sexualité occasionnelle, transmissibles et VIH SIDA dans les
grossesse non désirée, IST localités
VIH SIDA)
9.a.5. Amélioration de la 9.a.5.1. Mettre en place une
qualité de la route pouvant signalisation routière adéquate
induire des excès de vitesse et 9.a.5.2. Sensibiliser les usagers de
par conséquent des accidents Moyenne la route
de circulation
9.a.5.3. Sensibiliser les populations
riveraines sur les risques et dangers
de la route
10 10.a.1. Dégradation des sols, 10.a.1.1. Restaurer les carrières
des eaux et de la végétation d’emprunt
par l’exploitation de carrière Contracter avec les prestataires de
Entretien routier Faible
d’emprunt et le stockage des carrières agréés
matériaux et produits
d’entretien
10.a.2. Stockage et l’abandon 10.a.2.1. Elaborer et mettre en
sur place des matériels hors œuvre un plan adéquat de gestion
d’usage, des matériaux Faible et d’élimination
d’entretien et des résidus de
démolition.
Tion des 10.a.3. Insécurité et nuisances 10.a.3.1. Mettre en place une
déchets (pollution sonore, émissions signalisation routière adéquate
atmosphériques etc.) liées à la Faible
10.a.3.2. Sensibiliser les usagers de
présence du chantier la route
134
10.a.3.3. Sensibiliser les
populations riveraines sur les
risques et dangers de la route
11 Stockage de matériaux 11.a.1. Emission de 11.a.1.1 Mettre à la disposition du
et matériels poussières personnel de chantier des
Faible équipements de protection
individuels (EPI)
135
14.b.9. Diminution du
coût d’entretien des
véhicules et des routes
14.b.10. Création de
nouvelles potentialités
économiques et
d’emplois
14.b.11. Modification
positives qualitatives
des conditions de vie
14.b.12. La
revalorisation du
foncier
14.b.13. Création de
nouvelles opportunités
d’affaires
14.b.14. Possibilité de
changement de statut
social
14.b.15. Accident de
circulation dû à l’excès
de vitesse
136
137
X- CONSULTATION PUBLIQUE
Lors de la réalisation de l’EIES une place importante a été accordée à la consultation publique
qui est une procédure de participation du public au processus de décision.
La participation du public est définie comme étant l'implication du public au processus d'étude
d'impact sur l'environnement afin de fournir les éléments nécessaires à la prise de décision. Elle
a pour objectif d'informer le public concerné sur l'existence d'un projet et de recueillir son avis
sur les différents aspects de conception et d'exécution dudit projet.
Le public concerné est - i) celui dont les intérêts sont touchés par les décisions prises en matière
d'environnement relativement au projet ou – ii) celui qui a des intérêts à défendre ou à faire
valoir dans le cadre du processus décisionnel devant conduire à la délivrance du certificat de
conformité environnementale.
Les autorités locales ont été aussi consultées notamment, le Directeur des Services Techniques
et le chef service des affaires domaniales et environnementales, le Chef d’Arrondissement et
les chefs de quartier.
Les populations et les autorités communales ont favorablement accueilli le projet. Ces dernières
ont hâte de voir la mise en œuvre du projet dont les avantages sont énormes (praticabilité de la
route en toutes saisons, confort, rapidité du trafic, augmentation du trafic, renforcement des
échanges commerciaux, désenclavement du quartier, esthétique du quartier, etc.).
La plupart pensent que la route est la bienvenue et peu non seulement résoudre les problèmes
ci-dessus mais aussi octroyer des avantages au nombre desquels on peut citer :
- le développement et le rayonnement de l’arrondissement,
- la création d’emplois ;
- le renforcement des capacités des communes ;
- l’amélioration des revenus des populations locales et développement urbain
- les retombées économiques pour la commune
10.2. POSITION DES GROUPES SOCIAUX FACE AU PROJET, A SES CONTRAINTES ET CONDITIONS
Les différentes composantes du projet exposées aux populations sont accueillies par les
populations de la zone comme des attentes exprimées durant des années. Mais elles font
intervenir des positions variables selon les ouvrages et les prestations prévues
La plupart des propriétaires des habitations et infrastructures économiques dans l’emprise des
voies apprécient le projet et acceptent d’être déplacés.
Cette attitude réceptive à l’aménagement est liée aux effets bénéfiques perçus au sein de la
population où les motifs de l’acceptation sont décrits comme suit :
- le bitumage des axes dégradés à l’état actuel va favoriser le désenclavement de la zone
et permettre l’émergence d’autres activités génératrices de revenu (AGR). En référence
aux avantages des aménagements similaires dans d’autres milieux, les producteurs et
autres acteurs locaux estiment que l’amélioration de la qualité des conditions de
circulation, aura comme avantages, l’économie de temps de déplacement, l’accès rapide
138
aux circuits de distribution, la chute des tarifs de transport avec taxi-moto, le
développement des échanges sociaux et économiques.
- dans le même temps, ces changements, vont favoriser la valorisation de l’habitat local
qui évoluera vers la fonction de location. De même les conditions objectives introduites
par l’aménagement vont favoriser les installations d’accueil comme les hôtels, les
infrastructures culturelles et les services de distribution.
- Le patrimoine cultuel et culturel sera préservé. En effet les populations sont prêtes à être
les facilitateurs pour le déplacement des sanctuaires, arbres fétiches et autres entrant
dans l’emprise
La consultation publique a eu lieu le 29 septembre 2018 dans une salle de classe du CEG « la
verdure » de OUEDO. L’Introduction de la séance a été faite par le Chef d’Arrondissement de
OUEDO, qui après avoir souhaité la bienvenue aux participants, les a remerciés pour avoir
consacré un peu de leur temps précieux pour ladite séance.
Il a ensuite présenté l’objet de la consultation publique qui est une étape du processus de l’étude
d’impact environnemental et social du projet d’aménagement de la voirie de la cité des
logements sociaux de OUEDO, d’une part et qui permet d’informer les populations sur le
contenu du projet à mettre en œuvre dans leur localité, en particulier sur les impacts aussi
positifs que négatifs de ce projet sur l’environnement et les mesures proposées.
Il a invité les populations à suivre avec intérêt la présentation des consultants et à faire part de
leurs préoccupations.
Après le mot de bienvenue du CA, l’équipe de consultants a, après les civilités, présenté le
projet aux populations, notamment les aménagements projetés, les zones d’influence du projet
ainsi que les installations et infrastructures susceptibles de se retrouver dans l’emprise du projet.
Un accent particulier a été mis sur les nuisances pouvant être générées par le projet. La parole
a été donnée aux participants pour s’exprimer.
Les principales préoccupations sont :
- donner priorité à la main d’œuvre locale ;
- manifestation de l’adhésion au projet ;
- maintenir l’emprise des 25m sur les 1,2km de l’axe central situé entre les
deux zones loties ;
Des clarifications ont été données et compléments d’informations apportées par les élus locaux.
On peut retenir globalement que les populations adhèrent au projet qui est très structurant pour
la localité et promettent contribuer à sa réussite.
Le rapport de consultation de consultation publique ainsi que la liste des participants sont
annexés à la présente EIES. Les photos ci-après nos présente quelques séquences de ladite
consultation.
139
Photo 22 : Quelques photos de la consultation publique
140
XI. PLANDE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
Le cadre organisationnel à mettre en place doit permettre d’atteindre plusieurs objectifs si l’on
veut s’assurer de la réussite du PGES à court et à long terme. Pour ce faire, le promoteur du
projet et son Maître d’ouvrage doivent chercher à atteindre les objectifs ci-dessous :
Assurer que les populations directement concernées pourront participer activement aux
choix des options ;
Garantir que l’ensemble des besoins légitimes des populations concernées soit pris en
compte de manière équitable. Il sera donc nécessaire d’avoir une organisation qui pourra,
d’une part, identifier les besoins réels, et d’autre part, qui aura suffisamment d’autorité pour
réfuter les demandes non justifiées ou émanant de groupes qui verront dans le projet des
opportunités à saisir ;
S’assurer que les moyens qui seront prévus et mis en œuvre soient effectivement distribués
au bénéfice des populations concernées et de la manière la plus rentable possible ;
S’assurer que le suivi des actions qui seront entreprises soit suffisant afin d’éviter que les
effets négatifs ne compromettent le développement durable de la ville de Abomey-Calavi et
de ses environs ;
Assurer qu’il y ait toujours une très bonne coordination entre les intervenants. La parfaite
coordination permettra également d’assurer une information de manière coordonnée de
l’ensemble des parties concernées ;
S’assurer que les objectifs de base du projet soient atteints ;
S’assurer que la structure organisationnelle qui sera mise en place puisse également assurer
une bonne continuité dans les actions et leur suivi à moyen terme.
142
Des audits environnementaux périodiques du projet (conformément à la réglementation)
Des contrôles relatifs à la bonne marche du PAR ;
Des contrôles et inspections techniques des travaux (pendant, avant et après)
Le suivi environnemental sert à mesurer l’ampleur des impacts résiduels qui seront réellement
constatés pendant la réalisation, et ce au regard des mesures d’atténuation proposées. Il se
poursuivra par l’observation continue de certaines composantes pertinentes de l’environnement
pendant l’exploitation de la carrière. Il consistera à faire le bilan environnemental du projet
périodiquement.
Le suivi concerne l’évolution de certains récepteurs d’impacts (milieux naturel et humain)
potentiellement affectés par le projet de réseau à haute tension. Le suivi évalue l’état de
certaines composantes sensibles dont les impacts n’ont pu être cernés de façon exhaustive.
Un programme de suivi environnemental sera mis en place. Il reposera sur des indicateurs
environnementaux et sociaux qui permettront de cerner l’évolution de l’état des composantes
des milieux. Les composantes environnementales qui font l’objet de suivi dans le cadre du
présent projet sont les suivantes :
Milieu physique dont la qualité de l’eau de surface, la gestion des déchets solides dans les
quartiers bénéficiaires, l’entretien des exutoires (enlèvement des déchets et végétaux,
désencombrement, ..), la réduction de la charge polluante des eaux pluviales avant leur
déversement dans le plan d’eau ;
Milieu biologique dont le maintien d’une végétation arborescente (arbre d’alignement) ;
Milieu humain (installation au niveau des exutoires, pêcheries, etc..).
Le programme doit définir aussi clairement que possible les indicateurs à utiliser pour assurer
le suivi des mesures d’atténuation et de bonification qui ont besoin d’être évaluées pendant
l'exécution et/ou l’opération du projet.
Le programme doit également fournir les détails techniques sur les activités de suivi telles que
les méthodes à employer, les lieux d’échantillonnage, la fréquence des mesures, les limites de
détection, ainsi que la définition des seuils permettant de signaler le besoin de mesures
correctives.
Une estimation sommaire est faite à partir des coûts unitaires exprimés en francs CFA pour les
différentes activités prescrites dans le PGES. A cela s’ajoute les dépenses relatives à la
surveillance environnementale qui sont à la charge du promoteur, de même que le coût du suivi
environnemental.
Il faut noter que dans le cadre du présent projet, une évaluation des aides à la réinstallation et
des compensations a été faite et devra être prise en compte dans le cadre du projet.
Afin de faciliter les interventions en faveur de l’environnement, une provision devra être faite
pour faire face à ces dépenses.
La mise en œuvre des présentes mesures est indispensable pour une prise en compte adéquate
des préoccupations environnementales.
Pour ce faire, un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) a été élaboré qui définit
clairement les activités environnementales à mener lors de la mise en œuvre du projet.
143
Les activités liées à la sécurisation des chantiers, au reboisement en compensation et surtout
les mesures d’indemnisation et de compensation impliquent un coût qui devra être imputable
au projet.
L’évaluation des coûts concerne essentiellement les biens et activités affectées (qui ont fait
l’objet d’un Plan d’Action de Réinstallation (PAR), les reboisements en compensation, les
sensibilisations, les prescriptions environnementales (à intégrer dans le contrat des entreprises
de construction), la surveillance et le suivi (à intégrer dans le contrat des entreprises de
construction et de la mission de contrôle)
Le projet devra faire une provision à mettre à disposition pour les reboisements (mise en place
des plants et entretien jusqu’à croissance optimale) et les sensibilisations notamment celles sur
le VIH SIDA assurées par les spécialistes.
Un fonds sera également prévu pour la mise en œuvre des prescriptions environnementales
par les entreprises, la surveillance environnementale du projet (recrutement des
environnementalistes et sociologues à plein ou mi-temps pour la durée d’exécution du projet).
144
Tableau 38 : Plan de gestion environnementale et sociale
145
N° Activités ou Mesures d’atténuation Période de mise en Responsable de Responsable de suivi
Indicateurs
et/ou de compensation œuvre surveillance
9. 2.a.2.2. - 7.a.3.1. – Nombre d’arbres plantés Avant et pendant les MCVDD Inspection forestière Atlantique
Elaborer en mettre en œuvre un travaux de Mairie d’Abomey-Calavi
programme de reboisement des préparation et de
Espace reboisé
artères et faire un reboisement en construction
compensation sur une aire indiquée
par la localité
10. 2.a.2.3. Octroyer une compensation Absence de plaintes Pendant les travaux MCVDD ABE
pour les arbres abattus de préparation et de Comité de dédommagement
Requérir l’accord./autorisation des construction
Existence de l’autorisation Inspection forestière de l’Atlantique
inspections forestières avant la coupe
Mairie de Abomey-Calavi
des arbres surtout les essences
forestières
11. 3.a..2.1. - 7.a.7.1- Nombre de plaintes Avant, pendant les MCVDD ABE
Octroyer une aide à la réinstallation pour enregistrées relativement aux travaux construction Comité de dédommagement
les cas de déplacements légaux compensations
Mairie de Abomey-Calavi
Réinstallation effective des
populations affectées avant les
travaux
12. 3.a.3.1. Octroyer une compensation Nombre de plaintes Pendant les travaux MCVDD ABE
pour la reconstruction des enregistrées relativement aux de préparation Comité de dédommagement
infrastructures et équipements compensations
Mairie d’Abomey-Calavi
affectés
13. 3.a.4.1. Octroyer une compensation et Nombre de plaintes Pendant les travaux MCVDD ABE
une assistance pour le déplacement enregistrées relativement aux de préparation Comité de dédommagement
et la réinstallation des patrimoines compensations
Mairie d’Abomey-Calavi
culturelles, cultuels et sanctuaires Nombre de conflits enregistrés
affectés
14. 2.a.3.1 - 6.a.2.1. Elaborer et mettre en Nombre de plaintes Pendant et après MCVDD ABE
œuvre un plan de gestion des déchets enregistrées les travaux
construction
Mairie d’Abomey-Calavi
15. 2.a.4.1. - 2.a.5.1.- 6.a.2.1. Aménager des Gestion des déchets conformes Avant, pendant les MCVDD ABE
aires étanches pour la manipulation des aux normes travaux construction Mairie de Abomey-Calavi
huiles usagées, graisses, hydrocarbures
… dans la base vie
146
N° Activités ou Mesures d’atténuation Période de mise en Responsable de Responsable de suivi
Indicateurs
et/ou de compensation œuvre surveillance
2.a.4.2. Réaliser les opérations suivants
les règles de l’art (respect des normes)
16. 4.a.1.1 Baliser, protéger et signaler les Pendant les travaux MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
aires de travaux et les excavations
Direction Départementale chargée
de du Cadre de Vie et du
Développement Durable
(DDCVDD)
Concessionnaires de réseaux
17. 4.a.2.1. Rétablir promptement les réseaux MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
en cas de détérioration
Direction Départementale chargée
de du Cadre de Vie et du
Développement Durable
(DDCVDD)
Concessionnaires de réseaux
18. 4.a.2.2. Informer les populations MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
riveraines des cas de dégâts sur les
Direction Départementale chargée
réseaux et des dispositions en cours
de du Cadre de Vie et du
Développement Durable
(DDCVDD)
Concessionnaires de réseaux
19. 4.a.2.3. Réaliser les travaux dans les MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
règles de l’art et avec précaution pour
Direction Départementale chargée
limiter les dégâts sur les réseaux
de du Cadre de Vie et du
Développement Durable
(DDCVDD)
Concessionnaires de réseaux
20. 6.a.1.2. Arroser les voies de circulation, Faible taux de poussières Avant, pendant les MCVDD ABE
les déviations et les plates-formes en émises sur les voies d’accès au travaux construction Mairie d’Abomey-Calavi
phase chantier chantier
21. 6.a.4.1. 6 7.a.11.1 Sensibiliser le Nombre de séance de Avant, pendant et MCVDD ABE
personnel et le former au poste de travail sensibilisation après les travaux Groupement National de sapeurs
Nombre d’ouvrier portant les construction pompiers
EPI adaptés DST Mairie d’Abomey-Calavi
147
N° Activités ou Mesures d’atténuation Période de mise en Responsable de Responsable de suivi
Indicateurs
et/ou de compensation œuvre surveillance
6.a.4.2. 6 7.a.11.2 Exiger le port des Existence d’une boite à
équipements de protection par les pharmacie
travailleurs
Existence d’un plan de prise en
6.a.4.3. 6 7.a.11.3Doter le site de boîte à charge des blessés
pharmacie pour les premiers soins
6.a.4.4. 6 7.a.11.4 Concevoir un plan de
Existence et
prise en charge des blessés et un plan opérationnalisation du plan
d’urgence en cas de dommage grave d’urgence en cas de dommage
6.a.4.5. Sensibiliser les conducteurs de grave
véhicules
Limiter les vitesses de circulation sur le
chantier, ses abords et en agglomérations
22. 7.a.1.1. Bâcher les camions qui Niveau d’émission de particules Avant, pendant et MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
transportent les matériaux dans l’air ou après les travaux Direction Départementale chargée
Absence d’épandage sur les construction de du Cadre de Vie et du
routes Développement Durable
Etat des camions (DDCVDD)
Nombre de camion bâché
23. 7.a.4.1. Sensibiliser les travailleurs sur les Nombre de plaintes Avant, pendant et MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
bonnes pratiques en matière enregistrées pendant les après les travaux Direction Départementale chargée
d’environnement travaux construction de du Cadre de Vie et du
Nombre de séance de Développement Durable
sensibilisations effectuées (DDCVDD)
24. 7.a.3.1Réhabiliter les carrières en fin Etat des carrières Avant, pendant et MCVDD ABE
d’exploitation Nombre de plaintes après les travaux Mairie de Abomey-Calavi Direction
Utiliser des carrières agréées et enregistrées construction Départementale chargée des Mines
suivre le plan d’exploitation de la Existence et mise en œuvre du
carrière plan de remise en état de site
ou de réhabilitation des
carrières
25. 7.a.4.1. Sensibiliser les travailleurs sur Avant, pendant et MCVDD Mairie de Abomey-Calavi
les bonnes pratiques en matière Mesures prises pour la après les travaux
d’environnement préservation des plans d’eau construction
148
N° Activités ou Mesures d’atténuation Période de mise en Responsable de Responsable de suivi
Indicateurs
et/ou de compensation œuvre surveillance
7.a.4.2. Interdire le nettoyage des Niveau de pollution des plans
engins et véhicules de chantiers au d’eau
bord des plans d’eau
7.a.4.3. Respecter les prescriptions
environnementales (installation de
chantier, entretien des véhicules et
engins, gestion des substances
dangereuses…)
26. 7.a.4.1. Eviter les déversements Etat de souillure du sol Avant, pendant et MCVDD DDCVDD
(huiles, hydrocarbures, autres après les travaux
produits) au sol construction
27. 7.a.10.1 Mettre en place d’une Nombre de cas d’accident de Avant, pendant et MCVDD DDCVDD
signalisation routière adéquate circulation enregistré après les travaux Mairie de Abomey-Calavi
Sensibiliser les conducteurs d’engins Etat de praticabilité des construction
et de véhicules de chantier déviations
7.a.10.1 Créer des déviations
Aménager et entretenir les déviations
28. 7.a.12.1. Cibler les foyers de Taux de prévalence des IST Avant, pendant et MCVDD ABE
maladies et faire un suivi médical VIH Sida lors des travaux après les travaux Mairie de Abomey-Calavi
adéquat des travailleurs et des construction
populations
29. 7.a.12.1. Sensibiliser les populations Nombre de séances de Avant, pendant et MCVDD ABE
sur les bonnes mœurs et le VIH SIDA sensibilisation tenues après les travaux Mairie de Abomey-Calavi
7.a.12.2. Sensibiliser le personnel de construction
chantier sur le VIH SIDA Taux de prévalence du VIH DNSP
7.a.12.3. Mettre à disposition de SIDA après les travaux
préservatifs
7.a.12.4. Elaborer et mettre en œuvre
un plan de communication sur les IST
et le VIH SIDA lors des travaux
30. 7.a.13.1. Sensibiliser les populations Nombre de cas de déperdition Avant, pendant et MCVDD Mairie de Abomey-Calavi
sur la déperdition scolaire scolaire après les travaux
construction
149
N° Activités ou Mesures d’atténuation Période de mise en Responsable de Responsable de suivi
Indicateurs
et/ou de compensation œuvre surveillance
31. 7.a.14.1. Sensibiliser les populations Nombre de cas de conflits Avant, pendant et MCVDD Mairie de Abomey-Calavi
et le personnel de chantier sur les us, enregistrés après les travaux
coutumes et les bonnes mœurs construction
32. 14.b.4.1. Curer les ouvrages de drainage Après les travaux MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
périodiquement construction et la
Etat de comblement des
ouvrages /caniveaux Phase d’exploitation
33. 14.b.8.1. Eviter les stationnements Absence de stationnement sur Après les travaux MCVDD Mairie d’Abomey-Calavi
anarchiques sur la chaussée la chaussée construction et la
Phase d’exploitation
150
CONCLUSION
La route, lien entre des espaces distants, assure une continuité physique entre les personnes.
Elle constitue donc un vecteur social très important au sein de notre société.
Outre son rôle économique, l’acheminement des matières premières et des biens de
consommation, la route contribue également au développement social de l’environnement qu’il
dessert.
L’accessibilité d’un espace est donc primordiale tant pour le développement de celui-ci que pour
le bien-être de ses habitants.
La mise en œuvre du projet d’aménagement de 9,6km de voirie primaire pour viabiliser le
projet de constructions des 11 500 logements sociaux de Ouèdo apparait comme une
opportunité pour le désenclavement du quartier de Ouèdo et pour sa connexion avec Cotonou,
le Centre-ville d’Abomey-Calavi et les Communes limitrophes comme Allada, Tori-Bossito,
Ouidah, Etc..
Les impacts positifs de ce projet sont nombreux, allant du confort, de la fluidité et de la rapidité
du trafic au développement de pôle d’activités commerciales et à l’accès aux infrastructures
sociales. Ce projet apporte aussi à la zone une note esthétique et paysagère exclusive avec un
accent particulier sur les espaces verts.
Elle permet aussi par la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à lutte contre les
changements climatiques (épuration de l’air ambiant, séquestration de carbone, absorption de
CO2, rendements énergétiques). L’aménagement des voies de Ouèdo aura un effet bénéfique
car elle permettra de contribuer par la réduction des émissions au respect de la Convention-
cadre des nations unies sur les changements climatiques.
Comme tout projet d’infrastructures, le projet de viabilisation primaire des logements sociaux de
Ouèdo génère des impacts négatifs surtout en phase chantier, impacts qui restent quand même
maîtrisables par la mise en œuvre de mesures d’atténuation.
Un plan de gestion environnemental et social est conçu à cet effet, de même que des
prescriptions environnementales ont été élaborées, et sont à mettre dans le cahier de charge
des entreprises.
Malgré ces impacts négatifs le projet reste viable car il peut induire le développement. Une
meilleure structuration de l’espace, des espaces verts et récréatifs et un trafic performant
participent au bien-être des populations. La permanente accessibilité des utilisateurs et
bénéficiaires du projet aux lieux de création de richesse, aux services sociaux de base...
suppose en amont une optimale maintenance des infrastructures.
151
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152
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Générale des Forêts et des Ressources Naturelles - Département de l’Atlantique - Banque
Africaine de Développement/- FAD.
153
ANNEXES
1- Rapport de consultation publique
2- Liste de présence à la consultation
publique
3- Plan succinct de réinstallation
4- Cahier des clauses
environnementales et sociales
154
1- Rapport de consultation publique
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2- Liste de présence à la consultation
publique
156
4- Cahier des clauses
environnementales et sociales
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The project is expected to create jobs and provide new business opportunities for local enterprises. It aims to enhance living conditions by providing access to affordable housing. Further, the project supports the enhancement of local infrastructure and services, fostering an environment conducive to economic growth and improved quality of life for the residents .
The environmental and social impact assessments (ESIA) are part of the legal requirements for ensuring that environmental concerns are integrated into project planning and execution. This contributes to sustainable development by anticipating and mitigating potential negative impacts on the environment, thereby aligning with the principle of leaving a healthy, satisfying, and sustainable environment. These assessments help in protecting resources and maintaining ecological balance, which are essential criteria under the Program National de Gestion de l’Environnement (PNGE).
The primary objective of the Ouédo social housing project is the viabilization of the site to improve living conditions in accordance with the Government Action Program 'Bénin Révélé' which aims at enhancing the conditions of life for the Beninese population through strategic societal and sustainable spatial development (axes 6 and 7 of the PAG).
The project aims to balance economic development with environmental conservation by integrating sustainability principles, such as minimizing resource consumption, enhancing energy efficiency, and implementing reforestation and habitat restoration efforts where necessary. It strives to promote economic resilience while ensuring that ecological integrity is not compromised, aligning with the broader goals of sustainable urban development .
The mitigation measures identified include reforestation and compensation for lost trees, managing pollution through proper disposal and containment of hazardous materials, safe handling and disposal of hazardous waste, and encouraging good environmental practices among workers. These measures ensure minimal disturbance to the environment during construction, in line with environmental and social protection policies .
The project aligns with international environmental agreements by incorporating sustainability practices into its framework, addressing biodiversity, climate change adaptation, and resource management. These are in line with the country’s obligations under various global agreements, ensuring that the project does not violate international standards and contributes to the broader sustainable development goals .
According to Benin's environmental framework, a project must satisfy the requirements set in the law n°98-030 which mandates environmental impact assessments (EIA) for any significant project. Projects should integrate environmental concerns from planning to execution, and ensure public involvement and adherence to the polluter-pays principle. Compliance with strategic environmental policies and plans, such as the PAG, is also necessary .
The methodology ensures an effective assessment through a structured approach that involves the identification of potential environmental impacts, analyzing the significance of these impacts, and implementing management and mitigation strategies. This involves rigorous documentation review, stakeholder engagement, and the application of scientific and participatory techniques to ensure comprehensive evaluation .
SONEB infrastructure, which includes critical water supply elements, requires careful handling to prevent damage during the project's execution. It is suggested that proper planning and management practices be employed, such as acknowledging the location of SONEB’s networks in the project blueprints and taking preventive measures during excavation and construction to avoid disruptions or damages .
Challenges include social disruption, loss of livelihoods, and conflicts arising from displacement. These are addressed by providing fair compensation, implementing comprehensive resettlement plans, and maintaining open communication with the affected populations to ensure mutual understanding and effective resolution of grievances .