Journal du Petit lecteur
Un très bon devoir, qui respecte les consignes. Des réflexions
personnelles intéressantes et un article bien rédigé.
16/20
Contes du jour et de la nuit / Guy de Maupassant
Bonjour dans cette extrait [article], je vais présenter le livre « Contes du
jour et de la nuit » de Maupassant, vous expliquer 2 histoires qui ont
retenu mon attention et donner mon opinion sur le livre.
Tout d’abord, ce livre est un recueil de nouvelles paru en 1885 aux
éditions Marpon-Flammarion. Il expose dans ces contes de nombreux
paysages et villes, de la Normandie natale de Maupassant à la ville de
Tombouctou (Mali) en passant par la côte d’Azur et la Corse. Le titre est
bien représenté car ce sont pour la plupart des histoires en clair-obscur
qui débutent souvent par une belle description de la nature
environnante souvent lumineuse, et s’assombrissent au fur et à mesure
de la lecture. Maupassant veut nous montrer le coté « sombre », les
défauts de l’Homme. A travers les contes il évoque l’amour souvent
contrarié (« Le Père »P.29), la mort indicible mais inévitable (« Le
Vieux »P.69), les enfants illégitimes (« Le Petit » P.133 ») , la jeunesse
qu’il confronte fréquemment à la vieillesse – la fuite du temps,
incontrôlable – (« Adieu » P.165), les apparences trompeuses (« Rose »
P.21), l’étrangeté (« Coco » P.103), la cupidité (« La Parure » P.49).
Maintenant, je vais vous présenter 2 histoires qui m’ont marqué.
Je vais commencer avec le conte « La Parure » P.49. C’est l’histoire de
Madame Loisel, c’est une femme de condition modeste qui se rêve dans
la haute société. Un jour, elle et son mari sont invités à un bal par le
premier ministre, et c’est l’occasion pour Mathilde Loisel de vivre, de
façon réelle et pendant une soirée , ses rêves de bourgeoisie et de
haute société. Pour cela, elle va acheter une robe grâce à l’argent de
son mari et emprunter une parure à une amie fortunée.
Tout au long de cette soirée elle va s’amuser et vivre ces instants de
bonheurs dont elle a tant rêvé mais en rentrant, elle perd cette parure,
elle est introuvable à l’issue de ce bal. Les Loisels, personnes honnêtes
vont rembourser cette parure en endurant des années de travail et de
dur labeur pour rembourser toutes les dettes que son maris a
contractées pour racheter cette parure qui avait une grande valeur.
Dix ans plus tard, Mathilde exténuée par tout ce travail enduré revoit
son amie et avoue la vérité mais son amie désolée pour elle lui dit que
sa parure était fausse et qu’elle ne valait pas plus de 500 francs… Tout
au long de cette nouvelle, Maupassant joue agréablement avec les mots
pour laisser planer le suspense. A la fin, je ne m’attendais pas à cela, je
fus très surpris par cette chute qui me remplit de désespoir pour cette
pauvre Mathilde. Nous pouvons tirer une moral de cette histoire, il vaut
mieux avouer et dire la vérité et ne pas avoir peur des conséquences.
[oui]
Maintenant je vais vous parler de la deuxième histoire « Coco » parue
en 1884. Zidore un garçon de 15 ans s’occupe d’un vieux cheval nommé
« Coco », il doit le nourrit et le sortir dans la côte quatre fois par jour.
Mais Zidore ne comprend pas pourquoi il doit s’occuper de ce cheval car
il ne fait plus rien et Zidore perd du temps et de l’énergie à s’occuper de
lui et se fait moqué par ses camarades. Au fil du temps, l’enfant devient
de plus en plus haineux et cruel, il affame le cheval en diminuant les
rations tous les jours et l’attache assez loin de l’herbe fraîche pour qu’il
ne puissent pas la manger. Coco qui est très vieux perd rapidement des
forces et commencent à devenir très faible mais l’enfant continue et
prend du plaisir à le torturer de cette manière.
Quelque temps plus tard, Zidore retrouve Coco mort et se réjouit de son
meurtre… Il annonce le décès du cheval le jour suivant à sa famille mais
personne [ne] semble étonné car il était très vieux et ils pensèrent que
le pauvre cheval était mort de vieillesse.
Cette nouvelle m’a rendu triste, Zidore est un être cruel et il abuse d’un
être faible qui ne peut pas se défendre en raison de son état physique.
Maupassant dénonce la cruauté humaine envers les animaux, il veut
montrer que l’homme peut aller jusqu’à tuer un animal pour ne plus
avoir à s’occuper de lui. Le jeune paysan prend avantage de sa faiblesse
pour le maltraiter. Nous pouvons aussi penser que Zidore est jaloux du
cheval car on lui porte de l’attention et pas à lui, il reçoit des moqueries
et se fait rejeté, c’est ce qui le pousse à commettre ces actions
monstrueuses [oui]. J’espère que ce pauvre cheval repose en paix…
[c’est une fiction…]
Conclusion
Le titre de ce recueil est tout à fait adéquat, il s'agit bien de contes
(cruels), [point] En l’espace d’une page Maupassant peut changer le
cours de l’histoire, qui commence bien puis finit mal, chaque nouvelle se
termine par une "chute" tout à fait inattendue. La Mort est présente,
invisible parfois, mais tapie, et surgissant au détour d'une page.
Maupassant nous fait réfléchir sur les comportements humains et pas
forcément les plus beaux, il livre une image plutôt « sombre » de
l’humanité. Il veut changer l’idée que le monde se fait des livres et des
histoires avec un héros et une histoire qui se finit bien pour nous
dévoiler les différentes facettes pessimistes de l’Homme. [oui] J’invite
les lecteurs à entreprendre cette lecture car le livre est très intéressant
et instructif, les histoires sont souvent intrigantes, à la fin nous pouvons
tirer une morale et se [nous] demander « tiens qu’est que j’aurais fait
face à cette situation ?», [point + « Voilà qui… »] qui nous laisse
perplexe à la fin et nourrit notre réflexion. Nous pouvons dire que les
nouvelles sont toujours d’actualité car la nature humaine n’a pas changé
excepté le langage de paysan utilisé dans les contes qui lui n’est plus
d’actualité et difficile à comprendre, par exemple «Te v’là grosse ?», ce
qui veut dire « tu es enceinte ? ».
Esteban Valey pour tous ses lecteurs ;)