Règles d’attribution du Label RSE de
la CGEM
Commission Entreprise Responsable et Citoyenne
CGEM
I. Principes généraux
Le Label RSE de la CGEM est attribué aux entreprises établies au Maroc. Il atteste que les
structures et les actes de gestion de l’entreprise bénéficiaire présentent une assurance
suffisante de conformité avec les objectifs définissant la Charte RSE de la CGEM.
L’assurance suffisante de conformité signifie que l’entreprise a :
● Fourni des preuves tangibles de non violation des obligations légales figurant parmi
les objectifs de la Charte RSE de la CGEM ;
● Pris des engagements formalisés en faveur de la réalisation continue des objectifs
de la Charte RSE de la CGEM et mis en place un plan d’action d’amélioration,
pendant la durée de validité du Label RSE, et ce dans les neuf domaines de la
Charte, conformément aux principes de cette dernière et en adéquation avec sa
taille et la nature de ses produits ou services.
II. Structure et intervenants
Le Label RSE est délivré es qualité par le Président de la CGEM sur avis d’un Comité
d’attribution.
Le Comité d’attribution est composé de 15 membres, dont :
● 14 membres intuitu-personae désignés par le Président de la CGEM sur proposition
du Président de la Commission RSE & Label. Ces personnalités sont reconnues
comme qualifiées compte tenu de leur expérience ou de leur contribution aux
objectifs de responsabilité sociétale et au développement des entreprises au Maroc.
● 1 membre « tournant » désigné en fonction des particularités spécifiques des
dossiers qui seront examinés lors de la réunion. Cette personne sera identifiée au
cas par cas pour chacune des réunions du Comité et invitée à cet effet par le
président de la Commission RSE et Label. Cette personne renforcera l’expertise du
Comité.
Le Comité est valablement réuni si au moins 6 membres sont présents. Les décisions pour
l’attribution du label sont prises à l’unanimité des membres présents du Comité.
Le Comité d’attribution :
● N’est pas tenu par l’avis à la labellisation du tiers-expert ayant effectué l’évaluation.
Cet avis est à titre consultatif.
● Procède à un entretien avec les entreprises candidates pour complément
d’information avant l’attribution du Label. La présence à l’entretien de la direction
générale de l’entreprise candidate est indispensable.
● Accepte que l’entreprise se fasse accompagner par une tierce personne à l’entretien
en raison de ses compétences et notamment sa connaissance des spécificités du
secteur d’activité de l’entreprise,
● Reçoit, à la demande de l’entreprise postulant au Label, les observations en cas de
désaccord sur les conclusions du rapport d’évaluation.
III. Eligibilité au Label :
Est éligible au Label toute entreprise :
● Membre de la CGEM ;
● Régulièrement établie au Maroc, identifiée par sa raison sociale et son numéro de
CNSS ;
● Avoir exercé son activité pendant au minimum trois années ;
● Dans le cas où l’entreprise fait partie d’un groupe, la labellisation doit
impérativement concerner l’organe de gestion (ou corporate) dudit groupe ;
● Qui en formule la demande par écrit auprès de la Commission Entreprise
Responsable et Citoyenne de la CGEM ;
● Qui en reçoit l’accord par écrit de la Commission Entreprise Responsable et
Citoyenne de la CGEM. Cet accord est un préalable à la signature du contrat avec le
cabinet pour la mission d’évaluation.
● Qui désigne un interlocuteur dûment habilité à la représenter, aussi bien vis-à-vis de
la CGEM que vis-à-vis du tiers expert, durant toutes les phases du processus de
labellisation et de suivi ;
● Qui accepte de faire procéder par l’un des organismes accrédités par la CGEM à une
évaluation de conformité de son organisation et de ses actes de gestion avec la
Charte RSE de la CGEM ;
● Qui autorise la CNSS, en cas de besoin pour l’évaluation, à communiquer à la CGEM
les informations relatives à sa situation vis-à-vis de la CNSS.
● Qui s’engage à adopter toute mesure corrective découlant des éventuels écarts
observés lors de l’évaluation et, plus généralement, en faveur de la réalisation
continue des objectifs de la Charte
● Qui se soumet à l’évaluation de vérification (article 7) et à l’évaluation de suivi (article
8) dans les délais arrêtés ci-dessous.
IV. Sollicitation du Label RSE
Toute entreprise acceptant les conditions énumérées à l’article 3 ci-dessus peut solliciter sa
labellisation.
La demande du Label doit être adressée au Président de la Commission Entreprise
Responsable et Citoyenne et signée par une personne qualifiée de l’entreprise.
La demande présente les activités de l’entreprise, exprime son engagement à recourir à
une mission d’évaluation auprès de l’un des organismes accrédités par la CGEM et précise
les coordonnées, le nom et le titre de l’interlocuteur désigné par l’entreprise (cf. modèle de
la demande de sollicitation sur le site de la CGEM).
V. Evaluation
L’évaluation est un préalable à toute labellisation. Elle s’effectue aux frais de l’entreprise.
Les organismes sont obligatoirement des personnes morales dûment accréditées par la
CGEM, retenus sur la base d’un appel à candidature, dont la liste figure sur le site web de la
Confédération. Pour chacun des organismes accrédités seuls des personnes identifiées
connues par la CGEM et lesdits organismes sont habilitées à effectuer les évaluations
conformément à l’appel à candidature.
La durée de l’évaluation d’une entreprise est fonction de plusieurs critères, notamment du
nombre réel de ses salariés et du nombre de ses sites. Le tableau suivant donne à titre
indicatif la durée des missions d’évaluation :
Nombre réel d’employés Durée d’évaluation
(jours/Homme)
<50 5
50-150 7 à 9
150-400 9 à 12
400-700 12 à 14
700 < 15 et plus
Les étapes d’une mission d’évaluation à suivre par les entreprises, sont les suivantes :
1. Choix d’un organisme accrédité par la CGEM.
2. Accord par écrit de la Commission RSE & Label de la CGEM pour la labellisation de
l’entreprise à fournir à l’organisme accrédité en vue de l’exécution de la mission.
3. Signature du contrat pour l’évaluation entre l’entreprise et l’organisme accrédité avec
copie adressée par l’entreprise au Comité d’attribution
4. Exécution de la mission d’évaluation s’effectue sur la base du protocole d’évaluation de la
CGEM sur lequel les organismes accrédités se sont engagés. Elle inclut les séquences
suivantes ;
a. Recueil des informations sur la base d’entretiens et de revue documentaire. Le
recueil d’information peut s’étendre à toute institution, organisme ou partie prenante
dont la compétence et/ou l’opinion peuvent objectiver l’évaluation
b. Adoption de mesures correctives immédiates permettant la levée de réserves
éventuelles
c. Rapport de fin de mission adressé par l’organisme accrédité à l’entreprise indiquant
les niveaux d’assurance observés à l’égard des objectifs de la Charte, les engagements
et les recommandations à mettre en place par l’entreprise.
5. Envoi par l’entreprise au Comité d’attribution, en vue de l’obtention du Label :
a. du rapport d’évaluation dans sa version finale validée par l’entreprise et dans son
intégralité ;
b. des engagements signés par le premier responsable ;
c. du plan d’actions dûment approuvé et signé par cette même instance de l’entreprise
qui découle des engagements et des recommandations de l’évaluateur, en faveur de la
réalisation des mesures correctives nécessaires à la conformité avec la Charte et les
actions d’amélioration continue dans une démarche de progrès continu.
VI. Attribution du Label RSE et son maintien
A l’examen des documents remis au Comité, celui-ci décide en fonction des écarts relevés
et des non conformités constatées soit :
● d’octroyer le Label si le niveau de conformité est suffisant. L’entreprise est alors
soumise à une évaluation de suivi à mi-parcours, soit 18 mois, pendant les 3 années
de validité du label (article 8).
● d’octroyer le Label avec des conditions suspensives à lever. Dans ce cas précis
l’entreprise est soumise à une évaluation de vérification en vue de s’assurer de la
levée des conditions suspensives (article 7), dans des délais n’excédant pas 6 mois.
● de reporter l’examen de l’octroi du Label à nouveau jusqu’à correction des non
conformités observées. Le niveau de conformité étant insuffisant dans ce cas de
figure. L’entreprise est soumise à une évaluation de vérification (article 7). Le
rapport d’évaluation de vérification est soumis au Comité d’attribution pour statuer
à nouveau sur l’octroi du Label à l’entreprise.
VII. Evaluation de vérification
Celle-ci est préconisée par le Comité d’attribution dans les deux cas b et c précisés dans
l’article 6. L’objectif étant la réalisation des actions correctives et la fiabilisation d’éventuels
nouveaux systèmes suivant le plan d’action transmis par l’entreprise. Son échéance est
fixée par le comité d’attribution et communiquée à l’entreprise.
La durée de l’évaluation de vérification à titre indicatif est d’une demi-journée pour le cas b
de l’article 6 et d’une journée pour le cas c de l’article 6.
Le rapport de vérification et le plan d’action qui en résultent sont adressés par l’entreprise
au Comité d’attribution.
VIII. Evaluation de suivi
Celle-ci est prévue à mi-parcours de la date d’obtention du label. Cette évaluation permet la
vérification de la mise en place du plan d’action, de la continuité du système et le suivi de
son amélioration dans une démarche de progrès continu durant toute la période du
bénéfice du label.
Le non respect des dates des évaluations de maintien dans des délais dépassant 6 mois
leurs échéances respectives conduira à la suspension du label.
IX. Recours
Tout désaccord sur le rapport d’évaluation peut faire l’objet, en tout ou partie, d’un recours
de l’entreprise évaluée auprès du Comité d’attribution. Le recours doit être écrit et motivé,
indiquant le ou les objectifs de la Charte au sujet du ou desquels l’entreprise concernée
estime peu, mal ou non fondée l’opinion du tiers-expert.
Le Comité d’attribution peut demander un nouvel examen des points ayant motivé le
recours. Si le motif du recours est reconnu imputable à une insuffisance de diligence de
l’évaluateur, le nouvel examen peut s’effectuer, sur décision du Comité d’attribution, aux
frais du tiers expert concerné.
X. Remise du Label RSE
Le Label est remis par le Président de la CGEM au représentant qualifié de l’entreprise.
La forme, le support et les modalités de remise du Label sont déterminés par le Président
de la CGEM.
XI. Durée du Label
La validité du Label est de trois ans.
XII. Communication publique
L’attribution du Label donne systématiquement lieu à une information publique de la
CGEM.
Toute entreprise labellisée peut communiquer, à sa discrétion, sur l’événement de sa
labellisation. La communication publique ne doit en aucun cas altérer ni dénaturer les
opinions formulées par l’organisme qui a réalisé l’évaluation ni les avis éventuellement
formulés par le Comité d’attribution.
Les entreprises auxquelles le label a été retiré, doivent préciser sur leur site institutionnel
ou tout document de communication de leur entreprise la période durant laquelle elles ont
bénéficié du Label RSE.
XIII. Révocation
Le Label est attribué par la CGEM à titre révocable, y compris avant le terme des trois ans
définissant la validité du Label.
La révocation est prononcée par le Président de la CGEM, sur sa saisine par un tiers ou par
auto-saisine, suite à tout événement ou information dont la nature ou la gravité est ou peut
être incompatible avec l’assurance de conformité préalablement formulée à l’égard de
l’entreprise en question. La révocation dans ce cas précis est rédhibitoire de toute nouvelle
labellisation avant un délai de trois ans.
La révocation est due au non respect des engagements correctifs dans les délais prévus et
au non respect des échéances des évaluations de vérification et de maintien
XIV. Renouvellement
Le renouvellement du Label est précédé d’une évaluation sollicitée et réalisée dans les
mêmes conditions qu’une primo-évaluation.
Le renouvellement du Label requiert des actions innovatrices et de bonnes pratiques au
regard de l’activité de l’entreprise et de sa taille. En cas d’observation par le Comité
d’attribution de non amélioration tangible et/ou de dégradation de la conformité, le Label
devant être suspendu.
Le comité d’attribution accorde un délai de 6 mois exceptionnel dans ce cas à l’entreprise
pour se mettre à niveau. Au bout de ce délai, l’entreprise soumettra un rapport de
vérification au comité pour statuer sur le maintien du Label.
Le dépassement de 6 mois, à l’échéance de renouvellement du label, conduira à sa
suspension.
Les entreprises labellisées qui, pour une raison quelconque, ne renouvellent pas le label
dans un délai maximal de 6 mois suivant la date anniversaire des 3 ans d'octroi du label
verront leur label suspendu lors de la réunion du Comité qui suit l'échéance.
Si une société ne parvient pas à présenter son dossier de renouvellement dans les délais
mais confirme son intérêt pour le label et souhaite un délai supplémentaire, celle-ci devra
en faire la demande avant la tenue de la réunion du Comité et venir justifier le délai
demandé lors de la réunion du Comité. Celui-ci examinera les causes du retard et statuera
en conséquence. Si le Comité décide d'accéder à la demande de l'entreprise et d'accorder
un délai supplémentaire, ce délai ne pourra en aucun cas dépasser 6 mois
supplémentaires.
Il est recommandé qu’une nouvelle labellisation se fasse par un tiers-expert différent de
ceux ayant effectué les précédentes évaluations de labellisation.
XV. Clauses de responsabilité
A. Propriété intellectuelle
Le Label de responsabilité sociale de la CGEM et tous les dispositifs y afférents, notamment
les méthodologies d’évaluation et les supports de restitution des missions, sont la
propriété intellectuelle exclusive de la CGEM. Toute communication ou usage de ces
dispositifs à des fins de publicité ou à toute autre fin, y compris sans but lucratif, sont
subordonnés à l’autorisation explicite et écrite des organes compétents de la CGEM.
B. Confidentialité
Les informations et les documents remis au Comité d’attribution du Label sont conservés à
la CGEM.
Les membres du Comité d’attribution traiteront en toute confidentialité les informations
fournies par les entreprises.
C. Conflits d’intérêts
Tout membre du Comité d’attribution doit impérativement s’abstenir de siéger et
s’interdire d’émettre tout avis lorsque sont examinés le rapport de mission ou le recours
d’une entreprise dans laquelle ou avec laquelle il a des intérêts de quelque nature qu’ils
soient (salarial, commercial, actionnarial…)
D. Fautes graves
Constituent une faute grave au sens du présent règlement :
● La fausse déclaration au moyen de quelque support que ce soit visant à obtenir un
constat ou une opinion erronée sur la situation ou les perspectives réelles de tout
ou partie des actes de gestion d’une entreprise
● Le non-respect des clauses de confidentialité opposables aux entreprises et aux
évaluateurs
● La contrefaçon du Label
● La fausse allégation sur la qualité d’entreprise labellisée
● La présentation de faux documents ou l’entente illicite avec toute personne morale
ou physique en vue de la production d’opinions non fondées ou mensongères sur la
réalité de l’entreprise, de ses documents ou de ses actes.
La CGEM se réserve le droit de procéder à toute mesure disciplinaire interne et à toute
poursuite judiciaire contre toute faute ou présomption de faute au sens du présent article
ainsi que contre toute atteinte aux dispositions du présent règlement.
XVI. Frais de gestion du dossier et d’accompagnement au processus de
labellisation par la CGEM
Une contribution des entreprises candidates au Label RSE est versée à la CGEM pour la
gestion, le suivi et l’accompagnement dans le processus de la labellisation, non restituable
à l’entreprise en cas de non labellisation.
Cette contribution est fixée en fonction du chiffre d’affaires (CA) de l’entreprise, exercice
précédent, et se présente comme suit :
Chiffre d’affaires (en dhs) Montant de la contribution (en dhs)
CA < 10 millions 3.000
10 millions ≤ CA < 50 millions 10.000
CA ≥ 50 millions 20.000
Le montant en question est à adresser par l’entreprise candidate à la CGEM par chèque ou
virement bancaire suite à quoi la Commission Entreprise Responsable et Citoyenne
présentera le dossier au comité d’attribution pour examen à sa labellisation.
La contribution est pour la période de 3 ans, évaluation de labellisation et de suivi. Lors du
renouvellement la même procédure est applicable.
XVII. Réalisation du trophée du Label RSE
Le trophée du label RSE assorti d’un certificat, portant le nom de l’entreprise, sont réalisés
par la CGEM et remis à l’occasion de la cérémonie de remise du Label organisée par la
Confédération.
Le montant forfaitaire de réalisation du trophée est de 4.000 dhs à la charge des
entreprises labellisées, 1ère labellisation ou renouvellement. Ledit montant est remis à la
CGEM après la labellisation pour la confection du trophée.
NB : Pour plus de détails sur les durées, les tarifs, l’organisation des évaluations prière
consulter la note “Orientations et recommandations pour l’organisation, le calcul des
durées & estimation des tarifs des missions d’évaluation en vue de l’obtention du Label
RSE” sur le site RSE de la CGEM, Rubrique “Obtenir le Label”la page du label RSE sur le site
de la Confédération, parmi les documents attachés.
PS : Le Label RSE de la CGEM entre dans le cadre du plan progrès global 2016 de Maroc
PME. L’agence contribue au financement et accompagne les PME éligibles et dont le chiffre
d’affaires annuel est inférieur ou égal à 200 millions de DHS, à la labellisation.