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Électromagnétisme en électrotechnique

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ELECTROTECHNIQUE

MASTER EN ELECTROMECANIQUE
IEPSCF - Uccle

Dr. M.L. Hadjili

I.
I. 1
CHAPITRE I
ELECTROMAGNETISME

I.
I. 2
I-I AIMANTS ET BOBINES

I-1.1 Définition:
L'électromagnétisme est l'étude des phénomènes résultant de
l'interaction des courants électriques et des champs magnétiques
• Deux aimants agissent l'un sur l'autre par des forces d'attraction
ou de répulsion appelées "forces magnétiques"
• Un aimant possède un pôle nord et un pôle sud.

N S Fig.I.1

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I.
I. 3
Les bobines parcourues par un courant se comportent comme
des aimants et possèdent, elles aussi, un pôle nord et un pôle sud

Fig.I.2

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I.
I. 4
I-1.2 Champ magnétique crée par un courant :

• Un conducteur parcouru par un courant s'entoure d'un champ


magnétique analogue à celui produit par un aimant (découverte
faite par le physicien HANS CHRISTIAN OERSTED en
1819).

• Ce champ circulaire entoure le conducteur sur toute sa


longueur. Les lignes de force le constituant forment des cercles
concentriques autour de ce dernier et le plan sur lequel elles
s'appuient est perpendiculaire à la direction du conducteur .

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I.
I. 5
Champ magnétique

Lignes de Force

Fig.I.3

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I.
I. 6
Le sens des lignes de forces peut-être défini par :"la règle de la
main droite" :

• Si l'on tient le conducteur dans la main droite, le


pouce orienté dans le sens du courant, les doigts
pointeront dans le sens du flux

Fig.I.4

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I.
I. 7
• Les lignes de force entourant le conducteur deviennent de plus
en plus espacées à mesure que l'on s'éloigne du conducteur.
• Le nombre de lignes de force par mètre carré diminue ce qui
nous permet de dire que le flux magnétique est moins dense à 2
cm du conducteur qu'à 0,5 cm.
• La densité de flux en un point précis du champ magnétique est
proportionnelle au courant qui traverse le conducteur.
• La densité de flux est indépendante du diamètre du conducteur
et de sa nature.
• Le champ magnétique autour de plusieurs conducteurs est égal
à la somme des champs crées par chacun d'eux.
• Cette propriété nous permettra de créer des champs intenses
avec des courants relativement faibles

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I.
I. 8
I-1.3 Solénoïde :
On appelle solénoïde un fil enroulé régulièrement en hélice de
façon à former une bobine longue.
• Une telle bobine parcourue par un courant produit le même
champ magnétique qu'une série de spires indépendantes
parcourues par le même courant.
• A l'intérieur de la bobine, les lignes de force sont parallèles à
l'axe du solénoïde.
• A l'extérieur elles sont distribuées exactement comme celles d'un
barreau aimanté.
• On appelle pôle nord l'extrémité de la bobine par laquelle sortent
les lignes de forces et le pôle sud l'extrémité par laquelle elle
rentrent.

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I.
I. 9
• Nous connaissons d'ailleurs à ce jour 4 règles nous
permettant de définir le pôle nord et le pôle sud d'un
solénoïde:
• - Règle du "bonhomme d'ampère".
- Règle de la main droite
- Règle du "tire bouchon".
- Règle des "lettres".

• Si l'on empoigne le solénoïde, avec la main droite, de façon à


ce que le courant entre par le poignet est sorte par les doigts,
la face NORD sera indiquée par le pouce :

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I.
I. 10
Fig.I.5

Nota : Nous retrouverons ce solénoïde dans la constitution des


contacteurs, relais, électro-aimants, transformateurs, moteurs,
Etc.

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I.
I. 11
• Un barreau aimanté, une bobine ou un fil parcouru par un courant
Champs magnétique H Induction magnétique notée B.
• Saupoudrant de la limaille de fer sur un carton placé juste au
dessus de l'aimant Lignes de champs (spectre).
• Lignes de champ: du nord vers le sud de l'aimant.

Fig.I.6

S N

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I.
I. 12
I-1.4 Perméabilité magnétique:
La perméabilité magnétique de la plus part des milieux
courants (eau, air, bois,…) est très voisine de
µ0 : Constante appelée perméabilité de l’air qui vaut 4 Π 10-7
H/m (Henry par mètre)
Pour les milieux ferromagnétiques, la perméabilité est plus
élevée;  = r 0 , 0 : perméabilité relative

On parle de l’induction magnétique le vecteur B , lié avec le
champ magnétique par la relation suivante:
 
B=H

B est exprimé en Tesla alors que H est en Ampère/tour.

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I.
I. 13
I-1.5 CHAMP MAGNETIQUE CREE PAR DIFFERENTS
CONSTITUANTS
• Le champ magnétique en un point de l'espace a une direction
tangente à la ligne du spectre qui passe en ce point
• Unité Tesla (T)
• Exemple: la valeur moyenne de l'induction du champ
magnétique terrestre en France (composante horizontale) vaut :
B0=2.10-5 T

Formule de BIOT et SAVART:


𝜇 ⅈ ⅆ 𝑙Ԧ ^ 𝑟Ԧ
ⅆ𝐵 =
4𝜋 𝑟Ԧ 3
dB = µ(i/4 Π ).(dl sinα / r²)

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I.
I. 14
dB

M
Conducteur
α 𝑟Ԧ

ⅆ 𝑙Ԧ

ⅆ𝐵 i
Fig.I.7

La circulation du courant I dans le conducteur C provoque,


par induction, l’apparition d’un champ magnétique en tout
point tel que M, situé à une distance r d’un élément dl du
circuit. Le module élémentaire du champs est donnée par:
dB = µ (I/4 Π ).(dl sinα / r²)

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I.
I. 15
I-1.6.a Cas d'une bobine longue (solénoïde) :
• Nota : Pour une bobine, il est difficile de connaître la texture
exacte de l'induction du champ magnétique en tout point de
l'espace.
• La valeur de l'induction au centre d’un solénoïde plus longue
que large (un point sur son axe) est:
B = µ0 .[ (n. i) /l ] Tesla

µ0 : Constante appelée perméabilité de l’air qui vaut 4 Π 10-7


n : Nombre de spires de la bobine
i : Intensité du courant,
l : Longueur de la bobine

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I.
I. 16
I-1.6.b Cas d'une bobine plate :
C'est une bobine beaucoup plus large que longue avec plus d'une
spire et dont l'induction en son centre vaut :

• B = µ0 .[ (n. i) /2.r ] Tesla

µ0 : Constante appelée perméabilité de l’air qui vaut 4 Π 10-7


n : Nombre de spires de la bobine,
i : Intensité du courant,
r : Rayon des spires

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I.
I. 17
I-1.6.c cas d'un fil rectiligne :

Un fil rectiligne peut-être considéré comme une bobine de rayon


infini:
Il crée en un point de l'espace distant de r du fil, un champ
magnétique d'induction :

B = µ0 .[ i / (2. Π .r) ] Tesla

i : Intensité du courant,
r : Distance entre le point et le fil.

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I.
I. 18
ExI-1:
Calculer le champ magnétique et l’induction crée par le passage
d’un courant i=1A dans le centre du circuit ci-dessous:
a b
Sol: i=1A o 10cm

d c b
dB = µ0 (i/4 Π ).(dl sinα / r²) r α
o θ
Soit θ=90-α, alors cos θ=a/r; tg θ=l/a a c
a d
dl =
cos ²

 i 45 
B = 4 0
 4a
− 45 
cos d  = 90 Tesla

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I.
I. 19
Remarques:
Le champ magnétique en un point se représente par un vecteur
ayant une direction et un sens. Ceci est important pour appliquer
la loi de LAPLACE (Paragraphe ci-après).

• Dans le cas des bobines (plusieurs spires), le produit "N.I"


appelé force magnéto motrice (FMM) rencontré dans les
différentes formules s'exprime en ampère.

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I.
I. 20
I-1.7 Théorème d’Ampère
Le champ magnétique provoqué par le passage d’un courant i
dans un élément dl d’un enroulement de n spires est:
 
 H .dl = ni

Cette quantité s’appelle la force magnétomotrice du circuit


(fmm)

Champ dans un TORE:


 
 H .dl = H .2. .R = ni

H=(ni / 2. Π R)

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I.
I. 21
a) Bobinage de transformateur:
Si le noyau homogène de longueur moyenne l, le champ H est le
même par tout (figure ci-contre):
la fmm est:

Hl=n1i1 + n2i2

Si le 2ème bobinage est fait dans le sens inverse (Fig. ci-dessous),


la fmm devient:

Hl=n1i1 - n2i2

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I.
I. 22
b) Circuit non homogène:
Si le noyau autour duquel on bobine le circuit n’est pas
homogène, le champ magnétique aura une valeur différente
dans chacun des matériaux. Si l1 et l2 sont les longueurs
moyennes de la ligne d’induction dans chaque matériaux,
alors ont peut écrire:
H1l1 + H2l2= ni

i
n
l2
l1

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I.
I.1.8 Expression de LORENTZ:
Une charge électrique q animée par une vitesse u soumise à une
induction magnétique B, est soumise à une force F donnée par:

𝑭 = 𝒒𝒖^𝑩

|F|=q.u. B. sin θ

• θ: l’angle entre les vecteur vitesse u et l’induction B


• La force forme avec u et B un repère directe.
• Le sens de la force peut être définit par la règle de la main
droite ou la règle d’observateur d’ampère.

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I.
I. 24
ELECTROTECHNIQUE M. Hadjili, IEPSCF-Uccle
I.
I-1.10 Interaction entre deux courants rectilignes parallèles

L’existence de cette force (d’attraction ou de répulsion suivant


les sens des courants) montre que l’ensemble des 2 fils est
capable de réaliser une conversion d’énergie électromécanique.
i1
H1 = ,
2a
B1 = H1 = 0  r H1 ,
dF i1i2
dF = i2 dl.B1  =
dl 2a

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I.
I. 26
dF i1i2
=
i1 dl 2a
i2

H1 dl

dF

Fig.I.

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I.
I. 27
ExI-2:
Une ligne de transport d’énergie électrique constituée de 3
conducteurs horizontaux formant les sommets d’un triangle
équilatéral ABC de coté 2cm. Quelle est le sens et l’intensité de la
force par unité de longueur qui s’exerce sur le conducteur A
(parcouru par un courant de 2000A) sachant que le courant dans B
et C est de 1000 A (le courant dans A est inverse au sens du courant
dans B et C).
B

A 2cm

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I.
I-2 Flux et force électromotrice
I-2.1 Flux magnétique:
Un circuit C parcouru par un courant et soit une surface
quelconque S qui s’appuie sur lui.
En présence d’une induction B, cette dernière envoie à travers
(C) un flux défini par
 
 =  B.dS
S

 = B.S . cos 

Si B est perpendiculaire au plan du circuit (// à S) à la surface S:


ϕ=B.S

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I.
I. 29
I-2.2 Lois fondamental de FARADAY et De LENZ
Cette lois donne la force électromotrice f.e.m. d’un circuit bobiné
en fonction de la variation du flux:

d
e = −n
dt

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I.
I. 30
• Si les variations de flux sont dues à un mouvement (ou à
une déformation) du circuit, il s’agira d’un flux « coupé »
par le circuit, et la fem s’appellera « fem de vitesse »
• Ex: fem apparaissant aux bornes d’un fil rigide qui se
déplace dans une induction uniforme.
• Si les variations de flux sont dues à une variation de
l’induction (c’est à dire du courant qui crée cette induction),
il s’agira d’un flux « embrassé » et la fem correspondante
sera appelée « fem de transformation ».

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I.
I. 31
I-2.3 F.E.M. de vitesse, produite par un variation de
flux coupé:
Un fil de longueur l se déplaçant à la vitesse u dans une
induction uniforme B .
Pendant un déplacement élémentaire dx, le fil coupera un
flux élémentaire:

d = Bds = B l dx
d dx
e= = Bl = Bl u
dt dt
dx
u=
dt

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I.
I. 32
En général:

e = Blu sin  cos 


 : angle entre B et une ⊥ à u
 : angle entre u et l

La polarité de e est tel que: le courant induit s’oppose au


mouvement. E vers le haut, inverse de la force de
LAPLACE

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I.
I. 33
I-2.4 Expérience d’AMPERE:

• Le passage du courant donne naissance à une induction B


vers le haut.
• L’induction B exerce sur la barre une force de Laplace vers la
droite.

ELECTROTECHNIQUE et M. Hadjili, IEPSCF-Uccle


ELECTRONIQUE I.
I. 34
• La barre se déplace vers la droite à une vitesse u
Variation de la surface variation de flux
Fem: d dx
e=− = − Bl = − Bl u
dt dt

La vitesse augmente jusqu’à sa valeur maximale, lorsque :


e=E0

E0
u max =
Bl

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I.
I. 35
I-2.5 FEM de self induction
• Tout circuit électrique parcouru par un courant crée une fem de
self-induction.
• Passage du courant champ magnétique dans le noyau
Hl=ni
ni ni
Le flux : H= B = H = 
l l
Si le courant est variable (alternatif par exemple), le flux l’est aussi
ni
 = BS = S , S : surface d ' une spire
l
L: Inductance propre de la bobine (plus général: L = n  )
ni i
d ( S )
d l S di di n²
e = −n = −n = −n² = − L , L = S
dt dt l dt dt l

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I.
I. 36
Le sens de fem de self-induction est l’inverse de
v: v-e=0

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I.
I. 37
I-2.6 FEM de transformation, produit par une variation de
flux embrassé:

1. Circuit n°1 parcouru par i1 de source V1 et de n1 spires


2. Circuit n°2 ouvert de n2 spires.

d d
e1 = −n1 , e2 = −n2
dt dt
e1 n1
=
e2 n2

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I.
I. 38
Si on branche une impédance au bornes du circuit n°2
Circulation d’un courant flux opposé au flux crée par le
circuit n°1.

I-2.7 Réluctance d’un circuit magnétique:


C’est une quantité caractéristique de la géométrie du noyau
(longueur l et section S) et de ses aptitudes à capter un champ
magnétique dans un milieu de perméabilité µ:
Rappelons la lois d’Ampère :
dl
=
 S

dl ni
 Hdl =  S =  = ni   = 

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I.
I. 39
I-2.8 Relation entre l’Inductance propre et la
Réluctance:
Pour un noyau à maille de section constante:
dl l n 
= = et  = ni  =
 S S i 


Rappelant que L=n
i
Alors  n²
L = n( ) =
i 

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I.
I. 40
ExI.4:

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I.
I. 41
ExI.5

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I.
I. 42
ExI.6

ELECTROTECHNIQUE M. Hadjili, IEPSCF-Uccle


I.
I. 43
I-3 Circuits magnétiques

I-3.1 Canalisation du flux


• Considérons un circuit électrique bobiné dans l'air, et le circuit
bobiné autour d'un noyau ferromagnétique,
• les champs aux points M1 et M2 sont du même ordre de grandeur,
• En (a) H dépend des paramètres géométriques de la bobine, dans
le cas (b) H dépend de la longueur du noyau.

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I.
I. 44
• Considérons l'induction; en M1: B = 0H

• En point M2: B = H = 0 r H

• Comme   1000 ,
r 0

• Pratiquement la plus
grande partie du flux
est canalisée dans
le noyau.

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I.
I. 45
I-3.2 Le champ dans les entrefers
• Soit la section du noyau fixe S, de perméabilité constante.
• On a pratiqué une petite ouverture de longueur e.
• D’après le théorème d’Ampère pour un circuit non homogène:

H f .l + H e .e = ni i

n e

Hf
He

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I.
I. 46
• Supposons que le flux se conserve dans
l’entrefer, Alors:


B= , B f = Be ,
S
0  r H f = 0 H e ,
ni ni B  l 
Hf = , He =  r , e +  = ni
l + r e l +  r e 0   r 

• On conclut que le champs dans l’entrefer >>


que le champ dans le fer:

𝐻𝑒 = 𝜇𝑟 𝐻𝑓

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I.
I. 47
I-3.4 Circuits couplés linéaires:

• Le flux Φ1 est constitué de: Φm qui traverse le circuit 2 et Φf qui


fuit dans l’air (il peut traverser une partie du circuit magnétique)
• Il est de même pour le flux prosuit par le circuit 2;

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I.
I. 48
1 = f1 + m1

2 = f 2 + m2

• On définit le flux commun « flux mutuel » qui traverse à la


fois les deux circuit vaut:
m = m1 + m2
• Les flux totaux qui traversent les deux circuits sont donnés
par:
1t = f1 + m = 1 + m2

2t = f 2 + m = 2 + m1

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I.
I. 49
I-3.5 Les inductance de deux circuits couplés:
Inductance « de magnétisation » du circuit 1: m1
T1 = n1
i1
Inductance « de magnétisation » du circuit 2: 
T2 = n2 m 2
i2
Inductance « de fuite » du circuit 1: f1
l1 = n1
i1
Inductance « de fuite » du circuit 2: f 2
l2 = n2
i2
Inductance « propre » du circuit 1: 1
L1 = n1
i1
Inductance « propre » du circuit 2: 2
L2 = n2
i2
Inductance « mutuelle » du circuit 1: m 2
M 1 = n1
i2
Inductance « mutuelle» du circuit 2: m1
M 2 = n2
i1
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I.
I. 50
I-3.6 Relation entre les inductances:
L1 = l1 + T1 ,
L2 = l2 + T2
M1 = M 2 = M
n1
Il est parfois utile d’utiliser le rapport de nombre de spires: a =
Les inductance T et T peuvent s’écrire: n2
1 2

m1 n1
T1 = n1 = M 2 = aM , T1
i1 n2 = a²
m 2 n2 M T2
T2 = n2 = M1 =
i2 n1 a

M
De même: M =  T1T2 , l1 = L1 − aM , l2 = L2 −
a
ELECTROTECHNIQUE M. Hadjili, IEPSCF-Uccle
I.
I. 51
I-3.7 Coefficient de couplage
Si deux circuits sont couplés, il es utile de définir deux
coefficients k et σ , appelés « coefficient de couplage » et «
coefficient de dispersion » qui caractérisent les échanges mutuels
de flux.
On définit d’abord les coefficients de fuite:  T
k1 = m1 = 1 ,
Le coefficient de couplage est la moyenne 1 L1
géométrique des coeff. de fuite :  T
k2 = m 2 = 2
On peut écrire: 2 L2
Le coefficient de dispersion: T1T2 M²
k ² = k1k 2 = = ,
L1 L2 L1 L2
M =  k L1 L2

L1 L2iM ²
 = 1− k ² =
L1 L2

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I.
I. 52
ExI.7:
Le circuit a une profondeur de 2cm. On suppose que le matériau
magnétique est linéaire.
• Calculer la réluctance du noyau et l’inductance propre du circuit
• En ajoutant un entrefer de 1mm, recalculer la réluctance et
l’inductance du circuit.

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I.
I. 53
ExI.8:
Soit le circuit suivant, en acier. Calculer la force
magnétomotrice (FMM) nécessaire pour produire un flux (ϕ) de
0.0014Wb dans la section droite du circuit. Toutes les mesures
sont en mètres; la section du circuit est 0.05m x 0.04m, sauf
pour la partie centrale, qui est 0.02m x 0.04m.

µr=700

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I.
I. 54
ExI.9:

Soit le circuit ci-dessous. Calculer les inductions dans les 3


branches si n1=500 spires, n2=2000 spires, i1=2,3A et i2=1,2 A.
Calculer les inductances propre L1 et L2

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I.
I. 55
I-3.8 Phénomène d’hystérésis

Lorsqu'on soumet un matériau ferromagnétique à un champ


alternatif, variant entre deux valeurs opposées avec une
certaine fréquence,

Il se produit un phénomène dit d'hystérésis, dû au fait


que les "domaines" du métal présentent une certaine
constante de temps (retard) avant de s'orienter.

Il existe un retard entre l'application du champ et


l'apparition de l'induction.

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I.
I. 56
Le matériau
Les magnétique
lignes confine
de champs les lignes
sont proches Hext de champs
de la parallèle
à la surface
µr=1

Hint µr élevé

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I.
I. 57
Rémanence Saturation
B (signal recueilli)

Ce qu’il reste Fin de


lorsque H=0 l’hystérésis

Coercivité
Ce qu’il faut
appliquer
pour obtenir
B=0

H (valeur appliquée)
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I.
I. 58
a) Analyse du phénomène

Considérons un circuit bobiné sur une carcasse


ferromagnétique toroïdale et alimenté par une source de
tension v sinusoïdale. Après quelques phénomènes
transitoires, il s'établit un régime permanent caractérisé par
le fait que, pour la même valeur du champ H dans un
élément di , l'induction B y prend 2 valeurs

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I.
I. 59
différentes, selon qu'il s'agit de la demi-période croissante
(point a), ou de la demi-période décroissante (point b).

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I.
I. 60
On dit que le matériau s'est fixé sur un "cycle d'hystérésis",
représenté par la courbe B(H) pendant une période T.
Pour étudier ce phénomène, appliquons la loi de FARADAY,
qui donne la f.e.m. aux bornes du circuit:
d
e = −n
dt
Si on néglige la résistance du circuit, ainsi que les fuites de
flux (inductance de fuite l) la source v compensera à chaque
instant cette fem , soit:
d
v = −e = E cos t = n
dt
On peut calculer le flux crée par le circuit à l’intérieur du
noyau:
E
= sin t
n
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I.
I. 61
Si la section S est constante, l'induction B dans le noyau vaut:
E
B= sin t
nS
On voit que la valeur maximale de cette induction est reliée à la
valeur efficace le la f.e.m. par la relation:
E 2 Eeff
Bmax = =
nS n2fS
Eeff = 4.44nfBmax
Quant au courant i qui circule dans le circuit, on peut le
déduire des valeurs du champ H dans le noyau, en appliquant
le théorème d'AMPERE à la ligne d'induction moyenne
l
𝑙. 𝐻 = 𝑛. ⅈ i = F (H ) = H
n
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I.
I. 62
Compte tenu de la forme du cycle d'hystérésis, ce courant a une
allure périodique non sinusoïdale

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I.
I. 63
On peut déterminer l'allure de variation du courant en
suivant point par point les valeurs prises par le champ H,
lorsqu'on décrit le cycle en fais varier B de façon
sinusoïdale (points 1 à 6 sur la figure précédente).

Lorsque B est nulle (point 1), le champ a une certaine


valeur non nu appelée "champ coercitif". Lorsque B atteint
sa valeur maximale (point 2), champ atteint aussi sa valeur
maximale. Lorsque le champ devient nul (point 3)
(point l'induction ne l'est pas, elle est appelée "induction
rémanente". Lorsque l'induction devient nulle (point 4), le
champ prend une valeur opposée non nulle. Le reste cycle
est symétrique (points 5 et 6).

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I.
I. 64
• Lorsque B est nulle (point 1), le champ a une certaine valeur
non nulle appelée "champ coercitif". Lorsque B atteint sa
valeur maximale (point 2), champ atteint aussi sa valeur
maximale.

I.
• Lorsque le champ devient nul (point 3), l'induction ne l'est pas,
elle est appelée "induction rémanente". Lorsque l'induction
devient nulle (point 4), le champ prend une valeur opposée non
nulle. Le reste cycle est symétrique (points 5 et 6).

I.
• L'hystérésis a décalé le courant i (ou le champ H) en avant
par rapport au flux ϕ (ou à l'induction B).

• Expression de i n'est jamais simple: si on désigne par γ


l'angle correspondant au déphasage entre i et appelé "angle
d'avance hystérétique", et si on développe en série de
FOURIER, i n'aura que des harmoniques impairs:

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I.
I. 67
i = I m sin(t +  ) + I 3 sin 3(t +  ) + ....

• La figure précédente représente le "fondamental« (im) et le "3e harmonique"


(i3); Leur somme représente à chaque instant le courant i.
• Les amplitudes des harmoniques peuvent prendre des valeurs très élevées.
Par exemple: le fondamental pourra atteindre 40%, le 3e harmonique 25% ,
le 5e harmonique 15%, etc.

I.
I. 68
B) Pertes par hystérésis

On peut exprimer les pertes hystérétiques d'une autre façon, en


considérant l'énergie fournie par la source pour magnétiser le tore
ferromagnétique. L'énergie élémentaire par élément de volume dτ
du tore vaut, pour une variation dB de l'induction telle qu'on
puisse considérer le champ H constant : d ( dW ) = HdB
d
l'énergie élémentaire par élément de volume fournie par la source
pendant une période est donc représentée par la surface σ du
"cycle d'hystérésis" B(H):

dW
=  HdB = 
d 1 période

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I.
I. 69
Si on désigne pur V le volume du tore, l'énergie fournie par
période vaut donc: W = V
Et la puissance correspondante pour une fréquence f vaut:
𝑊
𝑃𝐻 = PH = fV
𝑇

Si on suppose que la surface du cycle σ, varie comme le


carré de l'induction maximale, Bmax, soit  =  B ²
H max

 H est un coefficient caractéristique de la forme du cycle


et des pertes par hystérésis.

Alors, la puissance PH peut écrire PH =  H fVB2 max

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I.
I. 70
C) Pertes par courants de FOUCAULT:

Il intervient également, dans les matériaux ferromagnétiques, des


pertes "par courants FOUCAULT", qui correspondent à la
circulation de courants induits dans la masse du métal. Pour les
réduire, on utilise un empilage de plaques laminées et isolées
d’épaisseur faible (tôles).
Pour la même valeur de l'induction maximale, les pertes
hystérétiques varient proportionnellement à la fréquence, tandis
que les pertes par courants de FOUCAULT varient
proportionnellement au carré de la fréquence.

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I.
I. 71
D) Considérations pratiques

• Dans les machines, les pertes par hystérésis et courants de


FOUCAULT constituent un phénomène nuisible.

• Pour réduire ce problème, on utilise un matériau dont le


cycle est le moins large possible:
• "acier doux" pour les carcasses (stator) de machines
tournantes,
• "acier au silicium" à faible teneur de silicium (2 à 3%)
pour les armatures d'induit (rotor) de machines à courant
continu,
• "acier à grains orientés" à haute teneur en silicium (4 à
5%) pour les tôles de transformateurs.

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I.
I. 72
I-4 REPRESENTATION VECTORIELLE DES
GRANDEURS ELECTRIQUES
I-4.1 Nombres complexes
Un nombre complexe se compose de 2 composantes une réelle
x est une autre complexe y. On note:
Z = x + jy

En utilisant la formule d’Euler, Im


un nombre complexe Z peut
Z = x + jy
s’écrire sous forme de phaseur:
θ

Z = x + jy =| Z | cos  + j sin   =| Z | e j Re

x =| Z | cos  , y =| Z | sin 

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I.
I. 73
I-4.2 Représentation d’un courant alternatif
Soit le courant alternatif i = I cos(t ) m

On représente souvent le courant alternatif par un nombre


complexe
i = Re{I me jt }

Par abus de notation on note


i = I m e jt

Si on considère un déphasage γ, Im
on note γ
i = I m cos(t +  ) = I m e j (t + )
j jt
Im
= I me e
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I.
I. 74
I-4.3 Représentation complexe (phaseurs) des tensions
dans un circuit RLC
Soit le circuit RLC ci-dessus, les tensions aux borne de R, L,
et C sont données comme suit:

vR = Ri = RI m e jt

di j
jt
vL = L = jLI m e = LI m e 2 e jt
dt

j (t + )
= LI m e 2

1 1 1 I m j t

j t
vC = idt = ( I e ) = − j ( )e
C j C
m
C
I m − j 2 jt I m j (t − 2 )
= e e = e
C C

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I.
I. 75
ExI-10:
Représenter les phaseurs des
tensions VR, VC, VL et e.
Sachant que: i=cosωt
(Im=1A),R=20 Ώ, L=0.02 H,
C=200 µF, f=50 Hz,
ω=314.15 rad/s

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I.
I. 76
Sol:
VR =20v, VL = 6.28v , VC =15.91 v

vL

i vR
e= ………..
e

vC

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I.
I. 77
Ex-I-11:
Pour le circuit précédent:
• calculer l’impédance totale et représenter la tension au borne de
Z et la tension d’alimentation e en utilisant les phaseurs.
• Calculer la valeur efficace de la tension d’alimentation Eeff
• Calculer la puissance active du circuit P=Eeff Ieff cosφ
• Calculer la puissance réactive Q= Eeff Ieff sinφ
NB: L’impédance totale: Z= R + j(Lω -1/Cω)

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I.
I. 78
ExI-12:
Pour le circuit suivant :
i=cosωt (Im=1A),R=25 Ώ, L=0.2 H, C=250 µF, f=50 Hz,

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I.
I. 79
• calculer l’impédance totale et représenter la tension
d’alimentation e, en utilisant les phaseurs.
• Calculer et représenter VR, VC, VL .
• Calculer et représenter i=iR, iC, iL .
• Calculer la puissance active du circuit P=E I cosφ (E,
I valeurs efficaces)
• Calculer la puissance réactive Q= E I sinφ

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I.
I. 80

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