Longueurs et Périmètres 6ème
Longueurs et Périmètres 6ème
1.3 Particularités
En astronomie : les distances sont tellement gigantesques qu’il a fallu inventer de nouvelles unités de
mesure de longueurs. Citons par exemple l’année-lumière : c’est la distance parcourue par la lumière
dans le vide en une année, soit environ 9461 milliards de kilomètres tout de même... Imaginez que
l’étoile la plus proche de notre Soleil est déjà située à plus de 4 années-lumière ! On peut également
citer l’Unité Astronomique (UA), qui est égale à la distance moyenne entre la terre et le Soleil, soit envi-
ron 149, 6 millions de kilomètres.
En matière de navigation on utilise également des unités différentes ; citons par exemple le mille ma-
rin, qui vaut environ 1852 m.
Multiples Sous-multiples
km hm dam m dm cm mm
1km = 1000m 1hm = 100m 1dam = 10m 1dm = 0,1m 1cm = 0,01m 1mm = 0,001m
r s r s
Définition Le milieu d’un segment AB est le point du segment AB situé à égale distance des extré-
mités A et B.
b
J r s
Le point I est sur AB et à égale distance de A et de B :
r s
c’est le milieu de AB .
B Le point J est à égale distance de A et de B, mais il
Ab bI B
b
r s
n’est pas sur AB : ce n’est donc pas le milieu de AB . r s
Pour déterminer la longueur d’une ligne brisée, on additionne entre elles les longueurs des segments
qui la composent. Par exemple :
b B
AB . . . . . . . . . cm
BC . . . . . . . . . cm
b CD . . . . . . . . . cm
A
D
b Si L désigne la longueur de cette ligne bri-
sée,
C b
alors on a L AB BC C D . . . . . . . . . cm.
Définition Un polygone est une figure plane délimitée par une ligne brisée fermée. Les extrémités des
segments qui composent cette ligne brisée sont alors appelées sommets du polygone, et les segments
eux-mêmes sont appelés côtés.
Si jamais deux côtés se croisent (en dehors des sommets), on dit que c’est un polygone croisé.
C
b
diagonale
E D D
b B b b
Définition Dans un polygone, deux sommets qui se suivent sont dits consécutifs.
Un segment qui joint deux sommets non consécutifs est une diagonale de ce polygone.
Les polygones (poly, plusieurs, et gones, angles en grec) portent des noms différents selon le nombre
de leurs côtés :
trois côtésÑ triangle quatre côtés Ñ
quadrilatère cinq côtés pentagone Ñ
six côtés Ñ hexagone sept côtés Ñheptagone huit côtés octogone Ñ
neuf côtés Ñ enneagone dix côtés Ñ
décagone douze côtés dodécagone Ñ
Définition Le périmètre d’un polygone est la longueur de la ligne brisée fermée qui le délimite.
B
Par exemple, le périmètre du quadrilatère dessiné ci- b
4.8 cm
contre est égal à
P AB BC C D D A A
b 2.7 cm
P 4, 8 2, 7 3, 5 1, 6
P 12, 6 cm. 1.6 cm
3.5 cm b
D b C
a a
Cb B
b
A a B
b b
C’est un triangle qui a deux de ses côtés de
C’est un triangle qui a ses quatre côtés de même même longueur. Le sommet dont partent les
longueur : AB BC C A a ; deux côtés de même longueur est appelé som-
Son périmètre P est alors donné par P 3 a met principal, et le côté opposé à ce sommet
principal est appelé base.
Ici, ABC est un triangle isocèle en A (sous-
entendu : de sommet principal A), de base BC . r s
Le rectangle Le losange
L C B
B b b b
l l
a
a
A b C
b
A b
L
b
D
a
a
C’est un quadrilatère qui a quatre angles droits. b
Ses diagonales sont de la même longueur, et se D
coupent en leur milieu.
Si L désigne sa longueur, et l sa largeur, C’est un quadrilatère qui a ses quatre côtés de
alors son périmètre P est donné par
même longueur : AB BC C D D A a
P 2 L 2 l 2 p
L l . q Ses diagonales se coupent perpendiculairement
en leur milieu.
Son périmètre P est donné par P 4 a.
Le carré
B a C
b b C’est un quadrilatère qui a quatre angles droits et quatre
côtés de même longueur (c’est donc à la fois un rectangle
et un losange).
Ses diagonales sont de même longueur et se coupent
a a perpendiculairement en leur milieu.
Son périmètre P est donné par P 4 a.
A b b
D
a
Définition : La médiatrice d’un segment est la droite qui est perpendiculaire à ce segment et qui passe
par son milieu.
Construction d’une médiatrice à la règle graduée et à l’équerre :
s
AB
r
de
ice
tr
A A A A
dia
b b b b
mé
b b b
I I I
B
b
B
b b
B B
b
r s
Propriété : Si un point M est situé sur la médiatrice du segment AB ,
alors on est sûr que ce point M est à égale distance des extrémités A et B.
s
AB
Q
r
b b
de
ice
Q
tr
A A A A
dia
b b b b
mé
B
b
B
b b
B B
b
P
b
P
b b
P
5 Le cercle
5.1 Généralités
Définition : Le cercle C de centre O de rayon R est l’ensemble des points situés à une distance du
point O exactement égale à R.
Soit C un cercle de centre O et de rayon R
Propriété :Si on a un point M tel que la distance OM soit exactement égale à R,
alors on est sûr que le point M est sur le cercle C .
C
est un diamètre du cercle C
Un arc de cercle B C est une portion de
b
cercle comprise entre les deux points B
et C ; B il y a deux arcs de cercle B C ! !
C b
Propriété : La longueur (ou circonférence) d’un cercle de rayon R est égale à 2 π R , où π est un
nombre un peu "spécial" (voir ci-dessous) dont la valeur est proche de 3, 14.
Par exemple, la longueur du cercle C de centre O et de rayon 4 cm représenté ci-dessus est égale à
2 π R 2 π 4 25, 1 cm
5.3 Le nombre π
π est le nombre qui s’obtient en divisant la longueur d’un cercle quelconque par son diamètre. C’est un
nombre un peu mystérieux, et pour tout dire fascinant :
– Les Babyloniens prenaient 25
8
3, 125 comme valeur de π.
256
– Les Egyptiens avaient estimé que ce nombre était égal à 81 , c’est-à-dire environ 3,16.
– Plus tard, Archimède, célèbre savant Grec, estima que π était compris entre 223
71 3, 141 et 220
70 3, 143.
– Au XVème siècle, le mathématicien Arabe Al-Kashi calcula 14 décimales de π ; Au XVIIème siècle, l’An-
glais John Machin fut le premier à calculer 100 décimales de π. Récemment, le Japonais Kanada a
calculé grâce à un énorme ordinateur plus de 1 200 000 000 000 décimales de π !
En fait, un petit poème permet de retenir les premières décimales de π ; dans ce poème, le nombre de
lettres de chaque mot donne la décimale correspondante. Voyez plutôt :
qui nous donne π 3, 14159265358979.
En fait, ce mystérieux nombre π est un nombre que l’on ne peut pas écrire sous la forme d’un nombre
décimal ou d’une fraction : il y a une infinité de décimales, et elles ne présentent aucune régularité ; on
dit que π est un nombre irrationnel.
A
b
E F
b b
A B
1. C
b
b b
D D C
b b b
b H G K
B b b b
B
b b A
G
b
bF
C
b D
b
C
b
C D
b b
E
b
b
A
2.
D b
b
B
b
A
B
b
Comparez les longueurs de ces deux lignes brisées sans l’aide d’une règle graduée, en reportant leur
longueur au compas sur une demi-droite :
A
b
A
b
D
b
Ab Bb
1.
b
b
E
F
B
b
b
b
C D
B
b
A
b
C b D
b
A
b
A b
D
b
B b Cb
2. B b
b
C
Comparez les périmètres de ces deux polygones sans l’aide d’une règle graduée, en reportant leur
longueur au compas sur une demi-droite :
A
b
A
b
1. Quel est le périmètre des figures suivantes, sachant qu’un côté de carré représente une unité de lon-
gueur ?
A
b
O
b
2.5 cm
b 0,8 dm
b
A
M
b
2.5 cm
b
b b B
N P
2.5 cm
R
b
A B
b b 35 mm 35 mm
7 cm
b b
P 35 mm Q
I 6 cm L
b b
4 cm
A B C
b b b
25 mm 25 mm
J K
b b
0 1 2 3 4 5
0 1 2 3 4 5
0 1 2 3 4 5
0 1 2 3 4 5
0 1 2 3 4 5
C HAPITRE 3
Ab
A
b
b
B
B
b
b
B
b
A
E XERCICE 2
Tracer la médiatrice du segment [AB] à l’aide de la règle non graduée et du compas :
Ab
A
b
b
B
B
b
b
B
b
A
E XERCICE 3
b A
Déterminer l’emplacement de
tous les points de cette courbe qui
sont à égale distance de A et de B :
B
b
- Choisir les Le calcul est au service des situations qu’il permet de traiter : le travail sur
opérations qui le "sens des opérations" est essentiel. Pour les problèmes à étapes, la solu-
conviennent au tion peut être donnée à l’aide d’une suite de calculs ou à l’aide de calculs
traitement de la avec parenthèses.
situation étudiée. L’addition et la soustraction de nombres décimaux sont des acquis du cycle
3. Il en est de même de la multiplication d’un nombre décimal par un en-
tier. La multiplication de deux décimaux est, en revanche, à mettre en place
en sixième, aussi bien du point de vue du sens que du point de vue de la
technique de calcul posé. Le sens de la multiplication de deux décimaux
est en rupture avec celui de la multiplication de deux entiers notamment
par le fait que, dans ce cas, "une multiplication" n’agrandit pas toujours.
- Savoir effectuer La maîtrise des différents moyens de calcul doit devenir suffisante pour ne
ces opérations sous pas faire obstacle à la résolution de problème, l’élève étant capable de faire
les diverses formes le choix du moyen de calcul le plus approprié dans une situation donnée.
de calcul : mental, Concernant le calcul posé, les nombres doivent rester de taille raison-
posé, instrumenté. nable et aucune virtuosité technique n’est recherchée. La capacité à cal-
culer mentalement est une priorité et fait l’objet d’activités régulières.
Ordre de gran- - Etablir un ordre L’usage d’ordres de grandeur pour contrôler ou anticiper un résultat per-
deur de grandeur d’une met de sensibiliser les élèves à leur intérêt, en s’attachant à faire utiliser,
somme, d’une diffé- parmi les réponses possibles, celles qui conviennent le mieux à la situation
rence, d’un produit. étudiée.
24,
|{z}3 + 3, 57 = 27,
|{z} 87
1 | {z }
termes somme
Remarque :
Dans le calcul d’une somme, l’ordre des termes n’a aucune importance ; on peut regrouper certains
termes pour faciliter le calcul de cette somme.
Par exemple :
29, 95 + 3, 97 + 0, 05 = (29, 95 + 0, 05) + 3, 97 = 30 + 3, 97 = 33, 97
4 5,0 5
+
7 8,4
1 2 3,4 5
Ordre de grandeur d’une somme :
Pour anticiper ou vérifier un résultat, il peut être utile de remplacer chaque terme de la somme par un
nombre très proche, mais plus "simple" : le résultat obtenu, que l’on obtient alors facilement par calcul
mental, est appelé ordre de grandeur de la somme.
Par exemple, 45 + 80 = 125 est un ordre de grandeur de la somme 45, 05 + 78, 4.
2 Soustractions
Définition : Le résultat d’une soustraction s’appelle une différence, et les nombres que l’on soustrait
entre eux sont les termes de la différence. La différence entre deux nombres est le nombre qu’il faut
ajouter à l’un pour trouver l’autre
Exemple :
1 8 9 5,5
1 8
−
5 0 11,9
1 3 9 3,6 8
Ordre de grandeur d’une différence :
Par exemple, 1900 − 500 = 1400 est un ordre de grandeur de la différence 1895, 58 − 501, 9.
Définition : Le résultat d’une multiplication s’appelle un produit, et les nombres que l’on multiplie
entre eux sont les facteurs de ce produit.
Exemple :
|{z} 8 = 1128
141 × |{z} | {z }
1
facteurs produit
Remarque :
Dans le calcul d’un produit, l’ordre des facteurs n’a aucune importance ; on peut regrouper certains fac-
teurs pour faciliter le calcul de ce produit.
Par exemple :
4 × 397 × 25 = (4 × 25) × 397 = 100 × 397 = 3970
1 1 1
Multiplier un nombre entier par 0, 1 = 10 , 0, 01 = 100 , 0, 001 = 1000 ...
1 1 a
Multiplier un nombre entier par 0, 1 (ou 10 ) revient à le diviser par 10 : a × 0, 1 = a × 10 = 10 .
1 28
Par exemple 28 × 0, 1 = 28 × 10 = 10 = 2, 8
1 32
De même, on a 32 × 0, 01 = 32 × 100 = 100 = 0, 32.
Règle : En fait, pour multiplier un nombre décimal par 0, 1, il suffit de décaler la virgule de 1 rang
vers la gauche ; pour multiplier un nombre décimal par 0, 01, il suffit de décaler la virgule de 2 rangs
vers la gauche, etc..
Exemples :
208, 5 × 0, 01 = 2, 085 0, 75 × 0, 1 = 0, 075 12480 × 0, 001 = 12, 48
0, 1 × 0, 1 = 0, 01 0, 01 × 0, 1 = 0, 001 0, 01 × 0, 01 = 0, 0001
21, 7 = 217 × 0, 1 1, 154 = 1154 × 0, 001 20, 45 = 2045 × 0, 01
Nous pouvons maintenant multiplier entre eux deux nombres décimaux ; voyons sur un exemple :
25, 7 × 4, 8 = (257 × 0, 1) × (48 × 0, 1) = 257 × 0, 1 × 48 × 0, 1 = (257 × 48) × (0, 1 × 0, 1) = 12336 × 0, 01 = 123, 36
Remarque : Pour vérifier un produit, vous pouvez aussi utiliser la preuve par neuf (voir par ailleurs...)
Les symboles + et −
Avant le XVème siècle, l’usage était d’écrire l’opération d’addition ou de soustraction en utilisant des
mots, de façon très littérale : "j’ajoute 5 à 12" ou encore "je soustrais 7 de 25"...
A la fin du XVème siècle, les mathématiciens italiens commencent à ressentir le besoin d’utiliser des
symboles pour ces opérations : ils ont alors l’usage des symboles p̃ (pour plus) et m̃ (pour minus, moins).
En 1489, un traité de calcul à usage commercial, écrit par un Allemand nommé Johann WIDMAN, voit
pour la première fois utilisés les symboles + et − (voir illustration ci-dessous). L’usage de ces deux sym-
boles sera réellement popularisé par le mathématicien François VIETE au milieu du XVIème siècle.
Le symbole ×
Jusqu’au XVIIème siècle on exprime l’intention de multiplier deux nombres entre eux en utilisant des
mots, des phrases.
A la fin du XVIème siècle, néanmoins, VIETE écrit A in B pour désigner le produit des nombres A et B.
Au cours du XVIIème siècle, on voit apparaître d’autres notations, comme A M B chez le belge STEVIN,
ou A * B chez le suisse RAHN (notation toujours en vigueur sur nos claviers d’ordinateurs, et très utilisée
aux USA. . .), mais surtout A × B pour la première fois en 1631 dans l’oeuvre du mathématicien anglais
OUGHTRED (portrait ci-dessous).
E XERCICE 1
Calcule les sommes suivantes en regroupant astucieusement les nombres :
1. 8, 5 + 6, 7 + 6, 5 + 3, 3 =
2. 3, 4 + 0, 88 + 1, 6 + 0, 12 =
3. 6, 8 + 5, 7 + 4, 3 + 3, 2 =
4. 12, 18 + 52, 4 + 12, 82 + 7, 6 =
E XERCICE 2
Pose et effectue les opérations suivantes sur ton cahier, après en avoir donné un ordre de grandeur :
1. 54, 17 + 298, 33 2. 578, 2 − 65, 77
E XERCICE 3
1. Donne un ordre de grandeur de la somme de 345, 6 et 2895, 98, ainsi que de la différence de 4395, 7 et
908, 86
2. Effectue les opérations :
3 4 5,6 4 3 9 5,7 0
+ −
2 8 9 5,9 8 9 0 8,8 6
3 2 4 1,5 8 3 4 8 6,8 4
3. Calcule ensuite sur ton cahier la somme et la différence des deux résultats de la question précédente.
E XERCICE 4
Complète la pyramide suivante, sachant que le nombre contenu dans une case est égal à la somme des
deux nombres situés en-dessous (fais les calculs sur ton cahier) :
a +b
225,18
a b
74,02
12,2 57,6
E XERCICE 5
Complète le tableau. (Faire les calculs sur le cahier).
x y x+y x−y
12,4 8,45 ... ...
9,6 ... 12 ...
... 1,04 9,1 ...
... 3 ... 8
Définition :
Un angle est une portion de plan délimitée par deux demi-droites ayant la même origine.
Les deux demi-droites sont appelées côtés de l’angle, alors que leur origine commune est appelée
sommet de l’angle.
Illustration :
Ab
Côtés de l’angle
y
b
α
B
Ob
Sommet de l’angle
Définition :
On peut mesurer l’"ouverture" d’un angle ; l’unité de mesure que l’on utilise au collège est le degré.
L’instrument qui nous servira à mesurer des angles s’appelle un rapporteur.
80 90 100 1
70 10
12
60 1 0 0 90 8 0 0
110 70 13
50 0 6 0 0
12 5
0 0
Voici un rapporteur, gradué en degrés ; ce rappor-
14
3
40
1
0
0
40
14
15
0
0
30
15
160
60
20
180 170 1
10
0
C
50 60 70 80
40 90
C 30 10
130 120 110 100 9 0
90 100 110 120 20 01
40 0
80 80
11
130 1 5
0
70 14 60
10
90 80 70 60
12
1
70
0 1 0 0 50 0
6
0
10
17
60
1 4
0
B
15
130
0 0
180
50
12
50
16
30
0
140 150
13
40
0 1
40 30 20 10
20
140
70
30
10
180 170 160 150
180
B A
160 17
20
0
10
0 1
0
0
80
B
AC = 60◦ B
AC = 109◦
Pour déterminer la mesure en degrés de l’angle B
AC :
• On commence par placer le centre du rapporteur sur le sommet de l’angle (ici le point A).
• On fait pivoter le rapporteur autour de son centre de façon à ce que l’un des côtés de l’angle
passe par une des deux graduations "0" (intérieure ou extérieure), et que l’autre côté de
l’angle passe sous une autre graduation du rapporteur.
• En faisant bien attention à ne pas se tromper de graduation, compter le nombre de gradua-
tions à partir du zéro pour arriver jusqu’au deuxième côté de l’angle.
80 90 100 1
70 10
12
60 0
0 100 90 80 70 13
50 0 11 60 0
12 50
30
14
40
1
0
40
15
40
30
01
0 1
30
0 15
20
60 1
20
180 170 16
10
70 180
10 0
75◦
0
A B A B
C b
C
b
C
b
A
A b C bB
b A b B
b A b B
b A b B
b C
b b B
b
Propriétés :
Soient A, B et C trois points distincts deux à deux ;
Ï Dire que "les droites (AB) et (AC ) sont perpendiculaires" revient à dire que "l’angle B AC est un
angle droit".
Ï Dire que "les points A, B et C sont alignés" revient à dire que "l’angle B
AC est soit nul, soit plat".
Définitions :
Ï On dira de deux angles qu’ils sont adjacents s’ils ont le même sommet, un côté en commun, et
qu’ils sont situés de part et d’autre de ce côté commun.
Ï On dira de deux angles qu’ils sont complémentaires si la somme de leurs mesures est égale à 90◦ .
Ï On dira de deux angles qu’ils sont supplémentaires si la somme de leurs mesures est égale à 180◦ .
C
b
b D
D
b
b b B C
b b bB
A
A
B
AD et D AC sont adjacents et complémentaires. B
AD et D AC sont adjacents et supplémentaires.
Définition :
La bissectrice d’un angle est la demi-droite qui a pour origine le sommet de l’angle, et qui partage
l’angle en deux angles de même mesure.
AC
Bd
e de
c tric
se
bis
C C
90 100 110 120
80 130
70 0 80 70 60 14
0 9 0
60 01
0 50
1 1 4
15
0 0
50
12
0
16
30
0
13
40
0 1
20
140
70
30
10
180 170 160 150
180
B B
20
0
10
A A
0
Avec un compas :
On trace deux arcs de cercle de centre A, de même rayon, venant couper les deux côtés de l’angle
aux points I et J ; puis, en prenant pour centres ces deux points, on trace à nouveau deux arcs de
même rayon que les arcs précédents, se croisant en un point D. La bissectrice de l’angle B AC est
la demi-droite [AD).
C C
B J B J
I I
A A
B J
E XERCICE 1
A l’aide d’un rapporteur, donner les mesures des angles suivants (après les avoir nommés) :
b
C
E
b
b
b
V
U
b
D V
b
A
b
B
b
K J
b b
b
b
I F
b
L P
b
b
G
b
N
b
T b
H b
Q b
Y
b S
R b b
b
M
Tracer les angles dont les mesures sont données ci-dessous, et pour lesquels un côté a déjà été tracé
(attention à bien repérer quel est le sommet de l’angle !) :
B b
C
b
A
b
b
D
b
F
H
b
b
E
G
b
J I
b
b
K
b
M b
N
b
b
L
B
AP = 35◦
C DQ = 100◦ EF R = 48◦
SG H = 124◦ IdJ T = 90◦
U LK = 12◦
MNV = 85◦
E XERCICE 1
Avec un rapporteur, mesure les angles x Ay , vOw,
y Az, uOv, wOt
:
u
v
y O
b
Ab
w
Avec ces résultats, calcule les mesures des angles . Vérifie avec un rapporteur.
x Az et uOt
E XERCICE 2
Mesure les angles de ces trois triangles avec ton rapporteur, et complète les tableaux :
1. ABC est un triangle équilatéral :
bC
ABC B
AC
AC B +B
ABC
AC + AC B
A b b B
ABC B
AC
AC B +B
ABC
AC + AC B
A b b B
ABC B
AC
AC B +B
ABC
AC + AC B
B
b
b
A
E XERCICE 3
C
b
b
A
B
b
E
b
b
G
b
F
b
H
b
I
= 40◦
AOB = 90◦
AOB = 115◦
AOB
+
O
+ O+
A
+
O
+
+ A
A
= 10◦
AOB = 165◦ , R = 2cm.
AOB = 25◦, R = 3,5cm
AOB
+
A
+ +
O O
+
O
E XERCICE 2
B
A’
C
C’
b
A
b
B
K J
b b
b
b
I F
b
L P
b
b
G
b
N
b
T b
H b
Q b
Y
b
b
S
R b
b
M
E XERCICE 2
C
Dans le triangle ABC ci-contre :
– Trace les bissectrices des angles B A et C
AC , BC B A.
Que constates-tu ? Nomme I le point commun à ces
trois demi-droites.
– Trace la perpendiculaire à (AB) passant par I ; elle
coupe [AB] en un point E .
Trace la perpendiculaire à (BC ) passant par I ; elle
coupe [BC ] en un point F . B
Enfin, trace la perpendiculaire à (AC ) passant par I ; elle
coupe [AC ] en un point G.
Trace enfin le cercle de centre I passant par E ; que
constates-tu ? Ce cercle est appelé cercle inscrit dans
A
le triangle ABC .
Comment procéder ?
Angle à reproduire :
A
I
Reproduction :
② On trace un arc de cercle sur l’angle original,
① On trace une demi-droite d’origine A , repro-
′
de centre A, de rayon adéquat ; puis on trace, sur
duisant ainsi un des côtés de l’angle. la reproduction, un arc de cercle de centre A ′ et
de même rayon.
A’
A’
I’
J’ J’
A’ A’
I’ I’
Reproduisez à la règle et au compas les angles suivants, et n’oubliez pas, une fois ce travail fini, de véri-
fier la validité de vos constructions au rapporteur !
Premier exemple :
y
A
A x
x
Deuxième exemple :
A
A x
Troisième exemple :
y
A
A x
C OURS : D IVISION
Division décimale – Calculer une valeur approchée décimale du quotient de deux entiers
ou d’un décimal par un entier, dans des cas simples (calcul mental,
posé, instrumenté).
– Diviser par 10, 100, 1 000
1 Division euclidienne
Définition :
Effectuer la division euclidienne d’un nombre entier a par un nombre entier non nul b, c’est :
– déterminer combien de paquets de b unités sont contenus dans a : ce nombre de paquets est ap-
pelé quotient, et sera ici noté q.
– déterminer le nombre d’unités qui restent : ce nombre est appelé reste, et sera ici noté r .
Par exemple :
On vérifie la division en posant :
dividende a 23 7 diviseur b dividende = diviseur × quotient + reste
reste r 2 3 quotient q Ici, on a bien 23 = 7 × 3 + 2
B Attention :
le reste est toujours inférieur au diviseur.
Définitions :
Lorsque le reste de la division de a par b est égal à zéro (c’es-à-dire lorsque "la division tombe juste"), on
dit que a est un multiple de b, ou bien que b est un diviseur de a, ou encore que a est divisible par b.
Par exemple :
Ï 15 est un multiple de 3, car 15 = 3 × 5
Autrement dit, 3 est un diviseur de 15, ou encore 15 est divisible par 3.
Ï 17 n’est pas un multiple de 3, car 17 = 3 × 5 + 2
Critères de divisibilité :
•Un nombre sera divisible par 2 s’il se termine par 2, 4, 6, 8 ou 0.
•Un nombre sera divisible par 3 si la somme de ses chiffres est un multiple de 3.
•Un nombre sera divisible par 4 si ses deux derniers chiffres forment un multiple de 4.
•Un nombre sera divisible par 5 s’il se termine par 0 ou 5.
•Un nombre sera divisible par 9 si la somme de ses chiffres est un multiple de 9.
Par exemple :
726 est divisible par 2, car il se termine par 6.
726 est divisible par 3, car 7 + 2 + 6 = 15 est un multiple de 3.
726 n’est pas divisible par 4, car 26 n’est pas un multiple de 4.
726 n’est pas divisible par 5 (car il ne se termine ni par 5, ni par 0).
726 n’est pas divisible par 9, car 7 + 2 + 6 = 15 n’est pas un multiple de 9.
2 Division décimale
Définition :
Le quotient d’un nombre décimal a par un nombre entier non nul b est le nombre qui, multiplié
par b, donne a. Autrement dit, ce quotient est le facteur manquant dans la multiplication à trous
suivante : b×? = a.
Effectuer la division décimale du nombre a par le nombre b, c’est calculer la valeur exacte (ou une
valeur approchée) de ce quotient.
Technique :
2 3, 0 5
−
20 4,6
30
−
30
0
Le quotient de 472,8 par 16 est 29,55 ; on a 16 × 29,55 = 472,8. On écrit 472,8 ÷ 16 = 29,55
4 7 2,8 0 16
−
32 2 9,5 5
152
−
144
88
−
80
80
−
80
0
A retenir : :
au moment où l’on abaisse le chiffre des dixièmes dans le dividende, on pose une virgule dans le
quotient.
52 7
−
49 7,4 2 8 5 7 . . .
30
−
28
20
−
14
60
−
56
40
−
35
50
−
49
1. . .
Il y a plusieurs manières de donner une valeur approchée de ce quotient :
Remarque : On ne peut jamais diviser un nombre par 0 ; en effet, si on voulait diviser un nombre non
nul a par zéro, cela reviendrait à chercher le facteur manquant dans la multiplication à trous suivante :
0×? = a. Or on sait que, quel que soit la valeur que l’on donne au symbole " ?", le produit 0×? sera tou-
jours égal à 0... et sûrement jamais à a ! !
Règle de calcul :
Pour diviser un nombre décimal par 10, il suffit de décaler la virgule de 1 rang vers la gauche.
Pour diviser un nombre décimal par 100, il suffit de décaler la virgule de 2 rangs vers la gauche.
Pour diviser un nombre décimal par 1 000, il suffit de décaler la virgule de 3 rangs vers la gauche. etc...
(on complètera par des zéros si nécessaire)
Exemples :
56 ÷ 10 = 5,6 14,4 ÷ 100 = 0,144 52 ÷ 1 000 = 0,52
A vous maintenant !
Sur le même modèle, trouve les quotients exacts dans les divisions suivantes :(en gris, on a ajouté des
zéros aux parties décimales de certains dividendes ; pourquoi ?
2 1,5 5 3 2,9 0 14 1 1 0, 0 2 5
15 4,3 49 2,3 5 1 0 0 4,4
0 70 0
0
21,5 ÷ 5 = . . . . . . . . . . . . 110 ÷ 25 = . . . . . . . . . . . .
32,9 ÷ 14 = . . . . . . . . . . . .
2,1 7 7 1 0,3 0 5 15 1 7, 0 0 0 8
07 0,3 1 130 0,6 8 7 10 2,1 2 5
0 105 20
0 40
2,17 ÷ 7 = . . . . . . . . . . . . 0
10,305 ÷ 15 = . . . . . . . . . . . .
17 ÷ 8 = . . . . . . . . . . . .
Lorsqu’une division décimale "ne s’arrête pas", on doit donner une valeur approchée du quotient ; il
existe plusieurs types de valeurs approchées :
Ï La valeur approchée à l’unité par défaut d’un quotient est le nombre entier immédiatement infé-
rieur à ce quotient. Cette valeur approchée est également appelée troncature à l’unité du quotient (on
tronque (="coupe") le nombre juste après le chiffre des unités).
La valeur approchée à l’unité par excès d’un quotient est le nombre entier immédiatement supérieur à
ce quotient.
Ï La valeur approchée au dixième par défaut d’un quotient est le nombre décimal ayant un seul chiffre
après la virgule immédiatement inférieur à ce quotient. Cette valeur approchée est également appe-
lée troncature au dixième du quotient (on tronque (="coupe") le nombre juste après le chiffre des
dixièmes).
La valeur approchée au dixième par excès d’un quotient est le nombre décimal ayant un seul chiffre
après la virgule immédiatement inférieur à ce quotient.
Ï L’arrondi (à l’unité, au dixième,etc. . .) d’un quotient est celle des deux valeurs approchées (par défaut
ou par excès) qui est la plus proche du quotient.
E XERCICE
Comme dans l’exemple ci-dessous, pose la division décimale donnée (au brouillon ou sur ton cahier),
en allant jusqu’à trois chiffres après la virgule, et complète le tableau.
1 4 1 1 3
1 1 0 1 0,8 4 6
6 0
8 0
2
Troncature Arrondi
à l’unité au dixième au centième à l’unité au dixième au centième
141 ÷ 13 10 10,8 10,84 11 10,8 10,85
15 ÷ 17
22 ÷ 7
347,45 ÷ 23
28,5 ÷ 55
353 ÷ 49
1 Figures symétriques
Définition :
Deux figures seront dites symétriques par
F1
rapport à une droite (d ) si elles se super- F2
posent par pliage le long de la droite (d )
(d)
Vocabulaire :
La symétrie par rapport à une droite est appelée symétrie orthogonale ou symétrie axiale. La droite
est appelée axe de la symétrie.
La figure F1 et la figure F2 se superposent par pliage le long de la droite (d ). Elles sont symétriques par
rapport à la droite (d ).
On dit aussi que F2 est la figure symétrique de F1 dans la symétrie (orthogonale) d’axe (d ), ou encore
que F2 est l’image de F1 dans la symétrie (orthogonale) d’axe (d ).
Définition :
Une droite (d ) est un axe de symétrie d’une
figure si les deux parties de la figure se su-
perposent par pliage le long de cette droite. (d)
Construction du symétrique d’un point par rapport à une droite avec l’équerre et le compas :
A A A B
I I I
A′
Construction du symétrique d’un point par rapport à une droite avec le compas seul :
A A A
A′
On prend un écartement quel- Ensuite on complète le tracé leur intersection est le symé-
conque de compas mais assez comme pour faire un losange : trique de A par rapport à (d )
grand pour que l’arc de cercle on garde l’écartement en on
tracé avec le compas pointé en trace deux arcs de cercle à par-
A rencontre (d ) en deux points. tir des points formés.
A N A N A N
M M M A′
On prend deux points distincts On prend le compas on trace le Ces deux cercles se coupent
quelconques M et N sur la cercle de centre M passant par bien entendu en A et aussi en
droite (d ). A puis le cercle de centre N et A ′ symétrique de A par rapport
passant par A. à (d ).
Propriété :
Le symétrique d’un segment par rapport à un axe (d ) est un segment de même longueur. Le symé-
trique du milieu d’un segment est le milieu du segment symétrique.
Illustration :
B′
B′ B
B
I′
I I I′
A′
A A′
A
(d)
(d)
Si le segment n’est pas sécant à l’axe, il suffit Si le segment est sécant à l’axe, il suffit de
de construire les symétriques des extrémités construire les symétriques des extrémités de
de ce segment. ce segment en prenant bien garde à "passer"
de l’autre côté de l’axe pour chaque point.
3.2 Droites
Propriété :
Le symétrique d’une droite par rapport à un axe (d ) est une droite.
B′
B
B′ B
B′
A′ B A′
A
A
A′
(d) A (d) (d)
Si la droite est sécante à l’axe, Si la droite est parallèle à l’axe Si la droite est perpendiculaire
il suffit de construire le symé- (d ), alors la droite symétrique à l’axe, alors la droite et sa sy-
trique de deux points de la le sera égaement. métrique sont confondues.
droite, ou alors d’un point dis-
tinct de l’intersection.
3.3 Cercle
Propriété :
Le symétrique d’un cercle est un cercle de même rayon et qui a pour centre le symétrique du centre
du premier cercle.
Illustration :
O O
O′
O′
(d)
(d)
Il suffit de construire le symétrique O ′ du point O, centre du cercle, et de tracer le cercle de même rayon
et de centre O ′ .
Propriété :
Ï Deux figures symétriques ont la même aire et le même périmètre.
Ï Deux angles symétriques ont même mesure.
A B D′
B′
C′ E′
(d) A′
Propriété :
Ï La médiatrice d’un segment est un axe de symétrie de ce segment.
Ï La bissectrice d’un angle est l’axe de symétrie de cet angle.
Illustration :
B
C B′
( )
La médiatrice d’un segment est un axe de symé- La bissectrice d’un angle est l’axe de symétrie de
trie de ce segment. cet angle.
5.2 Cercles
Propriété :
Toutes les droites passant par le centre d’un cercle sont des axes de symétries de ce cercle.
Illustration :
B C
B C
A
A
D B
D B
C
C
A B
A B
D C
D C
Un carré a quatre axes de symétrie : ses dia-
Un rectangle a deux axes de symétrie : les mé- gonales et les médiatrices de ses côtés.
diatrices de ses côtés. Propriété :
Propriété : Dans un carré, les diagonales se coupent en
Dans un rectangle, les diagonales se coupent leur milieu, sont perpendiculaires et ont la
en leur milieu et elles ont la même longueur. même longueur.
Dans chaque cas, les figures sont-elles symétriques par rapport à l’axe (d ) ? Vérifier votre réponse après
avoir décalqué chaque figure, et tenté de les superposer par pliage le long de l’axe (d ).
(d) (d)
(d)
(d)
(d)
(d)
Dans chaque cas, construire le symétrique de la figure donnée par rapport à l’axe (d ).
(d)
(d)
(d)
(d)
(d)
(d)
E XERCICE 1
Tracer tous les axes de symétrie des figures suivantes, s’il y en a :
E XERCICE 2
Compléter chacune des figures suivantes, de telle façon que la droite (d ) soit un axe de symétrie de cette
figure.
(d)
(d)
(d)
(d)
E XERCICE 3
Tracer tous les axes de symétrie des figures suivantes, s’il y en a :
Dessine un autre exemple de domino qui illustre chacun des cas ci-dessus :
Dans chacun des cas suivants, construire à l’équerre et au compas les points A’, B’ et C’, symétriques
respectifs des points A, B et C par rapport à l’axe (d ) (laissez les traits de constructions apparents).
A
(d)
B
C
B
(d)
Dans chacun des cas suivants, construire au compas seul les points A’, B’ et C’, symétriques respectifs
des points A, B et C par rapport à l’axe (d ) (laissez les traits de constructions apparents).
C (d)
A
B
(d)
Dans chacun des cas suivants, construire par la méthode de votre choix les symétriques des trois seg-
ments par rapport à l’axe (d ) (laissez les traits de constructions apparents).
D
C
(d)
A F
E
B
D E
(d)
Dans chacun des cas suivants, construire par la méthode de votre choix les symétriques des deux droites
par rapport à l’axe (d ) (laissez les traits de constructions apparents).
D B
C
C
A B A
(d) (d)
Dans chacun des cas suivants, construire par la méthode de votre choix les symétriques des deux cercles
par rapport à l’axe (d ) (laissez les traits de constructions apparents).
A A
(d)
B
B
(d)
E XERCICE 1
Construis, dans chaque cas, la figure F ′ symétrique de la figure F par rapport à la droite (d ).
(d)
(d)
F
F
(d)
(d)
E XERCICE 2
1. Construis un triangle ABC tel que BC = 7 cm ; AB = 4.5 cm et AC = 6 cm.
2. Construis :
• le point E , symétrique du point A par rapport à la droite (BC ) ;
• le point F , symétrique du point B par rapport à la droite (AC ) ;
• le point G, symétrique du point C par rapport à la droite (AB).
3. Que peut-on dire des droites (BF ), (AE ) et (CG) ?
E XERCICE 4
1. Construis un rectangle ABC D tel que AB = 6 cm et AD = 4, 6 cm.
2. Place le point E du segment [AB] tel que AE = 5 cm et le point F du segment [AD] tel que AF = 4 cm.
3. Construis les points A ′ , B ′ , C ′, D ′ symétriques respectifs des points A, B, C , D par rapport à la droite
(E F ).
4. Trace, en couleur, le quadrilatère A ′ B ′C ′D ′ .
5. Quelle est la nature de ce quadrilatère A ′ B ′C ′ D ′ ? Justifie ta réponse.
E XERCICE 5
1. Construis un triangle ABC isocèle en A tel que AB = 6 cm et BC = 5 cm.
2. Construis le symétrique D du point A par rapport à la droite (BC ).
3. Que peut-on dire du quadrilatère ABC D ? Justifie ta réponse.
4. Construis le symétrique E du point B par rapport à la droite (AC ).
5. Quelle est la nature du quadrilatère ABC E ?
E XERCICE 6
1. Trace un losange C DE F tel que C D = 4 cm et C
DE = 80°. Place les points I et J , milieux respectifs
des segments [C D] et [C F ].
2. Trace en rouge le symétrique du losange C DE F par rapport à la droite (DE ).
3. Trace en vert le symétrique du losange C DE F par rapport à la droite (I J ).
D ÉCOUVERTE : PAVAGES
E XERCICE 1
1. Tracer l’image du motif par la symétrie d’axe (AB).
2. Tracer l’image du motif obtenu en 1. par la symétrie d’axe (BC ).
3. Tracer l’image du motif obtenu en 2. par la symétrie d’axe (C D).
4. Tracer enfin l’image du motif obtenu en 3. par la symétrie d’axe (AD).
5. Colorier le pavage obtenu avec trois couleurs.
A D
B C
A D
B C
Multiplier un nombre en- Il s’agit de "prendre une fraction" d’une quantité. L’utilisation de
tier ou décimal par un quotients, sous forme fractionnaire, permet de gérer plus facilement
quotient de deux entiers les raisonnements et de repousser la recherche d’une valeur appro-
sans effectuer la division. chée décimale à la fin de la résolution.
Le vocabulaire commun, introduit à l’école primaire, est utilisé :
double/moitié, triple/tiers, quadruple/quart. Les élèves doivent être
entraînés à effectuer mentalement des calculs utilisant ces expres-
sions, sur des nombres entiers ou décimaux simples.
Reconnaître dans des cas Le fait qu’un quotient ne change pas quand on multiplie son numé-
simples que deux écri- rateur et son dénominateur par un même nombre non nul est mis
tures fractionnaires dif- en évidence et utilisé. La connaissance des tables de multiplication
férentes sont celles d’un est notamment exploitée à cette occasion.
même nombre. La notation ab peut, à partir de là, être étendue au cas du quotient
de deux décimaux et des égalités comme 5,24 524
2,1 = 210 peuvent être
utilisées, mais aucune compétence n’est exigible à ce sujet.
Un rectangle, partagé On a colorié une On a colorié trois parts On a colorié les cinq
en cinq parts égales. part du rectangle, ce du rectangle, ce qui parts du rectangle, ce
¡ 1 ¢ un
qui représente ¡ trois ¢cin-
représente qui représente cinq¢
cinquième quièmes 53 = 3 × 15 du cinquièmes 55 = 5 × 15
¡
5 du
rectangle. rectangle. du rectangle, et donc
1
¡ ¢
sa totalité 5 × 5 = 1 .
tangle.
Vocabulaire :
– Quand on partage en deux parts égales, on obtient des demis,
– Quand on partage en trois parts égales, on obtient des tiers,
– Quand on partage en quatre parts égales, on obtient des quarts,
– Quand on partage en cinq, six, sept,. . ., dix,. . ., cent parts égales, on obtient des cinquièmes, sixièmes,
septièmes,. . ., dixièmes,. . ., centièmes,. . . .
Définition :
a a
Le quotient de a par b peut s’écrire sous forme fractionnaire : a ÷ b =, et on a b × = a.
b b
a est appelé numérateur de la fraction, alors que b est appelé dénominateur de cette fraction.
Par exemple,
Ï l’écriture fractionnaire du quotient de 8 par 5 est 85 ; de plus, ce quotient est exact, et vaut 1,6. On a
5 × 85 = 5 × 1, 6 = 8.
Ï l’écriture fractionnaire du quotient de 8 par 3 est 83 ; mais ce quotient ne peut pas s’écrire sous la
forme d’un nombre décimal (la division "ne s’arrête pas") : on ne peut en donner qu’une valeur
décimale approchée (par exemple, son arrondi au centième est 2,67). On a 3 × 38 = 8.
7
Par exemple, est un nombre écrit sous forme fractionnaire : c’est le quotient de 7 par 3 (que l’on
3
7
pourrait aussi écrire 7 ÷ 3), c’est le facteur manquant dans la multiplication 3×? = 7. On a ainsi 3 × = 7.
3
7
Le nombre se lit "sept tiers", ou encore "le tiers de sept". Ce nombre ne peut pas s’écrire sous forme
3
7
décimale, mais on peut en donner une valeur décimale approchée (par exemple, ≈ 2,33).
3
Comme tous les autres nombres, on peut placer le nombre 37 sur une droite graduée :
0 1 2 3
7
3
Propriété :
a
Un quotient ne change pas lorsque l’on multiplie (ou divise) son numérateur et son dénominateur
b
par un même nombre non nul :
a a ×k a a ÷k
= et = et ceci, quel que soit le nombre k différent de 0
b b ×k b b ÷k
Par exemple :
8 24
et sont deux écritures fractionnaires d’un même nombre, dont l’écriture décimale est 1,6.
5 15
8 8 × 3 24
En effet, = = ; ces deux nombres sont placés au même endroit sur la droite graduée :
5 5 × 3 15
0 1 2
8 24
1 1
5 = 15
15 5
Illustration :
3 9
Les fractions et sont égales :
4 12
3 3×3 9
en effet, = =
4 4 × 3 12
3 9
On a colorié les 4
du On a colorié les 12
du
rectangle. rectangle.
ce qui permet de poser la division d’un nombre décimal par un autre : 3,2,4 4 ,8
−
288 0,6 7 5
360
−
336
240
−
240
0
où l’on décale la virgule dans le dividende et dans le diviseur du même nombre de rangs (ce qui revient
à les multiplier par 10, 100,. . .), jusqu’à ce que le diviseur soit entier !
Remarque importante :
Tous les nombres décimaux (et donc aussi les nombres entiers) admettent des écritures fraction-
24 12 3 6 30
naires : par exemple : 2,4 = = = ... 3= = = = ...
10 5 1 2 10
(3 × 8) ÷ 10 = 24 ÷ 10 = 2,4 avec la méthode 1
3
Ï ×8 = (3 ÷ 10) × 8 = 0,3 × 8 = 2,4 avec la méthode 2
10
(8 ÷ 10) × 3 = 0,8 × 3 = 2,4 avec la méthode 3
difficile avec la méthode 1
7
Ï × 15 = impossible avec la méthode 2
3
(15 ÷ 3) × 7 = 5 × 7 = 35 avec la méthode 3
a
Il s’agit ici de "prendre une fraction"d’une quantité c ; par exemple, lorsque je dis que je prends les
b
2
deux tiers de quinze (euros, par exemple), je dois effectuer le calcul × 15.
3
5 2
= 1+
3 3
A vous maintenant :
9 ...
= ... +
5 ...
14 ...
= ...+
6 ...
20 ...
= ...+
9 ...
15 ...
= ...+
4 ...
19 ...
= ...+
7 ...
2. Ecrivez les fractions suivantes comme la somme d’un nombre entier et d’une fraction inférieure à 1 :
Pour les figures 2, 3 et 4 ; écris une autre fraction qui représente la partie du cercle que tu as coloriée
et complète le tableau :
Trois personnes (Alfred, Barbara et Camel) disposent de plaques métalliques carrées, pesant 28 kg chacune. On
voudrait savoir combien pèsent les trois quarts d’une de ces plaques.
1 Méthode d’Alfred
Alfred dispose d’une scie à métaux ; il décide de partager une plaque de métal en
quatre parts égales, comme ceci :
1. Quelle opération doit-on effectuer pour déterminer combien pèse une part ? . . . . .
Combien pèse une part ? . . . . . . . . . . . . .
2. Quelle opération doit-on effectuer pour déterminer combien pèsent trois de ces
parts ensemble ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Combien pèsent les trois quarts d’une plaque, finalement ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2 Méthode de Barbara
Barbara a une autre idée : elle est soudeuse, et
dispose de l’équipement nécessaire pour sou-
der des plaques de métal ; elle dispose égale-
ment d’une scie à métaux. Elle décide de sou-
der trois plaques de métal ensemble, comme
ci-dessous, pour obtenir une plaque rectangu-
laire, puis de partager cette plaque rectangu-
laire en quatre parts égales :
1. Quelle opération doit-on effectuer pour déterminer combien pèse la plaque rectangulaire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Combien pèse cette plaque rectangulaire ? . . . . . . . . . . . . .
2. Quelle opération doit-on effectuer pour déterminer combien pèse une des quatre parts de cette plaque rectan-
gulaire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Quelle fraction d’une plaque carrée d’origine représente cette part ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Combien pèsent les trois quarts d’une plaque carrée, finalement ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3 Méthode de Camel
Camel n’a ni équipement de soudeur, ni scie à métaux : il n’a qu’une feuille de papier et un crayon ! Il a cependant
une idée : il décide de calculer la valeur décimale exacte du quotient de 3 par 4, puis décide de multiplier cette
valeur par 28 :
1. Quelle est la valeur décimale exacte du quotient de 3 par 4 ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2. Quelle est la valeur du produit du nombre obtenu à la question précédente et de 28 ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3. Que pensez-vous de la valeur obtenue par Camel avec ces calculs ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4 Synthèse
Compléter le schéma de calcul suivant :
×......
E XERCICE 1
1. Les segments ci-dessous ont tous été découpés en parts égales. Une partie de chacun d’eux a été
noircie. Quelle fraction de la longueur du segment cela représente-t-il ?
... ...
a) d)
... ...
... ...
b) e)
... ...
... ...
c) f)
... ...
2. Chacun des segments ci-dessous a été partagé en parts égales. Noircis-en la fraction indiquée.
2 13
a) d)
3 16
4 5
b) e)
5 6
7 10
c) f)
10 12
E XERCICE 2
1. Les rectangles ci-dessous ont tous été découpés en parts égales. Dans chaque cas, quelle fraction du
rectangle a-t-on grisée ?
8 5 3
a) e) i)
9 7 5
4 2 5
b) f) j)
6 11 4
5 1 8
c) g) k)
10 4 6
3 2 11
d) h) l)
4 3 7
2. a) On colle bout à bout cinq segments de même longueur (égale à 1 unité) pour obtenir un grand
segment de 5 unités de long. On veut partager le segment obtenu en quatre parties égales :
5
Effectue l’opération 5 ÷ 4 et complète : 5 ÷ 4 = . . . . . . donc 4
×4 = 5.
Combien d’unités mesure chaque part ?
b) Pour faciliter le partage de ce segment en quatre parts égales, nous allons couper chaque petit
segment unité en quatre parts égales, comme ci-dessous :
Effectue le partage du grand segment en quatre parts égales, en coloriant chaque part d’une cou-
5
leur différente. Quelle fraction d’unité une part représente-t-elle ? Complète : ×4 = . . . . . .
4
5
c) Compare les deux nombres encadrés dans les questions b) et c). Complète : = ...÷... = ...
4
3. a) On colle bout à bout cinq segments de même longueur (égale à 1 unité) pour obtenir un grand
segment de 5 unités de long. Mais on veut maintenant partager le segment obtenu en trois parties
égales :
Effectue l’opération 5 ÷ 3. Que constates-tu ? Peux-tu dire combien d’unités mesure chaque part ?
Peux-tu en donner une valeur approchée (un arrondi au centième, par exemple) ?
b) Pour faciliter le partage de ce segment en trois parts égales, nous allons couper chaque petit seg-
ment unité en trois parts égales, comme ci-dessous :
Effectue le partage du grand segment en trois parts égales, en coloriant chaque part d’une couleur
5
différente. Quelle fraction d’unité une part représente-t-elle ? Complète l’égalité : ×3 = . . . . . .
3
5
c) Complète : = ... ÷... ≈ .........
3
A retenir :
a
La fraction peut être vue comme un nombre, à savoir le quotient de l’entier a par l’entier b.
b
a
De plus, on a × b = a.
b
E XERCICE 1
Dans chaque cas, lis les abscisses des points A, B, C , D, E et F , et donne-les sous forme fractionnaire :
0 1
A B C D E F
0 1
A B C D E F
0 1
A B C D E F
0 1
A B C D E F
0 1
A B C D E F
0 1
A B C D E F
E XERCICE 2
Dans chaque cas, place les points A, B, C , D, E et F dont les abscisses respectives sont :
3 8 9 10 13 15
1. 4, 4, 4, 4 , 4 , 4 .
0 1
7 10 16 19 21 30
2. 9, 9 , 9 , 9 , 9 , 9 .
0 1
2 9 14 20 25 31
3. 15 , 15 , 15 , 15 , 15 , 15 .
0 1
3 6 11 12 19 22
4. 8, 8, 8 , 8 , 8 , 8 .
0 1
7 9 13 18 22 25
5. 11 , 11 , 11 , 11 , 11 , 11 .
0 1
E XERCICE 1
Calcule le plus simplement possible (donne le résultat sous forme entière ou décimale lorsque cela est
possible, sous forme fractionnaire sinon) :
2 4 7 3 3
× 300 = . . . . . . . . . × 49 . . . . . . . . . × 18 . . . . . . . . . × 48 . . . . . . . . . × 100 = . . . . . . . . .
3 7 9 8 4
9 7 3, 6 24 21
×4 = ......... × 280 . . . . . . . . . × 10 . . . . . . . . . × 0, 15 . . . . . . . . . × 30 = . . . . . . . . .
12 4 18 12 15
4 1 1 9 3
× 150 . . . . . . . . . × 750 . . . . . . . . . × 90 . . . . . . . . . × 60 . . . . . . . . . ×8.........
5 3 2 10 12
5 10 4 21 5
× 20 = . . . . . . . . . × 2, 7 . . . . . . . . . × 10 . . . . . . . . . ×2......... × 4, 5 = . . . . . . . . .
3 9 7 3 9
E XERCICE 2
Ecris sous la forme du produit d’une fraction par un nombre, puis calcule le plus simplement possible
(donne le résultat sous forme entière ou décimale lorsque cela est possible, sous forme fractionnaire sinon) :
les cinq douzièmes de vingt-quatre : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
les sept tiers de quinze : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
les onze centièmes de trente : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
les huit quarts de treize : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
les sept dixièmes de six : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
les quatre tiers de sept : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
E XERCICE 3
Complète les schémas de calculs ci-dessous par des nombres entiers ou décimaux :
×... ×...
×... ×...
÷3 ... ×4 ÷9 ... ×5
5 8
× ×
6 5
36 ×... ... ÷... ... 25 ×... ... ÷... ...
÷... ... ×... ÷... ... ×...
9 7
× ×
7 3
42 ×... ... ÷... ... 9 ×... ... ÷... ...
÷... ... ×... ÷... ... ×...
E XERCICE 6
1 7 7 4 7 3 12
Convertir les fractions suivantes en pourcentages :
2 20 10 5 25 4 30
E XERCICE 7
1. Dans un pot de 50g de confiture, il y a 30g de sucre ; quel pourcentage de sucre y a-t-il dans ce pot ?
2. Dans une classe de 25 élèves, 17 élèves sont des garçons. Quel est le pourcentages de garçons dans
cette classe ? de filles ?
3. Sur les vingt buts marqués lors de la dernière journée du championnat de france de football, sept
l’ont été de la tête. Quel pourcentage du nombre de buts marqués cela représente-t-il ?
C OURS : L ES AIRES
Extrait du programme de la classe de Sixième :
Exemple : L’aire de cette figure vaut 6 unités d’aire n°1, ou encore 8 unités d’aire n°2
Unité d’aire n◦ 2
Unité d’aire n◦ 1
Propriétés :
Ï Des figures de formes différentes peuvent avoir la même aire.
Ï Des figures peuvent avoir la même aire en ayant des périmètres différents.
Ï Des figures peuvent avoir le même périmètre en ayant des aires différentes.
Par exemple :
Les aires des deux figures sont égales ; on peut donc en déduire que l’aire de la figure de gauche est égale
à 100 unités d’aire (le carreau de quadrillage étant l’unité d’aire)
Par exemple : Un centimètre carré (cm2 ) est l’aire d’un carré de 1 cm de côté. Un millimétre carré (mm2 )
est l’aire d’un carré de 1 mm de côté. Dans 1 cm2 , il y a 100 mm2 .
1 mm2
1 cm
1 cm2
Définition :
Pour la mesure des aires des terres agricoles, forestières, etc. . ., on dispose d’unités d’aire spécifiques,
appelées unités de mesure agraires.
L’unité agraire de base est l’are, qui vaut 100 m2 ; on utilise également l’hectare, qui vaut 100 ares
(soit 10 000 m2 ), et enfin le centiare, qui vaut un centième d’are (soit 1 m2 ).
3 Aires de polygones
Rectangle Carré Triangle rectangle
Méthode :
c Pour calculer l’aire
d’un polygone
quelconque, on
cherche à décom-
L poser sa surface en
a rectangles, carrés et
l triangles rectangles
dont on calcule
b l’aire, puis on cal-
cule l’aire totale
du polygone par
a ×b addition (ou par
A = L ×l A = c × c = c2 A =
2 soustraction).
Découpe soigneusement les pièces ci-dessous et, à la manière d’un puzzle, utilise-les pour recouvrir
exactement la surface intérieure du polygone.
1. De combien de pièces de type 1 avez-vous eu besoin ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2. De combien de pièces de type 2 avez-vous eu besoin ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3. De combien de pièces de type 3 avez-vous eu besoin ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Pièces de type 3
Pièces de type 1
Pièces de type 2
Ï Pour la suite, ne conservez que les pièces dont vous avez eu besoin à cette question.
Crée une nouvelle figure en assemblant les 8 pièces de type 2 sans qu’elles se chevauchent :
Crée une nouvelle figure en assemblant les 16 pièces de type 3 sans qu’elles se chevauchent :
Compare ces trois nouvelles figures à la figure de départ et aux figures de tes voisins. Qu’est-ce qui
change et qu’est-ce qui ne change pas ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
..............................................................................................................
..............................................................................................................
E XERCICE 1
Détermine l’aire de chaque figure en prenant :
– le carré noir pour unité d’aire : . . . . . . . . . . . . .
– le triangle noir pour unité d’aire : . . . . . . . . . . .
– le rectangle noir pour unité d’aire : . . . . . . . . .
E XERCICE 2
E XERCICE 3
Sur la feuille de papier quadrillé à petit carreaux ci-dessous, invente et dessine trois figures, chacune
ayant comme aire 31, exprimée dans chacune des trois unités.
u1 u2 u3
Définition :
On notera cm2 , et on prononcera "centimètre carré", l’aire d’un carré de 1 cm de côté ; de même, on
notera mm2 , et on prononcera "millimètre carré", l’aire d’un carré de 1 mm de côté :
1 cm2 1 mm2
1 cm
Dans chaque cas, trace une figure ayant l’aire indiquée, et n’oublie pas de faire la conversion :
Figure n◦ 1
a) Complète :
ä ont
Ï les deux figures le même périmètre.
ä n’ont pas
ä ont
Ï les deux figures la même aire.
ä n’ont pas
b) Si on prend un carreau de quadrillage comme unité d’aire, quelle est l’aire de la figure n°1 ? . . . . . .
2. Procéder de même avec la figure n°2 ci-dessous pour déterminer son aire (en utilisant le carreau de
quadrillage comme unité) :
Figure n◦ 2
Figure n◦ 2
◦
Figure n 1
Figure n◦ 2
◦
Figure n 1
Définition :
Un solide est un objet de l’espace délimité par des surfaces indéformables. Si jamais ces surfaces sont
des polygones, alors elles sont appelées faces du solide, les côtés de ces polygones sont les arêtes du
solide, et leurs sommets sont les sommets du solide.
Remarque : certains solides n’ont pas de surface plane, comme - par exemple - les boules, les cônes. . .
Définition :
La perspective cavalière est une technique qui permet de représenter des solides - à trois dimensions
- sur une surface à deux dimensions.
Cette représentation n’est pas vraiment conforme à ce que percevrait l’oeil en réalité, mais présente
de nombreux avantages pour les raisonnements mathématiques. Les règles liées à cette représentation
sont simples :
• les figures contenues dans un plan frontal (c’est-à-dire perpendiculaire au regard de l’observateur)
sont dessinées en grandeur réelle (longueur des segments, mesures des angles), sans déformation,
• les droites parallèles en réalité doivent égaement apparaître comme parallèles sur le dessin,
• les arêtes cachées sont dessinées en pointillés.
H Ce solide (que l’on appelle pavé droit, ou encore parallélépipède rec-
G
E tangle ; voir plus loin. . . ) est représenté en perspective cavalière.
F
– Il a 8 sommets : A, B, C , D, E , F , G et H ;
– Il a 12 arêtes : les arêtes [AB], [BC ], [AE ], [BF ], [E F ], [FG], [CG], [E H]
et [G H] sont apparentes (donc représentées en trait plein), les arêtes
[AD], [DC ] et [D H] sont cachées (et donc représentées en pointillés).
– il a 6 faces : ABC D est la face du dessous, E FG H celle du dessus,
BCGF est la face de droite, AD HE est la face de gauche, ABF E est la
face de devant, et enfin C D HG est la face de derrière (ces deux faces
D
C sont représentées dans un plan frontal, donc dessinées en grandeur
A B
réelle).
2 Le pavé droit
③
Définition : ⑥
Le pavé droit, encore appelé parallé- ②
lépipède rectangle, est un solide à six ①
faces, dont chacune des faces est un
rectangle. ④ ⑤ ②
Vue du dessus à droite
En géométrie, le patron d’un so-
lide est une figure plane obtenue en ①
découpant ce solide selon certaines ①
④
arêtes, et en le "dépliant". Voici deux
représentations en perspective d’un ⑤
pavé droit, accompagné de l’un de ③
Vue du dessous à
ses patrons :
gauche
Patron du pavé
Définition :
La mesure de l’espace occupé par un solide (dans une unité choisie) s’appelle le volume de ce solide.
Pour connaître le volume d’un solide, on calcule le nombre d’unités de volume qui sont nécessaires
pour remplir exactement cet espace.
Définition :
L’unité de volume usuelle est le mètre cube (noté m3 ), qui représente le volume d’un cube de côté 1
m. On utilise aussi ses multiples (km3 , hm3 , dam3 ) et ses sous-multiples (dm3 , cm3 , mm3 ).
Par exemple :
1cm
m l
6 cm 5c L c
V = L ×l ×h V = c × c × c = c3
E XERCICE 1
Le dessin ci-contre représente un pavé droit (encore appelé parallélé-
pipède rectangle) en perspective cavalière ; c’est une manière de re-
présenter les objets en trois dimensions, pratique, mais donnant des H
G
images peu conforme à la réalité. Dans ce type de représentation, il
E
faut commencer par savoir que les arêtes cachées sont dessinées en F
pointillés.
Dans ce pavé droit, on a AB = 3 cm, BC = 3 cm et CG = 7 cm.
1. Combien de faces compte le pavé droit ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2. Cite toutes les faces du pavé :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
......................................................................
3. Quelle est la nature de la face ABFE sur le dessin ? . . . . . . . . . . . . . . . . .
dans la réalité ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Quelle est la nature de la face BCGF sur le dessin ? . . . . . . . . . . . . . . . . .
dans la réalité ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
4. Quelles sont les faces « visibles » ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . D
C
5. Quelles sont les faces « cachées » ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . A B
6. Quelles sont les arêtes dessinées en vraie grandeur ? . . . . . . . . . . . . . .
......................................................................
7. Complète le tableau suivant en répondant par Vrai ou par Faux :
Sur le dessin Dans la réalité
L’angle B
AE est un angle droit
est un angle droit
L’angle BCG
E XERCICE 3
On a dessiné trois arêtes d’un pavé droit. En respectant les règles de la perspective cavalière, termine
chacun des dessins suivants :
E XERCICE 4
Sur la figure ci-dessous, le tracé en perspective cavalière d’un cube ABC DE FG H a été commencé.
1. a) Termine le tracé. Attention aux noms des sommets :
– la face située en haut du cube s’appelle ABC D ;
– la face située en bas du cube s’appelle E FG H ;
– la face, verticale, située à gauche du cube s’appelle AD HE ;
– la face, verticale, située à droite du cube s’appelle BCGF ;
– la face, verticale, située au fond du cube s’appelle DCG H.
b) Comment s’appelle la 6e face, celle dont on n’a pas parlé ?
2. On appelle centre d’une face le point d’intersection des diagonales de cette face.
a) Place sur le dessin :
– R le centre de la face ABC D ;
– W le centre de la face E FG H ;
– U le centre de la face BCGF ;
– V le centre de la face DCG H ;
– S le centre de la face AD HE ;
– T le centre de la dernière face.
b) Trace en traits pleins les segments [RS], [RT ], [RU ], [W S], [W T ], [W U ], [ST ], [T U ].
c) Trace en traits pointillés les segments [SV ], [V U ], [RV ], [W V ].