Guide Management Écocertification Afrique
Guide Management Écocertification Afrique
manageR
DES PRATIQUES
MANAGÉRIALES
Manuel élaboré dans le cadre du projet d’appui à
l’écocertification des concessions forestières en Afrique
centrale (ECOFORAF) avec le soutien financier du
Fonds Français pour l’Environnement Mondial.
Auteurs :
Yves Catho (CYC Conseil et Formation)
Agnès Vallée (Consultante expert)
Coordinateurs :
Christophe Ducastel (AFD)
Valérie Fakir (FFEM)
Marine Leblanc (ATIBT)
Didier Simon (FFEM)
Préambule
Présentation du projet ECOFORAF
Présentée comme une alternative au boycott des bois tropicaux et soutenue par
de nombreuses ONG environnementales depuis la conférence de Rio en 1992, la
certification de la gestion forestière a amené une réflexion sur la définition de la gestion
durable des forêts et sur la façon de l’évaluer sur le terrain. Elle est devenue aujourd’hui
une solution de développement socio-économique local, une source d’innovation et
de progrès en matière de gestion environnementale des écosystèmes forestiers en
assurant la mise en œuvre de pratiques légales et responsables. Dans les forêts du
bassin du Congo, la surface certifiée atteint aujourd’hui plus de 4 millions d’hectares.
Néanmoins, depuis le premier certificat de gestion forestière délivré en 2005, on note
un ralentissement très net dans la délivrance de nouveaux certificats pour l’Afrique
centrale. Si la certification de la gestion forestière n’est pas une panacée, elle constitue
néanmoins un outil de promotion de développement durable et reste une alternative
économique crédible et viable qu’il faut promouvoir.
D’où la nécessité de mettre en place des initiatives qui pourront avoir un effet levier sur
la certification.
C’est l’objet du projet d’appui à l’éco certification des concessions forestières en
Afrique centrale (ECOFORAF), cofinancé par le Fonds Français pour l’Environnement
Mondial (FFEM), et piloté par l’Association technique internationale des bois tropicaux
(ATIBT). La composante 2 du projet, est de mettre en place des formations et des outils
pratiques pour contribuer à accélérer la mise en place de la certification.
Comme le disent de nombreux chefs d’entreprises certifiées, la certification c’est un
état d’esprit, qui demande de s’adapter, de changer, et de travailler notamment sur le
management.
Dans ce contexte, l’ATIBT a donné à The Forest Trust (TFT) le mandat de préparer des
outils et méthodes pragmatiques pour les managers qui souhaitent s’engager dans
une certification enracinée, qu’elle soit de légalité ou Forest Stewardship Council (FSC).
Puis, consciente de la nécessité d’accompagner plus largement, toutes les entreprises
soucieuses d’améliorer leurs pratiques professionnelles, l’ATIBT confie à CYC la mission
d’élaborer un guide opérationnel des pratiques managériales.
”
Le premier travail d’un manager
n’est pas d’apporter la motivation
”
mais de supprimer les obstacles.
Scott Adams
ARTICULATION en 3 parties :
1 2 3
Management Pratiques Plan d’actions
des hommes managériales managériales
Une présentation synthétique des Un ensemble de fiches-outils traitant La trame de construction d’un Plan
principes du management. de la mise en œuvre de pratiques d’actions managériales.
managériales essentielles.
Lexique .....................................................................................p. 86
management
DES HOMMES
X1 Crédit : M. Leblanc
Qu’est ce que
Chapitre manager ?
A1 Définition
« Manager une unité, consiste à gérer l’unité confiée de façon à ce que l’équipe
de collaborateurs atteigne les performances quantitatives et qualitatives voulues,
en accompagnant l’évolution de chaque collaborateur dans son parcours
professionnel, tout en représentant l’unité concernée ».
Manager des personnes c’est les conduire à la performance, c’est obtenir des
résultats non par soi-même mais par l’intermédiaire des autres.
Le rôle d’un manager, quelle que soit sa position dans l’organisation, est de
créer les conditions qui permettent à la fois le développement des personnes
dont il a la responsabilité et l’atteinte des objectifs de l’organisation.
• Le management de la structure, en tant qu’unité identifiée dans une
organisation et sur un secteur d’activité donné.
• Le management des hommes, en tant qu’acteurs de l’environnement et
du secteur appartenant à cette unité.
CHAPITRE
Coordination
avec l’extérieur
Animation Pilotage
d’équipe d’unité
Personnes Performances
Développement Valorisation
des collaborateurs des resssources
Individuel
Crédit : ATIBT
CHAPITRE
management
ou être manager
”
enfant et être parent.
C’est en manageant que l’on devient manager. Cet apprentissage se fait surtout
par l’expérience. Cela implique de se questionner continuellement, de se mettre
devant un miroir, de se remettre en question.
Le style de
Chapitre management
Les 7 facteurs qui influencent votre management
• Votre personnalité
• Les profils des collaborateurs
• Le manager du manager
• Les relations horizontales
• La culture et les valeurs de l’entreprise
• La structure de l’activité exercée (contraintes internes)
• L’environnement de l’activité (contraintes externes, délais)
Il n’y a donc pas de manière idéale de manager car il n’y a pas une situation
identique. Et même si la situation de 2 unités de travail était la même, le
manager A réussira dans cette situation avec sa façon de manager, tandis que
la manager B réussira avec une manière de faire différente.
Votre façon de manager est unique, ainsi que la situation précise dans
laquelle vous vous trouvez (les gens, l’entreprise, les contraintes…), qui
évolue en permanence.
Pratiques
managériales
Crédit : M. Leblanc
« Comment manager ? »
ou plutôt
-- S’assurer que les collaborateurs sont assez compétents dans leurs domaines,
productifs et efficaces, qu’ils sont assez formés et informés…
Évaluer les
-- S’assure la maximisation du potentiel de chaque acteur dans l’entreprise ? compétences d’un
-- Anticiper sur les évolutions des niveaux de compétences ?
-- Mettre en place un plan de formation efficace et adapté ?
collaborateur.
-- Évaluer les moyens et les possibilités d’évolution ? Page 58
-- Exprimer sa volonté à son équipe et renforcer son leadership ?
-- Orienter l’action en cohérence avec les axes stratégiques et opérationnels de
l’entreprise ?
-- Mettre ses collaborateurs en mouvement en suscitant l’action, l’innovation et au
changement ?
-- Mettre en perspective les contributions de ses collaborateurs en les reliant aux
orientations de l’entreprise ? Fixer des objectifs à
-- Proposer des objectifs de travail motivants ? un collaborateur.
-- Relier les contributions individuelles aux missions collectives ?
-- Clarifier les attentes et améliorer la communication dans les relations hiérarchiques ? Page 67
-- Augmenter la performance des individus et des équipes de travail ?
-- Renforcer la cohésion d’un groupe autour de buts clairement définis ?
-- Renforcer la motivation individuelle en donnant un sens, un poids et une ambition
à chaque action ?
-- Canaliser les énergies autour de résultats précis en évitant la dispersion ?
Accompagner
Fiche le développement
des compétences
Finalité •
Accompagner le développement des compétences des collaborateurs, pour
un manager, c’est la capacité à mesurer les décalages entre une performance
attendue et la situation réelle et d’identifier les « leviers » pour faire progresser
chaque collaborateur de son équipe et améliorer ses résultats.
Crédit : ATIBT
Fiche
Principe •
A1 Le développement des compétences
Dans la mesure où les compétences sont une capacité à réaliser une action, c’est par
l’expérimentation que l’acquisition des compétences sera la plus efficace. Ceci sera valable
pour tout déficit de savoir-faire ou de savoir-être.
Mode opératoire •
4 étapes clé à mettre en œuvre :
A3 La phase d’analyse : Sachez d’où • Définissez des étapes progressives : une des
vous partez… principales causes d’échec lors de la mise en œuvre
de plans de développement personnalisés est
Impossible en effet pour votre collaborateur de s’engager paradoxalement l’excès d’ambition !
dans une dynamique de changement s’il n’est pas en En effet, à vouloir « tout, tout de suite », il est fréquent
mesure de dresser un état des lieux précis de ses acquis que le collaborateur se mette une pression inutile à
à un instant donné. brûler les étapes pour se sortir au plus vite de ses
Pour chaque collaborateur, identifiez 4 domaines de anciennes manières de faire…
compétences : • Construisez le plan d’actions les plus appropriées pour
• Le domaine des points forts : cette catégorie permettre au collaborateur d’atteindre ses objectifs
de progrès (séance de tutorat, formation, mise en
représente ses domaines d’excellence par sa maîtrise
sur une base régulière et sans aucune difficulté situation…).
particulière.
• Le domaine du potentiel : ce domaine est celui
C5 La phase de l’action :
des compétences « en devenir ». Il s’agit de créer
les conditions de la réussite pour les consolider et facilitez les choses en allant
passer au niveau supérieur. du plus simple au plus complexe
• Le domaine du développement : ce groupe couvre
Pour « prendre confiance » et développer avec succès
l’ensemble des compétences que le collaborateur ne
de nouvelles compétences, il faut que votre collaborateur
maîtrise pas vraiment et qui pourtant sont essentielles
accepte de sortir de sa zone de confort et puisse dans un
par rapport au poste pour assurer un niveau de
même temps vivre l’expérience de réussite.
performance suffisant. C’est ici que le plus urgent
est à faire. • Facilitez les choses en lui suggérant de mettre les
nouvelles compétences en œuvre dans des situations
• Le domaine des limites : Il s’agit des compétences sans enjeu particulier. Il faut que la probabilité de
pour lesquelles le collaborateur ne présente réussite soit forte… mais que l’éventualité d’un échec
manifestement aucune aptitude ou espèce de soit également préparée !
prédisposition. En espérant que cela ne handicape
pas le collaborateur dans l’exécution des missions
• Invitez le par exemple, au fur et à mesure de
l’acquisition des nouvelles compétences recherchées,
liées à son poste. à s’attaquer à une situation particulière qui lui posait
problème jusqu’alors. Nourri des succès remportés
précédemment, il devrait aborder l’exercice avec une
B4 La phase des choix : confiance propre à le porter vers le succès !
Identifiez clairement où
vous souhaitez arriver.
D6 La phase de contrôle :
Une fois que vous avez dressé le bilan initial avec votre validez le chemin parcouru !
collaborateur, reste à définir les objectifs à atteindre :
Quels sont les résultats auxquels il souhaite parvenir ? Rien n’est plus agréable pour une personne qui s’est
Où l’entreprise elle-même souhaite-t-elle le voir évoluer engagée dans l’ascension d’une montagne que d’arriver au
à court mais aussi à moyen, voire à long terme ? Autant sommet et de prendre un instant pour savourer la victoire !
de questions à aborder en toute transparence avant • Proposez-lui un bilan qui lui permettra de prendre
d’enclencher le véritable processus de développement pleinement la mesure du chemin parcouru.
de compétences. • Faites le point avec elle : quelles nouvelles compétences
• Fixez les objectifs de progrès et les résultats attendus a-t-elle développées ? Et maintenant, quelle est la
sur une période déterminée. prochaine étape qu’elle ambitionne d’atteindre ?
Fiche
Mémo •
Les 3 types d’accompagnement
L'accompagnement de présentation
Le tuteur expose, explique et le collaborateur écoute, cherche à retenir.
Donner
les informations et les explications nécessaires pour la mise en œuvre de l’activité, en utilisant éventuellement
des supports (fiches, croquis, plans…)
Vérifier
la compréhension du collaborateur en le faisant parler, répéter le message, reformuler ce qui a été énoncé
L'accompagnement de démonstration
Le tuteur montre le geste et le collaborateur le reproduit
Présenter
la situation, le matériel et son utilité, les produits et leur utilisation.
Lui proposer
de reproduire la tâche en énonçant ce qu’il a fait et pourquoi il le fait.
L'accompagnement de consolidation
Le collaborateur fait, le tuteur observe et conseille.
Objectif : consolider les acquis du collaborateur pour réaliser une tâche.
Conduite :
Donner
les consignes et les informations nécessaires pour effectuer la tâche. Le collaborateur se forme alors en agissant
et en résolvant les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent.
Occuper
un rôle de « personne ressource » sur laquelle le collaborateur peut s’appuyer en cas de besoin.
Intervenir
pour apprécier le résultat et échanger avec le collaborateur.
Évaluer
et valider les progrès réalisés en fin de séance.
FICHE
entretien annuel
d’appréciation
Finalité •
La finalité d’un entretien annuel d’appréciation (évaluation) est de clarifier la
description de fonction et la définition d’objectifs professionnels, d’effectuer un
bilan objectif de l’activité et des résultats au regard des objectifs préalablement
fixés, d’élaborer un dialogue centré sur les compétences et les capacités
professionnelles et de définir un contrat de progrès en fixant de nouveaux
objectifs et leurs plans d’actions.
P23
Principe •
L’entretien annuel d’appréciation est un acte de management fondateur
entre le manager et chacun de ses collaborateurs :
Fiche
Mode opératoire •
A5 Avant l’entretien :
La préparation du manager La préparation du collaborateur
Réunir l’information : Quinze jours minimum avant l’entretien, le responsable
• Descriptif de la mission ou du poste invite son collaborateur à préparer (si possible par écrit)
• Tableaux d’observation (ou notes sur mon le bilan de la période écoulée :
collaborateur) • Réunir l’information sur des faits marquants.
• Précédente appréciation • Analyser et évaluer l’atteinte des objectifs fixés.
Se poser les questions suivantes : • Déterminer les causes de réussite ou de difficulté.
• Quels sont mes objectifs de manager vis-à-vis de ce • Réfléchir aux objectifs pour la nouvelle période.
collaborateur ? • Réfléchir sur l’avenir : à court terme, à long terme
(dans le poste ou en dehors).
• Quels objectifs lui suggérer ?
• Quel type d’aide lui apporter ?
• Quelles difficultés prévisibles ?
• Comment y faire face ?
Préparer l’avenir
Le collaborateur a pris conscience de ses points faibles
et de ses points forts mais c’est sur les points forts qu’il
faut l’encourager à faire des propositions concrètes pour
l’avenir en terme de :
• Objectifs à atteindre
• Projets plus larges
• Améliorations à apporter dans son travail
Ex. : « Sur la base de votre analyse, quels objectifs
concrets pourriez-vous atteindre l’année prochaine ? »
ou « Quels domaines d’activité vous sentez-vous capable
de développer ? »
Il peut ainsi développer ses idées, ses attentes, ses
objectifs, ses propositions. De ce fait il se sentira engagé
envers elles ou eux… Ces objectifs doivent être conformes
à ceux de l’entreprise, mais aussi assez ambitieux pour
être mobilisateurs sans toutefois être irréalistes. Il faudra
donc l’aider à « ajuster le tir ».
A vous ensuite de négocier ce qu’il propose, en amenant
vos propres attentes, idées…
Les objectifs devront être formulés en termes concrets
(Quoi, Combien, Quand ?) ; ils doivent être reliés à des
actions et des moyens concrets apportés par l’entreprise
(formation, soutien du manager…) comme par le
collaborateur (ressources personnelles).
Conclure
Le manager doit conclure :
• En synthétisant de manière précise les objectifs et les
propositions mutuelles.
• En les notifiant par écrit, comme d’ailleurs les
suggestions du collaborateur.
• En incitant le collaborateur à concrétiser les
engagements pris.
• En le remerciant !
Crédit : ATIBT
Fiche
Mémo •
Attitudes et comportements
en entretien
Adopter l’attitude adaptée à la situation
Ces attitudes sont à adopter en fonction de l’objectif à atteindre et de l’effet recherché.
Effets induits
Attitude Définition Mots-clés
chez l’autre
Conduire
Fiche un entretien
individuel
Finalité •
Moments de rencontres privilégiés, riches en échanges d’informations,
stratégiques tant pour le salarié que pour l’entreprise, les entretiens individuels
sont autant d’opportunités à saisir par le manager pour donner à l’entreprise
les moyens d’identifier les compétences existantes et celles à développer,
de détecter les situations impactant la motivation du salarié, d’anticiper et de
définir des plans d’actions en termes d’organisation du travail, de formation,
de mettre un terme à des situations de travail non conformes ou dangereuses,
de régler des conflits interpersonnels…
Il s’agit d’un acte de relation humaine qui s’inscrit dans une logique de progrès
et d’anticipation.
Fiche
Principe •
Toutes les entreprises cherchent à construire de la perfor- Du recrutement à la fixation d’objectifs en passant
mance. Performance technique, performance de gestion, par l’évaluation, le recadrage et bien sûr l’entretien de
performance commerciale, performance d’exploitation, délégation, les entretiens menés par le manager sont
performance financière, performance sociale. légions. Ils sont les outils de précision par excellence du
management ; ils clarifient vision, attentes, règles.
La ressource commune à toutes ses performances est
la ressource humaine. L’humain n’est ni un process, ni
une convention juridique, ni un tableau Excel, ni même Outils indispensables à mettre en œuvre,
une variable d’ajustement mais une personne dont la les entretiens individuels sont
dominante principale est l’émotion. Émotion qui peut se
manifester dans l’univers professionnel sous toutes ses des vecteurs essentiels pour :
formes : joie, plaisir, implication, motivation à agir, solidarité,
esprit d’équipe, engagement, volontarisme, envie de
• Communiquer sur les projets et les attentes de
l’entreprise, sur les performances obtenues ou
bien faire… Mais aussi : peur, colère, désimplication, attendues, sur les risques de dégradation…
absentéisme, présentéisme, jalousie, démotivation etc. Le
management qu’un salarié reçoit va directement impacter • Anticiper ou d’identifier des difficultés (organisation
du temps de travail, inadaptation des compétences,
sur l’expression de ses émotions.
des moyens ou des méthodes, niveau de motiva-
tion des collaborateurs, tensions dans les relations
Le management juste et avec de la reconnaissance
d’équipe, charge de travail…).
favorise les émotions positives. L’absence ou une
faible reconnaissance positive favorise l’expression des • Créer et conforter un climat de confiance.
émotions négatives. Reconnaître ce n’est pas seulement • Permettre aux collaborateurs d’élaborer un projet
complimenter et féliciter, c’est s’intéresser sincèrement, professionnel ou de formation, d’avoir de la visibilité
réellement, activement à l’autre. Tout ce que l’on ne donne sur leur parcours professionnel dans l’entreprise…
pas en reconnaissance ou en portant quotidiennement
intérêt à l’autre en croyant gagner du temps, on le paiera
autrement : absentéisme, turnover, nombreux micros-
dysfonctionnements opérationnels et comportementaux,
démotivation, frustration…
Ces entretiens ont donc bien pour finalité d’améliorer encore les conditions d’exécution des missions professionnelles
afin d’en accroître l’efficience et d’optimiser les résultats de l’entreprise !
Mode opératoire •
Qu’il s’agisse d’un entretien d’évaluation, de suivi d’activité, 2. Les actions menées
de fixation d’objectif, de félicitation ou de réprimande, de Vous devez reconnaître ses actions, son comportement
recadrage les modes opératoires sont quasi identiques. de façon positive (ou négative selon le cas). Sinon, pas
Pour les entretiens d’accompagnement, les déroulements de reconnaissance possible !
peuvent être différents selon la nature des compétences Vous devez citer des exemples précis sur la manière
à développer et des méthodes de tutorat employées (voir de faire, les résultats obtenus (quantitatifs et qualitatifs).
fiche Accompagner le développement des compétences). Vous devez le remercier, le féliciter, l’encourager ou le
réprimander en fonction de ses savoir-faire et savoir-être
exprimés.
A1 L’organisation
3. Les missions à venir
Vous devez planifier cet entretien (date, heure, lieu) et Vous devez ensuite lui signifier ce que vous attendez
informer votre collaborateur. Expliquez-lui le déroulement de lui à présent : ses missions, son champ d’action, ses
et si nécessaire, remettez-lui la trame afin qu’il prépare responsabilités…, lui fixer des objectifs quantitatifs et/
ses questions, ses remarques. ou qualitatifs de façon SMART. (Spécifique, Mesurable,
Atteignable, Raisonnable, Temporellement défini).
B2 La préparation 4. La conclusion
Vous résumez ce qu’il s’est dit pour contrôler la bonne
Vous devez avoir préparé l’entretien. Vous savez ce que
compréhension de chacun.
vous voulez faire passer comme message, vous avez
Puis vous terminez par une note positive, encourageante
des exemples et des faits précis concernant son travail et
qui va « booster » votre collaborateur. Il doit sortir de
vous savez ce que vous allez lui demander pour l’avenir.
l’entretien soulagé, satisfait, sachant où il va, ce qu’on
attend de lui et s’il est en phase avec l’entreprise.
C3 L’entretien
C’est à vous de commencer l’entretien en réexpliquant les D4 L’après entretien
étapes à votre collaborateur. Vous devez le mettre à l’aise
Vous devez consigner cet entretien par écrit et
car c’est à lui de commencer à parler : il doit vraiment dire
éventuellement en donner une copie à votre interlocuteur
ce qu’il ressent (les bons comme les mauvais aspects de
(selon le cas, un compte rendu par mail peut parfaitement
son travail, voire de sa vie personnelle si cela s’avère
convenir).
nécessaire…).
Cela vous permettra à la prochaine entrevue de faire le
Pour être pertinent, l’entretien doit compter 4 temps : point sur le chemin parcouru.
Le point 3 « missions à venir » devient alors le
1. L’écoute point 2 « actions menées » que vous pourrez évaluer,
C’est le collaborateur qui parle, qui explique comment il se
qualitativement et quantitativement.
sent (dans son travail, peut-être dans sa vie en général),
vis-à-vis de vous, de ses collègues, de ses missions. Il doit
également vous expliquer ce qu’il attend de l’entreprise,
de son évolution, des formations souhaitées…
Fiche
Mémo •
Les 8 conditions de réussite d’un
entretien
Identifier Créer
le type d’entretien. un climat favorable à l’échange.
Aménager Recueillir
l’espace de l’entretien. un maximum d’informations (des faits concrets).
Réserver Toujours
le temps nécessaire, le dire et… s’y tenir ! progresser dans l’échange.
Clarifier Conclure
le but recherché ainsi que la méthode l’entretien sur l’action.
utilisée pour y parvenir.
Un sentiment
est une sensation une impression, des indications
de ce que l’on ressent.
Exemple : « J’ai chaud/j’ai froid »
GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014 31
3
FICHE L’ENTRETIEN INDIVIDUEL
Quelques conseils de
pratique managériale
• Lever toute ambiguïté.
• Être conscient de ses préjugés personnels.
• Se définir un but à atteindre en fin d’entretien.
• Mettre l’accent sur les possibilités d’amélioration
du collaborateur, son potentiel d’initiative, de responsabilité.
• Pas de jugement de valeur.
• S’appuyer sur des faits précis.
• Dialoguer pour aider les collaborateurs à progresser.
• Rester toujours dans le cadre de l’objectif gagnant-gagnant. Valoriser les faits positifs.
• Expliquer les points nécessitant une amélioration.
• Indiquer les conséquences pour l’équipe, pour l’entreprise, pour le collaborateur lui-même.
• Préciser les indicateurs de résultats qui permettront de mesurer l’atteinte des nouveaux objectifs.
• Gérer les temps de parole.
• Vérifier la compréhension (réciproque) de ce qu’on dit ou écrit.
• Soigner la rédaction des synthèses.
Fiche
Les 8 formes de
reconnaissance au travail
La reconnaissance formelle La reconnaissance monétaire
Elle découle des normes, règles et valeurs qui Elle consiste en une rétribution financière ou un
soutiennent l’organisation du travail au sein de avantage économique distribué pour récompenser un
l’entreprise. Elle doit être conçue comme un ensemble rendement ou une performance spécifique, et souvent
d’activités structurées et planifiées. Exemples : exceptionnelle : primes de surperformance, journée
avantages sociaux collectifs, accès à des programmes de congé additionnelle pour féliciter un membre de
de formation, programme d’aménagement du temps de l’organisation de sa réalisation professionnelle, prime
travail et d’horaire variable de motivation
FICHE
efficacement
une réunion
Finalité •
On appelle conduite de réunion l’ensemble des actions à entreprendre afin
d’organiser et de mener une réunion dans de bonnes conditions et de la faire
suivre d’effets.
La réunion reste un outil incontournable du management et de la communication.
La réunion demeure un moyen efficient de diffuser un message, de partager,
au sein d’un groupe de personnes, un même niveau de connaissance sur un
sujet ou un problème, de trouver des réponses à des problématiques et surtout,
de prendre des décisions collectivement.
Les décisions prises en groupe sont beaucoup plus facilement acceptées de
tous et par conséquent, leur mise en œuvre facilitée.
Néanmoins, les réunions sont consommatrices de temps et doivent donc être
les plus courtes possibles et menées dans un souci d’efficacité, afin notamment
de déboucher sur des actions concrètes.
Crédit : ATIBT
Principe •
Fiche
Mode opératoire •
A5 Préparer efficacement une réunion • Valoriser les ressources et compétences des
participants
Posez-vous les questions suivantes : S’assurer de la bonne compréhension des données
de la situation à traiter ;
• Pourquoi faire cette réunion (les objectifs) ? Interpeler les timides et les réservés.
Par exemple, impliquer les gens dans une prise de
décision, échanger sur l’avancement des projets d’une Accueillir les propositions des participants.
commission… Stimuler les échanges entre les participants tout en
les contrôlant.
• A quel public vais-je m’adresser ? Veiller à adapter
sa préparation et son contenu en conséquence (type • S’assurer de l’implication.
de collaborateurs, partenaires, clients…). Se montrer attentif aux participants.
Énoncer comment les participants peuvent contribuer
• Quels sont les points à aborder (l’ordre du jour) ? à l’atteinte des objectifs annoncés, pour chacune
• Que communiquer sur chacun des points à traiter ? des étapes.
• Quel temps consacrer à la réunion ? • Remercier.
Attention au nombre de participants, au type de Cette nécessité concerne la prise en considération
réunion, à l’objectif, aux méthodes. Plus la réunion des personnes.
est participative, plus elle prendra de temps ! L’absence de remerciements donne un sentiment de
• Quels supports utiliser ? non considération démotivant.
Présentation projetée de type Powerpoint, documents
à remettre aux participants, schémas explicatifs sur Conclure la réunion.
tableau… • Rappeler ce qui a été validé.
• Rappeler les divers engagements et leurs échéances
(le plan d’actions).
B6 Animer une réunion productive • Annoncer le compte rendu.
• Annoncer les suites… (la prochaine date de réunion
Ouvrir la réunion par exemple dans le cadre de la conduite d’un projet).
• Arriver plus tôt que les participants pour :
S’approprier les lieux, veiller à la disposition…
Vérifier le matériel, les documents, le café…
Crédit : Prosper Ngoma
• Accueillir les participants.
• Annoncer l’ordre du jour, les objectifs poursuivis, la
durée, les méthodes…
Animer la réunion
• Surveiller le temps
Une estimation du temps raisonnable pour chacune
des étapes a été faite au moment de la préparation.
Arbitrer en permanence entre le respect de cette
préparation et le déroulement effectif de la réunion.
• Suivre l’ordre du jour annoncé
Annoncer les étapes qui vont être suivies.
Si une raison motive un changement, l’expliquer.
• Faire des synthèses intermédiaires
Rappeler où l’on en est dans la progression prévue.
Reformuler ce qui a été réalisé.
Préciser ce qu'il reste à faire.
Fiche
E9 Le SOS de la réunion F10 Le SOS de la réunion de production
de recueil d’informations
“ Réfléchissons, travaillons et
“ Votre avis m’intéresse ” aboutissons ensemble ”
• Sujet • Sujet
Tout sujet pour lequel les participants possèdent une Tout sujet du domaine de décision du responsable
expérience, des informations complémentaires… et pour lequel les participants possèdent une expérience
des opinions : et/ou des informations supplémentaires ou sont parties
-- Degré d’acceptabilité du message faible ou élevé prenantes dans une phase de conduite de projet.
selon le cas.
-- Collaborateurs compétents sur le sujet. • Objectif
Résoudre un problème, (faire trouver des solutions
• Objectif par les acteurs au plus près de la situation de travail),
Recueillir des informations ou des opinions, préparer prendre une décision avec ses collaborateurs.
une décision avec l’aide de ses collaborateurs.
• Moyen avant
• Moyen : -- Identifier le problème et sélectionner les participants
-- Présenter très précisément l’objectif de la réunion et en conséquence
ses limites (il ne s’agit pas de prendre une décision -- L’annoncer avant pour que les participants puissent
en groupe). préparer la réunion (et le leur demander)
-- Définir le rôle de l’animateur comme Interviewer.
-- Recueillir tous les avis (bienveillance, neutralité, • Moyen pendant
-- Clarté de la présentation
pas de jugements). -- Règles de fonctionnement de la réunion, méthodes
-- Être non – directif dans le contenu, directif sur la forme. de travail de groupe
-- Informer sur la suite de la réunion. -- Animateur MIROIR du travail du groupe, compétence
• Souhaits des participants de facilitateur à privilégier.
-- Pas toujours préexistants
-- Deviennent : « Pouvoir s’exprimer ». • Souhaits
-- Sont et doivent être : Participer.
(Ce qui fait de ce type de réunion un excellent moyen
« officieux », pour le manager, de développer ses
! Erreurs à ne pas commettre
Attention aux débordements à contenir ! (Une collaborateurs, de repérer les éléments moteurs et
engagés dans la réussite de l’entreprise, d’identifier
méthode d’animation rigoureuse est primordiale).
certaines compétences ainsi que les axes sur
Repousser, refuser les avis qui s’expriment lesquels il peut y avoir mise en place de délégation…
(au risque de décourager les bonnes volontés, bref : une occasion privilégiée de management
générer des frustrations, museler les timides…). multidirectionnel !)
Tenter de manipuler vos participants (en leur
faisant dire… ce que vous avez envie ou besoin
d’entendre). ! Erreurs à ne pas commettre
Repousser, refuser les idées qui s’expriment (au
risque de décourager les bonnes volontés générer
des frustrations, museler les timides…).
Tenter de manipuler vos participants (en leur
faisant produire… ce que vous avez déjà décidé !).
Mémo •
Check-list pour conduire
une réunion efficace et productive
Avant la réunion Vérifiez que la salle remplisse
vérifiez les conditions optimales :
si elle est bien indispensable. tableau de papier, feutres, tables et chaises en
nombre suffisant… pas de téléphone, équipement
informatique et vidéo projecteur en état de
Avant de structurer votre fonctionnement. (Prévoir des solutions de repli en cas
réunion, répondez aux de coupures de courant intempestives ou de fourniture
de courant aléatoire).
questions suivantes :
Que savent
les participants sur le sujet à traiter ?
Arrivez dans la salle
à l’avance et :
Par quoi et comment
les impliquer favorablement ? Vérifiez
la présence des outils nécessaires, prévoir de l’eau
Quelles sont leurs attentes pour tout le monde, du thé ou café si vous pouvez
vis-à-vis du sujet ? (reconnaissance).
Fiche
FICHE PRATIQUE DE
PRÉPARATION DE RÉUNION EN 7 ÉTAPES
Précisez
Pourquoi faire : .............................................................................................................................................
Pourquoi maintenant :....................................................................................................................................
Pourquoi nous/vous :.....................................................................................................................................
Clarifiez
votre objectif « officieux » de manager (vous profitez de la réunion pour…)
...................................................................................................................................................................
Identifiez
les messages que vous voulez transmettre et commencez à les formuler
...................................................................................................................................................................
Recensez
les questions que vous allez poser à vos interlocuteurs (sur les informations qu’ils détiennent, sur leurs avis,
leurs idées…)
...................................................................................................................................................................
Structurez
les étapes de la réunion
conclusion
Évaluez
le temps nécessaire à la réunion (indiquer un timing prévisionnel à chacune des étapes, additionnez et… rajoutez
20 % à ce résultat)
Préparez
votre introduction (rédigez les 2 premières minutes)
...................................................................................................................................................................
GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014 41
X5 Crédit : M. Leblanc
Construire un
Fiche tableau de bord
Finalité •
Manager c’est aussi savoir gérer l’information, matière première de la prise
de décision.
Le tableau de bord est l’instrument de conduite et de contrôle de l’unité,
regroupant les indicateurs significatifs de la progression des résultats vers
l’atteinte des objectifs. Au-delà du suivi quantitatif et qualitatif des performances,
il est vecteur de notoriété et d’image pour l’unité et son responsable.
Fiche
Principe •
A1 Définition d’un tableau de bord
Le tableau de bord peut être considéré comme un outil En effet, tout manager doit disposer d’informations fiables
offrant une visualisation simplifiée des situations décrites et et récentes pour pouvoir faire preuve de réactivité, et
des constats effectués par des indicateurs. Il permet à son fonder sa décision sur des éléments objectifs, et ce, à
utilisateur de se construire une représentation synthétique quelque niveau que s’exerce la décision.
de la réalité.
Les systèmes de pilotage et tableaux de bord constituent
Le tableau de bord renvoie à des finalités différentes, des instruments qui répondent aux deux questions
mais complémentaires. Une représentation communément suivantes :
répandue veut que l’on assimile les tableaux de bord à des • Comment, parmi tous les systèmes d’information
outils de contrôle, alors qu’ils sont aussi des outils d’aide disponibles, formels ou informels, sélectionner,
à la décision et de pilotage. organiser, gérer les informations qui me sont
réellement indispensables à un moment donné pour
Trop souvent, le tableau de bord est utilisé comme un prendre les bonnes décisions ?
compte rendu d’activité, permettant de suivre et d’assurer
une gestion en continu. La complexité croissante des
• Comment faire pour évaluer et mesurer les capacités
de ma structure à atteindre les objectifs qu’on lui
champs et des domaines d’intervention, les contextes assigne ?
mouvants et fortement évolutifs auxquels sont confrontés
les organisations, impliquent de donner au tableau de bord Vous vous informez sur le :
une dimension plus large, afin d’en faire un véritable outil
d’aide à la décision.
• Le fonctionnement de votre structure,
• Le déroulement de votre mission,
service des enjeux de l’entreprise, tourné vers la maîtrise L’utilité d’un tableau de bord varie selon le positionnement
de l’action et de l’anticipation, afin d’appréhender les de son utilisateur au sein de la chaîne hiérarchique.
évolutions en cours, au travers d’informations sélectives Le schéma ci-après représente les différents niveaux de
et appropriées. pilotage et d’utilisation d’un tableau de bord.
Orientations politiques
Tableau de bord
prospectif } Pilotage stratégique
« Je veux suivre la politique »
Objectifs
Tableau de bord
de gestion
Actions
} Pilotage par objectif
« Je veux suivre les processus »
Tableau de bord
opérationel
Résultats
} Pilotage opérationel
« Je veux suivre les procédures »
Le reporting est plus un outil de contrôle à posteriori des Un indicateur est une donnée quantitative qui permet de
responsabilités déléguées qu’un support de l’action. Il est caractériser une situation évolutive, une action ou les
principalement destiné à la hiérarchie et se limite à rendre conséquences d’une action, de façon à les évaluer et
compte des résultats passés. à les comparer (à différentes dates par exemple). Les
Le tableau de bord sert à suivre, voire à anticiper les actions indicateurs doivent être définis en relation avec les objectifs
et s’adresse également aux responsables opérationnels. fixés.
Ils peuvent prendre la forme d’écarts (comparaison des
réalisations aux objectifs), de ratios, de graphiques ou
de clignotants (valeurs au-delà ou en deçà desquelles le
responsable doit intervenir).
Les indicateurs et les tableaux de bord sont donc des
outils indispensables au pilotage d’un organisme, d’une
équipe, d’un processus.
Fiche
Les indicateurs de moyens La sélection d’un indicateur nécessite quelques précau-
tions. Il doit pouvoir être :
Les indicateurs de moyen vous indiquent le niveau des
ressources consommées, qu’elles soient humaines,
• Comparé à un objectif à atteindre ou un seuil d’alarme
à ne pas dépasser.
matérielles ou financières. Grâce à ces ratios, vous • Mis en perspective dans le temps.
comprendrez quelles ont été la disponibilité et l’affectation
des ressources de votre unité, celles allouées à la réussite
• Facilement interprétable.
de vos objectifs. Ces indicateurs sont également appelés Pour être exploitables et opérationnels, les
indicateurs d’activité. indicateurs doivent être :
• Significatifs de l’objectif poursuivi
Ils doivent apporter des informations sur tous les
Les indicateurs de résultats aspects importants de l’activité du responsable ou
de l’unité.
Comme leur nom l’indique, ils expriment le niveau de
performance atteint grâce aux moyens et aux ressources • En nombre limité
alloués durant la période mesurée. Ils peuvent également Il suffit en général de quelques indicateurs clés pour
être appelés indicateurs de réalisation. représenter l’ensemble des activités.
(Trop d’indicateurs ne donnent plus… d’indication !)
• Fiables
Les indicateurs de contexte Non soumis à des variations aléatoires
Les indicateurs de contexte sont des indicateurs externes
à l’entreprise. Ils peuvent indiquer une cause de baisse ou
• Simples à mesurer et à utiliser
Les informations sont aisément disponibles sous
de hausse des indicateurs de moyens et des indicateurs forme brute ou de ratios, en évitant les éléments trop
de résultats. C’est pourquoi il est parfois nécessaire (en complexes à calculer et ceux sur lesquels il n’est pas
fonction des missions et activités de l’unité) d’alimenter son possible d’agir directement.
tableau de bord grâce à des analyses comparatives de
marché par exemple. • Obtenus rapidement
On privilégie la rapidité d’obtention à la précision
de l’information ; afin de mener à temps les actions
D4 Le choix des indicateurs correctives (décisions d’urgence).
P45
objectifs à atteindre. Un tableau de bord doit être le plus
souvent constitué d’un petit nombre d’indicateurs de
pilotage pour chaque décideur. En réalité, un acteur ne
peut guère prendre en considération dans ses décisions
plus de dix indicateurs.
Par ailleurs, un tableau de bord doit être simple, facile
à manier, voire à modifier. L’idée, selon laquelle il faut
disposer d’un maximum d’informations pour décider, est
à rejeter. Car, après une première phase de curiosité, le
système risque d’être abandonné.
Niveau de responsabilité
Tableau de bord
Direction Générale prospectif
Pilotage
stratégique
Tableau de bord
Direction de gestion
Pilotage
par objectif
Tableau de bord
opérationel
Cadres et personnel
Pilotage
opérationel
Fiche
Mode opératoire •
Les 3 phases de la conception d’un tableau de bord
A1 Phase 1 : Analyse de mon unité • Les données existent-elles : disposera-t-on des
données nécessaires pour : construire les indicateurs ?
Description : Missions – Activités – Enjeux – d’où viennent-elles ?
Leviers de progrès • Indicateurs retenus : ne retenez que les indicateurs
• Mission : décrivez de façon synthétique les missions pour lesquels vous avez répondu positivement à la
globales de l’unité (missions permanentes, missions question précédente.
ponctuelles, projets transverses) • Qui fournit les données : précisez qui sera responsable
• Activités : décrivez synthétiquement les activités en les de fournir telle ou telle donnée.
exprimant autant que possible en termes de produits • Quand : en fonction de la périodicité du suivi, indiquez
(matériels, services, prestations…) à quelle date (au plus tard) les données doivent être
• Enjeux et risques : identifiez, dans votre environnement fournies pour mettre à jour le tableau de bord.
interne et externe, des « Facteurs de risque » • Sous quelle forme : nature du support, circuit de
susceptibles d’avoir une incidence forte sur la nature de transmission des données.
vos missions et objectifs ou la pratique de votre activité.
• Leviers de progrès : proposez, après réflexion, les
C3 Phase 3 : Mise en forme
secteurs où il vous semble que des progrès sont
souhaitables ou nécessaires (qualité, délais, coûts, de mes tableaux de bord
performance, niveau de compétence, etc.). Choisissez les formats et la mise en page qui conviennent à vos
Analyse : prévision – planification propres besoins en vous aidant des conseils et principes suivants :
Vous analysez et décrivez d’abord les phases de prévision/ Le support
planification, s’il en existe, qui rythment l’activité de votre La version informatique est à privilégier. Un tableur (Excel
unité, au sein de l’organisation. par exemple) offre la possibilité de recueillir et de traiter
La fonction de prévision/planification conduit à préciser des un certain nombre de données de façon fiable. Des
objectifs dans le temps, et des allocations de ressources. graphiques à partir des données pourront être produits.
L’analyse de ces cycles de prévision/planification vous aidera
à définir plus précisément ce qu’il convient de contrôler et La représentation visuelle
quand il convient d’effectuer ces contrôles. La représentation visuelle des indicateurs doit être simple et
communicante. Pour que cette information soit réellement
Identification : système de pilotage significative, il est souhaitable de présenter simultanément :
Ces analyses préalables indispensables permettent de mieux
définir les besoins en matière d’informations de pilotage : • La valeur initiale de l’objectif.
qu’avez-vous besoin de savoir, quand, sur quels sujets… ? • Le résultat atteint et l’écart par rapport à l’objectif.
• L’évolution dans le temps des résultats.
Mémo •
Rappel des points clés
Adapter le tableau de bord à ses destinataires. Sa forme doit être adaptée pour une plus grande
accessibilité.
Définir les conditions d’accès, de mise à
jour, de suivi, d’évaluation. Les indicateurs doivent être choisis et
pertinents.
Veiller à prioriser les données souhaitées.
La même méthodologie doit être suivie par
Le tableau de bord n’est pas là pour résoudre les année pour permettre les comparaisons.
problèmes mais pour dresser un état des lieux.
Elle Doit évoluer selon les besoins en fonction
Ses objectifs doivent être clairement définis et des problématiques.
compris par tous.
Exemples d’indicateurs
de tableau de bord
Volumes Sécurité des opérations
de production (nombre de produits, de services, de nombre et impact des incidents…
clients…)
Recettes
Productivité chiffre d’affaires, flux financier, manques à gagner…
temps passés globaux, unitaires, heures travaillées…
Coûts
Délais prix de revient, frais…
durée moyenne, écarts entre échéance prévisionnelle
et réalisée, retard… Résultats
marge et rentabilité dégagée…
Fréquence des anomalies
nombre ou taux (%) des erreurs, défauts, Facteurs humains
réclamation… taux d’absentéisme, congés maladie, demandes de
mutations, niveau de qualification, nombre d’heures
Niveau de qualité de service de formation par personne, nombre de suggestions
indice de satisfaction de clients internes ou émises…
externes…
48 GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014
Crédit : M. Leblanc
X6
Élaborer une
FICHE
fiche de poste
Finalité •
La fiche de poste est un descriptif de la fonction exercée par un collaborateur
dans une entreprise donnée, en prenant en compte son environnement de
travail réel.
Une fiche de poste n’est ni une fiche d’emploi ni un profil de poste.
Le poste est décrit tel qu’il est tenu en fonction des missions confiées.
La rédaction doit donner une photographie du poste actuel et non une vision
prospective ou idéale.
La fiche de poste est un document élaboré conjointement par un collaborateur
et son responsable hiérarchique direct.
La mise en place des fiches de poste s’inscrit dans une démarche de gestion
qualitative des ressources humaines.
Principe •
A quoi sert une fiche de poste ?
P50
Fiche
Mode opératoire •
A4 5 étapes pour Étape 5 :
élaborer une fiche de poste Réviser la fiche de poste
• La fiche de poste doit vivre en fonction de l’évolution
Étape 1 : de la structure et des missions du collaborateur pour
Rassembler les informations rester un outil pertinent.
Le responsable recueille divers éléments qui l’aideront dans • La fiche de poste est révisée conjointement par
cette démarche, documents existants dans la structure : le collaborateur et son responsable au cours de
procédures, consignes, fiches de poste existantes… l’entretien annuel.
Le collaborateur réfléchit à l’ensemble des activités qu’il exerce
tout au long de l’année (activités principales et ponctuelles). B5 Quelques questions
pour définir un poste
Étape 2 :
Recueillir les données sur le poste de travail Il s’agit d’amener le collaborateur à présenter, à décrire
L’objectif de cette étape est de recueillir les informations ses activités à partir d’éléments très concrets tout en
nécessaires à l’étape suivante. Cela peut se faire avec mettant en évidence les points clé de sa situation de
l’appui du support d’analyse du poste (voir exemple ci- travail, la particularité du poste, l’essentiel et l’utilité de
dessous). sa contribution et également les difficultés qu’il rencontre.
Ce support d’analyse peut être utilisé de plusieurs façons :
• Il est remis au collaborateur qui le remplit 1. Description des missions et activités
individuellement. • En quoi consiste votre travail ?
• Il est rempli conjointement par le collaborateur et son • A qui et à quoi votre poste est-il utile en priorité ? Et
responsable au cours d’un entretien. pour quoi faire ?
• Quel est le service rendu à l’entreprise ? à la structure
Étape 3 : de travail ?
Rédiger la fiche de poste • Pouvez-vous décrire une journée de travail ?
Le responsable : • Pouvez-vous décrire les aspects principaux de votre
travail ?
• Rédige la fiche de poste, au vu des informations
recueillies à l’étape précédente. • Quelles sont les activités qui vous prennent le plus
de temps ?
• Veille à la rédiger le plus simplement possible, en
utilisant un vocabulaire commun. Les missions et • Que faites-vous en priorité ? Pourquoi ?
activités doivent être décrites par des verbes d’action • Y-a-t’il des cycles ? Quelles sont leur nature et leur
(voir liste de verbes ci-dessous). fréquence ?
• Présente la fiche de poste rédigée au collaborateur. • Qu’est ce qui sera fait et permettra de dire que le
travail a été fait et que la mission a été accomplie ?
Le collaborateur :
2. Place du poste dans l’organisation
• Apporte toutes les suggestions, compléments et
modifications qui lui semblent utiles. • De qui dépendez-vous dans l’entreprise ? Sous la
responsabilité de qui êtes-vous. ? De qui êtes-vous
Remarque : Plusieurs allers retours entre le collaborateur et
responsable ?
le responsable peuvent être nécessaires avant la rédaction
de la version définitive de la fiche de poste. • Comment s’articulent vos activités par rapport à celles
de vos collègues au sein de l’entreprise ?
Étape 4 : • Sont-elles bien délimitées ? Y a-t-il des recoupements ?
Valider la fiche de poste A quels moments ?
Le responsable fait valider la fiche de poste par sa 3. Intérêts, contraintes et difficultés du poste
hiérarchie (ou CA1 par exemple) et informe le collaborateur
lorsque la fiche est validée (si des modifications sont
• Que faut-il aimer faire pour se réaliser, pour se sentir
bien dans ce poste ?
apportées, le responsable fait relire la fiche de poste au
collaborateur pour arriver à un consensus).
• Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans
votre travail ?
• Comment parvenez-vous à résoudre ces difficultés ?
1. conseil d’administration
GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014 51
6
Fiche LA FICHE DE POSTE
4. Compétences requises
• Quelles sont les principales connaissances • Quel est le niveau de compétence requis pour ce
nécessaires pour mener à bien le poste ? poste, pratique courante, maîtrise ou expertise ? (Voir
• Que faut-il savoir, savoir faire pour être à l’aise dans lexique p. 86).
votre poste ?
• Quelles sont les principales compétences que vous
devez mettre en œuvre ou développer ? En termes
de connaissance théorique ou pratique, en termes
de savoir-faire technique ou méthodologique, et en
termes de savoir-faire comportemental ?
Fiche
Mémo •
Exemple de support
de fiche de poste
Cadre d’identification Nom, prénom, grade, qualification, date d’embauche, type de contrat de travail…
Description des activités Indication des activités élémentaires nécessaires à la réalisation des missions, exprimées
en verbes d’action (contrôler, conduire, conseiller, réparer, élaborer, construire, informer,
animer…)
Système relationnel Relations professionnelles en interne/externe, champ des relations et nature des liens
Conditions d’exercice Lieu (x) de travail (intérieur/extérieur), horaires, mobilités, risque du poste, moyens mis à
disposition, difficultés et contraintes du poste
Exemple de support
d’analyse de Poste
Intitulé du poste
Activité du poste
Quelles sont les activités que vous --
réalisez quotidiennement ? --
Positionnement hiérarchique
Encadrez-vous des collaborateurs Si oui, indiquez le nombre de collaborateurs encadrés :
au cours de vos activités ? Pour chacune des personnes, précisez quelle est sa fonction et pour
Oui Non quelles activités.
Fiche
Exemple de support
d’analyse de Poste (suite)
Avec qui ?
Pour quelles Pour chacune des personnes, précisez quel est son rôle :
Relations fonctionnelles Donne les consignes
activités Participe/Collabore à l’activité
Contrôle le travail effectué…
Exigences du poste
Quelles formations et
qualifications professionnelles
vous semblent requises pour
occuper ce poste ?
Selon vous, quelles sont les
qualités personnelles nécessaires
pour occuper ce poste ?
Moyens du poste
Quels sont les moyens matériels
dont vous disposez pour remplir
vos fonctions (outils, machines,
produits, équipements de
protection…) ?
Activité
Pratique courante Maîtrise Expert
générique
Administrer Calculer, classer, compter,
Établir, gérer, prendre en charge,
enregistrer, inventorier, ranger, Réglementer
garantir
recenser, répertorier, suivre
Développer Améliorer, installer Accroître, augmenter, élargir, étendre, Déclencher, implanter, promouvoir,
lancer, progresser innover
Négocier Consulter, discuter, sélectionner Conclure, argumenter, proposer, Arbitrer, influencer, persuader
démontrer, convaincre, acheter
Prévoir
Informer Concevoir, anticiper Imaginer
Fiche
Exemple de fiche de Poste
Date de mise à jour
25 octobre 2013
Intitulé du poste
Ouvrier en bûcheronnage
Situation fonctionnelle
Sous la responsabilité directe de l’encadrant technique du chantier.
Liens hiérarchiques
Missions du poste Vous assurez l’abattage d’arbres, l’élagage au sol et/ou l’ébranchage
dans le respect des consignes données, des techniques appropriées
et des règles de sécurité.
Abattage :
Description des activités -- Préparer le chantier.
-- Abattre les arbres selon les techniques d’abattage.
-- Assister le débardage.
Ébranchage/billonnage :
-- Réaliser les coupes.
-- Fabriquer les billons.
Élagage au sol au sol :
-- Réaliser les coupes.
-- Évacuer les branches
Vous devez vous assurer du bon fonctionnement du matériel et signaler,
le cas échéant, les dysfonctionnements au mécanicien.
Vous devez vous équiper de la tenue de sécurité adaptée et obligatoire :
casque, gants, chaussures de sécurité, casque de protection auditive.
Système relationnel Vous travaillez directement en relation avec les manœuvres et les
débardeurs.
Conditions d’accès Accessible avec une expérience professionnelle dans le même secteur
sans diplôme particulier.
Évaluer
Fiche les compétences
d’un collaborateur
Finalité •
Évaluer les compétences d’un collaborateur a pour but de faire un bilan
à un instant donné pour constater ses progrès, ses lacunes, l’atteinte de ses
objectifs et l’accompagner dans son développement professionnel.
Cette pratique managériale consolide la position du manager en lui permettant
de mieux connaître ses collaborateurs et en créant une dynamique positive.
Chacun doit y trouver son compte, l’entreprise gagne en qualité (et en
productivité !) en favorisant la montée en compétences de ses équipes,
le manager renforce son leadership et le collaborateur progresse
professionnellement.
P58
L’évaluation permet également l’identification des besoins en formation des
membres de son équipe.
Fiche
Principe •
L’évaluation du professionnalisme des collaborateurs est une
préoccupation importante de tout responsable d’équipe. Elle C3 Les conditions de réussite
permet d’assurer l’adéquation poste/collaborateur la plus Un manager désirant mettre en œuvre une démarche
pertinente possible pour l’entreprise, c’est-à-dire garantir le d’évaluation des compétences individuelles de ses
résultat-client. collaborateurs doit :
Cette action vise à pouvoir définir et à mettre de nouveaux
moyens à disposition du collaborateur pour développer ses
• Formaliser les principaux résultats attendus et
les compétences individuelles induites requises.
compétences et renforcer ainsi ses performances. Un diagnostic de compétences ne portera pas sur
Une évaluation se conclut normalement par un plan d’action l’intégralité des résultats attendus d’un collaborateur,
négocié entre le collaborateur et son manager. mais sur les plus importants liés aux missions
Pour que cette approche ait un sens, il faut prévoir principales de son poste.
régulièrement d’évaluer les niveaux de compétence afin de Les dimensions qualitatives (situation, contexte,
pouvoir mesurer les progrès réalisés. moyens…) et quantitatives (combien par jour, par
mois, par an…) d’un résultat attendu doivent être
précisées, afin que le niveau de performance attendu
A1 La démarche d’évaluation soit parfaitement compris par le collaborateur.
L’évaluation des compétences d’un collaborateur repose • Faire valider le référentiel des compétences re-
sur l’identification : quises et les résultats attendus par le collabo-
rateur.
• Des compétences requises : ce sont les compétences
Il est primordial que le collaborateur et le manager aient
individuelles que devra maîtriser le collaborateur. Elles
sont nécessaires au collectif de production dans lequel la même perception du référentiel de compétences
il évolue. requises et des résultats attendus : ils seront à la base
de la démarche d’évaluation et de mise en place d’un
• Des compétences acquises : ce sont les compétences plan d’actions.
détenues par le collaborateur.
• Des compétences restant à acquérir : confronter la liste • Créer des conditions réelles d’échange et de
reconnaissance.
des compétences requises à la liste des compétences
Toute réflexion sur la compétence est aussi une
acquises permet de repérer et de hiérarchiser les
réflexion sur l’incompétence. L’image de soi au travail
compétences partiellement acquises ainsi que celles
et la reconnaissance du milieu professionnel sont des
restant à acquérir.
composantes sensibles de l’identité d’une personne
en particulier dans la culture africaine où l’assimilation
B2 Le référentiel des compétences du savoir et du pouvoir perturbe cette dynamique.
Il est donc fondamental que ce type de démarche
requises n’entraîne pas la démotivation du collaborateur par
Le référentiel de compétences requises consiste, pour un une perte de confiance en lui-même, d’où l’importance
poste donné, après la clarification et la hiérarchisation des d’organiser régulièrement des entretiens avec le
missions et des activités, à lister les activités à réaliser, puis à collaborateur afin d’échanger et d’identifier les
identifier pour chacune d’elles, les savoirs, savoir-faire, savoir- difficultés et tensions ou frustrations qui pourraient
être nécessaires à la tenue avec succès du poste concerné. apparaître.
Ce référentiel n’est pas exhaustif, il ne porte que sur des
points clés des missions liées au poste.
L’élaboration d’un référentiel de compétences oblige à se
poser trois questions indispensables :
• De quelles compétences la personne a-t-elle besoin
pour réaliser avec succès les activités qu’on lui demande ?
• Quels sont les moyens et ressources dont elle doit
disposer et qu’elle doit utiliser ?
• Quels sont les indicateurs d’évaluation qui en résultent
pour valider si la compétence est acquise ou pas ?
Mode opératoire •
A4 Les 4 outils de diagnostic Situation d’utilisation : évolution dans les missions
du niveau de compétences d’une équipe, prise de conscience collective d’une
évolution nécessaire.
1. L’entretien d’évaluation Avantages : élargissement et pondération des jugements
de valeur par la diversité des collaborateurs interrogés.
Le manager planifie et organise un entretien avec le col- Inconvénients : procédure à manier avec précaution,
laborateur dont le fil conducteur est les résultats attendus intéressante si bonne ambiance dans l’équipe, explosive
du collaborateur (quantitatifs et qualitatifs) ainsi que la si conduit à faire émerger ou raviver des tensions internes
liste des compétences requises induites du poste. Cet à l’équipe.
entretien est préparé et accompagné d’une argumenta-
tion fondée sur des faits et des résultats concrets. 4. La mise en situation
L’échange est contradictoire : les conclusions (les
compétences restant à acquérir) sont arrêtées d’un Il s’agit d’évaluer le collaborateur en situation réelle
commun accord. d’exécution d’une activité. Il s’agit donc de construire
Situation d’utilisation : toutes situations nécessitant des situations d’évaluation probantes basées sur une
un diagnostic. logique de compétence.
Avantages : situation incontournable d’échange, permet Situation d’utilisation : intégration d’un nouvel arrivant
au manager d’indiquer sa perception des compétences (phase de professionnalisation), à l’issue d’une formation,
acquises par le collaborateur. préalable à la redéfinition des missions confiées à un
Inconvénients : le degré d’implication du collaborateur collaborateur.
liée au niveau de confiance entre lui et son manager. Avantages : permet de vérifier un niveau de compétence
en situation professionnelle, complémentaire des
2. L’entretien d’autoévaluation séances de tutorat.
Inconvénients : évaluation plus difficile en cas de
Un support d’autoévaluation, formalisé par le manager prestation réalisée collectivement.
détaillant la liste des compétences retenues pour le poste,
à partir du référentiel des compétences requises, est
proposé au collaborateur afin qu’il effectue sa propre
B5 La mise en place d’un Plan
évaluation (à acquérir, en cours d’acquisition partielle, d’actions individuel
courante, complète, expertise).
Lorsque les compétences restant à acquérir par un agent
Cette démarche permet de renforcer le regard critique
sont listées, le manager élabore avec lui un plan d’actions
du collaborateur sur sa pratique professionnelle (elle
individuel précisant :
nécessite toutefois un certain degré d’autonomie et
d’esprit d’analyse). • Les modalités de développement du niveau de
compétence (professionnalisation) :
Un entretien est ensuite organisé entre le collaborateur
-- L’accompagnement individuel : Le collaborateur
et son responsable et s’appuie sur le travail préparatoire
est accompagné par un collègue confirmé (tuteur)
du collaborateur.
dans la mise en œuvre de situations professionnelles
Situation d’utilisation : Intégration d’un nouvel
afin d’acquérir les compétences requises identifiées
embauché, prise de poste, identification des besoins
lors du diagnostic.
de formation.
-- Les formations à suivre et/ou la délégation
Avantages : permet au collaborateur de prendre
envisagée.
conscience d’une progression à réaliser, susceptibilité
du collaborateur ménagée. • Les échéances pour maîtriser les compétences
Inconvénients : risque de tension si décalage entre la nécessaires.
perception du collaborateur et du manager.
• Les modalités de contrôle et d’évaluation.
3. Le recueil de l’avis des collègues
Le suivi du plan d’action, tout au long de la démarche
Il peut être utile, pour un manager, de recueillir l’avis de d’acquisition de ces compétences permet, si nécessaire,
ceux qui travaillent avec lui. Il est possible d’utiliser le de réguler le dispositif en cours de route en cas de
même type de support que pour l’autoévaluation. dysfonctionnements.
De même un entretien est ensuite réalisé entre le
collaborateur et son responsable à partir de cette base.
60 GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014
ÉVALUER LES COMPÉTENCES 7
Fiche
Mémo •
Exemple de support d’évaluation
d’un poste
L’analyse du métier Ouvrier en Travaux Forestiers et l’analyse du travail effectué ont permis d’identifier un
certain nombre de situations professionnelles significatives (SPS) correspondant aux missions du poste.
Elles sont peu nombreuses et elles mobilisent les compétences clés nécessaires à l’exercice du métier.
Le tableau suivant présente les SPS nécessaires pour la pratique du métier d’ouvrier en travaux forestiers.
Ces situations sont regroupées par champs de compétences selon la nature des compétences qu’elles mobilisent
et la finalité visée.
Champ de
Situations professionnelles significatives Finalités
compétences
Exploitation forestière -- Réalisation de coupes de bois à la tronçonneuse Obtenir une production de bois
-- Travaux de valorisation de bois d’industrie adaptée à son utilisation future en
-- Travaux d’exploitation de bois d’œuvre respectant les règles de sécurité
Pour chaque champ de compétences, les compétences (savoir, savoir-faire, etc.) nécessaires aux situations
professionnelles significatives sont décrites (voir les pages suivantes)"
En cours d’acquisition
Situations professionnelles significatives
• Relations interpersonnelles durant l’activité
• Signalement des anomalies
A acquérir
Finalité
Complète
Expertise
Courante
Partielle
• Contribuer au fonctionnement de l’entreprise en communiquant
avec ses collègues et sa hiérarchie
Savoirs
• Règles fondamentales de la communication interpersonnelle
• Bases lexicales et grammaticales de l’expression écrite
• Vocabulaire technique lié à l’activité professionnelle
• Bases du fonctionnement d’une exploitation de travaux
forestiers, caractéristiques générales en termes d’organisation
et de gestion
• Place de l’entreprise dans la filière et dans le territoire
• Sources du droit : code du travail, conventions collectives…
Savoir-faire et comportements professionnels
• S’exprimer oralement de façon claire et précise
• Comprendre des consignes orales ou transcrites sur différents
types de supports
• Partager ses réflexions, demander des explications, rechercher
des informations complémentaires
• Repérer et signaler les situations inhabituelles ou les
anomalies en fonction de leur gravité estimée
• Auto évaluer son travail et rendre compte du travail fait
P62
Indicateurs de réussite :
• Compréhension et mise en œuvre des consignes reçues
• Réaction face à une situation dégradée ou inhabituelle, détection d’anomalies
• Régularité des échanges avec les interlocuteurs principaux
• Confiance accordée par le responsable et augmentation des prises de responsabilité
avec le temps et l’expérience
Fiche
Organisation du travail
Situations professionnelles significatives
En cours d’acquisition
• Préparation et vérification des éléments nécessaires à la
réalisation du travail
• Vérification des dispositifs de sécurité et du respect de la
réglementation
A acquérir
Complète
Expertise
Courante
Partielle
Finalité
• Optimiser la réalisation du travail
Savoirs
• Besoins en temps de travaux et principes généraux
d’organisation du travail sur un chantier forestier
• Gestes et postures permettant une économie de l’effort
• Principes d’utilisation en sécurité des outils et du matériel
• Principaux risques professionnels, consignes et bonnes
pratiques relatifs au secteur professionnel en général,
au chantier en particulier (fiche de sécurité remise par le
responsable)
• Impact des activités sur l’état de la parcelle et l’environnement
en général, précautions à prendre qui relèvent de l’organisation
• Principes et méthodes de gestion forestière durable
• Lecture de carte
• Règles de signalisation
• Réglementation en vigueur sur la santé et la sécurité au
travail : principes généraux de la prévention des risques
professionnels.
• Notions de traçabilité, démarche et signes de qualité
Savoir-faire et comportements professionnels
• Identifier les risques encourus à partir de la fiche de sécurité
et estimer le temps global nécessaire pour chaque tâche ou
activité
• Rationaliser la succession des tâches et des déplacements
pour respecter les consignes liées au chantier et gérer ses
efforts
• Anticiper sur les conditions météorologiques/adapter son
programme de travail en fonction des aléas
• Anticiper sur le déroulement d’un chantier pour préparer les
outils et le matériel ainsi que les consommables nécessaires
• Remettre en état et ranger le matériel en fin de chantier
• Éliminer les déchets et remettre en état la parcelle selon les
consignes reçues et la réglementation en vigueur
• Savoir retrouver une parcelle sur le terrain
• Assurer les premiers secours en cas d’accident
• Installer et déplacer les signalisations en fonction de
l’avancement du chantier
P62
Indicateurs de réussite :
• Choix des outils et du matériel en fonction du résultat recherché et des contraintes
du chantier
• Enchaînement des activités, gestion du temps en fonction des contraintes et des objectifs
• Remise en ordre et en état de marche du matériel
• Anticipation des pannes pour éviter au maximum les interruptions de chantier
• Recherche de rendement pour certains travaux dans le respect des règles de sécurité
Exploitation forestière
Situations professionnelles significatives
En cours d’acquisition
• Réalisation de coupes de bois à la tronçonneuse
• Travaux de valorisation de bois d’industrie
• Travaux d’exploitation de bois d’œuvre
A acquérir
Complète
Expertise
Courante
Finalité :
Partielle
• Obtenir une production de bois adaptée à son utilisation future
en respectant les règles de sécurité
Savoirs
• Principales essences forestières à l’état juvénile, adulte ou
débitées et modes de valorisation
• Stades du cycle de développement de l’arbre
• Principaux problèmes sanitaires et conséquences sur la
qualité du bois
• Rôles du climat sur la forêt
• Notions de topographie, repérage en forêt
• Appréhension des volumes et des surfaces dans l’espace
• Destination et utilisation des grumes, incidence des
techniques d’abattage et de façonnage sur leur valeur
marchande
• Notions de base en mathématiques : unités de mesure, cubage,
masse, surface
• Types de matériels de façonnage
• Règles de sécurité des biens et des personnes, risques liés
aux activités
• Postures et gestion de l’effort au travail
• Règles d’utilisation des matériels, de sécurité et de
signalisation
• Modalités de traitement des rémanents
Savoir-faire et comportements professionnels
• Repérer les arbres à abattre (généralement préalablement
marqués) et évaluer les risques
• Préparer l’abattage et se doter des conditions et des
équipements de sécurité nécessaires (EPI)
• Mettre en place une signalisation si nécessaire
• Réaliser l’abattage dans différentes conditions
• Choisir et maîtriser la direction de chute
• Préserver le peuplement alentour et la qualité des bois abattus
• Réaliser le travail dans le respect du cahier des charges des
produits en utilisant les matériels adaptés
• Maîtriser la technique d’empilage : portage, roulage, levage
• Effectuer le tri des produits et classement des bois
• Prendre en compte le travail du débardeur, choix d’empilage
• Ajuster les découpes pour une valorisation optimale du bois
• Tronçonner la grume et/ou le houppier en les rendant
conformes aux spécifications techniques et/ou commerciales
et en préservant la qualité des bois
• Repérer les défauts du bois et effectuer les découpes en
conséquence
• Prendre en compte les opérations futures et notamment le
débardage
Fiche
En cours d’acquisition
Exploitation forestière
Savoir-faire et comportements professionnels (suite)
A acquérir
Complète
Expertise
Courante
Partielle
Savoir-faire et comportements professionnels
• Estimer les volumes de bois abattus et sur pied
• Gérer les rémanents
• Travailler en sécurité et en économie d’effort
• Entretenir le matériel utilisé
• Appliquer les consignes environnementales concernant l’eau,
les chemins, les parcelles
• Rendre compte du travail effectué
• Veiller au respecter des règles de sécurité : port des
équipements de protection individuelle (EPI), de sécurité,
communication entre bûcherons
• Prêter attention au travail de ses équipiers et intervenir si
nécessaire
• Alerter en cas de danger et faire appel en cas de nécessité à
d’autres intervenants
• Adopter en permanence des gestes et postures professionnels
adaptés aux efforts à fournir
• Être prudent dans la manipulation des outils et des
équipements
• Être rigoureux pour les contrôles visant à garantir sa sécurité
et celle du matériel
• Faire preuve d’une vigilance particulière en matière de
règles d’hygiène et de sécurité et de prévention des risques
professionnels
• Respecter le règlement intérieur et les règles internes à
l’entreprise
P62
Indicateurs de réussite :
• Organisation du chantier
• Maîtrise de la préparation et de la technique d’abattage
• Qualité de la réalisation de la coupe
• Qualité du traitement des rémanents
• Application des règles de sécurité sur le chantier
• Respect du cahier des charges des produits
• Utilisation de techniques et de matériels adaptés au chantier et à l’optimisation
des efforts
• Respect des consignes d’utilisation de la tronçonneuse et des consignes de sécurité
• Prise en compte du travail du débardeur
• Gestion du compromis : qualité des produits/rendement
• Appréciation des risques et adaptation des méthodes de travail en situation difficile
En cours d’acquisition
• Entretien courant des matériels et équipements
• Vérification des équipements de sécurité
Finalité :
Expertise
A acquérir
• Assurer la maintenance de base des matériels et équipements
Complète
Courante
Partielle
dans le respect de la réglementation et de la sécurité.
Savoirs
Savoirs
• Caractéristiques des machines : organes de sécurité, réglages,
entretien, affûtage.
• Moteurs à deux temps : principes et fonctionnement
• Lubrifiants et carburants : rôle, usage et élimination
• Bases de calcul (règle de 3) pour le calcul des mélanges de
carburation
• Règles de sécurité et connaissance des équipements de
protection individuelle (EPI), adaptés aux travaux
• Premiers secours en cas d’accident
Savoir-faire et comportements professionnels
• Réaliser l’entretien quotidien de la tronçonneuse : graissage
et tension de chaîne, graissage guide, nettoyage frein de
chaîne, filtre à air, resserrage des vis et écrous, vérification des
éléments de sécurité
• Réaliser l’entretien préventif : guide, lanceur, démontage frein
de chaîne, nettoyage et réglage de bougies, resserrage écrous,
nettoyage de ventilateur
• Affûter une chaîne
• Respecter les procédures d’entretien des matériels suivant le
livret du constructeur
• Respecter les règles environnementales : protection des cours
d’eau, tri sélectif des emballages
• Respecter les règles d’hygiène dans le nettoyage des matériels
et des locaux
• Utiliser les équipements de protection individuelle (EPI)
• Diagnostiquer les pannes et les dysfonctionnements les plus
courants, suspendre le travail et/ou réparer en autonomie et
informer le responsable
• Anticiper les pannes et/ou problèmes techniques
• Apprécier l’état d’usure d’une pièce
• Gérer en autonomie la maintenance et la révision d’un matériel
ou d’un équipement.
P62
Indicateurs de réussite :
• Régularité et qualité de l’entretien de la tronçonneuse
• Maîtrise des techniques d’affûtage
• Qualité de l’affûtage de chaîne
• Qualité des contrôles de sécurité sur le matériel
• Respect des consignes d’utilisation de la tronçonneuse et des consignes de sécurité
FICHE
objectifs à un
collaborateur
Finalité •
« Fixer les objectifs à un collaborateur » est la première mission d’un responsable
d’unité. Elle conditionne les autres ; une fois les objectifs définis, le responsable
peut ensuite mieux encadrer organiser, animer, accompagner, contrôler…
puisqu’il a donné le « cap » et formalisé les actions à entreprendre.
La fixation des objectifs limite l’arbitraire et favorise un climat serein et des
relations claires entre les deux parties (responsable/collaborateur). Les objectifs
doivent traduire les résultats concrets et faire apparaître en outre les priorités
d’actions d’un collaborateur sur une période donnée.
Crédit : ATIBT
Principe •
A1 Les types d’objectifs
Les objectifs stratégiques Les objectifs collectifs
Ils participent à la définition et à la vision partagée des Ils constituent un levier de performance au service d’une
enjeux et priorités stratégiques de l’entreprise. unité de travail. L’enjeu des objectifs collectifs réside
Exemples : dans l’ambition de donner du sens à l’action collective.
• Obtenir l’éco-certification pour l’entreprise dans un Ils contribuent à la cohésion d’un groupe et renforcent sa
délai de 2 ans. performance.
• Augmenter la récolte et diversifier les essences Exemples :
exploitées. • Augmenter de 10 % la production de grumes de placage
• Diversifier les productions et développer des produits pour le nouvel exercice.
à forte valeur ajoutée. • Présenter les activités de l’entreprise au C. A. lors de
• Améliorer le rendement matière et la productivité réunions programmées trimestriellement.
(compétitivité). • Embaucher 3 nouveaux collaborateurs dans l’équipe
• Organiser et rationaliser la commercialisation de la de sciage au cour du 1er trimestre.
production. • Améliorer le rendement de production de 10 % du
• Étudier la faisabilité de la mise en œuvre d’une placage.
nouvelle unité de transformation et de valorisation • Mettre en place le planning hebdomadaire des
du bois dans délai maximum de 3 ans. interventions des différentes équipes dès le début de
l’année.
Les objectifs opérationnels • Diminuer de 15 % le taux d’absentéisme dans les
équipes d’exploitation pour la fin de l’année.
Ils sont une déclinaison des objectifs stratégiques pour
chaque unité de l’entreprise. Ils font l’objet de plans
• Réorganiser l’emplacement du stockage pour intégrer
la nouvelle plateforme de conditionnement prévue au
d’actions répartis au sein des unités d’une entreprise et 2e trimestre du nouvel exercice.
pour une activité bien délimitée.
Exemples :
• Préparer un rapport à la fin de l’année décrivant tous
les efforts de formation.
• Évaluer les possibilités d’expansion hors site – • Vérifier que tous les changements significatifs apportés
préparer des recommandations avant le 31 décembre. à un poste sont documentés et examinés par le comité
• Mettre en œuvre un dispositif de contrôle interne dans d’évaluation de postes avant la fin avril.
l’unité de production d’ici au 1er juillet.
• Organiser des réunions bimensuelles avec l’équipe
Les objectifs individuels
de direction à partir du mois de janvier.
• Diffuser et actualiser les politiques RH et s’assurer de L’atteinte des objectifs individuels participe en grande partie
leur conformité à la législation en vigueur au cours du à celle des objectifs collectifs. Néanmoins, il existe des
1er trimestre du nouvel exercice. objectifs personnels de progression qui pourront notamment
• Vérifier que tous les salariés ont bien reçu leur contrat faire l’objet d’un échange et d’un accord entre le responsable
de travail et ont signé la charte et le code de bonne et le collaborateur lors d’un entretien individuel et qui visent
conduite échéance fin du 1er trimestre du nouvel en priorité le développement du collaborateur.
exercice. Exemples :
• Fournir des rapports précis dans les délais impartis : • Augmenter son taux de production de 10 % pour la fin
rapports financiers mensuels et trimestriels et rapports du premier semestre.
d’activités trimestriels. • Réduire le taux de rebut de 20 % à son poste sur
• Programmer et mettre en place une réunion de l’année.
l’ensemble du personnel en février. • Vérifier l’ensemble du parc de tronçonneuses de
• Mener les entretiens annuels d’appréciation pour l’équipe pour la fin du mois.
l’ensemble du personnel avant la fin de l’année du • Être capable de citer et de respecter les règles d’hygiène
nouvel exercice. et de sécurité à son poste de travail dans les 12 mois.
Fiche
• Assurer le rangement et la propreté de l’atelier à partir Les critères du bon objectif individuel :
de maintenant. • Un objectif est positionné dans le temps, fixé à
• Porter les protections individuelles durant le poste de l’avance, fragmentable en sous-objectifs progressifs.
travail à partir de maintenant. • Un objectif est permanent, mais doit rester souple
• Mettre en place des fiches de suivi de maintenance dans ses modalités pour répondre aux changements
de l’outillage dès la semaine prochaine. de contexte.
• Élaborer pour chaque poste de son équipe une fiche • Un objectif doit être cohérent avec le contexte, les
de procédures à présenter lors de la prochaine réunion moyens disponibles ou susceptibles d’être obtenus,
de département. compatible avec l’autonomie propre au poste (attribué
• Organiser la formation pour les membres de l’équipe aux niveaux appropriés).
pour l’année à venir. • Un objectif est formulé en termes positifs (pas de « ne
pas faire ceci ou arrêter de faire cela »), et simples (un
bon objectif ne concerne qu’une seule chose à la fois).
B2 Les quatre dimensions • Un objectif est ambitieux et mobilisateur.
de l’objectif individuel • Un objectif est réaliste et possible à atteindre.
• Objectif de réalisation : quoi faire ? Pour fixer un objectif, il s’agit à la fois de faire preuve de :
• Objectif de production : combien faire ? • Clairvoyance : afin d’adapter l’objectif à la situation
• Objectif de fonctionnement et de moyen : comment de chaque collaborateur.
faire ?
• Créativité : afin d’imaginer les portes d’entrée dans
• Objectif de progrès : comment mieux faire ? chacune des quatre dimensions.
• Logique : afin de trouver la cohérence entre
les objectifs de réalisation, de production, de
C3 Les conditions de qualité fonctionnement et de moyen et de progrès.
et d’efficacité
L’objectif n’est ni un souhait, ni un but, ni une orientation,
ni une direction à prendre…
P69
L’objectif est l’expression d’un résultat attendu, concret
car mesurable et observable dans son atteinte, réaliste
car réalisable, échéance.
ECOMBIEN FAIRE ?
OBJECTIF INDIVIDUEL
GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014 69
8
Fiche FIXER DES OBJECTIFS
Mode opératoire •
Fixer des objectifs individuels à un collaborateur
lors d’un entretien individuel
2. J’évalue les résultats obtenus et j’expose 7. Je fais valider par le collaborateur les
des faits précis : actions retenues.
• Je rappelle les objectifs fixés et les engagements pris. 8. J’inscris sur la fiche Entretien les objectifs
• J’expose, le cas échéant ce qui a été fait. et le plan des actions à mettre en œuvre.
• Je valorise les réussites.
• J’expose, le cas échéant ce qui n’a pas été fait 9. Je planifie le prochain entretien individuel.
(constaté, vérifié).
• J’évite les jugements de valeur (exemple : « c’est 10. J’exprime ma confiance dans la capacité
dommage », « c’est tant mieux », « c’est tant pis », du collaborateur à atteindre les objectifs
« tu n’as pas été aussi bon que d’habitude… »). fixés.
3. J’écoute les explications du collaborateur 11. Je remercie le collaborateur de sa
et je l’aide à cerner précisément les disponibilité.
difficultés rencontrées.
• Je reformule de façon neutre. 12. Il repart avec son exemplaire de fiche de
• Je ne polémique pas. suivi « Entretien Individuel »
Fiche
Mémo •
Exemple de Fiche de suivi
d’entretien individuel
Date de l’entretien :.......................
Nom :............................................................
Prénom :........................................................
Activité :
Organisation :
Compétences :
Relationnel :
Commentaires :
Ne pas manipuler :
il ne s’agit pas de faire dire au collaborateur
ce qu’on veut entendre, mais d’obtenir des
informations.
FICHE
délégation
Finalité •
Déléguer c’est confier à un collaborateur la réalisation d’objectifs négociés, en
lui laissant une autonomie réelle dans le choix des moyens et des méthodes à
mettre en œuvre dans un cadre défini, et en supervisant suivant un processus
de contrôle dont les modalités doivent également être définies à l’avance.
Dans beaucoup d’entreprises, l’appréciation d’un responsable se mesure à
son savoir-faire, encore trop peu à son faire faire, son faire savoir ou faire
progresser. En Afrique en particulier, confier à son collaborateur une tâche
réalisée jusque là par son hiérarchique est souvent vécu comme une perte
de pouvoir et une relative perte de contrôle. On n’accorde pas volontiers sa
confiance au premier venu !
La capacité à déléguer est donc une des qualités essentielles d’un responsable,
surtout s’il veut gagner du temps afin de faire monter les compétences de ses
collaborateurs et… avoir du temps pour développer les siennes !
Principe •
Déléguer efficacement suppose deux choses :
A1 Vouloir déléguer
C’est-à-dire avoir admis que la délégation :
• Représente un gain de temps pour celui qui délègue, • Permet d’utiliser les compétences et les connaissances
ce qui permet de se consacrer aux activités à valeur des collaborateurs.
ajoutée du manager (organisation des activités, gestion • Implique les collaborateurs dans l’atteinte des
des plannings, contrôle des résultats, animation d’une objectifs de l’unité, et accroît leur motivation et leurs
équipe, formation des collaborateurs…). compétences.
B2 Pouvoir déléguer
Cela implique de connaître les règles d’une délégation efficace pour celui qui délègue (déléguant) et pour ceux qui la
reçoivent (délégataires).
Fiche
Mode opératoire •
Cinq étapes pour créer une situation de réussite :
Mémo •
Comment procéder
avec le délégataire ?
Vérifier Se mettre à la disposition
que le collaborateur est d’accord, et qu’il du collaborateur en cas de besoin, de questions,
a les compétences et la motivation requises. de difficultés.
Exprimer Positionner
les objectifs en termes de résultats observables le délégataire comme responsable auprès
(échéances, mesurables, quantifiables). des collègues et ne pas le désavouer en public.
Décrire Donner
l’ensemble par écrit en rédigeant le texte à deux le droit à l’erreur – c’est un devoir !
si possible.
Définir
Ne pas réfléchir à la place les modalités de contrôle et s’y tenir.
du délégataire
sur la méthode et les moyens.
Lui prouver
par le résultat, constaté par l’un et l’autre,
Fixer la qualité de la prestation et le renforcement
une date d’achèvement. de ses compétences.
Construire
Chapitre son Plan d’actions
managériales
La trame en 18 points vise à aider le manager1 dans l’exercice de sa fonction,
c’est-à-dire la construction de son Plan d’actions managériales afin de parfaire
la maîtrise de la Gestion, l’Organisation et de l’Exploitation de sa structure2
d’une part et de l’Animation des hommes d’autre part.
1. Diagnostiquer les caractéristiques de sa structure.
2. Fixer les priorités du projet de sa structure.
3. Élaborer les objectifs de sa structure et de ses collaborateurs.
4. Déterminer le plan d’action à mettre en œuvre et les moyens requis.
5. Contrôler les activités et suivre régulièrement les performances.
6. Contribuer à l’adaptation interne de sa structure.
7. Étudier de façon méthodique les situations et les difficultés
rencontrées.
8. Optimiser les méthodes et procédures de travail.
9. Répartir les tâches et planifier les activités de sa structure
10. Entretenir et renforcer la motivation du personnel.
11. Établir de bonnes communications avec ses collaborateurs.
12. Faciliter les relations avec ses collaborateurs.
13. Responsabiliser ses collaborateurs.
14. Faciliter les relations entre les membres de l’équipe.
15. Prendre en compte les relations sociales.
16. Apprécier périodiquement le travail des collaborateurs et s’entretenir
avec eux pour faire le point.
17. Développer les compétences de ses collaborateurs
18. Améliorer la gestion de son activité personnelle
Tout manager doit périodiquement effectuer un diagnostic • Développement de coopérations entre collaborateurs,
des positions, atouts et handicaps de sa structure sur sa • Ouverture au dialogue,
zone d’activité. • Explication des défis et enjeux collectifs de la structure.
Un tel diagnostic peut être conduit simplement en se référant
à quatre questions : 31 Élaborer les objectifs
• Quelles sont les particularités favorables et défavorables de la structure
de mon environnement, opportunités et menaces de et de ses collaborateurs
l’externe ?
Exemple : Le gouvernement est pleinement engagé Le manager doit traduire les priorités de la structure en
dans le processus de lutte contre la déforestation et la objectifs à atteindre.
réduction de la pauvreté… Ces objectifs sont généralement d’abord fixés en termes
de résultats attendus. Pour parvenir à ces résultats, les
• Quelles sont les faiblesses et les forces actuelles du opérations seront conduites selon des méthodes définies,
fonctionnement (organisation, ressources humaines)
et des moyens de sa structure, forces et faiblesses de avec des moyens connus et selon un enchaînement
l’interne ? d’activités précis.
Exemple : Implication des personnels, turn-over des L’atteinte des objectifs doit être contrôlable, leur réalisation
encadrants… observable (ou si possible mesurable), l’échéance de leur
réalisation fixée à l’avance (exemple : objectifs et bilan
• Quels sont les éléments quantitatifs et qualitatifs mensuel d’activité).
essentiels (sources d’information existantes) de cette Chaque collaborateur doit percevoir clairement les résultats
identification de la situation externe et interne de l’Unité ? attendus de son activité, et donc les buts qu’il doit poursuivre.
Exemple : utilisation des tableaux de bord, suivi de la Cela suppose la fixation explicite des objectifs visés, en
production… cohérence avec les objectifs définis au niveau de la structure.
• Au-delà de cet état de fait, quelles sont, dans les La discussion des objectifs avec les intéressés permet
différents domaines qui précèdent, les tendances qui d’obtenir leur adhésion, et donc la motivation nécessaire.
s’annoncent ou que l’on peut déceler ?
Exemple : la nécessité de faire évoluer les pratiques
managériales pour accompagner le projet de certification. 41 Déterminer le plan d’action
à mettre en œuvre et
les moyens requis
21 Fixer les priorités du projet Le manager précise le projet à conduire pour réaliser les
de sa structure objectifs. Tout projet définit :
Pour préciser ses propres priorités et pour fédérer les efforts • Les acteurs de réalisation, ce qui doit être fait par chacun
de ses collaborateurs, tout manager a intérêt à définir les des collaborateurs concernés, Quoi et par qui ?
orientations directrices de sa structure, en compatibilité avec • Les échéances de réalisation, Quand ?
les orientations de l’entreprise.
• Les exigences de qualité de réalisation, les critères, les
ratios et les indicateurs, Combien ?
La première étape consiste à prendre en compte :
• Le positionnement de la structure sur sa zone d’activité • Les conditions de réalisation, la qualité, les procédures
et sur son environnement. de contrôle, Comment ?
C’est à partir des tâches ainsi à effectuer que l’on peut
• Les rôles et missions permanentes de la structure. déterminer les charges à assumer, et donc les moyens
• Les métiers composant l’équipe(s). humains et matériels requis.
Ces orientations, formalisées par écrit sous forme d’un Pour tenir compte des contraintes et des ressources allouées,
projet, permet de s’y référer pour donner de la cohérence les arbitrages se feront en se référant aux priorités.
à son action individuelle et à l’action de l’ensemble des Un suivi de la réalisation du projet est à effectuer
collaborateurs de la structure. périodiquement (c’est généralement l’objectif des réunions
Cette explicitation des intentions générales correspond d’équipe et des entretiens individuels, dont la fréquence
à l’instauration d’un mode de management par objectifs, dépend de l’activité et du type de métier des collaborateurs
mobilisateurs dans un environnement en plein changement. composant l’équipe).
GUIDE MANAGER - CYC/ATIBT/FFEM - 2014 79
LE PLAN D’ACTIONS MANAGÉRIALES
81 Optimiser l’application
des méthodes et procédures
de travail
Le manager a l’obligation de revenir sur le respect des
méthodes et des procédures de travail (c’est la dimension
formateur du manager). Il peut utilement décrire les
procédures et les circuits en se servant de schémas
visualisant :
• les déroulements des tâches et opérations.
• les responsabilités hiérarchiques et d’exécution.
• les moyens et les méthodes d’utilisation.
Il doit s’assurer de leur compréhension et de leur
application avec chacun des collaborateurs.
« Il est clair que les chantiers certifiés ont une rigueur dans le travail, et on a
des rapports d’activités, on a une certaine organisation du travail qui est plus
performante sur les chantiers certifiés. Et ça, ça se traduit, c’est difficile à
quantifier, mais c’est un bénéfice pour l’entreprise, c’est sûr, le fait d’avoir une
meilleure organisation du travail, une meilleure planification… »
Un responsable exploitation d’une entreprise
« Oui, (…) au tout début on faisait des élections, personne ne voulait être
délégué du personnel. Et aujourd’hui, les délégués du personnel comprennent
aussi leurs droits. Parce que même si c’était dans la législation, ce n’était pas
forcément appliqué avant. (…) Aujourd’hui ils savent que dans une entreprise
certifiée c’est la législation qui est appliquée, et ils ont le droit de revendiquer
s’il y a des choses (…) et ils le font (…) d’une manière plus constructive. Je
pense que ça dénote bien le rapport avec l’entreprise. Le personnel a confiance
que l’entreprise va probablement répondre à la doléance, si c’est bien formulé,
si c’est justifié. »
Responsable de département
1. Propos recueillis par The Forest Trust auprès d’entreprises forestières d’Afrique Centrale
dans le cadre du projet ECOFORAF
(…) «Il faut d’abord que les gens se parlent. Faire les réunions régulières.
On fait des réunions de management, on a plusieurs réunions à tous les
niveaux. (…) il y a des réunions entre le responsable du site et ses cadres
les plus proches, mais il y a surtout des réunions entre la direction du site et
la direction générale à Douala, régulières, des échanges réguliers, et enfin
le chef de site doit parler régulièrement avec les délégués du personnel. Il
y a un calendrier de réunions, bien établi sur l’année, entre les délégués du
personnel et le chef de site et l’un des points d’évaluation du chef de site
c’est participer aux réunions des délégués du personnel. (…) Ça permet de
remonter toutes les informations/problèmes que l’on a, et de trouver des
solutions. Donc si les gens ne se parlent pas, les gens vont rester dans les
frustrations. Peut-être que en s’exprimant on peut trouver les solutions. »
Un DRH d’une entreprise
« Et ce qu’il y a d’intéressant c’est que cette fierté elle va jusqu’au layonneur,
c’est-à-dire que le gars est tellement fier d’être chez nous que le week-end il
sort en soirée avec la tenue et le logo de chez nous. C’est marrant, mais c’est
un bon reflet. »
Un responsable certification d’une entreprise
« (…) Quelque part peut-être on n’a pas pressenti l’adhésion. C’est là où c’est
un peu inattendu où il y a vraiment une adhésion du personnel à la certification.
Quelque part ils sont fiers. »
Un Directeur Général d’une entreprise
« L’évolution, d’une manière générale c’est que pour un même poste on demande
plus en termes de niveau de formation, de compréhension par rapport à ce qui
se faisait avant. C’est-à-dire aujourd’hui un chef d’exploitation, ce n’est plus
un ancien légionnaire qui gueule sur tout le monde, c’est un ingénieur (…) qui
réfléchit, qui sait pourquoi il prend une décision. »
Un manager d’une entreprise
Compétence
La compétence est la capacité à réaliser les activités professionnelles
attendues d’une personne dans le cadre des missions qu’elle doit remplir,
dans une organisation ou une entreprise. Il s’agit d’une combinaison de
« Savoirs » mobilisés en situation de travail.
Une compétence peut être commune à plusieurs activités
La compétence est structurée autour des 3 types de Savoirs qui concourent
tous par leur importance à la compétence :
• Savoir : connaissances, notions techniques ou théoriques…
• Savoir-faire : techniques, gestes, processus professionnels…
• Savoir-être : comportements adéquats à une situation
Exemples de compétences :
• Savoir : connaissances générales en hydraulique, électromécanique,
soudure et mécanique diesel, milieu forestier, règles de sécurité…
• Savoir-faire : Conduire avec souplesse, identifier les difficultés
des terrains, estimer le nombre d’heures de travail sur une parcelle,
régler sa machine et garder son matériel propre, détecter les pannes
courantes et y remédier…
• Savoir-être : Travailler en équipe, observer et s’adapter, développer
des capacités physiques…
Contrôle
Activité de direction consistant à vérifier l’adéquation des résultats avec
les objectifs fixés.
Croissance externe
Croissance par rachat des capacités de production appartenant à d’autres
entreprises (par fusion, absorption, prise de participation, etc.).
Croissance interne
Croissance par développement des capacités de production appartenant à
l’entreprise.
Décision opérationnelle
Décision à court terme dans le cadre d’un processus métier.
Décision stratégique
Décision à long terme engageant le devenir voire l’existence de
l’organisation.
Décision tactique
Décision à moyen terme en adéquation avec la stratégie de l’entreprise et
la mise en œuvre opérationnelle de ses ressources.
Diagnostic externe
Analyse des caractéristiques de l’environnement et du marché de
l’organisation.
Diagnostic interne
Analyse des ressources et des compétences que l’organisation possède.
Différenciation
Mise en place de produits ou de services avec des caractéristiques
différentes de ceux que la concurrence offre dans le but d’obtenir un
avantage compétitif.
Efficacité
C’est le niveau de réalisation des activités planifiées et d’obtention
des résultats escomptés.
Emploi
Un emploi correspond généralement à plusieurs postes de travail
possibles dans une entreprise.
Exemple : conducteur d’engin forestier.
Mission
Il s’agit des domaines d’intervention du titulaire d’un poste. Les missions
concourent à la production ou à la transformation d’un produit ou d’un
service.
Exemples de mission :
• préparer les travaux mécanisés à réaliser,
• effectuer les travaux mécanisés de préparation des sols et d’entretien
de la forêt,
• réaliser les tâches mécanisées d’exploitation forestière,
• assurer l’entretien et la première maintenance du matériel utilisé…
Mobilité
Volonté et capacité des personnes à changer de métier ou de lieu de
travail.
niveau de compétences ou
niveau de maîtrise
Partielle :
permet d’appliquer, de mettre en œuvre, de réaliser…
Le collaborateur a besoin d’une assistance pour tout ou partie des ses
activité, il doit être supervisé par sa hiérarchie avant d’agir.
Complète :
Aptitude à régler les problèmes : permet d’adapter, d’analyser…
Le collaborateur possède la compétence et l’autonomie nécessaires à la
réalisation de l’activité. Il rend compte à sa hiérarchie.
Expertise :
Aptitude à faire évoluer le domaine : permet d’optimiser, de former…
Le collaborateur possède la compétence nécessaire à la réalisation
de l’activité et est en mesure de la transférer à un autre. Il possède la
capacité à innover et à faire évoluer l’activité, tant sur le plan collectif
(procédures) que sur le plan individuel (appui aux collègues de travail).
Objectif de formation
Compétence(s) à acquérir, à améliorer ou à entretenir exprimée(s)
initialement par les commanditaires et/ou les formés. L’objectif de
formation est l’élément fondamental des cahiers des charges. Il sert à
évaluer les effets de la formation
Opportunités
Chances ou occasions que le diagnostic stratégique révèle et qu’il
convient d’exploiter.
Organisation
Fonction de la Direction consistant à la mise en place coordonnée de
moyens matériels et humains dans le cadre d’objectifs donnés.
Partenaire
Partie externe choisie de manière stratégique par l’entreprise en vue
de travailler de concert afin d’atteindre des objectifs communs et un
bénéfice mutuel partagé.
Partenariat
Relation de travail durable entre l’entreprise et ses partenaires,
visant à créer et à partager de la valeur ajoutée pour les deux
parties. Les partenariats peuvent être formés, par exemple, avec
des fournisseurs, des distributeurs, ou des clients. Les partenariats
stratégiques soutiennent les objectifs stratégiques de l’entreprise
d’une manière spécifique.
Performance
Une définition managériale de la performance : atteindre les objectifs
avec des critères de qualité, quantité, de coûts et de délais dont les
niveaux ont été déterminés à l’avance.
La performance individuelle est une combinaison de deux facteurs :
Les compétences : ce qu’il a acquis par l’expérience ou par la formation.
Les motivations : ce qui lui donne envie de faire, son énergie.
Planification
Phase de la démarche stratégique visant à définir des objectifs ainsi que
le calendrier de leur mise en œuvre.
Poste
Un poste correspond à une situation de travail à un moment donné, à un
endroit donné, pour une personne donné. Il y a donc, en générale, autant
de postes que de collaborateurs dans une entreprise.
Processus décisionnel
Activité qui engage l’entreprise sur le long terme et reposant sur des
informations opérationnelles agrégées.
Processus clés
Processus de la plus haute importance pour l’entreprise dans la mesure
où ils délivrent et soutiennent la stratégie et déterminent la chaîne de
création de valeur.
Profil de compétences
C’est pour chacune des compétences du poste du collaborateur, l’écart
entre le niveau acquis et le niveau requis pour la bonne exécution de ses
missions.
Mais le collaborateur peut avoir aussi des compétences en dehors de son
poste, acquises dans son expérience antérieure, et peu ou pas utilisées.
Référentiel de compétences
C’est la liste des compétences associées à un emploi, et dont la structure
estime qu’elles sont indispensables, à un certain niveau de maîtrise, pour
une personne occupant le poste.
Ressources
Ensemble des moyens humains, matériels ou financiers sur lequel
s’appuie l’organisation (forces) ou qui l’entravent (faiblesses).
Stratégie
Plan définissant des objectifs à long terme en fonction de
l’environnement et des possibilités intrinsèques de l’entreprise.
C’est la description d’ensemble des tactiques grâce auxquelles une
organisation prévoit de mettre en œuvre sa mission et sa vision.
Stratégie interne
Stratégie se focalisant sur les forces et faiblesses internes de
l’entreprise (personnel, capacités matérielles et organisationnelles, etc.).
Styles de direction
Manières particulières d’exercer le pouvoir (autoritaire,
paternaliste, etc.).
Tâche
Les tâches correspondent aux différentes opérations qui doivent être
effectuées pour réaliser correctement une activité. Elles expriment ce
que doit faire concrètement un agent en situation professionnelle avec un
degré de précision très important. Elles ne figurent généralement pas sur
les fiches de poste.
Veille concurrentielle
Collecte et traitement des informations pertinentes concernant le marché
de l’entreprise ainsi que ses concurrents.
Veille stratégique
Mise en place d’un système d’information d’aide au diagnostic
stratégique.
Vision
C’est la description de ce que l’organisation tente de réaliser à long
terme. Elle est prévue pour servir de guide clair pour choisir les actions
actuelles et futures, elle est associée à la mission, elle constitue la base
pour les stratégies et les politiques.
Agnès Vallée
Agnès Vallée est consultante en formation depuis plus
de 20 ans.
Maître de conférences ITB en Marketing bancaire
et Financier au Centre International de Formation de
la Profession Bancaire pendant 5 ans, elle y fait la
connaissance d’Yves Catho et découvre le continent
africain à Abidjan en 1992.
Partenaire de l’Institut Supérieur de Commerce de Paris, elle a conçu et
animé de nombreux dispositifs de formation managériale pour des managers
de l’industrie pétrolière évoluant en contexte international et multiculturel.
Elle intervient régulièrement en Afrique et en France en Management,
formation de formateurs et en gestion du temps auprès de cadres et Comités
de direction d’établissements bancaires et financiers et d’entreprises
industrielles.
Contact en France : + 33 6 62 17 41 47
Mail : [email protected]
Yves Catho
Yves Catho est Consultant formateur en management
d’unité et en gestion des ressources humaines depuis
plus de 20 ans.
Il intègre le Centre de Formation de la Profession Bancaire
en tant que consultant Management et Marketing.
Il y mène des missions auprès des établissements
bancaires en France et à l’étranger. Il collabore à l’Institut Technique de
Banque en Marketing bancaire.
Ensuite, il participe à la création d’un cabinet de consultants. Il intervient
auprès d’entreprises pour la conduite d’actions en conseil en management
et gestion des RH, en ingénierie pédagogique sur les thèmes de la conduite
de projet, du management et du marketing.
Il poursuit son parcours professionnel en créant une entreprise de construction
de maison ossature bois dans une démarche bioclimatique et développement
durable.
Il revient enfin vers des actions de conseil et de formation en créant
une nouvelle société spécialisée dans le développement des savoir-agir
managériaux et de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Contact : +33 6 07 52 13 04
Mail : [email protected]
manageR
Le premier travail d’un
n’est pas d’apporter la motivation
mais de supprimer
les obstacles.
”
Scott Adams