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La Succession Stratigraphique Du C.M.N. (Ou R.2.3.) Au Centre de La Sous-Province Cuprifere Shabienne Par J. Cailteux

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Annales de la Société Géologique de Belgique, T. 100, 1977, pp. 73-85 Nov.

1978

LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. (OU R.2.3.)


AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE (*)

par
J. CAILTEUX (**)

RESUME.- Dans la zone centrale de l'arc cuprifère shabien, les couches qui constituent le sommet du groupe
des Mines, le C.M.N. ou R.2.3, peuvent être subdivisées en trois unités lithostratigraphiques inférieures et trois supé-
rieures. Il s'agit surtout d'un dêpôt du type fiat algaire, généralement assez charbonneux dans sa partie inférieure.
La sédimentation détritique des S.D. (ou R.2.2) a cèdé progressivement la place à des biostromes stromatolitiques et
des laminites. Le talc apparaît en quantité appréciable dans plusieurs niveaux importants ; on peut raisonnablement
lui attribuer une origine diagénétique.

Dans la partie supérieure du C.M.N., certaines couches se caractérisent par des apports provenant de la dégra-
dation. des sédiments sous-jacents, ainsi que par des apports terrigènes plus lointains. D'autres, ainsi que la base du
groupe de la Dipeta, ont une nature semblable à celle des R.A.T. grises (ou R.2.1.1).

ARSTRACT .- In the central zone of the Shabian copper arc the beds forming the top of the Groupe des Mines,
the C.M.N. or R.2.3, can be subdivided into 3 lower and 3 upper lithostratigraphic units. The deposits are principally
of algal-flat type, rather coaly in the lower part. The detrital sedimentat:ion of the S.D. (or R.2.2) gradually gave
way to stromatolitic biostromes and laminites. Talc is important at certain levels : it can reasonably be considered
to be diagenetic.

In the upper part of the C.M.N., certain beds are characterised by materials derived from degradation of the
underlying sediments as well as by terrigenous materials from more distant sources. Others, as at the base of the Dipeta
Group, are similar in type to the grey R.A.'f. (or R.2.1.1).

I.- INTRODUCTION inférieur, riche en matières organiques et sombre, et


le R.2.3.2 ou C.M.N. supérieur, clair, avec intercala-
Le C.M.N. ou R.2.3(***) est l'unité stratigra- tions de grès chloriteux dolomitiques.
phique située au sommet du "Groupe des Mines" (R.2),
et surmontée du "Groupe de la Dipeta,, (fig. 2, partie Le présent travail tente d'établir une lithostrati- ·
supérieure gauche). Il a été relativement peu étudié. graphie du C.M.N. pour la région comprise entre Likasi
On en connaît une description pour le secteur de Tenke- et Kalcanda (voir CAILTEUX, 1978, fig. 1). Les unités
Fungurume (R. OOSTERBOSCH - 1950), ainsi qu'une lithologiques ont été définies dans le gisement de Kam-
stratigraphie sommaire pour la partie Centre et Ouest bove-Ouest. Celui-èi consiste en une écaille longue
de l'arc cuprifère shabien (R. OOSTERBOSCH - 1963). de 500 m, formant un synclinal couché et faillé dans
Il s'agit de dolomies plus ou moins siliceuses, subdivisées l'axe du pli, dont le coeur est constitué par des "R.
en deux formations principales : le R.2.3.1 ou C.M.N. G.S." (Dipeta inférieure ou R.3.1) (fig. 1). Sur son
flanc nord, les couches sont sub-horizontales. Elles
(*) Communication présentée le 7 décembre 19 76, manuscrit
se redressent au voisinage du pli et emboutissent le
déposé le 8 décembre 19 76.
(**) UNIVERSITE DE LIEGE, Géologie Appliquée, 45, flanc sud. Ce dernier, sub-vertical en profondeur,
av. des Tilleuls. GECAMINES, Département Géologique, s'incurve près de la surface. De nombreux sondages
Likasi, Zaire. ont traversé le C.M.N. et ont permis de l'étudier dans
(***) Les subdivisions lithostratigraphiques adoptées dans
cette étude sont celles de A. FRANCOIS (1973), accom- toute son épaisseur, à l'échelle du gisement. On a pu
pagnées de leurs appellations traditionnelles. comparer la colonne stratigraphique ainsi établie, avec
74 [Link]

S 20° E -500 s 0 N 20°w

C./of.N.

1000~~~~~~--t~-B'f-+-t-lllt-H,---.------#-~~~1--~~~~~~~

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~ R.5. C. (R. 2.'1.3)

FIGURE 1.- Ecaille R.2 de Kambove-Ouest ; coupe transversale.

la succession fournie par des sondages récents forés ceuse. On y trouve quelques intercalaires stratifiés
dans des gisements voisins (écaille cachée du sondage de 5 â 20 cm, â minces lits dentelés clairs et plus foncés
Kamoya 10, sond. 340 de Kakanda-Est, sond. 4 et 6 généralement charbonneux (1), possédant de petits
de Kamatanda, sond. 3 de Mirungwe). nodules siliceux comparables â ceux des S.D.B. ou
R.[Link] (photographie 1). Parfois elle contient en
son milieu une passe· plus importante de même lithologie,
II.- LITHOSTRATIGRAPHIE ET pouvant atteindre 80 cm.
PETROGRAPIDE (Fig. 2)
Du point de vue pétrographique, les premiers
Le C.M.N. de Kambove-Ouest est surtout dolo- intercalaires sont le plus souvent détritiques avec loca-
mitique ; il présente des structures algaires. Ses couches lement quelques traces dolomitiques, semblables en
inférieures sont généralement plus ou moins riches en tous points aux S.D.3b (J. CAILTEUX - 1976). Pour
matières organiques. Il n'est cependant pas possible les autres, la fraction carbonatée est importante ; il
d'utiliser cette caractéristique pour le subdiviser, car s'agit alors d'une dolomie stratifiée, un peu ou pas
â ce point de vue il y a trop d'irré°gularités d'un en- charbonneuse, dont la fraction détritique est très faible.
droit â l'autre. Du quartz authigène contient des inclusions de dolo-
mite., de tourmaline incolore néoformée, et auréole
A. LE C.M.N. INFERIEUR OU R.2.3.1. le quartz détritique.

On peut distinguer au sein du R.2.3.1, trois unités Le contact S.D.3b - C.M.N. est d'habitude indiqué
stratigraphiques assez régulières avec leurs caractéristi- par l'apparition brutale de la dolomie de base. Il arrive
. ques propres et généralement bien reconnaissables. cependant que le passage de l'un à l'autre soit progressif,
A l'intérieur de chacune d'elles, on n'observe que de de petits niveaux algaires apparaissant dans la sédimen-
faibles variations lithologiques d'un bout â l'autre de tation S.D.3b. La limite entre R.2.2 et R.2.3 n'est
l'écaille. donc pas toujours franche, et il semble logiCJ,Ue dans ce
cas de la placer au premier gros banc dolomitique.
Unité stratigraphique - 1. En effet, les lits stratifiés charbonneux qui suivent sont
de faible épaisseur par rapport aux bancs dolomitiques,
La base de cette entité, et donc du [Link]., est et possèdent parfois une dominante carbonatée que
constituée par une dolomie présentant des [Link] l'on ne trouve pas dans les S.D.3b. Il en résulte que la
algaires stromatolitiques (environ 5 m. d'épaisseur) et
(1) Nous appelons ici "charbonneuses" les roches sédimen-
ressemblant aux R.S.C. (R.2.1.3), mais possédant une taires riches en matières organiques, quelle que soit la
porosité beaucoup moindre, et seulement un peu sili- nature de celles-ci.
LA SUCÇESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M. N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 75

:::> l< UND. KAMBOVE-OUEST


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ê §.Xh1s/e dolomilique s/ralifù'
Wz EJ:gootomie sl ralifrée
~ <!( R2 MINES
c==]Dolomie massive
Vl 0
llilTilIIIIlRoche chlorileuse dolom1liq11e
"'"' R.A.T.
R.[Link]
~o:3;±JRoche dolomitique délrilique
KAKANDA-EST ~ Brèche sgnse'dz"mentaire
KDA 340 Pf.G'J Dolomie polychrome
/ I ~:, ·~'JRoche talqueuse ataches dolo.
/
/ 1-=---- IRoche talqueuse.
!.g]Roche talqueuse œillù
l I}
+ e Roches dolom1/tques slrali
~ fiées a éléments algaires

~~~Rupture

e Elément a/gaire tigré


<3 •5/romatohte
R.2.J .2.2
Petits nodules siliceux
dolomitiques
Roche charbonneuse
à degrés divers

x Magnésite

, '

L
R.2 .3 .2 .1

KAMATANDA
KMT. 6/6b

R.2.3.1.J

--
MIRUNGWE
MR. 3 [Link].2

A~<n

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~

FIGURE 2.- Lithostratigraphie.


76 J. CAILTEUX

teneur en dolomite de la roche dans son ensemble aug- disposés en bandes parallèles. Parfois on observe seule-
mente brutalement au passage S.D. vers C.M.N. Ce cri- ment des grains imbriqués de quartz et dolomite gros-
tère de séparation pour les différencier a déjà été utilisé sière (± 0,5 mm). On notera la présence de quartz
au gisement de l'Etoile (J.J. LEFEBVRE et J. CAILEUX calcédonieux à extinction ondulante (" Lenght-slow
- 1975). Cette coupure est en outre plus facilement chalcedony" - R.L. FOLK and J.S. PITTMAN, 1971).
repérable sur le terrain, et se justifie notamment par Ces formes tigrées ne peuvent pas être délimitées avec
le fait qu'il s'agit d'une lithostratigraphie. précîsion au microscope, et on estime que les propor-
tions de silice et de carbonate y sont assez voisines.
Au-dessus de la couche de base, on trouve une
dolomie stratifiée grise épaisse de 4 à 5 mètres, sem- Dans la seconde moitié de cette unité stratigra-
blable aux intercalaires peu charbonneux précédents. phique, on rencontre plusieurs passes blanches tal-
Il arrive cependant que la roche soit fort charbonneuse queuses (R.X.) bien stratifiées, de 1 à 5 mètres d'épais-
au début. Les lits dolomitiques sont fins, dentelés, seur, à éléments tigrés plus rares. Elles apparaissent
et séparés par des joints de carbone. On n'y observe aussi dololirnitiques, mais très peu quartzeuses (envi-
généralement pas de "nodules" siliceux, mais il est ron 1 °/o).
possible d'en rencontrer dans le premier mètre (photo-
graphie 2). Unité stratigraphique - 3.

Le sommet de cette unité stratigraphique com- Ensemble de couches surtout talqueuses (confir-
porte une dolomie massive algaire du même genré que mation RX), souvent mal stratifiées, dont l'épaisseur
celle à la base. Son épaisseur est comparable (6 mètres), moyenne fait 30-40 mètres. Les lits talqueux contien-
et elle possède quelques rares intercalaires dolomitiques nent plus ou moins de matières organiques, contournant
stratifiés, non charbonneux et sans nodules. des lits dolomitiques étirés et boudinés. L'ensemble
confère à la roche une structure laminée, oeillée (photo-
Unité stratigraphique - 2. graphies 5, 6, 7). Au sein de l'unité, plus généralement
dans sa partie centrale, mais aussi à la base, on peut
·Il s'agit d'une dolomie finement stratifiée ou trouver un ou plusieurs bancs massifs dolomitiques à
litée grise de 30 à 40 m d'épaisseur, parfois un peu stromatolites (0,50 à 4 m. d'épaisseur). Il arrive égale-
charbonneuse à la base. La roche est souvent de type ment de rencontrer en positions variables, un niveau
lamite (photographie 3). En dehors des 2 à 5 premiers à éléments tigrés semblables à ceux de l'unité stratigra-
mètres, elle possède des éléments ou des bandes à ti- phique précédente Gusque 4 m d'épaisseur). Locale-
grage clair et foncé de petite taille (1 à 5 cm) (photo- ment apparaissent des roches du type conglomérat
graphies 4A, B, C), qui sont vraisemblablement d'origine synsédimentaire, à débris dolomitiques grossièrement
stromatolitique. cristallisés pouvant provenir de la destruction des mas-
Au microscope, le carbonate apparaît fin à grenu, sifs stromatolitiques (cfr. photographie 20). Il n'est
et majoritaire (en moyenne 60 à 80 °/o). Il consiste pas rare d'observer des figures de slumping (photo-
en dolomite ; aucune trace de calcite n'a pu être mise iraf>hie 2).
en évidence. La fraction quartzeuse, moins importante De la magnésite peut se manifester dans les der-
(en moyenne 25 °/o), est essentiellement authigène niers mètres de l'horizon. On la trouve sous la forme
à inclusions dolomitiques. La tourmaline se présente de porphyroblastes hexagonaux (photographie 11 ),
en plages incolores néoformées à noyau vert-brun. c0ntenant quartz et talc.
Suite au léger métarmorphisme, muscovite (phengite -
R. OOSTERBOSCH, 1963) et chlorite incolore (de type Au microscope, on remarque une faible fraction
penninite - clinochlone) ont cristallisé de façon idio- quartzeuse authigène (en moyenne 5 °/o), possédant
morphe. La chlorite a été partiellement transformée des inclusions dolomitiques et talqueuses. La dolo-
en muscovite. On trouve encore un peu d'apatite mite est très largement accompagnée de paillettes de
authigène. La structure de la roche consiste en une talc en tout sens, excepté dans les bancs massifs stro-
alternance de lits dolomitiques, quartzo-dolomitiques matolitiques.
ou cherteux, sans qu'il apparaisse une stratification
bien nette. Certains lits contiennent du talc. On a pu observer des structures oolitiques (photo-
graphie 9), qui consistent en des boules talqueuses
Les structures tigrées consistent en chert, quartz plus finement cristallisées à la périphérie, et dont le
de grande taille (0,2 mm en moyenne) à inclusions centre est parfois un peu dolomitique. Ces "oolites"
dolomitiques, et dolomite. à inclusions quartzeuses, sont noyés dans une matrice talqueuse dolomitique.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABJFNNE 77

B. LE CM.N. SUPERIEUR OU R.2.3.l. 2) Apparition de niveaux franchement détritiques,


parfois conglomératiques, à ciment dolomitique locale-
Pour ces couches d'une épaisseur totale d'environ ment accompagné de talc (photographies 13, 14 et
90-100 m, on peut définir trois entités assez nettes. cfr. 18), et de teinte habituellement rougeâtre due aux
oxydes de fer. Leur épaisseur oscille de 2-3 cm. à
Unité stratigraphique - 1. 20-39 cm. La fraction détritique comporte des frag-
Elle consiste en une dolomie massive blanchâtre ments arrondis dont la taille varie de 0,1 m à > .2 mm,
ou rose-brun, parfois mal stratifiée, épaisse de 6 à 10 atteignant même 1 cm et plus, consistant en grains de
mètres en moyenne, non charbonneuse, fort peu quart- quartz ou en ensembles polycristallins. Ceux-ci sont
:zeuse et d'aspect recristallisé: Aucune structure algaire quartzitiques, cherteux ou quartzochloriteux, par-
,n'y a été relevée, et le talc est absent. On y trouve fois accompagnés de dolomite grossière, et pouvant
des carries et géodes. Cet horizon ressemble aux R.S.C. contenir de petites inclusions carbonatées. On distingue
(R.2.1.3). également des fragments roulés de dolomite bien grenue
(photographie 15). Du quartz diagénétique à inclusions
Unité stratigraphique - 2. dolomitiques est aussi présent dans ces roches, en
auréoles autour de grains détritiques ou en plages authi-
Elle est consituée en majorité par une dolomie gènes. La tourmaline néoformée peut être de grande
bien ou mal stratifiée, plus ou moins talqueuse, par- taille (0,5 mm), incluant carbonate et quartz authigène.
fois un peu charbonneuse, souvent algaire, compor-
tant notamment plusieurs bancs dolomitiques massifs 3) Présence de 2 ou 3 bancs talqueux dolomitiques
à stromatolites. On retrouve pratiquement tous les blanchâtres, tachetés d'éléments non talqueux de plu-
types éle roches qui constituent le C.M.N. inférieur, sieurs mm (photographie 16). Leur épaisseur est habi-
en une succession rapide, hétérogène et variable. De tuellement faible (0,2 - 0,4 m., rarement 1 ou 2m),
la chlorite incolore en longues paillettes idiomorphes et on les trouve aussi bien dans la partie inférieure que
peut s'observer sur la dolomite. centrale ou supérieure de ce R.2.3.2. Au microscope,
les éléments sont authigènes de recristallisation, compo-
Cette unité (60-70 cm) se caractérise en outre
sés surtout de dolomite grossière (grains à 0,4 mm de
par les particularités suivantes :
diamètre) accompagnée de quartz à inclusions carbo-
1) Existence d'un certain nombre de niveaux natées.
appelés communément "micro gréseux" dolomitiques·,
dont l'épaisseur oscille de 5 à 60 cm. jusqu'à 2 ou 3 m. A Kambove-Ouest, l'[Link].-2 débute presque
et d'autant plus importants qu'ils se trouvent à proxi- toujours par un petit niveau "microgréseux" carbonaté
mité du contact avec le groupe de la Dipeta (R.3). de 10-30 cm. Quelques fois ce dernier n'apparaît pas
Ces niveaux sont aisément reconnaissables macrosco- tout de suite, et la dolomie massive de base (un. strat.
piquement et très constants ; ils apparaissent brutale- -1) est alors surmontée par 2 ou 3 mètres d'une dolo-
ment (photographie 12) et leur présence constitue un mie stratifiée, parfois fort plissotée à figures de slum-
excellent critère de différenciation entre C.M.N. supé- ping, talqueuse, localement algaire, semblable à celle
rieur et inférieur. Dans le détail, ils sont stratifiés ou qui constitue les couches susjacentes.
massifs, et de teinte gris-verdâtre. Le microscope mon-
tre qu'il s'agit de roches à ciment dolomitique et léger
feutrage chloriteux ( chlorite incolore .de type penninite- Unité stratigraphique - 3.
clinochlore ). Les quantités respectives de carbonate
et chlorite sont inversément proportionnelles. En Les caractéristiques sédimentologiques de l'un.
moyenne dans la roche, on observe 40 °/o de carbonate strat.-2 se maintiennent dans la partie supérieure du
et 5 à 20 °/o de chlorite, les lits plus chloriteux Qusque R.2.3.2. n apparaît cependant sur 15-20 m, une zone
40-70 °/o de chlorite) étantpeudolomitiques(~ 10 °/o). particulière de dolomies polychromes (succession rapide
Une importante fraction quartzeuse est également pré- de lits blanchâtres, beiges, jaunes, rougeâtres), à strati-
sente (20 à 40 °/o), en grains anguleux ou arrondis fication fine et irrégulière (photographie 17). Elles
(~ 0,1 mm). De la silice diagénétique à inclusions consistent en une alternance de lits dolomitiques micro-
dolomitiques se manifeste en plages authigènes ou en grenus ou plus grossiers. Le quartz est peu fréquent
auréoles autour des quartz. On trouve encore de la (environ 1 °/ o) et authigène à inclusions carbonatées.
tourmaline authigène relativement fréquente, de l'apa- La dolomite est accompagnée de talc (± 20 °/o). Plu-
tite néoformée, ainsi que de nombreux petits grains sieurs passes de ces roches s'interstratifient aux niveaux
de leucoxène-rutile (1à5 °/o). algaires.
78 J. CAILTEUX

REMARQUE PARTICULIERE. normal avec le C.M.N. Les couches de base du R.3


y présentent le même aspect macroscopique, leur teinte
De la magnésite, en cristaux fins et allongés étant cependant plus violacée (" very dusky red - Hue
(photographie 10), a été observée exceptionnellement 10 R 2/2 ")(*). Elles ressemblent au R.3.1.1 de Kamoto
dans l'un. strat.-1 (en relation avec sa présence au décrit par A. FRANCOIS (1973). L'examen au micros-
sommet du C.M.N. inférieur), ou encore sur·quelques cope d'un échantillon situé à 1 mètre du contact avec le
mètres dans les dolomies qui lui succèdent (un. strat. C.M.N., révèle une nature identique à celle des passes
-2). chlorito-quartzeuses du R.3.1.1 de Kambove-Ouest.
Deux différences toutefois : l'absence de dolomite
C. LES COUCHES DE BASE DU GROUPE DE LA et l'existence d'une fraction feldspathique arrondie
DIPETA (R.3) (microcline, 5-10 °/o).
Certains sondages ont traversé sur une épaisseur
de 17 mètres, des roches massives et homogènes de
couleur grise possédant parfois des reflets mauves III.- RECONNAISSANCE DU C.M.N. AU
(" dark grey - N 3" à "medium dark grey - N 4 ")(*), CENTRE DU DISTRICT CUPRIFERE DU
et qui appartiennent presque certainement au groupe SHABA
de la Dipeta. Elles sont plus ou moins dolomitiques
et phylliteuses. Pour celles plus dolomitiques, le micros- A. ECAILLE CACHEE DE l(AMOYA (SOND. KYA.
cope montre une faible proportion de chlorite (~ 10 °/o), 10 - fig. 2).
tandis que la dolomite est parfois accompagnée de talc.
Le quartz authigène est présent, mais peu important Un sondage récent (KYA.10) implanté dans la
(< 5 °/o). La tourmaline incolore et l'apatite consti- partie ouest de la plage ROAN de Kambove, a traversé
tuent les autres minéraux néoformés. Certaines passes une écaille cachée comportant une importante épais-
sont surtout quartzo-chloriteuses, et rappellent forte- seur de C.M.N. Pour ce qui est des couches R.1 (R.A.T.),
ment l'aspect des R.A.T. (J. CAILTEUX - 1976). R.2.1 (R.A.T. grises, D. strat., R.S.F. et R.S.C.) et
Un feutrage chloriteux incolore (penninite - clino- R.2.2 (Schistes dolomitiques), il a montré une succes-
chlore, 30-40 °/o) contient le quartz (± 40 °/o) en sion en tous points_ semblables à celle de l'écaille de
graills arrondis et cataclasés, ou anguleux, générale- Kambove-Ouest, ce qui classe cette écaille dans le
ment auréolés de silice authigène. La granulométrie faciès "Menda" (A. FRANCOIS - 1974).
moyenne est de 0,02 à 0,1 mm. Un peu de dolomite En ce qui concerne le C.M.N. inférieur (R.2.3.1),
(10 - 20 °/o) est disséminée, notamment en inclusions on retrouve strictement les trois unités stratigraphiques
dans le quartz néoformé. Les plages authigènes de tour- qui ont été définies à Kambove-Ouest, avec les mêmes
maline Gusque 0,2 mm) sont brunâtres ou verdâtres, épaisseurs. Au sein de la première, les couches strati-
poecilitiques, et présentent quelques fois un noyau fiées comprennent parfois des stromatolites. Dans la
semblable. Des paillettes rectangulaires allongées de seconde, les éléments tigrés apparaissent dès le début,
muscovite (phengite métamorphique - R. OOSTER- tandis qu'au sommet on trouve en outre des stromato-
BOSCH, 1963) se disposent en tous sens. On trouve lites. Aucune passe blanche talqueuse n'a été remar-
aussi de la biotite. Par endroit, la dolomite se fait plus quée. La troisième ne contient pas de bancs massifs
dense, et l'association quartz-chlorite s'individualise de dolomie algaire, mais possède néanmoins des stro-
en amas au sein du carbonate. Des formes rectangu- matolites. Comme à Kambove-Ouest, on rencontre des
laires sont constituées de chlorite microgrenue, tandis oolites talqueuses.
que certains quartz font penser à des échardes gros-
. sières. Le C.M.N. supérieur (R.2.3.2) semble légèrement
plus épais à Kamoya. Il débute par une dolomie claire
En ce qui concerne les- minéraux du fer et du ti- stratifiée en gros bancs. Celle-ci est suivie par des dolo-
tane on trouve rutile et leucoxène-rutile. La pyrite mies stratifiées charbonneuses algaires, parfois oeillées
est ~résente aussi, en petits grains disséminés ; elle talqueuses (de type un. strat.-3 du R.2.3.1 de Kambove-
apparaît en quantités plus importantes lorsque la nature Ouest). On remarque également plusieurs passes tal-
de la rnche devient plus chloriteuse. · queuses à petits éléments dolomitiques. Dans la deuxiè-
Un peu à l'ouest de Kakanda, à Mukondo, on me moitié du C.M.N. supérieur, les couches ne sont plus
observe également le groupe de la Dipeta en contact charbonneuses, tandis qu'apparaissent quelques niveaux
"microgréseux" dolomitiques gris-vert, parfois rougeâ-
(*) ROCK COLOR CHART, distribué par "The Geological tres, ainsi que des horizons détritiques (photographie 18)
, Society ofAmeric•, Boulder, Colorado. teintés en rouge par les oxydes de fer. On retrouve
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 79

les dolomies polychromes, et au sommet un epais 0 des gisements à U - Ni - Co - Cu. La présence d'une
banc "microgréseux,, dolomitique. dolomie (B.O.M.Z) entre S.D.B. et S.D.2a ainsi que
la nature stromatolitique des R.S.C. placent ces couches
On peut observer le contact C.M.N. - Dipeta, en faciès Luishia. Des R.A.T. grises aux S.D., aucune
suite au rabottage de l'écaille. Néanmoins, compte minéralisation d'uranium ou de magnésite n'a été décelée.
tenu de la similitude avec Kambove-Ouest dans la
succession des couches, il est permis de penser que En ce qui concerne le C.M.N., les sondages l'ont
le R.3 est proche. traversé sur une épaisseur de 27 mètres seulement. On
se rend compte néanmoins que les caractéristiques
stratigraphiques des un. strat.-1 et 2 (R.2.3 inférieur)
B. ECAILLE DE KAKANDA-EST (SOND. KDA. se maintiennent ici encore. Au sein de l'un. strat.-2,
340 - fig. 2). deux niveaux de 30 à 40 cm. contiennent des baguettes
blanchâtres de magnésite. Le premier se trouve tout-à-
Le Roan de Kakanda-Est appartient lui aussi
fait à la base de l'unité. Le second s'intercale entre
au faciès "Menda", et se situe à environ 30 km au
une passe où apparaissent les éléments tigrés et celles
nord-ouest de Kambove. Les couches du R.2.3. telles
ou ceux-ci sont bien développés ; la présence de magné-
qu'elles ont été subdivisées, se reconnaissent aisément.
site semble exclure ces éléments. Aucune trace d'ura-
Les un. strat.-1 et 2 du C.M.N. inférieur gardent nium n'a pu être détectée.
leurs caractères propres, tandis que leur puissance est
nettement plus faible qu'à Kambove-Ouest ou Kamoya. D. ECAILLE DE KAMATANDA (SOND. KMT. 6
La seconde est assez charbonneuse, et ses· éléments ET 6 BIS - fig. 2).
tigrés sont moins fréquents. La troisième consiste en
une roche également fort charbonneuse, talqueuse, Cette écaille appartient au faciès "Luishia" (R.
à stratification assez fine, souvent irrégulière et parfois S.C. lenticulaires et stromatolitiques ; existence dans
plissotée, localement d'aspect oeillé. Elle peut contenir les S.D. d'un banc de dolomie, le B.O.M.Z.). Les son-
des stromatolites, ainsi que des éléments tigrés. Dans dages qui ont été forés en C.M.N. n'ont pas atteint
la partie supérieure de l'horizon, on rencontre un banc le R.3.
massif à stromatolites ainsi que des lits dolomitiques Le C.M.N. inférieur est aisément reconnaissable
étirés et boudinés. à partir de l'échelle stratigraphique de Kambove-Ouest.
Le C.M.N. supérieur débute par une dolomie Les couches ont les mêmes caractéristiques, quoique
massive possédant quelques rares stromatolites, entre- moins charbonneuses et d'une épaisseur différente.
coupée de petites passes charbonneuses et à stratifi- Au sein de l'un. strat.-3, apparaissent 2 niveaux car-
cation irrégulière. On observe ensuite une dolomie bonatés détritiques dont les débris sont roulés et cons-
plus ou moins stratifiée, contenant des bancs à stro- titués de dolomite grossière, provenant sans doute de
matolites et des lits détritiques épais de un à plusieurs la destruction de bancs massifs stromatolitiques (photo-
cm. Ces derniers sont constitués de débris talqueux graphies 20 A et B). Dans son ensemble, le R.2.3.l
carbonés assez grossiers, anguleux, provenant vrai- a une puissance de 3 7 m., contre 85-90 m. pour Kam-
semblablement de la destruction de couches plus ancien- bove-Ouest et Kamoya. Cet amincissement se produit
nes ; le ciment est dolomitique. Au sommet de cet dans les un. strat.-2 et -3, à l'inverse de celle de base
ensemble, s'intercale une roche comprenant de grandes qui se trouve légèrement gonflée.
plages irrégulières dolomitiques reprises dans une dolo- Le C.M.N. supérieur a été couvert sur une épais-
mite de type recristallisation (photographie 19-A). seur de 10 m. et semble lui aussi subir une forte réduc-
Localement ces plages ont été dissoutes, laissant des tion de puissance. Il débute par une dolomie massive
alvéoles à squelette siliceux (photographie 19-B). On algaire peu épaisse. On observe ensuite un petit niveau
peut penser qu'il s'agit d'une importante brèche détritique, une dolomie stratifiée, un banc "microgré-
synsédimentaire, peut-être d'effondrement suite à la seux" gris-vert, une dolomie plus ou moins stratifiée
dissolution d'une poche évaporitique sous-jacente. à stromatolites, une dolomie bien stratifiée de type
Enfin, un premier niveau "microgréseux ", d'aspect polychrome, et enfin une dolomie algaire massive. ·
rougeâtre, surmonte cette brèche.

C. ECAILLE DE MIRUNGWE (SOND. MR. 3 - fig. 2). IV.- CONCLUSIONS.

Cette écaille est située dans le polygone de Min- Il a été possible de subdiviser le C.M.N. de Kam-
digi, au sud-ouest de Kambove, et s'intègre dans l'axe bove-OUest en un certain nombre d'unités stratigra-
80 J. CAILTEUX

phiques, que l'on retrouve avec leurs caractéristiques qui trahissent l'environnement évaporitique auquel on
propres dans plusieurs gisements au centre de l'arc peut s'attendre (P. BARTHOLOME - 1972 ; A. E.
cuprifère shabien (Kamoya, Kakanda-Est, Mirungwe ANNELS - 1974 ; J. CAILTEUX - 1976), et les condi-
et Karnatanda). tions du milieu de dépôt s'approchent sans doute de
celles qui ont régi la formation des R.S.C. - S.D. de
On peut résumer comme suit cette stratigraphie.
base. Succèdent alors des roches du type larninites,
semblables aux R.S.F. (R.[Link]), et envahies par des
NOMENCLATURE LITHOLOGIE colonies vraisemblablement algaires stromatolitiques.
Roches semblables au R.2.3.2. 2
Les dépôts acquièrent dans la suite une fraction tal-
avec apparition de dolomies fine- queuse, que l'on observe jusqu'au sommet du C.M.N.
R.[Link]
ment stratifiées· polychromes un Le talc existe parfois en quantités très importantes,
peu talqueuses. selon les couches, et il faut vraisemblablement recher-
cher son origine dans les processus de la diagenèse.
Ensemble de dolomies stratifiées
plus ou moins talqueuses, mas- La partie supérieure du R.2 .3 montre un milieu moins
R.2.3.2 R.[Link]. sives stromatolitiques, oeillées réducteur que précédemment, devenant même locale-
C.M.N. talqueuses, contenant des lits ment oxydant (teintes jaunes à rougeâtres des dolomies
sup. "micro gréseux" dolomitiques et polychromes et de plusieurs niveaux détritiques). Elle
des lits détritiques parfois conglo-
se caractérise aussi par des apports provenant de la
mératiques à ciment çlolom.
dégradation de sédiments sous-jacents, ainsi que par des
Dolomie massive rose-brun ou apports terrigènes plus lointains.
R.[Link]
blanchâtre
R.2.3 La similitude que l'on observe dans la nature
C.M.N. Dolomie talqueuse oeillée à struc- des couches "microgréseuses" et de la base du groupe
R.[Link] tures oolitiques et bancs massifs de la Dipeta, avec l'horizon R.A.T. grises, suggère une
stromatolitiques origine semblable. Celle-ci pourrait être en partie
R.2.3.l Dolomie finement stratifiée
pyroclastique (J.J. LEFEBVRE et J. CAILTEUX -
R.[Link] 1975 ;J. CAILTEUX -1976).
C.M.N. à structures tigrées.
inf.
Dolomie massive algaire stroma- REMERCIEMENTS
R.[Link] tolitique à intercalaires strati-
,,
fiés quelques fois " noduleux Je remercie la direction de la Gécarnines d'avoir
permis la publication de cette note, ainsi que Mr. Ph.
CHEVAUER, Directeur du Département de Géologie.
Dans cette région, le C.M.N. consiste surtout en
un dépôt du type fiat algaire. Il est généralement assez Tous mes remerciements s'adressent également
charbonneux dans sa partie inférieure. La sédimenta- à M.P. BARTHOLOME pour en avoir bien voulu relire
tion détritique des S.D. (R.2.2) a cédé progressivement le manuscript, à MM. A. VANDIEST, A. FOSSET et
la place à des biostromes stromatolitiques. Ceux-ci M. GASPAR pour l'aide qu'ils m'ont apportée respec-
contiennent des passes intercalaires à petits "nodules" tivement à la réalisation des figures et des planches
photographiques.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 81

BIBLIOGRAPHIE

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82 J. CAILTEUX

PLANCHE I

Photographie 1 - KW. 1051, C.M.N. inf. U.S.1 et foncé, vraisemblablement d'ori-


(R.[Link]). gine stromatolitique.
Intercalaire dolomitique stratifié à Photographies 5, 6, 7 - C.M.N. inf. U.S.3 (R.2. 3.1.3),
joints charbonneux et "nodules,, KW. 1030 (5 ,7) et KW. 1100 bis -
siliceux (type S.D.B.). Dolomie 120 m (6).
massive stromatolitique au sommet Dolomie talqueuse oeillée. Lits
de l'échantillon. dolomitiques ( d) étirés et boudinés
Photographie 2 - KW.1052, . C.M.N. inf. U.S.l dans une matrice talqueuse plus ou
(R.[Link]), 43,50 m. moins charbonneuse.
Dolomie stratifiée à mince lits den-
Photographie 8 -- C.M.N. inf. U.S.3 (R.[Link]) ·
telés, à joints charbonneux et
Figures de slumping (la dolomite
"nodules,, siliceux-dolomitiques
apparaît en plus foncé).
(type S.D.B.).
Photographie 3 - C.M.N. inf. U.S.2 (R.[Link]). Photographie 9 - KW. 1056, C.M.N. inf., idem.
Roche de type laminite, fréquente Formes oolitiques talqueuses dans
dans cette unité stratigraphique. une matrice talqueuse. Présence
On remarquera quelques éléments plus ou moins forte des matières
ou bandes tigrées. organiques.
Photographie 4 - C.M.N. inf. U.S.2 (R.[Link]) ; A, Photographie 10 - K.W. 1021 bis, C.M.N. Sup. U.S.1
KW.209.506 m (Ech. 29) ; B, (R.[Link]), à 9 m.
KW.1073 (Ech. 3) ; C, KW.1073 Photographie 11 - KW. 1112, C.M.N. inf. U.S.3
(Ech. 2). (R.[Link]), 143,30 à 145,30 m.
Dolomie stratifiée contenant des Cristaux noirs de magnésite, parfois
éléments ou bandes à litage clair très allongés.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M:N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 83
84 J. CAILTEUX

PLANCHE II

Photographie 12 - KW.1008, C.M.N. Sup., U.S.2 Photographie 16 - KW. 1005, C.M.N. Sup., U.S.2
(R.[Link]). (R.[Link]), 7 m.
Niveau "microgréseux" dolomiti- Banc talqueux dolomitique blan-
que gris verdâtre (A), au sein de châtre, tacheté d'éléments dolomi-
couches dolomitiques (B). tiques authigènes de recristallisation.
Photographie 13 - KW.1005 - C.M.N. Sup. U.S.2 Photographie 17 - KW.1008, C.M.N. Sup. U.S.3
(R.[Link]), 53 m. (R.[Link]), 94,50 m.
Dolomie polychrome. Succession
Petit niveau détritique rouge locale- de lits dolomitiques talqueux blan-
ment, à éléments le plus souvent châtres, beiges, jaunes et rougeâtres.
dolomitiques (les grains détritiques Photographie 18 - KYA-10, C.M.N. Sup. U.S.2
de dolomite apparaissent en noir), (R.[Link].), 154,1 m.
se déposant sur une surface d'éro- Niveau rougeâtre à éléments détri-
sion. tiques surtout dolomitiques.
Photographie 14 - KW.1007, C.M.N. Sup. U.S.2 Photographie 19 - KDA.340, C.M.N. Sup. U.S.2
(R.[Link]), 130,40 m. (R.[Link]).
Niveau détritique rouge à rosé, A. Plages irrégulières de dolomite
possédant de gros éléments dolo- reprises dans une dolomite de
cristallisation.
mitiques (foncés).
Photographie 20 - KMT. 6bis, C.M.N. inf. U.S.3
Photographie 15 - KW. 1008, C.M.N. Sup., 38 m (R.2.3 .1.3).
(Ech. 4). A et B, Niveaux détritiques dont les
Eléments détritiques de quartz et débris roulés proviennent vraisem-
dolomite. Le ciment est dolomi- blablement de la destruction de
tique. Lum. pol. bancs dolomitiques à stomatolites.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA sous~PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 85

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