La Succession Stratigraphique Du C.M.N. (Ou R.2.3.) Au Centre de La Sous-Province Cuprifere Shabienne Par J. Cailteux
La Succession Stratigraphique Du C.M.N. (Ou R.2.3.) Au Centre de La Sous-Province Cuprifere Shabienne Par J. Cailteux
1978
par
J. CAILTEUX (**)
RESUME.- Dans la zone centrale de l'arc cuprifère shabien, les couches qui constituent le sommet du groupe
des Mines, le C.M.N. ou R.2.3, peuvent être subdivisées en trois unités lithostratigraphiques inférieures et trois supé-
rieures. Il s'agit surtout d'un dêpôt du type fiat algaire, généralement assez charbonneux dans sa partie inférieure.
La sédimentation détritique des S.D. (ou R.2.2) a cèdé progressivement la place à des biostromes stromatolitiques et
des laminites. Le talc apparaît en quantité appréciable dans plusieurs niveaux importants ; on peut raisonnablement
lui attribuer une origine diagénétique.
Dans la partie supérieure du C.M.N., certaines couches se caractérisent par des apports provenant de la dégra-
dation. des sédiments sous-jacents, ainsi que par des apports terrigènes plus lointains. D'autres, ainsi que la base du
groupe de la Dipeta, ont une nature semblable à celle des R.A.T. grises (ou R.2.1.1).
ARSTRACT .- In the central zone of the Shabian copper arc the beds forming the top of the Groupe des Mines,
the C.M.N. or R.2.3, can be subdivided into 3 lower and 3 upper lithostratigraphic units. The deposits are principally
of algal-flat type, rather coaly in the lower part. The detrital sedimentat:ion of the S.D. (or R.2.2) gradually gave
way to stromatolitic biostromes and laminites. Talc is important at certain levels : it can reasonably be considered
to be diagenetic.
In the upper part of the C.M.N., certain beds are characterised by materials derived from degradation of the
underlying sediments as well as by terrigenous materials from more distant sources. Others, as at the base of the Dipeta
Group, are similar in type to the grey R.A.'f. (or R.2.1.1).
C./of.N.
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~ R.5. C. (R. 2.'1.3)
la succession fournie par des sondages récents forés ceuse. On y trouve quelques intercalaires stratifiés
dans des gisements voisins (écaille cachée du sondage de 5 â 20 cm, â minces lits dentelés clairs et plus foncés
Kamoya 10, sond. 340 de Kakanda-Est, sond. 4 et 6 généralement charbonneux (1), possédant de petits
de Kamatanda, sond. 3 de Mirungwe). nodules siliceux comparables â ceux des S.D.B. ou
R.[Link] (photographie 1). Parfois elle contient en
son milieu une passe· plus importante de même lithologie,
II.- LITHOSTRATIGRAPHIE ET pouvant atteindre 80 cm.
PETROGRAPIDE (Fig. 2)
Du point de vue pétrographique, les premiers
Le C.M.N. de Kambove-Ouest est surtout dolo- intercalaires sont le plus souvent détritiques avec loca-
mitique ; il présente des structures algaires. Ses couches lement quelques traces dolomitiques, semblables en
inférieures sont généralement plus ou moins riches en tous points aux S.D.3b (J. CAILTEUX - 1976). Pour
matières organiques. Il n'est cependant pas possible les autres, la fraction carbonatée est importante ; il
d'utiliser cette caractéristique pour le subdiviser, car s'agit alors d'une dolomie stratifiée, un peu ou pas
â ce point de vue il y a trop d'irré°gularités d'un en- charbonneuse, dont la fraction détritique est très faible.
droit â l'autre. Du quartz authigène contient des inclusions de dolo-
mite., de tourmaline incolore néoformée, et auréole
A. LE C.M.N. INFERIEUR OU R.2.3.1. le quartz détritique.
On peut distinguer au sein du R.2.3.1, trois unités Le contact S.D.3b - C.M.N. est d'habitude indiqué
stratigraphiques assez régulières avec leurs caractéristi- par l'apparition brutale de la dolomie de base. Il arrive
. ques propres et généralement bien reconnaissables. cependant que le passage de l'un à l'autre soit progressif,
A l'intérieur de chacune d'elles, on n'observe que de de petits niveaux algaires apparaissant dans la sédimen-
faibles variations lithologiques d'un bout â l'autre de tation S.D.3b. La limite entre R.2.2 et R.2.3 n'est
l'écaille. donc pas toujours franche, et il semble logiCJ,Ue dans ce
cas de la placer au premier gros banc dolomitique.
Unité stratigraphique - 1. En effet, les lits stratifiés charbonneux qui suivent sont
de faible épaisseur par rapport aux bancs dolomitiques,
La base de cette entité, et donc du [Link]., est et possèdent parfois une dominante carbonatée que
constituée par une dolomie présentant des [Link] l'on ne trouve pas dans les S.D.3b. Il en résulte que la
algaires stromatolitiques (environ 5 m. d'épaisseur) et
(1) Nous appelons ici "charbonneuses" les roches sédimen-
ressemblant aux R.S.C. (R.2.1.3), mais possédant une taires riches en matières organiques, quelle que soit la
porosité beaucoup moindre, et seulement un peu sili- nature de celles-ci.
LA SUCÇESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M. N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 75
~~~Rupture
x Magnésite
, '
L
R.2 .3 .2 .1
KAMATANDA
KMT. 6/6b
R.2.3.1.J
--
MIRUNGWE
MR. 3 [Link].2
A~<n
X•
© @
© ©
@
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~
teneur en dolomite de la roche dans son ensemble aug- disposés en bandes parallèles. Parfois on observe seule-
mente brutalement au passage S.D. vers C.M.N. Ce cri- ment des grains imbriqués de quartz et dolomite gros-
tère de séparation pour les différencier a déjà été utilisé sière (± 0,5 mm). On notera la présence de quartz
au gisement de l'Etoile (J.J. LEFEBVRE et J. CAILEUX calcédonieux à extinction ondulante (" Lenght-slow
- 1975). Cette coupure est en outre plus facilement chalcedony" - R.L. FOLK and J.S. PITTMAN, 1971).
repérable sur le terrain, et se justifie notamment par Ces formes tigrées ne peuvent pas être délimitées avec
le fait qu'il s'agit d'une lithostratigraphie. précîsion au microscope, et on estime que les propor-
tions de silice et de carbonate y sont assez voisines.
Au-dessus de la couche de base, on trouve une
dolomie stratifiée grise épaisse de 4 à 5 mètres, sem- Dans la seconde moitié de cette unité stratigra-
blable aux intercalaires peu charbonneux précédents. phique, on rencontre plusieurs passes blanches tal-
Il arrive cependant que la roche soit fort charbonneuse queuses (R.X.) bien stratifiées, de 1 à 5 mètres d'épais-
au début. Les lits dolomitiques sont fins, dentelés, seur, à éléments tigrés plus rares. Elles apparaissent
et séparés par des joints de carbone. On n'y observe aussi dololirnitiques, mais très peu quartzeuses (envi-
généralement pas de "nodules" siliceux, mais il est ron 1 °/o).
possible d'en rencontrer dans le premier mètre (photo-
graphie 2). Unité stratigraphique - 3.
Le sommet de cette unité stratigraphique com- Ensemble de couches surtout talqueuses (confir-
porte une dolomie massive algaire du même genré que mation RX), souvent mal stratifiées, dont l'épaisseur
celle à la base. Son épaisseur est comparable (6 mètres), moyenne fait 30-40 mètres. Les lits talqueux contien-
et elle possède quelques rares intercalaires dolomitiques nent plus ou moins de matières organiques, contournant
stratifiés, non charbonneux et sans nodules. des lits dolomitiques étirés et boudinés. L'ensemble
confère à la roche une structure laminée, oeillée (photo-
Unité stratigraphique - 2. graphies 5, 6, 7). Au sein de l'unité, plus généralement
dans sa partie centrale, mais aussi à la base, on peut
·Il s'agit d'une dolomie finement stratifiée ou trouver un ou plusieurs bancs massifs dolomitiques à
litée grise de 30 à 40 m d'épaisseur, parfois un peu stromatolites (0,50 à 4 m. d'épaisseur). Il arrive égale-
charbonneuse à la base. La roche est souvent de type ment de rencontrer en positions variables, un niveau
lamite (photographie 3). En dehors des 2 à 5 premiers à éléments tigrés semblables à ceux de l'unité stratigra-
mètres, elle possède des éléments ou des bandes à ti- phique précédente Gusque 4 m d'épaisseur). Locale-
grage clair et foncé de petite taille (1 à 5 cm) (photo- ment apparaissent des roches du type conglomérat
graphies 4A, B, C), qui sont vraisemblablement d'origine synsédimentaire, à débris dolomitiques grossièrement
stromatolitique. cristallisés pouvant provenir de la destruction des mas-
Au microscope, le carbonate apparaît fin à grenu, sifs stromatolitiques (cfr. photographie 20). Il n'est
et majoritaire (en moyenne 60 à 80 °/o). Il consiste pas rare d'observer des figures de slumping (photo-
en dolomite ; aucune trace de calcite n'a pu être mise iraf>hie 2).
en évidence. La fraction quartzeuse, moins importante De la magnésite peut se manifester dans les der-
(en moyenne 25 °/o), est essentiellement authigène niers mètres de l'horizon. On la trouve sous la forme
à inclusions dolomitiques. La tourmaline se présente de porphyroblastes hexagonaux (photographie 11 ),
en plages incolores néoformées à noyau vert-brun. c0ntenant quartz et talc.
Suite au léger métarmorphisme, muscovite (phengite -
R. OOSTERBOSCH, 1963) et chlorite incolore (de type Au microscope, on remarque une faible fraction
penninite - clinochlone) ont cristallisé de façon idio- quartzeuse authigène (en moyenne 5 °/o), possédant
morphe. La chlorite a été partiellement transformée des inclusions dolomitiques et talqueuses. La dolo-
en muscovite. On trouve encore un peu d'apatite mite est très largement accompagnée de paillettes de
authigène. La structure de la roche consiste en une talc en tout sens, excepté dans les bancs massifs stro-
alternance de lits dolomitiques, quartzo-dolomitiques matolitiques.
ou cherteux, sans qu'il apparaisse une stratification
bien nette. Certains lits contiennent du talc. On a pu observer des structures oolitiques (photo-
graphie 9), qui consistent en des boules talqueuses
Les structures tigrées consistent en chert, quartz plus finement cristallisées à la périphérie, et dont le
de grande taille (0,2 mm en moyenne) à inclusions centre est parfois un peu dolomitique. Ces "oolites"
dolomitiques, et dolomite. à inclusions quartzeuses, sont noyés dans une matrice talqueuse dolomitique.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABJFNNE 77
les dolomies polychromes, et au sommet un epais 0 des gisements à U - Ni - Co - Cu. La présence d'une
banc "microgréseux,, dolomitique. dolomie (B.O.M.Z) entre S.D.B. et S.D.2a ainsi que
la nature stromatolitique des R.S.C. placent ces couches
On peut observer le contact C.M.N. - Dipeta, en faciès Luishia. Des R.A.T. grises aux S.D., aucune
suite au rabottage de l'écaille. Néanmoins, compte minéralisation d'uranium ou de magnésite n'a été décelée.
tenu de la similitude avec Kambove-Ouest dans la
succession des couches, il est permis de penser que En ce qui concerne le C.M.N., les sondages l'ont
le R.3 est proche. traversé sur une épaisseur de 27 mètres seulement. On
se rend compte néanmoins que les caractéristiques
stratigraphiques des un. strat.-1 et 2 (R.2.3 inférieur)
B. ECAILLE DE KAKANDA-EST (SOND. KDA. se maintiennent ici encore. Au sein de l'un. strat.-2,
340 - fig. 2). deux niveaux de 30 à 40 cm. contiennent des baguettes
blanchâtres de magnésite. Le premier se trouve tout-à-
Le Roan de Kakanda-Est appartient lui aussi
fait à la base de l'unité. Le second s'intercale entre
au faciès "Menda", et se situe à environ 30 km au
une passe où apparaissent les éléments tigrés et celles
nord-ouest de Kambove. Les couches du R.2.3. telles
ou ceux-ci sont bien développés ; la présence de magné-
qu'elles ont été subdivisées, se reconnaissent aisément.
site semble exclure ces éléments. Aucune trace d'ura-
Les un. strat.-1 et 2 du C.M.N. inférieur gardent nium n'a pu être détectée.
leurs caractères propres, tandis que leur puissance est
nettement plus faible qu'à Kambove-Ouest ou Kamoya. D. ECAILLE DE KAMATANDA (SOND. KMT. 6
La seconde est assez charbonneuse, et ses· éléments ET 6 BIS - fig. 2).
tigrés sont moins fréquents. La troisième consiste en
une roche également fort charbonneuse, talqueuse, Cette écaille appartient au faciès "Luishia" (R.
à stratification assez fine, souvent irrégulière et parfois S.C. lenticulaires et stromatolitiques ; existence dans
plissotée, localement d'aspect oeillé. Elle peut contenir les S.D. d'un banc de dolomie, le B.O.M.Z.). Les son-
des stromatolites, ainsi que des éléments tigrés. Dans dages qui ont été forés en C.M.N. n'ont pas atteint
la partie supérieure de l'horizon, on rencontre un banc le R.3.
massif à stromatolites ainsi que des lits dolomitiques Le C.M.N. inférieur est aisément reconnaissable
étirés et boudinés. à partir de l'échelle stratigraphique de Kambove-Ouest.
Le C.M.N. supérieur débute par une dolomie Les couches ont les mêmes caractéristiques, quoique
massive possédant quelques rares stromatolites, entre- moins charbonneuses et d'une épaisseur différente.
coupée de petites passes charbonneuses et à stratifi- Au sein de l'un. strat.-3, apparaissent 2 niveaux car-
cation irrégulière. On observe ensuite une dolomie bonatés détritiques dont les débris sont roulés et cons-
plus ou moins stratifiée, contenant des bancs à stro- titués de dolomite grossière, provenant sans doute de
matolites et des lits détritiques épais de un à plusieurs la destruction de bancs massifs stromatolitiques (photo-
cm. Ces derniers sont constitués de débris talqueux graphies 20 A et B). Dans son ensemble, le R.2.3.l
carbonés assez grossiers, anguleux, provenant vrai- a une puissance de 3 7 m., contre 85-90 m. pour Kam-
semblablement de la destruction de couches plus ancien- bove-Ouest et Kamoya. Cet amincissement se produit
nes ; le ciment est dolomitique. Au sommet de cet dans les un. strat.-2 et -3, à l'inverse de celle de base
ensemble, s'intercale une roche comprenant de grandes qui se trouve légèrement gonflée.
plages irrégulières dolomitiques reprises dans une dolo- Le C.M.N. supérieur a été couvert sur une épais-
mite de type recristallisation (photographie 19-A). seur de 10 m. et semble lui aussi subir une forte réduc-
Localement ces plages ont été dissoutes, laissant des tion de puissance. Il débute par une dolomie massive
alvéoles à squelette siliceux (photographie 19-B). On algaire peu épaisse. On observe ensuite un petit niveau
peut penser qu'il s'agit d'une importante brèche détritique, une dolomie stratifiée, un banc "microgré-
synsédimentaire, peut-être d'effondrement suite à la seux" gris-vert, une dolomie plus ou moins stratifiée
dissolution d'une poche évaporitique sous-jacente. à stromatolites, une dolomie bien stratifiée de type
Enfin, un premier niveau "microgréseux ", d'aspect polychrome, et enfin une dolomie algaire massive. ·
rougeâtre, surmonte cette brèche.
Cette écaille est située dans le polygone de Min- Il a été possible de subdiviser le C.M.N. de Kam-
digi, au sud-ouest de Kambove, et s'intègre dans l'axe bove-OUest en un certain nombre d'unités stratigra-
80 J. CAILTEUX
phiques, que l'on retrouve avec leurs caractéristiques qui trahissent l'environnement évaporitique auquel on
propres dans plusieurs gisements au centre de l'arc peut s'attendre (P. BARTHOLOME - 1972 ; A. E.
cuprifère shabien (Kamoya, Kakanda-Est, Mirungwe ANNELS - 1974 ; J. CAILTEUX - 1976), et les condi-
et Karnatanda). tions du milieu de dépôt s'approchent sans doute de
celles qui ont régi la formation des R.S.C. - S.D. de
On peut résumer comme suit cette stratigraphie.
base. Succèdent alors des roches du type larninites,
semblables aux R.S.F. (R.[Link]), et envahies par des
NOMENCLATURE LITHOLOGIE colonies vraisemblablement algaires stromatolitiques.
Roches semblables au R.2.3.2. 2
Les dépôts acquièrent dans la suite une fraction tal-
avec apparition de dolomies fine- queuse, que l'on observe jusqu'au sommet du C.M.N.
R.[Link]
ment stratifiées· polychromes un Le talc existe parfois en quantités très importantes,
peu talqueuses. selon les couches, et il faut vraisemblablement recher-
cher son origine dans les processus de la diagenèse.
Ensemble de dolomies stratifiées
plus ou moins talqueuses, mas- La partie supérieure du R.2 .3 montre un milieu moins
R.2.3.2 R.[Link]. sives stromatolitiques, oeillées réducteur que précédemment, devenant même locale-
C.M.N. talqueuses, contenant des lits ment oxydant (teintes jaunes à rougeâtres des dolomies
sup. "micro gréseux" dolomitiques et polychromes et de plusieurs niveaux détritiques). Elle
des lits détritiques parfois conglo-
se caractérise aussi par des apports provenant de la
mératiques à ciment çlolom.
dégradation de sédiments sous-jacents, ainsi que par des
Dolomie massive rose-brun ou apports terrigènes plus lointains.
R.[Link]
blanchâtre
R.2.3 La similitude que l'on observe dans la nature
C.M.N. Dolomie talqueuse oeillée à struc- des couches "microgréseuses" et de la base du groupe
R.[Link] tures oolitiques et bancs massifs de la Dipeta, avec l'horizon R.A.T. grises, suggère une
stromatolitiques origine semblable. Celle-ci pourrait être en partie
R.2.3.l Dolomie finement stratifiée
pyroclastique (J.J. LEFEBVRE et J. CAILTEUX -
R.[Link] 1975 ;J. CAILTEUX -1976).
C.M.N. à structures tigrées.
inf.
Dolomie massive algaire stroma- REMERCIEMENTS
R.[Link] tolitique à intercalaires strati-
,,
fiés quelques fois " noduleux Je remercie la direction de la Gécarnines d'avoir
permis la publication de cette note, ainsi que Mr. Ph.
CHEVAUER, Directeur du Département de Géologie.
Dans cette région, le C.M.N. consiste surtout en
un dépôt du type fiat algaire. Il est généralement assez Tous mes remerciements s'adressent également
charbonneux dans sa partie inférieure. La sédimenta- à M.P. BARTHOLOME pour en avoir bien voulu relire
tion détritique des S.D. (R.2.2) a cédé progressivement le manuscript, à MM. A. VANDIEST, A. FOSSET et
la place à des biostromes stromatolitiques. Ceux-ci M. GASPAR pour l'aide qu'ils m'ont apportée respec-
contiennent des passes intercalaires à petits "nodules" tivement à la réalisation des figures et des planches
photographiques.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA SOUS-PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 81
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Likasi, Shaba, Zaii:e. Serv. Géol. Afr., Paris, pp. 71-136.
82 J. CAILTEUX
PLANCHE I
PLANCHE II
Photographie 12 - KW.1008, C.M.N. Sup., U.S.2 Photographie 16 - KW. 1005, C.M.N. Sup., U.S.2
(R.[Link]). (R.[Link]), 7 m.
Niveau "microgréseux" dolomiti- Banc talqueux dolomitique blan-
que gris verdâtre (A), au sein de châtre, tacheté d'éléments dolomi-
couches dolomitiques (B). tiques authigènes de recristallisation.
Photographie 13 - KW.1005 - C.M.N. Sup. U.S.2 Photographie 17 - KW.1008, C.M.N. Sup. U.S.3
(R.[Link]), 53 m. (R.[Link]), 94,50 m.
Dolomie polychrome. Succession
Petit niveau détritique rouge locale- de lits dolomitiques talqueux blan-
ment, à éléments le plus souvent châtres, beiges, jaunes et rougeâtres.
dolomitiques (les grains détritiques Photographie 18 - KYA-10, C.M.N. Sup. U.S.2
de dolomite apparaissent en noir), (R.[Link].), 154,1 m.
se déposant sur une surface d'éro- Niveau rougeâtre à éléments détri-
sion. tiques surtout dolomitiques.
Photographie 14 - KW.1007, C.M.N. Sup. U.S.2 Photographie 19 - KDA.340, C.M.N. Sup. U.S.2
(R.[Link]), 130,40 m. (R.[Link]).
Niveau détritique rouge à rosé, A. Plages irrégulières de dolomite
possédant de gros éléments dolo- reprises dans une dolomite de
cristallisation.
mitiques (foncés).
Photographie 20 - KMT. 6bis, C.M.N. inf. U.S.3
Photographie 15 - KW. 1008, C.M.N. Sup., 38 m (R.2.3 .1.3).
(Ech. 4). A et B, Niveaux détritiques dont les
Eléments détritiques de quartz et débris roulés proviennent vraisem-
dolomite. Le ciment est dolomi- blablement de la destruction de
tique. Lum. pol. bancs dolomitiques à stomatolites.
LA SUCCESSION STRATIGRAPHIQUE DU C.M.N. AU CENTRE DE LA sous~PROVINCE CUPRIFERE SHABIENNE 85
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J