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CORRIGÉ ET BARÈME
Partie 1 - COMPRÉHENSION DE L’ORAL - 25 points
Exercice 1 5 points
Une pincée de sable dans les déchets (1 min 40 s)
C'est reparti ! Vendredi, samedi et dimanche prochain, les surfeurs lancent pour la neuvième année « Initiative Océane ». Une
opération destinée à collecter les déchets accumulés sur les plages.
L'an passé, 5 500 personnes avaient passé au crible une centaine de sites dans 11 pays d’Europe, d'Afrique et dans les Dom Tom.
Elles ont ramassé 430 mètres cubes de déchets, de quoi remplir 200 bennes à ordures. L'opération ne se borne pas au nettoyage.
Elle est aussi l'occasion de sensibiliser les bénévoles et les curieux à la protection des océans ou encore au tri sélectif des ordures
ménagères.
Ramasser les déchets n'est pas une tâche si facile. Il faut veiller à ce que les plus jeunes ne touchent pas aux déchets dangereux. Il
faut laisser sur place les bois morts échoués sur les dunes : ils contribuent à fixer le sable et à lutter contre l'érosion éolienne. Il faut
éviter évidemment de piétiner les zones sensibles.
Une étude d'Ifremer a montré que les déchets s'accumulaient essentiellement à l'embouchure des fleuves, à proximité des grandes
agglomérations ou le long des routes des navires de commerce et de pêche. Avant de s'échouer sur les plages, les déchets flottent
au gré des vagues : on estime à 5 millions et demi le nombre de déchets flottant dans le golfe du Lion. Certains finissent par boire la
tasse : 150 millions de déchets sur les fonds de la mer du Nord ou encore 300 millions en Méditerranée. Les emballages plastiques
constituent l'échantillon le plus représentatif : 60 à 95 % des déchets selon les sites.
Nous sommes donc tous coupables disent les surfeurs. Rendez-vous le week-end prochain pour ramasser et pour faire passer ce
message : ne jetez rien à la mer, elle vous le rendra !
La liste des sites de nettoyage est disponible sur francedirecteinfo.com
Nathalie Fontrel Planète Mer France- Infos, le 14 Mars 2004
1. « Initiative Océane » est une opération qui vise à :
nettoyer les plages.
promouvoir le surf.
lutter contre l’érosion des dunes.
2. Le nombre de personnes qui ont participé à l’opération était de :
5 050.
550 000.
5 500.
3. L’an dernier cette opération s’est déroulée dans 11 pays :
d’Europe, d’Amérique et dans les Dom Tom.
d’Europe, d’Afrique et dans les Dom Tom.
d’Amérique, d’Afrique et dans les Dom Tom.
4. L’opération est l’occasion de sensibiliser les bénévoles :
aux dangers de la mer.
au recyclage des ordures.
aux espèces en voie de disparition.
5. On trouve le nombre le plus important de déchets dans :
le golfe du Lion.
la Mer du Nord.
la Méditerranée.
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Exercice 2 20 points
[Marion Urban :]- Il y a entre 6000 et 7000 langues parlées dans le monde, moitié moins que celles que les linguistes ont recensées
dans les siècles passés. Internet, nécessité de l’écrit oblige, n’en a absorbé que pour l’instant que 1400. À l’Organisation des
Nations Unies, une institution qui regroupe 189 états, on n’en a retenu que six. Six, ce n’est pas beaucoup quand on veut se parler,
quand on veut diffuser de l’information sur des sujets aussi importants que la guerre, l’école, le sida, les droits de l’homme, enfin
toutes ces choses qui font l’actualité et le quotidien de 6 milliards de personnes, dont nous sommes. Mais le paysage linguistique de
l’ONU et de ses agences n’apparaît pas si formel, si compact, si homogène quand on s’en approche, et c’est ce qu’a fait
Francophonie en se rendant à l’un des sièges de l’organisation à Genève, en Suisse.
L’ONU s’est donc choisi 6 langues officielles : le français, l’anglais, l’espagnol, le russe, le chinois et l’arabe - un choix dicté par ses
membres fondateurs et l’évolution des adhésions. L’ONU doit donc fournir des services d’interprétation et de traduction dans ces six
langues. Par ailleurs le français et l’anglais ont un double statut, puisque ces deux langues sont aussi des langues de travail et donc
privilégiées dans l’administration. Ce n’est pas simple, et c’est encore moins simple quand il s’agit d’autres agences des Nations
Unies, comme l’explique Louis-Dominique Ouedraogo, Inspecteur des Nations Unies, auteur d’un rapport d’enquête sur le
multilinguisme :
- Ça varie d’une organisation à l’autre, et à l’intérieur de la même organisation, ça peut varier également. L’Assemblée générale et le
Conseil de sécurité ont ces six langues à la fois comme langues officielles et langues de travail, mais si on prend un autre organe
principal, qui est le Conseil économique et social, les langues officielles sont les mêmes six langues, mais les langues de travail sont
anglais, français et espagnol. Si on prend une organisation comme l’Union postale universelle, qui est la seule organisation de la
famille des Nations Unies où le français est la seule langue officielle, et cela depuis la création de l’Union postale en 1876.
- Pourquoi on n’a pas appliqué d’emblée ces six langues officielles et on ne les pas institutionnalisées comme étant des langues de
travail ?
- Ben, je crois qu’il y a deux choses qui ont joué, d’abord, historiquement, il faut bien se rendre compte que au moment où l’ONU a
été créée par la charte de San Francisco, la technologie de l’époque en matière d’interprétation n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.
On en était encore à l’interprétation consécutive au lieu de l’interprétation simultanée.
- Consécutive, cela voulait dire qu’en fait la personne parlait dans sa langue maternelle, et puis était traduite après…
- …et l’interprète interprétait au fur et à mesure, alors quand vous le faites déjà entre deux langues, ça prend le temps qu’il faut, s’il
faut le faire en six langues, vous imaginez un peu ce que ça représente comme difficulté. Je crois qu’il y a eu d’abord cette première
problématique. La deuxième problématique est évidente, c’est que ça a un coût : plus de langues il y a, plus de ressources il faut
pour assurer et l’interprétation et la traduction.
RFI Magazine, 2002, Semaine 35
1. Combien y a-t-il de langues parlées dans le monde aujourd’hui ? 1 point
Entre 6000 et 7000.
2. Depuis un siècle, ce nombre : 1 point
a diminué.
a augmenté.
est resté stable.
3. Complétez le tableau. 2 points
Organisation des Nations Unies
Nombre d’états représentés : 189
Nombre de langues officielles : 6
Deux réponses parmi : guerre, éducation, sida, droits
Sujets abordés (citez en deux)
de l’homme
4. Quelles sont les langues officielles des Nations Unies ? 2 points
Le français, l’anglais, l’espagnol, le russe, le chinois et l’arabe.
5. Quels organes de l’ONU utilisent ces 6 langues comme langues officielles et langues de travail ? 1 point
L’Assemblée générale et le Conseil de sécurité.
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6. Parmi ces langues, quelle est la place particulière du français et de l’anglais ? 1,5 point
Elles sont non seulement langues officielles, mais aussi langues de travail.
7. a) Quelle est la fonction de Louis-Dominique Ouedarogo aux Nations Unies ? 1 point
Inspecteur.
b) Sur quel sujet a-t-il particulièrement travaillé ? 1 point
Le multilinguisme.
8. Selon lui, l’utilisation des langues dans les différentes agences de l’ONU est : 1,5 point
cohérente.
peu cohérente.
on ne sait pas.
9. Quelle organisation des Nations Unies a une seule langue officielle ? 1,5 point
Nom de l’organisation : l’Union postale universelle
La langue officielle est : le français depuis : 1876
10. Quelle situation provoque l’étonnement de la présentatrice ? 1,5 point
Le fait que les six langues officielles ne soient pas également toutes des langues de travail.
11. Selon Louis-Dominique Ouédragogo, la première raison qui explique cette situation est d’ordre : 1 point
politique
économique
historique et technique
12. a) Qu’appelle-t-on « interprétation consécutive » ? 1,5 point
La personne qui parle s’exprime dans sa langue et l’interprète traduit ensuite.
b) À quelle autre technique d’interprétation l’oppose-t-on ici ? 1 point
L’interprétation simultanée.
13. Une deuxième raison a conduit à limiter le nombre des langues de travail ? Laquelle ? 1,5 point
Le coût de la traduction et de l’interprétation dans un grand nombre de langues serait trop
élevé.
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Partie 2 - COMPRÉHENSION DES ÉCRITS - 25 points
Exercice 1 14 points
1. Cochez VRAI ou FAUX et justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 3 points
VRAI FAUX
1. Les retraités sont sur-représentés dans l’électorat français par rapport aux autres
tranches d’âge.
X
Justification :
2. Il n’est pas rare pour les retraités d’aujourd’hui de s’engager dans une nouvelle
relation amoureuse.
X
Justification :
3. Les anciennes générations sont beaucoup plus conservatrices que les jeunes
générations.
X
Justification :
2. Donnez deux éléments qui permettent de penser que le pourcentage de retraités dans la classe politique
française augmentera dans un avenir proche. 2 points
Arrivée massive à la retraite de cette génération en 2006 : plus nombreux.
Une fois en retraite, auront plus de temps : plus disponibles pour la politique.
3. Quel est le ton des journalistes quand elles concluent : « Surtout éviter d’y penser » ? Cochez la bonne
réponse. 1 point
polémique
ironique
dubitatif
4. Relevez trois caractéristiques qui distinguent les papy-boomers de la génération qui les a précédés.1,5 point
Trois éléments parmi les suivants : bien portants, soucieux de leur apparence, avides de
loisirs, actifs, se sentent jeunes…
5. Quels nuages pèsent sur l’horizon 2006 ? 2 points
Problème du financement des retraites ;
Question de la prise en charge des personnes dépendantes.
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6. Expliquez les expressions ou les mots soulignés 4,5 points ; 1,5 point par réponse
Une génération inoxydable
Qui ne vieillit pas, ne rouille pas, reste en pleine santé.
à un « pouvoir gris ».
Un pouvoir qui appartient aux personnes âgées (cheveux gris).
Faute d'y avoir réfléchi
Parce que les gouvernements n’y ont pas suffisamment pensé.
Exercice 2 11 points
Répondez aux questions en cochant la bonne réponse.
1. L'idée principale du premier paragraphe est que : 1 point
la conservation et l'exploitation des forêts sont incompatibles.
le débat entre écologistes et exploitants forestiers n'a pas d'issue.
on peut concilier la conservation et l'exploitation des forêts.
les exploitants forestiers ne sont sensibles qu'à l'appât du gain.
2. Le deuxième paragraphe signifie que : 1 point
les risques que connaissent les zones exposées sont les mêmes partout.
le classement des risques selon leur gravité est indispensable.
les pays sont classés en fonction de l'intensité du déboisement qu'ils subissent.
les risques et leur gravité varient d'un pays à l'autre.
3. Dans ce même paragraphe, l'auteur estime que l'ouverture des routes : 1 point
facilite l'aménagement des forêts.
favorise la chasse du gibier.
permet de vendre le gibier plus facilement.
est une activité lucrative.
4. Dans le troisième paragraphe, la plupart des exploitants... 1 point
ont une vision à court terme de la rentabilisation des forêts.
préconisent une rentabilisation progressive des forêts.
soutiennent la politique forestière locale.
défendent une exploitation écologique de la forêt.
5. Dans le quatrième paragraphe l'auteur du texte estime que le déboisement abusif dans certains pays
africains : 1 point
est la seule responsabilité des exploitants forestiers.
est dû au manque de vision des chefs d'État qui ne sont pas concernés par l'environnement.
est lié à la pauvreté du pays et parfois à la corruption de certains fonctionnaires.
contribue à accroître le déficit budgétaire de la nation.
6. D'après vous, l'auteur de l'article : 1 point
prend position.
reste neutre.
se veut allusif.
cherche la confrontation.
Justifiez votre réponse en relevant une expression du texte. 1 point
« il devient urgent de »… (premier paragraphe) ou bien « Reste à faire de ces principes une
règle pour tous. » (dernier paragraphe). La liste n’est pas exhaustive.
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7. Répondez aux questions suivantes avec vos propres mots : 2 points par réponse
a) Expliquez le choix du titre « Le compte à rebours ».
Le compte à rebours signifie qu’il ne reste que peu de temps avant qu’on puisse inverser le
cours des choses car actuellement les forêts disparaissent à raison de 20 terrains de football
par minute. (+ idée d’une forêt « condamnée », menacée dans le dernier paragraphe).
b) Montrez en quoi certaines sociétés d’exploitation ont une position ambiguë vis à vis de
l’administration ?
Les sociétés reprochent aux autorités administratives leur absence de politique forestière à
long terme mais elles en profitent pour surexploiter les forêts. Elles se montrent
irresponsables car elles ont prêtes à utiliser les failles des autorités tout en les critiquant.
(paragraphe 3).
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