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Dynamique et forces en physique

Ce document traite de la dynamique et contient de nombreux exercices sur les forces, le poids, l'accélération et le frottement. Les exercices portent sur des situations impliquant des objets comme une boîte, une caisse, une balle de baseball, et calculent des valeurs telles que la tension, la force, le poids apparent.

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Dynamique et forces en physique

Ce document traite de la dynamique et contient de nombreux exercices sur les forces, le poids, l'accélération et le frottement. Les exercices portent sur des situations impliquant des objets comme une boîte, une caisse, une balle de baseball, et calculent des valeurs telles que la tension, la force, le poids apparent.

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a) Mars;

b) Le Soleil.
CH 5 LA DYNAMIQUE
5.6 Exercice : Le poids de la Terre solution ►
CONSTANTES UTILES Lors d’une
éclipse de Lune,
g = 9,81 m/s² le Soleil, la Terre
G = 6,67410-11 N·m²/kg² et la Lune sont en
conjonction (voir
RT = 6,38106 m figure qui suit).
RL = 1,74106 m Déterminez le
MT = 5,981024 kg module de la force résultante que subit la Terre en raison
des deux autres astres.
ML = 7,361022 kg
5.7 Question : Force ou pas force solution ►
MMars = 6,421023 kg
Un chariot immobile
RMars = 3,39106 m subit-il une force?
dTL = 3,84108 m
MS = 1,991030 kg
RS = 6,96108 m
dTS = 1,501011 m 5.8 Question : Qu’est-ce qu’une tension… solution ►
Quand une corde est
ÉQUATIONS LIÉES AU CHAPITRE : utilisée pour tirer un
objet, on désigne la
Fg = mg Fél = −kxi force appliquée par
   la corde par « force

 F = ma 
Papp = − Fcontact appliquée » ou par
force de « tension », mais en réalité, il s’agit d’un type de
force appartenant aussi à une autre catégorie. De quel type
fs  s N fc = c N s’agit-il, parmi les trois types suivants?
a) Une force normale;
Gm1 m2 b) Une force de frottement;
Fg = c) Une force gravitationnelle
r2
5.9 Question : Les 3 dynamomètres solution ►
On place un dynamomètre le
5.1-5.2 TYPES DE FORCES ET 2E LOI DE long de la corde sur chacun
NEWTON des montages suivants.
Toutes les masses sont de
5.1 Exercices : La boîte suspendue solution ► 2 kg.
Déterminez la tension dans la Qu’indiquera le dynamomètre
corde qui porte une masse de dans chaque cas?
15 kg, immobile.

5.10 Question : Mouvement ou pas? solution ►


5.2 Exercices : Trop lourd solution ►
Dans les quatre situations
Une personne pousse une caisse au sol avec une force illustrées ci-après, on
horizontale de 575 N, mais ne parvient pas à la déplacer. ignore le module de chaque
Quelle est le module de la force de frottement entre le sol force (chaque force est non
et la caisse? nulle et agit dans le plan de
5.3 Diagrammes de forces en ligne l’illustration). Identifiez les
cas dans lesquels le masse
Essayez ces exercices en ligne pour vérifier si vous maîtrisez subit nécessairement une
la construction des diagrammes de forces. accélération.
5.4 Exercice : Le poids de deux kilos solution ► 5.11 Exercice : Le gymnaste solution ►
Déterminez la force gravitationnelle agissant sur une masse Un gymnaste à l’entraînement
de 2 kg dans les situations suivantes : se suspend, immobile, à deux
a) elle est immobile près de la surface de la Terre; anneaux accrochés à des
b) elle accélère à bord d’une automobile à 2,50 m/s²; cordes. Dans la configuration
c) elle est en orbite, fixée à un satellite, à 2500 km au- illustrée ci-contre, quelle est la
dessus de la surface terrestre; tension dans chaque corde si la
d) elle est à la surface de la Lune. masse du gymnaste est de
5.5 Exercice : Le champ gravitationnel solution ► 82,5 kilogramme?
Déterminez ce que serait le champ gravitationnel « g », en
newtons par kilogrammes, à la surface des astres suivants :
5.1- T = 147 N ⎯ 5.2- fs = 575 N ⎯ 5.3- ⎯ 5.4- a) Fg = 19,6 N ⎯ b) Fg = 19,6 N ⎯ c) Fg = 10,1 N ⎯ d) Fg = 3,24 N ⎯ 5.5- a) gMars = 3,73 N/kg ⎯
b) gSoleil = 274 N/kg ⎯ 5.6- FR = 3,511022 N ⎯ 5.7- Oui ⎯ 5.7- a) ⎯ 5.9- Partout 19,6 N ⎯ 5.10- b) et d) ⎯ 5.11- 592 N et 726 N
5.12 Exercice : Le rouli-roulant solution ► a) Dans un ascenseur qui accélère en montant.
b) Dans un ascenseur qui décélère en montant.
Un rouli-roulant de 1,23 kg est déposé en haut d’une rampe
pour handicapés longue de 7,40 mètres et inclinée de 5,5°. 5.19 Exercice : Vert! solution ►
a) Quel est le module de la force normale agissant sur le Une voiture Tesla peut atteindre 100 km/h en 1,9 s.
rouli-roulant? Déterminez le module du poids apparent d’un passager de
b) Quelle est l’accélération du rouli-roulant? 65 kg durant cette accélération.
c) En combien de temps arrivera-t-il au bas de la pente? 5.20 Exercice : L’ascenseur II solution ►
5.13 Exercice : Le triangle gravitationnel solution ► Calculez le module du poids apparent d’une personne de
Déterminez la force 42 kg dans un ascenseur :
gravitationnelle subie par la a) qui accélère vers le haut à 1,0 m/s²;
masse située à l’origine et b) qui monte à vitesse constante;
produite par les deux autres c) qui décélère en montant, au taux de 2,0 m/s².
masses, selon les données 5.21 Exercice : Debout dans l’autobus solution ►
fournies sur la figure ci-
contre. Exprimez votre Dans l’autobus, vous devez rester debout lors d’un
réponse en fonction des déplacement, et vous portez dans votre main votre sac très
vecteurs unitaires. lourd (9,5 kg). À un moment où l’autobus freine
brusquement avec une accélération de 5,25 m/s², que
devient le module du poids apparent de votre sac ainsi que
5.14 Exercice : La rondelle de hockey solution ► l’angle qu’il fait avec la verticale?
Une rondelle de hockey (m = 164 g)
sur une glace uniforme est propulsée
à 12,5 m/s et s’immobilise sur une 5.4 LA FORCE DE FROTTEMENT
distance de 28,2 m. Déterminez le module de la force de
frottement qui la fait ralentir. 5.22 Question : Glisse, glisse pas solution ►
5.15 Exercice : La balle de baseball solution ► Identifiez pour chaque cas s’il implique du frottement
Statique ou du frottement Cinétique :
Une balle de baseball
de 146 g est lancée vers a) au départ d’une course de 100 mètres, un sprinter
un frappeur à 152 km/h accélère de toutes ses forces;
dans la direction d’un b) sur le toit incliné de votre maison, vous marchez vers le
axe x négatif (voir haut pour aller installer une décoration de Noël;
figure). Elle est frappée c) lors d’une bonne tempête de neige, votre auto
par le bâton du frappeur et le contact avec le bâton dure embourbée n’arrive pas à avancer même lorsque vous
6,5 ms. La balle quitte le bâton à la vitesse de 187 km/h. appuyez sur l’accélérateur;
Déterminez le vecteur de la force subie par la balle : d) dans une course à obstacle, un compétiteur doit
s’accrocher à une corde comme Tarzan pour franchir
a) si elle est retournée en direction opposée exactement; une mare;
b) si elle est projetée à 30° au-dessus de la direction de son e) vous ralentissez doucement en vélo à l’approche d’une
arrivée. intersection, en roulant sur l’asphalte;
5.16 Exercice : Quelle différence? solution ► f) lorsque vous ralentissez
doucement en vélo, les
Une masse de 3,55 kg sur un freins agissent sur la roue
plan incliné à 27° subit une (figure ci-contre);
force horizontale de 75,0 N g) vous soulevez un verre
tout en glissant vers le haut cylindrique;
du plan incliné (voir figure). h) grâce à vos chaussures de
Déterminez le module de la sport, vous avez assez d’adhérence pour tirer votre
force normale et de la force de frottement : danois qui ne veut pas venir jouer dehors;
a) si la masse glisse à vitesse constante; i) en pantoufles, vous n’arrivez pas à retenir votre danois
b) si la masse accélère à 1,50 m/s² vers le haut du plan; qui veut aller jouer dehors.
c) si la masse accélère à 1,50 m/s² vers le bas du plan. 5.23 Frottement en ligne
5.17 Exercice : Le fauteuil solution ► Essayez ces exercices en ligne pour vérifier si vous identifiez
Deux personnes poussent horizontalement sur un fauteuil correctement le type de frottement et l’orientation de sa
de 39,5 kg (sur roulettes et sans frottement) avec des forces force.
de 92 N et de 107 N. Déterminez le module de l’accélération 5.24 Question : Dans tous les cas solution ►
du fauteuil dans les cas suivants :
a) les deux forces sont orientées dans la même direction; Décrivez une situation simple où une automobile subit du
b) les deux forces sont orientées en sens opposés; frottement 1) statique, 2) cinétique, pour obtenir une
c) les deux forces sont orientées de façon perpendiculaire accélération :
l’une à l’autre. a) vers l’avant;
b) vers l’arrière;
c) latéralement.
5.3 LE POIDS APPARENT 5.25 Exercice : Aaahh, une démonstration… solution ►
5.18 Question : L’ascenseur solution ► Dans les cours de conduite, il est enseigné qu’en roulant
deux fois plus vite, la distance d’arrêt minimale est
Dans lequel des cas suivants votre poids apparent est-il le quadruplée, pour un même coefficient de frottement
plus élevé? statique uniforme. Démontrez algébriquement cette
5.12- a) N = 12,0 N ⎯ b) a = 0,940 m/s² ⎯ c) t = 3,97 s ⎯ 5.13- F = (1,76 i +0,524 j )10-7 N ⎯ 5.14- f = 0,454 N ⎯ 5.15- a) Fb = 2,12103 i N ⎯
b) Fb = (19,6 i +5,83 j )102 N ⎯ 5.16- a) f = 51,0 N, N = 65,1 N ⎯ b) f = 45,7 N, N = 65,1 N ⎯ c) f = 56,3 N, N = 65,1 N ⎯ 5.17- a) a = 5,04 m/s² ⎯
b) a = 0,380 m/s² ⎯ c) a = 3,57 m/s² ⎯ 5.18- a) ⎯ 5.19- Papp = 1144 N ⎯ 5.20- a) Papp = 454 N ⎯ b) Papp = 412 N ⎯ c) Papp = 328 N ⎯
5.21- Papp = 106 N, θ = 28,2° ⎯ 5.22- a) S ⎯ b) S ⎯ c) C ⎯ d) S ⎯ e) S ⎯ f) C ⎯ g) S ⎯ h) S ⎯ i) C ⎯ 5.23- ⎯ 5.24-  ⎯ 5.25- 
affirmation. (Une démonstration rigoureuse n’est pas un a) À partir de quel angle critique le bloc se mettra-t-il en
exemple avec des nombres qui vérifient l’affirmation.) mouvement?
5.26 Exercice : Le stationnement solution ► b) En combien de temps aura-t-il glissé de 50 cm le long de
la surface, inclinée à l’angle critique?
Une automobile est stationnée dans une entrée en pente et
glacée, où le coefficient de frottement est µs = 0,17. 5.29 Question : Cinétique solution ►
L’inclinaison de l’entrée est de 5,50°, et le poids de l’auto Une automobile pourra-t-elle accélérer si ses pneus glissent
est réparti également sur les 4 roues. et que le frottement sur elle est cinétique? Expliquez
a) L’automobile sera-t-elle en mesure de demeurer 5.30 Exercice : Deux scénarios solution ►
immobile dans cette pente lorsque les 4 roues sont
immobilisées par les freins? Un bloc de 600 g sur un plan incliné avec frottement glisse
b) L’automobile demeurera-t-elle immobile si seules les vers le bas et possède une accélération a vers le bas lorsque
deux roues arrière sont immobilisées par le frein de l’inclinaison est de 15°. Pour une inclinaison de 20°,
stationnement? l’accélération du bloc est plutôt 2a. Que vaut le coefficient
c) Quelle accélération maximale peut-elle obtenir vers le de frottement cinétique entre le bloc et la surface, ainsi que
haut de la pente si seules les roues avant sont motrices? l’accélération a?
5.27 Exercice : Tire fort! solution ► 5.31 Exercice : La Ferrari Pista solution ►
David tire avec une corde Avec ses 720 chevaux-vapeur, le moteur de la Ferrari 488
une boîte de 60 kg qui Pista (voiture de 1 385 kg à propulsion avec 59% du poids
repose immobile au sol. Les sur les roues arrière) peut appliquer au sol une force de
coefficients de frottement 16,6 kN, si l’adhérence le lui permet. Si le coefficient de
statique et cinétique entre la frottement statique entre ses pneus et le sol était de 1,25.
boîte et le sol sont respectivement de 0,750 et 0,550. La et µc = 0,87, parviendrait-elle à appliquer cette force au sol
corde fait un angle de 25° avec l’horizontale et David pour accélérer?
applique une force de 350 N. 5.32 Exercice : Le mur solution ►
a) Parviendra-t-il à mettre la boîte en mouvement? Une personne tient un bloc de 2 kg contre
Justifiez. un mur en appliquant une force dirigée à
b) Si la boîte était déjà en mouvement (dans la direction où 15° au-dessus de l’horizontale (voir
David tire), parviendrait-il à la maintenir en figure). Le coefficient de frottement
mouvement? Justifiez. statique entre le bloc et le mur est de
5.28 Exercice : L’angle critique solution ► 0,25, et le coefficient de frottement
cinétique est de 0,15.
On place un bloc sur une surface inclinable où les
coefficients de frottement statique et cinétique sont de 0,43 a) Déterminez le module de la force la
et 0,31 respectivement. À partir de l’horizontale, on incline plus faible empêchant le bloc de tomber.
lentement la surface jusqu’à ce que le bloc se mette à b) Déterminez le module de la force la plus grande faisant
glisser. On maintient l’inclinaison par la suite. en sorte que le bloc ne monte pas.
5.26- a) Oui ⎯ b) Non ⎯ c) Accélération impossible ⎯ 5.27- a) Non ⎯ b) Oui ⎯ 5.28- a)  = 23,3° ⎯ b) t = 0,962 s ⎯ 5.29- Oui ⎯
5.30- µc = 0,177 et a = 0,862 m/s² ⎯ 5.31- Non ⎯ 5.32- a) F = 39,2 N ⎯ b) F = 1,13×103 N

CH 5 LA DYNAMIQUE

5.1-5.2 TYPES DE FORCES ET LOIS DE NEWTON

Solution : La boîte suspendue retour à la question ▲

T = 147 N
Seule la corde touche à la masse, et seule la force gravitationnelle peut agir à distance. Les deux
forces présentes sont illustrées sur la figure ci-contre.
La masse étant suspendue immobile, l’accélération est nulle. Les équations sont :
F = ma = T + mg = 0

Fx = max = 0 = 0 (1)

Fy = may = T − mg = 0 (2)


0

Selon l’équation (2) :


T = mg = 15 kg  9,81 kg
N = 147,15 N

Solution : Trop lourd retour à la question ▲

fs = 575 N
Les forces agissant sur la caisse proviennent de la personne qui pousse (force F), de la Terre
(mg) et du sol (normale et frottement statique). Le diagramme ci-contre montre les directions
dans lesquelles ces forces agissent.
Les équations des forces, pour le cas où l’accélération est nulle, sont :

 F = ma0 = F + N + mg + fs = 0

Fx = max = F − fs = 0 (1)


0

 Fy = may = N − mg = 0 (2)
0

Puisqu’on sait que la personne applique une force de 575 N, l’équation (1) suffit à évaluer la force de frottement fs :
fs = F = 575N

Solution : Le poids de deux kilos retour à la question ▲

a) Fg = 19,6 N
À la surface de la Terre, le poids des objets peut être donné à la fois par le produit « mg » ou par le calcul « Gm1m2/r² ».
Puisqu’on le calculera pour les autres endroits avec le calcul détaillé, allons-y ainsi pour la surface de la Terre :

Fg =
Gm1m2
=
GMT m
 6,674  10−11

= 
N×m2
kg2 
( )
  5,98  1024 kg  2 kg

= 19,6 N
r2 RT2
( )
2
6,38  106 m

b) Fg = 19,6 N
La force gravitationnelle ne dépend aucunement du mouvement et de l’accélération d’un objet. L’équation qui permet de
calculer Fg ne contient pas l’accélération, donc on trouvera la même chose qu’en a) pour un objet également à la surface
de la Terre :

Fg =
Gm1m2
=
GMT m
 6,674  10−11

= 
N×m2
kg2 
( )
  5,98  1024 kg  2 kg

= 19,6 N
r2 RT2
( )
2
6,38  106 m

c) Fg = 10,1 N
À 2500 km au-dessus de la surface de la Terre, la distance centre à centre entre les deux masses impliquées est
« RT + 2500 km ». Ainsi :

Fg =
Gm1 m2
=
GMT m
=
(6,674 10 −11 N×m2
kg2 )  (5,98 10 kg )2 kg
24

= 10,12 N
r2 ( RT + 2 500 km)2 (6,38 10 )
2
6 6
m + 2,500  10 m

d) Fg = 3,24 N
On doit utiliser la masse et le rayon de la Lune (fournis au début du document) au lieu de ceux de la Terre, avec
ML = 7,221036 kg et RL = 1,74106 m :

Fg =
Gm1 m2
=
GMT m
=
(6,674 10 −11 N×m2
kg2 )  (7,36 10 kg )2 kg
22

= 3,24 N
r2 ( RT + 2 500 km )2 ( )
2
1,74  106 m

Solution : Le Poids de la Terre retour à la question ▲

GM
Si le champ gravitationnel correspond à la valeur g à la surface d’un astre donné, il est alors donné par g = , car :
R2
GMm GM GM
Fg = = m = mg ➔ g=
2 2
R R R2
a) gMars = 3,73 N/kg

6,674  10−11 N×m2  6,42 1023 kg


2

GMMars kg
g= = = 3,73 kg
N

(3,39 10 m)
2 2
RMars 6

b) gSoleil = 274 N/kg

6,674  10−11 N×m2  1,99  1030 kg


2

GMSoleil kg
g= = = 274 kg
N

(7,96 10 m)
2 2
RSoleil 8

Solution : Le Poids de la Terre retour à la question ▲

FR = 3,51×1022 N
La Terre ne subit dans cette situation que deux forces gravitationnelles (on ignore les autres astres, dont les effets sont plus
négligeables). En considérant un axe x tel qu’illustré sur la figure ci-contre, on peut rédiger les équations des forces agissant
sur la Terre :
F = ma = FTL + FTS

Il n’a pas été mentionné que l’accélération est nulle.


D’ailleurs, elle ne peut l’être : la Terre suit une trajectoire
circulaire, ce qui requiert une accélération centripète. Ainsi,
la force résultante ne sera pas nulle. Mais on ne s’intéresse
pas à l’accélération, seulement à la somme des forces. On
peut donc se limiter au calcul :
F = FTL + FTS = FR

Indépendamment de la relation entre les forces et


l’accélération, la somme des forces dans l’axe de la conjonction Soleil-Terre-Lune est simplement trouvée en additionnant
les deux contributions de force gravitationnelle, en tenant compte du signe de chacune (puisqu’elles sont opposées).
Plaçons l’axe x dans le sens de la force de la Lune sur la Terre (et alors la force FTS sera soustraite). L’inverse serait correct
également puisqu’on demande le module. On aura :
GMT ML GMT MS M M 
FR = FTL − FTS = − = GMT  2L − 2S 
2
RTL 2
RTS R 
 TL RTS 

 
 7,36  1022 kg 1,99  1030 kg 
FR = 6,674  10−11 N×m2
2
24 22
 5,98  10 kg   −  = − 3,51  10 N
( ) ( )
kg 2 2
 3,84  108 m 1,50  1011 m 
 
La force résultante subie par la Terre est donc dirigée vers le Soleil. Le module de cette force est 3,51×1022 N.

Solution : Force ou pas force retour à la question ▲

Oui
Le fait qu’il soit immobile (et que son
accélération soit nulle) nous apprend
seulement que la force résultante est
nulle. Mais il subit quand même une
force gravitationnelle (parce qu’il est
près de la Terre, et une force normale,
parce qu’il est appuyé au sol. Donc
oui, il subit une force, et même deux.

Solution :Qu’est-ce qu’une tension… retour à la question ▲

a) Une force normale


Là où il y a contact entre le nœud de la corde
et le crochet (tel qu’illustré ici), il y a deux
surfaces qui ne peuvent se traverser. Il s’agit
donc d’une force normale, de la même façon
qu’un objet qui repose sur une surface
horizontale ne peut se déplacer vers le bas.

Solution : Les 3 dynamomètres retour à la question ▲

Partout 19,6 N
Dans les 3 montages, à chaque endroit où une masse est suspendue immobile à une
corde, la tension est nécessairement égale au poids. La démonstration pour chacune
des 4 masses suspendues est :
F = ma = T + mg = 0

Fy = may = T − mg = 0
0

Selon cette dernière équation :


T = mg = 2 kg  9,81 kg
N = 19,62 N

Puisque « la tension dans une corde est la même en tout point », on constate rapidement qu’en a) et en b), la tension doit
être de 19,62 N. En c) cependant, il faut interpréter plus minutieusement le principe de la tension. Mais ce qui fixe une
corde à l’extrémité opposée de celle où il y a une masse n’a pas d’importance pour la tension qui supporte la masse. Et si
cette fixation de l’autre extrémité est une autre masse de même valeur, la corde est tout autant immobilisée, et la tension
est tout de même équivalente au poids simple de l’une des masses. Donc la tension en c) est également de 19,62 N.

Solution : Mouvement ou pas? retour à la question ▲

a) Pas nécessairement d’accélération


Les deux forces sont parfaitement sur un même axe et de sens opposés. Elles pourraient être de même module et alors la
force résultante serait nulle. Dans ce cas il n’y aurait pas d’accélération.
b) Nécessairement une accélération
Si une seule force non nulle agit sur un corps, il y aura nécessairement une accélération orientée dans le même sens que la
force.
c) Pas nécessairement d’accélération
Deux des trois forces ont une composante horizontale et ces deux composantes sont en sens opposés (l’une vers la gauche
et l’autre vers la droite). Les modules des deux forces (inconnus) pourraient être tels que les composantes horizontales
s’annulent parfaitement, et l’accélération horizontale serait alors nulle.
Verticalement, le même scénario survient : deux forces ont une composante verticale, opposées en direction. Les modules
pourraient faire en sorte que ces composantes verticales s’annulent parfaitement aussi, et l’accélération serait alors nulle.
d) Nécessairement une accélération
Une seule force a une composante verticale. Une accélération verticale dans la même direction doit donc nécessairement
se produire, ne pouvant être annulée par aucune autre force.

Solution : Le gymnaste retour à la question ▲

592 N et 726 N
Après avoir identifié, illustré et décomposé les 3 forces agissant sur le gymnaste, on
choisit un référentiel x-y pour définir les signes lors de l’analyse (les orientations
habituelles conviennent) (voir figure ci-contre). On peut ensuite rédiger les équations
des forces, avec une accélération nulle puisqu’il est immobile en équilibre :

 F = m a0 = T1 + T2 + mg = 0

 Fx = max = T1x + T2 x + 0 = 0
0

 Fy = m ay = T1y + T2y − mg = 0
0

Les composantes x et y des tensions doivent être exprimées en fonction des angles (posons 1 = 45° et 2 = 30°). Aussi, on
tiendra compte du sens des axes pour attribuer un signe à chaque terme, puisque les angles ne sont pas définis par rapport
à une direction unique :
−T1 cos45 + T2 cos30 + 0 = 0 (1)

T1 sin45 + T2 sin30 − mg = 0 (2)

Cela constitue un système de deux équations et deux inconnues. L’option la plus courte consiste à isoler dans l’équation (1)
l’une des tensions inconnues :
T2 cos30
(1) T1 =
cos 45
Remplaçons dans l’équation (2) la variation T1 et isolons T2 :
T2 cos30
(2)  sin 45 + T2 sin30 − mg = 0
cos 45

mg 82,5kg  9,81 m2
s
T2 = = = 592,5N
cos 30 cos 30
 sin45 + sin30  sin45 + sin30
cos 45 cos 45
On peut alors calculer T1 :
T2 cos30 592,5N  cos30
T1 = = = 725,6 N
cos 45 cos 45

Solution : Le rouli-roulant retour à la question ▲

a) N = 12,0 N
On doit rédiger les équations du système pour évaluer toute force. Le montage ci-contre illustre
les forces, leurs composantes parallèles aux axes, l’axe x étant orienté comme la surface.

F = ma = N + mg

Fx = max = 0 + mg sin (1)

 Fy = m ay = N − mg cos  = 0 (2)
0

Pour déterminer la normal d’abord, l’équation (2) suffit, puisque l’on connait la masse du rouli-
roulant et l’inclinaison de la pente :
N = mg cos  = 1,23 kg  9,81 m2  cos 5,5 = 12,0 N
s

b) a = 0,940 m/s²
L’accélération du rouli-roulant apparaît dans l’équation (1), par le terme ax. En isolant cette accélération, on obtient :
0 + mg sin
ax = = g sin = 9,81 m2  sin5,5 = 0,940 m2
m s s

c) t = 3,97 s
On doit recourir aux équations de cinématique, avec l’accélération trouvée en b), pour trouver la durée de la descente. En
posant qu’il part de x = 0, les paramètres sont :
x0 = 0
x = 7,40 m
v0 = 0
v =?
a = 0,940 m2
s
t = ??

Les équations :
x = x0 + v0 t + 12 at 2 (3)
0 0

v = v0 + at (4)

L’équation (3) suffit pour calculer t :


2x 2  7,40 m
x = 12 at 2 ➔ t= = = 3,97 s
a 0,940 m2
s

Solution : Le triangle gravitationnel retour à la question ▲

( )
F1 = 1,76 i + 0,524 j  10 −7 N

La masse située à l’origine subit deux forces (provenant des deux autres masses). Désignons les différentes masses par des
variables pour les nommer dans les équations (voir figure ci-contre, avec m1, m2 et m3). On se préoccupe uniquement des
forces agissant sur la masse à l’origine, m1. Si on rédige les équations des forces appliquées sur la masse à l’origine, on a :
F = m1a = F2 + F3

Puisqu’on nous demande la valeur de la force résultante, il n’est pas nécessaire de considérer le terme comprenant
l’accélération. On peut réduire nos calculs à :
F = F2 + F3
Selon chaque composante :

Fx = F2x + F3x


Fy = F2y + F3y
La force F2 étant strictement horizontale, sa composante verticale est nulle (F2y = 0) et sa composante horizontale est égale
au module entier de F2. Pour F3, on exprime les composantes en fonction de l’angle de 45° :

Fx = F2 + F3 cos45
Fy = 0 + F3 sin45
Les deux forces F2 et F3 sont des forces gravitationnelles et peuvent être calculées distinctement, en utilisant les distances
et les valeurs des masses. La distance entre m1 et m3 est l’hypoténuse d’un triangle dont on peut exprimer la valeur à
l’intérieur du calcul de la force F3 :
6,674  10−11 N×m2  25kg  15kg
2

Gm1m2
= 1,24  10−7 N
kg
F2 = =
2
d12 ( 0,45m)2

6,674  10−11 N×m2  25kg  18kg


2

Gm1m3
= 7,415  10−8 N
kg
F3 = 2
= 2
d13  
 ( 0,45m) + ( 0,45m)
2 2

 

Fx = (1,24  10−7 N) + (7,415  10−8 N)  cos45 = 1,76  10−7 N

Fy = 0 + (7,415  10 N)  sin45


−8
= 5,24  10−8 N

Le vecteur force subie par la masse m1, produite par les deux autres masses, est donc ( )
F1 = 1,76 i + 0,524 j  10 −7 N

Solution : La rondelle de hockey retour à la question ▲

f = 0,454 N
Lorsque la rondelle glisse en ligne droite et ralentit, elle subit une seule force horizontale,
le frottement, en direction opposée à sa vitesse. Les équations des forces sont :
F = ma = N + mg + f

Fx = max = 0+0− f (1)

 Fy = m ay = N − mg + 0 = 0 (2)
0

L’équation (1) sera utilisée pour calculer le module (f) de la force de frottement, mais il faut d’abord évaluer l’accélération
à partir du traitement de la cinématique. En posant que la distance fournie amène la rondelle de x0 = 0 à x = 28,2 m, et
sachant que la vitesse finale est nulle :
x0 = 0
x = 28,2 m
v 0 = 12,5 ms
v =0
a = ??
t =?

Les équations :
x = x0 + v0t + 12 at 2 (3)
0

v = v0 + at (4)
0
Les équations (3) et (4) étant toutes les deux requises pour évaluer l’accélération, ça revient à utiliser l’équation suivante :
 
v 2 = v02 + 2a  x − x0 
 
0  0 

−v02
0 = v02 + 2ax ➔ a=
2x

On peut intégrer cette expression de l’accélération dans l’équation (1) des forces selon x :
 −v2 
 Fx = max = − f = m   0
 2x


 

( )
2
mv02 0,164 kg  12,5 ms
f= = = 0,454 N
2x 2  28,2 m

Solution : La balle de baseball retour à la question ▲

a) Fb = 2,12  103 i N
Si la balle est frappée en direction inverse à sa vitesse initiale, la force du bâton (Fb) sur la balle est nécessairement orientée
selon cette vitesse finale (donc à l’horizontale). C’est donc un problème à une seul dimension (car durant le contact très
court, l’effet de la force gravitationnelle est parfaitement négligeable!). Le schéma ci-contre montre l’axe considéré pour
l’analyse ainsi que la configuration des forces impliquées. Les équations des forces sont :

F = ma = F b

F x = max = Fbx (1)

F y = may = Fby (2)


0

On doit préalablement calculer l’accélération par cinématique pour ensuite calculer la force du bâton. Selon l’axe choisi
(voir figure), la vitesse initiale est négative. Aussi, on ne nous dit rien sur les positions initiale et finale, mais on peut
néanmoins calculer l’accélération à partir de la variation de vitesse et de la durée du contact :
x0 = ?
x =?
v0 = −152 km
h
v = 187 km
h
a = ??
t = 0,0065s

Les équations :
x = x0 + v0t + 12 at 2 (3)

v = v0 + at (4)

Selon l’équation (4) :


1 ms
v − v0
187 km − −152 km  

 h (
h  3,6 km )
a= = h = 1,45  104 m2
t 0,0065 s s

De retour avec l’équation (1), on peut calculer la force du bâton :


Fbx = max = 0,146 kg  1,45  104 m = 2,12  103 N
s2
On peut donc affirmer que le vecteur force du bâton sur la balle est Fb = 2,12  103 i N
b) Fb = (19,6i + 1,17 j )  103 N
Si la balle est frappée avec un angle au-dessus de l’horizontale, la force du bâton
(Fb) sur la balle doit avoir une composante verticale, contrairement au cas vu en a).
Le schéma ci-contre montre l’axe considéré et les vitesses initiale et finale.
Cependant, on ne peut illustrer correctement l’orientation de la force réelle du
bâton, car on ignore le rapport des composantes horizontale et verticale. Les
équations des forces sont :

F = ma = F b

F x = max = Fbx (5)

F y = may = Fby (6)

Calculons d’abord les composantes d’accélération de la balle. Selon x, en exprimant la vitesse finale en fonction de l’angle
de projection :
x0 = ?
x =?
v 0 x = −152 km
h
v x = 187 km
h
 cos30
ax = ??
t = 0,0065s

Les équations :
x = x0 + v0yt + 12 at 2 (7)

v x = v 0 x + ax t (8)

Selon l’équation (8) :


1 ms
v −v
187 km  cos30 − −152 km  
 h (
h  3,6 km )
ax = x 0 x = h = 1,34  104 m2
t 0,0065 s s

Par la même méthode, selon y :


y0 = ?
y =?
v0y = 0
vy = 187 km
h
 sin30
ay = ??
t = 0,0065 s

Les équations :
y = y0 + v0yt + 12 at 2 (9)

vy = v0y + ayt (10)

Selon l’équation (8) :


1 ms
187 km  sin30 − 0  
vy − v0y  h  3,6 km
ay = = h = 4,00  103 m2
t 0,0065 s s

On peut ensuite utiliser les composantes d’accélération pour calculer les composantes de force. Selon l’équation (5) :
Fbx = max = 0,146 kg  1,34  104 m = 1,96  103 N
s2
Et selon l’équation (6) :
Fby = may = 0,146 kg  4,00  103 m = 5,83  102 N
s2

On peut donc affirmer que le vecteur force du bâton sur la balle est Fb = (19,6i + 5,83 j )  102 N

Solution : Quelle différence? retour à la question ▲


Dans les 3 situations (a, b et c), le schéma des forces est le même, seule l’accélération
varie, et le signe de l’accélération sera le seul changement dans les équations des
forces. Il ne restera qu’à isoler la valeur de la force de frottement f dans chaque cas.
a) N = 65,1 N, f = 51,0 N
On choisit d’abord un système d’axe incliné comme la surface pour que l’accélération
soit directement orientée selon l’axe x. On mentionne en a) que la masse a une vitesse
constante; l’accélération est donc nulle. On rédige les équations des forces :

F = ma = N + mg + F + f = 0
0

F x = max = 0 − mg sin + F cos − f = 0


0
(1)

F y = may = N − mg cos − F sin + 0 = 0 (2)


0

Dans l’équation (1), f est la seule inconnue. On peut donc la calculer :


f = −mg sin + F cos = − 3,55 kg  9,81 m  sin27 + 75,0 N  cos27 = 51,0 N
s2

Dans l’équation (2), N est la seule inconnue :


N = mg cos + F sin = 3,55 kg  9,81 m  cos27 + 75,0 N sin27 = 65,1 N
s2

b) N = 65,1 N, f = 45,7 N
On mentionne en b) que l’accélération est de 1,50 m/s², dirigée vers le haut du plan. Selon le référentiel choisi en a), ça
signifie que ax = +1,50 m/s². L’équation (1) développée en a) s’applique encore, sauf que le terme « max » n’est pas nul :

F x = max = −mg sin + F cos − f = 0

En isolant f dans cette dernière équation :


f = −mg sin + F cos − max (3)

f = −3,55 kg  9,81 m  sin27


s2 (
+ 75,0 N  cos27 − 3,55 kg  +1,50 m
s2 ) = 45,7 N

La force normale obéit à la même équation qu’en a), elle a donc à même valeur, N = 65,1 N.
c) N = 65,1 N, f = 56,3 N
On mentionne en c) que l’accélération est de 1,50 m/s², dirigée vers le bas du plan. Selon le référentiel choisi en a), ça
signifie que ax = -1,50 m/s². L’équation (3) développée en b) s’applique encore; seule la valeur de l’accélération lors des
calculs diffère :
f = −mg sin + F cos − max

f = −3,55 kg  9,81 m  sin27


s2 (
+ 75,0 N  cos27 − 3,55 kg  −1,50 m
s2 ) = 56,3 N

La force normale obéit encore à la même équation qu’en a), elle a donc à même valeur, N = 65,1 N.

Solution : Le fauteuil retour à la question ▲

a) a = 5,04 m/s²
Si les deux forces sont orientées de la même façon, elles s’additionnent et l’accélération du fauteuil se fera dans cette
même direction. Aussi, on ne considèrera que les deux dimensions horizontales (dans la pièce où se trouve le fauteuil);
verticalement, le poids et la normale s’annulent et ne sont pas requis pour trouver l’accélération. Le schéma montre des
deux axes utilisés. En posant F1 = 92 N et F2 = 107 N, et en considérant un axe x orienté comme les deux forces, les équations
des forces, sont :

F = ma = F + F 1 2

F x = max = F1 + F2 (1)

F y = may = 0 + 0 (2)
0

Selon l’équation (1) :


F1 + F2 92 N+107 N
ax = = = 5,04 m
m 39,5 kg s2

b) a = 0,380 m/s²
Si les deux forces agissent en sens opposés, mais toujours sur le même axe,
seul un signe diffèrera dans l’équation (1) réécrite. Plaçons encore l’axe x dans
la direction de F1. Encore une fois, seul le traitement en x suffit à déterminer
l’accélération :

F = ma = F + F 1 2

F x = max = F1 − F2

L’accélération est alors :


F1 − F2 92 N-107 N
ax = = = − 0,380 m2
m 39,5 kg s

Puisqu’on demande le « module » de l’accélération, on peut laisser tomber le signe négatif du résultat : a = 0,380 m/s².
c) a = 3,57 m/s²
Si les deux forces agissent perpendiculairement, plaçons l’axe x dans la direction de F1 et l’axe y dans la direction de F2. Les
équations des forces sont alors :

F = ma = F + F 1 2

F x = max = F1 + 0 (3)

F y = may = 0 + F2 (4)

Une simple isolation dans les équations (3) et (4) nous donne les deux composantes
d’accélération :
F1 92 N
(3) ax = = = 2,33 m2
m 39,5 kg s

F2 107 N
(4) ay = = = 2,71 m2
m 39,5 kg s

À partir des composantes de l’accélération, le module est :

(2,33 ) + (2,71 )
2 2
a = a2x + ay2 = m m = 3,57 m2
s2 s2 s
5.3 LE POIDS APPARENT

Solution : L’ascenseur retour à la question ▲

Rép : a) Dans l’ascenseur qui accélère en montant


Le poids apparent est lié à la sensation de poids pour les passagers dans
l’ascenseur. Au repos, le plancher applique une certaine force sur les
pieds des passages pour compenser leur poids réel.
Le poids apparent étant de façon générale « l’équilibrante des forces de
contact sur une masse », ça se résume ici à la force normale uniquement,
car la seule autre force agissant sur les passages est leur poids réel et ce
n’est pas une force de contact.
Donc Papp = −N , et en module : Papp = N.
On peut faire le raisonnement que pour accélérer vers le haut, la force
normale doit dépasser sa valeur au repos, pour que la force résultante
soit dirigée vers le haut (comme l’accélération). C’est donc en accélérant en montant que le poids apparent est le plus élevé.
On peut également traiter les équations réelles pour le démontrer. Verticalement, en considérant un axe vertical orienté
vers le haut :

F y = may = N − mg ➔ (
N = m g + ay )
Cette dernière équation montre bien qu’un c’est une valeur positive de l’accélération (donc vers le haut) qui entraîne une
valeur plus grande de N, donc du poids apparent.

Solution : Vert! retour à la question ▲

Papp = 1144 N
Le poids apparent est l’équilibrante des forces de contact sur le passager. On doit donc
identifier et quantifier les forces de contact sur ce passager. Le poids du passager repose sur
son siège, et le dossier le pousse horizontalement dans le dos pour fournir son accélération
(voir figure ci-contre). Le poids est la seule autre force agissant sur le passager, mais il ne
s’agit pas d’une force de contact. Les équations des forces permettront de quantifier les
deux forces normales NH et NV :

F = ma = N H + NV + mg

F x = max = NH + 0 + 0 (1)

F y = may = 0 + NV − mg (2)
0

L’équation (1) permet de quantifier NH si on détermine d’abord l’accélération par cinématique, et l’équation (2) permet de
déterminer NV. Pour le calcul de l’accélération, les paramètres et les équations sont :
x0 = 0
x =?
v0 = 0
v = 100 km
h
a = ??
t = 1,9 s

x = x0 + v0t + 12 at 2 (3)

v = v0 + at (4)
0

L’équation (4) permet de calculer l’accélération :


1 ms
100 km
h
 −0
v − v0 3,6 km
(3) a= = h
= 14,6 m
t 1,9 s s2

Par l’équation (1) :


NH = max = 65kg 14,6 m = 950 N
s2

Par l’équation (2) :


NV = mg = 65kg  9,81 m2 = 638 N
s

Le module du poids apparent est donc :


Papp = NH2 + NV2 = ( 950 N)2 + ( 638 N)2 = 1144 N

Solution : L’ascenseur II retour à la question ▲


On peut rédiger l’équation du poids apparent de manière à pouvoir l’appliquer de la même
manière dans les trois situations. La seule force de contact sur la personne étant la force normale
(voir figure ci-contre), le poids apparent sera égal en module à la force normale c’est donc elle
qu’on veut quantifier.
Rédigeons d’abord les équations des forces pour cette situation, en considérant un axe positif
vers le haut :

F = ma = N + mg
F y = may = N − mg (1)

La force normale peut donc s’exprimer par :

(
N = m g + ay )
Et ainsi le poids apparent, pour chaque situation :
PAPP = N = m g + ay ( ) (2)

a) PAPP = 454 N
Si l’accélération est de 1,0 m/s² vers le haut :

(
PAPP = m g + ay ) (
= 42 kg  9,81 kg
N + 1,0 m
s2 ) = 454 N

b) PAPP = 412 N
Si la vitesse est constante, l’accélération est donc nulle. Ainsi :
(
PAPP = m g + ay ) = m ( g + 0 ) = 42 kg  9,81 kg
N = 412 N

c) PAPP = 328 N
Une décélération en montant est une accélération vers le bas (pour un axe positif vers le haut). Ainsi, l’accélération est
négative à -2,0 m/s² = -2,0 N/kg :

(
PAPP = m g + ay ) (
= 42 kg  9,81 kg (
N + −2,0 N
kg )) = 328 N

Solution : Debout dans l’autobus retour à la question ▲

Papp = 106 N, à 28,2° par rapport à la verticale


On peut comparer le bras à une corde (donc une tension) à laquelle est suspendu le sac. Utilisons un système d’axes dont
l’axe x est orienté selon la vitesse de l’autobus (et du sac). Si l’autobus ralentit, l’accélération sera donc dirigée en sens
contraire de la vitesse, donc négative selon l’axe x; donc ax = -5,25 m/s². Le sac n’est soumis
qu’à deux forces : son poids et la tension du bras (voir figure ci-après). Seule la tension doit
être décomposée selon les deux axes. Le poids apparent étant l’équilibrante des forces de
contact, il correspond à l’opposé de la tension. Si on connaît le module de la tension du
bras, on connaîtra le module du poids apparent. L’accélération verticale étant nulle, les
équations des forces sont :

F = ma = T + mg
F x = max = −Tx + 0 (1)

F y = may = Ty − mg (2)
0

Le poids apparent étant égal en module au module de la tension, calculons celui-ci par :
Papp = T = Tx2 + Ty2

Selon les équations (1) et (2), on a : Tx = −max et Ty = mg


Donc :

(5,25 ) + (9,81 )
2 2
Papp = T = ( −max )2 + ( mg )2 = m  a2x + g2 = 9,5kg  m
s2
m
s2
= 106 N

Son orientation par rapport à la verticale est liée au rapport des composantes du poids apparent (voir
figure ci-contre), c’est-à-dire au rapport des composantes de la tension. En n’utilisant que les valeurs
absolues des composantes pour trouver l’angle  tel qu’illustré sur la figure :
 Tx   max   5,25 m2 
−1  ax  −1   = 28,2
 = tan−1   = tan−1   = tan   = tan s
 Ty   mg   g   9,81 m2 
   s 

5.4 LA FORCE DE FROTTEMENT

Solution : Glisse, glisse pas retour à la question ▲

a) Frottement Statique
Le frottement qui bénéficie au sprinter est celui entre ses chaussures et le sol, et ces chaussures ne glissent pas. Il s’agit
donc de frottement statique.
b) Frottement Statique
En se déplaçant sur un toit incliné, il est particulièrement important ou utile de ne pas glisser. Si on parvient à se marcher
normalement sur le toit, on utilise donc le frottement statique.
c) Frottement Cinétique
Quand une auto est embourbée dans la neige et qu’on appuie sur l’accélérateur, les roues tourneront sans faire avancer
l’auto. Elles glissent sur place et c’est la raison pour laquelle elle ne parvient pas à avancer. Il s’agit donc de frottement
cinétique.
d) Frottement Statique
Quand on se suspend à une corde, les mains ne doivent pas glisser le long de la corde pour qu’on y demeure accroché. Le
frottement entre les mains et la corde est donc du frottement statique.
e) Frottement Statique
À moins de freiner très brusquement (ce qui n’est pas le cas selon l’énoncé), les roues d’un vélo ne glissent pas au sol. La
force qu’elles appliquent au sol est donc une force de frottement statique.
f) Frottement Cinétique
Si on regarde les coussins de caoutchouc qui sont appliqués contre la roue lors du freinage, on constate que c’est par
glissement qu’ils appliquent une force qui oblige la roue à réduire sa vitesse de rotation. Si on appliquait fortement les
freins, la force des coussins de caoutchouc serait telle qu’elle pourrait immobiliser réellement la roue. Mais lors d’un
freinage doux, ces coussins glissent contre la partie métallique de la roue. Il s’agit donc de frottement cinétique.
g) Frottement Statique
Quand on soulève un objet, on utilise généralement le frottement. Et si l’objet ne nous glisse pas entre les mains, il s’agit
de frottement statique.
La forme de l’objet a une incidence puisque si on emprisonne l’objet dans notre main (comme on pourrait le faire avec une
balle de golf), le frottement n’est pas nécessaire. La forme d’un objet qu’on peut saisir par une section concave (comme un
haltère) ou par une anse comme une tasse ou une valise ne requiert pas non plus de frottement. Par contre, un objet
cylindrique comme le verre mentionné dans l’énoncé requiert du frottement statique.
h) Frottement Statique
Avec des chaussures dont les semelles sont en caoutchouc, on bénéficie généralement d’une bonne adhérence au sol. Si
on lutte en tirant contre un animal, le fait de ne pas glisser, et donc d’ordinaire de réussir à tirer l’objet, signifie qu’on
bénéficie de frottement statique.
i) Frottement Cinétique
Si les chaussures glissent au sol lorsqu’un gros danois réussit à nous tirer, la force qu’on obtient du sol (insuffisante) est une
force de frottement cinétique.

retour à la question ▲

Solution : Dans tous les cas retour à la question ▲

a) 1) Une auto qui accélère doucement vers l’avant et en ligne droite utilise du frottement statique avec le sol.
2) Une auto qui tente d’accélérer brusquement vers l’avant sur la neige et qui glisse en le faisant produit du frottement
cinétique au sol.
b) 1) Une auto qui freine doucement et parvient à ralentir sans faire glisser les roues au sol utilise du frottement statique.
2) Une auto qui freine brusquement au point de faire glisser les roues au sol lors d’une manœuvre d’urgence utilise le
frottement cinétique (et parvient tout de même à ralentir).
c) 1) Une voiture roule normalement dans une courbe, et ne glisse pas. Le frottement au sol est un frottement statique.
2) Une voiture roule trop vite dans une courbe et dérape. Pendant le dérapage, la voiture subit quand même une force
provenant du sol, et c’est du frottement cinétique.

Solution : Aaahh, une démonstration… retour à la question ▲


L’énoncé fait allusion à la comparaison de deux situations où la vitesse varie du simple au
double. Désignons ces deux scénarios par scénarios A et B. Pour comparer les distances
de freinage xA et xB, on voudra évaluer le rapport xB/xA.
Aussi, la distance minimale de freinage implique du frottement statique, car les
coefficients de frottement statique sont plus élevés que les coefficients de frottement
cinétique (entre deux mêmes surfaces). Il est mentionné que l’affirmation s’applique avec
un coefficient de frottement uniforme, ce sera µs. On peut exprimer l’accélération en
fonction du coefficient de frottement statique en traitant les équations des forces :

F = ma = N + mg + f s

F = ma x x = 0 + 0 − fs avec fs =  s N

F = ma y y = N − mg + 0
0

Dans l’équation des forces selon x, la force de frottement est soustraite parce qu’on a considéré un axe orienté selon la
vitesse initiale. L’accélération (ralentissement) devra donc être négative également. Selon l’équation des forces selon x, on
peut obtenir une expression de l’accélération. En posant a = ax :
− fs − s N
a= =
m m

Selon l’équation des forces en y, la normale peut être remplacée par mg et l’expression de l’accélération est simplifiée :
−s N − s  mg
a= = = − s g
m m
Concernant les vitesses, posons vB = 2vA. La première équation qui met en relation la distance de freinage, la vitesse initiale
et l’accélération est : x = x0 + v0 t + 12 at 2 . Cependant, cette vitesse contient le temps, et ne tient pas compte de la vitesse
finale (nulle). Une autre équation mettant en relation les positions, vitesses initiale et finale ainsi que l’accélération est :
v 2 = v02 + 2a ( x − x0 )

Puisque le véhicule s’immobilise, la vitesse finale est nulle. Si on pose x0 = 0, la distance de freinage correspondra à la
position finale x. En remplaçant l’accélération par « -µsg », on obtient :
  v02
v2 = v02 + 2  ( − s g )  x − x0  ➔ 0 = v02 − 2 s gx ➔ x=
  2 s g
0  0 

Le rapport des distances de freinage xB/xA entraîne :


 vB2 
 
xB  2 s g 
2
v2 v 
= = B =  B
xA  v2  v 2A  vA 
 A 
 2 s g 
 

Finalement, puisque vB = 2vA, on trouve :


2 2
xB  vB   2v 
=  =  A = 22 = 4
xA  vA   vA 

On a ainsi démontré que pour un même coefficient de frottement, une vitesse deux fois plus grande entraîne xB = 4xA.

Solution : Le stationnement retour à la question ▲

a) Oui
On doit vérifier si le coefficient de frottement statique est assez grand pour fournir
une force de frottement permettant à l’accélération d’être nulle. On va donc calculer
la force de frottement statique requise dans le cas limite où l’accélération est nulle
(valeur maximale de la force de frottement), et la comparer à la force de frottement
statique maximale permise par le coefficient de frottement statique. En a), les 4 roues
sont freinées, alors la force normale entière sur l’automobile contribue à générer une
force de frottement. On rédige les équations des forces en posant que l’accélération
est nulle (le long du plan incliné) :

F = ma = N 4 + mg + fs

F x = max = 0 + mg sin − fs
0
(1)

F y = may = N4 − mg cos  + 0 (2)


0

Selon l’équation (1) seulement, on peut connaître la force de frottement statique requise :
fs = mg sin

On ne connaît pas la masse de l’automobile, donc on ne peut calculer la valeur de la force de frottement. Mais on pourra
tout de même la comparer à la valeur maximale possible, donnée par :
fs max = s N4 ,

avec une force normale donnée par l’équation (2) :


(2) N4 = mg cos 

fs max = s mg cos 

Il ne reste qu’à déterminer si la force de frottement statique requise est à l’intérieur des limites possible pour la force de
frottement statique entre ces deux surfaces. On doit vérifier si :
fs  fs max
?

mg sin  s mg cos 
?

sin  s cos
?

sin5,5 0,17  cos 5,5


?

Le calcul nous dit que cette inégalité est vérifiée. Donc l’automobile pourra demeurer immobile sur cette pente.
b) Non
Si seules les deux roues arrière sont freinées par le frein de stationnement (comme sur la plupart des automobiles), seule
la normale sur les roues arrière contribue à générer du frottement. Dans les équations, séparons la normale totale selon
les deux trains de roues :

F = ma = N 2v + N2r + mg + fs

F x = max = 0 + 0 + mg sin − fs
0
(3)

F y = may = N2v + N2r − mg cos  + 0 (4)


0

La force requise pour garder l’auto immobile est la même qu’en a), selon l’équation (3) :
fs = mg sin

On exprime la force de frottement maximale générée par la normale sur 2 roues seulement :
fs max = s N2r ,

avec une force normale N2r donnée par l’équation (4) :


(4) N2r = mg cos  − N2v

Et puisque N2v = N2r, on peut écrire :


N2r = mg cos  − N2r

2N2r = mg cos 

N2r = 1
2
mg cos 

Comme quoi la normale sur les deux roues arrière seules ne porte que la moitié du poids total.
La force de frottement statique maximale est alors :
fs max = s N2r

fs max =  s 12 mg cos 

La comparaison entraîne :
fs  fs max
?

mg sin  s 1 mg cos 
2
?

sin  1
2
s cos 
?

sin5,5  1  0,17  cos 5,5


2
?
Cette inégalité n’est pas vérifiée. L’auto se mettra donc à glisser si on réduit le frottement aux seules roues arrière.
c) Impossible
Logiquement, si deux roues ne sont pas suffisantes, en frottement statique, pour maintenir l’auto en place, elles ne
pourront pas non plus tirer l’automobile vers le haut de la pente.

Solution : Tire fort! retour à la question ▲

a) Non
Pour savoir si la boîte se mettra en mouvement, on doit vérifier si la sommes
la force de frottement est en mesure de s’opposer à l’accélération de la
boîte sans excéder sa valeur maximale possible. Deux approches sont
possibles et valides :
-On peut calculer la force de frottement requise pour garder la boîte au
repos et comparer cette valeur pour vérifier si fs ≤ fs max;
-On peut calculer le coefficient de frottement requis pour que la boîte
demeure au repos et comparer ce résultat avec le coefficient de frottement
réel.
Procédons avec la comparaison de la force de frottement requise et la force
de frottement maximale.
En considérant un axe x orienté dans le sens de l’accélération éventuelle :

F = ma = N + mg + T + f s

F x = max = 0 + 0 + T cos25 − fs
0
(1)

F y = may = N − mg + T sin25 + 0 (2)


0

L’équation (1) suffit à évaluer la force de frottement qui garderait la boîte immobile :
fs = T cos25 = 350 N  cos25 = 317 N

Quant à la force de frottement, maximale, elle implique la force normale qu’on peut déterminer à partir de l’équation (2) :
(2) N = mg − T sin25

fs max = s N = (
s ( mg − T sin25 ) = 0,750  60 kg  9,81 kg
N − 350 N  sin25
) = 331 N

Et puisque la force de frottement statique maximale possible est supérieure à la force requise pour garder la caisse
immobile, celle-ci demeurera immobile.
b) Oui
Si la boîte est déjà en mouvement lorsque David applique une force de 350 N dans
la corde, les forces sur le schéma auront les mêmes orientations, avec la seule
différence que la force de frottement sera plutôt de type frottement cinétique.
Établissons alors les équations des forces, où fc = µcN dans tous les cas. Cette fois-
ci on ignore l’accélération, et c’est le signe de cette accélération (le sens) qui
déterminera si David parvient à garder la boîte en mouvement ou si elle ralentira
jusqu’à l’arrêt.

F x = max = 0 + 0 + T cos25 − fc
= c N
(3)

F y = may = N − mg + T sin25 + 0 (4)


0

On veut déterminer l’accélération. La normale, selon l’équation (4), sera donnée par la même expression qu’en a), qu’on
peut intégrer dans le terme fc de l’équation (3) :
(3) max = T cos25 − c N = T cos25 − c ( mg − T sin25)
T cos25 − c ( mg − T sin25 )
ax =
m

ax =
(
350 N  cos25 − 0,550  60 kg  9,81 kg
N − 350 N  sin25
) = + 1,25 m
60 kg s2

Une accélération positive est une accélération dans le sens de l’axe x, donc vers David. La boîte va donc de plus en plus vite
et David parvient à la garder en mouvement.

Solution : L’angle critique retour à la question ▲

a)  = 23,3°
À l’angle critique d’inclinaison, la force de frottement statique atteint précisément sa
valeur maximale. C’est ce qui en fait l’angle critique à partir duquel ou au-delà duquel
le bloc glisse. Puisque mathématiquement, une inclinaison plus forte d’une quantité
infime suffit à changer de type de frottement, on fera les calculs pour la valeur exacte
où fs = fs max et où l’accélération est encore nulle (a = 0). Dans cette situation, on cherche
à évaluer l’angle. Les équations des forces sont :

F = ma = N + mg + f s max

F x = max = 0 + mg sin − fs max


0
(1)

où fs max = s N (2)

F y = may = N − mg cos + 0 (3)


0

Selon l’équation (3) :


N = mg cos

Cette expression de N dans l’équation (2) entraîne :


fs max =  s ( mg cos )

Et finalement dans l’équation (1) :


0 = mg sin − s ( mg cos )

sin =  s cos

tan =  s

 = tan−1 s = tan−1 0,43 = 23,3

b) t = 0,962 s
S’il se met à glisse à partir de l’angle critique (ou une infime quantité au-dessus),
on parlera alors de frottement cinétique. L’analyse est comparable, sauf que
fc = µcN et ax  0 . On cherche alors l’accélération pour résoudre par cinématique
la durée du glissement sur 50 cm. La détermination de l’accélération implique
l’analyse des forces :

F = ma = N + mg + f s max

F x = max = 0 + mg sin − fc (4)

où fc = c N (5)

F y = may = N − mg cos + 0 (6)


0
La réunion des trois équations entraîne :
max = mg sin − fc = mg sin − cN = mg sin − c ( mg cos )

ax = g sin − c g cos = g (sin − c cos ) = 9,81 m2  (sin23,3 − 0,31  cos23,3) = + 1,08 m2


s s

L’accélération positive indique que la masse accélère bien vers le bas de la pente, selon notre axe, ce qui est cohérent. Par
cinématique on peut alors évaluer la durée du déplacement de 50 cm. Les paramètres et équations sont :
x0 = 0
x = 0,50 m
v x0 = 0
vx = ?
ax = 1,08 m
s2
t = ??

x = x0 + vx 0 t + 12 ax t 2

v x = v x 0 + ax t

L’équation de la position suffit à isoler et calculer t :


x = x0 + vx 0 t + 12 ax t 2 = 1 a t2
2 x
=0 =0

2x 2  0,50 m
t= = = 0,962 s
ax 1,08 m
s2

Solution : Cinétique retour à la question ▲

Oui
La force de frottement cinétique est une force, au même titre qu’une force de frottement statique. Toute force entrainera
une accélération si elle provoque une force résultant non nulle.
Dans le cas d’une automobile faisant glisser ses roues motrices pour accélérer, par exemple, cette force de frottement
cinétique au sol demeure la seule force horizontale agissant sur l’auto. C’est donc la force générant une accélération, même
s’il s’agit d’une force moins efficace que la force de frottement statique pour accélérer.

Solution : Deux scénarios retour à la question ▲

µc = 0,177 et a = 0,862 m/s²


On comprend que le même coefficient de frottement cinétique entraîne des
accélérations différentes si l’inclinaison du plan incliné est différente.
Appelons A et B ces deux scénarios, avec aA = a et aB = 2a.
On doit établir les équations des forces pour les deux scénarios, quoique les
équations auront la même forme. Selon le diagramme de forces et les axes
de la figure ci-contre, les équations des forces pour le scénario A seront les
suivantes (notons que m et g sont constantes, mais que toutes les autres
variables pourraient varier d’un scénario à l’autre) :

F = ma A = NA + mg + fcA

F x = maA = 0 + mg sin A − fcA (1)

où fcA = c NA (2)

F y = may = NA − mg cos A + 0 (3)


0
Avant d’être réécrites pour le scénario B, on peut simplifier ces équations et les réunir en une seule. L’équation (3) nous
donne une expression de la normale NA et alors l’expression de fcA peut être insérée dans l’équation (1) :
(3) NA = mg cos A

(2) fcA = c mg cosA

(1) maA = mg sin A − c mg cos A

aA = g ( sin A − c cos A ) (4)

Cette dernière équation peut alors être appliquée au scénarios B avec la même forme :
aB = g ( sinB − c cosB ) (5)

Il y a alors 3 inconnues dans ces deux équations (aA, aB et µc), mais si on remplace les accélération aA, et aB par les valeurs
suggérées dans l’énoncé, on a de nouvelles équations où alors les équations (4) et (5) comportent moins d’inconnues.
Puisque aA = a et aB = 2a, on peut écrire :
(4) a = g ( sin A − c cos A ) (6)

(5) 2a = g ( sinB − c cosB ) (7)

En remplaçant la variable a de l’équation (7) par l’expression complète de a donnée par l’équation (6), on obtient :

( )
2 g (sinA − c cosA ) = g (sinB − c cosB )

Il ne reste qu’à simplifier pour évaluer µc. Si commence par simplifier par g :
2sin A − 2c cos A = sinB − c cosB

c ( cosB − 2cos A ) = sinB − 2sin A

sinB − 2sin A sin20 − 2sin15


c = = = 0,177
cosB − 2cos A cos20 − 2cos15

En reprenant l’équation (6), on trouve l’accélération a :


a = g (sinA − c cosA ) = 9,81 m2  (sin15 − 0,177  cos15) = 0,862 m2
s s

Solution : La Ferrari Pista retour à la question ▲

Non
Pour déterminer si la force appliquée au sol par la voiture sera aussi
grande que le permet le moteur (16,6 kN), il suffit de calculer la force de
frottement statique maximale sur les roues motrices (arrière) et la force
de frottement cinétique (toujours sur les roues arrière seules). Dans ce
cas comme en général, le coefficient de frottement statique maximale
est supérieur au coefficient de frottement cinétique, ce qui suggère que
si le frottement statique ne permet pas d’appliquer cette force, le
frottement cinétique ne le fera pas non plus. Rédigeons les équations
des forces sur la voiture, en considérant que la voiture est à la limite du
dérapage :
m F = ma = N + N + mg + f
V R s

F = ma = f x x s (1)

avec fs = fs max = s NR (2)

F y = may = NV + NR − mg = 0 (3)

Puisqu’on cherche seulement à évaluer fs max, on doit d’abord déterminer NR et utiliser l’équation (3). Puisque la normale
totale se divise en NR et NV (N = NR+NV), on peut écrire :
NV = 0,41N (4)

NR = 0,59N (5)
Pour déterminer NR, c’est NV qu’on exprimera en fonction de NR. Selon l’équation (5) :
NR
(5) N=
0,59

Inséré dans l’équation (4) :


NR 0,41
(4) NV = 0,41 = NR
0,59 0,59

Dans l’équation (3) :


0,41
NR + NR − mg = 0
0,59

NR = 0,59mg

Finalement, cette expression de NR dans l’équation (2) entraîne :


fs = fs max = s NR = s ( 0,59mg ) = 1,25  0,59 1385 kg  9,81 m2 = 10,0 103 N
s

La force de frottement statique est donc limitée à 10 kN, alors qu’on dit que le moteur peut entraîner les roues à appliquer
au sol 16,6 kN. Les roues vont donc déraper avant d’atteindre 16,6 la force maximale.
Il va sans dire que le frottement cinétique n’offre pas une plus grande force maximale. Selon la dernière équation, en
adaptant seulement le coefficient de frottement :
fc = c NR = 0,87( 0,59mg ) = 0,87  0,59  1385 kg  9,81 m2 = 6,97  103 N
s

Solution : Le mur retour à la question ▲

a) F = 39,2 N
Si on veut empêcher le bloc de tomber, il se trouve que le frottement entre le mur et le bloc
doit agir vers le haut et aider à supporter le poids du bloc. Si le bloc ne tombe pas (la situation
qu’on veut étudier), le bloc sera immobile et le frottement sera un frottement statique. On
doit rédiger les équations des forces agissant sur le bloc. Utilisons le système d’axes
conventionnel, tel qu’illustré sur l’image :

F = ma = F + N + mg + f s

F x = max = F cos − N = 0
=0
(1)

F y = may = F sin − mg + fs = 0 (2)


=0

Si on cherche la force minimale évitant le glissement, le frottement statique doit donc être à sa valeur maximale, d’où :
fs = fsmax = s N (3)

L’union des trois équations entraîne :

mg 2 kg  9,81 kg
N
F= = = 39,2 N
s cos  + sin 0,25  cos15 + sin15

b) F = 1,13×103 N
Si on veut que la force ne fasse pas monter le bloc le long du mur, elle doit être limitée à une
certaine valeur. Dans ce scénario, le frottement peut contribuer à empêcher le soulèvement
du bloc, et agira vers le bas. On rédige les équations des forces agissant sur le bloc, avec pour
seul changement par rapport aux équations (1), (2) et (3) que la force de frottement agit vers
le bas :

F = ma = F + N + mg + f s

F x = max = F cos − N = 0
=0
(4)

F y = may = F sin − mg − fs = 0 (5)


=0

fs = fsmax = s N (6)

L’union des trois équations entraîne :

mg 2kg  9,81 kgN


F= = = 1,13  103 N
sin + s cos sin15 − 0,25  cos15

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