Université de Bejaia Bejaia le: 14/02/2021
Faculté de Technologie Master I: Génie des Polymères
Département de Génie des Procédés Mme. GUESSOUM
Module: Thermodynamique et diagrammes d'équilibres
Série TD N° 1
Exercice 1: Enthalpie libre et potentiel chimique
L'étain existe à l'état solide sous les variétés (étain gris) et (étain blanc); la température de transition
sous une pression P°= 1 bar est de t = 13.2 °C.
1. Pour chacune des deux variétés, exprimer le potentiel chimique standard en fonction de la température.
En déduire, à 25 °C, la valeur de ° (, 273K) - °(, 273K); conclure.
2. A 0°C, déterminer ° (, 273K) - °(, 273K); justifier alors qu'un vase en étain refroidi à 0°C
présente des taches grises qui s'effritent légèrement.
3. Quelle pression minimale convient-il d'exercer, à 0°C, sur un cristal d'étain gris pour le transformer en
étain blanc?
Données à 298K:
Variété Masse volumique (g.cm-3) Sm°(J.K-1.mol-1) Cp°(J.K-1.mol-1)
Sn () 5.750 44.80 25.8
Sn () 7.280 51.50 26.4
Les valeurs de Cp° seront supposées indépendantes de la température et celle de indépendantes de la
pression.
Exercice 2: Corps simple
I. Diagramme d'état du diiode
1. Quelle est, à la température ambiante, la forme thermodynamiquement stable de l'élément iode?
2. Quelle est la valeur de l'enthalpie standard se sublimation du diiode?
3. Calculer la valeur de l'entropie absolue standard du diiode I2 (solide).
4. Calculer la tension de vapeur du diiode à 298K.
NB: Tension de vapeur est synonyme de pression de vapeur saturante.
5. La température de fusion du diiode, peu dépendante de la pression, est égale à 387K. En admettant que
les termes enthalpiques et entropiques concernés restent constants, calculer les coordonnées (P, T) du
point triple du diiode. Conclure sur le domaine de pression pour lequel on n'observe plus l'existance de
diiode liquide.
II. Dissociation du diiode
A température élevée, le diiode I2 gazeux se dissocie selon la réaction équilibrée:
I2(gaz) = 2I (gaz)
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1. Peut-on prévoir le signe de l'enthalpie et l'entropie de dissociation du diode gazeux? Justifier la
réponse.
2. Définir et calculer la température d'inversion de cette réaction. Quelle critique peut-on faire au calcul
précédent?
Données à 298K:
ΔfH°(I2,g)= 62.42kJ/mol ; ΔfH°(I2,cr)=0.00kJ/mol.
ΔfG°(I2,g) = 19.34 kJ/mol ; ΔfG°(I2,cr) = 0.00 kJ/mol.
Sm°(I2,g) = 260.69 J/K. mol ; Sm°(I, g) = 180.79 J/K. mol.
Energie de liaison de la molécule de diiode: DI-I = 151 kJ/mol.
Exercice 3: Variance d'un système
1. Soit quatre systèmes sièges des équilibres suivants dont chacun n'est athermique:
Système 1: 2 SO2 (g) + O2 (g) = 2 SO3 (g)
Système 2: CH4 (g) + Cl2 (g) = CH3Cl (g) + HCl (g)
Système 3: 2 H2S (g) + 3 O2 (g) = 2 H2O (l) + 2 SO2 (g)
Système 4: AuCl3 (g) + 2 Au (s) = 3 AuCl (s)
Déterminer la variance de chacun d'eux dans les trois cas suivants:
a) Les constituants sont initialement en proportions quelconques;
b) Les réactifs sont initialement introduits seuls et en proportions quelconques;
c) Les réactifs sont initialement introduits seuls et en proportions stoechiométriques.
2. On considère le système siège des deux équilibres suivants:
NH4I (s) = NH3 (g) + HI (g) (1)
HI (g) = 1/2 H2 (g) + 1/2 I2 (g) (2)
a) Déterminer la variance de ce système lorsque les constituants sont initialement introduits en
proportions quelconques.
b) Déterminer la variance lorsque l'iodure d'ammonium solide NH4I est introduit initialement seul et en
excès. Conclure.
c) A température T, K1° = 8.00 et K2° = 0.25; déterminer, à cette température, les pressions partielles et la
pression totale du système lorsque les équilibres sont obtenus en partant d'iodure d'ammonium seul et en
excès.
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Module: Thermodynamique et diagrammes d'équilibres
Solution typique de la série de TD N° 1
Exercice 1: Enthalpie libre et Potentiel chimique (Allotropie de l'étain)
𝜕𝐺
1) µi(T,P,n...)=Gm,i(T,P,n..)=(𝜕𝑛 ) 𝑇,𝑃,𝑛(𝑗 ≠𝑖) 2) Pour =273K
𝑖
dµ (T,P) = -Sm dT +Vm dP 𝐽
µ° 𝜷, 𝟐𝟕𝟑 − µ° 𝜶, 𝟐𝟕𝟑 = +𝟖𝟖 .
𝜕µ 𝑚𝑜𝑙
A P=Cte : PT = P° => (𝜕𝑇 )𝑃 = −𝑆𝑚 (𝑇)
𝑇 𝑇 A 0°C, c'est l'étain gris Sn() qui est la
′ variété la plus stable.
𝑑µ° = −𝑆𝑚 ° 𝑇 𝑑𝑇′
𝑇° 𝑇° => Ce qui explique l'apparition de taches grises.
𝑇 𝑑𝑇
On exprime: 𝑆°𝑚 , 𝑇 = 𝑆°𝑚 𝑇° + 𝑇°
𝐶°𝑃 (𝑇)
=> L'étain gris Sn() étant moins dense que
Soit Pour la variété : Sm°(T)=-102.2 + 25.8 lnT.
l'étain blanc Sn(), la transition Sn()Sn(),
Variété: Sm°(,T)=-98.9 + 26.4 lnT (J/K.mol).
s'accompagne d'une augmentation du volume
Alors:
𝑇 massique, justifiant le léger effritement observé.
µ° 𝛼, 𝑇 = µ° 𝛼, 298𝐾 + (102.2 + 25.8 ln 𝑇)𝑑𝑇 3) A température constante (T=Cte):
298
Soit: 𝑑µ 𝛼 = 𝑉𝑚∗ 𝛼 𝑑𝑃; 𝑑µ 𝛽 = 𝑉𝑚∗ 𝛽 𝑑𝑃
µ° 𝛼, 𝑇 = µ° 𝛼, 298𝐾 Soit: 𝑑(µ 𝛽 − µ 𝛼 ) = (𝑉𝑚∗ 𝛽 −𝑉𝑚∗ 𝛼 )𝑑𝑃
+ 102.2𝑇 ′ − 25.8𝑇 ′ (𝑙𝑛𝑇 ′ − 1) 𝑇298 A la pression P et à T=273K: Sn()Sn();
µ° 𝛼, 𝑇 = µ° 𝛼, 298𝐾 + 128𝑇 − 25.8𝑇𝑙𝑛𝑇 +
𝐽 µ(,273K,P) - µ(, 273K, P) = 0.
5657 (𝑚𝑜𝑙 ).
De même: En intégrant l'expression ci-dessus, il vient:
µ° 𝛽, 𝑇 = µ° 𝛽, 298𝐾 + 15.3𝑇 − 26.4𝑇𝑙𝑛𝑇 + 𝑃
𝐽 𝑃°
𝑑(µ 𝛽 − µ 𝛼 ) = (𝑉𝑚∗ 𝛽 −𝑉𝑚∗ 𝛼 ). (𝑃 −
7481 (𝑚𝑜𝑙 ). 𝑃°).
Soit: Soit: µ(,273K,P) - µ(, 273K, P)=
µ° 𝛽, 𝑇 − µ° 𝛼, 𝑇 µ(,273K,P°) - µ(, 273K, P°)
= µ° 𝛽, 298 − µ° 𝛼, 298 − 2.7𝑇 + (𝑉𝑚∗ 𝛽 −𝑉𝑚∗ 𝛼 ). (𝑃 − 𝑃°).
− 0.60𝑇𝑙𝑛𝑇 + 1824 µ° 𝛽 ,273 −µ° 𝛼,273
D'ou: 𝑃 = 𝑃° −
Pour: t = 13.2°C soit Tt =286.2K. (𝑉𝑚∗ 𝛽 −𝑉𝑚∗ 𝛼 )
𝑀(𝑆𝑛 )
µ° 𝛼, 𝑇 = µ° , 𝑇 Soit, avec 𝑉𝑚∗ (𝛽) = = 1.63. 10−5 𝑚3 𝑚𝑜𝑙 −1
𝜌𝛽
et 𝑀(𝑆𝑛 )
µ° 𝛽, 298 − µ° 𝛼, 298 = 2.7𝑇 + 060𝑇𝑙𝑛𝑇 − 1824 Et 𝑉𝑚∗ 𝛼 = = 2.06. 10−5 𝑚3 𝑚𝑜𝑙 −1
𝜌𝛼
𝐽
Soit: µ° 𝜷, 𝟐𝟗𝟖 − µ° 𝜶, 𝟐𝟗𝟖 = −𝟖𝟎 . => 𝑷 ≈ 𝟐𝟎𝟓. 𝟔 𝒃𝒂𝒓
𝑚𝑜𝑙
A 25 °C, µ° 𝛃 < µ° : l'étain blanc (Sn())
est la variété la plus stable à cette température.
Exercice 2 : I. Diagramme d'état du diiode (Corps pur)
1) Pour un élément dans son état standard de l'élément iode est le cristal de molécules I2.
référence à une température donnée, les grandeurs 2) La réaction de formation du diiode gazeux est
standard de formation sont nulles par définition: à la sublimation selon: I2 (cr)I2(g).
298K, la forme thermodynamiquement stable de
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ΔsubH°(I2) = ΔfH°(I2, g) = 62.42 kJ/mol. 5) Le point triple appartient à la courbe de
3) On peut calculer ΔfS°(I2, g) à 298K selon: fusion; or, dans le diagramme P(T) présenté ci-
∆𝑓 𝐻° 𝐼2 , 𝑔 − ∆𝑓 𝐺° 𝐼2 , 𝑔 dessus, celle-ci est une droite verticale puisque la
∆𝑓 𝑆° 𝐼2 , 𝑔 = température de fusion est supposée indépendante
𝑇
𝐽 de la pression. Donc: T = 387K.
= 144.56
𝐾. 𝑚𝑜𝑙 En considérant ∆𝑓 𝑆° 𝐼2 , 𝑔 et ∆𝑓 𝐻° 𝐼2 , 𝑔
∆𝑓 𝑆° 𝐼2 , 𝑔 = 𝑆°𝑚 𝐼2 , 𝑔 − 𝑆°𝑚 𝐼2 , 𝑐𝑟 comme indépendants de T, l'enthalpie libre
𝑱 standard de formation du diiode gazeux est donc
Avec: 𝑺°𝒎 𝑰𝟐 , 𝒈 = 𝟐𝟎𝟔. 𝟔𝟗 𝑲.𝒎𝒐𝒍
𝑱 donnée à toute température par:
𝑺°𝒎 𝑰𝟐 , 𝒄𝒓 = 𝟏𝟏𝟔. 𝟏𝟐 𝑘𝐽
𝑲. 𝒎𝒐𝒍 ∆𝑓 𝐺° 𝐼2 , 𝑔 = 62.42 − 0.14456. 𝑇
𝑚𝑜𝑙
4) La tension de vapeur, encore appelée pression A l'équilibre cristal/gaz à T:
de vapeur saturante, est la pression sous laquelle 𝑘𝐽
cristal et vapeur sont en équilibre à la température ∆𝑓 𝐺° 𝐼2 , 𝑔 = 6.475 𝑒𝑡 𝑃𝑠 𝑇 = 13.6𝐾𝑃𝑎.
𝑚𝑜𝑙
considérée. Les coordonnées du point triple étant 13.36kPa et
La condition d'équilibre d'un corps pur sous 387K, il est donc impossible d'observer du diiode
deux phases est l'égalité des potentiel chimiques liquide sous une pression inférieure à 13.36kPa.
de ce corps dans ces deux phases:
II. Dissociation du diiode
µ (I2,g,Ps(T)) = µ (I2,cr,Ps(T)).
P
1) La dissociation de la molécule nécessite la
rupture de la liaison I-I: elle est endothermique :
∆𝑟 𝐻° > 0.
La dissociation de la molécule s'accompagne de
Liquide l'augmentation de la quantité de matière gazeuse et
du désordre moléculaire: son entropie de réaction
Cristal est donc positive: ∆𝑟 𝑆° > 0.
Gaz 𝑘𝐽
∆𝑟 𝐻° = 𝐷𝐼−𝐼 = 151 ;
𝑚𝑜𝑙
𝑘𝐽
∆𝑟 𝑆° = 2𝑆°𝑚 𝐼, 𝑔 − 𝑆°𝑚 𝐼2 , 𝑔 = 100.89
𝑚𝑜𝑙
T
2) Par définition, la température d'inversion d'une
On exprime les potentiels chimiques en réaction est la température pour laquelle l'enthalpie
fonction des potentiels standard: libre standard de cette réaction s'annule.
Ps T
µ I2 , g, Ps T = µ° I2 , g, T + RTln En admettant que ∆𝑟 𝐻° 𝑒𝑡 ∆𝑟 𝑆° soient
P° indépendants de la température, on obtient:
µ I2 , cr, Ps T ≈ µ° I2 , cr, T, P° = µ° I2 , cr, T ∆𝑟 𝐻°
Ps T 𝑇𝑖 = ≈ 1.50𝑘𝐾
∆ 𝑟 𝑆°
µ° I2 , g, T − µ° I2 , cr, T + RTln =0
P° L'intervalle de température est trop large pour que
Or la quantité (µ° 𝐈𝟐 , 𝐠, 𝐓 − µ° 𝐈𝟐 , 𝐜𝐫, 𝐓 ) n'est les variations de ∆𝑟 𝐻° 𝑒𝑡 ∆𝑟 𝑆° avec les température
autre que l'enthalpie libre standard de formation du soient négligeables.
diiode gazeux ΔfG° (I2,g,T). Pour les évaluer et améliorer le calcul, il faudrait
La condition d'équilibre est donc: disposer des capacités calorifiques molaires sous
Ps T
𝜟𝐟 𝐆° 𝐈𝟐 , 𝐠, 𝐓 + RTln P° = 0. pression constante.
On en déduit la tension de vapeur (Ps(T)):
−∆𝑓 𝐺° 𝐼2, 𝑔, 𝑇
𝑃𝑠 𝑇 = 𝑃°. exp( )
𝑅𝑇
𝑑𝑜𝑛𝑐: 𝑃𝑠 𝑇 = 40.7 𝑃𝑎
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Exercice 3 : Variance d'un système
I. Dans cet exercice, on calcule la variance des II. Soit le système:
systèmes en utilisant la règle des phases ou règle de NH4I (s) = NH3 (g) + HI (g) (1)
Gibbs: V = C+a-
D'ou : C = n-p-r HI (g) = 1/2 H2 (g) + 1/2 I2 (g) (2)
n: nombre de constituants chimiques; a) Dans le cas général:
a=2: nombre de facteurs physiques (T et P); V=5-2-0+2-2=3.
r: nombre de réactions chimiques indépendantes; b) En partant de NH4I (s), seul et en excès, les
p: nombre de relation particulières à l'équilibre relations particulières apparaissent entre les
entre les paramètres intensifs des constituants pression partielles. On établit ces relations en
d'une même phase; faisant un bilan de matière:
: nombre de phases. NH4I (s) NH3 (g) HI (g) H2 (g) I2 (g)
Etat initial n0 0 0 0 0
1. Système 1: 2 SO2 (g) + O2 (g) = 2 SO3 (g) Equilibre n0- -' '/2 /2
a) V=3-1-0+2-1=3
A tout instant, n(H2)=n(I2) soit P(H2)=P(I2).
b)Aucune relation particulière, p=0 donc V=3.
c)A tout instant, P(SO2)=2P(O2), alors p=1, donc: En remarquant que:
V=3-1-1+2-1=2. =(-')+ '/2+'/2, soit:
n(NH3)=n(HI)+n(H2)+n(I2).
2. Système 2: CH4(g) + Cl2(g)=CH3Cl(g) + HCl (g)
Tous les constituants du système étant gazeux, il
a) 𝑖 𝑉𝑖(𝑔) = 0, la pression n'est pas un facteur vient:
d'équilibre aussi a=1, alors V=4-1-1-0+1-1=3 P(NH3)=P(HI)+P(H2)+P(I2).
Il existe à présent deux relations supplémentaires
b)A tout instant, P(CH3Cl)=P(HCl),alors que p=1 et
entre des paramètres intensifs de la phase gazeuse:
V=4-1-1+1-1=2
p= 2 et V=5-2-2+2-2=1
c) A tout instant: P(CH3Cl)=P(HCl) et P(CH4)= Il suffit de fixer un paramètre, par exemple la
P(Cl2), alors que p=2 et V=4-1-2+1-1=1 température (les deux constantes d'équilibres sont
Si la température est fixée, le système est alors fixées), pour que le système soit entièrement
entièrement déterminé, en particulier sa composition. déterminé.
3. Système 3: 2H2S(g)+3O2(g) = 2H2O(l) +2SO2(g) c) K°1 = P(NH3).P(HI) / P°2
a) V=4-1-0+2-2=3 (𝑃 𝐻2 .𝑃 𝐼2 )1/2
et 𝐾°2 = 𝑃(𝐻𝐼)
b) A tout instant n(H2O)=n(SO2) mais ces deux 𝑃 𝐻2
avec P(H2)=P(I2) il vient: 𝐾°2 = soit :
constituants ne sont pas dans la même phase, il n'y a 𝑃(𝐻𝐼)
𝑃 𝐻2
pas de nouvelle relation, p=0 et V =3. 𝑃(𝐻𝐼) = .
𝐾°2
c)A tout instant P(H2S)= 2/3 P(O2) et p=1, aussi avec P(NH3)=P(HI)+P(H2)+P(I2), il vient de
V=4-1-1+2-2=2. plus:
1 1+ 2𝐾°2
P(NH3)= P(H2) 𝐾° + 2 = 𝑃 𝐻2
4. Système 4: AuCl3 (g) + 2 Au (s) = 3 AuCl (s) 2 𝐾° 2
2
𝑃 𝐻2 1+ 2𝐾°2
Alors: 𝐾°1 = ,
a) Les trois espèces étant solides, la pression n'est 𝑃°2 𝐾°2 𝐾°2
1
pas facteur d'équilibre et a=1. 𝐾°1 2
Soit: 𝑃 𝐻2 = 𝑃° 𝐾°2 .
1+2𝐾°2
V=3-1-0+1-3=0 Avec: K°1=8.00 et K°2 = 0.25 il vient:
=> le système est invariant; la température P(H2)=P(I2)=0.58bar, P(HI)=2.31bar,
d'équilibre est unique est ne peut être fixer par P(NH3)=3.46bar et Pt=6.93bar.
l'opérateur.
b) et c) Chaque solide étant seul dans sa phase, son
activité est égale à 1, quel que soit l'état initial et
V=0.
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Module: Thermodynamique et diagrammes d'équilibres
Série de TD2: Thermodynamique et diagrammes d'équilibres
Exercice 1
1. Soit le mélange binaire chloroforme (1) - acétone (2) . On a relevé sous P=1 bar les points anguleux (E
et R en °C) sur la courbe d'analyse thermique.
X2 0 0.05 0.1 0.2 0.3 0.36 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
E 61.7 62 62.3 63.8 64.2 64.4 64.1 63.5 62 60.4 58.5 57 56.2
R 61.7 63 63.3 64.1 64.3 64.4 64.3 64.1 63.2 62 60 58.2 56.2
Tracer l'allure du diagramme binaire isobare. Préciser la nature des phases présentes dans les différents
domaines.
2. Soit le mélange binaire eau (1)-méthanol (2).
On donne, sous la pression de 1 bar, les courbes
d'analyse thermique pour différentes valeurs de x2,
fraction molaire en méthanol.
Construire le diagramme binaire d'équilibre liquide-
vapeur et préciser la nature des phases présentes dans
les différents domaines.
Exercice 2: Étude du diagramme binaire isobare liquide vapeur eau-cyclohexane
Le diagramme binaire isobare simplifié de l’équilibre liquide-vapeur, pour le système eau-cyclohexane,
est donné sur le document ci-dessous. On note B1 l’eau, et B2 le cyclohexane.
a. Quel est le nom de la courbe constituée des branches AH et HB?
b. Comment appelle-t-on le point H sur le diagramme ?
c. Que vaut la variance en ce point ? Interpréter cette valeur.
d. Tracer l’allure des courbes d’analyse thermique par refroidissement, jusqu’à 60 °C, des systèmes
physicochimiques représentés par les points M1, M2 et M3.
e. Sous quel(s) état(s) physique(s) se trouve un mélange de fraction molaire globale en cyclohexane x2 =
0,30 à 80 °C? Quelle est la composition des phases en présence ?
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Exercice 3: Détermination du binaire cuivre-magnésium
Le diagramme binaire cuivre-magnésium est étudié (ci-dessous) pour des fractions molaires en magnésium
comprises entre 0,40 et 1,00. Les solides sont totalement immiscibles, aucune démixtion à l’état liquide n’est
observée.
Les courbes de refroidissement de dix mélanges, initialement liquides, sont données ci-après ; t est la variable de
temps et T la température. Pour faciliter la lecture de ces courbes, l’échelle des ordonnées n’est pas volontairement
respectée.
Un dispositif assure une évacuation de chaleur régulière:
a. À partir des courbes de refroidissement, donner l’allure du diagramme binaire Cu-Mg dans le domaine de
fractions molaires comprises entre 0,4 et 1,0.
b. Ce diagramme fait apparaître un composé défini. Quelle est sa composition ?
c. Indiquer sur ce diagramme la nature des phases et leur contenu dans les différents domaines.
d. Un liquide a une composition initiale de fraction molaire 0,7. Indiquer la nature des phases et la composition de
celles-ci lorsque ce mélange est refroidi à T = 485 °C.
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Module: Thermodynamique et diagrammes d'équilibres
Solution typique de la série de TD N° 2
Exercice 1:
1)
Le système chloroforme-acétone présente un azéotrope à maximum de température au point Z (x 2 = 0.36,
= 64.4°C).
Entre les courbes de rosée et d'ébullition se trouve le domaine d'équilibre liquide-vapeur.
2) Les courbes pour x2 =0 et x2= 1 permettent de déterminer les température de changement d'état des
corps purs.
- la première rupture de pente correspond à l'apparition de la première bulle de gaz.
- L'ébullition commence, le point représentatif du système se trouve sur la courbe d'ébullition.
- La second rupture de pente correspond à la disparition de la dernière goutte de liquide.
- Le point représentatif du système se trouve sur la courbe de rosée.
Les courbes d'analyse thermique permettent donc de construire, point par point les courbes d'ébullition et
de rosée. Entre ces dernières se trouve le domaine d'équilibre liquide-gaz.
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Exercice 2: Étude du diagramme binaire isobare liquide vapeur eau-cyclohexane
a. Cette courbe s’appelle la courbe de rosée.
b. Le point H correspond à l’hétéroazéotrope; En ce point coexistent trois phases, les deux phases liquides
et une phase vapeur de composition correspondante à H.
c. La variance V est donnée par la relation V= C + 2− où C représente le nombre de constituants
indépendants du système et le nombre de phases.
Nous savons que C = n−p−r où n représente le nombre d’entités chimiques présentes dans l’ensemble des
phases , k le nombre de lois d’action de masse (donc le nombre d’équilibres liant ces différentes espèces)
et r le nombre de relations imposées par l’expérimentateur entre les espèces.
Au point H, la variance vaut donc v = C + 2 − = 2 + 2 − 3 = 1.
Il découle de ce résultat, puisque la pression est fixée (diagramme isobare), que le nombre de degré de
liberté de cet équilibre est nul, donc que la température est parfaitement définie. Il existe donc une seule
température pour laquelle les trois phases coexistent.
d. Les courbes d’analyse thermique par refroidissement sont représentées ci-dessous pour les trois points
demandés :
e. Un tel mélange se trouve sous deux phases, l’une liquide, l’autre gazeuse.
La composition des deux phases est donnée en traçant l’horizontale au point d’abscisse x2 et d’ordonnée
80 °C.
La phase liquide est donc constituée du liquide 1 pur, c’est-à-dire de l’eau.
La phase vapeur a une composition correspondant à x2 = 0,55. La vapeur est donc constituée de 55 % de
cyclohexane et 45 % d’eau.
Exercice 3: Détermination du binaire cuivre-magnésium
a. Le diagramme se trace point par point à l’aide des courbes de refroidissement fournies dans l’énoncé.
On note rapidement que quatre courbes sont particulières car elles présentent un seul palier sans aucun
changement de pente. Ces courbes de refroidissement ressemblent à celle d’un corps pur, et il ne peut
donc s’agir que d’un point eutectique, d’un composé défini, ou évidemment d’un corps pur (ce qui sera le
cas de la courbe de fraction 1).
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b. Le composé défini correspond à une fraction en magnésium égale à 0,66. Ce composé a donc pour
formule CuMg2 (2 atomes de magnésium pour 1 de cuivre).
c. Plaçons sur le diagramme précédent les différents domaines pour en donner la composition. Par contre,
étant donné que l’allure du diagramme pour des fractions inférieures à 0,40 ne nous est pas fournie, il
n’est pas possible de déterminer la nature de la phase en présence, d’où les points d’interrogations
apparaissant dans le diagramme.
d. Pour un mélange de fraction en magnésium égale à 0,70 et à la température de 485 °C, il y a
coexistence de trois phases : liquide, CuMg2 solide et Mg solide. Le liquide aura la composition de
l’eutectique, à savoir 0,85 de magnésium.
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