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Prise en charge de la toxoplasmose

Le document décrit la toxoplasmose, y compris son cycle de vie, son épidémiologie, ses manifestations cliniques et son traitement. Il contient de nombreuses informations sur la parasitologie, la physiopathologie et la prise en charge de la toxoplasmose chez l'homme.
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Prise en charge de la toxoplasmose

Le document décrit la toxoplasmose, y compris son cycle de vie, son épidémiologie, ses manifestations cliniques et son traitement. Il contient de nombreuses informations sur la parasitologie, la physiopathologie et la prise en charge de la toxoplasmose chez l'homme.
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PRISE EN CHARGE DE LA

TOXOPLASMOSE

Dr Adnene TOUMI
Tunis le 27.01.2009
INTRODUCTION

• 1908 : découverte à Tunis Toxoplasma gondii


par Nicolle et Manceaux
• 1937 : 1er cas de toxoplasmose congénitale
humaine rapporté par Wolf et Gowen,
• 1970 : Importance du chat : reproduction
sexuée de T. gondii dans l'intestin grêle
INTRODUCTION

• Les deux dernières décennies :


– Souci de maîtriser la transmission maternofœtale
– Fréquence des immunodépressions
• Impose l’amélioration
– du diagnostic précoce
– du traitement curatif
– des préventions primaires et secondaires
PARASITOLOGIE
• Toxoplasma gondii : protozoaire
intracellulaire obligatoire
• Cycle évolutif : 3 stades infectieux :
– Oocyste et sporozoïte : produit de la
fécondation des gamétocytes mâles et
femelles (félidés)
– Tachyzoïtes : forme proliférative qui se
développe rapidement (cellules du
système réticulohistiocytaire)
– Kyste et bradyzoïte : forme de latence
dans l'organisme durant toute la vie de
l'hôte
PARASITOLOGIE
Cycle de T. gondii
• Cycle incomplet : asexué
– Hôtes intermédiaires : contamination digestive
– Libération de bradyzoïtes ou de sporozoïtes
– Deviennent des tachyzoïtes.
– Formation de kystes (10 j) : parasitisme chronique
– Quelques jours : apparition des anticorps
empêchant le passage des tachyzoïtes d'une
cellule à une autre
– Ingestion des kystes par un autre hôte intermédiaire
termine ce cycle.
PARASITOLOGIE
Cycle de T. gondii
• Cycle complet : sexué et asexué
– Cycle sexué n'est décrite que chez les félidés
– Se déroule dans les entérocytes
– Se contaminent en dévorant des animaux porteurs
de kystes ou en ingérant des végétaux souillés
d'oocystes.
– Excrétion précoce d’oocystes (3-5 jours).
– L'infestation orale : à l'origine d'un cycle asexué
(extra-intestinal) avec circulation de tachyzoïtes et
formation secondaire de kystes.
PARASITOLOGIE

Cycle complet
chez l’hôte définitif

Cycle incomplet
chez l’hôte
intermédiaire
EPIDEMIOLOGIE

Infestation par T. gondii


• Essentiellement orale.
• Réservoir : animaux à sang chaud, terre
• Le chat, excrète dans les fèces des oocystes
qui deviennent infestants après maturation en 1
à 3 jours.
• Les oocystes peuvent survivre plus de 1 an
dans le milieu extérieur humide et assurent
l'infestation d'autres animaux et de l'homme.
EPIDEMIOLOGIE

Modes de contamination

• Infestation orodigestive +++


– Ingestion de viandes parasitées,
consommées crues ou saignantes, non
conservées par la congélation.
– Ingestion de fruits ou de légumes contaminés
– Liquide souillé d’oocyste, lait frais (?)
EPIDEMIOLOGIE

Modes de contamination
• Contamination fœtale :
– Secondaire à une parasitémie, le plus
souvent concomitante d'une primo-infection
toxoplasmique

• Réinfestations endogènes :
– Chez l’immunodéprimé
EPIDEMIOLOGIE

Modes de contamination
• Contamination accidentelle :
– Greffe de moelle
– Transfusion de leucocytes
– Transplantation d'organes
– Le personnel de laboratoire : risque
d'inoculation cutanéomuqueuse (parasitémies
symptomatiques, malgré une immunité
antérieure)
EPIDEMIOLOGIE

Prévalence humaine

• Séroprévalence :
– Augmente avec l’âge
– Variable d’un pays à l’autre :
• USA : 16 % chez l’adulte jeune
• France : 63 % :
• Tunisie : 50%
PHYSIOPATHOLOGIE

• Primo infection : migration de la forme


infestante du tube digestif vers l'ensemble
de l'organisme :
– voie hématogène et lymphatique
• Le parasite n'est jamais éliminé : persiste
sous forme de bradyzoïte intrakystique
(réactivation si ID)
• La transmission maternofoetale est
déterminée par le passage
transplacentaire du parasite au décours
d'une parasitémie maternelle
ETUDE CLINIQUE

• Primo-infection du sujet immunocompétent

• Réactivation endogène chez le sujet


immunodéprimé

• Primo-infection maternelle exposant à la


toxoplasmose congénitale
ETUDE CLINIQUE

A- Toxoplasmose acquise
1/ Formes asymptomatiques :
– Très fréquente (80%)
– De diagnostic sérologique
– La gravité est liée à leur survenue chez la
femme enceinte.
ETUDE CLINIQUE

A- Toxoplasmose acquise
2/ Toxoplasmose acquise du patient
immunocompétent : lymphadénique
– Syndrome mononucléosique
– ADP cervicales postérieures
– Fébricule, asthénie, rush cutané
– Évolution spontanément résolutive
– Toxoplasmoses disséminées rares : formes
myalgiques, cardiaques, oculaires (?)
ETUDE CLINIQUE

B- Toxoplasmose et VIH

– Souvent réactivation de kystes restés à l’état


latent
– Rarement primo-infection
– CD4 < 200/mm3 (en moyenne à 50)
– De plus en plus rare depuis la trithérapie ARV
– Si ARV et CD4 > 200/mm3 : 0,1 cas/100
personnes-années
ETUDE CLINIQUE

B- Toxoplasmose et VIH
• Localisation cérébrale : 1ère localisation
– Encéphalite diffuse en cas de primoinfection
– Abcès cérébral ++ : céphalées, convulsions,
troubles du comportement et de la conscience,
fièvre ±
• Choriorétinites : 2ème localisation
• Plus rare :
– Pneumopathie interstitielle,
– Toxoplasmose disséminée : choc septique
ETUDE CLINIQUE

B- Toxoplasmose et VIH
• Sérologie : détermine le statut du patient
• Détection directe de Toxoplasma par PCR :
– LCR : faible sensibilité, spécificité élevée
– Sang périphérique : pas d’intérêt
– Biopsies cérébrales : si traitement inefficace
ETUDE CLINIQUE

B- Toxoplasmose et VIH
• Toxoplasmose cérébrale : diagnostic
– Clinique, fièvre, troubles neurologiques,
– Absence de prophylaxie,
– Sérologie toxoplasmose négative (!)
– Imagerie : TDM ± IRM
– Évolution favorable sous traitement (2-4 j)
– Diagnostic précoce possible par PCR/LCR
– 1er diagnostic différentiel : LYMPHOME
ETUDE CLINIQUE

C- Toxoplasmose de l’immunodéprimé
• Au cours des transplantations d’organes :
– Risque élevé lors de transplantation
cardiaque (57%)
– Formes graves polyviscérales
• Au cours des greffes de moelle :
– Patient immunisé vis-à-vis d’un donneur non
immunisé : manifestations graves, disséminés
– Évolution souvent fatale
ETUDE CLINIQUE

C- Toxoplasmose de l’immunodéprimé
Valeurs des techniques biologiques
• Sérologie parfois impossible à interpréter
(ID profonde)
• Détection du parasite par PCR (suivi)
• Biopsies, LBA …
• Parasitémie en cas de greffe de moelle
osseuse
ETUDE CLINIQUE

D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Des atteintes cliniques sont observées
dans moins d'un tiers des cas de
toxoplasmoses congénitales
• Manifestations d'autant plus graves que
la contamination fœtale a été précoce.
• L'atteinte en début de grossesse :
indication médicale d'interruption de
grossesse.
ETUDE CLINIQUE

D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
Époquede
Risquefœtal de Risquefœtal degravité
l'infection
transmission (si transmission)
maternelle
Antérieureàla
Nul Nul
conception
Péri-conceptionnelleFaible(environ1%) Risquemaximal
Avant 16semaines Important (17%) Risquemaximal
Maximal D'autant moindreque
Après16SA 25%entre16et 26sem. l'infectionest plusproche
Plusde65-90%àterme duterme
ETUDE CLINIQUE

D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Expression clinique variable selon la date
de la contamination
• Contamination précoce :
– mort in utero,
– accouchement prématuré
– Naissance à terme : toxoplasmose
polyviscérale nécroticohémorragique mortelle
ETUDE CLINIQUE
D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• La contamination de la 2ème moitié
– Atteintes néonatales neuro-oculaires,
comitialité, méningoencéphalite,
hydrocéphalie ou plus rarement
microcéphalie,
– Troubles du tonus et choriorétinite, pouvant
être associées à une microphtalmie
– Une cataracte.
– Évolution souvent péjorative : retard
psychomoteur et séquelles graves.
ETUDE CLINIQUE
D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Les formes monosymptomatiques moins
graves :
– atteinte neuro-ophtalmologique cicatricielle
– calcifications intracrâniennes
– choriorétinite.
• Les formes infracliniques latentes
– plus fréquentes
– révélation peut être très tardive (adolescence,
âge adulte).
ETUDE CLINIQUE

D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Diagnostic de séroconversion maternelle

– Dye test, ELISA, IFI


– Avidité des IgG
ETUDE CLINIQUE
D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Diagnostic in utéro :
– Séroconversion entre 6 et 36 semaines,
données de l’échographie, modification
du traitement
– Prélèvement du liquide amniotique++
(18 SA) : culture cellulaire, PCR
– Échographie +++, IRM cérébrale fœtale
ETUDE CLINIQUE

D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Diagnostic néonatal et postnatal :
– Indications : enfant né d’une mère ayant une
toxoplasmose pendant le grossesse,
diagnostic in utéro incertain, traitement ?
– Moyens : sérologie à un an, sur placenta
(PCR, culture cellulaire, inoculation)
ETUDE CLINIQUE

D- Grossesse/Toxoplasmose congénitale
• Suivi du nouveau né et de l’enfant
– Sérologies classiques : IgG, IgM, IgA
– ELISA, IFI
– Western blot : profil comparé mére/enfant
– Suivi sérologique jusqu’à un an sauf si
négativation des IgG
TRAITEMENT
TRAITEMENT
Molécules antitoxoplasmiques
• T. gondii est un parasite intracellulaire à
tropisme réticulohistiocytaire
• Risque de réactivation endogène viscérale
et neurologique

– Imposant une thérapeutique diffusible


– Une concentration intravacuolaire élective.
TRAITEMENT

Molécules antitoxoplasmiques

1. Antifoliniques (DHFR)
2. Antifoliques (DHFS)
3. Les macrolides
4. L'hydroxynaphtoquinone
5. Les cyclines
TRAITEMENT
1. Antifoliniques

• Inhibition de la DHFR (déhydrofolate


réductase)
• Blocage de la synthèse de l’acide folique
du parasite et inhibition des bases
puriques
TRAITEMENT
1. Antifoliniques
• Molécules :
– La pyriméthamine Malocide® 0,5-1 mg/kg/24h
– Le triméthoprime
– Les analogues du méthotrexate
(triméthrexate)
• Parasiticides +++
• Bonne pénétration dans le cerveau
TRAITEMENT
1. Antifoliniques
La pyriméthamine (Malocide®) : la plus puissante
– diffusion tissulaire, placentaire et méningée
– bonne concentration cellulaire
– synergie d'action avec les sulfamides et certains
macrolides
– Nécessité d’une dose de charge ++
• Sa demi-vie longue
– permet son association aux sulfamides retard
– confort de prescription intéressant pour les
prophylaxies.
TRAITEMENT
1. Antifoliniques
La pyriméthamine (Malocide®) : la plus puissante

• Bonne synergie :

– PYR + sulfadiazine
– PYR + clindamycine
– PYR + azithromycine ou clarithromycine
TRAITEMENT
1. Antifoliniques
• Ses effets secondaires :
– Hématologiques, sont réversibles et relèvent
d'une surveillance régulière.
– Intolérance cutanée, impose l'arrêt de sa
prescription.
– Neuropathie périphérique
• L'administration d'acide folinique est
systématique
TRAITEMENT
1. Antifoliniques
Le triméthoprime
• souvent associé au sulfaméthoxazole
(bactrim)
• EI : troubles digestifs réactions allergiques
• CI : femme enceinte et allaitante
• Traitement de référence des prophylaxies
primaires
TRAITEMENT
Molécules antitoxoplasmiques
2. Antifoliques
• Inhibition de la synthèse d'acide folique
par compétition de la DHFS.
• Demi-vie variable selon la molécule.
• Leur diffusion est totale, tissulaire,
placentaire et méningée.
• Action moindre mais synergie avec les
macrolides
TRAITEMENT
2. Antifoliques
• Sulfadiazine (Adiazine®) 50-100 mg/kg/24h
– action rapide : la plus rapidement active et la plus
utilisé
– plusieurs prises quotidiennes
• Le cotrimoxazole : sulfamides semi-retard
– espacement des prises
– association du sulfaméthoxazole avec le
triméthoprime (Bactrim®)
TRAITEMENT
2. Antifoliques
• Les sulfamides retard : confort de
prescription hebdomadaire ou bimensuelle
• Intéressant pour les prophylaxies.
• Mais posent un problème en cas d’allergie
• La sulfadoxine est synergique avec la
pyriméthamine : Fansidar®
TRAITEMENT
2. Antifoliques
• Sulfadiazine :
– Nausées
– Thrombopénie, leuconeutropénie
– Cytolyse hépatique
– Exanthème (8-12ème jour), urticaire
– Cristallurie (lithiase, insuffusance rénale)
• Dapsone : anémie hémolytique
TRAITEMENT
Molécules antitoxoplasmiques
3. Les macrolides
• La spiramycine (Rovamycine®) 50 mg/kg/j :
– mode d'action imprécis : une action sur les
ribosomes, inhibitrice non lytique, retrouvée avec
d'autres macrolides
• Les nouveaux macrolides : roxithromycine,
azithromycine, clarithromycine,
– CMI très basses
– Demi-vie longue,
– Diffusion méningée, concentrations sériques,
tissulaires et macrophagiques plus élevées que la
spiramycine
TRAITEMENT
Clindamycine (Dalacine®) 2,4 g/j IV

• Diffusion
• Bonne concentration intracellulaire
• Effet inhibiteur puissant pouvant annuler la
parasitémie
• Synergie d'action avec la pyriméthamine
(Malocide®).
TRAITEMENT

Macrolides et lincosamides

• Nécessité de doses élevées


• Actifs en 72 heures
• Ne pas donner en 1ère intention
TRAITEMENT
Molécules antitoxoplasmiques
4. L'hydroxynaphtoquinone
• Atovaquone (Wellvone®) 750 mg x 2-4/j
• Activité in vitro sur tachyzoïtes et kystes
+++
• Résultats encourageants des essais
cliniques
• Action sur P. jirovecii et sur T. gondii
• Bonne diffusion cérébrale – absorption
digestive moyenne
TRAITEMENT
4. L'hydroxynaphtoquinone

• Molécule intéressante, efficace et bien


tolérée, dans le traitement curatif et les
prophylaxies de ces infections
opportunistes
• Aucune synergie
• EI : éruption cutanée, nausées, diarrhée,
céphalées.
TRAITEMENT
Molécules antitoxoplasmiques
5. Cyclines
• Tétracyclines, minocycline
• Activité modeste
• Minocycline : bonne diffusion cérébrale
• Synergie in vivo :
– Minocycline + clarithromycine (2g/j)
TRAITEMENT
INDICATIONS
Traitement de la toxoplasmose acquise
• Formes asymptomatiques :
– pas de traitement
• Forme ganglionnaire :
– Spiramycine Rovamycine® (9M/j) x 21 jours
– ne semble pas écourter ni modifier l'évolution
• Formes viscérales bénignes :
– PYR + sulfamides x 3 semaines.
– + acide folique 25-50 mg/j
TRAITEMENT

Toxoplasmose aiguë chez la femme


enceinte
• Femme enceinte positive : pas de suivi
• Femme enceinte négative :
– Sérologie mensuelle jusqu’à accouchement
– Règles hygiéno-diététiques
• Si séroconversion périconceptionnelle :
échographie + spiramycine
TRAITEMENT

Toxoplasmose aiguë chez la femme enceinte


• Séroconversion 6 à 36 SA : écho + spiramycine
+ diagnostic anténatal
– spiramycine : prévenir le passage placentaire du
parasite
• Intolérance : roxithromycine Rulid®
• Séroconversion après 36 SA : écho + PYR-Sulfa
• Maintenue jusqu'à l'accouchement en l'absence
de signes d'atteinte fœtale
TRAITEMENT
Infection fœtale documentée
PYR 100mg/j/2j puis 50 mg/j
+ sulfadiazine 100 mg/kg/j en 2 prises
(dose max 4g/j)
+ acide folinique 15-20 mg/j (1 sem après PYR)

• Durée :
– jusqu’à accouchement
– cures de 3 semaines par trimestre, en
alternance avec la spiramycine
TRAITEMENT
Toxoplasmose congénitale

• À la naissance :
– Bilan clinique et neurologique (FO, ETF…)
– Biologie : sérologie + placenta
– Si pas d’arguments : pas de traitement
TRAITEMENT
Toxoplasmose congénitale
PYR 2mg/kg/j/2j puis 1mg/kg/j x 2-6 mois
puis les lundi, mercredi, vendredi
+ sulfadiazine 100 mg/kg/j en 2 prises
(dose max 4g/j)
• + acide folinique 10 mg 3x/semaine (1 sem
après PYR)
• + prednisone 1mg/kg/j en 2 prises jusqu’à
résolution des symptômes
TRAITEMENT

Choriorétinite toxoplasmique

PYR 200mg/j/2j puis 50-75 mg/j


+ sulfadiazine 1-1,5 g/j
• Durée : 1 à 2 semaines après résolution (3 mois)
• + acide folinique 25 mg 3x/semaine (1 sem après
PYR)
• + prednisone 1mg/kg/j en 2 prises jusqu’à
résolution des symptômes
TRAITEMENT

Choriorétinite toxoplasmique

• Alternatives :

– Triméthoprime-sulfaméthoxazole
– PYR-azithromycine
TRAITEMENT
Toxoplasmose cérébrale/VIH
• Sérologie toxoplasmose : bilan initial
• Sérologie négative :précautions d'hygiène :
– consommation de viandes bien cuites et
éviction des chats de l'entourage
– lavage soigneux des fruits et légumes
– lavage des mains après chaque manipulation
de la terre.
• Sérologie positive : prophylaxie primaire
par bactrim® si CD4 < 200/mm3
TRAITEMENT

Toxoplasmose cérébrale/VIH
1ère intention
PYR 100mg/j/2-3j puis 50 mg/j
+ sulfadiazine 4 g/j (2 cpx4/j)
+ Ac folique 25-50 mg/j
+ alcalinisation des urines*
• Durée : 6 semaines
• Kiné motrice ++
TRAITEMENT

Toxoplasmose cérébrale/VIH
2ème intention
PYR 100mg/j/2-3j puis 50 mg/j
+ clindamycine 2,4 g/j
+ Ac folique 25-50 mg/j

• Clidamycine : colite pseudomembraneuse


• Penser à la pentacarinat (pneumocystose)
TRAITEMENT

Toxoplasmose cérébrale/VIH
3ème intention

PYR 100mg/j/2-3j puis 50 mg/j


+ Atovaquone 750 mg x2-4/j
+ Ac folique 25-50 mg/j
TRAITEMENT

Toxoplasmose cérébrale/VIH
Alternatives ?

• PYR + clarithromycine (2g/j) : peu efficace


• Bactrim : dose ?
TRAITEMENT
Toxoplasmose cérébrale/VIH
Prophylaxie secondaire
• Suite au traitement d’attaque
• Poursuivi tant que CD4 < CD4 < 200/mm3

PYR 25 mg/j + Sulfa 2g/j + Ac folique


PYR 25 mg/j + Clinda 1,2 g/j + Ac folique

• Pas de différence en terme de survie et d’EI


• Arrêt prophylaxie si CD4 > 200
CONCLUSION

• Toxoplasmose : épidémiologie modifiée :


– Diminution de la séroprévalence
– Multiplication des causes d’ID
– Transmission materno-fœtale
• Traitements curatifs efficaces mais toxicité
• Prévention +++
• Absence de vaccination

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