Gpec Poste
Thèmes abordés
Gpec Poste
Thèmes abordés
I.1. LA GPEC POUR ANTICIPER LES EVOLUTIONS DES METIERS, DES COMPETENCES ET
DES QUALIFICATIONS .....................................................................................................5
I.1.1. Création d’un observatoire des métiers, des compétences et des qualifications ......................5
I.1.2. Dialogue social sur la GPEC .............................................................................................6
I.1.3. Référentiel commun à l’ensemble des Branches .................................................................7
I.1.4. Informer les postiers sur l’évolution des métiers, des compétences et des qualifications .........8
III.1.1. Plan d’action annuel de prévention des premières causes d’accident du travail .................... 21
III.1.2. Signalement des dangers éventuels et situations à risques ................................................ 21
III.1.3. Amélioration de l’ergonomie des postes de travail ............................................................ 21
III.1.4. Formations managériales à la prévention ........................................................................ 21
III.1.5. Règles communes de prévention .................................................................................... 22
III.5.1. Maintien dans l’emploi des personnes en situation d’aptitude réduite .................................. 27
III.5.2. Accompagnement du retour au travail suite à une absence longue pour raison de santé ....... 28
Dans un contexte concurrentiel, une révolution numérique qui bouleverse tous les métiers de
l’entreprise, de nouvelles exigences de la part des clients, La Poste s’engage dans une stratégie
de conquête et de transformation, en mettant le facteur humain et la confiance au cœur de la
relation avec ses clients.
Forte de son savoir-faire, de son identité et de l’engagement de tous les postiers mais
également portée par ses valeurs et ses missions de service public, La Poste doit accélérer le
développement de ses activités et conquérir de nouveaux territoires pour construire son avenir.
C’est l’objet de son plan stratégique « La Poste 2020 – Conquérir l’avenir ».
Cette ambition implique, dans le cadre d’une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et
des compétences partagée, un investissement sans précédent dans la formation et dans
l’accompagnement de l’évolution professionnelle, pour donner à chaque postier les moyens de
maitriser son avenir professionnel.
La Poste se donne ainsi les moyens, dans le cadre des transformations à venir, de donner à
chaque postière et chaque postier des perspectives durables d’avenir au sein de l’entreprise et
d’exclure tout dispositif collectif de départ contraint.
Le présent accord s’inscrit enfin dans la continuité de l’accord sur la qualité de vie au travail et
dans la démarche de négociation prévue à cette occasion.
Il intègre ainsi :
les travaux engagés dans les négociations ouvertes sur l’organisation et les conditions de
travail ; le développement professionnel, la formation et la GPEC ; la santé et la sécurité
au travail,
les négociations sur l’encadrement et sur la fonction RH prévues par l’accord sur la
qualité de vie au travail.
Dans un contexte d’évolution rapide de ses activités, lié à l’économie numérique et aux
attentes et comportements de ses clients, la stratégie de La Poste repose sur le développement
de nouveaux services de proximité, de son activité bancaire, sur les nouveaux services
numériques, et sur la poursuite et la modernisation de ses activités historiques.
Ces enjeux nécessitent une démarche d’anticipation pour permettre à chaque postier d’avoir de
la visibilité sur l’évolution des métiers de La Poste et pour construire son avenir professionnel.
Ainsi, pour donner à chaque postier les moyens de maîtriser son avenir, la gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences à La Poste sera déployée dans un cadre
structuré, dans le dialogue et la concertation avec les organisations syndicales.
Développer la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à La Poste doit permettre
pour chaque postier :
La Poste créera un observatoire des métiers, des compétences et des qualifications ayant pour
objet d’identifier les évolutions prévisibles des métiers des postiers.
Cet observatoire sera composé de représentants des organisations syndicales représentatives,
de représentants de la DRH Groupe, et de représentants des DRH des Branches.
Pour lui permettre de lancer ses travaux dès l’année 2015, une réunion de constitution de
l’observatoire des métiers sera organisée dans les trois mois de la conclusion du présent accord.
Cette réunion sera également l’occasion de déterminer un premier programme et le calendrier
de ses travaux.
La Poste mettra en place un dialogue social construit et régulier sur les principales évolutions de
l’environnement de l’entreprise, les grandes orientations stratégiques et leurs impacts sur
l’évolution des métiers, des compétences et qualifications.
Au niveau national la CDSP examinera chaque année les principales données sociales sur le
périmètre de l’ensemble de La Poste.
Cette analyse reposera,
1 - pour l’année écoulée sur les données issues :
du rapport social de La Poste,
du rapport d’activité et de développement responsable,
du rapport de situation comparée,
de la cartographie des effectifs (âge, sexe, filière,…),
Le Comité Technique National de La Poste sera consulté une fois par an sur les questions
relatives:
Au sein de chacune des Branches, la CDSP examinera une fois par an la déclinaison à son
périmètre, des données présentées en CDSP nationale.
Les créations de nouvelles fonctions et les évolutions de fonctions, concernant un nombre
significatif de postiers, et résultant notamment du développement de nouvelles activités feront
l’objet d’une concertation dans les Branches, en CDSP. Cette concertation portera sur le
contenu de la fonction, les compétences requises et les classifications.
Au niveau de chacun des NOD, la CDSP sera réunie une fois par an sur les questions relatives :
à la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences,
aux orientations de la formation et au développement des compétences et qualifications
professionnelles.
Cette réunion sera suivie d’une consultation du comité technique du NOD sur ces mêmes
questions.
Les instances de dialogue social sur la GPEC seront réunies, au niveau national et au niveau des
Branches, dès 2015. Elles le seront, au niveau des NOD, à compter de l’année 2016.
Les postiers exercent des métiers d’une grande diversité. (colis, courrier, banque, Réseau,
fonctions support, etc.). Pour développer les parcours professionnels et donner de la visibilité
aux postiers sur les évolutions professionnelles possibles, La Poste s’engage à créer et à mettre
à jour annuellement un référentiel complet et commun à l’ensemble des activités de La Poste,
regroupant l’ensemble des fonctions au sein de filières et de familles professionnelles.
Les travaux de l’observatoire des métiers et des compétences s’appuieront sur ce référentiel.
Ils contribueront à sa finalisation et à sa mise à jour, ainsi qu’à l’enrichissement des parcours
professionnels.
Tous les postiers disposeront d’un accès direct aux informations nécessaires à la construction de
leur projet d’évolution professionnelle :
Une rubrique spécifique à la GPEC sera créée à cet effet au sein de l’outil dédié à l’évolution
professionnelle (M@P), afin de donner un accès direct et commun pour tous les postiers au
référentiel des métiers, aux parcours professionnels et aux travaux de l’observatoire éclairant
l’évolution des métiers et des compétences.
L’ambition de construire un avenir professionnel pour chaque postier s’appuie notamment sur la
proposition de parcours professionnels nombreux et diversifiés.
Les postes disponibles au sein de La Poste seront prioritairement pourvus par mobilité
interne.
Les offres de postes doivent toutes être publiées dans la bourse d’emplois. Les offres de
postes non publiées dans la bourse d’emplois ne peuvent faire l’objet d’une diffusion
sous la forme papier.
Le recours au recrutement externe ne pourra intervenir qu’après ouverture à la mobilité
interne et après avoir mené des recherches actives au sein du Groupe La Poste.
Un poste ne pourra être pourvu par recrutement externe lorsqu’un postier, occupant
depuis au moins deux ans la même fonction que celle proposée, se porte candidat.
Pour faciliter les évolutions professionnelles des postiers, La Poste proposera des parcours de
carrières plus nombreux et plus diversifiés, au sein des branches et entre branches.
Ces parcours favoriseront les évolutions professionnelles entre Branches. En outre, La Poste
développera les passerelles entre des postes opérationnels et des postes fonctionnels et
valorisera ces parcours de carrière.
une communication renforcée sur les parcours transverses (au plan national et local),
l’implication de la ligne managériale et des acteurs RH dans l’accompagnement individuel
des personnes qui évoluent,
le développement de comités emplois transverses et territoriaux,
la création de dispositifs RH nouveaux et spécifiques accompagnant et valorisant les
mobilités transverses.
Les postiers seront informés sur les métiers en émergence et en développement dans
l’entreprise, en indiquant notamment les missions, les compétences et qualifications requises
pour les exercer.
Tout postier qui effectuera une mobilité aura la garantie que sa situation antérieure au sein de
La Poste sera prise en compte pour déterminer sa nouvelle situation :
De nouveaux dispositifs d’aide et d’accompagnement des postiers qui effectuent une mobilité
géographique ou fonctionnelle seront mis en place.
I.2.3.2.1. Création d’une prime pour les postiers des classes I à III effectuant
une mobilité fonctionnelle
Les postiers des classes I à III réalisant une mobilité fonctionnelle (hors promotion),
conduisant à un changement de famille ou de filière professionnelle bénéficieront d’une prime
d’adaptation à leur nouveau poste.
du passage vers un poste impliquant un contact avec les clients, en physique et/ou au
téléphone, si l’ancien poste n’intégrait pas de relation directe avec les clients,
Les dispositifs d’aide et d’accompagnement des postiers, quel que soit leur niveau, qui
effectuent une mobilité géographique seront renforcés :
Pour accompagner la mobilité géographique, La Poste s’engage à faire bénéficier les postiers
changeant de résidence personnelle dans le cadre d’une évolution professionnelle, de
prestataires (entreprises de déménagement) sélectionnés pour le niveau qualité / prix de leur
prestation.
Afin de faciliter les démarches et éviter aux postiers d’avancer les frais de déménagement, La
Poste paiera directement au prestataire sélectionné le coût du déménagement.
Une indemnisation, sur justificatifs, des frais annexes est créée afin de prendre en compte
d’éventuels doubles loyers ou différentiel de loyers, frais d’agence ou frais de notaire. Cette
indemnisation pourra se faire jusqu’à 5 000 euros.
Pour permettre aux postiers d’organiser au mieux leur déménagement, La Poste s’engage à
faire bénéficier tous les postiers qui changent de résidence personnelle dans le cadre d’une
mobilité professionnelle de deux journées d’autorisation spéciale d’absence. Ces « journées de
déménagement » sont prises sur le temps de travail. Une journée supplémentaire est octroyée
pour un changement de résidence personnelle vers et depuis la Corse ou vers et depuis un
DOM.
Les montants de l’ensemble des mesures d’accompagnement seront communiqués aux postiers
concernés de manière précise et détaillée avant leur mobilité, par le service prenant, pour leur
garantir une prise de décision sur la base de conditions clairement définies.
La formation est plus que jamais une des clés qui permettra aux postiers de disposer des
compétences nécessaires pour garantir leur employabilité au regard des transformations des
métiers.
80% des postiers bénéficieront d’au moins une action de formation par an,
chaque postier devra bénéficier d’au moins une action de formation tous les deux ans,
La Poste s’organisera pour proposer au moins 100 heures de formation en moyenne par
postier, tous dispositifs confondus, sur la période 2015-2020,
La Poste mettra en œuvre les moyens financiers et humains nécessaires pour remplacer
les absences et permettre les déplacements liés à la formation (cf. annexe 4).
La Poste veillera à la diversité des méthodes pédagogiques afin qu’elles répondent aux objectifs
de formation et qu’elles facilitent l’accès à la formation pour tous les postiers.
présentielles,
distancielles, avec ou sans tutorat,
en situation de travail (formation-action),
La Poste veillera à l’équilibre entre ces différentes modalités de formation et concentrera les
formations distancielles sur l’acquisition de connaissances techniques, réglementaires ou venant
en prérequis de formations plus larges.
Il est en outre rappelé que les ETC (espaces temps communication), ne peuvent pas être
considérés comme des formations.
Elle se réunira au moins deux fois par an : à l’automne dans le cadre d’une concertation sur le
plan de formation prévisionnel et au printemps pour analyser le bilan de l’année écoulée.
Elle s’appuiera notamment sur les volumes de formations réalisées et disposera d’informations
sur les moyens alloués à la formation. Le pourcentage de la masse salariale consacré par La
Poste à la formation professionnelle sera communiqué et analysé.
L’offre de formation sera structurée pour renforcer et mettre en œuvre des parcours qualifiants.
Ces parcours accompagneront la politique d’évolution professionnelle, favoriseront les
passerelles et valoriseront l’acquisition de nouvelles compétences.
La Poste développera une offre diversifiée de « parcours qualifiants » destinés à :
développer des compétences nouvelles nécessaires pour évoluer vers un métier
émergent,
renforcer des compétences pour accompagner les évolutions d’un métier existant,
accompagner une nouvelle orientation professionnelle,
développer l’employabilité au regard des transformations des métiers.
Au moins 50 000 Postiers bénéficieront dans le cadre du présent accord, d’un parcours
qualifiant, soit au moins 10 000 chaque année.
Ces parcours qualifiants donneront lieu à des actions de formation et feront l’objet, quelle que
soit leur nature, d’une certification interne. La durée minimale d’un « parcours qualifiant » sera
de 70 heures.
Les « parcours qualifiants » seront accompagnés financièrement d’une « prime individuelle de
qualification ».
Pour en bénéficier, il sera nécessaire d’avoir suivi le parcours de formation et d’avoir obtenu la
validation de la qualification par une certification interne.
La prime sera versée en une seule fois, dans les trois mois de la certification.
Les postiers auront accès aux formations diplômantes qui, par le biais de la formation continue,
aboutissent à l’obtention d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat (mastères spécialisés en
management, responsable en management d’unité, brevet professionnel bancaire, certificat
d’étude supérieure bancaire,…).
Les formations diplômantes sont accessibles aux postiers quel que soit leur niveau de diplôme
initial, ou même sans diplôme. L’éligibilité à ces formations est fonction du poste occupé et des
compétences et projets professionnels des postiers.
L’obtention de ces diplômes, titres ou certificats, sera prise en compte et valorisée (validation
d’unités de compétences) pour les évolutions professionnelles.
La Poste s’engage à ce qu’au moins 1 000 postiers participent, sur la période de l’accord, à des
formations diplômantes.
Les postiers qui souhaiteront s’engager dans un dispositif de VAE dans le cadre d’un projet
professionnel validé, bénéficieront du soutien et de l’accompagnement des acteurs RH pour
faciliter leurs démarches.
Cet enjeu de sécurisation du parcours est d’autant plus grand que les personnels concernés
sont moins qualifiés.
La loi du 05 mars 2014 sur la formation professionnelle continue, a institué la mise en place
d’un compte personnel de formation pour les salariés, qui se substituera au droit individuel de
formation.
Les formations éligibles de droit au CPF sont des actions permettant d’acquérir :
Pour les fonctionnaires, le DIF créé par la Loi du 2 février 2007, perdure.
Néanmoins, La Poste fait le choix d’étendre son utilisation aux actions ouvertes au titre du CPF
salarié déclinées ci-dessus.
La même règle d’acquisition des droits sera proposée aux fonctionnaires dans le cadre de leur
DIF.
L’offre de nouveaux services pour les clients constitue un axe majeur du développement de La
Poste. Les postiers qui les réaliseront seront préparés et formés à ces nouvelles missions et les
managers intègreront dans les organisations de travail, le temps nécessaire pour les exécuter
tout en veillant à la qualité du contact et à l’attention qui sont dus aux clients.
Ces moments d’échange seront l’occasion de faire émerger en collectif des améliorations dans la
réalisation du travail au quotidien.
Ces temps d’expression ne se substitueront pas au rôle des représentants du personnel dans le
cadre du dialogue social et des instances représentatives.
La Poste garantit à chaque postier qui le souhaite, la possibilité de réaliser son parcours
professionnel au sein de l’entreprise et s’engage pour ce faire à exclure tout dispositif collectif
de départ contraint.
tout postier en situation de reclassement sera prioritaire dans le pourvoi des postes
disponibles correspondant à ses compétences et qualifications au sein de La Poste,
dans le cadre d’une évolution d’organisation, les mobilités géographiques se feront dans
le bassin de vie pour les postiers de classes 1 à 3, dans le bassin d’emplois pour les
postiers de groupe A, sauf demande contraire du postier concerné. Elles pourront
également se faire dans un bassin limitrophe, si cette solution est plus favorable en
termes de temps de trajet pour le postier concerné,
Concernant les cadres de groupe A, le bassin d’emploi est une aire de mobilité de proximité
suffisamment importante en nombre de postes de cadres pour permettre une évolution
professionnelle.
II.3.2.1. L’INFORMATION
Tout postier dont le poste ou le service est impacté par un projet d’évolution d’organisation sera
informé par sa hiérarchie directe, collectivement dans un premier temps, de la nature du projet,
de son sens, de ses objectifs et de ses impacts.
Tout postier impacté par un projet d’évolution d’organisation sera accompagné par son
conseiller mobilité, conseiller carrières ou conseiller en évolution professionnelle, dans le cadre
d’un ou plusieurs entretiens dédiés afin que ses souhaits et contraintes soient pris en
considération.
Les formations et les immersions sollicitées dans le cadre d’une transition professionnelle,
seront mises en œuvre prioritairement.
Tout postier en situation de reclassement bénéficiera d’un appui régulier du conseiller mobilité
visant à l’aider :
à préparer sa candidature,
Le reclassement des postiers concernés par une évolution d’organisation se fera dans un délai
maximum d’un an. A cette fin, au moins trois propositions de postes correspondant à ses
compétences et qualifications lui seront faites. Au moins une des 3 propositions concernera un
poste situé dans les 30 km du lieu d’affectation d’origine lorsque cela sera possible ou, dans le
bassin de vie de son lieu d’affectation d’origine pour les personnes de classes I à III, dans le
bassin d’emploi pour les cadres de Groupe A ou, dans un bassin limitrophe, si cette solution est
plus favorable en termes de temps de trajet pour le postier concerné.
la recherche de poste sera faite sur la globalité des activités de La Poste dans la zone
concernée, au sein des diverses Branches, y compris des activités transverses, en tenant
prioritairement compte des distances et temps de trajets au sein des bassins,
de vérifier que les formations nécessaires à l’exercice de la nouvelle fonction ont été
mises en place et analyser les éventuels besoins complémentaires,
de détecter toute éventuelle difficulté qui nécessiterait un accompagnement
complémentaire.
Les textes relatifs à l’accompagnement des postiers en situation de reclassement (« BRH 9 &
10 » de 2002) feront l’objet d’une actualisation intégrant les dispositions qui suivent et qui
constituent le socle commun garanti à tous les postiers en situation de reclassement.
Mobilité vers une fonction identifiée comme prioritaire par La Poste de 2 500 à 4 000 €
Tout postier qui le souhaite bénéficiera d’au moins trois semaines de congés durant la période
du 1er juin au 30 septembre. Ces trois semaines sont consécutives, sauf demande particulière
du postier.
Toute demande de congés annuels effectuée dans les formes prévues sera réputée acceptée si
elle n’a pas fait l’objet d’une réponse du responsable habilité à l’issue d’un délai maximum de 4
semaines à compter de la date de la demande.
A chaque fois qu’un congé demandé ne pourra être accepté, le responsable hiérarchique du
postier demandeur proposera une autre date où il peut lui accorder un congé de même durée.
Les demandes de congés de très courte durée (1 ou 2 jours), qui correspondent en général à
des contraintes personnelles ou familiales, devront faire l’objet d’une réponse dans un délai
maximum de 5 jours ouvrés. Elles seront réputées acceptées à défaut de réponse dans ce délai.
La mise en œuvre de ces dispositions doit notamment permettre de garantir la prise effective
des temps de repos par les personnes et une gestion rigoureuse des congés par La Poste, qui
veillera notamment au respect des règles relatives aux reports de congés.
En vue de contribuer à la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, La
Poste s’est engagée à faciliter le temps partiel choisi.
Tout postier souhaitant, sur la base du volontariat et pour des raisons personnelles, travailler
dans le cadre d’un temps partiel à 50%, et s’engageant à choisir ce mode d’organisation du
travail pour une durée de trois ans, se verra attribuer une prime spécifique dès lors que le
temps partiel répond à des besoins opérationnels et est accepté par l’entreprise.
La prime s’établit annuellement à 25% de l’écart entre la rémunération fixe1 perçue au cours
des 12 mois précédant le passage à temps partiel à 50% et la rémunération fixe annuelle
résultant du passage à 50%.
La prime sera versée chaque année pendant trois ans. Le premier versement interviendra à la
date de prise d’effet du temps partiel à 50%, les deux suivants aux dates anniversaires.
1
Pour les salariés, la rémunération fixe annuelle brute s’entend comme composée des éléments suivants : le salaire
brut annuel, le complément Poste, le différentiel de complément Poste, la prime Ultra-Marine, le complément
géographique, la prime bancaire, l’indemnité de difficultés administratives.
Pour les fonctionnaires et contractuels de droit public, elle est composée des éléments suivants : Le traitement indiciaire
brut (y compris majoration Antilles-Guyane, majoration Mayotte, majoration Réunion + index de correction), le
complément poste, le différentiel de complément Poste, l’indemnité de résidence, la prime bancaire, l’indemnité de
difficultés administratives.
Les dispositions du présent article concernent les postiers ayant au moins deux ans
d’ancienneté et dont la quotité de travail est supérieure à 50%. Elles ne seront pas applicables
aux dispositifs de temps partiel particuliers (TPAS, Congé parental d’éducation, congé pour
création d’entreprise, etc.).
Cette prime ne sera pas applicable en cas de renouvellement du temps partiel au-delà des trois
premières années.
Chaque CNSST de Branche élaborera un plan d’action annuel portant sur la prévention des
premières causes d’accident du travail au sein de la Branche.
Au niveau de La Poste, la CNSST identifiera les sujets majeurs d’accidents du travail communs à
toute l’entreprise afin de développer les politiques de prévention de ces accidents.
En complément des dispositifs existants (registre CHSCT, etc.), La Poste développera au sein de
ses Branches, en concertation avec leurs CNSST respectives, des outils permettant aux postiers
de signaler un point de danger ou une situation à risque dans leur poste de travail, pour que
cela soit connu de leurs collègues et remplaçants.
Dans le but d’amélioration continue des pratiques, une formation destinée aux Directeurs
d’établissement sera déployée sur 3 ans. Après un rappel sur les fondamentaux en matière
d’évaluation et de prévention des risques professionnels et sur le rôle des différents acteurs, la
Les organisations de travail visent la qualité de l’activité ainsi que la préservation de la santé et
l’amélioration des conditions de travail des postiers.
La Poste s’engage à mettre en place, en son sein, des règles communes de prévention en
matière d’ergonomie des positions et outils de travail. Ces règles permettront d’améliorer les
conditions de travail et de préserver la santé des postiers.
La Poste les mettra régulièrement à jour pour assurer leur conformité permanente à l’évolution
des réglementations et leur adéquation aux besoins de prévention.
L’objectif est de faire en sorte que toute situation à risque sur le plan psychosocial, qu’elle soit
individuelle ou collective, soit identifiée et traitée.
En complément des actions déjà mises en œuvre, La Poste s’engage sur les actions nouvelles
qui suivent.
Une formation sera déployée d’ici à 2017, afin que chaque manager et intervenant RH de
proximité puisse identifier et accompagner les personnes en situation difficile.
Un volet spécifique portant sur les indicateurs à analyser pour évaluer les risques
psychosociaux, les sources d’information à utiliser et les actions de prévention qui peuvent être
déployées sera intégré à la formation des Directeurs d’établissement.
Le CHSCT examinera, dans le cadre du bilan annuel santé sécurité au travail, les informations
pertinentes pour son périmètre d’intervention, permettant d’identifier et de déployer des actions
de prévention sur les risques psychosociaux.
La liste des fonctions ouvrant droit à un départ anticipé au titre de la pénibilité (TPAS) est
actualisée et portée en annexe 3 du présent accord.
Les postiers de 55 ans et plus occupant des fonctions exposées à des facteurs de pénibilité,
(fonctions listées en annexe 3, conformément à l’article III.1.3.2), se verront octroyer des jours
de repos annuels supplémentaires selon le détail suivant :
de 55 à 57 ans : 3 jours
de 58 à 60 ans : 4 jours
de 61 ans et plus : 5 jours.
Le positionnement de ces jours de repos pourra être décidé en tout ou partie par le
management, en veillant à ce qu’ils soient pris au cours de l’année civile d’attribution. Pour en
assurer la finalité, les jours ainsi attribués ne seront ni reportables, ni monétisables, ni
épargnables au CET.
Le nombre de jours attribués au titre d’une année civile est arrêté sur la base de l’âge constaté
au 1er janvier de l’année considérée.
La qualité de la prévention tient à l’action conjuguée des différents acteurs de la prévention que
sont les managers, les responsables ressources humaines, les spécialistes de la filière
prévention, les services de santé au travail, les assistants sociaux, les postiers eux-mêmes et
les représentants du personnel.
Une attention particulière sera portée aux filières qui au plus près des managers et des postiers
apportent un soutien et une expertise : préventeurs, assistants sociaux et acteurs des services
de santé au travail.
Depuis la CDSP de 2006, de nombreuses évolutions se sont produites dans les engagements
pris par La Poste en matière de santé sécurité au travail, dans l’activité des postières et des
postiers, dans le cadre légal et réglementaire, dans l’exercice du dialogue social sur ces sujets.
Ceci se traduit par une demande plus importante de conseils et propositions adaptés sur les
sujets suivants :
La Direction et les parties signataires s’accordent à reconnaitre le rôle essentiel des Services de
Santé au Travail pour la préservation de la santé des postiers et la prévention des risques
professionnels. Elles soulignent l’importance de la prise en compte des constats et
préconisations des médecins du travail dans l’élaboration de la politique en santé au travail et
dans les plans d’action aux différents niveaux de l’entreprise.
Les efforts pour le recrutement des médecins du travail seront poursuivis.
Le développement professionnel continu des médecins du travail et des
infirmiers/ières (IST) sera poursuivi.
Ainsi, après la définition d’un référentiel de compétences pour les infirmières
notamment les nouvelles recrutées, un dispositif de formation commun à
l’ensemble des IST sera mis en œuvre. Il sera déployé en fonction des besoins de
développement des compétences de chaque IST, tels que définis par le Médecin
du travail. Il sera intégré à un dispositif de validation des acquis de l’expérience.
Une grille de rémunération qui servira de repère pour les recrutements externes
des infirmiers en santé au travail sera élaborée. Cette grille tiendra compte du
salaire des infirmiers en santé au travail en poste, quel que soit leur statut, et du
marché de l’emploi sur ce métier.
Une nouvelle fonction sera créée, dans les six mois de la conclusion du présent accord. Il s’agit
de la fonction d’assistant de service de santé au travail.
La Poste s’engage à :
La Poste développera la formation des assistants sociaux, en particulier sur leurs pratiques
professionnelles (écrits professionnels, traitement des difficultés financières), sur la prévention
des risques psychosociaux et la prise en charge des risques graves et sur les méthodologies
d’observation sociale.
Une CDSP relative aux évolutions de la fonction d’assistant social sera convoquée dans un délai
maximum de deux mois suivant la signature du présent l’accord.
Le bon fonctionnement des instances et la qualité du travail qui y est réalisé sont importants
pour la protection de la santé et de la sécurité des postières et des postiers et l’amélioration de
leurs conditions de travail.
Les CHSCT sont consultés avant toute décision d'aménagement important modifiant les
conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail et, notamment, avant toute
transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l'outillage, d'un
changement de produit ou de l'organisation du travail, avant toute modification des cadences et
des normes de productivité liées ou non à la rémunération du travail.
La mise en place des CHSCT dans le nouveau cadre réglementaire a impliqué pour le président
et les représentants du personnel de réaliser l’apprentissage du nouveau mode de
fonctionnement de l’instance. Cet apprentissage est indispensable pour tout nouveau président
et tout nouveau membre de CHSCT représentant du personnel.
De plus, étant donné les évolutions qui peuvent se produire pendant l’exercice d’un mandat,
qu’elles découlent des évolutions de l’entreprise, qu’elles portent sur le cadre légal et
Selon les textes en vigueur, chaque membre de CHSCT représentant du personnel peut
suivre une formation de 3 ou 5 jours à l’occasion d’un nouveau mandat. Une formation
complémentaire de 1 jour permettant par exemple d’actualiser ses connaissances sur les
prescriptions légales ou sur l’analyse et la prévention de certains risques professionnels,
ou sur tout autre sujet en rapport avec ses missions sera désormais possible. Cette
formation complémentaire sera financée par La Poste.
De plus chaque année, le président de CHSCT proposera aux membres de CHSCT une rencontre
d’au moins ½ journée, portant sur un ou plusieurs sujets en vue de développer leurs
compétences. Cette rencontre sera animée par un spécialiste santé au travail (Médecin du
travail, CARSAT …).
La Direction et les parties signataires partagent la nécessité de développer les moyens et les
actions visant à maintenir dans l’emploi les personnes en situation d’aptitude réduite. La Poste
affirme ainsi sa volonté de rechercher systématiquement des solutions d’aménagement de
poste, de manière à ce que les départs définitifs de l’entreprise soient exceptionnels et justifiés.
Ces actions passeront par la mobilisation de l’ensemble des acteurs et notamment de la ligne
managériale et s’appuieront sur :
l’information régulière du postier pour lequel une aptitude avec réserve ou une inaptitude
a été prononcée, sur l’évolution du traitement de sa situation,
la recherche d’un délai rapide pour mettre en œuvre le reclassement d’un postier devenu
inapte à son poste de travail.
La Poste s’engage à mettre en place une démarche globale de suivi et de contact tout au long
de l’absence et de facilitation de la reprise, dans l’objectif de donner à la personne toutes les
chances de reprendre dans de bonnes conditions.
Tout postier absent plus d’un mois pour raison de santé connaîtra de façon nominative la
personne qu’il peut contacter pour toute question en lien avec sa situation et son retour au
travail. Cette personne lui proposera de l’appeler à intervalles réguliers pendant son absence, et
ne le fera qu’avec son accord, de manière à respecter son choix éventuel de ne pas être
contacté pendant son absence.
Si des formations sont nécessaires, elles seront organisées dans les meilleurs délais.
Lorsque l’absence aura été de plus de 6 mois, ce temps de remise à niveau sera d’au moins
deux jours.
Un référent sera choisi, avec son accord, pour accompagner chaque nouveau manager dès sa
prise de fonction. Les nouveaux managers, quel que soit leur niveau, bénéficieront dans les six
mois de leur prise de poste d’un dispositif d’intégration obligatoire comprenant un parcours de
développement de compétences managériales qui pourra être qualifiant ou diplômant.
Il est en outre réaffirmé que les cadres et les cadres supérieurs de La Poste doivent bénéficier,
au même titre que tous les postiers, des dispositifs de conduite du changement, de l’écoute et
de l’attention managériale et RH et des dispositifs d’accompagnement social lors des projets
d’évolution d’organisation qui les concernent. Ceux-ci doivent en particulier être informés
individuellement par leur responsable du sens et des orientations des projets et des
conséquences sur leur poste et sur eux-mêmes.
Le forfait jours pourra être proposé aux cadres supérieurs de groupe A exerçant des fonctions
de management opérationnel ; leur accord formel devra être préalablement recueilli.
Le forfait des cadres supérieurs autonomes de groupe A concernés est établi sur la base d’un
nombre annuel de 205 jours travaillés. Celui des cadres supérieurs de groupes B et C (hors
cadres dirigeants), demeure établi sur la base d’un nombre annuel de 211 jours travaillés.
La Poste instituera un droit à renoncement au forfait pour les cadres supérieurs de groupe A,
dans les conditions précisées ci-après.
un entretien managérial annuel au cours duquel les thématiques suivantes devront être
nécessairement abordées : charge de travail ; organisation du travail (amplitude des
journées travaillées, répartition du temps de travail) ; conciliation entre vie
professionnelle et vie personnelle ; santé et sa sécurité ; rémunération ; incidences
éventuelles des technologies de communication ; suivi de la prise des jours de repos
supplémentaires et des congés,
un dispositif d’alerte pouvant être déclenché par le cadre au forfait ou son management,
en cas de difficultés persistantes dans la gestion du forfait et de la charge de travail et
dans l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle,
La mise en œuvre de ces principes donnera lieu à la conclusion d’un avenant de révision de
l’accord du 4 avril 2000.
elle est le promoteur et le garant du respect des personnes, dans les activités de
management et de gestion des postiers,
elle incarne et garantit l’unité sociale au sein de l’entreprise et anime le dialogue social à
tous les niveaux.
Contribuant à faire comprendre le sens et à assurer le déploiement des politiques ressources
humaines de l’entreprise, la fonction ressources humaines sera directement impliquée dans la
promotion et la mise en œuvre du présent accord.
Le déploiement et la formation de plus d’un millier d’interlocuteurs RH de proximité a constitué
la première étape du renforcement de la fonction RH et du développement de la dimension
humaine de leur activité. Ce déploiement a permis, grâce à une accessibilité et une démarche
proactive, une meilleure prise en compte des besoins et aspirations des postiers, ainsi qu’un
accompagnement des managers opérationnels dans le domaine RH.
La Poste engagera l’ensemble de la filière dans un programme de modernisation et de
développement destiné à améliorer la qualité du service rendu auprès des postiers et des
managers, et développer les activités et compétences clés des professionnels de la fonction, en
particulier dans le domaine de l’évolution professionnelle et de l’accompagnement du
changement.
La Poste créera une Ecole RH qui trouvera sa place dans cette ambition. Elle aura pour objectifs
de :
promouvoir une culture commune, des comportements professionnels et des approches
adaptés à l’évolution de l’environnement et des activités de la fonction RH,
organiser une offre de formation cohérente, et favoriser la mutualisation des actions de
formation répondant à des besoins communs,
orienter l’effort annuel de formation et de développement par le moyen d’un plan
national de formation de la filière,
Le « complément Poste » est un dispositif ancien et complexe. Les raisons objectives qui ont
prévalu à sa fixation pour les personnels en place lors de sa création, sont mal connues de la
plupart des postiers. Il en est de même des évolutions intervenues au fil des années qui,
s’inscrivant dans une politique de rémunération plus globale, ont conduit à des choix de
revalorisation et d'évolution mal compris de nombreux postiers. Ceci entraîne une confusion et
des interrogations pour les postiers. Il est donc décidé de faire évoluer l'actuel complément
Poste vers un nouveau système.
Il est donc convenu de supprimer pour les personnels des classes I à III le dispositif nommé
« complément Poste » pour y substituer :
Le présent accord abroge toutes les dispositions antérieures relatives au complément Poste
actuellement en vigueur pour les personnels des classes I à III.
VI.1.1.1. FINALITE
Tous les personnels occupant un grade ou un niveau de contrat de niveau I-1 au niveau III-3
sont concernés.
Les valeurs annuelles du Complément de Rémunération à compter du 1er janvier 2015 sont :
Valeur
Annuelle Salariés Fonctionnaires
Niveau de
Brute Au
fonction
1er janvier Part bi- Part bi-
2015 en € Part mensuelle Part mensuelle
annuelle annuelle
I-1, I-2 1 783 € 88,08 € 363,02 € 88,08 € 363,02 €
I-3 1 865 € 94,91 € 363,02 € 94,91 € 363,02 €
II-1 1 964 € 103,16 € 363,02 € 103,16 € 363,02 €
II-2 2 140 € 178,33 € 117,83 € 363,02 €
II-3 2 264 € 188,67 € 188,67 €
III-1 2 445 € 203,75 € 203,75 €
III-2 2 584 € 215,33 € 215,33 €
III-3 2 732 € 227,67 € 227,67 €
VI.1.2.1. FINALITE
Les agents dont le montant annuel du complément Poste est supérieur au montant annuel du
Complément de Rémunération se verront attribuer une Indemnité de Carrière Antérieure
Personnelle. Celle-ci permet le maintien à titre personnel du montant du complément Poste
acquis avant la date de mise en œuvre du présent accord. Cette partie indemnitaire est héritée
notamment de la perte antérieure de dispositifs de primes et indemnités.
Tous les personnels occupant un grade ou un niveau de contrat de niveau I-1 au niveau III-3
sont concernés.
Le montant annuel initial est déterminé pour chaque agent à la date de création du Complément
de Rémunération, par la différence, si elle est positive, résultant du montant annuel total brut
de l'actuel complément Poste moins le montant annuel total brut du nouveau Complément de
Rémunération.
Ce montant propre à chaque agent évoluera et il sera réduit pour chacun à due concurrence du
gain de Complément de Rémunération obtenu par l'agent lors d’une progression du niveau de
fonction. Pour les personnels bénéficiant du différentiel personnel de Complément de
Rémunération prévu au VI.1.1.4 du présent accord, la réduction de l’Indemnité de Carrière
Antérieure Personnelle ne pourra intervenir qu’à l’issue de la disparition du dit différentiel.
L’Indemnité de Carrière Antérieure Personnelle est versée au prorata du temps d’activité d’un
agent considéré comme à temps plein.
L'impact des absences sur l'Indemnité de Carrière Antérieure Personnelle est précisé en annexe
5.
La mise en œuvre interviendra à compter du 1er janvier 2015 dès adaptation des systèmes
opérants de gestion et de paie.
Pour tenir compte de la date de début des négociations, un versement unique au titre de
l’année 2014 interviendra sur la paye d'octobre 2014, pour les personnels en activité à La Poste
détenant un grade de niveau I-1 à III-3, présents à la date du 1er octobre 2014.
Ce versement sera calculé pour chaque agent et correspondra à l’écart, s’il est positif, entre : le
montant annuel total brut de Complément de Rémunération que percevrait l’Agent selon les
modalités de l'article VI.1.1, moins le montant annuel total brut actuel de son Complément
Poste, chacun de ces éléments étant déterminés pour chaque agent selon sa situation au 1 er
octobre 2014.
Afin de tenir compte de la convergence plus tardive des compléments, les salariés cadres de
niveau de contrat III-3, en activité et occupant une fonction de niveau III-3 au 1er octobre
2014, percevront également un montant unitaire de 300€ brut, proratisé de leur quotité de
temps partiel.
L’effet des dispositions de l’article VI.2 est subordonné à la publication des décrets afférents.
A cet effet, la Poste s’engage à adresser aux ministères concernés, dans le mois de la
conclusion du présent accord, les demandes d’évolutions stipulées aux articles VI.2.1, VI.2.2 et
VI.2.3 – portant transposition des mesures Fonction Publique pour les catégories B et C -, afin
que ces dispositions fassent l'objet d'une transposition réglementaire dans les textes statutaires
régissant les corps et grades concernés. Les organisations syndicales signataires du présent
accord seront avisées de cette transmission.
Il sera créé un 12ème échelon à l’indice brut 465 (indice réel 407).
Il sera créé un 13ème échelon à l’indice brut 505 (indice réel 435) d'une durée de 4 années et
un 14ème échelon à l’indice brut 543 (indice réel 462).
La nouvelle grille d’APN2 comportera donc au total 14 échelons, avec un bornage de l’indice
brut 353 à l’indice brut 543, pour une durée totale de 28 ans.
Il sera créé un 14ème échelon à l’indice brut 576 (indice réel 486) d'une durée de 2 années.
Le premier échelon exceptionnel actuel à l’indice brut 592 (indice réel 499) sera introduit dans
la grille en tant que 15ème échelon.
La nouvelle grille comportera un échelon exceptionnel à l’indice brut 612 (indice réel 514),
accessible aux ATG1 comptant au moins 4 ans d’ancienneté au 15ème échelon.
La promotion à cet échelon exceptionnel s’effectuera dans des conditions similaires à celles
actuellement prévues au premier alinéa de l’article 13 du décret n°2007-1332 du 10 septembre
2007 relatif aux dispositions statutaires applicables au corps des agents techniques et de
gestion de La Poste. Ainsi, les agents techniques et de gestion de premier niveau de La Poste
comptant au moins 4 ans d’ancienneté dans le 15ème échelon pourront être promus, au choix,
à l’échelon exceptionnel de leur grade, dans la limite, chaque année, de 25 % de l’effectif classé
au 15ème échelon.
Echelon
Echelons 1er 2è 3è 4è 5è 6è 7è 8è 9è 10è 11è 12è 13è 14è 15è
exceptionnel
Durées 1a 1a 2a 3a 3a 2a 2a 2a 2a 2a 2a 2a 2a 2a
Indices
358 369 374 396 412 425 437 453 465 480 494 520 544 576 592 612
bruts
Indices
333 341 345 360 368 377 385 397 407 416 426 446 463 499 499 514
réels
La durée du 16ème échelon à l’indice brut 592 (indice réel 499) sera fixée à 2 années.
Il sera créé un 17ème échelon à l’indice brut 603 (indice réel 507) d'une durée de 2 années.
L’échelon exceptionnel actuel à l’indice brut 612 (indice réel 514) sera introduit dans la grille en
tant que 18ème échelon.
Ce 18ème échelon sera porté à l’indice brut 614 (indice réel 515).
La nouvelle grille d’ATG2 comportera donc au total 18 échelons, avec un bornage de l’indice
brut 384 à l’indice brut 614, pour une durée totale de 30 ans.
Echelons 1er 2è 3è 4è 5è 6è 7è 8è 9è 10è 11è 12è 13è 14è 15è 16è 17è 18è
Durées 1a 1a 1a 1a 1a 1a 3a 3a 2a 2a 2a 2a 2a 2a 2a 2a 2a
Indices
384 393 412 425 437 448 453 463 480 494 513 523 548 562 579 592 603 614
bruts
Indices
352 358 368 377 385 393 397 405 416 426 441 448 466 476 489 499 507 515
réels
La durée du 12ème échelon à l’indice brut 638 (indice réel 534) sera fixée à 3 années.
Il sera créé un 13ème échelon en fin de grille d’ATGS. Ce 13ème et dernier échelon aura pour
indice brut 645 (indice réel 539).
La nouvelle grille d’ATGS comportera donc 13 échelons, avec un bornage de l’indice brut 425 à
l’indice brut 645, pour une durée totale de 23 ans.
La durée du 12ème échelon porté à l’indice brut 456 (indice réel 399) sera fixée à 3 années.
Il sera créé un 13ème échelon à l'indice brut 465 (indice réel 407). Tous les autres échelons
seront modifiés avec une augmentation de 5 points réels.
La durée du 12ème échelon porté à l’indice brut 487 (indice réel 421) sera fixée à 3 années.
Il sera créé un 13ème échelon d’une durée de 4 ans à l'indice brut 505 (indice réel 435). Il sera
créé un 14ème échelon à l’indice brut 543 (indice réel 462). Tous les autres échelons seront
modifiés avec une augmentation de 5 points réels.
La durée du 11ème échelon porté à l’indice brut 487 (indice réel 421) sera fixée à 3 années.
Il sera créé un 12ème échelon d’une durée de 4 ans à l'indice brut 505 (indice réel 435). Il sera
créé un 13ème échelon à l’indice brut 543 (indice réel 462). Tous les autres échelons seront
modifiés avec une augmentation de 5 points réels.
La durée du 14ème échelon à l’indice brut 579 (indice réel 488) sera fixée à 3 années.
Il sera créé un 15ème échelon à l'indice brut 592 (indice réel 499).
La durée du 13ème échelon à l’indice brut 579 (indice réel 488) sera fixée à 3 années.
Il sera créé un 14ème échelon à l'indice brut 592 (indice réel 499).
L'actuel 7ème échelon à l'indice brut 612 (indice réel 514) sera porté à l'indice brut 614 (indice
réel 515).
Un nouveau tableau de correspondance sera mis en place pour les promotions entre les grades
ATGS et CAPRO.
« Les cadres supérieurs détachés sur des emplois supérieurs de La Poste peuvent accéder à l’un
ou l’autre des échelons fonctionnels, à condition :
2° Soit de compter au moins trois années de services effectifs dans les emplois supérieurs et
détenir dans l’emploi supérieur occupé un indice au moins égal à l’indice afférent à l’échelon
fonctionnel auquel ils peuvent prétendre.
Sont classés au 1er échelon fonctionnel les cadres supérieurs détachés sur un emploi
supérieur de 2ème niveau et au 2ème échelon fonctionnel les cadres supérieurs détachés sur
un emploi supérieur de 3ème niveau ou 4ème niveau »
Pour permettre aux cadres supérieurs de La Poste, détachés dans un emploi de premier niveau
de pouvoir bénéficier également d’un accès au premier échelon fonctionnel du grade de cadre
supérieur, les nouvelles dispositions statutaires mettront en place un accès supplémentaire au
premier échelon fonctionnel de leur grade pour les cadres supérieurs détachés dans un emploi
supérieur de premier niveau qui rempliront les conditions suivantes :
détenir le 16ème échelon dans le grade de cadre supérieur (indice brut 966),
être détaché depuis au moins 8 ans dans un emploi supérieur de premier niveau
de La Poste et avoir au moins 4 ans d’ancienneté au 7ème échelon (indice brut
1015) de l’emploi supérieur de premier niveau.
Le dispositif d’alerte exceptionnel sur le respect des accords collectifs conclus au sein de La
Poste institué par l’accord sur la qualité de vie au travail est reconduit dans son principe et ses
modalités de mise en œuvre, pour toute la durée du présent accord.
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 5 ans. Il entrera en vigueur à
compter du lendemain de son dépôt auprès de la DIRECCTE de Paris, ne pourra être prolongé
par tacite reconduction et cessera donc de plein droit de produire tout effet à son échéance.
La Poste réunira les organisations syndicales dans les trois mois qui précéderont cette
échéance, pour examiner les conditions d’un éventuel renouvellement.
Pour le suivi de la mise en œuvre du présent accord au périmètre des NOD, une commission de
suivi composée de 2 représentants par organisation syndicale signataire y sera réunie chaque
année.
VIII.3. REVISION
Le présent accord pourra être révisé, conformément aux dispositions des articles L 2261-7 et
suivants du code du travail.
La demande de révision devra être portée à la connaissance des autres parties contractantes,
avec un préavis de trois mois.
A l’issue du délai d’opposition de 8 jours, le présent accord sera soumis aux formalités de dépôt
prévues à l’article L. 2231-6 du Code du travail.
Pour La Poste
Philippe Wahl
Fédération CFTC des Postes et des CGC Groupe La Poste /UNSA -Postes
Télécommunications (CFTC-PTT)
SERVICES –COURRIER-COLIS *
(* Y compris dans les établissements de Corse et des DOM, rattachés à La Branche Réseau La
Poste)
SERVICES FINANCIERS
TECHNIQUE ET INFORMATIQUE
IRT (Informatique, Réseau, Téléphonie)
LOGISTIQUE
Gestionnaire logistique
COURRIER DOCUMENTS
Gestionnaire Courrier
EDITIQUE
Gestionnaire de fabrication de documents
MOYENS DE REMPLACEMENT
Les moyens affectés au remplacement des absences doivent permettre aux postiers de
bénéficier des différentes politiques de l’entreprise, et notamment de se former et d’exercer un
mandat représentatif. Les moyens attribués doivent également permettre aux postiers de
bénéficier des congés et temps de repos auxquels ils ont droit, de manière à ce que les
conditions de remplacement des absences ne soient pas un obstacle aux engagements de
qualité de vie au travail de La Poste.
Les règles suivantes sont actées au plan national, de manière à garantir la bonne utilisation de
ces moyens de remplacement en lien avec les axes développés dans le présent accord :
De manière à ce que les absences longues ne viennent pas obérer les moyens consacrés
aux absences prévues (congés, formations…), toute absence longue non prévisible doit
amener à prendre les dispositions (moyens de remplacement permanents ou ponctuels)
permettant l’écoulement de la charge. Ce dispositif sécurisera ainsi les conditions de
réalisation des objectifs fixés à la personne absente et à l’équipe.
Le budget (ou CAP) définit les moyens humains et financiers nécessaires à l’exercice de
l’activité et les objectifs en termes de satisfaction client et de développement, de
performance et de vie au travail. Dans ce cadre, les représentants des organisations
syndicales, au niveau national des Branches et au niveau de chaque NOD, disposeront
désormais chaque année d’une information sur les budgets, dans le cadre des CDSP.
Les organisations syndicales recevront pour l’occasion un document d’information pour l’année
passée et pour les prévisions retenues dans le cadre du budget en cours, qui comportera
notamment les informations suivantes :
La Poste, société anonyme, dont le Siège social est situé 44 boulevard de Vaugirard 75015
Paris immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro
356 000 000, dont le siège social est situé : 44 boulevard de Vaugirard- 75015 Paris Cedex 15
Représentée par M /Mme………………………….
Agissant en qualité de ………………….
Dument habilité(e) à cet effet
et
et
ARTICLE 1
La présente convention a pour objet de formaliser l’accord des parties concernant les conditions
et modalités d’organisation de la mobilité volontaire de «Civilité» «Prénom» «Nom» entre La
Poste/La Filiale et La Filiale/La Poste.
ARTICLE 2
Pour la mise en œuvre de cette mobilité, la présente convention contractualise l’accord des trois
parties à cette opération, la rupture concomitante du contrat de travail conclu entre La Poste/La
Filiale et Madame/ Monsieur « … » et la conclusion concomitante d’un contrat de travail entre
Madame/Monsieur « …. » et La filiale /La Poste.
Cette convention est donc indissociable du nouveau contrat de travail conclu entre La Filiale/la
Poste et Madame/ /Monsieur « … », annexé à la présente convention.
Ces documents forment un tout indivisible et ne s’entendent que dans une articulation
commune.
ARTICLE 3
Le contrat de travail conclu entre La Poste/La Filiale et Madame/ Monsieur « … » sera par
conséquent rompu d’un commun accord, le « … » au soir, conformément à l’article 1134 du
Code civil.
Ce nouveau contrat de travail fait suite sans interruption au contrat de travail qui liait
Madame/ Monsieur « … » à La Poste. Il est par conséquent convenu à l’occasion de cette
mobilité que Madame/ Monsieur « … » conserve le bénéfice de l’ancienneté contractuelle
acquise au sein de La Poste/la filiale.
ARTICLE 4
Il sera procédé au transfert du solde des congés acquis à la date du « … » et non pris par
Madame/ Monsieur « … » au titre de son contrat de travail et selon la réglementation en
vigueur.
A défaut, il recevra une indemnité compensatrice correspondant à l’intégralité de ses droits à
congés payés.
ARTICLE 5
ARTICLE 6
Le salarié pourra solliciter son retour au sein de La Poste / de la filiale, dans un délai de 3 mois
à compter de la signature de son nouveau contrat.
En ce cas, un nouveau contrat de travail sera signé entre le salarié et La Poste / la filiale sur un
poste de nature et de niveau comparables à celui précédemment occupé.
Le salarié pourra bénéficier d’un entretien de carrière auprès d’un responsable RH de sa société
d’origine. Il permettra de maintenir le lien avec sa société d’origine, de faire un point sur le
parcours professionnel du postier et sur les opportunités professionnelles envisageables.
ARTICLE 8
La présente convention tripartite de mobilité est régie par les articles 1134 et suivants du code
civil et ne pourra être révoquée que par consentement mutuel des parties signataires ou pour
les causes que la loi autorise.
Les trois parties à la présente convention reconnaissent que leur consentement à la présente
convention est libre et éclairé.
Elles s’engagent à exécuter loyalement leurs obligations et reconnaissent que le respect des
obligations mises à la charge de chacune des parties est directement conditionné par le respect
par l'autre partie des siennes propres.
Le salarié La Poste
Madame/ Monsieur « … »
la filiale
XXXXX
La Poste addresses discrepancies between planned work and actual work through open dialogue and structured feedback systems that involve employee input. This is achieved by organizing regular discussion sessions where employees and managers can express concerns and suggest improvements in work processes. These dialogues are integral to understanding and mitigating gaps between expected and real work situations, facilitating a proactive adjustment of work conditions and methods to enhance operational efficiency and employee satisfaction .
La Poste plans to empower its employees to manage their professional futures by investing in professional development and adopting a strategic approach to employment and skills management. This involves significant investment in training and professional evolution to support each employee in controlling their career trajectory. Furthermore, La Poste emphasizes the importance of dialogue and negotiation with unions to enable visibility on career paths and professional development, ensuring that each postier has the means to master their professional future in the changing landscape of La Poste's business activities .
La Poste has made changes to the indicial scales for postal workers by removing the lower echelons in APN1 and APN2 grades, enhancing starting indices, and creating additional top echelon levels. This restructuring allows for a more competitive salary progression over an extended career path. For instance, the APN1 scale now starts at a higher index and includes a new terminal echelon for extended growth. Similar changes have been made to APN2, facilitating more robust career advancements and longer-term salary progression, thereby impacting career trajectory positively and offering greater incentives for retention and skill development .
La Poste has implemented strategies to facilitate skill certification and advancement by forming partnerships with certification organizations and increasing the allotted hours for Validation of Acquired Experience (VAE). This includes providing support for employees preparing for VAE certification, such as assistance in memory preparation and mock jury interviews. Furthermore, La Poste is considering how VAE certifications can be recognized and valued within other professional recognition frameworks, thus providing a structured path for skill advancement and career progression .
La Poste ensures that new services align with the skills of its workforce by integrating new service training within the broader framework of employee professional development. They ensure that employees are prepared for new missions through training and form structures for adaptation to new service delivery roles. Managers are tasked with incorporating adequate preparation and practice time into schedules to ensure effective service alignment and transition .
La Poste seeks to balance operational efficiency and employee well-being through careful organization of work that prioritizes both operational goals and quality of life for employees. This involves integrating employee feedback and expression into work processes, offering new services with necessary training and time allocation, and ensuring the well-being of employees through measures like scheduled discussion times for work improvement and attention to the work-life balance. Managers are tasked with ensuring quality customer interactions and employee support as part of operational goals, underlining the company's commitment to both efficiency and employee well-being .
La Poste has adapted its HR policies to support organizational change and employee needs by establishing a proactive HR function closely aligned with employees. This includes deploying local HR contacts for accessible support, engaging in organizational change as a partner, and leading efforts to adapt HR policies to evolving business and employee needs. As part of this adaptation, La Poste emphasizes respect for individuals in managerial activities, supports continuous dialogue, and ensures that HR initiatives align with employee aspirations while driving company objectives. In particular, the formation of an HR School symbolizes the strategic evolution of HR to cultivate a unified culture and address contemporary challenges .
La Poste ensures continuous engagement and professional development of its employees through the implementation of a structured framework for employment and skills management, which includes ongoing training and support for professional evolution. They also provide opportunities for employees to engage in professional development through partnerships with certification bodies and support for individual and group efforts in skills validation, such as the VAE. Additionally, they facilitate an annual increase in hours dedicated to training for certifying skills, and maintain mechanisms like the Personal Training Account (CPF) as a means to strengthen this engagement .
La Poste has integrated employee feedback into workplace improvements by organizing regular expression sessions led by managers where employees can share experiences and propose enhancements to work routines. These sessions are designed to unveil collective insights for improving daily operations and are part of the social dialogue framework that does not replace formal representation channels but complements them to directly embed employee perspectives in organizational development .
The HR function at La Poste plays a central role in organizational transformation and employee management by leading initiatives in professional development and quality of life improvements for employees. HR is tasked with being the main reference for training and professional development, responding to both employee aspirations and company needs. It promotes social unity and ensures adherence to management and employee interaction standards. HR also spearheads initiatives to strengthen the function's human dimension, improve service quality to employees and managers, and drive organizational change through a proactive strategy and creation of a dedicated HR school .