Université Alger 1 M1 chimie pharmaceutique Analyse numérique
II) Méthodes de résolution des équations non linéaires
1) Méthode de bissection (dichotomie)
2) Méthode du point fixe
3) Méthode de la sécante
4) Méthode de newton
5) Méthodes de résolution des systèmes d’équations non linéaires
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II) ChapitreII : résolution des systèmes d’équations non linéaires
Introduction :
Une équation linéaire s’écrit sous la forme AX=B où A est une matrice, X est un
vecteur colonne et B est un vecteur :
a11 a12 … a1m x1 b1
a a22 … a2 m x2 b
A = 21 ;X = ;B = 2
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋮
a n1 a n 2 … anm xm bm
Ex : 5x+6y=3 est une équation de la forme AX=B où :
x
A = (5 6 ); X = ; B = 3 .
y
Chaque équation possède une forme différente représente une équation non linéaire.
La résolution numérique des équations non linéaires revient à trouver des solutions
approximatives d’une fonction de la forme :
f ( x) = 0
où f est une fonction suffisamment régulière. Nous supposerons f au moins continue, parfois
de classe C1 (une solution) ou plus. Il existe de nombreuses méthodes sophistiquées pour
attaquer ce problème.
L’objectif est de trouver un réel z tell que: f(z)=0, où f est définie d’un sous-ensemble
de R, soit l’intervalle I, à valeurs dans R; donc: I → R
On utilise des méthodes itératives : pour chaque itération on propose une valeur xᵢ et
on trouve f( xᵢ ) jusqu’à une valeur xᵢ =z pour laquelle la valeur de xᵢ se stabilise.
Exemple : équation d’états de Van der waals
C’est une équation dérivée de la relation générale des gaz parfaits.
P*V=n*R*T
Cette dernière est obtenue en supposant que les molécules constituant le gaz
n’interagissent les unes avec les autres que par des chocs élastiques et sont de taille
négligeable par rapport à la distance intermoléculaire moyenne.
Intervalle de fiabilité: faible pression
Van der waals proposa un model pour tenir compte d’un volume non nul pour les
molécules et d’une force d’attraction entre celles-ci.
L’équation d’état de Van der waals s’écrit:
n
2
p + a (V − nb ) = nRT
V
a et b dépendent de la nature du gaz considéré
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La relation permettant de trouver le volume d’un gaz considéré connaissant sa
température et sa pression est une équation non linéaire:
n
2
f (V ) p + a (V − nb ) − nRT = 0
V
Où V est l’inconnu à déterminer en résolvant cette dernière.
1) Méthode de bissection (dichotomie)
C’est une méthode appartient au classe de méthodes d’encadrement.
Elle repose sur le théorème des valeurs intermédiaires. En particulier :
si f : [a, b] → R continue et si f(a).f(b) < 0, alors il existe une seul valeur c ϵ]a, b[ tel
que : f(c) = 0.
Démonstration : Si f (a) < 0, on a 0 ϵ] f (a), f (b)[, sinon f (a) > 0 et alors 0 ϵ] f (b), f
(a)[. Dans ces deux cas, le résultat est une conséquence du théorème des valeurs
intermédiaires
Principe: 1ère étape: On pose a(0) = a, b(0) = b, on note x(0) = 1/2(a(0) + b(0)), où (0)
représente le cas initiale et 1/2(a(0) + b(0)) est le milieu de l’intervalle de départ.
Si f(x(0) )=0; le point x(0) est le zéro z de f et le problème est résolu. Sinon on passe à
la 2ème étape.
2ème étape :
* Si f(x(0) )* f(a(0) )<0 : le zéro z de f se trouve dans l'intervalle ]a(0), x(0)[ et on réitère
ensuite ce processus sur l’intervalle [a(1), b(1)] où a(1) = a(0) et b(1)= x(0)
* Si f(x(0) )*f(b(0) )<0 : le zéro z de f se trouve dans l'intervalle ]a(0), x(0)[ et on réitère
ensuite ce processus sur l’intervalle [a(1), b(1)] où a(1) = x(0) et b(1)= b(0)
De cette manière, on construit de manière récurrente trois suites (a(k)) kϵN, (b(k))kϵN et
(x(k)) kϵN telles que a(0) = a, b(0) = b et vérifiant, pour tout entier naturel k:
ak + bk
x =
k
a( k +1) = a( k ) et b( k +1) = x ( k ) si f ( a ( k ) ) * f ( x ( k ) ) < 0
a( k +1) = x ( k ) et b( k +1) = b( k ) si f ( x ( k ) ) * f ( b ( k ) ) < 0
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Exemple : Soit le polynome f (x) = x3 + 2x2 - 3x – 1
contenue dans l’intervalle [1,2] (on a en effet f (1) = -1 et f (2) = 9), avec une précision
égale à 10-4.
Pour a=1 et b= 2 on trouve x=1.5>0 donc z ϵ ]a, x [
On applique, pour la précision demandée, les itérations suivantes:
Critère de convergence:
Sous l’hypothèse que f (a) f (b) < 0, il existe au moins un zéro de la fonction f dans
l’intervalle ]a, b[ et il se peut donc que ce dernier en contienne plusieurs. Dans ce cas, la
méthode converge vers l’un d’entre eux.
La méthode de dichotomie ne garantit pas une réduction monotone de l’erreur absolue
d’une itération à l’autre.