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Les Fonctions Usuelles

Ce document traite des fonctions usuelles comme les fonctions logarithmes, exponentielles et puissances. Il définit ces fonctions, donne leurs propriétés et étudie leurs variations et limites.

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Les Fonctions Usuelles

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Chapitre 4

Les fonctions usuelles


©

> Modules Ce chapitre traite le module suivant :


• Fonction d’une variable réelle :
- Fonctions usuelles.

> Objectifs • Connaître les fonctions usuelles.


• Savoir se ramener à ces fonctions par transformations simples.

COURS
1 Fonctions usuelles
1. Les fonctions logarithmes (rappels de Terminale)
Tous les résultats de ce paragraphe sont « À savoir ».
a) La fonction logarithme népérien

Définition
On appelle fonction logarithme népérien la fonction définie sur 3*+ comme primitive de la fonction
inverse et qui s’annule pour x = 1.
Néper ou John x
1 u©(x)
Napier (1550-1617),
mathématicien
On peut écrire ln x =
#1
t
d t pour x > 0. De plus, si u(x) > 0, [lnu (x)]© =
u (x)
.

écossais, on lui doit


• Sens de variations et limites
les premières tables
de logarithmes On a le tableau de variations suivant :
publiées en 1614. x 0 +•
1
ln©x = x +
qui donne les limites de la fonction.
+•
ln x
–•

94
Les fonctions usuelles

• Points particuliers de la courbe


On a ln1 = 0 et lne = 1.

;;;;;;;;;;
e est appelé base des logarithmes népériens (e ª 2,71828…).
• Représentation graphique

;;;;;;;;;;
;;;;;;;;;; 1

;;;;;;;;;;


O 1 e

• Propriétés
;;;;;;;;;;
Si a et b sont deux réels strictement positifs, on a :
a
ln ab = ln a + ln b. ln = ln a – ln b.
b
p
ln a n = nln a (n œ1). Pour n = (p œ1 et q œ0*) on a le même résultat :
q
p p
p q
ln a q = ln a (q ≠ 0) (on rappelle : a q = ÷⁄a p ).
q
Plus généralement ln a a = a ln a (a œ3) (voir paragraphe 3).
• Limites
lnx
lim = 0 ; lim xlnx = 0 –.
xÆ+• x xÆ0
x >0

La démonstration de ces deux résultats fait l’objet des exercices 1 et 2.


b) Autres fonctions logarithmes
À savoir
Si a est un réel strictement positif différent de 1, on a :
lnx
log a x = pour x > 0.
lna

La fonction ainsi définie est la fonction « logarithme de base a ».


Si a = 10, on l’appelle fonction logarithme décimal et on la note log.
L’étude de ces fonctions est faite dans le T.P. 2.
2. La fonction exponentielle de base e
Tous les résultats de ce paragraphe sont « À savoir ».
Définition
On appelle fonction exponentielle de base e la fonction réciproque de la fonction logarithme
népérien.

ln (exp x) = x pour tout réel. exp(ln x) = x pour tout réel strictement positif.
• Notation
On note exp (x) = e x pour tout réel.

95
Chapitre 4

• Sens de variation et limites x –• +•


On montre et on admettra que : (e x)© +
(e x )© = e x et (e u(x) )© = u©(x) e u(x) . +•
ex
• Points particuliers de la courbe 0
e 0 = 1 ; e 1 = e.
• Représentation graphique

;;;;;;;
Dans un repère orthonormal (O; i ,ù j ù ), les représentations graphiques de la fonction « ln »
et de la fonction « exp » sont symétriques par rapport à la droite d’équation y = x.

;;;;;;; y = ex

;;;;;;;
y=x

;;;;;;;
;;;;;;;
y = ln x

;;;;;;;

;;;;;;;

• Propriétés
a et b sont deux réels quelconques, on a :
ea
eaeb = ea + b ; b
= e a – b ; (e a ) a = e aa (a réel voir paragraphe 3).
e
• Limites
ex
lim = +• ; lim xe x = 0 .
xÆ+• x xÆ–•

3. Fonctions exponentielles de base a (a réel strictement positif)


À savoir

;;;;;;;;
Par définition, la fonction : 3 Æ 3*+ est appelée fonction exponentielle de base a.
x ú a x = e x ln a

;;;;;;;;
;;;;;;;;
Çf Çg
f ( x ) = 0,25 x

;;;;;;;;
g(x) = 2x

;;;;;;;;
;;;;;;;;

O iù

96
Les fonctions usuelles

• Propriétés
ax
a x ¥ a y = a x + y. y
= a x – y. (a x )a = a a x (a œ3).
a

4. Fonctions puissances
Définition
On appelle fonction puissance toute fonction f définie sur 3*+ par : f (x) = x a = ea lnx.

• Dérivation
(x a )© = a x a –1
.

Il est à noter que lorsque n est un entier naturel, on retrouve la dérivée de x n vue en
classe de Première.
• Sens de variation
On constate que le signe de f©(x) ne dépend que du signe de a . Si a > 0 la fonction f
est croissante et si a < 0 la fonction f est décroissante.
• Propriétés
a
x xa
(xy) a = x a ¥ y a ;  
y
=
ya
; (x a ) b = x ab.

• Cas particuliers
1 p
1
a = ( p œ0*) on a 1 x p 2 = x 1 = x.
p
1
x p est donc la racine p-ième de x et on note :
1 p
x p = £¶x (pour x > 0).
p
a = (p œ1 et q œ0*)
q
p 1 p p p 1
x q = 1 x q 2 = (÷x )
q q
ou x q = (x p ) q = ÷⁄x p donc :
p q q p
x q = ÷⁄x p = ( £¶x ) (pour x > 0).

2 Comparaison des fonctions logarithmes,puissances et exponentielles


1. Comparaison des fonctions logarithmes et puissances
a) lim x a lnx (a > 0)
xÆ0
x >0
1
On a x a lnx = x a lnx a , or pour a > 0 lim x a = 0.
a xÆ0

Comme on sait que lim (t ln t ) = 0, on peut en déduire que :


tÆ 0

lim x a lnx = 0 (pour a > 0).


xÆ0
x >0

97
Chapitre 4

lnx
b) lim (a œ3 )
xÆ+• xa
• Si a < 0. On a lim x a = 0 + et lim ln x = +•.
xÆ+• xÆ+•
ln x
Il n’y a donc pas d’indétermination et : lim = +•.
xÆ+• xa
lnx
• Si a = 0. lim = lim ln x = +•.
xÆ+• xa xÆ+•

lnx 1 ln x a ln t
• Si a > 0. On a = avec lim x a = +• et lim = 0, donc :
x a a x a xÆ+• tÆ+• t

lnx
lim = 0 (pour a > 0).
xÆ+• xa

2. Comparaison des fonctions puissances et exponentielles


a) lim | x | a e x (a œ3 )
xÆ–•

• Si a < 0. On a : lim | x | a = 0 et lim e x = 0.


xÆ–• xÆ–•

Il ne s’agit donc pas d’une forme indéterminée et on obtient : lim | x | a e x = 0.


xÆ–•
a x x
• Si a = 0. lim | x | e = lim e = 0
xÆ–• xÆ–•

• Si a > 0. En posant e x = t, c’est-à-dire x = ln t, on obtient :


1 a
lim | x | a e x = lim | lnt | a t = lim 1 t a | ln t| 2
xÆ–• tÆ 0 tÆ 0
1
Or, on a vu dans le paragraphe précédent que lim t a ln t| = 0 pour a > 0,
tÆ 0
a x
donc lim | x | e = 0.
xÆ–•

Pour tout réel a : lim | x | a e x = 0.


xÆ–•

ex
b) lim (a œ3 )
x Æ +• xa
• Si a < 0.
ex
On a lim x a = 0, il ne s’agit donc pas d’une forme indéterminée et : lim a = +•.
xÆ+• xÆ+• x

ex
• Si a = 0. lim a = lim e x = +•.
xÆ+• x xÆ+•

ex e–t 1
• Si a > 0. En posant x = – t, on obtient : lim = lim = lim .
xÆ+• x a tÆ – • (–t) a tÆ – • | t | a e t
La limite du dénominateur est nulle lorsque t tend vers – •, on obtient donc :
ex
lim a = +•.
xÆ+• x

ex
Pour tout réel a : lim = +•.
xÆ+• xa

98
Les fonctions usuelles

3 Les fonctions trigonométriques inverses


1. Fonction Arc sinus
Considérons la fonction f définie par :
p p
f : – ,
2 2 3 4
Æ [– 1, 1]

x ú sin x
La fonction f est une fonction dérivable et strictement croissante. On peut en déduire que
p p
pour tout réel a de [–1, 1] il existe un réel b unique de – ,
2 2 3 4
vérifiant sin b = a.

On pose alors b = Arc sin a.


J
Interprétation géométrique :
M
Le cercle Ç ci-contre est le cercle trigonométrique. a
Remarque : b est la mesure en radians de l’angle b
(⁄OI ù, ⁄OM ù ) mais aussi la longueur de l’arc de cer-
O I
cle IM ı (ce qui explique la notation Arc sin). On a
donc : Arc sin a = IM.ı

On peut ainsi définir la fonction Arc sinus :

sinx = y
5 3 p p
x œ –—, —
2 2 4
si, et seulement si,
Arcsiny = x
5 y œ [–1, 1]

La fonction f étant dérivable et croissante, la fonction Arc sinus est également dériva-
ble et croissante. Sa représentation graphique s’obtient à partir de celle de f par symé-
trie orthogonale par rapport à la droite d’équation y = x.

Tableau de variation

;;;;;;;; Représentation graphique

;;;;;;;;
x –1 1 p Çf –1
2

;;;;;;;;
p
x
y=

Arc sin x – p 2
2

;;;;;;;;
jù Çf
Dérivée

;;;;;;;;
Nous admettrons que –p –1
pour x œ]–1, 1[ : 2
p

;;;;;;;;
O iù
2
À savoir

;;;;;;;;
1
(Arcsin x)© =
÷⁄1 – x 2 –1

N.B. : La fonction Arc sin n’est


dérivable ni en –1, ni en 1.
;;;;;;;; –p
2

99
Chapitre 4

2. Fonction Arc cosinus


Considérons la fonction f définie par :
f : [0, p] Æ [–1, 1]
x ú cosx
La fonction f est une fonction strictement
J
décroissante et dérivable. On peut en déduire
que pour tout réel a de [–1, 1] il existe un seul M
réel b de [0, p] vérifiant cosb = a.
On pose alors b = Arc cos a. b
Interprétation géométrique : O a I
Ç est le cercle trigonométrique.
ı
On a comme précédemment Arc cosa = IM.
On peut ainsi définir la fonction Arc cosinus :

cos x = y Arccosy = x
5 x œ [0, p] si, et seulement si, 5 y œ [–1, 1]

La fonction f étant dérivable et strictement décroissante, la fonction Arc cos est dériva-
ble et strictement décroissante.

Tableau de variation

;;;;;; Représentation graphique

;;;;;;
x –1 1 p

;;;;;;
p

x
y=
Arc cos x
0

;;;;;;
Çf –1
Dérivée
Nous admettrons que

;;;;;;
pour x œ]–1, 1[ : jù
p
À savoir

;;;;;;
O iù
–1 Çf
(Arccos x)© =
÷⁄1 – x 2
Exercice résolu

En utilisant les fonctions dérivées, montrer que f (x) = Arcsin x + Arccos x est une
constante. En calculant f (0), donner la valeur de f (x).

1 –1
f©(x) = + =0
÷⁄1 – x 2
÷⁄1 – x 2
On peut en conclure que la fonction f est constante, de plus Arcsin0 = 0 (car sin0 = 0)
p p p
et Arccos0 = (car cos = 0) donc Arcsin 0 + Arccos0 = .
2 2 2

p
En conséquence, pour tout réel x de [–1, 1] : Arcsin x + Arccosx = .
2

100
Les fonctions usuelles

3. Fonction Arc tangente


Si on considère la fonction f définie par :
p p
f : – ,
2 24 Æ3 3
x ú tan x
cette fonction est dérivable et strictement croissante, elle admet donc une fonction réci-
proque notée Arctan. On a l’équivalence :

tanx = y
5 4 p p
x œ –—, —
2 2 3
si, et seulement si,
Arctany = x
5 y œ3

La fonction f étant dérivable et strictement croissante, sa fonction réciproque est déri-


vable et strictement croissante.

Tableau de variation

;;;;;;;; Représentation graphique

;;;;;;;;
x –• +• Çf

;;;;;;;;
p

x
y=
Arc tan x – p 2
p
2

;;;;;;;;
2

Çf – 1

;;;;;;;;
–p jù p
2 2

;;;;;;;;
O

Dérivée
Nous admettrons que :

À savoir
;;;;;;;; –p
2

;;;;;;;;
1
(Arctan x)© =
1 + x2

N.B. : La fonction Arc tangente est dérivable pour tout réel, cette dérivée sera très inté-
ressante lorsqu’on cherchera les primitives de fonctions rationnelles.
Exercice résolu 1

1
On pose pour x > 0 : f (x) = Arctanx + Arctan . Calculer f©(x).
x
1
La dérivée de Arctan est la dérivée d’une fonction composée (cf. chapitre 3, § 6) ;
x
on obtient :
1
– —2
1 © x –1
1 Arctan
x 2
=
1
= 2
x +1
.
1 + —2
x

101
Chapitre 4

1 © 1 –1
1
(Arctanx)© + Arctan 2
x
= 2
x +1
+ 2
x +1
= 0.

f©(x) = 0, la fonction f est donc une fonction constante.


Calculons f (1).
p p p p
On a : f (1) = 2Arctan1 = 2 ¥ = (en effet tan = 1 donc Arctan1 = ).
4 2 4 4
1 p
Donc Arctanx + Arctan = .
x 2
Exercice résolu 2

1 1 p
Calculer à la calculatrice : Arctan + Arctan et comparer le résultat à .
2 3 4
1 1
Calculer de même : 4Arctan – Arctan .
2 239

1 1 p
• On obtient : Arctan + Arctan = .
2 3 4
1 1 p
• On obtient : 4Arctan – Arctan = .
5 239 4
(Formule de « John Machin »).

102
T ravaux
pratiques
1 Représentations des fonctions du type sin(w t + j)
1. Soit w un réel positif non nul et soit j un réel.
Montrer que la représentation graphique de la fonction t ú sin(w t + j) peut
s’obtenir à partir de celle de la fonction sinus.
2. Applications numériques.
Représenter les fonctions suivantes définies par :
p p
f (t) = sin 1 2 t + 2 , g (t) = sin 1 –t + 2 et h (t) = 2sin3t.
2 2
3. On considère la fonction f définie par : f (t) = cos3 t + sin3 t.
Montrer que f (t) peut s’écrire sous la forme : f (t) = Asin(3 t + j).
Représenter f en utilisant les résultats de la question 1..

Corrigé 1. Il suffit de mettre tout d’abord w en facteur, on obtient


j
sin(w t + j) = sin 3 w 1 t +
w24
.
À partir de la représentation de la fonction sinus, on sait représenter la fonc-
j
tion t ú sin 1 t +
w2
; puis à partir de cette représentation on applique les
résultats concernant f (kt).

;;;;;;;;;;;;
p p
2. • f (t) = sin 1 2t + 2 ; f (t) = sin 3 2 1 t + 2 4.
2 4

;;;;;;;;;;;;
Çsinus
Çf jù

;;;;;;;;;;;;
O iù

;;;;;;;;;;;; Çf1

;;;;;;;;;;;;
p p
f(t) = sin 1 2 t +
22
; f1(t) = sin 1 t + 2
4

;;;;;;;;;;;;
p p
• g(t) = sin 1 –t + 2 ; g (t) = sin 3 – 1 t – 2 4.
2 2

;;;;;;;;;;;; Çg Çg1

;;;;;;;;;;;;
jù Çsinus
O

;;;;;;;;;;;;

;;;;;;;;;;;;
p p
g (t) = sin 1 – t + 2 ; g1(t) = sin 1 t – 2
2 2

103
T ravaux
pratiques

;;;;;;;;;;;;
• h (t) = 2sin3t.

;;;;;;;;;;;; Çh

;;;;;;;;;;;;
;;;;;;;;;;;;
Çh1

O

;;;;;;;;;;;;

;;;;;;;;;;;;
Çsinus
h( t) = 2sin3 t ; h1(t) = sin3 t

3. f (t) = cos3 t + sin3 t.


En transformant Asin(3 t + j), on obtient :
Asin (3 t + j) = A(cosj sin3 t + sin j cos3 t)
= Acosj sin3 t + Asin j cos3 t
Par identification avec f (t), on doit avoir pour tout t :
j =1
5 Asin
Acosj = 1.
Ces équations étant simultanément vérifiées, sin j et cosj sont égaux.
Il ne peut s’agir que de :
p 5p
j= ou j = (à 2p près).
4 4
p
En choisissant j = , on obtient : A = ÷ÿ2.
4
p
Donc f (t) = ÷ÿ2 sin 1 3t +
42
.

On utilise alors les résultats de la question 1. pour représenter la fonction.

;;;;;;;;;;;;
p p
f (t) = ÷ÿ2 sin 1 3t + 2 = ÷ÿ2 sin 3 3 1 t + 12 2 4

;;;;;;;;;;;;
4

;;;;;;;;;;;;
Çf

;;;;;;;;;;;;
Çsinus Çg
O iù

;;;;;;;;;;;; Çh

;;;;;;;;;;;;
f ( t ) = ÷ÿ2 sin 13t +
p
42
p p
; g (t) = sin 33 1 t + 24 ; h( t) = sin1 t + 2

;;;;;;;;;;;;
12 12

104 Chapitre 4
Les fonctions usuelles

À savoir
Transformation de acos kt + bsinkt
On calcule d’abord ÷⁄a 2 + b 2 que l’on met en facteur :
a b
acos kt + bsinkt = ÷⁄a 2 + b 2
÷⁄a + b
2 1
2
coskt +
÷⁄a + b 2
2
sin kt .
2
a b
Sachant que –1 ≤ ≤ 1 et –1 ≤ ≤ 1, on peut choisir un réel j tel que :
÷⁄a 2 + b 2 ÷⁄a 2 + b 2
a b
sinj = et cosj = . On obtient :
÷⁄a + b
2 2
÷⁄a + b 2
2

acos kt + bsinkt = ÷⁄a 2 + b 2 (sinj coskt + cosj sinkt ).


= ÷⁄a 2 + b 2 sin( kt + j ).
On remarque que j est un argument du complexe a + ib, et ÷⁄a 2 + b 2 est son module.

2 Étude des fonctions loga


1. Montrer les propriétés suivantes :
x
log a a n = n ; log a xy = log a x + log a y ; log a 1 2 = log a x – log a y.
y
Que remarquez-vous ?
2. Cas particuliers de la fonction log (log10).
On donne log3,17 ª 0,50106, en déduire sans utiliser votre calculatrice les
valeurs approchées de :
log 3 170 ; log 0,00317 ; log 31,7.

Corrigé 1. log a a n =
lna n nln a
= = n.
lna ln a
lnxy ln x ln y
log a xy = = + = log a x + log a y.
lna ln a ln a
x
ln —
x y ln x – ln y
log a 1 2 = = = log a x – log a y.
y lna ln a
On constate que la fonction log a a les mêmes propriétés que la fonction ln.

2. log3 170 = log (3,17 ¥ 1 000)


= log1 000 + log 3,17
ª 3 + 0,50106
ª 3,50106
3,17
log 0,00317 = log
1 000
ª –3 + 0,50106
ª –2,49894
log31,7 = 1,50106.

105
L’essentiel Chapitre 4
À savoir
Fonctions usuelles
Fonction ln
1 u©
Définition : ln©x = , ln 1 = 0. La fonction ln est définie sur 3 *+ . [ln(u)]© = .
x u
Propriétés : lne = 1 (e ª 2,718) ;
a
lnab = ln a + ln b et ln = ln a – ln b (a > 0 et b > 0) ; ln a a = a ln a (a œ3).
b
ln x
Limites : lim + lnx = – • ; lim lnx = +• ; lim + xa lnx = 0 (a > 0) ; lim = 0 (a > 0).
xÆ0 xÆ+• xÆ0 xÆ+• xa
Fonction log a (a > 0 et a ≠ 1)
lnx
Définition : log a x = .
lna
Fonction exp
Définition : y = e x si et seulement si x = ln y (y > 0).
Dérivation : (e x )© = e x ; (e u )© = u©e u .
ea
Propriétés : e 0 = 1 ; e 1 = e ; e a e b = e a + b ; b
= e a – b ; (e a)a = e a a.
e
ex
Limites : lim | x | a e x = 0 (a œ3) ; lim (a œ3 )
xÆ–• x Æ +• xa
Fonction a x (a > 0)
Définition : a x = e x ln a.

Fonctions puissances
Définition : x a = e a ln x.
Ensemble de définition : 3 *+ .
Dérivation : (x a )© = a x a – 1.

Fonction réciproque
Si f – 1 existe on a :
–1
5 yx =œ fI (x) si, et seulement si, 5 xy =œ ff (I)(y)
f et f – 1 ont des représentations graphiques dans un repère orthonormal symétriques par rapport à
la droite d’équation y = x.
La droite d’équation y = x est communément appelée première bissectrice.

106
Chapitre 4

;;;;
Fonctions circulaires réciproques
p

;;;;

x
2

y=
sinx = y x = Arcsiny Çf –1
5 si, et seulement si, 5

;;;;
p p jù
3
x œ –—, — 4 y œ [–1, 1] – p –1 Çf
2 2 2
p

;;;;
O iù
2
–1

(Arcsin x)© =
1 –p
2
÷⁄1 – x 2

;;;;;;
;;;;;;
p

;;;;;;

x
cos x = y x = Arccosy

y=
5 x œ [0, p] si, et seulement si, 5 y œ [–1, 1]

;;;;;;
Çf –1

;;;;;;

p
–1
(Arccos x)© =

;;;;;;
O iù
÷⁄1 – x 2 Çf

;;;;;;
;;;;;;
;;;;;;
tan x = y Çf
x = Arctan y
x

5 5 p
y=

p p si, et seulement si,


4
x œ –—, — 3 y œ3 2

;;;;;;
2 2
–p jù Çf –1
2
O iù p

;;;;;;
2
1 – p
(Arctan x)© =

;;;;;;
2
1 + x2

À savoir faire
• Calculer des limites (exercices n° 1 à 3, 10, 12 et 13, 15 et 16).
• Étudier des variations (exercices n° 10 à 16).
• Utiliser des fonctions circulaires réciproques (exercices n° 7 à 9).

107
E xercices
et problèmes
Exemples de fonctions comportant • Exercice 4
des logarithmes On considère la fonction g définie sur ]–1, + •[ par :
1 1
g(x) = – ln(1 + x) – .
• Exercice 1 * 2 4
1) Calculer g©(x).
lnx
Limite de lorsque x tend vers l’infini
x 2) Montrer que la fonction g est une solution de l’é-
quation différentielle :
On considère la fonction g définie sur 3 *+ par : (1 + x)y© – 2y = ln(1 + x).
g(x) = £¶x – ln x.
1) Calculer g©(x) et étudier son signe.
Utilisation des fonctions circulaires
2) Faire un tableau de variation en précisant la réciproques
valeur exacte puis une valeur approchée de g(4).

• Exercice 5
En déduire le signe de g(x).
3) Déduire de la question précédente que :
0 < ln x < £¶x Calculer les fonctions dérivées des fonctions suivan-
tes après avoir donné leur ensemble de définition :
pour tout réel x supérieur strictement à 1.
Montrer qu’on a alors : • f (x) = Arccos(1 + x 2 ).

lnx 1 • g(x) = Arcsin(2x + 1).


0< < .
x £¶x 1
• h(x) = Arctan .
x
lnx
En déduire : lim = 0. x
xÆ+• x • i(x) = Arctan .
x2 + 1

• Exercice 2 *
• Exercice 6
Limite de xlnx lorsque x tend vers 0 (x > 0)
Pour chacune des fonctions de l’exercice précédent,
En utilisant le résultat de l’exercice précédent, calculer les limites de la fonction aux bornes de son
1 ensemble de définition.
montrer qu’en posant x = on obtient :
t

ln —
1 • Exercice 7 **
t
lim = 0. La solution générale d’une équation différentielle du
tÆ0 1
t>0 — type y¢ – w 2 y = 0 (y est une fonction de la variable t)
t
est donnée par : y = Acosw t + Bsinw t. On est sou-
En déduire le résultat du cours : vent amené à transformer cette solution générale sous
lim t ln t = 0. la forme :
tÆ0
t>0
y = Kcos(w t + j)

• Exercice 3 * où K et j sont deux réels.


1) Soit y = 2cos3t – 3sin3t.
On considère la fonction f définie sur 3 *+ par :
Montrer que y peut s’écrire :
f (x) = ln x – x.
y = ÷ÿ13 (cosj cos3 t – sinj sin3t).
1) Calculer les limites de f aux bornes de son ensem-
Préciser cosj et sinj puis tanj ; en utilisant la
ble de définition.
fonction Arc tan, déduire la valeur de j et en don-
2) Étudier et représenter la fonction f. ner une valeur approchée.

108 Chapitre 4
Les fonctions usuelles

N.B. : ÷ÿ13 a été obtenu en faisant ÷⁄ 22 + (–3)2, 2 Études de problèmes


et –3 étant les coefficients se trouvant devant
cos3 t et sin3t.
2) Faire le même travail pour : • Exercice 10 **
y = 4cost + 3sint.
(On mettra y sous la forme y = K cos(w t + j).) 1) On considère la fonction numérique g de la varia-
ble réelle x défirie sur ]0, + •[ par :

• Exercice 8 **
g(x) = x 3 – 1 + 2ln x.
lnx désignant le logarithme népérien de x.
Dans le plan complexe rapporté au repère (O ; uü, vü ), a) Étudier les variations de g sur ]0, + •[.
on considère le demi-cercle Ç défini par :
b) Calculer g(1).
1
• Ç a pour rayon ; c) En déduire le signe de g(x) sur ]0, + •[.
4
3 2) Soit la fonction f définie sur ]0, + •[ par :
• le centre de Ç est le point W d’affixe ;
4 lnx
f (x) = x – 1 – 2
• Ç se situe entièrement dans le demi-plan défini par x
y ≤ 0. et Ç sa courbe représentative dans un repère
orthonormal {unité de longueur 2 cm).
1) Déterminer graphiquement le point de Ç dont
l’argument est minimal. a) Calculer sa fonction dérivée.
g(x)
2) Calculer cet argument (on utilisera un Arcsin). Montrer qu’elle s’écrit : f©(x) = .
x3
Déduire de la question 1) c) les variations de f.
• Exercice 9 ** b) Déterminer les limites de f pour x tendant vers
L’objet de cet exercice est l’étude de la phase d’un 0 par valeurs positives et x tendant vers + •.
« filtre à avance de phase ». c) Soit j(x) = f (x) – (x – 1). Calculer la limite de
Les constantes R, C et k sont des réels caractéris- j pour x tendant vers + •.
tiques du circuit avec : R > 0, C > 0 et k > 1. Étudier le signe de j(x) pour x œ]0, + •[, puis
La fonction de transfert isochrone d’un tel filtre est interpréter graphiquement les résultats trouvés.
donnée par : Résumer l’étude menée (signe de f©(x), variations
1 + jRCw de f (x), signe de j(x) dans un tableau).
H( jw ) = , w œ[0, + •[.
k + jRCw d) Construire la courbe Ç et son asymptote
oblique É d’équation y = x – 1.
Dans toute la suite, on pose x = RCw.
1) Déterminer la partie réelle et la partie imagi-
x
• Exercice 11 **
naire du nombre complexe H j
RC 1 . 2 Soit f la fonction définie sur 3 par :
x f (x) = (x – 1)(e x + e – x )
2) Montrer que le nombre complexe H j 1 RC 2 et Ç sa courbe représentative dans un repère ortho-
normal (O ; i ù, j ù ) (unité : 5 cm).
admet un argument q (x) dans l’intervalle
p p 1) a) Calculer f©(x).
4– ,
2 2
.3 b) Étudier le signe de f©(x). On pourra écrire
f©(x) sous la forme :
3) En déduire que :
x f©(x) = x(e x – e – x ) + 2e – x .
1
q (x) = Arctan (k – 1)
k + x2 2 ; xœ[0, + •[.
et étudier les signes de chacun des termes de la
somme.
On dit que q (x) est la « phase » de la fonction de
transfert isochrone. c) Donner le tableau de variation de f.

109
E xercices
et problèmes

2) a) Donner une équation de la tangente à Ç en son


point A d’abscisse 0. ;;;;;;
;;;;;;
A
F
B

;;;;;;
b) Déterminer les points d’intersection de Ç avec
la droite É d’équation y = 2(x – 1).

;;;;;;
3) Représenter É et Ç.
1
• Exercice 12 **

;;;;;;

On se propose d’étudier la fonction f définie sur E

;;;;;;
]–1, + •[ par :
2 + ln(x + 1) O
f (x) = . –1 iù 1
x+1
1) On considère la fonction u définie sur ]–1, + •[ Le fil prend la forme de la courbe de la figure. On
par : montre en mécanique que cette courbe est la repré-
u(x) = 1 + ln( x + 1). sentation graphique, dans le repère orthonormal
(O ; i ù, j ù ), de la fonction définie sur l’intervalle
a) Montrer que u est strictement croissante sur
[– 1, 1] par :
]–1, + •[.
1 el x + e–l x
b) Vérifier que u
e 1 2
– 1 = 0 et déterminer le f (x) =
2l
signe de u(x) sur l’intervalle ]–1, + •[. où l est un nombre réel strictement positif.
2) a) Montrer que :
La figure n’est pas à l’échelle.
lim f (x) = – • et lim f (x) = 0.
x Æ –1 xÆ+•
1) a) Exprimer en fonction de l la flèche :
b) Montrer que :
–u(x) EF = f (1) – f (0).
f©(x) = .
(x + 1) 2 b) On admet que la longueur L(l ) de l’arc de
c) Dresser le tableau de variations de f, donner courbe AB est donnée par :
1
la valeur exacte de f
e
–1 . 1 2 L(l ) =
el – e–l
.
l
• Exercice 13 * Vérifier que l’équation L(l ) = 3 équivaut sur
On considère les fonctions f et g définies sur 3 par : ]0, + •[ à :

ex + e– x ex – e– x el – e–l
f (x) = et g(x) = . = l.
2 2 3

1) Étudier chacune de ces deux fonctions et montrer 2) On se propose dans cette question de déterminer
que leurs courbes sont asymptotes l’une à l’autre graphiquement une valeur approchée de la solu-
en + •. tion de l’équation obtenue au 1) b).
g(x)
2) Calculer le quotient uniquement en fonction Soit g la fonction définie sur [0, + •[ par :
f (x)
de e 2x. ex – e–x
g (x) = .
3) Calculer f 2 (x) – g 2 (x). 3

a) Déterminer lim g(x).


• Exercice 14 ** xÆ+•

b) Étudier les variations de g sur [0, + •[.


Un objectif du problème est de calculer pour un fil de
longueur 3 mètres suspendu entre deux points fixes A c) Soit Ç la courbe représentative de g dans le
et B tels que AB = 2 m, la longueur de la flèche EF plan muni du repère orthonormal (O ; i ù, j ù ), unité
(Voir figure). 4 cm.

110 Chapitre 4
Les fonctions usuelles

Construire la courbe représentative Ç après avoir


déterminé les coordonnées d’une dizaine de ses
• Exercice 16 ***
points à l’aide d’une calculatrice programmable. Partie A
Construire sur le même graphique la droite d’é- Soit g la fonction définie sur l’intervalle I = ]0, + •[
quation y = x. par :
9
d) Lire sur le graphique une valeur approchée à g(x) = ln x – 1 – x2.
2
10 – 1 près de la solution l de l’équation
g(x) = x, l appartenant à l’intervalle ]0, + •[. 1) a) Calculer g©(x) et étudier son signe sur l’inter-
valle I.
e) En déduire une valeur approchée en mètres de
b) Dresser le tableau de variations de g (sans les
la flèche EF à 10 –1 près .
limites).

• Exercice 15 ** 2) En déduire que, pour tout réel x appartenant à I,


g(x) est strictement négatif.
Partie A
Partie B
Soit g la fonction définie sur ]0, + •[ par : Soit f la fonction définie sur I par :
g(x) = xln x – 2x + 3. lnx
f (x) = 5 – 9x – 2 .
1) a) Déterminer la limite de g en 0 (on admettra que x
lim xlnx = 0). On note Ç la courbe représentative de f dans un
xÆ0
repère orthogonal (O ; i ù, j ù ) du plan ayant pour uni-
b) Déterminer la limite de g en + • (on pourra
tés graphiques :
mettre x en facteur).
• 5 cm sur l’axe des abscisses,
2) Déterminer à l’aide de la dérivée g©, le sens de • 1 cm sur l’axe des ordonnées.
variation de la fonction g.
1) a) Étudier la limite de f quand x tend vers 0.
Dresser le tableau de variations de g.
En déduire l’existence d’une asymptote que l’on
3) Calculer g(e). En déduire que, pour tout x appar- précisera.
tenant à ]0, + •[ , g(x) > 0.
b) Étudier la limite de f quand x tend vers + •.
Partie B 2g(x)
c) Démontrer que f©(x) = .
Soit f la fonction définie sur ]0, + •[ par : x2
f (x) = 2x 2 lnx – 5x 2 + 12x. En déduire le signe de f©(x) sur I et dresser le
On note Ç la courbe représentative de f dans le plan tableau de variations de f sur I.
rapporté à un repère orthogonal ayant pour unités 2) a) Soit D la droite d’équation y= 5 – 9x.
graphiques : Démontrer que D est asymptote à la courbe Ç.
• 2 cm en abscisse, b) Calculer les coordonnées du point d’intersec-
• 1 cm en ordonnée. tion de Ç et de D.
1) Soit x appartenant à ]0, + •[. Montrer que : c) Étudier la position de Ç par rapport à D.
f©(x) = 4g(x). 3) a) Déterminer une équation de la tangente T à la
2) a) Déterminer la limite de f en 0. courbe Ç au point A d’abscisse 1.
Tracer T sur la figure.
b) Déterminer la limite de f en + •.
b) Tracer la courbe Ç dans le repère (O ; i ù, j ù )
3) Dresser le tableau des variations de la fonction f. donné.
4) a) Déterminer une équation de la tangente T1 à Ç On placera le point de Ç d’abscisse e.
en son point I d’abscisse 1. c) Démontrer qu’il existe un seul réel x0 de l’in-
b) Déterminer une équation de la tangente T2 à Ç 1
en son point K d’abscisse e.
tervalle 3
2 4
, 1 tel que f (x 0 ) = 0.

5) Tracer T1 , T2 et Ç. Donner un encadrement de x0 d’amplitude 10 – 2.

111

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