Dédicace :
Remerciements
Je tiens tout d'abord à remercier mon Professeur de mémoire, Madame MANAL ARDY, sans
qui l’aboutissement de ce mémoire aurait été délicat. Vos conseils et enseignements me furent
forts utilities. Merci également à Monsieur MUSTAPHA FAYZI qui ont apporté une aide non
négligeable pour la rédaction de cet écrit.
Ma reconnaissance s'adresse aussi au corps enseignant de L’institut spécialisé de technologie
appliqué, gestion de l’entreprise qui, au cours de cette année , nous a transmis un contenu de
qualité.
Des remerciements également à l'attention des professionnels pour leur enthousiasme et leur
gentillesse lors de nos rencontres.
Et pour finir, toute ma gratitude envers mes amis, ma famille, mes parents, mes sœurs et mon
frère, qui ont su me supporter tout au long de ce projet.
Sommaire
Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction
Ce sujet regroupe l’ensemble des activités liées directement au stress présent au sein de
l’entreprise. Celui-ci comporte de nombreux risques pour une organisation et doit être gérer
rapidement afin que les conséquences ne deviennent pas irréparables.
Notre choix pour ce sujet a été plutôt évident car il comporte de nombreuses ressources, ainsi
que d’informations intéressantes que nous avions envie d’apprendre. Notre intérêt pour l’être
humain a aussi joué un grand rôle dans notre choix de sujet car la gestion du stress au travail
est directement liée aux ressentit et aux besoins des individus. D’autant plus que depuis
quelques années le niveau de stress chez les travailleurs ne cesse d’augmenter, à cause de cela
les salariés qui essayent de maximiser leurs performances le plus rapidement possible sous
peine de perdre leurs emplois sont bien évidement mis sous pression ce qui cause sans
conteste le stress au travail.
La recherche de solutions contre ce fléau fût aussi forte enrichissante car pour ce faire nous
avons dût nous mettre dans la peau d’un responsable afin d’augmenter le bien-être au travail
des salariés.
L’étude des différents facteurs susceptibles de diminuer ou de provoquer du stress au travail,
que nous avons menés fût assez complexe mais un obstacle moindre comparé à l’importance
de la gestion du stress qui peut causer de nombreux problèmes à l’entreprise.
Comme nous le disions précédemment le stress au travail est de plus en plus répandu depuis
plusieurs années. En effet, les employeurs devenant chaque jour plus exigent, recherchant
davantage de personnels qualifiés poussent indirectement voire même directement les salariés
à s’exposer à une période de stress intense qui peut même aller jusqu’au burn-out.
Malheureusement si ce stress est négligé ou qu’il n’est pas pris en compte il peut avoir de
nombreux impacts négatifs sur l’individu ce qui bien entendu va se répercuter assez
rapidement sur l’entreprise.
C’est pourquoi nous nous sommes intéressés à la problématique suivante :
« Comment gérer le stress au travail ? »
Ce qui semble évident afin d’éviter à une organisation tous les problèmes qui en découlent.
Pour cela il faudra mener une étude qui nous permettra de comprendre ce que représente
réellement le stress professionnel, il nous faudra de plus étudier les différents facteurs de
risques ainsi que les facteurs qui vont empêcher le problème de s’intensifier.
L’objectif étant de résoudre au mieux et de trouver le maximum de solutions pour le bien-être
des salariés et le bon fonctionnement de l’entreprise.
Suite à cette problématique ils nous semblaient également judicieux de répondre à plusieurs
sous-questions que nous allons traiter tout au long de notre étude :
- Qu’est-ce que le stress professionnel ?
- Les conséquences du stress sur la santé des salariés ?
- Quels sont les différents théoriciens qui s’intéressent au stress du travail ?
- Quelles sont les différentes méthodes d’évaluation du stress ?
Le sujet que nous avons choisi va être divisé en trois grands volets :
Tout d’abord un volet théorique : Dans cette partie il sera question de la définition du stress
au travail qui est le thème principal de notre projet de fin d’études, il nous semblait donc
évident de s’intéresser en premier lieu à cela. Pour ce faire nous allons d’abord observer les
différents facteurs responsables de la création du stress.
Notre second volet portera sur une étude sur le terrain : En effet, cette partie va nous
permettre de vérifier que les informations que nous avons partagées dans les volets théoriques
soient bien exactes. Pour ce faire nous allons créer un questionnaire dont la cible visée sera les
employeurs ce qui nous permettra de mieux comprendre ce problème de stress et d’y remédier
plus facilement. De plus, nous pourrons être face aux conséquences directes du stress au
travail ce qui nous permettra donc de l’éviter.
PARTIE I : LE CONTEXTE
DU STRESS AU TRAVAIL
Chapitre 1 : Le contexte et l'histoire du travail
Avant d'en arriver au stress et au mal-être au sein d'une entreprise, il apparaît nécessaire de se
renseigner sur le travail, l'activité professionnelle en elle-même, afin de comprendre la
manière et les circonstances par lesquelles ce sujet aussi prégnant s'est imposé en France mais
aussi dans le monde.
1. définition de travail
Le travail peut se définir comme un « ensemble des activités, des efforts, nécessaires pour
produire quelque chose, pour obtenir un résultat déterminé. » 1. A l'heure actuelle, affirmer
que l'on a un travail signifie être titulaire d'un emploi ou bien une activité professionnelle.
Pour donner une définition plus psychique de l'employé confronté au travail, Christophe
Dejours, spécialiste en psychodynamique du travail, définit ce dernier comme « L'activité
coordonnée déployée par les hommes et les femmes pour faire face à ce qui, dans une tâche
utilitaire, ne peut être obtenu par la stricte exécution de l'organisation prescrite » (Dejours,
2014, p. 41). Cette définition nous montre autant l'importance de la dimension humaine dans
l'activité, que dans l’exécution de la tâche elle-même. Le travail ne prend alors forme qu'au
sein d'une organisation.
Il est légitime de se demander pour quelles raisons l'homme est dans le besoin de travailler,
sachant que pour évoluer dans son environnement, l'humain à la nécessité première de
répondre à ses besoins primaires à savoir : manger, dormir, respirer, exercer une activité
musculaire ou encore se vêtir. Par ailleurs, Maslow, en classifiant les besoins, explique que ce
sont ces besoins-là, les besoins physiologiques, par lesquels l'organisme est dominé, qui
priment sur tous les autres besoins (Maslow, 1970, p. 37). Travailler n’apparaît donc pas
comme une obligation primordiale. Cependant, avec les nombreuses évolutions qui ont eu
lieu, le travail est devenu un élément important, puisqu'il a permis, dans un système
économique qui s'est mis en place, de subvenir à certains de nos besoins primaires.
Malgré tout, le travail prend actuellement une forme fort différente d'il y a plusieurs centaines
d'années, jusqu'à même devenir un lieu synonyme de stress et d'inconfort. Il apparaît
important de se demander comment le travail s'est conceptualisé au fil des siècles pour
comprendre comment cette tendance s'est imposée sur le lieu de travail aujourd'hui.
2. Histoire du travail
1
Définition du travail d'après le Dictionnaire Encyclopédique, Hachette, 1994, 2066 pages.
1- Le travail au travers des époques :
- De l'agriculture à l’Antiquité
Si nous devions définir une date précise à partir de laquelle l'homme a réellement commencé
à travailler, celle-ci se situerait à partir de la découverte de l'agriculture au néolithique, il y a
plus de dix mille ans. L'agriculture, qui correspond au « travail de la terre, l'exploitation du
milieu naturel permettant la production des végétaux et des animaux nécessaires à l'homme »2,
est précurseur, puisqu'elle implique la sédentarisation, qui amène à l’urbanisation. En effet,
c'est suite au début du travail de la terre que l'aménagement d'un territoire a émergé.
Après ces mêmes aménagements, va s'ajouter la création et multiplication de diverses
activités, liées au commerce et au négoce. Toutes ces activités font l'objet d'une transaction
entre celui qui a produit et celui qui désire acquérir le bien en question.
Cependant, il est important de souligner qu'à cette époque, l'échange de biens ou de services
ne se faisait que via le troc3, on parle ici de compensation ou d'échange, et seulement au
travers de proches et de connaissances. Dès lors, en troquant, l'homme ne répond plus à ses
propres besoins mais également à ceux des autres. Au fur et à mesure, entrent en jeu les
matières rares, tels les minéraux, les métaux et pierres précieuses, qui jouent le rôle de
moyens d'échange puisqu'ils ont une valeur très importante. L'objet précieux du troc devient
le producteur de richesse, et non plus le travail accompli par l'humain. La considération et la
valorisation du travail tend donc à se modifier et le travail non payé a moins de valeur et de
légitimité.
Au fil des siècles, l'autorité tend à s'établir avec à sa tête un décideur et en dessous, un
exécuteur d'ordre. Ceci se perçoit de manière frappante au cours de l'Antiquité grécoromaine,
où le travail et les tâches difficiles à mener sont considérées comme des obligations et des
corvées. Les Romains délèguent alors toutes ces tâches aux esclaves, même si certains
subordonnés plus intelligents que la moyenne, exerçaient des fonctions de secrétariat ou
d'administration4. A cette époque la notion de travail a une connotation très négative. Un
certain philosophe, Aristote, insistait même sur le fait que le travail était pour lui « La marque
2
Définition de l'agriculture d'après le Dictionnaire Encyclopédique, Hachette, 1994, 2066 pages.
3
Historique du troc. Histoire du troc [en ligne]. Disponible sur : [Link] (consulté le 11-
02-2017)
4
Luxorion. L'esclavage [en ligne]. Disponible sur : [Link] (consulté le 2712-2016)
d'un statut social inférieur. Par ailleurs, il justifiait la richesse par le fait qu'elle permettait
aux riches d'exprimer une vertu restant sans cela cachée, la générosité… »5
Cette notion de ''travail-corvée'' est d'autant plus renforcée, que dans l'Antiquité, le tripalium,
équivalent du mot travail, se définissait par un « Instrument d’immobilisation et de torture à
trois pieux utilisés par les Romains pour punir les esclaves rebelles. »6
- Du Moyen-Age à la Renaissance
Malgré les siècles qui passent, au Moyen-Age, la symbolique du travail est similaire à celle
connue lors de l'Antiquité. Le travail continue à être vu comme une tâche peu gratifiante. La
Noblesse est exemptée de travail étant donné qu'elle est considérée comme supérieure, et c'est
tout naturellement le Tiers-État qui est dans l'obligation de travailler. Une fois de plus,
l'appartenance à une classe sociale nous cantonne à certaines activités.
En outre, avec la domination du Clergé, il est impossible d'aller contre cette volonté ''divine'',
puisqu'à cette époque, cet ordre laisse entendre que notre place sur terre est choisie par Dieu et
ne peut donc être remise en cause. La Bible ne déclare-t-elle pas « C'est à la sueur de ton
visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ;
car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » 7? L'homme doit travailler dur,
souffrir pour obtenir de quoi vivre et ne peut alors exiger plus. Néanmoins, le travail avait,
selon l'ordre religieux, le grand avantage de pouvoir soustraire l'individu à tous les vices et
tentations de la vie, et visait une dimension spirituelle et non pécuniaire (Revue Internationale
des sciences sociales de l'UNESCO, 1980, p. 436).
Au moment de la Renaissance, la notion de travail est sensiblement la même qu'au Moyen-
Age. Mais il apparaît une distinction supplémentaire pour les travaux artistiques (musique,
sculpture, peinture...) où l'aspect de création dans le travail est valorisant, mais concerne
seulement l'élite. Le travail devient pour les artistes une sorte d'accomplissement personnel,
un chemin menant à la sagesse et la gloire et ce n'est certainement pas un simple serviteur qui
s'accomplira personnellement ou s'épanouira au travers de ses tâches.
Le XVIII siècle et le XIX siècle
5
Alternatives Économiques. La France, Aristote et le Travail [en ligne]. Disponible sur : [Link]
france--aristote-et-le-travail_fr_art_210_24883.html (consulté le 27-12-2016)
6
Wiktionnaire. Tripalium [en ligne]. Disponible sur : [Link] (consulté le 20-11-2016)
7
Bible, Genèse 3:19
Au Siècle des Lumières, la notion du travail commence à se modifier. Nous les percevons tout
d'abord au travers des ouvrages de célèbres écrivains de l'époque, tels Rousseau ou Denis
Diderot, qui cherchent à mettre en avant le travail comme un lieu où l'on puisse se développer
et devenir nous-mêmes. Les écoles de pensée changent et le fait de réussir sa vie autant sur le
plan personnel que professionnel, mène à une vie meilleure et plus méritée dans l'Au-Delà
selon l'ordre religieux de l'époque.
De plus, à partir de la fin du XVIIIe siècle, où se développe une nouvelle classe sociale : la
bourgeoisie, la notion du travail change puisque l'on passe du statut de privilège dans le
travail à la capacité propre de la personne. Les modèles économiques modernes se
développent, à commencer par celui d'Adam Smith. C'est en effet tout un système
capitalistique qui donne de la valeur au travail, et qui prône l'enrichissement personnel.
Rajoutons à cela que pour Karl Marx, « l'histoire du monde n'est rien d'autre que la création
de l'homme par son travail » (Revue Internationale des sciences sociales de l'UNESCO, 1980,
p. 438). C'est également à partir de ce moment que l'esclavage tend à disparaître, et avec la
révolution industrielle qui se met en place tout au long du XIXe siècle, la fonction travail
commence à être un peu plus valorisée, en restant toutefois synonyme de pénibilité.
Malgré le fait que le travail soit revalorisé, la vie des ouvriers n'en reste pas moins rude et
éreintante. Les rythmes sont difficiles, les semaines longues, les vacances inexistantes et être
constamment en bonne forme physique est vital. Même si le travail est revalorisé, il n'en reste
pas moins dur. D'ailleurs, certains philosophes actuels comme Dominique Méda, ne pensent
pas vraiment qu'à cette époque le travail soit valorisé au vu des conditions difficiles.
2- L'organisation du travail au XXe siècle
Nous allons nous intéresser plus particulièrement à l'organisation du travail au XXe siècle car
elle est précurseur de nombreux éléments et comportements actuels. L'organisation du travail
correspond à un ensemble d'individus dont les relations sont structurées par des liens de
subordination et est constituée de divers départements autonomes : structurel, fonctionnel et
opérationnel. Il y a une organisation dès l'instant qu'il y a « des tâches, des divisions de
l'autorité, un système de communication repérable qui établit des relations entre les différents
éléments ».
Nous pouvons distinguer trois grandes manières de penser et d'organiser une entreprise, qui
ont été mises en place au siècle dernier : la Rationalisation avec principalement l'Organisation
Scientifique du Travail (OST), le Courant des Relations Humaines et enfin la Gestion des
Ressources Humaines (GRH). Nous allons succinctement nous intéresser à ces organisations.
La Rationalisation : l'Organisation Scientifique du Travail
Nous allons débuter avec la rationalisation des organisations au travers de la fameuse
Organisation Scientifique du Travail (OST). Elle prend place à la fin du XIX e et au début du
XXe et est élaborée par Frederick Winslow Taylor, qui affirmait que « La productivité dans
une entreprise ne peut être améliorée qu'en décomposant et en divisant les étapes de travail
»8. C'est d'ailleurs une façon de travailler très utilisée pour le travail à la chaîne.
Le Courant des Relations Humaines
Ce courant s'installe peu de temps après la Première Guerre Mondiale suite au manque de
personnel, du fait des nombreuses victimes, obligeant les entreprises à faire appel à un service
spécialisé pour l'embauche. Des questions quant à la politique sociale intégrative se posent.
Avec les mises en place de lois, que cela soit sur la limitation de la journée de travail à 8
heures en 1919, la mise en place dans les années 30 des assurances sociales et des allocations
familiales, ou encore avec en 1936 la loi sur les congés payés, la mise en place des délégués
ouvriers dans les entreprises, la loi sur les 40 heures hebdomadaires, la vision du travail
change. Ces changements résultent d'une part des vagues de grèves, qui montrent le désir de
changer les conditions de travail, mais d'autre part, grâce à des acteurs ou des entreprises qui
prennent conscience que l'augmentation de la production peut être liée à des facteurs
psychologiques, physiologiques mais aussi qu'il existe des motivations propres aux salariés
liées à des facteurs affectifs. Ceci se perçoit notamment au travers de l'expérience de la
Western Electric Company d'Elton Mayo, acteur majeur de la sociologie au travail, qui
prouve qu'il est important d'avoir des interactions entre les individus et de prendre en compte
l'environnement social et la vie de groupe au travail. Il arriva même à prouver que les
conditions matérielles étaient moins importantes comparées aux conditions psychologiques
(Bernard Mottez, 1982, p. 18-36).
De l’avènement de la GRH à nos jours
8
Journal Du Net. OST : Définition [en ligne]. Disponible sur : [Link]
et-financier/16590/[Link](consulté le 28-12-2016)
Suite à la Seconde Guerre Mondiale, au choc pétrolier de 1973, et donc à un contexte de crise
et aux modifications de pensées, c'est finalement le modèle de la Gestion des Ressources
Humaines qui se développe. À partir de là « Prévision et anticipation deviennent les maîtres
mots de la gestion qui se dote activement d'instruments et de méthodes, symbolisés par la
gestion prévisionnelle des emplois et des compétences » (Dietrich et Pigeyres, 2016, p. 14).
De par la GRH, nous assistons à une formalisation des contrôles et suivis, une prise en compte
de la reconnaissance individuelle des salariés puisque les problèmes peuvent à la fois être liés
à l'environnement mais aussi à des problèmes d'ordre humain. La négociation ou encore
l'évaluation sont de rigueur. La logique de spécialisation laisse place à une logique de
polyvalence, de poly compétence et de performance.
Nous constatons que la manière de travailler, ainsi que la GRH a bien changé au cours des
dernières décennies, et que chaque mouvement se construit au fur et à mesure, en fonction des
modèles précédents, tout en prenant en compte les limites et leurs aspects péjoratifs. Mais
aussi avec les évolutions techniques, humaines ou technologiques. Aujourd'hui, nous
retiendrons « Adaptabilité, flexibilité, réactivité deviennent les maîtres mots d'un ''bon''
management des ressources humaines » (De Gaulejac, 2014, p. 43). Dans ce modèle sont
donc exigés la rapidité, un délai le plus court possible et le profit immédiat. Le tout se faisant
en flux tendu. Nous voyons que nous en sommes à un modèle se rapprochant beaucoup de la
GRH, même si le comportement et la manière d'agir avec les ressources humaines a évolué et
continue de changer continuellement.
Notons malgré tout que beaucoup de lois et de conventions sont rédigées de nos jours, et
demandent toujours plus de professionnalisme pour tous les secteurs, avec des charges
administratives plus lourdes que par le passé. Nous remarquons également que des politiques
d'individualisation se développent, et demandent que les entreprises soient plus proches des
salariés, et les accompagnent tout le long de leur carrière. La préoccupation salariale est
aujourd'hui importante. Toutefois, beaucoup d'entreprises n'étant pas expertes dans le sujet,
elles ont besoin des connaissances des experts, dans le domaine du droit du travail par
exemple, mais aussi avec l'émergence de problématiques actuelles qui traitent du stress, des
RPS et de la santé au travail.
La gestion des ressources humaines actuelle peut se qualifier de GRH innovatrice. En effet,
ceci se justifie de par les changements qui ont eu lieu au cours de années 2000, que ce soit
avec la démocratisation d'internet, les nouvelles technologies, les exigences croissantes en ce
qui concerne l'environnement et le social.
En ayant pris en compte ces notions et ces changements, nous voyons que la façon de
percevoir le travail a évolué au fil des siècles, commençant avec le mot tripalium, qui
induisait la difficulté et la corvée. Il est aussi aujourd'hui un lieu d'échanges et
d'accomplissement personnel, même si le travail garde toujours cette image forte de pénibilité,
de souffrance et d'effort.
Les problématiques au travail ont changé, pour au final, se concentrer aujourd'hui sur le sujet
du mal-être au travail, du stress et des risques psychosociaux. Nous percevons au travers des
modèles que la GRH tente de valoriser l'humain. Mais alors pourquoi y aurait-il plus de stress
au travail. D’où provient-il et qu'est ce qui peut expliquer sa présence accrue actuellement
alors que les modèles et conditions de travail ont évolué. L'objet de la partie suivante sera
donc concentré sur cet aspect.
Chapitre 2 : L’avènement et l'accentuation du stress au travail
1. Définition
Le stress est considéré comme le résultat de l’interaction entre le sujet et son environnement.
Il est défini comme “un état de divergence”, d’inadéquation, entre les demandes perçues Par
le sujet et l’idée qu’il se fait de ses possibilités de réponse. Le sujet peut alors avoir Le
sentiment de perte de contrôle de la situation : c’est la réaction de stress.
Au niveau somatique, la réaction de stress se traduit par une série de manifestations liées à
des modifications hormonales et métaboliques : accélération du rythme cardiaque,
Augmentation de la tension artérielle, hypersudation… Au niveau psychologique, Le stress se
traduit par une brève exacerbation de la vigilance et de l’état émotionnel (Tension, sensation
de malaise) engendrant une agitation ou une inhibition psychomotrice.
Lorsque cette réaction de stress est brève, elle permet à l’individu de s’adapter. Si elle Est
intense, durable ou chronique, elle s’accompagne de souffrance et est susceptible D’entraîner
des problèmes de santé (maladies psychosomatiques, troubles psychiques) : C’est l’état de
stress.
Enfin, le concept de problème pour expliquer comment certaines situations deviennent
Stressantes pour un individu. Un problème est une situation marquée par l’écart entre Ce que
le sujet souhaite qu’il arrive ou s’attendait à ce qu’il arrive et ce qui arrive réellement, Sans
aucune solution immédiate pour réduire cette différence. Le stress psychologique Est défini
par Ostell comme “un état qui survient lorsque l’on perçoit la situation Comme étant un
problème qui a un coût significatif pour soi-même et va engendrer Un effort ou un
débordement de ses propres ressources pour y faire face”.
2. Evolution de stress
En 1872, Darwin précise déjà, dans sa théorie de l’évolution, que la peur, chez l’homme et
l’animal, a pour rôle de mobiliser l’organisme afin d’affronter le danger, encore faufil qu’un
certain seuil ne soit pas dépassé. La peur est envisagée comme un mécanisme utile en vue de
la survie, sauf si elle entraîne une terreur panique provoquant éventuellement une
obnubilation de la conscience et par conséquent un coût important, En 1915, Claude Bernard
souligne l’importance de l’équilibre d’une personne pour affronter Les événements de la vie
quotidienne. Cet équilibre est possible si l’homme est capable de maintenir stable son milieu
interne quelles que soient les conditions externes ou Les agressions de l’environnement.
Lorsque la personne perd cette faculté d’autorégulation, Son équilibre se dérègle et elle court
alors de grands dangers : troubles, maladies et mort. A la même époque, le physiologiste
belge Fredericq écrit que l’être vivant est tel que toute influence perturbatrice provoque elle-
même une activité compensatrice destinée à neutraliser ou à porter remède à cette
perturbation. Il est important de rappeler, outre l’historique du stress, qu’encore aujourd’hui le
stress peut faire référence à trois cadres conceptuels différents : les modèles de stress ont été
conçus soit comme une réponse, soit comme un stimulus, soit comme une transaction.
Il est essentiel de savoir à quel cadre on se réfère car le programme de prise en charge En
sera nécessairement modifié et cela permettra d’éviter les éternelles confusions Sur le
concept.
2.1 Stress selon Selye ou “le modèle de réponse
Dès 1936, Hans Selye, physiologiste, prend conscience d’une série de manifestations
biologiques réalisant un syndrome unique mais pouvant connaître plusieurs causes. Ce
syndrome est appelé “syndrome général d’adaptation” survenant entre 6 et 48 heures après
une agression. Une hypertrophie marquée du cortex surrénalien, des ulcérations
Gastroduodénales et une atrophie du thymus et de la rate sont observables pendant cette
première phase appelée réaction d’alarme. La seconde phase, ou phase de résistance,
correspond à une stimulation persistante des fonctions thyroïdiennes et surrénales. Enfin, la
troisième phase, ou phase d’épuisement, peut survenir après un délai long et variable, en
général trois mois, et précède la mort des animaux, avec épuisement des Ressources.
En 1946, Selye utilise pour la première fois le terme “stress” pour désigner une “exposition
Au stress” et donc un phénomène extérieur au sujet. Il emploie alors ce terme à Propos du
“syndrome général d’adaptation” en faisant l’hypothèse que “les maladies de L’adaptation”
pourraient se développer à partir de réactions d’adaptation anormales lors D’un stress. Il
considère donc bien le stress en tant que stimulus, c’est-à-dire comme Agent provoquant une
réaction de l’organisme. Plus tard, en 1950, Selye utilise le terme “stress” pour désigner la
condition dans laquelle L’organisme répond à différents agents appelés “stressors”. Les
hormones du stress Et leur rôle important dans la réalisation des états constitués par la
réaction d’alarme, La phase de résistance et la phase d’épuisement sont alors reconnues.
Selye a en effet une Conception biologique du stress, à ne pas confondre avec le processus
émotionnel du Stress. Il n’y a, selon Selye, qu’un seul type de stress alors que les agents de
stress peuvent Être multiples. Le syndrome général d’adaptation est en effet une réaction
unique Et globale à différentes sortes d’agressions : traumatique, chimique, biologique,
thermique, Électrique et même “commotions nerveuses” c’est-à-dire d’ordre psychologique.
Pour Hans Selye, la réaction de stress a pour objet de corriger toute rupture D’homéostasie
provoquée par un agresseur quelconque. Selye écrit en 1956, “Le Stress est la réponse non
spécifique de l’organisme à n’importe quelle demande de l’environnement”.
Mason montre qu’en réalité la réponse n’est pas liée aux stimuli nocifs mais à la réaction
Psychologique engendrée par les stimuli. Même chez l’animal, le type de réaction
physiologique est variable selon la situation.
Il semble donc que les réactions physiologiques Soient au contraire spécifiques de l’individu
et de la situation dans laquelle il se Trouve. La critique centrale faite à ce modèle est de
minimiser le rôle essentiel de la Psychologie et plus particulièrement des cognitions dans
l’éveil provoqué par le stress. Malheureusement, ce que l’on a retenu de Selye, plutôt que ce
syndrome général d’adaptation, Apport essentiel, c’est l’emploi du mot “stress”, qui médiatisé
avec grand succès, Va être à l’origine d’une grande dérive sémantique, et devenir finalement
source D’une grande confusion.
3. Conséquences du stress au travail sur la santé
4. Facteurs susceptibles de provoquer du stress
5. Coût du stress pour l’entreprise
Partie 2 :ETUDE DE CAS
PRATIQUE
Chapitre 1 : Les choix méthodologiques
Chapitre 2 : analyse de données et resultat
Chapitre 3: recommandation
Conclusion générale
Bibliographie
Annexes
Résumé