Guide RM2
Guide RM2
des Infrastructures,
Guide Technique
des Remontées
Mécaniques des Transports
et de la Mer
et des Transports
Guidés
Remontées mécaniques
RM2
Conception générale
et modification substantielle
des téléphériques
Photographie STRMTG
Version 2
Objet :
Le présent guide a été élaboré pour répondre aux dispositions de l'article 5 II de l'arrêté du 07 août
2009 relatif à la conception, à la réalisation, à la modification, à l'exploitation et à la
maintenance des téléphériques, du Ministère de l'écologie, de l'énergie, du Développement
durable et de la Mer.
Article 5 de l'arrêté du 07 août 2009
II. – Les exigences prévues par le présent chapitre sont présumées satisfaites dès lors que sont
respectées les dispositions prévues par le guide technique du service technique des remontées
mécaniques et des transports guidés. – Remontées mécaniques 2. – Conception générale et
modification substantielle des téléphériques, publié, dans le respect des prescriptions du présent
arrêté et après avis de la commission des téléphériques, par le STRMTG sur son site internet.
III. - La présomption prévue au II. ne fait pas obstacle à la mise en œuvre par les personnes
concernées de solutions différentes de celles prévues par le guide technique précité, sous réserve
de la justification du respect des exigences prévues au I, au vu d'analyses de sécurité pouvant
s'appuyer :
- soit sur des comparaisons par rapport aux dispositions prévues par le guide technique précité ;
- soit sur le retour d’expérience constaté sur des installations, constituants de sécurité ou sous-
système comparables à celui concerné situés dans un pays de l'Union Européenne ou dans un pays
appliquant des règles techniques et de sécurité équivalentes à celles de l’Union européenne. Cette
équivalence est établie en vertu d'accords auxquels la France ou l'Union européenne sont parties
ou démontrée sur la base de critères objectifs.
Ce guide a été élaboré par le Service Technique Des Remontées Mécaniques et des Transports
Guidés, en collaboration avec un groupe de travail représentatif des différents acteurs de la
profession. La commission des téléphériques, lors de sa séance du 4 novembre 2015, a émis un
avis favorable à sa publication.
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Version 2
Coordonnées du service :
Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports guidés (STRMTG)
1461 rue de la piscine
38400 St Martin d'Hères
tél. : 33 (0)4 76 63 78 78
fax : 33 (0)4 76 42 39 33
mèl. [email protected]
www.strmtg.developpement-durable.gouv.fr
sommaire
Version 2
SOMMAIRE
PREAMBULE..........................................................................................................11
PARTIE A - CONCEPTION REALISATION ET MODIFICATION DES
TELEPHERIQUES.................................................................................................12
CHAPITRE A1 - DISPOSITIONS GENERALES......................................................................12
Article 1er de l'arrêté du 07 août 2009 - Objet de l'arrêté...............................................................................12
Article 2 de l'arrêté du 07 août 2009 - Définitions.........................................................................................12
Article 3 de l'arrêté du 07 août 2009 - GAME................................................................................................14
Article 4 de l'arrêté du 07 août 2009 - Innovation..........................................................................................14
CHAPITRE A2 - CONCEPTION, RÉALISATION ET MODIFICATION DES
TÉLÉPHÉRIQUES......................................................................................................................15
Article 5 I de l'arrêté du 07 août 2009 - Exigences générales de sécurité......................................................15
Article 5 II de l'arrêté du 07 août 2009 - Guide RM2.....................................................................................15
Article 5 III de l'arrêté du 07 août 2009 - GAME en conception...................................................................15
Article 6 de l'arrêté du 07 août 2009 - Cohérence entre conception et réalisation.........................................18
CHAPITRE A3 - DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES CONCERNANT L'IMPLANTATION DES
INSTALLATIONS ET LA SÉCURITÉ DES USAGERS EN LIGNE ET DANS LES
STATIONS D'EMBARQUEMENT ET DE DÉBARQUEMENT...............................................20
Article 7 I de l'arrêté du 07 août 2009 - Implantation.....................................................................................20
A3 - 7.1 - Tracé.....................................................................................................................20
A3 - 7.2 - Espace enveloppe et gabarit libre des téléphériques............................................20
A3 - 7.2.1 - Espace enveloppe des téléphériques........................................................................21
A3 - 7.2.2 - Gabarit libre des téléphériques................................................................................27
A3 - 7.3 - Distances de sécurité entre les véhicules et les autres parties du téléphérique....28
A3 - 7.3.1 - Généralités...............................................................................................................28
A3 - 7.3.2 - Cas particulier du gabarit de passage des véhicules aux pylônes............................28
A3 - 7.3.3 - Cas particulier des guidages des téléphériques.......................................................30
A3 - 7.3.4 - Cas particulier du gabarit par rapport aux câbles aériens entre les voies...............31
A3 - 7.3.5 - Distances de sécurité dans les zones de circulation.................................................32
A3 - 7.4 - Autres distances de sécurité..................................................................................32
A3 - 7.4.1 - Interférence du gabarit libre d’un téléphérique avec des éléments dont la position
relative est maîtrisée par l’exploitant.........................................................................................33
A3 - 7.4.2 - Balisage des installations.........................................................................................34
A3 - 7.5 - Protection des installations et des personnes en cas de voisinage avec une ligne
électrique aérienne................................................................................................................35
A3 – 7.5.1 – Cas du croisement entre un téléphérique et une ligne électrique aérienne.............36
A3 – 7.5.2 – Cas du parallélisme entre un téléphérique et une ligne électrique aérienne...........37
A3 - 7.6 - Largeur de la voie.................................................................................................39
A3 - 7.7 - Protection des installations et des personnes en cas d'incendie...........................39
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Version 2
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PREAMBULE
Le fond gris qui apparaît sous certains textes indique que ceux-ci ont une valeur réglementaire.
La numérotation de ce guide est fondée sur le numéro des articles de l'arrêté du 07 août 2009.
Ce guide s'applique aux remontées mécaniques telles qu'elles sont définies à l'article L342-7 du
code du tourisme et aux transports guidés tels qu'ils sont définis à l'article 2 du décret n° 2003-425
du 09 mai 2003 relatif à la sécurité des transports publics guidés (STPG).
Article L342-7
Sont dénommés « remontées mécaniques » tous les appareils de transports publics de personnes
par chemin de fer funiculaire ou à crémaillère, par téléphérique, par téléskis ou par tout autre
engin utilisant des câbles porteurs ou tracteurs.
Un système de transport public guidé comprend l'ensemble des éléments qui concourent à son
fonctionnement ou à son usage et notamment :
–des infrastructures (voies, ouvrages d'art, appareils de voie et stations) ;
–des installations techniques et de sécurité (systèmes d'aide à l'exploitation, signalisation en partie
courante et aux points d'intersection avec la voirie routière, installations électriques de traction, de
commande, de contrôle ou de communication) ;
–des véhicules ;
–des principes et règles d'exploitation, d'entretien ou de maintenance.
Constituent notamment de tels systèmes les métros, automatiques ou non, les tramways, les
autobus guidés par caméra optique ou par un système magnétique ainsi que les appareils
dénommés remontées mécaniques à l'article L. 342-7 du code du tourisme situés hors des zones de
montagne définies à l'article 3 de la loi du 9 janvier 1985 susvisée.
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Version 2
CHAPITRE A1 - DISPOSITIONS GENERALES
Article 1er de l'arrêté du 07 août 2009 - Objet de l'arrêté
Le présent arrêté fixe, en complément de celles prévues par le décret du 9 mai 2003 susvisé relatif
à la mise sur le marché des constituants et sous-systèmes assurant la sécurité des remontées
mécaniques, d’une part les objectifs de sécurité et, d’autre part, la réglementation technique
applicable à la conception, la réalisation, la modification, l’exploitation et la maintenance des
téléphériques visés à l’article L.342-7 du code du tourisme et de ceux relevant des dispositions du
décret n°2003-425 du 9 mai 2003 susvisé relatif à la sécurité des transports publics guidés et de
l’article 4 du décret du 15 mai 2007 susvisé.
prévues au règlement d’exploitation ne sont pas remplies, soit l’exploitation pour une courte durée
d’une installation dont un ou plusieurs des dispositifs de sécurité sont indisponibles ;
–installation : le système complet de remontée mécanique, y compris le génie civil, implanté dans
son site ;
–installation nouvelle : tout projet d’installation sur un site vierge ou en remplacement complet
d’une installation existante ;
–maintenance : l’ensemble des opérations nécessaires pour le maintien et le rétablissement de
l’état spécifié de l’installation et de ses constituants ;
–maître d'œuvre : la personne agréée en application de l'article R. 342-5 du code du tourisme ;
–marquage “ CE “ : les obligations prévues au deuxième alinéa de l’article L. 2211-1 du code des
transports ;
–modification substantielle : toute modification qui remet en cause de manière significative les
caractéristiques principales de l'installation, l'emplacement et la nature des ouvrages ou la capacité
de transport ou, pour les installations relevant des dispositions du décret du 9 mai 2003 susvisé
relatif à la sécurité des transports publics guidés, toute modification répondant aux conditions
prévues à l’article 3 de ce décret ;
–plan d’évacuation des usagers : le document mentionné à l’article R. 472-15 du code de
l’urbanisme ;
–plan d’intervention et de secours : le document mentionné à l’article 31 du décret n° 2003-425 du
9 mai 2003 susvisé ;
–plateau de service : un véhicule conçu et réalisé pour permettre le transport exclusif du personnel
en vue de réaliser des opérations d'entretien et de maintenance d'un téléphérique ;
–qualification COFREND 2 : certification par la Confédération Française pour les Essais Non
Destructifs d'un niveau d'aptitudes physiques, de connaissances, d'habileté, de formation et
d'expérience nécessaires pour exécuter correctement des tâches d’essai non destructif ;
–règlement d’exploitation : le document mentionné à l’article R. 472-15 du code de l’urbanisme ;
–règlement de police : le document mentionné aux articles R. 472-15 du code de l’urbanisme,
R. 342-11 du code du tourisme et à l’article 6 du décret 22 mars 1942 portant règlement
d'administration publique sur la police, la sûreté et l'exploitation des voies ferrées d'intérêt général
et d'intérêt local ;
–règlement de sécurité de l’exploitation : le document mentionné à l’article 28 du décret n° 2003-
425 du 9 mai 2003 susvisé ;
–services de contrôle : les services mentionnés à l'article R. 342- 8 du code du tourisme ;
–STRMTG : le service technique des remontées mécaniques et des transports guidés créé par le
décret n° 2001-714 du 31 juillet 2001 portant création du service technique des remontées
mécaniques et des transports guidés ;
–système de gestion de la sécurité : le système mentionné à l’article R. 342-12 du code du
tourisme ;
–téléphérique : toute installation dans laquelle les usagers sont transportés dans des véhicules
suspendus à un ou plusieurs câbles ;
–vérificateur : la personne agréée en application de l'article R. 342-15 du code du tourisme ;
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Version 2
Définitions complémentaires :
Constituant récupéré : un constituant est dit récupéré lorsque, après déplacement, il est utilisé sans
modification sur la même installation ou sur une autre installation.
Constituant maintenu en service : un constituant est dit maintenu en service lorsque, après une
opération de modification du téléphérique, il conserve sa fonction antérieure au même
emplacement.
Constituant modifié : un constituant récupéré ou maintenu en service est dit modifié lorsqu’il subit
une adaptation pour remplir la même fonction après une opération de modification ou de
maintenance.
Au titre des transports guidés urbains, le STRMTG a édité un guide d'application relatif à la
méthodologie de démonstration du principe GAME (Globalement Au Moins Équivalent).
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Version 2
Article 5 I de l'arrêté du 07 août 2009 - Exigences générales de sécurité
Les téléphériques mentionnés à l’article 1er sont conçus, réalisés et modifiés de façon à permettre,
en exploitation, le maintien permanent de la sécurité des usagers, des personnels et des tiers, dans
des conditions normales d'utilisation ou dans d'autres conditions raisonnablement prévisibles.
Les constructeurs, les maîtres d'œ uvre, les maîtres d'ouvrage et les exploitants sont responsables,
chacun pour ce qui le concerne, du respect des exigences prévues à l'alinéa précédent. A cette fin,
ils doivent prendre toutes précautions afin d’éviter la survenance d'un dommage notamment pour
ce qui concerne les pylônes, les câbles, les gares, y compris les garages et zones d'entretien ainsi
que les véhicules, y compris ceux dédiés à l'entretien, à la maintenance de l'installation et à
l’évacuation et donner une information suffisamment précise aux usagers, aux personnels et aux
tiers sur les risques résiduels qui les concernent. Le risque d'incendie des gares et de leur
environnement fait l'objet d'une analyse de risques spécifique.
Les mesures prises par les personnes précitées en application du présent article ne font pas échec
aux exigences de sécurité ou de protection des personnels qu'il leur incombe de respecter au titre
d'autres réglementations.
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Version 2
I. - Tout projet d'installation doit faire l'objet d'une analyse de sécurité présentée par le maître
d'ouvrage, réalisée conformément à l'annexe III, prenant en compte tous les aspects intéressant la
sécurité du système et de son environnement dans le cadre de la conception, de la réalisation et de
la mise en service de l'installation et permettant d'identifier, sur la base de l'expérience acquise, les
risques susceptibles d'apparaître durant son fonctionnement.
II – un rapport de sécurité est établi sur la base des résultats de cette analyse. Il indique les
mesures envisagées pour faire face aux risques et comprend la liste des constituants de sécurité et
des sous systèmes qui doivent être soumis aux dispositions des articles 5 à 13 du présent décret.
En outre, tout projet d'installation doit faire l'objet de l’intervention d’un maître d’œuvre tel que
défini à l’article R 342-4 du code du tourisme, désigné par le maître d’ouvrage. La mission
confiée au maître d’œuvre est définie à l’article R 342-23 de ce même code du tourisme.
Le rapport de sécurité mentionne comment et dans quel document sont prises en compte ses
dispositions qui influent sur l'exploitation et la maintenance.
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Version 2
Toute modification susceptible d'affecter la sécurité d'une remontée mécanique ou d'un tapis
roulant fait l'objet d'une déclaration au préfet au moins un mois avant sa mise en œuvre. A cette
fin, le maître d'ouvrage transmet au préfet un dossier décrivant la modification envisagée et
comprenant, le cas échéant, le rapport de sécurité prévu par l'article 4 du décret nº 2003-426 du 9
mai 2003 susvisé pour la partie modifiée.
Si, au vu du dossier transmis, il ressort que la modification envisagée remet en cause de manière
significative les caractéristiques principales de l'installation, son emplacement et la nature des
ouvrages ou sa capacité de transport, le préfet peut, dans un délai ne pouvant excéder un mois, la
soumettre à l'autorisation prévue à l'article L. 472-1 du code de l'urbanisme
Les fonctions exercées par le maître d'œuvre prévu à l'article R 342-4 comprennent au moins :
a) La description de l'organisation du projet ;
b) La vérification de l'adaptation du projet au terrain, notamment en matière de choix
d'emplacement des gares et pylônes et de type de système de sauvetage ;
c) La vérification de la cohérence générale de la conception du projet, y compris les conditions
d'utilisation des constituants de sécurité et des sous-systèmes au sens du décret nº 2003-426 du 9
mai 2003 mentionné à l'article D. 342-21 ;
d) La production du rapport de sécurité prévu par l'article 4 du même décret ;
e) La vérification de la conformité du projet à la réglementation technique et de sécurité prévue à
l'article R. 342-3 ;
f) La direction des réunions de chantier et l'établissement de leurs comptes rendus ;
g) La vérification de la conformité de l'installation réalisée au projet adopté ;
h) La réception du génie civil, y compris le contrôle des essais réalisés sur site ;
i) La direction des essais probatoires de l'installation ;
j) L'établissement du dossier de demande d'autorisation de mise en exploitation prévu à l'article R.
472-15 du code de l'urbanisme.
Les conditions d'application du présent article sont précisées, en tant que de besoin, par un arrêté
du ministre chargé des transports.
Il est par ailleurs nécessaire d’avoir l'intervention d'un contrôleur technique dans les conditions
définies à l'article R342-25 du code du tourisme.
Article R342-25 du code du tourisme
(inséré par Décret nº 2007-934 du 15 mai 2007 art. 1 Journal Officiel du 16 mai 2007)
Les fondations, ancrages et superstructures des remontées mécaniques, à l'exception des téléskis et
à l'exclusion des parties mobiles ou sujettes à l'usure, sont soumis à un contrôle technique portant
sur leur conception et leur exécution.
Ce contrôle est exercé par un contrôleur technique choisi par le maître d'ouvrage parmi les
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Version 2
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Version 2
Périmètre de l'opération
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Version 2
Sous-section 1 – Dispositions spécifiques relatives à l'implantation des installations
A3 - 7.1 - TRACÉ
En général, l'axe du tracé des téléphériques est rectiligne entre les stations et l'écartement de la
voie constant.
Pour obtenir une déviation de l'axe du tracé ou un changement de la largeur de la voie, des
déviations calculées des câbles dans le plan horizontal sont admissibles dans les conditions
suivantes, sans tenir compte de l'influence du vent et des effets dynamiques :
a) pour tous les téléphériques : la force horizontale résultant de la déviation et de la force
de tension du câble doit être inférieure ou égale dans tous les cas de charge à 10 % de la
force d'appui verticale du câble ;
b) pour les téléphériques bicâbles : l'angle formé à l'entrée du sabot par le câble porteur et
le plan diamétral du sabot doit être inférieur ou égal à 0,005 rad ;
c) pour les téléphériques monocâbles : l'angle formé à l'entrée du balancier par le câble
porteur-tracteur et le plan diamétral du train de galet doit être inférieur ou égal à 0,005
rad.
Pour des déviations supérieures aux prescriptions ci-dessus, des dispositifs ou des ouvrages de
ligne appropriés doivent être prévus.
A partir de là, on détermine un volume dénommé « gabarit libre » qui s'obtient en ajoutant à
l’« espace enveloppe du téléphérique » des distances de sécurité.
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Version 2
L'action du vent sur les câbles et les véhicules sera définie selon le A5 – 5.4.2.1.1.
Néanmoins, pour le calcul des déviations latérales des câbles, les valeurs de pression de vent à
prendre en considération sont définies en A3 – 7.2.1.2.
où :
q Pression du vent (en kN/m²)
q = 0,20 kN/m2 au moins en exploitation (cette valeur doit être revue proportionnellement
si l'action du vent définie selon le A5 – 5.4.2.1.1 est supérieure à 0,25 kN/m²) ;
q = 1,2 kN/m2 au moins hors exploitation.
l* Longueur de la corde de la portée du câble (en m)
l*’ Longueur fictive de la portée du câble (en m)
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Version 2
La pression dynamique q’ agit comme charge distribuée de manière égale sur la longueur totale de
la portée du câble l*.
La longueur fictive de la portée du câble l*' est déterminée avec la corde de la portée du câble l*
après l’équation suivante :
l*’ = l* × δ
Avec δ, facteur de réduction, pris égal à :
1,00 pour l* ≤ 200 m ;
0,65 pour l* = 900 m ;
0,50 pour l* ≥ 2000 m.
Dans le cas d’une longueur oblique de la portée du câble l* entre 200 m et 900 m ou entre
900 m et 2000 m, δ doit être déterminé par interpolation linéaire.
Lors de la détermination du déplacement latéral il faut tenir compte de l'augmentation des surfaces
de frappe du vent des câbles due au givrage. À moins qu'une expertise ne fixe d'autres valeurs, il
faut prendre en compte une gaine de givre avec une épaisseur de glace de :
20 mm pour les câbles avec un diamètre nominal ≤ 10 mm ;
25 mm pour les câbles avec un diamètre nominal ≥ 100 mm.
Dans le cas d’un diamètre nominal du câble entre 10 mm et 100 mm, l’épaisseur du givre
doit être déterminée par interpolation linéaire.
Si les conditions climatiques sur le site l’exigent, des épaisseurs de glace plus élevées seront à
prendre en considération. Mais dans le cas de conditions climatiques favorables, des valeurs
inférieures peuvent également être considérées.
Pour la détermination du déplacement latéral des câbles, il faut supposer les cas suivants :
a) en exploitation
1) 100 % de la pression dynamique sans gaine de givre ;
2) 100 % de la pression dynamique avec 40 % de l’épaisseur du givre ;
3) 80 % de la pression dynamique avec 100 % de la gaine de givre ;
b) hors exploitation
1) 100 % de la pression dynamique sans gaine de givre ;
2) 65 % de la pression dynamique avec 40 % de l’épaisseur du givre ;
3) 40 % de la pression dynamique avec 100 % de la gaine de givre.
Pour les câbles en mouvement ou porteurs, une influence simultanée du vent et du givre en
exploitation ne doit pas être prise en considération.
Pour la détermination du déplacement latéral des câbles, on ne doit pas prendre en compte les
effets dynamiques.
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Version 2
Les vérifications hors exploitation ne sont à réaliser que pour les installations qui présenteraient
une vulnérabilité particulière vis-à-vis de l’environnement.
Lors du calcul de la déviation verticale extrême des câbles, il faut tenir compte :
a) En exploitation
b) Hors exploitation
A3 - 7.2.1.4.1 - Définitions
Le balancement angulaire transversal calculé () d'un véhicule est l'angle calculé que fait le
véhicule avec le plan vertical du câble, sous l'action conjuguée de la charge excentrée la plus
défavorable (1) et du vent maximum admis en exploitation. (voir article A5 - 5.3.3.1.1)
L'oscillation transversale (’) à prendre en compte pour un véhicule est précisée pour chaque
vérification de gabarit. Sauf exception, elle est égale à 0,3 rd si () est inférieur ou égal à 0,2 rd et
à () + 0,1 rd si () est supérieur à 0,2 rd.
Le gabarit disponible (") est le déplacement angulaire transversal disponible avant contact entre
un véhicule et l'ouvrage.
L’espace enveloppe est fonction du chargement du véhicule. (voir article A3 - 7.3.2)
de leur suspension à l'approche des supports de ligne, les tolérances de mesure, le givrage sur les
supports de ligne) sont pris en considération de façon adéquate et que les chariots ne peuvent en
aucun cas d'exploitation se soulever des câbles porteurs ni les câbles porteurs-tracteurs se soulever
des appuis.
Dans ces deux cas, l'espace enveloppe du téléphérique selon A3 - 7.2.1 doit comporter une marge
de sécurité supplémentaire de 0,3 m.
Les dispositions précédentes doivent être justifiées par des calculs ou par des essais.
La vitesse de choc calculée, à la hauteur du centre de gravité de la cabine, ne doit pas dépasser :
a) pour les téléphériques à mouvement continu :
- lors d’un choc contre un obstacle fixe en cas de transport d’usagers debout :
1,5 m/s ;
- lors d’un choc contre un obstacle fixe en cas de transport d’usagers assis : 2,5 m/s ;
b) pour les téléphériques à va et vient :
- lors d’un choc contre un ouvrage de ligne (ex. sabot) : 3,5 m/s ;
- lors d’un choc contre des câbles : 5 m/s.
Le gabarit libre des véhicules d'un téléphérique est déterminé en ajoutant les distances de sécurité
nécessaires à l'espace enveloppe calculé.
La distance de sécurité verticale est prise en compte en descendant et en montant l’espace
enveloppe de la valeur définie. On obtient alors le gabarit libre vertical.
La distance de sécurité horizontale est prise en compte en translatant l’espace enveloppe à gauche
et à droite de la valeur définie. On obtient alors le gabarit libre horizontal.
Le gabarit libre du téléphérique est obtenu par interpolation linéaire entre le gabarit libre
horizontal et le gabarit libre vertical.
Le schéma ci-après synthétise l’application des principes précédents dans le cas de la
détermination du gabarit libre d’un siège.
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Version 2
A3 - 7.3.1 - GÉNÉRALITÉS
Les autres parties du téléphérique doivent se trouver en dehors de l'espace enveloppe du
téléphérique ; une distance de sécurité n'est pas nécessaire.
Si le gabarit transversal disponible (α") au droit de l’ouvrage est inférieur à l’espace enveloppe du
téléphérique, l’installation de guidages est nécessaire. Ces guidages doivent être conçus et réalisés
dans le respect des prescriptions définies à l’article A3 - 7.3.3 ci après.
Dans les stations, le gabarit transversal disponible doit être au moins égal à 0,2 rad.
Cependant, dans les zones dans lesquelles les véhicules (ou des parties de véhicules) sont guidés,
l’oscillation transversale à prendre en compte peut être réduite à des valeurs inférieures en
fonction des degrés de liberté possibles (cf. A3-7.3.3).
Toutefois, lors d'une opération de remplacement de véhicules par des véhicules neufs ou
récupérés, si les prescriptions du présent chapitre ne peuvent être respectées du fait des
dispositions constructives de l'installation, le gabarit libre ne doit pas être inférieur au gabarit
initial.
Pour les différentes vérifications, la méthode de calcul pour un téléphérique monocâble est
synthétisée dans le tableau C (Cas de charge n°0) du chapitre A10.
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Version 2
b) deuxième cas :
On suppose que toutes les places sont occupées, et on prend donc en compte la zone des pieds et
des mains sur l’ensemble du véhicule. L’inclinaison est calculée sous l’effet du vent en
exploitation et du déséquilibre de charge dû à la présence d’adultes et d’enfants le plus
défavorable.
L’article C-1.3 du guide RM1 du STRMTG « exploitation et maintenance des téléphériques »,
définit les conditions de transports des enfants de moins de 1.25 m, et leur répartition possible sur
le siège. On retient une masse de 20 kg par enfant de moins de 1.25 m, et 80 kg par adulte.
Dans ce cas, on prend en compte le balancement angulaire transversal calculé () sans excéder 0,2
rad.
Le schéma ci-après explicite ce cas :
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Version 2
3
Autrement dit, dans ces positions extrêmes, si les véhicules sont pris en charge par les guidages, ils doivent être
ramenés progressivement vers leur position normale.
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Version 2
• Cas des câbles aériens placés entre les voies ancrés au-dessus des appuis de câbles
porteurs-tracteurs ou tracteurs
Il doit être vérifié par calcul, dans les cas de charge prévus ci-après, l'absence d'interférence entre
les câbles aériens placés entre les voies (câbles sur lesquels aucun véhicule ne circule) et les
câbles tracteurs ou porteurs-tracteurs ainsi que les véhicules (supposés en position verticale, sans
prise en compte du VMPS).
Les calculs sont réalisés compte-tenu des déplacements des différents câbles, en considérant le
vent en exploitation (cf. article A3 – 7.2.1.2) et une tension nominale sans effet dynamique ni
minoration de flèche du câble porteur-tracteur ou tracteur.
- Câble porteur-tracteur ou tracteur se déplaçant sous l’effet du vent (cas de charge ligne vide-
vide), câble aérien entre les voies fixe (flèche calculée tenant compte du type d’ancrage du câble
aérien entre les voies et pour une température de 30°).
- Câble porteur-tracteur ou tracteur se déplaçant sous l’effet du vent (cas de charge ligne vide-
vide), câble aérien fixe (flèche calculée tenant compte du type d’ancrage du câble aérien entre les
voies, pour une température de 0°C, avec une gaine de givre de 40 % de l’épaisseur totale).
- Câble porteur-tracteur ou tracteur fixe (cas de charge ligne vide-vide), câble aérien entre les
voies se déplaçant sous l’effet du vent (flèche calculée tenant compte du type d’ancrage du câble
aérien entre les voies et pour la température de 30°).
- Câble porteur-tracteur ou tracteur fixe (cas de charge ligne vide-vide), câble aérien entre les
voies se déplaçant sous l’effet du vent (flèche calculée tenant compte du type d’ancrage du câble
aérien entre les voies, pour une température de 0°C, avec une gaine de givre de 40 % de
l’épaisseur totale).
• Cas des câbles aériens placés entre les voies ancrés au-dessous des appuis de câbles
porteurs-tracteurs ou tracteurs
La démonstration de l'absence d'interférence entre les câbles aériens placés entre les voies (câbles
sur lesquels aucun véhicule ne circule) et les câbles tracteurs ou porteurs-tracteurs ainsi que les
véhicules est réalisée au cas par cas par le constructeur.
• Méthode de vérification
Un document indiquant la tension maximale de pose à ne pas dépasser ainsi que la méthode de
vérification du maintien dans le temps du gabarit des câbles aériens présents entre les voies doit
être fourni par le constructeur du téléphérique.
Cette vérification doit notamment être réalisée après la première année de fonctionnement de
l'installation.
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Version 2
Dans les zones des stations dans lesquelles des personnels ou des usagers sont susceptibles de
circuler, il faut respecter un gabarit latéral de sécurité entre le véhicule vide qui pend librement et
les parties fixes de l’installation. Le schéma ci-dessous précise ce gabarit :
a) Cas général
Sauf pour les parties de ligne situées au droit ou au voisinage des stations, les distances de sécurité
horizontale et verticale entre l’espace enveloppe du téléphérique et le terrain enneigé ou des
obstacles fixes (à l’exception des éléments dont la position relative est maîtrisée par l’exploitant
qui sont détaillés ci-après) sont de 4 m.
À l’exception des zones de survol des pistes de ski, ces distances sont ramenées à 2,5 m sur les
portées des téléphériques inférieures à 200 m.
Lorsque l'accès au public est interdit par des dispositifs adéquats, ces distances peuvent être
ramenées à 1,5 m.
Dans les zones où les obstacles mobiles sont susceptibles d’interférer avec le téléphérique
(chenillette, gabarit routier..) la distance de sécurité verticale par rapport au gabarit maximum des
véhicules est de 1,5 m.
Ces dispositions doivent être vérifiées pour le véhicule dans les positions définies à l’intérieur du
déplacement angulaire transversal (').
Si le calcul conduit à une valeur alpha inférieure à 0,2 rad, le déplacement angulaire alpha’ est pris
égal à 0,2 rad ('=max[0,2 ; ]).
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Version 2
Les paramètres à utiliser pour vérifier les distances de sécurité verticales sont illustrés dans le
tableau B (Cas de charge 1 à 3) du chapitre A10 pour le cas d’un téléphérique monocâble.
Toutefois, lors d'une opération de remplacement de véhicules par des véhicules neufs ou
récupérés, si les prescriptions du présent chapitre ne peuvent être respectées du fait des
dispositions constructives de l'installation, le gabarit libre ne doit pas être inférieur au gabarit
initial.
b) Cas particulier
Des vérifications particulières, pour des conditions plus sévères que celles définies aux
paragraphes précédents, peuvent être imposées, en particulier lorsque les voies du téléphérique
passent à proximité ou en croisement au-dessus ou au-dessous d'autres remontées mécaniques, de
bâtiments, de voies de communications routières ou ferroviaires, de lignes de transmission
d'énergie, de lignes de télécommunications ou à proximité d'installations aéronautiques.
Pour tous ces cas particuliers, on fera appel à la notion de gabarit d'encombrement cinématique.
Ce gabarit est déterminé dans les conditions climatiques les plus défavorables en exploitation et
hors exploitation (action du vent, surcharge de givre.....) compte tenu des phénomènes
dynamiques prévisibles dans les câbles, les véhicules et suspentes, tels qu'ils sont définis dans le
présent guide.
sommaire
Version 2
Si l'analyse de sécurité montre que le déraillement d'une remontée mécanique met en cause la
sécurité des usagers de l'autre remontée mécanique, alors ce déraillement doit entraîner
automatiquement l'arrêt de cette autre remontée mécanique.
A3 - 7.4.1.2 - Interférence entre les véhicules du téléphérique et les véhicules d’une autre
remontée mécanique
Pour vérifier qu’il n’y a pas d’interférence entre les véhicules d’un téléphérique et ceux d’une
autre remontée mécanique, il faut prendre en compte l'espace enveloppe selon A3 - 7.2.1, en
permettant un balancement latéral des véhicules occupés ou non-occupés l'un vers l'autre de 0,20
rad, compte tenu des zones des mains, des pieds et des skis si nécessaire. On vérifiera que la
distance de sécurité horizontale est d’au moins 1,5m.
Si le vent maximum prévu en exploitation est supérieur à 20 m/s, l’absence d’interférence sera
déterminée en utilisant le balancement angulaire transversal (α) correspondant, avec un minimum
de 0,2 rad ('=max[0,2 ; ]).
En ce qui concerne les câbles, en ne supposant pas de déplacement latéral dû à l'influence du vent
sur l’autre remontée mécanique, on supposera que pour le téléphérique concerné, on a une
déviation latérale due à l'influence du vent selon A3 - 7.2.1.2 pour le cas « en exploitation ». Des
valeurs plus élevées pour la pression du vent doivent être appliquées si les conditions locales
particulières l'exigent.
Les paramètres à prendre en compte pour vérifier les distances de sécurité sont illustrés dans le
tableau C (Cas de charge n°4) du chapitre A10 pour un téléphérique monocâble.
Distance de
sécurité horizontale
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Version 2
Les risques liés à la présence d’une ligne électrique aérienne à proximité d’un téléphérique sont de
3 ordres :
◦ risques pour les biens et les personnes liés à un amorçage entre un conducteur nu sous
tension et une partie conductrice du téléphérique ;
◦ risques pour la sécurité des personnes liés à des phénomènes de couplage capacitif et
d’induction magnétique, qui peuvent faire apparaître sur des pièces conductrices du
téléphérique une tension dangereuse.
◦ risques pour les biens et les personnes liés à un contact entre un conducteur nu sous
tension et une partie conductrice du téléphérique, en cas de rupture d’un conducteur ou
de rupture du câble du téléphérique
En cas de voisinage entre un téléphérique et une ligne électrique aérienne, les prescriptions de
l’arrêté du 17 mai 2001 fixant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire les
distributions d'énergie électrique s’appliquent, notamment celles de ses articles 29-§3, 32, 61 et
72. La norme UTE C11-001 (août 2001), version illustrée de cet arrêté, apporte également
certaines précisions.
L’article 32-§2 de l’arrêté du 17 mai 2001 précise notamment que les ouvrages BT doivent avoir
des conducteurs isolés, en conséquence seules les lignes électriques aériennes de niveau de
tension HTA et HTB sont à considérer dans le présent chapitre.
S’agissant plus spécifiquement de la sécurité des personnes, certaines dispositions sont également
prévues par la norme NF C 18-510 relative à la prévention en matière de risque électrique lors
d’opérations sur les ouvrages et installations électriques et dans un environnement électrique.
Concernant les autres risques identifiés ci-dessus, les prescriptions qui suivent s’imposent pour
rendre leur criticité acceptable.
sommaire
Version 2
Le gestionnaire du réseau d’électricité HTA ou HTB doit systématiquement être associé. Une
analyse des risques liés à un amorçage ou à un contact direct doit être réalisée, le cas échéant
complétée des risques liés aux effets capacitifs.
Cette analyse, réalisée par le gestionnaire réseau, en fonction des caractéristiques de la ligne
électrique et du téléphérique, doit permettre d’évaluer ces risques, et le cas échéant de définir les
mesures à mettre en place pour rendre la criticité des risques acceptable. L’analyse doit
notamment définir les valeurs des courants à évacuer pour permettre le dimensionnement de
certains équipements du téléphérique.
Pour une ligne électrique équipée de conducteurs nus, l’article 32-§2 de l’arrêté du 17 mai 2001
prévoit que les dispositifs de protection de la ligne HT doivent entraîner une mise hors tension
dans un temps inférieur à 1s.
Les mesures mises en œuvre doivent permettre de justifier l’absence de risque d’électrisation ou
d’électrocution pour les usagers en phase d’embarquement et de débarquement.
A cette fin, des mesures spécifiques concernant les mises à la terre, notamment en termes de
valeur maximale de résistance de terre ou de maillage, peuvent être imposées par le gestionnaire
du réseau électrique.
Au regard des caractéristiques de la ligne HT, si un ouvrage de protection contre les contacts
directs tel que prévu par l’article 32.3 de l’arrêté du 17 mai 2001 (nappe de câbles) s’avère
nécessaire, celui-ci doit être dimensionné mécaniquement pour résister aux effets dynamiques liés
à la chute du conducteur sectionné, ainsi que le cas échéant aux effets électriques liés à
l’évacuation des courants de court-circuit. Compte-tenu des sections des conducteurs des lignes
électriques couramment rencontrées en zone de montagne, de tels ouvrages ne devraient en
général pas être nécessaires. Dans le cas contraire, les hypothèses de dimensionnement de ces
ouvrages doivent être établies conjointement par le gestionnaire de réseau et le maître d’ouvrage
du téléphérique.
Concernant la sécurité des opérateurs, les principes généraux développés dans la norme NF C 18-
510 sont d’assurer l’équipotentialité des éléments conducteurs impactés par ces phénomènes, ainsi
que leur mise à la terre. Si cela n’est pas possible du fait de la spécificité du téléphérique, par
exemple pour des téléphériques bicâbles, des actions complémentaires ponctuelles doivent
s’imposer pour assurer la sécurité des opérateurs lors de leurs interventions.
En cas de croisement, seul le couplage capacitif peut présenter un risque, avec toutefois des
valeurs de courant capacitif à décharger qui restent inférieures au seuil d’électrocution. L’étude
réalisée par le gestionnaire du réseau d’électricité concerné permet d’évaluer ce risque, et peut
amener, suivant le téléphérique, à imposer les prescriptions suivantes :
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Version 2
En cas de parallélisme, le gestionnaire du réseau d’électricité doit être associé dans les 2 cas
suivants :
HTB3
X ≤ 145 m
(400 kV)
HTB2
X ≤ 135 m
(150 ou 225 kV)
• risques liés aux effets capacitifs et induits suivant critères géométriques et électriques
définis ci-après.
Cette analyse, réalisée par le gestionnaire réseau, en fonction des caractéristiques de la ligne
électrique et du téléphérique, doit permettre d’évaluer ces risques, et le cas échéant de définir les
mesures à mettre en place pour rendre la criticité des risques acceptable. L’analyse doit
notamment définir les valeurs des courants à évacuer pour permettre le dimensionnement de
certains équipements du téléphérique.
Concernant la sécurité des opérateurs, les principes généraux développés dans la norme NF C 18-
510 sont d’assurer l’équipotentialité des éléments conducteurs impactés par ces phénomènes, ainsi
que leur mise à la terre le cas échéant.
Le risque est à considérer, en liaison avec le gestionnaire du réseau, pour des longueurs de
parallélisme présentées dans le tableau suivant :
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Version 2
Caractérisation du parallélisme
≤ 50 m ≥ 0,6 km
≤ 75 m ≥ 1 km
HTB3
≤ 100 m ≥ 1,5 km
(400 kV)
≤ 150 m ≥ 3 km
≤ 200 m ≥ 5 km
≤ 30 m ≥ 1 km
HTB2
≤ 60 m ≥ 2 km
(150 ou 225 kV)
≤ 100 m ≥ 4 km
≤ 20 m ≥ 3 km
HTB1 (63 ou 90 kV) et
≤ 30 m ≥ 4 km
HTA (20 kV)
≤ 40 m ≥ 5 km
• la présence d’un niveau de tension dangereux lié au phénomène de couplage capacitif est
avérée, les prescriptions suivantes doivent a minima être respectées :
◦ Pour un monocâble : mise à la terre de l’ensemble de l’installation, y compris du câble
porteur-tracteur, avec résistance de terre inférieure à 1000 ohms (équipotentialité entre
câble et pylônes non imposée) ;
◦ Pour un bicâble : mesures permettant d’assurer la sécurité des opérateurs de
maintenance à prendre lors de leurs interventions.
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Version 2
Les paramètres à prendre en compte pour vérifier la largeur de la voie sont illustrés dans le
tableau C (Cas de charge n°3) du chapitre A10 pour un téléphérique monocâble.
sommaire
Version 2
Les principes de sécurité retenus dans le présent guide pour empêcher et combattre l’incendie ou
gérer les conséquences de l’incendie sont les suivants :
- Il faut empêcher ou, à défaut, rendre difficile le départ de feu et sa propagation ;
- Il faut éviter que le feu et / ou le dégagement éventuel de fumée ne mette en danger les
personnes ;
- Il faut préserver l’intégrité de l’installation pour assurer les phases de récupération et/ou
d’évacuation. S’il y a départ de feu dans un véhicule présent en station, il faut empêcher le
démarrage de ce véhicule;
- S'il y a départ de feu dans un véhicule en mouvement, la priorité est d'atteindre le plus
rapidement possible une zone d’évacuation ;
- S'il y a départ de feu dans une station, la priorité est d’évacuer les personnes des véhicules et de
la station.
Il est par ailleurs nécessaire que le personnel reçoive une formation appropriée pour utiliser le
matériel mis à sa disposition pour la lutte contre l’incendie installé sur le site ainsi qu’une
formation spécifique à la prévention.
A3 - 7.7.2.1 - Généralités
En complément de la réglementation nationale contre les risques d’incendie et de panique dans les
établissements recevant du public (arrêté du ministère en charge de la sécurité des ERP du 25 juin
1980 modifié), sauf dispositions contraires de cette réglementation nationale, les prescriptions
suivantes sont applicables pour se prémunir contre les risques engendrés par un incendie pour les
personnes (dont les tiers).
En conséquence, l'ensemble des stations, y compris les locaux adjacents nécessaires à
l'exploitation de l'installation mais non accessibles au public ainsi que les chemins des câbles,
doivent être conçus ou implantés de manière telle qu'un incendie s'y déclarant, ou ayant pris
naissance dans son voisinage, ne puisse se propager et compromettre la sécurité des personnes y
compris pendant les opérations de récupération des véhicules et d'évacuation des usagers.
A3 - 7.7.2.3 -Traitement des différents locaux des stations (y compris les locaux adjacents
nécessaires à l’exploitation)
A3 - 7.7.2.3.1 - Locaux
Les locaux à risques importants seront isolés des autres locaux par des parois coupe-feu de degré
deux heures (REI 120 ou EI 120) et des sas équipés de blocs-portes pare-flammes de degré une
demi-heure avec ferme-portes (E 30 – C). Ces locaux doivent être protégés par une installation de
détection automatique d’incendie.
Les locaux à risques moyens seront isolés des autres locaux par des parois REI 60 et des blocs-
portes REI 30 et ferme-porte (E30-C). Néanmoins, les locaux à risques moyens dédiés au
fonctionnement de l’appareil peuvent ne pas répondre à cette prescription (dans la mesure où ils
sont protégés par une installation de détection automatique d’incendie (cf. plus loin).
Les câbles, les poulies, les entraînements, les systèmes de tension, les freins et poste de
commande ne doivent pas être situés dans des locaux présentant des risques importants.
Tous les locaux dédiés au fonctionnement de l’appareil, ainsi que les locaux contigus, doivent être
protégés par une installation de détection automatique d’incendie avec report d’alarme au poste
de commande. Cette installation doit être conforme aux normes en vigueur (EN 54, ...).
Lorsque l’évacuation des fumées et gaz chauds ne peut pas se faire naturellement dans l’emprise
des quais et des zones de cheminement d’évacuation des usagers, alors il faut mettre en œuvre des
mesures appropriées d’évacuation des fumées et gaz chauds dans ces zones.
Si l'éclairage naturel n'est pas suffisant, il convient d'équiper les quais d'embarquement et de
débarquement, les accès et sorties de ces quais, les voies d'évacuation et les locaux destinés à
recevoir des personnes d'un éclairage de sécurité.
sommaire
Version 2
Les locaux dédiés au personnel ne comporteront, en aucun cas, d'appareils de chauffage à flamme
nue.
Dans le cas de dispositifs hydrauliques intégrés à des armoires électriques, il convient de prévoir
un dispositif de détection et d'extinction automatique de l’armoire.
A3 - 7.7.2.3.2 - Batteries
Le choix des batteries doit être fait de façon à minimiser les risques suivants susceptibles d’initier
un incendie :
- Risque d’explosion ;
- Risque lié à des chocs ;
- Risque de dégagement de mélanges gazeux inflammables.Les normes auxquelles répondent les
batteries installées dans les installations devront prendre en compte ces risques.
L’utilisation de batteries avec électrolyte, dans les locaux nécessaires à l’exploitation, est autorisée
à condition que l’électrolyte soit sous forme de gel, afin de limiter le risque d’explosion. Cette
prescription n’est pas requise pour celles utilisées pour les moteurs thermiques S’il y a plusieurs
blocs, ils doivent être physiquement séparés. Les blocs de batteries doivent également être séparés
de manière étanche des zones dans lesquelles des personnes peuvent se trouver ou mis dans des
bacs suffisamment aérés tout en évitant un dégagement des gaz dans ces zones.
A3 - 7.7.2.3.5 - Matériaux
Dans la construction des parties des stations autres que celles visées en A5 – 5.3.1 (Généralités sur
les matériaux, 2e alinéa), l'utilisation du bois et des matériaux combustibles en général n'est
autorisée que là où leur combustion éventuelle ne mettrait pas en péril les câbles, l'ossature ou les
éléments nécessaires au fonctionnement de l'installation le temps nécessaire à son évacuation
complète.
Cette prescription doit être appréciée en tenant compte des mesures prises :
- pour assurer la protection ignifuge des matériaux utilisés ;
- pour détecter ou éteindre automatiquement les foyers d'incendie.
Les matériaux des quais et des zones de cheminement d’évacuation des personnes doivent
respecter les prescriptions minimales suivantes de la norme EN 13501-1 :
- structures non porteuses, fenêtres, revêtements intérieurs : classe C
- revêtement de sol : classe Cfl-s1
A3 – 7.7.2.4 - Véhicules
S'il y a un cabinier, il doit disposer d'au moins un extincteur.
Les prescriptions des articles A3 – 7.7.2.3.2 et A3 – 7.7.2.3.3 s’appliquent respectivement aux
batteries et aux câbles électriques des véhicules.
Sauf dispositions contraires requises au regard des résultats de l’analyse de risque spécifique :
A) Tout bâtiment survolé susceptible de présenter un risque d'incendie est implanté en respectant
les distances de sécurité suivantes :
- verticalement : 20 mètres ;
- horizontalement : 8 mètres.
Ces distances s’entendent par rapport à l’espace enveloppe du téléphérique.
B) Un téléphérique ne peut survoler un espace boisé qu'à la condition que le sol situé à sa verticale
soit libre de tout boisement en respectant des distances de sécurité de 1,5 mètre de part et d’autre
de l’installation.
Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent pas en cas de survol à une hauteur supérieure à 30
mètres par rapport au sommet de la végétation.
Ces distances (A et B) peuvent être réduites après accord des services de contrôle et à condition
que toutes dispositions aient été prises pour que les aléas considérés ne puissent conduire à la mise
en péril les usagers du téléphérique.
Nonobstant les résultats de l’éventuelle analyse de risque spécifique au risque incendie, pour tout
bâtiment implanté à moins de 8 mètres de la ligne, un système de détection automatique
d'incendie est installé de telle façon qu'il détecte l'incendie éventuel de ses locaux, sauf à traiter le
bâtiment suivant les dispositions spécifiées au A3-7.7.2.
sommaire
Version 2
Afin d'optimiser le temps de récupération, la marche incendie est organisée selon deux niveaux :
– Pour le premier niveau, la marche incendie ne doit pas ponter les fonctions de contrôle distance-
vitesse, et les surcourses. Le pilotage de la vitesse reste automatique. Le contour de ce premier
niveau peut le cas échéant intégrer d’autres fonctions de contrôle identifiées par l’étude de
sécurité du système.
sommaire
Version 2
– Pour le deuxième niveau, il doit exister une commande de pontage unique des fonctions de
contrôle distance-vitesse et des surcourses qui peut être activé pendant la marche incendie. Ce
bouton active le deuxième niveau de la marche incendie. L’activation de ce 2 ème niveau n’entraîne
ni arrêt ni réduction de vitesse (pilotage manuel de la vitesse par le conducteur). Ce pontage devra
être signalé de manière explicite de manière à ce que le conducteur soit clairement informé du
pilotage manuel de la vitesse.
Les mêmes règles peuvent s’appliquer aux téléphériques pulsés.
- Cas des téléphériques unidirectionnels munis d’actionneurs qui sont nécessaires pour permettre
la circulation des véhicules
Pour certains téléphériques de technologie complexe (par exemple, appareils double monocâble,
lanceurs motorisés à vitesse variable, …), afin de conserver un fonctionnement optimal, la mise
hors service des dispositifs de sécurité par la marche incendie est organisée selon deux niveaux :
– Pour le premier niveau, la marche incendie ne doit pas ponter les surveillances de certaines
fonctions fondamentales (motorisation poutre à pneus, surveillance synchronisation double
boucles de câbles, double contours...). Le contour de ce premier niveau est défini en fonction de
l’étude de sécurité du système.
– Pour le second niveau, il doit exister une commande de pontage unique de ces fonctions
fondamentales qui peut être activé en cas d'arrêt survenant pendant la marche incendie. Ce bouton
active le deuxième niveau de la marche incendie. L’activation de ce 2 ème niveau n’entraîne ni arrêt
ni réduction de vitesse. Ce pontage devra être signalé de manière explicite de manière à ce que le
conducteur soit clairement informé de l’activation de ce niveau.
Pour ces cas particuliers, l’étude de sécurité et la procédure d’intervention préétablie précisent les
conditions d’utilisation de la marche incendie.
sommaire
Version 2
La vitesse de marche admissible des téléphériques doit être choisie en fonction du système et des
conditions d'exploitation prévues. Tous les aspects du système de transport doivent être pris en
considération et notamment :
- le guidage sûr des câbles mobiles sur leurs appuis et le mode de fonctionnement des
rattrape-câbles en cas de déraillement ;
- le comportement dynamique des câbles, des éléments tournants (par exemple poulies,
galets) et des véhicules ;
- le couplage et le découplage des attaches ;
- les conséquences des ralentissements lors d'un freinage normal ou inattendu (par exemple
entrée en action d'un frein embarqué, blocage d'un véhicule dans la zone de couplage) ;
- les conséquences des oscillations des véhicules (par exemple choc contre des guidages
latéraux lors de l'entrée en station) ;
- les conditions prévues pour l'organisation de l'embarquement et du débarquement des
usagers ;
- le déraillement et/ou le blocage d'un chariot au passage d'un support de ligne ;
- le confort des usagers compte tenu du passage sur les supports de ligne, du type du
véhicule, etc.
- L'accélération centripète ne doit pas être supérieure à 2,5 m/s² au passage des supports de
ligne. le tableau F (cas de charge n°1) du chapitre A10 illustre les paramètres à utiliser
pour ce calcul dans le cas du câble porteur-tracteur d’un téléphérique monocâble.
A4 - 9 – VITESSE EN LIGNE
A4 - 10 – VITESSE EN GARE
II. – Pour les téléphériques transportant des skieurs, les vitesses de marche plus élevées que celles
mentionnées au I peuvent être autorisées par le service de contrôle dès lors que :
- l'installation est équipée de dispositifs permettant de réduire, lors de l'embarquement, la
différence entre la vitesse de l’usager et celle du siège ;
- la vitesse de marche lors du débarquement n'excède pas 2,8 m/s pour les télésièges biplaces,
2,7 m/s pour les véhicules à trois ou quatre places et 2,2 m/s pour les véhicules offrant plus de
quatre places.
sommaire
Version 2
L'intervalle de temps minimum, entre deux véhicules doit être choisi en fonction des conditions
d'aménagement et d'exploitation et notamment de la vitesse et du personnel affecté à la
surveillance des aires d'embarquement et de débarquement.
Pour les télésièges à attaches fixes, l'intervalle entre deux véhicules successifs doit être au moins
de (4 + n/2) secondes, si l'accès des usagers aux véhicules se fait par l'avant et seulement lorsque
des skieurs sont transportés, n signifiant le nombre de places par siège et étant inférieur ou égal à
6.
Si l'accès aux sièges se fait par l'avant et si les personnes transportées doivent, pour parvenir à
l’aire d’embarquement depuis le portillon d’accès, effectuer un changement de direction de 30° ou
plus par rapport à la direction de l'embarquement pour les skieurs, et 90° ou plus pour les piétons,
l'intervalle précédemment indiqué doit être porté à 1,5 fois (4 + n/2) secondes au moins.
Dans tous les cas, si l'intervalle choisi est inférieur à 1,5 fois (4 + n/2) secondes et que le débit est
supérieur à 50 % du débit maximal autorisé, un dispositif commandé par les véhicules pour
réguler l'accès des skieurs doit être installé.
Pour les télésièges avec attaches découplables, pour une ligne d’embarquement donnée,
l'intervalle de temps minimum en stations entre deux véhicules successifs ne peut être inférieur à
5 secondes.
Pour les télésièges à attaches découplables, un dispositif commandé par les véhicules pour réguler
l'accès des skieurs doit être installé.
Pour l’exploitation des télésièges à attaches découplables à la descente, un tel dispositif doit
également être installé sauf si le nombre de personnes simultanément admises par véhicule est
inférieur ou égal à la moitié de la capacité des véhicules.
Les conditions d'exploitation des télésièges découplables dont le débit est supérieur à 3000 p/h
pour les TSD 6 et 3600 p/h pour les TSD 8 sont précisées dans le guide RM1 du STRMTG
« exploitation et maintenance des téléphériques » article A-2.1.1.
sommaire
Version 2
II. - L’accompagnement des usagers doit être prévu dans les véhicules de téléphériques d’une
capacité unitaire supérieure à 40 personnes.
Cet accompagnement peut être assuré soit directement par un cabinier, soit par la mise en place de
mesures techniques et d’organisation permettant a minima :
- d’assurer une communication bidirectionnelle entre les usagers et l’exploitant pour informer ou
rassurer les usagers en cas de besoin ;
- de visualiser ce qui se passe dans les véhicules ;
- d’accéder aux véhicules dans un temps limité et intervenir, le cas échéant, en cas
d’immobilisation des véhicules.
III. - Pour les véhicules ayant une capacité inférieure, des dispositions doivent être prises pour
permettre d’accéder dans les véhicules dans un temps limité.
sommaire
Version 2
Les aménagements de ces zones, les équipements des stations et des véhicules et l’organisation de
l’exploitation retenus doivent permettre d’apporter une réponse optimisée aux objectifs précités au
regard des paramètres pouvant les influencer (typologie d’usagers, typologie d’installation,
vitesse, débit...).
sommaire
Version 2
Les aires d'embarquement de télésièges doivent satisfaire aux prescriptions définies ci-après (voir
schéma ci-dessous).
Avant d’accéder à l’aire d’embarquement, une attention particulière doit être apportée à
l’aménagement de la file d’attente. A titre indicatif, les bonnes pratiques suivantes peuvent être
données : Quelques mètres avant le dispositif de régulation d’accès, le profil doit être
sensiblement plat et rectiligne, la largeur constante entre les bornes de contrôle (si elles existent)
et le dispositif de régulation d’accès (avec même si possible une surlargeur). Si une entrée « école
de ski » est prévue, elle ne doit pas aboutir juste au niveau du dispositif de régulation d’accès pour
pouvoir organiser l’affectation des enfants de petite taille sur les sièges.
La zone d'embarquement correspond à la zone comprise entre le dispositif de régulation d’accès
des usagers et la fin de la zone de stabilisation (voir le schéma précédent).
Le début de cette zone d’embarquement (avant la ligne d’embarquement) doit être rectiligne, plat
ou légèrement descendant (pas de cassure importante juste après le dispositif de régulation
d’accès). Son aménagement doit permettre aux usagers de disposer d’un temps suffisant sur la
ligne d’embarquement avant leur embarquement sur le siège. Par temps suffisant, on entend le
temps nécessaire à la visualisation de la position du siège et la préparation à l’embarquement.
sommaire
Version 2
L'aire d'embarquement (1) doit présenter une section horizontale d'une longueur comprise entre 2
m et 3,5 m pour le transport des piétons et des skieurs. La ligne d'embarquement (E), qui doit être
définie compte-tenu de la cinématique de l’installation, se trouve après le premier tiers de cette
longueur. Une zone de 2 m de la section horizontale, centrée sur cette ligne, doit être matérialisée
de façon visible pour définir la position d’arrêt de l’usager avant son embarquement. Les couloirs
d’embarquement doivent être marqués a minima sur cette zone, à l’exclusion de l’éventuelle
bande de fin de cette zone (bande de stop). Ce marquage doit permettre d’identifier la séparation
entre chaque couloir (couleur alternée, ligne séparative, …). À l’exception des files enfants
surélevées, une séparation physique est en revanche à proscrire.
La longueur horizontale de l'aire d'embarquement doit commencer, dans le cas des télésièges à
pinces fixes, après le passage des sièges autour de la poulie.
Au-delà de cette longueur horizontale, une zone de stabilisation et une zone de sécurité doivent
être établies.Pour les TSF, la zone de stabilisation (2), mesurée à partir du point d'embarquement,
doit avoir une longueur minimale de 10 mètres. Jusqu'à la fin de la zone de sécurité (3) suivante il
faut respecter un intervalle minimal correspondant à 7,0 secondes, mesuré à partir du point
d'embarquement.
Pour les TSD, la zone de stabilisation (2), mesurée à partir du point d'embarquement, doit avoir
une longueur minimale correspondant à 3,5 secondes. La zone de sécurité (3) doit avoir une
longueur minimale de 10 mètres.
sommaire
Version 2
La hauteur de survol maximale doit être de 1,5 m dans la zone de stabilisation (2) et de 3 m dans
la zone de sécurité (3).La fin de la zone d’embarquement doit être matérialisée par un dispositif
identifié par le personnel d’exploitation chargé de la surveillance de la zone.
Il faut en outre respecter une hauteur de survol maximale de 8 m sur une distance correspondant à
un freinage demandé par le personnel situé sur l'aire d'embarquement. Cette distance est comptée
à partir de la fin de la zone de stabilisation et doit correspondre à la décélération minimum
attendue.
Si le terrain comporte à la fin de la zone de stabilisation une dénivellation brusque (c'est-à-dire
une inclinaison du terrain supérieure à 60 %) et simultanément une différence de niveau excédant
1 mètre, un filet de rattrapage (4) doit être prévu.
Dans le cas du transport de skieurs, la surface du terrain dans la zone de stabilisation (2) doit être
aménagée pour permettre le glissement des engins de glisse. Elle doit également permettre que le
personnel puisse venir en aide à quelqu'un et que les usagers puissent quitter cette zone sans
difficulté.
Les constituants fixes du dispositif de régulation d'accès (par exemple portillon), doivent se
trouver à plus de 0,45 m de l'espace enveloppe des véhicules. Avant ce dispositif, il faut aménager
une zone d'attente horizontale et après celui-ci, l'accès à l'aire d'embarquement (1) doit être
aménagé avec une faible pente descendante.
La position dans la station de l'aire d'embarquement des télésièges avec véhicules découplables
doit être choisie de façon que les véhicules avancent à une vitesse uniforme conforme à elles
définies à l'article A4-10, au moins jusqu'au milieu de l'aire d'embarquement.
Pour les télésièges découplables, l’axe suivant lequel se déplacent les sièges dans la zone
d’embarquement ne doit pas présenter un angle de plus de 30° avec la direction des skieurs qui
embarquent. Pour les piétons, cet angle peut être porté jusqu’à 90°.
Lorsque l'aire d'embarquement est située dans une station de tension, il faut pouvoir adapter la
position de la voie d'accès de l'aire d'embarquement et des zones voisines à celle de la poulie.
Lorsque l’embarquement s’effectue dans le contour, la fin de l’aire horizontale d’embarquement
devra être matérialisée par un dénivelé brusque d’au moins 30 cm.
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Version 2
- la longueur de la partie sensiblement horizontale et roulante du tapis doit être justifiée par
un calcul cinématique ;
- la conception du tapis d'embarquement doit assurer une adhérence suffisante entre les skis
ou les surfs et la surface du tapis quelle que soit la vitesse d'exploitation ;
- la largeur utilisable du tapis doit être au moins égale à la largeur de l'assise des sièges
augmentée d'une surlargeur de 0,10 m à 0,20 m de chaque côté ;
- les interfaces entre parties mobiles et parties fixes du tapis ne doivent pas permettre le
coincement des skis ou des bâtons et présenter un risque pour les usagers en cas de chute ;
- les couloirs d'embarquement doivent être matérialisés sur le tapis par des couleurs
alternées ou des lignes de séparation ;
- lorsque le tapis est en fonctionnement, l'accès des usagers au tapis doit être régulé par un
système de portillons automatiques :
Soit ce système est piloté par le siège sur lequel l'accès est autorisé.
Soit ce système n’est pas commandé par le siège sur lequel l'accès est autorisé, auquel cas,
l’espacement entre les sièges doit être surveillé et en cas d’écart, l’installation à câbles doit
être arrêtée.
- Les portillons doivent être sensiblement centrés sur l'axe longitudinal des couloirs
matérialisés sur le tapis ;
- l'aménagement de la zone comprise entre le tapis et les portillons doit permettre aux
usagers d'accéder au tapis sans être déséquilibrés ;
- en cas de marche arrière du téléphérique, le tapis d’embarquement doit rester arrêté ;
- un dispositif destiné à réaliser d'une façon simple un contrôle quotidien de la position du
tapis d'embarquement par rapport à la poulie doit être prévu ;
- lors des phases de démarrage ou d'arrêt de l'installation, les variations de vitesse du tapis
ne doivent pas déstabiliser les usagers. L’arrêt du tapis d’embarquement doit se faire avec
une décélération acceptable pour les usagers (au maximum 0,5 m/s²) sauf si cet arrêt est
provoqué par une coupure de courant ;
- des essais d'embarquement seront réalisés avant mise en exploitation afin de vérifier la
compatibilité entre le cadencement des usagers et la synchronisation des véhicules.
La vitesse de fonctionnement du tapis devra être sensiblement égale au 1/3 de la vitesse de
l'installation. Ce rapport doit être constant quelle que soit la vitesse de fonctionnement de
l'installation.
Toute exploitation d'un télésiège fixe à des vitesses supérieures à celles définies à l'article A4-10
entraîne les justifications et les dispositions spécifiques concernant :
- l'aménagement des aires d'arrivée ;
- l'adjonction d'une survitesse en cas d'exploitation tapis arrêté.
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Version 2
b - les vitesses du câble et du tapis doivent être coordonnées et contrôlées. En régime établi, le
rapport entre la vitesse du câble et la vitesse du tapis doit être surveillé. Il peut varier au maximum
de ± 15% sauf à provoquer automatiquement l'arrêt de l'installation ;
c1 - les dispositifs de survitesse doivent être réglés pour l'exploitation avec le tapis ;
c2 - pour les installations pouvant fonctionner à des vitesses supérieures à celles définies à l'article
A4-10, et s'il est possible d'exploiter avec tapis arrêté et enneigé, un dispositif de survitesse
distinct doit être installé pour ce mode d'exploitation et réglé par rapport à ces vitesses maximales.
d - en mode d'exploitation tapis arrêté, il doit être impossible de faire fonctionner le tapis
accidentellement ;
e - le système de régulation automatique d'accès des usagers au tapis doit assurer la
synchronisation entre l'autorisation d'accès et le cadencement des sièges. La synchronisation doit
être réglable. Le signal d'ouverture des portillons doit être donné par le véhicule auquel l'accès est
autorisé.
- lors des phases de démarrage ou d'arrêt de l'installation, les variations de vitesse du tapis
ne doivent pas déstabiliser les usagers. L’arrêt du tapis de positionnement doit se faire
avec une décélération acceptable pour les usagers (au maximum 0,5 m/s²) sauf si cet arrêt
est provoqué par la sécurité de fin de bande, l'action volontaire du personnel sur le
dispositif d'arrêt rapide du tapis, un défaut de cheminement ou une coupure de courant;
- des essais d'embarquement seront réalisés afin de vérifier la compatibilité entre le
cadencement des usagers et la synchronisation des véhicules.
Le débarquement des skieurs doit être organisé sur une ligne de débarquement. Cette ligne doit
être matérialisée sur une aire de débarquement sensiblement horizontale dont la longueur est
comprise entre 1 mètres et 3,50 mètres et la largeur au moins égale à la largeur des sièges.
Pour le transport des piétons, la longueur de l’aire de débarquement doit correspondre au moins à
la distance parcourue par le siège en 5s. Leur sortie doit être aménagée côté extérieur de la
trajectoire du siège.
Avant l'aire de débarquement il faut aménager une zone d'approche à partir de laquelle l’usager
doit pouvoir apprécier les conditions du débarquement. Ceci est possible si le sommet de la
pyramide supposée pour la détermination de la zone VMPS et représentant le siège arrivant (cf.
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Version 2
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Version 2
Pour des vitesses de l’installation supérieures à 2,50 m/s, le débarquement sous poulie n’est pas
autorisé. L’aménagement du débarquement doit alors être tel qu’au niveau du point de tangence
câble/poulie, la hauteur entre l’assise du siège et le niveau de neige soit au moins égale à 2 mètres.
Jusqu’à ce point, la trajectoire de dégagement des skieurs doit être sensiblement rectiligne et la
pente de dégagement doit être comprise entre 15% et 35%.
Le schéma ci-après intitulé « Aire de débarquement des télésièges fixes dont la vitesse est
supérieure à 2,5 m/s » explicite l’aménagement du débarquement.
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STRMTG
Aire de débarquement des TSF dont la vitesse est supérieure à 2,5 m/s
GUIDE RM2
PARTIE A
du 18 mai 2016
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Dispositifs de non-débarquement
dans les aires de débarquement des
télésièges 1-13-3 A STRMTG
PARTIE A
GUIDE RM2
Version 2
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du 18 mai 2016
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Article 5 I et 5 II de l' arrêté du 07 août 2009
5 I - Les dispositions du présent chapitre fixent les conditions dans lesquelles les téléphériques
mentionnés à l’article 1er sont conçus, réalisés et substantiellement modifiés de façon à permettre,
en exploitation, le maintien permanent de la sécurité des usagers, des personnels et des tiers, dans
des conditions normales d'utilisation ou dans d'autres conditions raisonnablement prévisibles.
5 II - Les exigences prévues par le présent chapitre sont présumées satisfaites dès lors que sont
respectées les dispositions prévues par le guide technique du service technique des remontées
mécaniques et des transports guidés. - Remontées mécaniques 2. – Conception générale et
modification substantielle des téléphériques, publié, dans le respect des prescriptions du présent
arrêté et après avis de la commission des téléphériques, par le STRMTG sur son site internet.
A5 - 5.1.1 - ANÉMOMÈTRES
L'installation doit être équipée de dispositifs appropriés permettant de mesurer la vitesse du vent
et de déclencher une alarme sonore ou lumineuse avant que cette action ne présente un danger
pour l'exploitation. Des dispositions doivent être prises pour apprécier la direction du vent. Le
type, le réglage et l'implantation des dispositifs permettant d'apprécier l'action du vent seront
définis au cas par cas, en fonction du site et du type d'installation (véhicules accompagnés ou non,
gabarit de passage au droit des ouvrages, capacité et vitesse des véhicules, etc...).
Sur les installations dont le fonctionnement est automatique et dont la vitesse maximale est
supérieure à 5 m/s, cette alarme doit être complétée par un dispositif provoquant automatiquement
un arrêt de sécurité de l'installation.
La condition relative à la vitesse maximale est à apprécier dans le cadre du fonctionnement en
marche automatique. La valeur de la vitesse maximale citée ci-dessus est celle de la consigne de la
vitesse sélectionnée par le conducteur. Cette condition n'est pas remplie si le conducteur de
l'appareil a volontairement limité la vitesse maximale à une valeur ne dépassant pas 5 m/s. Le
dispositif de sécurité n'est donc pas exigé quand la vitesse maximale effective du (des) câble(s) est
limitée à cette valeur. En conséquence, une commande identifiée de mise hors service de ce
dispositif n'est pas obligatoire si les dispositions constructives neutralisent le dispositif dès lors
que la consigne de vitesse est inférieure ou égale à 5 m/s.
Pour les téléphériques bicâbles, les anémomètres doivent être placés sur les gares et sur les
supports de ligne placés aux points critiques. Par ailleurs, en l'absence de personnel susceptible de
recevoir les alarmes de vent, ces dispositifs doivent être à fonction de commande d'arrêt y compris
pour des vitesses inférieures ou égales à 5 m/s.
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Version 2
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Version 2
La pré-tension des câbles de sécurisation doit être suffisante pour éviter les phénomènes
dynamiques et être inférieure à 10% de la tension nominale du câble sécurisé.
A5 - 5.1.9 - SURVITESSE
Tous les entraînements doivent être équipés d'au moins une fonction de détection de la survitesse.
Le déclenchement de cette fonction survitesse doit provoquer l'entrée en action d'un frein agissant
sur la poulie motrice.
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Version 2
Ce dispositif n'est pas requis s'il est démontré que la conception de l'installation (configuration des
câbles et des véhicules, équipement de l'installation, règles de maintenance...) permet de garantir
l'absence d’interférence entre les câbles aériens et l'espace enveloppe du téléphérique.
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A5 - 5.3.1.4.1 - Béton
Les exigences, propriétés et performances du béton doivent être conformes à la norme NF EN
206/CN.
Au stade de la conception, la note de calcul de la fondation ne fait généralement état que de la
classe de résistance des bétons, dénommée résistance caractéristique. Le bureau d'études peut être
amené à spécifier également des caractères complémentaires, tels que la granulométrie, la nature
et la classe du ciment, les adjuvants.
Au-delà des spécifications du concepteur, il est utile de rappeler brièvement les principales
caractéristiques du matériau béton en fonction des différents constituants, et tout particulièrement
vis-à-vis des conditions de mise en œuvre en montagne.
A5 - 5.3.1.4.2 - Armatures
Les armatures sont fabriquées soit sous forme de fil ou de barre indépendantes, soit sous forme de
treillis.
Elles doivent être choisies conformément aux normes en vigueur.
A5 - 5.3.2 - RÉFÉRENTIELS
Pour le calcul de ligne et le calcul des câbles, le référentiel technique est au choix, la norme EN
12930 "Calculs" ou les règles du présent guide. Une fois le choix du référentiel effectué, celui-ci
doit être conservé sans interférence avec l'autre référentiel.
Le référentiel technique pour la détermination des hypothèses (descentes de charge, charges
climatiques, combinaisons d'actions,…) et le choix des critères de justification (limites de
décompression...) est soit la norme EN 13107 « ouvrages de génie civil », soit les règles du
présent guide, sans interférence entre les deux.
En règle générale, au sein d’une même installation, les ouvrages de même type (ouvrages de ligne,
ouvrages de gares ou ouvrages spécifiques type pylônes treillis par exemple) sont justifiés selon
les mêmes référentiels.
Les ouvrages en béton sont justifiés en référence au BAEL 91 révisé 99 ou à l’eurocode 2.
Les fondations sont justifiées en référence au fascicule 62 titre V ou à l’eurocode 7.
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Version 2
Sauf justifications particulières, pour un même ouvrage, il convient d’utiliser des règles de calculs
cohérentes (normes européennes installations à câbles et famille des eurocodes, ou règles du
présent guide et textes nationaux antérieurs).
Pour les installations dont l’autorisation de construire est délivrée postérieurement au 1 er janvier
2020, les normes européennes installations à câbles et famille des eurocodes seront appliquées.
A5 - 5.3.3 - ACTIONS
Dans des cas spécifiques d’implantation de la remontée mécanique, il est possible de déroger aux
valeurs indiquées dans EN 1991-1-4.
Les directions du vent à envisager sont les suivantes :
- direction perpendiculaire au plan vertical contenant la corde du câble dans chaque portée
(vent transversal) ;
- direction parallèle à la corde du câble dans chaque portée (vent longitudinal) ;
- direction verticale ascendante (vent ascendant).
Si la proximité d'un obstacle le rend nécessaire, il sera tenu compte également des directions du
vent suivantes :
- direction verticale descendante (vent descendant) ;
- direction horizontale, dans le plan vertical contenant la corde du câble (vent axial).
A) Les valeurs suivantes de pression du vent q sont à prendre en compte :
a) en exploitation, il faut prendre pour valeur minimum de la pression du vent q = 0,25 kN/m2.
Pour certaines remontées mécaniques, une valeur supérieure peut s'avérer nécessaire (en fonction
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Version 2
de la vitesse de vent maximale admise en exploitation. Pour mémoire, la valeur de 0,25 kN/m²
correspond à une vitesse de 20 m/s au niveau de la mer) ;
b) hors exploitation la valeur minimale de la pression du vent est q = 1,20 kN/m2, sauf à prendre
d’autres valeurs en raison de l’implantation spécifique de l’installation. Cette valeur minimale est
aussi à utiliser en cas d’application de la norme EN 13107, telle qu’indiquée dans la partie
« actions » de la norme EN 12930 ;
c) La pression du vent agit comme une charge régulièrement répartie dans chaque partie sur la
longueur totale l* de la corde. Hors exploitation, elle peut être minorée par application de la
formule (2) :
qred = .q (2)
où qred pression du vent réduite agissant sur la longueur l* de la corde ;
coefficient de réduction ;
q pression du vent
Le coefficient de réductionprend les valeurs suivantes :
- 1,00 pour l*=0 m ;
- 0,65 pour l*=600 m ;
- 0,50 pour l* 2000 m ;
- Dans le cas d’une longueur oblique de la portée du câble l* entre 0 m et 600 m ou entre 600
m et 2000 m,, doit être calculé par interpolation linéaire.
B) En ce qui concerne la déviation latérale des câbles, voir A3 - 7.2.1.2.
C) A défaut de justification par des essais en soufflerie ou des calculs, les coefficients ci-dessous
sont retenus:
Sur un élément cylindrique (câble, élément métallique tubulaire) de longueur l et de diamètre d,
on considère que l'action résultante du vent transversal est une force normale à l'axe de l'élément
située dans le plan contenant cet axe et la direction du vent, de valeur égale à 1,125 q dl sin θ, q
étant la valeur nominale définie ci-dessus, θ étant l'angle formé par la direction du vent avec celle
de l'axe du cylindre.
Pour un élément de construction non cylindrique, dont la surface au vent est une surface plane
verticale S compte tenu exclusivement des pleins, on considérera de même que l'action résultante
du vent transversal est une force normale à cette surface plane, de valeur égale à c f S q, cf étant un
coefficient de force pris égal à 1,50.
D) Les effets de masque, justifiés notamment par des essais en soufflerie ou par calculs, peuvent
être pris en compte.
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Version 2
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Version 2
A5 - 5.4.2.3.1 - Avalanches
La valeur de calculs des actions dues aux avalanches poudreuses ou denses doit être spécifiée dans
le cahier des charges ; ces actions sont à considérer hors exploitation uniquement en prenant en
compte 1 = 0,5 et i=0
2 (faible) 1,6
3 (modérée) 2,1
4 (moyenne) 2,9
5 (forte) 4,5
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Version 2
2 (faible) 0.7
3 (modérée) 1,1
4 (moyenne) 1.6
5 (forte) 3
A5 - 5.3.4.1.1 - Actions
Forces et couples dus aux charges appliquées et aux déformations imposées.
A5 - 5.4.3.1.3 - Notations
Gmax : ensemble des actions permanentes défavorables
Gmin : ensemble des actions permanentes favorables
Q1 : une action variable de base y compris effet dynamique éventuel
Qi : les autres actions variables dites d'accompagnement
i ,1, : coefficients dont la valeur est : 1 pour les actions défavorables et 0 pour les actions
favorables
Fa : action accidentelle.
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Version 2
Il est précisé que les états limites ultimes et les états limites de service doivent faire l'objet d'une
vérification dans chacune des configurations "en exploitation" et "hors exploitation".
En particulier il y aura lieu de considérer un ELS faisant intervenir la pression nominale du vent
hors exploitation, avec ou sans givre.
avalanche X
Actions sismiques X
Les valeurs des actions doivent être des valeurs caractéristiques réglementaires non susceptibles
d'être dépassées. Cela fait appel à la probabilité de dépassement, au taux de simultanéité et aux
erreurs de calcul.
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Version 2
Il n'est pas envisagé de combiner l'action du vent avec celle du séisme (PS92)
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Version 2
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Version 2
a) en exploitation :
- le maintien de la condition de continuité angulaire des câbles porteurs aux extrémités de leurs
sabots ;
- le maintien des sécurités d'appui des câbles tant sur les supports d'appui que sur les supports
de pression ;
- la sécurité de l'appui des galets du chariot ;
- la résistance des pièces d'ancrage, épissures, têtes de câbles, attaches de sécurité doublant les
manchonnements des câbles porteurs, chaînes et éléments des dispositifs de tension ;
- la résistance au glissement des attaches fixes ou découplables, des ancrages, chapeaux de
gendarme, etc.
- le respect des revanches et gabarits de passage dans les conditions les plus défavorables de
répartition des charges et des tensions. Le calcul sera effectué en charges concentrées ;
- la liberté du jeu des contrepoids ;
- la sécurité des câbles à la traction.
b) Hors exploitation :
- le maintien de la condition de continuité angulaire des câbles dormants aux extrémités de
leurs sabots ;
- le maintien des sécurités d'appui des câbles ;
- la sécurité des câbles et la résistance de la butée avant du système de tension au cas où, en
raison des conditions météorologiques, le système viendrait au contact de cette butée ;
- la sécurité des câbles à la traction.
A5 – 5.3.5.6.3 - Conception et résistance des supports des câbles (ouvrages de ligne ou d'entrée
en station, sabots, balanciers, poulies, galets, etc...)
- résistance des axes de poulies ou galets, de balanciers ou de sabots oscillants, des jantes et
bras des poulies motrices, de renvoi ou de tension, etc... ;
- justifications spéciales dans le cas des stations d'angle ;
- stabilité des massifs d'ancrage et des fondations ;
- vérification de la tenue à la fatigue.
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Version 2
A5 – 5.3.5.6.5 - Oscillations longitudinales des véhicules et maintien de l'appui des chariots sur
les câbles porteurs
Les calculs de l'installation doivent déterminer les caractéristiques essentielles des mouvements
d'oscillations longitudinales engendrés dans les véhicules et leurs suspensions sous l'effet de
l'accélération dont leur axe est le siège, notamment en cas de freinage, rupture de câble tracteur,
couplage ou découplage d'attache, changement de pente de la ligne au passage d'un ouvrage de
ligne, etc...
Ils doivent montrer, dans le cas d'un téléphérique à système bicâble à un seul câble tracteur pourvu
d'un frein de chariot, que la rupture du câble tracteur, tant avant qu'après l'entrée en jeu du frein de
chariot, ne risque pas de provoquer le déraillement du chariot, celui-ci devant conserver une
action d'appui sur le câble porteur (ou sur les câbles porteurs) au moins égale au dixième de ce
qu'elle était immédiatement avant la rupture. Il pourra n'être tenu compte dans ces calculs, ni de
l'action du vent, ni des effets des mouvements éventuels des occupants du véhicule. S'il existe un
amortisseur des oscillations longitudinales, les calculs devront justifier que cet amortisseur ne
compromet pas l'appui du chariot sur les câbles, et ils pourront tenir compte de l'action du dit
amortisseur à condition que les garanties nécessaires soient données sur son efficacité.
Il convient d'étudier séparément les phases successives de l'arrêt du véhicule, la première
correspondant généralement aux effets de la seule rupture du câble, la seconde aux effets de
l'entrée en jeu du frein, appelée à survenir au bout d'un temps déterminé, et la troisième aux
oscillations du véhicule après l'arrêt du chariot.
A5 – 5.3.5.6.6 - Calcul des puissances motrices et de forces de freinage à appliquer dans les
différentes circonstances de l'exploitation
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Version 2
A5 - 5.4.1 - CÂBLES
A5 - 5.4.1.1.1 - Généralités
Tous les câbles neufs doivent respecter les prescriptions ci-après.
Au sens du présent document, pour le calcul du coefficient de sécurité S ci-après, on retiendra
comme définition de la charge de rupture minimale MBF celle de la norme NF EN 12385-1 article
5.4.1.
Au sens du présent document, la valeur de la tension du câble T retenue pour le calcul du
coefficient de sécurité S ci-après sera la valeur maximale calculée. Pour les installations
nouvelles, cette valeur doit tenir compte de la surtension au démarrage.
Le coefficient de sécurité du câble est le rapport entre la charge de rupture minimale et la force de
tension du câble : S= MBF/T
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Version 2
Hors exploitation
En référence aux actions dues aux conditions climatiques définies à l'article A5 - 5.3.3.
Coefficient de sécurité
Câble porteur, S 2.25
porteur-tracteur et
tracteur
Câble d’évacuation Câble en boucle en dehors des opérations S 2.75
et câble de d’évacuation et de récupération
récupération
Câble de S 2.00
signalisation et
câble de hauban
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Version 2
Le tableau D (Cas de charge n°1) du chapitre A10 illustre les paramètres à utiliser pour ce calcul
dans le cas du câble porteur-tracteur d’un téléphérique monocâble.
Si les conditions données dans le tableau ci dessus ne sont pas respectées, on devra respecter les
rapports d'enroulement donnés dans le tableau ci-après.
Rapports d'enroulement
Câble porteur Sabot de gare Glissement et flexion du câble D
500
d
Sabot de ligne D
500
d
Sabot de déviation En absence de tout glissement D
65
d
Tambour d'ancrage En absence de tout glissement D
65
d
Câble de tension et Sabot de gare : Glissement du câble D
sécurisation 500
d
Clos Sabot de déviation : En absence de D
tout glissement 65
d
Tambour d'ancrage D
65
d
Multi-torons Tambour d'ancrage D
20
d
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Version 2
c) la charge d'appui minimale doit être au moins égale à la résultante des effets d'un vent vertical
ascendant agissant sur la moitié de la corde de chaque portée adjacente ou le cas échéant des
cordes de portées adjacentes fictives définies en A3 - 7.2.1.2 , avec une pression du vent q = 500
N/m2. Pour le calcul des charges d'appui minimales, l'influence des étaux ne doit pas être prise en
considération.
d) La sécurité d'appui du câble porteur sur les sabots doit être justifiée en déterminant la pression
critique du vent qcrit pour chaque côté du sabot selon la formule en e) et en vérifiant que :
- en exploitation, qcrit 250 N/m² ;
- hors exploitation, qcrit 1000 N/m² .
Cependant, la pression dynamique critique hors exploitation peut être de 250 N/m² à 1000 N/m²,
si d’autres mesures contre un déraillement sont prises (par ex : montage d’un dispositif de
protection contre le déraillement).
On se reportera à l’EN 13223.
où :
d diamètre nominal du câble porteur [m] ;
R rayon du sabot [m] ;
α 90° moins la moitié de l'angle d'enroulement du sabot ;
ΣT somme de la tension minimale du câble porteur et éventuellement de la tension
minimale du câble tracteur [N], voir paragraphe ci-après ;
Cf coefficient de force respectif des câbles et du véhicule ;
Aref surfaces frappées par le vent [m2].
Pour calculer ΣT, on tiendra compte de la tension du câble tracteur, si les câbles tracteurs, les
contrecâbles et le véhicule exercent une action sur le câble porteur (par ex. par les cavaliers ou le
véhicule). On supposera, en outre, en exploitation, qu'un véhicule se trouve immédiatement avant
l'appui et hors exploitation, que les câbles sont vides.
Pour calculer, Σ(Cf Aref) on tiendra compte des actions résultant des câbles mobiles et/ou du
véhicule par analogie avec les prescriptions du paragraphe précédent.
On prendra pour longueur du câble la moitié de celle de la corde de la portée située avant l'appui
ou le cas échéant la moitié de la corde de la portée fictive selon l’article A3 – 7.2.1.2.
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Version 2
Si le câble tracteur peut glisser dans l’attache après le heurt d’un véhicule contre un obstacle fixe,
la distance entre l'attache et l'épissure doit correspondre au moins à 1,5 fois la distance d'arrêt.
- entrée en action simultanée des deux freins lorsqu'elle n'est pas empêchée de
façon sûre.
Le frein de service et le frein de sécurité doivent avoir chacun leur propre surface de freinage. Des
exceptions peuvent être admises dans des cas justifiés s'il est démontré que le système présente
une sécurité équivalente.
Des dispositions constructives doivent être prises pour protéger les surfaces de freinage contre
l'encrassement, en particulier par l'huile et la graisse.
L'efficacité des freins doit être assurée quelles que soient les conditions atmosphériques.
Lorsqu’un frein peut être actionné automatiquement ou bien à la main, l'utilisation de la
commande manuelle ne doit pas empêcher l'entrée en action automatique du dit frein et
réciproquement.
A5 - 5.4.2.3 - Adhérence sur une poulie motrice ou sur une poulie freinée
Le tableau E du chapitre A10 illustre les paramètres à utiliser pour vérifier les prescriptions ci-
dessous.
Si l'on désigne par T et t les tractions qu'exerce un câble tracteur ou porteur-tracteur de part et
T
d'autre d'une poulie motrice ou freinée, T étant la plus élevée de ces tractions, le rapport doit,
t
dans toutes les circonstances de l'exploitation, satisfaire la condition suivante :
T 0,9 f
e
t
Dans cette formule, e est la base des logarithmes naturels, l'angle d'enroulement mesuré en
radians et f la valeur minimale telle qu'elle résulte de l'expérience acquise compte tenu de
l'influence du graissage, des conditions atmosphériques ainsi que du coefficient de frottement du
métal du câble sur la surface de gorge de la poulie. Pour les garnitures souples, on prendra f = 0,3.
Pour des produits différents, des valeurs différentes devront être justifiées.
Pour l'application de la condition précédente à une poulie de rayon R, mesuré en fond de gorge,
sur laquelle on exerce brusquement un effort de freinage tangentiel S en supprimant
simultanément l'effort moteur auquel elle était éventuellement soumise avant le déclenchement du
frein, il conviendra de tenir compte, dans l'évaluation des tractions T et t à tout instant, des effets
de l'inertie et de l'aptitude à la déformation de l'équipage mobile. Toutes les justifications
nécessaires devront être données à ce sujet dans les calculs.
Le calcul doit faire état, le cas échéant, d'une certaine progressivité dans l'entrée en jeu des freins,
le caractère plus ou moins brutal de cette entrée en jeu constituant un élément déterminant du
phénomène de la rupture de l'adhérence.
A défaut d'autres justifications, on pourra considérer que l'adhérence au cours du freinage reste
assurée si, pour toutes les positions possibles et dans tous les cas de charge possibles des véhicules
(ou, exceptionnellement, du véhicule s'il n'y en a qu'un seul en ligne), il est satisfait à la
condition :
0,25 To 1,75 to 1,75 S 0,9 fa
e
1,75 To 0,25 to 1,75 S
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Version 2
Dans cette formule, To est la plus grande et to la plus petite des tractions exercées par le câble sur
la poulie immédiatement avant le freinage. S, effort tangentiel de freinage, défini plus haut, est
considéré comme essentiellement positif.
Il convient, enfin, tout en satisfaisant aux prescriptions qui précèdent, d'éviter d'aller sensiblement
au-delà et de provoquer ainsi une adhérence exagérée du câble sur la poulie d'entraînement, ce qui
pourrait engendrer des désordres en cas d'arrêt brusque accidentel des parties mobiles de
l'installation. Le constructeur devra justifier que la valeur de prise en compte dans les formules
indiquées ci-dessus, conduit à une sécurité de l'adhérence suffisante sans toutefois être excessive.
A5 – 5.4.3 - FONDATIONS
A5 – 5.4.3.1 Généralités
Toutes les justifications devront s'appuyer sur les conclusions du rapport du géotechnicien.
Reconnaissance préalable
Le tracé de l'appareil fait l'objet d'une reconnaissance préalable permettant de déterminer les
problèmes spécifiques pouvant avoir des incidences sur la pérennité des fondations, la stabilité
d'ensemble et de fouille.
État à considérer pour tous types de fondations
Les justifications seront apportées vis-à-vis de :
– ELS et ELU de mobilisation du sol
– ELS (fréquent et rare) de décompression du sol ;
– ELU d'équilibre statique ;
– ELU de glissement ;
– ELU de stabilité d'ensemble (éventuellement).
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Version 2
– ELU
Cet ELU correspond au basculement de la semelle ; il concerne essentiellement les sols de
bonnes caractéristiques pour lesquelles la seule vérification des états limites de mobilisation
du sol ne peut apporter une sécurité suffisante.
Vérification : Sdc≤ 70% de S (suivant schéma ci-dessus).
Il s'agit d'une disposition pratique qui couvre tous les cas de multidirection des efforts et
dissymétrie de la fondation. Dans le cas particulier d'une semelle symétrique et d'unidirection
des sollicitations, cela correspond à une sécurité au renversement de 1,25.
A noter que cette règle légèrement différente de celle du fascicule 62 titre V, tient compte de
l'importance des efforts horizontaux.
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Version 2
principes de calculs
remarques sur les notations : dans la suite, les lettres « σ » se rapporte aux contraintes induites
par la structure sur le sol ; les lettres « q » désignent les contraintes autorisées par le sol et la
géométrie de la fondation. Ce choix, qui s'écarte quelque peu du fascicule 62-V, a l'avantage de la
simplicité.
– Modèle de fonctionnement
Remarque : Les frottements latéraux, les butées de la semelle coulée à pleine fouille et les coins
de terre situés sur le pourtour de la fondation ne sont pas pris en compte pour le dimensionnement,
ce qui est sécuritaire. Mais a posteriori, après réalisation des fondations, s’ils existent, il parait
possible de les prendre en compte pour des justifications particulières inhérentes aux aléas de la
réalisation.
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Version 2
Justifications
Les justifications schématiques présentées dans ce qui suit ne sont orientées que dans une seule
direction. Il y a lieu de traiter le problème dans les deux directions transversales et longitudinales .
Pour cela, on fera un calcul composé (par exemple méthode Hahn).
En général, ce sont les sollicitations transversales par rapport à l'axe de la ligne qui sont
prépondérantes pour les massifs de ligne et longitudinales pour les massifs d'extrémité.
– ELS et ELU de mobilisation du sol :
ELU : son but est d'éviter la formation d'un mécanisme de rupture dans la masse de sol en
interaction avec la fondation. L'atteinte de cet état limite à pour conséquences un déplacement
de grande amplitude de la fondation d'où risque de ruine de la structure portée.
ELS : son but est de limiter les sollicitations du sol à un domaine où sa loi de comportement
peut être considérée comme réversible et linéaire.
3σ s max σ s min
avec σ s =
4
Cette vérification doit être faite en ELS et en ELU, pour lesquelles le géotechnicien a indique, de
manière directement exploitable, par simple comparaison , les contraintes de calcul q.
Lorsque le sol d'assise ne peut donner lieu à un glissement d'ensemble ( voir plus loin ELU de
stabilité d'ensemble) et en ce qui concerne la proximité de fondation, il est conseillé de respecter
la règle suivante :
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Version 2
– ELU de glissement
Il correspond à un mécanisme de rupture par un glissement à l'interface sol-semelle ou à son
voisinage.
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Version 2
Σ moments résitants
Vérification: On vérifie qu'à l'ELU: 1
Σ moments moteurs
avec les paramètres de calcul suivants:
tgφ
– Angle de frottement:
1,2
c
– Cohésion:
1,5
On effectuera cette vérification dans les deux situations suivantes:
– situation initiale, en l'absence de fondation;
– situation finale, en tenant compte de la présence de fondation.
Pour ces vérifications, on utilisera une combinaison spécifique ELU. Se reporter au fascicule 62
titre V.
L'étude de la stabilité d'ensemble sera effectuée par des méthodes courantes telle la méthode de
Bishop simplifiée ou celle des perturbations.
Pour l'équilibre sur versant, on préconisera de faire l'étude de stabilité sur une longueur L
horizontale au moins égale à 3 fois la hauteur de la fondation H.
L ≥ 3H
Une étude de stabilité d'ensemble, surtout lorsqu'elle concerne l'ensemble d'un versant, nécessite
des moyens relativement lourds. L'opportunité d'une telle étude doit être appréciée lors de la visite
du site, en fonction des risques encourus au niveau de la pérennité de l'ouvrage et de la sécurité
des personnes transportées. L'intervention d'un géologue peut être nécessaire.
On notera que le cas d'une rupture circulaire présentée sur la figure précédente est en général
commune aux sols meubles. Dans le cas des sols rocheux, les glissements se produisent au niveau
des discontinuités (glissements plans ou dièdres de glissement).
Données géotechniques utiles au calcul
– En ELU: contrainte de calcul sous la fondation: q à l'ELU
– En ELS: contrainte de calcul sous la fondation: q à l'ELS
Ces deux valeurs peuvent être indiquées par exemple sur un diagramme du type suivant:
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Version 2
Généralités
Les massifs de fondations sont souvent soumis à des efforts de traction et de renversement
importants auxquels on s'oppose par le poids et les dimensions du massif. L'utilisation de tirants
d'ancrage (passifs ou actifs), qui mobilisent un poids de sol de fondation en l'attachant au massif,
permet de réduire notablement l'importance du massif, tout en assurant sa stabilité.
Cette technique semble particulièrement judicieuse à employer dans les sols rocheux.
Les dispositifs sont généralement constitués d'une armature métallique rectiligne bloquée à l'une
de ses extrémités contre la structure à ancrer. L'effort de traction qui sollicite est équilibré par la
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Version 2
mobilisation de la résistance du sol au niveau d'un dispositif d'ancrage (voir schéma ci-après).
L'armature possède, dans la plupart des cas, une longueur libre (non scellée au terrain).
Dispositif d'ancrage
Il en existe de nombreux types. Dans le cas présent nous ne citerons que la réalisation de tirants
dont l'armature est mise en place dans un forage et scellée au terrain par injection gravitaire ou
sous pression d'un coulis ou mortier de scellement.
On distingue la partie libre sans liaison avec le terrain, de la partie scellée au sol qui assure la
tenue du tirant.
La partie supérieure de l'armature est scellée directement dans le massif en béton armé à ancrer.
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Version 2
La mise en œuvre de ce type de tirants passifs est réalisable dans pratiquement tous les types de
terrains, meubles ou rocheux. Le dispositif d'ancrage est constitué d'un bulbe de scellement qui
assure le transfert des efforts de l'armature au terrain.
L'armature est protégée sur toute sa longueur de scellement par une gaine ondulée ou crénelée
pour permettre la transmission des efforts au terrain environnant par le coulis de scellement. Cette
protection permet de répondre aux exigences particulières, notamment vis-a-vis de la corrosion.
Contrôle périodique des tirants précontraints
Après leur réalisation. ils doivent faire l'objet d'une surveillance pendant la durée de vie de
l'ouvrage. Habituellement, cette surveillance consiste à vérifier que la tension reste sensiblement
constante.
Une fondation comprend généralement plusieurs pieux ou micropieux relies à la partie supérieure
par une semelle de liaison.
Pour les pieux, les diamètres courants sont compris entre 400 et 2500 mm, voire plus dans certains
ouvrages particuliers de génie civil. Leur longueur H peut être supérieure à 40 m.
Les micropieux ont un diamètre B limite a 250 mm.
Le matériau constitutif peut être soit du béton armé, soit du béton précontraint, soit des éléments
métalliques.
Les fondations de ce type doivent être conçues conformément aux prescriptions du fascicule 62
titre V.
- Les pieux
Principes de fonctionnement des pieux
Les charges sont reportées sur une couche de terrain compacte en profondeur. Elles sont reprises
par le frottement latéral du sol sur le pieu et par la pointe.
Les pieux sont susceptibles de reprendre des efforts normaux, des efforts tranchants et des
moments fléchissants.
Il convient de prendre en compte l'éventuelle existence d'efforts parasites dus au sol, tels que la
poussée latérale des terres, ou le frottement négatif, qui peuvent être préjudiciables à la tenue de la
fondation, si les pieux n'ont pas été calculés pour les supporter. Il peut y avoir aussi des effets
particuliers (effet de groupe par exemple) dus à la présence d'un grand nombre de pieux
rapproches. Le cas échéant, ces phénomènes doivent être pris en compte par le géotechnicien.
Type de pieux
Le type de technique employé pour leur réalisation doit être adapté notamment à la nature du
terrain devant les recevoir.
On distingue au moins deux grandes catégories de techniques :
– les pieux forés
– les pieux battus
Pour les pieux forés, la mise en place s'effectue sans refoulement du sol (réalisation préalable d'un
forage). Les pieux battus sont mis en place par refoulement du sol encaissant. Dans ces deux
classes, on distingue de nombreuses variantes selon les technologies et les matériaux employés.
Essais de pieux
Ce sont des essais de chargement en vrai grandeur (norme NF P 94-150-1) réalisés sur des pieux
n'appartenant pas à l'ouvrage. Ils sont destinés à fixer les paramètres de calcul (Qc, Qu ...) des
pieux. I .
Contrôle de l'intégrité des pieux
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Version 2
Le contrôle de l'intégrité des pieux porte sur la continuité du fut du pieu (surtout pieu foré en
béton), la résistance mécanique du béton, et la bonne qualité du contact sol/pieu.
Il existe différentes méthodes de contrôles :
- méthodes non destructives
• exemples : - essai sonique par transparence
- essai d'impédance mécanique
- méthode destructive
• exemple : - carottage
Les micropieux
Généralités
Il s'agit d'un pieu foré dont le diamètre est inférieur à 250 mm. I1 peut être vertical ou incliné. il
ne peut pas reprendre d'effort tranchant. Dans les sols mous les micropieux doivent être justifiés
au flambement lorsqu'ils travaillent en compression.
Le forage peut être équipé d'armature (tube ou barre d'acier). L'armature est scellée au terrain sur
toute sa longueur par injection d'un coulis de ciment.
Le DTU 13.2 et le fascicule 62 titre V distinguent quatre types de micropieux qui diffèrent selon
la présence ou non d'armature et selon le mode de scellement. Les micropieux de type 1, au sens
des documents susvisés ne sont pas autorisés pour les ouvrages de remontées mécaniques.
Protection contre la corrosion
Pour les micropieux, une protection identique à celle des tirants d'ancrage passifs (voir paragraphe
A5 - 5.3.2.3.5 ) sera prévue.
Essais des micropieux
La valeur des paramètres de charges dépend beaucoup des conditions d'exécution, la réalisation
d'essais préalables ou de conformité est de ce fait fortement recommandée pour déterminer ou
vérifier les valeurs de Qc (Qtc) et Qu (Qtu).
Les essais de chargement sont de même nature que ceux concernant les pieux.
Le micropieu d'essai ne doit pas être réutilisé dans l'ouvrage.
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Version 2
Généralités
La pression exercée sur le béton (σbc ) par le coté le plus chargé de la platine ne doit pas dépasser
la contrainte mobilisable à I'ELU, dans l'hypothèse d'une répartition linéaire.
Les boulons d'ancrage sont sollicités en traction (Fs) seulement, et ne doivent pas subir d'effort de
cisaillement ou de flexion.
Lorsque la conception de l'ancrage recourt à la précontrainte, la détermination de la valeur de
précontrainte à mettre en œuvre à l'origine doit prendre en compte les diverses pertes prévisibles
(fluage, relaxation, retrait...).
En ce qui concerne la reprise d'effort tranchant (T), il faut distinguer deux cas d'application.
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Version 2
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Version 2
Les méthodes de calcul des bêches et des butées sont données plus loin dans cet article.
Méthode de calcul
hypothèses
– Les sections planes restent planes.
– Le diagramme contrainte-déformation du béton est linéaire.
– Le coefficient d'équivalence est n = 15.
– L'effort tranchant est équilibré par adhérence ou par une bêche.
– Le calcul est présenté ici dans une seule direction.
Lorsque le moment d'encastrement n'est pas dirigé suivant l'un des axes principaux d'inertie de la
surface d'appui, on peut, à défaut de calcul complet en flexion déviée, admettre que les pressions
maximales sur le béton, et les tractions maximales sur les boulons d'ancrage, s'obtiennent en
additionnant les effets des composantes du moment dans les deux plans principaux.
Calcul
Il s'agit d'un calcul "ELS" (diagrammes linéaires), avec des sollicitations "ELU", qui sont
comparées aux contraintes mobilisables a 1'ELU.
Les relations pour calculer σbc et A sont fonction de la géométrie de la platine.
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Version 2
Vérifications
1) Vis-a-vis du béton
0,85 f c28 0,85 f c28
On vérifie : σ bc f bu= (= pour combinaisons accidentelles)
1,5 1,15
Avec fc28 = résistance caractéristique du béton
La valeur fbu peut être majorée, moyennant l'application des règles sur les "pressions localisées" :
voir article A.8.4 du BAEL 91.
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Version 2
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Version 2
e8R
σ bc
E
Avec : R= rayon de la plaque
E= module d'élasticité de la plaque
Il s'agit d'un critère de rigidité, obtenu en considérant la plaque appuyée sur ses bords, avec
application de la force F en son centre et limitation de la flèche à 1/100e de R.
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Version 2
Le type 1 nécessite de prévoir une réservation qui sera ensuite remplie en béton ou résine, après
positionnement de la superstructure.
Nous nous attacherons donc à étudier le deuxième modèle, dont la conception parait plus adaptée,
pour les ouvrages de remontées mécaniques. En règle générale, les bêches sont constituées par des
profilés du commerce type HE ou IPE.
Bêche ou butée
La bêche est considérée comme rigide, cette notion de rigidité étant liée au rapport L/a < 3 à 4.
Les sections planes restent planes.
La répartition des contraintes sur le béton est linéaire.
La valeur h prend en compte un calage éventuel.
D'autres hypothèses de comportement peuvent être envisagées ; notamment celles basées sur la
notion de ressorts équivalents.
a) Bêches
1) Compression maximale du béton
Le modèle de comportement est celui d'un poteau noyé dans le béton, soumis à un effort
horizontal.
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Version 2
Les ailes de la bêche sont soumises à la pression du béton. mais la flexion locale par rapport à un
axe vertical des éléments de plaque que constituent ces ailes est partiellement empêchée par le
béton qui les entoure, et qui s'oppose à toute déformation appréciable de ces éléments.
b
On se limitera à vérifier que le rapport 20
e1
Le contact profile-béton s'effectue sur l'extérieur et l'intérieur des ailes : b et b*, b* correspondant
à la capacité de cisaillement du béton confiné (b* = 0,32 a).
On aura donc une largeur efficace B = b + 0,32 a.
L L3h
Les calculs donnent : y=
3 L2h
T T
σ bc= 4L6h σ 1bc= 2L6h
BL² BL²
On doit vérifier :
σbc et σ1bc ≤ fbu
2) Vérification de la section de bêche
On vérifiera notamment la résistance de l'âme au cisaillement.
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Version 2
b) Butée
1) comportement vis à vis de la compression maximale du béton
a
L'efficacité de la butée conduit à vérifier sa déformation maximale ou à limiter le rapport
L
(par exemple 0,33)
2T
σ bc=
bL
on doit vérifier σbc ≤ fbu
2) Vérification de la section de la butée
On doit vérifier la résistance de la section à la flexion et au cisaillement.
3) transmission des efforts au béton
Si un calage est envisagé, il y a lieu de vérifier les contraintes localisées et le ferraillage de
frettage éventuellement nécessaire.
A5 – 5.4.5.1 - Adaptation
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Version 2
Les problèmes les plus fréquemment rencontrés sur le terrain sont illustrés par les schémas qui
suivent ; il ne s'agit pas d'une liste exhaustive, étant donné la variété des situations possibles. Ces
cas de figure sont accompagnés d'un certain nombre de solutions possibles. Il en existe bien
évidemment d'autres qui peuvent, dans certains cas, être plus adaptées. Toute adaptation doit
faire l'objet d'une validation soumise au maître d'œuvre et au bureau de contrôle technique,
et figurer dans le dossier de récolement.
A5 – 5.4.5.1.1 - Le terrain présentant les caractéristiques requises n'est pas atteint sous tout ou
partie de la fondation
Cette disposition peut également être adoptée pour atteindre le niveau hors gel sur la partie aval de
la fondation.
D'une manière générale le sol de fondation doit être homogène pour prévenir tout risque de
tassements différentiels. Le gros béton n'est généralement pas armé, il peut néanmoins être
"solidarisé" avec la semelle par le biais de fers en attente.
S'il n'est pas possible d'atteindre un sol de meilleure qualité, une solution consiste à augmenter les
dimensions du massif jusqu'à atteindre des valeurs de pressions compatibles avec le sol rencontré.
Cette adaptation géométrique peut conduire à un épaississement de la semelle lié aux règles de
calcul du béton arme. Cette surlargeur est généralement réalisée pour avoir la meilleure efficacité
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Version 2
vis-a-vis des efforts dimensionnants, perpendiculairement à l'axe de l'appareil pour les ouvrages
de ligne, dans l'axe de l'appareil pour les ouvrages d'extrémité. Toutefois les sujétions du terrain
peuvent amener à d'autres dispositions.
Pour des cas extrêmes il peut s'avérer nécessaire de déplacer l'ouvrage ou faire appel à des
techniques particulières telles que la mise en œuvre de micropieux.
Un sol de bonne qualité peut présenter des hétérogénéités telles que veines d'argile ou poches de
terrain à faible caractéristique mécanique. Il faut alors curer la zone en question et remplacer ce
matériau par du gros béton.
A5 – 5.4.5.1.4 - Le bon sol ne peut pas être atteint sur la totalité de la surface d'assise (sol
rocheux)
Ce cas de figure peut se présenter sur un sol rocheux présentant un défaut important et brusque.
La semelle peut être excentrée par rapport au plot et éventuellement ancrée au rocher pour en
diminuer les dimensions (reprise des efforts hors exploitation uniquement).
L'impossibilité de remblayer la fondation en présence d'un devers important est un cas de figure
équivalent comme le montre la figure suivante.
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Version 2
A5 – 5.4.5.1.6 - Drainage
Un drainage plus ou moins sophistiqué peut être nécessaire pour assurer la pérennité de l'ouvrage.
Nous distinguerons les drainages internes et externes à l'ouvrage.
- Drainage interne
Il s'agit d'évacuer une venue d'eau à l'intérieur de la fouille pour éviter la stagnation. Il s'agit
généralement de disposer un drain du commerce en fond de fouille (contre la semelle par
exemple) et de prolonger celui-ci dans la pente pour obtenir une évacuation gravitaire. Le drain
sera protégé efficacement vis-a-vis des risques de colmatage.
- Drainage externe
Ce type d'intervention est destiné à traiter la zone d'implantation de la fondation afin de prévenir
des venues d'eau importantes ou agressives et garantir la stabilité de pente. Il peut s'agir de drains
en pierre sèche, de drains du commerce (tuyau plastique crépiné en usine) ou d'une combinaison
des deux solutions. Pour assurer l'efficacité du drainage dans le temps, il est nécessaire de protéger
le drain du colmatage par le biais d'une enveloppe géotextile faisant office de filtre.
En cas d'impossibilité de mise en œuvre d'un drainage efficace, il est toutefois possible de se
fonder au-dessous du niveau d'eau (niveau permanent ou exceptionnel) ; la stabilité du massif doit
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Version 2
alors faire l'objet d'un calcul en déjaugeage et toutes précautions doivent être prises pour la mise
en œuvre du béton et l'évaluation de l'agressivité du milieu.
Une attention particulière doit être apportée aux exutoires des eaux de drainage afin d'éviter toute
érosion en cas de débit significatif.
A5 – 5.4.5.2.1 - Bétonnage
L'ordre d'exécution du bétonnage n'est donné qu'après accord du maitre d'œuvre et en particulier
après conclusions probantes de l'épreuve de convenance.
La norme NF EN 206/CN permet une estimation du temps de transport admissible en fonction de
la température.
Contrôle
Au cours du bétonnage, des éprouvettes de contrôle seront prélevées par l'entreprise le plus près
possible du lieu de coulage du béton, selon les possibilités d'accès, à raison d'une série d'au moins
trois éprouvettes par lot de béton. On entend par lot un massif d'extrémité coulé d'une pièce, ou
deux ou trois massifs de ligne coulés au cours d'une même demi-journée, par exemple.
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sont alors fortement altérées. Au dessous de 0°C. La prise et le durcissement sont complètement
arrêtés.
Les précautions à mettre en œuvre sont fonction de la sévérité du froid. D'un point de vue
théorique, elle visent à assurer une résistance en compression supérieure ou égale à 5 MPa au
moment ou le gel survient. Cinq "classes de froid" peuvent être identifiées (dans tous les cas, un
thermomètre maxi /mini sera utilisé).
2/ Par gel faible et intermittent, on peut de plus combattre l'action du froid par des accélérateurs
de prise.
3/ Par temps de gel modéré et continu (-5<T<0 °C), il faut que les constituants, ciment et
agrégats, soient à une température supérieure à 0°C. Aux précautions précédentes, on rajoutera le
chauffage de l'eau et des granulats. La centrale de béton doit être calorifugée. Les coffrages et
armatures doivent être réchauffés à la vapeur, par exemple, et calorifugés.
4/ Gel fort (- 10°C<T<- 5°C) : en sus des précautions précédentes, il faut absolument chauffer le
béton pendant trois jours au moins et bien l'isoler.
5/ Pour des températures inférieures a -10°C, le bétonnage est fortement déconseillé. S'il ne
peut être évité, il est indispensable de bétonner sous abri afin de maintenir une température
minimale de 5°
A5 – 5.4.5.2.5 - Remblaiement
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Version 2
doivent assurer la pérennité du remblai dans le temps et prévenir tout risque de déchaussage de la
fondation.
Les matériaux mis en œuvre doivent être exempts de matières végétales (souches), et de densité
voisine de celle prise en compte pour le dimensionnement du massif.
Le remblai doit être disposé symétriquement par rapport aux élévations afin de prévenir toute
fissuration en cas de mise en place rapide après décoffrage. Cette disposition permet également de
prévenir les tassements différentiels pouvant nuire au bon alignement des massifs.
A5 – 5.4.5.3.1 - Généralités
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Version 2
Par ailleurs, des jeux de cales de différentes épaisseurs permettent un ajustement précis et
minimisent les empilages.
Si les cales, au droit des tiges, ne sont pas suffisantes vis-a-vis de la justification à la pression sur
le béton, il peut être nécessaire de placer des cales supplémentaires entre tiges.
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Version 2
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Version 2
L’étendue de contrainte calculée correspondant au passage d’un véhicule sur le pylône est
multipliée par un coefficient d’amplification dynamique: γD =1,2.
Un dispositif doit être à disposition sur l'installation, apte à réaliser des contrôles du câble tracteur
sur toute sa longueur par la méthode magnéto-inductive.
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Version 2
A5 - 5.6.1.3 - Largeur
La largeur des voies de circulation pour les usagers doit être déterminée en fonction du débit de
l'installation. Elle doit être de 1,25 m au minimum, sauf pour les postes de contrôle des titres de
transport et les accès aux télésièges et téléskis.
S'il est prévu de transporter des handicapés en fauteuil roulant, les voies de circulation doivent
respecter les prescriptions réglementaires en vigueur ainsi que celles de l'article A5 - 5.2.
Pour l’accès aux télésièges des personnes en fauteuil ou sur des engins de glisse pour handicapés,
des dispositions adaptées seront prévues, notamment une zone d’attente sensiblement horizontale.
A5 - 5.6.1.4 - Rambardes
Les voies de circulation des usagers doivent être équipées de rambardes rigides à tous les endroits
où il y a danger de chute, c'est-à-dire si elles sont à une hauteur de plus de 1 m par rapport au sol
environnant. Ces rambardes doivent être conformes à la norme NFP0-012. Les mêmes
dispositions sont applicables en cas d'utilisation de barrières mobiles au bord des quais.
Dans les stations où l'embarquement ou le débarquement des usagers se fait de plain-pied, la
distance horizontale entre les quais et les véhicules ne doit pas être supérieure à 0,05 m. sur au
moins la largeur maximale de passage permise par l'ouverture des portes.
Le dispositif de rattrapage doit être en saillie horizontale d'au moins 3,0 m et doit être aménagé
pour couvrir la zone non protégée par des rambardes augmentée d'au moins 0,5 m des deux côtés.
Dans le cas des télésièges, il faut également tenir compte de l'espace enveloppe et des exigences
selon A3-7.3.
A5 - 5.6.2.1 - Définitions
On appelle poste de conduite un lieu d'où le conducteur peut arrêter l'installation et remplir une
mission de surveillance.
On appelle poste de commande le lieu où le conducteur peut réarmer et remettre en marche
l'installation en ayant accès à la totalité de l'information relative à l'état des sécurités à l'exception
de celles correspondant aux fonctions de la gare retour. Il ne peut exister qu'un seul poste de
commande par installation, complété éventuellement par un pupitre déporté tel que prescrit à
l'article D1 - 1 du présent document.
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Version 2
A5 - 5.7 - DIVERS
même lorsque le câble a déraillé et est tombé dans les rattrape-câbles du pylône le plus proche de
la station.
Un dispositif permettant de retirer un véhicule défectueux de la voie principale doit être prévu
dans une au moins des stations des installations à attaches découplables sans voie de garage.
A5 - 5.7.3 - SIGNALISATION
Les indications suivantes doivent être portées sur les supports de ligne :
- numérotation continue des supports ;
- interdiction d'accès aux personnes non autorisées.
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Version 2
b) être marqués clairement et en permanence de façon que les parties de l'installation qui ont été
débranchées puissent être facilement identifiées.
L'interrupteur principal doit pouvoir être ouvert sans moyens auxiliaires spéciaux même lorsque
les portes des armoires sont ouvertes.
Les interrupteurs principaux doivent être installés dans une armoire séparée ou dans l'armoire de
commande normale et protégés contre un contact accidentel. Aucun autre interrupteur ou borne ne
peut être montée dans le 1er cas dans la même armoire ni, dans le 2ème cas, sous le même capot.
Lorsque l’interrupteur principal de l'entraînement principal se trouve en dehors du local de
commande ou s'il n'est facilement accessible depuis celui-ci, il doit pouvoir être actionné à
distance depuis ce dernier.
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Version 2
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Version 2
Les liaisons phoniques internes de l’installation doivent rester en état de fonctionner même lors
d’une panne du secteur et en cas de déclenchements d'arrêt d'urgence par les circuits de sécurité de
ligne par suite de l'action de fonctions de sécurité ou de dispositifs d’arrêt d’urgence ainsi qu’en
cas de chevauchement de câble sur l’une des voies.
Elles doivent également rester en état de fonctionner si des fonctions de sécurité sont
partiellement ou complètement mises hors service.
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Version 2
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Version 2
Article 17 de l'arrêté du 07 août 2009 - Généralités sur l'emploi et la réutilisation des
constituants de sécurité et du génie-civil
I. - Sauf accord du service de contrôle, seuls des constituants de sécurité et du génie-civil conçus
après le 17 mai 1989 peuvent être récupérés.
II. - Les constituants de sécurité et du génie-civil récupérés doivent respecter les exigences ci-
dessous :
a) Le domaine d’utilisation doit être compatible avec les interfaces et, le cas échéant, avec la
nouvelle fonction du constituant et du génie-civil. Le domaine d’utilisation est déterminé sur la
base du référentiel d’origine du constituant et du génie-civil ;
b) La récupération d'un constituant de sécurité et du génie-civil reste subordonnée à son état
(absence de fissures, de déformation, de corrosion, etc. ) et à la possibilité d'en juger, notamment
vis-à-vis des phénomènes d'usure et de fatigue et particulièrement lorsque les conditions d'emploi
sont sensiblement différentes ;
c) Le comportement antérieur des constituants de sécurité et du génie-civil récupérés et les
nouvelles sollicitations auxquelles ils sont soumis doivent être pris en compte ;
d) Tout constituant de sécurité et du génie-civil dont la tenue en service a nécessité un suivi
particulier ou des modifications ne peut être récupéré, sauf si des prescriptions spécifiques
l'autorisent ;
e) Lorsque des constituants de sécurité récupérés sont issus d’une conception de plus de quinze
ans, celle-ci doit être réévaluée au regard des dispositions prévues dans les règles techniques en
vigueur, de façon à identifier les éventuels écarts de fonctionnalité ayant un impact significatif sur
le niveau de sécurité des constituants et les modifications permettant de résorber ces écarts.
III. - Sans préjudice du e), lorsque des constituants de sécurité ou du génie-civil récupérés sont
modifiés, la conception de leur modification :
–respecte les règles techniques en vigueur ou à défaut les règles techniques qui leur étaient
applicables à l'origine sans pour autant être antérieures au 17 mai 1989 ;
–est examinée par un vérificateur agréé au titre de contrôleur technique indépendant ou un maître
d’œuvre.
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Version 2
En outre, si des constituants de sécurité maintenus en service sont modifiés ils doivent satisfaire
aux exigences ci-dessous :
– la conception de leur modification doit respecter les règles techniques en vigueur ou à défaut
les règles techniques qui leur étaient applicables à l'origine, sans pour autant être antérieures
au 17 mai 1989.
– la conception de leur modification doit bénéficier d’un deuxième regard réalisé par une
personne agréée.
Article 18 de l'arrêté du 07 août 2009 - Généralités sur l'emploi et la réutilisation des câbles
Pour toute réalisation d’un téléphérique nouveau ou toute modification substantielle d’un
téléphérique, seuls des câbles neufs peuvent être utilisés, à l’exception des câbles porteurs-
tracteurs qui peuvent être réutilisés pour une fonction identique ou comme câble de hauban, sous
certaines conditions.
Notamment tout câble réutilisé fait l’objet :
- préalablement à sa réutilisation d’un contrôle non destructif et d’un contrôle dimensionnel et
d’un examen visuel ;
- une fois installé, d’un nouvel examen comportant un contrôle non destructif et un contrôle
visuel. Les contrôles sont renouvelés l’année suivante puis aux échéances prévues par l’annexe 1
au présent arrêté et comptées à partir de la première mise en exploitation de ce câble.
Ces contrôles sont réalisés par un vérificateur agréé.
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Version 2
Pour la réalisation d’un téléphérique, les câbles multi-torons ne peuvent être employés comme
câbles porteurs et ne doivent pas comporter, pour toutes leurs autres fonctions, plus d’une couche
de torons.
De même, les câbles multi-torons à âme mixte ou métallique sont employés uniquement comme
câbles de tension et comme câbles de sécurisation. Les câbles de sécurisation par redondance,
leurs fixations et leurs appuis doivent présenter une résistance à la rupture au moins égale au triple
de l’effort qui s’exerceraient sur eux dans le cas où les organes qu’ils doublent viendraient à se
rompre.
Des câbles porteurs-tracteurs provenant d’anciennes installations peuvent être réutilisés pour une
fonction identique ou comme câble de hauban, dans les conditions suivantes :
a) il s'agit de câbles porteurs-tracteurs, n'ayant fait l'objet d'aucune réparation en dehors de
l'épissure de construction et n'ayant pas été soumis à des incidents localisés ou généralisés
significatifs (coup de foudre, accrochage avec un ouvrage fixe, glissement d'attache, … etc.). Les
zones d’épissure ne peuvent être récupérées.
b) il doit être justifié de l'état du câble avant sa réutilisation à partir d'un examen complet,
dont les résultats sont rassemblés dans un procès-verbal, comportant :
- un contrôle non destructif sur toute la longueur du câble et le rappel des valeurs
des pertes de section atteintes sur l’installation d'origine ;
- un contrôle dimensionnel et un examen visuel du câble dans les zones situées en
section courante régulièrement espacées.
Les résultats de cet examen, auxquels sont joints les comptes-rendus des contrôles non destructifs
effectués sur l'installation d'origine, doivent mettre en évidence le bon état du câble et notamment
l'absence de défauts rédhibitoires.
Ces justifications sont accompagnées d'une notice établie par le maître d’œuvre de l'opération par
laquelle ce dernier, d’une part définit les conditions de dépose, de stockage, de transfert et de
déroulage du câble aptes à garantir son intégrité, d’autre part justifie que les nouvelles conditions
de travail du câble au regard de la ligne, des poulies extrêmes, des attaches et des véhicules, ainsi
que de la tension et de la variation de tension ne sont pas susceptibles d'affecter son
comportement.
Article 19 de l'arrêté du 07 août 2009 - Contrôle des câbles avant leur mise en exploitation
I. − Avant la mise en exploitation du téléphérique, les câbles doivent faire l’objet d’un contrôle
non destructif par un vérificateur agréé.
Ce contrôle doit être réalisé après la mise en tension du câble, sauf pour les zones de câbles dont
le contrôle « pleine bobine » n’est pas possible en place.
Pour ces zones, ce contrôle peut être réalisé au déroulage du câble..
II. − Avant la mise en exploitation du téléphérique, l'épissure d'un câble neuf ou d'un câble
récupéré doit être marquée CE, sauf si elle est réalisée sur une installation mise en exploitation
avant le 9 mai 2003 et dans le respect des exigences ci-dessous :
a) l'épissure (y compris la reprise de tension) est réalisée par une entreprise certifiée en
référence à la norme NF EN ISO 9001 ;
b) l’épisseur atteste la conformité de l'épissure à la norme EN 12927-3.
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Version 2
Sinon, les véhicules récupérés sont soumis à un contrôle par magnétoscopie dans les conditions
prévues à l’article 20 de l’arrêté.
Lors d'une opération de modification qui consiste à remplacer les véhicules par des véhicules
récupérés, le gabarit libre doit :
– soit être conforme aux exigences spécifiées dans l'article A3-7.2.2 du présent document,
– soit, s'il ne répond pas à l'exigence ci-dessus, ne pas être inférieur au gabarit initial.
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Version 2
Toutefois, si les sollicitations d'origines étaient faibles vis à vis des sollicitations acceptables et ont
engendré peu d'endommagement, des sollicitations supérieures peuvent être envisagées.
Si les sollicitations d'origine, sans être faibles vis-à-vis des sollicitations acceptables, étaient dans
le domaine d'utilisation validé à l'origine, des sollicitations supérieures peuvent également être
envisagées si elles restent dans ce domaine d'utilisation, que l'endommagement initial a été pris en
compte et que ces deux aspects ont été validés par un deuxième regard (CTI ou CE).
où CF est la force de serrage et elle représente le produit de la force unitaire de chaque boulon
multipliée par le nombre total de boulons et par 0,8.
La force de glissement SF est calculée par la formule suivante :
– Le câble porteur doit être enroulé sur au moins trois (3) tours sur le tambour d’ancrage ;
– La tension résiduelle de l’extrémité libre du câble porteur doit être calculée en tenant compte :
• d’un coefficient de frottement du câble sur le tambour de 0,10 pour une couverture en bois
ou synthétique et de 0,08 pour une couverture métallique ;
• du nombre effectif de tours d’enroulement du câble sur le tambour d’ancrage, dans la limite
de quatre (4) ;
• L’extrémité libre du câble doit être fixée par une mordache en appui sur un support
indépendant. A une distance d'environ 10 mm en arrière de la première mordache, une
mordache identique sera mise en place par sécurité. Chacune de ces mordaches doit pouvoir
reprendre 3 fois la valeur de la tension résiduelle de l’extrémité libre du câble porteur (la
valeur du coefficient de frottement du câble dans la mordache sera de 0,13 et la pression de
serrage sera au maximum de 150 N/mm²).
Sans préjudice du e du II de l’article 17, les balanciers ne peuvent être récupérés que s’ils ont été
conçus de façon à permettre :
- d’empêcher le déraillement intérieur du câble ;
- le passage des véhicules dans les rattrape-câbles ;
- la détection du déraillement du câble, que ce dernier soit rattrapé ou non ;
- la gestion de la perte de chaque galet ;
- la gestion du blocage du galet d’entrée des balanciers supports.
Dans le cas d'une modification substantielle, les dispositions précédentes peuvent être adaptées de
façon à obtenir un niveau de sécurité homogène sur l'ensemble de la ligne.
GÉNÉRALITÉS
Sauf accord du service de contrôle, seul un ouvrage de génie civil conçu et mis en œuvre après le
17 mai 1989 peut être récupéré pour réaliser une installation nouvelle ou une modification
substantielle.
Le génie civil récupéré doit respecter les exigences ci-dessous :
- Le domaine d’utilisation doit être compatible avec les interfaces et, le cas échéant, avec la
nouvelle fonction du génie civil. Le domaine d’utilisation est déterminé sur la base du référentiel
d’origine ;
- La récupération du génie civil reste subordonné à son état (absence de fissures, de déformation,
de corrosion, etc. ) et à la possibilité d'en juger, notamment vis à vis des phénomènes d'usure et de
fatigue et particulièrement lorsque les conditions d'emploi sont sensiblement différentes ;
- Le comportement antérieur du génie civil récupéré et les nouvelles sollicitations auxquelles il est
soumis doivent être pris en compte ;
- Tout génie civil dont la tenue en service a nécessité un suivi particulier ou des modifications ne
peut être récupéré, sauf si des prescriptions spécifiques l'autorisent ;
En outre, si du génie civil récupéré est modifié :
La conception de sa modification doit respecter les règles techniques en vigueur ou à défaut les
règles techniques qui lui étaient applicables à l'origine, sans pour autant être antérieures au 17 mai
1989
La conception de la modification doit bénéficier d’un deuxième regard réalisé par une personne
agréée.
Lorsqu'une modification affecte le calcul de ligne de l'installation, un ouvrage de génie civil peut
être maintenu en service, avec ou sans vérification de sa conformité aux règles techniques qui lui
étaient applicables à l'origine, sans pour autant être antérieures au 17 mai 1989 suivant que les
efforts subis par cet ouvrage après l'opération sont ou non différents de ceux qu'elle subissait
antérieurement.
Cette comparaison est réalisée de la manière suivante:
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Version 2
– calcul des efforts dans l'ancienne configuration et selon les méthodes actuelles (dont cas de
charge actuels)
– calcul des efforts dans la nouvelle configuration et selon les méthodes actuelles (dont cas de
charge actuels)
Les seconds efforts doivent être moins importants que les premiers.
Le comportement antérieur du génie civil maintenu en service doit également être pris en compte.
particulier d'évaluer les hypothèses de chargement, avant et après réutilisation, le plus exactement
possible. L'évaluation de la tenue à la fatigue tiendra compte des résultats de l'examen sur site.
Le maintient en service des ancrages par tirants, des ouvrages en béton et des fondations spéciales
(pieux et micro-pieux) fait l'objet d'un examen au cas par cas.
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Version 2
Article 25 de l'arrêté du 07 août 2009 - Essais probatoires
Un programme d’essais préalable à la mise en exploitation de l’installation doit être prévu, en
tenant compte des spécificités de l’installation liées à son adaptation au terrain.
c) le maintien d'une distance suffisante entre les véhicules, agrès et câbles et les autres
constituants en prenant en compte l'environnement local dans les cas d'exploitation les
plus défavorables ;
d) la liaison des véhicules ou agrès aux câbles mobiles et leur résistance au glissement en
toutes circonstances durant leur exploitation selon l’EN 13796-2 ;
e) la libre circulation des véhicules ou agrès sur la ligne et dans les stations ;
f) le fonctionnement des installations électriques ;
g) le fonctionnement des installations de télécommunication et de signalisation ;
h) le fonctionnement des dispositifs de sécurité et de surveillance en cas de défaillance de
fonctionnement de l'installation ;
i) l'efficacité de tous les freins et le maintien de l'adhérence nécessaire dans les conditions
de charge les plus défavorables en exploitation ; dans le cas des téléskis, on réalise ce
contrôle sur une installation non chargée ;
j) le fonctionnement de tous les types d'entraînement dans tous les modes d'exploitation y
compris celui des installations de commande et de réglage et en tenant compte de tous
les cas de charge les plus défavorables en exploitation; On vérifie les distances d'arrêt
requises pour chacun des deux freins. Pour les téléphériques à va-et-vient (ou va-ou-
vient), on envisage la défaillance d'un des deux freins ;
k) le fonctionnement des dispositifs d'évacuation et leur essai ;
l) l'état des stations, des ouvrages de ligne et de leurs infrastructures ;
m) la présence des postes de travail et de maintenance dans le respect des exigences
relatives à la protection des travailleurs.
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Version 2
Dans le cas des installations avec véhicules à attaches découplables, l'épreuve de fonctionnement
sera effectuée avec tous les véhicules.
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Version 2
Article R472-15 du code de l’urbanisme
N° Documents Précisions
Profil en long
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Version 2
N° Documents Précisions
Analyse de sécurité
Rapport de sécurité
Liste des sous-systèmes et des constituants de Avec les références spécifiques des
sécurité constituants et sous-systèmes affectés à
l’installation
Attestation V0
Plans de coffrage
Plans de ferraillage
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Version 2
N° Documents Précisions
Plans de coffrage
Plans de ferraillage
Plans de coffrage
Plans de ferraillage
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Version 2
N° Documents Précisions
Notes de calculs
Notes de calculs
N° Documents Précisions
LOMC renseignées
Justification des gabarits singuliers
Des contrôles non destructifs sont effectués, avant leur mise en service, sur tous les composants de
génie-civil qui doivent être soumis à de tels contrôles lors des grandes inspections.
Qu'il s'agisse de contrôles en cours ou en fin de fabrication réalisés par le ou les constructeurs,
leurs sous-traitants ou leurs fournisseurs, l'ensemble est regroupé sous le vocable "visite initiale »
ou « V0 ».
La nature des contrôles à effectuer et les critères d'acceptation de défauts à respecter sont définis
par le ou les constructeurs en se référant aux normes applicables.
Les procès-verbaux d'essais et de contrôle doivent être établis par des agents certifiés par la
Confédération française des essais non destructifs (Cofrend) ou par un organisme équivalent.
Les contrôles par sondages sont admissibles dans la mesure où ils sont prévus par les normes ou
spécifications susvisées, et où il est fait usage de techniques statistiques choisies parmi celles
définies par les normes en vigueur.
Ces différents contrôles font l’objet d’une attestation dite V0 fournie dans le dossier de récolement
du DAME.
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Version 2
Se reporter aux PARTIE G et PARTIE H du guide RM1 du STRMTG « Exploitation, modification
et maintenance des téléphériques » .
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STRMTG
GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
PARTIE A Page 152 / 213
CHAPITRE A10 - PARAMETRES A PRENDRE EN COMPTE POUR LES CALCULS ET VERIFICATIONS DANS LE CAS D’UN
TELEPHERIQUE MONOCABLE
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STRMTG
GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
PARTIE A Page 153 / 213
Tableau A : Vérification des coefficients de sécurité du câble porteur-tracteur d'un téléphérique monocâble
Paramètres dans le cas de données réglementaires
Objet de la Article Cas
Delta de Effets Exploitation Critère de vérification Précisions
vérification RM2 N° Tension Vent Givre Cas de charge
température dynamiques En Hors
A5 -
Vide_Vide
Sécurité du 5.4.1.1.2 X Cas d'accélération et freinage normaux : valeurs
Charge_Vide
câble à la Système (Dans les cas maximales prévues à la conception par le constructeur
Vide _Chargé
traction de tension 0 (sauf si d'accélération et vérifiées lors des essais.
1 à tension
0 0
tension fixe) et de freinage
Chargé_Chargé X S = MBF / T > ou égal à 4
Autres cas
nominale normaux
spécifiques si profil
prévus)
spécifique
Vide_Vide
A5 - Néant
Charge_Vide
5.4.1.1.2 Système
Vide _Chargé
de tension 0 (sauf si
2 à tension
0 0
tension fixe)
0 Chargé_Chargé X S = MBF / T < ou égal à 20
Autres cas
nominale
spécifiques si profil
spécifique
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STRMTG
GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
PARTIE A Page 154 / 213
_forfait +20% Dans le cas de tension mini de la portée _Cas d'accélération et freinage normaux:
Respect des distances
Distance de A3-7.4 considérée avec le plus grand poids au Valeurs maximales prévues à la conception
_ou suivant les de sécurité, selon
sécurité mini mètre linéaire. par le constructeur et vérifiées lors des
Système 0 0 cas l'article A3-7.4 de tout
Exemple: essais
avec les de tension (sauf localement si (sauf localement si 0 (sauf si d'accélération
- Si tension aval :
élément d'une
_Le calcul s'effectue avec le câble en
éléments 1 à tension dévers important ou dévers important tension fixe)
et de freinage
1 portée chargée (celle considérée)
X X remontée mécanique
position normale sur ses galets
survolés normaux survolée dont le câble
nominale obstacle) ou obstacle) - Si tension amont : _Si la distance entre l'appui normal et le
prévus en se trouve dans la
1 brin de câble chargé câble dans le rattrape câble est supérieure à
charges position la plus haute.
- Si tension fixe ou profil particulier : 50cm, la vérification se fera avec le câble
concentrées (Cf. ci-dessous)
Cas le plus défavorable dans le rattrape câble
Dans le cas de tension mini de la portée
A3-7.4 En considérée avec le plus grand poids au
position mètre linéaire.
stabilisée Exemple: Non-contact avec tout _Appareil "en exploitation" à l'arrêt
- Si tension aval : obstacle ou autres _Points singuliers, exemple: Croisement
2 résultant 0 0 0 0
1 portée chargée (celle considérée)
X X points singuliers à d'une autre RM, gabarit routier, … sans
d'une - Si tension amont : considérer considération de distance de sécurité
fuite 1 brin de câble chargé
d'huile - Si tension fixe ou profil particulier :
Cas le plus défavorable
Système
Hauteur
A3-7.8 de tension 0 (sauf si Le survol est vérifié à l'axe de
maximale au- 4 à tension
0 0
tension fixe)
0 Vide_Vide X X Respect de l'art. A3-7.8
l'appareil
dessus du sol
nominale
Légende:
NB : Le calcul s'effectue en charges concentrées. On considère uniquement le vent transversal, on ne considère ni le givre ni l'inclinaison du véhicule
0 = Non pris en compte
x = Pris en compte
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STRMTG
GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
PARTIE A Page 155 / 213
X
Distance de A3-7.3.2 (avec
sécurité mini excentrement
Pas de contact entre Véhicule avec charge non maxi
par rapport + vent)
0 pylône et véhicule mais excentrée la plus
aux éléments max [0,3 rad
(article A3-7.3.2 .a) défavorable
fixes de ; α+0,1 si α
l'installation X sous qexpl >
Système
en ligne (vent maximal en 0 (sauf en cas de 0,2 rad]
de
exploitation qexpl, brin de câble dans 0 ( sauf si
1 tension à
spécifique à chaque une portée avec tension fixe)
0 X X
tension (avec
installation, minimum pylône débridé)
nominale excentrement Véhicule chargé à sa capacité
250 Pa) Pas de contact entre
+ vent) maximale mais en considérant
pylône et zone
min [α sous X le cas d’excentrement le plus
VMPS
qexpl si α défavorable (enfants intérieurs
(article A3-7.3.2 .b)
sous qexpl lignes)
α<0,2 rad
; 0,2 rad]
X
Distance de A3 - Dans le cas de tension mini de la portée Si le croisement s’effectue à
X 0,2 rad (ou Distance de sécurité
sécurité mini 7.4.1.1 Système considérée, exemple: moins de 50 m d’un pylône,
(vent maximal en valeur de 1,5 m entre
par rapport de - Si tension aval : Ligne vide distance de sécurité peut être
exploitation qexpl, X 0 ( sauf si calculée sous espace enveloppe et
aux éléments 2 tension à
spécifique à chaque (200 Pa) tension fixe)
- Si tension amont: 1 brin de câble X
qexpl si
X
élément externe
ramenée à valeur de déviation
fixes externes tension chargé sauf la portée considérée latérale du câble sans être
installation, minimum celle-ci est ('art.
à l'installation nominale - Si tension fixe ou profil particulier : inférieure à 0,5 m.
250 Pa) supérieure à A3 - 7.4.1.1)
en ligne Cas le plus défavorable
0,2 rad)
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STRMTG
GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
PARTIE A Page 156 / 213
X
Largeur de la A3-7.6 X 0,2 rad pour
voie En vent contraire sur chaque
X Dans le cas de tension mini de la portée
les 2 véhicules mis en véhicule (ou
Système sur le brin de câble considérée, exemple: X
opposition valeur
de de la portée la plus - Si tension aval : Ligne vide suivant Non-contact entre Dans la portée la plus
(vent maximal en 0 ( sauf si calculée sous
3 tension à
exploitation qexpl,
défavorable, dans
tension fixe)
- Si tension amont: 1 brin de câble X
qexpl si le
cas de les zones défavorable (en milieu de
tension le cas de tension le chargé sauf la portée considérée charge considérées. portée)
spécifique à vent est
nominale plus défavorable - Si tension fixe ou profil particulier : possible
l’installation supérieur à
(200 Pa) Cas le plus défavorable
considérée, minimum 20 m/s, avec
250 Pa) un minimum
de 0,2 rad)
Distance X
horizontale A3- X 0,2 rad pour
de sécurité 7.4.1.2 en vent contraire sur chaque
X
mini entre un les 2 véhicules mis en véhicule (ou
Système sur le brin de câble X Distance de sécurité
véhicule de opposition valeur
de de la portée suivant de 1,5 m entre
l'installation (vent maximal en 0 ( sauf si calculée sous
et un autre 4 tension à
exploitation qexpl,
considérée, dans le
tension fixe)
Cas le plus défavorable X
qexpl si le
cas de espaces enveloppes Néant
tension cas de tension le charge (art.
véhicule spécifique à vent est
nominale plus défavorable possible A3-7.4.1.2)
externe à l’installation supérieur à
200 Pa
l'installation considérée, minimum 20 m/s, avec
250 Pa) un minimum
de 0,2 rad)
Légende:
NB : On ne considère que le vent transversal, on ne considère ni le givre, ni les effets dynamiques, ni les cas exceptionnels (fuite d'huile).
0 = Non pris en compte
x = Pris en compte
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GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
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GUIDE RM2 Version 2 du 18 mai 2016
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0
Sécurité A5-5.4.1.3.2 En (S'il est prévu de Dans le cas de tension mini de la portée Cf. Art.
d'appui sur d) position récupérer à l'aide considérée avec le plus grand poids au A5-5.4.1.3.2 .d)
les ouvrages Charge stabilisée du treuil en mode mètre linéaire,
de ligne minimale résultant secours, la exemple:
appuis d'une vérification avec - Si tension aval :
Augmentation de 25% de la charge
compression 7 fuite 0 0 effets dynamiques 2 portées adjacentes chargées X
utile du véhicule sous l'appui.
d'huile doit être effectuée, - Si tension amont :
Les conditions de 1 brin de câble chargé
l'annexe D du RM2 - Si tension fixe ou profil particulier :
concernant les Cas le plus défavorable
fonctions pontables
seront respectées)
Sécurité Cas 1:
d'appui sur A5-5.4.1.3.2 Système Cf. Art.
les ouvrages e) de 0 ( sauf si A5-5.4.1.3.2 e)
de ligne Charge mini 8 tension à
0
tension fixe)
X Cas de charge en exploitation X Charge mini 500 N sur les galets
sur galet tension
nominale
Cas 1:
Système Cf. Art.
de 0 ( sauf si A5-5.4.1.3.2 e)
9 tension à
0
tension fixe)
X Cas de charge vide X Charge mini 250 N sur les galets
tension
nominale
Système
A5-5.4.1.3.2 Domaine
de
f) 0 ( sauf si d'utilisation de
Charge 10 tension à 0
tension fixe)
0 Cas de charge en exploitation X
l'attestation CE de
Néant
tension
maximale sur l'appui
nominale
galet
Légende:
NB : On ne considère que le vent transversal, on ne considère pas le givre.
0 = Non pris en compte
x = Pris en compte
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STRMTG
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Adhérence A5 -
poulie 5.4.2.3
Le plus défavorable des cas suivants:
- Vide_Vide
- Chargé_Vide
X - Vide _Chargé _Cas d'accélération et freinage normaux: Valeurs
Seuil bas 0 ( sauf si
1 d'arrêt tension fixe)
(Dans les cas d'accélération et - Chargé_Chargé T / t < ou égal à e (0,9 f alpha) maximales prévues à la conception par le constructeur
de freinage normaux prévus) - Autres cas spécifiques si profil spécifique et vérifiées lors des essais
- Autres cas spécifiques prévus en exploitation.
Exemple: Exploitation pendant le cyclage des
véhicules, …
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STRMTG
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sommaire
Version 2
PRÉAMBULE
Dans le cas d'une modification substantielle, l'application des règles techniques et de sécurité
contenues dans cette partie B est obligatoire uniquement lorsque la demande d'autorisation des
travaux de l'installation initiale est intervenue postérieurement au 04 août 2000.
CHAPITRE B1 - GENERALITES
Les installations doivent, par construction, être aptes à assurer leurs fonctions, être réglées,
entretenues et nettoyées sans que les personnes soient exposées à un risque lorsque ces opérations
sont effectuées conformément à la réglementation en vigueur, dans le respect des notices du
constructeur et dans les conditions prévues par les notices d'instruction de l'exploitant. C'est le cas
notamment pour les visites périodiques telles que la Visite Annuelle. En outre, les risques
identifiés non traités par des dispositions constructives doivent faire l’objet d’une information
spécifique (marquage, pictogramme, etc...)
L’installation et ses parties constitutives doivent être conçues et construites en vue d’un usage
normal ou raisonnablement envisageable et de façon à limiter les interventions. Les notices
d’instructions et les règlements d’exploitation doivent être rédigés dans le même esprit. En
particulier, les notices d’instructions doivent attirer l’attention de l’utilisateur sur les contre-
indications d’emploi de certains organes qui, d’après l’expérience, pourraient se présenter.
Dans les conditions prévues d’utilisation, la gêne, la fatigue et les contraintes psychiques du
conducteur et des agents d’exploitation doivent être réduites le plus possible compte tenu des
principes de l’ergonomie.
sommaire
Version 2
La conception de l’installation et de ses composants doit prendre en compte le fait que les
opérations de maintenance et d’entretien doivent s’effectuer sur une installation ou des parties
d’installation arrêtées, voire consignées. Toutefois, des opérations telles que les réglages et les
contrôles peuvent être effectuées sur des parties d’installations en mouvement si des protections
appropriées ou des dispositifs de commande adaptés permettent de les réaliser sans risques.
Afin de permettre la préparation et la planification des opérations d'entretien et de maintenance, le
constructeur indique dans des notices la nature et la fréquence de ces opérations. Ces notices
doivent être suffisamment précises pour éviter les erreurs de démontage, de manipulation, ou de
remontage lors des opérations de maintenance qui y sont décrites. Il en est de même pour les
opérations de réglage. Les pictogrammes utilisés doivent être explicites.
L’installation ou certaines de ses parties constitutives doivent être conçues et construites compte
tenu des contraintes imposées à l’opérateur par l’utilisation nécessaire ou prévisible
d’équipements de protection individuelle.
L'installation doit être livrée avec tous les équipements et accessoires spéciaux et essentiels pour
qu'elle puisse être réglée, entretenue, et utilisée sans risque y compris pour la manutention des
composants. Toutefois des équipements communs à plusieurs installations sont admis.
L’installation doit être conçue et construite de façon telle que les fluides puissent être utilisés sans
risques, notamment lors des opérations de remplissage et de vidange.
L’installation et ses composants doivent être conçus pour permettre une manutention sûre de ces
derniers. Si la manutention des outils ou parties de machines, même légers, s’avère dangereuse,
des dispositions particulières doivent être prévues. Les éléments de l’installation qui doivent être
manutentionnés au cours de leur utilisation, avec des moyens de levage, doivent porter une
indication de leur masse d’une manière lisible, durable et non ambiguë.
Les composants de l'installation ne doivent comporter, dans la mesure où leur fonction le permet,
ni arêtes vives, ni angles vifs, ni surfaces rugueuses susceptibles de blesser.
Quelle que soit l’énergie utilisée, la machine doit être conçue, construite et équipée de manière à
prévenir, ou permettre de prévenir, tous les risques liés à l’utilisation de cette énergie.
Les appareillages électriques incorporés dans la machine doivent, en outre, être conformes aux
règles techniques de sécurité qui leur sont applicables.
L'installation doit être munie de dispositifs verrouillables permettant de l'isoler de toutes ses
sources d'énergie. L’énergie résiduelle ou stockée qui subsiste après cette opération doit pouvoir
être maîtrisée ou dissipée si nécessaire sans risque pour les personnes exposées. Toutefois,
certains circuits électriques peuvent ne pas être séparés de leur source d’énergie afin de permettre,
notamment, le maintien des pièces, la sauvegarde d’informations, l’éclairage des parties
intérieures. Il en est de même pour les autres énergies. Dans ce cas, des mesures compensatoires
doivent être mises en œuvre pour assurer la sécurité des opérateurs.
CHAPITRE B2 - PYLONES
sommaire
Version 2
Les articles ci-après du présent chapitre constituent un ensemble cohérent de prescriptions dont la
mise en œuvre au stade de la conception d'un téléphérique monocâble ou double monocâble
permet de répondre aux exigences telles qu'elles sont exposées dans le chapitre précédent, lorsque
le personnel intervient sur un pylône pour effectuer des opérations de contrôle, de surveillance, de
sauvetage, de réparation, de maintenance ou d'entretien dans le respect des instructions
appropriées qui lui sont données, que ce soit en exploitation ou hors exploitation.
Une conception des pylônes différente de celle qui découle des articles ci-après est possible si elle
résulte de la démarche suivante :
détermination exhaustive des interventions à réaliser pour assurer les opérations de contrôle, de
surveillance, de sauvetage, de réparation, de maintenance ou d'entretien ;
définition des interventions à réaliser par le personnel d'exploitation à partir des pylônes et
analyse des risques associés à ces interventions ;
définition des interventions à réaliser par le personnel d'exploitation à partir du véhicule de
service et analyse des risques associés à ces interventions ;
la répartition des interventions définies ci-dessus doit couvrir l'ensemble des interventions
prévues;
définition et justification des mesures constructives retenues pour faire face à ces risques.
B2 - 1 - ÉCHELLES
B2 - 1.1 - GÉNÉRALITÉS
Une échelle installée à demeure doit permettre d'accéder aux passerelles de sommet du pylône à
partir du sol non enneigé. Les autres échelles doivent respecter les dispositions pertinentes ci-
dessous.
La continuité des montants de l'échelle doit être assurée de telle manière que la jonction de deux
éléments consécutifs ne présente pas de risque d'accrochage des mains ou des vêtements.
Les échelles doivent dépasser de 1 mètre le niveau à desservir, sans gêner le passage sur les
passerelles des potences transversales ou seront prolongées d'autant par deux mains courantes.
A défaut d’une crinoline, les échelles doivent être équipées de dispositifs permettant d'utiliser une
protection antichute de façon continue entre deux plans de repos. Si ce dispositif utilise un câble,
il doit être métallique. Ce câble sera de préférence rectiligne. Le déclipsage du câble de ses
supports d’assurage doit pouvoir s’effectuer facilement. Le personnel doit pouvoir mettre en place
le dispositif d’assurage qui coulisse le long du câble, à moins d’1,20 m du sol.
Dans les cas de pylônes de ligne inclinés de plus de 80° par rapport à l'horizontale, des paliers de
repos doivent être prévus à intervalle de 15 m au maximum. Les paliers de repos doivent
permettre une position debout ou assise avec sac à dos.
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Version 2
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Version 2
B2 - 2 - PASSERELLES
B2 - 2.1 - GÉNÉRALITÉS
Pour permettre l'exécution des visites, des contrôles et des travaux de maintenance de manière
sûre, les pylônes doivent être équipés de passerelles fixes. Elles doivent être antidérapantes. Les
éventuels rebords destinés à empêcher les chutes d’outils ne doivent pas avoir une hauteur
supérieure à 70 mm. Les éléments agressifs ne doivent pas entraver le déplacement du personnel
ni compromettre les opérations d'évacuation
Si nécessaire, les passerelles doivent également être conçues de manière à permettre à un
sauveteur de mettre en place, depuis celle-ci, son équipement pour se déplacer sur le câble puis de
s'y accrocher. Les passerelles "sauveteur" ne sont pas obligatoires sur le brin descente si
l'installation n'est pas exploitée à la descente. Cette prescription n'est pas incompatible avec la
descente occasionnelle de personnes.
Les marches de passerelles doivent avoir une largeur minimum, dans le sens du déplacement, de
400 mm. La maille des caillebotis ne doit pas laisser passer une bille d'un diamètre de 35 mm. Les
passerelles ne doivent pas être inclinées de plus de 10 % par rapport à l'horizontale.
Les surfaces de circulation de toute passerelle ou marche de passerelle doivent être situées à 300
mm au moins en dessous de la génératrice inférieure du câble. Cette cote, mesurée en milieu de
marche, peut être ponctuellement diminuée sans être inférieure à 200 mm.
Toutefois, cette valeur peut être ramenée à 100 mm lorsque les passerelles sont installées sur :
- des équipements compression
- des équipements support où la pente du câble à l’aval du balancier présente une pente supérieure
à 50 %.
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Version 2
Le constructeur définit les points spécifiques ou les éléments de structure situés dans
l'environnement des passerelles où les équipements de protection individuelle peuvent être
accrochés pour le travail à poste fixe. Ces points spécifiques doivent faire l’objet des essais
statiques et dynamiques prévus dans la norme EN 795. Ils doivent être identifiés sur le site.
Les passerelles doivent être équipées de garde-corps tels que définis ci-dessous. La résistance doit
être conforme à l’Eurocode 1, partie 2.1 § 6.4.
Le plan du garde-corps ne doit pas être à plus de 50 mm de la surface qu'il protège.
Les garde-corps peuvent être aménagés avec des câblettes à la condition que leur position et leur
résistance soient conformes aux exigences de ce guide.
Pour les marches de passerelles, les hauteurs de plinthe ou de bute pied, sous-lisse et lisse se
mesurent au milieu de la marche avec une tolérance de +/- 50 mm. Les discontinuités de fonction
ne doivent pas excéder 120 mm. La sous-lisse doit se situer sensiblement à mi-hauteur de la lisse.
Pour le franchissement d’un point singulier, le passage aura une hauteur minimum de 0,8m 800
mm comptée à partir de la surface de la passerelle et au moins 0,4 m 400 mm de largeur.
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Version 2
d3
L1 La distance entre les passerelles doit être comprise entre 700 et 800 mm.
L2 La projection horizontale de la distance au niveau des pieds doit être comprise entre
300 et 600 mm.
d1 La projection horizontale de l’intervalle entre 2 éléments de circulation consécutifs doit être au plus
égale à 75 mm.
d1’ La projection horizontale de l’intervalle entre la potence et la passerelle de balancier ou passerelle de
potence peut être portée à 300 mm maximum lorsqu’il n’y a pas de cheminement direct amont-aval dans
la zone concernée sans équipement particulier.
d2 la projection horizontale de la distance entre les marches de passerelle ou structures assimilées et la
poutre principale du balancier doit être au plus de 300 mm en latéral.
d2’ la projection horizontale de la distance entre les marches de passerelle ou structures assimilées et les
autres structures du balancier doit être au plus de 500 mm, ainsi qu’en longitudinal à l’extrémité de la
poutre principale du balancier.
d3 Les valeurs de d3 selon l'axe du câble sont :
- au minimum de 100 mm depuis l'axe du galet à l'extrémité du garde-corps,
- au maximum 700 mm depuis l'axe du galet à l'extrémité du garde-corps.
d5 la projection horizontale de la distance entre le garde-corps d’extrémité et le câble doit être supérieure ou
égale à 400 mm. Afin de faciliter le passage du sauveteur de la passerelle au câble, la fonction bute pied
de ce garde-corps peut être supprimée .
d7 La longueur de garde-corps fermant le vide en extrémité de passerelle de balancier ne doit pas être
inférieure à 300 mm.
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Version 2
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Version 2
B2 - 3 - DISPOSITIFS DE MANŒUVRE
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Version 2
CHAPITRE B3 – CABLES
Toute installation doit comporter un ou plusieurs emplacements adaptés qui permettent les
opérations suivantes dans des conditions satisfaisantes de sécurité :
- le contrôle magnétographique des câbles mobiles
- le déplacement et l’entretien des attaches fixes
- les essais de glissement des attaches
- le traitement éventuel de protection des câbles
- la reprise de tension des câbles par l'intermédiaire de points d'ancrage.
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Version 2
CHAPITRE B4 – GARES
Au titre du présent chapitre, le terme de gare intègre la gare proprement dite ainsi que les
éventuels garages, tapis de positionnement ou d'embarquement et les zones d'entretien.
B4 - 1 - GÉNÉRALITÉS
Les zones de circulation des personnes doivent être conçues pour éviter les risques de glissade sur
le sol, notamment en permettant l’évacuation des eaux de fonte et ne pas présenter de saillies
susceptibles de faire trébucher le personnel.
Les prescriptions pertinentes de l’article B2-2 de la présente partie sont applicables aux
passerelles de gare, à l'exception de la largeur minimum des passerelles, dans le sens du
déplacement, qui doit être de 400 mm.
Les trappes d'intervention dans les planchers doivent être muni de dispositif de compensation de
manœuvre et de verrouillage en position ouverte. Une signalisation d'alerte relative à la présence
d'une trappe ouverte doit être disponible.
Des moyens d’accès permanents tels qu'escaliers, échelles ou passerelles, permettant d’atteindre,
en sécurité, tous les emplacements utiles pour les opérations de conduite, de surveillance, de
réglage et de maintenance doivent être prévus. Pour les installations débrayables, ces accès seront
préférentiellement implantés dans les zones d’évolution lente des véhicules. À défaut, des
cheminements seront matérialisés de façon à éviter les heurts avec véhicules dans leurs zones
d’évolution rapide. Ces emplacements doivent être adaptés aux opérations pour lesquelles ils sont
prévus. L'accès principal à la gare lié à une structure fixe doit être du type escalier ou échelle à
marche d'angle d'inclinaison maximal de 75° et répondant aux prescriptions du chapitre 6 de la
NF EN ISO 14122 partie 3.
L’installation doit être conçue et construite pour que les risques résultant de l’émission du bruit
aérien produit soient réduits au plus bas niveau possible compte tenu de la disponibilité de moyens
de réduction de bruit, notamment à la source.
Les textes suivants sont applicables :
– Insonorisation des locaux neufs, article R. 4213-5 du code du travail.
En tout état de cause, le niveau de bruit ne doit pas dépasser 80 dbA en tout lieu accessible au
public et à tout poste de travail nécessitant une présence continue en exploitation.
Les locaux abritant des batteries d’accumulateurs doivent pour le moins être équipés d’une
ventilation naturelle donnant sur l’extérieur.
Dans les garages, si le personnel doit intervenir lors des opérations de stockage des véhicules, afin
de prévenir les risques d’écrasement, chaque véhicule doit être abordable au moins d’un côté.
Toutes les zones de circulation des véhicules doivent être, soit matérialisées au sol par un zébra
jaune et noir, soit interdites. En cas d'impossibilité de matérialiser au sol les zones de circulation
des véhicules, il doit être mis en place une signalisation de cheminement du personnel dans le
cadre d'un plan de circulation.
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Version 2
B4 - 2 - ÉCLAIRAGE
Un éclairage incorporé, adapté aux opérations, doit être fourni là où, malgré un éclairage ambiant
ayant une valeur normale, l'absence d'un tel dispositif pourrait créer un risque.
L'éclairage fourni par construction ne doit créer ni zone d'ombre gênante, ni éblouissement
gênant, ni effet stroboscopique dangereux.
Si certains organes intérieurs doivent être inspectés fréquemment, des dispositifs d'éclairage
appropriés doivent leur être associés ; il en est de même pour les zones de réglage et de
maintenance.
B4 - 4.1 - GÉNÉRALITÉS
Les dispositifs de commande et de manœuvre doivent être :
- clairement visibles et identifiables et, le cas échéant, marqués de manière appropriée ;
- placés pour permettre une manœuvre sûre, sans hésitation ni perte de temps et sans équivoque ;
- conçus de façon que leur mouvement soit cohérent avec l'effet commandé ;
- disposés en dehors des zones dangereuses sauf, si nécessaire, pour certains organes tels qu'un
arrêt d'urgence ;
- situés de façon que leur manœuvre ne puisse engendrer de risques supplémentaires ;
- conçus ou protégés de façon que l'effet voulu, s'il peut entraîner un risque, ne puisse se produire
sans une manœuvre intentionnelle ;
- fabriqués de façon à résister aux efforts prévisibles, notamment en ce qui concerne les dispositifs
d'arrêt d'urgence qui risquent d'être soumis à des efforts importants.
Lorsqu'un dispositif est conçu et construit pour permettre plusieurs actions différentes, c'est à dire
que son action n'est pas univoque, notamment en cas d'utilisation d'un clavier, l'action commandée
doit être affichée en clair et, si nécessaire, faire l'objet d'une confirmation.
Les dispositifs doivent avoir une configuration telle que leur disposition, leur course et leur effort
résistant soient compatibles avec l'action commandée, compte tenu des principes de l'ergonomie.
Les contraintes dues à l'utilisation, nécessaire ou prévisible, d'équipements de protection
individuelle doivent être prises en considération. Toutefois, pour les gares retour de télésièges à
attache fixe, si l'exploitant choisit d'interdire toutes interventions simultanées dans les deux gares,
cette prescription ne s'impose pas
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Version 2
B4 - 6.1 - GÉNÉRALITÉS
Les éléments mobiles du treuil et des mécanismes de gare doivent être conçus et disposés pour
éviter les risques mécaniques ou, lorsque des risques subsistent, être munis de protecteurs ou de
dispositifs de protection de façon à éviter tout contact pouvant entraîner des accidents.
Les personnes exposées ne doivent pas pouvoir atteindre les éléments mobiles en mouvement.
Les protecteurs conçus pour protéger les personnes exposées contre les risques engendrés par les
éléments mobiles de transmission, tels que poulies, courroies, engrenages, crémaillères, arbres de
transmission, doivent être :
- soit des protecteurs fixes,
- soit des protecteurs mobiles,
conformes aux règles techniques définies ci-dessous. Les protecteurs mobiles doivent être utilisés
si des interventions fréquentes sont prévues.
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Version 2
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Version 2
Ce véhicule est destiné à l’entretien et la maintenance des équipements de ligne et doit permettre
le transport simultané du personnel et du matériel nécessaire. Chaque installation doit en être
équipée, sauf cas particulier justifié.
Le véhicule de service doit être conçu pour permettre les interventions prévues depuis cet
équipement dans le respect des exigences du chapitre 1 ci-dessus.
De même, sauf cas particulier justifié, ce véhicule comporte deux plates-formes superposées :
- une plate-forme inférieure destinée au transport du personnel et du matériel et sur laquelle le
personnel doit être assis durant le transport ;
- une plate-forme supérieure destinée à permettre les interventions prévues sur les équipements de
ligne, dans des conditions satisfaisantes pour le personnel.
La plate-forme inférieure doit être ceinturée d'un garde corps conforme aux prescriptions du
chapitre B2 - 2.2; la condamnation de l'accès doit présenter les mêmes caractéristiques ; lorsqu'il
existe un portillon latéral, le sens d'ouverture doit s'opposer au risque de chute en cas d'ouverture
inopinée.
La plate-forme supérieure doit être équipée :
d'un point d'ancrage E.P.I. contre les chutes de hauteur, distinct pour chaque personne;
d'un point de préhension côté suspente destiné au personnel et pour assurer sa stabilité;
d'une plinthe périphérique;
si le véhicule est équipé d'un garde-corps, il ne doit pas engager les gabarits, sauf si le risque
d'accrochage est maîtrisé par une fonction de sécurité.
Une échelle doit permettre le passage entre les deux plates-formes. Le personnel doit être assuré
par un équipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur lorsqu’il transite par
l’échelle.
Chaque installation doit être équipée de manière à permettre, depuis le véhicule de service,
d'immobiliser cette installation au moyen d'un frein de sécurité agissant directement sur la poulie
motrice et empêcher son redémarrage intempestif.
Chaque véhicule comportera une plaque signalétique précisant :
–la charge maximale autorisée sur chaque plate-forme et la charge maximale transportée autorisée
du véhicule ;
– le gabarit ;
– le ou les noms des installations auxquelles il est affecté avec pour chacune d’elles, le diamètre et
la pente du câble.
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Version 2
Le passage du personnel, de la plate-forme de travail à la passerelle des pylônes, doit être facilité.
Durant cette opération, le personnel doit être assuré par un équipement de protection individuelle
contre les chutes de hauteur. A cet égard, des points d’ancrage doivent être judicieusement
disposés.
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Version 2
PRÉAMBULE
Dans le cas d'une modification substantielle, l'application des règles techniques et de sécurité
contenues dans cette partie C est obligatoire uniquement lorsque la demande d'autorisation des
travaux de l'installation initiale est intervenue postérieurement au 04 août 2000.
CHAPITRE C1 - GENERALITES
Les installations doivent, par construction, être aptes à assurer leurs fonctions, être réglées
entretenues et nettoyées sans que les personnes soient exposées à un risque lorsque ces opérations
sont effectuées conformément à la réglementation en vigueur, dans le respect des notices du
constructeur et dans les conditions prévues par les notices d'instruction de l'exploitant. C'est le cas
notamment pour les visites périodiques telles que la Visite Annuelle. En outre, les risques
identifiés non traités par des dispositions constructives doivent faire l’objet d’une information
spécifique (marquage, pictogramme, etc...)
L’installation et ses parties constitutives doivent être conçues et construites en vue d’un usage
normal ou raisonnablement envisageable et de façon à limiter les interventions. Les notices
d’instructions et les règlements d’exploitation doivent être rédigés dans le même esprit. En
particulier, les notices d’instructions doivent attirer l’attention de l’utilisateur sur les contre-
indications d’emploi de certains organes qui, d’après l’expérience, pourraient se présenter.
Dans les conditions prévues d’utilisation, la gêne, la fatigue et les contraintes psychiques du
conducteur et des agents d’exploitation doivent être réduites le plus possible compte tenu des
principes de l’ergonomie.
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Version 2
La conception de l’installation et de ses composants doit prendre en compte le fait que les
opérations de maintenance et d’entretien doivent s’effectuer sur une installation ou des parties
d’installation arrêtées, voire consignées. Toutefois, des opérations telles que les réglages et les
contrôles peuvent être effectuées sur des parties d’installations en mouvement si des protections
appropriées ou des dispositifs de commande adaptés permettent de les réaliser sans risques.
Afin de permettre la préparation et la planification des opérations d'entretien et de maintenance, le
constructeur indique dans des notices la nature et la fréquence de ces opérations. Ces notices
doivent être suffisamment précises pour éviter les erreurs de démontage, de manipulation, ou de
remontage lors des opérations de maintenance qui y sont décrites. Il en est de même pour les
opérations de réglage. Les pictogrammes utilisés doivent être explicites.
L’installation ou certaines de ses parties constitutives doivent être conçues et construites compte
tenu des contraintes imposées à l’opérateur par l’utilisation nécessaire ou prévisible
d’équipements de protection individuelle.
L'installation doit être livrée avec tous les équipements et accessoires spéciaux et essentiels pour
qu'elle puisse être réglée, entretenue, et utilisée sans risque y compris pour la manutention des
composants. Toutefois des équipements communs à plusieurs installations sont admis.
L’installation doit être conçue et construite de façon telle que les fluides puissent être utilisés sans
risques, notamment lors des opérations de remplissage et de vidange.
L’installation et ses composants doivent être conçus pour permettre une manutention sûre de ces
derniers. Si la manutention des outils ou parties de machines, même légers, s’avère dangereuse,
des dispositions particulières doivent être prévues. Les éléments de l’installation qui doivent être
manutentionnés au cours de leur utilisation, avec des moyens de levage, doivent porter une
indication de leur masse d’une manière lisible, durable et non ambiguë.
Les composants de l'installation ne doivent comporter, dans la mesure où leur fonction le permet,
ni arêtes vives, ni angles vifs, ni surfaces rugueuses susceptibles de blesser.
Quelle que soit l’énergie utilisée, la machine doit être conçue, construite et équipée de manière à
prévenir, ou permettre de prévenir, tous les risques liés à l’utilisation de cette énergie.
Les appareillages électriques incorporés dans la machine doivent, en outre, être conformes aux
règles techniques de sécurité qui leur sont applicables.
L'installation doit être munie de dispositifs verrouillables permettant de l'isoler de toutes ses
sources d'énergie. L’énergie résiduelle ou stockée qui subsiste après cette opération doit pouvoir
être maîtrisée ou dissipée si nécessaire sans risque pour les personnes exposées. Toutefois,
certains circuits électriques peuvent ne pas être séparés de leur source d’énergie afin de permettre,
notamment, le maintien des pièces, la sauvegarde d’informations, l’éclairage des parties
intérieures. Il en est de même pour les autres énergies. Dans ce cas, des mesures compensatoires
doivent être mises en œuvre pour assurer la sécurité des opérateurs.
CHAPITRE C2 - PYLONES
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Version 2
C2 - 1 - ÉCHELLES
C2 - 1.1 - GÉNÉRALITÉS
Une échelle installée à demeure doit permettre d'accéder aux passerelles de sommet du pylône à
partir du sol non enneigé. Les autres échelles doivent respecter les dispositions pertinentes ci-
dessous.
La continuité des montants de l'échelle doit être assurée de telle manière que la jonction de deux
éléments consécutifs ne présente pas de risque d'accrochage des mains ou des vêtements.
Les échelles doivent dépasser de 1 mètre le niveau à desservir, sans gêner le passage sur les
passerelles transversales, ou seront prolongées d'autant par deux mains courantes.
A défaut d’une crinoline, les échelles doivent être équipées de dispositifs permettant d'utiliser une
protection antichute de façon continue entre deux plans de repos. Si ce dispositif utilise un câble,
il doit être métallique. Ce câble sera de préférence rectiligne. Le déclipsage du câble de ses
supports d’assurage doit pouvoir s’effectuer facilement. Le personnel doit pouvoir mettre en place
le dispositif d’assurage qui coulisse le long du câble, à moins d’1,20 m du sol.
Dans les cas de pylônes de ligne inclinés de plus de 80° par rapport à l'horizontale, des paliers de
repos doivent être prévus à intervalle de 15 m au maximum. Les paliers de repos doivent
permettre une position debout ou assise avec sac à dos.
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Version 2
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Version 2
C2 - 2 - PASSERELLES
C2 - 2.1 - GÉNÉRALITÉS
Pour permettre l'exécution des visites, des contrôles et des travaux de maintenance de manière
sûre, les pylônes doivent être équipés de passerelles fixes. Elles doivent être antidérapantes. Les
éventuels rebords destinés à empêcher les chutes d’outils ne doivent pas avoir une hauteur
supérieure à 70 mm. Les éléments agressifs ne doivent pas entraver le déplacement du personnel
ni compromettre les opérations d'évacuation.
S’il est prévu que les sauveteurs accèdent au véhicule en utilisant un des câbles porteur ou
tracteur, l’accès à ce câble, à partir des passerelles des pylônes, doit être facilité.
Les marches de passerelles doivent avoir une largeur minimum, dans le sens du déplacement, de
400 mm. La maille des caillebotis ne doit pas laisser passer une bille d'un diamètre de 35 mm. Les
passerelles ne doivent pas être inclinées de plus de 10 % par rapport à l'horizontale.
Toute passerelle située au voisinage du passage d’un véhicule doit permettre au personnel de
disposer d’un espace libre de 0,60 m de largeur et de 2,00 m de hauteur. Cet espace doit être situé
à une distance de sécurité d’au moins 0,20 m du gabarit cinématique du véhicule.
Pour le franchissement d’un point singulier, la surface minimum de passage sera de 0,8 m². Ce
passage aura une hauteur minimum de 1 m comptée à partir de la surface de la passerelle et au
moins 0,4 m de largeur.
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Version 2
En outre, pour le franchissement d’un point singulier entre deux espaces libres, on admettra un
gabarit de passage réduit sous réserve qu’un écran physique empêche d’engager la distance de
sécurité.
Le constructeur définit les points spécifiques ou les éléments de structure situés dans
l'environnement des passerelles où les équipements de protection individuelle peuvent être
accrochés pour le travail à poste fixe. Ces points spécifiques doivent faire l’objet des essais
statiques et dynamiques prévus dans la norme EN 795. Ils doivent être identifiés sur le site.
Les passerelles doivent être équipées de garde-corps tels que définis ci-dessous. La résistance doit
être conforme à l’Eurocode 1, partie 2.1 § 6.4.
Le plan du garde-corps ne doit pas être à plus de 50 mm de la surface qu'il protège.
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Version 2
Pour les marches de passerelles, les hauteurs de plinthe ou de bute-pied, sous-lisse et lisse se
mesurent au milieu de la marche avec une tolérance de +/- 50 mm. Les discontinuités de fonction
ne doivent pas excéder 120 mm.
La sous lisse doit se situer sensiblement à mi-hauteur de la lisse.
L1 La distance entre les passerelles doit être comprise entre 700 et 800 mm
L2 La projection horizontale de la distance au niveau des pieds doit être comprise entre
300 et 600 mm
d1 La projection horizontale de l’intervalle entre deux éléments de circulation consécutifs doit être au plus
égale à 50 mm
d2 La projection horizontale de la distance entre les marches de passerelle ou structures assimilées et les
structures du sabot ou du balancier doit être au plus de 200 mm
C2 -3 - DISPOSITIFS DE MANŒUVRE
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Version 2
C2 - 4 - NACELLE D’ÉVACUATION
Le constructeur doit fournir avec la nacelle d'évacuation, les dispositifs nécessaires à sa mise en
place sur le câble et à son retrait, ainsi que la notice d'utilisation correspondante.
CHAPITRE C3 - CABLES
Toute installation doit comporter un ou plusieurs emplacements adaptés qui permettent les
opérations suivantes dans des conditions satisfaisantes de sécurité :
- le contrôle magnétographique des câbles ;
- le déplacement et l’entretien des attaches fixes ;
- les essais de glissement des attaches ;
- le traitement éventuel de protection des câbles ;
- la reprise de tension des câbles par l'intermédiaire de points d'ancrage.
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Version 2
CHAPITRE C4 - GARES
Au titre du présent chapitre, le terme de gare intègre la gare proprement dite ainsi que les
éventuels garages et les zones d'entretien.
C4 - 1 - GÉNÉRALITÉS
Les zones de circulation des personnes doivent être conçues pour éviter les risques de glissade sur
le sol, notamment en permettant l’évacuation des eaux de fonte et ne pas présenter de saillie
susceptible de faire trébucher le personnel,
Les prescriptions pertinentes de l’article C2 - 2 de la présente partie sont applicables aux
passerelles de gare, à l'exception de la largeur minimum des passerelles, dans le sens du
déplacement, qui doit être de 400 mm.
Des moyens d’accès permanents tels qu'escaliers, échelles ou passerelles, permettant d’atteindre,
en sécurité, tous les emplacements utiles pour les opérations de conduite, de surveillance, de
réglage et de maintenance doivent être prévus. Ces emplacements doivent être adaptés aux
opérations pour lesquelles ils sont prévus.
L’installation doit être conçue et construite pour que les risques résultant de l’émission du bruit
aérien produit soient réduits au plus bas niveau possible compte tenu de la disponibilité de moyens
de réduction de bruit, notamment à la source.
Les textes suivants sont applicables :
– Insonorisation des locaux neufs : article -R 4213-5 du code du travail.
En tout état de cause, le niveau de bruit ne doit pas dépasser 80 dbA en tout lieu accessible au
public et à tout poste de travail nécessitant une présence continue en exploitation.
Les locaux abritant des batteries d’accumulateurs doivent pour le moins être équipés d’une
ventilation naturelle donnant sur l’extérieur.
Dans les garages, si le personnel doit intervenir lors des opérations de stockage des véhicules, afin
de prévenir les risques d’écrasement, chaque véhicule doit être abordable au moins d’un côté.
Toutes les zones de circulation des véhicules doivent être, soit matérialisées au sol par un zébra
jaune et noir, soit interdites.
C4 - 2 - ÉCLAIRAGE
Un éclairage incorporé, adapté aux opérations, doit être fourni là où, malgré un éclairage ambiant
ayant une valeur normale, l'absence d'un tel dispositif pourrait créer un risque.
L'éclairage fourni par construction ne doit créer ni zone d'ombre gênante, ni éblouissement
gênant, ni effet stroboscopique dangereux. Si certains organes intérieurs doivent être inspectés
fréquemment, des dispositifs d'éclairage appropriés doivent leur être associés ; il en est de même
pour les zones de réglage et de maintenance.
sommaire
Version 2
C4 - 4.1 - GÉNÉRALITÉS
Les dispositifs de commande et de manœuvre doivent être :
- clairement visibles et identifiables et, le cas échéant, marqués de manière appropriée ;
- placés pour permettre une manœuvre sûre, sans hésitation ni perte de temps et sans équivoque ;
- conçus de façon que leur mouvement soit cohérent avec l'effet commandé ;
- disposés en dehors des zones dangereuses sauf, si nécessaire, pour certains organes tels qu'un
arrêt d'urgence ;
- situés de façon que leur manœuvre ne puisse engendrer de risques supplémentaires ;
- conçus ou protégés de façon que l'effort voulu, s'il peut entraîner un risque, ne puisse se produire
sans une manœuvre intentionnelle ;
- fabriqués de façon à résister aux effets prévisibles, notamment en ce qui concerne les dispositifs
d'arrêt d'urgence qui risquent d'être soumis à des efforts importants.
Lorsqu'un dispositif est conçu et construit pour permettre plusieurs actions différentes, c'est à dire
que son action n'est pas univoque, notamment en cas d'utilisation d'un clavier, l'action commandée
doit être affichée en clair et, si nécessaire, faire l'objet d'une confirmation.
Les dispositifs doivent avoir une configuration telle que leur disposition, leur course et leur effort
résistant soient compatibles avec l'action commandée, compte tenu des principes de l'ergonomie.
Les contraintes dues à l'utilisation, nécessaire ou prévisible, d'équipements de protection
individuelle doivent être prises en considération.
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Version 2
C4 - 6.1 - GÉNÉRALITÉS
Les éléments mobiles du treuil et des mécanismes de gare doivent être conçus et disposés pour
éviter les risques mécaniques ou, lorsque des risques subsistent, être munis de protecteurs ou de
dispositifs de protection de façon à éviter tout contact pouvant entraîner des accidents.
Les personnes exposées ne doivent pas pouvoir atteindre les éléments mobiles en mouvement ;
Les protecteurs conçus pour protéger les personnes exposées contre les risques engendrés par les
éléments mobiles de transmission, tels que poulies, courroies, engrenages, crémaillères, arbres de
transmission, doivent être :
- soit des protecteurs fixes ;
- soit des protecteurs mobiles ;
- conformes aux règles techniques définies ci-dessous. Les protecteurs mobiles doivent être
utilisés si des interventions fréquentes sont prévues.
sommaire
Version 2
Dans la mesure du possible, ils ne doivent pas pouvoir rester en place en l'absence de leurs
moyens de fixation.
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Version 2
La conception doit répondre aux mêmes exigences du chapitre B5 " Véhicule de service " du
présent guide.
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Version 2
PRÉAMBULE
La présente partie précise les prescriptions à respecter pour les installations électriques.
Le tableau suivant synthétise l’organisation réglementaire des textes applicables dans le
domaine électrique.
DÉFINITIONS
Dispositif de sécurité :
Ensemble des constituants qui sont utilisés pour réaliser toutes les opérations d'une fonction de
sécurité.
Entraînement principal :
Entraînement destiné à assurer l'exploitation normale
Entraînement auxiliaire :
Entraînement permettant l'exploitation en remplacement de l'entraînement principal, à débit
éventuellement réduit, mais avec le même niveau de sécurité que l'exploitation normale.
Entraînement de secours :
Entraînement destiné à la récupération des véhicules en cas d'indisponibilité des autres
entraînements.
Fonction de sécurité :
Ensemble des opérations destinées à reconnaître l'apparition de certains états ou déroulements
spécifiques constitutifs d'une situation dangereuse. Ces opérations déclenchent les processus
destinés à réduire les risques, en particulier l'arrêt de l'installation. Une fonction de sécurité
commence par la reconnaissance des états et l’évaluation des grandeurs physiques sur la
remontée mécanique. Elle se termine par le déclenchement du processus, ou par l'achèvement
de celui qui a été initié
sommaire
Version 2
Pontage :
Suppression dans des conditions préétablies des fonctions de sécurité actives en exploitation
normale,
lors d´un service en cas de circonstances exceptionnelles.
Poste de conduite :
On appelle poste de conduite un lieu d'où le conducteur peut arrêter l'installation et remplir une
mission de surveillance.
Poste de commande :
Il ne peut exister qu'un seul poste de commande par installation, complété éventuellement par
un pupitre déporté tel que défini au point D1 - 1.1.
Sécurité intrinsèque :
Un dispositif de sécurité est considéré comme étant en sécurité intrinsèque lorsque la
défaillance d'un seul composant concourant à la sécurité ne nuit pas à son fonctionnement, sauf
à provoquer l'arrêt automatique de l'installation.
Dans le cas où la défaillance d'un deuxième composant indépendant est susceptible d'entraîner
une situation contraire à la sécurité, toutes dispositions doivent être prises pour signaler l'état
défectueux d'un circuit ou d'un composant dans un délai suffisant pour permettre de prendre les
mesures d'exploitation nécessaires.
Le traitement de l'information par un automate de sécurité (APIdS) répond au principe de
doublement même si le logiciel applicatif est unique.
Le fonctionnement de chaque chaîne de traitement doit être vérifié au moins une fois tous les
ans.
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Version 2
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Version 2
La présente partie précise les prescriptions à respecter dans le domaine électrique pour la
conception générale des installations électriques.
Sauf analyse de sécurité spécifique, seules les fonctions de sécurité listées dans le tableau
suivant peuvent, sous certaines conditions, être mises hors service en entraînant le
fonctionnement de l’installation avec une vitesse réduite supérieure à 1.5m/s dans la limite de
50% de la vitesse nominale.
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Version 2
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Version 2
Le pupitre de commande de la marche de secours qui est le pupitre d'où l'on peut au
minimum :
o arrêter en sécurité l'installation.
o démarrer en sécurité l’installation si il n’est pas admis de le faire depuis le
pupitre de conduite du moteur de secours.
o surveiller le passage des véhicules en gare.
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Version 2
o au titre du maintien du niveau de sécurité des fonctions de sécurité à leur niveau initial
✔ d’une procédure d’essais annuels, élaborée par le maître d’œuvre, destinée à
contrôler dans le cadre de l’inspection annuelle, la fonctionnalité des détecteurs
de défaut et des seuils sur les circuits de surveillance et sur les dispositifs de
signalisation et de télécommande, y compris dans les véhicules . Cette procédure
doit également prévoir un contrôle visuel du câblage des sécurités de ligne et un
essai non-destructif d'au moins une sécurité sur chaque pylône (cf article D-2.3
du guide RM1 du STRMTG « exploitation et maintenance des téléphériques).
Cette procédure doit être remise au Technicien d’Inspection Annuelle par
l’exploitant.
✔ d’une liste d’essais périodiques, élaborée par le maître d’œuvre décrivant les
essais périodiques à réaliser hors inspection annuelle, intégrant les
préconisations du constructeur destinées à garantir ce maintien.
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Version 2
Sans préjudice de l’éventuel réexamen prévu à l’article 17 II e) de l’arrêté du 07 août 2009, la
présente partie précise les prescriptions complémentaires minimales à respecter lors de la
récupération des architectures électriques non marquées « CE ».
Les présentes prescriptions ont été élaborées en référence à l’instruction technique du 17 mai
1989.
L’utilisation d’un automate programmable destiné à traiter les fonctions de sécurité définies par
l'étude de sécurité de l'installation doit répondre aux prescriptions suivantes :
– les fonctions de sécurité doivent être spécifiées en termes de niveau d'intégrité de sûreté
(SIL) en référence à la norme EN 61508, ou en termes de niveau de performance (PL) en
référence à la norme EN ISO 13849-1 ;
– l'automate programmable doit être apte à traiter le niveau SIL (ou PL) le plus élevé requis
par l'étude de sécurité. Cette aptitude doit être établie sur la base d’un certificat délivré par
un organisme reconnu compétent par le service de contrôle ;
– les éventuelles limitations d’utilisation liées au maintien dans le temps du niveau de sécurité
de cet automate doivent par ailleurs être respectées.
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Version 2
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Version 2
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Version 2 du 18 mai 2016
STRMTG GUIDE RM2
PARTIE D
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A1 Sécurités générales
A101 Contrôle de l'isolement des alimentations dans le cas X X
d'un potentiel non référencé à la terre
A102 Contrôle de la perte de la source d'énergie X X L'un des deux freins de sécurité doit être actionné
automatiquement dans le cas où la source d'énergie
utilisée pour la traction viendrait à faire défaut.
A203 Contrôle décélération de l'arrêt électrique si à fonction X X Des dispositions doivent être prises pour, en cas de
de sécurité décélération insuffisante, déclencher
automatiquement l'action de l'un des freins de
sécurité.
A204 Contrôle décélération du F1 X X La décélération du F1 doit être surveillée de façon
si modulé telle que si cette dernière est ou devient insuffisante,
un système déclenche l'action du 2e frein de
sécurité.
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STRMTG GUIDE RM2
PARTIE D
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A205 Contrôle décélération du F2 si modulé X X La régulation du frein 2 est admise à condition que
la décélération qu'il provoque soit surveillée de
façon telle que si cette dernière est ou devient
insuffisante, un système déclenche son action
positive sans régulation. Ce système de
déclenchement devra être différent et indépendant de
celui prévu dans la surveillance du 1er frein de
sécurité.
A206 Mise en action différée du frein 1 suite à une demande X X X X
d'arrêt par le frein 2
A3 Sécurités en station
A301 B.P. AE dans chaque station (si AE à fonction de X X X X
sécurité qui se substitue à un F1)
B.P. AE à chaque poste de travail X X X X
(si AE à fonction de sécurité se substitue à un F1)
A302 B.P. F1 dans chaque station(1) X X X X Il doit être prévu dans chaque station, qu'elle soit
surveillée ou non, un dispositif de commande d'arrêt
déclenchant le premier frein de sécurité.
B.P. F1 à chaque poste de travail(1) X X X X Le F1 doit pouvoir être déclenché par le conducteur
de l'installation depuis ses postes de travail.
A303 B.P. F2 sur chaque poste de travail du conducteur X X X X Le F2 doit pouvoir être déclenché manuellement,
sans régulation pour un arrêt d'urgence, par le
conducteur de l'installation depuis ses postes de
travail.
(1)
Un BP en station retour déclenchant un arrêt au moteur électrique dont la décélération est surveillée répond à cette prescription.
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PARTIE D
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A304 Contrôle du changement du type et du sens de marche X X Toutes dispositions doivent être prises pour interdire
durant le fonctionnement de l'installation (exploitation, le changement inopiné de type de marche et de sens
de marche durant le fonctionnement de l'installation.
secours, exceptionnel)
A305 Contrôle des positions limites du système de tension X X X X Un dispositif doit provoquer l'arrêt de sécurité de
si si contrepoids l'installation lorsqu'un système de tension a atteint
du/des câble(s) tracteur(s) ou porteur/tracteur contrepoids
une position limite.
A306 Contrôle de la tension du/des câble(s) tracteur(s) ou X X X X Ce contrôle doit garantir le non-dépassement des
porteur/tracteur (pression du système de tension) valeurs extrêmes de la tension.
A307 Contrôle de la position du câble porteur/tracteur X Des dispositifs de sécurité doivent contrôler les
positions respectives du câble, des voies et des
rampes d'embrayage ou de débrayage, le plus près
possible de la zone de couplage et de découplage.
A312 Contrôle de la position de l'accouplement des X X
entraînements
A313 Contrôle du pesage des pinces X Cf A5-5.1.12
A314 Contrôle des gabarits d'accouplement et de X La position des éléments de l'attache susceptibles
désaccouplement / aux pinces d'entraîner un défaut de couplage ou de découplage
doit être contrôlée.
A315 Contrôle des cheminements des véhicules en stations X Cf Article 12 arrêté TPH
dans les zones où la sécurité des usagers est engagées
A316 Contrôle du cadencement des véhicules X Des dispositions doivent être prises pour assurer une
répartition régulière des véhicules sur la ligne.
A317 Contrôle de sécurité d'aiguillage lorsque la sécurité des X
usagers est engagée
A318 Contrôle de non débarquement X X (TSD) Cf A4-15.5.3
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PARTIE D
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A320 Contrôle de la surcharge absolue moteur (Imax) X Des dispositions doivent être prises pour supprimer
l'effort moteur et entraîner l'arrêt de sécurité lorsque
la traction exercée sur le câble tracteur ou porteur-
tracteur dépasse de 40 % la traction maximale en
régime établi.
A321 Contrôle de la surcharge relative moteur (dI/dt) X Des dispositions doivent être prises pour supprimer
l'effort moteur et entraîner l'arrêt de sécurité lorsque
des variations anormalement rapides de l'effort de
traction exercé par ces câbles sont détectées
A323 Contrôle de la présence vitesse minimum (RV0) X X
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PARTIE D
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A4 Sécurités d'accès
A401 Barrière fin de quais (véhicule fermé) X Cf A5-5.1.7
A5 Sécurités véhicule
A502 Contrôle de la fermeture des portes (en véhicule fermé) X(2) Cf A5-5.1.6
A503 Contrôle du verrouillage des portes (en véhicule fermé) X(3) Cf A5-5.1.6
A6 Sécurités de ligne
A601 Contrôle de la ligne de sécurité X X Sur chaque ouvrage de ligne, des dispositifs doivent
provoquer l'arrêt de sécurité de l'installation en cas
de déraillement du ou des câbles porteurs-tracteurs
A602 Détection du blocage du galet d'entrée X X Cf article 71 arrêté TPH
( 2)
le contrôle de fermeture des portes cabines n'est pas imposé si l'installation n'en était pas équipée avant la modification
( 3)
le contrôle du verrouillage des portes cabine n'est pas imposé si l'installation n'en était pas équipée avant la modification
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PARTIE D
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B Liste minimale des fonctions qui doivent provoquer une alarme par référence
à l’instruction technique du 17/05/1989 et aux règles STRMTG
TSF TSD/TCD Compléments
Exploit C.Excep Exploit C.Excep
B1 Sécurités générales
B101 Contrôle de la tension des chargeurs des batteries liées X X
à la sécurité
B6 Sécurités de ligne
B601 Contrôle de la vitesse du vent X X Cf A5-5.1.1
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PARTIE D
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C1 Sécurités générales
C101 Mise hors service d'une fonction de sécurité (implique X X
un passage en marche exceptionnelle)
(en sécurité intrinsèque)
C102 Non démarrage intempestif X X X X En cas de coupure de la source d'énergie du moteur
(en sécurité intrinsèque) principal, toutes dispositions doivent être prises pour
interdire la remise automatique en marche de
l'installation après rétablissement de cette source
d'énergie.
C103 Temporisation de stabilisation de la ligne X X Cf Article 16 arrêté TPH
(en sécurité intrinsèque)
C104 Condition d'arrêt et de disparition du défaut pour le X X X X Après arrêt de l'installation sur défaut, la remise en
réarmement route ne doit être possible qu'après avoir remédié à
ce défaut et avoir réarmé manuellement les
(en sécurité intrinsèque) dispositifs de sécurité (sauf en cas de pontage). Les
détecteurs de défaut et les dispositifs de signalisation
doivent être maintenus en position déclenchée tant
que le défaut persiste.
C105 Priorité aux modes de marche réglementaires X
sélectionnés dont la vitesse est la plus faible (vitesse
piéton et vitesse avec tapis d'embarquement arrêté)
C106 Cohérence entre l'affichage d'un défaut et le défaut réel X X
C107 Coupure de la traction suite à un freinage (en sécurité X X X X L'entrée en action de chacun des freins de sécurité
intrinsèque) doit automatiquement être conjuguée avec la
suppression de l'effort moteur
C108 Anti cumul des freins du treuil - Cette fonction peut ne X X X X Cf A5-5.4.2.2
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PARTIE D
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C4 Sécurités d'accès
C402 Contrôle d'accès des portillons cadenceurs X X
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PARTIE D
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Le pontage automatique temporaire du contrôle des cheminements des véhicules en gare, lors
de la mise en mouvement du câble, est autorisé.
D2 - 3.1.7 - Arrêt par inertie considéré comme arrêt au 1er frein de sécurité
Un arrêt par inertie, lorsqu'il est surveillé en décélération, peut être assimilé à un freinage au 1 er
frein de sécurité modulé et peut donc être utilisé comme arrêt de sécurité. Une décélération
insuffisante doit entraîner automatiquement la mise en action du deuxième frein de sécurité.
D2 - 3.2.1 - Généralités
En cas de circonstances exceptionnelles, telles que définies au chapitre A2 - 2 du guide RM1
du STRMTG « exploitation et maintenance des téléphériques », le pontage de fonction de
sécurité est possible. Ces possibilités de pontage doivent être prises en compte dans l'analyse de
sécurité de l'installation.
Quatre niveaux de marche sont alors possibles:
niveau 1 – poursuite éventuelle de l'exploitation au moyen de l'entraînement principal
ou de l'entraînement auxiliaire
o Les fonctions du tableau 1 doivent être pontables et seulement celles-ci. L'accès
à ces pontages est protégé par une clef « pontage ».
o L'exploitation peut se poursuivre uniquement selon les modalités définies dans
la partie B du guide RM1.
niveau 2 - récupération des véhicules avec le moteur principal ou auxiliaire.
o Toutes les fonctions peuvent être pontables.
o L'accès à ces pontages est protégé par une clef spécifique « récupération ».
o Ses modalités sont définies dans la partie B du guide RM1.
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PARTIE D
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Tableau 1 - Liste des fonctions de sécurité devant disposer d'une possibilité de pontage
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PARTIE D
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PARTIE D
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A306 Contrôle de la tension du/des câble(s) Sur les installations pour lesquelles
tracteur(s) ou porteur(s)/tracteur(s) l'adhérence n'est pas assurée dans toute la
(pression du système de tension) plage de fonctionnement du lorry, une
consigne d'exploitation doit définir les
conditions de pontage de cette fonction.
Ref. Fonctions de sécurité Remarques
A329 Contrôle de survitesse en Ce contrôle n'est pas imposé sur les
fonctionnement de secours installations exploitées uniquement à la
montée et dont l'évacuation s'effectue
également à la montée. Cette survitesse
peut être soit électrique soit mécanique
avec seuil de déclenchement à +20% de la
vitesse de secours.
A330 Anti-retour mécanique (cliquets) ou
électrique sur frein 2
A601 Contrôle de la ligne de sécurité En station retour, un et un seul B.P. d'arrêt
(coffret de sécurité). intégré dans la ligne de sécurité ne doit
pouvoir être mis hors service qu’avec
celle-ci.
Tous les autres B.P. d'arrêt électrique, Tous ces B.P. (sauf A302 A303 et A601)
frein 1 et frein 2. peuvent être mis hors service à condition
de respecter les points suivants:
- mise hors service globalisée par gare
- information du personnel quant à la mise
hors service de ces B.P. et liaison
phonique permanente avec le conducteur
au pupitre de conduite
Tableau 4 - liste des autres fonctions de sécurité qui doivent être opérante en marche de
secours.
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