Gestion des eaux usées à Songon
Gestion des eaux usées à Songon
Béga OUEDRAOGO
Moussa OUEDRAOGO
Promotion [2012/2014]
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)
DEDICACES
Je dédie ce mémoire à :
Mon père AMANVI Amanvi
Ma mère Gnamianbla Marie
Ma fiancée Gwladys Alida
Mes filles Anne Esther et Syntiche Rebecca
Mes frères et Sœurs
Je vous aime!
REMERCIEMENTS
Je tiens avant tout à remercier le Docteur TOURE Moustapha Almami,
Monsieur KONE Tairou et à tous les Directeurs des départements de Arc
Ingénierie, pour m’avoir accueilli au sein de leur entreprise.
AVANT PROPOS
Institut international d’enseignement supérieur et de recherche, 2iE forme des ingénieurs-
entrepreneurs spécialisés dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement,
de l’énergie, du génie civil et des mines.2iE est labellisé centre d’excellence de l’UEMOA
pour la qualité de ses prestations et sa contribution au développement et au rayonnement de
cet espace communautaire en particulier et de l’Afrique en général. Les formations délivrées
par 2iE, sont :
– Reconnues en Europe grâce au Label EUR-ACE (European Accreditation for
Engineering)
– Accréditées par la Commission Française des Titres d’Ingénieurs (CTI)
– Reconnues par le Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur
(CAMES)
– Certifiées ISO 9001/2008.
La formation en master d’ingénierie Eau et Assainissement, qui nous est dispensée, est basée
sur des enseignements en sciences de l’ingénieur, sciences managériales et
entrepreneuriales. Elle s’articule entre cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques,
conférences et visites de terrain (sur des plateformes technologiques équipées de pilotes
d’épuration des eaux usées et de pilotes membranaires de potabilisation des eaux).
Des projets techniques basés sur la résolution de problématiques réelles permettent aux
étudiants d’apprendre à se mettre en situation professionnelle. Les deux stages obligatoires en
entreprises conduit l’étudiant à une immersion dans un univers professionnel avec ses
contraintes et réalités.
Le premier stage, d’une durée minimum de trois mois a pour objectif de permettre à l’étudiant
(au niveau Master 1) de découvrir le monde du travail et de l’entreprise, de trouver ou
consolider son projet d’orientation et de mettre en pratiques les connaissances théoriques
acquises.
Le second stage de fins d’études d’une durée de quatre mois minimum (niveau Master 2), vise
à apporter les compétences requises pour réaliser et gérer un projet de grande dimension. Il
consiste à mobiliser toutes les connaissances et les savoirs faires acquis durant le cycle de
formation pour résoudre un problème pratique et apporter une réponse à une situation donnée.
RESUME
Aujourd’hui, dans de nombreuses agglomérations du District d’Abidjan, la situation en
matière d’assainissement et d’élimination des déchets solides est critique, et tend parfois
même à se dégrader dans un contexte d’urbanisation croissante.
Conscient de la nécessité d’intervenir dans le secteur d’assainissement, trop souvent négligé
dans les politiques nationales et locales ou dans les politiques d’aides internationale, nous
avons proposé la mise en place d’une filière de traitement dans la cité de Songon. Les études,
ainsi réalisées, devront permettre la mise en place d’un système d’assainissement collectif
doté d’un réseau séparatif d’une longueur de 6 Km qui va assurer le collecte et le transport des
eaux usées jusqu’à la filière de traitement à boue activée.
Les stations de traitement à boue activée de la cité sont au nombre de quatre, compte tenu de
l’insuffisance d’espace pour l’implantation d’une seule station de traitement pour traiter toutes
les eaux usées la cité. Chaque station de traitement sera implantée sur un sous bassin versant
du site de l’étude et assurer ainsi le traitement des eaux usées produites sur ce sous bassin.
Les études antérieures menées ont permis de fixer le taux d’abattement à la DBO5 à 90%,
celui de la MES à 95% et celui de la DCO à 80%. Cela implique que les concentrations en
DBO5 et en MES dans les eaux traitées seront respectivement de 44 mg/L et 30 mg/L, puis de
294 mg/L pour la DCO. Ces informations traduisent que les eaux traitées, issues des stations
d’épuration respecteront les normes de rejet des effluents dans la nature, conformément aux
recommandations du CIAPOL.
Enfin, un plan stratégique de gestion des déchets a été établi. La stratégie mise en place
devrait permettre de redynamiser le système d’assainissement dans la cité et d’assurer la
pérennité des réseaux, des stations de traitement et des ouvrages qui les constituent.
Le coût total du projet est estimé à 11,8 Milliards. Ce coût ne prend pas en compte le volet
valorisation des déchets solides et des programmes d’information et de sensibilisation.
Mots clés : assainissement ; station de traitement à boue activée, station de relevage, déchets
ABSTRACT
Today, in many urban areas of the District of Abidjan, the situation of sanitation solid waste
disposal is critical, and sometimes even tends to be degraded in a context of increasing
urbanization.
Conscious of the need for intervening in the sector of sanitation, too often neglected by the
local and national policies or by the international aid policies, we contributed to the
installation of a sector of treatment in the city of Songon. Indeed, it is a system of collective
sanitation equipped with a separate network of 6 km long which will ensure the collection and
the transportation of wastewater to the sector of sanitation.
There are four sanitations in the city. Each sanitation will be established under a catchment
area of the site of the study, and thus, ensure the treatment of wastewater produced in that
area.
The previous studies conducted made it possible to fix the rates of abatement at 90% for the
DBO5, 95% for the MES, and 90% for the DCO. That implies that the concentrations in DBO5
and in MES of the treated water will be respectively 44 mg/L and 30 mg/L and 294 mg/L for
the DCO. That means the treated water resulting from the sewage treatment plants will respect
the standards of rejection of the effluents in the nature, in accordance with the standards of
rejections of the CIAPOL.
Lastly, a strategic planning of waste management has been established in the city, liquid
waste as well as solid ones. The strategy implemented should boost the system of sanitation in
the city and sustain the network, sanitation and all the installations included.
The total cost of the project is estimated at 11.8 Billion. This cost does not take into account
the valorization of the solid waste and the program of informing and sensitizing.
TABLEAU XI: TEMPS DE SÉJOUR DES BOUES DANS LE CLARIFICATEUR EN FONCTION DES
CHARGES MASSIQUE .......................................................................................................... 43
SOMMAIRE
DEDICACES .......................................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................... III
AVANT PROPOS ................................................................................................................................. IV
RESUME ............................................................................................................................................. VI
ABSTRACT ......................................................................................................................................... VII
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS ................................................................................................. VIII
LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................................... IX
LISTE DES FIGURES .............................................................................................................................. X
SOMMAIRE ........................................................................................................................................ XI
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................................. 1
CHAPITRE 1.GENERALITES................................................................................................................... 4
1.1 PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ....................................................................................................... 4
1.1.1 Situation géographique ................................................................................................................... 4
1.1.2 Présentation du site de l’étude ........................................................................................................ 5
1.1.3 Démographie ................................................................................................................................... 5
1.1.4 Cadre géologique et hydrogéologique ............................................................................................ 5
1.2 GENERALITES SUR LES EAUX USEES, RESEAUX D’ASSAINISSEMENT ET FILIERES DE TRAITEMENTS DES
EAUX USEES ........................................................................................................................................................ 6
1.2.1 Généralités sur les eaux usées ......................................................................................................... 6
1.2.2 Généralité sur les réseaux d’assainissement ................................................................................... 7
1.2.3 Caractéristiques physico-chimiques des eaux usées........................................................................ 9
1.2.4 Généralités sur les filières de traitements ..................................................................................... 11
1.3 CADRE REGLEMENTAIRE DES NORMES DES REJETS ................................................................................ 16
CHAPITRE 2.MATERIELS ET METHODE .............................................................................................. 19
2.1 MATERIELS .............................................................................................................................................. 19
2.2 METHODOLOGIE DE TRAVAIL.................................................................................................................. 20
2.2.1 Travaux préliminaires .................................................................................................................... 20
2.2.2 Revue bibliographique ................................................................................................................... 20
2.2.3 Synthèse bibliographique .............................................................................................................. 20
2.2.4 Méthode ........................................................................................................................................ 20
CHAPITRE 3.RESULTATS ET DISCUSSION ........................................................................................... 35
3.1 RESULTATS .............................................................................................................................................. 35
3.1.1 Choix du système assainissement, type de réseau et points de rejets .......................................... 35
3.1.2 Résultat du dimensionnement des réseaux d’assainissement....................................................... 38
3.1.3 Résultat du dimensionnement de la filière de traitement ............................................................. 39
3.2 DISCUSSION ............................................................................................................................................ 41
3.3 EVALUATION FINANCIERE DES COÛTS .................................................................................................... 50
3.4 ETABLISSEMENT DE LA NOTICE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ............................................................ 53
3.4.1 Impacts positifs du projet .............................................................................................................. 53
3.4.2 Impacts négatifs du projet ............................................................................................................ 54
3.4.3 Plan de gestion environnementale et sociale ................................................................................ 54
3.4.4 Evaluation financière du coût de l’étude ....................................................................................... 56
3.5 DIFFICULTES ET LIMITES DE L’ETUDE ....................................................................................................... 56
RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES ........................................................................................... 57
INTRODUCTION GENERALE
Dans les villes des pays en développement, notamment en Afrique, l’amélioration du cadre de
vie est au cœur de toute politique de développement. Enjeu clé, l’accès à l’assainissement et à
un service de gestion des déchets est malheureusement trop souvent délaissé par les décideurs
locaux, nationaux ou internationaux, en raison le plus souvent du manque de connaissances et
de méthodologies sur ces problématiques. (Jallé et al., 2000).
En Côte d’Ivoire, l’assainissement, contrairement à l’approvisionnement en eau potable, a
toujours été en marge des priorités dans les programmes nationaux de développement et
même d’urgence.
Dans le District d’Abidjan, en particulier, l’urbanisation se poursuit, débordant les capacités
des autorités urbaines à gérer et à la maîtriser. Ainsi; on assiste à des Modifications
anarchiques des bâtiments sans respecter les plans d’assainissement, au non-respect des zones
tampons qui sont à 80% occupées par les servitudes. Aussi, le cahier de charges dans la
construction des habitats évolutifs et collectifs qui agissent sur les ouvrages de drainage des
eaux usées et des lotissements, n’est pas respecté ni appliqué. A cela, s’ajoute la mauvaise
utilisation du réseau d’assainissement par la population abidjanaise dont la plupart ignore
l’existence, le rôle et l’utilité même de ce réseau pour le préserver.
C’est pour palier à ces insuffisances que le gouvernement de Côte d’Ivoire, dans son
programme de promotion immobilière des logements sociaux à Songon, a décidé de mettre en
place un système d’assainissement complet pour une meilleure protection de l’environnement.
C’est dans ce contexte que la chambre des ingénieurs conseils de Côte d’Ivoire a été commise
par le ministère de la construction et de l’urbanisme pour la réalisation des études d’AEP,
d’Assainissement et de VRD des différents sites du programme.
Pour une meilleure gestion des études, une répartition des tâches a été faite entre plusieurs
bureaux d’études dont Arc Ingénierie qui a été commis par ses paires pour la réalisation des
études d’AEP et d’Assainissement du site de Songon.
Cette étude est une contribution à l’amélioration des conditions de vie des habitants de la cité
de Songon Kassemblé par la mise en place de systèmes appropriés et cohérents
d’assainissement pour la gestion des eaux usées municipales au sein de la cité.
Cette étude traite, de façon spécifique, de la gestion des eaux usées produites dans la cité de
Songon Kassemblé. Elle ne prend pas en compte, la gestion des eaux usées produites sur
CHAPITRE I : GENERALITES
Chapitre 1. GENERALITES
1.1.3 Démographie
En 1998, le district d’Abidjan comptait une population estimée à 3 125 890 habitants et une
densité de population de 1475 habitants/Km². Cette population s’est accrue de façon
exponentielle pour atteindre 5 878 809 habitants selon les perspectives de l’Institut National
de la Statistique (INS) établies sur la base du Recensement Général de la Population et de
l’Habitat (RGPH) de 1998. Elle correspond à 27,48% de la population de Côte d’Ivoire avec
un taux de croissance démographique annuel estimé à 3,1% en 2009 selon l’INS.
Ainsi, sur le plan géologique, le district d’Abidjan appartient au bassin sédimentaire côtier
d’âge crétacé à quaternaire. Il présente d’énormes potentialités en eaux souterraines.
Les formations d’âge quaternaire sont localisées au sud de la faille des lagunes et dans les
dépressions fluvio-lagunaire ; elles sont constituées essentiellement de sables et sables
graveleux, de vase ou d’argiles, de sables vaseux et vases sableuses.
En fonction de la géologie, les eaux souterraines de la Côte d’Ivoire se rencontrent
principalement dans deux grands types d’aquifères :
les aquifères généralisés rencontrés au sud dans le bassin sédimentaire côtier (couvrant
2,5% du territoire).
En ce jour, seul l’aquifère du continental terminal est exploité pour l’alimentation en eau
potable.
Les Eaux vannes: issues des WC et des toilettes (urines, matières fécales), fortes
teneurs en azote organique et ammoniacal, riches en germes pouvant être pathogènes.
Les Eaux usées ménagères : issues des autres activités domestiques (cuisine, lessive,
bain, etc.), contiennent des matières en suspension, des matières dissoutes organiques
ou minérales, des graisses et surtout des savons et des détergents divers.
Les eaux usées industrielles
Les eaux usées industrielles sont issues du process de l’industrie, du lavage des équipements
et des ouvrages de l’industrie et des eaux-vannes (utilisées par le personnel).
Il s’agit de rejet qui doit faire l’objet d’une autorisation ou d’une convention.
Le réseau séparatif qui assure une gestion distincte des eaux usées issues des ménages
et des eaux pluviales.
Le réseau unitaire permet de collecter à la fois les eaux usées domestiques et pluviales
dans une seule canalisation.
L’assainissement autonome
L’assainissement autonome est un dispositif de traitement des eaux usées destinées à des
particuliers. Il se compose le plus souvent d’une fosse septique suivie d’un épandage
souterrain de drain.
Critères de choix du mode d’assainissement
En général, le choix d’un mode d’assainissement dépend des critères mentionnés dans le
tableau I ci-dessous :
Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par Thomas AMANVI- Promotion 2012 - 2014
8
Critères de choix de réseaux d’assainissement
Le choix du type de réseau de collecte et de drainage des eaux usées à mettre en place
nécessite une connaissance et une maitrise parfaite de la zone d’étude. Plusieurs critères sont à
vérifier pour le choix d’un réseau d’assainissement; ces critères peuvent être perçus à travers
les avantages de chaque système :
Réseau séparatif
– le réseau séparatif permet de mieux gérer les variations, parfois brutales, des débits
dues aux fortes pluies et d’éviter ainsi les débordements d’eaux usées vers le milieu
naturel;
– il permet de mieux adapter la capacité des stations d’épuration et les traitements en
fonction de l’origine de l’eau,
– lorsqu’on se retrouve dans l’obligation de relever les eaux usées, le système séparatif
permet d’éviter de relever en même temps des masses considérables d’eaux pluviales;
– les eaux pluviales non polluées peuvent sans risque être directement rejetées dans le
milieu naturel;
– en cas d’inondation, seules les eaux non polluées se retrouvent dans la rue.
Réseau unitaire
Lorsque l’exutoire naturel est loin des points de collecte et lorsque la surface imperméabilisée
est très élevée avec des pentes fortes; la mise en place d’un réseau séparatif va nécessiter de
gros investissements; l’usage d’un système unitaire est recommandé dans ce cas.
La DCO d’une eau représente la quantité d’oxygène nécessaire pour oxyder la matière
(organique biodégradable ou non) contenue dans cette eau par un oxydant, le dichromate de
potassium. Elle s’exprime en milligrammes de O2 par litre d’effluent.
les MES (Matières en Suspension)
Les MES sont des particules organiques ou minérales colloïdales non solubles dans l’eau et
qui peuvent être facilement extraites de l’effluent après filtration ou centrifugation.
Éléments nutritifs (azote, phosphore,…)
Présents dans les eaux résiduaires, l’azote et le phosphores sont des éléments nutritifs
nécessaires à la croissance des végétaux aquatiques favorisant ainsi l’eutrophisation des cours
d’eau.
les huiles et graisses
Ces éléments sont généralement issus de l’industrie agro-alimentaire et d’hydrocarbure.
le pH
Le potentiel Hydrogène (pH) est un paramètre qui renseigne sur l’agressivité des eaux.
la température
La température est un élément important pour la vie aquatique dans les milieux récepteurs.
Des températures élevées peuvent avoir des répercussions sur la vie des végétaux et affecter
par ailleurs les écosystèmes. Elle affecte aussi la solubilité des gaz (O2, CO2).
L’interprétation de ces paramètres pour un effluent donné permet de définir la filière de
traitement approprié et de la dimensionner pour le débit d’effluent à traiter :
Le rapport DBO5/DCO indique l’aptitude d’un effluent à un traitement biologique :
Tableau II:Type de traitement des eaux usées selon le rapport DCO/DBO 5 (RADOUX, 1995 in WETHE, 2002)
DCO/DBO5 Classification sommaire Degré de traitement
biologique
1,5 - 1,66 Eaux vannes Très facile
2,5 Eaux urbaines Facile
2-3 Eaux industrielles Facile
le dessablage
Le dessablage débarrasse les eaux usées des sables par sédimentation. L'écoulement de l'eau à
une vitesse réduite dans un bassin appelé " dessaleur " entraîne leur dépôt au fond de
l'ouvrage. Ces particules sont ensuite aspirées par une pompe.
Il permet d’éviter l’engorgement des canalisations, l’usure des pompes et les dépôts dans les
bassins. Le sable piégé est soit stocké en décharge ou utilisé en remblais.
le déshuilage-dégraissage
Le déshuilage-dégraissage vise à éliminer la présence de graisse et d’huile (animales et
végétales) dans les eaux usées. Le but de cette opération est d’éviter l’encrassement des
ouvrages, la formation de flottants et d’écumes, les perturbations de l’aération et les départs
avec l’eau traitée.
Les procédés biologiques artificiels comprennent des dispositifs qui permettent de localiser
sur des surfaces réduites et d’intensifier les phénomènes de transformation et de destruction
de la matière organique, tels qu’ils se produisent en milieu naturel : on parle de systèmes
intensifs.
pathogènes.
Procédés Avantages Inconvénients
Systèmes extensifs
Lagunage à macrophytes Elimination d’une grande partie Forte emprise au sol;
des nutriments; Qualité de rejets variables selon
Très bonnes élimination des les saisons;
germes pathogènes; Performances moindres que les
Bonne adaptabilité aux fortes procédés intensifs sur la matière
variations des charges organique.
hydrauliques et bonne intégration
paysagère.
Lagunage naturel à microphytes Coût d’exploitation inférieur aux Forte emprise au sol;
autres systèmes; Difficulté de maitriser les temps
Facilité d’exploitation et de séjours;
d’adaptation; Nuisances olfactives;
Bonne élimination de la pollution Sensible aux variations
microbienne; climatiques et aux intempéries;
Absence de consommation Coût de curage élevé.
d’énergie et des sous-produits
chimiques
l’innocuité des produits épandus pour le sol et le sous-sol, les eaux superficielles et
souterraines et la faune et la flore;
Tableau IV: Valeurs limites des paramètres suivis selon les normes de rejets du CIAPOL
Paramètres Normes Unités
pH 5,5 – 9,5
Température 40°C °C
MES 50 mg/l
DCO 300 mg/l
DBO5 100 mg/l
Azote total 50 mg/l
Phosphore 15 mg/l
2.1 MATERIELS
Comme matériel de bureau, nous avons utilisé :
le plan du réseau d’assainissement de la ville d’Abidjan
Dans le cadre de cette étude, le plan du réseau d’assainissement nous a été d’une grande
utilité. Ont été spécifiés sur ce plan, les éléments suivants :
limites communales,
Stations de relevage
Station d’épuration,
dégrilleur
Plusieurs logiciels ont été utilisés dans le cadre de notre étude. Il s’agit entre autre des
logiciels Mensura Génius 7.0, Autocad et Excel.
Un GPS, pour des levés topographiques
Un appareil photo, pour la capture d’images
2.2.4 Méthode
Dimensionnement des systèmes de collecte et de transport des eaux usées
Pour le dimensionnement du réseau d’assainissement de la cité nous avons suivi les étapes
suivantes :
Le logiciel MENSURA permet de faire un choix de coefficient de pointe par défaut égal à 3.
– Celles dont le diamètre est supérieur à 200 mm, doivent avoir une pente minimale de
1,5% et maximale de 5%.
– La pente idéale est de 3%. (Anonyme 1)
La feuille de calcul du programme MENSURA Génius 7.0 permet de dimensionner
automatiquement les réseaux d’évacuation d’eaux usées (remplissage à 5/10ème) voire avec
réseau entièrement rempli.
Les calculs se font instantanément en fonction de la sélection du type de canalisation (PVC,
ACIER, FONTE, etc.), du débit de base, du type d’installation, de la pente et de la méthode.
La base de calcul utilisée pour le dimensionnement du réseau est celle de Manning Strickler,
comme énoncée ci-dessous :
2 1
𝑄 = 𝐾𝑠 ∗ 𝑆 ∗ 𝑅𝐻 3 ∗ 𝐽2
Où : Q, est le débit transité
Ks, le coefficient de Manning-Strickler
S, est la section admise
RH, le rayon hydraulique
J, est la pente
De la relation ci-dessus découle l’expression de la vitesse en pleine section (VPS):
2 1
𝑉𝑃𝑆 = 𝐾𝑠 ∗ 𝑅𝐻 3 ∗ 𝐽2
Le tableau de calcul donne toutes les indications avec notamment le diamètre minimum et la
vitesse d’écoulement correspondante avec la sélection automatique des diamètres des
canalisations du commerce, les profondeurs des tranchées, les profondeurs de couvertures
ainsi que des vitesses d’écoulement réelles.
𝑺𝒊𝒏𝜶 ∗ 𝑺𝒎 𝟎,𝟓
𝒉=( )
𝟐
Calcul de la longueur immergée de la barre
𝑳𝟎 = 𝒉/𝒔𝒊𝒏𝜶
Calcul de la longueur
𝑳 = 𝟑 ∗ 𝑳𝟎
Dimensionnement du dessableur
Les paramètres de base pour le dimensionnement du dessableur se trouvent à l’annexe 2.
𝑸𝒎𝑬𝑼 𝟎,𝟓
𝒉=( )
𝟐 ∗ 𝑽𝒉
Calcul de la largeur du dessableur
𝓵= 𝟐∗𝒉
𝒉 ∗ 𝑽𝒉
𝑳=
𝑽𝒄
Calcul des temps de chute
𝒉
𝒕𝒄 =
𝑽𝒄
Calcul du temps de décantation
𝑳
𝒕𝒉 =
𝑽𝒄
Calcul de la surface du dessableur
𝑺= 𝑳∗𝓵
𝑽 = 𝑸𝒎𝑬𝑼 ∗ 𝑻𝒓
𝟒 ∗ 𝑺 𝟎,𝟓
𝑫=( )
𝞹
Calcul de la concentration en DBO5
C’est le rapport de flux de pollution par le débit moyen d’eaux usées.
𝑷𝒐𝒑𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 ∗ 𝑬𝒒. 𝒉𝒂𝒃
𝑳𝟎 =
𝑸𝒎𝑬𝑼
La concentration en DBO5 à la sortie
𝑳𝒇 = 𝑳𝟎 ∗ 𝟓𝟎%
𝟒 ∗ 𝑺 𝟎,𝟓
𝑫=( ) ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑫 𝒆𝒏 𝒎
𝞹
Calcul de l’abattement en DBO5
Nous avons fixé un taux d’abattement à la DBO à 20%, ce qui donne une concentration en
DBO5 à la sortie égale à :
𝑳𝒇𝒄 = 𝑳𝒇 ∗ 𝟖𝟎%
𝑫
𝑳= ; 𝑳 𝒆𝒏 𝒎
𝟐
Largeur du brasseur
𝟐
𝓵 = ( ) ∗ 𝒉; 𝑳 𝒆𝒏 𝒎
𝟑
Un apport complémentaire d’oxygène sera fait afin de stimuler d’avantage les bactéries et
pour assurer constamment le contact avec les polluants organiques des eaux résiduaires par
l’agitation.
La note de cours de CANLER J.P sur les boues activées en 2007, permet le calcul du besoin
en oxygène à apporter dans le bassin d’aération par la formule suivante :
𝑲𝒈
𝑩é𝒔𝒐𝒊𝒏 𝒆𝒏 𝟎𝟐 ( ) = 𝒂′ ∗ 𝑫𝑳 + 𝒃′ ∗ 𝑩𝒂
𝒋
Avec : 𝑫𝑳 = 𝑭𝒍𝒖𝒙 𝒎𝒂𝒔𝒔𝒊𝒒𝒖𝒆 ∗ 𝒂𝒃𝒂𝒕𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝑫𝑩𝑶 est la quantité de DBO éliminée
dans le bassin (en Kg.j-1)
𝑩𝒂 = 𝑽𝒐𝒍𝒖𝒎𝒆 𝒂é𝒓𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 ∗ 𝑪𝒃𝒓 ∗ 𝟎, 𝟕 est la quantité de boues activées dans le bassin
(KgMVS) et 0,7 représente la quantité d’oxygène produite par kilogramme de DBO5 éliminée.
a’ : le besoin métabolisme (en KgO2) et b’ : le besoin respiratoire endogène (en KgO2)
Les valeurs de a’ et de b’ valent respectivement 0,68 KgO2 et 0,075 KgO2 pour un
fonctionnement en faible charge (Cm égale à 0,15 Kg DBO5/Kg MVS) avec un taux
d’abattement en DBO allant jusqu’à 95% (SADOWSKI, 2002).
Dimensionnement du clarificateur
Pour les paramètres de dimensionnement du clarificateur, voir annexe 2 du document.
Calcul du volume du clarificateur
𝑳𝒇𝒄 ∗ 𝑸𝒎𝑬𝑼 𝒈 𝒎𝟑
𝑽𝒄 = ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑳𝒇𝒄 𝒆𝒏 , 𝑸𝒎𝑬𝑼 𝒆𝒏 𝒆𝒕 𝑽𝒄 𝒆𝒏 𝒎𝟑
𝑪𝒎 ∗ 𝑪 𝑳 𝒋
Calcul de l’Indice d’épaississement (IM)
L’Indice de Mohlman caractérise le phénomène d’épaississement des boues dans le fond d’un
clarificateur. Il représente le volume occupé dans l’éprouvette de 1000 ml par 1 g de boue
sans dilution après une décantation de 30 minutes.
Ainsi, on a :
𝟐𝟓𝟎 𝟎,𝟓
𝑰𝑩 = 𝑰𝑴 ∗ ( ) ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑰𝑩 𝒆𝒏 𝒎𝒍/𝒈
𝑽𝒅𝟑𝟎
Calcul de la surface du clarificateur
𝑺 = 𝑽𝒄/𝒉
Calcul du diamètre
𝟒 ∗ 𝑺 𝟎,𝟓
𝑫=( )
𝞹
Calcul du facteur d’épaississement
𝟏
𝑭é𝒑 = 𝟏 + ( )
𝑻𝒓
Calcul de la concentration en MES dans la boue recirculée
𝟏𝟎𝟎𝟎
𝑪𝒃𝒓 = ; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑪𝒃𝒓 𝒆𝒏 𝒈/𝒍
𝑰𝑩
Calcul de la concentration en MES dans le bassin d’aération
𝑪𝒃𝒓
𝑪𝒃𝒂 = , (𝒆𝒏 𝒈/𝒍)
𝑭é𝒑
Calcul de la concentration moyenne de la boue
𝟐 ∗ 𝑪𝒃𝒂 + 𝑪𝒃𝒓
𝑪𝒍𝒃 = , (𝒆𝒏 𝒈/𝒍)
𝟑
Calcul de la masse de boue
𝑴 = 𝑽𝒃 ∗ 𝑪𝒍𝒃; 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑴 𝒆𝒏 𝑲𝒈
𝑴𝒂𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒐𝒖𝒆
𝑻𝒔 = , (𝒆𝒏 𝒉)
𝑸𝒉𝒓
Calcul des dimensions du brasseur
𝑫 𝟐
𝑳= , 𝒆𝒕 𝒍 = ( ) ∗ 𝒉
𝟐 𝟑
Avec; L : longueur du brasseur et ℓ : largeur du brasseur
Dimensionnement du By-pass
Le volume (V) du By-pass sera l’équivalent de celui du décanteur primaire circulaire, soit
V=Vdp et sa profondeur h de 2 m (h = 2 m).
𝑺 𝟎,𝟓
𝒍 = ( ) , 𝒆𝒕 𝑳 = 𝟐 ∗ 𝒍
𝟐
Dimensionnement du lit de séchage
Le lit de séchage va comporter 2 lagunes et l’extraction des boues se fera chaque semaine. Le
séchage et le stockage des boues vont se faire pendant une semaine sur le site, suivi de leur
transfert sur un autre site, loin des habitations. Le séchage des boues se poursuivra sur ce
nouveau site pendant sept (7) semaines. Ce nouveau site sera défini avant la phase
d’exécution du projet. Cette action vise à réduire toutes les formes de nuisances que les boues
curées pourront occasionner.
𝑺 𝟎,𝟓
𝒍 = ( ) 𝒆𝒕 𝑳 = 𝟐 ∗ 𝒍
𝟐
Donc la surface totale du lit de séchage est définie comme suit :
𝑺𝒕 = 𝒍𝒕 ∗ 𝑳𝒕,
Où lt et Lt représentent respectivement les largeurs et longueurs totales des deux lagunes.
𝑺 𝟎,𝟓
𝒍=( ) 𝒆𝒕 𝑳 = 𝟐 ∗ 𝒍
𝟐
Dimensionnement de la bâche de recirculation des boues
Les paramètres de dimensionnement des bassins de recirculation des boues sont exposés à
l’annexe 2. Nous avons procédé comme suit pour le dimensionnement de l’ouvrage :
𝐻𝑟 = 𝐻𝑠 + 𝐻𝑙
La perte de charge linéaire (Hl) est calculée par la méthode de Calmont Lechapt :
𝒂 ∗ (𝑸𝒑)𝒏
𝑯𝒍 = ( )∗𝑳
𝑫𝒎
Pour des conduite en PVC, on a : si diamètre < 200 mm ; a= 0,916*10-3, n = 1,78, m = 4,78,
où L représente la longueur de la conduite de refoulement. Si diamètre > 200 mm,
alors a = 0,976x10-3, n = 1,81 et m= 4,81.
La perte de charge singulière vaut Hs = 10% HL
Les eaux usées, avant leur rejet dans la nature, doivent respecter certaines normes des rejets
de sorte à minimiser leur impact sur le milieu récepteur. Ainsi, pour évaluer la qualité des
eaux à la sortie des STEP, nous nous sommes essentiellement intéressés à trois paramètres
que sont : les concentrations en DCO, DBO5 et MES.
L’arrêté du 22 décembre 1994 du droit Français fixe les prescriptions techniques minimales,
relatives aux ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées. Pour cet arrêté les
rendements minimum pour un traitement à boue activée sont de :
80 % de DBO5 pour une charge brute supérieure à 600 Kg/j ;
75 % de DCO, pour toute taille de charge brute ;
90 % de MES, pour toute taille de charge brute.
Les conclusions du rapport de thèse de TALLEC Gaëlle publiées en 2005, mentionnent
également que les performances et rendement épuratoires pour un traitement à la boue activée
sont de 88% pour la MES, de 90% pour la DBO5 et de 85% pour la DCO.
A partir de ces deux études réalisées, nous avons fixé le rendement épuratoire des quatre
STEP à :
3.1 RESULTATS
Raisons sociaux-économiques
– La consommation d’eau dans la cité sera très forte (Cs > 50 litres par jour par
habitant), ce qui impliquerait une forte production d’eaux usées. Une grande quantité
d’eaux usées est problématique pour les systèmes d’assainissement non collectif car
elle implique des vidanges fréquentes et donc un surcout. En revanche, un réseau
d’égout ne peut pas fonctionner sans volumes minimums d’eaux usées; en cas de
volume trop faibles, il y a risque de colmatage.
– La densité de la population à Songon sera très importante (15 personnes aux 150 mètre
carrée). les technologies de réseaux d’égouts ne sont pas adaptées aux faibles
concentrations de population : elles sont dans ce cas trop coûteuses. A l’inverse, les
technologies d’assainissement non collectif peuvent poser problème en cas de forte
densité de population, cela peut créer des dommages tels que la saturation du sol en
germes pathogènes et pollution du milieu naturel.
Raison physique
– Comme critères physiques, nous nous sommes intéressés à la topographie du terrain.
Les pentes de terrain naturel du site de l’étude sont très fortes (pente > 5%), les
écoulements des eaux usées dans le réseau d’égouts ont lieu sous l’effet de la gravité.
La pente favorable à ce type d’écoulement est celle supérieure à 1%. Les réseaux
doivent avoir une pente suffisante pour un écoulement naturel, ce qui est difficile à
mettre en œuvre sur un terrain plat.
Choix de la filière de traitement
En Côte d’Ivoire, deux types de procédé de traitement biologique sont utilisés : les systèmes
de lagunage et de boue activée. Le traitement des eaux usées par le système de boue activée
Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par
Thomas AMANVI, Promotion 2012 - 2014
35
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)
est le plus utilisé. Cependant, compte tenu du mauvais suivi, de contrôle et d’entretien
régulier de ces ouvrages; la majeur partie de ceux-ci ont arrêté de fonctionner. Aussi, aucune
parcelle n’a été affectée à la construction de la filière de traitement. Toutefois, le ministère de
la construction a insisté sur l’importance de l’implantation de ces ouvrages et a décidé de
céder l’espace dont on aura besoin pour l’implantation de l’ouvrage. Face à cette situation,
nous avons fait la proposition d’une filière de traitement à boue activée qui fonctionnera à
faible charge, comme c’est le cas pour la plupart des systèmes à boue activée déjà en place.
Nous n’avons pas manqué de signifier au gouvernement de Côte d’Ivoire que le choix de
boue activée pourrait présenter certaines insuffisances. En effet, au niveau économique, le
système de boue activée nécessite un apport de quantité importante d’énergie, ce qui n’est pas
le cas du système de lagunage dans lequel l’épuration des eaux usées se fait de façon
naturelle. En revanche, il faut préciser que lorsque l’entretien et la maintenance des systèmes
à boue activée sont faits correctement et quotidiennement, le résultat que l’on obtient en
termes de qualités physico-chimiques et microbiologiques est très satisfaisant et conforme aux
normes de rejets éditées par le CIAPOL. C’est le cas, par exemple, des systèmes à boue
activée de la ville de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) et de l’hôtel Ivoire à Abidjan.
Afin de repérer les points d’implantation de la filière, nous avons procédé à l’identification
des différents sous-bassins versants du site de l’étude. Ainsi quatre (4) zones susceptibles
d’accueillir les ouvrages de traitement ont été identifiées, comme spécifier sur la figure 7. Les
eaux usées recueillies sur chaque sous bassin versant vont transiter par l’une des filières avant
d’être rejetées dans les ouvrages de drainages. Ensuite, les eaux traitées seront transférées
jusqu’à l’exutoire final qui est la lagune.
La visite du site d’étude nous a permis d’identifier un exutoire où les eaux usées de la cité
seront rejetées. Cet exutoire étant à proximité du site d’étude, nous avons jugé que la mise en
œuvre d’un réseau séparatif serait avantageux qu’un réseau unitaire.
Station de
relevage
Station de
traitement
R322
R322- 187 2,2 25,00
R222
R11- 187 0,5 30,00
R323
R323- 187 0,5 30,00
R324
R324- 187 0,5 30,00
R325
R325- 187 0,5 30,00
R104
R226- 187 0,5 35,00
R326
R326- 187 0,5 35,13
R11
R327-R105 117 315 0,9 30,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R328-R327 117 315 0,9 35,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R329-R328 117 315 0,9 40,00 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,3 1,3 0,8
R10-R329 131 315 0,5 40,16 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,0 1,0 0,6
R224- 187 1,9 20,00
R330
R330- 187 0,5 30,00
R225
R105-R331 114 315 1,0 32,63 0,0 0,0 7,5 7,5 0,0 0,0 0,0 1,4 1,4 0,9
R289-R293 80 200 3,3 26,50 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,9 1,9 1,2
R296-R332 83 200 2,8 13,11 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,7 1,7 1,1
R332-R333 85 200 2,4 15,00 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,6 1,6 1,0
R333-R297 87 200 2,1 31,22 0,0 0,0 5,2 5,2 0,0 0,0 0,0 1,5 1,5 0,9
R294- 187 2,0 30,00
R334
Le résultat de calcul des postes de relevages sont consignés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VI: Caractéristiques des stations de relevage
Les résultats de calculs des bâches de recirculation des boues des quatre (4) stations sont
consignés dans le tableau ci-dessous :
Tableau VIII:Caractéristiques des différentes bâches de recirculation des boues
Diamètre
Bâche Débit Volume Profond Profonde Puissance Puissance
conduite Longueur HMT
recirculation des pompe utile eur utile ur totale utile électrique
refoulement tronçon
boues
m^3/h mm m^3 m m m KW KW
Station 1 57,00 160 14 6 1 10 8 3 4
Station 2 187,00 160 20 15 2 11 8,5 8 10
Station 3 280,00 160 24 20 3 12 10 14 16
Station 4 592,00 200 36 40 6 15 12 35 40
3.2 DISCUSSION
L’analyse des résultats de dimensionnement des conduites de collecte et d’évacuation des
eaux usées montre que le réseau d’eaux usées sera constitué de tuyaux PVC évacuation Ø200,
Ø300, de regards de visite de dimensions 100x100cm et 80x80cm.
L’objectif de l’autocurage est d’avoir le minimum de dépôt dans la canalisation. Pour ce fait,
on impose une vitesse minimale et une pente minimale à la canalisation dans des conditions
de remplissage données. La pente minimale du fil d’eau du réseau est calée à 0,5% environ.
Nous réalisons que les conduites de diamètre 200 mm et 300 ont une pente minimale égale à
0,5%. L’approche de l’EN 752 indique que les conditions d’autocurage sont pour les
canalisations de diamètre inférieur ou égal à 300 mm :
Soit une vitesse de 0,7 m/s atteinte au moins une fois par jour ;
Cela traduit que les conduites de diamètres 200 mm et 300 mm doivent avoir respectivement
une pente minimale égale à 0,5 % (avec une pente maximale de 2,5%) et 0,3 % (avec une
pente maximale égale à 1%).Les conclusions du rapport de l’EN corroborent parfaitement
avec nos résultats, ce qui traduit que les conduites ont été calées à la meilleure pente pour
assurer l’écoulement gravitaire des eaux usées vers l’exutoire.
Les vitesses en pleines section (VPS) dans les conduites sont supérieures ou égales à 0,7 m/s.
sur la base de l’approche de l’EN 752, nous pouvons dire que la condition d’autocurage sera
vérifiée pour les conduites qui seront mises en place.
Les vitesses minimales dans les conduites de Ø 200 et de Ø 300 sont respectivement de O,5
m/s (avec un maximale de 1m/s) et de 0,6 m/s (avec une maximale égale à 0,9 m/s) Selon la
procédure ATV, la relation entre le diamètre D et la vitesse moyenne Vm peut être exprimée
comme suit : 𝑽𝒎 = 𝟎, 𝟓 + 𝟎, 𝟓𝟓𝑫, 𝑜ù 𝑽𝒎 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙𝑒 𝑑′𝑎𝑢𝑡𝑜𝑐𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒
(CERIB, 2009). Cette relation traduit que pour une conduite de Ø 200, la vitesse moyenne
admise est de 0,61 m/s tandis que celles de Ø 300 ont une vitesse moyenne égale à 0,67 m/s.
Nous pouvons, donc dire à partir de ces observations que les conditions d’autocurage sont
vérifiées pour le réseau de collecte et de transport des eaux usées qui sera mis en place dans la
cité de Songon Kassemblé. Aussi, la simulation que nous avons opérée grâce au logiciel
Mensura Genius 7.0 stipule que les écoulements des eaux usées dans les conduites pourront
s’effectuer sans difficulté en respectant les conditions d’autocurage que nous avons spécifié
au départ.
Les regards seront disposés à toutes les intersections ou à tous les 50,00m pour faciliter
l’entretien de l’ensemble du réseau d’eaux usées. Cependant, certains regards ont été disposés
à moins de 50 m de sorte à imposer une certaine pente maximale, à la conduite.
Nous avons fixé la profondeur maximale de tranchée à 4 m. C’est un choix judicieux qui va
faciliter aux différents opérateurs immobiliers de se piquer sur les conduites à moindre coût,
d’une part. D’autre part, de prévenir les risques de contamination de la nappe phréatique de la
commune de Songon dont la profondeur est de huit mètres (8 m) environ. Compte tenu du fait
que le terrain est très vallonné, nous proposons l’implantation de stations de relevages aux
points où les profondeurs de tranchées dépasseraient les 4 m de profondeur. Sur cette base, le
site sera équipé de quatre postes de relevage pour relever les eaux et assurer leur écoulement
gravitaire. Les conduites de refoulement seront réalisées avec des tuyaux PVC pression Ø
200.
Mémoire de fin d’étude d’ingénieur en Master 2 Eau et Assainissement Présenté par
Thomas AMANVI, Promotion 2012 - 2014
42
Contribution à l’élaboration d’un plan stratégique de gestion des eaux usées municipales : cas de la
promotion immobilière des logements sociaux à SONGON à Abidjan (Côte d’Ivoire)
Les caractéristiques des boues dans les bassins de clarification révèlent qu’elles ont un temps
de séjour égal à 4 heures, cela traduit un fonctionnement à faible charge. Le temps de séjour
de la boue dans un clarificateur correspond au temps disponible pour la sédimentation et
l’épaississement. Ainsi, au-delà d’un certain temps de séjour, le gain en épaississement est
très faible et les conditions qui s’y développent peuvent être à l’origine de la dénitrification
dans le clarificateur ou le foisonnement dans la station, pour ce fait, le tableau ci-dessous
donne les valeurs limites à ne pas dépasser.
Tableau X: temps de séjour des boues dans le clarificateur en fonction des charges massique
Charge massique Type de traitement associé Temps de séjour à ne pas
(Kg DBO5/Kg de MVS.j-1) au carbone dépasser (en minutes)
< à 0,1 Avec nitrification et 100 à 180
De 0,1 à 0,25 dénitrification 90
De 0,25 à 0,8 Sans traitement à l’azote De 30 à 80
> à 0,8 < à 30
Nous réalisons, à l’analyse des résultats du tableau, que le temps disponible pour la
sédimentation et l’épaississement des boues dans nos clarificateurs sont relativement élevés,
comparativement à celui mentionné dans le tableau ci-dessus, soit le double de la valeur
limite fixée. Il est possible d’apporter des corrections en ajustant, par exemple, la valeur du
taux d’abattement de la DBO5 à la sortie du bassin d’activation, de la valeur de la hauteur de
voile de boue dans le clarificateur et de la quantité de boue recirculée. Cependant, ces
ajustements impliqueraient une réduction du volume des clarificateurs.
Aussi, le calcul de l’Indice de Mohlman donne une valeur égale à 168 ml/g et une
concentration en MES égale à 3,1 g/L, ce qui traduit que la décantation des boues sera lente
dans les bassins. Ces résultats concordent parfaitement avec ceux de SADOWSKI qui
stipulent que pour des valeurs de charges massiques (Cm) égale à 0,15 Kg DBO5/Kg MVS,
l’indice de Mohlman est de 170 ml/g avec une concentration en MES égale à 3,5 g/L.
Le débit maximum de recirculation de boue étant de 40 m3/h, les études réalisées par
SADOWSKI suggèrent que pour des débits de recirculation supérieurs à cette valeur, il est
nécessaire de passer à deux clarificateurs de section totale équivalente. Cela impliquerait que
nous disposions de deux clarificateurs au niveau de la STEP N°1, quatre clarificateurs au
niveau de la STEP N°2, de sept clarificateurs au niveau de la STEP N°3 et de quatorze
clarificateurs au niveau de la STEP N°4. Cependant, compte tenu du fait que les sites
d’implantations des STEP ont des superficies moins importantes, nous avons résolu de
maintenir le nombre de clarificateur à un (1) dans les STEP N°1 et N°2, comme spécifier sur
la figure ci-dessous. Quant aux STEP N°3 et N°4, le nombre de clarificateur sera
respectivement de deux et de quatre.
DBO5 44 100
Nous nous sommes intéressés à ces trois paramètres ci-dessus, pour suivre la qualité de rejet
de l’eau traitée issue des stations d’épuration. Les concentrations en MES, DBO et DCO sont
en dessous des valeurs limites de rejet. Cela traduit que les eaux traitées respecteront les
normes de rejets en vigueurs en Côte d’Ivoire.
Enfin, faut–il mentionner que pour assurer un brassage correct, la hauteur d’eau de référence
dans les bassins munis de turbines (puissance absorbée en KW) est fixée à 10 KW pour une
hauteur de 2,3 m et à 18 KW pour une hauteur fixée à 2,6. A partir de ce constat, nous
pouvons dire que le nombre de brasseur à disposer par bassin d’activation avec une puissance
de 18 KW chacun serait de :
10 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°1 ;
30 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°2 ;
40 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°3 ;
80 Brasseurs pour le bassin d’activation de la STEP N°4
La gestion efficace du système d’assainissement qui sera mis en place dans la cité de Songon
Kassemblé nous a amené à élaborer un plan stratégique de gestion de la station de traitement
et des déchets solides produits au sein de la cité.
Entendons par plan stratégique, toute opération ordonnée et coordonnée pour le maintien des
réseaux de collecte, le transport des eaux usées et des stations de traitement dans un état de
fonctionnement optimal.
L’intérêt du plan stratégique est d’assurer une amélioration des conditions de vie des
populations par le maintien des ouvrages dans un état de fonctionnement optimal, ce qui
assure leur pérennité.
Surveillance générale
La surveillance générale du réseau d’assainissement est indispensable pour détecter les
éventuelles anomalies telles que les refoulements des eaux usées, le bouchage des conduites et
les branchements anarchiques. Elle se fera 2 fois par semaine au minimum en 4heures par un
agent en charge du réseau.
Quant à la surveillance des stations de traitement, elle vise à détecter tout écart par rapport au
fonctionnement normal de l’installation, que l’on peut constater sur la chaine de traitement.
Ces dysfonctionnements peuvent se situer à tous les niveaux de la filière de traitement :
– Au niveau du bassin d’aération, il peut y avoir une fermentation des boues et un
moussage biologique stable ;
– Au niveau du clarificateur, on peut observer un débordement du lit de boues et une
remontée des boues ;
– Au niveau de l’eau traitée, une turbidité ou une mauvaise qualité de l’effluent
– Elle se fera 2 fois par semaine au minimum pendant une demi-heure par un agent qui
sera formé à cet effet.
Entretien du prétraitement
Il permettra de :
– Éviter les mauvaises odeurs
– Empêcher la mise en charge du réseau ou le by-pass des effluents ;
– Les déchets retirés du prétraitement seront évacués à la décharge contrôlée pour éviter
de nouvelles sources de pollutions. L’entretien se fera 2 fois par semaines pendant ¼
heures sur chaque STEP.
Une caractérisation des déchets solides ménagers produits dans le district d’Abidjan ;
Nous remarquons que la fraction organique des déchets ménagers produits dans le district
d’Abidjan est très élevée que les autres éléments. Cela traduit que les déchets ménagers
produits qui seront produits dans la cité de SONGON seront essentiellement biodégradable.
Evaluation de la quantité d’ordures ménagères produites dans la cité
La production spécifique d’ordures ménagères dans le District d’Abidjan est estimée à 1,06
Kg/habitant/jour (N’GETTIA, 2010).
La population de la cité de SONGON est estimée à 265 000 habitants. Sur la base de la
production spécifique d’ordure par personne, nous nous retrouvons à une production de
280900 Kg/j dans la cité, soit une production de 1,03.105 Tonnes /jr. En admettant un taux de
collecte de 90%, on aura une quantité de déchets égale à 255810 Kg/jr, soit 9,2.104 T/an.
Une autre voie d’élimination des déchets est le transfert vers une décharge contrôlée où les
déchets recueillis seront enfouis dans des casiers étanches.
PRIX UNIT.
200 000
001 - INSTALLATION DE CHANTIER Ens 1 000 200 000 000
A - Avec tampon fonte série lourde U 150 650 000 97 500 000
A - Avec tampon fonte série lourde U 305 850 000 259 250 000
106 - PLUS-VALUES AUX PRIX 404 DM 200 150 000 30 000 000
Genie civil
Beton Q350 m3 329,9244 120 000 39 590 928
Armature kg 49488,66 1 400 69 284 124
Coffrage m² 888,52 6 500 5 775 380
Equipements
Racleur pour le décanteur primaire u 4 40 000 000 160 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 2 50 000 000 100 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 3 40 000 000 120 000 000
Genie civil
Beton Q350 m3 1260,9432 120 000 151 313 184
Armature kg 189141,48 1 400 264 798 072
Coffrage m² 1426,45 6 500 9 271 925
Equipements
Racleur de fond et de surface pour décanteur u 4 50 000 000 200 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 1 60 000 000 60 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 1 35 000 000 35 000 000
Genie civil
Beton Q350 m3 2071,9845 120 000 248 638 140
Armature kg 310797,68 1 400 435 116 745
Coffrage m² 1970,84 6 500 12 810 460
Equipements
Racleur de fond et de surface pour décanteur u 6 50 000 000 300 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 2 60 000 000 120 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 4 35 000 000 140 000 000
Genie civil
Beton Q350 m3 3579,741 120 000 429 568 920
Armature kg 536961,15 1 400 751 745 610
Coffrage m² 4035,275 6 500 26 229 288
Equipements
Racleur de fond et de surface pour décanteur u 10 50 000 000 500 000 000
Brasseur mécanique pour clarificateur u 4 60 000 000 240 000 000
Brasseur d'air pour le bassin d'aération u 4 35 000 000 140 000 000
RECAPITULATIF
RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES
Ce rapport met en évidence, les problèmes de l’assainissement dans le District d’Abidjan,
de façon générale et dans la cité de Songon Kassemblé, de façon spécifique. Il s’intéresse
de près, à la démarche à suivre pour les choix, la conception et le dimensionnement de
réseaux d’assainissement et de station d’épuration des eaux usées municipales, d’une part.
D’autre part, à la gestion stratégique des produits de la station de traitement, des déchets
solides ménagers et des ouvrages.
Face aux difficultés rencontrées lors de l’exécution de cette étude, nous
recommandons que selon le contexte et en fonction des objectifs que l’Etat ivoirien
veut atteindre, que chaque avants projets détaillés soient établis d’avance. Une telle
initiative, permettra de disposer d’une base de données fiable pour exécuter les projets
dans les délais définis et d’assurer une meilleure coordination dans les différentes
phases d’étude.
Aussi, le choix de site pour l’implantation de la filière de traitement a été une tâche
difficile. Cela est dû au fait que les plan d’aménagement foncier, dans notre pays, ne
prennent pas en compte les sites d’implantation de tels ouvrages. C’est le lieu de
rappeler que l’assainissement est incontournable dans un pays à urbanisation
galopante comme le nôtre, alors il y a lieu de l’intégrer dans tous les projets de
développement.
La gestion et la mise en valeur du réseau d’assainissement doivent associer usagers,
planificateurs et décideurs à tous les échelons. Il importe donc de redéfinir les rôles et
les limites de toutes les parties prenantes. Elaborer les plans d’assainissement pour les
autres agglomérations selon l’acuité des besoins.
Le choix, la conception et le dimensionnement d’une filière de traitement requiert la
présence d’ingénieur expert dans le domaine. Dans la mise en œuvre des projets
d’assainissement, le gouvernement de Côte d’Ivoire et les Bureaux d’Etudes doivent
songer à recruter des ingénieurs de conception et de recherche formés pour cette
cause.
aujourd’hui, face à l’urbanisation que connait les pays, les décideurs doivent de plus
en plus se tourner vers des experts en la matière que sont les ingénieurs de conception
et de recherche pour faire des choix judicieux dans la gestion optimale des déchets
liquides et solides.
La production de déchets ménagers dans la cité est très importante, il faut clairement
redéfinir les rôles des différents acteurs en charge de la gestion des ordures ménagères
dans le District d’Abidjan, en particulier dans la commune de Songon. Il faut
également mener une étude approfondie sur les différentes voix de valorisation des
déchets ménagers et des boues issues des stations de traitement pour éviter la
prolifération d’ordures ménagères dans la localité.
La présence d’un équipement nouvel et performant d’assainissement n’apporte pas de
façon massive et définitive un accès permanent des habitants aux services
d’assainissement. En effet, choisir, concevoir et dimensionner des ouvrages
d’assainissement et de drainage n’est d’aucune utilité si, aucune action n’est envisagée
et mise en œuvre pour le maintien en état de fonctionnement optimal des ouvrages qui
existent déjà.
Un rapport sur les conclusions du séminaire du 20 au 25 mai 1985, organisé par le
CIEH à Niamey, mentionne que de nouveaux aspects de l’assainissement dans les
pays Africain, notamment, ceux de l’ouest et du centre, nécessitent une approche
spécifique, et ne doivent se satisfaire d’un simple « transfert de technologie ou de
savoir-faire ».Ainsi, faut-il établir un bilan général de l’assainissement urbain dans le
contexte Africain.
La politique de réduction des déchets solides et le programme d’éducation, de
sensibilisation et de communication s’inscrivent dans le contexte Ivoirien. Toutefois,
les choses ne progresseront guère tant que la question n’aura été reconnue et que des
actions pratiques n’auront pas été approuvées au plus haut niveau politique.
Cette initiative demande suffisamment de temps, et est très exigeante en ressources car
elle est très participative et itérative. Elle a conséquemment un coût qu’il faut accepter
de supporter car son succès est un défi en raison des énormes enjeux d’un secteur très
sensible.
CONCLUSION GENERALE
Sur la base des données recueillies sur le terrain et auprès des collectivités locales, la mise en
place d’un système collectif d’assainissement s’est avérée nécessaire pour la collecte et le
transport des eaux usées dans la cité de SONGON. Les eaux usées collectées seront
transportées jusqu’à l’exutoire par le biais d’un réseau séparatif d’une longueur totale de
5885 m soit 6 Km.
Le choix des sites d’implantation de la filière de traitement a nécessité le découpage du bassin
versant de la localité en quatre sous bassin versant. Sur chacun d’eux, a été implantée une
filière de traitement. Les eaux usées ainsi récupérées sur chaque sous bassin versant seront
drainées vers la filière de traitement implantée à son exutoire. Compte tenu de l’insuffisance
d’espace disponible, nous avons choisi de construire des systèmes intensifs. Le système
intensif choisi est une filière de traitement à boue activée.
Les résultats théoriques obtenus attestent que les eaux traitées issues des filières de traitement
respecteront les normes de rejets en vigueur en Côte d’Ivoire. Les taux d’abattement sont de
80% pour la DCO, de 90% pour la DBO5 et de 95% pour la MES.
Les quatre filières de traitement à boue activée fonctionneront à faible charge, ce qui implique
que les boues issues de ces stations n’ont pas nécessairement besoin de subir un traitement
tertiaire.
Un plan de gestion stratégique des déchets et des ouvrages d’assainissement a été établi pour
le maintien du cadre de vie de la cité saint et assurer la pérennité des réseaux de collecte et des
stations de traitement des eaux usées.
La notice d’impact établi révèle les impacts négatifs et positifs du projet. Un plan de gestion
social a été établir pour mieux contrer les impacts négatifs du projet.
Il ressort de ces observations que l’objectif global du projet est atteint. Cependant, des études
approfondir devraient être entreprises pour définir clairement les différentes démarches à
suivre pour une valorisation des boues de station d’épuration.
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES :
BERLAN J.M, BOUTIN C., MOLLE P., COOPER P., 2001 : Guide procédés extensifs
d’épuration des eaux usées adaptées aux petites et moyennes collectivités (500-5000 éq.hab) :
mise en œuvre de la directive du conseil n°91-271 du 21 mai 1991 relative au traitement des
eaux usées urbaines résiduaires, Luxemboug : office international de l’eau, 41p.
CANLER J.P., 2007 : dimensionnement des boues activées, groupement de Lyon, 203p.
CERIB, 2009 : Rapport sur le dimensionnement des canalisations d’assainissement pour
assurer leur performance hydraulique, 54 p.
DOS SANTOS, 2006 : Accès à l’eau et enjeux socio-sanitaires à Ouagadougou-Burkina
Faso. Espaces populations sociétés, universités des sciences et technologies de Lille, 16p.
GLOYNA E., 1972 : Rapport sur le Bassin de stabilisation des eaux usées, Dean, college of
Engineering, University of texas, 101p.
INS, 2009 : perspectives de l’institut national de la statistique établies sur la base eu
recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 1998.
Instruction technique relative aux réseaux d’assainissement des agglomérations N° 77.284/
INT.
CHRISTOPHE J., CLAUDE B. et ADEGNIKA F.; 2000 : Gestion durable des déchets et
de l’assainissement urbain. Rapport engagé par le ministère Français des affaires étrangères,
192p.
JOURDA J.P, 2009 : situation de la gestion des eaux souterraines en Côte d’Ivoire, rapport,
39p.
KOUADIO Y.P, TIEBRE M.S., KASSI J.et N’GUESSAN K.E.,2013 : Diversité
floristique et détermination de l’enherbement des bananeraies industrielles de Dabou, Côte
d’Ivoire. Rapport, Laboratoire de botanique, UFR Biosciences, Université Félix Houphouët-
Boigny.
MARA, 2003 : wastewater treatment in developping countries. Earthscan UK.293p.
MÜLLER E., BÖNI H. et ANNELAURE W., 2010 : article sur la caractérisation des
déchets solides dans 4 pays Ouest-africain, 7p.
MONVOIS J., GABERT J., FRENOUX C. et GUILLAUME M., 2010 : Rapport sur le
choix des solutions techniques adaptées pour l’assainissement liquide, 140p.
N’GETTIA, 2010 : Gestion des ordures ménagères d’Abidjan : diagnostic, mémoire de fin
d’étude pour l’obtention d’un Master spécialisé en génie sanitaire et environnement, 63p.
NF EN 752-4 : Réseau d’évacuation et assainissement à l’extérieur des bâtiments- partie 4 :
conception hydraulique et considérations liées à l’environnement-1997.
NF EN 752 : Réseaux d’évacuation et assainissement à l’extérieur des bâtiments-2007.
RADOUX M., 1995 : qualité et traitement des eaux : note de cours à l’université Senghor
d’Alexandre 1er et 2ème partie, fondation universitaire Luxembourgeoise. 329p.
SADOWSKI, 2002 : rapport sur la méthode de calcul d’une filière de traitement, 103p.
TALLEC G., 2005 : émission d’oxyde nitreux lors du traitement de l’azote en station
d’épuration. Thèse de doctorat, ENPC, EU << ville et environnement >> Paris, 253p.
TASLET J.P, 1979 : Environnements sédimentaires et structuraux quaternaires du littoral du
Golf de guinée (Côte d’Ivoire, Togo, Bénin).
REFERENCE WEB :
Anonyme 1: www.therxcel.com/french/ressouc/evacuations-dimensionnement. Consulté
le 08/05/2014 à 12H30.
ANNEXES
Longueur L 18 m
BACHE A BOUE
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 83 m3
Surface S 55 m²
Hauteur h 1,5 m
Largeur ℓ 5 m
Longueur L 11 m
BY-PASS
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 511,2 m3
Surface S 255,6 m²
Hauteur h 2 m
Largeur ℓ 11 m
Longueur L 23 m
BACHE A BOUE
Désignation Symbol Valeur Unité
Volume V 124 m3
Surface S 83 m²
Hauteur h 1,5 m
Largeur ℓ 6,5 m
Longueur L 13 m