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UAA5 Chim

Ce document décrit l'évolution du modèle atomique, de Démocrite à la mécanique quantique, en passant par Dalton, Thomson, Rutherford et Bohr. Il présente ensuite la configuration électronique des atomes et le modèle de Lewis.

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Julien Schockmel
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UAA 5 :

Liaisons chimiques et configuration


spatiale de la matière

Au cours de cette unité d'acquis d'apprentissage, tu développeras les


compétences suivantes :

• à partir du modèle de Lewis et d'informations du tableau périodique des


éléments, représenter une molécule avec ses liaisons ;
• expliquer comment la configuration spatiale d'une espèce chimique en
déterminent des comportements.

1
UAA5 Chimie
I. Evolution du modèle atomique : rappel

• Env. -440 : Démocrite affirme que la matière était constituée de petites

particules qu'il nomme atomos (indivisible en grec ancien).

• 1808 : modèle atomique de Dalton

Dalton décrit les atomes comme de minuscules sphères, indivisibles et

indestructibles.

• 1897 : découverte de l’électron par Thomson

Thomson découvre qu’il existe des particules chargées négativement dont la

masse est 2000 fois inférieure à celle de l’atome le plus petit connu.

➔ Il existe donc des particules plus petites que l’atome et chargées

négativement. Un atome est constitué de ces particules.

• 1904 : Modèle atomique de Thomson (« plum pudding »)

Comme un gateau aux raisons, les électrons (raisons) chargés négativement

flottent dans une soupe diffuse (le gateau) chargée positivement.

2
UAA5 Chimie
• 1912 : découverte du noyau atomique par Rutherford

Expérience de la feuille d’or :

Au cours de cette expérience Rutherford observe que la plupart du temps,

les particules alpha passent au travers de la feuille d'or mais de temps en

temps, les particules sont déviées où elles rebondissent.

Il doit donc y avoir quelque chose de petit et très dense dans la feuille : un

noyau.

Rutherford propose un modèle « planétaire » pour expliquer les résultats de

son expérience.

Problème : Des électrons en trajectoire circulaire autour du noyau

subissent une force centripète et donc une accélération. Or il est bien

connu à cette époque qu'un électron en accélération et met un

rayonnement lumineux. Cause de cette perte d'énergie lumineuse les

électrons devraient finir par tomber sur le noyau. Un atome selon le

modèle de Rutherford ne serait donc pas stable.

3
UAA5 Chimie
• 1913 : modèle de Bohr

Niels Bohr introduit trois postulats pour rendre le modèle de Rutherford

compatible avec certaines observations inexpliquées de l’époque dont celle du

spectre de l’hydrogène. En effet, à cette époque, il est observé que

l’hydrogène n’émet que certaines couleurs bien précises mais on ne sait pas

pourquoi.

Les trois postulats de Bohr sont les suivants :

o Dans un atome, les électrons ne peuvent occuper que certaines orbites

bien précises appelées couches électroniques K, L, M, N, …

(respectivement associés aux nombres n = 1 , n = 2 n = 3 , n = 4 ,…).

Les orbites des électrons ne sont pas quelconques mais quantifiées.

Un électron qui se trouve sur une de ces orbites ne perd pas d’énergie

sous forme de rayonnement lumineux. Il ne s’écrase donc pas sur le

noyau. Tous les électrons se trouvant sur une même couche

électronique possèdent la même énergie. Ainsi, dans un atome, l’énergie

des électrons ne peut pas prendre n’importe quelle valeur, elle est

également quantifiée selon des niveaux d’énergies bien précis.

o Les électrons peuvent passer d’une couche électronique à une autre en

absorbant ou émettant un quantum d’énergie lumineuse ℎ𝑓 appelé

photon. L'absorption d'un photon fait ainsi passer l'électron d'une

orbite basse (proche du noyau) d'énergie faible à une orbite haute (loin

du noyau) d'énergie plus élevée. L'émission d'un photon correspond à

l'opération inverse : l'électron passe d'une orbite éloignée de haute

énergie à une orbite proche du noyau de plus basse énergie, le surplus

d'énergie étant expulsé sous forme d'un photon.

o (La quantification des niveaux d’énergies découle de la quantification

du moment cinétique.)

4
UAA5 Chimie
Applet :

https://highered.mheducation.com/olcweb/cgi/pluginpop.cgi?it=swf::800::600::/

sites/dl/free/0072482621/59229/Bohr_Nav.swf::The%20Bohr%20Atom

Mise en évidence expérimentale du modèle de Bohr

Observons la lumière émise par différents sels chauffés.

Sel Couleur

5
UAA5 Chimie
Explication du phénomène basé sur le modèle de Bohr :

Lien entre couleur et énergie :

Dans un atome, l’énergie lumineuse émise correspond exactement à la

…………………………………… entre le niveau énergétique initial et le niveau énergétique

final.

6
UAA5 Chimie
Donc si les couleurs émises varient d’un sel à un autre c’est parce que

……………………………………………………………………………………………………………………………………………

Autres exemples d’émissions lumineuses basées sur le modèle de Bohr :

………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Le modèle de Bohr est-il correct alors ?

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………

• 1926 : modèle quantique de l’atome

7
UAA5 Chimie
Configuration électronique de l’atome

La manière avec laquelle les électrons d’un atome occupent les différentes

couches électroniques est dictée par la mécanique quantique et plus

particulièrement le principe d’exclusion de Pauli énoncé en 1925 qui dit que deux

électrons ne peuvent pas se trouver simultanément dans le même état quantique.

Nous n’entrerons pas dans les détails de cette théorie et nous allons nous limiter

à une vue simple de l’atome telle que proposée par Bohr, largement suffisante

pour expliquer bon nombre de phénomènes chimiques.

Retenons la règle suivante de remplissage des couches électroniques :

Les électrons d’un atome se répartissent d’abord en saturant le couche la plus

proche du noyau, puis la seconde et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les

électrons soient distribués.

Chacune des différentes couches électroniques est désigné par une lettre

majuscule mais aussi par un nombre n : K(n = 1), L(n = 2) , M(n = 3), …

Le nombre maximal d’électrons que l’on peut trouver sur une couche est égal

à 2n².

Sur la couche K (n = 1), il y a ……………………………

Sur la couche L (n = 2), il y a ……………………………

Sur la couche M (n = 3), il y a ……………………………

Sur la couche N (n = 4), il y a ……………………………

Attention !

Dans un vrai atome ce n’est pas aussi simple. Ainsi l’ordre de remplissage énoncé

est un modèle qui ne fonctionne que pour les atomes des 3 premières lignes du

tableau périodique !

8
UAA5 Chimie
Exemples :

L’azote (N) possède 7 électrons qui se répartissent ainsi :

…………………………………………………………………………………………………………

La configuration électronique est notée :

…………………………………………………………………………………………………………

L’ion Cl- possède …… électrons qui se répartissent ainsi :

………………………………………………………………………………………………………

Exercices

Quelle est la configuration électronique des éléments suivants :

Ne :

P:

Mg++

Li :

F:

A quel atome correspond cette configuration :

K1

K2L8M4

K2L4

K2L8M1

9
UAA5 Chimie
II. Modèle de Lewis

En chimie, seule la couche la plus externe contenant les électrons les plus

éloignés du noyau est importante.

Lewis a eu l’idée de ne représenter que cette couche électronique externe,

appelée aussi couche de valence. Les électrons sur cette couche de valence sont

appelés les électrons de …………………………………………

Le modèle de Lewis correspond à une représentation simplifiée, en 2

dimensions, de la répartition des électrons de valence sur leur couche

électronique. Lewis symbolise la couche électronique externe d'un élément par

une croix qui contient de 1 à 8 électrons selon la famille.

1) D'abord, il distribue successivement dans la croix les 4 premiers électrons

représenté par un point.

Ces électrons esseulés sont appelés « célibataires ».

Famille Ia Famille IIa Famille IIIa Famille IVa

2) Ensuite, il distribue les électrons supplémentaires de façon à constituer

des paires d’électrons représentée par deux points ou une barre. Cette

paire électronique est appelée « doublet électronique ».

Famille Va Famille VIa Famille VIIa Famille VIIIa

10
UAA5 Chimie
En général, on remplace la croix par le symbole chimie de l’élément.

Exemples : Na, Mg, Al, Si, P, S, Br, Xe

Pourquoi n’y a-t-il que 8 électrons maximum à placer dans le modèle de Lewis ?

Règle du duet et de l’octet

Il s’agit d’une règle empirique (= basée sur l’observation) énoncée par Lewis en

1916.

Cette règle stipule que lors d’une réaction chimique, les atomes tendent à se

combiner de manière à acquérir la structure électronique du gaz noble le plus

proche. On parle de duet lorsque la configuration électronique des atomes tend à

être similaire à …………………… On parle d’octet lorsque la configuration

électronique des atomes tend à être similaire à ……………………………………………………………

Exemples :

Li

Attention : cette règle est simplifiée ! Elle fonctionne très bien pour les

éléments des familles a, mais n’est pas très fiable pour les éléments des familles

b.

11
UAA5 Chimie
Pour aller plus loin….

Comme précisé précédemment, le modèle atomique de Bohr a fait place aujourd’hui au modèle

quantique : les électrons ne se déplacent plus sur des orbitales circulaires mais selon des

orbitales plus compliquées.

La couche K (n = 1) comprend jusqu’à 2 électrons :

• 1 orbitale circulaire notée 1s comprenant jusqu’à 2 électrons.

La couche L (n = 2) comprend jusqu’à 8 électrons :

• 1 orbitale circulaire notée 2s comprenant jusqu’à 2 électrons

• 3 orbitales non-circulaires notées 2p comprenant jusqu’à 2 électrons chacune.

Les électrons se trouvant sur ces orbitales 2p sont plus énergétiques que ceux se trouvant

sur 2s.

La couche M (n = 3) comprend jusqu’à 18 électrons :

• 1 orbitale circulaires 3s comprenant jusqu’à 2 électrons

• 3 orbitales non-circulaires 3p comprenant jusqu’à 2

électrons chacune.

• 5 orbitales non-circulaires 3d comprenant jusqu’à 2

électrons chacune.

Les électrons se trouvant sur 3d sont plus énergétiques

que ceux sur 3p, eux-mêmes plus énergétiques que les

électrons 3s.

La couche N (n = 4) comprend jusqu’à 32 électrons :

• 1 orbitale circulaires 4s comprenant jusqu’à 2 électrons

• 3 orbitales non-circulaires 4p comprenant jusqu’à 2 électrons chacune.

• 5 orbitales non-circulaires 4d comprenant jusqu’à 2 électrons chacune.

• 7 orbitales non-circulaires 4f comprenant jusqu’à 2 électrons chacune.

Le remplissage électronique se fait du niveau électronique le moins énergétique vers le plus

énergétique. C’est pourquoi, dans la famille b, on commencera à remplir la 4ème couche avant de

finir de remplir la 3ème couche. C’est également la raison pour laquelle la règle de remplissage

énoncée précédemment ne fonctionne plus dès la 4 ème ligne du tableau périodique.

12
UAA5 Chimie
III. Les liaisons chimiques

Les atomes s’assemblent en molécules en mettant en commun ou en cédant des

électrons. Le but étant que la molécule soit plus stable que chaque atome isolé.

Electronégativité

L’électronégativité (notée …………) d’un atome est une grandeur qui représente sa

tendance à attirer les électrons de valences d’un autre élément lors de la

formation d’une liaison chimique.

Il s’agit d’une grandeur, introduite par le chimiste Linus Pauling (prix Nobel de

chimie en 1954 et prix Nobel de la paix en 1962), comprise entre 0,7 et 4.

A travers le tableau périodique, l’électronégativité augmente de gauche à droite

et de bas en haut.

Ces valeurs sont indiquées dans me coin supérieur droit de chaque case du

tableau périodique.

L’élément le moins électronégatif est le …………………………

Cet élément possède ……………… électrons dont …………… de valence.

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UAA5 Chimie
La faible électronégativité de cet élément est due au fait que l’électron de

valence est peu lié au noyau car :

• il se situe loin du noyau donc il est faiblement attiré par la charge positive

du noyau ;

• entre lui et le noyau, il y a un grand nombre d’électrons dans les couches

électroniques internes qui le repousse.

Ainsi, lors d’une réaction chimique, le …………………………… n’a aucun mal à céder son

électron de valence à un autre élément chimique pour atteindre la configuration

électronique stable du ……………………………………………

L’élément le plus électronégatif est le ……………………

Cet élément possède ……………… électrons dont …………… de valence.

La forte électronégativité de cet élément est due au fait que les électrons de

valences sont fortement liés au noyau car :

• ils se situent près du noyau et sont fortement attirés par la charge

négative du noyau ;

• entre eux et le noyau, il n’y a que deux électrons dans la couche

électronique inférieure, donc la répulsions par ces électrons est faible.

Ainsi, lors d’une réaction chimique, l’atome de fluor n’a aucun mal à garder ses

électrons de valence et à attirer à lui un électron supplémentaire pour atteindre

la configuration électronique stable du …………………………

14
UAA5 Chimie
De manière générale

• Lorsqu’on se déplace de la ligne 7 à la ligne 1 dans le tableau périodique,

l’électronégativité des éléments chimiques ……………………………………… car il y a

moins de ………………………………………………………… et donc les électrons de valences

sont plus proches du noyau.

Ex : K Li

• Lorsqu’on se déplace de la famille I à la famille VII dans le tableau

périodique, l’électronégativité des éléments chimiques ………………………………… car

le nombre de proton dans le noyau augmente, le nombre d’électrons dans les

couches inférieures de diminue pas et la distance entre les électrons de

valence et le noyau n’augmente pas.

Ex : Li F

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UAA5 Chimie
Lors d’une réaction chimique, c’est la différence d’électronégativité entre les

deux éléments qui réagissent qui détermine la nature de la liaison.

1. Liaison ionique

Une liaison ionique se forme lorsqu’un atome d’électronégativité ………………………

rencontre un atome d’électronégativité ……………………………

Il en résulte un transfert d’électron(s) de l’atome d’électronégativité ………………

vers l’atome d’électronégativité ……………………

Prenons l’exemple du NaCl. En utilisant le modèle de Lewis des atomes Na et Cl,

tu peux comprendre comment ces atomes se stabilisent en acquérant un octet

d’électrons de valence :

Lorsque les ions Na+ et Cl- sont formés, ils s’attirent mutuellement car ils sont de

signes contraires :

La liaison ionique est la liaison qui résulte de l’attraction électrostatique

entre ions de signes contraires.

Exercices :

A l’aide du modèle de Lewis, représente la liaison ionique dans les molécules

suivantes : KBr ; MgCl2 ; AlF3 .

16
UAA5 Chimie
Comme énoncé précédemment, dans le composé NaCl les ions ………………………………

s’attirent fortement par attraction ……………………………… et tendent à se

rapprocher. Cependant, les ions de même signe se repoussent et tendent à se

repousser par répulsion électrostatique.

Les ions s’attirent et se repoussent jusqu’à s’équilibrer. L’association des ions se

poursuit ainsi dans les trois dimensions de l’espace pour réaliser un assemblage

ordonné, même à l’échelle macroscopique.

L’assemblage ordonné d’ions constitue un cristal ionique ou composé ionique

Remarque : toutes les substances ioniques ne cristallisent pas comme NaCl en formant un cristal

ionique.

En résumé, les atomes de Na et Cl se lient pour :

• Acquérir un état électronique stable en devenant des ions Na+ et Cl- par le

transfert d’un électron.

• Acquérir un état énergétique plus stable en s’assemblant dans l’espace.

17
UAA5 Chimie
Quelques propriétés des composés ioniques

1) A température ambiante et pression atmosphérique, les composés ioniques

sont solides. De plus, ils possèdent une température de fusion élevée.

Fusion = ………………………………………………………

Pour comprendre cette propriété, il faut prendre en compte deux effets

antagonistes qui agissent à l’échelle même des ions :

a. Dans un cristal ionique, les ions interagissent entre eux par des

interactions …………………………………………………… Ce sont ces interactions qui

sont à l’origine de l’assemblage ordonné des ions entre eux dans un

cristal ionique.

b. A l’échelle microscopique, la température correspond à

…………………………………………………………………… On parle d’agitation thermique.

Plus la température est élevée, plus les particules sont …………………………

Composé ionique à température ambiante : Composé ionique à température élevée :

On parle de fusion lorsque ……………………………………………………………………………………

Dans ce cas, les ions acquièrent une certaine mobilité et le cristal fond.

Etant donné que les interactions électrostatiques entre ions sont …………………,

il faut une température élevée pour que l’effet de l’agitation thermique

dépasse l’effet des interactions électrostatiques.

18
UAA5 Chimie
2) La plupart des composés ioniques sont solubles dans l’eau.

Les ions + et les ions – complètement

dissociés

et libres de se mouvoir dans la solution.

Nous expliquerons cela plus tard dans le cours.

3) La conductivité électrique dépend de l’état du composé ionique.

• Sel solide :

• Sel fondu :

• Sel dissous :

4) Les cristaux ioniques sont durs car les interactions électrostatiques sont

fortes mais ils sont cassants.

19
UAA5 Chimie
2. Liaison covalente

Mise en situation :

Dans les conditions normales de pression et de température, l’élément hydrogène

est présent sous la forme moléculaire ……………………

Dans les même conditions, l’élément chlore est présent sous la forme …………………

Dessine ces molécules en utilisant la représentation de Lewis et calcule la

différence d’électronégativité entre les atomes constituant ces molécules.

Peuvent-ils être liés par liaison ionique ?

Dès lors :

• pourquoi ces molécules sont-elles stables ?

• comment, dans de telles molécules, les atomes sont-ils liés ?

Pour répondre à ces deux questions, étudions une situation simplifiée de la

molécule H2 :

Chaque atome H est constitué d’un ………… autour duquel « gravite » un …………

Il y a donc une force d’attraction …………………………………… entre ……………………………

20
UAA5 Chimie
Que se passe-t-il si les deux atomes se trouvent l’un près de l’autre ?

L’électron de l’hydrogène A est attiré par le ……………………… de l’hydrogène B.

L’électron de l’hydrogène B est attiré par le ……………………… de l’hydrogène A.

Le proton de de l’hydrogène A et celui de l’hydrogène B se …………………………………

L’électron de de l’hydrogène A et celui de l’hydrogène B se …………………………………

Si les atomes sont trop proches alors …………………………………………………………………………

et la molécule n’est pas ……………………………

Si les atomes sont trop éloignés alors ……………………………………………………………………………

et la molécule ne ………………………………

A une certaine distance, toutes les forces d’attraction et de répulsion

…………………………………………………

Pour une molécule H2, cette distance peut être calculée et vaut 0.074 nm

Attention, les électrons dans un atome ne sont pas figés comme cela est supposé

dans l’explication précédente (les atomes et les molécules constituent un

système dynamique). Le raisonnement précédent constitue donc un modèle.

Malgré la simplification par rapport à la réalité, ce modèle est efficace car la

distance mesurée expérimentalement entre les deux atomes dans la molécule H2

est sensiblement identique à celle prédite par le modèle.

21
UAA5 Chimie
Si la molécule H2 est stable c’est parce que, en moyenne, les forces d’attraction

et de répulsion s’équilibrent car les électrons dans cette molécule sont en

moyenne situé entre à équidistance des deux noyaux.

L’idée de la liaison covalente est introduite par Lewis en 1916 sur base du modèle

précédent. Puisqu’en moyenne les électrons sont à équidistance des noyaux, un

électron n’appartient plus à un seul atome mais il appartient simultanément aux

deux atomes impliqués dans la liaison.

La liaison covalente est la liaison qui résulte de la mise en commun de deux

électrons

Représentation de la liaison covalente en utilisant le modèle de Lewis :

Par la suite, nous utiliserons les notations suivantes :

22
UAA5 Chimie
Liaisons covalentes parfaites

Une liaison covalente parfaite consiste en une mise en commun de deux électrons

célibataires et du partage de cette paire entre deux atomes de même

électronégativité.

On rencontre couramment ce type de liaison pour les corps purs.

Exemples :

Br2

O2

N2

Ce type de liaison se rencontre également dans les molécules constituées

d’atomes différents (corps composés) mais d’électronégativité identiques ou très

proches.

Exemples :

PH3 :

CS2

23
UAA5 Chimie
Liaisons covalentes polarisées

Considérons la molécule d’acide chlorhydrique ……………… Les électrons

célibataires sont mis en commun pour former deux liaisons ………………… Ainsi, H

acquiert la même configuration électronique que …………… et Cl acquiert la même

configuration électronique que ……………

On peut donc représenter la molécule de la manière suivante :

Cependant, l’atome Cl a une électronégativité ………………………………… à celle de H.

L’atome Cl attire donc plus a lui les électrons de la liaison et ceux-ci

appartiennent davantage à l’atome O qu’à l’atome H.

Ceci a pour conséquence de faire apparaitre :

• une charge partielle négative sur Cl inférieure à la charge entière de

l’électron et notée

• une charge partielle positive sur H notée ……………………

24
UAA5 Chimie
Cette liaison se représente par une flèche indiquant vers lequel des deux atomes

les électrons sont attirés préférentiellement.

Une telle liaison est dite polarisée parce que la molécule présente deux pôles :

…………………………………………………………………

Attention, pour préserver la neutralité électrique d’une molécule, celle-ci doit

comporter autant de charge partielle positive que de charge partielle négative.

La distinction entre liaison covalente parfaite, covalente polarisée et ionique

est en fait une simplification.

La différence d’électronégativité détermine la manière avec laquelle les

électrons de liaisons sont délocalisés autour d’un des deux atomes de la liaison.

25
UAA5 Chimie
Exercices

A partir du modèle de Lewis, représente les molécules suivantes, leurs liaisons

ainsi que les charges partielles.

H2O

H2S

Cl2O

Al2S3

KI

26
UAA5 Chimie
CO2

CH4

HCN

Pour représenter des molécules ternaires oxygénées, l’astuce est de (i) former

autant de groupement OH que possible et de (ii) mettre en commun les e-

célibataires des groupements OH avec ceux de l’atome caractéristique* de la

molécule.

LiOH

H2CO3

Na2CO3

27
UAA5 Chimie
Limites du modèle de Lewis

Les chimistes ont pu isoler des molécules stables telles que PCl5 et SF6 dont la

formule de Lewis peut s’écrire

On remarque que dans ces molécules, le phosphore P est entouré de 10 e- (2

par liaisons) et le soufre S est entouré de 12 e-.

Ces molécules sont donc entourées de plus de 8 électrons, l’octet est ainsi

dépassé !

On trouve également la molécule d’acide sulfurique H2SO4 :

Ces molécules n’ont en fait rien d’anormal, c’est simplement la règle de l’octet

qui présente des limites. Cette règle correspond à un modèle, c’est-à-dire une

représentation simplifiée et idéale de la réalité.

En l’occurrence, le modèle de l’octet est trop simple pour rendre compte de

toutes les molécules possibles dans la nature. Les chimistes ont donc élaboré de

nouveaux modèles qui expliquent la formation des molécules précédentes tout en

maintenant les prédictions du modèle de l’octet.

28
UAA5 Chimie
Autres types de liaisons

A. Liaisons métalliques

La plupart des métaux possèdent peu d’électrons sur leur dernière couche

électronique. Pour devenir stables, les atomes métalliques libèrent leurs

électrons et deviennent ainsi des ions positifs. Les ions positifs formés baignent

dans une « mer » d’électrons libres avec lesquels ils sont liés par interaction

électrostatique.

Un métal est donc constitué d'ions positifs ordonnés entre lesquels circulent des

électrons.

29
UAA5 Chimie
Propriétés de métaux :

• Conducteur électrique ?

Oui car il y a beaucoup d’électrons libres donc mobiles

• Température de fusion ?

Elevée car les interactions sont de nature électrostatique

• Cassant ou ductile ?

Ductile car si on déplace une ligne d’atomes, rien de change donc le métal

reste dans cette configuration.

B. Liaisons datives

Dans les liaisons envisagées précédemment, seuls les électrons célibataires sont

concernés.

Cependant, les atomes peuvent aussi se lier par une mise en commun d’un doublet

d’électrons appariés.

Exemple :

30
UAA5 Chimie
Configuration spatiale et solubilité dans l’eau

Précédemment, nous avons appris à écrire des formules moléculaires selon le

modèle de Lewis. Dans certaines molécules, les atomes sont liés par covalence

polarisée ce qui induit des charges partielles δ + et δ- sur les atomes.

Dans cette section, nous allons voir si la connaissance de la formule de Lewis des

molécules d’un corps et des éventuelles charges partielles de leurs atomes

constitutifs permet de rendre compte de certaines propriétés du corps,

notamment de sa solubilité dans l’eau.

Expérience : observer le comportement d’un fin filet d’eau à l’approche d’un objet

électrisé.

https://www.youtube.com/watch?v=DqKQqcwfD68&ab_channel=LeMondeDeDelp

hine

Lors de l’expérience, tu as pu voir que le filet d’eau est dévié par l’objet électrisé.

Pour rappel la molécule d’eau comprend 2 liaisons O – H qui sont polarisées.

Si la molécule d’eau était linéaire, il ne serait pas possible d’expliquer cette

déviation.

31
UAA5 Chimie
Dans une molécule linéaire, l’effet des deux charges δ + équivaut à l’effet d’une

seule charge 2 δ + située à mi-distance sur la droite qui lie les 2 H. Cette

résultante des charges se situe en fait au centre de gravité des charges δ +.

En effet, loin de la molécule, l’objet électrifié n’est pas capable de discerner

deux charges partielles 2 δ +, il n’aperçoit que l’effet moyen de ces deux charges

tel que décrit ci-dessus.

La position de cette charge partielle résultante 2 δ + coïncide avec la position de

la charge partielle résultante 2 δ – portée par l’oxygène : les charges partielles se

neutralisent.

Sous cette forme linéaire, la molécule H2O ne peut pas subir l’influence de

charges électriques extérieures.

Or, tu as observé une dérivation du filet d’eau sous l’influence de l’objet

électrisé : le modèle linéaire de la molécule d’eau ne peut pas être retenu.

Ne pouvant être linéaire, la molécule d’eau doit forcément présenter une forme

angulaire

Dans ce cas, le centre de gravité des charges δ + ne coïncide pas avec la charge

2 δ – portée par l’oxygène. Les charges 2 δ + et 2 δ – ne se neutralisent pas : elle

32
UAA5 Chimie
possède une tête 2 δ – et des pieds 2 δ +. C’est pourquoi la molécule d’eau est dite

polaire : elle possède un pôle « + » et un pôle « - » .

La polarité de la molécule d’eau

permet de comprendre pourquoi elle

est déviée par les charges

électriques portées par l’objet

électrisé : les pieds « + » de l’eau

sont attirés par les charges « - » de

l’objet.

Conclusion :

La seule connaissance de la formule de Lewis des molécules d’une substance ne

permet pas de rendre compte de certaines propriétés de cette substance : il faut

connaitre la forme de la molécule, c’est-à-dire sa configuration spatiale

Théorie de Gillespie

Comme nous venons de le voir à propos de la molécule d’eau, la seule connaissance

de la formule de Lewis des molécules d’un corps ne permet pas de rendre compte

de certaines de ses propriétés.

Il faut également connaitre la configuration spatiale des molécules du corps,

c’est-à-dire la disposition dans l’espace des atomes d’une molécule.

La configuration spatiale résulte de l’orientation des liaisons autour d’un atome

central (c’est l’atome d’une molécule qui peut faire le plus de liaisons). Il faut

prendre en compte 2 facteurs:

33
UAA5 Chimie
1. Le nombre de paires électroniques externes liantes et non-liantes.

Une liaison covalente est une mise en commun de deux électrons

d’électrons, il s’agit sonc d’une paire électronique liante.

Un doublet électronique (électrons qui ne sont pas « célibataires ») ne

participent pas à la laisons entre atomes, il s’agit donc d’une paire

électronique non-liante.

Pour comprendre le concept de paires liantes et non-liantes, prenons le cas

des molécules suivantes :

• BeCl2

2 pairs liantes

• BCl3

3 pairs liantes

• PCl3

3 pairs liantes

1 paire non liante

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UAA5 Chimie
2. L’arrangement des paires électroniques autour de l’atome central.

La théorie de Gillespie postule que la configuration spatiale la plus stable est celle

où les paires électroniques (liantes ou non-liantes) se disposent de manière à

former entre elles et l’atome central les plus grands angles possibles puisque les

paires électroniques se repoussent au maximum.

Formule de Lewis Paires Arrangement des Configuration Nom


électroni paires spatiale
ques
BeCl2

BCl3

CCl4

NH3

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UAA5 Chimie
H2O

HCl

En résumé, pour prédire la configuration spatiale d’une molécule d’après la théorie

de Gillespie, suivons les étapes ci-dessous :

1. Écrire la formule de Lewis de la molécule.

2. Déterminer le nombre de paires d’électrons liantes ou non-liantes autour de

l’atome central. En cas de liaison double ou triple, les considérer comme une

liaison simple).

3. Orienter toutes les paires d’électrons autour de l’atome central de manière

à ce qu’elles soient les plus éloignées possibles.

4. Pour les paires liantes, lier à l’atome central les autres atomes de la

molécule par une liaison simple, double ou triple.

5. Représenter les paires non-liantes par un ou des doublets s’il y en a.

6. Nommer la configuration spatiale de la molécule.

Exercices

Représente la configuration spatiale des molécules suivantes :

H2S :

CO2 :

HCN :

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UAA5 Chimie
Polarité des molécules covalentes

Lors de l’expérience du filet d’eau dévié par un tube électrisé, nous avions dû

admettre que la molécule d’eau présente un dipôle électrique.

La présence de ce dipôle est due à la forme angulaire de la molécule d’eau (la

théorie de Gillespie confirme cette forme !). Ainsi, la position du centre de gravité

des δ + ne coïncide pas avec le centre de gravité des δ-:

Une molécule qui présente un dipôle est dite polaire. C’est-à-dire qu’il est possible

d’assigner à la molécule un « pôle » positif et un « pôle » négatif.

Par exemple, d’après la théorie de Gillespie, la molécule BCl 3 est triangulaire

équilatérale :

Dans cette molécule, la résultante des 3 charges partielles négatives coïncide avec

la résultante des charges partielles positives. La molécule BCl3 est donc dite

apolaire car la position du centre de gravité des δ +coïncide avec le centre de

gravité des δ-

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UAA5 Chimie
Exercices

Dessiner et nommer la configuration spatiale des molécules suivantes. Prédire si

elles sont polaires ou non.

BeH2

HClO

CS2

COCl2

PH3

H2Se

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UAA5 Chimie
Solubilité des substances ioniques

Nous avons vu précédemment qu’une substance ionique, par exemple NaCl, est un

assemblage d’ions positifs et négatifs

Lorsqu’un cristal ionique est plongé dans l’eau, il se dissout.

Explication :

Lorsqu’une substance ionique, ici le cristal de NaCl, est mise en contact avec l’eau,

les molécules d’eau qui sont polaires s’orientent selon la charge des ions présents

à la surface du cristal.

Sous l’action de l’agitation thermique combinée à l’attraction électrostatique entre

les pôles de la molécule et les ions, les ions du cristal se dissocient.

Les ions, entourés de molécules d’eau, se dispersent alors dans l’eau.

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UAA5 Chimie
Solubilité des substances covalentes

Un solvant est une substance liquide qui a la propriété de dissoudre d’autres

substances (solutés) sans les modifier chimiquement et sans se modifier lui-même.

Un solvant polaire est un solvant constitué de molécules polaires comme l’eau.

Ainsi, les charges partielles de l’eau peuvent interagir avec :

• les charges partielles d’autres molécules covalentes ;

• les charges d’ions.

Cependant, une molécule apolaire ne possède pas de charge partielle et n’interagit

donc pas avec les molécules polaires du solvant (car une particule chargée est

attirée ou repoussée électriquement par une autre particule chargée ; si l’une des

particules ne possède pas de charge, il ne peut y avoir d’interaction). Les molécules

polaires du solvant interagissent entre elles et « isolent » les molécules apolaires.

Exemples :

• Les molécules d’eau (polaire) et d’huile (apolaire) n’interagissent pas et donc

ne se mélangent pas. Ainsi, l’eau n’empêche pas l’huile de remonter à la

surface du récipient.

• Les molécules d’eau (polaire) et d’éthanol (polaire) interagissent via leurs

charges partielles. Ainsi, les molécules d’éthanol sont « accrochées » par

l’eau qui empêche l’éthanol de remonter à ma surface.

Un solvant apolaire est un solvant constitué de molécules apolaires. Ainsi, une

molécule polaire ne peut interagir avec le solvant donc la dissolution ne se fait pas.

Par contre, un composé apolaire peut être dissout dans un solvant apolaire. En

effet, en l’absence de charges électriques (partielles ou non), les molécules

apolaires peuvent interagir entre elles par le biais d’interactions plus faibles que

les interactions électrostatiques mais suffisantes pour permettre la dissolution.

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UAA5 Chimie
Cohésion intermoléculaire

Une substance covalente est composée d’un grand nombre de molécules covalentes

(molécules comprenant des liaisons covalentes).

Contrairement aux substances ioniques ou aux métaux, qui sont solides à

température ambiante, les substances covalentes peuvent être solides, liquides ou

gazeuse. Cela dépend de la nature de l’interaction intermoléculaire.

Par exemple, l’eau H2O est liquide à 20° C alors que le sulfure d’hydrogène H2S est

gazeux à cette température.

Formule M (g/mol) Tébulition en °C Configuration Etat à

spatiale 20°C

H2O 18 100 Liquide

H2S 34 -61 Gazeux

Pourquoi une telle différence de température d’ébullition alors les molécules sont

semblables (la configuration spatiale est identique et il s’agit de composés

hydrogénés de la famille VIa du tableau périodique) ?

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UAA5 Chimie
Dans la molécule H2O, la différence d’électronégativité entre O et H vaut : ………

Dans la molécule H2S, la différence d’électronégativité entre O et S vaut : ………

Ainsi, la liaison O-H est ………………………… polarisé que la liaison S – H. Donc :

• Dans la molécule H2O, chaque atome H porte une charge partielle δ+ plus

grande que chaque atome dans la molécule H2S.

• Dans la molécule H2O, chaque atome O porte une charge partielle 2δ- plus

grande que l’atome S dans la molécule H2S.

Les charges partielles étant importante dans la molécule d’eau H2O, il existe une

force d’attraction entre un Hδ+ d’une molécule et le O2δ- d’une autre molécule :

Ces forces d’attractions créent entre les molécules voisines des liaisons

particulières appelées « liaison hydrogène » ou « pont hydrogène »

Ces ponts hydrogène sont responsables de la cohésion intermoléculaire.

Si on veut vaporiser de l’eau, il faudra fournir de l’énergie thermique suffisante

pour d’abord briser ces ponts hydrogène.

Les charges partielles étant faibles dans la molécule H2S, la force d’attraction

entre un Hδ+ d’une molécule et le S2δ- d’une autre molécule est faible également.

Il faut donc peu d’énergie thermique pour briser les ponts hydrogène dans le

sulfure d’hydrogène d’où la température d’ébullition faible.

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UAA5 Chimie
Rapport structure-propriétés des solides covalents

On appelle solide atomique covalent un solide dans lequel chaque atome est lié à

ses voisins par des liaisons covalentes.

Les solides covalents sont durs et ont des températures de fusion très élevées,

ce qui démontre que les liaisons entre les atomes sont fortes.

Ces liaisons forment des réseaux qui constituent différents types de cristaux.

Nous nous bornerons ici à l’étude de solides atomiques covalents constitués

uniquement d’atomes de carbone qui se disposent dans l’espace de façon

différentes : le diamant et le graphite.

Ces dispositions différentes président à la formation de variétés différentes

appelées variétés allotropiques.

a) Le diamant

Le schéma ci-dessous illustre le réseau d’atomes carbone dans le diamant : chaque

point représente un atome carbone.

Cette configuration, ressemblant à l’armature en acier d’un bâtiment, confère à

l’ensemble une excellente rigidité et une grande dureté.

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UAA5 Chimie
Le diamant est le corps le plus dur connu actuellement : rien ne peut le rayer. Il

est aussi un excellent conducteur de chaleur et est non conducteur d’électricité

car il ne possède pas d’électrons mobiles.

La qualité d’un diamant s’apprécie suivant 4 critères :

• Sa masse, mesurée en carats (1 carat = 0.2g).

• Sa forme : en poire en carré, …

• Sa couleur : les incolores sont rares et des normes internationales codifient

les nuances ;

• Sa pureté, évaluée internationalement, dépend de la nature, du nombre, de

la dimension et de la position des inclusions naturelles dans le cristal.

Les diamants de bonne qualité portés, par exemple, en bague ou en pendentifs

suscitent la convoitise des joailliers. Ceux de qualité moindre sont utilisés

industriellement comme abrasifs : leur dureté permet de couper ou de polir tous

les autres corps (verre, marbre, etc), leur conductibilité thermique facilite

l’élimination de la chaleur interne résultante du frottement lors du découpage ou

du polissage.

Les diamants naturels se trouvent en de rares endroits, dans le sol, encastrés dans

une roche molle appelée kimberlite (rappelant le nom Kimberley, ville d’Afrique du

sud connue pour sa mine de diamant). Cette roche forme des « tuyaux »

volcaniques par lesquels les diamants remontent à la surface après s’être formés

sous l’effet de pressions énormes, dans les profondeurs de la Terre.

Signalons enfin que depuis 1953, des diamants synthétiques industriels sont

produits par cristallisation du carbone à des températures et des pressions très

élevées (1500 °C et 58 000 atm).

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UAA5 Chimie
b) Le graphite

Le schéma ci-dessous illustre le réseau d’atomes carbone dans le graphite : chaque

point y représente un atome carbone.

Dans un même plan, chaque atome C est lié, par covalence, à trois atomes carbone

voisins. Le graphite consiste en un empilement de feuillets plats, constitués

d’atomes de carbone disposés en hexagones. La structure de chaque feuillet

ressemble à un grillage en fil de fer.

Sa configuration fait que, contrairement au diamant, le graphite est friable car

les liaisons entre feuillets sont faibles.

Sa friabilité permet de l’utiliser, sous l’appellation noir de carbone, comme

lubrifiant et comme additifs à certains aciers et caoutchouc synthétiques des

pneumatiques, améliorant ainsi la résistance à l’usure.

Les mines de crayons sont constituées de graphite. Lors de leur utilisation, elles

laissent, par frottement sur le papier, une mince couche de graphite.

Il est également utilisé comme pigment dans les encres d’imprimeries et de

peintures.

Le graphite a aussi la propriété d’être conducteur électrique. Cette propriété est

due au fait que, autour de chaque atome carbone, subsiste un électron célibataire

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UAA5 Chimie
mobile ; l’ensemble des électrons mobiles peut se déplacer facilement au sein des

feuillets sous l’action d’une différence de potentiel.

La conductivité électrique du graphite est exploitée dans la fabrication des

électrodes dans les piles et pour les balais des dynamos et des moteurs

électriques.

Le graphite se trouve à l’état naturel dans les gisements de charbon dans lesquels

il a subi une lente métamorphose.

On le fabrique aussi industriellement à partir de barre de charbon chauffées en

l’absence d’air dans des fours électriques.

Depuis 2004, il a été découvert une méthode pour isoler un seul feuillet du

graphite. Ce nouveau matériau possède donc une épaisseur d’un seul atome ! Cela

s’appelle su graphène.

Le graphène est un matériau suscitant énormément d’intérêt dans la communauté

scientifique car il possède des propriétés exceptionnelles :

• Conductivité thermique la plus élevée parmi tous les matériaux connus.

• Conductivité électrique.

• Résistance à la rupture 200 fois supérieure à de l’acier.

• Légèreté.

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