Alkama Manaa
Alkama Manaa
net/publication/337682850
CITATIONS READS
0 540
2 authors:
Some of the authors of this publication are also working on these related projects:
Pour une nouvelle approche de maîtrise des paramètres du confort thermique. Cas des espaces publics à Guelma View project
All content following this page was uploaded by Alkama Djamel on 02 December 2019.
Qualité de l’espace public Les résultats obtenus qui sont chiffrés, ont affirmé qu’un un système d’évaluation des espaces publics
Evaluation dans les cités d’habitat collectif par rapport aux normes d’aménagement de qualité (critères et indicateurs),
Cité Fatima Zahraâ permet de l’agir et de le modifier par la correction de ses éléments défaillants afin d’atteindre la qualité.
Cité AADL
© 2018 The Authors. Published by Oases Vox Ed. This is an open access article licensed under a
Creative Commons Attribution-Non-Commercial 4.0 International License.
1. Introduction
La notion de la qualité des espaces publics a été développée au cours de ces dernières années en termes d’aménagement. Elle constitue une nouvelle approche
intégrée ayant pour but de satisfaire l’usager.
Dans son interprétation sur la qualité, Moser dit : « les exigences de qualité de vie ne sont pas universellement les mêmes. Les besoins d’espace varient
d’une culture à une autre et selon la position de l’individu dans le cycle de vie. » (Imane Kaouche et al, 2015, p111). De ce fait, il est clair que les qualités
des espaces publics, ne sont pas les mêmes pour les espaces centraux que pour les espaces de proximité dans les quartiers périphériques.
«…l’espace public est un espace qui appartient à l’ensemble des habitants d’une ville. Sa qualité en aménagement ou en entretien doit être la même sur le
quartier que sur l’ensemble de la commune. La ville doit s’investir sur un quartier d’habitat social comme sur un quartier du centre-ville. Dans la mesure du
possible, nous proposons d’employer les mêmes types de matériaux, de mobilier urbain, d’éclairage public dans les deux cas, de manière à réaliser une
continuité de traitement des espaces publics de la ville et de conforter ainsi l’appartenance du quartier – et de ses habitants…»
Actuellement, malgré les progrès réalisés de la part de l’Etat Algérienne, afin de résoudre la crise du logement, ainsi que l’affectation importante qui a été
doté à ce secteur afin de le rendre qualitative, leurs espaces de proximité restent toujours réduits à sa simple expression ; voies de desserte, quelques espaces
verts et quelques candélabres. Cet espace n’exerce aucune attractivité de la part des habitants/usagers.
* Corresponding author.
E-mail address: nabilmanaa92@[Link]
DOI: Pending.
© 2018 The Authors. Published by Oases Vox Ed. This is an open access article licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial 4.0
International License. ([Link]
2 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
De ce fait, plusieurs questions s’imposent à savoir : Comment peut-on créer des espaces publics de qualité dans les cités d’habitat collectif, qui puissent
jouer pleinement leur rôle et contribuer à la vie collective et à la convivialité ? Alors cette approche curative, peut-elle répondre aux aspirations et
besoins des habitants de ces cités, soit existantes ou à construire ?
2. État des lieux des cités d’habitat collectif et ses espaces extérieurs en Algérie :
Les quartiers d’habitats collectifs en Algérie regroupent un ensemble de problèmes (sous-équipement, absence d’aménagement, dégradation
prématurée). Dans cette optique l’absence de la qualité spatiale au niveau de l’habitat collectif émane d’une vision restrictive de la part des pouvoirs
publics qui définissent l’habitat comme étant « une éternelle urgence » au détriment du cadre de vie qui forme le quotidien des habitants. En effet les
espaces extérieurs dans l’habitat collectif sont perçus comme une mesure d’accompagnement, du moment que la primauté est attribuée aux fonctions
de circulation à l’encontre de la composition urbaine. Ainsi l’état de ces espaces dans ces cités n’est que le reflet d’une gestion non pas défaillante mais
absente. Ce qui explique que même dans le cas où ils sont prévus ils ne sont jamais réalisés. (Zerdoumi, 1996, P195) Ce n’est donc pas étonnant de voir
un ensemble de pratique s’installer à travers des formes d’appropriation privative dont le détournement d’usage de l’espace est la traduction de l’absence
de gestion.
Depuis les années 70, la commune de Tébessa a était obligée de résoudre la crise de logements, la solution proposée consistait à construire un grand
nombre de logements dans la plus courte période possible. L’opération a débuté par les ZHUN avec un mode préfabriqué puis la construction de
logements collectifs de plusieurs types.
Dans le but de mieux cerner la problématique abordée ci-dessus, nous avons choisi deux quartiers le premier a été construit dans les années quatre-
vingt, alors que le deuxième a été construit récemment. C’est dans ce cadre que nous avons pris en considération deux cas de figures, les espaces
extérieurs dans un quartier d’habitat social ; (Fatima Zahraâ), et les espaces extérieurs dans un quartier d’habitat (location-vente) ; quartier des 580
logements AADL, dans la ville de Tébessa.
Les critères de choix des deux quartiers influent sur la qualité des espaces publics urbains dans ces cités, et relèvent les particularités suivantes : la
situation de la cité (centralité ou périphérie), la date d’occupation (nouveauté et l’ancienneté du quartier), la présence des équipements de proximité, le
degré de dégradation des espaces publics urbains et enfin la gestion des espaces publics dans les deux cités.
1
DUAC de Tébessa, POS n˚04.
2
AADL, agence de Tébessa.
3 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
3- 2- Fiche technique :
Il n'y a pratiquement pas de mobilier urbain ni Pas d’espaces libres dans la cité, les espaces à l’intérieur de
d'espaces verts aménagés. la cité sont destinés à la circulation mécanique (voies), les
Les espaces libres occupent une surface considérable espaces verts manquent de gestion et même
dans la cité, mais ils sont laissés à l’état d’abandon ce d’aménagement adéquat, ce qu’il offre une image
qui offre une image de désolation au sein de la cité. désagréable au sein de la cité.
Il n’y a pas de mobilier urbain dans la cité sauf quelques
poteaux d’éclairage et la plupart d’entre eux défectueux la
Les espaces publics de
nuit, ni d'espaces verts aménagés ni entretenus.
l'habitat collectif
Certains de ces espaces collectifs transformés en Certains de ces espaces collectifs sont transformés en
dépôts d’ordure. dépôts d’ordure.
Perception de l'espace
public de la cité
4. Méthodologie d’approche :
Actuellement et dans une vision du développement durable, il est nécessaire d’apporter des réponses adaptées et des solutions durables aux espaces
publics de proximité dans les cités d’habitat collectif. Aussi créer des bases solides pour une nouvelle politique, une nouvelle démarche, de nouvelles
pensées et orientations en la matière.
5 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
Selon la spécificité du sujet qui concerne la qualité des espaces publics, et plus particulièrement dans l’habitat collectif des deux cités étudiées, nous
avons utilisé la méthode d’évaluation de la qualité des espaces publics, méthode QUEP (Hadji, 2012).
« La méthode d’évaluation de la QUalité des Espaces Publics (méthode QUEP) qui repose sur une grille de critères et d’indicateurs d’évaluation de la
qualité des espaces publics, scientifiquement valides et en mesure d’aider les concepteurs, les décideurs et les gestionnaires dans leurs choix, et ce, dans
une perspective de développement durable »3.
Hadji dans ses travaux appliqués sur la ville d’Alger, et sur la base des approches plurielles et référentielles avait construit un modèle « espace public »
avec des critères et une série d’indicateurs d’évaluation de la qualité, issues des entrées en se rapportant sur les trois domaines du développement durable
(économique, social et environnemental)4. (Figure n˚ 01).
Source : Hadji Lydia, l’évaluation de la qualité des espaces publics : un outil d’aide à la décision, cahier de géographie du Québec, Avril 2013.
Présentation de la méthode :
La mise en œuvre de la méthode d’analyse multicritère QUEP suit les étapes suivantes :
1- Choix d’une grille de critères, et d’indicateurs statistiques permettant de quantifier ces critères,
2- Attribution d’une valeur (note) pour chaque indicateur,
3- Agrégation pondérée de cette base d’information multidimensionnelle quantitative,
4- Représentation des résultats. (Voir la figure suivante) :
Dans un premier temps, il faut poser les objectifs stratégiques du projet d’aménagement des espaces publics urbains ou la démarche doit inclure les
objectifs du développement durable.
Dans notre cas, nous ancrons la démarche sur les 4 grands thèmes du développement durable mis en avant par l’Agenda 21 local5:
a- Promouvoir une utilisation économe et renouvelable des ressources dans l’espace public.
b- Favoriser le développement local et l’attractivité à travers l’espace public.
c- Assurer un cadre de vie et un confort urbain dans les espaces publics urbains.
d- Améliorer l’environnement local à travers les espaces publics.
3
Lydia Hadji, « Méthode d'évaluation de la qualité des espaces publics dans un projet d'aménagement durable à Alger », Revue d’Économie
Régionale & Urbaine 2012/5 (décembre), p. 857-874. DOI 10.3917/reru.125.085, Paris., p 858.
4
Hadji Lydia, l’évaluation de la qualité des espaces publics : un outil d’aide à la décision, cahier de géographie du Québec, Avril 2013.
5
Hadji Lydia, [Link].
6 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
Source : Hadji Lydia, l’évaluation de la qualité des espaces publics : un outil d’aide à la décision, cahier de géographie du Québec, Avril 2013.
7 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
La démarche consiste à établir une matrice d’indicateurs d’évaluation de la qualité des espaces publics, cette matrice contient 75 indicateurs d’évaluation
de la qualité des espaces publics. Selon notre cas, évaluation de la qualité de l’espace public dans les cités d’habitat collectif à Tébessa, nous retenons
40 indicateurs selon le contexte local, (Voir l’extrait des indicateurs dans le tableau de bord suivant) :
Les indices font l’objet de la combinaison de deux critères. (Voir tableau n˚ 02).
Tableau n˚ 02 : Critères et indicateurs de la qualité de l’espace public urbain.
Critères Indices
L’économie d’usage
Indice de durabilité (ID)
La gestion
L’attractivité
Indice de performance fonctionnelle (IPF)
La Sécurité et la sûreté
La Mobilité
Indice d’intégration fonctionnelle (IIF)
L’accessibilité
L’ambiance urbaine
Indice de la qualité de vie (IQV)
La qualité environnementale
L’aménagement
Indice de la qualité du cadre de vie (IQCV)
La composition urbaine
Source : Hadji Lydia, La qualité des espaces publics urbains et les stratégies du développement durable urbain, thèse de doctorat, EPAU, 2014, p196-203.
Centrée sur les espaces publics urbains dans les cités d’habitat collectif, cette recherche fait appel à des méthodologies différentes : analyse des
observations, et enquêtes par questionnaires.
Dans notre travail, nous avons effectué l’observation in-situ qui permet de collecter un maximum de données sur les deux cités étudiées accompagné
effectivement de la prise des photos, c’est une étape nécessaire pour évaluer et apprécier la qualité des espaces publics urbains dans les deux quartiers
à Tébessa (cité Fatima Zahraâ et la cité des 580 logements AADL), en fonction des critères définis précédemment dans le tableau de bord.
Nous avons pris le parti de mener l’observation au sein des deux cités et pendant la même période, afin que les comparaisons soient réalisées dans des
conditions identiques pour chacune d’entre elles.
À partir de l’observation, nous avons besoin donc entant qu’évaluateurs, de noter chacun de ces indicateurs sur la base de la comparaison avec une
valeur de référence, normes et benchmark…
Dans les deux cités Fatima Zahraâ et 580 logements AADL, il n’existe aucun poteau d’éclairage public, candélabre ou lampadaire qui utilise l’énergie
renouvelable, photovoltaïque ou l’énergie douce. (Voir photos n 01, 02).
8 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
.
.
Source: Enquête sur terrain 2016. Source: Enquête sur terrain 2016.
L’établissement de SONALGAZ au niveau des deux cités n’a pas pris la peine de penser à utiliser des poteaux solaires par exemple qui sont économes
d’énergie (moins 03 fois que l’éclairage par la méthode traditionnelle6), moindres coût (ne nécessitent aucun câblage), performant et lutte
énergétiquement contre les gaz à effet de serre.
Nous avons ciblé en premier lieux les habitants-usagers des deux cités, puis les professionnels urbains de différents établissements et organismes urbains
ayants une relation directe ou indirecte avec l’habitat collectif et ses espaces publics urbains, ces organismes sont :
Office de promotion et gestion immobilière (OPGI agence de Tébessa).
Agence d’aide et développement du logement (AADL agence de Tébessa).
Direction de l’urbanisme, de l’architecture et de construction (DUAC de Tébessa).
Services techniques de l’assemblée populaire communale (APC de Tébessa).
Bureaux d’études techniques de différentes spécialités.
- Les professionnels ciblés sont : un chef de service, chef de bureau, ingénieur et technicien et ce, pour chaque établissement.
- Les professionnels ciblés dans les bureaux d’études sont les gérants, les bureaux choisis sont :
- Bureau d’études en Aménagement urbain.
- Bureau d’études en Architecture.
- Bureau d’études en Travaux publics et ouvrages d’art.
- Bureau d’études Génie civil (VRD).
Cette analyse met simultanément 10 variables ou critères, elle fait les interactions entre eux et permet de les visualiser graphiquement. Il s’agit pour
nous d’appliquer cette méthode sur les espaces publics des deux quartiers d’habitat collectif à Tébessa, cité Fatima Zahraâ et la cité AADL.
6
[Link]é[Link]
9 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
Graphe n˚ 01 : L’importance des critères de qualité dans les deux cas d’étude par les usagers-habitants
120
100
80
60
40
20 Cité Fatima Zahraâ
0 Cité AADL
Commentaire : Les résultats du graphe ci-dessus montrent une réelle préférence pour certains critères par les habitants-usagers des deux cités par
exemple : l’attractivité, la sécurité et sûreté, les ambiances urbaines, la qualité environnementale et l’aménagement pour la cité Fatima Zahraâ et la
composition urbaine dans la cité AADL.
b- Résultats de la pondération des critères par les Professionnels urbains : (voir, graphe n˚ 02) :
Commentaire : Les résultats du graphe ci-dessus montrent une réelle préférence pour certains critères auprès des professionnels urbains par exemple :
la gestion et l’aménagement.
Nous avons pondéré en deuxième étape les indicateurs rattachés aux critères de chaque cité, en se basant aussi sur la méthode d’attribution des scores
(fixed point scored), qui est la répartition d’une somme des points sur l’ensemble des indicateurs.
10 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
Barème de notation :
1 : faible, médiocre, mauvais. 2 : seuil de performance, moyen. 3 : performant, bon, conforme.
On donne une note sur le critère Attractivité qui préconise une dynamique commerciale en développant des espaces multi-services, une attractivité du
lieu par des espaces de recréation, de loisirs, et d’événementiels tout en assurant une disponibilité des TIC à des fins attractifs, suivant les résultats
obtenus de l’observation dans les deux cités étudiées. (Voir le tableau n˚ 03).
Commentaire :
D’après les graphes ci-dessus, nous avons constaté que le critère relatif à l’attractivité des lieux est loin d’être performant, que ce soit dans la cité Fatima
Zahraâ, ou dans la cité AADL. L’indicateur concernant la création des espaces de recréation (espaces de loisirs, de détentes, de jeux et de rencontres)
dans les deux cités est très faible, alors qu’il est très important pour les habitants-usagers. Le reste des indicateurs aussi sont loin des valeurs optimales,
car les espaces réservés à l’événementiel par exemple est absente dans les deux cités additionnées de l’absence d’un vrai espace public numérique ou
les TIC sont mises à la disposition des usagers.
5.4. Evaluation de la qualité de l’espace public dans les deux cités par les indices :
Les résultats du calcul des valeurs obtenues et valeurs maximales sont agrégés d’avoir des valeurs des indices (Voir tableau n˚ 05 et le graphe n ˚ 05).
Graphe n˚ 05 : Valeurs indicielles de la qualité des espaces publics dans les deux cités.
Indice de durabilité
(ID)
40
35
30
25
20
Indice de la qualité Indice de
15
du cadre de vie performance
(IQCV) 10 fonctionnelle (IPF)
5
0
Résultats et discussion :
La lecture du graphe ci-dessus montre que la plupart des valeurs indicielles sont inférieurs et très faibles par rapport au seuil de la performance qui est
définit comme le 2/3 de la valeur maximale, en raison de plusieurs facteurs : le contexte, les moyens mis à disposition pour la réalisation des espaces
publics ainsi que les contraintes techniques et les coûts.
L’indice de durabilité (ID) relatif aux critères économie d’usage et gestion n’atteint pas le seuil de la performance, et en même temps il est moins
important dans la cité Fatima Zahraâ que dans la cité AADL, cela montre le peu de volonté des acteurs d’AADL pour améliorer la gestion. En ce qui
concerne l’OPGI dans la cité Fatima Zahraâ son rôle se termine juste après la réception des logements.
De même, l’indice de la performance fonctionnelle (IPF) qui concerne les critères attractivité, sécurité et sureté, ainsi que l’indice d’intégration
fonctionnelle (IIF) relatif au critère mobilité et accessibilité, et enfin l’indice de la qualité de vie (IQV) qui concerne les ambiances urbaines et la qualité
environnementale, ont presque les mêmes valeurs indicielles dans les deux cités étudiées. Ces valeurs sont inférieures et très faibles des seuils de la
performance. Cela revient aux défaillances, négligences et à l’indifférence des acteurs urbains vis-à-vis des espaces publics urbains dans les deux cités.
La mobilité douce n’est pas du tout prise en charge, ainsi que le mode de déplacement ‘’vélo’’. En outre les espaces spécifiques pour les personnes à
mobilité réduite PMR ne sont pas pris en considération dans la conception ou réalisation des espaces publics des deux cités.
Enfin l’indice de la qualité du cadre de vie (IQCV) qui concerne les critères aménagement et composition urbaine n’a pas atteint la performance, mais
il est plus important (élevé) dans la cité AADL que dans la cité Fatima Zahraâ, cela montre la volonté des acteurs à améliorer l’aménagement dans les
cités, par la compétition et les différents concours entre les bureaux d’études.
Malgré les attributions financières considérables par l’État, les professionnels urbains ne tiennent pas compte de la réalisation des espaces publics
urbains dans les cités. En outre on note l’absence d’une charte des espaces publics urbains ou une charte d’aménagement et de gestion de l’espace urbain
de proximité ou tout autre outil réglementaire adéquat qui prend en considération la question de l’aménagement de qualité des espaces publics dans les
cités de logement collectif par les principes du développement durable.
6. Conclusion :
On conclure d’après les résultats de la comparaison, que l’écart de l’amélioration de la qualité des espaces publics entre les deux cités n’est pas évident,
donc on peut dire que les nouvelles cités d’habitat collectif souffrent les mêmes problèmes que les anciennes cités vivent, en matière des espaces publics.
On a pu conclure aussi qu’on peut améliorer la qualité des espaces publics au sein des cités d’habitat collectif, en basant sur les références (normes
d’aménagement), en les appliquant, et prenant en charge l’ensemble des critères de qualité, ainsi que les indicateurs par la voie d’un règlement/charte
pour les espaces publics urbains ciblant les quartiers denses et complexes.
Agir sur la qualité de l’espace public comme une approche curative dans les cités d’habitat collectif combine plusieurs acteurs urbains, y compris
l’habitants/usagers, en ciblant les indicateurs défaillants, afin de les améliorer dans un contexte de développement durable.
Références bibliographiques :
1- Bassand M, Compagnon (A), Joye (D), Stein (V), « Vivre et créer l’espace public », Ed PPUR, 2001.
2- Bennadjai Radhia, Revitalisation des espaces extérieurs dans les cités d’habitat collectif, cas de Batna, Université de Constantine 2010.
3- Hadji Lydia, La qualité des espaces publics urbains et les stratégies du développement durable urbain, thèse de doctorat, EPAU, 2014.
4- Loucif Tarek, Les espaces publics dans les villes Algériennes ; fonctionnement et perspectives, cas de Boussouf, mémoire de magister, université
Oum el Boughi, 2009.
5- Manaa Nabil, Les espaces publics dans les quartiers d’habitat collectif vers des espaces de qualité, cas ville de Tébessa, mémoire de Magister,
université de Constantine3, 2017.
6- Michèle Jolé, Acte du séminaire du CIFP de Paris 2000, 2001,2002, P412. Dominique Durand, Etudes de cas : Teisseire à Grenoble et les Tarterêts
à Corbeil – Essonnes.
7- Rezig Adel, L’impact de l’accessibilité et de la visibilité sur le mouvement des usagers dans les espaces publics urbains des logements collectifs,
Cas de Biskra, Mémoire de magister université de Biskra.
8- Saadi Ibtissem, L’attractivité urbaine dans les quartiers en difficulté, cas d’Annaba, mémoire de magister, université Annaba, 2016.
9- Sebboua Deloula, Qualité de l’espace public dans les campus universitaires, Cas du campus de Biskra, Magistère en Architecture, Université
Mohamed Kheider – Biskra.
Zerdoumi. M, « l’appropriation des espaces publics de proximité dans les grands ensembles à Constantine. La Gestion en question», mémoire de
magistère, décembre 1996.
Articles :
10- Hayet Mebirouk, Anissa Zeghiche et Kaddour Boukhemis, « Appropriations de l’espace public dans les ensembles de logements collectifs,
forme d’adaptabilité ou contournement de normes ? », Norois, 195 | 2005, 59-77.
11- Hadji Lydia, L’évaluation de la qualité des espaces publics : un outil d’aide à la décision, cahier de géographie du Québec, Avril 2013.
12- Lydia Hadji, « Méthode d'évaluation de la qualité des espaces publics dans un projet d'aménagement durable à Alger », Revue d’Économie
Régionale & Urbaine 2012/5 (décembre), p. 857-874. DOI 10.3917/reru.125.0857.
13- Imane Kaouche, Aicha Boussoualim, « à la recherche des qualités du vécu des espaces publics ; cas des places publiques en Algérie », article
publié, Courrier du Savoir, Décembre2015.
13 International Journal of Innovative Technical and Applied Sciences Vol 2. Issue 2 (2018) 001–013
Documents règlementaires :
Autres documents :
15- Guide de conception des espaces publics communautaires, Fascicule général, Janvier 2009.
16- Mairie de Toulouse – Direction de l’Esthétique et du Patrimoine Urbains – Prescriptions générales de l’espace public – 06/2008.
17- Accessibilité de la voirie et des espaces publics. Éléments pour l’élaboration d’un diagnostic dans les petites communes, CERTU, janvier 2011.
18- [Link]é[Link]