État des lieux de l'eau potable Sambre
État des lieux de l'eau potable Sambre
Version Finale
Cette fiche thématique de l’état des lieux du SAGE de la Sambre a pu être réalisée grâce :
- au concours financier de
o l’Union Européenne-FEDER
o l’Agence de l’Eau Artois-Picardie
o le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais
o le Conseil Général du Nord
Cette fiche thématique d’état des lieux du SAGE de la Sambre constitue une photographie de la situation du
bassin versant à un instant donné. Elle devra donc être réactualisée périodiquement pour tenir compte de
l’évolution de cette situation, notamment sous l’influence de la réglementation. Les données les plus récentes
ayant permis sa réalisation datent des années 2003 à 2005, mais la majorité d’entre-elles datent de 2003.
Ainsi, cette fiche peut être considérée comme représentative de la situation du bassin versant de la Sambre en
2003.
Introduction ................................................................................................................................................. 5
I- Qui intervient dans l’alimentation en eau potable sur le bassin versant de la Sambre ?.................. 6
A- Rappels réglementaires........................................................................................................................... 14
B- Une conformité de l’eau parfois non respectée ...................................................................................... 14
CONCLUSION .......................................................................................................................................... 25
Abréviations : .............................................................................................................................................. 27
ANNEXES .................................................................................................................................................. 28
L’eau destinée à la consommation humaine fait un long chemin avant d’arriver au robinet : l’eau de
pluie s’infiltre vers notre sous-sol, où elle est pompée, puis traitée. Elle arrive ensuite à notre robinet par un
réseau de canalisation. Ainsi, la qualité de l’eau distribuée aux consommateurs dépend de la qualité de l’eau
de la nappe souterraine dans laquelle l’eau est prélevée et des traitements effectués après le prélèvement.
Sur le bassin versant de la Sambre, l’alimentation en eau potable est assurée quasi exclusivement par
l’eau souterraine. Cet usage représente 68% de l’eau souterraine pompée ce qui représente environ 16
millions de mètre cube d’eau chaque année. La part des prélèvements d’eau destinée à la consommation
humaine, faisant l’objet d’une analyse spécifique (cf. état des lieux « Les prélèvements d’eau »), ce document
d’état des lieux ne concernera que la partie du traitement de l’eau à sa consommation chez l’usager.
Ainsi, après avoir pris connaissance de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’alimentation en eau
potable, nous nous présenterons le traitement de l’eau et sa distribution. Puis, après s’être intéressé à la
qualité de l’eau distribuée au usagers, une dernière partie sera consacrée aux quantités d’eau potable
consommée sur le bassin versant de la Sambre.
A- De la production à la distribution
La production, la distribution et l’exploitation appartiennent à la catégorie des « services publics
locaux » c’est-à-dire qu’ils sont de la responsabilité des communes.
Deux types de gestion encadrent les services et les prestations liés à la production et à la distribution
d’eau potable :
- La gestion directe (ou régie directe) par des organismes municipaux (communes, regroupement de
communes). La collectivité qui investit est propriétaire des réseaux et des équipements, les fait
fonctionner, les répare, les entretient, relève les compteurs, envoie les factures et perçoit les
règlements.
- La gestion déléguée où il y a une privatisation de la gestion des réseaux dans le cadre de contrats dits de
délégation de service public. En France, il y a trois formules de gestion déléguée : l’affermage1,
la concession2 et la gérance3.
A part pour l’Aisne, sur le bassin versant de la Sambre, la gestion directe concerne les communes
rurales et la gestion déléguée les communes urbaines (cf. p7 carte n°1 : « Structures compétentes en
Alimentation en Eau Potable »).
1
Affermage : la commune finance les équipements mais délègue à une entreprise la gestion de l'ensemble du réseau
(facturation et collecte des paiements compris) contre une rémunération négociée sur la base d'un prix de service
unitaire.
2
Concession : la société privée concessionnaire finance les équipements, est rémunérée pour ce service supplémentaire,
mais les installations restent la propriété de la commune.
3
Gérance ou régie intéressée : la collectivité finance les investissements et confie la gestion de leur fonctionnement à
une entreprise privée rémunérée par une ristourne sur le montant des factures collectées.
4
Source : les effectifs des communes du SAGE ont été précisés par l’INSEE lors du recensement de la population en
1999.
5
Il regroupe 595 communes des départements du Nord, de l’Aisne et du Pas-de-Calais, pour une population totale de
812.000 habitants. Son Président est M. Paul RAOULT, Sénateur et Conseiller Général du Nord. Les compétences du
SIDEN France concernent l’alimentation en eau potable (500 communes adhérentes) et l’assainissement collectif/non
collectif/pluvial (441 communes adhérentes). Le SIDEN France est maître d’ouvrage (propriétaire et financeur des
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Sur le bassin versant de la Sambre, 85 communes sont adhérentes ce qui correspond à 71 134
habitants, soit 33 % de la population totale du bassin versant de la Sambre. Le SIDEN France exploite
environ une trentaine de captages sur le territoire du SAGE de la Sambre. En 2003, leurs prélèvements
représentaient, selon leurs données, un volume de plus de 5,5 millions de m3, soit 35 % des prélèvements.
2. LA GESTION DELEGUEE
Dans le cas de la gestion déléguée, la collectivité conserve la compétence « eau potable » (= la
responsabilité et le choix de la politique de l'eau), mais la production, le traitement de l’eau et l’entretien des
réseaux sont assurés par un exploitant privé.
La commune de Fourmies a délégué ce service à la société Eau et Force1. Sinon, ce sont des
regroupements de communes qui ont choisi la gestion déléguée :
- Le Syndicat Mixte Val de Sambre (SMVS)2. Dix huit communes lui ont confié la compétence
« alimentation en eau potable » ce qui correspond à 114 410 habitants, soit près de 54 % de la
population du SAGE de la Sambre. La société exploitante est la Société Eau et Force (SEF),
avec une vingtaine de captages en 2005. A titre d’information, en 2003, les prélèvements d’eau
représentaient plus de 9 millions de m3, soit 56% des prélèvements (Source : Société Eau et
Force).
- Le Syndicat Intercommunal de Bavay-La Longueville3 a également délégué ce service à la société Eau
et Force. Une seule commune appartient au bassin versant de la Sambre : La Longueville (2196
habitants)
- Le Syndicat Mixte des Eaux du Nord de l’Aisne a délégué la gestion du service de distribution d’eau à
la Société d’Aménagement Urbain et Rural de France (SAUR France4). Elle regroupe 10
communes de l’Aisne plus une partie de la commune d’Etreux (10%, au niveau du Gard) ce qui
correspond pour les 10 communes à 7 554 habitants, soit 3,5 % de la population du SAGE de la
Sambre.
- Le Syndicat des Eaux d’Hannapes a également délégué ce service à la SAUR. Pour le bassin versant
de la Sambre, ce syndicat ne gère qu’une commune : Hannapes ce qui correspond à 278
habitants, soit moins de 0,1 % de la population du SAGE de la Sambre.
Les communes ou groupement de communes du Nord ont délégué la production et la distribution à
Eau et Force alors que ceux de l’Aisne l’ont délégué à la SAUR.
ouvrages publics) et maître d’œuvre (études, suivis travaux). Il est doté d’une régie qui exploite la majorité de ses
ouvrages (8 centres d’exploitation).
1
C’est une filiale de la Lyonnaise des Eaux France, société du groupe SUEZ. SUEZ Environnement existe à travers
trois marques commerciales mondiales Ondeo, Degrémont et SITA. Il a annoncé, pour 2003 : 12,31 milliards d'euros de
chiffre d'affaires consolidé et dessert 91 millions d'habitants en eau potable.
2
Ce syndicat regroupe 29 communes (dont l ’Agglomération Maubeuge Val de Sambre), pour une population
avoisinant les 126 000 habitants. Son Président est M. LO GIACO, Maire d’Assevent et Vice-Président de l’AMVS.
Les compétences du SMVS concernent le curage de cours d’eau non domaniaux, les déchèteries, l’assainissement,
l’alimentation en eau potable, le gaz, les transports publics, le chenil intercommunal et le contournement de Maubeuge.
3
Ce syndicat à la compétence « distribution d’eau potable » et regroupe 2 communes : Bavay (en dehors du bassin
versant de la Sambre) et La Longueville. Son Président est M. FREHAUT, Maire de Bavay.
4
La SAUR France filiale du groupe Bouygues assure sa mission de service public auprès de 6 millions d'habitants et 7
000 communes.
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B- Pour le contrôle de la potabilité et l’information du public
«Toute personne qui offre au public de l’eau en vue d’une alimentation humaine […] est tenue de
s’assurer que cette eau est propre à la consommation » (cf. Code de la santé publique, article L.1321-1).
La mise en œuvre de cette règle implique l'obligation pour l'exploitant « de vérifier la qualité de l'eau
qui fait l'objet de cette distribution ». Ainsi, le distributeur, qu'il soit public ou privé, est soumis à deux règles
générales en matière de contrôle de la qualité des eaux : l’autocontrôle et le contrôle de l’Etat.
De plus, il est à préciser que le contrôle sanitaire s’inscrit dans une démarche générale de prévention
qui doit nécessairement s’accompagner d’une action d’information du consommateur.
1. L’AUTOCONTROLE DU DISTRIBUTEUR
Le respect des normes de potabilité revient au responsable de la distribution, le Maire ou le
distributeur (commune ou établissements publics intercommunaux, syndicats, sociétés fermières) (cf. annexe
1). Ainsi, le responsable de la distribution est soumis à l’obligation de mettre en place un suivi permanent
(autocontrôle ou auto-surveillance) de la qualité des eaux distribuées aux consommateurs (cf. décret 2001-
1220 du 20/12/2001, article 18) .
Cela implique notamment l'examen régulier des installations, la mise en œuvre d'un programme de
tests et la tenue d'un fichier sanitaire compilant l'ensemble des informations ainsi recueillies. Une attention
particulière est également accordée au traitement de désinfection lorsqu'il existe (efficacité, présence de sous-
produits, etc. (cf. http://www.carteleau.org). Ainsi, les distributeurs effectuent plusieurs analyses, d’une
fréquence pouvant aller d’une à plusieurs fois par semaine. Les mesures sont plus souvent effectuées après
traitement et portent sur 7 groupes de paramètres : paramètres organoleptiques, physico-chimique, substances
tolérées, substances toxiques, paramètres microbiologiques, pesticides et produits apparentés, eaux adoucies.
Les résultats de l’auto-surveillance doivent être portés à la connaissance du Préfet ainsi qu’à chaque Unité de
Distribution (UDI).
Ainsi, en plus de vérifier la qualité de l’eau qu’il distribue, le distributeur s’assure du fonctionnement
des ces installations, de leur efficacité, etc.
1
Ce réseau, créé dans les années 60, relève de la surveillance sanitaire du ministère de la santé. Il permet d'acquérir des
informations sur les eaux prélevées dans les captages destinés à la consommation humaine. Il est réalisé par les
DDASS, ou par des agents agréés qui prélèvent à la source des échantillons d'eau et les font analyser par un laboratoire
agréé. Les prélèvements des DDASS se font également en sortie des usines de traitement, notamment lorsqu'il y a
mélange d'eaux provenant de captages différents.
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3. L’INFORMATION DU PUBLIC
(Source : DRASS, 2004)
Les Maires et les distributeurs d’eau sont co-responsables de l’information des consommateurs.
Alertés par la DDASS, ils doivent mettre en œuvre une information adaptée à la population. Celle-ci se
retrouve sous trois formes différentes :
- Facture d’eau : chaque année, la DDASS transmet à l’ensemble des distributeurs d’eau et à chaque
Maire un bilan sanitaire qui doit être communiqué aux habitants par l’intermédiaire de la facture
d’eau.
- Affichage en Mairie : dans toutes les mairies, sont affichés les résultats du contrôle des DDASS et
leurs conclusions, ainsi que le bilan annuel sur la qualité de l’eau.
- Le journal municipal : lorsqu’il existe celui-ci est un bon support d’information pour la population
sur l’eau qu’elle consomme.
1
Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (cf. partie I / C)
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Par contre, cette interconnexion rend plus difficile l’identification de l’origine de l’eau distribuée au
consommateur (traçabilité de l’eau distribuée). En effet, le maillage des canalisations est tel qu’une eau à la
limite des normes sanitaires peut être diluée par une autre eau de meilleure qualité issue d’un site de stockage
différent. Ainsi, ces divers mélanges d’eau d’UDI différentes empêchent la traçabilité de la qualité de l’eau
du pompage de l’eau au robinet du consommateur.
Néanmoins, n’importe quelle ressource ne peut pas être exploitée. En effet, la ressource fait l’objet de
contrôles très réguliers de la part du distributeur et de la part de la DASS et sa qualité doit respecter un
certain nombre de paramètres. Dans tous les cas, pour continuer à distribuer une ressource dépassant une
norme de qualité (en la diluant ou non), une dérogation doit être demandée au Préfet
Sur le bassin versant de la Sambre, le traitement des eaux destinées à l’alimentation en eau
potable se résume à une simple désinfection au chlore (élimination des germes pathogènes par le
maintien d’un faible taux résiduel de chlore libre).
Un traitement sur charbon actif est réalisé sur le site de l’ancienne carrière de Dompièrre
sur Helpe, exploitée aujourd’hui pour la production d’eau potable.
Une fois traitée, l’eau potable est ensuite distribuée au sein des 25 Unités de Distribution
(secteurs alimentés par les mêmes captages) couvrant l’ensemble du bassin versant de la Sambre.
A- Rappels réglementaires
Le Code de la Santé Publique est le pilier du dispositif réglementaire permettant de contrôler la
qualité de l’eau de consommation, de la ressource au point d’utilisation, en passant par les étapes
intermédiaires que sont le traitement, le stockage et la distribution de l’eau.
L’ensemble des exigences concernant la qualité de l’eau destinée à l’alimentation en eau potable
figure au sein du décret 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation
humaine, à l’exception des eaux minérales naturelles2. Le tableau ci-dessous reprend les valeurs limites en
nitrates, pesticides et paramètres microbiologiques fixées par la réglementation, et ce selon la nature de l’eau
(eaux brutes ou eaux traitées / de distribution) et l’origine (superficielle ou souterraine).
Tableau 1 : «Limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine »
(Source : décret 2001-1220 du 20 décembre 2001)
Eaux brutes
Eaux traitées et de
distribution
Eaux d’origine Eaux d’origine
superficielle souterraine
Nitrates 50 mg/L 50 mg/L 100 mg/L
0,1 µg/L excepté pour 4
Pesticides substances : 0,03 µg/L3
0,2 µg/L par substance individualisée
Paramètres 0 Escherichia coli /100 mL < 20 000 Escherichia coli et < 10 000 Entérocoques
microbiologiques 0 Entérocoques /100 mL pour 100 mL d’eau prélevée
La dureté de l’eau est également mesurée et également, suivant le contexte, le Nickel, les Sulfates…
1
Les données utilisées au sein du Porter à Connaissance de la DIREN datent de 2003.
2
Le décret 2001-1220 du 20 décembre 2001 transpose en droit français la directive 98-83 du 3/11/1998 liée à la qualité
des eaux destinées à la consommation humaine (cf. http://www.carteleau.org).
3
La limite de qualité est de 0,03 µg/L pour l’aldrine, dieldrine heptachlore, heptachlorépoxide.
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Cette distinction a été réalisée ci-dessous pour les 3 principaux paramètres : les nitrates, les
pesticides, les paramètres bactériologiques.
Il est important ici de rappeler que les valeurs suivantes sont des valeurs ponctuelles réalisées par la
DASS entre 2003 et 2005 pour identifier la conformité de l’eau distribuée à la réglementation. La qualité de
la ressource en eau et son évolution qui nécessitent, pour leur analyse, des valeurs moyennes sur plusieurs
années sont traitées dans l’état des lieux « Etat qualitatif, état quantitatif et vulnérabilité des eaux
souterraines sur le bassin versant de la Sambre ».
1. LES NITRATES
Au niveau des eaux brutes
Un seul forage dépasse la limite de qualité « eaux brutes » de 100 mg/L sur le bassin versant : le
forage 4 de Landrecies avec 110 mg/l en 2003 et 2004 (97 mg/l en 2005). Ce problème a été résolu en
procédant à une dilution des eaux de ce forage avec celles du forage 3 de Rosembois. La mise en service
d’un nouveau forage à Locquignol devrait permettre l’abandon de cet ouvrage.
D’après l’étude relative à l’optimisation de la gestion quantitative et qualitative des aquifères de
l’Avesnois : exemple du Synclinal de Bachant (Source : BEGUIER, 2004), les captages de Limont Fontaine
et de Ferrière la Grande sont généralement concernés par des problèmes de Nitrates (à partir des données des
distributeurs). Ainsi, ces eaux sont mélangées en vue de leur distribution.
Bien que les autres forages ne dépassent pas la norme de 50 ou 100 mg/l, la DDASS a relevé des
teneurs supérieures à 40 mg/l en nitrate à Ferrière-la-Grande (entre 40 et 48 mg/l sur 2 forages de 2003 à
2005), Lez-Fontaine (59 mg/l en 2003), Limont-Fontaine (de 38 à 46 mg/l de 2003 à 2005) et Sars-Poteries
(entre 45 et 51 mg/l de 2003 et 2005).
Au niveau des eaux de distribution
Les dépassements de la limite de qualité « eaux brutes » enregistrés sur le forage F4 de Landrecies
n’a pas d’influence sur la qualité des eaux distribuées. Pourtant, 23 % de la population de l’arrondissement
d’Avesnes sur Helpe reçoit une eau avec des teneurs élevés en nitrate1 en 2004 (24 % en 2005) (cf. la carte
n° 3 : « Qualité de l’eau distribuée en 2003 »)
Pour les communes d’Etreux et d’Oisy, les taux de nitrates des eaux de distribution dépassent
régulièrement les 50 mg/l, celles-ci sont non conformes aux exigences de qualité définies par le Code de la
Santé Publique. Les résultats d’analyses de l’eau distribuée en 2005 au niveau de Etreux révèlent toujours
des problèmes de Nitrates (Source : commune d’Etreux, janvier 2005).
1
Entre 41 et 50 mg/l
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En effet, selon l’étude « Optimisation de la gestion quantitative et qualitative des aquifères de
l’Avesnois : exemple du Synclinal de Bachant » (Source : BEGUIER, 2004), les produits les plus utilisés
(Atrazine, Simazine …) sont quasi-systématiquement détectés dans les analyses effectuées au niveau des
captages de la Société Eau et Force dans le secteur du synclinal de Bachant. Compte tenu de l’évolution
assez rapide des teneurs, la norme monoparamètre sera franchie très rapidement par une ou plusieurs
molécules sur tous les captages de ce secteur.
Au niveau des eaux de distribution :
Pour les années allant de 2003 à 2005, les valeurs hautes de phytosanitaires concernent l’atrazine
déséthyl. Il y a des valeurs dépassant la limite qualité « eaux distribuées » sur : Sars Poterie (0,21 µg/l en
2003, 2 forages de Dompierre sur Helpe (0,18 et 0,19 µg/l en 2003, 0,12 et 0,13 µg/l en 2004, 0,14 µg/l en
2005), un forage à Limont-Fontaine (0,19 µg/l en 2004), Aulnoye Aymeries (0,12 µg/l en 2003, 0,11 µg/l en
2004), Avesnes sur Helpe (0,12 µg/l en 2003), Ferrière la Petite (0,13 µg/l en 2003), Hautmont (UDI, 0,11
µg/l en 2003 et 2004), Rousies (0,11 µg/l en 2003) et Bachant (0,11 µg/l en 2005) (cf. p17 carte n°4 :
« Dépassement des limites de qualité pour les paramètres mesurés sur l’année 2003 »)
Des traces de pesticides (Atrazine et deséthylatrazine) ont également été retrouvées au niveau des
captages de Baives (2004), deWassigny et de Oisy (2003).
4. AUTRES PARAMETRES
Sur les eaux de distribution, on observe en 2003 un dépassement pour le paramètre Nickel sur la
commune de Ferrière la Grande (22 µg/l pour une norme de 20 µg/l).
Ce paramètre est analysé régulièrement (au moins une fois par an sur chacune des ressources
exploitées ainsi qu’en plusieurs points de distribution) par la Société Eau et Force. Or ce dépassement ne
s’est ni reproduit, ni retrouvé sur des pompages proches. Donc, l’analyse réalisée par la DASS ne semble pas
révélatrice d’une dégradation de la qualité de l’eau sur ce paramètre.
Agricole Autres
6% 6%
Industrielle Domestique
16% Industrielle
Agricole
Autres
Domestique
72%
1
Usage domestique : Bains, douches, vaisselles, sanitaires, alimentation, arrosage…
2
Dans un souci d’homogénéité, seules les données (volumes d’eau facturés en 2003) du SIDEN France, de la Société
Eau et Force et de la commune d’Etreux ont pu être exploitées représentant 106 communes, soit plus de 85 % des
communes du SAGE de la Sambre. En effet, l’Agence de l’Eau Artois-Picardie n’a aucune donnée relative à la
consommation communale d’eau potable.
Les données manquantes concernent les communes de la SAUR France, du syndicat de Tupigny, du syndicat
intercommunal des eaux de la région de Wassigny et de la commune de Oisy, soit 16 communes. Les données relatives
à ces 16 communes correspondent uniquement aux consommations globales d’eau (consommation domestique +
industrielle + agricole…). D’ailleurs, ces dernières apparaissent sur la carte « les consommations et les abonnés en 2003
» mais ne sont pas reprises au sein de cette analyse où la distinction entre les consommations de type domestique,
industrielle, agricole et autre est nécessaire.
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Ainsi en 2003, les 212 009 habitants, constituant la population du territoire du SAGE de la Sambre,
ont eu une consommation moyenne de 90 Litres d’eau potable par jour et par habitant. Cette valeur est peu
élevée si on la compare à la moyenne française de 150 l/j/hab.
Le secteur industriel est le second consommateur d’eau potable au niveau du bassin versant de la
Sambre, soit 16 % de la consommation totale (environ 1,5 millions de m3 en 2003), l’agriculture n’en
représente que 6 % (soit moins de 600 milles m3).
La catégorie « autres » reprend les consommations d’eau au niveau des municipalités, des crèches,
collèges, lycées… De plus, des « ventes en gros » sont opérées entre les structures exploitantes. Celles-ci
correspondent à des volumes d’eau vendus entre exploitants. Ces consommations, toutes cumulées, ne
représentaient en 2003 que 6 % de la consommation totale, soit environ 560 000 m3.
11 millions de M3
80500
11
80000
Nombre d'abonnés
10,5 79500
79000
M3)
10
78500
9,5 78000
77500
9
77000
8,5 76500
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Année
Graphique 2 : « Evolution de la consommation d’eau (histogramme) et du nombre d’abonnées (courbe) de
1995 à 2004 »
(Source : SIDEN France, SEF, Commune d’Etreux, Syndicat de Eaux de la Région de Wassigny)
1
Les données du SIDEN France, de la SEF, de la commune d’Etreux ainsi que du syndicat des Eaux de la Région de
Wassigny sont les seules informations relatives aux consommations en eau potable datant de 1995 à 2004. Ces
informations concernent 110 communes, soit 90 % des communes du bassin versant de la Sambre.
2
Source : Population INSEE 1999.
3
Il est à préciser que les valeurs de consommations d’eau reprises dans l’analyse (= volumes facturés par les différentes
structures exploitantes) concernent la consommation globale en eau potable de 110 communes du bassin versant de la
Sambre. Elles englobent l’ensemble des consommateurs d’eau potable, que ce soit les particuliers, les industriels
(entreprise agro-alimentaire…), les agriculteurs…
4
Les données utilisées couvrent 110 communes sur les 122 du bassin versant de la Sambre. Les données de la SAUR
France n’ont été obtenues que pour 2002 et 2003. De plus, aucune information n’a été transmise concernant la
consommation en eau de la commune de Oisy ni de celle d’Hannapes. Ces dernières n’ont donc pas été pas intégrées au
sein de l’analyse et du graphique.
390,0
380,0
Consommation moyenne ( en Litre / abonné / jour)
370,0
360,0
350,0
340,0
330,0
320,0
310,0
300,0
290,0
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Année
Graphique 3 : « Evolution de la consommation d’eau moyenne en Litre par abonné et par jour de 1995 à
2004 »
(Source : SIDEN France, SEF, Commune d’Etreux, Syndicat de Eaux de la Région de Wassigny)
En 1995, la consommation moyenne d’eau par abonné et par jour était d’environ 385 Litres,
correspondant à la valeur la plus élevée entre 1995 et 2004 sur le bassin versant de la Sambre (cf. graphique
3). En effet, entre 1995 et 2001, la consommation moyenne par abonné et par jour a diminué (perte d’environ
60 Litres par jour et par abonné) pour atteindre un minima en 2001, avec seulement 326 L/jour/abonné.
Depuis 2001, les quantités d’eau consommées par jour et abonné ont légèrement augmenté et tendent à se
stabiliser entre 330 et 350 L/jour/abonné.
Cette consommation d’eau concerne l’ensemble des usages (domestique, industriel, agricole…).
Ainsi, il est assez difficile de définir les causes de cette diminution. En effet, cette baisse de consommation
peut être due à une diminution de la population de l’Avesnois (cela peut s’expliquer par la baisse du nombre
d’abonné et/ou la baisse de consommation par abonné : en effet, le nombre de personne par foyer diminue), à
une dissuasion de la consommation par une augmentation du prix de l’eau, à une prise de conscience
concernant l’économie d’eau…
En 2003, sur le bassin versant de la Sambre, environ 78 000 abonnés ont consommé près de
10 millions de m3 d’eau potable (9,6 millions de m3).
Les particuliers (usage domestique) représentent une part de plus de 70% des
consommations (avec plus de 7 millions de m3 d’eau consommée) ; le secteur industriel en
représente 16% (avec près d’1,5 millions de m3 d’eau consommés), le secteur agricole : 6 % (avec
600 000 m3) et les autres usages (crèches, écoles, lycées, municipalités…) : 6 % (avec environ 560
000 m3).
Il faut noter que les habitants du bassin versant consomme en moyenne 90L/j/hab, ce qui est
peu par rapport à la moyenne française de 150 L/j/hab.
Entre 1995 et 2004, la consommation en eau potable a diminué. En effet, cette dernière
s’élevait à plus de 11 millions de m3 en 1995 alors que celle ci se trouve actuellement (en 2004) en
deçà des 10 millions de m3 d’eau consommés. On constate également la baisse des volumes d’eau
consommés par abonné et par jour, de 385 Litres en 1995 à 340 Litres en 2004.
Certains facteurs expliqueraient cette baisse : diminution de la population de l’Avesnois,
dissuasion par rapport à l’augmentation du prix de l’eau, prise de conscience à l’économie
d’eau…
Du prélèvement de l’eau à sa distribution, des « pertes d’eau » sont occasionnées tout au
long du réseau (vétusté des tuyaux, bornes incendie…). Ainsi, certaines UDI présenteraient des
taux de fuite de plus de 40 % (40 litres d’eau sur 100 seraient « perdus »). A l’échelle du bassin
versant de la Sambre, ce taux de fuite a pu être estimé a environ 35 %.
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Attention, les données utilisées pour ce calcul proviennent de sources différentes ; par conséquent, la précision des
données peut varier d’une source à une autre.
En effet, les volumes de prélèvements proviennent de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie alors que les volumes
consommés proviennent des distributeurs (SIDEN France, SEF, Etreux). Ainsi, il est possible que ces différentes
sources d’information influent sur le résultat du taux de fuite. Cependant, ce dernier nous donne tout de même une
indication sur les pertes d’eau, du pompage à la distribution.
Proposition d’état des lieux du SAGE de la Sambre – PNR Avesnois 24/34
PP&AF – 29/03/2006
CONCLUSION
Sur le bassin versant de la Sambre, l’alimentation en eau potable est assurée par deux principales
structures :
- Le Syndicat Interdépartemental des Eaux du Nord de la France (SIDEN France) : gestion directe
avec près de 70 % des communes du SAGE adhérentes ;il alimente 33% des habitants du bassin
versant avec 35% des prélèvements.
- La Société Eau et Force (SEF) : gestion déléguée avec près de 20 % des communes du SAGE de la
Sambre adhérentes (Syndicat Mixte du Val de Sambre, Syndicat de Bavay-La Longueville,
Fourmies). Elle alimente 54% de la population avec 56% des prélèvements.
Une fois prélevée au milieu naturel, l’eau destinée à la consommation humaine est traitée. Le
traitement utilisé sur le bassin versant de la Sambre se limite le plus souvent à une simple chloration qui
permet de désinfecter l’eau. L’eau est ensuite distribuée au sein des 25 Unité de Distribution (UDI) que
comptent le SAGE de la Sambre.
De nombreux usagers (particuliers, industriels, agricoles…) consomment de l’eau potable. Aussi,
en 2003, sur le bassin versant de la Sambre, environ 78 000 abonnés ont consommé près de 9,6 millions de
m3 se répartissant comme ceci :
- les particuliers (usage domestique) représentent une part de plus de 70% des
consommations (avec plus de 7 millions de m3 d’eau consommée). Ils consomment en
moyenne 90L/j/hab ce qui est largement inférieur à la moyenne française de 150l/j/hab.
- le secteur industriel en représente 16% (avec près d’1,5 millions de m3 d’eau consommés) ;
- le secteur agricole : 6 % (avec 600 000 m3) ;
- les autres usages (crèches, écoles, lycées, municipalités…) : 6 % (avec environ 560 000
m3).
Depuis 1995, la consommation en eau potable a diminué de près de 1,2 millions de m3 (plus de 11
millions de m3 en 1995 et moins de 10 millions de m3 en 2004), le nombre d’abonné a également baissé, en
passant de plus de 80 000 abonnés en 2000 à 78 000 en 2004.
La diminution de la consommation d’eau potable à l’échelle du bassin versant se ressent sur la
consommation d’eau par abonné et par jour. En effet, les volumes d’eau consommés en 1995 étaient de
385 Litres par abonné et par jour alors qu’en 2004, chaque abonné a diminué sa consommation de plus
de 40 Litres par jour (avec 340 Litres en 2004). Certains facteurs expliqueraient cette baisse : diminution
de la population de l’Avesnois, dissuasion par rapport à l’augmentation du prix de l’eau, prise de
conscience à l’économie d’eau…
Parallèlement à cette diminution de la consommation d’eau potable sur le bassin versant, des
« pertes d’eau » sont occasionnées tout au long du réseau (vétusté des tuyaux, bornes incendie…), des
pertes d’eau, du prélèvement de l’eau à sa distribution. Ainsi, certaines UDI présenteraient des taux de
fuite de plus de 40 % (40 litres d’eau sur 100 seraient « perdus »). A l’échelle du bassin versant de la
Sambre, ce taux de fuite a pu être estimé a environ 35 %.
Sur le bassin versant de la Sambre, certains problèmes liés à la qualité des eaux destinées à
l’alimentation en eau potable ont été observés, que ce soit au niveau de la ressource (eaux brutes) ou au
robinet du consommateur (eaux de distribution).
Pour les eaux brutes, la commune de Landrecies se distingue par un dépassement des normes avec
110mg/l de nitrates. Sinon, des valeurs élevées de nitrate (entre 40 et 50 mg/l ) sont observées sur le
synclinal de Bachant (Ferrière la Grande, Limont-Fontaine ) et le synclinal de Dourlers (Lez-Fontaine,
Sars Poterie) et sur la commune de Maubeuge.
Pour ce qui est des phytosanitaires, quasiment seul l’atrazine déséthyl est visé par des valeurs
hautes. Le synclinal de Dourlers connaît des dépassements de la norme « eaux brutes » (0,2 µg/l par
substance individualisée) pour les communes de Lez Fontaine et Sars Poterie. Le synclinal de Bachant
connaît également des dépassements de la norme pour la commune d’Aulnoye-Aymeries et des valeurs
proches de la norme pour les communes de Ferrière la Grande, Limont-Fontaine et Bachant.
Annexe 3 : Résultats des mesures supérieures à 0,1 µg/l pesticides – eaux brutes
Annexe 5 : Liste des dépassements des limites de qualité des paramètres mesurés
L’objectif est d’établir des zones autour des points de prélèvements d’eau destinées à la
consommation humaine, en vue d’assurer la préservation de sa qualité. Les périmètres instaurés sur la base
des critères hydrogéologiques sont au nombre de 3 : périmètre de protection immédiate, rapprochée et
éloignée. Pour chaque secteur, un règlement y est associé (cf. annexe 5). L’emprise des périmètres est
principalement proportionnelle au débit de prélèvement du forage.
La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 a fixé les délais quant à la mise en place des périmètres de
protection : les collectivités locales dont les captages d’eau ne bénéficient pas d’une protection naturelle
efficace avaient, en principe, jusqu’au 3 janvier 1997 pour se mettre en conformité.
B. La conformité à la potabilité
Les règles générales en vigueur relatives au critère de potabilité de l’eau sont fixées par le décret
2001-1220, qui transpose en droit français la directive 98-83 du 3/11/1998 liée à la qualité des eaux
destinées à la consommation humaine (cf. http://www.carteleau.org).
Le Code de la Santé Publique est le pilier du dispositif réglementaire permettant de contrôler la
qualité de l’eau de consommation, de la ressource au point d’utilisation, en passant par les étapes
intermédiaires que sont le traitement, le stockage et la distribution de l’eau.
Des normes de potabilité sont fixée par le décret 89-3 du 3 janvier 1989, modifié en application de
la directive 80/778/CEE, auxquelles l’eau destinée à la consommation humaine doit répondre. La directive
n°80/778/CEE fixe les normes de potabilité de l’eau pour les produits phytosanitaires dans les eaux
destinées à la consommation humaine, soit 0.1 µg/L pour une substance active.
Dans les faits, la production et la distribution d'eau potable étant soumises à autorisation préfectorale,
chaque producteur/distributeur peut se voir imposer des prescriptions complémentaires et/ou plus strictes que
les dispositions du décret : le préfet peut ainsi imposer un renforcement du contrôle s'il existe un risque
sanitaire ou des signes de dégradation de la qualité de l'eau.
En matière de contrôle sanitaire des eaux d’alimentation, le distributeur, qu'il soit public ou privé, est
soumis à deux règles générales :
- le distributeur est tenu de surveiller en permanence la qualité des eaux (décret 2001-1220, art.18). Cela
implique notamment l'examen régulier des installations, la mise en œuvre d'un programme de tests et la
tenue d'un fichier sanitaire compilant l'ensemble des informations ainsi recueillies. Une attention
particulière est également accordée au traitement de désinfection lorsqu'il existe (efficacité, présence de
sous-produits, etc.).
- l'arrêté d'autorisation d'utiliser de l'eau destinée à la consommation humaine précise les lieux de
prélèvement des échantillons, ainsi que le programme de surveillance à mettre en œuvre (décret 2001-
1220, art.11). Il s'agit là du contrôle réglementaire fondamental réalisé par les agents de la Direction
Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du Nord (DDASS).
Objectif : Préserver les ressources les plus proches. (Au niveau des SAGE, la Commission Locale de l’Eau
engage à une large concertation entre tous les acteurs locaux afin de pouvoir concilier les différents usages
liés à l’eau).
Dispositions A6 : Veiller à une gestion optimale des zones de ressources potentielles tant du point de vue
quantitatif que qualitatif, notamment en mettant en œuvre des zones de sauvegarde de la ressource, pour
l’approvisionnement actuel ou futur en eau potable ».
Objectifs : Continuer à réaliser des économie dans l’industrie (technologie propre, recyclage de l’eau), et
dans la distribution collective (recherche de fuites). Rechercher une meilleure maîtrise de l’irrigation et de
l’utilisation individuelle de l’eau sans nuire au confort de l’usager.
Dispositions A14 : « Poursuivre les efforts en matière d’économie d’eau, dans l’industrie, l’agriculture, la
distribution d’eau potable et chez le consommateur ».
Objectifs : Fixer comme objectif de qualité pour l’eau de nappe douce, la satisfaction de son utilisation
comme eau potable, et imposer la pérennité dans les secteurs prioritaires.
Dispositions B13 : « Assurer la protection des champs captant irremplaçables et parcs hydrogéologiques et
programmer les actions techniques réglementaires nécessaires ».
Dispositions B14 : « Renforcer les moyens mis en œuvre pour le contrôle des prescriptions applicables et
programmer la réalisation des périmètres conformément à l’article 13 de la loi sur l’Eau du 3 janvier
1992 ».