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Systèmes photovoltaïques : Composants et applications

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Chapitre 1 : Présentation du contexte général

Chapitre 1 :

Présentation du contexte
général

1. Généralités

La demande mondiale en systèmes solaires d’alimentation électrique croît


constamment depuis les années 1990. Aujourd’hui, l’industrie photovoltaïque repose
essentiellement sur les besoins des régions isolées en alimentation électrique fiable et peu
coûteuse. Dans un grand nombre d’applications, le photovoltaïque est la solution la plus
rentable. Parmi ces applications : les systèmes isolés alimentant des chalets ou des
résidences éloignées, les sites éloignés de télécommunications des services publics et de
l’armée, le pompage de l’eau dans les fermes et les postes d’appel d’urgence sur les
campus ou les autoroutes.

Un module PV est classé en fonction de la puissance fournie dans des conditions


normalisées d’essai. Ces conditions sont de 1 kW/m2 de rayonnement solaire et une
température de cellule PV de 25 °C. La puissance mesurée dans ces conditions est appelée
capacité nominale et est exprimée en watts-crête (ou peak) (Wc ou Wp).

Les modules PV sont intégrés dans des systèmes conçus pour des applications
précises. Les composants ajoutés aux modules constituent les « infrastructures connexes »
et peuvent être classifiés dans les trois catégories suivantes :

• Batterie d’accumulateurs : module de stockage qui emmagasine sous forme


chimique l’énergie produite par les modules PV, pour la restituer sous forme
électrique selon les besoins (p. ex. : la nuit ou lors de jours couverts);

• onduleur : dispositif électrique utilisé pour convertir en courant alternatif (CA), le


courant électrique continu (CC) produit par les modules PV;

• contrôleur : dispositif électrique qui gère le stockage de l’énergie dans les


accumulateurs et la distribution vers la charge (c.-à-d. qui contrôle la charge et la
décharge des accumulateurs)

Selon le type d’application, certaines infrastructures connexes d’un système PV ne


sont pas nécessaires. Par exemple :

¾ un onduleur n’est pas utile s’il n’y a pas de charge en courant alternatif (CA),

¾ pour les applications en réseau, les batteries d’accumulateurs ne sont plus


nécessaires puisque le réseau peut agir comme élément de stockage, en absorbant
les surplus d’électricité. De même, elles ne sont généralement pas utilisées pour
des applications de pompage de l’eau où le stockage de l’énergie peut se faire
sous la forme d’une simple réserve d’eau accumulée pendant les heures
d’ensoleillement.

Par contre, certains systèmes requièrent d’autres infrastructures connexes


particulières. Par exemple les systèmes autonomes peuvent inclure une génératrice diesel,

Page 1
Chapitre 1 : Présentation du contexte général
un système de pompage PV comprend une pompe CC ou CA et les systèmes hybrides
doivent disposer d’autres sources telles que les éoliennes.

2. Composantes d’une installation photovoltaïque

2.1. Modules photovoltaïques

La première grande utilisation du PV ayant été la recharge de batteries


d’accumulateurs, la plupart des modules sur le marché sont conçus pour fournir un courant
continu (CC) de l’ordre de 12 Volts. Un module PV se compose donc généralement d’un
circuit de 36 cellules en série, encapsulées dans un laminage de verre et de plastique.
L’ensemble est ensuite muni d’un cadre et d’une boîte de jonction électrique. Il existe
essentiellement deux technologies de fabrication de modules photovoltaïques.

• Les modules à cellules issues de plaques de silicium cristallin : des tranches de


silicium monocristallin, de silicium polycristallin ou de silicium en ruban sont
utilisées pour produire des cellules solaires dans des chaînes de production
utilisant des procédés et machines propres à l’industrie des semi-conducteurs au
silicium. Les modules en silicium cristallin courants ont un rendement de
conversion (énergie électrique produite vs. énergie solaire incidente) de l’ordre de
11 à 15 %.

• Les modules obtenus directement par des procédés en couches minces : Il existe
quatre types de modules en couches minces. Leurs noms sont dérivés de l’un des
principaux matériaux actifs de la cellule :

9 tellurure de cadmium (CdTe),

9 diséléniure de cuivre-indium (CIS),

9 silicium amorphe,

9 silicium cristallin en couche mince.

Le silicium amorphe est déjà produit à l’échelle commerciale alors que les trois
autres technologies approchent du stade de commercialisation. Les modules en couches
minces sont déposés directement sur le substrat de verre, supprimant ainsi les étapes
intermédiaires associées à la fabrication des cellules solaires individuelles.

Certains fabricants développent des modules PV qui concentrent, à l’aide de lentilles,


la lumière solaire sur des mini-cellules à haut rendement. L’idée de départ est que le
matériau des lentilles coûtera moins cher par unité de surface que les modules classiques
au silicium, réduisant ainsi le coût du Wc. Pour que les lentilles concentrent toujours le
rayonnement sur les cellules PV, les modules doivent être orientables pour être
constamment dirigés vers le soleil. Pour ce faire, ils sont utilisés en conjonction avec des
systèmes de poursuite solaire (héliostats). Ces modules sont limités aux régions où il y a
une forte proportion de rayonnement solaire direct, comme les déserts.

2.2. Batteries d’accumulateurs

Si un système hors réseau doit fournir de l’énergie à la demande et non seulement


lorsqu’il y a du soleil, des batteries d’accumulateurs sont requises pour stocker l’énergie.
L’accumulateur d’usage le plus courant est du type plomb-acide et comprend deux
catégories : les accumulateurs plomb-calcium et les accumulateurs plomb-antimoine.

Page 2
Chapitre 1 : Présentation du contexte général
Les accumulateurs nickel-cadmium peuvent aussi être utilisés, plus particulièrement
s’ils doivent subir des écarts importants de température. À cause de la nature variable des
radiations solaires, les accumulateurs doivent pouvoir résister sans dommage à de
nombreux cycles de charge et de décharge. La profondeur de décharge auquel un
accumulateur peut être soumis dépend de son type. Ainsi, les accumulateurs plomb-
calcium sont utilisés pour des applications où la décharge est inférieure à 20 % par cycle
(décharge faible). Les accumulateurs nickel-cadmium et quelques types d’accumulateurs
plomb-antimoine, peuvent être utilisés pour des applications ou la décharge pourrait
excéder 80 % (décharge profonde).

Selon les conditions du site et la présence d’une génératrice d’appoint, les batteries
d’accumulateurs sont dimensionnées pour permettre une période d’autonomie du système
de quelques jours à quelques semaines.

Les batteries sont caractérisées par leur tension, qui pour la plupart des applications
est un multiple de 12 V, et leur capacité exprimée en Ampère-heure (Ah). Par exemple,
une batterie de 48 V, 50 Ah est capable d’emmagasiner 50 x 48 = 2400 Wh d’électricité
sous des conditions nominales d’opération. Ainsi, un dimensionnement optimisé des
batteries est critique et permet de maximiser le rapport coût/performance du système sur sa
durée de vie (c.-à-d. performance optimisée et durée de vie des batteries d’accumulateurs
allongés). Le remplacement inutile des batteries d’accumulateurs est coûteux,
particulièrement pour les applications dans les endroits isolés.

2.3. Conditionnement de l’énergie

Le matériel de
conditionnement de l’énergie
électrique peut se définir
comme tout circuit qui
modifie l’énergie provenant
des modules PV pour la
rendre compatible avec les
caractéristiques de courant et
de tension de la charge. Ce
matériel peut inclure :
• Un régulateur de
recharge de batteries :
régularise les cycles
de recharge et de
décharge des batteries d’accumulateurs.
• Un optimiseur de puissance fournie : maintient la tension des modules PV à la
tension de puissance maximale.
• Un onduleur : convertit la sortie CC des modules PV ou des batteries
d’accumulateurs en courant alternatif (CA). Le courant CA est utilisé par la plupart
des appareils et moteurs électriques. Il est aussi le type d’énergie utilisé par les
réseaux électriques et par conséquent, tout système PV qui y est connecté doit ainsi
utiliser ce type d’équipement

2.4. Source auxiliaire

Pour les applications hors réseau, il est également possible d’avoir un système PV
fonctionnant en parallèle avec une source auxiliaire (généralement une génératrice). Les
Page 3
Chapitre 1 : Présentation du contexte général
systèmes sont alors complémentaires : le système PV permet de réduire la consommation
en combustible et les coûts d’entretien de la génératrice; l’utilisation de la génératrice
permet d’éviter le surdimensionnement du système PV (modules PV et batteries
d’accumulateurs) qui serait nécessaire pour répondre à la demande en tout temps. Les
génératrices peuvent utiliser plusieurs types de combustibles: essence, diesel, propane ou
gaz naturel.

3. Exploitation des systèmes photovoltaïques


L’énergie photovoltaïque est exploitée dans une large gamme d’applications :
9 électrification rurale (éclairage, réfrigération…),
9 télécommunications (relais hertzien, relais T.V., relais radiotéléphone…),
9 pompage,
9 signalisation (routière, aérienne, maritime…),
9 détection,
9 protection (commandes de vannes de sécurité, système d’alarme…),
9 stations de mesures (stations automatiques météorologiques, mesures de débit, de
niveau, comptage de trafic),…
On distingue trois modes d’exploitation d’un panneau PV : autonome, connecté au
réseau et hybride.
3.1. Le mode autonome
En mode autonome, le générateur photovoltaïque représente la seule source d’énergie
électrique pour alimenter des récepteurs. Ce mode est adopté lorsque le réseau n’est pas
disponible ou lorsque le fonctionnement des récepteurs dépend uniquement du fil de soleil
(pompage, éclairage, climatisation, chauffage, etc.).
3.1.1. Pompage d’eau
Dans ce cas d’application, le
fonctionnement se fait généralement au fil du
soleil. Ainsi, le panneau PV alimente
directement une pompe à travers un onduleur ;
et ce tant que la puissance de sortie du panneau
est capable de faire fonctionner la pompe. Ce
mode est plus efficace lorsqu’un stockage de
l’eau est toujours possible. Un système de
pompage d’eau peut être représenté par la figure
ci-contre.
3.1.2. Centrales photovoltaïques
Une centrale photovoltaïque est un
ensemble de panneaux photovoltaïques
connectés en séries ou en parallèles en vue de
délivrer une puissance élevée. Ce type de
centrales est généralement utilisé pour
l’électrification des régions éloignées du
réseau et avec le minimum de coût. L’énergie
offerte par les panneaux photovoltaïques
passe par un étage hacheur et MPPT pour

Page 4
Chapitre 1 : Présentation du contexte général
tirer le maximum d’énergie, un filtre et un onduleur ce qui garanti une énergie délivrée en
continue et en alternatif. La figure ci-contre donne le principe de ces centrales.
3.2. Le mode connecté au réseau
Dans ce mode, le panneau PV est connecté au réseau électrique. Le système
photovoltaïque est muni de convertisseurs de puissance pour adapter l’énergie produite par
les panneaux PV. Ces convertisseurs sont composés d’un hacheur muni d’un MPPT, d’un
filtre, d’un onduleur et d’une électronique appropriée pour assurer l’adaptation en
amplitude et en fréquence avec le réseau (accrochage au réseau) comme le montre la
figure.

3.3. Le mode hybride


Un système d’énergie hybride comporte plus qu’une source d’électricité tel que les
panneaux photovoltaïques, les cellules à combustible, les générateurs éoliens, les batteries
de stockage, les groupes électrogènes, etc. Ce type d’installation est utilisé pour
l’électrification des régions loin du réseau. Il existe plusieurs configurations de ces
systèmes : PV/thermique, PV/batterie, PV/cellules à combustible, PV/éolienne/batterie,
PV/éolienne, PV/groupe électrogène. Le choix se base essentiellement selon les
caractéristiques météorologiques du site d’implantation. Les systèmes hybrides connectés
au réseau ont pour but de
renforcer la source
principale d’électricité
alimentant le réseau (le
fuel). Ils sont
généralement à base de
sources d’énergie
renouvelables tel que : les
panneaux
photovoltaïques, les
éoliennes, les piles à
combustibles, les batteries
de stockage, les groupes
électrogènes (figure ci-
contre).

Page 5
Chapitre 2 : Evaluation des ressources solaires

Chapitre 2 :

Evaluation des ressources


solaires

1. Généralités
La connaissance de l’évolution des paramètres climatiques représente un facteur
déterminant pour le dimensionnement, l’évaluation des performances et la gestion
énergétique des systèmes de conversion d’énergies renouvelables. En particulier, les
systèmes de conversion de l’énergie solaire sont sensibles essentiellement à
l’ensoleillement et à la température ambiante.
La prédiction des paramètres climatiques consiste à la détermination de leurs
comportements futurs pendant une période de temps. Le principe repose sur l’exploitation
de modèles et de bases de données de mesures en vue d’estimer les évolutions futures.
La description des paramètres climatiques se fait à partir de la connaissance de leurs
moyennes et de leurs variabilités spatiales et temporelles sur des périodes variant de
quelques mois à plusieurs milliers ou millions d’années. Les paramètres climatiques
(température ambiante, ensoleillement, précipitations, vent, humidité, etc..) définissent le
climat d'une région ou d'un lieu donné. Ainsi, on s’intéresse à définir, parmi ces
paramètres, l’ensoleillement et la température ambiante.
1.1. Ensoleillement
On distingue quatre types de
rayonnement solaire : global, direct,
diffus et réfléchi. Le rayonnement
global correspond à l’éclairement
énergétique d’une surface horizontale
unitaire pendant une période donnée, il
est mesuré en watts par m². Une partie Rayonnement
de ce rayonnement correspond à la Batiment direct
fraction du rayonnement solaire Rayonnement
incident qui atteint directement le sol; diffus
Rayonnement
c’est le rayonnement direct. Le réfléchi
rayonnement diffus représente la
deuxième composante du rayonnement
global. Il provient de la diffusion du Rayonnement global incident
rayonnement solaire incident dans
l’atmosphère et dépend de la couverture Sol
nuageuse. Enfin, le rayonnement
réfléchi traduit la fraction d'énergie reçue par le sol ou un bâtiment puis réfléchie.
Le rayonnement solaire traverse l’atmosphère, qui :
• absorbe une partie (29%)
• rediffuse vers l’espace une partie (23%)
Le rayonnement solaire diffus et direct est appelé rayonnement global incident
arrivant au sol.

Page 6
Chapitre 2 : Evaluation des ressources solaires
Par temps clair, le rayonnement global Par ciel très nuageux, il n’y a pas de
incident représente 48% du rayonnement rayonnement direct, 19% du rayonnement
global (de l’ordre de 1000W.m-2) est absorbé par les nuages et 29% du
rayonnement atteint le sol sous forme
diffuse (de l’ordre de 600 W.m-2).

1.2. Température ambiante


La température ambiante d'un endroit peut changer en fonction du temps aussi bien
que de l'espace. Elle dépend de la latitude et de la longitude, du nuit ou jour et de
l’altitude. On distingue deux types de températures: la température à l’ombre et la
température au soleil. La température se mesure selon plusieurs échelles, les plus utilisées
sont Kelvin, Celsius et Fahrenheit :
9 l'échelle Kelvin: représente l'unité de mesure de température dans le système
international. Le degré 0 de l'échelle Kelvin, ou zéro absolu, correspond à une absence
totale d'agitation microscopique.
9 l'échelle Celsius: c'est l'échelle Kelvin à laquelle est retranché 273,15 K.
9 l'échelle Fahrenheit: elle attribue une plage de 180°F entre la température de
solidification de l'eau et sa température d'ébullition. Ainsi, le degré Fahrenheit équivaut
à 5/9 d'un degré Celsius. Elle fixe le point de solidification de l'eau à 32°F (donc son
point d'ébullition à 212°F).
Les équations reliant les différentes échelles sont : ƒ °C = 0,55 ( ° F – 32)
ƒ K = °C + 273.15
ƒ ° F = 32 + 1.8 °C

Les valeurs des moyennes journalières mensuelles de l’ensoleillement global cumulé et des
températures minimales et maximales relatifs au Nord-Est de la Tunisie (tableau suivant):
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Ensoleillement
Global cumulé 2.4 3.2 4.4 5.6 6.8 7.2 7.4 7.2 5.4 4 2.8 2.2
2
G (KWh/m )
Température 25.1 24.8 24 28.8 35.2 36.9 38.7 33.6 36.2 29.7 28.6 24.5
maximale (°C)
Température 2 4.5 4.5 7.5 9 11.5 18.2 23.2 14.6 12 8.4 6.7
minimale (°C)
Page 7
Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque

Chapitre 3 :

Conversion photovoltaïque

1. L’électricité photovoltaïque

Le phénomène mis en jeu


dans l'effet photovoltaïque
consiste en l'apparition d'une
différence de potentiel quand on
génère des porteurs de charges
par excitation lumineuse au
voisinage d'une jonction, c'est-à-
dire d'un contact entre deux semi-
conducteurs de types différents:
l’un de type positif, l'autre de
type négatif (figure en face).
Dans le cas du silicium, on obtient un semi-conducteur de type P (positif) en dopant
le silicium avec du bore et on obtient celui de type N (négatif) en le dopant avec du
phosphore. Ainsi, l'effet photovoltaïque résulte de la discontinuité qui existe dans le semi-
conducteur entre les niveaux d'énergie que peuvent prendre les porteurs de charges qui sont
les électrons et les trous. Cette discontinuité forme une bande interdite dont la largeur
correspond à environ 1,12 électronvolt. Ainsi, pour autant qu'il possède une énergie
supérieure à celle correspondant à la bande interdite (dite énergie de Gap), un photon
arrache un électron à la bande de valence et l'amène à la bande de conduction. Cependant
tout arrachement d'électron occasionne la création d'un trou. De même, à chaque fois qu'un
photon arrive avec une
énergie supérieure à
l'énergie de Gap, il y a
création d'une paire
électron-trou. Lorsque
cette création a lieu à
proximité d'une région où
règne un champ électrique
intense, les porteurs libres
en excès sont séparés et
collectés de part et d'autre
du semi-conducteur; d'où
l'établissement d'un
courant électrique dans ce dernier.
La création d'un courant à partir du rayonnement (effet photovoltaïque) est donc liée
à trois phénomènes successifs :
- la création de pairs électrons trou sous l'effet du rayonnement.
- le mouvement des pairs électrons trou vers la jonction sous l'action des forces de
diffusion.
- la collecte de tous les pairs électrons trou.

Page 8
Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque
2. Caractéristiques d’un capteur photovoltaïque

2.1. Schéma équivalent

Un module photovoltaïque Cellule Module


(PV) est constitué d’un ensemble I1
de cellules photovoltaïques
connectées en série. Un panneau I2 n
photovoltaïque (PVP) est constitué
I pv = ∑ I J
d’un ensemble de modules I3 J =1
photovoltaïques connectés en
parallèle, avec :
I j : Le courant débité par un
In V pv
module.
I pv : Le courant total débité par
un panneau.
V pv : La tension aux bornes du panneau PV.

Une cellule photovoltaïque est un Rs


générateur de courant de puissance finie.
Son schéma équivalent est composé d'une I ph ID
G I
source de courant ( I ph ) proportionnel au
V

Charge
rayonnement incident ( G ) et à la Ta Rsh
D
température ambiante ( Ta ). Cette source
est fermée sur une diode ( D ) placée en
parallèle avec une résistance shunt ( Rsh ).
L'ensemble est mis en série avec une résistance de connexion ( Rs ). Le courant ( I ), généré
suite à la connexion d'une charge, engendre une tension ( V ).
I D : Courant dans la diode. Il représente le courant de fuite interne à une cellule.
Rsh : Résistance shunt. Elle est parcourue par un autre courant de fuite.

Rs : Résistance série. Elle engendre les pertes provoquées par le contact électrique
des cellules entre elles.
2.2. Modèle d’un PVP

Le modèle mathématique d'un PVP, basé sur le schéma équivalent d'une cellule
photovoltaïque et sur les données fournies par son constructeur, est décrit par :
I pv = I pv ,STC + ΔI .

V pv = V pv ,STC + ΔV .

Avec I pv et V pv sont respectivement le courant et la tension débités par le module et


I pv ,STC et V pv ,STC ceux fournis dans les conditions standards (STC : Standard
Conditions). Ces conditions sont définies pour un éclairement de G = 1000W / m 2 et une
température ambiante de Ta = 25°C

Page 9
Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque

Un modèle plus généralisé basé sur le schéma équivalent du PPV est utilisé. Ce modèle
présente l’inconvénient qu’il est non linéaire. Si on considère np modules en parallèle de
ns cellules chacun, le courant délivrée par le PPV est donné par par la relation suivante:

⎧⎪ ⎞ ⎤ V pv + RS ⋅ I pv ⎫⎪
⎡ ⎛ V pv + RS ⋅ I pv K B ⋅ Ta ⋅ n
I pv = n p ⎨ I ph − I 0 ⎢exp⎜⎜ ⎟ − 1⎥ −
⎟ ⎬ avec VT =
⎪⎩ ⎢⎣ ⎝ VT ⎠ ⎥⎦ Rsh ⎪⎭ q

[
I ph = I SC ,STC + α STC ( T − Ta ,ref )
G
1000
]
-23
Où KB = 1.3806×10 [J/K] : la constante de Boltzmann; q = 1.6× 10-19 [°C], I0 est le
courant de saturation inverse de la diode, n est le facteur de non idéalité (=1,62) de la diode
et VT est le potentiel thermodynamique.

Le comportement Caractéristiques Courant – Tension.


d’un module PVP 4
G=1200 W/m
2
Ta=25°C

connecté à une charge est Popt: Courbe


des maximums
caractérisé par des
3.5 2
G=1000 W/m de puissance

courbes courant-tension 3
2

et puissance-tension. Le
G=800 W/m
2.5
point de fonctionnement
Courant Ipv [A]

2
G=600 W/m
ne dépend que de la 2
Iopt
conductance de la 1.5
G=400 W/m
2

charge. La figure ci- 1


contre donne le réseau de G=200 W/m
2

caractéristiques 0.5

( I pv , V pv ) pour
Vopt
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension Vpv [V] Voc
différents éclairements et
une température ambiante constante Caractéristiques Puissance – Tension.
( 25°C ). Popt: Courbe Ta=25°C
60
des maximums
de puissance

De même La figure ci-contre


50

donne le réseau de caractéristiques


2
/m
W
Pu issance Ppv [W]

40
00
( Ppv , V pv ) pour différents 2 2
=1 /m
G W
00
10
éclairements et une température
2
30 G= m
Popt 0 W/
80
ambiante constante ( 25°C ).et) G=
W/m
2

20 600
G= 2
00 W/m
G= 4
10 2
W/m
G=200

Vopt
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension Vpv [V] Voc

Page 10
Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque
Caractéristiques Courant – Tension.

4 Courbe des maximums


G=1000W/m²
de puissance

La figure en face présente 3.5

le réseau de 3
Popt

caractéristiques Courant –

Courant Ippv [A]


2.5
Tension pour différentes
températures ambiantes et

T a= 1 5 °C
2

T a = 2 5 °C
T a= 3 5 °C
T a= 4 5 °C
un éclairement constant

T a= 5 5 °C

5 °C
T a= 6
1.5

( 1000 W / m 2 ). 1

0.5
Vopt

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension Vppv [V]

Caractéristiques Puissance – Tension.


60 G=1000W/m²
Courbe des maximums
de puissance
50
Popt
La figure en face
Puissance Pppv [W ]

présente le réseau de 40

T a = 1 5 °C
caractéristiques Puissance

T a = 2 5 °C
T a= 3 5 °C

5 °C
T a = 4 5 °C
– Tension pour différentes
30

T a = 5 5 °C
T a= 6
températures ambiantes et 20
un éclairement constant
( 1000 W / m 2 ). 10
Vopt

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Tension Vppv [V]

Les réseaux de caractéristiques ci-dessus sont les résultats d'une simulation effectuée
pour le module photovoltaïque SM50-H en utilisant les équations déjà établies. Cette
simulation confirme que le fonctionnement du module PVP est essentiellement sensible à
l'éclairement. Les points de maximum de puissance de chaque réseau de courbes
forment une nouvelle caractéristique ( Popt , V pv ). Chaque point de fonctionnement du
module PVP sur cette caractéristique, définie par ( I opt , Vopt ), permet de positionner le
générateur dans son maximum de puissance.
3. Adaptation d’un capteur photovoltaïque

Le générateur
photovoltaïque est une source
continue d’électricité.
L’énergie fournie par cette
source varie en fonction de la Convertisseur UTILISATION
température et de Statique
l’ensoleillement. Il est donc
nécessaire d’utiliser des
convertisseurs statiques pour adapter cette énergie à l’exploitation. Selon le type
d’exploitation, ce convertisseur peut être sous forme de hacheur ou d’onduleur.

Page 11
Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque
3.1. Adaptation par hacheur

Le hacheur est un convertisseur


continue/continue permettant de
convertir une énergie continue à un
niveau donné de tension (ou de
courant) en une énergie continue à un
autre niveau de tension (ou de
courant). Son utilisation s’avère
nécessaire pour stocker l’énergie
photovoltaïque dans des batteries, ou
pour alimenter une charge continue.
Vu que le courant et la tension
délivrés par un panneau PVP varient en fonction de la température ambiante et
l’ensoleillement, une commande adéquate du hacheur peut positionner le point de
fonctionnement pour tirer le maximum de puissance du panneau PV. Cette commande,
appelée MPPT (maximum Power Point Traker), assure l'adaptation entre les conditions
optimales de fonctionnement (Iopt, Vopt) avec les sorties (Vd, Id) du capteur
photovoltaïque. La figure ci-dessus donne le schéma de principe d’un hacheur/MPPT.

Le schéma équivalent du hacheur se


représente selon la figure ci-contre :
On note α : le rapport cyclique des
impulsions qui commandent
l’interrupteur.
T étant la période des impulsions.

Interrupteur fermé :
• tfermé=αT
• VL = Vd
Ainsi , aucun courant ne passe dans
la charge.

Interrupteur ouvert:
• touvert=(1-α)T
• VL = Vd – Vo
Ainsi , le courant IL passe dans la
charge.

Page 12
Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque
La bobine est supposée parfaite.
Alors :
• VL = L * diL / dt Vd
• VL moyenne=0
D’où :
Vd * tfermé + (Vd-Vo) * touvert = 0
On obtient donc :
Vo / Vd = 1/(1- α )
T
tfermé touvert
On mesure Vd , on se fixe Vo (selon
charge) et on calcule α. Vd - V0

3.2. Adaptation par onduleur

L’onduleur est un convertisseur de tension continue/alternative. Il est utilisé pour


convertir l’énergie électrique photovoltaïque en une énergie électrique alternative soit pour
faire fonctionner des charges, soit pour débiter de l’énergie au réseau. Généralement à base
de thyristors, selon l’exploitation cet onduleur peut être monophasé ou triphasé

Réseau
électrique
ou charge
triphasée

4. Point du maximum de puissance (MPPT)


4.1. Principe de l’MPPT
Les cellules photovoltaïques sont
utilisées pour fournir de l’énergie dans
de nombreuses applications électriques.
Pour obtenir la puissance maximale du
panneau solaire, un Maximum Power
Point Tracker (MPPT) est utilisé pour
contrôler les variations sur la courbe
courant voltage des cellules. Ainsi le
système MPPT doit traquer le point de
fonctionnement optimal du panneau. Le
but du système MPPT est garantir que
le système (PVP et charge) opère très
près du point de fonctionnement
optimal. Le principe de la recherche du
point de puissance maximale consiste à
voir si une petite variation de la tension
(dV>0) implique un dI positif ou négatif. Ainsi le système MPPT se divise en deux sous
systèmes.
• Un régulateur de tension : sous forme de hacheur commandé par signal capable MLI.

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Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque
• Un étage de contrôle : c’est Ipv IL
L D
Ich
une boucle de commande qui
permet de déterminer la
VL
tension du panneau à
laquelle on atteint le C
maximum de puissance. La α

RCh
Vpv
PV C Control
Vch
régulation se fera sur la
tension à partir d’une
recherche du maximum de PWM

puissance.

4.2. Les méthodes de recherche des points du maximum de puissance (MPPT)


Plusieurs algorithmes permettant la recherche des points de maximum de puissance
sont présentés et validés dans la littérature. On cite : la méthode de perturbation et
observation (P&O) et la méthode de la conductance incrémentale (IncCond). D’autres
récentes méthodes existent aussi et utilisent l’intelligence artificielle : les réseaux de
neurones, la logique floue, les algorithmes génétiques, etc.
4.2.1. Méthode de perturbation et observation
C'est l'algorithme le plus généralement utilisé pour la recherche de l'MPPT
(Maximum Power Point Trackers), en raison de sa facilité d'exécution sous sa forme de
base. Cette méthode à la particularité d’avoir une structure de régulation simple et peu de
paramètre de mesure. Il opère en perturbant périodiquement la tension du panneau, et en
comparant la puissance Début
précédemment délivrée
avec la nouvelle après
Lire V(k), I(k)
perturbation. Si la
perturbation implique une
augmentation de la ΔV = V(k) - V(k-1)
puissance alors nous nous ΔP = P(k) - P(k-1)
trouvons dans la phase
ascendante de la courbe Oui
de puissance, et la tension ΔP =0?
de sortie devra donc être Non
augmentée (et Non Oui
inversement). Ainsi, ΔP> 0?
l'algorithme de la P&O,
représenté par la figure Non Oui Non Oui
ΔV> 0? ΔV >0?
suivante, cherche en
permanence le point de
maximum de puissance. Vref = Vref + ΔV Vref = Vref - ΔV Vref = Vref - ΔV Vref = Vref + ΔV
Le système adapte en
permanence la tension aux
bornes du panneau V(k-1) = V(k)
photovoltaïque afin de se P(k-1) = P(k)
rapprocher de l'MPPT,
sans jamais l'atteindre Fin
précisément.
4.2.2. Algorithme d’incrémentation de l’inductance
Cette méthode utilise l’ondulation du courant en sortie du hacheur pour maximiser la
puissance du panneau en extrapolant dynamiquement la caractéristique du panneau. En

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Chapitre 3 : Conversion photovoltaïque
effet 1% de variation en amont provoque une variation d’environ 10% de l’intensité
(pentes des caractéristiques). La puissance fournie par le PPV est donnée par le produit de
la tension à ses bornes par l'intensité du courant délivrée ( P = V ⋅ I ), ce qui permet
d'écrire :
1 dP I dI
⋅ = + , V >0
V dV V dV
La conductance G s'exprime par : G = I V
La variation de la conductance sera alors : ΔG = − dI dV
⎧dP dV > 0 si G > ΔG

Ce qui donne ⎨dP dV = 0 si G = ΔG
⎪dP dV < 0 si G < ΔG

Ainsi, Les comportements instantanés du panneau, (tension, intensité, puissance) peuvent
être groupés en trois cas :
• Courant loin du maximum de puissance,
• Courant près du maximum,
• Courant au-delà du maximum.
Les performances du panneau PV sont donc connues et enregistrés à chaque instant
dans un fichier, qui analyse le produit des dérivées de la puissance P et de la tension V. Si
ce produit est négatif le courant est en dessous du maximum de puissance et vice versa.
Ainsi, en régulant la tension de manière à avoir le produit de dP/dt par dV/dt est nul, alors
on aura dP/dV = 0 et la puissance sera maximisée.
Cette méthode est plus efficace que la méthode de P&O, et indépendante des
caractéristiques des différents composants utilisés. Les tensions et les courants du panneau
PV sont monitorés, de telle manière que le contrôleur peut calculer la conductance G =I/V
et la conductance incrémentale, et décider de son comportement pour l’incrémentation de
dG. L'algorithme de la conductance incrémentale est donné par la figure ci-contre.

Début

Lire V(k), I(k)

dV = V(k) - V(k-1)
dI = I(k) - I(k-1)

Oui
dV = 0?
Non
Oui Oui
dI/dV= - I/V? dI = 0?
Non Non
Oui Oui
dI/dV> -I/V? dI > 0?
Non Non
Vref = Vref - ΔV Vref = Vref + ΔV Vref = Vref - ΔV Vref = Vref + ΔV

V(k-1) = V(k)
I(k-1) = I(k)

Fin

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Chapitre 4 : Dimensionnement d’une installation photovoltaïque

Chapitre 4 :
Dimensionnement d’une
installation photovoltaïque

1. Principe
Le dimensionnement d’une installation photovoltaïque exige la connaissance de:
• la nature de l’installation (autonome, hybride ou en réseau),
• la quantité d’énergie solaire reçue au site d’installation,
• les caractéristiques des panneaux à utiliser,
• les caractéristiques des autres sources
• les paramètres des étages de conditionnement
• le besoin en énergie du site.
L’objectif consiste à déterminer la surface nécessaire en panneaux photovoltaïques
en vue de répondre aux besoins en énergie du site. Ainsi le schéma fonctionnel du modèle
énergétique d’une installation est le suivant :

Donnée météorologiques du site

Calcul de la quantité d’ensoleillement global reçu sur le plan


du PV (horaire, journalière, mensuelle, annuelle)
Paramètres du PV

Calcul de l’énergie produite


par un m² de PV

Mode connecté
Paramètres Mode autonome Besoin en
au réseau
de l’onduleur consommation

Calcul de • Calcul de la capacité


l’énergie de la batterie
fournie au • Calcul de la surface
réseau/m² PV nécessaire

2. Calcul de l’énergie produite par un PV


Le rendement moyen d’un champ PV est définie par :
η pv = η r ( 1 − β pv ( Tc − Tr ))
Avec Tc la température de cellule, Tr la température de référence (25°C), β pv le
coefficient de température pour le rendement du PV, η r le rendement du PV à la
température de référence. Tc peut être calculée par :
NOCT − 20
Tc = Ta + ( 219 + 832 K t )
800
• NOCT (Normal Operating Cell Température) : la température de cellule en
fonctionnement normal,

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Chapitre 4 : Dimensionnement d’une installation photovoltaïque

• K t : l’indice de clarté mensuel. Avant d’atteindre le sol, le rayonnement solaire est


atténué par l’atmosphère et les nuages. Le rapport entre le rayonnement au sol et le
rayonnement extraterrestre est appelé indice de clarté (clearness index). La moyenne
mensuelle de l’indice de clarté, K t , est définie par :
H
Kt =
H0
où H est la moyenne mensuelle de rayonnement solaire quotidien sur un plan
horizontal, et H 0 est la moyenne mensuelle du rayonnement extraterrestre sur la même
surface horizontale. Les valeurs de K t varient selon les endroits et les saisons et varient
généralement entre 0,3 (pour des régions pluvieuses) et 0,8 (pour des régions ayant des
climats secs et ensoleillés).
• η r , β pv , NOCT dépendent du type de module PV considéré. A titre d’exemple, le
tableau suivant donne ces paramètres pour différents types de PV :

Type du module η r (%) NOCT (°C) β pv (% / °C )

Si mono-cristallin 13,0 45 0,40

Si poly-cristallin 11,0 45 0,40

Si amorphe 5,0 50 0,11

CdTe 7,0 46 0,24

CuInSe2 (CIS) 7,5 47 0,46

L’énergie produite le champ PV par m² s’exprime donc par :


W pv = η pv × H t
H t est la quantité d’ensoleillement global reçue sur le plan du PV par m² (horaire,
journalière, mensuelle ou annuelle). Cette quantité est définie selon le site.
3. Mode connecté au réseau
L’énergie fournie au réseau par m² dépend uniquement du rendement de l’onduleur.
Ce dernier doit avoir une puissance égale à la puissance nominale du champ :
W f _ Rx = W pv × η ond
avec η ond représente le rendement de l’onduleur.
Ps Vac × I ac × cos ϕ
η ond = =
Pe Vdc × I dc
Où Ps , Vac , I ac et Pe , Vdc , I dc représentent respectivement les puissances, les tensions et les
courants d’entrée – sortie de l’onduleur et ϕ l’angle de déphasage de la charge.
Cependant, En fonction de la configuration du réseau, toute cette énergie n’est pas
nécessairement absorbée par le réseau. L’énergie par m² réellement absorbée est alors :
Wabs _ Rx = W f _ Rx × η abs
Avec η abs le taux d’absorption de l’énergie par le réseau.

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Chapitre 4 : Dimensionnement d’une installation photovoltaïque
4. Mode autonome
En mode autonome, l’installation est reliée à des accumulateurs. L’énergie du champ
PV peut être directement utilisée par la charge électrique ou peut être stockée dans les
accumulateurs avant d’alimenter la charge.
Fixation des besoins
On note :
• E J : la consommation journalière en kWh.
• J AUT : le nombre de jours d'autonomie souhaité
• J REC : le nombre de jours de recharge
• C : la capacité de la batterie, VBAT sa tension (généralement VBAT = 12V ).
• η BAT : le rendement énergétique de la batterie généralement (100% à la décharge, et
de 70% à la charge)
• DODMAX : le taux de décharge maximum dans la batterie (généralement= 60%).
4.1. Dimensionnement de la batterie
L'énergie contenue dans la batterie est :
Etot = C × VBAT
DOD énergie
sens de stockée
l'énergie 0% J AUT jours
η BAT EJ } d'autonomie
}
Source EJ Charge
DODMAX
100%

L'énergie utilisable de la de la batterie s'exprime par :


EUTILISABLE = ETOT × DODMAX = E J × J AUT
Cela conduit au calcul de la capacité de la batterie :
E J × J AUT
C=
VBAT × DODMAX
4.2. Dimensionnement du panneau
On note :
E IN : l'énergie par jour mise dans la batterie.
G : le rayonnement journalier exprimé en WH/m²/j.
• Dans le cas d'une utilisation permanente:
E J
E IN ≥ J ( 1 + AUT )
η BAT J REC
• Dans le cas où les jours d'utilisation et de recharge sont bien différenciés
E J
E IN ≥ J ( AUT )
η BAT J REC
Ainsi, la surface (S) du panneau à installer se calcul en se basant sur l’inéquation
suivante :
GS η pv η COM η REG η Lη BAT ≥ E IN

• η REG : le rendement du régulateur MPPT (autour de 90%),
• η COM : le rendement du hacheur (autour de 90%),

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Chapitre 4 : Dimensionnement d’une installation photovoltaïque
• η L : le rendement dans les lignes (autour de 95%),
En jouant sur la consommation, le nombre de jours d'autonomie et sur le nombre de
jours de recharge, on peut appréhender que la capacité totale de la batterie est
proportionnelle à la consommation journalière et à l'autonomie souhaitée alors que la
surface des panneaux varie avec la capacité de la batterie et à l'inverse du nombre de jour
de recharge.

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