Memoire Final Diffo Tioua Corrigé
Memoire Final Diffo Tioua Corrigé
Présenté par :
DIFFO TIOUA Delanoy
Licencié en Physique
Matricule : CM-UDS-12SCI0712
Supervision :
Encadreur académique : Encadreur professionnel :
Dr MANEFOUET Bertille I. Ing. TOUOLA Théophile S.
Université de Dschang LABOGENIE - LITTORAL
Décembre 2017
Détermination de la capacité portante d’un sol par la méthode du pénétromètre statique : application à la construction d’un bâtiment de type R+4 à Douala
DÉDICACE
REMERCIEMENTS
Je remercie le seigneur Dieu tout puissant sans qui aucune œuvre humaine n’est
possible, pour ses bienfaits et la Grâce divine dont il ne cesse de me combler.
Je suis intimement convaincu que ce sont les échanges et les contacts humains qui font
de nous ce que nous sommes. Ce travail est le fruit d’une succession de rencontres scientifiques
mais surtout humaines. A ce titre, j’aimerais remercier toutes les personnes qui, de près ou de
loin, ont contribué au bon déroulement de ce mémoire.
Enfin, nous remercions tous ceux qui de près ou de loin, d’une manière ou d’une autre ont
contribué à mettre sur pied ce travail.
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. ii
RÉSUMÉ.................................................................................................................................... x
ABSTRACT ................................................................................................................................ i
INTRODUCTION GÉNÉRALE................................................................................................ 1
II.2.2. Détermination de la masse volumique des particules solides des sols (poids
spécifique), méthode au pycnomètre à eau : NF P 94-054 ............................................... 18
III.2.2. Résultats des essais mécaniques sur les échantillons intacts .......................... 42
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 51
ANNEXES ............................................................................................................................... 53
RÉSUMÉ
L’écroulement et les dégradations des immeubles se fait de plus en plus ressentir dans
notre pays le Cameroun. Ces écroulements qui peuvent être dû à la mauvaise qualité du sol
portant les fondations, nous ont amené à étudier la portance d’un sol afin d’éviter d’éventuel
écroulement d’immeuble. Ce projet se situe à Douala, au quartier Kotto. Le sol doit accueillir
un bâtiment R+4 pour des logements d’habitation.
Les méthodes utilisées sont les essais d’identification, œdométrique et les sondages au
pénétromètre statique. Elles ont permis de distinguer sept couches de sol de résistance variant
entre 0,2 et 28 MPa, en estimant la descente de charge du bâtiment à 610,60 kN.
Les essais de laboratoire effectués sur un prélèvement de sol pris entre 2,00 et 2,30 m
par rapport au niveau libre du sol indiquent qu’il s’agit d’un sable argileux plastique, ayant une
contrainte de préconsolidation (σ’p ) de 34 kPa, une contrainte effective verticale (σ’v0 ) de 23
kPa et ayant un indice de vide (e0) de 0,788.
ABSTRACT
Nowadays, in our country Cameroon, the collapsing of buildings is became a common
phenomenon. This collapsing may be caused by the bad quality of soils carrying the
foundations. This situation call to study the strength soil in other to avoid future collapsing of
buildings. This project is carried out in Douala Kotto quarter with flat land, which it is planned
to build a stair house of five (5) floors.
The objective of this work is to determine the strength of soils in order to settle the size
of the foundation of building it will be carry.
To reach this aim, we use identification, oedmetric and cone penetration test. They
enable to distinguish seven layers of soil with stress of 0,2 and 28 MPa with the building’s
weight estimated at 610,60 kN.
The calculation of the breaking stress and the allowable stress of the ground revealed
that at a depth of 4 meters the lift of this soil is not good enough (0.6 bar at 1.54 bar). Soil
resistance is quite low in the upper layers (less than 5 m deep). In order to avoid the use of deep
foundations, it was proposed, first to purge the material in-situ on 3 m depth, then use a granular
material compacted in successive layers such as the pozzolanic gravel found in the vicinity to
improve the lift of the soil to have a permissible stress (σad) minimum 2.45 bar at a depth of 1.5
m with respect to the free surface. The surface foundations of insulated footings of dimensions
1.30 m x 1.95 m will be built there.
Laboratory tests carried out on a soil sample taken between 2.00 and 2.30 m above
the free ground level indicate that it is a clay and plastic sand with a pre consolidation stress
(σ'p ) of 34 kPa, a vertical effective stress (σ'v0) of 23 kPa and having a vacuum index (e0) 0.788.
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Contexte de l’étude
Problématique
Objectifs de l’étude
Le présent travail se veut ainsi d’être une analyse critique de l’ensemble des activités
que nous allons effectuer afin de mener à bien l’identification du sol qui va supporter le
bâtiment, précisément les différents sondages et essais menés en laboratoire ainsi que In-situ.
De prime à bord l’établissement d’accueil, le site abritant le bâtiment à construire sera présenté
(premier chapitre), ensuite l’exposé de la méthodologie utilisé sera présentée (second chapitre),
puis les résultats seront donnés (troisième chapitre) suivis de leur interprétations et discussion
(quatrième chapitre). Ce document finira sur les notes d’une conclusion générale contenant
quelques recommandations.
CHAPITRE I : GÉNÉRALITÉS
Introduction
I.1.1. Historique
Le LABOGENIE a été créé en 1953 à Douala, sous la dénomination de Laboratoire des
Travaux Publics du Cameroun (LTPC). Il devient après un bref passage sous la tutelle de
l’Office Nationale des Recherches Scientifique et Technique (1975 – 1979), par décret N°80 /
251 du 10 juillet 1980, le Laboratoire National de Génie Civil, en abrégé « LABOGENIE ». Le
décret N°2007/299 du 12 Novembre 2007, le transforme en une société à capital public ayant
l’Etat comme unique actionnaire.
I.1.2.1. Organisation
Le LABOGENIE, structure bien organisée, est représenté sur le territoire national par :
Organigramme du LABOGENIE
I.1.2.2. Missions
Le LABOGENIE a pour missions :
d’apporter au ministère des travaux publics, un appui pour les contrôles périodiques
auprès des laboratoires privés de Génie Civil agréés, en vue du respect des prescriptions
techniques ;
de mener les études géotechniques ;
de mener les expertises géotechniques ou géophysiques des assises des ouvrages de
génie civil ;
d’assurer la formation continue en géotechnique du personnel ;
le contrôle périodique des laboratoires privés et agréés de Génie Civil ;
de mener les études normatives en matière d’infrastructures de Génie Civil …
I.1.2.3. Objectifs
Les objectifs visés par le LABOGENIE sont les suivantes :
Essais sur les matériaux de construction locaux ou importés (fers, sables, graviers,
ciments…),
Formation en géotechnique,
Etude Géotechnique des sols de fondation des ouvrages d’art…,
Implantation, réalisation, développement des forages d’eau,
Diagnostic sur les ouvrages sinistrés,
Expertise route, bâtiments, ouvrages d’art, ponts, aéroports, ports, aérodromes…
Adaptation des infrastructures aux écosystèmes locaux,
Contrôles Géotechniques des travaux routiers, des bâtiments et ouvrages d’art.
I.1.2.4. Stratégies
Pour la réalisation de ces objectifs, le LABOGENIE est composé d’hommes et de
femmes hautement qualifiés en Géotechnique, Génie Civil, Géologie, Géophysique,
Hydraulique souterraine. Le LABOGENIE se dote en continu d’un matériel et des moyens
techniques les plus innovants et les plus performants de l’heure, adaptés à toutes ses prestations.
Il dispose ainsi :
I.2.3. Relief
Située sur un plateau dont les points les plus élevés atteignent rarement 1000 m
d'altitude, la ville de Douala a une morphologie dont le terrain évolue des côtes vers l'intérieur
du territoire et devient de plus en plus accidentée lorsqu'on s'éloigne du rivage. Ce relief est
constitué d'un ensemble de vallées pour la plupart à fond plat et humide ou sec.
I.2.4. Climat
La ville de Douala est soumise au climat équatorial de type caméronien et de sous type
côtier, il se caractérise par une température à peu près constante, autour de 27,5°C et des
précipitations très abondantes. Il fait éventuellement deux saisons qui sont : la saison des pluies
qui s’étend de mars à novembre et la saison sèche qui s’étend de décembre à février. L'air est
presque constamment saturé d'humidité. Les valeurs mensuelles et annuelles sont consignées
dans le tableau 1.
Mois jan. fév. mars avril mai juin juil. août sep. oct. nov. déc. année
Températur
e moyenne 28,6 28,8 28,8 28,8 28,1 27,0 25,9 25,7 26,4 26,9 27,5 28,2 27,5
(°C)
Précipitatio
25,5 51,4 149,0 228,1 159,5 304,3 369,6 590,3 408,8 278,8 131,2 26,3 2722,8
ns (mm)
350,0 700,0
325,0
300,0 600,0
275,0
Précipitations
250,0 500,0
Température
225,0
200,0 400,0
175,0
150,0 300,0 Précipitations (mm)
125,0
100,0 200,0 Température moyenne
75,0
50,0 100,0 (°C)
25,0
0,0 0,0
Mois
I.2.5. Géologie
La zone d’étude fait partir de la plaine côtière du Cameroun qui s’étend des pentes
orientales du mont Cameroun jusqu’à l’embouchure de la Sanaga dans le bassin sédimentaire
de Douala. Ce bassin de forme triangulaire a une superficie d’environ 7000 Km2 (Ngueutchoua,
1996). Il est limité :
Les sédiments du Quaternaire sont représentés dans le bassin de Douala par les
formations du Wouri. C’est une unité non consolidée, sableuse avec intercalations de silts et
d’argiles devenant silteuses en surface.
Les sédiments du Tertiaire sont représentés par les formations de Nkapa, de Souellaba
et de Matanda. Ils sont caractérisés par des marnes, des grès, des silts, des argiles noires ou
brunes, des sables argileux ainsi que des sables fins. Cette formation est caractéristique de notre
site d’étude.
La Géotechnique est l'étude de l'adaptation des ouvrages humains aux sols et roches
formant le terrain naturel. Elle traite de l'interaction sol / structures, et fait appel à des bases de
géologie, de mécanique des sols, de mécanique des roches et de structures.
La capacité portante d'un sol est définie comme la charge maximale par unité de surface
qu'il peut supporter. Au-delà de cette charge, on observe la rupture du sol et l'apparition de
surfaces de glissement dans le sol.
Une fondation est une structure souterraine, destinée essentiellement à transmettre les
charges (pressions) sur les sols se trouvant à une certaine profondeur.
en ajoutant une pièce conique juste au-dessus du cône. Le but de cette nouvelle géométrie était
d'empêcher le sol d'entrer dans l'espace entre l'enveloppe et les tiges intérieures (Hassan, 2010).
Dans les années 60, une pointe électrique a été développée. Les améliorations
principales par rapport aux pointes mécaniques étaient :
- l'élimination des erreurs de lecture dues au frottement entre les tiges intérieures et les
tubes externes ;
- un essai continu avec une vitesse continue de pénétration mais sans besoin d’alterner
les mouvements des différentes pièces du pénétromètre qui influencent la résistance de
pointe ;
- une lecture continue de la résistance de pointe et un enregistrement facile des résultats.
Les résultats de l'essai sont représentés sur un graphique avec échelles arithmétiques
donnant en fonction de la profondeur la résistance dynamique de pointe qd.
L'essai de pénétration au carottier est un essai développé aux USA (United State of
America). Il consiste à déterminer la résistance à la pénétration dynamique d'un carottier
normalisé battu en fond d'un forage préalable. On compte le nombre de coups nécessaires de
mouton pour enfoncer le carottier sur une certaine profondeur. Une fois plein, le carottier est
remonté à la surface, vidé de sa carotte puis redescendu au fond du forage. L’opération est
répétée sur toute la hauteur du profil à tester. L’essai permet, d’une part, de tracer un profil de
pénétration et, d’autre part, de fournir les échantillons de sol remaniés qui peuvent servir à la
reconnaissance des couches traversés et sur lesquels peuvent s’effectuer des essais
d’identification. L’essai s'applique aux sols fins et grenus dont la dimension moyenne des
éléments ne dépasse pas 20 mm.
TRAVAIL REALISE PAR DIFFO TIOUA DELANOY 11
Détermination de la capacité portante d’un sol par la méthode du pénétromètre statique : application à la construction d’un bâtiment de type R+4 à Douala
L'essai pressiométrique consiste à dilater radialement dans le sol une sonde cylindrique
et à déterminer la relation entre la pression P appliquée sur le sol et le déplacement de la paroi
de la sonde. C'est la réalisation de l'essai dans un forage au préalable, qui différencie
essentiellement cet essai des autres essais pressiométrique réalisés par autoforage ou par
fonçage direct de la sonde par battage ou vérinage. Le pressiomètre comprend deux parties:
l'unité de contrôle, appelée « contrôleur pression – volume (CPV)» et une sonde. L’essai se fait
en générale tous les mètres, mais cela reste au choix selon celui qui le réalise. On applique
suivant une progression arithmétique une pression uniforme sur la paroi du forage et on mesure
l'expansion de la sonde en fonction de la pression appliquée. A chaque palier, on visualise et on
enregistre la pression appliquée et le volume injecté dans la sonde à 15, 30 et 60 secondes. Les
valeurs de pression lues au manomètre et de volume lues au CPV sont corrigées et permettent
de tracer la courbe pressiométrique corrigée ce qui permet de déterminer certains paramètres
permettant de déterminer la capacité portante du sol.
Conclusion
Introduction
Dans le présent chapitre, l’accent est mis sur les travaux effectués sur le terrain et au
laboratoire. La première étape faite sur le terrain sera constituée des sondages au pénétromètre
statique avec un prélèvement d’échantillon de sol. La seconde étape est constituée du traitement
au laboratoire des résultats obtenus sur le terrain avec des études sur l’échantillon de sol
prélevé.
II.1.1.3. Appareillage
Le pénétromètre statique est constitué : d’une structure de réaction, d’un système de
fonçage, des trains de tiges et système de guidage, d’un manomètre pour la mesure des données,
d’une pointe avec manchon de frottement comme indiqué à la figure 6.
- l’effort de frottement latéral total Qst qui est égal à la différence entre l’effort total de
pénétration Qt et l’effort de pointe Qc, soit :
𝑄𝑠𝑡 = 𝑄𝑡 − 𝑄𝑐 (1)
- la résistance de pointe statique qc qui est égale au rapport entre l’effort de pointe Qc et
la section droite Ac de la base du cône, soit :
𝑄𝑐
𝑞𝑐 = (2)
𝐴𝐶
- le frottement latéral unitaire fs qui est égal au rapport entre l’effort du frottement latéral
sur le manchon Qs et la surface latérale du manchon As, soit :
𝑄𝑠
𝑓𝑠 = (3)
𝐴𝑠
- le rapport de frottement Rf en % qui est égal au rapport entre le frottement latéral unitaire
fs et la résistance de pointe statique qc, soit :
𝑓𝑠
𝑅𝑓 = (4)
𝑞𝑐
Les résultats sont présentés sous forme de graphique à échelle arithmétique. Ils sont
représentés par la résistance de pointe statique qc, le frottement unitaire fs et le rapport de
frottement Rf en fonction de la profondeur.
Le matériel utilisé est constitué d’une pioche, deux pelles, un mètre, un GPS et un appareil
photo numérique.
Remarque : le matériau est considéré comme sec lorsque la masse sèche de deux pesées
successives après étuvage ne varie pas de plus de 2/1000.
avec :
mw = m2-m3 (6)
md = m3-m1 (7)
II.2.2. Détermination de la masse volumique des particules solides des sols (poids
spécifique), méthode au pycnomètre à eau : NF P 94-054
II.2.2.1. Définition, domaine d’application et but
La masse volumique des particules solides du sol (ρs) est le quotient de la masse de ces
particules solides (ms) par leur volume (vs) :
Cet essai s’applique à tout échantillon de sol intact ou remanié dont la dimension des
plus gros éléments est inférieure à 2 mm. Il a pour but de déterminer la masse volumique
moyenne d’un matériau.
Le matériel nécessaire pour la réalisation de cet essai est : une étuve réglable à 105 °C,
une balance sensible, les pycnomètres de volume minimal 50 cm3, une pissette, une cloche à
vide pour évacuer les bulles d’air, une spatule pour faire le quartage, un bac, une lame de verre,
un entonnoir et une réserve d’eau distillée de 10 litres minimum.
en se rassurant qu’il n’y a plus de bulles d’air à l’intérieur et araser à la lame de verre puis peser
(m3) et déterminer la masse volumique.
Le matériel à utiliser est constitué des tamis de mailles carrées conforme à la norme NF
ISO 565, d’une balance de précision, d’une étuve ventilée réglée à 105°C, d’un dispositif de
lavage, des bacs, d’une brosse et d’un pinceau.
- prélever un matériau de sol ou de granulat de masse humide 200 Dm<mh< 500 Dm (Dm
est le diamètre des plus grosses particules) ;
- prélever un second de masse mh’ permettant de déterminer la teneur en eau ;
- immerger le matériau pendant un temps suffisant pour s’assurer de la séparation du sol ;
- procéder au lavage du matériau à l’aide du tamis d’ouverture 0,080 mm ;
P = 100-R (12)
Les résultats sont présentés sous forme graphique (courbe granulométrique) et tracés sur un
système d’axes semi-logarithmiques, à partir de laquelle on peut déterminer :
- Le coefficient d’uniformité ou coefficient de Hazen :
Cu = d60/d10 13)
- Le coefficient de courbure :
Cc = (d30)² / (d10 x d60). (14)
Où di est le diamètre nominal correspondant à i % de pourcentage de tamisât cumulé.
Si Cu < 2, la granulométrie est uniforme (ou serrée), sinon la granulométrie est étalée (ou
variée). Si Cc est compris entre 1 et 3, le sol est bien gradué sinon il est mal gradué (Tchouani
1993).
0 wP wL w
Ip
- recherche de la teneur en eau pour laquelle un sol placé dans une coupelle à rainurer se
ferme après que son contenu ait subi des chocs répétés.
- recherche de la teneur en eau pour laquelle un rouleau de sol de dimension fixée se
fissure.
Le matériel nécessaire pour la réalisation de cet essai est composé de : un tamis de maille
400 µm d’ouverture, un outil à rainurer, une balance de précision, des tares, une pissette, des
spatules, une étuve, une plaque de marbre, l’appareil de Casagrande.
rainure se ferme sur 1 cm, on note le nombre de chocs N. Prélevée à l’aide de la spatule un
échantillon à l’endroit de la pâte affaissée qui est ensuite pesée et placée à l’étuve jusqu’à
dessiccation complète à la température de 105°C pour déterminer sa teneur en eau. Nettoyer la
coupelle, assécher la pâte par malaxage sur le marbre et répéter le processus pour déterminer
les autres points.
On réalise au moins quatre points. Après détermination des teneurs en eau correspondant
aux nombres de coups N, on trace la courbe w = f(logN) sur un papier semi-logarithmique.
La limite de liquidité est la teneur en eau à laquelle on obtient une fermeture de la rainure
environ sur 1 cm de longueur pour N=25 coups.
Remarque : la différence de coup N entre deux points successifs ne doit pas dépasser 5 sinon
l’essai est à recommencer. Le nombre de coups N doit être situé dans l’intervalle [15 ; 35].
Si les résultats déterminés à partir des deux mesures ne représentent pas un écart
supérieur à 2%, la limite de plasticité retenue sera la moyenne des deux valeurs obtenues sinon
il faut reprendre l’essai.
La limite de plasticité est définie comme étant la teneur en eau exprimée en pourcentage
du poids du sol sec du rouleau qui se brise au moment où son diamètre atteint 3 mm.
Ip= wL – wp (16)
II.2.5.2. Principe
L'essai s'effectue sur une éprouvette de sol placée dans une boite de cisaillement
constituée de deux demi-boîtes indépendantes. Le plan de séparation des deux demi-boîtes
constitue un plan de glissement correspondant au plan de cisaillement de l'éprouvette. Il
consiste à :
- appliquer sur la face supérieure de l'éprouvette un effort vertical (N) maintenu constant
pendant toute la durée de l'essai ;
- produire après consolidation de l'éprouvette sous l'effort (N) un cisaillement dans
l'éprouvette selon le plan horizontal de glissement des deux demi-boîtes l'une par
rapport à l'autre en leur imposant un déplacement relatif δl à vitesse constante ;
- mesurer l'effort horizontal de cisaillement (T) correspondant.
II.2.5.3. Appareillage
L'appareillage spécifique à l'essai comprend :
- le bâti de consolidation ;
- la boite de cisaillement ;
- le dispositif d'application de l'effort normal sur l'éprouvette ;
- le dispositif produisant le déplacement relatif horizontal entre les deux demi-boîtes ;
Les plaques sont saturées avec de l'eau désaérée et tout surplus d'eau en surface est
éliminé juste avant leur mise en place. Elles sont recouvertes d'un papier-filtre lorsque des
particules de sol risquent de migrer vers les pores des plaques drainantes.
Préparation des éprouvettes :
La hauteur des éprouvettes, une fois confectionnée, est telle que 6dmax ≤ h ≤ L/2 et
dans ces conditions, le matériau essayé a des éléments dont la dimension maximale est :
dmax ≤ 5 mm dans le cas de la boite de 60 mm de côté, et
dmax ≤ 8 mm dans le cas de la boite de 100 mm de côté.
Pour les Sols cohérents ou reconstitués après compactage
Tailler les éprouvettes de telle sorte que les dimensions de la section droite de
l’éprouvette soient ajustées au mieux à celles de la boite et que la hauteur (h) en millimètres
soit telle que 20 ≤ h ≤ L/2.
Réalisation de l'essai :
Tableau 2: Effort vertical à appliquer aux éprouvettes de sol (valeurs en kilo pascals)
50 0,5 σ'vo
200 2 σ'vo
i. Mise en place
La boite de cisaillement contenant l’éprouvette est placée dans le châssis étanche fixé
sur le bâti. Tout en maintenant la solidarisation des deux demi-boîtes :
TRAVAIL REALISE PAR DIFFO TIOUA DELANOY 25
Détermination de la capacité portante d’un sol par la méthode du pénétromètre statique : application à la construction d’un bâtiment de type R+4 à Douala
iii. Cisaillement
Déterminer à l'issue de la phase de consolidation, la vitesse maximale de cisaillement
par la relation suivante exprimée en micromètres par minute : Vmax=125/t100 ……....…(17)
avec Vmax ≤ 25 (Où t100 est le temps exprimé en minutes, déterminé par la construction indiquée
à la figure ci-dessus).
Agir sur les vis de la boite supérieure afin de supprimer le contact entre les deux demi-
boîtes et ramener immédiatement les vis à leur position antérieure.
Imposer le déplacement relatif des deux demi-boîtes à une vitesse constante V ≤ Vmax.
Arrêter le cisaillement :
- soit lorsque la variation de l'effort (T), pour un intervalle de mesure correspondant à un
déplacement horizontal δl de 0,5 mm, est inférieure à 1/100 de l’effort maximal,
- soit lorsque le déplacement horizontal δl a atteint au moins 5 mm.
Cependant, il faut préciser que lorsque l'ordonnée à l'origine des droites est négative, reprendre
le calcul en faisant un ajustement linéaire sur les couples de points et leurs symétriques par
rapport à l'origine des axes de coordonnées.
Cet essai permet d’établir, pour un échantillon donné, deux types de courbes :
- la courbe de compressibilité, qui indique le tassement total en fonction du logarithme
de la contrainte appliquée,
- les courbes de consolidation, qui donnent le tassement de l’échantillon en fonction du
temps sous application d’une contrainte constante.
II.2.6.2. Principe
L'essai s’effectue sur une éprouvette de matériau saturé placée dans une enceinte
cylindrique rigide (œdomètre). Un dispositif applique sur cette éprouvette un effort axial
vertical, l'éprouvette étant drainée en haut et en bas et maintenue saturée pendant l’essai (voir
figure ci-dessous). La charge est appliquée par paliers maintenus constants successivement
croissants et décroissants suivant un programme défini. Les variations de hauteur de
l’éprouvette sont mesurées pendant l’essai en fonction de la durée d’application de la charge.
II.2.6.3. Appareillage
L’appareil spécifique à la réalisation de cet essai (œdomètre) comprend principalement
le bâti permettant d’appliquer les contraintes de chargement sur l’éprouvette, la cellule
œdométrique, le dispositif d’application de la charge et un système de mesurage. La réalisation
de l’essai nécessite en outre l’appareillage courant pour l’extraction des échantillons de leur
conteneur, la préparation des éprouvettes et la détermination des teneurs en eau et des masses
volumiques des échantillons de sol.
Déroulement de l’essai
L’essai consiste à soumettre l’éprouvette d’aire de section transversale A à une série de
paliers de chargement et de déchargement d’intensité constante et à mesurer, pour chacun
d’eux, la variation de hauteur ΔH de cette éprouvette au cours du temps.
Le palier de chargement de rang n correspond à une contrainte verticale moyenne σ v(n) sous la
charge N(n) appliquée à l’éprouvette telle que
σv(n) = N(n) / A. (20)
D’un palier à l’autre, le taux d’accroissement de la contrainte i est défini par :
i = (σv(n+1) - σv(n) ) /σv(n). (21)
Les paliers de chargement sont maintenus 24 h. Néanmoins, pour les sols gonflants, la
durée des paliers de chargement est réduite de telle sorte que l’éprouvette ne présente aucun
gonflement.
- Paliers de déchargement
Les relevés de mesure de déplacement vertical sont faits en respectant le mieux possible
des intervalles de temps suivants : 0 ; 15 s ; 30 s ; 1 min ; 2 min ; 4 min ; 8 min ; 15 min ; 30
min ; 60 min ; 2 h ; 4 h ; 8 h ; 24 h …
e=f(log(σv)) (22)
donnant les variations de l’indice des vides du sol en fonction de la contrainte effective
verticale appliquée à l’éprouvette ;
Courbe de compressibilité
P ≤ σad (23)
avec P = Pression exercée par le bâtiment sur le sol
σad = Contrainte admissible du sol
La pression exercée sur sol par le bâtiment est déterminée par la descente de charge et
doit être fournie par l’ingénieur en chef du projet.
Deux cas de figures se présentent pour le calcul d’une fondation superficielle à savoir :
- Cas où la contrainte admissible du sol est connue par le biais des essais géotechnique in
situ (essai au pénétromètre ou essai au pressiomètre);
- Cas où le calcul se fait sur la base des paramètres mécaniques du sol (essai de
cisaillement) pour avoir la cohésion C et l’angle de frottement interne φ du dit sol.
𝑏
𝐵 = 𝑙 𝐿. (1) (24)
Il est à noter que A et B sont trouvés avec une valeur arrondie au multiple de 5 cm.
- la pression appliquée au sol par la fondation ne doit pas être supérieure à la contrainte
admissible du sol :
𝑃𝑠𝑒𝑟
≤ 𝜎𝑎𝑑 (2) (25)
𝐴𝐵
Les coefficients 1,35 et 1,5 sont des coefficients de sécurité donnés par la norme, ils
servent à compenser les incertitudes sur le calcul des charges :
1,35 sur les charges permanentes, en général les poids propres (G) qui sont, la
plupart du temps, assez bien connues.
1,5 sur les charges d’exploitation (Q) ou charges liées à l’utilisation de l’ouvrage,
qui sont moins bien connues et peuvent varier souvent et de manière très
significative.
- la hauteur totale de la semelle est déterminée par l’expression
h = d + 5 cm (27)
Vérifier que la condition (2) soit respectée après le calcul des dimensions de la semelle.
TRAVAIL REALISE PAR DIFFO TIOUA DELANOY 33
Détermination de la capacité portante d’un sol par la méthode du pénétromètre statique : application à la construction d’un bâtiment de type R+4 à Douala
.b
Charge
uniformément
centrée .b
.l
.L
1,00m
.h .h
.B .B
Semelle continue Aire de la surface Semelle isolée
portante S
S = B x 1,00 S=BxL
Condition de rigidité d=max ((B-b)/4 ;(L-l)/4)
Choix de h = d + 0,05m
ℎ étant un multiple de 0,05 m
Vérification du sol :
{(1,35G+1,5Q)/S}≤σad
NON
OUI
𝛾𝐵
𝑞𝑑 = 𝑁𝛾 + 𝛾1 𝐷𝑁𝑞 + 𝑐𝑁𝑐 (29)
2
𝛾𝐵
𝑁 +𝛾1 𝐷(𝑁𝑞 −1)+𝑐𝑁𝑐
2 𝛾
𝜎𝑎𝑑 = + 𝛾1 𝐷 (30)
3
Dans cette équation, B et σad sont des valeurs inconnues, d’où la deuxième équation
(1,35G+1,5Q)/1.B≤σad. (31)
0,2𝐵 𝛾𝐵 0,2𝐵
𝑞𝑑 = (1 − ) 𝑁𝛾 + 𝛾1 𝐷𝑁𝑞 + (1 + ) 𝑐𝑁𝑐 (32)
𝐿 2 𝐿
0,2𝐵 𝛾𝐵 0,2𝐵
(1− ) 𝑁𝛾 +𝛾1 𝐷(𝑁𝑞 −1)+(1+ )𝑐𝑁𝑐
𝐿 2 𝐿
𝜎𝑎𝑑 = + 𝛾1 𝐷 (33)
3
Pour un sol normalement consolidé, la contrainte effective initiale (σ’v0) est égale à la
pression de pré consolidation (σ’p). Toute augmentation de pression produit un nouvel état de
contraintes et entraine ainsi d’importantes déformations. Le tassement est donné par :
TRAVAIL REALISE PAR DIFFO TIOUA DELANOY 35
Détermination de la capacité portante d’un sol par la méthode du pénétromètre statique : application à la construction d’un bâtiment de type R+4 à Douala
𝐶𝑐 𝜎′𝑣0 +∆𝜎′𝑣
𝑆 = 𝐻0 𝑙𝑜𝑔 [ ] (34)
1+𝑒0 𝜎′𝑣0
la pression des terres situées au-dessus de la profondeur de calcul de tassement (Zi = épaisseur
des couches situées au-dessus du point de référence des contraintes).
Le point de référence des contraintes est en général le centre de la couche dont on calcule le
tassement.
Les autres paramètres de ces formules sont définis au paragraphe II.2.6.5 du chapitre 2.
Introduction
Le présent chapitre fait suite au précédent. Au vue des différentes méthodes utilisées
pour mener à bien ce travail, il est important de présenter les différents résultats obtenus après
analyse des données de terrain (sondage au pénétromètre statique) et les données d’essais de
laboratoire (limites d’Atterberg, analyse granulométrique, essai de cisaillement …).
Le travail de laboratoire quant à lui consistait à faire une identification complète du sol
en place et réaliser des essais mécaniques sur des échantillons de sol intact.
0,00 m
Terre végétale
0,15 m
Sable argileux
3,00 m
Cette coupe du sol est identique pour les différents sondages qui ont été réalisés. Elle
nous montre l’homogénéité de la formation qui est en place.
La contrainte admissible est calculée à l’ELS et à l’ELU. Tenant compte des conditions
les plus désastreuses, les valeurs à l’ELS seront considérées (meilleur facteur de sécurité, 3).
Les courbes issues de l’exploitation des résultats de terrain sont présentées en annexe 9.
Tableau 4: Récapitulatif des plages de résistance de pointe par sondage et par couche
N° du N° du
sondage Prof (m) qc (MPa) Couches sondage Prof (m) qc (MPa) Couches
e
0,00 - 3,80 0,2 - 1,8 1 couche 0,00 - 4,00 0,4 - 2,0 1e couche
3,80 - 7,60 2,6 - 14,2 2e couche 4,00 - 7,60 2,2 - 8,6 2e couche
7,60 - 9,00 5,0 - 10,2 3e couche 7,60 - 9,80 6,0 - 11,4 3e couche
9,00 - 10,40 9,2 - 15,8 4e couche 9,80 - 13,00 4,0 - 15,0 4e couche
CPT 1 CPT 3
10,40 - 15,80 3,4 - 13,2 5e couche 13,00 - 15,60 9,0 - 15,2 5e couche
15,80 - 18,00 1,8 - 3,4 6e couche 15,60 - 17,80 2,6 - 6,0 6e couche
18,00 - 20,00 3,6 - 16 7e couche 17,80 - 19,40 9,8 - 26,0 7e couche
>20 Arrêt Arrêt >19,40 >26,0 Refus
e e
0,00 - 4,80 0,6 - 1,8 1 couche 0,00 - 4,60 0,6 - 2,0 1 couche
e
4,80 - 7,60 2,4 - 4,2 2 couche 4,60 - 7,60 2,2 - 5,8 2e couche
7,60 - 9,80 4,2 - 12,2 3e couche 7,60 - 9,80 5,6 - 11,4 3e couche
9,80 - 12,40 4,6 - 14,0 4e couche 9,80 - 12,40 4,4 - 14,6 4e couche
CPT 2 CPT4
12,40 - 15,60 8,4 - 17,0 5e couche 12,40 - 15,60 7,2 - 16,6 5e couche
15,60 - 17,80 2,8 - 8,2 6e couche 15,60 - 17,80 3,0 - 6,6 6e couche
17,80 - 19,20 17,0 - 28,0 7e couche 17,80 19,60 13,4 - 28,0 7e couche
>19,20 >28,0 Refus >19,60 >28,0 Refus
La contrainte de rupture sous la pointe est donnée d’après le fascicule 62 titre V par
𝑞𝑢 = 𝑘𝑐 𝑞𝑐𝑒 + γD (38)
Avec
𝐵 𝐷𝑒
𝑘𝑐 = 0,14 [1 + 0,35 ∙ (0,6 + 0,4 𝐿 ) ] (39)
𝐵
1 𝐷+3𝑎
𝑞𝑐𝑒 = 3𝑎+𝑏 ∫𝐷−𝑏 𝑞𝑐𝑐 (𝑧)𝑑𝑧 (40)
Où a = B/2 si B > 1 m
a = 0,5 m si B < 1 m
b = min {a ; h}
h = hauteur de l’élément de fondation contenu dans la formation porteuse.
La contrainte admissible est par l’expression σad=qu/3 et le poids volumique des terres au repos
(γ) est donné par γh = 19,27 KN/m3.
Les profils des contraintes admissibles moyennes obtenus en fonction de la profondeur sont
consignés dans le tableau 5.
D’après le tableau 5, les contraintes admissibles à l’ELS varient d’un sondage à l’autre
en fonction de la profondeur. Le dimensionnement des fondations se fera avec les valeurs les
plus défavorables des 4 sondages obtenues à différente profondeur. La couche qui sera proposée
comme celle devant porter la base des fondations devra avoir une contrainte admissible à l’état
limite de service supérieure ou égale à la descente de charge totale de l’immeuble.
Classification
Nature des
matériaux
ɣs (T/m3)
HRB
IG
L’indice de plasticité nous indique que nous avons à faire à un sol plastique. Les
sondages à la tarière manuelle ont mis en évidence la nature du matériau comme étant un sable
argileux, ce qui est confirmé par la classification HRB et dont la classe est A-7-5 (4). La courbe
granulométrique est donnée par la figure 20.
100,0
90,0
80,0
Tâmisat cumulé (%)
70,0
60,0
50,0
40,0
30,0
20,0
10,0
0,0
0,01 0,1 1 10 100
Ouverture tamis (mm)
Courbe granulométrique
Tableau 7: Récapitulatif des résultats des essais mécaniques sur échantillon intact
Les résultats obtenus lors de ces essais nous permettrons de faire le calcul de tassement.
La courbe liée à l’essai de cisaillement est fournie en annexe 5 et celle de la courbe de
compressibilité à l’annexe 6.
Résistance du béton
Pser (kN) b (cm) l (cm)
à 28 jours (MPa)
610,60 20 30 25,00
Cas du pénétromètre
Quatre sondages au CPT ont été réalisés et le calcul des fondations superficielles a été
fait entre 1 et 6 m de profondeur (σad acceptable à partir de 5m). Les contraintes admissibles à
l’ELS varient avec la profondeur (tableau 5) et les valeurs les plus faibles des sondages ont été
retenues; de ce fait le calcul de fondation se fera avec ces résultats. Les résultats du calcul de
fondation à l’ELS sont consignés dans le tableau 9. Ce calcul fait à l’ELS a pour but de s’assurer
que le bâtiment en question sera stable.
σad Semelles
prof. Pser Pser/S
(ELS) b (m) l (m)
z (m) (KN) B (m) L (m) S (m²) d (m) h (m) (MPa)
(MPa)
1 0,067 610,6 0,20 0,30 2,50 3,75 9,38 0,86 0,95 0,065
2 0,101 610,6 0,20 0,30 2,00 3,05 6,10 0,69 0,75 0,100
3 0,140 610,6 0,20 0,30 1,70 2,60 4,42 0,58 0,65 0,138
4 0,179 610,6 0,20 0,30 1,55 2,30 3,57 0,50 0,55 0,171
5 0,245 610,6 0,20 0,30 1,30 1,95 2,54 0,41 0,50 0,241
6 0,359 610,6 0,20 0,30 1,10 1,60 1,76 0,33 0,40 0,347
Au vu des faibles valeurs de la contrainte admissible (tableau 9), les dimensions des
semelles sont très grandes ce qui n’est pas avantageux. À 5 m de profondeur, σad = 0,245 MPa
et les dimensions des semelles sont acceptables et la sécurité est vérifiée grâce à (Pser/S) ≤ σad;
néanmoins on ne peut faire des fondations superficielles à une telle profondeur. Ceci dit, les
fondations superficielles type semelles isolées pourront avoir comme dimensions B =1,30 m, L
= 1,95 m et h= 0,50 m (avec b = 0,2 m et l = 0,3 m) et ancrées à 1,5 m dans le sol après avoir
fait une amélioration du sol afin d’avoir une contrainte admissible minimale de 2,45 bars.
L’amélioration consistera à purger le matériau en place sur 3 m de profondeur minimum et de
le remplacer par un matériau grenu de bonne résistance en le compactant par couches successive
de 25 cm. On pourrait utiliser comme matériau de viabilité la pouzzolane qui est le granulat
grossier des environs de la zone de travail.
Le calcul de tassements sous la semelle donne des valeurs qui croissent avec
profondeur. À 2 mètres sous la semelle, ces valeurs sont acceptables, et à partir de 3 mètres
elles ne le sont plus. Ces tassements sont acceptables à 2 mètres la valeur maximale pour le
tassement sous semelle isolé est de 6,50 cm.
Conclusion
Introduction
Après avoir présenté au chapitre précédant les résultats des données recueillies sur le
terrain et ceux des essais de laboratoire, il est nécessaire de faire une analyse des résultats
obtenus. Ceux-ci se feront sur l’essai de pénétration statique et sur le calcul des fondations.
D’après le tableau 11, la première couche du sol a des valeurs faibles de contraintes
admissibles à l’ELS malgré le fait que certains sondages présentent quelques valeurs (0,266
MPa) acceptable à 4 mètres de profondeur. Il ressort que cette couche n’est pas propice pour le
dimensionnement des semelles de la fondation. Ceci conduit à faire un calcul de fondation allant
jusqu’à 6 mètres dans le sol (σad acceptable) afin de définir des dimensions optimales (1,30 m
x 1,95 m) pour les semelles (tableau 9). Ceci s’est fait pour une contrainte admissible minimale
𝑃𝑠𝑒𝑟
σad = 0,245 MPa et la sécurité y est respectée ( ≤ 𝜎𝑎𝑑 ).
𝑆
Néanmoins, il ne convient pas pour tous types de sol (sol de dimension donc la
granulométrie est supérieur à 20 mm) et ne permet pas de faire des prélèvements d’échantillon
de sol. L’installation de l’appareil sur le site de travail est assez délicate lorsque celui-ci est fixé
sur une remorque. Bien qu’étant très précis cet essai, la fiabilité de ces résultats dépend de
l’opérateur.
Pour une fondation superficielle, l’on distingue : Les semelles isolées (où L/B≤5), les
semelles continues (où 5<L/B) et le radier général si la surface totale des semelles est supérieure
à 50% de l’emprise du bâtiment au sol.
semelles obtenues. Cela se justifie par la valeur du quotient D/B. Le tableau suivant défini les
types de fondation à adopter à différents profondeur suivants la valeur de D/B.
prof. Z (m) 1 2 3 4 5 6
D (m) 1 2 3 4 5 6
B (m) 1,30 1,30 1,30 1,30 1,30 1,30
D/B 0,77 1,54 2,31 3,08 3,85 4,62
fondation fondation fondation fondation fondation fondation
type de
superficielle superficielle superficielle superficielle superficielle semi-
fondation à
(semelle (semelle (semelle (semelle (semelle profonde
adopter
isolée) isolée) isolée) isolée) isolée) (puits)
Il ressort de ce tableau que sur les 5 premiers mètres, il est susceptible d’avoir des
fondations superficielles, ce qui respecte la norme qui stipule que le rapport D/B ne doit pas
être supérieur à 4 pour les fondations superficielles.
Conclusion
Il était question de faire une analyse et une discussion par rapport aux résultats au
pénétromètre statique et au dimensionnement des fondations. Nous allons à présent donner
quelques recommandations à suivre afin de bien mener l’exécution des travaux de construction
des fondations.
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le travail ainsi achevé avait pour objectif de déterminer la portance d’un sol en vue de
dimensionner les fondations d’un bâtiment de type R+4 pour des logements. Il se veut ainsi de
montrer l’importance de l’étude du sol avant toute construction de bâtiment afin de déterminer
le niveau approprié pour la base des fondations.
Afin d’atteindre cet objectif, 4 sondages de sol ont été effectués par le pénétromètre
statique à pointe mécanique sur une profondeur de 20 m environ. Il ressort de cette étude que
le site présente une lithologie variable ayant 7 couches comme l’indique le tableau 4 et chacune
de ses couches a une certaine résistance.
Il se dégage d’après le tableau 5 que la première couche du sol a une portance de sol
faible allant de 0,6 bar à 1,54 bar (valeur minimale). Ces valeurs montrent que cette couche ne
peut porter des fondations superficielles de type semelles isolées.
Le calcul de fondation a ainsi été fait jusqu’à 6 mètres dans le sol comme l’indique le
tableau 9 et les résultats obtenus ont été satisfaisant entre 5 et 6 mètres ce qui a permis de retenir
comme dimension de la semelle isolée 1,30 m x 1,95 m avec une hauteur de 50 cm. Couplant
ses résultats à ceux de l’essai œdométrique, le calcul de tassement s’est effectué et on a eu une
valeur de 4,80 cm à 2 mètres sous la semelle ce qui est acceptable.
Cependant, tout ne réside pas sur l’ingénierie des fondations pour éviter des problèmes
d’écroulement et des dégradations fréquentes enregistrés dans les ouvrages de Génie Civil au
Cameroun. Bien plus l’application judicieuse des règles de l’art qui régissent les constructions,
le test des matériaux, le suivi de la mise en œuvre, la lutte contre des personnes non formées et
mal formées seront d’un très grand recours. Cela diminuerait sans doute des problèmes et
surtout des morts d’homme suite aux accidents.
Le calcul des fondations a donné des dimensions très élevées dans la première couche
ce qui n’est pas acceptable du point de vue économique. Afin de pouvoir implémenter les
dimensions obtenues (1,30 m x 1,95 m), il est recommandé :
du point de vue technique, afin d’éviter le recours aux fondations profondes, il serait
judicieux de faire une étude sur la grave pouzzolanique qui est très accessible dans la
localité afin d’améliorer la portance de sol qui pourra être portée à 2,45 bars ceci dans
le but d’avoir des dimensions raisonnables pour les semelles de fondations superficielles
qui seront ancrées à 1,5m. La reconstruction du sol se fera sur toute l’emprise du
bâtiment afin d’avoir un sol homogène.
du point de vue administratif, il est nécessaire de faire contrôler l’exécution des travaux
par des ingénieurs qualifiés afin d’éviter tout malentendu qui pourrait être préjudiciable
dans l’avenir.
BIBLIOGRAPHIE
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ANNEXES
Annexe 1: Classification américaine des sols HRB
Analyse granulométrique
% passant au tamis
2 mm……………………… Max.50
0,5 mm…………………… Max.30 Max.50 Min.51
80 microns……………… Max.15 Max.25 Max.10 Max.35 Max.35 Max.35 Max.35 Min.36 Min.36 Min.36 Min.36 Min.36
Caractéristiques du mortier
(fraction passant au tamis de
0,50 mm)
Limite de liquidité …. Max.40 Min.41 Max.40 Min.41 Max.40 Min.41 Max.40 Min.41 Min.41
Indice de plasticité …. Max.6 Max.6 NP Max.10 Max.10 Min.11 Min.11 Max.10 Max.10 Min.11 Min.11 Min.11
Ip<LL-30 Ip>LL-30
Indice de groupe 0 0 0 Max.4 Max.8 Max.12 Max.16 Max.20
Type de matériaux habituels Pierres, graviers et sable Sable fin Graviers et sables limoneux ou argileux Sols limoneux Sols argileux
significatifs
Estimation générale comme
EXCELLENT à BON PASSABLE à MAUVAIS
sous – sol de chaussée
NOTA : Pour chaque sol identifié, on indiquera après son symbole de groupe, son indice de groupe entre parenthèses : Exemple : A-2-6(3) ou A-7-5(17)
15<IP<40 Plastique
courbe de cisaillement
90 droite de cisaillement
contrainte de cisaillement τ en KPa
80 τ en Kpa Linéaire
70
90,0
à 0,28 bar 80,0
60 y = 0,6918x + 0,821
à 0,54 bar 70,0
50 60,0
τ en Kpa
0,850 σ‘p
M
0,800 D
C L
0,750
Indice des vides
0,700
0,650
A
0,600 B
0,550
N
0,500
0,450
1,000 10,000 100,000 1000,000
Contrainte verticale (KPa)
PROFOND (m) EFFORT TOTAL (KN) POINTE (KN) POINTE+ LOCAL (KN)
0,00 0,0 0,0 0,0 0,0
0,20 2,2 3,0 0,2 0,6
0,40 1,2 2,0 0,8 1,2
0,60 1,6 6,0 1,0 2,0
0,80 3,2 5,2 1,0 2,0
1,00 2,2 4,2 1,0 2,2
1,20 1,8 4,0 1,0 2,2
1,40 1,6 4,0 1,0 2,0
1,60 1,8 4,0 1,0 2,0
1,80 1,8 4,0 1,0 2,2
2,00 1,6 4,2 1,2 2,4
2,20 1,8 4,6 1,2 2,8
2,40 2,0 5,0 1,2 2,8
2,60 2,6 5,6 1,2 2,8
2,80 2,4 6,0 1,6 3,2
3,00 3,0 7,0 1,6 3,2
3,20 3,4 7,6 1,8 3,4
3,40 4,0 8,0 1,8 3,4
3,60 4,4 8,4 1,8 3,2
3,80 4,2 8,6 1,8 3,4
4,00 4,8 10,2 2,6 4,6
4,20 6,0 12,0 2,6 5,4
4,40 6,6 14,2 3,2 6,2
4,60 8,6 15,8 3,2 6,0
4,80 8,8 14,6 2,8 5,0
5,00 8,6 14,0 2,6 6,0
5,20 8,2 14,4 3,2 6,2
5,40 8,6 15,0 3,6 6,6
5,60 8,0 15,8 2,8 7,2
5,80 8,8 16,0 3,2 7,0
6,00 9,4 16,0 3,4 7,8
6,20 9,6 17,0 3,6 8,0
6,40 10,0 17,0 4,2 8,4
6,60 9,6 16,0 4,2 8,4
6,80 10,2 17,0 14,2 18,0
7,00 18,0 20,0 3,6 8,2
7,20 9,8 16,0 3,8 7,8
7,40 8,8 15,8 3,8 7,4
7,60 10,2 16,0 2,8 8,6
7,80 9,8 24,0 10,2 15,8
8,00 17,0 22,0 9,4 13,0
8,20 15,2 20,0 8,4 11,0
8,40 15,2 20,0 8,6 12,4
8,60 12,4 22,0 5,0 8,0
8,80 16,6 20,0 6,8 10,0
9,00 15,0 20,0 6,6 11,2
9,20 15,0 23,0 10,0 15,4
9,40 16,0 28,0 12,6 16,0
9,60 19,0 29,0 13,0 17,0
9,80 20,0 30,0 12,8 17,0
10,00 22,0 34,0 15,8 20,0
Annexe 10: Classification des sols d’après la résistance de pointe qc d’après le Fascicule
n°62 Titre V p. 116
Pénétromètre CPT
Nature du sol Classe Description
qc (MPa)
A Argiles et limons mous. < 3,0
Argiles- Limons B Argiles et limons fermes. 3,0 - 6,0.
C Argiles très fermes à dures > 6,0
A Lâches. < 5,0
Sables- Graves B Moyennement compacts. 8,0 -15,0
C Compacts. > 20
A Molles. < 5,0
Craies B Altérées. > 5,0
C Compacte. --
Marnes A Tendres. --
Marno- calcaires B Compacts. --
Annexe 13: Valeur du coefficient de portance Kc pour les fondations profondes (Fascicule
62 Annexe C4 p. 88)