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Organisation

Le document décrit l'organisation de secours (plan ORSEC) en France. Le plan ORSEC est dirigé par le préfet et s'appuie sur cinq services de secours. Il peut être déclenché en cas d'événement exceptionnel et coordonne la réponse des acteurs publics et privés.

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Le document décrit l'organisation de secours (plan ORSEC) en France. Le plan ORSEC est dirigé par le préfet et s'appuie sur cinq services de secours. Il peut être déclenché en cas d'événement exceptionnel et coordonne la réponse des acteurs publics et privés.

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Organisation[modifier 

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Un plan ORSEC correspond à l'organisation de secours sous une direction unique (DOS).
Il s'inspire de l'organisation initiale de 1952 répartie en cinq services et adaptée à la nature et
l'ampleur de l'événement :

1. Premiers secours et sauvetage, assurés par les sapeurs-pompiers et les associations


agréées de sécurité civile
2. Soins médicaux et entraide, assurés par l'Agence régionale de santé et le service d'aide
médicale urgente (SAMU)
3. Police et renseignements, assurés par la Police nationale et la Gendarmerie nationale
4. Liaisons et transmissions, assurées par le Service interministériel départemental des
systèmes d'information et de communication (sidsic) et l'ADRASEC
5. Transports et travaux, assurés par la direction interdépartementale des Routes et
le conseil départemental depuis le transfert des compétences sur les routes.
Dans le cas d’un événement météorologique exceptionnel (ex. orages, vents violents, pluie-
inondation, canicule...)9 une mise en vigilance météorologique est proposée par Météo-France
avant l'événement, le préfet organise alors, le cas échéant, la réponse Sécurité Civile.
Le préfet alerte la population, gère les aspects administratifs d'un événement majeur et veille au
retour à la normale (« après-crise »). Il le fait avec d'autres services de l'État dont la direction
régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), la direction régionale
ou départementale des finances publiques (DGFIP), mais aussi avec le procureur, les
collectivités publique et les associations agréées de sécurité civile telles que Association
nationale des premiers secours, Fédération nationale de protection civile, Croix-Rouge
française, Fédération nationale des radioamateurs au service de la sécurité civile, , etc.10
Pour le plan ORSEC départemental, la direction des opérations de secours (DOS) est assurée
par le préfet du département concerné. Il est conseillé par le commandant des opérations de
secours (COS), généralement un officier des sapeurs-pompiers.11
Le préfet de département s’appuie sur une chaîne de commandement dont les composantes sont
basées sur différents sites:

 Centre opérationnel départemental (COD) installé à la préfecture et qui dépend du


préfet12. Sa composition est nécessairement multi-services et adaptée à la nature de
l’événement ;
 Poste de commandement opérationnel (PCO) installé au plus près de la catastrophe et
qui dépend d'un sous-préfet. Le PCO n'est pas systématiquement activé en cas d'accident.
Lorsque l'événement touche plusieurs départements ou au minimum un département et la mer, le
préfet de zone assure la coordination des actions menées par les DOS (préfets ou préfet
maritime). Il sollicite les moyens extra départementaux et assure également le lien avec le centre
opérationnel de gestion interministérielle des crises (COGIC, ex-COAD ou CODISC) de
la direction générale de la Sécurité civile et de la Gestion des crises (DGSCGC) situé à Asnières-
sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le préfet de zone dispose d'un état-major de zone (EMZ) et d'un
centre opérationnel de zone (COZ).

Textes officiels[modifier | modifier le code]


Le dispositif ORSEC est institué par l'article 14 de la loi no 2004-811 du 13 août 2004 de
modernisation de la sécurité civile, codifiée à droit constant, en 2012, au Titre IV du Livre
VII13 du Code de la Sécurité Intérieure.
Le décret no 2005-1157 du 13 septembre 2005 relatif au plan ORSEC et pris pour application de
l'article 14 de la Loi de Modernisation de la Sécurité Civile est codifié dans la partie réglementaire
aux Articles R741-1 et suivants du Code de la Sécurité Intérieure14. Ces dispositions précisent
que le plan ORSEC s'inscrit dans le dispositif général de la planification de défense et de sécurité
civiles. Il organise la mobilisation, la mise en œuvre et la coordination des actions de toute
personne publique et privée concourant à la protection générale des populations.
Le dispositif opérationnel ORSEC constituant une organisation globale de gestion des
événements est adapté à la nature, à l'ampleur et à l'évolution de l'événement par son caractère
progressif et modulaire. Il organise l'échange d'informations provenant des personnes publiques
et privées afin d'assurer une veille permanente.
Cette organisation globale prévoit des dispositions générales traitant des éléments nécessaires à
la gestion de tout type d'événement, complétées, le cas échéant, par des dispositions spécifiques
pour faire face aux conséquences prévisibles de chacun des risques et menaces recensés.
Le dispositif ORSEC comprend :

 un inventaire et une analyse des risques et des effets potentiels des menaces de toute
nature pour la sécurité des personnes, des biens et de l'environnement, recensés par
l'ensemble des personnes publiques et privées ;
 un dispositif opérationnel répondant à cette analyse et qui organise dans la continuité la
réaction des pouvoirs publics face à l'événement ;
 les modalités de préparation et d'entraînement de l'ensemble des personnes publiques et
privées à leur mission de sécurité civile.
Chaque plan Orsec fait l'objet d'une révision au moins tous les cinq ans portant sur l'inventaire et
l'analyse des risques et des effets potentiels des menaces, le dispositif opérationnel et les retours
d'expérience15.

Architecture du plan ORSEC départemental[modifier | modifier


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Il est organisé en dispositions générales (DG) et en dispositions spécifiques (DS).
Les Disposition Générales forment le tronc commun du plan avec notamment l'organisation de
gestion de crise, l'alerte, la remontée d'information, les structures de commandement, ainsi que
l'organisation de missions pré-identifiées, appelées "modes d’action", correspondant au
traitement de situations types que l’on rencontre lors d’événements graves :

 Mode d'action "Secours à de nombreuses victimes" dit ORSEC NOVI (anciennement


appelé plan Rouge)
 alerte et information des populations 16
 évacuation des populations,
 hébergement, ravitaillement, soutien des populations sinistrées17,
 protection du patrimoine culturel,
 rétablissement et approvisionnement d’urgence des réseaux électricité, communications
électroniques, eau, gaz, hydrocarbures (RETAP RESEAUX)18
 procédures communes du mode de gestion des décès massifs
Les Dispositions Spécifiques forment une boite à outils intégrant les éléments spécifiques aux
risques particuliers. Elles intègrent les éléments des anciens Plans de Secours Spécialisés (PSS)
et Plan Particulier d'Intervention19.
Les DS complètent les dispositions générales, en organisant une chaîne commandement
adaptée et en préparant les réponses adaptées à certains risques de nature particulière.
Les risques pouvant faire l’objet de Dispositions Spécifiques ORSEC sont notamment :
 les risques naturels : inondations, avalanches, cyclones, séismes…
 les Plans Particuliers d'Intervention (risques technologiques localisés) : installations
nucléaires, usines chimiques, pétrolières, installations classées dites « Seveso », stockages
souterrains de gaz, barrages, infrastructures liées au transport des matières dangereuses,
laboratoires utilisant des micro-organismes pathogènes...
 les autres risques technologiques : transport de matières dangereuses, de matières
radioactives, accident de transport collectif …
 les risques sanitaires : pandémies, canicules, épizooties…
 Opérations de secours en site spécifique : secours en montagne, secours en milieu
souterrain20...

Missions des acteurs ORSEC[modifier | modifier le code]


Chaque personne publique ou privée recensée dans le dispositif ORSEC :est en mesure
d'assurer en permanence les missions qui lui sont dévolues dans ce cadre par le préfet de
département, le préfet de zone ou par le préfet maritime ;

 prépare sa propre organisation de gestion de l'événement et en fournit la description


sommaire au représentant de l'État ;
 désigne en son sein un responsable correspondant du représentant de l'État ;
 précise les dispositions internes lui permettant à tout moment de recevoir ou de
transmettre une alerte ;
 précise les moyens et les informations dont elle dispose pouvant être utiles dans le cadre
de la mission de protection générale des populations relevant du représentant de l'État et des
missions particulières qui lui sont attribuées par celui-ci.

Dispositif ORSEC de zone[modifier | modifier le code]


Le dispositif ORSEC de zone est Institué à l'article Article L741-3 du Code de la Sécurité
intérieure. Il fait l'objet des articles R741-11 à R741-14 en partie réglementaire du même Code.
Le dispositif ORSEC de zone a pour objet :

 l'appui adapté et gradué que la zone de défense et de sécurité peut apporter au dispositif
opérationnel ORSEC départemental lorsque les capacités de ce dernier sont insuffisantes
par l'ampleur, l'intensité, la cinétique ou l'étendue de l'événement ;
 les mesures de coordination et d'appui adaptées et graduées face à des événements
affectant tout ou partie du territoire de la zone de défense et de sécurité ;
 les moyens d'intervention que la zone peut mobiliser face à un événement, en application
du cadre d'action défini au premier alinéa ;
 les relations transfrontalières en matière de mobilisation des secours.
Les dispositions générales du dispositif opérationnel ORSEC de zone comprennent :

 Les modalités d'organisation, de mobilisation et de fonctionnement de la chaîne de suivi


et de coordination des opérations, et en particulier les structures de liaison avec l'officier
général de zone de défense et de sécurité et le ou les préfets maritimes intéressés ;
 la synthèse des dispositifs de vigilance et de surveillance ;
 l'organisation des renforts au profit d'un ou plusieurs départements de la zone de défense
et de sécurité ou d'une autre zone ;
 le recensement des moyens dont la rareté ou la spécificité ne rend pas pertinent un
recensement départemental ;
 les modalités de coordination de l'information lorsque l'événement présente des
incidences communes en mer et à terre ;
 la définition de la mise en œuvre des accords internationaux de coopération
opérationnelle transfrontalière.

Le dispositif ORSEC maritime[modifier | modifier le code]


Le dispositif ORSEC maritime est institué à l'article Article L741-4 du Code de la Sécurité
intérieure. Il fait l'objet des articles R741-15 à R741-17 en partie réglementaire du même Code.
Un dispositif ORSEC maritime est organisé pour chaque façade maritime. Il est conçu pour
mobiliser et coordonner, sous l'autorité unique du préfet maritime, directeur des opérations de
secours en mer les acteurs de sécurité civile en mer au-delà du niveau de réponse courant ou
quotidien des centres et services opérationnels.
Les dispositions générales du dispositif opérationnel ORSEC maritime comprennent :

 les modalités de mobilisation et de fonctionnement de la chaîne de direction des


opérations ;
 les modes d'action applicables aux événements majeurs, parmi lesquels ceux destinés à
assurer le secours à de nombreuses victimes et la protection des biens et de
l'environnement ;
 les modalités de coordination et d'échange d'informations avec le représentant de l'État
dans les départements et les zones de défense et de sécurité littoraux ;
 les modalités de mise en œuvre des accords internationaux de coopération
opérationnelle ;
 l'organisation prenant le relais de la phase des secours d'urgence à l'issue de leur
intervention.
Le dispositif ORSEC maritime prévoit les mesures pour assurer l’articulation du dispositif
maritime avec les dispositifs de veille et d’urgence mis en œuvre par les autorités terrestres et
étrangères.
Il existe cinq volets spécifiques pour ce dispositif ORSEC maritime :

1. SAR : recherche et sauvetage (search and rescue)


2. POLMAR : pollution maritime
3. ANED : Assistance à navire en difficulté
4. NUCMAR : Accident nucléaire maritime
5. CIRC : Circulation perturbée

Suivi des victimes[modifier | modifier le code]


Dans le contexte d'une catastrophe les victimes peuvent être éparpillées et pour diverses raisons
(humaines et sanitaires notamment, mais aussi pour retrouver des personnes détenant des
informations utiles à la gestion de crise) un système d'identification, de dénombrement et de suivi
(principe de la traçabilité) peut être utile ; 
Un système SINUS (acronyme de « Système d’information numérique standardisé ») est destiné
au suivi des victimes en contexte ORSEC21,22. Le système a été développé par la préfecture de
police de Paris où il est testé à partir de 2009, devant ensuite être déployé au niveau national. Un
identifiant (code-barre), associé à une « fiche médicale de l’avant  » (FMA) figure sur un bracelet
de poignet (bracelet résistant à la chaleur et aux produits de décontamination). Un système de
saisie ( « ARCSINUS » pour « application de recueil et de coordination du SINUS ») utilise un
ordinateur portable et une douchette de lecture des codes-barres permettant de saisir et de
transférer les données initiales. L’émission et la réception des données sont assurées par clé 3G
ou clé USB ; Ce numéro est apposé sur des autocollant à apposer sur les documents (ou effets)
concernant cette personne. Son scannage permet d'afficher sur écran toutes les informations sur
la victime23.

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