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Les Palais

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Le quartier royal d’Alexandrie

Introduction :

La ville d’Alexandrie était divisée en cinq quartiers, qui avaient pour noms des lettres grecques : Alpha ,
pour Alexandre, Bêta pour Basileius (royal), Gamma, pour Gênos,( la race) Detla, pour Dios, et Epsilon
pour Ekisten, c'est-à-dire « à édifié ».Le Quartier Royal est celui qui désigne d’après son nom l’ensemble
des bâtiments royaux, construits sous la dynastie des Ptolémée donc dans le quartier Bêta. Il s’étendait sur
une superficie d’environ 4 km2, situé à l’extrémité nord de la ville et recouvrait un quart voire un tiers sa
superficie. Cette partie de la ville était munie d’une enceinte. N’étaient admis que les familiers du roi, les
courtisans, les invités de haut rang, savants, érudits…Sauf lors de certaines fêtes qui nous sont parvenues :

-la fête d’Adonis, par Théocrite, dans Idylle n°15. Décrit une ballade de deux syracusaines qui se rendent à
la fête. Source nous renseignant sur l’emplacement du gymnase par exemple, en décrivant le parcours de
deux touristes à travers le quartier royal d’Alexandrie.…

-Alexandrines : équivalent des Dionysies, fêtes de 5 jours, qui commençait le 10 ème jour du mois de mars
par une procession religieuse et comprenait des représentations dramatiques.

Ville bien connue de ses contemporains, mais les sources restent néanmoins limités, pour être sûr d’une
interprétation :

- Théocrite, poète grec de la première moitié du IIIème siècle av. J.-C. (Idylle n°15)
-Strabon, écrivain romain (64 av. J.-C.- 24 apr. J.-C.: géographe grec, issu d’une famille de notables
d’Amasie (royaume du Pont). Il arriva à Rome en 44 av. J.-C pour achever son éducation et visita une
grande partie de l’empire romain, dont Alexandrie.
-Polybe (v.200 apr.-118 av.) : historien grec de l’essor impérialisme romain œuvre partiellement
conservée (histoires)
-Diodore de Sicile, historien grec de Sicile, qui écrivit entre 60 et 30 av. J.-C., une histoire du monde
intitulé : « bibliothèque historique ».
-Les fouilles de 1991 à 1996 et d’autres antérieures : pas de vestiges ou sont restés dans l’eau, Mais ont
étés découverts des colonnes, des chapiteaux, des blocs de granit, de basalte, calcite (carbonate naturel de
calcium cristallisé (CaCO3) qui constitue la gangue de nombreux filons), calcaire, des sculptures, amphores
et ancres.
L’existence du quartier Bêta est attestée par une inscription trouvée sous une maison, à l’angle des rues Nebi
Daniel et de l’hôpital grec, cette épigraphie est datée du 26 aout 158 de notre ère.

C’est à partir de Ptolémée Sôter Ier que les édifices se sont érigés. Il a sollicité Apelle et Antiphilos son
rival. Mais c’est son fils et son successeur Philadelphe qui termina le gros œuvre et ornementa les Palais du
quartier royal. C’est sous ce roi qu’Alexandrie arrive à son apogée. Son successeur, Evergète, au pouvoir de
246 à 221 av. J.-C., veilla à ce que la capitale hellénistique conserva le monopole du commerce, des arts et
de l’érudition (même s’il passa son temps à la conquête de l’Asie Séleucide (Séleucos III) pour la possession
de la Coelosyrie, l’actuelle Palestine .On peut diviser ce quartier royal en 2 zones :

-la première étant celle des palais, tà Basileia-en grec- : résidence royale des Ptolémée. Que l’on peut
subdiviser en 2 zones géographiques distinctes :

- l’île d’Antirhodos

- la presqu’île du Lochias 
-La seconde Aulé, désigne les palais sur le rivage.

C’est un quartier qui est aujourd’hui englouti dans la méditerranée.

Zone des Palais – tà Basileia :

L’île d’Antirhodos : située à la base du cap était réservée uniquement au roi, et possédait un palais ainsi que
son propre port.

. Selon Strabon, «  Antirhodos qui le ( port) précède est un îlot avec un palais et un petit port dont le nom
semble un défi jeté à l’île de Rhodes », Rhodes :[avant :ville qui fut colonisée par les grecs doriens qui
fondèrent 3 cités état (Ialysos, Lindos et Camiros)], ville qui fut construite par Hippodamos de Milet, qui
cultivait les arts et les lettres. Aristide la décrit comme la plus belle des cités grecques. Elle fut célèbre pour
son droit maritime.

Timonium d’Antoine :

(situé en n°16 sur la carte de Golvin) nom en référence à Timon d’Athènes, le misanthrope, qui était
maltraité et payé d’ingratitudes par ses amis, qui fut le sujet de Callimaque : « Timon, parle toi qui est
mort ; est ce la vie que tu détestes le plus ; ou le royaume de la nuit ? -ce dernier. La nuit renferme un
plus grand nombre d’entre vous  ».

Selon Plutarque, « Antoine voulait s’exiler de la société humaine et prétendait n’avoir goût que pour la
vie de Timon et n’en fait pas d’envier d’autre », car ses souffrances étaient comparables à celles de Timon.
Il s’agit du Palais ou d’une tour selon les différentes sources qu’Antoine s’était fait construire après sa
défaite à la bataille d’Actium (en 31 av. J.-C.) et ou il se réfugia. Il est situé à différents endroits selon les
sources. Le témoignage de Strabon fait référence à une grande tour debout sur une étroite langue de terre et
baignée par les flots du grand port d’Alexandrie. Ce qui corrobore l’emplacement sur les cartes de Golvin et
de Mahmod-Bey.

Le Poséidéion :

Temple dédié à la divinité protectrice des eaux, afin de garantir les rentrées au port, mais aussi le bon
déroulement des transports maritimes car il s’agissait d’une des principales sources de revenus de la ville. Il
est placé par Golvin sur l’île de Pharos et par Mahmoud-BEY astronome de son altesse en 1866, à la base du
Timonium.

La presqu’île de Lochias: résidence des Ptolémée. Cette propriété royale était située à un emplacement
tactique et méthodique, excentrée de la ville qualifiée de  « bruyante » selon Strabon. Cet emplacement
permettait aussi d’avoir accès aux voies maritimes par le port royal ; de ce fait le roi pouvait fuir par les
eaux en cas d’émeutes… On y trouvait aussi, le temple de Cléopâtre VII, contigu au temple d’Isis
Lochias dont la présence du culte d’Isis Lochias est attestée par une épigraphie romaine.

Les espaces militaires : sont composés l’arsenal ou Hoplothèque, ou logeaient soldats et fantassins,
cavaliers de la garde…de l’enceinte qui sécurisait le périmètre, et permettait ainsi le contrôle de la zone, et
de l’Akra : citadelle évoquée par Polybe et Callixeinos de Rhodes qui devait se trouver reliée au quartier des
bâtiments royaux. On peut situer approximativement l’hoplothèque et l’Akra dans le quartier de la bourse à
l’extrémité de la place Mohamed Ali.

L’enceinte est représentée sur la carte de Mahmoud-Bey, réalisée sous les ordres du vice Roi d’Egypte, elle
délimite aussi le périmètre de la ville en 1866.
La seconde (zone)Aulé : C’est un vaste quartier situé « du dedans »  par Strabon, ou « de l’intérieur  (des
terres)», par d’autres. Selon Strabon il s’agit des palais « du dedans », désigne à la fois l’institution royale,
l’entourage du souverain, et les situés sur le rivage. Il s’agit de l’espace officiel ou se manifestait le pouvoir
constitué d’un regroupement de bâtiments royaux fonctionnels, comportant l’administration, des
architectures, un gymnase, un tribunal, un théâtre, renfermant la vie politique et cultuelle, et culturelle. Les
personnages de haut rang y résidaient.

Tous les hauts fonctionnaires y résidaient : l’épistolographe (chef de la chancellerie royale), le dioecète
(grand maître des finances), l’alabarque (le directeur des douanes), l’archidicaste, (le chef de la justice),
l’exégète (magistrat de la cité), l’hypomnématographe (magistrat de la ville chargé des archives) et
formèrent le siège de la bureaucratie alexandrine et de son gouvernement. Bâtiments aussi appelés
résidences princières ou Palais intérieurs.

« ils sortent les uns des autres  » Strabon: tous les bâtiments s’enchaînent pour ne former peut être qu’un.

Cette zone possède un port : le grand port, un jardin zoologique, et botanique ainsi que d’autres lieux
d’agrément. le panéion..(marianne)

(partie n°2)

Conclusion :

Aurélien, vers 270 après Jésus Christ fit raser la plus grande partie du quartier royal, il fut également
abandonné au profit de nouveaux monuments romains tels que le Kaisarion qui changea de destination,
mais aussi tels que le forum Iulium (sous le premier préfet d’Auguste), le stade, l’hippodrome situés dans le
quartier de Nicopolis. En revanche, Claude agrandit le Musée, et Hadrien embelli le Sérapéum.. Il s’agit de
nouveaux emplacements pour de nouveaux administrateurs.

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