Mécanique et Thermodynamique : Concepts Clés
Mécanique et Thermodynamique : Concepts Clés
R1
+
ωR2 /R1 ∧ O2 M .
aa2 = ar + ae + ac avec ae =
d O1 O2 ωR2 /R1
dt2 R1 + ∧ O2 M +
Condensé de cours MP dt R1
ωR2 /R1 ∧(ωR2 /R1 ∧O2 M ) et ac =
2ωR2 /R1 ∧ vr
Bouhrara.Farouk – Trièdre de Frénet. (T, N, T ∧ N )
avec T = dOM ds et Nρ = dT ds où
10 juin 2018 ρ est le rayon de courbure. Dans
cette base on a : v = ds dt T et
2 2
a = ddt2s T + vρ N
Le complexe associé à x est noté x.
– RFD.Fext→M = dp
La valeur moyenne de x est notée x dt
ou < x >. – TMC. MF,O = −vO ∧ p + dσ O
dt
Lorsque la lettre i est déjà utilisée, [Référentiels]
on note j le nombre complexe tel que – Référentiel Galiléen. Référentiel
j 2 = −1. dans lequel la RFD est valable
Quand la situation est sans ambi- (plus exactement tel que le mou-
guité p, n, m sont des entiers. vement de tout point matériel
Pour une surface fermée les vec- isolé soit rectiligne et uniforme).
teurs surface sont orientés de l’inté- Tous les référentiels galiléen sont
rieur vers l’extérieur. en translation rectiligne et uni-
Une grandeur est dite uniforme forme les uns par rapport aux
lorsqu’elle ne dépend pas des variables autres.
d’espace. – Référentiel non galiléen. Dans
Une grandeur est dite constante ce référentiel la RFD s’écrit :
lorsqu’elle ne dépend pas de la variable Fext→M + Fie + Fic = mar avec
temporelle. Fie = −mae et Fic = −mac
[Forces centrales]
– Champ de forces centrales.
1 Mecanique Champ tel que f = f (r)ur .
Le mouvement est plan (σ =
1.1 Point Matériel cte et σ0 = mr2 dθ dt = C).
Loi des Aires : vecteur surface
– Grandeurs cinématiques. Vitesse dS = 21 r ∧ dr = 12 r2 dθuz d’où :
de M dans (R) : v = dOM dt R , ac- dS 1 2 dθ
célération de M dans (R) : a = dt = 2 r dt = cte. Le mouve-
d2 OM
ment est conservatif (f dérive
dt2 R , Abscisse curviligne : s d’une énergie potentielle) et on
définie sur une courbe orientée a (conservation de l’énergie) :
munie d’une origine. 1 dr 2 2 dθ 2
2 m(( dt ) + r ( dt ) ) + Ep (r) =
– Grandeurs cinétiques. Masse, E = cte soit avec la loi des aires :
quantité de mouvement du point 1 dr 2 σ02
2 m( dt ) + 2mr 2 + Ep (r) = E. Ce
M, de masse m, de vitesse v : qui est formellement équivalent
p = mv, moment cinétique par à un mouvement 1d d’équation
rapport à O : σO = OM ∧ p 2
E = 21 m drdt + Epef f (r).
– Moment dynamique d’une force
– formules de Binet. on pose u = 1r
par rapport à un point. MF,O = du 2
OM ∧ F . et on a v 2 = C 2 (u2 + dθ ) et
2
– Changement de référentiel. va = a = −C 2 u2 (u + ddθu2 )ur .
vr + ve avec : va = dOdt1 M R1 , [Planètes]
1
2
– On a ma = − GM m k
r 2 ur = − r 2 ur , k on a : ∀n ∈ [1, N ], ddtx2n =
2
ce qui donne r = k(1+emC ω(xn−1 − 2xn + xn+1 ) avec x0 =
cos(θ+φ)) .
Mouvement elliptique (e < 1) : 0 = xn+1 . Il y a N modes propres
on se ramène à r = 1+e cos(θ) p
, c’est à dire N solutions distinctes
p de cette équation sous la forme
demi grand axe a = 1−e2 , E =
k
x = ap cos(ωp x + φp ). Le mou-
− 2a . Mouvement hyperbolique vement d’un point est donné par
p 2
(e > 1) : r = ± 1+e cos(θ) , p = ba , une combinaison linéaire de ces
e = ac . solutions.
– Vecteur excentricité. A = v∧σ k − – Oscillateur amorti. Equation :
ur . C’est un vecteur constant. d2 x dx 2
dt2 + 2α dt + ω0 x = 0. Trois ré-
[Oscillateurs] gimes distincts : si α > ω0 , ré-
gime amorti ; si α = ω0 régime
– Oscillateurs 1d. Mouvements dé- critique ; si α < ω0 régime oscil-
crits par l’équation : 12 m( ds 2
dt ) + latoire amorti. Idem en 2d : ré-
Ep (s) = cte = E où s est soudre le système couplé d’équa-
un paramêtre du mouvement. tion en posant ξ = x + iy. Si
La résultante des forces dérive le régime est faiblement amorti,
alors d’une énergie potentielle : 2π
E = E(0) exp(−2αt), T ≈ ω 0
et
f = −∇Ep et donc δWf = π
Q = αT .
−dEp . Remarquons que cette – Poids. P = mg = m(G − ae )
équation peut s’intégrer : dt = – Portrait de phase. Pour un os-
± √ 2 ds cillateur c’est le graphe (x, dx
m (E−Ep (s)) dt ),
– Equilibre. Les positions d’équi- pour un jeu de conditions ini-
dE tiales.
libre sont telles que : dsp = 0 ; si
d2 Ep – Pendule sphèrique. (Foucault) il
ds2 > 0 l’équilibre est stable, si
d2 Ep
y a conservation du moment pro-
ds2 < 0 l’équilibre est instable. jeté sur l’axe vertical (et de
– Petites oscillations. Au voisinage l’énergie).
d’une position d’équilibre stable,
s0 on a : Ep (s) ≈ Ep (s0 ) + (s −
s0 )
dEp d2 Ep
+ 12 (s − s0 )2 = 1.2 Systèmes matériels
ds s0 ds2 s0
1 2 2 d2 E
Ep (s0 ) + 2 (s − s0 ) k car ds2p > – Quantité de mouvement. Soient
0. Comme 12 m ds
2 N particules Mi de masse mi et
dt + Ep = E =
cte, on a donc en posant x = de quantité de mouvementPN pi =
2 mi vi on pose M = i=1 mi et
s − s0 , ddt2x + ω 2 x = 0 : c’est PN
l’équation d’un oscillateur har- on a p = i=1 pi = M vG
monique à une dimension de pul- – Réferentiel Barycentrique. C’est
sation ω = m k
. le référentiel (R∗ ) de centre G en
– Oscillateurs 2d. Points soumis a translation par rapport à (R) ga-
des forces du type f = −krur . Le lileen. La vitesse vi ∗ de Mi dans
mouvement est à force centrale ce référentiel est telle que : vi =
donc plan et projeté sur une base, vi ∗ + vG PN
il donne pour chaque coordonnée – Moment. σA = i=1 AMi ∧ pi =
une équation d’oscillateur 1d. σB + AB ∧ p.
– Oscillateur complets. C’est une [Résultante dynamique]
association en série de N oscil- – RFD. Fiext = M dvdtG avec
PN
lateurs. Pour N masses m re- Fiext = i=1 fi ext/Mi
liées par des ressorts de rigidité – Koenig. σO = σp + OG ∧ p avec
∀A, σp = σ ∗ G = σ ∗ A . donc m dv
dt = uD + fext .
Ec = 12 M vG 2
+ Ec∗ On raisonnera souvent sur des ré-
PN
σA
– TMC. dt = vA ∧p+ i=1 AMi ∧ partitions continues (et non discrètes)
fie xt . Supposons que ∀i ∈ de particules et donc de masse, de
[1, N ], fiext = mi A alors σdtA = charges... Il est d’usage d’associer à
PN
AG ∧ Fext où Fext = i=1 fie xt . ces grandeurs une grandeur volumique
(par exemple : ρ = dmdτ ) définie locale-
[Énergie potentielle]
ment. On généralise alors les résultats
– Deux particules. L’éner-
en faisant : m ↔ dm, q ↔ dq, f ↔
gie potentielle d’interaction
df ...
Ep (x1 , ..., z2 ) existe ssi f2/1 =
−∇1 Ep (x1 , ..., z2 ) et f1/2 =
−∇2 Ep (x1 , ..., z2), où ∇i = 1.3 Solide indéformable
∂
( ∂x , ∂ , ∂ ). On a alors
i ∂yi ∂zi – Solide indéformable. Solide S
δWint = −dEpint et Ec + Epint = caractérisé par ∀(Mi , Mj ) ∈
cte = E, ce qui correspond à la S, Mi Mj = ctei,j
bonne définition d’une énergie – Moment d’inertie autour d’un
potentielle. On aura de plus en axe fixe ∆ : J∆ = r2 dm
dE int (r)
général : f1/2 = −P pdr ur . ∀(M, N ) ∈ S, vM = vN + Ω ∧ N M
– N points. Epint = i>j Epint (i, j). [Huygens] Soit ∆ et ∆G deux axes
[Système à deux corps] parallèles séparés par une distance a.
– Masse réduite. On considère On a J∆ = J∆G + M a2
deux particules en interaction et – Glissement. Soient S1 et S2 deux
on étudie le mouvement de M2 solides, (R1 ) le référentiel lié à
dans (R1 ) référentiel (non gali- S1 , (R2 ) celui lié à S2 et I1 ∈ S1 ,
léen) lié à M1 . On a alors : f1/2 = I2 ∈ S2 en contact en I à l’in-
µaM2 /R1 où µ = mm11+m m2
2
est la tant t donné. La vitesse de glis-
masse réduite du système. Les sement de S2 sur S1 est alors :
forces d’inertie "disparaissent". vg = vI2 /R1 et on a : ∀M ∈
– Particule réduite. On peut choi- S2 , vM2 /R1 = vg + ΩR2 /R1 ∧ IM .
sir d’étudier ce mouvement dans Il y a glissement ssi vg 6= 0.
(R∗ ). Soit r = M1 M2 alors – Soit Ω = ΩR2 /R1 . Soit Π le plan
2
f1/2 = µ ddt2r (équation du mou- tangent au contact. On a par rap-
vement de la particule réduite du port à Π, Ω = ΩN +ΩT . Par défi-
système, M, de masse µ par rap- nition, il y a roulement ssi ΩT 6=
port à G). 0 et pivotement ssi ΩN 6= 0.
– On a de plus : Ec = 21 µv 2 et [Systèmes de forces]
σp = GM ∧ µv. – Actions de contact : résultante S
[Masse variable] Problème unidi- et moment MI = MA + IA ∧ S 6=
mensionnel : fusée. On suppose une loi 0 (a priori).
d’évolution de la masse m(t) = m0 −Dt – Puissance d’un système P de
(D : débit massique). Soit u la vitesse forces. OnP a P S,R 1
= v i/R 1
·
d’éjection des gaz. On considère le sys- fi = fi (vi/R2 + vO2 /R1 +
tème fermé fusée+gaz éjectés. A l’ins- ΩS/R1 ∧ O2 Mi ) = PS,R2 +
tant t on a : p(t) = m(t)v(t), à t + dt : Rv
P O2 /R1 + ΩS/R1 M PO2 où R =
p(t+dt) = m(t+dt)v(t+dt)−dm(v−u). fi et MO2 = fi ∧ Mi O2 .
Le système étant fermé on a : dp = Dans (R2 ) lié au solide, PS,R2 =
fext dt. Or dp = m(t + dt)v(t + dt) − 0 et donc PS,R1 = RvO2 /R1 +
dm(v−u)−m(t)v(t) = d(mv)−dm(v− ΩS/R1 MO2 , expression indépen-
u) = mdv + udm = mdv − uDdt. On a dante de O2 .
– Puissance des actions de 2.2 Premier principe
contact : P = SvI2 /R1 +
ΩR2 /R1 MI . [Transformations]
– Une transformation est dite
[Coulomb]
quasi-statique si elle est une suc-
– Frottement de glissement. Si cession continue d’états d’équi-
vg 6= 0, on a : RT vg < 0 et libre thermodynamique et mé-
RT = f RN . f est le coefficient de canique internes au sytème et
frottement dynamique. Si vg = 0, infiniment proches les uns des
R est dans le cône de frottement : autres.
RT ≤ f0 RN . f0 est le coefficient – Une transformation réversible
de frottement statique (f ≤ f0 ). est une transformation quasi-
– Frottement de roulement. Si statique sans frottement.
ΩT 6= 0 on a un moment M tel – Une transformation est dite adia-
que M ΩT < 0 et M = f ΩT . batique si elle s’effectue sans
[Inertie] Pour un solide en rotation transfert thermique.
de vitesse angulaire ω autour d’un axe – Une transformation est dite iso-
fixe ∆ de direction u passant par A on therme si elle s’effectue à tempé-
a : σ∆ = σA u = J∆ ω et Ec = 21 J∆ ω 2 . rature constante.
– En général on a σ = [J]ω où – Une transformation est dite iso-
[J] est une matrice symétrique chore si elle s’effectue à volume
réelle (donc diagonalisable selon constant.
trois axes orthogonaux) appe- – Une transformation est dite iso-
lée opérateur d’inertie et Ec = bare si elle s’effectue à pression
1
2 ω([J]ω). constante.
– Une transformation cyclique est
telle que le système se retrouve
dans le même état à l’état final
2 Thermodynamique qu’à l’état initial.
– Pour une transformation quel-
2.1 Pression dans les conque entre deux états
R 2 d’équi-
fluides au repos libre 1 et 2, W = − 1 Pext dV .
– Pour une transformation réver-
[Pression] La force de pression sible entre deuxR états d’équilibre
s’éxerçant sur un élément de surface dS 2
1 et 2, W = − 1 P dV .
est dF s = −pdS. La pression p dépend – Soit une transformation entre
du point M. deux états d’équilibre 1 et 2 telle
[Loi de l’hydrostatique] Dans un que ∆Ec = ∆Ep = 0, le système
fluide incompressible, p(z) − p(z0 ) = étant fermé, ∆U = W + Q.
−ρg(z − z0 ). De manière plus générale, – Pour une transformation infinité-
∇p − fv = 0 (fv désigne la résultante simale, dU = δW + δQ.
des forces volumiques s’exerçant sur le [Premier principe] U est une fonc-
système ; ici fv = −ρg). tion d’état extensive.
ρ la masse volumique est constante [enthalphie] On définit l’enthalpie
pour un fluide incompressible. H par H = U + P V . H est extensive.
[Poussée d’Archimède] Tout corps C’est une fonction d’état.
plongé dans un système de fluides est – Considèrons une transformation
soumis à une force, la poussée d’Archi- isochore entre deux états d’équi-
mède, dirigée vers le haut, de norme le libre 1 et 2 sans travail autre que
poids du volume de fluide déplacé. celui des forces de pression, et
∆(Ec + Ep) = 0 alors ∆U = Qv . U et H ne dépendent que de la tempé-
– Considèrons une transformation rature T.
(quelconque) isobare à P = On a dU = Cv dT et dH = Cp dT .
Pext = cste alors W = −Pext ∆V C
[γ] On pose γ = Cvp . On a (loi de
donc ∆H = Qp . Mayer) Cp − Cv = nR, Cv = γ−1 nR
,
– Considèrons une transformation
Cp = nRγ
γ−1 .
réversible isobare alors dH = δQ.
On pose Cv = ( ∂U [Lois de Laplace] Pour une trans-
∂T )V capacité ca-
lorifique à volume constant et Cp = formation adiabatique réversible d’un
( ∂H gaz parfait, en supposant γ constant,
∂T )P capacité calorifique à pression
constante. on a : T V γ−1 = cste, P V γ = cste et
P 1−γ T γ = cste.
– Un cycle de Carnot est consti-
2.3 Maxwell-Boltzmann tué de deux transformations iso-
[Loi de Maxwell-Boltzmann] La thermes à T1 et T2 (T2 < T1 )
probabilité élémentaire qu’une par- et de deux transformations adia-
ticule ait une vitesse Vx comprise batiques, toutes ces transforma-
entre Vx et Vx + dVx , une vi- tions étant réversibles.
tesse Vy comprise entre Vy et Vy + – On définit le rendement d’une
dVy , une vitesse Vz comprise entre machine par
Vz et Vz + dVz est dP = α · ce qui rapporte |W |
− 1 m(Vx2 +Vy2 +Vz2 ) ρ= =
exp( 2 kT )dV x dV y dV z avec ce qui coûte Q1
alpha tel que dP = 1 et k constante
de Boltzmann. – Pour le cycle de Carnot, ρ =
De cette loi nous pouvons déduire 1 − TT21 .
deux résultats importants : [systèmes ouverts] On pose h1 l’en-
q
kT thalpie massique à l’entrée de la ma-
– < Vx >Vx >0 = 2πm
q chine, h 2 l’enthalpie massique à la sor-
– u = 3kT tie de la machine, c1 la vitesse du fluide
m , u étant la vitesse
quadratique moyenne. à l’entrée, c 2 la vitesse du fluide à
la sortie, w’ le travail massique autre
que celui des forces de pression et q
2.4 Etude macroscopique la quantité de chaleur massique. On a
des gaz parfaits alors 12 c22 − 12 c21 + h2 − h1 = w0 + q.
Où, infinitésimalement : d( 21 c2 + h) =
[Équation d’état des gaz parfaits]
δw0 + δq.
P V = nRT
Cette équation se met sous d’autres
formes : 2.6 Second principe
– M P V = mRT A tout système fermé on associe
– ρ= M P
RT pour ρ = V
m
une grandeur non conservative S ap-
La loi de l’hydrostatique donne pelée entropie. S est extensive. Pour
dP
dz = −ρ · g, nous avons donc P = des états d’équilibre, S est une fonc-
P0 · exp(− M gz
RT0 ) si T = T0 = cste. tion d’état. ∆S = S2 − S1 = S r + S p .
S p est l’entropie produite, toujours po-
r
2.5 Etude énergétique ma- sitive. S est l’entropie reçue, due aux
transferts thermiques avec l’extérieur.
croscopique des gaz R 2 réel
On a S r = 1 δQT où T est la tem-
parfaits
pérature au niveau de la surface du
[Lois de Joule] Pour un gaz parfait, système qui échange de la chaleur. On
rév
a dS = δQT = T1 (dU + P dV ). On 2.9 Conduction de la cha-
a donc dU = T dS − P dV et dH = leur
T dS + V dP .
Il y a trois modes de propagation
[3eme principe] L’entropie de tout
de la chaleur :
système tend vers 0 lorsque T tend vers
– rayonnement
0.
– convection (transport d’énergie
par déplacement de matière).
– conduction (transfert thermique
2.7 Exemples de bilans sans mouvement de matière).
d’entropie. Applica- Phénomènes de transport (mécanismes
tion aux machines ther- de diffusion).
miques – transport d’électricité : j =
−σ∇V (loi d’Ohm).
Pour une source de chaleur, – transport de matière : j =
dSsource = δQ source
Tsource .
−D∇n (loi de Fick).
[Inégalité de Carnot-Clausius] – transport de chaleur : j = −λ∇T
Soit un système fermé, cyclique, (loi de Fourier).
qui échange de la chaleur avec n Dans un gaz le coefficient λ peut
sources (températures Ti ). On a être calculé : λ = 31 lvCv , où l est le
H δQsource
∀i ∈ {1, . . . , n}, ∆Si = i
Ti = libre parcours moyen (parcours d’une
H δQi molécule entre deux chocs successifs).
− Ti et ∆Sunivers ≥ 0. La machine De même dans le cas de l’autodiffusion
étant cyclique, ∆S = 0. Nous avons d’un gaz on a : D = lv .
3
donc Dans le cas d’une interface entre un
n I
X δQi fluide et le milieux extérieur le gradient
≤0 de température devient infini, on rem-
i=1
Ti
place alors la loi de Fourier par la loi
avec égalité si réversible. de Newton δQ = h(Text − T )dSdt, où
δQ est la chaleur reçue par le fluide
en provenance de l’extérieur et h est
le coefficient de transfert thermique de
2.8 Changement d’état des surface.
corps purs [Equation de la chaleur]
2
– Cas 1D. ∂∂xT2 = ρc ∂T
λ ∂t .
[chaleur latente] On appelle cha- ρc ∂T
– Cas 3D. ∆T = λ ∂t .
leur latente de vaporisation d’un corps
pur Lv à la température T la variation
d’enthalpie de l’unité de masse de ce
corps qui passe de l’état liquide à l’état
3 Optique
gazeux à la température T. On définit
de même LF chaleur latente de fusion 3.1 Optique géométrique
et LS chaleur latente de sublimation. – Source lumineuse. une source de
Avec ces définitions, LV , LF , LS ≥ 0. lumière peut être ponctuelle ou
Au point triple, on a : LS (T ) = étendue, auquel cas elle est su-
LF (T ) + LV (T ). Cette relation n’est perposition de sources "ponc-
pas vraie en général, il faut prendre en tuelles" d’étendue dS.
compte l’enthalpie massique nécessaire – Rayon lumineux. C’est la forme
pour passer de la température de fu- d’émission de l’énergie par une
sion à la température d’ébullition. source lumineuse.
– Intensité. Chaque élement dS issu de A passe par A0 . C’est né-
centré en P donne en M un éclai- cessaire pour pouvoir fabriquer
rement (ou une intensité) dE = des images "correctes".
L(P, M )dS, où L est fonction de On cherche les différents dioptres
la luminosité en P. permettant un stigmatisme rigoureux
– Chemin optique. Le chemin op- pour un couple de points donné. Soit I
tique (OM ) = L est tel que : un point du dioptre, (A, A0 ) un couple
dL = nds, où s est l’abscisse de points.
curviligne le long du rayon lumi- – Réflexion. On a AI ± IA0 = cte.
neux comptée positivement dans L’ensemble des points I est donc
le sens de propagation de la lu- un ellipsoïde ou un hyperboloïde
mière. de foyers A et A0 .
– Surface d’onde. Ce sont les sur- – Réfraction. On a encore (AI) +
faces telles que (OM ) = cte. (IA0 ) = nAI + n0 IA0 = cte.
– Dioptre. C’est la surface séparant Si cte = 0, on suppose λ =
deux milieux d’indices différents. n0
n > 1, le dioptre obtenu est
[Snell-Descartes] une sphère de centre C de rayon
– Réflexion. Les rayons sont dans R telle que : R = λ2λ−1 AA0 et
un même plan (le plan d’inci- 2
AC = λ2λ−1 AA0 . A et A0 sont
dence) et i1 = i2 ⇔ ∃β, u1 −u2 = alors appelés points de Weiers-
βN trass de dioptre sphérique.
– Réfraction. Les rayons sont dans
[Conditions de Gauss] Les cas de
un même plan (le plan d’inci-
stigmatisme rigoureux étant extrême-
dence) et n1 sin(i1 ) = n2 sin(i2 )
ment rares, on se contentera en pra-
⇔ ∃α, n1 u1 − n2 u2 = αN
tique du stigmatisme approché assuré
– Retour inverse. Le trajet lumi-
par les conditions de Gauss : les rayons
neux spatial est indépendant du
sont paraxiaux, c’est à dire voisins de
sens de propagation de la lu-
l’axe optique et frappant les dioptres
mière.
et miroirs au voisinage de leur sommet.
– Fermat. Pour aller de A à B la
Cela permet d’obtenir les relations de
lumière emprunte le trajet qui
conjugaison des instruments d’optique
rend le chemin optique station-
usuels.
naire (c’est à dire extrémal). On
[Relations de conjugaison]
retrouve ainsi les lois de Des-
– Conventions. on pose z =
cartes.
SA, z 0 = SA0 , R = SC,
[Malus] Les rayons lumineux sont
ξ = CA, ξ 0 = CA0 , σ =
orthogonaux aux surfaces d’onde.
F A, σ 0 = F 0 A0
– Objets et images. A et A0 sont
– Miroir sphérique. On a z10 + z1 =
images l’un de l’autre par un 2
, ξ10 + 1ξ = − R2 , σσ 0 = f f 0 et
système optique si tout rayon R
0 ξ0 0
issu de A (l’objet) passe par A0 γ = − zz = ξ = − σf 0 = − σf .
(l’image). On a (AA0 ) = cte. – Dioptre sphérique. On a nz0 − nz =
0
obtient : I = I1 + I2 +
sons que la source S soit de largeur
√
2 I1 I2 cos(φ − ∆α). 2b, centrée en O : on écrit alors :
[Difficultés de l’optique] dI = I0 (y)dy et on a : I(M ) =
Rb ax ay
– Cohérence temporelle. On ne I (y)(1 + cos(2π( λf
−b 0 0 + λf 0 ))dy. Et
1
peut réaliser d’interférences à si I0 (y) = cte = Ib0 on a : I(M ) =
l’aide de deux sources ponc- I0 (1 + ( πab 2πax
λf 0 ) cos( λf 0 )). Et la visibilité
tuelles distinctes : en effet si 1