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Étude de la chorologie végétale

Ce document décrit les différents types de cartes de répartition des espèces végétales et les concepts liés à la chorologie comme les aires de répartition, les éléments de flore et les territoires phytogéographiques.

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Étude de la chorologie végétale

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CHAPITRE III : CHOROLOGIE

La chorologie peut être définie come l’étude de la répartition géographique des


végétaux. Cette étude conduit à l’élaboration de cartes de répartition ou cartes chorologiques.

I. Représentations cartographiques des aires de répartitions des espèces


Il existe différents types de cartes de répartition, les deux plus courants sont la
répartition par surfaces et celles par points.

1
Plusieurs sources de données peuvent être utilisées afin de réaliser ces cartes :

1.1. Les données de l’IFN


Ces dernières proviennent des campagnes d’inventaire par placettes de l’IFN. Nous
représentons ci-dessous l’aire de répartition actuelle du hêtre.

Aire Modélisée :

Légende des probabilités

0 à 0,1
0,1 à 0,2
0,2 à 0,3
0,3 à 0,4
0,4 à 0,5
0,5 à 0,6
0,6 à 0,7
0,7 à 0,8
0,8 à 0,9
0,9 à 1
paramètres climatiques futurs au delà de la
gamme actuelle

Source : IFN

En tenant compte des évolutions possibles du climat (réchauffement climatique), il est


possible de simuler l’évolution probable de cette aire de répartition. Cette simulation ne prend
cependant pas en compte les capacités d’adaptation des essences, ni l’interaction possibles
avec des pathogènes ou insectes ravageurs,…

2
Evolution en 2050 :
Evolution en 2100 :

Pour plus d’informations, consulter :


http://www.nancy.inra.fr/la_science_et_vous/dossiers_scientifiques/rechauffement_climatique_et_forets_francaises/donnees

1.2 Les données issues de relevés floristiques

Une des bases de données les plus intéressante est la base de données SOPHY (http://sophy.u-
3mrs.fr/). Cette base de données a été constituée à partir de plusieurs milliers de relevés
phytosociologiques dont un certain nombre proviennent de tableaux de Référence.
En croisant les informations climatiques et de localisation des espèces, il est possible d’établir
le profil phytoclimatique de chaque espèce.

Nous reproduisons ci-dessous des exemples concernant :


- la jacinthe (espèce atlantique ; Endymion non-scriptum)
- le genêt scorpion (espèce méditerranéenne ; Genista scorpius)
- la fougère aigle (espèce subcosmopolite ; Pteridium aquilinum)
- la luzule blanchâtre (espèce médioeuropéenne ; Luzula luzuloïdes)

3
Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte

Comportement phytoclimatique de ENDYMION NON-SCRIPTUM

Pour plus d’informations et de profils d’espèces : http://sophy.u-3mrs.fr/

4
Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte

Comportement phytoclimatique de GENISTA SCORPIUS (L.)

5
Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte

Comportement phytoclimatique de PTERIDIUM AQUILINUM (L. )

6
Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte

Comportement phytoclimatique de LUZULA LUZULOIDES

7
II. Nature des aires
2.1. L’aire naturelle

Ensemble des territoires où l’espèce est indigène.

2.2. L’aire secondaire :

Formée par l’ensemble des territoires situés en dehors de l’aire naturelle, où l’espèce est
présente. Ceci étant du à une introduction volontaire ou non.

On distingue :
Espèce acclimatisée : espèce implantée hors de son aire naturelle, dans des zones climatique
où l’espèce survit mais ne peut se reproduire (cas de nombreuses espèces arborées de parc)

Espèce naturalisée : espèce implantée hors de son aire naturelle, dans des zones climatique
où l’espèce survit et peut se reproduire ( exemple : douglas dans les Ardennes ou dans le
Massif Central)

III . Dimension des aires

3.1. Aires cosmopolites

Elles couvrent les grandes parties des zones habitables du globe. Ce type de répartition
est plus fréquent lorsque l’on se trouve au niveau de la famille taxonomique.
Les familles cosmopolites sont par exemple : les Poacées, les Asteracées,…
Au niveau des espèces, on peut citer Poa annua ( pâturain annuel), Phragmites communis
(roseau), Pteridium aquilinum (fougère aigle)

3.2. Aires circumterrestres (ou zonales)

Ces aires occupent l’ensemble des terres ou des océans compris entre certaines limites de
latitudes.

On distingue ainsi du Nord au Sud :

Des aires circumboréales : ex : Oxalis acetosella

Des aires circumtempérées : ex : Ribes sp (groseillers) pour l’hémisphère nord.

Des aires circumtropicales ou pantropicales : ex : palmiers

8
3.3. Aires polytropicales

Parmi ces aires de distribution, on peut distinguer les cas suivants :

Aires Amérique Afrique Asie tropicale Océanie


tropicale tropicale
Pantropicales x x x x
Neotropicales
(nouveau monde)
Paléotropicale x x x
(ancien monde)
Polytropicales x x
x x x

3.4. Aires plurirégionales

Elles concernent les espèces présentes dans plusieurs régions d’un même empire floral.

3.5. Aires régionales

Elles concernent des espèces dont l’aire de distribution est limitée à une seule région florale.

3.6. Aires endémiques

On dit qu’une espèce est endémique lorsque celle ci est présente dans un seul territoire.

On parle d’endémisme insulaire ( Les Iles Hawaï et Madagascar possèdent une flore
endémique à environ 80 %, la Corse comprend 140 espèces végétales endémiques,…),
d’endémisme montagnard ( les Alpes abritent plus de 400 espèces endémiques) et
d’endémisme écologique (flore cupricole par exemple, liée au sols riches en cuivre).

On peut également distinguer également :


Le paléoendémisme : il concerne les espèces paléoendémiques ou endémiques reliques ou
endémiques par conservation. Il s’agit d’espèces anciennes qui, par le passé possédaient une
aire de répartition vaste, et qui sous l’effet de conditions climatiques de plus en plus
défavorables (ou de la concurrence d’espèces nouvelles à pouvoir compétitif plus grand), ont
vu leur aire de répartition se réduire.
On peut citer par exemple le Ginkgo biloba, qui s’est réfugié dans les montagnes de l’intérieur
de la Chine et qui couvrait tous les continents au Tertiaire.

Le néoendémisme : il s’agit d’un endémisme d’origine récente, en cours.

9
IV. Les territoires floristiques ou phytogéographiques

4.1. Eléments de Flore

Il est possible de grouper les espèces ayant des centres de dispersion analogues, on
arrive ainsi à la notion d'ELEMENT de flore, groupes d'espèces nées dans une même
région et ayant subi des déplacements d'ensemble au cours des âges.

Les espèces d’un même élément de flore ont donc également des affinités
climatiques semblables.

L’élément méditerranéen est ainsi composé d’espèces caractérisant la région


méditeranéenne, elles sont endémiques à cette région. On trouve dans cet élément des espèces
comme : Pinus halepensis, Pistacia lentiseus, Quercus coccifera, Myrtus communis, Quercus
ilex, Erica arborea,…

Les éléments de Flore qui concernent la France sont présentés en annexe 1 de ce


chapitre.

4.2. Territoires phytogéographiques

La composition de la faune et de la flore peut rester quasi constante sur de vastes


territoires; ailleurs, cette composition, peut au contraire se modifier brutalement lorsqu'une
discontinuité géographique (topographique ou climatique) se charge d'imposer des barrières.

De telles observations ont conduit, dès le siècle dernier, à penser qu'il devait être possible de
concrétiser ces différences en reportant sur document cartographique les limites plus ou moins
précises entre flores et faunes dissemblables.

C'est en fait essentiellement la flore qui a été utilisée pour établir ces zones homogènes car le
travail a principalement été effectué à partir d'espèces qui jouent un rôle physionomique
majeur dans la structure des paysages.

Ces zones homogènes pour la flore sont à l'origine de la notion de territoires


phytogéographiques. Un territoire phytogéographique se définit le mieux par le degré
d'originalité de sa flore et de sa végétation. Néanmoins, cette définition n'a pas encore réuni
l'unanimité des phytogéographes, les uns mettant quasi uniquement l'accent sur l'individualité
floristique, les autres préférant adjoindre à ce critère ceux que l'on peut tirer de la végétation.
A priori, l'ensemble des taxons (espèces) dont les aires comparativement restreintes et plus ou
moins superposables délimitant un territoire phytogéographique forment alors un élément
phytogéographique ou élément de flore dont nous avons parlé plus haut (Annexe1).

Cette analyse de la structure de la répartition de la Flore conduit à établir une véritable


structure hiérarchique partant de subdivisions floristiques majeures vers les districts locaux.
L'extension et l'importance du territoire phytogéographique dépend du niveau hiérarchique
des taxons endémiques qui le délimitent (Tanghe, 1975).

10
On distinguerait ainsi :

 au niveau de la Terre entière, les empires floraux, fondés sur l'endémisme des
familles et de sous-familles. On distingue habituellement six empires : holarctique,
paléotropical, néotropical, australien, antarctique et du Cap.

 au niveau des continents, les régions florales, sur la base d'un endémisme des genres
et des sections de genres.

11
 dans chaque région, des domaines floraux, caractérisés par un endémisme très
marqué des espèces;
 dans chaque domaine, des secteurs floraux, fondés sur un endémisme marqué des
unités subordonnées à l'espèce; En annexe, nous reproduisons la division
biogéographique proposée par Ozenda P.,1994.
 et enfin , au sein du secteur, des districts floraux correspondant en principe à un
début d'endémisme de taxons inférieurs à l'espèce. Les districts sont parfois
subdivisés encore en sous-districts

Actuellement, l’Union Européenne a retenu la division suivante en 9 régions


biogéographiques:

12
Pour la France, Julve Ph (1998) propose la carte suivante :

13
V. Etages de la végétation

En fonction de l’altitude, on constate une zonation de la végétation en étages.

Par exemple, pour les Vosges, on peut retenir l’étagement suivant :

Etage Altitude (m) Essences


Collinéen <450m Chênaie-charmaies , hêtraie-
chênaie
Submontagnard 450-500 m Hêtraie (chênaie), Hêtraie
Montagnard moyen 500-850 m Sapinière mixte : sapin
pectiné, hêtre, épicéa
commun, érable sycomore
Montagnard supérieur 850-1000 m Sapinière mixte : épicéa
commun, sapin pectiné,
hêtre, érable sycomore
Subalpin inférieur 1000-1150 m Hêtraie subalpine
Sualpin supérieur 1200 m Landes à éricacées, pelouses
(les « Hautes Chaumes »)

L’étage de végétation est défini par un groupement de végétaux réunis par une même affinité
écologique, dans une même tranche d’altitude. La notion d’étage est liée aux facteurs
écologiques qui la déterminent, c’est à dire notamment la température.

Si l’on observe la limite supérieure d’un même étage sylvestre, on constate que l’altitude de
celle-ci diminue lorsque l’on se déplace vers les latitudes les plus élevées. Ainsi par exemple,
la limite supérieure de la hêtraie subalpine s’abaissent régulièrement en allant du Sud vers le
Nord :
- Calabre : 1950 m
- Corse : 1750 m
- Alpes maritimes : 1550 m
- Jura : 1350 m
- Vosges du Nord : 1150 m

Ceci s’explique aisément par la température, en admettant qu’un degré de latitude est
considéré comme équivalent à 100 m d’altitude (la température moyenne annuelle s’abaisse
d’environ 0,5 à 0,6 ° par 100 m d’altitude).

14
Pour la France, il existe deux systèmes d’étages de végétation : un système valable pour la
région eurosibérienne et l’autre pour la région méditerranéenne.
1. Système pour la région eurosibérienne :
- Etage marin et littoral
- Etage collinéen : chêne sessile, chêne pédonculé, hêtre,…
- Etage montagnard : hêtre, sapin pectiné, épicéa commun, pin sylvestre
- Etage subalpin : épicéa commun, pin à crochet, mélèze d’Europe, pin cembro, hêtre
- Etage alpin : asylvatique : pelouses, landes,..
- Etage nival : neige,rochers

Exemple :

Etage Altitude (m) Essences


Collinéen <500/800m Chênaie-charmaies , hêtraie-
chênaie, châtaigneraies
Montagnard 500/800-1400/1700 m Hêtre et Sapin pectiné (zones
arrosées et/ou versants froids)
Pin sylvestre (versants secs,
exposition sud)
Subalpin 1400/1700-1800/2400 m Région sud et centrale des
Alpes (précipitations plus
faibles) : Mélèze d’Europe, Pin
à crochets et Pin cembro
dominants
Régions externes et internes
arrosées : Epicéa commun,
Sapin pectiné et Hêtre
dominants
Alpin >1800-2500 m Landes et pelouses
Nival >3000/3500 m Rochers, neige Lichens,
mousses

15
2. Système pour la région méditerranéenne :

- Etage marin et littoral


- Etage méditerranéen inférieur (=thermoméditerranéen) : olivier, pin d’Alep, Pin
pignon, chêne vert, chêne liège
- Etage méditerranéen supérieur (=mésoméditerranéen) : chêne vert, chêne liège, chêne
pubescent
- Etage supraméditerranéen (=subméditerranéen en Haute Provence) : chêne pubescent,
pin maritime
- Etage oroméditerranéen (Corse) : Pin laricio

Dans les montagnes méditerranéennes françaises, au dessus de l’étage suprameditérranéen,


on retrouve l’étagement classique :
- Etage montagnard : hêtre, sapin pectiné, épicéa commun, pin sylvestre
- Etage subalpin : sapin pectiné (faces Nord), pin à crochet, hêtre
- Etage alpin : asylvatique : pelouses, landes,..

Exemple : Etages de la végétation du Mont Ventoux


Etage Altitude (m) Essences
Thermoméditerranéen <200m environ Pin d’Alep, Pin Pignon
(Méditerranéen inférieur) Olivier, Chêne vert
Mésoméditerranéen 200-600/800 m Pin d’Alep, Genévrier de
(Méditerranéen supérieur) Phénicie (falaise, rochers,
lithosols), Chêne vert, Chêne
pubescent
Subméditerranéen 600/800-1100/1200 m Chêne pubescent , Chêne vert
(supraméditerranéen) (régresse avec l’altitude), Hêtre
en situations protégées, Pin
sylvestre
Montagnard méditerranéen 1100/1200 m – 1500m Hetre, Pin sylvestre, Pin à
Crochet (partie supérieure)
Hêtraie-Sapinière en versant
Nord
Subalpin 1500/1800 m Pin à Crochet
Lande à Juniperus communis
(Pseudo-alpin) >1800 m Eboulis

16
17
VI. Eléments d’histoire de la végétation forestière en Europe

A. Ere Primaire :
Au Silurien (-450 millions d’années), apparaissent les plantes vasculaires qui vont conquérir
la terre. A cette époque, les continents étaient encore très désertiques.

Au Dévonien (-400 millions d’années) apparaissent les premières fougères,


prêles,…(Pteridophytes). A la fin de cette période (-350 millions d’années), apparaissent les
Préphanérogames (plantes à fleur) avec l’apparition de l’ovule et de la graine. Ces végétaux
pouvaient atteindre les 40 m de hauteur.

Au Carbonifère (-300 millions d’années), les Cryptogames (fougères,…) , plantes sans fleurs,
sont à leur apogée. Le climat est alors équatorial dans nos régions et l’ambiance marécageuse
favorise une végétation luxuriante, à l’origine des gisements de charbons exploités à nos
jours. Les ginkgoales font leur apparition et au Permien, les Coniferales (-270 millions
d’années) apparaissent à leur tour.

B. Ere Secondaire :

Au début du Secondaire (-250 millions d’années ; Jurassique), les tendances évolutives sont :
 Régression des Cryptogames
 Progression des Coniférales et Ginkgoales (Gymnospermes)

Vers la fin de cette Ere, au Crétacé inférieur (-135 millions d’années), les angiospermes se
développent tandis que les fougères, les Ginkgoales et les Coniférales régressent.

Point de vue climatique, en Europe, le climat est alors tropical au sud et subtropical au nord.

C. Ere Tertiaire :
Au début du Tertiaire (-65 millions d’années), les angiospermes continuent leur progression.

En climat chaud : Ficus,…


En climat tempéré chaud : Magnolia, Platanus,…
En climat tempéré : Fagus, Quercus,…

Sur le plan de la migration des continents, l’Europe migre vers le Nord, ce qui a pour
conséquence une évolution du climat :

 Eocène (-45 millions d’années) : Climat subtropical ou tropical


 Miocène (-15 millions d’années) : Climat subtropical à tempéré chaud
 Pliocène (-5 millions d’années) : climat tempéré chaud à tempéré.

Au Tertiaire, on observe également la formation des Alpes (plissement alpin).

18
Dans nos régions, la flore tertiaire a évolué comme suit :

Eocène : Castanea, Ginkgo, Taxodium, Sequoia, Juglans, Ficus, Magnolia,…


Pliocène : flore à caractère tempéré : feuillus et résineux mais flore moins riche en espèces
thermophiles. Les espèces tropicales disparaissent.
 Résineux : Pinus,Thuya, Larix,…
 Feuillus : Salix, Quercus,Prunus, Castanea, Magnolia, Aesculus,…

D. Ere Quaternaire :
Débutant il y a deux millions d’année, et alors que le Secondaire et le Tertiaire avaient été
toujours chauds, l’Ere Quaternaire est perturbée par une série de glaciations (5 périodes) :

- Biber
- Donau(-600 à -540 milles ans)
- Mindel (-480 à -350 milles ans)
- Riss (-240 à -150 milles ans)
- Wurm (4 épisodes de -120 à -11 milles ans)

Ces périodes glacières furent entrecoupées par des périodes interglaciaires.

Les répercutions sur la flore de ces périodes glaciaires furent très importantes surtout en
Europe où les chaînes de Montagnes (Alpes, Pyrénées) formèrent des obstacles à la migration
des espèces vers le sud. Cette particularité d’orientation des montagnes expliquent,
actuellement, pourquoi la flore Nord-Américaine est plus riche en espèces que la nôtre.

A la fin de la dernière période glaciaire, la flore européenne est très appauvrie, de nombreuses
espèces ont disparues

Dans nos régions, la flore arborée a presque entièremment disparue à l’exception des
bouleaux, du pin sylvestre et du genévrier.
Le pourtour méditerranéen et les Balkans constituent une aire refuge à partir de laquelle les
espèces vont reconquérir les territoires du nord à la fin des glaciations :

Tardiglaciaire (-12 000 à -8000 ans ) : Au Centre de la France, on peut observer une forêt de
Pin sylvestre, de bouleaux et de genévrier. En région méditerranéenne, on note la présence de
chênes, noisetiers, aulnes et pruniers.

Préboréal (-8000 à -6800 ans ) : La mer méditerranéenne monte passant de -60 à -40 m par
rapport au niveau actuel.
Le pin sylvestre continue à s’étendre et atteint son optimum dans nos régions, avec une
certaine abondance des bouleaux. Les saules, le noisetier et l’aulne glutineux sont présents.

Boréal (-6800 à -5500 ans) : Le pin sylvestre régresse, alors que les chênes (sessile et
pédonculé) et ormes progressent. Le noisetier continue à s’étendre.

Dans le Sud de la France, le pin d’Alep progresse en bordure méditerranéenne. Le chêne vert
progresse vers le Sud-Ouest et en direction du Centre de la France.

19
Atlantique (-5500 à -2500 ans) : La mer méditerranée monte de plus d’un cm par an !
Avec son climat plus chaud et plus humide, cette période va correspondre à l’extension
maximal de la chênaie mixte avec tilleuls, frêne, Aulne glutineux, Ormes.
Dans l’Est, le sapin progresse.

Sub-Boréal (-2500 à -500 ans ) : On observe un léger refroidissement du climat. La chênaie


caducifoliée régresse dans le Languedoc. Le chêne vert et le buis y progressent fortement.
Dans nos régions, les ormes régressent , tandis que le hêtre s’étend en plaine. Ce dernier
progresse également dans les Pyrénées et le Massif Central.

Sub-atlantique (- 500 ans à nos jours) :


Période caractérisée par des défrichements importants
Le charme progresse vers les régions de l’Ouest et le hêtre continue son extension.

Quels seront les impacts des changements climatiques ? : à suivre…..

20
VII. Les indices d’Ellenberg
Suite à de nombreux travaux et observations, H. ELLENBERG ( D ) a établi, pour la
végétation d’Europe centrale, des valeurs indicatrices pour les plantes vasculaires (
Spermatophytes et Pteridophytes ), ainsi que pour les Bryophytes.
En ce qui concerne les plantes vasculaires , les facteurs écologiques retenus pour décrire le
comportement écologique moyen de chaque espèce sont au nombre de huit : les besoins en
lumière, la température, la continentalité, le régime hydrique lié au sol, le PH du sol, les
besoins en azote, la salinité du milieu et la tolérance aux métaux lourds.

Les valeurs indicatrices utilisées pour les six premiers facteurs sont ( traduit de l’anglais avec
quelques légères modifications ) :

L = besoins en lumière

Basé sur l’évaluation de l’éclairement relatif reçu en période feuillée pour les forêts
caducifoliées

1. plante d’ombre profonde ( sciaphile stricte ), présente parfois à des éclairement relatifs de
moins de 1%, rarement à des éclairements relatifs de plus de 30 % ( Oxalis acetosella ) ;
2. entre 2 et 3 ( Allium ursinum, Carex sylvatica, Polygonatum multiflorum ) ;
3. plante d’ombre ( sciaphile ), présente la plupart du temps à des éclairements relatifs de
moins de 5 %, mais aussi dans des endroits plus éclairés ( Brachypodium sylvaticum , Daphne
laureola, Dryopteris affinis, Blechnum spicant, Dryopteris filix-mas, Lamium galeobdolon,
Melica uniflora) ;
4. entre 3 et 5 ( Euphorbia amygdaloïdes, Athyrium filix-femina, Epilobium montanum,
Dryopteris dilatata, Luzula luzuloïdes );
5. plante semi-sciaphile, rarement en pleine lumière, mais généralement sous des
éclairements relatifs de plus de 10 % ( Dryopteris carthusiana );
6. entre 5 et 7 ( Carex brizoïdes, Deschampsia cespitosa, Primula eliator, Pteridium
aquilinum ) ;
7. plante présente dans des endroits bien éclairé, mais aussi pouvant être partiellement
ombragés ( plante semi-héliophile ) ( Dactylis glomerata, Digitalis purpurea, Filipendula
ulmaria ) ;
8. plante de lumière ( héliophile ), rarement trouvée lorsque l’éclairement relatif est inférieur
à 40 % ( Cirsium arvense, Cytisus scoparius, Epilobium angustifolium, Erica tetralix, Calluna
vulgaris );
9. plante de pleine lumière ( héliophile stricte ), trouvées en zones de pleine lumière,
trouvées rarement dans des endroits où l’éclairement relatif est inférieur à 50 % .

21
T = Température

Facteur prenant en compte les gradients de température observés depuis les régions
arctiques aux régions méditerranéennes et depuis les niveaux alpins jusqu’aux plaines.

1. plante indicatrice de climat froid, trouvée seulement en haute montagne ou dans les régions
boréales et arctiques. En montagne, ces plantes sont trouvées la plupart du temps dans les
étages alpin ou nival.
3. plante indicatrice de conditions climatiques froides, principalement subalpines ;
4. entre 3 et 5 ( plantes montagnardes notamment ) ( Polygonatum verticillatum, Luzula
luzuloïdes )
5. plantes indicatrices de conditions tempérées généralement frais, depuis les plaines aux
montagnes, mais dans ce dernier cas en conditions submontagnardes (Carex brizoïdes, Carex
sylvatica, Pteridium aquilinum, Lamium galeobdolon, Melica uniflora, Poa chaixii)
6. entre 5 et 7 ( Ulex europaeus, Ligustrum vulgare )
7. plantes de climat tempéré doux à chaud ( hiver doux et/ou été chaud )
9. plantes présentent dans les conditions chaudes ; plantes mediteranéennes

K = Continentalité

Le facteur pris en compte est la continentalité des espèces , en distinguant les espèces
à aire de distribution plus ou moins proche des côtes atlantiques ou au contraire celles dont
l’aire de distribution s’étend vers des régions plus continentales.

1. plantes océaniques strictes ( eu-atlantiques ) ( Erica tetralix , Ulex europaeus) ;


2. plantes océaniques ( aires de distribution uniquement cantonnées dans les régions ouest de
l’Europe ) ( Dryopteris affinis, Ilex aquifolium, Luzula forsteri )
3. entre 2 et 4 ( Oxalis acetosella, Dryopteris filix-mas, Juncus effusus, Luzula pilosa );
4. plantes subocéaniques ( aire s’étendant surtout dans l’ouest et le centre-ouest de
l’Europe,avec quelques incursions dans l’est de l’Europe Centrale ) ( Primula eliator, Lamium
galeobdolon, Luzula luzuloïdes )
5. plantes intermédiaires, faiblement subocéaniques à faiblement subcontinentales (
Polygonatum multiflorum , Vaccinium myrtillus) ;
6. plantes subcontinentales : l’aire de distribution est principalement dans l’est de l’Europe
Centrale et en partie dans l’Europe de l’Est ( Maianthemum bifolium ).
7. entre 6 et 8 ;
8. plante continentale, s’étendant depuis l’Europe de l’Est vers l’est de l’Europe Centrale ;
9. plante continentale stricte : aire de distribution cantonnée à l’Europe de l’Est .

22
F = conditions hydriques édaphiques

Ce facteur prend en compte le régime hydrique du sol en se basant sur un gradient


d’humidité depuis les conditions les plus sèches ( pentes rocailleuses par exemples ) au
conditions les plus humides.

1. plante indicatrice d’extrême sécheresse ;


3. plante indicatrice de sols secs, plus souvent trouvée sur sols séchards que sur sols frais ;
5. plante indicatrice de sol frais ; absente sur sol humide ou sol sec ( Hedera helix, Geum
urbanum, Ilex aquifolium, Dryopteris filix-mas , Fragaria vesca) ;
6. intermédiaire entre 5 et 7 ( Geranium robertianum, Narcissus pseudonarcisus, Dryopteris
dilatata ) ;
7. plante indicatrice d’ humidité ; sur sol constamment frais ou humide, mais jamais sur sols
constamment engorgé ( Juncus effusus, Athyrium filix-femina );
8. intermédiaire entre 7 et 9 ( Filipendula ulmaria )
9. plante de sols de stations mouilleuse ; souvent engorgés en eau et asphyxiants ( Glyceria
fluitans, Iris pseudacorus );
10. plante indicatrice de sites occasionnellement inondés ( en hiver seulement ) ;
11. plante s’enracinant sous l’eau mais avec une partie aérienne , ou plante flottant sur la
surface ;
12. plante submergée, de façon permanente ou presque constamment sous l’eau .

R = acidité ( PH )

1. plante indicatrice d’acidité extrême ( acidiphile stricte ), jamais trouvée sur sols peu acides
ou basiques ( Calluna vulgaris ).
3. plante indicatrice d’acidité ( acidiphile ) , principalement sur sol acide, mais
exceptionnellement sur sol proche de la neutralité ( Pteridium aquilinum, Luzula luzuloïdes,
Lonicera periclymenum ) ;
5. plante indicatrice de sols modérément acides ( acidicline ) ; occasionnelle dans d’autres
conditions ;
6. intermédiaire entre 5 et 7 ( Stellaria holostea ) ;
7. plante de conditions peu acides à faiblement basique ( neutrocline ) ; jamais trouvée en sols
très acides ( Primula eliator ; Stachys sylvatica ) ;
8. intermédiaire entre 7 et 9 ( Ligustrum vulgare, Viburnum lantana ) ;
9. plante de sols basiques, souvent trouvées sur sols carbonatés.

23
N = besoins en azote

L’évaluation de ce facteur repose sur un gradient de disponibilité en azote durant la


période de végétation.

1. plante indicatrice de sites très pauvres en azote disponible ( Calluna vulgaris ) ;


2. intermédiaire entre 1 et 3 ( Potentilla erecta )
3. plante indicatrice de sites plus ou moins pauvres en azote disponible ( Vaccinium myrtillus,
Primula veris ) ;
4. intermédiaire entre 3 et 4
5. plante indicatrice de conditions intermédiaires ( Asperula odorata, Stellaria holostea, Vicia
sepium );
6. . intermédiaire entre 5 et 7
7. plantes souvent observée dans les endroits riches en azote disponible ( Geranium
robertianum, Glechoma hederacea, Geum urbanum, Stachys sylvatica, Scrophularia nodosa,
Ribes rubrum, Ranunculus ficaria, Primula eliator ) ;
8. . intermédiaire entre 7 et 9
9. plante indicatrice de conditions très riches ; telles que les prairies pâturées ou près des
rivières polluées ( Urtica dioïca )

24
Annexe 1 : Les éléments de flore

L'analyse de la végétation d'une région montre la présence de groupes d’espèces aux affinités
climatiques différentes et par conséquent des aires de dispersion très différentes.

Il est possible de grouper les espèces ayant des centres de dispersion analogues, on arrive
ainsi à la notion d'ELEMENT de flore, groupes d'espèces nées dans une même région et
ayant subi des déplacements d'ensemble au cours des âges.
Les espèces d’un même élément de flore ont donc également des affinités climatiques
semblables.

Dire qu'une plante appartient à tel ou tel élément est une traduction commode de son aire. Le
terme d'élément sert à désigner une partie de la flore totale possédant une répartition
géographique donnée. Quand la répartition des espèces est connue, on effectue des
comparaisons et l'on constate que de nombreuses plantes offrent des répartitions analogues
d'où la distinction et la dénomination des différents éléments.

La végétation d'une région, d'un groupement végétal, comprendra un nombre variable selon
les cas, d'éléments de flore distincts ayant des centres de gravité pouvant être très éloignés Les
uns des autres. Préciser ces éléments permet de se faire une idée des influences écologiques
qui règnent ou qui ont régné sur la région considérée. De plus, cela permet de comparer la
composition floristique des groupements végétaux sur des bases chorologiques.

ELEMENT HOLARTIQUE

• Région territoriale très vaste (toutes les régions tempérées et froides de l'hémisphère nord).

Elément circumboréal :

Espèces assez nombreuses dont l'aire de répartition comprend à la fois les régions tempérées
ou froides de l'Eurasie et de l'Amérique boréale.

Parmi ces espèces circumboréales, il y a peu d'arbres et peu de végétaux ligneux, mais un
certain nombre de plantes herbacées jouant un rôle important en forêt.

Athyrium filix-femina Milium effusum


Dryopteris cristata Anemone nemorosa
Deschampsia flexuosa Oxalis acetosella
Epilobium angustifolium Veronica officinalis
Hepatica nobilis

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ELEMENT EUROSIBERIEN

Elément boréal :

• Aire principale occupant La zone septentrionale des Conifères de L'Euro-Sibérie.

Boréomontagnardes :

• Espèces se confinant en Europe tempérée dans les territoires montagneux relativement


froids :

Picea abies , Alnus viridis et nombreux arbrisseaux et sous-arbrisseaux acidiphiles, souvent


localisés dans nos tourbières de montagne

Vaccinium vitis idaea Salix glauca


Vaccinium uliginosum Salix reticulata
Betula nana Salix herbacea
Trientalis europaea Salix lapponum
Salix myrsinites
= saules chétifs alpins

• de nombreuses plantes herbacées, principalement d'humus acide ou de tourbières :


Eriophorum angustifolium,…

Sub-Boréales :

Largement répandues en Europe tempérée, surtout dans les contrées à été frais :

Betula pubescens, Sorbus aucuparia, Vaccinium myrtillus

Elément eurasiatique :

• Espèces distribuées dans toute L'Europe tempérée; elles pénètrent au-delà de L'Oural, du
Turkestan et parfois en Chine:

Ulmus minor Salix capraea


Populus alba Populus nigra
Salix alba Ulmus glabra

Salix purpurea Sambucus nigra


Salix cinerea Sambucus racemosa
Ribes uva-crispa Humulus lupulus

Adoxa moschatellina Festuca gigantea


Aegopodium podagraria Fragaria vesca
Anemone ranunculoides Geum urbanum
Brachypodium silvaticum Impatiens noli-tangere
Brachypodium pinnatum Glechoma hederacea
Circaea lutetiana Molinia coerulea
Corydalis bulbosa Paris quadrifolia
Epilobium montanum Poa nemoralis

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Eupatorium cannabinum Ranunculus auricomus
Stachys sylvatica Ranunculus ficaria
Vicia sepium Viola hirta

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Elément atlantique :

• Espèces confinées dans l'ouest de l’'Europe tempérée où les hivers sont doux à modérés.

Eu-atlantiques :

Espèces s'éloignant peu de la côte atlantique


Quercus pyrenaica

Erica vagans
Ulex gallii

Endymion non scriptum


Euphorbia hibernica
Meconopsis cambric
Peucedanum gallicum

Sub-atlantiques :

Ulex minor Erica cinerea


Erica ciliaris Erica tetralix
Ulex europaeus Lonicera periclymenum

Helleborus viridis ssp. occidentalis Conopodium Arenaria montana


majus Galium hercynicum
Lathraea squamaria Digitalis purpurea
Pulmonaria affinis
Hypericum pulchrum

Elément submediterranéen (méditerranéo-montagnarde) :

• espèces des montagnes ceinturant le bassin méditerranéen, descendant rarement à basse


altitude, mais remontant assez loin vers le nord:

Quercus pubescens Acer monspessulanum


Evonymus latifolius (Jura) Acer opalus
Rhamnus alpina (Jura, Bourgogne) Amelanchier vulgaris (Nancy, Jura, Bourgogne)
Coronilla emerus (Bourgogne, Jura)

• certaines localités de ces espèces sont célèbres, séparées parfois par d'assez grandes
distances, disposées en avant-garde au gré de conditions écologiques assez exceptionnelles
(falaises calcaires en exposition sud) → « colonies xérothermiques » .

Elément balkano-pontique :

• espèces orientales pénétrant dans la région du Danube et dans la région méridionale des Alpes :
Fraxinus ornus Quercus cerris
Ostrya carpinifolia
Carex praecox Silene otites
Veronica teucrium

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Elément européen :

• aire principale: l'Europe tempérée entre la zone septentrionale des Conifères, la zone des
steppes orientales et la zone méditerranéenne; un certain nombre d'espèces atteignant les
chaînes pontiques et la Caspienne.

Quercus robur Viburnum opulus


Convallaria maialis Carex sylvatica

Subocéaniques :

Espèces européennes à tendance occidentale n'atteignant pas les steppes orientales :

Fagus sylvatica Fraxinus excelsior


Quercus petraea

Crataegus monogyna Frangula alnus


Rosa arvensis Prunus spinosa

Allium ursinun Anemone nemorosa


Arum maculatum Asperula odorata
Carex pendula Dryopteris filix mas
Lamiastrum galeobdolon Melica uniflora
Neottia nidus-avis Polygonatum multiflorum
Senecio fuchsii Viola reichenbachiana

Subcontinentales :

• Espèces européennes à tendance continentale n'atteignant pas toujours les rivages de


l'atlantique, mais pénétrant assez loin dans la plaine russe :

Acer platanoides Carpinus betulus


Tilia cordata

Berberis vulgaris
Pulsatilla vulgaris Aquilegia vulgaris
Carex brizoides Carex montana
Carex pilosa Carex umbrosa
Hordelymus europaeus Galium sylvaticum

Méridionales :

Acer campestre Tilia platyphyllos


Sorbus aria Sorbus torminalis
Pirus communis Malus silvestris

Clematis vitalba Cornus sanguinea


Rhamnus cathartica Viburnum lantana'

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Montagnardes :

• Espèces européennes à tendance périalpine dont l'aire est centrée sur Le massif alpin et les
chaînes périphériques.

Abies alba Larix decidua


Pinus uncinata Alnus incana
Acer pseudoplatanus

Daphne mezereum Cotoneaster integerrimus

Actaea spicata Centaurea montana


Cardamine heptaphylla Poa chaixii
Polygonatum verticillatum Ranunculus platanifolius
Sesleria caerulea

ELEMENT MEDITERRANEEN

• Avec exclusivement des végétaux ayant leur centre de dispersion dans Le bassin
méditerranéen et qui, à La faveur de circonstances écologiques favorables, s'en éloignent
parfois se mélangeant plus ou moins à la flore eurosibérienne.

Euméditerranéennes strictes :

• S'éloignant peu de l'aire de l'Olivier:

Pinus halepensis Quercus coccifera

Cistus albidus Erica multiflora


Calycotome spinosa Clematis flammula
Lonicera implexa Ceratonia siliqua
Myrtus communis Pistacia lentiseus

Méditerranéennes larges :

Susceptibles de s'échapper de la région méditerranéenne soit vers le nord, soit vers l'ouest

Quercus ilex

Rhamnus alaternus Erica arborea


Aphyllanthes monspeliensis Dorycnium suffruticosum

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ELEMENT MEDITERRANEO-ATLANTIQUE

• Aire principale: les régions montagneuses du bassin méditerranéen avec extension dans
l'ouest de L'Europe:
Quercus suber Pinus pinaster
Viburnum tinus Erica scoparia
Cistus salviaefolius Arbutus unedo
Smilax aspera Buxus sempervirens
Mespilus germanica Cornus mas
Ilex aquifolium Daphne laureola

Anthericum liliago Bryonia cretica ssp.


Hypericum androsaemum Luzula forsteri
Primula vulgaris Sanicula europaea
Tamus communis Vinca minor

ESPECES SUBCOSMOPOLITES

Exemple : Pteridium aquilinum

*********************
Remarque : L'attribution de telle ou telle espèce à un élément géographique déterminé est
souvent délicate, Les opinions varient selon les auteurs et même pour des espèces dont la
répartition est suffisamment connue. Il y a en outre te problème des espèces dont l'homme a
étendu volontairement leur aire à des dates plus ou moins récentes ( Castanea sativa par
exemple)
*********************************

Arctiques

Subarctiques

Ouest Boréales Est

Subboréales
Atl. nord
Euatlantiques Subatlantiques Subocéaniques Médioeuropéennes Subcontinentales
Balkano-Pontiques
Atl.Sud Méridionales Subpontiques

Méditerranéo-Atlantiques Submediterranéennes pontico-méditerranéennes

Méditerranéennes larges

Euméditerranéennes
ouest Est

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Exemples d’imbrication des éléments de flore à l’échelle d’une région :

1. Région Lorraine :

· Elément subatlantique :
Genista pilosa, Lonicera periclymenum, Cytisus scoparius, Ornithogalum pyrenaicum, Helleborus foetidus,…

· Elément subméditerranéen :
Quercus pubescens, Amelanchier ovalis, Carex hallerana, Teucrium montanurn, Melica ciliata,..

Elément eurasiatique :
Ulmus minor , Adoxa moschatellina, Fragaria vesca, Geum urbanum,
Vicia sepium, Ranunculus auricomus, Viola hirta, Glechoma hederacea,…

· Elément européen-montagnard :

Daphne mezereum, Acer pseudoplatanus, Actaea spicata, Cardamine heptaphylla, Poa chaixii, Centaurea
montana, Rubus saxatilis, Stachys alpina,…

• Elément européen :

Quercus robur, Carex sylvatica, Convallaria maialis,…

Subocéaniques :

Fagus sylvatica, Quercus petraea, Fraxinus excelsior, Rosa arvensis, Allium ursinum, Arum maculatum, Neottia
nidus-avis,…
Subcontinentales :
Acer platanoides, Carpinus betulus, Berberis vulgaris, Carex brizoides, Carex montana, Carex umbrosa,
Galium sylvaticum,…

2. Région landaise

Dans Les vestiges de forêt naturelle qui se trouvent dans les "vieilles dunes", La flore y est
beaucoup plus variée que dans les boisements artificiels.

· Elément euatlantique :

Quercus pyrenaica, Avena thorei, Scilla verna, Erica vagans, Potentilla montana,…

Elément subatlantique

Ulex minor, Ulex europaeus, Erica cinerea, Erica tetralix, Lonicera periclymenum, Arenaria Montana,…

· Elément méditerranéo-atlantique :

Pinus pinaster, Erica scoparia, Ruscus aculeatus, Cistus salviaefolius, Arbutus unedo, Rubia peregrina,
Hypericurn androsaemum,….

· Elément "européen':

Quercus robur …

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Annexe2 : Carte biogéographique de l’Europe (Ozenda P.,1994)

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Annexe 3: Etages de la végétation : exemples

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Annexe 4: Dérive des continents

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6
Précambrien (-900 10 années)

6 6
Cambrien (-570 10 années) Trias (-240 10 années)

6 6
Dévonien (-400 10 années) Jurassique (-200 10 années)

6 6
Carbonifère (-350 10 années) Crétacé (-135 10 années)

6 6
Permien (-270 10 années) Paléocène (-65 10 années)

De nos jours

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Annexe 4 : Documents d’Eléments d’histoire de la végétation forestière en
Europe (tirés de Ozenda P ., 1994)

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