Étude de la chorologie végétale
Étude de la chorologie végétale
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Plusieurs sources de données peuvent être utilisées afin de réaliser ces cartes :
Aire Modélisée :
0 à 0,1
0,1 à 0,2
0,2 à 0,3
0,3 à 0,4
0,4 à 0,5
0,5 à 0,6
0,6 à 0,7
0,7 à 0,8
0,8 à 0,9
0,9 à 1
paramètres climatiques futurs au delà de la
gamme actuelle
Source : IFN
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Evolution en 2050 :
Evolution en 2100 :
Une des bases de données les plus intéressante est la base de données SOPHY (http://sophy.u-
3mrs.fr/). Cette base de données a été constituée à partir de plusieurs milliers de relevés
phytosociologiques dont un certain nombre proviennent de tableaux de Référence.
En croisant les informations climatiques et de localisation des espèces, il est possible d’établir
le profil phytoclimatique de chaque espèce.
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Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte
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Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte
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Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte
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Abondance faible Abond. moyenne Abondance forte
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II. Nature des aires
2.1. L’aire naturelle
Formée par l’ensemble des territoires situés en dehors de l’aire naturelle, où l’espèce est
présente. Ceci étant du à une introduction volontaire ou non.
On distingue :
Espèce acclimatisée : espèce implantée hors de son aire naturelle, dans des zones climatique
où l’espèce survit mais ne peut se reproduire (cas de nombreuses espèces arborées de parc)
Espèce naturalisée : espèce implantée hors de son aire naturelle, dans des zones climatique
où l’espèce survit et peut se reproduire ( exemple : douglas dans les Ardennes ou dans le
Massif Central)
Elles couvrent les grandes parties des zones habitables du globe. Ce type de répartition
est plus fréquent lorsque l’on se trouve au niveau de la famille taxonomique.
Les familles cosmopolites sont par exemple : les Poacées, les Asteracées,…
Au niveau des espèces, on peut citer Poa annua ( pâturain annuel), Phragmites communis
(roseau), Pteridium aquilinum (fougère aigle)
Ces aires occupent l’ensemble des terres ou des océans compris entre certaines limites de
latitudes.
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3.3. Aires polytropicales
Elles concernent les espèces présentes dans plusieurs régions d’un même empire floral.
Elles concernent des espèces dont l’aire de distribution est limitée à une seule région florale.
On dit qu’une espèce est endémique lorsque celle ci est présente dans un seul territoire.
On parle d’endémisme insulaire ( Les Iles Hawaï et Madagascar possèdent une flore
endémique à environ 80 %, la Corse comprend 140 espèces végétales endémiques,…),
d’endémisme montagnard ( les Alpes abritent plus de 400 espèces endémiques) et
d’endémisme écologique (flore cupricole par exemple, liée au sols riches en cuivre).
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IV. Les territoires floristiques ou phytogéographiques
Il est possible de grouper les espèces ayant des centres de dispersion analogues, on
arrive ainsi à la notion d'ELEMENT de flore, groupes d'espèces nées dans une même
région et ayant subi des déplacements d'ensemble au cours des âges.
Les espèces d’un même élément de flore ont donc également des affinités
climatiques semblables.
De telles observations ont conduit, dès le siècle dernier, à penser qu'il devait être possible de
concrétiser ces différences en reportant sur document cartographique les limites plus ou moins
précises entre flores et faunes dissemblables.
C'est en fait essentiellement la flore qui a été utilisée pour établir ces zones homogènes car le
travail a principalement été effectué à partir d'espèces qui jouent un rôle physionomique
majeur dans la structure des paysages.
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On distinguerait ainsi :
au niveau de la Terre entière, les empires floraux, fondés sur l'endémisme des
familles et de sous-familles. On distingue habituellement six empires : holarctique,
paléotropical, néotropical, australien, antarctique et du Cap.
au niveau des continents, les régions florales, sur la base d'un endémisme des genres
et des sections de genres.
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dans chaque région, des domaines floraux, caractérisés par un endémisme très
marqué des espèces;
dans chaque domaine, des secteurs floraux, fondés sur un endémisme marqué des
unités subordonnées à l'espèce; En annexe, nous reproduisons la division
biogéographique proposée par Ozenda P.,1994.
et enfin , au sein du secteur, des districts floraux correspondant en principe à un
début d'endémisme de taxons inférieurs à l'espèce. Les districts sont parfois
subdivisés encore en sous-districts
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Pour la France, Julve Ph (1998) propose la carte suivante :
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V. Etages de la végétation
L’étage de végétation est défini par un groupement de végétaux réunis par une même affinité
écologique, dans une même tranche d’altitude. La notion d’étage est liée aux facteurs
écologiques qui la déterminent, c’est à dire notamment la température.
Si l’on observe la limite supérieure d’un même étage sylvestre, on constate que l’altitude de
celle-ci diminue lorsque l’on se déplace vers les latitudes les plus élevées. Ainsi par exemple,
la limite supérieure de la hêtraie subalpine s’abaissent régulièrement en allant du Sud vers le
Nord :
- Calabre : 1950 m
- Corse : 1750 m
- Alpes maritimes : 1550 m
- Jura : 1350 m
- Vosges du Nord : 1150 m
Ceci s’explique aisément par la température, en admettant qu’un degré de latitude est
considéré comme équivalent à 100 m d’altitude (la température moyenne annuelle s’abaisse
d’environ 0,5 à 0,6 ° par 100 m d’altitude).
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Pour la France, il existe deux systèmes d’étages de végétation : un système valable pour la
région eurosibérienne et l’autre pour la région méditerranéenne.
1. Système pour la région eurosibérienne :
- Etage marin et littoral
- Etage collinéen : chêne sessile, chêne pédonculé, hêtre,…
- Etage montagnard : hêtre, sapin pectiné, épicéa commun, pin sylvestre
- Etage subalpin : épicéa commun, pin à crochet, mélèze d’Europe, pin cembro, hêtre
- Etage alpin : asylvatique : pelouses, landes,..
- Etage nival : neige,rochers
Exemple :
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2. Système pour la région méditerranéenne :
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VI. Eléments d’histoire de la végétation forestière en Europe
A. Ere Primaire :
Au Silurien (-450 millions d’années), apparaissent les plantes vasculaires qui vont conquérir
la terre. A cette époque, les continents étaient encore très désertiques.
Au Carbonifère (-300 millions d’années), les Cryptogames (fougères,…) , plantes sans fleurs,
sont à leur apogée. Le climat est alors équatorial dans nos régions et l’ambiance marécageuse
favorise une végétation luxuriante, à l’origine des gisements de charbons exploités à nos
jours. Les ginkgoales font leur apparition et au Permien, les Coniferales (-270 millions
d’années) apparaissent à leur tour.
B. Ere Secondaire :
Au début du Secondaire (-250 millions d’années ; Jurassique), les tendances évolutives sont :
Régression des Cryptogames
Progression des Coniférales et Ginkgoales (Gymnospermes)
Vers la fin de cette Ere, au Crétacé inférieur (-135 millions d’années), les angiospermes se
développent tandis que les fougères, les Ginkgoales et les Coniférales régressent.
Point de vue climatique, en Europe, le climat est alors tropical au sud et subtropical au nord.
C. Ere Tertiaire :
Au début du Tertiaire (-65 millions d’années), les angiospermes continuent leur progression.
Sur le plan de la migration des continents, l’Europe migre vers le Nord, ce qui a pour
conséquence une évolution du climat :
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Dans nos régions, la flore tertiaire a évolué comme suit :
D. Ere Quaternaire :
Débutant il y a deux millions d’année, et alors que le Secondaire et le Tertiaire avaient été
toujours chauds, l’Ere Quaternaire est perturbée par une série de glaciations (5 périodes) :
- Biber
- Donau(-600 à -540 milles ans)
- Mindel (-480 à -350 milles ans)
- Riss (-240 à -150 milles ans)
- Wurm (4 épisodes de -120 à -11 milles ans)
Les répercutions sur la flore de ces périodes glaciaires furent très importantes surtout en
Europe où les chaînes de Montagnes (Alpes, Pyrénées) formèrent des obstacles à la migration
des espèces vers le sud. Cette particularité d’orientation des montagnes expliquent,
actuellement, pourquoi la flore Nord-Américaine est plus riche en espèces que la nôtre.
A la fin de la dernière période glaciaire, la flore européenne est très appauvrie, de nombreuses
espèces ont disparues
Dans nos régions, la flore arborée a presque entièremment disparue à l’exception des
bouleaux, du pin sylvestre et du genévrier.
Le pourtour méditerranéen et les Balkans constituent une aire refuge à partir de laquelle les
espèces vont reconquérir les territoires du nord à la fin des glaciations :
Tardiglaciaire (-12 000 à -8000 ans ) : Au Centre de la France, on peut observer une forêt de
Pin sylvestre, de bouleaux et de genévrier. En région méditerranéenne, on note la présence de
chênes, noisetiers, aulnes et pruniers.
Préboréal (-8000 à -6800 ans ) : La mer méditerranéenne monte passant de -60 à -40 m par
rapport au niveau actuel.
Le pin sylvestre continue à s’étendre et atteint son optimum dans nos régions, avec une
certaine abondance des bouleaux. Les saules, le noisetier et l’aulne glutineux sont présents.
Boréal (-6800 à -5500 ans) : Le pin sylvestre régresse, alors que les chênes (sessile et
pédonculé) et ormes progressent. Le noisetier continue à s’étendre.
Dans le Sud de la France, le pin d’Alep progresse en bordure méditerranéenne. Le chêne vert
progresse vers le Sud-Ouest et en direction du Centre de la France.
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Atlantique (-5500 à -2500 ans) : La mer méditerranée monte de plus d’un cm par an !
Avec son climat plus chaud et plus humide, cette période va correspondre à l’extension
maximal de la chênaie mixte avec tilleuls, frêne, Aulne glutineux, Ormes.
Dans l’Est, le sapin progresse.
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VII. Les indices d’Ellenberg
Suite à de nombreux travaux et observations, H. ELLENBERG ( D ) a établi, pour la
végétation d’Europe centrale, des valeurs indicatrices pour les plantes vasculaires (
Spermatophytes et Pteridophytes ), ainsi que pour les Bryophytes.
En ce qui concerne les plantes vasculaires , les facteurs écologiques retenus pour décrire le
comportement écologique moyen de chaque espèce sont au nombre de huit : les besoins en
lumière, la température, la continentalité, le régime hydrique lié au sol, le PH du sol, les
besoins en azote, la salinité du milieu et la tolérance aux métaux lourds.
Les valeurs indicatrices utilisées pour les six premiers facteurs sont ( traduit de l’anglais avec
quelques légères modifications ) :
L = besoins en lumière
Basé sur l’évaluation de l’éclairement relatif reçu en période feuillée pour les forêts
caducifoliées
1. plante d’ombre profonde ( sciaphile stricte ), présente parfois à des éclairement relatifs de
moins de 1%, rarement à des éclairements relatifs de plus de 30 % ( Oxalis acetosella ) ;
2. entre 2 et 3 ( Allium ursinum, Carex sylvatica, Polygonatum multiflorum ) ;
3. plante d’ombre ( sciaphile ), présente la plupart du temps à des éclairements relatifs de
moins de 5 %, mais aussi dans des endroits plus éclairés ( Brachypodium sylvaticum , Daphne
laureola, Dryopteris affinis, Blechnum spicant, Dryopteris filix-mas, Lamium galeobdolon,
Melica uniflora) ;
4. entre 3 et 5 ( Euphorbia amygdaloïdes, Athyrium filix-femina, Epilobium montanum,
Dryopteris dilatata, Luzula luzuloïdes );
5. plante semi-sciaphile, rarement en pleine lumière, mais généralement sous des
éclairements relatifs de plus de 10 % ( Dryopteris carthusiana );
6. entre 5 et 7 ( Carex brizoïdes, Deschampsia cespitosa, Primula eliator, Pteridium
aquilinum ) ;
7. plante présente dans des endroits bien éclairé, mais aussi pouvant être partiellement
ombragés ( plante semi-héliophile ) ( Dactylis glomerata, Digitalis purpurea, Filipendula
ulmaria ) ;
8. plante de lumière ( héliophile ), rarement trouvée lorsque l’éclairement relatif est inférieur
à 40 % ( Cirsium arvense, Cytisus scoparius, Epilobium angustifolium, Erica tetralix, Calluna
vulgaris );
9. plante de pleine lumière ( héliophile stricte ), trouvées en zones de pleine lumière,
trouvées rarement dans des endroits où l’éclairement relatif est inférieur à 50 % .
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T = Température
Facteur prenant en compte les gradients de température observés depuis les régions
arctiques aux régions méditerranéennes et depuis les niveaux alpins jusqu’aux plaines.
1. plante indicatrice de climat froid, trouvée seulement en haute montagne ou dans les régions
boréales et arctiques. En montagne, ces plantes sont trouvées la plupart du temps dans les
étages alpin ou nival.
3. plante indicatrice de conditions climatiques froides, principalement subalpines ;
4. entre 3 et 5 ( plantes montagnardes notamment ) ( Polygonatum verticillatum, Luzula
luzuloïdes )
5. plantes indicatrices de conditions tempérées généralement frais, depuis les plaines aux
montagnes, mais dans ce dernier cas en conditions submontagnardes (Carex brizoïdes, Carex
sylvatica, Pteridium aquilinum, Lamium galeobdolon, Melica uniflora, Poa chaixii)
6. entre 5 et 7 ( Ulex europaeus, Ligustrum vulgare )
7. plantes de climat tempéré doux à chaud ( hiver doux et/ou été chaud )
9. plantes présentent dans les conditions chaudes ; plantes mediteranéennes
K = Continentalité
Le facteur pris en compte est la continentalité des espèces , en distinguant les espèces
à aire de distribution plus ou moins proche des côtes atlantiques ou au contraire celles dont
l’aire de distribution s’étend vers des régions plus continentales.
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F = conditions hydriques édaphiques
R = acidité ( PH )
1. plante indicatrice d’acidité extrême ( acidiphile stricte ), jamais trouvée sur sols peu acides
ou basiques ( Calluna vulgaris ).
3. plante indicatrice d’acidité ( acidiphile ) , principalement sur sol acide, mais
exceptionnellement sur sol proche de la neutralité ( Pteridium aquilinum, Luzula luzuloïdes,
Lonicera periclymenum ) ;
5. plante indicatrice de sols modérément acides ( acidicline ) ; occasionnelle dans d’autres
conditions ;
6. intermédiaire entre 5 et 7 ( Stellaria holostea ) ;
7. plante de conditions peu acides à faiblement basique ( neutrocline ) ; jamais trouvée en sols
très acides ( Primula eliator ; Stachys sylvatica ) ;
8. intermédiaire entre 7 et 9 ( Ligustrum vulgare, Viburnum lantana ) ;
9. plante de sols basiques, souvent trouvées sur sols carbonatés.
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N = besoins en azote
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Annexe 1 : Les éléments de flore
L'analyse de la végétation d'une région montre la présence de groupes d’espèces aux affinités
climatiques différentes et par conséquent des aires de dispersion très différentes.
Il est possible de grouper les espèces ayant des centres de dispersion analogues, on arrive
ainsi à la notion d'ELEMENT de flore, groupes d'espèces nées dans une même région et
ayant subi des déplacements d'ensemble au cours des âges.
Les espèces d’un même élément de flore ont donc également des affinités climatiques
semblables.
Dire qu'une plante appartient à tel ou tel élément est une traduction commode de son aire. Le
terme d'élément sert à désigner une partie de la flore totale possédant une répartition
géographique donnée. Quand la répartition des espèces est connue, on effectue des
comparaisons et l'on constate que de nombreuses plantes offrent des répartitions analogues
d'où la distinction et la dénomination des différents éléments.
La végétation d'une région, d'un groupement végétal, comprendra un nombre variable selon
les cas, d'éléments de flore distincts ayant des centres de gravité pouvant être très éloignés Les
uns des autres. Préciser ces éléments permet de se faire une idée des influences écologiques
qui règnent ou qui ont régné sur la région considérée. De plus, cela permet de comparer la
composition floristique des groupements végétaux sur des bases chorologiques.
ELEMENT HOLARTIQUE
• Région territoriale très vaste (toutes les régions tempérées et froides de l'hémisphère nord).
Elément circumboréal :
Espèces assez nombreuses dont l'aire de répartition comprend à la fois les régions tempérées
ou froides de l'Eurasie et de l'Amérique boréale.
Parmi ces espèces circumboréales, il y a peu d'arbres et peu de végétaux ligneux, mais un
certain nombre de plantes herbacées jouant un rôle important en forêt.
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ELEMENT EUROSIBERIEN
Elément boréal :
Boréomontagnardes :
Sub-Boréales :
Largement répandues en Europe tempérée, surtout dans les contrées à été frais :
Elément eurasiatique :
• Espèces distribuées dans toute L'Europe tempérée; elles pénètrent au-delà de L'Oural, du
Turkestan et parfois en Chine:
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Eupatorium cannabinum Ranunculus auricomus
Stachys sylvatica Ranunculus ficaria
Vicia sepium Viola hirta
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Elément atlantique :
• Espèces confinées dans l'ouest de l’'Europe tempérée où les hivers sont doux à modérés.
Eu-atlantiques :
Erica vagans
Ulex gallii
Sub-atlantiques :
• certaines localités de ces espèces sont célèbres, séparées parfois par d'assez grandes
distances, disposées en avant-garde au gré de conditions écologiques assez exceptionnelles
(falaises calcaires en exposition sud) → « colonies xérothermiques » .
Elément balkano-pontique :
• espèces orientales pénétrant dans la région du Danube et dans la région méridionale des Alpes :
Fraxinus ornus Quercus cerris
Ostrya carpinifolia
Carex praecox Silene otites
Veronica teucrium
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Elément européen :
• aire principale: l'Europe tempérée entre la zone septentrionale des Conifères, la zone des
steppes orientales et la zone méditerranéenne; un certain nombre d'espèces atteignant les
chaînes pontiques et la Caspienne.
Subocéaniques :
Subcontinentales :
Berberis vulgaris
Pulsatilla vulgaris Aquilegia vulgaris
Carex brizoides Carex montana
Carex pilosa Carex umbrosa
Hordelymus europaeus Galium sylvaticum
Méridionales :
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Montagnardes :
• Espèces européennes à tendance périalpine dont l'aire est centrée sur Le massif alpin et les
chaînes périphériques.
ELEMENT MEDITERRANEEN
• Avec exclusivement des végétaux ayant leur centre de dispersion dans Le bassin
méditerranéen et qui, à La faveur de circonstances écologiques favorables, s'en éloignent
parfois se mélangeant plus ou moins à la flore eurosibérienne.
Euméditerranéennes strictes :
Méditerranéennes larges :
Susceptibles de s'échapper de la région méditerranéenne soit vers le nord, soit vers l'ouest
Quercus ilex
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ELEMENT MEDITERRANEO-ATLANTIQUE
• Aire principale: les régions montagneuses du bassin méditerranéen avec extension dans
l'ouest de L'Europe:
Quercus suber Pinus pinaster
Viburnum tinus Erica scoparia
Cistus salviaefolius Arbutus unedo
Smilax aspera Buxus sempervirens
Mespilus germanica Cornus mas
Ilex aquifolium Daphne laureola
ESPECES SUBCOSMOPOLITES
*********************
Remarque : L'attribution de telle ou telle espèce à un élément géographique déterminé est
souvent délicate, Les opinions varient selon les auteurs et même pour des espèces dont la
répartition est suffisamment connue. Il y a en outre te problème des espèces dont l'homme a
étendu volontairement leur aire à des dates plus ou moins récentes ( Castanea sativa par
exemple)
*********************************
Arctiques
Subarctiques
Subboréales
Atl. nord
Euatlantiques Subatlantiques Subocéaniques Médioeuropéennes Subcontinentales
Balkano-Pontiques
Atl.Sud Méridionales Subpontiques
Méditerranéennes larges
Euméditerranéennes
ouest Est
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Exemples d’imbrication des éléments de flore à l’échelle d’une région :
1. Région Lorraine :
· Elément subatlantique :
Genista pilosa, Lonicera periclymenum, Cytisus scoparius, Ornithogalum pyrenaicum, Helleborus foetidus,…
· Elément subméditerranéen :
Quercus pubescens, Amelanchier ovalis, Carex hallerana, Teucrium montanurn, Melica ciliata,..
Elément eurasiatique :
Ulmus minor , Adoxa moschatellina, Fragaria vesca, Geum urbanum,
Vicia sepium, Ranunculus auricomus, Viola hirta, Glechoma hederacea,…
· Elément européen-montagnard :
Daphne mezereum, Acer pseudoplatanus, Actaea spicata, Cardamine heptaphylla, Poa chaixii, Centaurea
montana, Rubus saxatilis, Stachys alpina,…
• Elément européen :
Subocéaniques :
Fagus sylvatica, Quercus petraea, Fraxinus excelsior, Rosa arvensis, Allium ursinum, Arum maculatum, Neottia
nidus-avis,…
Subcontinentales :
Acer platanoides, Carpinus betulus, Berberis vulgaris, Carex brizoides, Carex montana, Carex umbrosa,
Galium sylvaticum,…
2. Région landaise
Dans Les vestiges de forêt naturelle qui se trouvent dans les "vieilles dunes", La flore y est
beaucoup plus variée que dans les boisements artificiels.
· Elément euatlantique :
Quercus pyrenaica, Avena thorei, Scilla verna, Erica vagans, Potentilla montana,…
Elément subatlantique
Ulex minor, Ulex europaeus, Erica cinerea, Erica tetralix, Lonicera periclymenum, Arenaria Montana,…
· Elément méditerranéo-atlantique :
Pinus pinaster, Erica scoparia, Ruscus aculeatus, Cistus salviaefolius, Arbutus unedo, Rubia peregrina,
Hypericurn androsaemum,….
· Elément "européen':
Quercus robur …
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Annexe2 : Carte biogéographique de l’Europe (Ozenda P.,1994)
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Annexe 3: Etages de la végétation : exemples
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35
Annexe 4: Dérive des continents
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37
6
Précambrien (-900 10 années)
6 6
Cambrien (-570 10 années) Trias (-240 10 années)
6 6
Dévonien (-400 10 années) Jurassique (-200 10 années)
6 6
Carbonifère (-350 10 années) Crétacé (-135 10 années)
6 6
Permien (-270 10 années) Paléocène (-65 10 années)
De nos jours
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Annexe 4 : Documents d’Eléments d’histoire de la végétation forestière en
Europe (tirés de Ozenda P ., 1994)
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