Champs Aléatoires et Aire de Lévy
Champs Aléatoires et Aire de Lévy
THESE
PRESENTEE
DE L'uNIVERSITE LAVAL
POUR L'OBTENTION
PAR
PROPRIETES ASYMPTOTIQUES
DE CERTAINS CHAMPS
ALEATOIRES GENERALISANT
L'AIRE DE LEVY
FEVRIER 1991
les personnes soussignees,en leur qualite demembres du jury,ont assiste à la soutenancede cet-
EG'~50 (01'17)
A mes frères et soeurs
Table des matières
Avant propos
.
RésumélAbstract '" ii
Résumé.............................................................. IV
Chapitre 1: Introduction 1
1.1 Notations 1
1.2 Bref aperçu historique..................... 2
1.3 Objectifs : 7
2.1 Préliminaires.. 8
Bibliographie 57
(i)
A vaut-propos
Résumé
Abstract
Let 0 be the origin of the plane IR? The area L(t) contained in a lens-shaped domain
swept out from 0 until time t by the radius Of of a parametrized sufficiently smooth
curve f(s) = (f l (s),f 2 (s)) E lR 2 , sE lR+ = [0,+00), is given by Green's fonnula. By
replacing f in the expression of L(t) by a lR 2 -valued Wiener process vV = (lVl , W 2 )
starting at the origin, i.e. TV(O) = 0, Paul Lévy (1938) introduce the so-cal1ed area
process L associated with a lR 2 -valued Wiener process. Then, in a sequel of subsequent
(iii)
papers he investigates the law of the random variable L(t). Re derives two celebrated
formulas which have many applications, for instance, in statistics and analysis. Several
works are devoted Lb the study of Lévy's area process L. Sorne of them deal with
extensions to higher dimensions n 2: 3 and the proof of Strassen (1964) type functional
law of the iterated logarithm (see Baldi (1986) and Relmes, Rérnillard, and Theodorescu
(1987)). \\Te propose a new generalisation which is a random field Vn , Vi being the
Lévy's arca process. Then we investigate the asymptotic behayiour of V3 , namely we
prove large deviations properties and the functionallaw of the iterated logarithm.
(iv)
Résumé
L'aire L(t) de la "lentille" balayée dans le plan jusqu'à l'instant t par le rayon
vecteur Of d'une courbe simple, paramétrisée f : S I-l- f(s) = (f 1 (s),f 2 (s)),s E
IR+, suffisamment "belle", est donnée par la formule de Green. En 1938, Paul Lévy
remplaçant r dans l'expression de L( t) par un processus de Wiener W = (W1 , W2 )
dans IR 2 , a introduit la notion d'aire stochastique. La variable aléatoire L(t) ainsi
obtenu étant alors considérée comme l'analogue aléatoire de l'aire de la "lentille" ci-
dessus mentionée. Par la suite,. dans une série de travaux allant de 1940 à 1965,
il calcule la loi de la variable aléatoire L(t). Le processus L, nommé plus tard le
processus de l'aire de Lévy, a fait l'objet de plusieurs études dont l'établissement de la loi
fonctionnelle du logarithme itéré par Baldi (1986) et Helmes, Rémillard et Theodorescu
(1987). De nombreuses généralisations du processus de l'aire de Lévy se trouvent dans la
littérature. Nous nous proposons dans ce travail d'étudier une nouvelle généralisation.
Pour ce faire, dans le chapitre l nous donnons un bref aperçu historique sur le sujet.
Nous y faisons ressortir les différentes extensions et applications du processus L. Par
la suite, nous énonçons de façon précise les objectifs ci-dessous poursuivis dans cette
thèse:
Dans le chapitre II, nous construisons de deux façons le champ du volume stochastique
Vn associé à un processus de Wiener dans un espace euclidien de dimension n.
Le chapitre III est consacré à l'étude du comportement asymptotique de V3 • En
effet, dans un premier temps, nous établissons les propriétés de grandes déviations
du type Ventsel-Freidlin (1970) pour le champ aléatoire V3 (théorème 3.3). Celles-ci
découlant d'un résultat plus général pour un système dynamique quelconque (théorème
3.2) obtenu sous deux conditions de régularité. Ensuite, en ajoutant deux conditions
(v)
supplémentaires, dans un deuxième temps, nous prouvons la loi fonctionnelle du loga-
rithme itéré du type de Strassen (1964) pour une fonctionnelle de Wiener quelconque
(théorème 3.6). En appliquant ce résultat au champ aléatoire V3 nous obtenons le
théorème 3.7, résultat principal de cette thèse.
Enfin, ce travail est accompagné d'une bibliographie que nous croyons être à jour.
Nous nous proposons de donner, soit les preuves, soit des références bien précises sur
les preuves de tous les résultats énoncés.
Chapitre 1
INTRODUCTION
1.1 Notations
Dans tout ce travail (n, F, P) est un espace probabilisé complet sur lequel sont définies
toutes les variables aléatoires que nous allons considérer. Si N est l'ensemble des
éléments P-négligeables de F alors pour toute sous tribu 9 de F, 9 - désigne la plus
petite u-algèbre contenant 9 et N l.e. 9- = u(9 V N). Pour tout k E IN =
{l, 2, ... }, arbitraire mais fixe, JRk est muni du produit scalaire usuel < x, y >=
k
L:XiYi, x = (XI,,,,,Xk) E JRk,y = (Yl, ... ,Yk) E JRk. Pour tout A C JRk, CP(A)
i=l
désigne l'adhérence de A sous la topologie induite sur JRk par la nonne euclidienne
Ixi = « X,X »t, x = (xI, ... ,xd E JRk. JRk est muni de l'ordre partiel suivant:
pour tout x = (Xl,"" Xk) et y = (Yl"'" Yk) dans JRk x::; y (resp.x < y) ssi Xi ::; Yi
([Link] < Yi) pour tout i E {l, ... , k}. Si x ::; Y nous définissons l'intervalle [x,y]
par: [x,y] = {z E JRk : Xi::; zi ::; Yi, i E {l, ... ,k}}; les intervalles (x, y], [x,y)
et (x, y) sont définis de manière analogue. Nous posons JRi = [0, +oo)k. Pour tout
t = (t}, ,t k ) E lRt,u = (UI, ... ,Uk) E lRt et toute partie naturellement ordonnée
C = {i l, , i p} C {l, ... , k}, 1 ::; p ::; k -1, t c = (t i l ' . . . , t i p) E IR~, C = {1, ... , k} \ C
et le vecteur s = (u c ' tc) E IRt est défini par:
si m = i j, 1 S. j ::; p,
si m E C.
Tout processus {X (t) : t E JRt} est appelé un k-champ aléatoire. Pour tout tO =
(t~, ... , t~) E
,0
JRt et C C {l, ... , k}, la restriction de X à {t E JRi : t i = t?, i E C} est
notée eX. Pour tout rectangle (t l , t Z ] c lRt,
est noté < AI >; d'où {lII Z (t)- < .'1 > (t), Ft : t E mi} est une martingale faible
(voir Dozzi (1989, p.39)). Pour toute filtration {Ft: t E mi} et tout Cc {l, ... ,k},
-re --
nous [Link] V{Ft ' .. t 1i _< .. E C} ,.rt
tl,t -ri t ,t E {l , ... , k} .
- . r-r{i}.
- S'1 d eux
variables aléatoires X et Y ont la même loi nous écrivons X ~ Y. Pour tout .;t, y E .mi,
xy = (XIYI, ... ,XkYk), xY = (x~l, ... ,xik), x +y = (Xl + Yl" .. ,Xk + yd, x/y =
(XJ/Y1"",Xk/Yk)' lA désigne la fonction indicatrice de l'ensemble A. x signifie que
la quantité X est omise. Pour tout t E 1R+, 1 = (t, .. . , t) E m~. 0 désigne l'origine de
l'espace IRn, indépendamment de n.
Soit f: s .- f(s) = (f 1 (s),f 2 (s)) E lRz,s E lR+, une courbe simple, paramétrisée,
suffisamment "belle" et telle qu'à chaque instant t le segment de droite Or(t) ne recoupe
pas la courbe. La formule de Green montre que l'aire de la "lentille" (voir figure 1)
balayée dans le plan jusqu'à l'instant t E m+ par le rayon vecteur or est donnée par
l'expression:
(1.1 )
r it)
reo)
(t)
\"~'-
L(t)
~~ ~r (t)
1
figure 1
(1.2)
et qu'elle est la seule fonction de répartition qui soit solution de (1.2). Bien que (1.2)
fournisse de façon théorique Ft, il ne peut en donner une expression explicite et simple.
Il aura fallu attendre plus d'une décennie pour que Paul Lévy s'intéresse de nouveau à ce
sujet. En effet, le problème de la détermination de la loi de L(t) ne sera définitivement
résolu que dans Lévy (1950, 1951,1953). Il obtient deux formules fondamentales. La
première fonnule exprime la fonction caractéristique de L(t) étant donnée la position
du processus W à l'instant t, tandis que la seconde donne la fonction caractéristique
de L(t):
'l/Jtp., x) = E(exp(i>'L(t)IW(t) = x)
Les formules (1.3) et (1.4) sont connues sous le nom de formules de Lévy, le proces-
sus {L(t) : t E 1R+} étant appelé le processus de l'aire de Lévy. Paul Lévy donne
deux preuves des formules (1.3) et (l.4). La première est basée sur la décomposition
orthogonale en série de Fourier du mouvment brownien dans le plan, introduite par
Wiener (1924). La seconde utilise la loi de la variable aléatoire Jo1lVl(u)du et un autre
type de réprésentation du mouvement brownien dans le plan (voir Ikeda et Watanabe
(1981, p.341-391). Lorsque Ixl = O,'l/Jtp.,ü) = t>'j2sinh(t>.j2). Il est intéressant de
noter que 'l/Jt(-,O) et c/>t(') sont des fonctions caractéristiques indéfiniment divisibles.
D'ailleurs Lévy (1951, 1965) donne quelques propriétés intéressantes de ces fonctions
4
caractéristiques. Les travaux de Paul Lévy dans cette direction de recherche prennent
fin en 1965. De nombreux chercheurs se sont préoccupés des généralisations de l'aire
de Lévy. Par exemple, le calcul de la loi de L(t) a fait l'objet d'un travail de Biane
et Yor (1987) qui ont utilisé une autre technique pour la déterminer. Elle est basée
sur une décomposition orthogonale du mouvement brownien dans le plan faisant appel
aux polynômes de Legendre. Notons qu'auparavant Hida (1971) et Yor (1980) avaient
simplifié considérablement les méthodes de calcul de la loi de L( t). En fait, les travaux
ultérieurs à ceux de Paul Lévy et visant à généraliser l'aire de Lévy ont vraiment débuté
avec un article de Dugué (1973). Dans cet article la formule (1.4) est étendue à l'aire
stochastique associée aux processus à accroissements indépendants ayant une variance
continue. La fonction caractéristique du vecteur aléatoire (L(t), I; IlV(u)f2du) est ausi
obtenue. Plus tard, Gaveau (1975a,b, 1976, 1977) étend les formules de Lévy au mou-
vement brownien n-dimensionnel, n arbitraire, et en donne des applications en analyse
harmonique. En effet, il remarque que le processus de l'aire de Lévy apparait comme
une des composantes du mouvement brownien dans le groupe d'Heisenberg et utilise les
formules (1.3) et (1.4) pour étudier l'équation de la chaleur sur ce groupe. Ses travaux
conduisent à l'etude d'une classe d'intégrales stochastiques itérées du type
(1.5)
nE.N\{l},
(1979, 1980). Schott (1980, 1981) étudie des intégrales stochastiques itérées du type
(1.5) et d'autres types, ces dernières figurant dans l'expression du mouvement brownien
5
sur certains groupes nilpotents de classe r 2 3. Il prouve des lois du logarithme itéré
à l'infini pour ces intégrales. Trois ans plus tard, Berthuet (1986) procède à une étude
beaucoup plus générale des combinaisons linéaires de W".(t). Il définit Ln, le processus
de l'aire de Lévy d'ordre n par:
(ii) le processus Ln peut être considéré comme une composante d'une diffusion .Un
associé au laplacien d'un groupe de Lie nilpotent d'ordre p > 2;
Entre temps, Baldi (1984, 1986) avait obtenu une fonne fonctionnelle de la loi du
logarithme itéré. En effet, sans utiliser les formules de Lévy et en se servant des esti-
mations de type Ventsel-Freidlin (1970) des petites perturbations aléatoires de sytèmes
dynamiques, il prouve une loi du logarithme itéré du type de Strassen (1964). Son
résultat s'applique à des combinaisons linéaires plus générales d'intégrales stochastiques
itérées du type W".(t). TI étend et précise ainsi des résultats de Schott (1980, 1981),
Berthuet (1979,1980) et Crepel et Roynette (1977). La loi fonctionnelle du logarithme
itéré pour le processus de l'aire de Lévy a aussi été obtenue par Helmes, Rémillard
et Theodorescu (1987), à l'aide des formules de Lévy, de certains résultats d'analyse
fonctionnelle et d'un résultat de Kuelbs (1979). Intéressons nous maintenant à un autre
type de généralisation du processus de l'aire de Lévy. Pour ce faire, écrivons L(t) sous
la forme
L(t) = l t
où J = (t -t), lV(du) = (W1(du), W2 (du», et < ',' > désigne le produit scalaire
usuel.
Remarquons que J est une matrice antisymétrique. Une extension non moins naturelle
de l'aire de Lévy peut se faire en remplaçant J par une matrice n x n antisymétrique.
C'est Rehnes et Schwane (1983) qui ont eu cette idée. Ils étudient d'ailleurs le cas plus
général des processus de la forme
où AC) est une fonction de 1R+ dans' l'ensemble des matrices carrées n x n anti-
symétriques et x(·) une fonction détenniniste de 1R+ dans IR n . Ils calculent explicite-
ment la fonction caractéristique de la variable aléatoire (X(t), LA,X(t)), où X(t) =
W(t) + x(t), t E IR+. Leur preuve utilise le théorème de Girsanov et la formule don-
nant la solution d'une équation différentielle stochastique linéaire. Ainsi, une nouvelle
façon de calculer la loi de L(t) est obtenue. Comparée à celles de Rida (1971) et Yor
(1980), elle semble beaucoup plus élémentaire. Relmes et Schwane (1983) donnent des
applications de leur principal résultat à l'étude de l'équation de la chaleur associée au
générateur du processus de diffusion (W, LA,x). Notamment, ils obtiennent de nou-
velles preuves des théorèmes 4.2.1 et 4.3.1 de Gaveau (1977) car le processus étudié
par ce dernier se réduit au cas x(t) == a et A(t) == A. Des propriétés asymptotiques
du processus LA,x, à savoir des lois du logarithme itéré à l'infini et à zéro sont ensuite
prouvées par Relmes (1983,1986). Nous concIuons cette section avec quelques mots
sur d'autres applications des formules de Lévy. Liptser et Shiryaev (1977, p.212) s'en
servent en inférence statistique. Dugué (1973, 1980, 1983) donne des applications en
théorie des tests statistiques. Janson et \Vichura (1984) montrent leur utilité pour les
U -statistiques. Le processus de l'aire de Lévy se retrouve aussi en mécanique aléatoire
(voir de Falco (1987) et Aonghusa et Pulé (1989») et en géométrie différentielle stochas-
tique (voir Bismut (1988)). Bismut (1984, 1988) s'en sert d'ailleurs pour donner une
belle démonstration probabiliste du théorème de l'indice d'Atiyah-Singer. Ceci est une
preuve tangible de l'interdépendance des différentes disciplines constituant les sciences
mathématiques.
7
1.3 Objectifs
2.1 Préliminaires
Commençons par énoncer une version en termes de formes différentielles du célèbre
théorème publié en 1854 par le mathématicien irlandais George Gabriel Stokes (1819-
1903). Nous adoptons les définitions de Fleming (1965).
W(X) = '""""
L) -1) ;+ l X;dXI /\ ... /\ .-.
dx; /\ ... /\ dxn,x = (Xl,"" Xn) E CR(.4.).
i=l
Vn (A) = j A
dx 1 /\ ... /\ dx n = 2.
n JaA
r w. (2.1 )
Maintenant, soit une hypersurface par~étrisée simple, f : s r--+ f( s) = (fI (s) . ... , f n (s)), .
s E 1R~-1 , de classe Cl et telle qu'à chaque point t, la portion d'hypersurface r[t] =
{f(s) : s E [2, t]} de f puisse être prise comme la base d'un cône K[t] de sommet 0
(voir figure 2).
r lU nt]
H[t]
rit)
figure 2
Désignons par Vn(t) le volume du cône K[t]. Notons que 8K[t] H[t] U r[t], avec
H[t] = {ex: (e,x) E [0,1] x 8r[t]}. (2.1) entraîne que
Vn(t) = 2. r
n JaK[t]
w. (2.2)
K[t] étant de sommet O. il est bien connu que l'intégrale de w sur 8K[t] se réduit
à l'intégrale sur la base r[t]. Cependant par souci d'autonomie nous en donnons la
preuve.
la
Théorème 2.2. Le volume Vn(t) du cône K[t] est donné par:
(2.3)
pour tout U = (UI, ... , un-d E .m~-l, A(u) désignant la matrice carrée n x n
(A i j ( U ) ) 1 ~ i ,j ~ n, où
f l (U) si i = 1, 1 ~ j ~ n
A ij ( U) = { af j (
u) . . -J..
SI t T
1, 1 < .<
_ J _ n.
aUi-l
Sn est l'ensemble des permutations de {l, ... , n} et êu la signature de a E Sn.
Preuve. Montrons tout d'abord que IH[t] w = O. Posons pour tout j E {l, ... , n - I}
n-l
Di(t) = {u = (UI .. ' ,un-d E [Q,t]: ui E {O,ti}}' Nous avons ar[t] = U f(Di(t)),
i=l
d ,ou'
n-l 1
r
JH[t]
W =L
i=l
r r detB(B,u)dBdul' .. ;fui ... dUn-l,
JD;(t) Jo
où B(B,u) désigne la matrice carrée (Bik(B,u)h~i,k~n définie par:
Bfk(u) si i = 1, 1 ~ k ~ n
fk(u) sii=2,I~k~n
afk
Bik(B,u) = B (u) si 3 ~ i ~j +1, 1 ~ k ~ n
a Ui-2
afk
B
a Ui-l
(u)sij+2~i~n, l~k~n.
D'où det B(B, u) = O. Le résultat escompté en découle. En vertu de (2.2) et du fait que
âK[t] = H[t] u r[t], nous avons
En utilisant la paramétrisation s t-lo f(s), s E [,9, t], de r[t] pour le calcul de l'intégrale
sur f[t], nous obtenons la formule (2.3). 1
11
j;;(u) =
lUI n-l af .
II a ~(I)(al, ... ,an-2,Un-l)dal ... dan_2'
l
un-2
... f U (I)(al, ... ,a n -2,U n -l)
o 0 i=2 U1-I
Pour tout n ~ 3 et k E {l, ... ,n - 2}, posons Tk = {i = (il, ...·,i k ) E Nk : 1:S il <
... < ik:S n - 2}. Pour tout i = (il, ... ,i k ) E Tb et tout t = (tl, ... ,tn-d E JR~-l,
posons (i) = {iI, ... ,id et [Q,t]W = I1 [O,tm], où (i) = {l, ... ,n -1}\{i 1 , ... ,id.
mE(i)
En vertu de la formule d'intégration par parties dans Yeh (1963) ou Dozzi (1989, p.67),
pour tout n ~ 3, nous avons
1;;( t) =
En particulier,
et
12
(2.5)
Vn(t) =
n
n-2
n LJ LJ
k=l iETk
n
-1 ~ ~ (_1)n-2-k ~(_l)j(n-j)
LJ
j=l
1 .
[2,tl(')
'Ci) Vj (_)'(i) r .(d _)
n-1 U(i) ) U(i)
n - 1 ~ ( ("-1 (1 .
+ __ (_1)n-2 LJ(-l)in-Jl Jo "'Jo V~_l(1Ll, ... ,un-drj(dul, .. ,.dun-d
n j=l a 0
(2.6)
où dum = (duj : j E (i)), et pour tout U n-1 E.ll4 fixé, V~_l (', un-d est l'équivalent
de Vn ( .) associé à
Tj = (Tj(l), ... ,Tj(n - 1)) étant l'application définie sur {l, ... ,n -l} par Tl =
(2, ... ,n), Tj = (j + 1, ... ,n,1, ... ,j -1) pour 2::; j::; n -1 et Tn = (l, ... ,n -1).
Notons que la formule (2.6) donne pour n =3
Remarque 2.1 (i) Soient W un k-champ de Wiener à valeurs dans IRn, C C {1, ... , k}
1
et t E IRi fixé, tcw / (Pe ti) 2" est un (Card C)-champ de Wiener dans IRn.
(ii) Soit {W(t), tE IRi} un k-champ de Wiener réel. Si Ft . O"(W(s) : sE [Q, t])~alors
{W(t),Ft : t E IRi} est une Lrmartingale forte continue (voir Dozzi (1989, p.24)).
Le processus croissant prévisible (variation quadratique) associé à W est donné par
k
< W> (t) = fI ti, pour tout tE IRi (Voir Dozzi (1989, p.38-44)).
i=l
Ainsi
Nous avons
E (1 L2, t °cl
t~X(uc)t~W(dUdIFt)
= E [aE CCW((ac,be])l~e,tc) V F(~e,te») IF(tz,te)]
=E (aIF(t~,te»)telV((ac'bc])
c
=;3 t lV ((a c ' be])
=
1 [0 ,t~]
- c
tc
;31(a-,brJ(ud lV(du c )·
c c
15
t O
Il s'ensuit que la formule est prouvée lorsque eX est un k-champ simple et que t =
tO t O
(t~, te). Si eX est quelconque alors il existe une suite { C X n : n E IN} de k-champs
simples telle que
Donc
Il s'ensuit que
quand n -+ +00. En vertu du cas des k-champs simples déjà traités et du fait que
D'où d'après le cas particulier déjà traité ci-dessus, le membre droit de (2.8) est égal à
16
(2.9)
où
Preuve. Les intégrales dans V2(t l ) sont définies comme des intégrales stochastiques
d'Itô.
Pour tout jE {1,2,3} et tout Uz E JR+ fixé, en vertu de la remarque 2.1 les intégrales
dans V/(UI' uz) sont définies au sens d'Itô. Le lemme 2.1 entraîne que {V/(u), Fu : u E
JR~} est une martingale. Etant de carré intégrable, le corollaire du théorème de Bakry
(1979) assure l'existence d'une version continue à droite donc mesurable de V( Ainsi,
les intégrales dans l'expression de V3(tl, tz) peuvent être définies au sens de Cairoli et
Walsh (1975). 1
1R+ \ {O}, vj (', U2)/U2 est le processus de l'aire de Lévy associé au processus de Wiener
(W "j (1) (', U2)/ JU2, W (2)(" U2)/ JU2).
1 Tj
Lemme 2.2. Soit X = {X(t) : t E mt} un k-champ aléatoire réel tel qu'il existe des
Vn(t) =
n ~ 1L
n-2
?=(-1)n-2-k
k=1 IETk
n
L (-1)j(n- j )
j=1
1
C2,t]
<ill(ilV!_I(UW)I(illVj(duw)
(2.10)
,
ou
et pour tout Un-I E m+ fixé et tout j E {l, ... , n}, V!-I (', un-d/(un-d T est le
champ du volume stochastique associé au (n - 2)-champ de Wiener
d'une version continue de V~_l pour tout j E {l, ... , n}. En raisonnant par récurrence,
il est facile de voir que pour tout T E .!R~-l , il existe une constante K telle
Ainsi, les intégrales dans (2.10) peuvent être définies au sens de Walsh (1986, p.417).
Passons maintenant à l'étude de quelques propriétés du champ du volume stochastique.
(2.11)
Preuve. Considérons d'abord le cas où X( UI, ... ,Ut) = Yl(x,y]( UI, ... , ut), x, y E
.!Ri, Y étant une variable aléatoire bornée 9x-mesurable. Nous avons pour tout t =
(tl, ... ,tk) E.!Ri
r r
k
Jo '''Jo
1
car X(t)(UI, ... ,Uk) = Y1(x/t,y/t](UI, ... ,Ut), {AI(t)(u), ç~t) : U E .m~} est une L 2-
t
martingale et Y est gx/t-mesurable, où 9S ) = gut.
Il s'ensuit que (2.11) est vraie pour les champs aléatoires simples. Dans le cas général
19
il suffit de remarquer qu'il existe une suite {X n : n E IN} de champs aléatoires simples
telle que
(ii) (homogénéité). Pour tout t E IR~-l, n ~ 2 et tout Q< C = (Cl' .•. ,Cn-l) on a,
Preuve. (i) C'est une simple conséquence du fait que W = (- W I , TV2 ,· •. , TVn ) est un
(n - l)-champ de Wiener dont le champ du volume stochastique associé est -Vn .
(ii) Cette propriété est une conséquence du lemme 2.3 et de la propriété d'homogénéité
Wiener.
(iii) Cette propriété découle immédiatement du lemme 2.1 et de l'existence d'une version
continue obtenue à l'aide du lemme 2.2.•
Vn(t) =
Pour donner un sens aux intégrales ci-haut, il suffit de définir une Lrmartingale con-
tinue !vI(T telle qu'on puisse identifier M(T (du l, ... , dUn-l) à
associée au couple de L 2 -martingale (Xl, X 2 ). Cette mesure a été introduite par Guyon
et Prom (1980, p.2.9). Lorsque Xl = X 2 , elle avait été étudiée par Cairoli et Walsh
(1975, p.147). Signalons que ce cas particulier avait été introduit par vVong et Zakai
(1974) lorsque Xi est un champ de Wiener. Notons qu'en fait J X2X1 est une L r
martingale. La généralisation du travail de Wong et Zakai (1974) aux k-champs de
Wiener est faite par Yor (1976). Nous nous servons de la méthode de ce dernier pour
étendre son résultat aux k-champs de Wiener dans IR k •
Soit lV = (WI , , lVk ) un k-champ de Wiener dans IR k . Un élément de (IR~..)k est
noté ~ = (ul, ,U k ), u i E IRi. Soit T = (TI, ... ,Tk ) E IRi, fixé mais arbitraire.
Posons
v (IR k )k l 2 2 3 3 4 k-l k
UE + :Uk-l < Uk-l,Uk-2 < Uk-2,Uk-3 < Uk- 3""'U I < UI'
< uk-l
2 ,
21
et
v k
Tout processus c/J( u) = a: TI 1Ca i ,bi] (u i ) avec a: UI~e variable aléatoire bornée,:Fv v
i=l ik(a)
k
mesurable et TI (ai, hi] C 6k est appelé champ indicateur. Une somme finie de champs
i=l
indicateurs est dite champ simple. Soit P la tribu sur il X (mi)k engendrée par les
champs simples. Elle est appelée la tribu prévisible. Soit 'c~k",Wl (T) la classe des
champs aléatoires {c/J(~): ~ E (mi)k} satisfaisant:
Lemme 2.4. L'ensemble des champs simples est dense dans ('c~k '" W (T), Il . liT)'
1
Preuve. Soit c/J(~) = 1 Ak (~)1f!(~)' avec 1f! un champ aléatoire continu à gauche, borné,
à support compact et :F v v -adapté. Par continuité à gauche, nous avons
i k (u)
la limite ayant lieu en tout point et dans 'c~k",Wl (T). 6 k étant un ouvert nous pouvons
supposer que);I
k (
fn, q~2:'
. 1 ]
C 6 k• Il suffit de remarquer que P est engendrée par les
22
li:
Théorème 2.5. Soit </>(~) = a: TI l(ai,biJ(ui) un champ indicateur. Posons
i=1
li:
l( </»( t) = a: II W (R:+ 1- i
i
), où R{ = (ai, &il n [Q, t].
i=1
(2.12)
v v li: .
où </>t(u) = </>(u) TI l[o,tJ(u'),
i=1 -
Preuve. Soit t < s. Notons Clt,B) = R~ \R;. En général C(t,s) n'est pas un rectangle.
Cependant, il peut est decomposé en une réunion finie de rectangles A.~,j = 1, ... ,n,
2-2 disjoints. D'où Wk( Ctt,B») = 2:7=1 Wk(A~) La preuve de la propriété de martingale
de le</»~ est constituée de plusieurs étapes.
v v
a) t > ik(a)
Nous avons alors
k
En développant le produit, nous obtenons 0' TI vVi (R;+1-i) et des tenues du type
i=1
ex 1] (IJ p(ct,;:,;-p) ) =
W,(R,k+1- i )E W 0
car ctt~~-P C 1R~ \[2, t] et les vVp sont de moyenne zéro et indépendants.
23
v v
b) t et ik(a) ne sont pas comparables.
Supposons par exemple que t l 2: af, ... ,tk-l 2: ak-l' tk < al (la preuve dans les autres
k
cas est analogue à celle ci-dessous). Notons que R~ = 0. Donc a il W (R~+l-Î) = O.
j
.• j=l
= E (0 fI i=l
Wj (R~+~-i) [Link])
Ik(a)
d'après les cas a) et b). Maintenant pour tout i E {l, ... , k}, R~+~-i - 0, d'où la
i k (a)
conclusion.
La continuité de I( cP) découle de celle du k-champ de Wiener W. La formule (2.12)
découle du fait que R~ n R~ = 0, pour i i= j ou tout simplement de l'indépendance des
Wj.1
La quantité I( cP) est appelée l'intégrale de second type de cP par rapport à (W1 , • •• , W k );
celle de premier type étant l'intégrale de Itô par rapport aux [Link] (voir
Wong et Zakai (1974)). La définition de l'intégrale de second type s'étend aux champs
aléatoires simples de façon usuelle et la formule (2.12) est conservée. L'exte!lsion à tout
champ aléatoire prévisible est une conséquence du lemme 2.4.
Maintenant, posons JWk ... W 1 = I(l.6. k ). Soit T = (Tl"'" T k ) E lR.t. Considérons en-
suite z Il,···,lk. -- (bll.
m"'" ~)
m ' il , ... , ik -- 0, ... , m-1 c . --
()[Link]
(7"~11 .. ·lk'
. z'Il+l,oo.,lk+
.] I ,.
24
[k+l-j
tl ... tlt = (Z.
O...OtjO ... O, z'" . ... tlt'
tl ... tj-l,tj+l,tj+l .] Jm . (s)
tl ... tlt = rr W· ([~+l-j n [0
.
k
J tl ... tlt _, s]) et
J=l
m-l
J::It ", WI (s) =. L;
tl, ... ,tlt=O
...
Jr~ ilt(S).
k .
rr [l
j=l
l ... ilt C 6k)'
Nous avons lim gm(~) = 161t(~), ~ E [0, T]k et gm est borné par 1. Donc
m ......... oo -
~a seconde intégrale étant celle de Itô dans Walsh (1986, p.417). Nous pouvons alors
iéfinir le champ du volume stochastique {Vn(t) : t E 1R~-I}, n ~ 3, par:
Vn(t) = ~ L c(TI~(t)
(TESn
lU,
25
En partictÙier
(2.13)
Alors
1
t'
t2
2 J.,f(t},u2)lYu(3)(t},du2) -1 t2
t '2
M(t~,u2)Wu(3)(t~,du2) =
-1 1 t'2
t2
t'1
t1
Af(u},U2)Wu(3)(du},du2) -1 1t'2
t2
t'1
t1
'P(U},u 2)JW
U
(3)W
U
(2)(du},du 2 ),P-p.s.
(2.14)
Preuve. Nous dormons une preuve semblable à celle de Cairoli et Walsh (1975, p.149-
152).
Démontrons d'abord le cas particulier sui\"ant: pour tout t = (t l , t2) E 1R~,
26
Soit m E IN. Posons Zij = U~, 1;-) E lR~, i,j E {O, 1, ... ,m -1}.
m-1
Dij = (Zij, Zi+1,j+1], E;j = (ZOj, zi,i+d, Elo = (ZiO, Zi+1,j] et vV;(2) = ,L 16ij VV"'(2)(Zij).
1,)=0
m-1
= L W",(2)(Zij)W",(3)(Oij)
i,j=O
m-1
= L (IV"'(2)(Zi+1,j)W"'(3)(E;+l,j) - W",(2)(zij)IV",(3)(E;j))+
i,j=O
m-1
= L lV"'(2)(Zmj)W"'(3)(E~J - L W",(2)(E1JW",(3)(Oij)-
)=0 i,j=O
m-1
L lV",(2)(Elj )W",(3)(E;j)
i,j=O
t2 m-1
P-p.5.
m-1
car lim L W",(2) (Elj )T-V",(3)(Dij) = 0, dans L 2.
71--+= i,j=O
Posons ensuite A = [t, t ' ]. Faisons remarquer que le membre gauche de (2.14) est
l'intégrale stochastique curviligne de M sur les bords verticaux de A i.e, {5 = (51,52) E
oA'; 51 E {t 1, t~}} notée par faA]I.! 02 T-V",(3) dans Cairoli et Walsh (l975,p.142). Nous
27
11
t'2 t'1
M(tl,U2)WO'(3)(duI,du2)
t2 tl
=1 M(tl,U2)WO'(3)(t~,du2) -1
t2
t '2 t'2
t2
Al(tl,U2)T'VO'(3)(tl,du2)
Considérons d'abord le cas où <.p est Wl champ aléatoire simple. Il est alors facile de
voir qu'on peut écrire A comme réunion d'intervalles Ai sur lesquels cp est constante et
Il suffit donc de prouver (2.14) pour A = Ai i.e. dans le cas où <.p est constant sur A.
Notons 'Pl cette constante. Nous avons lVf( UI, uz) = 'Pl (TYO'(Z) (UI , uz) - ~VO'(Z) (t l , uz)),
i <.p( UI, Uz )JWc1 (3) Wc1 (2) (dUI, duz) = <.pl JW"(3) W"(2) (A)
l <.p(UI,Uz)JW"(3)wO'(2)(duI,duz)
Corollaire 2.1. Les champs aléatoires définis par (2.9) et (2.13) sont deux versions
du même champ aléatoire.
Preuve. D'après le théorème 2.6 nous avons, pour tout t = (il, t 2 ) E 1R~,
,
ou
Remarque 2.2 Ci) La seconde construction conduit à un champ aléatoire ayant une
expression plus simple que celle de la première construction. Néanmoins, la première
méthode a l'avantage d'exprimer le champ du volume stochastique Vn en fonction de
Vn - l • Ainsi le champ du volume stochastique V3 s'exprime en fonction du processus
de l'aire de Lévy.
(ii) Bien que nous n'ayons pas encore pu prouver le corollaire 2.1 pour n ~ 4, nous
soupçonnons que ce résultat est vrai. En fait, il faudrait prouver une extension de la
formule de Green stochastique du théorème 2.6. Nous croyons que le principe de calcul
dans la preuve du théorème 2.6 devrait encore fonctionner.
Chapitre III
GRANDES DEVIATIONS
ET LOIS DU LOGARITHME
ITERE
Nous nous proposons de donner des réponses à ces deux questions pour le champ du
volume stochastique V3 . Nos résultats sont des conséquences de résultats plus généraux.
(resp. S). Nous munissons Cm,k (resp. CS,k) de la norme Il . Il (resp. distance d) de la
convergence unifonne définie par:
de même qu'une application F : Hm,k ~ CS,k. Soit ensuite ,\ : CS,k _ [0, +00]
l'application définie par
(ii) Pour tout a E IR+,K(a) = {f E Cm,k: ::\(1) ::; a} est compact dans Cm,k.
Remarque. La propriété (iii) traduit ce qu'on appelle dans la littérature les estimés
de Ventsel-Freidlin pour le système {.::W:.:: E IR+ \{O}} tandis que (i)-(iii) constituent
les propriétés de grandes déviations pour le champ de Wiener.
Considérons maintenant un sytème {xe = {X~ (t) : t E IRi} : .:: E IR+ \ {O}} de champs
aléatoires continus à valeurs dans S. Pouvons nous établir le théorème 3.1 ppur le
système {Xt: : .:: E IR+ \ {O} }, en remplaçant À. et 1... respectivement par À. et /\ pour
F appropriée? Pour répondre à cette question, nous avons besoin des conditions de
. d essous sur F .
'" regu 1an"t e'" Cl-
Lemme 3.1. Soient E et F deux espaces topologiques et 'ji : E --+ [0, +00] une
fonction semi-continue inférieurement telle que pour tout a E 1R+, l'ensemble C(a) =
{x E E : 'ji( x) :S a} est compact. Soit B une application de E o = {x E E : 'ji( x) < +oo}
dans F telle que la restriction de B à C( a) est continue pour tout a E m+. Définissons
f-L : F --+ [0, +00] par
inf{'ji(x) : B(x) = y} si B-1({y}) =1- 0
f-L(Y) = { +00 siB- 1 ({y})=0
32
grand x k E C(a + 1). B étant continue sur C(a + 1), nous avons y = lim Yk =
n n~+cx> n
lim B(x k ) = B(x). Nous en déduisons que p(y) :::; 'ji(x) :::; a < p(y). Ce qui est
n_+oo n
entraîne que C(a) C B(C(a+1)). En vertu des hypothèses sur B et C(a+1), B(C(a+1))
est compact. Or pétant semi-continue inférieurement C(a) est fermé, d'où il s'ensuit
que C( a) est compact.
Enfin, soit y E F tel que p(y) = a < +00. Par définiton de p, il existe une suite
{x n : n E .N} d'éléments de E telle que lim 'ji(x n )
n-+oo
= p(y) = a et B(x n ) = y, nE .N.
Par conséquent {x n : n E .N} est relativement compacte. D'où, il existe une sous-suite
{x k
n
: n E .N} de {x n : n E .N} et x E E tels que
lim X
n-+oo k n
= x dans E. Pour n
suffisamment grand X k E C(a + 1). D'où nous avons y = lim B(x k ) = B(x), car
n n-+oo n
Lemme 3.2. Soit 9 E CS,k satisfaisant /\(g) < +00. Sous les conditions (Hl) et (H2),
33
P;euve. Supposons que (Hl) et (H2) sont satisfaites. Soit 9 E CS,k tel que >'(g) < +00.
(Hl), le lerrune 3.1 et le théorème 3.1(i) entraînent qu'il existe f E Hm,k tel que
>'(J) = >'(g). Soit 0: E JR+ arbitraire (à préciser). Nous avons pour tout é E JR+ \{O}
P(lIdV - fil < a) ~ P(d(X~,g) 2:: p, IkW - fil < a) + P(d(X~,g) < p).
Donc
lirrtinf é 2 log P( IldV - fil < a) 2:: -A(B(J, 0:)) 2:: -)..(J) = ->'(g).
~-o
Lemme 3.3. Sous les conditions (Hl) et (H2), pour tout (a,p) E m~, on a
Posons
U= U;:01l B(Ji,a), (U est un ouvert de Cm,k), et gi = F(Ji). Nous avons gi E K(a),
i = 1, ... , No, et
No.
:::; P(cW tf. U) + LP(d(Xl!:,gi) ~ p, IlcW - fill < a).
;=1
Soit R >'a, la condition (H2) entraîne qu'il existe co,a E 1R+\{0} tels que
lim sup c 2 log P( do (XI!: , K( a)) ~ p) :::; max( -Î\(U c ), -R) :::; -a
I!:-O
Théorème 3.2.: Sous les conditions (Hl) et (H2), les affirmations suivantes sont
vraies:
(ii) pour tout a E ll4, K(a) = {g E CS,k : À(g) :::; a} est compact dans CS,k;
Remarque. Les fonctions>: (resp. >') et A (resp. 1\) sont appelées respectivement la
fonctionnelle de Cramér et la transformée de Cramér du système {dV : é E m+ \ {O}}
(resp. {X~ : é E m+ \ {O}}).
Cette idée est empruntée à Azencott (1980, p.72). :X,.x, 7\, Â sont les applications définies
dans la sous-section 3.1.1.
Remarquons que nous avons E3 V3 (t) = F(EW)(t), pour tout E E 1R+ \ {O}, et tout
t E lR~. Considérons alors le système {F(EW) : E E 1R+ \ {O}}. Nous allons prouver
que ce système vérifie les propriétés de grandes déviations, i.e le théorème 3.2 peut
s'écrire pour ce système. Pour cela, il nous suffit de montrer que les conditions (Hl) et
(H2) sont satisfaites.
Preuve. Soient a E 1R+, f E K(a) et {fn : nE IN} une suite d'éléments de K(a) telle
que lim llf n - fil = O. Nous devons prouver que lim II F (fn) - 1(f)11 = O.
n-++oo n-++oo
Il est facile de voir que, pour tout t = (t l , t 2 ) E [0, IF,
1
IF(fn)(t) - F(f)(t)1 ::; 3 I: (J~".(t) + J;'".(t) + Jr,,,.(t)) ,
".E S 3
,
ou
et
lim IIJ li = O.
n-+oo 2u
b) Montrons que
'
Donc
2allJ:(2) - 1u(2) Il
::; 6alll:(2) - lu(2) Il
Pour la vérification de la condition (H2) nous avons besoin d'une série de lemmes
préliminaires.
38
Lemme 3.5. Soit M = {M(t),Ft ;tE mi} une martingale forte continue telle que M
s'annule sur les axes. Supposons qu'il existe une fonction f : mk ---+]0, +00[, telle que
P« M > (t) > f(t)) = 0, pour tout t E mk .
Alors il existe des constantes ak et bk ne dépendant que de k telles que pour tout
k
Remarque 3.1. Nous pouvons prendre ak = 2k! et bk = 2 Il (2 i - 1)2 (voir Dozzi
i=l
(1989, p. 114) ..
qu'il existe i E {1,2} telle que la i-variation quadratique < M >i de A1 vérifie
< M >i (t)::; Rt 1t 2, pour tout t = (t 1,t2) E m~ R étant une constante dans m+.
Alors pour tout t = (t 1,t 2) E m~ et tout cE m+\{O}
Lemme 3.7. Soient W = {(W1 (u), W 2 (u» : U E D4} un mouvement brownien dans
IR? et fL une mesure sur IR.
Alors on a pour tout t E [0,1]
= l t
U(fL([O, u]»2du.
,
1
39
= ltlt (i t
Ul[a,ll(U)I[b,l](U)dU) fL(da)fL(db)
= lt (i
U
t l[a,l](U)fL(da)) (lt l[b,1](U)fL(db)) du
= lt U(fL([O, u]))2du
= E ( [ 1'Wl(Ull'(dalW,(dul)'
f
Maintenant,
= if if UfL([O, uDl[b,l](u)dufL(db)
= lt uD (i
UfL([O,
t l[b,ll(U)fL(db)) du
Lemme 3.8. Soit W = {(Wl(t), W2(t), W 3 (t)) : t E .lR~} un 2-champ de Wiener sous
un espace probabilisé (n, F, P) quelconque. Alors pour tout R, a, p E 1R+, il existe
Ct E .lR+ \{O} tel que pour tout JE K(a) et tout [. E (0,1], on a
i
...
40
,
ou
Il s'ensuit que
+ t GII L <2
1=1
p
uESa
Ji(W, J)112 *' II<WII
a) <
+ {>G11 L
1-4 uESa
EJi(W,J)112 ~, II<WII < a)
:s;
3
P(t: 1I F (W)11 2: ~,II€l'VII < 0:) + L
3
i=l uESa
L 2
P(t: I1Jt(W, f)11 2: :4' IkWl1 < 0:)
a) Majoration de Al
Nous avons
41
U
Posons, r:r( Ul, U2) = Jo 1 lVlT(l) ( a, U2)WlT (2)( da, U2)' En vertu du corollaire 2.1, nous
avons pour tout t E [O,lF
ad Majoration de BI
Soit 8 E .lll+\{0} arbitraire (à préciser). Posons pour tout t 2 E [0,1],
et,
sillon.
Pour t 2 E [0,1] fixé, Tt2 est un temps d'arrêt relatif à la filtration {.1"(t1,t2) : t l E [0, il}.
Nous avons
42
(3.1 )
,
ou l' = .J!...
28'
Maintenant, il existe 8 = 8(R, p) tel que le membre droit de (3.1) est inférieur à
1
48 exp ( - fT), pour tout e E (0, 1]. Soit 8 ainsi fixé, considérons /3 E 1R+ \ {O} arbitraire
(à préciser). Posons pour tout il E (0, l],
et,
smon.
Par les mêmes techniques que ci-dessus nous avons
C2 SP (e z sup (lliVO'(I)(UI,min(tz,ruJ)lVO'(Z)(dUI,t2)!?:' 8)
Jo 1
-- --
O<t<l
(3.2)
az) Majoration de B z
Soit 8 E 1R+ \ {O} arbitraire (à préciser). Nous avons
(3.4)
, -...E...
ou 1 - 28·
Al ~6 (2-
24
exp (- R) 2-
e2 + 24 exp (_ e2 R)) = ~exp
2
(_ R)
e2 (3.6)
b) ~lajoration de A2
Nous avons
3 3
Donc
~) ,
1
Ft :S 3 6 exp ( - pour tout E E (0,1]. (3.7)
b2 ) Majoration de F{
F{ se traite de la même façon que FI' Ainsi, il existe Q = Q~ (Q~ dépend de R et p),
tel que
b3 ) Majoration de Ff
Comme f est à variation bornée, la formule d'intégration par parties dans Dozzi (1989,
p.66-67) donne
Donc
A 2 ::; 6 (2..
36
exp (_ R)
é2
+ 2.. exp (_ R) + 2.. exp (_ R)
36 [2 36 é2
)
(3.10)
= ~exp
2
(- R
é
2
) pour tout é E (0,1].
c) Majoration de A 3
Nous avons
A3 = Ci
uESa i=4 uESa i=4
Cl) Majoration de G~
C2) Majoration de G s
Nous avons
Or
D'où
Ainsi il existe 0' = O'~ (cr~ dépend de p) tel que cg = 0, pour tout E E (0, 1].
C3) Majoration de cg
cg se traite de la même façon que CJ. Alors il existe 0' = O'~' (O'~' dépend de p), tel
que cg = 0, pour tout e E (0,1].
Enfin, en choisissant 0' = 0'3 = min(O';,O'~,O'~'), (3.6), (3.10) et (3.11) entraînent que
Preuve. Soit f E K(a). Posons A~ = CIIF(eW) - FU)II ~ p, IldV - fil < 0'),
D ,ou'
47
Il existe, = ,(R, p, a) tel que exp (a;;J) ::::; ~exp (--!}) pour tout é E (0,1J. Notons
que
:\Tous pouvons omettre é dans Q~ et lV~ (calcul de lois). En vertu du lemme 3.8, pour
Î trouvé ci-haut, nous avons l'existence de 0' = O'(R, p, a) tel que
exp (a-,)
~
E:
Q(A)::::; 21 exp (R)
- é2 '
Nous pouvons maintenant énoncer les propriétés de grandes déviations pour le champ
du volume stochastique V3 • En effet le lermne 3.4, le lemme 3.9 et le théorème 3.2
conduisent au
Théorème 3.4. Le champ aléatoire f, = {~u : u E lRt} est presque sûrement relative-
Soit maintenant B(C;:,k) la CT-algèbre des boréliens de C;:,k. Désignons par B(C;:,k) la
complétion de B(C;:,k) par rapport à la mesure de Wiener sur (C;:,k, B(C;:,k)).
Soit l E [Link]érons B(Cl,k) la a-algèbre des boréliens de Cl,k et F : C;;,k --. Cl,k
une fonctionnelle de Wiener quelconque. Nous avons alors
F(I: ) - F (
~u -
1
(~(u))~
W(U»)!:..- F ( 1
(~(u))~
w) .
Il est alors naturel de trouver des conditions sur F permettant de transférer le résultat
du théorème 3.4 au champ aléatoire Z = {Zu = F(f"u) : u E 1Rt}. Pour résoudre ce
problème, en plus des conditions (Hl) et (H2) nous avons besoin des deux conditions
supplémentaires ci-dessous.
Condition (H3). Il existe 0' E IR+\{O} tel que pour tout é E 1R+\{0}, tout u E
IRt,F(éW(U')) = éaF(W(u·)), et F(vV(u·))(t) = F(W)(ut).
Définissons ,\ : Cl,k ---+ [0, +00] par:
Condition (H4). Pour tout é E 1R+ \ {a}, il existe c~ E (1, +oo[ tel que si c E (1, c~]
alors Â(Ae,c) 2 k + 2, où
é
A~,c = 9 E Ce,k: sup Ig(s) -g(t)12 2
.2 ~s~!
a (J')-
- exp (f3"'(
- 'f' f j))-
- (' cie , ) f3 ,J'_('
- JI,"" J')
k E lN k
h+'''+Jk
i 50
Posons xe = F(éW).
Théorème 3.5. Supposons que les conditions (Hl) et (H2) sont satisfaites. Alors pour
tuut ouvert A de Cl,k et tout fenné B de Cl,k, on a
le théorème 3.2(iii). 1
Lemme 3.10. Supposons que les conditions (Hl) et (H2) sont satisfaites. Alors pour
tout cE [1, +oo[ et tout é E 1R+ \ {a}, il existe presque sûrement jO = UP, ... ,jn E lNk
tel que si j > jO alors do([Link] , K( k)) < é (do est définie à la page 33).
Preuve. Rappelons que sous les hypothèses faites K(a) = {g E Cl,k : >-(g) :::; a} =
F(K(a)) est compact, pour tout a E 1R+. Posons K e = {g E Cl,k : do(g, K(k)) ~ é}.
En vertu de la définition de 1\(I(e), il existe une suite {gn : n ELY} d'élément de K e
telle que lim >-(gn) = I\(K e). Par conséquent p(gn) : n E lN} est une suite bornée,
n_+=
d'où par la compacité des K(a), la suite {gn : n E lN} est relativement compacte.
Alors il existe une sous-suite {gl:n : n E lN} de {gn : n E lN} et 9 E ]{e tels que
lim gl: = g. Puisque >- est semi-continue inférieurement, nous avons I\(K e ) :::; >-(g) :::;
n-+= n
lim >-(gl: ) = I\(K e ). Donc >-(g) = I\(Ke ). Or 9 tI: K(k), d'où I\(K e ) > k. Soit
n_+= n
8 E 1R+ \ {a} tel que I\(K e ) > k +28. En vertu du théorème 3.5(ii), pour j suffisamment
grand (i.e. max(iI,· .. ,jk) grand), nous avons P([Link] E K e ) :::; exp(-(k + 8)cP(E j )).
Lemme 3.11. Supposons que les conditions (Hl)-(H4) sont satisfaites. Alors pour
51
tout é E 1R+ \ {D}, il existe CI! E (1, +oo[ tel que si cE 6; CI! [ alors
<I> ( C j)) 0 /2
P( SUp
uElj(c)
IIZU - -
( <I>(u)
Z!2j
.
Il ~ é i.s.) = D,
ou'I()
j C = rr k
i=l C· [j'-l j.],
, C • ,J = ('JI,···, J')
k E JNk .
sup
uElj(c)
1 . .
C sup /2IFOV)(cJt)-F(W)(cJs)l~é (d'après (H3))
.2 :5 s
:5l (cI> (/-l)) 0 - -
s/ !2 ::;t:5 s
Remarquons que pout tout 6 E 1R+ \{D} et j E JNk suffisamment grand nous avons
,~
• 'C·
52
Ainsi si 8 est tel que éO'/2(1 + 8) :::; 2, pour j suffl.~'ammêrit,grand nous avons
(3.13)
En vertu du théorème 3.5(ii), pour j suffisamment grand nous avons P(Z f.j E A~,c) :::;
Lemme 3.12. Supposons que les conditions (H1)-(H4) sont satjsfaites. Alors pour
tout é E 1R+ \ {ü} il existe presque sûrement uo = (u~, .. . ,u~) = uo( w) tel que pour
tout u > uo do(Zu(w),J((k)) < é.
et IIZf.j Il est borné en j par le lemme 3.10. Donc si cE (1, +oo[ est dans un voisinage
de 1 et j est suffisamment grand alors A 2 < f. Finalement, le lemme 3.11 entraîne que
pour tout cE (1, +oo[ dans un voisinage de 1 nous avons Al < f, pour j suffisamment
grand. Ainsi, si u est suffisamment grand, nous concluons que do(Zu, I\(k)) < é. 1
Lemme 3.13. Soit g E K(k). Supposons que les conditions (H1)-(H4) sont satisfaites.
Alors pour tout é E 1R+ \{D}, il existe c = Ce E (1, +oo[ tel que P(IIZ f.j - gl\ < é i.s.) =
1.
53
~ '. /
Preuve. Soit 9 E I«k). En vertu du lemine 3.. 1~'iÎ ex'isteLE K(k) tel que FU) = 9
et >"(1) = >"(g). Pour tout é E lR+\{O} fixé, et pour to~t' fJ E lR~\{O}, posons
Nous sommes maintenant en mesure d'écrire l'analogue du théorème 3.4 pour le champ
aléatoire Z = {Zu = F(çu) : U E lRt}.
Théorème 3.6. Supposons que les conditions (Hl)-(H4) sont satisfaites. Alors le
champ aléatoire Z = {Zu = F(çu) : U E lRt} est presque sûrement relativement
Preuve. D'une part I«k) étant compact, le lemme 3.12 entraîne que {Zu: U E lRt}
est presque sûrement relativement compact et que P(C(Zu : u E IRt) c I«k)) = 1.
D'autre part, le lemme 3.13 implique que P(C(Zu : u E lRt) =:> I«k)) = 1. D'où la
conclusion. 1
Corollaire 3.1. Soient E un espace topologique séparé et G : Cf.,k ---+ E une ap-
plication continue. Supposons que les conditions (Hl)-(H4) sont satisfaites. Alors le
champ aléatoire {G(Zu) : u E lRt} est presque sûrement relativement compact dans
E et
Nous avons déjà prouvé que les conditions (Hl) et (H2) sont satisfaites (voir lemme
3.4 et 3.9). En vertu du lemme 2.3 et en prenant Q = 3, il est facile de vérifier
la condition (H3). Ainsi pour pouvoir appliquer le théorème 3.6, il nous suffit de
prouver que la condition (H4) est satisfaite. Occupons-nous de ce problème. Soit alors
c E (1, +oo[ quelconque. Si I\(Ao!,c) = +00, alors il n'y a rien à prouver. Supposons
alors que I\(Ao!,c) < +00 et soit g E Ao!,c tel que À(g) < +00. En vertu du lemme
3.1, il existe f E H 3 ,2 tel que )..(1) = À(g) et FU) = g. Puisque g E Ae,c il existe
s, t E [0, IF avec sl.s S; t S; s tel que Ig(s) - g(t)1 ~ ~. Nous avons Ig(s) - g(t)1 S;
Ig(SllSZ) - g(sl,tz)1 + \g(Sl,t 2) - g(t 1 ,t2)1. Puisque
--.
55
nous obtenons
Donc )..(f) 2:: 32AC~l) t. Par conséquent, il existe c~ E (1, +00] tel que si c E (1, c~]
alors >"(f) 2:: 4, d'où I\(A~,c) 2:: 4. Ainsi, la condition (H4) est satisfaite. Nous avons
alors le résultat principal suivant:
Corollaire 3.2. On a
. f V3 (u) 3
· ln
- 1lm = l'lm sup V3 (u) = 3 s~p
F(f)()
1, 1, P -p. s.
u--+oo (<I>(u))'i u--+oo (<I>(u))'i fEK(2)
56
G : C1 ,2 -+ IR
9 ~ g(l, 1).
limsup V (U)3
3
= supG(K(2)) = sup g(l, 1) = sup F(f)(l,l).
u--+oo (<p(u))'2 gEK(2) /EK(2)
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