Harpes Mag 18
Harpes Mag 18
Anima Keltia
édito : Harpesmag' papier ? Celtic Land
Par DS
Nolwenn Arzel
Interview
TΔNNΔRΔ
A trip to Caledonia
Myrdhin chante
Angèle Vannier
BMS
Floriane Blancke
« Kaleidoscope »
La Harpe triple CAMAC
Par Stephan Lemoigne
LE TROPHÉE !
Arp
Nolwenn Arzel
Dimitri Boekhoorn
Grégory Cappoen
Alix Colin
Tiphaine Escarguel
Martine Flaissier
Eva Fogelgesang
Formiga&Cigale
Camille Heim
Yvon Le Quellec
Les Sales Tiques
Myrdhin
Ameylia Saad Wu
Yaouen
Harpesmag'papier ?
Les choses changent...quelquefois en mieux. J'ai connu
le temps où, quand on voulait faire imprimer un livre ou
un journal, l'imprimeur vous expliquait charitablement
que les petits tirages, ça revenait cher et ça ne l'
intéressait guère... Certains petits éditeurs étaient
souvent obligés d'imprimer eux-mêmes livres ou
bulletins, et rarement à plus de 300 exemplaires : seul
moyen, à l'époque, de publier sans se ruiner. J'ai moi-
même pratiqué quelque peu ce genre de sport.
C'est toujours un peu vrai, mais il existe à présent,
merveilles, des machines capables d'imprimer et de
façonner à la demande des exemplaires un par un, à un
prix correct, sur des papiers écolos et sans se
barbouiller d'encre.
Certes le numérique se développe, on prend de plus en
plus l'habitude de lire sur écrans ; mais je sais aussi
que nombreux restent les inconditionnels du papier, les
nostalgiques de la pelure et de l'encre, pour qui un
vrai journal ou un vrai livre ne sauraient se passer de
ce support plus matériel. Toucher, déplier, tourner les
feuilles, humer l'odeur puissante des papiers et des
encres...
Je les comprends d'autant mieux que j'en fais depuis
toujours partie.
Un journal papier, on le conserve, on peut l'offrir, le
prêter ; on peut y relire un article quand on veut et
même le découper...voire emballer la vaisselle avec ou
en faire des cocottes en papier !
Voilà qui m'a décidé à tenter un essai avec ce
Harpesmag'18, pour le plaisir, pour aller de l'avant.
A partir de ce numéro donc, ceux et celles qui le
souhaiteront pourront en acquérir un (ou plusieurs)
exemplaire(s) imprimé(s).
Pour voir ce que ça donne et commander, il suffira de
cliquer sur un lien que je vous communiquerai bientôt,
quand tout sera prêt.
J'ai sous les yeux le prototype...Un rendu excellent,
un prix très abordable, port compris, livré à domicile.
Il sera peut-être possible aussi, à terme, de commander
d'anciens numéros.
Qu'en pensez-vous...?
Sur ce, voici que s'annonce un bel été bien rempli de
stages et de concerts en tous genres !
Bonnes harpées à tous et à toutes !
DS
Le passé est un prologue (Shakespeare, La Tempête)
w w w . c ama c - h a r ps . c o m Aziliz
w w w . h a r pb l o g . i n f o 34 cordes Alliance
[Link]
[Link]
Avec Nolwenn Arzel
Conversation en noir et blanc
Pour moi ça a été un concert du groupe An Triskel avec Gilles Servat et les frères Quéfélléant.
J'avais onze ans, j'ai su tout de suite que je voulais jouer de la harpe ! J'ai commencé juste après à
prendre des leçons avec Pol Quéfélléant.
Gilles Servat que vous avez retrouvé à l'occasion de votre dernier album ?
Oui , il est venu chanter avec moi « L'homme aux sabots » ; quand on a fait la sortie de l'album à
Brest, au Vauban, le 22 Avril, c'était très émouvant pour moi d'être sur cette scène avec lui, je le lui
ai dit !
La salle n'est pas très grande et on a dû refuser beaucoup de gens...J'étais contente aussi de faire ça
pas loin de chez moi ; il y a dans le disque cette chanson sur mon grand-oncle Alphonse Arzel qui
était maire d'une commune du coin et qui a beaucoup œuvré, à l'époque, pour faire condamner les
responsables de l'affaire de l'Amoco Cadiz en 78 et la pollution de toute cette côte par le fuel.
La Mairie de Brest a mis cette salle mythique à notre disposition, avec ingénieur du son,
éclairagiste...Quelquefois, dans le spectacle, tout marche bien !
Oui, j'aime vivre ici, et je trouve que ça donne aussi du sens à ce que je fais. J'écoute et j'aime toutes
sortes de musiques mais je fais surtout de la musique celtique, bretonne, et c'est important pour moi
de m'imprégner de ce pays, de cette ambiance, en y vivant, tout simplement.
Oui, mais je n'ai jamais touché une harpe classique. J'ai eu la chance, à Brest, de faire une formation
diplômante, professionnelle, mais uniquement en harpe celtique et en musique traditionnelle.
Mais vous jouez quelquefois du classique ? Le canon de Pachelbel ? Bon, c'est vrai qu'il est
revisité, dans votre dernier disque, de façon plutôt inattendue...
J'aime beaucoup la musique baroque, qui est pour moi un peu à la charnière du traditionnel et du
classique. La harpe classique n'était pas encore finalisée, et cette musique est encore jouable sur nos
instruments à palettes, sans difficultés techniques insurmontables. J'écoute beaucoup Marin Marais,
Lulli...En Irlande, ça se fait souvent de jouer ce genre de morceaux, bien sages au début, puis, à un
moment donné de les faire partir en reel, de se les approprier dans leur propre style et dans leur
rythmique . C'est ce que j'ai voulu faire ici. Ça plaît bien au public, aussi...
Non, pour le moment c'est vraiment instinctif, spontané. Mais j'envisage de prendre quelques leçons
de chant, pour m'améliorer, pour apprendre des choses techniques comme la gestion du souffle, et
pour mieux comprendre ce qui se passe dans le chant. Pas forcément du chant lyrique, peut-être me
rapprocher de certains chanteurs traditionnels à l'occasion de stages, par exemple.
Retourner à l'école ?
Oui, c'est une harpe que j'aime beaucoup, je trouve déjà l'esthétique très agréable, une jolie harpe de
concert qui présente bien, très celtique. Elle a été conçue avec le concours de Janet Harbison et du
coup les cordes sont assez rapprochées comme sur les harpes irlandaises anciennes, ce qui est mieux
pour moi. Beaucoup de brillance, des graves assez profondes et sonores, pas trop grande, pas trop
lourde...
Oui, ça fait deux ans que j'en joue. J'en ai essayé d'autres, bien sûr, mais celle-là me convient bien.
C'est vous qui avez écrit les paroles de « l'homme aux sabots » ?
Oui, sur un air traditionnel irlandais.
Je remarque dans votre dernier disque une inspiration écologiste, mais aussi féministe dans votre
choix de chansons ?
C'est vrai, « lettre à Jane », « La chevelure », « Personne n'en est la cause », « Noce tragique »...sont
des chansons qui parlent de femmes et de la condition féminine, de leur souffrance dans l'univers
aux valeurs rigides qui était celui de ce pays autrefois.
Pas très, non...les gwerziou, les chansons traditionnelles sont plutôt tristes, dramatiques, à part les
chansons à boire... et encore ; et ça n'est pas trop mon style ! Mais ces textes disent aussi le courage,
l'héroïsme parfois de ces femmes, comme dans « La chevelure », et aussi une grande solidarité entre
femmes, comme cette mère prête à donner tout son or et son argent aux policiers pour épargner sa
fille dans « Personne n'en est la cause ». Cette chanson-là, c'est une des premières que j'ai sues par
cœur, ma mère la chantait quand j'étais enfant, elle est inscrite dans mon ADN...Elle n'est pas gaie,
mais je lui trouve un côté très positif : quand je la présente sur scène je dis toujours au public qu'elle
nous permet de comprendre que c'était pas mieux avant...ce genre de choses n'arriverait plus
aujourd'hui, on a fait du chemin ; il faut faire une piqûre de rappel de temps en temps...
Oui, et pour moi elle a un tout autre sens qu'une histoire de marchand de cheveux. Quand je l'ai
découverte, ma mère et ma grand-mère étaient soignées pour des cancers : radiothérapie etc...et
perte de leurs cheveux, bien sûr. Garder ses cheveux, c'est si important pour une femme ! J'ai vu
dans cette chanson quelque chose de très fort, qui peut évoquer aussi le cancer et la lutte des
femmes qui sont aux prises avec cette maladie effroyable. J'en ai découvert depuis une autre
version, dans laquelle la jeune femme vend finalement ses cheveux pour nourrir sa famille...encore
la solidarité familiale. Ça sera pour mon prochain album !
Les titres de vos disques sont toujours en breton, mais vous ne chantez pas dans cette langue ?
Non. Ça viendra peut-être ? Je ne suis pas bretonnante, et je préfère m'abstenir que mal chanter ou
écorcher le breton...Dans ma famille j'ai plutôt entendu parler le gallo du pays Vannetais, que les
« vrais » bretonnants ont un peu tendance à mépriser. Il y a dans une grande partie de la Bretagne
une culture, un répertoire bretons...mais en français ; je revendique un peu cette double identité, je
me sens proche de quelqu'un comme le sonneur Jean Baron, par exemple.
C'est vrai, un public de harpistes, de musiciens. Je le connais bien, j'en ai souvent fait partie. J'ai
participé l'année dernière au festival de Lorient, donné une masterclass, animé un concert de
soirée...jouer pour des gens motivés, connaisseurs, attentifs, c'est très stimulant !
On est tout de suite au cœur d'une Bretagne tour Une très sentimentale « Valse blanche » qui
à tour joyeuse et mélancolique avec trois danses met bien en valeur le jeu délicat et puissant
pleines d'énergie. Harpe et flûte celtiques de Nolwenn, puis un standard irlandais
s'appuient volontiers sur la rythmique plus interprété avec brio, et l'album s'achève sur
« world », presque orientale, d'Yvon Mollard, qui une chanson d'amour impossible, comme on
renforce le côté hypnotique de cette musique. les aime : « Noce tragique », qui finit quand
même avec un espoir.
« L'homme aux sabots » est une très belle
Et sur une musique aussi jolie, comment être
chanson, interprétée avec beaucoup de cœur et à
vraiment triste...?
deux, la basse superbe de Gilles Servat et, haut
perchée et très mélodieuse, la voix de Nolwenn,
Découvrez aussi les deux premiers albums de
qui souligne aussi à la harpe, avec beaucoup de
Nolwenn Arzel : le premier, «Are a garan » (à
discrétion, cette jolie mélodie.
ceux que j'aime) épuisé, si vous avez la chance de
Dans « Lettre à Jane » la flûte de Loïc Bléjean et le trouver :
la harpe semblent exprimer une longue plainte à
travers une lande qui n'en finit pas...Mais on se
réveille bientôt avec un « canon de Pachelbel»
surprenant, irlandais à souhait, qui met des
fourmis dans les jambes et se transforme
ensuite en valse rêveuse...
Il est temps d'en venir aux mélopées sérieuses et
graves avec « la Chevelure », qui, dans cette
version-là, finit bien, sur une mélodie plutôt gaie,
un peu « folk » avec les accords de guitare de
Yann Quéfélléant. Et le deuxième « Strewin » (deci-delà) :
[Link]
Nolwenn Arzel
Tournée Estivale Normandie/Bretagne
AOUT
Stages Intermédiaires :
Les 4 et 5 Novembre 2017
Les 21 et 22 Avril 2018
Description : Les stages intermédiaires sont destinés aux
personnes ayant une pratique entre 1an révolu et 4 ans.
Le but ici est de consolider les acquis, mais aussi
d'enrichir son savoir-faire en découvrant de nouvelles
techniques et de nouvelles possibilités.
L'accent sera mis sur le travail collectif mais aussi sur le
chant et la danse !
le 25 juin : St-Malo (35) aux Thermes , harpe le 18 aout : Tréhorenteuc, Maison des sources,
et conte solo "La Vie de Merlin". 20h30, duo Myrdhin Elisa.
La lutherie, pour toi, d'où c'est venu, comment ? Où as-tu appris, avec qui ?
Au CMB* de Puurs en Belgique entre 1995 et 1997. C’est une école de lutherie pour adultes en
Flandres.
Ça n'est pas un métier qu'on choisit par hasard...tu es musicien ou/et guitariste à l'origine ?
[Link]
IMAGINE TA HARPE !
Mélanie Bruniaux, alias Anima Keltia est une harpiste de musique celtique et médiévale. Elle est
née en Belgique mais vit actuellement à Vérone (Italie).
Quand elle avait 8 ans, elle entra avec ses grands-parents dans une église où retentissaient les
notes d’une harpe. La petite Mélanie tomba sous l’enchantement de ce son, à tel point qu’elle se
rapprocha de l’instrument sans jamais détourner le regard de ses cordes magiques. Elle resta au
pied de la harpe durant tout le concert, ravie par cette merveilleuse musique qui semblait
provenir d’un autre monde. Jouer de la harpe est devenu sa raison de vivre, son métier, sa
grande passion : « Grâce aux cordes de sa harpe caressées et tissées, Mélanie nous raconte des
bois enchantés, peuplés de korrigans et de nymphes, et des villes englouties par la mer. Elle nous
transporte dans un monde magique et poétique ».
Mélanie, de par son apparence, semble en effet tout droit sortie d'un conte de fée...
Son premier album "Vita Dominae – Medieval and Renaissance Music" est sorti en Février 2016.
Il contient des morceaux de musique médiévale et Renaissance interprétés à la harpe celtique
(Mélanie Bruniaux), bodhram et percussions (Andreè Bottiglioni), flûtes (Amélie Grunenberger),
violoncelle (Eleonora Galassi) et voix (Lucia de Carlo). Vita Dominae est un voyage à la
découverte de la vie de la femme au Moyen-Age qui comprend les morceaux: "Greensleeves",
"Douce Dame Jolie", "Lamento di Tristano", "Chanson de Table", "Scarborouh Fair" et beaucoup
d’autres provenant de Bretagne, d’Irlande, d’Angleterre, de France, d’Espagne, d’Italie et d’autres
terres celtiques.
Son deuxième album "Celtic Land – Breton, Irish, Scottish Music" est sorti en Mars 2017. C'est
un voyage à travers les paysages et sonorité ancestrales des pays celtiques : "Women of Ireland",
"Butterfly Jig", "An Alar'ch", "Skye Boat Song", "Brian Boru's march"...et d'autres, interprétés à la
harpe celtique (Mélanie Bruniaux), bodhram et percussions (Andreè Bottiglioni), flutes (Raffaele
Bifulco), violon (Olivier Schmitt) et voix (Lucia de Carlo).
Celtic Land
Anima Keltia, c'est à dire Mélanie
Bruniaux, née en Belgique et installée en
Italie, dans la merveilleuse cité de
Vérone, réalise avec ce CD le tour de
force de nous proposer une musique
celtique d'une grande pureté...
enregistrée essentiellement avec des
musiciens italiens.
Mais oui, on sait toute la passion que
l'Italie éprouve pour cette culture si
exotique des pays des vents et des landes,
au point de revendiquer parfois, elle
aussi, des racines celtiques...
Mélanie chante, avec une très belle voix,
en gaélique, en breton, en anglais, et
s'accompagne avec beaucoup de
délicatesse. Il y a dans sa musique, je trouve, un goût prononcé pour la clarté et la simplicité, une
volonté de se mettre au plus près possible de la mélodie, et non de la triturer et de la torturer
comme on l'entend parfois. Son jeu de harpe est tout en douceur, avec des ornementations savantes
et un grand souci du détail.
Le disque s'ouvre sur « Fhear à bhata » , très belle chanson qui nous introduit d'emblée dans un
univers de rêve d'amour et de nostalgie.
Avec « Women of Ireland », un air que je n'entends jamais sans frissonner, la harpe, la flûte et le
whistle disent toute la tendresse et l'amertume à la fois de ces femmes d'Irlande qui reprochent à
leurs hommes de si mal les défendre...et de trop fréquenter les pubs !
« Brian Boru's march », « O' Carolans's welcome », « Star of the county down », que des classiques
je vous dis, des morceaux qu'on a si souvent entendus, mais dont on ne se lasse jamais de découvrir,
comme ici, de nouveaux arrangements et de ferventes interpétations.
Une surprise, un « Tri martolod » mené avec enthousiasme, là aussi quelque chose de très original
réalisé avec ce morceau si connu...et où il me semble déceler un hommage à quelqu'un qui l'a si
souvent et si bien chanté.
Il est temps de danser un peu avec les
Anima Keltia sera en Bretagne dans le cadre du « Flowers of Edinborough », une « Butterfly
Festival du Conte de Baden pour trois spectacles jig » tour à tour rêveuse et remuante, avant une
avec la conteuse Cindy Sneesens le 16 et le 21 juillet. dernière mélopée sentimentale « The skye boat
Dates de concerts et animations en France et Belgique: song ».
FESTIVAL DU CONTE DE BADEN 16-23 JUILLET On remarque quelques effets bien vus, comme
(Bretagne) l'usage du bâton de pluie au début d' « An
FETE MEDIEVALE AU CHATEAU DE Alarch », et de « The skye boat song » pour
REINHARDSTEIN 29-30 JUILLET (Belgique) imiter le bruit des vagues, un bodhrán joué un
FETE DU CHATEAU SIERCK-LES-BAINS 20 AOUT peu à la façon d'un tambourin médiéval, qui
(Lorraine) rythme généreusement de nombreux morceaux, et
LES MAINGOVALES DE MAING 27 AOUT (Nord) surtout d'excellents flûtistes et un violoniste plein
CHARLEMAGN'RIE DE HERSTAL d'émotion...Mélanie est bien entourée , et par des
2-3 SEPTEMBRE (Belgique) musiciens accomplis !
Pour l'Italie :
Un voyage de rêve en Pays de Celtie...
[Link]
[Link]
TΔNNΔRΔ
Lors de mes navigations hauturières sur le net, je suis tombé sous le charme, non point des
dangereuses sirènes, comme Ulysse, l'inventeur des boules ʺQuiesʺ, mais de Tannara, un groupe
de jeunes musiciens écossais qui ont bien la pêche et sont bien décidés à faire une musique folk,
ancrée dans la tradition. J'en ai profité pour poser quelques questions à Becca Skeotch, la
harpiste du groupe.
Tannara est le nom d'une île sur la côte ouest de l'Écosse, qui fait partie de l'archipel que l'on
appelle les « Summer Isles ». Notre accordéoniste Joseph vit juste en face de ces îles et on passe
beaucoup de temps chez lui à faire de la musique. Quand on a cherché un nom pour notre groupe,
c'est venu tout seul...J'invite tout le monde à venir visiter cette région d'Écosse qui est si belle et qui
a été une si grande source d'inspiration pour moi et pour les autres membres du groupe.
Notre guitariste Owen et moi, on se connaît depuis l'adolescence, on jouait à l'époque dans deux
groupes différents...ensuite on a joué dans d'autres groupes, et c'est quand on s'est retrouvés comme
étudiants en musique à l'Université qu'on a rencontré Joseph et Robbie ; on a commencé très vite à
jouer ensemble et à monter notre groupe.
Tu as toujours joué avec d'autres
musiciens ? Pas en solo ?
Je joue habituellement sur une Mamore construite par Starfish Designs. Starfish Designs m'ont
beaucoup aidée et beaucoup soutenue, je ne peux que les recommander.
La réponse est simple : Tannara est avant tout une bande de copains qui aiment faire de la musique
ensemble ; et la musique qu'on fait va bien avec la harpe, je trouve, qui donne à notre groupe une
couleur particulière, un son spécifique, bien dans la tradition écossaise.
On y participe tous et on prend beaucoup de plaisir à réaliser ces arrangements ensemble. Les
paroles sont souvent anciennes, issues de la tradition, mais pour notre prochain album on va
introduire quelques uns de nos propres textes.
Le Gaélique est une très belle langue, mais notre chanteur principal ne la parle pas...aussi nous
n'avons rien enregistré en Gaélique. Mais dans l'avenir, qui sait ? Notre violoniste, Robbie, la parle,
lui, et il a une belle voix...
TRIG est votre premier CD. Pourquoi ce titre ?
Tannara
tannaramusic@[Link]
07850343437
[Link]/tannaramusic
* Le « Fèisean nan Gàidheal » est un organisme qui intervient [Link]/TannaraMusic
dans de nombreuses écoles primaires en Écosse pour [Link]/tannara
enseigner le Gaélique et sensibiliser les enfants à la culture et
à la musique traditionnelles :
[Link] ,
Kaleidoscope
Floriane Blancke fait partie de ces musiciens passionnés par l'Irlande qui ont choisi d'aller
vivre et faire de la musique sur place, là-bas, jusqu'au bout de leur passion.
Et c'est de là-bas qu'elle nous offre son « Kaleidoscope » sonore, un tourbillon d'images et de sons,
enregistré avec des musiciens et techniciens locaux.
Dès les premiers morceaux, on est séduits par ces compositions originales, à la fois très
traditionnelles et très swing, si caractériques de cette génération de jeunes musiciens bien doués qui
sont passés par le classique, le folk américain, le jazz et autres, et qui jouent volontiers dans les
pubs.
Dans cet album, Floriane se sert aussi, et fort bien, du violon et de la guitare ; elle fait un usage très
personnel de sa harpe, un style de jeu clair et des techniques d'ornementation qui font penser à la
clarsach ; elle chante aussi, en anglais avec même une pointe d'accent irlandais...comme dans
« Crazy man Michael », et aussi dans un gaélique superbement prononcé avec « Molly Na gCuach
Ni Chualleannan », ce qui surprend quand même, venant
d'une parisienne !
Quelques morceaux plus difficiles à classer, qui trahissent
sa formation classique, « Passepied IV », « La Ballade »,
où l'on sent d'autres influences et des recherches de son
audacieuses, mais on se retrouve bien vite en Irlande
malgré tout...
Beaucoup de charme, d'amour et de science pour ce
magnifique premier album superbement enregistré et
dessiné !
[Link]
LA HARPE TRIPLE
Par Stephan Lemoigne
Regardez ces vidéos : History of the harp part 3 (les autres parties sont bien sûr très
intéressantes également !) :
[Link]
Un extrait d’un morceau de Monteverdi sur la harpe baroque
[Link]
Et quelques cours sur la technique de la harpe triple, par Andrew Lawrence-King :
[Link]
[Link]
où il explique entre autres comment monter et descendre la gamme, et atteindre les cordes
du milieu.
[Link]
Vous aurez sûrement remarqué dans les instruments présentés que la colonne est arquée,
comme dans les harpes celtiques. Également, dans la première et la dernière octave, il n’y a que
deux rangs : le rang main droite pour les aigus, et main gauche pour les graves. Effectivement, on
voit mal la main droite descendre si bas, et la main gauche monter si haut ! Cela permet en outre de
diminuer la tension sur l’instrument.
Comment cet instrument est-il arrivé jusqu’au Pays de Galles ?
Osian Ellis nous apprend que c’est par un Français, Jean le Flelle, harpiste auprès du roi
Charles 1er à partir de 1629. Mersenne dit qu’il jouait merveilleusement bien de la harpe. Toujours
est-il que cet instrument, d’Angleterre, s’est rapidement retrouvé au Pays de Galles, où précisons-le,
la tradition de musique ancienne de harpe, celle de Ap Huw, avait été perdue et oubliée depuis
longtemps. C’est donc la musique du temps, la musique « classique » qui était devenue populaire, et
les gallois se sont emparés de la harpe triple, en faisant un emblème de leur pays. Ils ont modifié
l’instrument italien : pilier droit, et inversement des mains (quoiqu’on trouve les deux positions) :
instrument reposant sur l’épaule gauche, main gauche pour les aiguës, droite pour les basses.
L’instrument gallois est beaucoup plus massif que l’instrument italien d’origine. Un des plus grands
harpistes gallois du 18ème siècle est John Parry, harpiste aveugle (on imagine jouer sur 3 rangs sans
voir les cordes...?).
Il faut également savoir qu’ Haendel a composé pour la harpe triple.
[Link]
Vers le milieu du 19ème siècle, la technique du canu penillion s’est élaborée, utilisant la harpe
triple, mais aussi la harpe à pédales, car lorsque celle-ci est apparue la harpe triple est tombée en
désuétude. C’est vrai qu’on n’en jouait plus beaucoup après le début du 20ème siècle. Une des rares à
en jouer était Nansi Richards :
[Link]
Dans les années 60, un renouveau a eu lieu. Des groupes comme Ar Log l’ont repopularisée,
ou encore Robin Huw Bowen. La « telyn deires » est donc de nouveau très connue et populaire. Je
vous renvoie aux vidéos suivantes :
[Link] avec Robin Huw Bowen
[Link]
avec Charles Ward
[Link]
v=UYgMGl2V9OU&index=3&list=PL_Oh1b9a8rOiVUW02cjsCBeW73nLFv8XR avec Ar Log
Si construire une harpe est déjà une prouesse en soi, fabriquer une harpe triple est un vrai
défi : tenir accordées une centaine de cordes en boyau sans que la bestiole explose en plein vol, il
faut quand même le faire. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’en voir de près récemment,
ni de parler avec un luthier spécialisé. J’imagine néanmoins qu’il faut une table très renforcée, une
coque hyper solide, des colles surpuissantes genre époxy ou polyuréthane (mais avant qu’elles
existent, comment faisait-on ?). Cela dit, le son de ces harpes laisse entendre que les cordes ne sont
pas très tendues (sur les harpes baroques dont on a parlé plus haut, le son se rapproche plus du luth
que de la harpe). Par contre, on n’a pas comme dans la harpe celtique à dévier la crosse vers la
gauche pour éviter que les cordes soient trop obliques ; la crosse est bien centrée. La console est
faite de trois épaisseurs « en escalier » chaque épaisseur correspondant à une rangée de cordes, qui
se trouvent ainsi décalées en trois rangées sur la table d’harmonie (voir photo ci-dessous). Les
cordes sont retenues par des boutons ou bien attachées par en dessous. La colonne est droite, parfois
renforcée sur le chant par une barre de métal, pour éviter les problèmes de torsion due à la tension.
Cette colonne est souvent terminée par une volute. La forme de la crosse est également spécifique à
la harpe galloise.
Quant à en jouer, j’imagine la sensation d’état d’ébriété avancé qui doit nous envahir quand
on se met devant cette harpe à trois rangs décalés : Il y a des cordes partout et elles ne sont mêmes
pas droites ! Mais quand c’est bien joué, quel délice. Grâce aux deux rangs à l’unisson, on obtient
une sorte de phénomène d’écho et les harpistes gallois ne se privent pas d'utiliser cette technique.
Voici les sites de luthiers qui fabriquent des harpes triples :
Alun Thomas [Link]
Robin Ward [Link]
Tim Hampson [Link]
Et pour finir un blog intéressant sur l’instrument :
[Link]
Alors, après la harpe à un, deux, trois rangs de cordes, qui dit mieux ?
FORMATION INTERNATIONALE DE HARPE THERAPIE
INTERNATIONAL HARP THERAPY PROGRAM (IHTP)
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Reprendre A a tempo : A B A C A.
A la mémoire de Jean-Louis Gault, poète et musicien.
Vente de pièces détachées et de cordes au détail pour harpes
• Chevilles en aluminium
Extrêmement légères, nombreuses longueurs
disponibles
• Sillets
Laiton, os ou buis
• Alésoir conique
2% de pente, pour l’adaptation des trous aux
chevilles, avec manche ou avec tête carrée
CRISTINE MERIENNE
1 juillet récital de harpe Sète. 8 juillet : concert solo, Douarnenez, L'ivraie
du 08 au 16 juillet stage de harpe, musique de 18 juillet : Concert Solo, Loctudy, Chapelle St Quido
chambre, orchestre à Latour de Carol renseignements: 25 juillet : Concert Solo, Douarnenez, Chapelle St Jean
5 août : Soirée de clôture du Salon de la poésie ,
Alain Gourdeau 06 08 01 30 18 site: Douarnenez
[Link]
pedagogique/ TRISTAN LE GOVIC TRIO
23 juillet : Moréac
19 juillet quatuor Lucia flûte Claire Sala, violon
Thomas Gautier, violoncelle Cyrille Tricoire et harpe TRISTAN LE GOVIC
Martine Flaissier et Hamid El Kabouss danse hip hop 27 juillet : Maison des Sources, Tréhorenteuc
Compagnie MimH "Quand le Quatuor Lucia Du 14 au 18 août : Island Moutain Arts International
rencontre le hip hop..." Eglise Saint Sauveur Arles sur Harp School / Canada
Tech.
20 juillet quatuor Lucia Eglise Port Vendres. ARP JOUE KRISTEN NOGUES
4 juillet : Harpes Aventure, Paris XIII, Les Voûtes
21 juillet quatuor Lucia Eglise Vinça. 3 août :Festival Harpes à Douarn', Douarnenez, MJC
14 septembre Quatuor Lucia Théâtre Lézignan. 7 août : Festival Musiciennes à Ouessant
11 août : 50è Festival d'été , Gargilesse
21 octobre Quatuor Lucia Théâtre Municipal Béziers. 12 août : Festival Interceltique, Lorient
14 janvier 2018 Quatuor Lucia Théâtre municipal
Pézénas. ENSEMBLE 8611
14 septembre 2018 Quatuor Lucia Vallée de l'Agly 9 août : Brignogan-Plage
"Ballades culturelles et gourmandes". [Link]
[Link]
Ameylia Saad Wu DIMITRI BOEKHOORN
Lundi 17 juillet 2017, 10h, Université d'été
arthurienne, mythologie de la forêt, station
biologique de Paimpont, conférence avec Dimitri
Boekhoorn : Bestiaire Celtique.
[Link]
Jeudi 22 juin : Saint Ouen (93), 20 h 30 29/07/17 20h30 entrée libre, panier, Chapelle
Saint Vincent, Arradon (56)
en trio, Association Irlandaise : Maison
Basque, 59, Avenue Gabriel Péri, 93400 4/08/17 20h30 entrée libre, panier, Chapelle
Saint Ouen. Saint They, 20h30 Pointe Du Van (29)
Samedi 24 juin : Aubechies (Belgique) : 6/08/17 19h00 Festival Interceltique Lorient,
20 h 30, Archéosite et musée d'Aubéchies, Jardin des Luthiers (56)
Bel Oeuil asbe, 1 y, rue de L'Abbaye .
7/08/17 18h00 entrée libre, panier,Chapelle
Samedi 1 juillet : Erquinghem-Lys, Notre Dame du Temple, Pleboulle (22)
fête d'Ercan (59) 20 h 30, Parc Déliot , rue
26/08/17 Le Poney Fringant, 20h30,
d'Armentières.
Sacquenay (21)
Samedi 26 aout : Comines (Belgique)
Le tradionnel “Celtic Wind “ qui monte
20 h 30, chapiteau de la Ducasse des 5
toujours dans les vues sur le net :
Chemins . date à confirmer.
[Link]
[Link]
Harpes en carton
Stage de construction de harpes en carton
en Auvergne
L'école de harpe l'Oiseau-Lyre, au Puy-en-
Velay, et l'association Pop'Harpe proposent un
stage de construction de harpes en carton, les
26 et 27 Août à Cayres, au sud de la
Un stage de Haute-Loire.
Renseignements/tarifs/ inscriptions:
Clairseach en Irlande [Link]
harpe/evenements/26-27-aout-2017-le-puy-en-
velay
Scoil na gClairseach—
L'Oiseau-Lyre:
Early Irish Harp Festival [Link]
Siobhan Armstrong
Founder & Artistic Director, Historical Harp Quelques autres dates de stages des
Society of Ireland. [Link] « cartonneurs » :
Would you like to support the revival of the 9-10 sept. - Sucy-en-Brie (94)
early Irish harp? 23-24 sept.- Madrid (Espagne)
Become a member 7-8 oct.- La Madeleine (Lille - 59)
here: [Link] 21-22 oct.- Romorantin (41)
3-4 nov.- Metz (57)
Medieval, Renaissance & baroque harps; 15-16 nov.- Alès : stage réservé insertion
Church music, chamber music and baroque sociale.
opera. 18-19 nov.- Grésivaudan (Isère - 38)
[Link] 2-3 déc. - Saint Malo (22)
Ireland and elsewhere: 16-17 déc. : St Herblain (44)
353 (0)86 8623430 27-28 janvier 2018 : École de Musique du
Chesnay (77)
When I'm in the UK: 17-18 février : CRD d’Aix-en-Provence (13)
44 (0)7934 099486
[Link]
EVA FOGELGESANG
Concerts été 2017
Vous pourrez y découvrir les différents types de danses dans leur contexte
historique : danses courtoises, religieuses, populaires, bourgeoises et
jongleresses. Apprendre un répertoire de danses anciennes pour l’utiliser dans
un contexte moderne : bal, spectacle, animation, pédagogie, étude historique,
reconstitution archéologique, loisir.
Pour 20 stagiaires adultes et jeunes à partir de 12 ans : chanteurs, danseurs et
instrumentistes, professionnels et amateurs de tout niveau.
Concerts avec Yvon Le Quellec
Stephan Lemoigne
Myrdhin [Link]