Maintenance 2018
Maintenance 2018
IAP spa
ECOLE DE BOUMERDES
« Gestion de la Maintenance »
La maintenance rassemble toutes les opérations visant à assurer un taux de disponibilité des
équipements dans les meilleures conditions de coût et sécurité
( pérennité de l’équipement)
Dans le passé, on ne pouvait parler de maintenance mais plutôt de dépannage dont le service
dépendait directement de la fabrication. Cela peut s’expliquer par le fait que les machines
étaient simples et souvent surdimensionnées et par conséquent les interventions pratiquées
étaient aisées.
Ceci étant lié à la non connaissance du comportement dans le temps des équipements, des lois
de dégradation ou de fiabilité faisaient que l’on attendait la défaillance pour intervenir.
Cette tâche a évolué vers une structure légèrement améliorée appelée entretien.
Le rôle dévolu à ces deux structures ( dépannage ou entretien) se limitait à des interventions
curatives pour réduire la durée d’immobilisation des équipements.
La maintenance était du genre « pompier » ou dépannage.
Les causes ou symptômes des défaillances des équipements n’étaient pas ou peu étudiés pour
éviter de telles défaillances
Des frictions entre ceux qui utilisent et ceux qui réparent à cause des dérangements. La faute
selon les exploitants était toujours imputable à ceux qui réparent.
Prévoir l'AVENIR pour maîtriser le PRESENT fort de l'expérience du PASSÉ
Selon la norme AFNOR X60-010, la maintenance est :« L'ensemble des activités destinées
À maintenir ou à rétablir un bien dans un état ou dans des conditions données de sûreté
de fonctionnement pour accomplir une fonction requise . Ces activités sont une
combinaison de prévention, diagnostic, dépannage, remise en marche, réparation et
gestion qui permettent de conserver le potentiel matériel pour assurer la continuité de la
production. Bien maintenir c'est assurer ces opérations au global optimum.
La Maintenance, source de profit ( J.P. SOURIS)
Histoire des anciens chinois qui versaient des mensualités à leur médecin tant qu’ils étaient en
bonne santé mais la suspendaient lorsque ils tombaient malades. Le médecin n’avait pas
intérêt que ses patients tombent malades.
Cela a fait de l’entretien un service peu considéré , de peu d’importance et n’ayant
aucune utilité
Dans le passé, on ne pouvait parler de maintenance mais plutôt de
dépannage dont le service dépendait directement de la fabrication.
Cela peut s’expliquer par le fait que les machines étaient simples et souvent
surdimensionnées et par conséquent les interventions pratiquées étaient aisées.
Cette tâche a évolué vers une structure légèrement améliorée appelée
entretien.
Le rôle dévolu à ces deux structures ( dépannage ou entretien) se limitait à des
interventions curatives pour réduire la durée d’immobilisation des équipements.
La maintenance était du genre « pompier » ou dépannage.
Les causes ou symptômes des défaillances des équipements n’étaient pas ou peu
étudiés pour éviter de telles défaillances
La maintenance préventive consistait se limitait à la lubrification et des
tournées de ronde pour s’assurer que les machines fonctionnaient
La défaillance était subie non anticipée.
Dans cette optique, la maintenance était souvent appréhendée comme uniquement
un « mal nécessaire » et par conséquent considérée comme centre de coûts. Il
pouvait atteindre 4% du chiffre d’affaires en coût direct et 7% avec les coûts indirects.
Ceci s’explique aussi par le fait que les équipements de production étant
sophistiqués et onéreux, les arrêts pour cause de défaillance coûtent cher et
par conséquent doivent être minimisés.
Changer un cardan.
Changer le train de pneus au début de l’hiver
et du printemps.
Changer de batterie d’accumulateurs.
La faire repeindre.
Maintenance corrective Maintenance Préventive
Changer un cardan.
Changer le train de pneus au début de l’hiver
et du printemps.
Changer de batterie d’accumulateurs.
C ‘est dans les années 70, que des études ont été menées pour apprécier le comportement en
fiabilité des composants utilisés en aviation.
C’est à partir de cette période que la maintenance a bénéficié de recherches portant sur les
moyens et outils dans l’objectif d’amélioration de la disponibilité :
On peut citer entre autres :
• La courbe en baignoire permettant de qualifier l’équipement durant le cycle de vie
• La maîtrise et l’exploitation des lois de fiabilité dans la conception des plans de
maintenance (ex : loi de Weibull)
• L’estimation prévisionnelle des durées de vie (ex : roulement)
• La pratique de l’AMDEC ( analyse des modes de défaillance et criticité) dans l’objectif
d’amélioration de la disponibilité
• L’introduction de nouvelles méthodes de maintenance (TPM, RCM)
• De nouvelles méthodes de politiques de maintenance (Application de la fiabilité, LCC)
• Introduction de nouveaux outils pour suivre l’évolution des usures et dégradations
• Sûreté de fonctionnement pour les usines à risque type SEVESO
• Analyse d’huile, suivi des paramètres vibratoires) qui permet de remplacer les pièces juste
avant rupture ou défaillance ( juste à temps)
• La vulgarisation de la GMAO
• Système Expert pour le diagnostic des pannes
• Comparativement à l’exploitation qui produit de la richesse, on peut estimer que la
maintenance produit aussi une richesse appelée disponibilité.
Si la maintenance est une source de profit, elle va constituer aussi un centre de coûts par les
salaires versés au personnel de cette structure. , les arrêts non programmés, pièces de
rechange
Ce personnel doit prouver par conséquent que ces charges sont inférieures aux gains qu’elle
génère,
La fiabilité est la caractéristique d’un dispositif exprimée par la probabilité que ce dispositif
accomplisse une fonction requise dans des conditions d’utilisation données et pour une
période de temps déterminée
La fiabilité exprime la probabilité d’un composant ou équipement de fonctionner sans
défaillance pendant un certain donné et dans des conditions données.
Apparue dans les années après guerre, cette notion était réservée uniquement qu' aux
vaisseaux spatiaux là où les risques de défaillance ne pouvaient être tolérés.
On peut citer comme précurseurs d’étude de la fiabilité Von Braun et le
mathématicien Pieruchka qui ont jeté les bases de cette théorie en 1940 sur les V1 et V2 et
reprises par la NASA
De nos jours, cette notion s’est généralisée dans la vie courante et même qu’elle
devient indispensable pour les entreprises. Il ne suffit plus de produire pour écouler
ses produits vu la concurrence et le contexte économique dans le monde.
La garantie que le produit réponde bien aux exigences attendues est bien souvent
demandée sinon exigée. C’est le cas des voitures automobiles où les constructeurs
proposent des garanties dépassant pour certains, deux années, ce qui était
inimaginable auparavant.
Dans certains pays, cette notion de garantie sera exigée ce qui sous entend que la fiabilité des
produits devra être mesurée.
Par conséquent les constructeurs en s’engageant sur une période de garantie ont une certaine
notion d’apparition de la défaillance. C’est à l’issue de cette période que le risque de
défaillance augmente et qu’une maintenance préventive est à recommander .
Un plan de maintenance préventive systématique doit impérativement inclure les périodicités.
Ces périodicités vont découler d’études de fiabilité qui vont nous renseigner
sur la durée de vie moyenne, le risque de défaillance entre interventions et la
fiabilité au bout de cette périodicité.
Probabilité : c’est le rapport : Nombre cas favorables
Nombre cas possible
Outre le modèle mathématique de définition de la fiabilité R(t) = P(T > t)
On peut faire une approche par un modèle statistique R(t) = N(t) / N(o)
N(t) représentant le nombre d’éléments ayant survécu à t et N(o) le nombre d’éléments mis en
exploitation à t=0
La fiabilité ( Reliability) représente l’aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise dans
les conditions données pendant un temps donné.
La défaillance (Failure) représente la cessation de l’aptitude d’un bien à accomplir
une fonction.
La probabilité pour qu’un événement se produise + la probabilité pour que ce même
événement se ne produise pas est égal à R(t) +F(t) = 1
2)Taux de défaillance
Mortalité en avion = 0,02 mort pour 100 millions passagers par Km parcouru
Mortalité en auto = 0,64 mort pour 100 millions passagers par Km parcouru le temps
concernant les moteurs, le taux de panne en vol du moteur GE 90, qui équipe les
777/300 ER est de 0,005 pour 1000 heures de vol. Il est inférieur au taux de panne accepté par
les autorités de régulation dans le monde qui est de 0,010!
Ce taux de défaillance est aussi utilisé dans l’assurance vie pour estimer le coût
d’assurance ou en démographie appelé aussi quotient de mortalité . (probabilité pour
les survivants à un âge donné de décéder avant l’âge suivant).
la tarification des Assurances de Personnes utilise les tables de mortalité. Elles
indiquent les probabilités viagères du nombre de vivants à chaque âge. Elles sont
établies sur la base de données publiées par l'INSEE, et homologuées par arrêté
ministériel.
Une table de mortalité est un tableau indiquant sur 100 000 naissances au départ:
• Taux de mortalité
• Total Hommes Femmes
• Tous âges 8,5 8,9 8,2
• 1 an 2,9 3,2 2,6
• 1 à 4 ans 0,3 0,3 0,2
• 5 à 9 ans 0,1 0,1 0,1
• 10 à 14 ans 0,1 0,1 0,1
• 15 à 19 ans 0,2 0,3 0,1
• 20 à 24 ans 0,4 0,6 0,2
• 25 à 29 ans 0,5 0,7 0,3
• 30 à 34 ans 0,6 0,9 0,3
• 35 à 39 ans 0,8 1,1 0,5
• 40 à 44 ans 1,3 1,7 0,9
• 45 à 49 ans 2,2 2,9 1,5
• 50 à 54 ans 3,5 4,6 2,3
• 55 à 59 ans 5,4 7,5 3,5
• 60 à 64 ans 7,8 11,0 4,8
• 65 à 69 ans 10,4 14,7 6,6
• 70 à 79 ans 19,3 26,2 13,5
• 80 à 89 ans 59,0 75,5 49,1
• 90 ans ou plus 175,0 203,0 165,0
- le nbr probable de survivants à chaque âge
le nbr probable de personnes décédées dans l'année
C’est ainsi que la courbe en baignoire dans l’ensemble peut s’appliquer aux
êtres humains.
Représentation graphique de la fiabilité
0-1000 5 95 0.95
1000-2000
2000-3000
3000-4000
4000-5000
46
3)Courbe en baignoire du taux de défaillance
Lorsqu’on fait le suivi de la durée de vie de composants identiques, on peut
représenter sur un diagramme le taux de défaillance en fonction du temps.
Généralement on distingue trois zones bien distinctes
Dans cette zone on note que le taux de défaillance élevé a tendance à décroître sous l’effet de
réglages apportés.
Les principales lois utilisées en maintenance sont la loi exponentielle et loi de Weibull
51
5) Loi exponentielle.
Dérive de la loi de Poisson
Si un événement se produit avec une fréquence moyenne m pendant une période
donnée t, la probabilité que l’événement se produise avec une fréquence x
pendant la durée t est :
P x = e-m m x
x!
m=lt
D ’où Px = e -l t (l t ) x
x!
La probabilité de n’avoir aucune panne pendant t suppose x=0 d’où
P0 = R(t) = e- l t
S’applique pour les composants se situant dans la zone utile et pour les composants rodés.
52
Elle est définie par un seul paramètre
déterminé soit par retour d’expérience ou par des banques de données de taux de défaillance.
Ces tables indiquent parfois le MTBF ( Mean Time Betwwen Failure) pour les appareils
réparables et le MTTF (Mean Time To Failure) pour les appareils non réparables.
Pour l’ électronique, les taux de défaillance sont disponibles et variées. Par contre pour la
mécanique, peu de données
Les principales banques de données sont nord américaines.
Les principales sources sont :
AVCO ( USA) : indique le taux de défaillance et les durées de vie des composants mécanqiues
NPRD ( USA) : indique le taux de défaillance de composants mécaniques. Il dérive du MIL
HDBK 217
NSWC Naval Surface Warfare Center (USA) : dérive de la marine et indique des taux de
défaillance de ressort, freins .
EIREDA (European Reliability Industry Data Handbook) . Taux de défaillance de composants
techniques et électroniques.
FARADA (Failure Rate Data)
IEEE STD . Utilisé pour l’énergie nucléaire
BT-HRD . Utilisé dans les télécommunications
Généralement, la plus usitée de ces banques de données est le NPRD car reflétant les
conditions réelles d’utilisation.
53
Le taux de défaillance est présenté comme suit
54
6) Exemple de détermination taux de défaillance CNET
55
56
7)MTBF ( Mean Time Between Failure)
Parfois des valeurs de MTBF du million d’heures sont prédites, ce qui ne signifie
nullement que les composants soient défaillants au bout de ce million d’heures.
Le MTBF ne peut en aucun cas représenter la durée de vie attendue, cela ne restera
qu’une Indication de fiabilité
Le MTBF est utilisé pour le matériel réparable. Pour le matériel non réparable, on le
définit comme le MTTF ( Mean Time To Failure)
57
Exemple : La fiabilité d’un roulement pendant 10 000 heures est égale à 0.9 signifie :
Qu’il y a 90 chance sur 100 PROBABILITE
pour que le roulement fonctionne sans signe d’usure FONCTION REQUISE
pendant 10000 heures TEMPS DONNE
à une fréquence de rotation moyenne de 1500 tr/min CONDITIONS DONNEES
8)Représentation graphique du MTBF
59
9) MTBF dans une loi exponentielle
Par définition la fiabilité en statistique représente
R(t) = S(t) / N0
60
Dans une loi exponentielle, le MTBF est l’inverse du taux de défaillance.
Dans le cas de cette loi, comme le MTBF est une espérance de durée de vie, nous pouvons
estimer la probabilité pour un équipement d’atteindre ce MTBF.
En posant t = MTBF l’espérance attendue
61
Ainsi dans une loi exponentielle, seuls 37% des équipements sont en mesure
d’atteindre le MTBF.
Les 63% des équipements seront probablement défaillants.
62
Le MTBF est toujours une espérance et non une durée de vie avant défaillance et il ne
peut avoir de lien entre durée de vie et MTBF ou taux de défaillance.
Parfois on trouve dans la littérature des MTBF dépassant 100.000 heures ce qui
dépasse tout entendement en matière de durée de vie
Si un composant a un MTBF de 10.000 heures, cela sous-entend que si l’on
disposait de 10.000 composants, on pourra s’attendre à une défaillance toutes
les heures.
Il est préférable de lier le MTBF à la fiabilité
63
10) Utilisation du papier fonctionnel pour la loi exponentielle
Lorsque que l’on dispose de retour s d’expérience ou d’historiques, il est utile de voir
quel type de loi est suivie par ces équipements.
Un papier semi log permet de transformer un fonction exponentielle en une droite.
Si les points représentant la fiabilité et le temps s’alignent selon une droite, on peut à
priori estimer que ces équipements suivent une loi exponentielle.
Les ordonnées sont exprimées en échelle log tandis que les abscisses en échelle
linéaire
64
Fiabilité en %
65
1000 2000 temps
Ex: on suit les défaillances de 200 équipements.
A 500 h, on relève 68 défaillants.
A 1000 h, le cumul des défaillants est de 106
A 1500 h, il est de 134
A 2000 h il est de 154
A 2500 h il est de 172
A 3000 h il est de 180
66
Loi exponentielle
100%
80%
50%
30%
20%
10%
R( t)
67
Loi exponentielle
100%
80%
50%
30%
20%
10%
R( t)
50%
37%
30%
20%
10%
R( t)
Pour g = 0 et b =1
74
75
Trois cas peuvent se présenter
2) Les points sont représentés par une courbe. On transforme cette courbe en droite par
translation du paramètre g .Pour cela on peut prendre trois points arbitraires M1 M2 M3
vérifiant M1M2= M2M3sur l’axe des y dont on assure la translation sur l’axe des b à
travers la courbe.
g = t22 – t1t3
2t2-t1-t3
La droite étant tracée, la procédure est la même que précédemment.
3) Les points ne peuvent n’être ni représentés par une courbe ou par une droite. La loi
de Weibull dans ce cas ne peut être utilisée.
76
Détermination de
77
Exemple d’application
On fait le suivi de 9 roulements à billes . Les instants d’arrivée des défaillances sont les
suivants : 8010-4950-3120-9400-4020-11500-2050-6710-5700
Tout d’abord on ordonne les résultats selon le tableau
N° Durée F(i)% N° Durée F(i)
1 2050 10 6 6710 60
2 3120 20 7 8010 70
3 4020 30 8 9400 80
4 4950 40 9 11500 90
5 5700 50
Cette loi est peu utilisée en fiabilité. Plutôt en maintenabilité et gestion des
stocks
Parfois, pour estimer le MTBF
Dans ce cas, la moyenne des MTBF
moyenne
écart type
Exemple : on suit la durée de vie de 60 équipements
L’instant d’arrivée des défaillances et le nombre de défaillants est le suivant :
Ces
F(t) points sont reportés sur papier Henry
Ces points s’alignent selon la droite d’Henry, on peut estimer que ces durées de vie suivent une loi normale
de moyenne 20000 heures.
L’écart type est de 2000 heures.
Probablement 50% des équipements ont une durée de vie égale ou supérieure à 20000 heures
68% des équipements auront une durée de vie comprise entre 18000 et 22000 heures
13) Fiabilité série parallèle
1) Fiabilité série
La fiabilité d’un système constitué de plusieurs composants montés en série
R(s) représente la fiabilité d’un ensemble de "n" composants montés en série.
Si les "n" composants sont identiques avec une même fiabilité R la formule sera la
suivante :
R(s) = Rn
La fiabilité d’un système peut être augmentée en plaçant des composants (identiques ou non )
en parallèle
Un dispositif constitué de plusieurs composants en parallèles ne peut être défaillant que si
tous les composants sont défaillants
La fiabilité du système sera
MTBF = 1
lA + lB + lC +…+ ln
MTBF = 1
lA + lB + lC +…+ ln
100 1 15 0.94
1000 2 13 0.81
3900 1 12 0.75
6000 4 8 0.5
8000 1 7 0.41
10000 1 6 0.38
12000 1 5 0.32
13000 2 3 0.19
18000 3 0 0
14)Maintenabilité
Définition
Dans des conditions données, la maintenabilité est l’aptitude d’un bien à être
Maintenu ou rétabli dans un état où il peut accomplir une fonction requise, lorsque la
maintenance est accomplie dans des conditions données, en utilisant des procédures
et des moyens prescrits.
C’est aussi la probabilité de rétablir un système dans des conditions de
fonctionnement spécifiées, en des limites de temps désirées, lorsque la maintenance
est accomplie dans des conditions données, en utilisant des procédures et des
moyens prescrits.
Dans le sens général, la maintenabilité représente l’aptitude d’un équipement à être
rapidement remis en fonctionnement ou dans un temps donné
Probabilité de rétablir = P(TTR<t) = Probabilité (pour qu’un système en panne à t=0
soit rétabli à t).
TTR représentant les temps techniques de réparation
Mathématiquement, la maintenabilité est approchée par l’indicateur MTTR ( Mean
Time To Repair)
MTTR = ∑ Temps d’intervention pour n pannes
Nombre de pannes
Maintenance
CORRECTIVE Maintenance
PRÉVENTIVE
Maintenance
Maintenance Maintenance
Préventive Corrective
Maintenance Maintenance
Systématique Conditionnelle
124
125
126
17 ) Maintenance corrective
Dans ce type de maintenance, l’intervention n’a lieu qu’après défaillance.
Cette défaillance ne se déclare théoriquement qu’au bout du MTBF
L’inconvénient de cette méthode repose dans le fait que la défaillance est
inattendue peut engendrer des arrêts imprévus et par conséquent des indisponibilités
qui peuvent se traduire par un manque à gagner important sans inclure les pénalités
et image de marque de l’entreprise.
L’intervention n’étant pas programmée peut aussi se révéler coûteuse ( lever
l’indisponibilité à tout prix)
Comme avantage, cette méthode par contre ne nécessite aucune réservation ni de
pièces ni de main d’oeuvre
Dans une première approche, cette méthode serait à appliquer pour les machines
non critiques ou redondantes et dont le risque rapporté aux investissements
nécessaires à une maintenance préventive serait supportable
• Problème avec les utilisateurs qui ne peuvent tenir leurs engagements dans le cas de
manque de réactivité de la maintenance d’où des tensions avec l’équipe de maintenance
surtout lors d’indisponibilité personnel et Pièces de rechange
• Personnel de maintenance submergé de travail ou inoccupé en attente d’intervention
• Parfois la maintenance doit faire face à l’improvisation pour lever l’indisponibilité. C’est la
maintenance dans l’urgence pour réduire au maximum les coûts indirects
Parfois la maintenance doit faire face à l’improvisation pour lever l’indisponibilité. C’est la
maintenance dans l’urgence pour réduire au maximum les coûts indirects
L’intervention n’étant pas programmée peut aussi se révéler coûteuse ( lever l’indisponibilité à
tout prix)
Comme avantage, cette méthode par contre ne nécessite aucune réservation ni de pièces ni de
main d’œuvre
18) Maintenance préventive systématique
Réalisée dans le but de réduire la probabilité de défaillance donc de réduire
le risque dû
Au manque à gagner en cas de correctif.
L’avantage est de :
- Réduire les travaux urgents
-Possibilité de planifier les travaux ( réduction des coûts de main d’œuvre)
-Le moyen de réduire ce manque à gagner pourrait être aussi compensé par
une machine en redondance ( comparaison entre coût à mettre en œuvre
pour le préventif et coût machine en doublure)
L’inconvénient est que :
• - Ceci ne nous préserve pas aussi d’une intervention en correctif ( défaillance avant
l’intervention).
• - Si la documentation n’est pas disponible, nécessité d’établir une analyse fonctionnelle et
par extension une AMDEC
• - Les éléments remplacés lors de cette intervention peuvent présenter une durée de vie
résiduelle ce qui implique un gaspillage
• - Coût élevé des pièces de rechange
• - Nécessité de disposer des MTBF ( ou échéancier) ou connaissance du taux de défaillance (
évolution de ce taux dans la courbe en baignoire), connaissance de la loi de dégradation
• - Risque de détérioration lors du démontage et remontage
• L’avantage est de :
• -Maintenance organisée
• -coût indirect réduit
• -personnel de maintenance occupé rationnellement
• - urgence éliminée
• - Réduire les travaux urgents
• -Possibilité de planifier les travaux ( réduction des coûts de main d’œuvre)
• - relations apaisées avec l’exploitation
Dans un premier temps, ne connaissant pas l’équipement , on se réfère aux
préconisations du Constructeur pour les intervalles de maintenance.
Ces intervalles pourront être modifiés selon l’expérience acquise ou selon des
données de fiabilité issues d’historiques
Dans la maintenance préventive systématique on distingue la gestion collective et
individuelle
Dans la gestion collective, on suppose le matériel non réparable.
La période de remplacement étant connue = k MTBF aucune intervention n’aura lieu
avant cette Échéance
L’intervention n’a lieu que lorsque le paramètre suivi et caractérisant le défaut atteint
une valeur prédéterminée au préalable.
Ce type de maintenance nous prémunit de toute défaillance corrective car
l’intervention a lieu juste avant que cette dernière ne se déclare ( juste avant le
MTBF).
La raison de ces ruptures de disque LPT S3 est une résonance avec la turbine haute pression
(HPT) lorsque une ou plusieurs ailettes se dégradent sur la HPT, entrainant déséquilibre,
vibrations transmises à la partie basse pression de la turbine (LPT) par une petite entretoise de
liaison.
L’énergie des vibrations va augmenter et va constituer une Charge supplémentaire sur les
Paliers.
Ces vibrations vont accentuer le phénomène d’usure menant inéluctablement à des
défaillances et parfois rupture.
C’est ainsi que le suivi des vibrations peut être interprété comme un indicateur de l’état de
santé de la machine.
Toute machine en fonctionnement induit des vibrations même à l’état neuf et deux machines
identiques peuvent ne pas présenter le même niveau vibratoire.
Cette caractéristique est appelée signature ( empreinte)
Toute détérioration se traduira par une augmentation du niveau vibratoire.
C’est ainsi que toute évolution de ce niveau nous renseigne sur l’état de la machine.
Des normes ou recommandations du constructeur sont disponibles pour estimer les
critères du niveau acceptable (AFNOR, VDI, API) et ce en fonction de la vitesse,
puissance et nature des fondations
Les vibrations représentent un symptôme avant coureur d’une défaillance potentielle.
Elles reflètent l’état de la machine.
toutes les machines vibrent. À l’état neuf, ce niveau est faible et inévitable. Mais avec
l’usure, les pièces se déforment, les jeux augmentent, ce qui induit que le niveau de
vibration augmente. Le suivi des vibrations peut être assimilé à un indicateur de
l’état de santé de la machine.
L’énergie des vibrations va augmenter et va constituer une Charge
supplémentaire sur les Paliers.
Ces vibrations vont accentuer le phénomène d’usure menant inéluctablement à
des défaillances et parfois rupture.
C’est ainsi que le suivi des vibrations peut être interprété comme un
indicateur de l’état de santé de la machine.
Toute machine en fonctionnement induit des vibrations même à l’état neuf et
deux machines identiques peuvent ne pas présenter le même niveau vibratoire.
Cette caractéristique est appelée signature ( empreinte)
Toute détérioration se traduira par une augmentation du niveau vibratoire.
C’est ainsi que toute évolution de ce niveau nous renseigne sur l’état de la
machine.
Des normes ou recommandations du constructeur sont disponibles pour
estimer les critères du niveau acceptable (AFNOR, VDI, API) et ce en fonction
de la vitesse, puissance et nature des fondations
Tableau sévérité vibratoire en fonction valeur efficace selon AFNOR E 90-300
1) causes vibrations
a) Balourd
Un balourd représente la répartition non homogène de la masse d’un rotor lors de sa
rotation autour d’un axe . La valeur du balourd = m r en grammes millimètre
Le balourd crée une force centrifuge
F = m r ω²
Cette force centrifuge va tenter d’entraîner l’arbre loin de son axe de rotation vers le
centre de gravité, ce qui va se traduire par des vibrations
Pour les roues de véhicules, la cause principale réside dans le fait que l’axe de rotation de la
roue ne coïncide pas avec le centre de gravité.
1) sans balourd 2) avec balourd
( axe rotation confondu avec centre gravité )
les causes du balourd sont :
• les tolérances d’usinage et de montage
• les déformations thermiques
• la répartition des masses de la partie tournante
• les défauts de fabrication de la corrosion et autres matières pouvant se déposer sur
la partie tournante
• la rupture d’ailette
On peut mettre en évidence la répartition non homogène de la masse en posant la
roue
bien centrée sur un axe .
En faisant tourner la roue librement et à l’arrêt on inscrit une marque sur le côté bas. En
relançant la roue on constate qu’elle s’arrête toujours à la même position qui représente le
poids le plus lourd
Pour éliminer ce balourd, on procède à un équilibrage qui consiste à placer le centre de gravité
dans l’axe de rotation. Cet équilibrage est dit statique car mesuré lors de l’arrêt de la machine
en gros le point rouge est le point le plus lourd et le jaune le plus léger (et doit en effet être
monté de préférence au niveau de la valve.
On parle aussi. d’équilibrage dynamique lorsque le déséquilibre est mis en évidence
lors de la rotation L'équilibrage dynamique consiste à faire coïncider l'axe de rotation
du solide avec un de ses axes principaux d'inertie. On dit que la roue a des
dandinements
b) désalignement
Ce phénomène se produit lorsque les deux axes de la machine entraînante et
machine entraînée ne coïncident pas.
Cause de détérioration des roulements, étanchéité et joints, consommation
excessive d’énergie, frottement
c) Résonance
Chaque objet, selon sa composition, sa taille, sa structure, son poids et sa forme, a
tendance à vibrer à une fréquence particulière. Cette fréquence de vibration
naturelle est appelée la fréquence propre
La fréquence propre est une fréquence à laquelle va continuer à vibrer un objet
lorsque il n’est plus excité .
Mais compte tenu des frottements auxquels est soumis le corps, l’amplitude des
vibrations va se réduire jusqu’à l’immobilisation.
Exemple de la balançoire : quand celle-ci est à son apogée, un petit coup suffit pour
que la balançoire oscille de plus en plus.
Par contre si on la pousse au milieu, on éprouvera des difficultés pour qu’elle oscille
Le phénomène de résonance se produit lorsque la fréquence d’excitation est
identique à la fréquence propre
A la fréquence de résonnance, l’amplitude des vibrations augmente car la résistance
opposée aux vibrations est la plus faible. Aux fréquences éloignées de la fréquence
propre, il y a résistance aux vibrations.
A la fréquence de résonance, des accidents peuvent survenir tel que la rupture du
pont de Takoma aux USA.
C’est un pont suspendu d’une longueur de 1810 mètres et de portée maximale de
853 mètres.
Il a été inauguré le 1/07/1940 et détruit le 7/11/1940
Entre ces dates un vent relativement important de 65 km/heure a fait balancer la
structure doucement et ensuite violemment jusqu’à la rupture du pont
Plusieurs causes ont été avancées telles que :
a)Mise en résonance du pont par le fait que le vent soufflait à la même fréquence
que la fréquence propre du pont.
Cela a fait amplifier les vibrations et provoquer son effondrement
b) Vibration par création de vortex
c) Turbulences en résonance avec le pont
Exemple d’un pont sur la Loire à Orléans qui a été testé par le passage d’un char
Leclerc de plusieurs tonnes sans pour que cela ce pont vibre.
Par contre, les empreintes des pneus des camions ont provoqué la résonance du pont
qui a commencé à osciller dangereusement. Il a fallu alourdir le pont pour reporter la
fréquence de résonance.
Pont de basse chaîne à Angers France le 16 Avril 1850 . Ce jour de tempête , la troupe
traversa le pont au pas cadencé lorsque celui-ci se rompit provoquant la mort de 222
soldats.
On retient l’hypothèse de résonance du pas de la troupe et celle du pont.
Par exemple, un verre peut avoir une fréquence de 422 Hertz. C'est à dire qu'il vibre 422 fois
par seconde. Or, si l'on émet justement, grâce à un générateur de son, un son pur d'une telle
fréquence, le verre se met à vibrer avec une très grande amplitude, c'est ce qu'on appelle la
résonance.
• bâtiments soumis à un séisme : impact du phénomène de résonance
ondes sismiques => vibration du sol
une vibration est une oscillation ou mouvement répétitif d’un objet autour d’une
position d’équilibre.
3) Unités de mesure
Les vibrations sont mesurées en déplacement, vitesse et accélération.
a) Déplacement
Le déplacement représente l’amplitude maximale du signal vibratoire . L’unité de mesure est le
micron .
F=m
24)Analyse des vibrations
a)Niveau global
Représente l’énergie vibratoire émise par une machine tournante.
Cette mesure de vibrations est la plus simple.
Elle utilise un capteur( généralement un accéléromètre) et un collecteur.
La mesure est comparée aux références ( données du constructeur ou
recommandations)
Cette mesure est suivie dans le temps et toute évolution de cette mesure peut nous
aviser sur le degré de sévérité des vibrations ( analyse de tendance) et préconiser
l’arrêt de la machine. C’est le premier indicateur de sévérité des vibrations
La mesure du niveau global nous renseigne sur l’apparition d’un problème et sa
gravité mais non l’origine
L’inconvénient de cette méthode réside dans le fait que l’origine des vibrations ne
peut être diagnostiquée ( balourd, roulement, fouettement d’huile). Elle permet juste
de nous renseigner sur le danger que représente cette machine du point de vue
vibratoire.
Le niveau global NG représentant une moyenne de tous les défauts
NG =( a 2 + b 2 +c2 +…)1/2
A cause de l’élévation au carré, NG sera sensible qu’aux valeurs les plus importantes
de ces composantes.
Les défauts induisant des faibles vibrations ne peuvent influer sur le niveau global ce
qui induit le phénomène de masque.
La mesure de la valeur globale est une méthode approximative d'analyse du signal
qui fait abstraction du paramètre fréquentiel pour ne mesurer que l'amplitude
évaluée :
Pour cet équipement le niveau global sera NG =( a 2 + b 2 +c2 +…)1/2
il sera de 5.29 mm/s
si le déséquilibre augmente de 20% , le niveau global sera de 6.25mm/s soit une
augmentation de 18% du niveau initial
si par contre, une augmentation de 100% du niveau du palier va donner un niveau global de
5.56mm/s soit une petite augmentation alors que le palier risque d’être défaillant
Analogie Insuffisance du Niveau Global et Médecine
b) analyse spectrale
Contrairement au niveau global, l’analyse spectrale permet de décomposer la
fréquence et l’amplitude de chaque composante des vibrations.
C’est à Fourier que l’on doit la décomposition d’un signal périodique en la somme de
signaux sinusoïdaux de fréquence et amplitudes données.
L’analyse temporelle d’un signal par la méthode de Fourier permet de mettre en
évidence les composantes principales.
Le spectre représentera l’ensemble des vibrations pures composant ce signal aux
fréquences et amplitudes.
Dans un graphique, nous aurons plusieurs raies caractérisées par leur fréquence( car
une vibration ne comporte qu’une seule fréquence donc une seule raie).
L’analyseur de spectre fonctionne comme suit :
1. amplification du signal délivré par le capteur
2. Conversion analogie / numérique
3. Transformation rapide de Fourier (FFT)
4. Affichage résultat
Connaissant la cinématique de la machine, on pourra associer chaque raie à un
composant de la machine ( vitesse de rotation de l’élément)
Définition :l’oscillogramme d’un signal est la représentation des variations de son amplitude
en fonction du temps.
L’oscillogramme nous renseigne sur l’amplitude, la valeur crête, la valeur moyenne
L’amplitude renseigne sur La fréquence renseigne sur
l’importance du défaut l’origine du défaut
surveillé
4. Domaine fréquentiel
4.3 Spectre vibratoire d’un mécanisme
Balourd :
=> 127Hz = 50Hz x 89/35
Accouplement :
=> 100Hz = 2x50Hz
Chez l’être humain, l’analyse du sang peut renseigner sur l’état de santé
de l’individu et même prévenir de certaines maladies. Le sang reflète un état de
santé de l’être humain . Comparativement ,
on peut considérer que les lubrifiants jouent le même rôle au sein des machines.
Ceci s’explique par le fait que le lubrifiant est en contact avec les partie tournantes
,toute usure de ces parties sera
contenue dans l’huile et ainsi l’analyse de ce fluide nous renseignera par conséquent
sur l’état mécanique de ces pièces.
Les moyens d’analyse tels que chromatographie, ferrographie, spectrométrie et
autres permettront d’indiquer la nature des particules contenues et en déduire les
organes d’où ces particules sont originaires.
Ainsi, l’usure de ces organes peut être suivie et par conséquent mettre en place une
maintenance préventive conditionnelle et éviter toute défaillance accidentelle.
Pour les machines, la durée de vie va être restreinte au regard de la qualité de
l’huile qui peut être altérée par l’usure des composants et autres tels que conditions
d’exploitation.
Les techniques d’analyse d’huile nous permettent les opération suivantes :
l’analyse du lubrifiant peut nous donner une image de l’état de la machine
a) de suivre les caractéristiques du fluide lubrifiant et par conséquent apporter des
Corrections quant à la périodicité de vidange (économie)
Ce type d’analyse permet de mesurer:
- la viscosité
- l’indice d’acidité
- la teneur en eau
- point éclair
- teneur en carbone
b) détecter des phénomènes d’usure des organes constituant de la machine.
Toute machine en fonctionnement va générer une usure en accroissement
dans le temps. La vitesse d’accroissement ( tendance) des particules
contenues dans les échantillons prélevés à intervalles fixes va nous fixer sur
l’importance de l’usure.
Le suivi du lubrifiant pourra nous renseigner sur le taux de contamination, la
nature et dimensions des contaminants. Connaissant la nature des
composants, par analyse des particules on peut localiser le composant
soumis à usure.
Une usure normale est constituée de petites particules inférieures à 10 m
L’usure sévère sera constituée de particules allant jusqu’à 100m
[Link]
26) Thermographie infrarouge.
La température se manifeste sous forme de chaleur. Tout écart de ce qui était prévu
peut être considéré comme conséquence d’un dysfonctionnement de l’équipement.
La chaleur chez l’être humain est une conséquence aussi d’un symptôme de santé (
fièvre) ce qui va empêcher l’individu de vaquer à ses occupations . S’il fait trop froid ,
ce sera le même cas
On peut faire le parallèle avec les machines.
Toute défaillance sur un équipement se traduira par une différence de température
comparativement à l’homme où une affection se traduit par une élévation de
température.
Trop de chaleur ou peu de chaleur vont influer sur le fonctionnement des machines
On sait que des températures anormales sont souvent révélatrices d’un problème qui
peut surgir. Bien souvent en posant la main sur un équipement qui chauffe on peut
estimer l’imminence d’une défaillance
La mesure des températures constituera donc un moyen pour surveiller l’état des
machines
L’outil utilisé est la thermographie qui permet de mesurer la température à distance
et sans contact
La thermographie ou thermographie infrarouge est une technique permettant
d'obtenir une image reflétant les diverses températures
La thermographie est basée sur le principe que les corps dont la température est
supérieure au zéro absolu ( - 273 ° C) émettent un rayonnement électromagnétique
Les corps très chauds émettent des rayonnements visibles contrairement aux corps
plus froids visibles uniquement en infrarouge
La pièce maîtresse est le détecteur
Son rôle est de transformer l’énergie infrarouge en énergie électrique
deux types de détecteurs . Les détecteurs quantiques basés sur les photons
et transformation en énergie électrique et les détecteurs thermiques basés
sur le principe du thermocouple
Les défaillances pouvant être relevées seront :
Les points chauds en mécanique
Les fuites de canalisations
Usure roulements
Désalignement
Image thermique d’un moteur
Image thermique d’un ventilateur
Roulements défectueux
Les avantages de cette méthode résident dans le fait que c’est
• Une Méthode simple
• Utilisation même si l’équipement est en fonction
• Inspection sans démontage
• Réduction des temps d’arrêt
• Amélioration de la durée de vie
• Réduction des coûts de maintenance
27)Politiques de Maintenance
Dans l’industrie lourde et celle du papier, le coût de maintenance peut atteindre
jusqu’à 40% des coûts variables.
Les coûts d’une maintenance inappropriée peut atteindre jusqu’à 35% du coût de
production dont 15% de ce coût pourrait être évité. Certes, si la maintenance est un
mal nécessaire, il convient de l’atténuer.
Dans le cycle de vie d’un équipement ( toutes les dépenses liées au
coût d’acquisition, exploitation, assurance, maintenance, dépréciation et autres frais)
le coût imputable à la maintenance peut égaler ou même parfois dépasser le coût
d’acquisition.
Pour un hélicoptère moyen, ce coût de maintenance est généralement estimé à 30% du
coût global mais pour les hélicoptères plus importants, ce coût peut atteindre 3 fois le
Coût d’acquisition.
L’objectif est de choisir la maintenance adéquate et le moment pour intervenir pour
réduire ce taux.
Problématique des coûts de
maintenance
Problème majeur
Comment ?
Energies
Maintenance
Outillages Frais de
commercialisation
Matières Premières
Charges Sociales
UE2 Professionnalisation en mecatronique
– EC8 Maintenance Didier
Gridaine
Estimation des coûts de maintenance
-Consommation Production
matières -Estimation des
- Pièces détachées pertes de production
- Outillage
Chef de
Maintenance
-Tableaux de bord
- Décisions
276
Train grande vitesse RENFE - SIEMENS
coûts
d'achat
63%
37%
coûts de
maintenance
coûts
d'achat
25%
75%
coûts de
maintenance
Dans le domaine aéronautique, pour un moyen-courrier Airbus A320 vendu 70
millions de dollars, ce sont 350 millions de consommables et de maintenance qui
seront dépensés pendant toute sa carrière. Cinq fois le prix de l'appareil neuf.
Pour le nouvel A380 , les coûts de maintenance proposés sont de 25% plus bas que
ceux du 747 impliquant une réduction du coût de transport de 25%
Pour les compagnies aériennes à bas coût dit Low Cost, le coût de maintenance est
stratégique dans la définition de la motorisation des avions.
Cette situation fait que le moteur recherché doit avoir prouvé une excellente
disponibilité ( peu d’arrêt) et un coût de maintenance le plus bas pour permettre
d’écouler des billets le moins cher possible
La politique de maintenance à retenir serait celle qui minimiserait le rapport :
COUTS
D’ACQUISITION
COUTS
COUTS
MAINTENANCE
D’EXLOITATION
PIECES DETACHEES
LOGISTIQUE
INFORMATIQUES
FORMATION SURVEILLANCE
DECLASSEMENT
280
Problématique des coûts de maintenance
Trop de maintenance coûte cher, pas de maintenance coûte aussi cher.
Comme le montre le graphe suivant, si on appliquait une maintenance corrective à
100%, le coût direct de maintenance ( main d’œuvre et pièces de rechange) serait
minimal.
Dans ces conditions, l’intervention n’a lieu que lorsque effectivement le matériel est
défaillant.
C’est-à-dire au bout du MTBF et il n’ y a pas de vie résiduelle de la pièce à remplacer.
Cependant, le coût induit par cette défaillance ( manque à gagner )peut par contre
présenter un coût très élevé
Coûts
Pas assez de
Trop de préventif
préventif
Coût total
optimisé
tiv es
ré ve n
sp
Coût du ion
a ct
correctif
ût des
Co
Niveau
optimal de
préventif
Si au contraire, on appliquait une maintenance préventive systématique, le risque de
défaillance serait minimal , ce qui entraîne que le manque à gagner serait moindre.
Par contre, puisque l’intervention intervient avant défaillance, les éléments
remplacés peuvent présenter une durée de vie résiduelle ce qui ne serait pas
négligeable du point de vue Économique
En conclusion pas de maintenance du tout coûte cher ( correctif) mais la maintenance
( préventif) coûte aussi cher
Un compromis doit être trouvé pour minimiser ces coûts
1)Exercice Politique de Maintenance
Dans une entreprise travaillant 24 heures sur 24, la maintenance préventive
systématique est réalisée durant la période hivernale.
Lors d’une panne en correctif, il faudrait attendre 6 heures pour pouvoir intervenir . La remise
en exploitation demande aussi 6 heures pour la chauffe .
La chaîne est composée de 60 galets comportant chacun 2 roulements qui coûtent 80 euros
chacun.
Si un galet est défaillant, la chaîne est bloquée. L’intervention dure pour changer le galet ( 2
roulements) 1 Heure. Le MTBF des roulements est de 20.000 heures
L’historique montre que nous enregistrons en moyenne 2.5 défaillances par an à cause des
galets.
Un arrêt de production de 1 heure implique une perte de 500 euros.
Le prix de l’heure d’intervention est de 75 euros.
Vaut-il mieux faire de la maintenance corrective ou préventive systématique ?
Maintenance corrective
Coût Maintenance corrective = Coût d’arrêt de production + Coût de maintenance
Coût d’arrêt de production = Coût de l’heure d’arrêt de production x Nombre
d’heures d’arrêt de production
Coût de maintenance = ( Coût de l’heure de maintenance x Nombre d’heures de
maintenance ) +coût des pièces remplacées
Le coût annuel de cette maintenance sera de = coût intervention x nombre
interventions dans l’année
((6 + 6 + 1) * 500) + 75 + (2x80) = 6735€
Le coût annuel sera de 6735 x 2,5 = 16837,5€
2) Si on fait du préventif
L’usine travaille 9 mois sur 12 soit 365 (jours) x 24 (heures) x 9/12 (mois) = 6570h
Fréquence de remplacement roulements MTBF / heures annuelles
Soit 20000 / 6570 = 3 ans
Coût d’une intervention de maintenance préventive systématique :
60 galets x ( prix de 2 roulements + coût de l’intervention ) = 60 x ( (80 x 2) + 75 ) = 14100€
Coût annuel de maintenance préventive systématique
Coût d’une intervention de maintenance préventive systématique
Périodicité des interventions de maintenance préventive systématique
soit 14100 / 3 = 4700€
Dans ce cas la maintenance préventive sera moins chère
Attention : Nous nous situons dans le cas le plus favorable, où aucune défaillance de
roulements n’a été enregistrée au cours du MTBF. Il subsistera toujours un risque de
défaillance en maintenance préventive systématique quelque soit l’échéance retenue
Imaginons que R(t) au MTBF de 20.000 heures soit de 0.5
Cela se traduit par un risque de défaillance de 50% avant d’arriver au MTBF
Le coût de la maintenance préventive sera de :
Coût pièces de rechange + coût de main d’œuvre + F(t) x coût indirect ( risque de correctif)
Durée moyenne
La durée moyenne : 20.000 x 0.5 =10.000 heures car on peut imaginer 30 galets
peuvent être défaillants en correctif avant d’arriver à 20.000 heures
60 x ( (80 x 2) + 75 ) +0.5 ( 6+6+1 ) x 500 =14100 + 3250 = 17350 euros sur 10.000
heures
soit par an 17350 x 6750 = 11711 euros par an
10000
Si le MTBF n’était plus de 20.000 heures mais 5000 heures avec R(t) de 0.5
On aurait 5000 h/ 6750 h/an soit 0.7 année ( fréquence de remplacement)
60 x ( (80 x 2) + 75 ) +0.5 ( 6+6+1 ) x 500 =17350 sur 0.7 année soit annuellement 17350/0.7 =
24785 euros annuellement . La maintenance corrective serait moins chère
2) Dans une usine 2 équipements fournissent toute l’usine.
Les équipements sont redondants. En général, on relève 2 pannes par an sur ces équipements.
Le coût des pièces lors d’intervention sur ces équipements est de 2000 euros
le nombre d’heures nécessaires est de 8 heures à 75 euros/h pour une intervention en
correctif
Le MTBF de ces équipements est de 4000 heures.
Quel type de maintenance est à préconiser , correctif ou préventif systématique ?
a) Correctif
En correctif, lors de la défaillance il n’y a pas de coût indirect car un autre équipement est en
attente.
Les coûts seront constitués de la main d’œuvre et la pièce de rechange
Soit 8 heures x 75 euros + 2000 ( coût des pièces) soit = 600 +2000 =2600 euros
Nous avons en général 2 pannes par an soit 2600 x2 =5200 euros en correctif
b) Préventif systématique
Heures travaillées dans l’année 365 x 24 x 9/12 = 8760 heures
L’usine ne travaille que 9 mois sur 12
Espérance de vie des équipements = 4000 h/8760 h/an = 0.456 années
On interviendra en théorie en maintenance préventive systématique tous les 5.47 mois
Le coût en préventif sera identique à celui du correctif car dans les deux cas il n’y aura que la
main d’œuvre et la pièce de rechange
Le coût annuel sera donc de 2600/0.456= 5701 euros en préventif
La maintenance corrective sera meilleure du point de vue coût car nous n’avons pas de coût
indirect pour cause de doublure d’équipements
1)Maintenance corrective
L’intervention a lieu avant défaillance, d’où une durée de service inférieure au MTBF(
durée de vie probable) .
T
MTBF = 0 R(t) dt
Dans le cas où T tend vers l’infini, le matériel sera défaillant au bout du MTBF nous
ramenant à la maintenance corrective CDM + CIM
MTBF
Choisir les politiques de maintenance selon que les coûts indirects soient de 100, 1000 et 5000
Pour la loi exponentielle, on relève que quel soit le rapport coût indirect/ coût direct
on retient que la meilleure maintenance est constituée du correctif.
Application:
L’historique des défaillances du suivi d’équipements est le suivant
Temps R(t)
500 h 0.667
1000h 0.476
1500h 0.333
2000h 0.22
2500h 0.14
3000h 0.1
Ces points R(t) en fonction du temps s’alignent selon une droite sur du papier semi
log.
On peut supposer que ces équipement suivent une loi exponentielle.
On recherchera la maintenance économique pour un coût direct constant de 1000 et
des coût variables de 100, 5
1) 100 équipements sont suivis.
Temps ( h) Nombre défaillants
1000 10
2000 5
3000 20
4000 20
5000 15
5500 5
8000 20
Le coût de la pièce de rechange est de 20 DA. Le temps d’intervention est de 2 heures avec un coût
horaire de 40 DA. L’indisponibilité totale de la machine est de 10 heures avec un coût indirect de 1000
Da de l’heure.
Quelle politique de maintenance est à recommander et à quel moment faire ce type de maintenance. ( 5
pts)
Ex: on suit les défaillances de 200 équipements.
A 500 h, on relève 68 défaillants.
A 1000 h, le cumul des défaillants est de 106
A 1500 h, il est de 134
A 2000 h il est de 154
A 2500 h il est de 172
A 3000 h il est de 180
t rt ft d cd cind c
500 0,66 0,34 330 1000 1000 5,03030303
1000 0,47 0,53 612,5 1000 1000 2,4
1500 0,33 0,67 812,5 1000 1000 1,63692308
2000 0,23 0,77 952,5 1000 1000 1,29133858
2500 0,14 0,86 1045 1000 1000 1,09090909
3000 0,1 0,9 1105 1000 1000 0,99547511
t rt ft d cd cind c
500 0,66 0,34 330 1000 10000 23,030303
1000 0,47 0,53 612,5 1000 10000 9,30612245
1500 0,33 0,67 812,5 1000 10000 5,29230769
2000 0,23 0,77 952,5 1000 10000 3,46456693
2500 0,14 0,86 1045 1000 10000 2,29665072
3000 0,1 0,9 1105 1000 10000 1,80995475
29)Diagramme de Noiret
307
30)Coût moyen de fonctionnement
La recherche de la réduction des coûts amène à se poser la question du maintien ou
non de l’équipement du point de vue maintenance.
Les questions que doivent se poser les maintenanciers sont les suivantes :
• A quel moment le matériel atteint son gain maximal
• A quel moment doit-on cesser la maintenance
• Quel est le moment pour déclasser l’équipement
• Peut-on revendre l’équipement
Durant le cycle de vie de l’équipement, les frais engagés se composent de :
1. Le coût d’acquisition de l’équipement
2. Le coût de fonctionnement
3. Le coût de maintenance
4. Le coût de revente ou d’élimination ( exemple d’un équipement pouvant nuire à
l’environnement tel que centrale nucléaire)
1)Coût acquisition CA
2) Coût de fonctionnement CF
Le coût cumulé ( toutes les dépenses de fonctionnement) peut être représentécomme
suit :
3)Coût de maintenance CM
La représentation du coût cumulé de maintenance est identique à celle du
fonctionnement
4) Coût de revente ou élimination CR
Début exploitation
Le coût global sera la somme de CA + CF + CM + CR
Cette somme peut être rapportée au nombre d’unités produites ou au nombre des
années
Cmf = CA + CF + CM + CR
n années
Coûts
Temps optimal
Année 1 2 3 4 5 6 7 8
Heures 50 40 44 47 47 50 60 66
Maintenance
années 1 2 3 4 5 6 7 8
..
Le Life Cycle Cost ou LCC
LCC : coût du cycle de vie
(1+i)n €
L’actualisation permet
l’ajustement du coût des
i : taux d’actualisation défini par équipements chaque
les pouvoirs publics année
Coût de durée de vie pompe
4500000
4000000
3500000
3000000
A
2500000
B
2000000
1500000
1000000
500000
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
32)Loi de Pareto
343
33) Contexte AMDEC
L’intérêt de l’entreprise est de conserver ses clients et même en attirer d’autres.
Cela suppose pour cela donc que le client, de plus en plus exigeant en matière de fiabilité,
soit satisfait du produit qu’il achète.
La concurrence est rude ce qui explique de délivrer un produit sûr , de qualité et de
moindre coût.
Certes il existe de nos jours des outils statistiques pour le contrôle de la qualité. Mais cela
n’est utilisé que sur un échantillon ce qui laisse supposer un risque sans prendre en
considération le fait que le meilleur des contrôleurs qualité peut à tout moment faillir
Chaque jour de produits nouveaux sont mis sur le marché contrairement aux années 60 ou les
produits pouvaient espérer atteindre une durée de vie de 20 années.
Cas des véhicules Renault R4 et Citroën 2 CV avec une durée de vie pouvant atteindre 30
années
Ces produits sont mis sur le marché par une multitude d’entreprises. Pour cause de
concurrence et de parts de marché, l’entreprise se doit d’être pionnière dans l’innovation et la
présentation d’un produit apte à répondre au besoin pour lequel il a été conçu.
Dans le cas contraire, outre les éventuelles réclamations, appels en garantie, et autres
désagréments, l’entreprise risque de perdre toutes ses parts de marché et disparaître.
Même des améliorations apportées au produit ne sauraient redresser la situation car le
produit amélioré serait dépassé par le fait de la concurrence, du fait de l’abondance de
nouveaux produits mis sur le marché.
Certes, si auparavant on se basait sur le retour d’expériences pour apporter des retouches
, cette méthode n’a plus sa raison d’être car si auparavant 2 à 3 années suffisaient pour
exploiter un retour d’expérience, de nos jours avec une meilleure fiabilité des produits, le
résultat ne pourrait exploité dans les mêmes conditions de temps.
Dans le cas contraire, outre les éventuelles réclamations, appels en garantie, et autres
désagréments, l’entreprise risque de perdre toutes ses parts de marché et disparaître.
Même des améliorations apportées au produit ne sauraient redresser la situation car le
produit amélioré serait dépassé par le fait de la concurrence, du fait de l’abondance de
nouveaux produits mis sur le marché.
Certes, si auparavant on se basait sur le retour d’expériences pour apporter des retouches
, cette méthode n’a plus sa raison d’être car si auparavant 2 à 3 années suffisaient pour
exploiter un retour d’expérience, de nos jours avec une meilleure fiabilité des produits, le
résultat ne pourrait exploité dans les mêmes conditions de temps.
Certes des contrôles et inspections sont réalisées au cours de la fabrication , mais ces
méthodes ne donneront jamais un résultat fiable car il y a toujours un niveau de risque.
.Ceci sous entend donc de la nécessité de détecter et de corriger rapidement les erreurs à un
stade précoce ( dès la conception ) avant mise sur le marché .
C’est dans cette optique qu’il sera impératif de concevoir et bien du premier coup le
produit, pour ne pas le revoir
Même les stocks ayant subi une amélioration ne sont plus à recommander car ne peuvent être
écoulés conséquence de leur obsolescence et de l’arrivée sur le marché de nouveaux produits.
Des outils existent pour prévenir l’apparition de défaillances potentielles et parmi
ceux-ci l’AMDEC.
L’AMDEC est une méthode prédictive qui permet de lister les dysfonctionnements
possibles et de préciser les moyens préventifs pour les éviter.
Cette méthode ayant prouvé son efficacité, elle devient recommandée et parfois
obligatoire pour certaines industries telles que les domaines spatial, armement, nucléaire
et autres industries chimiques ( SEVESO) ainsi que l’automobile.
C’est ainsi qu’il est exigé à partir des années 70 des fournisseurs de Renault, Ford
l’élaboration d’AMDEC pour les produits fournis.
L’Automotive Industry Action Group (AIAG) et l’American Society for Quality Control
(ASQC) en 1993 définissent la méthode comme : :
« L’AMDEC est un procédé systématique pour identifier les modes potentiels et traiter les
défaillances avant qu'elles ne surviennent, avec l'intention de les éliminer ou de
minimiser les risques associés ». Dans le même ordre d’idées on utilise l’AEEL (Analyse
des Effets des Erreurs du Logiciel) et méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control
Point) dans le domaine de l'agroalimentaire. »
Deux aspects sont considérés dans cette méthode
• aspect qualitatif : recherche des défaillances potentielles des fonctions avec les causes
et effets (AMDE) Analyse des modes de défaillance et effets . FMEA ( Failure Mode
and Effets Analysis.)
• Aspect quantitatif : estimation des risques de défaillances (AMDEC) Analyse des
modes de défaillance et leur criticité
348
349
350
351
L’AMDEC a été développée au départ par l’Armée Américaine qui a élaboré une procédure à
cet effet en 1949.
Cette méthode au départ était utilisée pour estimer la fiabilité des équipements à travers
l’évaluation des défaillances
Avec le temps, cette procédure a été généralisée à la production, qualité, maintenance et dans
les études de sûreté de fonctionnement pour l’estimation des risques dans certains processus.
Il est attendu l’augmentation de la qualité du produit
Pourquoi l’AMDEC ?
Un distributeur de billets qui nous « confisque » une carte bancaire pendant le WE
… et nous voilà contraints d’emprunter un peu d’argent auprès d’amis
Un radio réveil qui ne fonctionne pas
…et nous manquerons le rendez-vous important prévu de très bonne heure
Des données stockées sur notre ordinateur portable inaccessibles ou perdues
….et notre programme de visite des clients se trouve retardé
Une panne sur une ligne production, dans une organisation à flux tendus
… et notre client va demander l’application des clauses de pénalités de retard
Coûts de correction selon les niveaux d’intervention
L ’AMDEC
Une démarche Critique
Identification systématique des Risques de dysfonctionnement des équipements
(MODES DE DEFAILLANCES)
Recherche des origines et des conséquences de ces dysfonctionnements
( CAUSES / EFFETS )
Mise en évidence des points critiques
33.a)Les différents types d’AMDEC
L’AMDEC peut être prévisionnelle ( lors du développement du produit ou du système) pour
mettre en évidence les défaillances potentielles ou opérationnelle ( dans un système existant).
Son atout réside dans le fait que c’est une technique qui suit l’utilisation du produit.
Chaque fois qu’une modification quelconque a lieu, une actualisation de l’AMDEC s’imposera
Plusieurs types d’AMDEC peuvent être élaborés , mais généralement on distingue
principalement
4 types
1)AMDEC Produit
Dans cette AMDEC, l’objectif est d’éliminer toutes les situations pouvant compromettre la non
réalisation d’une fonction et par conséquent de disposer d’un produit fiable.
Elle permet d’analyser et anticiper tous les problèmes qui pourraient en découler
Il pourrait être attendu aussi l’amélioration du produit, et limiter entre autres le nombre de
prototypes lors des essais et réduire le temps de développement.
Explosion des iPhones4
2) AMDEC Process
Cette opération vise en sorte à définir un process qui puisse garantir l’élaboration d’un produit
conforme à ce qui est attendu.
Il peut être attendu aussi une amélioration dans le domaine de l’organisation, productivité,
réduction des coûts.
3)AMDEC Moyen de Production ou Machine
Toutes les défaillances du moyen de production ayant un effet sur la productivité sont
identifiées et des solutions préconisées pour en réduire l’effet
L’AMDEC « moyen de production » vise à réduire l’indisponibilité des machines afin de
gagner en productivité par le biais de la disponibilité, maintenabilite et nouvelle conception
4) AMDEC Sécurité
Toutes les défaillances pouvant porter préjudice à la sécurité sont considérées et des actions
entreprises pour les éliminer
D’autres secteurs tels que l’organisation, services peuvent être aussi concernés par
l’élaboration d’AMDEC
33.b)AMDEC et Maintenance
Par le fait que l’AMDEC a pour finalité d’identifier les modes de défaillance, d’analyser les
causes de celles-ci, recommander les moyens d’anticiper les dysfonctionnements, cette
méthode concourt à l’objectif de la maintenance d’atteindre la disponibilité au moindre
coût
Son application à la maintenance permet de :
Mettre en évidence les éléments pénalisant la disponibilité, maintenabilité et coûts de
maintenance
Classer les défaillances selon des critères
Préconiser des améliorations pour réduire l’incidence de défaillances
Recommander des actions pour se prémunir contre certaines défaillances
Recommander des plans de maintenance
Passer de la maintenance corrective à la maintenance préventive
Améliorer la fiabilité des équipements
Améliorer le niveau de surveillance et test
Améliorer la conduite des équipements
Mettre en place un système d’aide au diagnostic
Élaboration de l’arbre de défaillance
33.c) Méthodologie AMDEC
A cette étape, on doit définir les causes de l’étude, la finalité et l’objectif recherché et même le
moyen d’apprécier le résultat.( améliorer un produit, fiabiliser un process, améliorer la
disponibilité d’un équipement).
Par ailleurs définir le thème du sujet qui peut être représenté par un système, un sous
ensemble ou même un composant.
Cette définition du système à étudier est nécessaire car il y a risque de déborder et d’élaborer
l’AMDEC de l’usine toute entière ce qui risque du non aboutissement de l’étude
On peut parfois se limiter uniquement à un sous ensemble.
En effet l'AMDEC est un outil qui demande des compétences, un budget et du temps. Il ne
s'agit pas de perdre du temps inutilement si cela n'est pas nécessaire ou au contraire ne rien
analyser alors que les risques sont grands
33 e)Equipe AMDEC
Une étude AMDEC est une méthode participative. Ceci implique par conséquent que cette
étude devra être réalisée par un groupe pluridisciplinaire et disposant d’une expérience
prouvée chacun dans son domaine pour que le résultat de cette étude soit concret.
Les participants doivent être motivés, compétents et aimant travailler en équipe.. Le succès
de la méthode repose bien souvent sur la constitution du groupe.
Le groupe a plus d’aptitudes à solutionner un problème qu’un seul individu face au même
problème
Ex: cycliste pouvant plus facilement battre son record lorsqu’il est entouré d’un peloton qu’en
individuel
Une personne maîtrisant la procédure devra assurer l’animation , pilotage et l’arbitrage du
groupe lors de divergences.
C’est lui qui précise l’ordre du jour, organise et mène les réunions, assure le suivi de
l’étude, établit le planning des réunions et responsable dans le cas de litige.
L’animateur peut ne pas faire partie du personnel de l’entreprise
Il peut être fait appel à des experts dont l’expérience ayant trait à l’objet de l’étude serait un
atout.
L’équipe est généralement constituée au maximum de 8 personnes pour éviter qu’il y ait trop
de désaccords. Éviter la participation de deux personnes du même service ou un chef et son
subordonné
Un minimum de 40 heures de présence pouvant être exigé, la disponibilité de l’équipe doit
être de rigueur
Il est clair que le groupe soit techniquement à la hauteur, pouvoir décider de la mise en
pratique des mesures arrêtées et constitué de gens de terrain et d’étude.
Ceci pour avoir une diversité de points de vue
Le groupe doit s’exprimer librement et l’animateur doit permettre à chacun d’émettre son
point de vue
Il reste bien entendu que ce n’est pas uniquement le groupe qui doit être motivé mais surtout
l’animateur ( on dit que l’efficacité du groupe dépend à 70% de l’animateur)
Les participants se doivent d’intervenir et à cet effet l’animateur doit les inciter à prendre la
parole sous forme d’arguments, anecdotes ou autres manières
Il ne doit en aucun cas monopoliser la parole et au contraire son tour pour prendre la parole
Si j’avais une heure pour résoudre un problème dont ma vie dépend je passerai :40 minutes à
l’analyser15 minutes pour en faire la revue critique 5 minutes pour le résoudre A Einstein
365
33.f)Analyse fonctionnelle
La méthode AMDEC ayant pour objectif de lister les défaillances potentielles , ces
dernières sont relatives aux fonctions.
Par conséquent, avant d’entamer toute AMDEC il faut au préalable identifier toutes les
fonctions attendues du moyen (machine).
C’est une philosophie ayant pour buts d’imaginer les fonctions attendues d’un produit
sans considération des solutions pour satisfaire ces fonctions
.Apparue dans les années 40, cette méthode est largement utilisée dans presque tous
les domaines tels que mécanique, électricité, moteurs, services et même en
architecture ( Le Corbusier)
La finalité étant de répondre à un besoin confirmé dans le temps et à un coût
acceptable pour l’utilisateur
D'après la norme AFNOR NF X 50-151, l'analyse fonctionnelle est une démarche qui
consiste à rechercher, ordonner, caractériser, hiérarchiser et / ou valoriser les
fonctions du produit attendu par l'utilisateur.
L’analyse fonctionnelle permet d’envisager le comportement d’un produit durant sa
phase d’exploitation par l’utilisateur et apprécier la satisfaction par ce dernier.
Cette méthode définit et quantifie ce que le client peut attendre .
C’est ainsi que avant de suggérer une solution, il faudrait auparavant définir le
besoin.
« Un produit n’a pas raison d’être créé si le besoin n’est pas exprimé »
L’analyse fonctionnelle se déroule selon les étapes suivantes :
• Analyse du besoin
• Analyse fonctionnelle du besoin
• Cahier des charges fonctionnel
• Analyse fonctionnelle technique
33.i)Expression du besoin
Bien souvent, le client n’est pas en mesure d’exprimer son besoin et c’est l’entreprise
qui le définit pour lui à travers enquêtes et analyses
Exemple du besoin de la 2 CV Citroen
Voici le résultat de l’enquête effectué par MJ DUCLOS « usine Citroën » durant 5
mois et auprès de 10 000 personnes interrogées », afin « d’énoncer et valider » le
besoin de la 2 CV
Si les agriculteurs possédaient une toute petite voiture que la femme
Puisse conduire (pour aller au marché), le paysan pourrait rester chez lui avec son
chevalet s’occuper utilement aux travaux de la ferme.
Exemple de besoin exprimé : suite au poids des véhicules et différents utilisateurs,
besoin d’avoir une assistance pour le changement de direction pour limiter l’effort
du conducteur
Toutefois, si le style très carré de la 604 est conforme aux attentes des clients des berlines
de luxe, il y a une contrepartie : la ligne est loin d’être aérodynamique et n’affiche qu’un Cx de
0,44 tandis que la moyenne du marché se situait alors aux alentours de 0,35 à cette époque. Et
ce n’est pas qu’un petit détail, car la Peugeot 604 est présentée avec le V6 PRV dans sa version
2.664cm3 à boite à quatre rapports, qui permettait la vitesse maximale de 180km/h pour
136Cv, mais la consommation est loin d’être économique car elle se situe entre 14 et 17 litres
aux 100km. Et présentée trois années après la première crise pétrolière, les clients
d’automobile, y compris haut de gamme, cherchent à faire des économies sur l’essence… En
somme, la consommation de la 604 freine brutalement son départ…
376
• Pour le millésime 1980, Peugeot commercialise la 604 limousine réalisée par Heuliez, cette
version avait été présentée en 1978 mais sa production ne démarre que deux ans plus tard.
Prévue pour les ambassades et les grandes pontes de l’Etat, la voiture n’arriva pas à conquérir
sa clientèle et seuls 125 exemplaires furent commercialisés jusqu’en 1984 alors que le
programme commercial prévoyait… 600 exemplaires par an !
• En 1981, pour redynamiser la voiture, une version GTI de la 604 est commercialisée
avec un PRV porté à 2,8 litres de cylindrée et développant désormais 155Cv permettant une
vitesse de pointe aux alentours des 190km/h. Toutefois, 604 GTI n’intéresse pas la clientèle qui
préfère se tourner vers des concurrentes plus récentes. Le Diesel évolue lui aussi avec
l’apparition d’une nouvelle version, la 604 GTD et son moteur issu de la 505 qui développe 95cv.
• Mais ces nouveautés n’entraînent pas le sursaut tant attendu du point de vue des ventes, et
dès 1983, plus grand monde à Sochaux ne croit en la voiture, et petit à petit, des versions sont
retirées du catalogue… Finalement, la production de la Peugeot 604 cesse le 16 Novembre 1985
après 153.266 exemplaires. Mais avec les stocks, les dernières 604 s’écoulent jusqu’en Juillet
1987 avec d’importantes ristournes. Bref, un véritable échec commercial.
377
L’analyse du besoin permet de caractériser le besoin et la procédure utilisée se base sur le
concept des questions suivantes :
•A qui le produit rend-il service ? Au client
•Dans quel but ? Pour satisfaire un besoin
•Sur quoi le produit agit-il ? Sur l’état de la matière d’œuvre
Cette méthode appelée « bête à cornes » est l’outil normalisé pour l’expression du besoin
Après avoir défini le besoin, il faut s’assurer de sa stabilité.
Existe –t-il un risque de voir le besoin disparaître ou évoluer ?
Pour le cric, objectif de Mercedes Benz d’éliminer la roue de secours ?
33.j)Analyse fonctionnelle du besoin
383
Dans cette étape et pour une situation donnée, on imagine tous les éléments en relation
avec le
Ce travail est le fruit de spécialistes ( brainstorming)qui vont lister les prestations attendues
C’est celle qui justifie la création du produit ( service rendu par le produit)
Ex: la fonction principale d’une montre est d’indiquer l’heure à son propriétaire
386
387
Les fonctions de service peuvent être subdivisées en :
a)Fonctions principales
FP1 = permettre à l’utilisateur d’ajuster la hauteur du gazon
FP2 = récolter le gazon coupé
b) Fonctions contraintes
FC1 = respect de l’environnement ( bruit)
FC2 = être esthétique
FC3 = MTBF et disponibilité acceptables
FC4 = résistance à la corrosion externe
FC5 = sécurité
388
389
Ces fonctions seront caractérisées des points de vue qualificatif et quantitatif avant d’être
validées.
qui sert à son évaluation pour estimer que l’action concernée est réalisée.
La validation a pour objectifs de s’assurer aussi que le besoin ne risque pas de disparaître
ou d’évoluer.
390
33.k)Cahier des charges fonctionnel
C’est à l’issue de toutes ces étapes que le cahier des charges fonctionnel ( CdCF) pourra
être rédigé.
Le cahier des charges est un document qui répertorie tous les besoins de l’utilisateur
Il permet d’entrevoir les solutions techniques à même de satisfaire les besoins exprimés.
C’est aussi un document à travers lequel, les parties sont liées contractuellement.
Voici le cahier des charges relatif à la 2 CV établi par PJ Boulanger responsable
De Citroën à Mr BROGLY directeur du bureau d’études.
393
Rémi Bachelet EC Lille
395
1
396
397
398
33.l)Identification des modes de Défaillances, causes et effets
Défaillance : Cessation de l’aptitude d’un élément ou d’un système à accomplir une fonction
requise
Parmi les défaillances génériques retenues par AFNOR et susceptibles d’être rencontrées
sur du matériel industriel, on retient les quatre manières de non réalisation de la fonction
399
400
401
402
Ex : le cas d’une lampe torche
Le cas 1 pourrait définir l’arrêt inexpliqué de la lampe torche
Le cas 2 pourrait représenter la baisse de l’intensité
Le cas 3 pourrait être représenté par le non fonctionnement
Le cas 4 serait celui de la lampe qui fonctionne sans intervention humaine
403
404
405
FAIGNER
406
407
Dépendances entre causes, modes et effets
408
409
33.m)Modes de défaillance
C’est la façon dont un système ou élément vient à ne pas fonctionner.
C’est aussi la manière par laquelle une défaillance est observée sur l’élément ou système
Composants
Composants Composants
Modes de défaillances électriques et
hydrauliques mécaniques
électromécaniques
- composant ne
répondant pas à la
sollicitation dont il est
- connexions / raccords
Pas de fonction l’objet
débranchés
- connexions
débranchées
- fils desserrés
410
Différents modes de défaillance selon AFNOR
411
– Recensement des modes de défaillances : Banques de données de modes de
défaillance
– FMD-91 : Failure mode distribution associé à la NPRD-91 (DOD USA)
– EN 50129 : Applications de contrôle Commande dans le ferroviaire (Annexe C)
– Documents du RAC (DOD USA) extrait
412
413
FAIGNER
414
415
LES CRITÈRES ANALYSÉS DANS L’AMDEC
Criticité C = FxGxD Criticité > Seuil : Action Correctrice
LA QUALITE EST-ELLE
QUESTION QUE PEUT-IL ARRIVER? BONNE ?
LA POLLUTION EST-ELLE
ACCEPTABLE ?
EFFETS
LA SECURITE EST-ELLE
QUESTION QUELLES EN SONT GARANTIE ?
LES CONSEQUENCES? QUESTIONS QUELLE SERA LA DUREE
DE L ’INTERVENTION?
CAUSES
POURQUOI CETTE QUELS SERONT LES COÛTS
QUESTION DEFAILLANCE DIRECTS ET INDIRECTS?
EST-ELLE ARRIVEE?
FREQUENCE = F QUESTION DETECTION = D
QUELLE EST LA FREQUENCE DES QUELLE EST LA PROTECTION SUR
CET EQUIPEMENT
QUESTION DEFAILLANCES?
(S ’appuyer sur le QUI PERMET DE DETECTER LA
165
N. DAUJEARD vécu en AMDEC OPERATIONNELLE) DEFAILLANCE?
Dépendances entre causes, modes et effets
417
418
419
À ce mode de défaillance, on attribue une note selon la fréquence d’apparition du mode
retenu
Pour cela, on se réfère soit à des banques de données de fiabilité, des retours
d’expérience
notation indice
1 Moins d'une fois par an
420
421
33.n Causes du mode de défaillance
Selon les divers modes de défaillance du système étudié, on associe la cause la plus
Probable.
Composants
Composants Composants
Causes de défaillance électriques et
hydrauliques mécaniques
électromécaniques
- vieillissement
- contraintes
- vieillissement - composant HS (mort
Causes internes mécaniques
- composant HS (mort subite)
matériel - fatigue mécanique
subite) - colmatage
- états de surface
- fuites
- pollution (poussière,
huile, eau) - température ambiante - température ambiante
- chocs - pollution (poussières, - pollution (poussières,
Causes externes - vibrations huile, eau) huile, eau)
milieu exploitation - échauffement local - vibrations - vibrations
- parasites - échauffement local - échauffement local
- perturbations - chocs, coups de bélier - chocs
électromagnétiques, etc.
- conception
- montage - montage - fabrication (pour les
- réglages - réglages composants fabriqués)
Causes externes - contrôle - contrôle - montage
Main d’œuvre - mise en oeuvre - mise en oeuvre - réglages
- utilisation - utilisation - contrôle
- manque d’énergie - manque d’énergie - mise en oeuvre
- utilisation 422
Les causes de défaillance peuvent être déduites par le diagramme ISHIKAWA ou les 5
pourquoi .:
Diagramme en arête de poisson ou ISHIKAWA
– Les hommes
– Le milieu
– La documentation
– L'organisation
– La technique
Les 5 pourquoi
La question « pourquoi » est posée 5 fois de suite ce qui permet de remonter à la cause
première .
La réponse apportée constituera un nouveau problème à résoudre
424
425
Pour déterminer les causes, on peut procéder aussi à un brainstorming
But:
Stimuler l’imagination créatrice d’un groupe de personnes sur un sujet.
Domaine d’application:
résolution de problèmes
(Recherche d’idées, de causes, de faits, de solutions)
Méthode :
- Constituer un groupe pluridisciplinaire de toute catégorie sociale ou professionnelle
- Rappeler les règles d’or
- Enoncer le sujet, le thème à traiter sous forme de question, l’expliquer et l’afficher sur un
tableau
- Chaque participant donne des idées à tour de rôle et les écrits
- Tout dire
- En dire le plus possible
- Piller les idées des autres
- Ne pas commenter ou critiquer ou censurer les idées émises
- Ne pas formuler d’idée sous forme de question mais de solution
- Eviter les termes trop vague comme «assez », « peu », « très », « beaucoup » et préférer
des termes quantifiables.
426
A la cause du mode de défaillance, il est attribué une note
représentant la fréquence de non détection de la cause défaillance
notation indice
4 Impossibilité de détecter la
cause
427
428
33.o)Effet d’un mode de défaillance,
C’est pour ces raisons qu’il sera utile de définir l’étendue de l’étude
429
EFFET DE LA DEFAILLANCE
COMPOSANT
MODE DE DEFAILLANCE
430
431
432
433
Taux de défaillance
434
33.p)Évaluation de la criticité
Les modes de défaillance, les effets et causes ayant été qualifiés et quantifiés, on procède à
la mesure de criticité de la défaillance
La criticité représente la gravité des conséquences.
Elle est déterminée par le produit = F x G x ND
Les résultats seront représentés sur le tableau suivant :
435
437
438
33.r)Actions
440
Méthodes de maintenance à recommander selon niveau de gravité de défaillance
441
33.s)Atouts et limites de l’AMDEC
1) Atouts
Détection des faiblesses dès la conception
Identification des modes de défaillance potentielles
Simplicité de mise en œuvre et applicable à tous les domaines
Mise en évidence des priorités à traiter
Gain entre l’investissement AMDEC et résultat
Exploitation relativement aisée dans le cas de moyens de production simple
Identification des décisions à mettre en oeuvre
En maintenance :
Evaluer et améliorer la fiabilité, la maintenabilité, la disponibilité et la sécurité
Réduire les temps d’indisponibilité
Réduire le coût d’exploitation et maintenance
Améliorer le diagnostic
Améliorer les plans de maintenance pour une meilleure disponibilité
442
2)Limites
443
34)Diagramme de Fiabilité
Le diagramme de fiabilité permet d’évaluer la fiabilité d’un système au travers de ses
constituants par une modélisation
Deux éléments sont en série si le fonctionnement des deux éléments est nécessaire
pour que l’ensemble fonctionne
COMMENT? QUAND?
37)Fonction méthodes
L’objectif du Service Méthodes est de :
• Réduire les coûts de maintenance tout en assurant la qualité des prestations
• Réduire au maximum les temps d’intervention ( coût direct de maintenance)
• Réduire les temps d’immobilisation machine ( coût indirect)
Pour cela, ce service sera en charge de :
• Dégager les priorités ( machine critique ou non)
• S’assurer des travaux à entreprendre
• Mettre à disposition les modalités de maintenance
• Préparer les interventions
• Analyser les travaux à réaliser et étudier les améliorations possibles
• Mise à jour des modalités d’intervention
• Mise à jour de la documentation
• Apporter une assistance aux équipes d’intervention
• Analyse des coûts, des performances techniques et économiques ( disponibilité et autres
facteurs)
• Choix des stratégies de maintenance
• Proposition de renouvellement équipements
• Exploitation des historiques
Respecter les délais suppose une connaissance des temps et cela représente la base
de la Maintenance.
Si il n’existe pas d’estimation des temps, il ne sera pas possible d’estimer ni les délais
ni les coûts d’activité humaine
Le service Méthodes se doit allier les temps de disponibilité Machines et les temps
d’activité Humaine
L’estimation des temps permettra de planifier les opérations
Cette estimation des temps débouchera sur des coûts prévisionnels
Les temps passés permettront de saisir les coûts et de faire des analyses et proposer
Des améliorations.
Si pour les machines le problème ne se pose pas dans le sens où il existe des
compteurs sur les machines ( temps, unités produites et autres) , pour les activités
humaines il en est tout autre.
On pourra distinguer quatre temps
• Temps prévus
• Temps programmés
• Temps passés
• Temps relevés
• La difficulté réside dans l’estimation de ces temps ( méfiance du personnel, recueil de
fausses Informations, illisibilité des temps)
La difficulté réside dans l’estimation de ces temps ( méfiance du personnel, recueil de
fausses Informations, illisibilité des temps)
• Préparation : délais de sous traitance, devis, budget
• Ordonnancement : planning de charge, lancement
• Intervention : Temps passés, délais à respecter
• Bureau des méthodes : chiffrage des coûts, correction et évaluation des coût futurs,
estimation des temps plus juste
• Historique de la mesure des temps
La mesure des temps est née au 19 siècle. C’est le début du principe de la division du
travail en tâches. Le salaire est proportionnel au temps passé ou pièces fabriquées.
Les principaux auteurs sur ces questions sont Taylor et Gilbreth.
Cela pour mettre en relief les temps improductifs, comparer les méthodes de travail ,
comparer l’efficience des travailleurs, estimer les coûts et autres
38)Méthode d’estimation des temps
1) Chronométrage ou chronoanalyse
Méthode très ancienne. Elle consiste à mesurer le cycle et déduire le temps standard
sur un travailleur moyen
TO : le Temps Observé qui correspond au temps chronométré pendant l’analyse
On considère le facteur d’allure
>100 => cadence de travail plus rapide que la normale.
<100 => cadence de travail plus lente que la normale.
Cela permet de déterminer le temps normal TN = To + To ( FA – 100)
100
De ce temps normal, il faudrait considérer retards inévitables, conditions de travail, confort et
autres temps personnels
L'opérateur observé travaille à une allure qui peut être différente de celle d'un
opérateur qualifié et expérimenté travaillant à une allure normale appelée allure
100.
2) Loi exponentielle décroissante
pour les interventions de Maintenance Préventive Systématique
3) Loi normale ou Weibull Prévu =To + (Tp – To ) /2
To temps optimiste
Tr temps réaliste
Tp temps pessimiste
5)Estimation empirique ( par expérience)
6)Estimation analogique ( par comparaison avec des tâches similaires)
7) Temps standard ( par retour d’expérience et traitement statistique)
Ces
F(t) points sont reportés sur papier Henry
2 4 6 8 10
•
39)Fonction Ordonnancement
L’ordonnancement est en aval des méthodes et en amont de la réalisation.
C’est cette fonction qui permet :
• de faire le Choix des priorités (urgence)
• Vérifier le travail
• Etude de la documentation
• De prévoir les moyens
• De planifier , coordonner et synchroniser
• De prévoir la chronologie ( calendrier) des tâches de maintenance
• De programmer les travaux
• De considérer les délais d’approvisionnement
• De considérer les arrêts machines
• De chercher la meilleure solution en fonction des charges et délais
• De faire l’état entre besoins et moyens
La planification représente la programmation des opérations à mener dans un
domaine précis, avec des moyens et objectifs précis et ceci pour éviter toute erreur dans la
concrétisation du projet ( if you fail to plan, you plan to fail).
La planification doit concerner tous les intéressés et liste les tâches et priorités. Les outils les
plus utilisés sont les méthodes PERT et GANTT
40)Charges et Capacités
La charge représente le cumul des temps prévus pour une équipe
La capacité représente le temps de travail d’une équipe 5 techniciens * 40 heures par
semaine *44 semaines = 8800 heures auxquelles il faut déduire les heures d’absence
et autres aléas
Le rôle de l’ordonnancement est de trouver l’équilibre entre la charge de travail et la
capacité
Lorsque la charge est supérieure à la capacité, on dit qu’il y a surcharge
Cette surcharge est consécutive bien souvent au service. Dans le cas de surcharge, il y
a lieu de réfléchir à la politique de maintenance ( passer du correctif au préventif),
fiabiliser l’équipement, faire des études de maintenabilité .
Par ailleurs, certains travaux pourraient être exécutés par le personnel de production
( tâches de premier ou second niveau comme le graissage)
Ceci dans le cas de surcharge persistante.
Dans le cas de surcharge temporaire, il est possible de faire sous traiter certains
travaux ou recourir à des heures supplémentaires .
Parfois certains travaux pourraient être reportés
Dans le cas de sous charge, il y a un problème de sureffectif
41) Méthodes de Planification
1)Diagramme de Gant
Gantt ( 1861-1919) a été un collaborateur de Taylor et l’initiateur de la méthode qui
porte son nom
Sa méthode se base sur :
a)Listing des tâches. Toutes les tâches doivent être énumérées même les plus
insignifiantes Quelles tâches doivent être réalisées dans ce projet ?
b)A chaque tâche on attribue une ressource ( 100% correspond une personne chargée
de la tâche, 200% deux personnes chargées de la tâche)
c)Planification des tâches. On fixe le début du projet, l’ordre d’éxécution des tâches.
Quand chacune des tâches doivent-elles être commencées et terminées au plus tard ?
Quelle sera la durée globale du projet ?
Le début, la durée et la fin des tâches doivent être spécifiées. La durée des tâches doit
être estimée. Pour éviter toute erreur il est préférable de surestimer la durée des
tâches que les sous estimer
d) Connexion entre tâches
une tâche ne peut pas commencer si une antérieure n'est pas terminée
Une tâche ne peut pas commencer si une antérieure n'est pas commencée
Une tâche ne peut pas se terminer si une antérieure n'est pas terminée
Une tâche ne peut pas se terminer si une antérieure n'est pas commencée
Soit un projet avec 8 tâches
On commence le plus tôt possible les tâches qui n’ont pas de tâches antérieures A ne
peut être commencée avant l’achèvement de D
Idem pour B
D représente la tâche qui n’a pas d’antériorités
A partir de la date de livraison, on remonte dans le temps en déduisant le temps des opérations
Exemple de jalonnement pour les opérations suivantes
Jalonnement au plus tôt
t
2) Méthode PERT
La méthode PERT (Program Evaluation and Research Task ou Program Evaluation and
Review Technic) a été initiée aux USA pour trouver une solution aux problèmes de
délais et coordination entre les fournisseurs
Son objectif est de réduire les délais par une étude approfondie des tâches
La méthode PERT permet de déterminer mathématiquement la durée moyenne d’une
opération à condition d’avoir une idée assez précise des différentes possibilités :
- Durée la plus courte possible si tout se déroule pour le mieux
- Durée la plus longue si tout va mal
- Durée moyenne ou intermédiaire
représentation graphique
B ne peut commencer que si A est terminée
C ne peut commencer que si A est terminée
Tâches simultanées
A partir d’une même étape, plusieurs tâches peuvent être entamées.
La gestion des stocks a pour mission essentielle de garantir la quantité économique de pièces
En magasin.
Une quantité très importante peut être inutilisée du fait de la vétusté de l’équipement à
laquelle elle est destinée ce qui engendre une perte financière.
Une quantité trop faible peut nuire à la disponibilité de l’équipement.
La gestion des stocks doit trouver un compromis entre ces aléas car pour certaines entreprises
Le coût uniquement de stockage peut représenter de 15 à 40% de la valeur des stocks.
Par ailleurs, le non respect des délais de fourniture peut entraîner des coût indirects et perte
de clients
Réduire ces stocks c’est participer à améliorer la situation de l’entreprise car c’est de l’argent
qui pourrait être investi là où les besoins se font sentir.
1)le surstockage. -
2)la rupture de stocks.
•
La gestion des stocks se définit comme technique qui permet de définir les commandes à
lancer et les quantités à commander
Combien et quand commander ?
Elle se doit d’assurer la disponibilité des pièces sans retard, définir les besoins sans toutefois
engager des dépenses importantes qui risqueraient de nuire à la trésorerie de l’entreprise.
Comme il est demandé à la maintenance de réduire ses coûts, il est aussi demandé à
la gestion des stocks de réduire ses frais pour s’approcher de l’objectif zéro stock
En général, A représente 20% des articles mais pouvant représenter jusqu’à 50% de la
valeur totale des stocks
B , 30% des articles et 30% de la valeur totale
C est la partie peu importante représentant 50% des articles et uniquement 20% de
La valeur totale
1) Stock moyen
Soit une entreprise qui consomme 2400 pièces annuellement et commandées en une
seule fois. Le stock moyen représentera la moyenne du stock maxi ( 2400) et mini ( 0)
soit 1200 pièces
paiement de la commande .
La mission est de surveiller le niveau des stocks, contacter les fournisseurs, contrôler et payer
les fournisseurs
Calculé sur une année:
taux de possession annuel (i) X valeur du stock immobilisé.
ce coût prend en considération les frais de stockage, l’immobilisation financière, assurances,
location, gardiennage, chauffage et nettoyage , salaires et charges
Le taux de possession est unmoyen rapide pour déterminer la charge financière d’un stock
Ex: coût de possession s’ exprime par un pourcentage du stock moyen en valeur.
On peut l’estimer par la valeur du stock/ charges
Cpo= (n/2). Ca *t
Ca: prix unitaire du matériel.
Notion de nombre de commandes économiques ou Quantité économique
Consommation annuelle N = 1800 pièces
Coût de passation commande C1 = 1000
Taux de possession 20%
Coût pièces Ca = 250
Il existe la quantité à commander n pour lequel, le coût est minimal
quantité coût
consommation par Nombre passation Stock Valeur Coût possession Coût total
passation +
possession
annuelle commande commandes moyen stock total an
par an (N/n)*C1 n/2 (n/2)*Ca ( n/2) *Ca *t
N n N/n
Le stock de sécurité a pour objectif de pallier aux problèmes de retard de livraison ou autres
augmentations de consommation durant le délai de livraison.
1) augmentation de la consommation
2)Augmentation du délai
Le niveau de sécurité est le niveau de stock qui permet de limiter les ruptures de stock
Ce stock dépendra de :
• Des coûts de stockage ( plus ces coûts sont élevés moins le stock sera élevé)
• Plus les coûts de rupture sont élevés plus le stock sera élevé
• plus les aléas sont élevés plus le stock sera élevé
• Plus le niveau de service est élevé plus le stock sera élevé
42.d) loi normale
Stock de Sécurité = Écart type de la Demande X Coefficient de sécurité X racine carré du Délai
de réapprovisionnement
Ss = k . .
Écart type
Délai approvisionnement
K est déterminé par les tables de la loi normale en fonction du risque de rupture admis ou par
le niveau de service.
k Risque dede
Risque rupture rrisq
rupture
Des données de consommation sont les suivantes;
248 244
240 259 Après classement
238 260 215 220 223 225 227 230 235 235 237 238 239 240 242 244 244 245 245
263 237
242 230
248 248 249 250 251 252 255 255 256 257 258 259 260 263 265 265 267
255 282 269 271 272 277 282 287
239 251 La moyenne est de 245et l’écart type de 21
245 267 Nous avons quarante données, ce qui donne une fréquence de 2.5% pour
227 250 chaque donnée.
287 215 En fréquence cumulée 2.5% (215) 5% pour (220) 7.5% pour (223) etc.
265 244 Ces points sont portés sur une droite de Henry
220 271 Si ces points s’alignent, on peut accepter une loi normale
269 277
272 235
On pourrait dire que dans 50% des cas, la consommation moyenne est de
257 252 250 pièces et par conséquent un risque de 50% de rupture ( pas de stock de
256 248 sécurité)
265 258 Si on avait un stock de sécurité de 17 pièces, dans 84% des cas, on n’aurait
245 225 pas de problème
255 249 Si le stock de sécurité était de 2 écart types soit 34 pièces, dans 97.7% on
235 223 n’aurait pas de problème
Si le stock était de 51 pièces, dans 99.87%
Par contre, si on n’avait que 250-17 =233 pièces, on aurait un risque de
16%
Droite de Henry
215 220 225 230 240 250 260 270 280 290
On appelle niveau de service le rapport
Ces pièces sont à posséder absolument en stock car elles sont liées Ces pièces sont à tenir en stock selon les
aux risques de production, de sécurité, de qualité ou de délai en cas variations de prix de vente des fournisseurs, de Tout le reste ! Et qui n’a rien à faire dans le magasin…
de panne ou de casse leurs délais de garantie et de leur consommation
Pièces stratégiques Pièces spécifiques Pièces consommables Pièces spécifiques Pièces consommables Pièces oubliées Surplus travaux Pièces obsolètes
Composants ou
organes qui ont été
Composants en
spécialement Articles qui n’ont
Composants plus bon état visuel
réalisés pour un Composants rien à voir avec
classiques des Composants utilisés mais qui sont
équipement donné et d’ancien la maintenance
fournisseurs souvent et en grand Composants qui ont une techniquement
qui ne sont Articles standards équipement mais qui restent
habituels mais aux nombre, facile à trouver rotation importante pour mauvais
absolument pas des fournisseurs démonté ou de certains
délais chez les fournisseurs lesquels il faut prévoir une (problèmes de
disponibles chez les mais peu utilisés par disparu de travaux neufs
d’approvisionneme habituels. politique d’achat durée de vie, de
fournisseurs l’entreprise donc aux l’entreprise. parce qu’on ne
nt très longs. Pièces peu coûteuses, permettant d’en réduire mauvais
habituels ni chez le délais parfois long. Souvent de vieilles sait pas où les
Pièces coûteuses mais souvent vendues les coûts. stockage).
constructeur. pièces entreposer.
car fabriquées à la par lots importants. C’est 10 à 20%
Pièces coûteuses stratégiques. Il ne faut surtout
demande. de la totalité du
car nécessitant un pas les jeter !
stock.
savoir faire
particulier
9% du stock 10% du stock 15% du stock 13% du stock 10% du stock 12% du stock 13% du stock 18% du stock
26% du coût 23% du coût 9% du coût 12% du coût 18% du coût 6% du coût 4% du coût 2% du coût
43) Tableau de bord et Ratios
Réduire ses coûts pour l’entreprise n’est plus uniquement synonyme de
conquête de nouveaux marchés mais assurer sa survie.
C’est ce qui explique que l’entreprise se doit de réduire les coûts de
production pour écouler ses produits dans le contexte de mondialisation.
Les entreprises sont obligées de suivre leurs résultats financiers, données
d’exploitation tels que :
• Évolution du chiffre d’affaires
• Production globale horaire
• Consommation matières
• Coût de revient d'une heure de production
• Taux de service – heures travaillées
• Evolution masse salariale
• Coûts liés à la production (matières premières, amortissement
• machines)
• Evolution des coûts et comparaison avec l'exercice précédent
• Evolution des coûts et en % du CA avec comparaisons avec les autres
Qui ne mesure , guère ne dure ( proverbe francais)
Ces données seront utilisées pour prendre des décisions et entreprendre des
actions correctives
Tout comme la production, la maintenance doit faire l’objet de suivi pour en
vérifier l’éfficacité.
Tout comme la production produit des biens, la maintenance produit
la disponibilité des équipements.
Les entreprises sont conscientes que la maintenance est un créneau
porteur d’économies et de nos jours tout est fait dans cette voie.
R10 = (Coûts de révision, Les coûts de maintenance peuvent être analysés par
modernisations, rénovations ou nature (personnel, outillage, pièces de rechange,...)
reconstructions) / Coûts de et par destination (préparation, interventions, suivi,
maintenance ....).
100 1 15 0.94
1000 2 13 0.81
3900 1 12 0.75
6000 4 8 0.5
8000 1 7 0.41
10000 1 6 0.38
12000 1 5 0.32
13000 2 3 0.19
18000 3 0 0
44)TPM
Mettre en place cette maintenance productive pour la durée de vie total des équipements.
Origine de la méthode:
L’industrie automobile au Japon dès 1971. Principe initié en 1989 par un
ingénieur Japonais Seiichi Nakajima .
573
Les concepts de base: Les huit piliers de la méthode:
P5 Concevoir des produits faciles à fabriquer et des équipements faciles à utiliser et à maintenir.
Le temps de marche correspond au temps durant lequel l’équipement a fonctionné dans les
conditions prévues
Appelé aussi temps brut de fonctionnement
Taux de marche calendaire ou taux de disponibilité
C’est le rapport
Taux d’allure, efficacité ou performance
La démarche 5 S a pour objectifs de créer un cadre de travail motivant pour tous par la
responsabilisation de chacun des acteurs de l’entreprise.
Il aboutit à la création d’un esprit d’équipe dans le but d’améliorer l’efficacité de l’entreprise.
La communication est privilégiée et la critique la bienvenue
Cette démarche est aussi bien valable pour les petites entités que pour les grandes
entreprises.
L’idée générale est d’améliorer l’espace de travail, le moral du personnel et ceci par :
Etat de propreté du lieu de travail
Disparition du désordre et saleté
Réduction de dépenses de temps
Amélioration de la qualité
La disparition de documents
L’usure prématurée du matériel
Amélioration du chiffre d’affaires
Ce travail est réalisé sous l’égide d’une équipe
Les 5 S est une technique de management d’origine japonaise dont le premier à l’utiliser est
Toyota
Son nom reprend la première lettre des cinq principes
1
Vue, Toucher,Odeur,Auditif,Gout
1
1) Seiri
Tout ce qui n’est pas nécessaire dans l’espace de travail doit être banni
c’est ainsi que l’on se débarrasse de ce qui ne sert qu’une fois par an
Par contre ce dont l’opérateur a besoin au moins une fois par heure doit être directement à
sa portée ou sur lui
Matériel utilisé une fois par semaine à conserver dan une armoire
Un poste de travail encombré ne facilite pas l’ exécution des tâches et peut mener à de
mauvaises manipulations et risques d’accidents
Un logigramme peut nous aider à déterminer ce qui doit être conservé et ce qui doit être
débarrassé
2)Seiton ( Ranger)
Les différents outils et matériels doivent être arrangés et ceci pour aménager l’espace de
travail
Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place
Les outils doivent être classés par la fréquence d’utilisation
les outils lourds toujours en bas
Pièces identiques regroupées
Réduire le nombre d’étagères
Rangement ergonomique
La place doit être signalée, visible et identifiable
Utilisation de couleurs pour le codage
3) Seito ( Nettoyer)
Après dégagement et rangement de l’espace de travail, le nettoyage sera plus aisé
Après nettoyage, l’inspection et la détection des anomalies est aisée. Cela permet de corriger
l’anomalie au départ.
Cela est d’autant plus incontestable par le fait que 83% des informations que nous recevons
parviennent par le biais de la vision contre 11% par l’ouie
Nettoyer pour inspecter
Inspecter pour détecter
Détecter pour corriger
Corriger pour améliorer
4) Seikestu
Standardiser les conditions de travail pour les rendre facilement compréhensibles par
tout un chacun ( signalisation, affiches)
Formaliser les règles d’utilisation de l’équipement
On peut aussi traduire
Seiri: débarrasser , enlever l’inutile
Seiton: ranger
Seiso : nettoyer , découvrir des anomalies
Seiketsu : ordonner, rendre évident
Shitsuke : être rigoureux
45)Reliability Centered Maintenance
La concurrence et la compétitive ont obligé les entreprises à se focaliser sur la réduction des
couts.. Cela concerne plus la maintenance qui représente un gisement méconnu d'économies
Apres 1945, la maintenance traditionnelle consistait à des révisions périodiques avec
changement de pièces.
Ces pièces devenaient de plus en plus chères car de plus en plus complexes du point de vue
technologie.
Bien plus, les pièces remplacées pouvaient parfois présenter un potentiel de service non
utilisé.
Ce type de maintenance était appliqué surtout dans le domaine de l’aviation.
Des études ont montre que les pièces qui s’usent réellement ne représentent qu’un faible
pourcentage des pièces remplacées. Cette usure est aléatoire.
Par ailleurs, le programme de maintenance préventive n’avait que peu d’effet sur la fiabilité
des équipements et peu de corrélation entre âge de la pièce et défaillance surtout en ce qui
concerne les équipements de technologie complexe.
C’est ainsi que dans le cas des équipements complexes, la maintenance préventive n’ a que
peu d’effets sur la Fiabilité
La maintenance préventive systématique en conclusion n’améliore pas la fiabilité des
équipements
Le coût de ce type de maintenance étant très élevé, un groupe de travail a été
constitué des les années 1950 aux USA pour étudier le problème de la maintenance
aviation. Un manuel a été élaboré pour la maintenance préventive des avions. MSG (
Maintenance Steering Group) dont la philosophie
est « que peut- on faire pour empêcher la défaillance d’un équipement »
Un programme de maintenance a été mis au point par les concepteurs d’avions
et opérateurs appelé Reliability Centered Maintenance
Des études ont révélé que ce n’est pas tous les composants qui suivent la courbe en
baignoire telle que définie classiquement.
Cette courbe est représentative du taux de défaillance d’éléments simples ou
éléments complexes avec des modes de défaillance émergeants
NOWLAN et HEAP ont démontré que sur des avions civils ce n’est uniquement que
4% des composants qui suivent cette courbe originelle.
La plupart des composants suivent d’autres évolutions comme suit:
Ce terme de maintenance dans le sens général a été utilisé pour la première fois par
l’armé américaine lors de la seconde guerre mondiale
Dans le passé, on ne pouvait parler de maintenance mais plutôt de dépannage dont
le service dépendait directement de la fabrication (C’était l’époque de la machine à vapeur et
comme combustible le charbon)
Cela peut s’expliquer par le fait que les machines étaient simples et souvent surdimensionnées
et par conséquent les interventions pratiquées étaient aisées.
La fonction maintenance était considérée comme secondaire et souvent mal vue (
parasitaire contrairement à la production) et par conséquent le personnel affecté à ces tâches
était formé sur le tas ( dépanneur, graisseur , régleur)
Ceci étant lié à la non connaissance du comportement dans le temps des équipements, des lois
de dégradation ou de fiabilité faisaient que l’on attendait la défaillance pour intervenir.
La maintenance était du genre « pompier » ou dépannage.
La défaillance était subie non anticipée.
La mise en place de ce programme sur des avions a permis de réduire le temps hommes
heures de maintenance.
C’est ainsi que pour le DC8 la révision des 20000 heures nécessitait 4 millions d’hommes
heures pour le remplacement de 339 articles, en incluant les révisions structurelles avant la
mise en place de la RCM.
La mise en place de la RCM sur le Boeing 747 a permis de réduire ce temps à 66000 hommes
heures pour le même intervalle de maintenance
Pour le DC 10 , la maintenance par la RCM ne portait que sur 7 articles.
La RCM est une procédure destinée à déterminer ce qui doit être fait pour s'assurer que tout
bien physique continue à réaliser ce que l'utilisateur désire dans son contexte opérationnel
actuel ( John Moubray)
la Maintenance Basee sur la Fiabiité est une autre appelation de la RCM.
EDF a aussi élaboré un programme appelé OMF ( Optimisation de la Maintenance par la
Fiabilité) issu aussi de la RCM.
Dans l’industrie, ce n’est pas tant la fiabilité qui importe mais plutôt la disponibilité qui est liée
à la fiabilité (MTBF) mais aussi à la maintenabilité (MTTR)
Améliorer le MTBF passe par la mise en place de maintenance préventive efficace.
Réduire le MTTR passe par l’organisation de la maintenance
Modèle classique de la courbe en baignoire
Courbe en baignoire telle que conçue par la RCM
45.a)les sept éléments clés de la RCM
1)Quelles sont les fonctions et performances attendues dans les conditions opératoires
2)de quelle manière peut-il échouer à remplir sa fonction
3) Causes de l'échec de la fonctionnalité
4)Qu’est ce se produit lors de défaillance
5) Importance de la défaillance ( conséquences)
6) Tâches proactives et tâches d'intervalle .qu’est ce qui est fait pour prédire ou prévenir
La défaillance
7)Actions par défaut :ce qui doit être fait si une tâche proactive appropriée s
45.b)Mise en place de la MBF
a)Groupe pilote
La mise en place de la MBF nécessite la création d’un groupe de travail pour élaborer cette
procédure. Ce groupe doit être en mesure de connaitre les équipements et leurs fonction et ,
leur historique, disponibilité et fiabilité, défaillances et leurs causes, effets.
L’ efficacité de la MBF dépend de celle de l’équipe qui la compose. Une équipe
interdisciplinaire est celle qui répond aux mieux aux exigences de la MBF
(Production,Maintenance, Sécurité et Qualité).
La maîtise de l’analyse fonctionnelle, l’ AMDEC est une nécessité aussi pour faciliter la mise en
place de la MBF.
b) Sélection des équipements.
La mise en place de la MBF demande du temps et un investissement, on ne peut généraliser
cette méthode à tous les Équipements.
On sélectionnera les équipements qui feront l’objet de cette procédure.
Des outils pour procéder à la sélection sont disponibles tels que
a)Méthode PIEU
Une de ces méthodes de la criticité est la méthode PIEU qui se base sur quatre critères(
Pannes, Importance Equipement,
Etat Equipement et Utilisation) pour mettre en évidence un équipement sensible sur lequel
devra se focaliser l’étude.
Pannes : prend en considération la fiabilité de l’équipement
Importance : conséquence sur l’arrêt de production
Etat : âge ou état de vétusté
Utilisation : conditions d’utilisation ( 24h/24h, fréquence de personnel utilisant cet
équipement)
La criticité est définie par notation des quatre critères
Le produit : P x I x E x U va définir la criticité
Si C est inférieur à 1 équipement critique
Si C est compris entre 1 et 10 équipement à surveiller
Si C est supérieur à 10 équipement non critique
2) MERIDE
Méthode d’évaluation des risques industriels des dysfonctionnements des équipements. Il
s’agit de l’évaluation des risques des défaillances des équipements en termes de quantité,
délais et qualité des produits, ainsi que leurs conséquences sur la sécurité et l’environnement.
3) Analyse Préliminaire des Risques ( APR)
Méthode qui permet d’identifier les risques et leurs causes pouvant mener à des accidents
potentiels , de prévoir la gravité de leurs effets, de définir les mesures qui permettront de
réduire la probabilité des accidents et de la gravité des dommages.
C’est une AMDEC simplifiée où les événements redoutés conséquents aux divers modes de
défaillance sont analysés en termes de gravité et occurrence
Les fonctions énumérées et les défaillances définies, il s’agit maintenant d’envisager les modes
de défaillance.
Le mode de défaillance est l’évenement qui amène à la défaillance fonctionnelle.
Dans la MBF Lorsque nous analysons les modes de défaillance, nous devons considérer trois
situations ou catégories de défaillances
1)Lorsque la performance de l'actif tombe en dessous de notre valeur souhaitée et que l'actif
ne remplit plus sa fonction.
Les raisons les plus courantes pour cela sont: détérioration ou usure des pièces manque de
lubrification saleté démontagedes composants (en raison de problèmes de rivets, de boulons,
de soudures, etc.) et les erreurs humaines qui ont un impact sur nos capacités des
équipements
2) Lorsque le contexte d'exploitation commence à exiger plus de notre actif et la performance
souhaitée augmente: Dans ce cas, soit l'actif est incapable de fournir les résultats, ou pour les
livrer, il commence à s'user en raison du stress accru.
3) Lorsque l'actif n'était pas capable de fournir la performance requise en premier lieu:
Dans ce cas, il pourrait y avoir une conception déficiente ou un échec dans la
détermination des exigences au moment de l'acquisition de l'actif. Dans
l'ensemble, nous pouvons nous attendre entre un et 30 modes de défaillance pour chaque
défaillance fonctionnelle, nous devons donc faire attention au niveau de détail dans notre
analyse.
Au mode de défaillance étudié, plusieurs causes sont susceptibles d’être énumérées.
Le mode de défaillance peut être déterminé par la méthode AMDEC.
45.f)conséquences
En RCM, l’objectif de la maintenance n’est pas d’obtenir une disponibilité maximale par un
programme de maintenance appropriée. C’est plutôt soit d’éviter ou de réduire les
conséquences de défaillance.
Il n’est pas opportun de se focaliser sur des défaillances qui n’ont que peu de conséquences et
qui demandent des investissements en temps et finances.
Par contre il serait justifié de consacrer ces investissements sur des conséquences de
défaillance pénalisantes ( sécurité et autres)
Les conséquences d'une défaillance fonctionnelle déterminent la priorité de l'effort de
maintenance
Pour les défaillances à prendre en compte même avec une faible probabilité, il s’agira de
prévoir des mesures pour les prévenir contrairement aux défaillances à faible impact et forte
probabilité
La RCM trie les défaillances en fonction des conséquences qui détermineront les efforts à
fournir en maintenance . On distingue dans la RCM
1. conséquences sur la sécurité, impliquant la perte possible de l'équipement et de ses
occupants;
2. conséquences opérationnelles, impliquant une perte économique indirecte en plus du
coût direct de réparation;
3. conséquences non opérationnelles, impliquant seulement le coût direct de la réparation;
4. conséquences des défaillances cachées, impliquant l'exposition à de possibles défaillances
multiples résultant d'une défaillance non détectée d'une fonction cachée.
45.g)Plan de Maintenance
45.g)Similitude RCM AMDEC
Bien qu'à première vue, les deux outils peuvent sembler similaires, il y a des différences très distinctes
qui résulteront en un effort à court terme si vous en utilisez un à la place de l'autre. En ce qui a trait
aux fonctions d'équipement, RCM exige que l'on se penche non seulement sur la fonction de l'actif,
mais aussi sur les normes de rendement que nous devons maintenir. Les fonctions FMEA sont le plus
souvent écrites à un niveau supérieur et ne répondent pas aux normes de performance. Les modes de
défaillance RCM sont écrits à un niveau plus détaillé, en abordant la pièce, le problème et la cause
spécifique de la défaillance (palier du moteur de la pompe à carburant> grippée> en raison d'un
manque de lubrification). Le détail des modes de défaillance RCM est nécessaire pour découvrir la
tâche d'atténuation correcte. Les modes de défaillance FMEA sont écrits à un niveau beaucoup plus
élevé (le moteur de la pompe à carburant ne fonctionne pas) et sont écrits à ce niveau parce que le
processus FMEA a été conçu pour évaluer le risque dans la phase de conception.
RCM utilise un processus de décision structuré pour déterminer une tâche à éliminer, détecter, réduire
la fréquence d'occurrence ou réduire la conséquence de chaque mode de défaillance spécifique. Ce
faisant, le résultat de l'analyse RCM devient une stratégie de maintenance complète conçue pour
assurer et maintenir la fiabilité inhérente de l'actif.
L'AMDE n'a pas été conçue pour développer des tâches de maintenance; il cherche plutôt à atténuer le
risque d'un mode de défaillance grâce à une action recommandée qui se produirait dans la phase de
conception de l'actif.
Un bon processus RCM traite également de ce qui devrait être fait s'il n'y a pas de tâche de
maintenance applicable ou efficace ou de nouvelle conception pour traiter chaque mode de
défaillance. Nous cherchons ici à réduire les conséquences des défaillances en termes de temps de
restauration (MTTR) en identifiant et en mettant en œuvre des tâches de réduction des conséquences
(plans de travail détaillés et évaluation des pièces de rechange). Ceci n'est pas traité dans le cadre de
FMEA. RCM a été conçu pour découvrir et évaluer tous les types de modes de défaillance, y compris les
modes de défaillance qui prennent en compte le contexte opérationnel et l'environnement, ainsi que
les modes de défaillance basés sur les processus.
bibliographie