Qualité de l'eau et performance énergétique
Qualité de l'eau et performance énergétique
G u i d e t e c h n i q u e à d e s t i n at i o n d e s m a î t r e s
d’ouvrage et des bureaux d’étudeS
bwt.fr
Édito
L’eau est omniprésente et, plus que jamais, porteuse d’enjeux
majeurs pour nos sociétés. Qu’il s’agisse de l’eau de consommation
humaine, de l’eau utilisée dans les process ou encore de l’eau
des réseaux climatiques, sa qualité joue un rôle fondamental et
génère de nombreux impacts sur notre santé, notre confort de
vie, nos dépenses et notre environnement.
Aujourd’hui, nous avons voulu en savoir plus sur l’eau des réseaux
climatiques. C’est pourquoi nous avons sollicité le bureau
d’études Econeaulogis afin de réaliser une étude traitant de
l’impact du tartre et des boues sur la performance des installations
de chauffage et d’eau chaude sanitaire.
Bonne lecture !
Sommaire
1. La perfoRmance énergétique 4
La situation énergétique dans le monde 6
La situation énergétique en France 8
Que dit la réglementation ? 10
2. L’eau et le chauffage 12
Le chauffage, levier pour la performance
énergétique 14
Le chauffage au cœur du confort 16
Les différents types de chauffage 18
Chauffage et énergies renouvelables 20
4. Conclusion 40
L’impact des désordres de l’eau
sur les réseaux climatiques 42
L’expert du traitement de l’eau 44
L’eau est notre mission 46
1 La performance
énergétique
6
La situation énergétique
dans le monde
8
La situation énergétique
en France
LA situation
ÉNERGÉTIQUE DANS
LE MONDE
Si la performance énergétique s’est améliorée dans le
monde durant les dernières décennies, des dégradations
sont à craindre pour les années qui viennent.
tique mondiale entre 2010 et 2035*. La matière que celle du sud. Quelques
seuls près d’un tiers de cette croissance, Portugal ou encore la Roumanie, tous
+33 % a représenté
un investissement
La consommation mondiale d’énergie
devrait s’accroître d’un tiers d’ici à 2040 de 236 milliards de $
+1 %
C’est l’évolution de la part du bâtiment
en moyenne par an dans la consommation
énergétique mondiale Source : Rapport du World Energy Council et de
l’ADEME avec le soutien technique de ENERDATA.
LA situation
ÉNERGÉTIQUE EN FRANCE
La performance énergétique de la France est étroitement liée
aux consommations du secteur du bâtiment qui représente
à lui seul 45 % de la consommation d’énergie finale.
Chiffres clés
Le parc résidentiel + tertiaire
0,2 3
7,7
Électricité 6,5
QUE DIT LA
Réglementation ?
Réduire notre consommation énergétique, telle est l’ambition
affichée par les Pouvoirs Publics depuis les années 2000.
Une ambition qui s’est traduite par de nombreux
investissements et réglementations.
Directive européenne
2002-91-CE
Réglementation Thermique Travaux privatifs Audit énergétique
performance
pour l’existant d’intérêt collectif en copropriété
énergétique des
bâtiments
Diagnostic de
Label « Bâtiment Basse
performance
Consommation »
énergétique
DE, AT, CH
Législation forte qui privilégie l’utilisation
d’eau déminéralisée
UK, IT
Législation forte qui privilégie
l’injection de produits formulés
Réglementations
»» Circulaire du 2 mars 1987 relative à la mise à jour de la liste des fluides
et additifs utilisés pour le traitement thermique des eaux destinées à la
consommation humaine (en cours de modification avec l’aide du
SIPRODEAU)
Guides et pratiques
»» Guide des pathologies des réseaux (AQC – 2014)
»» Les installations collectives de chauffage et d’eau chaude (ADEME – 2008)
»» Les procédés de traitements des eaux (CSTB – 2011)
Assouplissement Stratégie
Fond travaux Plan rénovation
règles d’urbanisme logement
2 L’eau et
le chauffage
14
Le chauffage, levier pour
la performance énergétique
Le chauffage, levier
pour LA PERFORMANCE
ÉNERGÉTIQUE
Le chauffage est l’une des principales sources
d’économies d’énergie dans le bâtiment, même si l’on constate
de grandes disparités d’une région à l’autre.
30 %
40 %
30 %
En France métropolitaine 32 %
38 %
30 % 29 % 28 %
47 % 40 %
A 33 %
B 36 % 56 % 24 %
C
28 %
D 40 % 16 % 54 % 30 %
E 31 % 44 %
21 %
F 24 % 15 % 26 %
52 %
G
27 %
47 % 32 %
40 % 41 %
13 % 27 %
56 %
50 % 34 %
34 % 11 %
16 %
Répartition type de
Chiffres clés
la consommation
14 %
énergétique d’un bâtiment
Seulement
des logements individuels sont
10 % considérés comme peu énergivores
10 %
36 %
Chauffage
Eau Chaude sanitaire
60 % Éclairage
20 %
Auxiliaires du parc de logements sociaux
sont classés étiquette A, B ou C
Le chauffage
au cœur du confort
Le mauvais fonctionnement voire l’arrêt du chauffage a des
conséquences importantes sur notre qualité de vie.
C’est pourquoi le confort thermique reste aujourd’hui une priorité et
l’un des principaux moteurs pour engager des travaux.
Chiffres clés
Précarité énergétique
7 millions
de logements mal isolés
3,8 millions
de ménages en précarité énergétique
Chauffage Inserts,
Chaudières
individuel chaudières
Convecteurs,
sèche-serviettes,
panneaux rayon-
nants, plancher
chauffant
Chauffage
Chaudières Chaudières / chauffage central
collectif
Réseaux de
chaleur,
sous-stations,
Chauffage chaudières grande
puissance
urbain
Chaudières
Pompes à chaleur
Généralement composé de 2 unités (une
à l’extérieur et l’autre à l’intérieur), ce
système capte les calories de l’air
extérieur pour chauffer, rafraîchir un
logement et/ou l’alimenter en eau
chaude sanitaire.
Systèmes solaires
Des capteurs solaires horizontaux ou
verticaux traditionnellement fixés sur la
toiture sont reliés à une chaudière et/ou
un ballon d’eau chaude, permettant de
répondre aux besoins en chauffage et
eau chaude sanitaire des occupants de
maisons individuelles ou d’appartement.
Résultat :
rendement de la combustion + rendement des calories récupérées sur les fumées
= +14 % de gain de chaleur
Évaporation condensation
= perte d’énergie = gain d’énergie
Chauffe-eaux
thermodynamiques
Le chauffe-eau thermodynamique
récupère les calories présentes dans l’air
extérieur ou ambiant, les accumule pour
ensuite les restituer à l’eau chaude
sanitaire présente dans la cuve.
3 L’eau et
ses désordres
Tartre ou calcaire
Le carbonate de calcium présent dans l’eau résulte de
la précipitation d’ions dissous. Cette précipitation peut
être due au pH de l’eau, sa température, sa pression. Il se
caractérise par un dépôt blanchâtre, généralement dur et
adhérent, et parfois poreux.
Boues
Les origines des boues sont diverses. Elles peuvent provenir
de résidus de travaux (brassures, filasse…), d’oxydes
(corrosion, abrasion…), de calamines (sur des systèmes
neufs non lessivés ou en rénovation sans désembouage) ou
de bactéries / algues. Les boues se caractérisent par une
eau jaunâtre.
- éTUDE DE CAS -
MAISON INDIVIDUELLE
Caractéristiques ProblÉmatique
»» Chaudière : 25 kW – Rendement Après 2 ans de mise en service,
jusqu’à 109 % présence de boues à plusieurs
»» Débit spécifique à Δt : 30K : 20 l/min niveaux du système de chauffage
»» Type d’émetteur : plancher chauffant
de 90 m2 (6 boucles)
eau
»» Dureté de l’eau : 38°f
»» Absence de traitement de l’eau
Analyses
Thermogravimétrie pourcentage
Humidité à 105 °C 24,4
Perte au feu à 550 °C (/105 °C) approximation des matières organiques 20,3
Perte à 840 °C (/105 °C) 25,5
Partie de la perte à 840 °C due à la perte en CO2 5,2
commentaires
La chaudière a été obturée majoritairement par des résidus de boues (quantifiés par la
perte au feu) et de composés d’aluminium faisant suite à la corrosion du corps de chauffe.
La présence de phosphates est liée aux multiples opérations de désembouages.
- éTUDE DE CAS -
LOGEMENT COLLECTIF
Caractéristiques ProblÉmatique
»» Ensemble de 250 logements »» Absence de chauffage dans 127
dans le département 77 appartements lors de la remise
»» Remise en état hivernal en route du chauffage
eau
»» Dureté de l’eau : 37°f
»» Absence de traitement de l’eau
70
atteindre une même température de 0 1 2 3 4 5
consigne. Épaisseur de tartre (mm)
1 mm
de dépôt de tartre ou de boues
= -7 %
de transfert de chaleur
leurs conséquences
SUR LES POMPES DE
CIRCULATION
La consommation énergétique d’un circulateur est impactée
par l’entartrage des canalisations, dû à une augmentation
des pertes de charge.
600
0 0,5 1 1,5 2 2,5
Épaisseur de tartre (mm)
5 mm
boues dans les radiateurs, à savoir :
»» L’augmentation de température du
fluide caloporteur nécessaire pour
= -10 %
de la puissance nominale
compenser la perte de puissance d’un radiateur
nominale avec une surface d’échange
thermique plus petite.
Augmentation de la Réduction de la
température du fluide Puissance nominale
caloporteur
Température % Pnominale%
40 110
35
100
30
90
25
20 80
15
70
10
60
5
0 50
0 50 100 150 200 0 50 100 150 200
Hauteur de boue en partie basse du radiateur (mm) Hauteur de boue en partie basse du radiateur (mm)
20
0
0 5 10 15 20
Épaisseur tartre (mm)
Tartre
r
Ф
Eau à 25 °C
r
Ф
Eau à 25 °C
2 mm
de dépôt de tartre
x x
= -15 %
Eau à 75 °C Eau à 75 °C
de coefficient de transfert
Serpentin d’un ballon d’eau chaude sans tartre (à gauche) puis thermique
avec dépôt sur la paroi externe (à droite).
L’EAU, CLÉ DU
CONFORT CLIENT
Quoi de plus désagréable que d’avoir froid chez soi ou d’avoir
un débit d’eau insuffisant ? La réponse à ces désagréments
peut se trouver en réglant les désordres de l’eau.
BOUES
Radiateurs
»» Réduction de la puissance nominale
= réduction de la chaleur échangée dans le milieu ambiant
»» Augmentation du fluide caloporteur
= surface thermique plus faible
→ répartition de chaleur moins homogène
PDC (MMCE)
5000
4000
3000
2000
1000
0
0 1 2
Épaisseur tartre (mm)
Réseaux ECS
»» 4 mm de tartre pour des diamètres de 16/18 mm
= perte de charge multipliée par 8
»» Évolution exponentielle des pertes de charge avec
l’augmentation de l’épaisseur de tartre
»» Si le tarte est supérieur à 5/6 mm → mauvaise circulation
de l’eau → sous-débit de l’eau des robinets
J (mCE) J (mCE)
70 8
60 7
50 6
40 5
4
30
3
20 2
10 1
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 2 3 4 5 6 7
Épaisseur tartre (mm) Épaisseur tartre (mm)
En résumé
TARTRES OU BOUES
= BAISSE DES TEMPÉRATURES INTÉRIEURES
+ FAIBLE DÉBIT D’EAU
L’EAU, CLÉ
de LA PERFORMANCE
ÉNERGÉTIQUE
À travers l’impact du tartre et des boues sur le générateur,
les circulateurs et les émetteurs, c’est la performance énergétique
de l’ensemble du système qui peut être remise en cause.
BOUES
Radiateurs
Perte de puissance (la partie inférieure ne transmet plus de chaleur).
Pour obtenir la température de consigne :
»» Soit on augmente le débit du radiateur
(ouverture de la vanne / thermostat)
»» Soit on rehausse la température du fluide caloporteur
→ Dans les 2 cas, cela entraîne une surconsommation d’énergie.
Effet collatéral sur la chaudière
»» Départ de boucle plus chaud = retour de boucle plus chaud
(alors que la condensation est optimisée avec une température
basse sur le retour)
→ dégradation du rendement de la chaudière. Conséquences :
- Il est nécessaire d’augmenter la température de 7 % avec une
hauteur de boue de 50 mm et une hauteur de radiateur de 600 mm
pour pallier la perte de surface d’échange
- Sans traitement de l’eau, un désembouage sera nécessaire tous
les 4 ans (65 €/radiateur)
Circulateurs
»» Augmentation des pertes de charges
→ augmentation de la consommation énergétique
TARTRE
Serpentins
»» Diminution du coefficient de transmission thermique
→ augmentation du temps de chauffe
→ consommation supplémentaire d’énergie
En résumé
TARTRES OU BOUES
= BAISSE DES PERFORMANCES DES ÉQUIPEMENTS
+ HAUSSE DES CONSOMMATIONS ÉNERGÉTIQUES
L’EAU, CLÉ DE
LA PÉRENNITÉ DES
INSTALLATIONS
La présence de boues et de tartre a aussi des implications sur la
durée de vie des éléments du système voire du système complet
ce qui peut avoir un impact budgétaire non négligeable.
BOUES
Circulateurs
»» Particules solides dans le fluide pompé = abrasion du matériel
→ destruction des composants de la pompe
comme la turbine
TARTRE
Circulateurs
»» Modification de sections dans les tuyauteries de distribution
de chauffage = hausse des pertes de charge
→ phénomène de cavitation (formation de bulles de
vapeur qui implosent sur la roue ou phénomène
dû à un manque de charge à l’aspiration, destructeur
pour la pompe)
En résumé
TARTRES OU BOUES
= BAISSE DE LA LONGEVITÉ DES CHAUDIÈRES
+ HAUSSE DES COûTS DE MAINTENANCE
(réparations et coût de déplacements)
4 Conclusion
L’IMPACT DES
DÉSORDRES SUR LES
RÉSEAUX CLIMATIQUES
Les désordres de l’eau ne sont pas pour autant une fatalité.
Quelle que soit la qualité de l’eau et son utilisation, de nombreuses
solutions pour la traiter existent.
En résumé
Les désordres de l’eau dans les réseaux climatiques
entraînent :
»» moins de confort pour les usagers
»» plus de consommation d’énergie
»» une durée de vie plus courte
des équipements
L’EXPERT DU
TRAITEMENT DE L’EAU
Partout, dans toutes nos activités, retrouvons chaque jour
les plaisirs et les bienfaits de l’eau BWT.
25 pays d’implantation
3 900
dont 580 en France
collaborateurs dans le monde
4 centres de R&D
7 sites de production
L‘EAU EST
NOTRE MISSION
L’eau, élément vital,
pour l’homme et la planète
bwt.fr
En collaboration avec