Pays : Côte d’Ivoire Année : 2017 Épreuve : Mathématiques
Examen : Bac, Série C Durée : 4 h Coefficient : 5
EXERCICE 1
On désigne par Y une variable aléatoire vérifiant les conditions suivantes :
Y prend les valeurs 1, -1 et 2 avec les probabilités respectives 𝑒 𝑎 , 𝑒 𝑏 𝑒𝑡 𝑒 𝑐 où 𝑎, 𝑏 et 𝑐 sont des termes
consécutifs d’une suite arithmétique de raison r tels que : 𝑎 = 𝑏 – 𝑟 et 𝑐 = 𝑏 + 𝑟.
L’espérance mathématique E(Y) de Y est égale à 1.
𝑏 −𝑟 𝑏 𝑏 𝑟
1. a) Justifie que le couple (𝑏, 𝑟 ) est solution du système (S) { 𝑒𝑏 𝑒−𝑟 + 𝑒𝑏 + 𝑒 𝑏𝑒 𝑟 = 1 .
𝑒 𝑒 − 𝑒 + 2𝑒 𝑒 = 1
b) Résous le système (S).
1 4
c) Déduis de ce qui précède que : 𝑎 = 𝑙𝑛( ) et 𝑐 = 𝑙𝑛( ).
7 7
12
2. Justifie que la variance V(Y) de Y est égale à .
7
3. On marque sur une droite graduée (D) les points A, B et C d’abscisses respectives 1 ; -1 et 2.
On désigne par G le barycentre des points pondérés (A, 1), (B, 2) et (C, 4).
On note ( 𝛤) l’ensemble des points M de la droite (D) tels que : 𝑀𝐴2 + 2𝑀𝐵2 + 4𝑀𝐶 2 = 187 et on
1
pose : ℎ(𝑀) = (𝑀𝐴2 + 2𝑀𝐵 2 + 4𝑀𝐶 2 ).
7
a) Calcule l’abscisse du point G.
b) Démontre que : ℎ(𝐺) = 𝑉(𝑌).
c) Détermine l’ensemble ( 𝛤).
EXERCICE 2
̂
⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗ 𝜋
Dans le plan orienté, on considère un triangle OIJ tel que : OI = OJ et 𝑀𝑒𝑠(𝑂𝐼 𝑂𝐽) = . 2
A, B et C sont les milieux respectifs des segments [IJ], [JO] et [OI].
𝜋 1
⃗⃗ . On pose : F = 𝑟𝑜𝑡 et G = 𝑡𝑜𝑟.
Soit 𝑟 la rotation de centre A et d’angle 2 et 𝑡 la translation de vecteur 2 𝐼𝐽
1. Fais une figure. (On prendra : OI = 8 cm).
2. a) Détermine F(C) et G(B).
b) Déduis de ce qui précède la nature et les éléments caractéristiques de chacune des transformations F et G.
3. On désigne par 𝐹 −1 la réciproque de la transformation F.
a) Détermine la nature de la transformation 𝐺𝑜𝐹 −1.
b) Détermine (𝐺𝑜𝐹 −1 )(O), puis caractérise la transformation 𝐺𝑜𝐹 −1.
c) Détermine (𝐺𝑜𝐹)(I) puis déduis-en la nature et les éléments caractéristiques de la transformation GOF.
4. On munit le plan du repère orthonormé (O, I, J) tel que défini précédemment.
Soit h l’homothétie de centre B et de rapport -2. On pose : S = hor.
a) Écris l’affixe de chacun des points A , B et C.
b) Détermine l’écriture complexe de h et celle de r.
c) Soit g l’application complexe associée à S.
3
Démontre que : ∀ 𝑧 ∈ ℂ, 𝑔(𝑧) = −2𝑖𝑧 − 2 + 2 𝑖.
d) Déduis de ce qui précède la nature et les éléments caractéristiques de S.
PROBLÈME
1
On considère la suite (𝑡𝑛 ) définie sur ℕ∗ par : 𝑡𝑛 = 𝑛 − (𝑛 + 2) 𝑙𝑛(𝑛) + 𝑙𝑛(𝑛!).
Le but de ce problème est d’étudier la convergence de la suite (𝑡𝑛 ) et de démontrer que :
𝑙𝑖𝑚 𝑡𝑛 = 𝑙𝑛(√2𝜋)
𝑛→+∞
Partie I : Étude de la convergence de la suite(𝒕𝒏 )
𝑡 𝑡
Soit n un entier naturel non nul et 𝜓 la fonction définie sur ] − 𝑛 ; +∞[ par : 𝜓(𝑡) = 𝑙𝑛 (1 + 𝑛) − 𝑛.
On suppose que 𝜓 est dérivable sur ] − 𝑛 ; +∞[ et on note 𝜓′ sa fonction dérivée.
−𝑡
1. a) Justifie que : ∀ 𝑡 ∈] − 𝑛 ; +∞[, 𝜓′ (𝑡) = 𝑡 .
𝑛²(1+ )
𝑛
b) Calcule 𝜓(0).
c) Dresse le tableau de variation de la fonction 𝜓 (On ne calculera pas les limites).
𝑡 𝑡
d) Déduis de ce qui précède que : ∀ 𝑡 ∈] − 𝑛 ; +∞[, 𝑙𝑛(1 + ) ≤ .
𝑛 𝑛
2. a) En utilisant la question 1. d) et en effectuant un changement de variable, démontre que :
∀𝑥 ∈ ℝ∗+ , 𝑙𝑛𝑥 ≤ 𝑥 − 1.
1
𝑘+ 𝑥
∗
b) Démontre que : ∀ 𝑘 ∈ ℕ ,∫ 1
2
( − 1)𝑑𝑥 = 0.
𝑘− 𝑘
2
1
𝑘+ 𝑥
∗
c) Déduis des questions 2. a) et 2. b) que : ∀ 𝑘 ∈ ℕ ,∫ 1
2
𝑙𝑛( )𝑑𝑥 ≤ 0.
𝑘− 𝑘
2
1
𝑘+
∗
d) Justifie alors que : ∀𝑘 ∈ℕ ,∫ 1
2
𝑙𝑛(𝑥)𝑑𝑥 ≤ 𝑙𝑛(𝑘).
𝑘−
2
e)En utilisant la relation de Chasles, démontre que :
1
𝑛+
∗
∀ 𝑛 ∈ ℕ , ∫1 2
𝑙𝑛(𝑥)𝑑𝑥 ≤ 𝑙𝑛(𝑛!).
2
3. a) En utilisant une intégration par parties, démontre que :
1 1
∀𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑛 − (𝑛 + 2) 𝑙𝑛 (𝑛 + 2) + 𝑙𝑛(𝑛!) ≥ 𝑙𝑛(√2).
𝑏) Démontre que : ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑡𝑛 ≥ 𝑙𝑛(√2).
1 1+𝑥
4. On définit la fonction f sur l’intervalle] 0 ; 1[ par : f(𝑥) = 2𝑥 𝑙𝑛(1−𝑥).
1
On admet que : ∀ 𝑥 ∈ ]0 ; 1[ , 𝑓(𝑥) ≥ 1 et ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑡𝑛+1 − 𝑡𝑛 = 1 − 𝑓(2𝑛+1).
a) Détermine le sens de variation de la suite (𝑡𝑛 ).
b) Déduis des questions précédentes la convergence de la suite (𝑡𝑛 ).
Partie II : Calcul de la limite de la suite (𝒕𝒏 )
On définit la suite (𝑤𝑛 ) par :
𝜋
𝜋
𝑤0 = 2
et ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑤𝑛 = ∫02 𝑠𝑖𝑛𝑛 𝑡 𝑑𝑡.
1. a) Calcule 𝑤1 .
b) Démontre que la suite (𝑤𝑛 ) est décroissante et positive.
On admettra que la suite (𝑤𝑛 ) est à termes strictement positifs.
𝑛+1
c) A l’aide d’une intégration par parties, démontre que : ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑤𝑛+2 = 𝑤𝑛 .
𝑛+2
On remarquera que : 𝑠𝑖𝑛𝑛+2 (𝑡) = 𝑠𝑖𝑛(𝑡) × 𝑠𝑖𝑛𝑛+1 (𝑡).
d) En utilisant les questions 1. b) et 1. c) de la partie II, justifie que :
𝑛+1 𝑤𝑛+1
∀ 𝑛 ∈ ℕ, ≤ ≤ 1.
𝑛+2 𝑤𝑛
e) Déduis de ce qui précède lim wn1 .
n
w n
2. On pose : ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑦𝑛 = (𝑛 + 1)𝑤𝑛+1 × 𝑤𝑛 .
a) Démontre que la suite (𝑦𝑛 ) est constante.
𝜋
b) Déduis de ce qui précède que : ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑦𝑛 = .
2
c) Détermine lim nwn2 .
n
𝑛 𝑤𝑛
(𝑂𝑛 𝑟𝑒𝑚𝑎𝑟𝑞𝑢𝑒𝑟𝑎 𝑞𝑢𝑒 : 𝑛𝑤𝑛2 = 𝑛+1 × 𝑦𝑛 × 𝑤 ).
𝑛+1
2
d) Déduis de ce qui précède que : lim n wn .
n 2
3. On admet dans toute la suite du problème que, si une suite (𝑎𝑛 ) converge vers 𝑙, alors la suite (𝑎2𝑛 )
converge aussi vers 𝑙.
2 ).
a) Déduis de la question 2. c) de la partie II la limite de la suite (𝑛𝑤2𝑛
2 2 1
(On remarquera que : 𝑛𝑤2𝑛 = 2 (2𝑛𝑤2𝑛 ) ).
b) En utilisant la question 1. c) de la partie II, démontre par récurrence que :
(2𝑛)! 𝜋
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑤2𝑛 = 22𝑛(𝑛!)2 × 2 .
𝑒 1
c) Démontre que : ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑒 𝑡𝑛 = 𝑛! (𝑛)𝑛 × .
√𝑛
√2
d) En admettant que : ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑒 𝑡2𝑛−2𝑡𝑛 = √𝑛𝑤22𝑛 , détermine la limite de la suite (𝑡𝑛 ).
𝜋