Gestion Énergétique des Bâtiments Intelligents
Gestion Énergétique des Bâtiments Intelligents
Présentée par
Mots-clés :
Predicted events are not always those that occur. We then simulated such situations.
Solar radiation and the total consumption of uncontrollable services are different from those
predicted. This difference has led to over-subscribed electric power which has enabled the
management mechanism of reactive energy manager. Load shedding orders are then
dynamically sent to certain equipement. These orders directly supply models of electrical
equipment.
According to the relative importance given to cost and comfort, we have shown that the
energy manager can make substantial savings avoiding consumption during price peaks and
avoiding over-subscription by erasure, by modulation of heating system operation and by
shefting the timed service operation in the most interesting periods in energy.
Keywords:
Tout d’abord, je voudrais remercier mon directeur de thèse Monsieur Seddik BACHA,
professeur à l’UJF pour m’avoir confié ce travail de recherche, ainsi que pour son aide et ses
précieux conseils. Je remercie infiniment aussi Monsieur Stéphane Ploix, professeur à
l’INPG, et co-encadrant de ce travail de thèse, pour sa sympathie, sa disponibilité, sa grande
patience, ses idées et conseils, ainsi que pour son aide précieuse de tous les jours.
J'ai eu de la chance de travailler au sein de deux laboratoires G2elab et GSCOP. Je tiens à
remercier tous les personnels dans ces laboratoires pour ce qu'ils m'ont offert depuis mon
arrivée en Master.
Puisque je suis venue en France avec une bourse du gouvernement tunisien, la moindre
chose à faire est de noter ma reconnaissance pour ce pays magnifique.
Les mots m'échappent pour remercier la famille Ben Henda, surtout « mama Fatma » et
« baba Hsen » qui étaient ma famille ici en France. Un grand merci pour le temps que vous
m'avez consacré afin de m'aider et de me supporter.
Je voudrais saluer et remercier du fond du coeur mes trois chers frères Hamdi, Rabia et
Helmi ainsi que ma belle sœur Nesrine et toutes les familles Boukide, Badreddine et Missaoui
qui m’ont toujours soutenue et qui m’ont permis de faire ce bout de chemin dans les
meilleures conditions. Je vous souhaite une vie couronnée de santé, de prospérité et de
bonheur.
Ma source de vie, mes professeurs pour toujours, mes parents, ce travail est loin d'être à la
hauteur de ma reconnaissance, mais permettez moi de vous le dédier. Merci d’être toujours là
pour moi, que Dieu vous protège et vous accorde une longue vie.
Enfin je dois ce travail à ma petite famille : mes deux enfants Islem et Jihed et surtout
mon mari Moncef. C’est grâce à eux que j’oublie une longue journée de fatigue au moment où
je retrouve le soir mes adorables enfants et un mari si compréhensif, responsable et patient. Je
tiens à te remercier Moncef toujours croire en moi, et d’être présent tout au long de ma thèse et
particulièrement lors des moments difficiles. Je vous dédie cette thèse et que Dieu vous protège et
nous ne sépare jamais. Je vous aime beaucoup.
Table des matières
Introduction générale
[Link].………………………………………………………………………………………….41
2.10. Conclusion………………………………………………………………………………………79
« Aujourd’hui, nous devons admettre que les risques d’impacts négatifs liés au
changement climatique sont plus élevés que ce qui avait été estimé il y a quelques années »
affirme Hans-Martin Füssel [Web_HANS]. La terre ne cesse de se réchauffer depuis la fin du
XIX siècle. Les observations montrent actuellement une élévation de la température moyenne
annuelle à un rythme sans précédent. Onze des douze années de la période 1995-2006 se
situent parmi les 12 années les plus chaudes depuis 1850. Le réchauffement est plus marqué
depuis 50 ans, avec une augmentation de 1°C depuis 1850 (début de 1ère industrielle). Ce
changement, fait ressurgir de multiples réflexions concernant l’impact de l’activité humaine.
Ne sommes-nous pas en train d’abuser de notre planète ? Comment faire pour éviter une
catastrophe? Pour répondre à ces questions, les scientifiques s’intéressent à identifier le (ou
les) responsable(s) du danger et s’accordent aujourd’hui pour affirmer la prépondérance du
rôle des activités humaines dans le changement climatique et pour voir dans l’effet de serre le
principal mécanisme conduisant au réchauffement de la planète. Nous devons imaginer le
nouveau type de société compatible avec les capacités de notre planète, une société où
l’homme maîtrise mieux son impact sur son environnement. Le problème est ainsi posé mais
la solution n’en est pas pour autant facile à trouver.
Depuis les années 80, une des solutions privilégiées pour remédier à ces problèmes
énergétiques et environnementaux est le recours aux énergies renouvelables qui touchent
l’industrie de l’énergie électrique et conduisent aujourd’hui à une accélération de la
production décentralisée d’électricité dans le réseau de distribution ce qui induit une
complexité de gestion bien plus importante. L’intégration envisagée de véhicules électriques
coté consommation, rend le réseau électrique français et européen encore plus complexe et
risque d’induire des anomalies de fonctionnement plus fréquentes. Face à ces changements,
nous nous intéressons, dans cette thèse, au secteur le plus consommateur d’électricité, en
France, qui est le secteur du bâtiment. Nous pensons, qu’à travers la maîtrise de l’énergie dans
le bâtiment, il est possible non seulement, d’atténuer les problèmes environnementaux mais
aussi de préserver la stabilité du réseau électrique en garantissant l’équilibre entre la
production et la consommation.
Le bâtiment dit « basse consommation » devient un système complexe qui peut être décrit
comme un « micro-réseau », où les flux énergétiques doivent être gérés en fonction des
usages. On parle donc de plus en plus de « Smart Grid » et de « Smart Building », de
délestage, de limitation des appels de puissance, de courbes de charges, d’une meilleure
intégration de la production d’électricité renouvelable et de l’intégration des véhicules
électriques au réseau… En modulant la consommation pour notamment anticiper les pointes
de consommation, en fonction des prévisions météorologiques, il est possible de mieux gérer
les bâtiments et les réseaux afin d’ajuster de façon dynamique la demande à l’offre disponible,
le tout sans trop nuire au confort des occupants. Il devient aussi possible de négocier de
meilleurs prix d’achat des énergies avec son fournisseur mais aussi de mettre en place une
stratégie de délestage ou de gestion de la pointe électrique. Ces stratégies de délestages
peuvent être intégrées dans des Systèmes de Gestion Energétique de Bâtiment (SGEB)
(Building Energy Management System BEMS) qui surveille et planifie la demande
énergétique d’un bâtiment. Plusieurs projets de recherche ont contribué à développer de tels
systèmes.
La présente thèse a pour objectifs d’analyser les SGEB et de proposer les outils de
validation. Différents types de simulation (virtuelle et en temps-réel hybride) et différents
scénario de contrôle/commande (contrôle directe et contrôle par le coût) sont étudiés avec un
système de gestion développé par des chercheurs du laboratoire G-SCOP en compagnie
notamment de chercheurs de laboratoires G2ELAB et LIG depuis 2005. Le fruit des travaux
de recherche est le framework logiciel G-homeTech qui permet de générer dynamiquement
des stratégies optimisées de gestion énergétique pour les systèmes bâtiments.
Pour poser les bases d’un problème de gestion énergétique dans le bâtiment, le premier
chapitre intitulé « Contexte Energétique & Problématiques » analyse le contexte du besoin
de gestion énergétique, en particulier celui de l’énergie électrique. Ce chapitre va tout d’abord
positionner le bâtiment qui est un noeud énergétique complexe et majeur. Il montre clairement
le besoin de maîtrise de l’énergie de ce secteur qui devient de plus en plus une nécessité. Une
des solutions est l’"Energy Smart Home" qui définit le concept de pilotage intelligent de
charge au sein de bâtiments.
Le deuxième chapitre « Vers la validation des Energy Smart Home » présente les travaux
de recherches qui ont développé des systèmes de gestion énergétiques dédiés au bâtiment.
Toutefois, avant la mise en service sur le terrain, une étape de validation s’impose. Ce
chapitre a pour objectif de mettre en évidence les besoins de nouveaux outils de validation et
de décrire les problèmes qui peuvent survenir lors de la validation d’un système de gestion
énergétique. Un cas particulier de Système de Gestion Energétique de Bâtiment SGEB est
analysé en détail pour mieux en comprendre les besoins. Deux principes de validation sont
proposés.
Dans le chapitre précédent, nous mettons en œuvre deux solutions qui se basent sur la co-
simulation virtuelle et semi-virtuelle pour valider les algorithmes d’un SGEB. Cependant,
nous ne validons pas la pertinence des algorithmes de G-homeTech. L’objectif du chapitre 4
« Validation virtuelle des algorithmes de gestion énergétique de G-homeTech » est donc de
valider ces algorithmes via des cas d’étude représentatifs de situations réelles en variant les
scénarios à travers une co-simulation virtuelle. Cette solution se base sur la communication
entre le gestionnaire G-homeTech et un simulateur de bâtiment nommé SIMBAD qui contient
la maison virtuelle « Gershwin » créée par le centre scientifique et technique du bâtiment
(CSTB). La gestion de cette maison virtuelle, qui produit localement de l’énergie
photovoltaïque, se base sur le contrôle par le coût de l’électricité.
épuisement approche. La flambée des coûts, déjà amorcée et qui va sans doute s’amplifier,
conduira à changer de ressources pour se tourner vers des ressources moins conventionnelles :
celles d’origine renouvelable.
4
TWh = 1 Térawattheure = 1 milliard de kWh = x Mtoe
Le parc de production électrique français a une puissance installée en 2010 de 117 GW qui se
décompose en 63,3 GW pour le parc nucléaire, 25,4 GW pour le parc hydroélectrique, 4,3 GW
pour le parc de production à partir des autres énergies renouvelables et 24,1 GW pour le parc
thermique [SIDO, 10].
Ces statistiques mettent en évidence la sollicitation très variable du parc installé en fonction
de la filière (Figure I-4):
- le recours au parc nucléaire en base avec modulation saisonnière
- l’utilisation du parc hydraulique à la fois en base et en pointe
- l’exploitation des filières charbon et gaz en période de pointe
- le recours à la filière fioul uniquement en extrême pointe
La France est structurellement importatrice nette d’électricité uniquement en période de
pointe, pendant une durée de l’ordre de 60 heures dans l’année; le reste de l’année la France est
structurellement exportatrice nette.
L'un des enjeux de la maîtrise de la pointe est donc la réduction des émissions de CO2 par la
réduction du recours aux centrales au fioul fonctionnant à l'extrême pointe en France et
également dans une moindre mesure par la réduction des importations d'électricité carbonée à la
pointe.
Figure I-4: Consommation journalière en France (Hiver 2007), source [RTE, 10]
Le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) révèle dans son bilan électrique que l’éolien
poursuit son développement avec 5 600 MW installées en France à la fin de 2010 et environ
6800 MW en 2011 [EWEA, 12], le photovoltaïque est également en très forte croissance. En
effet, le nombre d’installations photovoltaïques raccordées a été en très forte augmentation
pendant l’année 2010, avec un parc atteignant maintenant une puissance installée de 760 MW
(Figure I-5), soit plus du quadruple par rapport à fin 2009. L’énergie produite en 2010 est
estimée à 0,6 TWh, soit près du quadruple de la production enregistrée en 2009 [RTE, 10].
Aujourd’hui, l’éolien est l’une des énergies renouvelables les plus matures pour produire de
l’électricité. Techniquement au point, l’énergie éolienne est aussi rentable d’un point de vue
économique. Elle est appelée à se développer fortement partout dans le monde. En ce qui
concerne l’énergie solaire, il convient de nuancer. Pour produire de l’eau chaude (solaire
thermique), elle est, en effet, aujourd’hui accessible, mais son coût pour la production
d’électricité (solaire photovoltaïque) est encore très élevé. Le solaire offre malgré tout des
perspectives prometteuses.
La rentabilité des énergies renouvelables est encore faible par rapport aux énergies
traditionnelles, car si elles sont abondantes, encore faut-il les capter, les collecter, les concentrer
et les transporter. La résultante est que les investissements sont très élevés et les coûts restent
souvent plus importants que pour les énergies fossiles. Les politiques publiques de soutien sont
donc indispensables. Des aides sont nécessaires pour permettre aux énergies renouvelables de
prendre leur envol.
(a) (b)
Figure I-5: Puissance produite par le parc éolien (a) et la puissance solaire installée (b) [RTE, 10]
cette problématique, il faut tout d’abord aborder les principes généraux de fonctionnement des
réseaux électriques.
[Link]. Structure
L’énergie électrique qui représente 45% des énergies primaires en France est acheminée quasi
exclusivement par des réseaux électriques dont le fonctionnement est au cœur des
problématiques actuelles liées à l’énergie. Un réseau électrique est toujours décomposé en quatre
grandes parties :
- La production : c’est la transformation de l’ensemble des énergies convertibles
(renouvelables ou non) en énergie électrique. La production évolue au cours de la journée
en mettant à contribution différentes énergies primaires (charbon, pétrole, nucléaire,
hydroélectrique, gaz).
- Le réseau de transport haute tension qui transporte l’énergie sur de grandes distances et
assure l’interconnexion entre les centrales de production. Ce réseau doit être bien protégé
d’anomalies de fonctionnement comme les surcharges et les courts-circuits.
- Les réseaux de distribution moyenne et basse tension qui ont pour rôle de délivrer
l’énergie électrique aux utilisateurs.
- La consommation : c’est le stade final du cheminement de l’énergie électrique.
Pour le transport et la distribution, l’énergie électrique transite à travers de systèmes triphasés
de tensions (sinusoïdales) dont les caractéristiques sont principalement la fréquence et les
valeurs efficaces de tension. Dans le monde entier, la fréquence est normalisée et ne présente que
deux valeurs soit 50Hz comme la cas de la France et 60Hz comme le cas des états Unis. Les
niveaux de tensions normalisées associés à ces quatre parties sont très différents et dépendent des
usages. L’énergie électrique produite est directement injectée à très haute tension (HTB à 225kV
et 400 kV) sur le réseau de transport (maillé) pour être transportée sur de grandes distances avec
un minimum des pertes. Elle est ensuite acheminée puis distribuée aux gros consommateurs et au
réseau de distribution (radial) à moyenne tension (HTA) et basse tension (BT à 230/400V)
[OLIV, 06]. L’architecture verticale « transport-répartition-distribution » est représentée par la
Figure I-6.
Figure I-6: Organisation des différents niveaux de tension du système électrique [OCNA, 08]
Figure I-7: L’électricité fournie par les éoliennes [sources : EnBW, [Link]
Une courbe de consommation journalière d’hiver pour l’année 2010 présente deux pics de
consommations l’un le matin et le deuxième le soir comme le montre la Figure I-8 relative à une
journée donnée. La courbe de consommation d’électricité journalière est le reflet, au quotidien,
de nos modes de vie. Surtout en hiver, sur 24 heures, la courbe de consommation électrique
représente une pointe le matin, avec une progression de 4h à 8h, un creux l’après midi vers 16h,
vers 19h, c’est le pic du soir et enfin un creux la nuit. En effet, dès 4 heures du matin, la
consommation électrique augmente. A cette heure la vie diurne reprend son rythme, d’aucuns
allument la lumière, font fonctionner les appareils électroménager pour le petit déjeuner, certains
prennent les transports… Avec la pause déjeuner, la consommation électrique se stabilise puis
décroît progressivement jusque 16h.
Consommation journalière 30/11/2010
Figure I-8: Exemple de courbe de consommation électrique française journalière en hiver [RTE, 10]
Pour lisser cette courbe de consommation et réduire ces pics, les pouvoirs publics ont, depuis
plusieurs années, développé des actions dites de Maîtrise de la Demande d’Energie (MDE) en
France. Producteurs et consommateurs du secteur tertiaire ainsi que les particuliers auront un
rôle à jouer dans cette recherche de maîtrise de l’usage de l’électricité selon trois axes : la
maîtrise totale de la demande, la maîtrise des usages contribuant à la croissance de la pointe et le
développement des effacements de consommation.
Pour limiter les risques décrits dans le paragraphe précédent et assurer la sécurité de réseau
électrique, RTE doit assurer en permanence l’équilibre entre la production et la consommation
d’électricité à travers une stratégie de pilotage en garantissant la tenue en tension et en fréquence
[OLIV, 06]. Le principe de cette stratégie de pilotage du réseau électrique est basé sur les
réglages de fréquence et de tension.
Figure I-9: Evolution de la fréquence lors du Blackout Italien du 29/09/03 [RTE, 04]
valeur donnée sur un réseau, il faut assurer l’équilibre entre la puissance produite et celle
consommée. En effet, une différence entre l’offre et la demande en électricité cause un freinage
ou une accélération des alternateurs qui produisent la tension du réseau électrique. Pour ces
machines, la fréquence f des tensions produites est proportionnelle à la vitesse de
rotation : Ω = 2.π . f / p avec p est le nombre de pôles de l’alternateur. La loi fondamentale de la
Pmeca Pelec df
dynamique conduit à : − = J.p.21. avec J est le moment d’inertie.
2 2 dt
Si les puissances mécaniques et électriques sont égales (Figure I-10 (b)), il s’ensuit :
Pelec = Pmeca 1 la fréquence f est stable ,
il y a donc un équilibre production consommation.
Afin de corriger rapidement tout écart de fréquence dans les grands réseaux électriques,
chaque gestionnaire de réseau de transport met à disposition dans sa zone une réserve de
puissance active rapidement mobilisable en fonction des besoins nécessaires à l’équilibre soit par
le biais d’automatismes (réglages primaire et secondaire) soit par l’action d’opérateurs (réglage
tertiaire).
des charges ainsi que des transferts de puissance réactive qui induisent des chutes de tension
entre les sources et les points de consommation et perturbe les tensions.
Tension aux bornes de
la charge
Zone de « travil » (P<<Pmaw)
V’
V
A
Vc
B
Écroulement
Pmax
Puissance Active
D’après Figure I-11, il est possible que les valeurs de tension sortent des plages normalisées
(endommagement du matériel, etc.) ou bien qu’elles s’écroulent si la tension atteint une valeur
inférieure à la ‘tension critique’ (Vc) et si la puissance appelée dépasse la puissance maximale
Pmax. Si on augmente la tension à la valeur V’ (en sortie de transformateur) la tension aux
bornes de la charge augmente pour le point A, contrairement au point B où la tension aux bornes
de la charge diminue, c’est l’écroulement de tension.
Pour éviter ces risques et afin de préserver l’équilibre local entre la production et la
consommation de la puissance réactive les gestionnaires de réseaux de transport et de
distribution disposent d’une stratégie de réglage adaptée à chaque niveau de tension basée sur
trois types de réglages [RTE, 09] : primaire, secondaire et tertiaire.
Le maintien de la tension dans une plage donnée est primordial sur le réseau de transport pour
trois raisons :
- Pour respecter les valeurs contractuelles définies par les arrêtés pour le bon
fonctionnement des installations des producteurs, des réseaux de distribution et les
appareils des consommateurs.
- Pour la sécurité du système : une tension haute permet de réduire les courants en ligne et
donc les pertes ainsi d’éviter l’écroulement de la tension.
- Pour éviter la détérioration (disjoncteur, lignes, sectionneurs…) et la perturbation des
éléments du réseau (protections, régulateurs en charge…).
On a mis en évidence le besoin de la maîtrise de l’énergie électrique dans tous les secteurs
face aux enjeux climatiques et énergétiques. On se consacrera sur le secteur de bâtiment du fait
de sa position de premier consommateur. On introduira également des idées de maîtrise de la
demande d’énergie électrique via une gestion des charges électriques. Nous étudions les charges
qui consomment le plus dans un bâtiment en détaillant leurs profils de consommation.
15%
65% 31%
Figure I-12 : Consommation finale d’électricité par Figure I-13 : Les énergies utilisées pour le chauffage (à
secteur (à partir de données ADEM2010 [ADEM, 10]) partir de données ADEM2010 [ADEM, 10])
Figure I-14: les efforts pour l'efficacité énergétique depuis l'année 1997 [Web_SCHN]
La France est en position de faire mieux que respecter ses engagements pris dans le cadre du
protocole de Kyoto [EYNA, 10] mise en place depuis l’année 1997 (voir Figure I-14). La France
s’est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre pour l’année 2050. Pour se
faire, une politique nationale volontariste s’est fixée des objectifs pour réduire les
consommations énergétiques et les émissions associées dans l’ensemble des secteurs
économiques et notamment dans le secteur du bâtiment. Cela a notamment pris corps dans les
lois issues du Grenelle de l’environnement [Web_GREN].
Le secteur résidentiel reste ainsi un secteur en forte croissance même si les actions de maîtrise
de la demande engagées aussi bien au niveau européen que français devraient contribuer à
réduire progressivement la croissance des consommations d’énergie de ce secteur. En
considérant l'importance de la consommation du secteur du bâtiment, on constate qu'il est
nécessaire de favoriser la réduction et la maîtrise de la consommation énergétique dans le secteur
résidentiel et tertiaire. L'Etat se fixe comme objectif de réduire les consommations d'énergie du
parc des bâtiments existants d'au moins 38% d'ici à 2020. A cette fin, il prévoit la rénovation
complète de 400 000 logements chaque année à compter de 2013. L’article 4 de la loi Grenelle
renforce la réglementation thermique dans le bâtiment neuf, alors que l’article 5 se concentre sur
les bâtiments existants, et prend comme objectif de diminuer au moins de 28% la consommation
énergétique dans le bâtiment à l’horizon de 2020 (Figure I-15). Cela s’est introduit par la
réglementation thermique 2012. D’un point de vue technique, cela induit un usage plus étendu de
la modélisation car elle est un moyen indispensable pour concevoir des bâtiments performants et
mettre au point des systèmes de gestion énergétique.
Pour monter dans l’échelle du logement économe (Figure I-15), et passer des « bâtiments à
basse consommation » en 2012 aux « bâtiments à énergie positive » en 2020 quand la
consommation d’énergie primaire consommée est inférieure à la quantité d’énergie renouvelable
produite sur l’année, les axes de développement d’efficacité énergétique concernent :
- la climatisation et le chauffage
- l’éclairage naturel avec exploitation de la lumière du jour par des équipements appropriés
- les appareils de basse consommation (utiliser des appareils électroménagers à haute
performance énergétique)
- l’isolation thermique
- les système de gestion énergétique permettant non seulement de résoudre les problèmes
d’adéquation, production, consommation d’énergie mais aussi de réduire la consommation
en améliorant l’adaptation des besoins énergétiques aux usages.
L’essor des ENR est l’un des objectifs majeurs fixé à l’issue du Grenelle de l’environnement
de l’année 2007. La production de chauffage, d’eau chaude ou d’électricité à partir d’énergies
renouvelables va de pair avec une utilisation rationnelle de l’énergie liée d’une part à la
performance des bâtiments et d’autre part à la maîtrise de l’ensemble des énergies disponibles.
L’article 4 du Grenelle affirme que la norme « bâtiment à énergie positive » sera applicable dès
fin 2020 à tout bâtiment neuf. Ce sera un bâtiment autonome qui produira plus d’énergie qu’il en
consommera pour son fonctionnement. Ce but ne peut être atteint qu’avec l’intégration de
moyens de production d’énergie locale à base du renouvelable (photovoltaïque et solaire
thermique et à moindre mesure l’éolien urbain). [MENE, 07] présentent les caractéristiques d'un
bâtiment du futur avec les solutions technologiques qui permettent d'intégrer au bâtiment des
systèmes de production d'énergie à partir de sources d'énergies renouvelables : la pompe à
chaleur remplace le système de chauffage électrique. Ils ont montré la nécessité du
développement de production d'électricité décentralisée dans le secteur du bâtiment.
Progressivement, grâce à ces sources locales, le bâtiment est de plus en plus autonome au
niveau énergétique, il devient un producteur d'énergie plus efficace pour lui-même au lieu d'être
un simple consommateur. De ce fait la production et la consommation d'énergie doivent être
anticipées et coordonnées en fonction de la charge du bâtiment.
a- Le photovoltaïque :
Le photovoltaïque est considéré comme la principale source d’énergie renouvelable du point
de vue électrique pour le bâtiment. En effet, les systèmes de production d’électricité solaire
photovoltaïque sont fiables, sans danger et d’une mise en œuvre très aisée. Cette technologie est
donc bien adaptée pour répondre aux enjeux énergétiques de XXI siècle et surtout en ce qui
concerne le bâtiment. En 2010, l’intégration des systèmes photovoltaïques au bâtiment est
devenue une thématique forte avec deux dimensions connexes que sont le raccordement au
réseau et les contraintes liées à l’intégration à l’environnement urbain.
Le photovoltaïque raccordé au réseau et intégré au bâtiment permet de produire de l’électricité
sur son lieu de consommation. L’électricité produite peut alors être vendue en totalité ou en
partie au gestionnaire de réseau à un prix d’environ 15c€/kWh en France [ADEM-PV].
b- Le solaire thermique :
On désigne par énergie solaire thermique l’énergie récupérée à partir de la lumière du soleil
grâce à des capteurs solaires thermiques vitrés. Le principe général est de concentrer les rayons
solaires en un seul endroit pour transformer le rayonnement solaire en une énergie thermique
pour assurer le chauffage direct de l’eau et des locaux.
Selon les statistiques de l’association professionnelle de l’énergie solaire ENERPLAN de
2011 [ENRP, 11], le marché du solaire thermique en France métropolitain a connu une forte
croissance de 40% par an de puis 1998 jusqu’à 2006. 2007 se place en retrait avec seulement
16% de croissance. Cependant, ce marché est évalué en décroissance pour 2011 de 2% par
rapport à 2010 (Figure I-16). Le marché est composé de :
L’énergie solaire thermique est déterminante pour les objectifs du Grenelle d’environnement
pour 2020 qui fixe au moins 23% la part des énergie renouvelables dans la consommation
énergétique. Dans ce cadre, le solaire thermique passera de 27 000 tep (tonnes équivalent
pétrole) en 2006 à 900 000 tep en 2020, soit au total plus de 4 millions de logements équipés
[SDER, 08].
c- L’éolien urbain :
Le secteur de l’éolien urbain (intégration d’éoliennes aux bâtiments ou dans les rues) est en
plein développement. A la manière du photovoltaïque, l’intégration au bâtiment de systèmes de
production d’énergie renouvelable permet de décentraliser la production d’énergie en le
rapprochant des consommateurs. Cependant, ces petites éoliennes en milieu urbain sont des
produits particulièrement nouveaux sur le marché. Les installations et les connections au réseau
sont également assez limitées. La structure du bâtiment peut remplacer le mât de l’éolienne dans
le cas d’installations urbaines. La production d’électricité peut être utilisée sur place : pas de
transport donc pas de perte permettant également de répondre aux exigences de production
d’électricité verte. Il y a toutefois deux problèmes majeurs : la vitesses des vents réduites en
milieu urbain, du fait de nombreux obstacles d’une part et d’autre part les dimensions tout à fait
modestes de ces éoliennes. Il y a un réel besoin de faire des recherches dans ce domaine. Et en
terme de perspectives un soutien du gouvernement qui fixerait un tarif de rachat avantageux,
comme il peut en exister à l’heure actuelle pour le photovoltaïque, serait bénéfique pour le
secteur.
lors du mondial de l’automobile, par l’engagement de l’Etat (qui a récemment lancé un plan de
développement des véhicules électriques et hybrides, ou encore par l’implication des
constructeurs automobiles et des acteurs du marché de l’énergie. L’un des facteurs clés du succès
du véhicule électrique est la disponibilité de structures de charge sûres et faciles d’utilisation. Le
véhicule électrique devient dans le cadre du modèle V2B (Vehicle to Building) [TURK, 10] un
nouveau équipement de la maison qui entre dans le bilan de sa consommation.
Pour l’habitat isolé, la donne est différente en ce sens où le stockage est un élément clef et où
la stratégie de gestion consistera à gérer ce stockage en fonction de ses contraintes et en fonction
du besoin. Dans [GERG, 02], un système de production hybride éolien et photovoltaïque
connecté au réseau est associé à un stockage d’énergie [RIFF, 09] par accumulateurs Plomb-
Acide [THIA, 09] à l’échelle de l’habitat individuel (Figure I-17).
D’autre part, aujourd’hui, il est possible de vivre confortablement avec un système domotique
de production d’électricité totalement autonome. La combinaison des systèmes solaires
photovoltaïques et d’éoliennes permet d’obtenir l’autosuffisance énergétique à un coût
relativement abordable. Dans la littérature, on trouve des cas d’études qui traitent du pilotage des
systèmes autonomes [SEIG, 07] [THIA, 10]. Parmi ces études, [YAMA, 05] est un bon exemple
qui compare quatre méthodes de pilotage pour un système avec une installation autonome
photovoltaïque et diesel avec des batteries [VENU, 09].
Dans la suite de ce chapitre, nous nous intéressons plus précisément à la gestion des charges
pour le bâtiment connecté au réseau.
¹ Désigne un paramètre qui exprime le rapport entre l'effet utile et l'énergie consommée, et qui fait appel aussi à la notion de coût
ou de comportement.
Cet aspect de contrôle, déjà essayé au Etats-Unis ou au Canada, montre que le contrôle de
charges exercé sur une base de volontariat (où l’initiative de délestage est laissé à l’appréciation
du client) est mieux accepté et rencontre de bons résultats [IDE, 09].
La Figure I-18 montre que la hausse du prix des énergies s’est accélérée depuis 2006 (+3,3%
par an) [ALEA, 11]. Bien que le prix de l’électricité n’ait pas cessé de baisser depuis le milieu
des années 80, l’électricité reste l’énergie la plus chère par comparaison avec les autres énergies
fossiles (gaz, fioul) et les combustibles bois.
Le prix de l’électricité vendue par le fournisseur est actuellement fixé en fonction de tranches
horaires creuse et pleine. Mais dans un futur proche, on pourra avoir une politique permettant
d’acheter l’électricité suivant un coût dynamique représentant le vrai coût de la production
d’énergie [WAC, 93] ; ou encore, une politique permettant de calculer le coût de l’électricité
vendue en une journée. Ce principe est déjà mis en place à travers la bourse européenne de
l’énergie électrique PowerNext [PNEXT, 09].
Pour le consommateur, il s’agit d’avoir une visibilité pour maîtriser ses coûts d’électricité liés
à l’usage au quotidien d’équipements, de consommer de préférence en heures creuses, de
bénéficier de nouvelles incitations tarifaires en acceptant par exemple de décaler le lancement
d’un équipement, d’être informé de toute anomalie ou dégradation technique. Pour les
fournisseurs d’énergie, l’enjeu est de mieux gérer la charge par incitation ou par pilotage d’un
des principaux postes de consommation du foyer tout en respectant le mode de vie des
occupants. Dans ce contexte, une nouvelle génération d’appareils électroménagers intelligents
arrive sur le marché (« smart appliances ») et font partie intégrante du "Smart Grid" [Web_SB].
La loi Nome
En 2011-2012, les réglementations impactant la performance énergétique des bâtiments sont
plus que nombreuses. Qu’il s’agisse de la RT 2012, du Grenelle 2 de l’environnement, de la
directive EPB2, du plan européen pour l’efficacité énergétique 2050 ou surtout de la loi Nome,
leur but est d’économiser l’énergie, de faciliter la gestion des systèmes et de réduire les
émissions de gaz à effet de serre.
La loi NOME, loi sur la Nouvelle Organisation des Marchés d’Electricité, constitue la
prochaine étape de l’ouverture des marchés de l’électricité à la concurrence. Elle programme la
disparition des tarifs réglementés vert et jaune que sont les tarifs fixés par le ministère de
l’énergie pour les entreprises. Cette loi a été adoptée par le Parlement en Novembre 2010 et
devrait entrer en application le 1er juillet 2011.
L’objectif global de cette loi est de repenser le modèle énergétique français pour l’orienter
vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solution
d’accompagnement à la maîtrise de consommation via la mise en place d’obligations de capacité
(Figure I-19). Parmi les points cruciaux de cette loi, l’augmentation des tarifs de l’électricité de
+7 à 28% [NOME, 10] d’ici 2015 selon les sources et surtout écrêté la consommation en période
de faible disponibilité de l’énergie soit par des tarifs élevés, soit par des incitations fortes à ne
pas consommer. Cela touche de près le secteur de bâtiment qui va être obligé de développer des
capacités à négocier avec les fournisseurs et à piloter dynamiquement sa consommation en
évitant de consommer dans les périodes de pointe.
Pour choisir les équipements à contrôler, il est nécessaire d’analyser la consommation des
différents usages à l’échelle nationale et leurs contributions dans les périodes de faible
disponibilité énergétique sur le réseau électrique. Selon le rapport de RTE [RTE, 11], la
distribution des différents usages en 2007 était répartie selon la Figure I-20 :
12%
13% 21%
13%
Figure I-20:Distribution de la consommation résidentielle par type de charge en 2007 d’après les données [RTE, 11]
Cette figure montre que le chauffage, l’électroménager froid, le lavage et l’eau chaude
sanitaire l’ECS sont responsables pour la grande partie de consommation (environ 70%). Ils sont
donc les gisements de modulation les plus importants. Ainsi, aujourd’hui où la faible
disponibilité de l’énergie correspond aux périodes de pic, la modulation des usages électriques
pourrait consister à déplacer la consommation soit vers la nuit, soit par exemple de déplacer une
partie de l’énergie du grand pic de 19h vers les creux de 16 à 18h.
Les principaux fabricants de chauffages électriques offrent aussi la possibilité d’installer des
délesteurs ampérométriques pour le chauffage ambiant. Sa fonction est non seulement de couper
le chauffage quand la puissance souscrite est dépassée, mais aussi d’ajuster le fonctionnement de
ces systèmes en fonction du type de tarif choisi (option H.C/H.P ou Tempo-EDF).
Figure I-21: Convecteur électrique [Modèle F18 Figure I-22: chauffage rayonnant (radiant) [Modèle
multiforme- catalogue Atlantic] Tatou – Catalogue Atlantic]
La pénétration de la machine à laver en France pour l’année 2005 est d’environ de 95%
[STAM, 08]. Cet appareil est donc à considérer avec attention.
La commission européenne a estimé dans son livre vert sur l’efficacité énergétique [VER, 05]
une consommation totale d’électricité pour les machines à laver de 26TWh pour l’UE en 2003 et
de 23TWh pour l’année 2010 (avec la politique actuelle) sachant que la consommation annuelle
par foyer européen vaut 170 kWh.
Une étude allemande récente [BP, 07] a évalué la consommation totale d'énergie pour laver le
linge dans 100 foyers pendant un mois à 1045,5 kWh et la consommation moyenne par cycle à
0,89 kWh (charge moyenne : 5 kg). Extrapolé à un an, cela conduit à une consommation
annuelle d'électricité de 125 kWh et 141 cycles de lavage par ménage.
La Figure I-23 montre que 37% des lavages en France se font à la température 40°C, 30% à
30°C, 20% à 60°C et le reste à 90°C, 50°C et à froid. La même étude [BP, 07] pose un autre
problème qui porte sur la question de la possibilité de retard du démarrage des machines et sur
l’usage effectif de cette fonction.
La France est le pays qui a le grand pourcentage de machines à laver capables de retarder leur
temps de démarrage ou de choisir la fonction de présélectionner avec 43% du parc [STAM, 08].
D’après la Figure I-24, 34% des consommateurs français avouent ne « jamais » utiliser cette
option, 35% disent le contraire (à chaque lavage) et 20% pour ceux qu’ils l’utilisent environ une
fois par semaine. D’après la Figure I-25, 42% des français choisissent de décaler l’instant de
démarrage de la machine à laver entre [0, 3h] et 38% préfèrent le décaler entre [4 et 6h] et le
reste (20%) à plus de 7h.
Figure I-24: Utilisation de l’option retard de temps dans la Figure I-25: Durée d’attente de la machine à laver en
machine à laver pour différents pays [STAM, 08] position «démarrage retardé » [STAM, 08]
Malgré les tarifs heures creuses/heures pleines, les machines à laver ont une grande
probabilité d’usage pendant les heures où les pics de puissance globale sont les plus forts : le
matin vers 7-8 heures et la fin de l’après midi vers 18-20 heures (Figure I-26). Aujourd’hui,
l’impact des lave-linges sur les pics de consommation est accru par le comportement des usagers.
temps, suivi par plusieurs processus de rinçage (Figure I-27). Tout ce processus peut être
contrôlé soit par un contrôleur électronique, soit par une horloge (« Timer ») mécanique. Le
processus peut prendre entre 15 mn et 3 heures.
Cette demande d’électricité peut varier d’un programme et d’une machine à l’autre. Cette
demande de puissance est décalée d’un nombre défini d’heures si et seulement si le
consommateur a activé la fonction de retard de l’heure de démarrage. La Figure I-26 montre
qu’il y a deux périodes principales où les machines à laver sont utilisées : soit le matin ou soit en
fin d’après midi/soir.
2000
Power (W)
1500
1000
500
0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000
Time(s)
Figure I-26: Fonctionnement de la machine à laver par Figure I-27: Profil de consommation d’une machine à
heure pour différents pays [STAM, 08] laver
[Link]. Le lave-vaisselle
Pénétration en Europe et en France
La pénétration de la machine à laver la vaisselle dans l’UE est très différente d’un pays à un
autre. La pénétration moyenne dans l’UE est de 42% et à 45% en France [STAM, 08]. La même
étude montre qu’il y a des probabilités à peu près égales d'exécuter un programme de nettoyage à
une température de lavage de 50/55 °C ou de 60/65 °C, en France. A l’instar de la machine à
laver, la même étude [EUP, 10] porte sur la fonction de sélectionner l’heure de démarrage pour
les laves-vaisselles. Cette étude révèle que globalement, 39% des laves-vaisselles sont équipés
d’une telle option bien que cela diffère d’un pays à l’autre. La France arrive en seconde position
avec 54% des lave-vaisselles ayant la fonction de retard du temps de démarrage après l’Italie
avec 55% [STAM, 08].
Interrogés sur la fréquence d’utilisation de cette option, la plupart des consommateurs avouent
ne « jamais » l’utiliser (en moyenne 45%). Seuls 27% l’utilisent systématiquement et 15%
l’utilisent environ une fois par semaine. La France, se trouve au dessus de la moyenne
concernant l’utilisation de cette fonction avec 45% des foyers se situant au dessous de la
moyenne pour les non utilisateurs avec 35% des foyers (Figure I-28). Cette fonction a aussi un
impact négatif sur la consommation d’énergie. En effet, la machine consomme une petite
quantité d’énergie lors de l’attente de l’heure de début.
En France, en demandant aux consommateurs qui ont une fonction de retard de démarrage
pour leur lave-vaisselle, 60% choisissent de retarder entre 0h et 3h les lavages et 30% préfèrent
décaler cette date de 4h à 6h (Figure I-29), le reste (10%) de plus de 7 heures.
Figure I-28: Utilisation de l’option de retard de temps dans Figure I-29: Durée de retard du démarrage de la lave-
la lave-vaisselle pour différents pays [STAM, 08] vaisselle [STAM, 08]
Cette analyse montre un comportement ayant un impact important car il n'y a qu'une seule
période dominante où les lave-vaisselles sont utilisés : en fin d'après midi et en soirée.
L’Espagne est une exception car un grand nombre de machines sont exploitées la nuit et non au
moment du pic apparaissant dans la soirée (Figure I-30). Ce problème peut être facilement
expliqué par des consommateurs qui décident de commencer les lavages après le dîner. Comme
le dîner en Espagne est assez tard, cela explique la forme de la courbe de consommation
journalière pour les consommateurs espagnols.
Puissance demandée et courbe de charge
Le fonctionnement d’un lave-vaisselle se caractérise selon une étude menée par GEA (Group
for Efficient Appliances) [GEA, 95] ainsi qu’une étude menée par Stamminger [STAM, 08] par
5 phases :
2000
Pow er (W )
1500
1000
500
0
0
2 85
5 70
8 55
11 40
14 25
17 10
19 95
22 80
25 65
28 50
31 35
34 20
37 05
39 90
42 75
45 60
48 45
51 30
Time (Second)
Figure I-30: Fonctionnement de la machine à laver par heure Figure I-31: Profil de consommation d’un
pour différents pays [STAM, 08] lave-vaisselle
[Link]. Réfrigérateur
L’ensemble du processus de refroidissement dans un réfrigérateur est contrôlé par un
dispositif de contrôle mécanique et/ou électronique. Dans des conditions normales de
fonctionnement (aucune nouvelle charge, température ambiante normale) ; le réfrigérateur ne
consomme de l’électricité que 20 à 35% du temps. Mais ce pourcentage peut atteindre 100%
quand, par exemple, un grand nombre d’articles ayant besoin d’être refroidis sont chargés dans le
réfrigérateur.
Selon une enquête de consommation menée au sein de l'étude préparatoire pour l'éco-
conception des réfrigérateurs et congélateurs [EUP, 07], 21% des ménages possèdent un
deuxième réfrigérateur. D’après [ECC, 01], la consommation annuelle d’énergie par ménage
possédant un réfrigérateur est d’environ 403,5kWh. La puissance nominale des réfrigérateurs
varie en fonction de leur taille dans une gamme de 50 à 300W.
Figure I-32: Allure de la puissance demandée par le réfrigérateur et sa température intérieure [STAM, 08]
Figure I-33: la fréquence d'ouverture la porte de Figure I-34: la puissance demandée par le
réfrigérateur en % durant la journée [THOM, 07] réfrigérateurdurant la journée [THOM, 07]
Figure I-35: période de consommation de l’eau chaude sanitaire durant la journée [STAM, 08]
1.6.4. Cuisson
Deux types d’énergie sont utilisées par les appareils de cuisson sur le marché européen : gaz
et électricité. On s’intéresse seulement aux appareils de cuisson qui utilisent de l’électricité. La
cuisson représente 7 % de la consommation électrique résidentielle, mais du fait des grands
appels de puissance des appareils de cuisson et pendant les heures de pointe (pointes en hiver :
~19 heures), leur contribution pendant les pics de consommation est significative. Toutefois, le
contrôle des équipements de cuisson est plus délicat que pour le cas de l’ECS car les
consommateurs sont très sensibles à des changements de leurs habitudes.
La température de cuisson peut varier entre 50°C et 300°C. L’utilisation d’un système de
chauffage ventilation intensifie la convection qui accélère le processus de cuisson. Cela permet
l’utilisation d’une température plus basse et diminue donc la consommation d’énergie. L’énergie
consommée dépend, à la fois, du temps de cuisson et du programme de chauffe choisi.
Figure I-36: Courbe de charge journalière moyenne de l’ensemble des appareils de cuisson électrique [SIDL, 99]
[SIDL, 99] montre qu’environ 50% de la consommation totale d’énergie de cuisson sont
attribués aux plaques électriques et 42% aux fours. L’utilisation des équipements de cuisson
dépend essentiellement de la taille du ménage, car cela définit la quantité de repas à cuire.
L'étude du projet SAVE [SIDL, 99] a publié que durant la journée une plaque de cuisson
électrique est principalement utilisée à midi et le soir : cela se reflète dans sa courbe de demande
de puissance donnée par Figure I-36.
La synergie entre "sobriété énergétique" et "efficacité énergétique" débouche sur ce que l'on
appelle "l'utilisation rationnelle de l'énergie" [CHAB, 97]. La notion de "Smart-X" fait référence
aux solutions d’ajustement qui permettent d’appréhender la complexité croissante des systèmes
d’énergie.
Génération de Génération de
Solutions AGREGATEUR pointe centralisée
Energie des industrielles Optimisation en temps
commerces réel
Réseau
Figure I-37: Du "Smart Grid" au "Smart Home" en passant par le « Smart City »
Le passage d’un réseau arborescent unidirectionnel avec une production centralisée vers un
réseau en cellule, avec une production décentralisée, nécessite la mise en place de compteurs
intelligents et communicants (notion de smart metering) capables, à la fois, d’alerter sur des
situations de pointes et d’éviter les pics de prix d’électricité sur le marché et ainsi minimiser
l’impact carbonne.
Pour conclure, le smart grid permet la gestion de la demande, grâce à ces compteurs
intelligents et une communication bidirectionnelle qui offre aux usagers finaux la possibilité de
gérer leurs communications au cours des différentes heures de la journée, de reporter certains
usages et/ou de diminuer leur communication en fonction des incitations auxquelles ils sont
susceptibles de répondre (« Demande side Management »).
L’idée est de tirer profit des caractéristiques énergétiques des bâtiments basse consommation
(BBC) et à énergie positive pour optimiser les actions de réhabilitation électrique à l’échelle de
l’îlot (ensemble de bâtiments) ou du quartier existant. Des synergies et des interactions
énergétiques sont également recherchées entre les bâtiments résidentiels et tertiaires, par
exemple, des solutions d’échange d’énergie, par exemple de chaleur, sont envisagées. Cette
transition vers le "Smart City" ou le micro-grid nécessite des technologies de l’information et de
la communication (TIC) assez sophistiquées et développées notamment les « Smart Meter »,
ainsi que des gestionnaires d’énergie à l’échelle du "Smart City". Le rôle de ce nouveau type de
réseau est de coordonner le fonctionnement d’un ensemble ainsi large que possible de bâtiments
et de sites industriels du point de vue de leur demande instantanée d’électricité afin de les rendre
acteurs de l’équilibre du système électrique. Par exemple, un système de gestion global peut
effacer certains usages électriques de bâtiments ou démarrer des groupes électrogènes de secours
durant les périodes de pointe de demande sur le réseau. Pour ce faire, il faut rendre les
immeubles et les bâtiments communicants : ces nœuds élémentaires sont les "Smart Homes" ou
les "Smart Offices".
offerts par les fournisseurs d’électricité et les gestionnaires de réseau de distribution (GRD). Les
différents acteurs de ce système sont liés comme l’indique la Figure I-38:
Énergie électrique
Services
Consommateurs
Monnaies
Abonnement pour les
services
Réseau
Stockage Coopératives Électrique
d’énergie d’habitation
Services
Le rapport [FROP, 11] décrit un intéressant exemple d’organigramme (Figure I-39) qui
résume le fonctionnement du système "Smart Building" et "Smart Grid". Pour commencer le
processus du marché local, il faut déterminer tout d’abord la demande totale de puissance et le
total du surplus de puissance produit localement par tous les ménages. Il y deux paramètres à
déterminer:
- marketMode, indique si le marché local est dans un mode demandeur ou bien un mode
fournisseur.
- marketFactor, est la valeur de la demande domestique totale non connectée par rapport au
total du surplus disponible. Il reflète la relative disponibilité de l’offre locale en égard à la
demande locale. Si le marketFactor=0 (la demande=0 et/ou l’approvisionnement
locale=0), il n’y a pas de marché local et soit la production de l’installation locale est
automatiquement vendue au réseau, soit la demande est satisfaite par le réseau.
Les "Smart Grids" ont déjà été déployés dans plusieurs pays comme en témoigne l’exemple
de Malaga. La ville espagnole a en effet mis en place le programme « Smart City », qui vise à
créer un réseau électrique intelligent et repose notamment sur l’utilisation des énergies
renouvelables. Ce projet, qui a débuté en 2009, permettrait à la ville de réaliser une économie
d’énergie de près de 20%, soit une réduction de 6 000 tonnes d’émissions de CO2. Par ailleurs,
le village de « Rokkasho » au Japon a réalisé en Décembre 2010, un projet démonstrateur de
« smart grid » et « smart city » qui montre une intégration totale entre résidences et voitures
électriques [QUEN, 11].
Couplage
local
Déterminer le « marketMode »
et « marketFactor
Vendre l’excès de
oui l’offre au marché non
local?
Fin de la période
oui oui
de marché
L’intégration des véhicules électriques aux "Smart Grid" offre de multiples opportunités. En
effet, les voitures peuvent servir de stockage tampon pour limiter les variations de
consommation. Lorsque la demande est faible, comme la nuit, les véhicules électriques sont
chargés au maximum pour éviter les surproductions. A l’inverse, lors de brefs pics de demande,
les voitures électriques connectées pourraient décharger quelques kWh sur le réseau pour
contribuer à l’effacement de ces pointes [TURK, 12].
La gestion dynamique de l’énergie pour maximiser une efficacité énergétique d’usage dans
une maison fait apparaître la notion d’"Energie Smart Home". L’ "Energy Smart Home" aide les
occupants à atteindre un meilleur compromis coût/confort. Le "Smart Home" exposé au Musée
des sciences et de l'industrie de Chicago dispose d'un système sophistiqué qui surveille les
niveaux actuels d’énergie solaire et éolienne générés par le film solaire de la maison et par la
turbine éolienne, ainsi que la consommation d'énergie des équipements de la maison. Il calcule
les économies d'énergie que l’ajustement au système produira.
Un "Energy Smart Home/Office" doit impliquer les occupants dans la gestion, en gérant
certains équipements mais aussi en les aidant à gérer certains autres équipements. L’aide peut
prendre la forme d’un système interactif auquel les occupants peuvent obtenir (Figure I-42):
Pour que les conseils puissent introduire des actions, il faut avoir des moyens d’action manuels
ou automatisés.
Je vous
conseille ....
Qu'est-ce qui
se passe?
Un "Energy Smart Home" devrait être équipé d’un logiciel de conseil énergétique qui
conseille et gère les systèmes énergétiques en tenant compte des préférences des occupants. La
communication entre ce "conseiller" et les occupants se fera via des interfaces homme-machine
adaptées (smart-phones, interfaces optiques, commandes vocales,…). Le "conseiller" qui aide à
gérer l’"Energie Smart Home" est le Système de Gestion Energétique de Bâtiment SGEB. La
Figure I-43 montre que ce système doit non seulement s’adapter aux conditions météorologiques
extérieures, mais aussi s’adapter aux exigences des occupants qui doivent garder la mainmise sur
la décision finale.
1.8. Conclusion
Le secteur bâtiment peut constituer un élément de réponse majeur aux défis énergétiques et
environnementaux. Aujourd’hui, le bâtiment intègre de plus en plus de sources d’énergies
renouvelables dans son système de production. Il comportera aussi des moyens de stockage si le
concept de véhicule électrique se développe. Cela induit une complexité croissante des stratégies
de gestion de la consommation et donc des outils d’aide à la gestion pour les
exploitants/occupants des bâtiments. Cette complexité est d’autant plus importante que le
système de tarification se complexifie : tarif variable, paliers, tarifaires,…
Le nouveau paradigme d’"Energy Smart Home", apparaît comme une solution pour résoudre
la complexité des réseaux et des micro-réseaux. Plusieurs algorithmes et systèmes de gestion
énergétiques ont été conçus pour maîtriser l’énergie dans le bâtiment. Les chercheurs et les
développeurs, doivent pouvoir tester et valider ces systèmes.
Sommaire chapitre 2
2.1. Introduction..................................................................................................................................44
2.9. Besoin de nouveaux outils de validation : solutions aux problèmes posés ..............................75
2.9.1. Validation purement virtuelle................................................................................................75
[Link]. Solution face à l’hétérogénéité des technologies ..............................................................75
[Link]. Solution au problème de synchronisation temporelle .......................................................76
[Link]. Besoin de simuler le comportement réactif des occupants ...............................................76
2.9.2. Validation semi-virtuelle.......................................................................................................77
[Link]. Solution pour étudier l’acceptabilité des occupants..........................................................78
[Link]. Technique de magicien d’Oz ............................................................................................79
2.1. Introduction
Le secteur du bâtiment porte certainement en lui une des solutions à la dégradation de la
situation énergétique actuelle et aux problèmes dont souffre le réseau électrique aujourd’hui. Le
besoin de maîtrise de l’énergie de ce secteur devient donc de plus en plus une nécessité et une
priorité pour le bâtiment qui est un noeud énergétique complexe et majeur. Une des solutions est
l’"Energy Smart Home". Pour se faire, plusieurs travaux de recherches ont développé des
systèmes de gestion énergétiques, qui peuvent être déployés au sein du bâtiment pour aider à sa
gestion. Toutefois, avant la mise en service sur le terrain, une étape de validation s’impose. Ce
chapitre a pour objectif de mettre en évidence le besoin de nouveaux outils de validation dans la
littérature scientifique. Nous allons analyser un cas particulier de Système de Gestion
Energétique de Bâtiment SGEB, pour en mieux comprendre les besoins. Enfin, nous proposons
deux types de validation.
- de prévoir la totalité des effets des évènements en cascade malgré nos modèles mentaux
limités.
- de prévoir des évènements que nos modèles mentaux ne peuvent pas toujours imaginer.
Validation
Système (réel) Modèle conceptuel
Analyse & Modélisation
Modèle conceptuel
Implémentation
Interprétation Correction
& Action Validation Vérification (programmation)
Exécution
Résultats Modèle exécutable
Correction
Concernant les études physiques, il est possible d’utiliser, par exemple, des bases de données
comme celles du projet REMODECE [REMO, 08] (Residential Monitoring to Decrease Energy
Use and Carbon Emissions in Europe) qui est une base de données européenne sur la
consommation résidentielle. La base de donnée IRISE traite uniquement des maisons en France
[HAWA, 10]. Ces valeurs de consommation données par ces bases peuvent être très utiles pour
les comparer avec celles qui sont données par le gestionnaire.
La validation via l’expérimentation grâce à des études physiques peut aller jusqu’à concevoir
de réels "Energy Smart Home". Partout dans le monde, il existe des exemples concrets de ces
maisons. Par exemple, [MOZE, 98] décrit une maison « adaptative » qui a été développée dans le
Colorado et qui se base sur les styles de vie et les désirs de ses habitants et apprend à anticiper
leurs besoins. Elle utilise des réseaux de neurones pour contrôler la température, le chauffage et
l’éclairement sans programmation par les habitants. Ce système est appelé contrôle adaptatif de
l’environnement familial ACHE (Adaptive Control of Home Environnent). Il surveille
l’environnement et observe les mesures prises par les habitants (en utilisant la lumière,
thermostat ajustable). Ces données sont encore utilisées pour déduire les modèles dans la maison,
en utilisant l’apprentissage renforcé ; une forme de programmation dynamique stochastique pour
prédire les comportements futurs.
Un autre exemple de "Smart Home" se situe en Géorgie. Il a été conçu par une équipe de
chercheurs de l’“Aware Home Research Initiative” de l’institut de technologie. Il s’agit d’un
bâtiment de trois étages, d’une superficie de 5040m², qui fonctionne comme un laboratoire
vivant pour la conception, le développement et l’évaluation des futures technologies
domestiques. Ils utilisent des réseaux de neurones et des modèles de Markov, afin de créer et
d’évaluer des modèles comportementaux [KIDD, 99].
[INTI, 02] et [TAPI, 04 ] mènent une étude du projet « House-n » ou « House of the future »
du MIT (Massachusetts Institute of Technology) visant à concevoir des stratégies pour des
environnements plus souples qui répondent aux besoins physiques des habitants.
En Floride, un projet de “Smart Home” appelé de “GatorTech Smart House” a été développé
[HELA, 03] [HELA, 05]. Des capteurs et des actionneurs sont montés sur un certain nombre de
dispositifs : boîtes aux lettres, porte d’entrée du rez-de-chaussé, etc, sont reliés à une plateforme
opérationnelle conçue pour optimiser le confort de l’habitant. Il utilise également un système de
haute précision de suivi ultrasonique pour localiser les occupants et évaluer leurs habitudes de
mobilité afin de mieux gérer l’environnement.
En 2010, une maison intelligente était conçue dans le cadre de l’initiative de recherche
MeRegioMobil en Allemagne [MER, 11]. Il s’agit d’un prototype de foyer du futur à haute
efficacité énergétique, intégrant dans la gestion intelligente du foyer les véhicules électriques, le
stockage de l’électricité et les équipements consommateurs d’énergie.
Dans le cadre du projet ANR ReactivHome dans lequel s’inscrit cette thèse, des plateformes
d’expérimentation ont été conçues pour valider la gestion énergétique. Parmi ces cas de test,
nous trouvons, la plateforme Multicom (avec l’appartement intelligent DOMUS) [MULTI, 08] et
la maison Armadillobox installée dans la plateforme expérimentale INCAS située à INES. Une
des maisons INCA n’utilise que le soleil comme source d’énergie et elle est en train,
actuellement d’être équipée des dernières innovations développées [ARMA, 10].
[Link]. La simulation
Comme l’expérimentation, la simulation peut être aussi, un outil de validation dans tous les
domaines du génie électrique, en particulier dans la gestion énergétique de bâtiment. Elle est
communément tenue pour être la meilleure approche pour l’analyse de la performance dans
l’industrie d’habitation. Cependant, il y a des écarts importants entre les résultats de simulation
et la consommation réelle mesurée dans des logements réels. C’est pourquoi certaines recherches
ont développé des moyens de simulation dédiés à l’habitat pour s’adapter autant que possible à
des conditions réelles de fonctionnement. Mais pour que ces résultats soient efficaces, ils doivent
passer par différentes étapes de simulation jusqu’à la mise en œuvre de tests sur des sites réels
(Figure II-2).
Figure II-2: Différentes étapes de simulation pour la mise en œuvre sur site
a- Simulation virtuelle
Après avoir implémenté des algorithmes de gestion pour le bâtiment, l’étape suivante consiste
à valider ces modèles à l’aide d’un simulateur. La simulation de performance énergétique d’un
logement (du point de vue thermique [MARA, 08] et électrique [FRAI, 02]) est évidemment une
Un des simulateurs récemment développés peut facilement prendre en compte des contrôleurs
et des systèmes de gestion énergétiques : il s’agit de "SIMBAD" dans l’environnement
MATLAB/Simulink [KHOU, 05] (simulateur pour les bâtiments), qui utilise à la fois les
logiciels de simulation "TRNSYS" et "HVACSIM+" [CUI, 08]. La première version de
"SIMBAD" avait des difficultés pour simuler des conditions dynamiques. La création des
modèles de CVC était fastidieuse et l’interface utilisateur n’était pas conviviale. Afin de résoudre
ces difficultés, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du bâtiment) [Web_CSTB] est entrain
de développer une boite d’outils pour des modèles de composants CVC et des installations pour
tester les systèmes de conception et de contrôle [HUSA, 97].
La plupart des développeurs des gestionnaires énergétique bâtiment, utilisent des modèles
simples sur le même environnement de programmation de gestionnaire pour tester leurs
algorithmes de contrôle [HA, 07]. [LAMO, 11] ont validé des algorithmes de contrôle prédictif
en utilisant un modèle de bâtiment issu de l’outil de simulation SIMBAD [RIED, 03]. Cet
exemple de bâtiment dispose d’un chauffage électrique, d’un système de ventilation ainsi que
d’un dispositif d’éclairage de deux volets.
Variables
N Composants
Simulateur de SPI
SLTR
N
Capteurs
A
Figure II-3: Principe d'utilisation de la simulation de type Hardware-in-the-loop d'après [MUNT, 10]
Dans le cas d’un bâtiment, [XU, 04] décrit un environnement de simulation hybride pour le
test d’un contrôleur. Une simulation en temps réel d’un système de CVC est couplée à un
système de contrôle de bâtiment réel en utilisant une interface matérielle. Un prototype a été
construit et testé dans lequel les performances dynamiques, à la fois, des équipements CVC et de
l’enveloppe du bâtiment est simulé à laide de SPARK (Simulation Problem Analysis and
Research Kernel).
L’institut pour l’efficacité énergétique et le centre de conception d’une énergie efficace de
l’Université de Californie de Santa Barbara (UCSB) s’intéresse de plus en plus à ces types de
validation HIL. Il argumente l’intérêt, par le fait que la simulation HIL permet l’étude dynamique
de bâtiment qui est nécessaire pour la conception de contrôleurs efficaces [EISE, 11]. Ils ont
utilisé Modelica [FRIT, 03] pour valider et tester un premier contrôleur nommé "Carrier Chiller"
pour l’eau chaude/froide et un deuxième nommé "Capstone MicroTurbines" pour l’électricité et
l’eau chaude. La simulation temps réel était faite à travers un système dSPACE (Figure II-4).
Figure II-4: Environnement d'une expérimentation HIL Figure II-5: Site de test DoMoTec d'un logement
[BRAU, 09]
[EISE, 11]
La majorité des "Energy Smart Home" montre des algorithmes de gestion complexes qui sont
parfois impossibles à projeter dans des environnements de simulation comme TRNSYS ou
MATLAB/Simulink. Généralement, ils possèdent une architecture complexe qui se composent
de différents nivaux de contrôle ce qui nécessite un langage de programmation bien défini
capable de supporter différentes interactions entre différentes couches de contrôle/commande. Ici
apparaît le premier verrou qui pose le problème de l’hétérogénéité qui caractérise l’interaction du
gestionnaire énergétique avec le milieu qu’il opère ou contrôle.
Ces deux systèmes : gestionnaire et émulateur de bâtiment peuvent utiliser des modèles de
bâtiment différents. Généralement, le bâtiment modélisé dans l’émulateur est beaucoup plus
complexe et précis que les modèles existant dans le gestionnaire qui se base sur des modèles très
simples et linéaires. En plus de l’hétérogénéité des outils logiciels entre le gestionnaire et
l’émulateur, il existe aussi le problème de l’hétérogénéité des modèles entre les deux systèmes.
La diversité des occupants est un deuxième verrou. En effet, il n’y a pas un occupant
uniforme, chaque occupant a son vécu, son mode de vie, sa culture et ses propres sensations pour
le confort. Il faut que l’occupant garde la maîtrise sur ce qu’il ressent de son environnement
intérieur. L’idée c’est de ne pas faire le bonheur des gens malgré eux. C’est un point très
important pour l’utilisation et surtout la validation de l’acceptabilité des systèmes de gestion
énergétique. Il faut garder toujours à l’esprit qu’il y a des occupants dans les locaux qui peuvent
prendre la main sur le contrôle en ignorant le SGEB. Il faut leur donner les moyens d’agir sur
leur environnement intérieur, éventuellement dans certaines plages, et également être informé sur
le résultat de ce qu’ils font, de façon à les aider s’ils le souhaitent. On peut ainsi les convaincre
d’améliorer leur efficacité énergétique. Cette problématique liée à l’acceptabilité des occupants
doit être prise en compte par les gestionnaires énergétiques. La problématique est : « comment
valider l’acceptabilité par les occupants sans construire une maison voire un immeuble pour
chaque cas d’étude ? Ainsi, pour des raisons de coût et de temps, un SGEB ne peut pas être
conçu spécifiquement pour chaque bâtiment.
Dans [NEST, 09], l’utilisateur peut communiquer avec l’environnement simulé en HIL avec
des Interfaces Homme Machine (IHM) qui peuvent lui indiquer le profil variable du coût
énergétique ainsi que l’horaire de fonctionnement des équipements (Figure II-6). [SOBC, 81]
discute, dès l’année 1981, de la nécessité de la conception d’une telle interface dans le domaine
de conversation de l’énergie et dans le suivi de contrôle de bâtiment. Un IHM peut d’être un
smart phone, une tablette, un ordinateur…
Nous avons recensé les natures de problèmes de validation par la simulation qui peuvent
exister pour évaluer les performances d’un gestionnaire d’énergie couplé à un simulateur ou un
émulateur de bâtiment. L’hétérogénéité des outils et des modèles entre ces deux systèmes est un
premier verrou. Pour mieux saisir la difficulté, le système de gestion énergétique choisi pour la
validation sera détaillé par la suite. Notre motivation s’explique par le fait que nous avons
contribué au développement de ce SGEB. Son architecture, sa structure muti-couches ainsi que
les modèles pour la gestion utilisés révèlent une complexité qui rend impossibles leurs
projections dans un environnement de simulation tel que MATLAB/Simulink ou TRNsys : les
environnements usuels d’un simulateur de bâtiment.
Dans [PARA, 98], des analyses des techniques de la gestion de la charge ont été détaillées.
Selon [WACK, 91], un SGEB contient des méthodes qui coordonnent les activités des
consommateurs et des fournisseurs d'énergie, afin de mieux adapter les capacités de production
d'énergie avec les besoins des consommateurs pour éviter les pics de la demande énergétique et
leurs effets négatifs.
Les ouvrages [HOUS, 95] et [ZHOU, 05] ont proposé des stratégies de contrôle optimal pour
le système CVC (chauffage, ventilation et climatisation). Ces derniers ont montré que cette
stratégie de contrôle permet d'économiser jusqu'à 10% du coût de l'électricité d'un bâtiment.
Cependant, ces approches ne prennent pas en compte les contraintes de ressources énergétiques
qui dépendent généralement de l'autonomie des besoins des systèmes non connectés au réseau
[MUSE, 00] ou sur les limites de la production totale de la puissance des fournisseurs de
systèmes connectés au réseau tel est le cas du gestionnaire à valider. En plus, à part le chauffage,
G-homeTech contrôle des équipements électroménagers comme le réfrigérateur, le lave-vaisselle
et le lave-linge qui sont responsables avec le chauffage de 70% de la consommation résidentielle
en France.
Au cours des deux dernières années, la plupart des projets de recherche se concentre sur la
gestion et le contrôle des charges selon les technologies de "Smart Grid". Ces technologies
peuvent diminuer la consommation de l’énergie domestique (électricité et chauffage) et
optimiser l’importation/exportation de l’électricité à travers le lissage de la courbe de charge
[IEA, 02]. Tous ces travaux de recherche peuvent être divisés en deux catégories : le contrôle
prédictif (anticipatif) et le contrôle adaptatif ou réactif (en temps réel). La majorité des
développements récents sur les SGEB utilisent le concept du contrôle prédictif. Ce contrôle
utilise un modèle avec des données mesurées afin de prévoir la stratégie de contrôle optimale à
mettre en œuvre [NEGE, 08]. Ce contrôle prédictif utilise soit, une erreur de prévision à court
terme (10-20 min) soit à long terme (jours) pour le contrôle de température ou d’humidité. Tous
les deux se situent dans les limites acceptables pour le contrôle de température et l’humidité.
Les bases de la modélisation dans G-homeTech ont été données dans [HA, 07]. Ces travaux
ont été prolongés dans [LE, 11]. G-homeTech comporte un système de génération de problèmes
linéaires projetés vers des solveurs comme Cplex et GLPK. [LE, 11] a calculé la complexité des
problèmes à résoudre [JACO, 11] en tenant compte des incertitudes.
Avant de décrire le mécanisme de contrôle choisi, il est nécessaire de définir la notion de
service utilisé dans G-homeTech.
Il existe des services supervisés ayant des caractéristiques temporelles et des profils d’énergie
(consommation ou production) bien connus, et des services non-supervisés dans le cas où
aucune information sur ses caractéristiques temporelles et son profil d’énergie n’est disponible.
Les activités associées à ces derniers types de services ne sont pas planifiées par le système de
gestion d’énergie et leur exécution dépend totalement des occupants. Les services non-supervisés
sont nombreux en terme d’occurrence, par contre ils ne sont pas nécessairement consommateurs
de beaucoup d’énergie. Dans ce qui suit, nous allons tenir compte d’un profil de consommation
de tous les services non-supervisés. Nous anticipons la somme de la consommation des charges
comme l’éclairage, la cuisson… Ainsi la courbe de charge prévue pour tous les services non-
supervisés suffira.
Une classification des activités dans l’habitat est proposée dans [HA, 12]. Elle s’appuie sur le
niveau d’automatisation et le nombre d’activations d’un équipement. Les équipements
faiblement automatisés avec beaucoup d’activations correspondent généralement aux services
non-supervisés alors que les équipements fortement automatisés avec une seule activation
permanente correspondent souvent aux services permanents. Les équipements fortement
automatisés avec plusieurs activations correspondent plutôt aux services temporaires.
Cette architecture de gestion multi-échelle doit répondre au problème majeur dans la gestion
des flux énergétiques : les incertitudes prédominantes dans le modèle de comportement des
services, dans les conditions extérieures et surtout dans les prévisions de comportement et de
demandes des habitants. L’architecture de gestion en trois couches proposée par [HA, 07] :
couche anticipative, une couche réactive et une couche locale est présenté (Figure II-7).
Une telle architecture multi-couche est très difficile à implémenter dans un simulateur de
bâtiment sous par exemple MATLAB/Simulink. Le paragraphe suivant détaille cette architecture
et les différentes couches de gestion.
Figure II-7: Mécanisme de pilotage multi-couche pour la gestion d'énergie dans l'habitat [HA, 07]
Du fait que la couche d’anticipation travaille sur des valeurs moyennes, un niveau plus proche
de l’équipement est nécessaire pour tenir compte des valeurs réelles de consommation. Son
fonctionnement complète celui de la couche anticipative qui lui envoie les consignes calculées et
les ajuste aux conditions réelles d’exécution. Cette couche travaille avec un temps
d’échantillonnage 1r court (de l’ordre d’une minute) pour éviter que ponctuellement les
contraintes soient violées : elle aide la couche anticipative à réaliser le plan d’affectation des
ressources d’énergie en tenant compte des contraintes énergétiques et du confort de l’usager en
temps réel.
Dans cette thèse, nous nous intéressons aux deux premières couches de commande car la
couche locale est l’affaire des constructeurs d’équipements. Notre objectif n’est pas de modéliser
[Link]. Contrôleurs
- envoyer les données de configurations des équipements aux SGEB : le type de service
ainsi que les paramètres associés
- envoyer des mesures au superviseur une fois que celui-ci en fait la demande : l’énergie et
la puissance consommée par l’équipement, la température de la pièce dans le cas d’un
service thermique, l’état de l’équipement (marche ou arrêt),…
- recevoir des ordres comme : fournir des mesures, activer, désactiver, fixer la consigne ou
fixer l’instant de démarrage à une valeur donnée.
Pour la validation du SGEB, nous allons tenir compte de ces données échangées entre le
gestionnaire d’énergie et le contrôleur qui peut être une interface codée en Java ou bien un
simulateur temps réel.
[Link]. Prédicteur
[Link]. Superviseur
Il est la partie centrale et le cœur du système vers lequel convergent toutes les informations
nécessaires à la gestion de l’énergie :
- il communique avec les contrôleurs de services en recevant les mesures et en envoyant
les commandes.
- il fait appel au module de prédiction pour obtenir les prochaines prédictions
météorologiques ainsi que les prédictions sur les demandes des occupants.
- il contient les données de configuration qui caractérisent les attentes des occupants vis-à-
vis des services : les conditions de satisfaction et l’importance relative des différents
services.
À partir de ces données, il établit la liste des services demandés et génère le problème
d’optimisation associé :
- lorsque c’est nécessaire, il fait appel au solveur anticipatif pour calculer les consignes de
fonctionnement des services pour le prochain horizon de planification, les prochaines 24
heures par exemple.
- il contient un algorithme réactif qui déleste dynamiquement les services en fonction du
contexte énergétique courant et des satisfactions des occupants vis-à -vis des services ;
- il conserve les données provenant des équipements via les contrôleurs de service.
- il met à disposition des interfaces graphiques les informations dont elles font la demande.
Via l’IHM, l’occupant peut non seulement accéder aux différentes données des services
comme les puissances consommées/produites, les états d’activation des services, les valeurs de
satisfaction calculées par le système, les températures, les coûts énergétiques, l’énergie stockée
dans les batteries… mais aussi exprimer son acceptabilité (le deuxième verrou du chapitre
précédent) de certaines commandes données par le gestionnaire.
Grâce à des protocoles [LE, 11] de communication et à distribution spéciale adaptées des
différentes parties de la plate-forme G-homeTech, ce SGEB peut être soit embarqué à domicile
dans une box, ou distribué sur le réseau Internet. A l’avenir, les contrôleurs pourraient
éventuellement être embarqués dans les équipements eux-mêmes.
2.5.2. Méthodologie
L’objectif de la gestion de l’énergie est de proposer une solution générique s’adaptant à tout
type de maison autant qu’à un grand groupe de maisons. L’organigramme de la Figure II-9
donne les différentes étapes de résolution prise en compte par le SGEB : tout d’abord, via les
fichiers [Link] et [Link], le SGEB obtient la production et la consommation de tous les
services pour la journée à venir. Pour chaque service, sur la base des données d’utilisation
historiques et sur des facteurs externes comme la météo, un profil énergétique est généré. Ensuite
le mécanisme réactif recueille ces profils, génère un problème et il l’envoie au mécanisme
anticipatif. La solution du problème calculée par ce dernier est un ensemble de points de
consigne pour les services. Le mécanisme réactif applique la solution fournie s’il n’y a pas de
consommation anormale imprévue. Inversement, lorsque la consommation diffère du plan
anticipatif, le mécanisme réactif décide si certains appareils doivent être activés ou désactivés.
Ce mécanisme utilise des plans de pilotage de la couche anticipative comme entrée, mais
préserve le confort de l’occupant dans des situations conflictuelles. En plus le contrôleur local
fonctionne autour des erreurs de prédiction.
La couche
réactive
Production et
consommation réelles
OFF si non ON Si le plan
anticipé est anticipé
Couche
locale
Le système de gestion choisi vise à planifier les services en trouvant le meilleur compromis
entre le coût de l’énergie consommée (à minimiser) et la satisfaction de l’occupant (à maximiser)
sous des contraintes de disponibilité et de prix de l’énergie. Cette modélisation est le coeur de la
plate-forme G-homeTech.
Dans la suite, nous considérons H={0,…,(N-1)}, l’horizon de planification composé de N
périodes de temps longueur 2. A chaque période de planification k, la quantité d'énergie allouée
à chaque service doit être décidée.
Ce modèle nous permet de décrire la variation dynamique de la température intérieure avec les
paramètres suivants :
- Tin (i, t) : la température intérieure de la zone thermique associée à ce service
- Tout (i, t) : la température extérieure de la maison
- 1s (i, t) : la puissance de la radiation solaire, occupants et équipements
- G, Gs : le gain du modèle du premier ordre respectivement, de la puissance du chauffage
et de la radiation solaire, occupants et équipements
- 2 (i) : la constante de temps de la dynamique du premier ordre.
Le modèle thermique continu doit être discrétisé selon la période de planification 2. En
utilisant les outils classiques de l’automatique (bloqueur d’ordre zéro), la modélisation du service
i devient :
∀k ∈{1,...,N}
−∆ −∆ −∆ −2 (II-2)
τ (i) τ (i) τ (i) 4(i)
Tin (i, k +1) = e Tin (i, k) + (1 − e Tout (i, k) + G(i)(1− e )E(i, k) + Gs(i)(1-e )3s(i,k)
Tout (i,k), 1s (i,k), Tin (i,0),Tout (i,0),2(i), Gs(i) et G(i) sont les données du problème
d’optimisation. Tin (i, k) et E (i, k) sont les variables de décision.
ressource cumulative est vue comme une donnée constante ce qui n’est pas le cas dans d’un
SGEB. C’est la raison pour laquelle un modèle en temps discret est utilisé dans le SGEB.
Selon [LOPE, 96], la durée de la consommation potentielle (durée effective si elle est
positive) d(i, k) d’un service i au cours d’une période d’échantillonnage ]k2, (k+1) 2] (Figure II-
10-b) est donnée par :
L’énergie consommée E(i, k) par le service i pendant une période d’échantillonnage ]k2, (k+1)
2] est donnée par :
où 5s est l’ensemble des indices des services de production d’énergie et 5c est l’ensemble des
indices des services finaux. Les services non supervisés qui ne sont pas contrôlables sont définis
par la puissance consommée Pu(k) (Eu(k) l’énergie consommée) sous la forme d’un profil connu
à l’avance à partir de prévisions sur chaque période de planification 2.
en respectant la contrainte :
Ainsi d’après l’équation précédente, l’insatisfaction de l’occupant peut être quantifiée par la
différence entre une valeur de température attendu par l’usager Topt (i,k) et la valeur réelle
trouvée Tin (i,k). Tmin (i,k) et Tmax (i,k) sont respectivement la température minimale et maximale
acceptables par l’usager durant la période k.
E PV ( k ) = ρ .S .Φ ( k ) (II-10)
- EPV (k), est l’énergie électrique obtenue grâce à l’effet photovoltaïque à la période k
- 3 est le rendement de l’installation
- S est la surface de captage
- 1 (k) est la puissance de la radiation solaire reçue par m² durant la période k
Figure II-13: Système de tarification et de disponibilité de la production photovoltaïque dans le modèle tarifaire
Allemand
Ec ( k ) = 4χε E(i, k )
i∈
(II-13)
Une contrainte à satisfaire par ce système, dont les sources sont le réseau et le photovoltaïque,
est donnée par :
avec Pc la puissance totale consommée, Pres la puissance tirée du réseau électrique et PPV la
puissance produite localement.
Dans G-homeTech, le prix de l’énergie consommée est variable pour chaque période de
planification, on parle donc du principe de Time of Use. Le Critical Peak Pricing (CPP) peut
être vu comme un cas particulier de ce dernier principe qui est également pris en compte par G-
homeTech. Ces tarifications peuvent être implémentées en parallèle. Un signal de prix élevé a
réduit/effacé automatiquement la consommation des équipements [PIET, 07].
Il existe un autre type de tarification qui ressemble à TOU : le Real time pricing (RTP). Ce
système de tarification repose aussi sur des tarifs variables toutes les heures reflétant le prix réel
de l’électricité sur le marché. Les clients sont informés du prix la veille ou avec une heure
d’avance. Cependant, ces tarifs sont difficiles à implémenter dans le secteur résidentiel sans
gestionnaire énergétique. Ces systèmes de tarification incitent les consommateurs à
réduire/déplacer leur consommation vers les périodes à faible prix. C’est un des scénarios qui
sera validé dans le chapitre suivant.
avec
- 4P l’ensemble des services permanents
- 4T l’ensemble des services temporaires programmables
- 4P+ 4T= 45.
- 6(i) désigne la priorité entre les services pour l’usager
- 7 représente l’importance relative entre le coût énergétique et l’insatisfaction globale des
occupants. Ces deux derniers paramètres sont fixés par l’utilisateur.
Dans tous les cas d’études détaillés par la suite, nous avons fixé 1=1h et 1r=1mn. Le
compromis entre le coût et le confort varie pour chaque scénario testé.
Pour nous, la partie la plus importante est la configuration des services. Chaque service de
l'habitat est caractérisé par les paramètres de la Figure II-15:
Les paramètres 'id', 'name', 'room', 'device', 'IPnumber', 'portNumber' sont reliés aux
caractéristiques générales de chaque service.
- l’ 'id ' est l’identifiant du service. Il est primordial dans les deux principes de validations :
co-simulation virtuelle et temps réel.
- 'name' est le nom du service utilisé pour l'affichage.
- 'room' indique l'emplacement du service.
- 'device' se réfère aux appareils qui réalisent le service.
- 'class' spécifie la classe de service associée pour la gestion anticipative et réactive. Cela
définit la façon dont le service sera géré par G-homeTech autant pour le mécanisme
réactif que pour le mécanisme anticipatif. 'class' renvoie à la bibliothèque de services de
la couche anticipative.
Figure II-15: Paramètres des services dans le fichier Figure II-16: Les services de G-homeTech
"[Link]" de GhomeTech
Pour classe de services, il existe un certain nombre de paramètres bien déterminés. Pour le
service fournisseur d’énergie de la classe PowerSupplier, les paramètres concernent le réseau
électrique on trouve un paramètre appelé «powerSecurityLimitInWatts». Il permet de fixer la
puissance d’abonnement maximale qu’il ne faut pas dépasser lors de la consommation d’énergie
électrique durant une journée. Nous allons modifier la valeur de ce paramètre selon les scénarios.
En effet, ce paramètre est une contrainte pour la gestion notamment si la consommation réelle est
différente de la valeur anticipée et dépasse cette valeur limite de consommation. Dans ce cas le
réactif intervient.
Concernant le service photovoltaïque de la classe PhotovoltaicService, le seul paramètre à
modifier et la surface de captage du rayonnement solaire S qui est nommé
«defaultPvPlantPowerGainFor1WattPerM2».
- 'defaultSetPoint': définit la valeur du point de consigne du service qui doit être
appliquée en l’absence de plan anticipatif.
Au cours de la validation, nous allons modifier ces paramètres pour construire des scénarios
différents détaillés dans les deux chapitres qui suivent.
Figure II-18: le scénario de prévision du fichier [Link] du G-homeTech (les classes barrées sont en cours de
développements et ne sont pas finalisées)
Dans ce fichier, on retrouve les mêmes services que ceux définis dans la configuration
([Link]). Chaque classe précise un nombre de données anticipées :
1- Dans WeatherForecast, on trouve les profils de température extérieure Tout
(outdoorAirTemperatureInKelvins) ainsi que la radiation solaire 1 (solarRadiationInWatts)
prédite durant 24 heures avec une période de temps d’une heure (Figure II-19).
Figure II-19: Contenu des prévisions météorologiques données par le fichier [Link]
Dans le fichier [Link],l nous avons le choix entre un prix d’achat de l’énergie pa fixe
comme l’indique le tableau précédent, ou bien un profil de prix variable.
4- La classe RoomHeatingService dans le fichier [Link], permet essentiellement
d’anticiper la présence des occupants dans la pièce via les offPeriods. On designe par 1
l’absence de l’occupant et par 0 sa présence.
5- Pour instancier la classe TimedService, il faut préciser le temps de fin d’exécution
demandé par l’occupant (requestedEndingTimeInSeconds) fopt(i), ainsi que la puissance
nominale de consommation effective et la durée exacte de fonctionnement de l’appareil.
6- Dans la classe UnsupervisedEndUserService, qui correspond aux services non-
contrôlables, un profil de consommation est anticipé pour 24h.
Le service de réfrigération (RefrigerationService), n’est pas présent dans le fichier [Link].
Le Système de
Gestion Bâtiment
Simulateur de bâtiment
Les modèles existants dans G-homeTech sont des modèles linéaires mixtes macroscopiques.
Or, valider un SGEB, c’est généralement travailler avec un modèle de simulation représentant
des dynamiques rapides pour analyser finement l’impact du SGEB, notamment sur les
équipements électriques.
Le comportement humain est un facteur très important influant sur la consommation d’énergie
dans les bâtiments notamment les bâtiments basse consommation. Le besoin de simuler le
comportement des occupants de manière réaliste et réactive devient nécessaire. Les occupants
simulés peuvent réagir à des consignes déterminées par le SGEB. Ils doivent être sensibles à la
simulation physique. Le comportement de l’occupant ne consiste pas seulement en une simple
présence ou absence : les interactions sont multiples notamment avec les appareils électriques.
Le système bâtiment comprend différents composants et appareils. Cela signifie que les
comportements dynamique, réactif, délibératif et social des occupants doivent également être
prises en compte afin d’analyser le véritable impact d’un SGEB sur la consommation d'énergie.
Des théories et des modèles de comportement ont été proposés afin de représenter divers aspects
du comportement humain.
Le Système de
Gestion Bâtiment
Modèle … Modèle
émulé N
Modèles
émulé 1
… Modèles
émulé N
émulé 1
Le magicien d’oz
Station de contrôle/commande
Dans ce type de test, nous allons utiliser de vrais capteurs de mesures et des compteurs
intelligents. Pour valider un SGEB via la co-simulation temps réel, trois différentes parties
doivent être présentes : l’émulateur de bâtiment s’appuyant sur un simulateur temps réel, la
partie réelle du système bâtiment et les algorithmes de gestion. Dans le SGEB, les algorithmes
anticipatifs et réactifs sont en interaction avec des données externes qui viennent de la météo, le
marché de l’électricité, des Interfaces Homme-Machine (IHM) et du simulateur temps réel qui
transmet les mesures des capteurs. L’IHM peut être utilisé par l’occupant pour fournir des
instructions au SGEB et même pour exprimer son acceptabilité.
Ce principe de validation offre les intérêts suivants :
- la validation peut être faite avant la construction d’un logement ; le dimensionnement de
certains appareils (comme les systèmes CVC) peut dépendre des résultats simulés de
quelques jours typiques.
- des résultats de référence sont nécessaires pour la conception de SGEB car avec un
système bâtiment réel, les capteurs sont rares et lorsqu’ils sont présents, ils sont
généralement emprunts d’incertitudes.
En matière d’étude des usages de la multimodalité, la technique du magicien d’Oz [OZ, 12]
présente l’avantage principal de permettre une simulation des modalités d’interactions qui, pour
des raisons techniques ou pratiques, peuvent rester difficile à implémenter [BRUN, 04] tel que
dans le cas des occupants d’un Smart Home. En effet, l’interaction des occupants avec un SGEB
peut être transmise directement sur une plate forme temps réel qui présente l’interaction home-
machine. Cette technique offre aux concepteurs d’interfaces utilisateurs de nouvelles possibilités
pour rendre la communication utilisateur-système plus coopérative, conviviale et transparente.
L’utilisateur peut désormais interagir avec une capacité d’expression verbale et non verbale, des
actions et des gestes.
En général, le but de ces tests est d’étudier l’utilité, l’efficacité (permettre à ses utilisateurs
d’atteindre le résultat prévu), l’efficience (permettre d’atteindre le résultat avec un effort moindre
ou avec un temps minimal), la satisfaction et l’acceptabilité (le confort et l’évaluation subjective
de l’interaction pour les occupants) d’une interface utilisateur en observant et mesurant
l’utilisation. Jusqu’à présent, les systèmes de Magicien d’Oz ont plutôt été utilisés pour simuler
la reconnaissance du langage naturel, parlé ou écrit, le plus souvent pour des applications de
consultation de bases de données [SALB, 92].
Au cours de cette thèse, nous allons valider un SGEB en utilisant les deux moyens de
validation décrits précédemment : la co-simulation virtuelle en utilisant MATLAB/Simulink et la
co-simulation temps réel via un simulateur temps réel hybride connecté au matériel pour faire
des tests dit "Power Hardware-in-the-loop" (PHIL). Nous allons tenir compte des différentes
stratégies de gestion de l’énergie "Smart Home" comme le contrôle direct de l’électricité et le
contrôle par le coût.
2.10. Conclusion
Une étape de validation précède tout produit développé avant sa commercialisation ou son
implémentation sur site. Ce chapitre a montré la nécessité d’une validation ainsi que les
différents moyens existants comme l’expérimentation et différents types de simulation. La
nature des problèmes rencontrés lors d’une validation a été, également, décrite. L’hétérogénéité
des systèmes et des modèles entre le gestionnaire énergétique et l’émulateur de bâtiment est un
premier verrou. Le deuxième verrou se concentre sur la possibilité d’intégrer les préférences et
l’acceptabilité des occupants dans le processus de validation.
Après avoir introduit les problématiques de validation d’un SGEB, nous avons donné à la fin
de ce chapitre les solutions que nous proposons. Les techniques de co-simulation peuvent être
mises en œuvre pour valider les SGEB. La co-simulation virtuelle peut résoudre la
problématique d’hétérogénéité des systèmes alors que la co-simulation temps réel permet
d’étudier le problème d’acceptabilité d’un SGEB par des occupants immergés dans un
environnement semi-virtuel.
Les parties suivantes de cette thèse présentent différents cas d’application pour chaque type de
simulation dédiée à la validation du gestionnaire énergétique de bâtiments G-homeTech.
Sommaire chapitre 3
3.1. Introduction : Contexte et objectives .........................................................................................81
3.3. Mise en œuvre d’un système de validation semi-virtuel : validation sur un banc temps réel
hybride (Power hardware-in-the-loop) ...................................................................................................89
3.3.1. Architecture proposée ...........................................................................................................89
3.3.2. Application de couplage........................................................................................................90
[Link]. Couplage entre G-homeTech et l’émulateur de bâtiment (RTLAB) ................................90
a- Choix de RTLAB………………………………………………………………………...…….90
b- Procédure de couplage……………………………………………………………………....…92
[Link]. Couplage entre G-homeTech et une « prise gigogne ».....................................................93
3.3.3. Méthodologie de validation semi-virtuelle............................................................................94
3.3.4. Validation sur un cas simple .................................................................................................96
3.3.5. Discussion : avantage et limites ............................................................................................97
On peut citer également au niveau local et de manière non exhaustive les projets ANR
MULTISOL [MULTI, 10] (2006-2009), REACTIVEHOME [REAC, 09] (2009, 2012), le projet
FUI (Fond Unique d’Investissement) et le projet HOMES (2008, 2012) où les laboratoires
G2ELAB et G-SCOP ont été des partenaires. Ces projets correspondent à différents cas
d’applications, mais ils ont un objectif commun qui vise à la mise en place d’un système de
gestion d’énergie dans un bâtiment pour optimiser l’utilisation de l’énergie en particulier dans le
cas de bâtiments multi sources et multi charges (Figure III-1). Après une étape de développement
de ces algorithmes, une étape de test avec différents scénarios est indispensable à des fins de
validation. C’est le premier objectif de cette partie qui est consacrée à la proposition d’un
système de validation virtuel.
Si la simulation dite « virtuelle » est une étape naturelle dans toute pré-validation
d’algorithmes de contrôle/commande, elle ne satisfait pas aux exigences du réglage sur site. Afin
de palier ce problème de réglage, les concepteurs ont de plus en plus recours à une approche
temps réel hybride (ou simulation semi-virtuelle selon le champ disciplinaire) ce qui permet de
« déverminer » le système avant implantation sur site. La simulation temps réel hybride, connue
sous l’acronyme « Power Hardware-in-the-loop (PHIL), est couramment employée pour la
conception et la validation de nombreux systèmes et algorithmes du génie électrique, notamment
pour les applications réseau et les entraînement électriques. Cette approche reste peu utilisée
dans l’ingénierie du bâtiment intelligent.
Dans le chapitre 2, nous avons décrit les problèmes qui peuvent survenir lors de la validation
d’un système de gestion énergétique. Nous verrons dans ce chapitre que la combinaison de
systèmes hétérogènes pourra être résolue avec une co-simulation virtuelle. Cependant, une des
limites de cette solution est qu’elle ne permet pas d’évaluer l’acceptabilité des occupants en
situation face aux ordres de contrôles/commandes envoyés par le SGEB. La co-simulation temps
réel hybride (ou semi-virtuelle) pourra être une solution pour de tels problèmes.
Un ordinateur
Émulateur G-homeTech
Modèle de le SGEB
model.m
Bâtiment measurements. properties
controls. properties
La co-simulation virtuelle peut être établie sur la même station de calcul (ordinateur) bien
qu’il existe deux parties essentielles (Figure III-2) : le système de gestion énergétique et le
simulateur de bâtiment. Le bâtiment est modélisé sur MATLAB/Simulink alors que le
gestionnaire d’énergie comprend des algorithmes programmés en JAVA utilisant le logiciel
Eclipse ou bien NetBeans. Ici, apparaît le problème d’hétérogénéité entre ces systèmes vue
qu’ils utilisent deux logiciels différents.
<matlab-measurements-array-index>=<ghometech-service-index>-<ghometech-variable-name> [unit]
1 2 3
<matlab-controlts-array-index>=<ghometech-service-index>-<ghometech-variable-name> [unit]
1 2 3
1 2 3
Dans la version de G-homeTech utilisée (datant de fin 2011), il existait quatre types de
services : les services permanents (le chauffage, réfrigérateur, congélateur), les services
temporaires (la machine à laver et la lave vaisselle) ; les services non contrôlables et les
services fournisseurs d’énergie (le réseau électrique et une source PV). Le Tableau III-1 résume
les variable les mesures et contrôles échangés pour ces services dans les deux fichiers
[Link] et [Link]. Les indices dépendent du scénario pris en
compte. D’après ce tableau, le SGEB reçoit toujours la puissance consommée de chaque type de
service (power) mais en plus, il reçoit la température instantanée (temperature) de la pièce ou à
l’intérieur du réfrigérateur pour les services permanents. En contrepartie, il renvoie une
température de consigne (temperature) et la commande ON/OFF (enable). Il commande aussi
les services temporaires en envoyant des temps de démarrage (relative_starting_time) et aussi
des commandes ON/OFF (enable). Les services non-contrôlables et les services fournisseur de
d’énergie ne sont pas contrôlables.
[Link] [Link]
0=3-power [Watt] 0=3-temperature [Kelvin]
service permanent 1=3-temperature [Kelvin] 1=3-enable
3 est un exemple de l’identifiant pour le même service permanent
2=6-power [Watt] 2=6-relative_starting_time [second]
service temporaire 3=6-enable
6 est un exemple de l’ identifiant du même service temporaire
service non-contrôlable 6=0-power [Watt] ****
8=1-power [Watt] ****
service fournisseur Le SGEB ne contrôle pas ces deux derniers services, il a juste besoin de l’information
de leurs consommations
Nous verrons à la fin de ce chapitre un cas d’étude simple pour valider l’application de
couplage ainsi décrite.
1 réactif
Commandes
1 réactif
[Link] [Link]
Modèles G-homeTech
système Lancer le simulateur: envoie du problème
bâtiment
Résolution du problème et envoie la solution sous
forme des commandes
MATLAB/ JAVA
Simulink
Renvoie des mesures
controls. measurements.p
properties roperties
Figure III-10 : Le contrôle local de radiateur. Figure III-11: Exemple du couplage de S-fonction de G-
homeTech avec un modèle thermique
Cette puissance est une entrée pour le modèle thermique qui calcule la température de la pièce
et l’envoi à G-homeTech. La communication entre ce dernier et le modèle MATLAB se fait
grâce à une S-fonction. (voir l’annexe 1). Cette S-fonction peut être insérée au sein d'un modèle
Simulink par l'intermédiaire d'un simple bloc nommé ghomeTechCaller dans la Figure III-11.
25 Température de la pièce
Température (°C)
(a) Température de référence
20
15
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Temps (heure)
2000
(b)
Puissance (W)
1500
1000
500
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Temps (heure)
Figure III-12 : (a) température de la pièce et température de référence respectivement reçues et envoyées par
GhomeTech (b) puissance consommée par le radiateur envoyée à G-homeTech
Pour vérifier le couplage entre le SGEB et le simulateur de bâtiment, nous visualisons les
grandeurs d’entrées et de sorties du bloc ghomeTechCaller après avoir suivi la démarche
détaillée précédemment. Nous allons afficher la température de la pièce ainsi que la puissance
consommée par le radiateur et la température de référence envoyée par G-homeTech au
simulateur Figure III-12.
La limite de cette solution se situe dans la difficulté d’étudier la capacité des actionneurs du
bâtiment à répondre ont sollicitation de G-homeTech ainsi que l’acceptabilité des occupants en
situation face aux ordres de contrôle du gestionnaire énergétique. Nous pouvons modéliser ce
comportement et l’introduire dans le modèle de bâtiment, mais il reste des prédictions qui
peuvent être très loin de la réalité. La deuxième partie de ce chapitre va mettre en œuvre une
solution qui va résoudre ce problème.
Pour valider un SGEB via la co-simulation temps réel deux différentes parties doivent être
présentes : l’émulateur de bâtiment et les algorithmes de gestion (voir Figure III-13). Les deux
sont connectés à travers un simulateur temps réel.
and distribution module in the
and prices
- temperature
Real time
- light levels
simulator
- consumed energy…
input Predictive and
Actuators reactive
output optimizer
- switches
- valves
HMI
- dampers…
Emulator BEMS
Figure III-13: Architecture générale d'une simulation HIL pour la validation d'un SGEB
Dans le SGEB, les algorithmes anticipatifs et réactifs sont en interaction avec des données
externes qui viennent des prédictions météorologiques, de l’évolution en temps réel du marché
de l’électricité, de la disponibilité de l’énergie ou encore de l’occupant… Ainsi, la plateforme de
test comprend des systèmes logiciels : le SGEB, le simulateur de bâtiment et différents modules
de communication, mais aussi des composantes physiques : sources électriques, charges
contrôlables ou pas et systèmes de mesure intelligents (prise gigogne par exemple) (voir Figure
III-14).
SGEB IHM
Modèle de Capteurs
bâtiment
Prise Charge Occupant/ espace
intelligente programmable semi-virtuel
L’IHM peut être utilisée par l’occupant pour fournir des instructions au SGEB et ainsi
exprimer ses intentions et préférences.
Energy
Box
Server
Energy
Box DATA Center
INTERNET
TCP/IP Anticipative
Control
...
Energy
Box
Reactive control
Dans le cas de G-homeTech, on considère que les composants logiciels du système sont situés
dans deux sites différents: d'une part, à l'intérieur des bâtiments (la couche réactive et locale), où
les mesures sont prises et où des actions sont exécutées ; et d’autre part dans un centre de
contrôle centralisé, où les données sont stockées et où un serveur Web gère les différentes
applications (la couche anticipative) (voir la Figure III-15) d’où l’intérêt d’utilisation d’RTLAB
qui offre l’avantage de permettre une :
o communication Internet ce qui nous rapproche de la réalité dans l’implémentation du
gestionnaire énergétique de bâtiment.
Dans le chapitre 2, nous avons présenté un état de l’art des simulateurs temps réel existants et
quelques applications. Le choix d’utiliser le simulateur temps réel hybride RTLAB pour valider
les algorithmes de gestion énergétique dans le secteur de bâtiment peut être justifier par plusieurs
autres raisons comme :
o Dans un modèle de bâtiment, il existe deux types de modèles avec des dynamiques
différentes : les modèle thermiques avec une dynamique lente de l’ordre d’une heure et
les modèles électriques avec une dynamique rapide de l’ordre d’une seconde. RTLAB
permet le fonctionnement du système avec ces deux domaines de fréquence, un avantage
qu’on ne trouve pas dans les caractéristiques de dSPACE ou bien de LabVIEW qui sont
les systèmes les plus connues dans la simulation temps réel hybride. Cette caractéristique
de RTLAB contribue à la résolution du problème d’hétérogénéité entre l’émulateur de
bâtiment et le SGEB où on retrouve deux échelles de temps, 1 heure pour la couche
anticipative et 1min pour le contrôle réactif (voir chapitre 2).
o Le bâtiment intègre de plus en plus de sources de puissance renouvelable comme le
photovoltaïque. RTLAB a servi de base à plusieurs travaux de test pour les unités de
commande de puissance des convertisseurs [CRAC, 10]. En perspective, nous pouvons
imaginer une suite à nos travaux, en intégrant des modèles plus sophistiqués de sources
PV.
o RTLAB permet d’introduire des équipements physiques dans la boucle de validation des
algorithmes de gestion, tel qu’une « prise gigogne ».
b- Procédure de couplage
Le SGEB est couplé à l'émulateur comme indiqué par la Figure III-17. Le SGEB doit être
capable d'interagir avec un simulateur temps réel. L’environnement de la simulation de la Figure
III-17 est constitué de deux ordinateurs et un simulateur numérique. La partie matérielle de ce
simulateur est constituée du simulateur temps réel RTLAB HILBox 4U [Web_RT]. Le premier
ordinateur (Host PC1) est utilisé pour concevoir des modèles de simulation d'un système habitat
et pour visualiser les résultats de simulation. Le deuxième ordinateur (Host PC2) héberge le
SGEB.
Ces deux systèmes sont hétérogènes. En effet, le SGEB est programmé en JAVA et le
bâtiment est modélisé sous MATLAB/Simulink puis compilé dans RTLAB qui le transforme en
code C. Pour résoudre ce problème d’hétérogénéité des systèmes, des tunnels de communication
ont été développés pour transférer les signaux de commandes et de mesures entre le SGEB et le
processus émulé. Un schéma de cette interface de communication est donné par la Figure III-18.
Le SGEB est interfacé avec les modèles de simulation fonctionnant via une plate-forme temps
réel (RTLAB) par une communication Internet.
[Link]
ce serveur est proposé comme un service dans la plateforme et doit être implémenté dans G-
HomeTech. L’implémentation est de type startServer() et stopServer().
Des mesures
Dongle
SGEB
La charge
OSGI
Des commandes
Socket server-
client
Bundles Bundle Bundle
SGEB G2ELAB
Mesures
Schneider ZigBee
TCP/IP commandes
DataWrapp2EMS HDOutletWrapper
Le diagramme de séquences donné par la Figure III-20 résume la communication avec les
différentes parties du banc d’essai utilisé pour la validation.
Remplir le scénario
Démarrer
l’optimisation
Mesure
Traitement de
mesures
ON/OFF
ON/OFF
Intentions et
préférences via
IHM Action de l’occupant
Via la prise gigogne
L’étape suivante est de connecter le SGEB à l’émulateur bâtiment. Pour se faire, nous passons
par les étapes suivantes :
Le superviseur est le serveur qui interroge l’interface XML à chaque échantillon de temps
réactif 1r=1s. Un message comprend, comme le montre le code précédent, 4 différents types
de messages :
1 il attend un problème
Etape2:Lancer la simulation
1 simulation en cour
r
iseu
erv
Etape3: Lancer le superviseur
Sup
(réactive) 1 Setups+scénario
problème
Message
envoyé du
superviseur à
l’interface Etape4:Lancer les interfaces de
XML. communication entre RT-LAB
et la prise gigogne.
Le cas d’étude simple vise à allumer et éteindre une lampe de 25 W, via la prise gigogne
(Figure III-22). L’ordre de contrôle est donné soit par le SGEB soit par l’occupant. Dans ce
premier cas test élémentaire, il n’y a pas d’algorithme de gestion ai niveau du SGEB. C’est un
simple code JAVA qui envoie l’ordre d’arrêt (OFF) chaque 5 min pour éteindre la lampe durant
2 min. Cet ordre de contrôle est visualisé dans MATLAB/Simulink (PC2 de la Figure III-22)
pour tester le couplage des deux systèmes dans un sens. L’occupant peut intervenir et annuler la
commande du SGEB à travers une action sur l’interrupteur de la prise gigogne.
Nous avons également introduit des capteurs de mesures de tension et de courant de la lampe
qui vont être utilisés par MATLAB/Simulink pour calculer la puissance réelle consommée. Cette
puissance est envoyée au SGEB via l’interface de couplage des deux systèmes pour être
comparée avec celle fournie par la prise gigogne. Ainsi le deuxième sens de couplage entre le
SGEB et l’émulateur de bâtiment a été testé et la mesure de puissance de la prise comparée avec
celle donnée par les capteurs.
On/off
Interface
RTLAB SGEB
I lampe ln eff
ln1 eff1 Interface
V lampe
Prise
Capteurs
Lampe de
I,V
25W
La Figure III-23-a donne les ordres ON/OFF envoyés par le SGEB à la prise gigogne affiché
sur PC1 et PC2 (voir Figure III-22), respectivement, pour le contrôle et la visualisation. La
Figure III-23-b introduit l’action de l’occupant sur l’interrupteur de la prise et la Figure III-23-c
donne la puissance consommée par la lampe mesurée à l’aide des capteurs de courant et de
tension et calculé dans MATLAB/Simulink.
Commande de SGEB dans PC2 Commande de SGEB visualisée dans PC1
1
Retard de quelques
Commandes
secondes
0.5
0 (a)
2 4 6 8 10 12 14 16 18
1.2
Commande de SGEB dans PC2 L’action de l’occupant sur l’interrupteur de la prise gigogne
1
0.8
Commandes
0.6
0.4
0.2
(b)
0
2 4 6 8 10 12 14 16 18
(c)
Figure III-23: Résultats de simulation pour le cas d’étude simple pour valider le couplage entre le SGEB, RTLAB et
la prise gigogne.
visualisation de MATLAB/Simulink avec un petit retard qui peut aller jusqu’à 10s (Figure III-
23-a). Ce retard est du à communication sur le réseau Ethernet. La puissance consommée par la
lampe calculée dans le modèle Simulink à partir du courant et de la tension donnés par les
capteurs de mesures est bien envoyée au gestionnaire avec presque le même retard.
Le couplage entre le gestionnaire énergétique et la prise gigogne a été aussi validé. La prise
reçoit quasi-instantanément l’ordre ON/OFF du gestionnaire qui peut être annulé par un ordre de
l’occupant (Figure III-23-b) durant un laps de temps. En effet, le SGEB envoie son contrôle
chaque 1seconde. Pour maintenir l’action de l’occupant, il faudrait réactionner à chaque fois
l’interrupteur de la prise ce qui donne la puissance consommée par la lampe Figure III-23-c.
Concernant la mesure de puissance, nous ne retrouvons pas les mêmes puissances envoyées par
la prise et celle envoyée par les capteurs de mesure car la prise mesure l’énergie. La puissance
consommée PZB peut être indirectement calculée à partir de la valeur d’énergie E et de
l’intervalle 1t entre le temps courant et le temps de la dernière valeur reçu en utilisant la relation
suivante :
E × 3600
Pzb = (III-1)
∆t
Les messages envoyés par la prise gigogne sont illustrés par la Figure III-24. L’intervalle de
temps 1t est dans ce cas de 60 s¹, la valeur de E est 1Wh². Pour calculer la puissance de cette
charge, nous avons utilisé l’équation 1 qui conduit à :
1× 3600
Pzb = = 60 Wh (III-2)
60
Cette valeur de 60W n’est pas correcte, car la puissance nominale de la lampe utilisée est de
25Wh. Comme on peut le voir dans la Figure III-24, la prise gigogne répète la valeur de
d’énergie deux fois, ce que signifie que le temps dans ce cas est 2 x 1t=120s. Cela implique
Pzb = 30 W, ce qui est plus proche de la puissance de la lampe. Il est donc difficile d’évaluer la
puissance à partir de l’énergie.
Figure III-24 : Messages affichés par le dispositif ZigBee pour une charge de 25 W
Pour mieux étayer cette conclusion, nous avons réalisé différents cas tests en connectant la
prise gigogne entre une source AC 220V/50Hz et une charge résistive variable (max 4KW).
Nous avons fait varier le courant de la charge jusqu’à 8A³. La valeur d’énergie E est, dans ce cas,
de 2Wh¹. Le Tableau III-2 montre les valeurs mesurées par la prise par rapport à la valeur
donnée par un appareil de mesure (énergie/puissance électrique- Chauvin Arnoux C.A.8334):
La prise gigogne envoie l'énergie consommée par la charge lors de la dernière remise à zéro
(c'est une sorte de compteur d'énergie). En outre, la fréquence de transmission de la mesure
dépend de la puissance de la charge - voir la Figure III-25.
Figure III-25 : Relation entre la puissance de la charge et les instants de transmission des mesures
Ces tests préliminaires ont permis de mettre en évidence trois inconvénients importants dans
la conception de la prise gigogne :
- communication de l’énergie au lieu de la puissance consommée ;
- communication asynchrone de la valeur mesurée (temps de transmission variable) qui
dépend de la puissance de la charge.
- précision de la mesure d’autant plus importantes que les consommations sont élevées
(voir Tableau III-2).
3.4. Conclusion
L’objectif de la deuxième partie est de réaliser un démonstrateur qui permet l’analyse des
performances du gestionnaire énergétique de bâtiment (en temps réel) dans les conditions réelles
de fonctionnement et qui permet de résoudre les problèmes d’hétérogénéités entre les systèmes et
d’introduire les actions de l’occupant. Nous avons alors décrit l’architecture de ce démonstrateur
temps réel hybride, le couplage entre le SGEB, l’émulateur de bâtiment RTLAB et la prise
gigogne, ainsi que la méthodologie de validation. Pour valider le bon fonctionnement de
l’ensemble, nous avons étudié un cas d’application simple. Grâce aux résultas obtenus, nous
avons montré que le couplage entre les trois systèmes peut être établi. Nous avons montré
l’intérêt de ce système de validation pour la prise en compte de capteurs/actionneurs imparfaits
dans la gestion énergétique.
Une fois le couplage entre le gestionnaire énergétique et le modèle de bâtiment testé sur
MATLAB/Simulink avec un cas simple via les deux outils de validation virtuelle et semi-
virtuelle, nous allons étudier, dans le chapitre suivant, des cas d’applications plus complexes
avec des modèles thermique et électrique d’appartement. Nous allons tester non seulement le
couplage mais aussi les algorithmes de gestion énergétique avec différents scénarios.
[Link]
Sommaire chapitre 4
4.1. Introduction................................................................................................................................102
4.1. Introduction
Dans le chapitre précédent, nous avons mis en œuvre deux solutions qui se basent sur la co-
simulation virtuelle et temps réel hybride pour valider les algorithmes d’un SGEB. Nous avons
vérifié via des cas test simples que le couplage entre le gestionnaire, le simulateur ou l’émulateur
de bâtiment et une « prise gigogne » était bien établi et que le problème d’hétérogénéité entre les
systèmes était résolu. Cependant, nous n’avons pas validé les algorithmes de G-homeTech.
L’objectif de ce chapitre est de valider les algorithmes de G-homeTech via des cas d’étude plus
complexe en variant les scénarios.
Les algorithmes de gestion énergétique de G-homeTech vont être validés via la co-simulation
virtuelle qui se base sur la communication entre le gestionnaire et un simulateur de bâtiment
nommé SIMBAD qui contient la maison virtuelle Gershwin crée par le centre scientifique et
technique du bâtiment (CSTB). Nous allons découvrir et analyser le modèle de la maison
virtuelle Gershwin choisi pour la validation. L’architecture de la simulation semi-virtuelle sera
détaillée et le modèle thermique de pièce retenu ainsi que les modèles des équipements
électriques seront décrits. Enfin, pour valider les algorithmes de gestion énergétique, nous avons
varié les cas test et les scénarios qui se basent tous sur le contrôle par le coût de l’électricité pour
une maison qui produit localement de l’énergie photovoltaïque.
Nous rappelons que l’objectif de G-homeTech est de minimiser les consommations d’énergie
de la maison notamment dues aux équipements (chauffage, appareils électroménagers,
éclairage…), tout en respectant le confort et les exigences des occupants. Ceci revient à
maximiser l’efficacité énergétique du bâtiment, c'est-à-dire le ratio entre confort et
consommation énergétique.
L'objectif est d'analyser le modèle d'un bâtiment virtuel, la maison Gershwin, afin de définir
les moyens d'action pouvant être utilisés pour élaborer une stratégie de gestion énergétique
efficace. Il est donc nécessaire d’analyser le modèle Gershwin afin de faciliter son couplage avec
le logiciel G-homeTech. L’idée était d’identifier les entrées et les sorties nécessaires à l’insertion
de G-homeTech et de créer un modèle thermique d’une pièce de la maison.
La première phase a consisté à prendre en main l'environnement de simulation et le modèle de
bâtiment du CSTB. La seconde phase a été de construire des modèles de comportement,
suffisamment simples pour pouvoir être intégrés dans un gestionnaire énergétique. La pièce de la
maison retenue comporte : un chauffage électrique, une ventilation contrôlée, des persiennes
motorisées, de l'éclairage artificiel et des occupants.
Figure IV-1: Rez de chaussé de la maison Gershwin Figure IV-2: Le premier étage de la maison Gershwin
Figure IV-3 : 4 blocs principaux relatifs à des aspects différents de la maison Gershwin
Le séjour a été sélectionné car il a l’avantage de posséder des fenêtres sur deux orientations
(Nord et Sud). Ainsi, la commande des stores parait plus complexe et donc plus intéressante. De
plus, comme c’est la pièce principale, le profil d’occupation y est plus varié.
Une analyse des variables d’influences a été réalisée. Cette étude constitue un travail
préalable à l’élaboration d’un modèle thermique du séjour. En effet, elle consiste à étudier
l’influence des différents éléments (occupation, ventilation, éclairage et températures des pièces
avoisinantes) sur la température et la puissance de chauffe du séjour. Par exemple, les Figure IV-
4-6-7 permettent de constater l’impact de l’éclairage artificiel et de l’ouverture des stores
(éclairage naturel) sur le séjour dans 3 situations (voir Figure IV-4).
NB : les courbes correspondent à la journée du 2 janvier.
Un autre point important pour l’élaboration du modèle thermique est l’étude de l’influence
des pièces voisines. En effet, le séjour est en contact avec de nombreuses pièces, que ce soit par
les murs ou le plancher du 1er étage. Cette étude a conduit à la conclusion que les températures
des pièces voisines ont une influence très négligeable. Ceci est notamment dû à la faible surface
en contact avec le séjour mais surtout au fait qu’il y a très peu d’échanges thermiques avec les
pièces voisines car les températures régulées sont très proches. Les plus influentes sont la cuisine
et les deux chambres (1 et 4).
En définitive, cette première partie a permis d’analyser le modèle Gershwin : identifier les
variables qui devront être utilisées pour coupler ce modèle au logiciel G-homeTech, choisir une
pièce adaptée et intéressante pour la gestion énergétique ainsi que donner des éléments
importants pour l’élaboration du modèle thermique. Il s’agit désormais d’élaborer un modèle
thermique simple relatif au séjour de la maison Gershwin.
Une analogie électrique permet de modéliser les phénomènes thermiques d’un bâtiment. Les
différentes températures sont analogues à des tensions, les flux de chaleur sont assimilés à des
sources de courant, l’inertie des murs à des capacités et les résistances thermiques des murs à des
résistances. Les 4 modèles de zone thermique suivants ont été comparés :
Rv Rv
Rpieces Rpieces
Tpieces Cm Tpieces Cm C0
Rsol Rsol
Tsol 3lum
equip 3chauff
chauf 3occ
occ Tsol 3lum
equip 3chauff
chauf 3occ
7 parameters occ
6 parameters
model 1 model 2
Rv Rv
11 parameters
Rmext Tm Rmint Rmext Rmint
Tint Tm Tint
Cm
Rpieces
Rpext Rpint
C0 Tpieces Cm
Tpieces Cmp Rsol
Rsext Rsint 3lum 3chauff 3occ 2 1 3lum 2 23chauff2 3 3occ
equip chauf occ Tsol equip chauf occ
Tsol 9 parameters
Cms
model 3 model 4
Pour ces 4 modèles, la température Tpiece est la température moyenne des chambres adjacentes
qui est supposée constante du fait de la régulation. La température Tsol représente la température
moyenne du sol et Text la température extérieure.
-Modèle 1 : Premier modèle élaboré, d’ordre 1 avec 3 températures. C’est le modèle le plus
simple parce que l’inertie des murs est globalisée.
-Modèle 2 : Modèle d’ordre 2 qui ajoute un deuxième condensateur Co au modèle 1 qui
représente la capacité du mobilier.
-Modèle 3 : Modèle d’ordre 4 : une capacité par mur plus Co pour le mobilier.
-Modèle 4 : Modèle 1 auquel on a ajouté les 3 coefficients devant les apports externes
(éclairage, chauffage et occupation) pour simuler des pertes.
L’idée est désormais de faire coïncider la température calculée par le modèle thermique
précédent avec la température du séjour issu de la simulation Gershwin. Pour cela, un
programme d’optimisation sous MATLAB développé au sein du laboratoire G-SCOP a été
utilisé (voir annexe 2). Ce programme permet de déterminer les paramètres optimaux du modèle
électrique permettant de minimiser l’écart entre la température intérieure calculée avec le modèle
et celle simulée. Dans ce cas, il s’agit de Rmint, Rmext, Rv, Rsol, Rpieces, Cm et Tsol.
Décrochement
Minimum local
Minimum global
Figure IV-10: Estimation de l’erreur moyenne entre la température issue du modèle et la température du Gershwin
obtenue pour 1000 paramètres initiaux.
L’axe des x = numéro de simulation pour des paramètres initiaux tirés au hasard. Les numéros
de simulations ont été organisés des meilleurs résultas au moins bons.
Complexité de modèle (Nombre
de condensateurs et coefficient
4 capa + 0 coef M3
2 capa + 0 coef
M2
1capa + 3 coef M4
1capa + 0 coef M1
Après cette analyse, le modèle 1 apparaît comme le plus avantageux parce que c’est le modèle
le plus simple à mettre en place et à l’intégrer dans un gestionnaire énergétique comme G-
homeTech. C’est en effet, un modèle de premier ordre alors que les modèles 2 et 3 sont
respectivement d’ordre 2 et 4. De plus, le nombre de paramètre à optimiser est également mois
important pour ce modèle ce qui facilite l’optimisation et augmente les chances de trouver des
paramètres cohérents. D’après ces résultats, le modèle 1 possède un minimum global (voir
Figure IV-10) (erreur minimale) pour un grand nombre des paramètres initiaux.
R min t R v Tm T
Tint = × (Φ lum + Φ chauff + Φ occ + + ext )
R min t + R v R min t Rv
Une fois l’environnement global de Gershwin maîtrisé, il a fallu entrer plus en détail dans le
modèle. Tout d’abord, le système de commande du CSTB de chaque équipement a été étudié :
identification des paramètres d’entrées et de sorties, de la plage de variation du signal de
commande ainsi que des variables et paramètres pris en compte lors du contrôle des
équipements. Ensuite, il a fallu déterminer et localiser précisément les variables nécessaires à G-
homeTech pour calculer les commandes de gestion optimales.
Afin de faciliter le couplage « G-homeTech-Gershwin », des ports ont été ajoutés dans la
commande du radiateur électrique. Ils correspondent aux points où les sorties de G-homeTech
devront être reliés.
Figure IV-14 : Rez de chaussé de la maison Gershwin avec l’ajout des équipements électriques
d (Tin − Tout )
= − (Tin − Tout ) + Pmax
1 k (IV-2)
dt 2 2
Avec :
Tin : Température à l’intérieur du réfrigérateur [°K]
Tout : Température à l’extérieur du réfrigérateur (température de la pièce) [°K]
k : Facteur de production de froid du réfrigérateur (caractéristique intrinsèque)
1 : Constante de temps du réfrigérateur [s] tel que 2 = R × C avec « R » en [°K / W], la résistance
thermique et « C » en [J / °K], la capacité calorifique du réfrigérateur. Nous avons pris une
constante de temps moyenne.
Pmax : Puissance maximale du réfrigérateur [W]
En intégrant on obtient :
(IV-3)
−
Tfroid
6 T
− froid 3
Tref − ∆t − Tout = e 2
× (Tref + ∆t − Tout ) + k × 441 − e 2 1 × Pmax
1
5 2
avec :
Tref : Température de consigne à l’intérieure du réfrigérateur
∆t : Variation de température maximale autorisée pour la commande par hystérésis (ici = 1°K)
• Sur la période « tchaud » :
d (Tin − Tout )
= − (Tin − Tout )
1
(IV-4)
dt 2
En intégrant on obtient :
Tchaud (IV-5)
−
Tref + ∆t − Tout = e 2
× (Tref − ∆t − Tout )
Figure IV-15 : Modèle Simulink du réfrigérateur Figure IV-16 : Schéma d’un cycle du réfrigérateur
Dans G-homeTech, les services permanents (le chauffage et le réfrigérateur) sont eux aussi
des modèles du premier ordre par contre ils ne représentent pas le contrôle local qui existe dans
les modèles de simulation via un hystérésis ou bien un PID (voir Figure IV-17).
2500 2500
2000 2000
Power (W)
Power (W)
1500 1500
1000 1000
500 500
0 0
0
285
570
855
1140
1425
1710
1995
2280
2565
2850
3135
3420
3705
3990
4275
4560
4845
5130
0
370
740
1110
1480
1850
2220
2590
2960
3330
3700
4070
4440
4810
5180
5550
5920
c) Puissance active consommée par la machine à laver d) Puissance active consommée par lave vaisselle
Il faut noter qu’il y a une différence entre ces modèles de simulation existant dans l’émulateur
de bâtiment et ceux utilisés par le gestionnaire énergétique G-homeTech. En effet, ce dernier
utilise un modèle avec un seul cycle de fonctionnement (puissance moyenne) (Figure IV-19).
Ainsi, une première simulation était faite sans connecter le SGEB à la maison virtuelle.
L’occupant répond à son seul confort thermique indépendamment du prix de l’énergie. Par
exemple la température optimale choisie durant la journée pour les trois chambres est
Topt(1)=Topt(2)=Topt(3)=21°C et pour le réfrigérateur Topt=2°C. Pour le même jour, la mise
en marche de la machine à laver est choisi à 8h le matin de sorte que le temps de fin demandé par
l’occupant soit 10h (fopt(WM)=10h) pour une durée de fonctionnement D(WM)=2h. Concernant
la lave vaisselle, fopt(DW)=22h, ce qui donne un temps de démarrage égale à 20h pour une
durée de fonctionnement D(DW)=2h (Figure IV-20).
Le temps de fin de fonctionnement de la Le temps de fin de fonctionnement de
machine à laver la lave vaisselle
Satisfaction
10h 22h
Dans cette application, nous avons le même objectif que [MOHS, 10]. Notre stratégie de
gestion vise à minimiser la facture d’électricité par une gestion anticipative optimisée du
fonctionnement de chaque appareil, en prenant en compte les demandes des occupants. Notre
scénario se base sur une courbe de prix d’achat de l’électricité anticipée qui varie avec un pas
d’une heure durant une journée. Cependant, la stratégie de contrôle dans [MOHS, 10] est basée
sur la tarification en temps réel (RTP). [MOHS, 10] montre un résultat intéressant : le gestion de
la charge résidentielle peut être basée sur un prix d’électricité anticipé plutôt que sur un prix réel.
En effet, il n’y a pas beaucoup de différence dans la facture d’électricité pour les deux stratégies.
Le gestion des charges dans [PENG, 11] est basée sur une prévision du prix de l’électricité et
de la consommation compte tenu des demandes des occupants. Il s’agit de répondre à objectif
d’optimisation tel que minimiser le coût ou bien maximiser le confort. La formulation du
problème d’optimisation dans [PENG, 11] est décrite en utilisant seulement un chauffe-eau
électrique. Cependant, dans notre étude nous généralisons la gestion à un ensemble d’appareils
électriques comme les chauffages électrique, les lave-linges, les lave-vaisselles, les réfrigérateurs
qui représentent 70% de la consommation résidentielle totale [RTE, 11]. En outre, dans ce
travail, il est possible de contrôler à distance les appareils avec le système de gestion via des
équipements communiquants.
Le contrôle réactif dans [PENG, 11] se fait en fonction du prix réels du marché d’électricité
en temps réel. En revanche, dans notre étude, l’ajustement en temps réel via le contrôle réactif se
fait en fonction de la puissance totale disponible (la production PV) et de la puissance réelle
consommée.
La température préférée dans La température préférée dans La température préférée dans
le salon la cuisine la chambre 4
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23
Figure IV-22 : Températures préférées (fonctions de satisfaction) pour les chambres ainsi que les profils
d’occupation
anticipatif est respecté et la solution calculée (signaux de consignes pour les 24 prochaines
heures) est transmise sans modification aux équipements de la maison virtuelle.
- Pour le second sous-scenario, le plan anticipatif calculé ne sera pas respecté et les
contraintes prises en compte par l’optimisation seront violées. Cela permet de tester le rôle de la
gestion réactive qui va délester un certain nombre de charges pour respecter la puissance totale
fournie disponible.
Un profil de prix de l’énergie (Figure IV-23) qui peut être issue du fournisseur d’énergie est
ajouté dans [Link].
0.3
0.25
Prix de kW/h
0.2
0.15
0.1
0.05
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Temps (heure)
Dans ce sous scénario, G-homeTech contrôle les équipements et les charges de la maison
Gershwin présentés dans la Figure IV-21. Conformément aux exigences des consommateurs, aux
données météorologiques réelles et prédites, à la consommation réelle et au prix d'achat prévu, le
gestionnaire formule un problème selon les objectifs d'optimisation pour effacer ou déplacer la
demande d'électricité à des périodes plus bénéfiques (par exemple, les nuits ou au prix d'achat
minimum).
Nous avons conservés les mêmes préférences que dans le premier scénario. La solution
donnée dépend du choix de l’occupant : favoriser le confort thermique ou bien choisir de
favoriser le critère économique.
La Figure IV-23 montre qu’il existe deux pics de prix au cours de la journée et le prix le plus
élevé de l’énergie est à 20h avec 0,26€/kWh. Ce profils est imaginé afin de contrôler « l’énergie
Smart Home » via un prix variable qui est le second scénario.
Pour favoriser le confort thermique (le premier sous scénario), le SGEB garde la valeur de
température de consigne la plus proche possible à 21°C, celle préférée par l’occupant pour les
trois pièces (cas 2 dans Figure IV-24) et pour le réfrigérateur le plus proche de 2°C (Figure IV-
25). En plus, les instants de démarrage des services temporaires restent le plus proche possible de
ceux demandés (Figure IV-20). Pour favoriser le confort, l’usager doit payer plus et pour
minimiser le coût, il doit réduire son confort pour consommer différemment.
La température préférée par l’occupant est fixée à Topt =21°C. La température minimale et
maximale à ne pas dépasser sont respectivement, Tmin=19°C et Tmax=24°C pour les trois
chambres.
La différence entre les deux sous-scénarios (Figure IV-24-cas2 et Figure IV-24-cas3) peut
être constatée au niveau des comportements thermiques des trois chambres à 20h le soir pendant
la période du pic de consommation et de prix de l’énergie. Pour conserver le confort thermique
(cas 2), le gestionnaire envoie une température de consigne égale à celle préférée par l’occupant
Topt =21°C malgré le prix de l’énergie élevé. Par contre, pour le cas 3 (minimiser le prix), le
gestionnaire a réduit la température de consigne à 8h pendant une heure pour ; Tmin =19°C.
Même constat pour le réfrigérateur (Figure IV-25). La température demandée par l’occupant
est Topt t =21°C. La solution proposée par le gestionnaire à 20h est d’envoyer une température de
consigne égale à la température maximale choisi par l’occupant Tmax=4°C, pour réduire la
consommation à cette période de temps. Pour corriger cette violation de la satisfaction au niveau
du réfrigérateur, une température de consigne égale à la température minimale Tmin=0°C a été
envoyée pour maintenir le température préférée.
La Figure IV-26 montre la différence entre les cas test 2 et 3 concernant les services
temporaires. G-homeTech démarre la machine à laver et le lave vaisselle respectivement à 8h le
matin et à 20h le soir dans le cas 2 (confort favorisé) malgré les prix élevés de l’énergie à ces
deux périodes de la journée. Il conserve les heures de fin des deux machines égales à celles
demandées fopt(WM)=10h et fopt(DW)=22h. Cependant, en choisissant de minimiser le coût
(cas 3), la même figure montre que le gestionnaire d’énergie décale le fonctionnement des deux
appareils en heures creuses, en réduisant avec cette solution non seulement le confort de
l’occupant mais aussi le coût énergétique.
Temperature (°C)
Temperature (°C)
Temperature (°C)
21.5
Cas 1
21 21 21
20.5
Living Room
Kitchen 21 Room4
20
20.5 20.5
20
22 22 19 22
(c)
Temperature (°C)
(b)
Temperature (°C)
6 7 8 9
Temperature (°C)
21 21 21
Cas 2
20 20 20
19 (a) 19 19
22 22 24
(b) (c)
Temperature (°C)
Temperature (°C)
Temperature (°C)
23
21 21
22
20 21
Cas 3
20
20
19 (a) 19 19
Température de référence envoyée par le SGEB Température de référence envoyée par le SGEB Température de référence envoyée par le SGEB
Température Tin à l’intèrieur de la pièce reçu Température Tin à l’intèrieur de la pièce reçu Température Tin à l’intèrieur de la pièce reçu
par le SGEB par le SGEB par le SGEB
4 2 2
(a) (b) (c)
Power (KW)
3 1.5 1.5
Power (KW)
Power (KW)
2
1 1
1
0.5 0.5
0
0 0
P. consommé par le radiateur dans le cas1 P. consommé par le radiateur dans le cas1 P. consommé par le radiateur dans le cas1
sent by EMS
P. consommé par le radiateur dans le cas2 P. consommé par le radiateur dans le cas2 P. consommé par le radiateur dans le cas2
Luminosité (Lux)
Light power(W)
Light power(W)
1
(a) 4
Occupant Number
4
Occupant Number
Occupant Number
0.5
occupation
2 2 0
-0.5
0 0
0 5 10 15 20 25 -1
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Time (Hour) Time (Hour) Time (Hour)
Profil d’occupation anticipé donné par SGEB Profil d’occupation anticipé donné par SGEB Profil d’occupation anticipé donné par SGEB
sent by EMS Profil réel d’occupation donné par Gershwin sent byréel
EMS
Profil réel d’occupation donné par Gershwin Profil d’occupation donné par Gershwin
Température de consigne
Température à l’intérieur de réfrigérateur
Temps (heure)
Température (°C)
Température de consigne
Température à l’intérieur de réfrigérateur
Temps (heure)
Figure IV-25: le comportement de réfrigérateur dans Figure IV-26: le comportement des machines
temporaires: lave vaisselle (a) et machine à laver (b)
case1/2 (a) and case 3 (b)
dans le case 1/2 et case 3.
Anticipated
Coût globalglobal cost (Confort
anticipé (comfort is
nonnotpréféré)=1,
preferred)=1,86€
86€
Coût global
Anticipated anticipé
global cost (Confort préféré)=2,7€
(comfort is preferred)=2,7€
Le coût global. €
1,4
1,2
1
0,8
0,6
0,4
0,2
0
-0,2
-0,4
-0,6
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23
Temps (heure)
La Figure IV-27 permet de conclure sur le coût de l’énergie dans les deux cas 2 et 3. Si le
confort du consommateur est préféré, le coût global de l’énergie durant 24h est de 2,7€ selon le
profil du prix de la Figure IV-23. Par contre, si l’occupant choisi de réduire sa facture
d’électricités en gardant le minimum de confort, il peut économiser 0.84 €/jour et il ne paye que
1,86€.
Jusqu'à présent, les résultats de simulation obtenus sont pour des conditions réelles égales à
celles prédites. Cela signifie que les données météorologiques réelles et la consommation réelle
des services non-contrôlables sont les mêmes que celles des prévisions. Dans ce qui suit, nous
allons imaginer un autre scénario qui fait la différence entre la prévision et la réalité. Dans ce
scénario, la production d'énergie photovoltaïque est réduite entre 10h et 12h (voir Figure IV-28-
a). En outre, la puissance non-contrôlable réelle est différente de celle prédite et elle dépasse la
puissance souscrite Pres = 6.5KW à 20h (voir Figure IV-28-b).
2 (a) 10 (b)
Anticipated PV production Real PV production NonControllable real Power
1.5 Non controllable anticipated power
Power (KW)
Power (KW)
1 5
0.5 1
0
0 0.5
0
(c) (d)
EMS Heater control
0 0
Room 4 Living room
24 (e) 23 (f)
Temperature (°C)
Temperature (°C)
Tin Room 4
22
22 Topt Room 4 sent by EMS Topt Living room sent by the EMS
21
20 20
19
18
(h)
EMS Heater control
(g)
EMS control
1 1
0 0
Kitchen Fridge
21 2
20 0
Fridge
19 -2
0 5 10 15 20 25
0 5 10 15 20 25 Time (Hour)
Time (Hours)
Le reste de la Figure IV-28 résume les résultats de ce dernier scénario. Lorsque la puissance
photovoltaïque produite localement est réduite, la consommation totale dépasse la puissance
disponible et nous pouvons voir l’ordre d’arrêter (OFF) envoyé par G-homeTech au radiateur de
la chambre 4. La Figure IV-28-c montre la coupure de l'appareil de chauffage deux fois dans la
journée: entre 11h et 12h lorsque la production PV n'est pas suffisante et la consommation totale
dépasse la puissance disponible et entre 20h et 21h lorsque la consommation dépasse
l’abonnement de 6,5kW. Dans cette période de temps, le gestionnaire a délesté tous les appareils
électriques contrôlables Figure IV-28-c/d/g/h.
Parfois, l’ordre d’arrêt (le OFF) montre qu’il peut y avoir une phase de commutations non
désirées lorsque le gestionnaire change rapidement le contrôle et oscille entre marche et arrêt. Le
problème vient de la stratégie de gestion réactive actuellement implémentée dans le gestionnaire.
En effet, à chaque minute (le temps d’échantillonnage de la couche réactive) la gestion réactive
compare la quantité d’énergie consommée avec celle disponible. Par exemple, lorsque le
radiateur est arrêté (Figure IV-28-c), la puissance consommée est inférieure à celle disponible.
Le gestionnaire envoie donc un ordre de marche ou de démarrage (ON). A cet instant, il calcule à
nouveau la somme de la puissance consommée qui, cette fois-ci dépasse la puissance disponible,
il envoie donc un ordre d’arrêt (OFF) et ainsi de suite. Pour résoudre ce problème et limiter cette
oscillation, une hystérésis dans la couche réactive devrait être ajouté pour diminuer la sensibilité
et créer une marge de puissance de sécurité dans le cas où l’on veut garder la même période
d’échantillonnage de la couche réactive.
2,5
1,5
0,5
-0,5
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23
Temps (heure)
Le coût énergétique global pour les trois cas : cas 1 (sans G-homeTech), cas 2 (avec G-
homeTech mais le confort est préféré et avec gestion réactive) et le cas 3 (avec G-homeTech
mais le critère économique est préféré, toujours avec gestion réactive) est donné par la Figure
IV-29.
Pour résumer le dernier paragraphe (gestion réactive), la puissance totale consommée sans et
avec G-homeTech (critère de confort est préféré) est donnée par la Figure IV-30. La Figure IV-
30-a montre le décalage de démarrage des services temporaires vers des périodes de temps où le
prix est moins élevé. En outre, cette figure montre bien le délestage des appareils dans le cas de
dépassement de la puissance souscrite. La Figure IV-30-b montre clairement la différence de
consommation moyenne entre les deux scénarios.
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
10
Puissance totale consommée moyennée Time
sur 1h(Hours)
sans le SGEB
Avreage total power consumption without EMS
8 Puissance totale
Avreage total consommée
power moyennée
consumption sur 1h
without EMSavec le SGEB (b)
Prix de rachat anticipé
Power (KW)
0
0 5 10 15 20 25
Time
Temps (Hour)
(heure)
Figure IV-30: (a) Puissance instantanée consommée sans et avec G-homeTech. (b) Puissance totale moyenne
consommée sans et avec G-homeTech
Nous avons réalisé un dernier test, en modifiant le type de tarification du photovoltaïque sans
mettre de contraintes sur l’abonnement, c’est-à-dire que nous avons fixé une puissance souscrite
qui dépasse largement la consommation. Il y n’aura donc pas de délestage des équipements. La
figure suivante donne la puissance totale consommée dans les deux cas : le tarif Français et le
tarif Allemand.
Cette figure montre bien que dans le cas d’un tarif Allemand, l’autoconsommation est
favorisée. En effet, G-homeTech a décalé le fonctionnement des machines temporaires dans des
périodes d’ensoleillement, pour profiter au maximum de la puissance produite localement.
Temps (heure)
Temps (heure)
Figure IV-31 : Puissance totale consommée dans le cas du contrôle par le coût
dans les deux cas tarif Français et tarif Allemand
4.8. Conclusion
Or, les données anticipées ne sont pas toujours respectées. Ainsi, une troisième simulation a
été faite en tenant compte de cette situation. La radiation solaire et la consommation totale des
services non contrôlables sont différentes de celles prédites. Cette différence a conduit à des
violations de contrainte de souscription ce qui a activé la gestion réactive du gestionnaire
énergétique qui envoie des ordres de délestage à certains équipements.
Dans tous les cas, si on préfère le confort le gestionnaire énergétique a permit de faire des
économies en évitant les pics de prix et les dépassements de souscription soit par effacement soit
par décalage de fonctionnement des services temporaires dans les périodes où il y a moins de
contraintes.
Dans le chapitre suivant, nous allons valider les algorithmes de gestion du G-homeTech à
travers le système de co-simulation semi-virtuel via une plate forme temps réel hybride.
Mark Twain
Sommaire
5.1. Introduction................................................................................................................................127
5.1. Introduction
Nous allons dans ce chapitre, tester les performances de G-homeTech dans un environnement
réel (prototypage rapide) et semi-virtuel avec des équipements émulés physiquement. C’est
l’étape qui précède l’implémentation réelle.
Dans ce chapitre l’impact du contrôle réactif va être étudié sur une prise gigogne en série avec
une charge résistive qui émule un radiateur. Ce démonstrateur temps réel hybride a été testé dans
le chapitre 3 avec un cas d’étude simple. Nous avons tiré quelques avantages et limites dans les
communications entre les différentes parties de ce banc d’essai. Dans ce chapitre, des cas tests
plus complexes seront mis en œuvre, non plus seulement pour valider le bon fonctionnement du
banc d’essai, mais aussi pour valider les algorithmes de SGEB et conclure sur les performances
de la stratégie de contrôle en temps réel hybride.
Amplificateur Charge AC
de puissance programmable
Figure V-1 : Bouclage du système de gestion d’énergie avec le simulateur « habitat »; mise en service des mesures
de la consommation et du contrôle « tout ou rien » (prise gigogne).
L’architecture détaillée du système est donnée par la Figure V-2. Pour mieux en expliquer le
fonctionnement, on prend un cas élémentaire qui est celui d’un radiateur commandé localement
en « tout ou rien ». La température de consigne envoyée par G-homeTech est reçue par le
modèle thermique de la pièce, modèle compilé au sein de RTLAB. Par contre, les commandes
ON/OFF émises par G-homeTech sont transmises directement à la "prise gigogne" Schneider à
valider. La prise mesure la puissance consommée et l’envoie au gestionnaire énergétique. Le
reste des modèles sont émulés par RTLAB.
HIL box R
PC2 S
T
Cible
N
Commande
(ON/OFF)
PC1
SGEB Modèles thermique et Amplificateur de Prise gigogne (mesures Radiateur émulé avec
(PC2) électriques de bâtiment puissance de puissance et contrôle charge resistive (4kW
sous MATLAB/Simulink Emulation de réseau du disjoncteur max)
réel [DUFO, 05]. Le modèle de l’habitat est implémenté en Matlab/Simulink. Ce modèle a été
intégré en utilisant le solveur Artemis ART5 à pas d’intégration fixe (optimisé pour des
applications temps réel) [CRAC, 10]. Le SGEB est, lui aussi, intégré dans la partie logicielle du
banc de test ; il communique avec RTLAB via le protocole TCP/IP. La Figure V-3 illustre
l’interaction entre les parties physique et logicielle du banc d’essais.
Puissance de radiateur
Prise gigogne
Modèle de réseau
- Température Contrôle
Terr local R
de référence. +- Radiateur
- Marche/Arrêt Ph,
k Amplificateur S
de puissance T ON/OFF
de radiateur
Comportement N
Tin 1h,i
thermique de la Ta
maison 1s
- Le contrôle
des autres
équipements Modèles des équipements électriques
SGEB
Partie logicielle Partie physique
Figure V-3 : Circulation des flux d’information au sein du banc d’essais : mesures et commandes
Afin de valider les algorithmes de gestion de G-homeTech en temps réel, nous avons choisit
le cas d’étude représentatif d’un habitat usuel. Ce cas développé dans la thèse de [OCNA, 07],
est un appartement d’une surface habitable de 109. 25 m², composé de 4 chambres, un salon, une
cuisine, une salle de bain et un garage (voir le plan de l’appartement cible dans la Figure V-4).
1P 1P
d(cumul de chaleur) (V-1)
= entrantes _ sorantes
dt
Donc le modèle thermique de la maison dépend de plusieurs facteurs tels que, la structure de
la maison (surfaces des chambres, hauteur, matériaux des murs -isolation, nombre des fenêtres,
etc.), la température à l’extérieure, l’ensoleillement… (voir Figure V-5).
D’après la Figure V-5, le bilan thermique pour une seule zone de vie i (pièce ou chambre),
sachant qu’il y a 7 chambres dans le cas d’étude (voir Figure V-4) (i appartient à l’intervalle
[1,7]) peut s’écrire comme suit :
Nous obtenant les équations différentielles suivantes (V-2) :
7 dTm 4 7- 1 1 4
5 dt 2 5 2 7 0 0 0 4 7 Ta 4 (V-2)
5 dT 2 = 55
riCm riCm 2 7Tm 4 + 5 1 1 SF2 5Φ 2
D 1 1 A2 56 Ti 23 5 5 h2
Ci 23 5Φ 2
5 i 2 1
5 - BB + 82
8 6 raCi Ci
6 s3
56 dt 23 5 riCm C r C r C 92
6 i i a m 3
7T 4
y = [0 1]5 m 2
6 Ti 3
Avec
Ti température dans la chambre i [K] ;
Tm température de l’enveloppe de la pièce [K] ;
Ta température ambiante (à l’extérieur du bâtiment) [K] ;
Ci capacité thermique de l’air dans la chambre i [J/K] ;
Le modèle thermique proposé est un modèle simplifié de premier ordre, qui permet de simuler
le comportement thermique dynamique d’une pièce et convenable pour la procédure
d’optimisation. Les températures dans les différentes pièces du bâtiments sont déterminé
chambre par chambre, permettant la régulation avec des consignes différentes. Le modèle permet
aussi d’observer l’interaction thermique entre les différentes chambres.
Hypothèses simplificatrices :
• On considère que le flux thermique donné par le soleil est constant à l’intérieure de la
salle. En réalité, ce flux dépend de l’orientation de la salle (il est plus important côté sud
que côté nord…).
• Le plafond a été considéré comme parfaitement isolé pour éliminer l’échange thermique
entre l’intérieur et l’extérieure à travers cet élément.
• On suppose que la température dans la chambre est uniforme. Mais, en réalité, cette
température présente une certaine répartition verticale et horizontale, en fonction de type
de radiateur utilisé et en fonction de son positionnement.
• Pour simplifier le modèle, les habitudes de l’usager (la fermeture aléatoire des portes et
des fenêtres) ne sont pas prises en compte ainsi qu’on ne tient pas compte du transfert
thermique par rayonnement et par convection. C'est-à-dire nous nous considérons que les
pertes thermiques justes par la chaleur échangée avec l’air externe (soit avec l’air à
l’extérieure de la maison soit avec l’air des salles voisines).
En cas où les sources thermiques des autres équipements et des personnes sont négligeables.
Comportement
thermique de la
maison
2 3 4 5 6
1
Contrôles locaux des
5/6
5/6 radiateurs
Φ h,i
Tiint
T ext
33
44
22
1 La commande
Températures des
chambres
de G-homeTech
Figure V-6: Modèle du chauffage électrique
Figure V-7: Modèle du chauffage électrique sous
MATLAB/Simulink
22 est la température de référence pour chaque zone i (Tref,i). Dans notre application, cette
valeur est envoyée par le gestionnaire énergétique G-homeTech dans le modèle thermique du
bâtiment émulé dans RTLAB. Dans un premier cas test, une seule température de référence sera
envoyée par le gestionnaire pour commander le radiateur de la première chambre. Dans le
deuxième cas test, 3 radiateurs (donc 3 zones thermiques) seront commandés.
44 : A partir du vecteur d’écart du température Terr,i, le bloc 4 génère via un hystérésis les
ordres de commande locaux pour chaque radiateur (ui). La largeur d’hystérésis est fixée en
fonction du type de thermostat considéré.
Type Précision
Mécanique ±2°C
Electronique ±0,5°C
Numérique ±0,1°C
Tableau V-1 : Précision de la régulation en fonction de type de thermostat
Mis à part le chauffage, le reste des charges électriques sont détaillées et modélisées dans la
première partie de ce chapitre. Nous avons gardé, dans ce cas de test, les mêmes modèles des
équipements électriques. Le nombre utilisé de ces charges est variable selon le cas d’étude. Nous
allons, par la suite, étudié deux scénarios différents.
Pour faire la liaison entre le modèle émulé de bâtiment et l’interface de communication entre
G-homeTech et RTLAB, certains blocs de la librairie RTLAB ont été utilisées (Figure V-8):
1
4
12345678
2 3
ON/OFF
Bloc1 : OpIPSocketCtrl : cette icône est utilisé pour définir les paramètres nécessaires pour la
communication TCP/IP ou bien UDP/IP. Lorsqu’on utilise le protocole TCP/IP, cette interface
ne peut agir qu’en tant que client (par exemple, elle initialise la connexion par l’indication des
ports et des adresses et surtout l’identifiant des services (voir le chapitre 2) pour chaque service.
Dans notre cas, l’adresse est celle de l’ordinateur avec qui nous souhaitons communiquer. Dans
notre cas, elle est fixée à l’adresse de PC2 (voir Figure V-2). Le port est spécifique à chaque
service défini dans l’interface XML (voir chapitre 2).
Bloc4 : Ce bloc fixe la fréquence d’envoi des données, généralement égale à l’inverse du
temps d’échantillonnage de la simulation 1/Ts (dans notre cas 1/Ts=1/5002s =2000Hz).
En guise de conclusion sur cette partie, le modèle thermique et les modèles des charges
électriques du bâtiment concerné, ont été modélisés sous MATLAB/Simulink et compilé par la
suite, sous RTLAB et transformé en un code C. Cependant, le SGEB G-homeTech est
Puissance consommée
Abonnement
Puissance consommée
TCP/IP
Puissance consommée
température de la pièce G-homeTech
ON_OFF+ température de consigne SGEB
Puissance consommée
température du réfrigérateur
ON_OFF+ température de consigne
Puissance consommée
ON_OFF
Temps de démarrage
L’échange des informations entre le SGEB et la prise gigogne reste le même que le cas
d’étude du chapitre 3. En effet, le contrôle réactif du SGEB envoie l’ordre de commande
ON/OFF à la prise. Par contre, nous tenons compte que de la valeur de puissance consommée par
la charge, calculée dans le modèle MATLAB/Simulink à partir des mesures de courant et de
tension (voir Figure V-7), puisque nous avons déjà démontré dans le chapitre 3 que la précision
de la mesure de ce dispositif croît pour des consommations élevées, comme le cas des cas
d’étude détaillés par la suite. Ces tests nous permettent aussi, de valider les algorithmes de
gestion énergétique de G-homeTech via plusieurs scénarios.
sur la puissance maximale disponible. Le prix de l’électricité sera considéré comme fixe durant
toute la journée.
Type de prix Prix €cts/kWh
pauto : l’autoconsommation 25.01
pr : Prix de revente 43.01
pa : Prix de rachat 19.00
Tableau V-3 : Scénario des prix de l’énergie dans le cas de production locale de PV
CO2
Grid Données météorologiques
Occupant
SGEB
charges non
radiateur réfrigérateur machine à laver contrôlables
Figure V-10 : Interaction entre le système de gestion de l’énergie (SGE) et les charges présentes dans la maison
Nous allons faire varier la puissance souscrite maximale durant la journée comme le montre la
Figure V-11. Comme nous avons utilisé un nombre restreint de charges et pour mieux percevoir
l’effet de SGEB sur le contrôle des charges, nous avons utilisé une valeur réduite de la puissance
souscrite. Au début de la simulation (la simulation est lancé à 9h), cette puissance est fixée à
1800 W puis à 3000 W entre 15 et 16 heures et enfin à 2000 W dans la soirée. Le reste du temps
cette puissance est limitée à 1000 W. Il faut noter que cet exemple n’est pas un cas réel parce que
la valeur minimale de l’abonnement ne peut pas être au dessous de 3,5 kW.
3000
(W) Abonnement
Subscription 280 Température extérieure (Tout)
Outdoors Temperature (Tout)
in)
(K elvin)
2500
power (W)
d’abonnement
re (Kelv
2000 278
perature
Subscription
TTem pératu
1500
276
Puissance
1000
274
500
9h 15h 16h 24h 6h
Temps (heures)
Time (Hours)
09:00h 13:00h 16:00h 23:00h 04:00h 09:00h
Temps (heures)
Time (Hours)
Figure V-11 : Puissance souscrite durant la journée Figure V-12 : Température à l’extérieur de bâtiment
1.5
Présence de presence
Occupants l’habitant
1
time
ON /OFF
ON/OFF
0.5
-0.5
9 11 12 14 19
Temps
Time(heures)
(Hours)
3000
Dépassement de la puissance
2500
disponible
2000
Power (W)
1500
1000
0
9 11 13 15 20 00:00 8
TempsTime
(heures)
(Hours)
entre ces deux systèmes a été bien établi et le problème d’hétérogénéité a été résolu. La même
figure montre que la prise gigogne n’interrompt pas le fonctionnement du radiateur (elle ne
reçoit pas l’ordre de la couche réactive du SGEB). La température de la chambre poursuit donc
la consigne du SGEB. Cette consigne est calculée à partir des données météorologiques
(température extérieure- Figure V-12), des préférences de l’occupant et de la présence ou non de
ce dernier (Figure V-13).
300
Temperature (Kelvin)
295
290
9 11 13 15 17 19 21 23 1 3 5 7
1 Tim e (Hours )
La satisfaction
(b)
0
9 11 14 19 20 8
Temps (heures)
1
Figure V-15: a- Comportement du radiateur et b- Satisfactions (température) obtenues avec le plan anticipatif
calculé par G-homeTech obtenues avec le plan anticipatif calculé par G-homeTech
1
Temperature
Courbe satisfaction
de satisfaction curve
(température)
0.8
Satisfaction
Satisfaction
0.6
0.4
0.2
0
0 278 283 288 292 294 299
Température (Kelvin)
Temperature (Kelvin)
1
La Figure V-16 montre que la température demandée dans la chambre, Topt est choisie à 294
K (21°C). La température maximale est 299 K (26°C) et la température minimale à 292 K
(19°C). La consigne de température fournie par le SGEB doit respecter ce domaine ce qui a été
vérifié (Figure V-15).
que SGEB tend à chauffer la chambre en avance parce qu’à 20h, il y a une forte consommation
non contrôlable prévue. Pendant cette période, la référence de température est baissée au dessous
de la valeur optimale (voir 19°C) pour éviter le dépassement de la puissance maximale
disponible. Ce comportement illustre le compromis entre le coût de l’énergie et le confort
d’utilisateur. Le SGEB chauffe la chambre à 14h et à 19h et il n’y a que 3h de « dissatisfaction »
(la température de la chambre plus petite ou beaucoup plus grande que la température préférée
par l’habitant) pendant la journée (barres rouges de la Figure V-15).
1
SC
0.5 0.5
EM
0
0 13
(a)
-0.5
Dépassement
3 de5la souscription
300 9 11 13 15 17 19 21 23 1 7
Temperature(Kelvin)
Tim e (Hours )
295
Température (Kelvin)
290
285
Figure V-17. a) Signal de contrôle du radiateur envoyé par le SGEB (ON/OFF) ; b) Comportement du radiateur avec
le contrôle réalisé par la couche réactive
La Figure V-17-b montre le comportement du radiateur durant 24h dans le cas d’une
consommation non contrôlable non prévue: entre 13h et 14h quand la consommation non
contrôlable dépasse 1,8kW, entre 20h et 21h quand cette consommation dépasse 2kW (la valeur
souscrite à cette période). Elle montre aussi qu’il y a un changement rapide de la commande (la
commande de SGEB oscille entre ON et OFF) quand la puissance consommée est autour de la
puissance prévue par l’abonnement.
1
Puissance moyenne sans SGEB Commande de l’amplificateur, Vin
Tension de sortie de l’amplificateur, Vout
1 Puissance moyenne avec SGEB Courrant de charge, I
1000
800
Power (W)
600
400
200
0
0 5 10 15 20 25
Time (Hours)
Figure V-18 : La puissance moyenne consommée par le Figure V-19. Les évolutions de la tension et du
radiateur courrant mesurés en sortie de l’amplificateur de
puissance
Dans la Figure V-18, on peut comparer la puissance moyenne consommée par le radiateur
sans contrôle réactif à celle consommée quand le contrôle réactif est mis en route (courbe rouge),
dans les mêmes conditions de fonctionnement. D’après cette courbe, nous constate que le SGEB
a, non pas seulement, lisser la puissance pour ne pas dépasser le souscription, mais aussi, il nous
a permis d’obtenir un gain énergétique 3P. La différence de surface entre les deux courbes et est
d’environ 20 %. Les valeurs U et I de la tension et du courrant mesuré par le traducteur à la
sortie de l’amplificateur de puissance sont donnés à la Figure V-19.
Dans cette étude, la tension du réseau est considéré à 85 V RMS (le gain du traducteur de
tension est 0.025 V/V et le gain du traducteur de courrant est 0.1 A/V).
Les autres charges (le réfrigérateur et la machine à laver) sont modélisées et simulées en
temps réel dans la partie logicielle du simulateur semi-virtuel. La communication entre ces
modèles et le SGEB est réalisée par l’intermédiaire de RT-LAB. La Figure V-21-b montre le
comportement thermique du réfrigérateur (la référence de température envoyée par le SGEB est
situé à l’intérieur de la plage de température).
Dans la Figure V-20, on peut voir que la température demandée par l’habitant au réfrigérateur
Topt est 275K (2°C). Les valeurs de 278 K (5°C) et 273 K (0°C) correspondent à la température
maximale et minimale de confort. Ces valeurs sont mentionnées dans le fichier XML qui
alimente les algorithmes du SGEB ([Link]).
1
Courbesatisfaction
Fridge de satisfaction
curve
0.8 (réfrigérateur)
Satisfaction
Satisfaction
0.6
0.4
0.2
0
273 275 278
Température
Temperature (Kelvin)
(Kelvin)
1.5
Fridge de
Le contrôle EMS reactive
SGEB control
au réfrigérateur
1
EMS control
La commande
0.5
-0.5
9 Arrêt13
11 de réfrigérateur
15 17 19 21 23 1 3 5 7
Temperature (Kelvin) 278 Time (Hours) Consigne de température
Température de réfrigérateur
276
274
272
11 13 15 17 19 21 23 1 3 5 7
Temps
Time (heures)
(Hours)
Figure V-21:a) Contrôle du réfrigérateur (signal ON/OFF envoyé par le SGEB) ; b) Comportement thermique du
réfrigérateur
En ce qui concerne la machine à laver, l’instant de démarrage optimal choisi est 20h (voir la
Figure V-22). La courbe de satisfaction (courbe noire) concernant l’instant de démarrage montre
une plage de 17 heures. Le cycle de chauffage de la machine consomme approximativement
2kW et la souscription est fixée a 2kW autour de 20h (voir la courbe verte). La solution donnée
par le SGEB est de démarrer la machine à laver à 15h où la puissance disponible est de 3kW.
Dans ce cas, il y a une diminution du confort utilisateur, mais la souscription n’est pas dépassée.
Dans cette étude, le SGEB contrôle deux types de charges. Les charges décalables (machine à
laver) et les charges thermiques dont les consignes de température sont contrôlées (réfrigérateur
et radiateur). Le SGEB prend ces deux types de décisions afin de respecter la contrainte de
l’abonnement, du confort de l’utilisateur et la puissance disponible.
Puissance maximale souscrite
Consommation de la machine à laver
Instant préféré de démarrage du lavage
Courbe de satisfaction de temps de démarrage de lavage
3
2.5
(kW)
Power (kW)
1.5
Puissance
0.5
11 13 15
15 20
20 6 8
Time (Hours)
Temps (heure)
Figure V-22. Comportement de la machine à laver par rapport à la courbe de satisfaction concernant le moment de
démarrage
La Figure V-23 illustre ce cas d’étude en traçant les profils de la puissance consommée pour
l’ensemble des charges avec et sans G-homeTech. Il est clair que le gestionnaire a bien respecté
la contrainte de dépassement de la puissance souscrite en lissant la courbe de charge. Cette
courbe montre bien qu’avec un contrôle par le SGEB on aura, aussi un gain énergétique non
négligeable.
3
Puissance
0
9 11 13 15 17Décalage
19 21 23 1 3 5 7
(b)
4 Time (Hours) P totale moyenne sans G-homeTech
du lavage
P totale moyenne avec G-homeTech
(kW)
3
Power kW )
2
Puissance
1
0
5 10 15 20 25
Time (heures)
Temps (Hours)
Figure V-23. Comparaison entre les puissances consommées avec et sans SGEB (a) : puissance instantanée,
(b) puissance moyennée sur une heure
Avec ce premier cas de test, nous avons pu vérifier que la communication entre l’interface
construite pour établir la communication entre G-homeTech et RTLAB était bien fonctionnelle.
Ainsi, grâce au bundle OSGI de communication entre le gestionnaire et la prise gigogne, un
ordre de délestage des services temporaires a été transmis. Par contre, le SGEB tient compte de
la puissance mesurée par les capteurs et non pas par la prise gigogne, puisque nous avons besoin
des mesures de puissance et non pas de l’énergie.
Pour compliquer le cas test, dans le but de valider mieux le couplage qui a été fait ainsi que
les algorithmes de gestion énergétiques de G-homeTech, un deuxième scénario tiendra compte
en plus d’une source photovoltaïque (PV), de deux radiateurs et un congélateur (Figure V-24).
La stratégie de gestion du SGEB est d’intégrer la contrainte de non dépassement de la
souscription qui prend deux valeurs par jour. En fin de compte, c’est un cas particulier, mais plus
réaliste de ce qui était fait dans le premier scénario : c’est le contrôle direct
charges non
réfrigérateur+ contrôlables
3 radiateursréfrigérateur Lave vaisselle Machine à laver
congélateur
Figure V-27: Température extérieure prédite Figure V-28: Profil de consommation des charges
non-contrôlables
1 1 2
Figure V-29: Temps de démarrage des services temporaires choisis par l'occupant
La consommation du Congélateur
La consommation du réfrigérateur
Figure V-30: Puissance consommée par le réfrigérateur Figure V-31: Puissance soutirée de réseau dans le
et le congélateur cas d'une simulation sans G-homeTech
La puissance moyenne pour chaque heure durant la journée est donnée par la Figure V-32.
Elle montre qu’avec ce scénario (sans utilisation de G-homeTech), la puissance totale
consommée a dépassée l’abonnement durant 3 heures : 2 heures le matin entre 8h et 10h et à 9h
le soir.
L’abonnement La puissance moyenne totale consommée
Figure V-33: Le coût énergétique global sans G-homeTech durant une journée
Dans ce scénario le prix ne joue pas un grand rôle dans la gestion puisqu’on a considéré que
le prix est fixe et on n’a pas considéré un prix de pénalité lorsqu’on dépasse l’abonnement.
Figure V-34: Puissance consommée prédite pour les charges non contrôlables donnée par
la couche anticipative du G-homeTech
Par exemple la Figure V-35 montre les données anticipées pour les radiateurs :
Figure V-35: Températures préférées pour les 3 zones ainsi que les profils d’occupation anticipées
Pour les services décalables dans le temps, on a les préférences occupant suivantes :
Les temps de fin préférés pour la machine à laver et le lave-vaisselle sont respectivement de
12h et de 23h. Les durées de lavage sont de D=2h. Pour le réfrigérateur et le congélateur, on
choisit la température préférée (Figure V-37) :
En introduisant tous ces paramètres dans un fichier XML, le système de gestion génère un
problème et le résout. Les solutions anticipées pour ce scénario sont données par la Figure V-38.
Figure V-38 : Solution anticipée pour le service de chauffage : la température de consigne, la satisfaction et la
puissance consommée
Figure V-39: Solution anticipée pour le réfrigérateur et le congélateur: température de consigne, satisfaction et
puissance consommée
La solution trouvée pour le démarrage des services temporaires est donnée par la Figure V-40:
Figure V-40 : Temps de démarrage et puissance consommée par les services temporaires.
La puissance anticipée soutirée du réseau électrique et le prix calculé sont donnés par la Figure
V-41 :
Les puissances moyennes consommées réellement par les radiateurs ne sont pas forcément
égales aux puissances anticipées puisque la consommation du chauffage dépend non seulement
des conditions météorologiques mais aussi des caractéristiques du bâtiment qui n’existent pas
dans le système de gestion énergétique comme la surface des chambres par exemple.
Figure V-42: Résultats de simulation des températures des chambres : température de consigne et température
instantanée
On remarque que le réactif n’est pas intervenu pour couper les radiateurs du fait des
conditions favorables pour le fonctionnement de tous les services : il y a assez de puissance pour
tous (abonnement suffisant et un bon ensoleillement).
Les charges temporaires sont décalées dans le temps par le SGEB (Figure V-43) :
1 1 2 2
1 : machine à laver
2 : lave-vaisselle
Figure V-43 : Puissance anticipée et réelle et temps de fin des services temporaires
La puissance réelle totale soutirée au réseau électrique est donnée par la Figure V-45.
D’après la Figure V-45, on voit que la courbe de consommation (en bleu) n’a pas dépassé
l’abonnement (en rouge) car le gestionnaire énergétique a décalé la consommation vers les dates
où il y a moins de consommation. La Figure V-46 résume les trois résultats obtenus sans et avec
le système de gestion énergétique (résultats anticipés donnée par G-homeTech et résultats réels
après simulation sans violation des contraintes).
Figure V-46: Comparaison de la puissance globale entre le scénario sans G-homeTech et avec GhomeTech, dans les
deux cas : solution anticipé et résultat réel de simulation
Figure V-47: Prix global de l’énergie en favorisant Figure V-48: Prix global de l’énergie en favorisant
le confort le critère économique
On reprend le même scénario, mais en obligeant le système de gestion à ne pas tenir compte
du confort thermique. L’idée est de baisser le coût global sans prendre compte des consignes
préférées par le consommateur, le prix sera celui donné par Figure V-48. Pour faire baisser le
coût, le système de gestion n’a pas respecté les températures de consignes préférées par le
consommateur et il les a baissé au minimum (Figure V-49) déclaré dans le fichier [Link].
Figure V-49: Solution anticipée pour le chauffage des 3 chambre en minimisant le coût énergétique
Pour gagner faire plus de profit, le système de gestion énergétique a avancé le plus possible le
démarrage du lave-vaisselle en le faisant démarrer au moment où l’ensoleillement est important
afin de profiter du surplus d’énergie. La machine à laver démarre au même instant que
précédemment (Figure V-50).
Figure V-50: Puissance anticipée pour la machine à Figure V-51: Puissance anticipée pour le lave-vaisselle
laver dans le cas coût minimum dans le cas coût minimum
Dans un autre scénario, nous pouvons ajouter d’autres charges non contrôlables imprévues
vers midi et le soir (Figure V-53-b).
A 14h, nous remarquons que la consommation des charges non contrôlables dépasse
largement l’abonnement. A cette heure, la puissance réelle générée par le PV est insuffisante.
Dans ce cas, on voit que le réactif intervient et coupe le radiateur de la chambre des parents en
cas de manque de puissance.
A 13h, c’est le même scénario qu’à 14h, à la différence près qu’a assez de puissance
générée par le PV. Même si on dépasse l’abonnement, il y a le PV qui peut alimenter ces
charges. Le réactif ne coupe donc pas le radiateur.
A 21h et 23h, un autre dépassement de l’abonnement est détecté. Puisque c’est le soir, il
n’y a pas de puissance photovoltaïque et il n’y a pas de stockage dans ce scénario ; le réactif
coupe le radiateur. Pour les 2 autres radiateurs c’est le même cas, le réactif coupe aux instants de
manque de puissance (voir Figure V-54).
(a) (b)
(b)
(c)
(d)
Les autres charges temporaires n’ont pas subi de changement et le réactif n’a pas interrompu
leur fonctionnement.
Nous allons tester si le réactif arrive à interrompre le service temporaire. Pour essayer avec la
machine à laver, nous avons ajouté d’autres charges contrôlées au milieu de la phase de
chauffage de la machine à laver comme suit :
On voit bien que la machine à laver fonctionne toujours même avec cette contrainte qu’on a
ajoutée. Le réactif ne coupe pas la machine à laver puisqu’elle est configurée dans G-homeTech
comme étant un service non interruptible.
815
Puissance (W)
810
805
800
500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500
Temps (Seconde)
3- Au début de ces tests, nous avons eu l’idée de récupérer les radiations solaires en
temps réel sur un site Internet : [Link] (Figure 56) pour avoir
un profil réel de puissance PV produite même pour une ville autre que grenoble. Cette idée a
fonctionné, mais nécessite un réseau Internet sur la plate-forme temps-réel qui soit fiable, ce
qui n’est pas toujours le cas.
Figure V-56: une simulation temps réelle avec une radiation solaire réelle mesurée
5.8. Conclusion
Le couplage entre le SGEB et l’émulateur de bâtiment a été totalement résolu avec un système
de co-simulation semi-virtuelle. Nous avons testé les performances de G-homeTech dans un
environnement réel avec des équipements émulé physiquement. Une prise gigogne a été
introduite, dans le démonstrateur temps réel hybride, en série avec une charge résistive qui émule
un radiateur pour appliquer le contrôle réactif du gestionnaire.
Tout d’abord, nous avons commencé par valider les algorithmes de gestion de G-homeTech
via un scénario simple qui se base sur un contrôle qui respecte la puissance maximale disponible.
Dans ce premier scénario, le modèle de bâtiment est alimenté seulement par le réseau et ne
représente que quelques équipements électriques. En plus, G-homeTech a géré une seule zone
thermique. Ce scénario nous a permis de valider le couplage entre les différentes parties du
démonstrateur temps réel hybride avec un cas qui reste plus complexe que celui traité dans le
chapitre 3. La contrainte de dépassement de souscription a été bien respectée et le gestionnaire a
modulé la consommation du radiateur et a choisi un temps convenable de démarrage de la
machine à laver.
Pour compliquer le cas test, nous avons réalisé un deuxième scénario qui se base sur le
contrôle direct de l’énergie électrique et qui ajoute d’autres équipements et une source d’énergie
photovoltaïque au modèle de bâtiment. Nous avons proposé un premier sous-scénario en
effectuant une simulation en fixant nous même les ordres de contrôle pour tous les équipements
selon les demandes des occupants et ses préférences de confort sans tenir compte de la puissance
maximale disponible. Le SGEB, dans ce cas, n’est pas connecté au émulateur de bâtiment
RTLAB. Nous avons obtenu le profil de la puissance moyenne soutirée sur le réseau sans G-
homeTech qui montre un dépassement de la puissance souscrite dans deux périodes de temps.
Une autre simulation a alors été faite. Cette fois, les consignes de fonctionnements sont
envoyées par le SGEB vers l’émulateur de bâtiment RTLAB en tenant compte des mêmes
demandes des occupants que dans la première simulation, via les fichiers de configuration de G-
homeTech ([Link] et [Link]). Dans cette simulation, le plan anticipatif peut être
respecté ou non, et la gestion réactive du G-homeTech peut être intervenu ou pas. Dans tous les
cas, le gestionnaire énergétique a permit d’éviter les dépassements de souscription soit par
effacement soit par décalage de fonctionnement des services temporaires dans les périodes où il
y a moins de contraintes.
Cette thèse a pour objectif d’analyser la pertinence du système de gestion énergétique pour
le bâtiment nommé G-homeTech. Pour y parvenir, différents principes de validation par
simulation virtuelle et semi virtuelle (sur banc temps réel hybride) sont proposés et mis en
oeuvre.
Pour étudier les performances du système de gestion énergétique, il a fallu construire et
paramétrer des modèles spécifiques de charges domestiques, de sources énergétiques,
introduire et formaliser les contraintes d’abonnement, de coût variable d’achat et de revente
d’électricité et enfin, prendre en compte les préférences des occupants.
Un principe de validation par simulation virtuelle a été mis au point. Pour ce faire, il a fallu
résoudre les problèmes de disparités tant technologiques que physiques avec des disparités de
dynamique entre les modèles électriques et thermiques mais aussi les dynamiques réactives et
anticipatives du gestionnaire énergétique.
Afin de se rapprocher de la réalité physique, un principe de validation virtuelle a aussi été
mis au point : il s'appuie sur un banc temps réel et hybride qui permet de combiner à la fois
des composants matériels et des logiciels dans les simulations. Cela a permis d'insérer des
actionneurs communicants pour tester leur pertinence.
Les validations menées montrent que le gestionnaire énergétique permet l'effacement de
pointes de consommation et des économies sur la facture énergétique globale tout en
respectant les contraintes techniques et réglementaires.
La validation virtuelle des algorithmes de gestion de G-homeTech dans un contexte de
contrôle par le coût de l’énergie électrique a été validé par un couplage avec un simulateur de
la maison virtuelle « Gershwin » créé par le centre scientifique et technique du bâtiment
(CSTB) dans l'environnement Matlab/Simulink/SIMBAD. Nous avons montré qu'il est
possible de réaliser des économies allant jusqu’à 0.84€/jour (environ 300€/an). Pour tester les
performances de G-homeTech dans un environnement réel avec des équipements émulé
physiquement, nous avons effectué une simulation basée sur un contrôle direct de l’énergie
électrique qui montre que le gestionnaire a toujours respecté la contrainte d’abonnement.
Dans les deux cas tests, les évènements prédits ne sont pas toujours ceux qui se produisent.
Nous avons simulé de telles situations. La radiation solaire et la consommation totale des
services non contrôlables sont différentes de celles prédites. Cette différence a conduit à des
dépassements de puissance électrique souscrite qui a activé le mécanisme de gestion réactive
du gestionnaire énergétique. Des ordres de délestage sont alors dynamiquement envoyés à
certains équipements. Ces ordres sont transmis directement aux modèles des équipements
électriques dans le cas de la co-simulation virtuelle ou bien via une « prise gigogne » dans le
cas de la simulation temps réel hybride.
Dans tous les cas, suivant les importances relatives données au coût et au confort, nous
avons montré que le gestionnaire énergétique permet de faire des économies substantielles en
évitant les consommations durant les pics de prix et évitant les dépassements de souscription
par effacement, par modulation du fonctionnement des systèmes de chauffage et par décalage
de fonctionnement des services temporaires dans les périodes plus intéressante
énergétiquement.
La notion de réseau d’énergie est extensible aux ressources non électriques (thermique,
gaz) où le bâtiment est aussi un acteur majeur où doivent se rencontrer l’énergie et
l’information. Il va de soit que la notion d’optimisation de flux développée ici revêt toute son
importance.
Bibliographie
[ADEM, 09] ADEME, Feuille de route sur les réseaux et système électriques intelligents intégrant les énergies
renouvelables. Edition 2009.
[ADEM, 10] ADEME ; Collection Chiffres clés, BATIMENT ENERGIE-ENVIRONNEMENT. Edition 2010
[ADEM-PV]ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie : l’Electricité Solaire
Photovolatique dans le bâtiment. Retour d’expérience en France du Projet Européen Hip Hip Avancées et
réalisations.
[AFNO, 06] AFNOR: Ergonomie des ambiances thermiques, détermination analytique et interprétation du
confort thermique par le calcul des indices PMV et PDD et par des critère de confort thermique local. Norme
européenne, norme française (2006).
[ALEA, 11] Agence Locale de l’Energie de l’Agglomération Lyonnaise : Maîtrise de l’énergie-Energies
renouvelables-Qualité Environnementale des bâtiments. Le prix de l’énergie dans le bâtiment. mai 2011.
[Link]
[ARMA, 10] Sous le soleil exactement. Pour le solaire décatlon MADRID 2010.
[Link]
[ARRE, 03] Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, "Arrêté du 17 mars 2003 relatif aux
prescriptions techniques de conception et de fonctionnement pour le raccordement à un réseau public de
distribution d’une installation de production d’énergie électrique" (Journal Officiel de la République française,
N°93, NOR : INDI0301276A, 19 avril, 2003, pp. 7005-7008).
[BARG, 88] D. Bargiotas, J. Birdwell; "Residential air conditioner dynamic model for direct load control" IEEE
Transactions on Power Delivery, vol.3, no 4, pp 2119_2126, October 1988
[BARR, 00] A. O. Barry, F. Guay, S. Guerette, P. Giroux, "Digital real-time simulation for distribution
systems", IEEE 9th International Conference on Transmission and Distribution Construction, Operation and
Live-Line Maintenance Proceedings, pp 252 – 258; Montreal Quebec Canada, 2000.
[BRAU, 09] [Link], "Virtual Power Plant Functionalities: Demonstrations in a large laboratory for
distribution energy resources"; 20th International Conference and Exhibition on Electricity Distribution - Part 1,
2009, pp 1-4, CIRED 2009,
[BRUN, 04] [Link], "Validité d’une évaluation in situ via la méthode du Magicien d’Oz",
(RJC-IHM 2004, Lacanau (France), 20-22 octobre 2004, pp. 87-90
[Link]
[BP, 07] Berkholz, P.; Brückner, A.; Kruschwitz, A.; Stamminger, R.: "Definition und Ermittlung
verhaltensabhängiger Energieeinsparpotentiale beim Betrieb elektrischer Haushaltswaschmaschinen". Research
report Uni Bonn for Bundesministerium für Wirtschaft und Technologie BMWI - Projektnummer: 86/05 Shaker-
Verlag, Aachen. (ISBN – 978-3-8322-6333-1), 2007.
[Link]
verhaltensabhaengiger-energieeinsparpotentiale-beim-betrieb-elektrischer-haushaltswaschmaschinen
[CAIR, 04] R. Caire, "Gestion de la production décentralisée dans les réseaux de distribution", Ph.D.
dissertation, Dept. Elect. Eng., Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG), Grenoble, 2004.
[CALV, 04] F. Calvino, M.L. Gennusca, G. Rizzo, G. Scaccianoce, "The control of indoor thermal comfort
conditions: introducing a fuzzy adaptive controller", Energy and Buildings, Vol 36, no 2, pp 97-102, February
2004.
[CHAB, 97] B. Chabot, "La nécessité de changer de comportement. Un monde d'énergies à conquérir".
Écodécision, n° 36, 1997, pp. 11-15 ; cf. p. 12.
[CHEN, 12] H. Chenailler, "L’efficacité d’usage énergétique : pour une meilleure gestion de l’énergie électrique
intégrant les occupants dans les bâtiment", PhD, dissertation, Dept. Elect. Eng., Institut National Polytechnique
de Grenoble (INPG), Grenoble, 2012.
[CLAR, 02] J.A Clarke, J Cockroft, S Conner, J.W Hand, N.J Kelly, R Moore, T O’Brien, P Strachan;
"Simulation-assisted control in building energy management systems"; Energy and Buildings, Vol 34, no 9, pp
933-940, October 2002,
[CRAC1, 10] O. Craciun, «Méthodologies de modélisation et simulation temps réel hybride pour l'analyse des
réseaux électriques d'éclairage», Ph.D. dissertation, Dept. Elect. Eng., Institut National Polytechnique de
Grenoble (INPG), Grenoble, Juillet, 2010
[CRAC2, 10] O. Craciun, A. Florescu, S. Bacha, I. Munteanu and A. I. Bratcu, “Hardware-in-the-loop testing of
PV control systems using RT-Lab simulator”, EPE-PEMC 2010 (14th International Power Electronics and
Motion Control Conference), Ohrid, Macedonia, 2010
[CRAC, 11] O. Craciun, A. Florescu, I. Munteanu, S. Bacha, A. I. Bratcu and [Link], “Protection Devices
Testing based on Power-Hardware-in-the-Loop Simulation”, IECON2011 (37th Annual Conference of the IEEE
Industrial Electronics Society), Melbourne, Australia, 2011
[CUI, 08] [Link], [Link], J.D. Spitler, [Link]; "Simulation of hybrid ground-coupled heat pump with domestic
hot water heating systems using HVACSIM+" ; Energy and Buildings, Vol 40, no 9, pp 1731-1736, 2008,
[DAMI, 97] A. Damien, A., Virgone, J., Fraisse, G. "Modélisation thermique d’un bâtiment monozone dans
l’environnement TRNSYS". Bulletin Scientifique de l’UTCB (Université Technique de Construction de
Bucarest), n°3, pp 17-27; 1997.
[DAS, 02] S.K. Das, D.J. Cook, A. Bhattacharya, E.O. Heierman, T.Y. Lin, "The role of prediction algorithm in
the MavHome smart home architecture", IEEE Wireless Communication, vol. 9, no6, pp. 77-84, 2002.
[DAVI, 07] [Link], "Participation aux services système de fermes d’éoliennes à vitesse variable intégrant
du stockage inertiel d’énergie". PhD, dissertation, Dept. Elect. Eng, Université Lille1 - Sciences et
Technologies, 2007.
[ECC, 01] Stamminger, R. 2001: Energy consumption of domestic appliances in European households, CECED
report. [Link]
[DEVA, 98] O. Devaux, L. Levacher and O. Huet, "An advanced and powerful real-time digital transient
network analyser", IEEE Transanction on Power Delivery, vol. 13, pp. 421-426 , April 1998.
[DUFO, 05] C. Dufour, S. Abourida, G. Nanjundaiah and Jean Bélanger, “RT-LAB Real Time Simulation of
Electric Drives and Systems,” National Power Electronics Conference – NPEC 2005, Kharagpur, India,
December 2005. [Link]
[DUFO, 06] C. Dufour, J. Bélanger, "Real-Time Simulation of Fuel Cell Hybrid Electric Vehicles",
International Symposium on Power Electronics, Electrical Drives, Automation and Motion, 2006. SPEEDAM
2006. pp 930 – 936, Quebec, May, 2006.
[EISE, 11] [Link]; associate Director Centre for Energy Efficient Design UCSB. "An integrated
framework for parametric design using building energy models". LBL September 22, 2011:
[Link]
[ELLI, 05] P G Ellis, P A Torcellini; "Simulating Tall Buildings Using EnergyPlus" in Proceedings of Building
Simulation 2005, 15-, Montreal, Quebec, Canada. IBPSA. 18 August 2005
[ENRP, 11] [Link], " Le marché du solaire thermique français enregistre une légère baisse en 2011. La
progression du collectif compense la baisse en individuel ", Enerplan, 06 Février 2012.
[ESRU, 02] ESRU, “The ESP-r System for Building Energy Simulation—User Guide Version 10 Series; ESRU
manual U02/1”, University of Srathclyde, Energy Systems Research Unit, Glasgow, Scotland, 2002.
[Link]
[ETXE, 02] Etxeberria-Otadui, I.; Manzo, V.; Bacha, S.; Baltes, F.; , "Generalized average modelling of FACTS
for real time simulation in ARENE," IECON 02 [Industrial Electronics Society, IEEE 2002 28th Annual
Conference of the] , vol.2, no., pp. 864- 869 vol.2, 5-8 Nov. 2002 doi: 10.1109/IECON.2002.1185385
[EUDE, 09] Eudeep Project, [Link]
[EUP, 07] Presutto, M; “Preparatory Studies for Eco-design Requirements of EuPs” (Tender TREN/D1/40-
2005) LOT 13, Task 1-2: Domestic Refrigerators & Freezers ([Link]), 2007
[Link]
[EUP, 10] Presutto, M; 2007: Preparatory Studies for Eco-design Requirements of EuPs (Tender TREN/D1/40-
2005) LOT 14, Task 1: Dishwashing Machines ([Link])
[Link]
[EWEA, 12] The European Wind energy association; Wind in power 2011 European statistics.
[Link]
[EYNA, 10] [Link], “Gestion optimale de l’énergie dans un procédé multi-source pour le chauffage de
bâtiments”, PhD, dissertation, Dept. Elect. Eng , Université de Perpignan, 2010.
[Link]
[FANG, 74] P. O. Fanger, O. Östberg, A. G. McK. Nicholl, N. O. Breum et E. Jerking., “Thermal comfort
conditions during day and night” , European Journal of Applied Physiology and Occupational Physiology, Vol
33, no 4, pp 255-63, December 2004
[FARH, 10] Farhangi, H. “The path of the smart grid”. IEEE Power and Energy Magazine, vol 8, no 1, pp 18–
28. (2010)
[FERI, 06] [Link]-Ferik, S.A. Hussain, F.M. Al-Sunni; “Identification and weather sensitivity of physically based
model of residential air-conditioners for direct load control: A case study”, Energy and Buildings, Vol 38, no 8,
pp 997-1005, August 2006.
[FLOV, 09] Flovent, “Optimization Data Center Cooling by Simulation”.
[Link]
[FORS, 04] P. Forsyth, T. Maguire and R. Kuffel, “Real time digital simulation for control and protection
system testing”, 2004 IEEE 35th Annual on Power Electronics Specialists Conference, vol 1, pp 329 – 335,
Aachen, Germany, 2004.
[FRAI, 02] Fraisse.G, Viardot.C, Lafabrie.O, Achard.G., “Development of a simplified and accurate building
model based on electrical analogy”, Energy and Buildings, Vol 34, no 10, pp 1017-1031, November 2002.
[FRIT, 03] P. Fritzson, “Principles of Object-Oriented Modeling and Simulation with Modelica 2.1”, 2003
[Link]
[FROM, 07] Fromby, R., “Task Xi: Time of use pricing and energy use for demand management delivery”.
Tech. rept. IEA - international energy agency. 2007
[Link]
[FROP, 11] L. Froppier, “Sensitivity analysis of an internal renewable energy market for Swedish housing
cooperatives”, rapport de stage de 2ème année 2010-2011; Industrial Information and Control Systems.
[GAZT1, 06] H. Gaztañaga, I. Etxeberria, S. Bacha, D. Roye, « Real-Time Analysis of the Control Structure and
Management Functions of a Hybrid Microgrid System », IEEE – IECON 2006, Paris
[GAZT2, 06] H. Gaztañaga Arantzamendi, "Etude de structures d’intégration des systèmes de génération
décentralisée: Application aux microréseaux", Ph.D. dissertation, Dept. Elect. Eng., Institut National
Polytechnique de Grenoble (INPG), Grenoble, December, 2006
[GAZT, 07] H. Gaztañaga, Ion Etxeberria-Otadui, Dan Ocnasu, Seddik Bacha, « Real-Time Analysis of the
Transient Response Improvement of Fixed-Speed Wind Farms by Using a Reduced-Scale STATCOM
Prototype », IEEE Transactions on Power Systems, Vol. 22, No. 2, May 2007.
[GEA, 07] Group for Efficient Appliances GEA, “Long-term efficiency targets, technical and economical
analyses – Washing machines, driers and dishwashers”. Volume 3. Group for efficient appliances, EnR –
working group. 2007.
[Link]
[GERG, 02] O. Gergaud, “Modélisation énergétique et optimisation économique d’un système de production
éolien et photovoltaïque couplé au réseau et associé à un accumulateur”, PhD de l’École Normale Supérieure de
Cachan, 2002.
[Link]
[GICK, 96] B. Gick, T. Gallenkamp, T. Wess, “Introducing Digital Simulation Into An Analogue Real-time
Power System Simulator”, Sixth International Conference on AC and DC Power Transmission, pp 369 – 374,
May 1996.
[GOMB, 03] C. Gombert, « Etat de l’art sur la simulation numérique temps-réel, problématique de la simulation
de dispositifs à base d’électronique de puissance et solutions », Note Technique GIE No: NTe/Mo43/03/002/A,
juin 2003
[GOMB, 04] C. Gombert, S. Bacha, D. Roye, Y. Bésanger, F. Blache, R. Chareille “Digital real-time
simulation of PWM power electronics devices” 2th International Conference on Critical
Infrastructures CRIS2004, 25-27 octobre 2004, Grenoble, France
[GOMB1, 05] C. Gombert, « Simulation temps-réel des dispositifs d’électronique de puissance dédiés aux
réseaux d’énergie électrique », Ph.D. dissertation, Dept. Elect. Eng., Institut National Polytechnique de Grenoble
(INPG), Grenoble, September, 2005
[GOMB2, 05] C. Gombert, S. Bacha, D. Roye, Y. Besanger, F. Blache : « Simulation Temps Réel de
systèmes à base d’Electronique de Puissance. Application au SVG » Revue Internationale de Génie
Électrique (RIGE) Editions Hermès Vol 5 N°6/2005
[GOMB3, 05] C. Gombert – S. Bacha – D. Roye – Y. Bésanger – F. Blache – R. Chareille “Test of PWM Power
Electronics Devices for Electricity Network Using Digital Real-Time Simulator” International Conference on
Electricity Distribution CIRED’05, 06-09 juin 2005, Turin, Italie
[GOMB1, 06] C. Gombert, D. Ocnasu, S. Bacha, D. Roye, Y. Bésanger, « Test of a PWM Controller using
Real-Time Digital Simulation », International Review of Electrical Engineering (I.R.E.E.), Dec. 2006
[GOMB2, 06] C. Gombert, D. Ocnasu, S. Bacha, D. Roye, Y. Besanger “Test of a PWM controller using a Real-
Time Digital Simulator” International Review of Electrical Engineering, IREE Décembre 2006 , Vol. 1. n. 5, pp.
646-653.
[GUIL, 10] Guillermo E.E, Isidoro S.H, Manuel A.O; “Application of an energy management and control
system to assess the potential of different control strategies in HVAC systems”, Energy and Buildings, Vol 42,
no 11, pp 2258-2267. November 2010
[HA, 06] D. L. Ha, S. Ploix, E. Zamai, & M. Jacomino, “Tabu search for the optimization of houshold energy
consumption”, International Conference on Information Reuse and Integration IEEE IRR : Heuristic Systems
Engineering, pp 86 – 92, Waikoloa, Hawai, USA. (2006).
[HA, 07] D. L. Ha ; “Un système avancé de gestion d’énergie dans le bâtiment pour coordonner production et
consommation”. PhD en Électronique, Électrotechnique, Automatique, Traitement du Signal, Université de
Grenoble (2007).
[HA, 12] D.L. Ha, H. Joumaa, S. Ploix, M. Jacomino. “An optimal approach for electrical management problem
in dwellings”. Energy and Buildings, Vol 45, pp 1-14, February 2012,.
[HAN, 98] Y.D. LiHan Han, Z.H. Wang, M. Claus, D. Retzmann, D. Povh, "Verification of HVDC controller
using an advanced hybrid real time simulator", Proceedings. POWERCON '98. 1998 International Conference on
Power System Technology, 1998 , Vol 1, pp 493 – 497, 1998.
[HANS, 93] H. Hanselmann, “Hardware-in-the-Loop Simulation Development and Test of Electronic Control
Units and Mechanical Components”, The Real Time Conference, January 13-15, 1993, Paris.
[HAWA, 10] L. Hawarah, M. Jacomino, S. Ploix, “User behavior prediction in energy consumption in housing”
ICAISC'10 Proceedings of the 10th international conference on Artificial intelligence and soft computing: Part I,
vol 6113, pp 372-379, 2010.
[HELA, 03] S. Helal, B. Winkler, C. Lee, Y. Kaddoura, L. Ran, C. Giraldo, S. Kuchibhotla, W. Mann,
“Enabling location-aware pervasive computing applications for the elderly”, Proceedings of the First IEEE
International Conference on Pervasive Computing and Communications, 2003. (PerCom 2003). pp 531 – 536,
Mars 2003.
[HELA, 05] S. Helal, W. Mann, H. El-Zabadani, J. King, Y. Kaddoura, E. Jansen, “The Gator Tech Smart
House: a programmable pervasive space”, Journal Computer, vol 38, no 3, pp 50–60; (2005).
[Link]
[HENZ, 03] G. P. Henze et R. H. Dodier, “Adaptive optimal control of a grid-independent photovoltaic system”.
International Solar Energy Conference (SED2002), no. SED2002-1045 pp. 139-148
[HOME, 08] [Link]
[HOUS, 95] J. M. House, T. F. Smith, “Optimal control of building and HVAC systems”. In Proceddings of the
American Control Conference, vol 6, pp 4326 – 4330, Seattle, Washington, June 1995.
[HUAN, 04] K.-Y. Huang et Y.-C. Huang; “Integrating direct load control with interruptible load management
to provide instantaneous reserves for ancillary services”. IEEE Transactions on power systems, vol 19, no 3, pp
1626_1634, Aout 2004.
[HUAN, 11] L.C. Huang, Hong-Chan Chang, Cheng-Chung Chen, Cheng-Chien Kuo, “A ZigBee-based
monitoring and protection system for building electrical safety”, Energy and Buildings, Vol 43, no 6, pp 1418-
1426, June 2011.
[HUSA, 97] A. Husaunndee, R. Lahrech, H. Vaezi-Nejad, J.C. Visier, “SIMBAD: a simulation toolbox for the
design and test of HVAC control systems”, in: Proceedings of the Building Simulation ’97, Prague, Vol. 2, 1997.
[Link]
[IDE, 09] Rapport d’activité scientifique 2008-2009, “Pilotage des charges pour la fourniture de services aux
systemes electriques”.
[Link]
idea/FRANCAIS/telechargements/rapportActivitePlaquette/IDEArappActivite06_07vFinale.pdf
[IEA, 02] International energy agency, Distributed Generation in Liberalised Electricity Markets 2002.
[Link]
[IEA, 11] Key World Energy Statistics IEA 2011.
[Link]
[IEEE, 03] "IEEE Standard for interconnecting distributed resources with electric power systems", IEEE
Standard 1547, pp 0_1 – 16, 2003
[INTI, 02] S.S. Intille, “Designing a home of the future”, IEEE Pervasive Comput. Vol 1, no 2, pp 76–82.
(2002).
[Link]
[IPAK, 09] A. Ipakchi, et F. Albuyeh, “Grid of the future”. IEEE Power and Energy Magazine, vol 7, no 2, pp
52–62, (2009).
[JACO, 11] M. Jacomino, M. H. Le, et S. Ploix, “Home energy management : Loads planning under production
constraints”. OR Spectrum, révisé en juillet 2011.
[JAIN, 92] R. Jain. “The art of computer systems performance analysis Techniques for Experimental Design,
Measurement, Simulation, and Modeling”, 1992.
[Link]
or_Experimental_Measurements_Simulation_And_Modeling-Raj_Jain.pdf.
[JENS, 95] S.Ø Jensen. “Validation of building energy simulation programs: a methodology”, Energy and
Buildings journal, Vol 22, no 2, pp 133-144; 1995.
[JUDK, 08] R. Judkoff, D. Wortman, B. O’Doherty, and J. Burch; “A Methodology for Validating Building
Energy Analysis Simulations”; National Renewable Energy Laboratory; Technical Report NREL/TP-550-42059
April 2008.
[Link]
09/CEE215/ReferenceLibrary/BIM%20and%20Building%20Simulation%20Research/A%20Methodology%20f
or%20Validating%20Building%20Energy%20Analysis%[Link]
[KANC, 11] H. Kanchev, D. Lu, F. Colas, V. Lazarov, B. Francois. "Energy Management and Operational
Planning of a Microgrid With a PV-Based Active Generator for Smart Grid Applications" IEEE Transactions on
Industrial Electronics, Vol. 58, N°. 10, pages. 4583 - 4592, 10-2011
[KASH, 11] [Link], [Link] Le, [Link], [Link]; “Agent based framework to simulate inhabitants'
behaviour in domestic settings for energy management.” In Proceedings of the 3rd International Conference on
Agentsand Artificial Intelligence, pp 190-199, (2011).
[KEMA, 2006] KEMA. 2006. “2005 Smart Thermostat program impact evaluation”. Tech. rept. prepared for
San Diego Gas & Electric company. [Link]
[KHOU, 05] Z. El Khoury, P. Riederer, N. Couillaud, J. Simon, M. Raguin, “A multizone building model for
MATLAB/SIMULINK environment”, in: IBPSA Conference, Montréal, Canada, 2005.
[Link]
[KIDD, 99] C.D. Kidd, R.J. Orr, G.D. Abowd, C.G. Atkeson, I.A. Essa, B. MacIntyre, E. Mynatt, T.E. Starner,
W. Newstetter, “The aware home: a living laboratory for ubiquitous computing research”, in: Proceedings of 2nd
International Workshop on Cooperative buildings (CoBuild’99), 1999.
[Link]
[KOLO, 05] D. Kolokotsa, K. Niachou, V. Geros, K. Kalaitzakis, G.S. Stavrakakis, M. Santamouris,
“Implementation of an integrated indoor environment and energy management system”, Energy and Buildings,
vol 37, no 1, pp 93–99, (2005).
[Link]
[KONE, 10] O. Koné, C. Artigues, P. Lopez, et M. Mongeau; “Event-based milp models for resource
constrained project scheduling problems”, Computers and Operations Research journal, vol 38, no 1, pp 3-13,
(2010).
[LAMO, 11] M.Y. Lamoudi , [Link] and P.Béguery; “Distributed constrained Model Predictive Control
based on bundle method for building energy management”. 2011 50th IEEE Conference on Decision and
Control and European Control Conference (CDC-ECC) Orlando, FL, USA, pp 8118 – 8124, December 12-15,
2011
[LAUR, 01] A. J. P. Lauret, T. A. Mara, H. Boyer, L. Adelard, F. Gard, “ A validation methodology aid for
improving a thermal building model: case of diffuse radiation accounting in a tropical climate”, Energy and
Buildings Journal, Vol 33, no 7, pp 711-718; September 2001.
[LE, 11] M.-Hoang LE, “ Prise en compte des incertitudes de prédiction dans la gestion des flux d’énergie dans
l’habitat”. PHD, Électronique, Électrotechnique, Automatique, Traitement du Signal, de l’université de Grenoble
(2011).
[LEHM, 96] J. F. Lehman, J. Laird, P. Rosenbloom, “A gentle introduction to Soar, an architecture for human
cognition”, Vol. 4, MIT Press, 1996
[Link]
[LESG, 09] V. Lesgards, “Réseaux électriques intelligents et gestion de la demande : concordances et
discordes”; Technical report, EDF Research and Development, EFESE R16, (2009).
[LESS, 99] V. Lesser, M. Atighetchi, B. Benyo, B. Horling, A. Raja, R. Vincent, T. Wagner, P. Xuan, S.X.Q.
Zhang, “The intelligent home testbed”, in: Proceedings of Autonomy Control Software Workshop, January,
1999, p. 8.
[Link]
[LEVE, 92] G.J. Levermore, “Building Energy Management Systems: An Application to Heating and Control”,
E & FN SPON, London, 1992.
[LOPE, 96] P. Lopez, P. E.; “Consistency enforcing in scheduling: A general formulation based on energetic
reasoning”. In 5th International Workshop on Project Management and Scheduling, (1996);
[Link]
[LOVI, 04] A. B. Lovins. “Encyclopedia of Energy”, vol 2, chapter Energy Efficiency, Taxonomic Overview,
pp 383–401; Elsevier, San Diego and Oxford (UK), 2004.
[LUCA, 98] F. Lucas, T. Mara, F. Garde, H. Boyer, “A comparison between CODYRUN and TRNSYS,
simulation codes for thermal building behavior”, Renewable Energy, 15, Part. II, pp 1624-1633; (1998).
[MARA, 08] T.A. Mara, S. Tarantola; “Application of Global Sensitivity Analysis of Model Output to Building
Thermal Simulations, Journal of Building Simulation”, Vol.1, p.290-302; 2008.
[MEME, 04] RTE, «Mémento de la sûreté du système électrique », Edition 2004, [Link]
[MENE, 07] C. Ménézo , J.-B. Saulnier, D. Lincot, et G. Guarracino, “Energy, domotics, materials welcome to
the home of the future”. CNRS international magazine, vol 5, pp 18_27, (2007).
[MER, 11] [Link]
[MING, 98] A. Mingozzi, V. Maniezzo, S. Ricciardelli et L. Bianco, “An exact algorithm for the multiple
resource-constrained project scheduling problem based on a new mathematical formulation”. Management
Science, vol 44, no 5, pp 714–29; (1998).
[MISS, 10] [Link], [Link], S. Abras, [Link], [Link]; "Simulation temps réel pour la gestion des
flux énergétiques dans l'habitat". International Building Performance Simulation Association (IBSA), France
(2010)
[MISS1, 11] [Link], [Link], [Link], [Link], "Energy fluxes optimization for PV integrated
building", dans IEEE PowerTech 2011, Trondheim, Page(s): 1 - 7
[MISS2, 11] [Link], [Link], [Link], [Link], "PV integration by building Energy Management
System"; dans IEEE POWERENG 2011, Malaga, Spain, Page(s): 1 - 8
[RIFF, 08] Y. Riffonneau, F. Barruel and S. Bacha, « Problématique du stockage associé aux systèmes
photovoltaïques connectés au réseau » Revue des Energies Renouvelables Vol. 11 N°3 (2008) 407 - 422
[RIFF, 09] Riffonneau, Y.; Bacha, S.; Barruel, F.; Delaille, A.; "Energy flow management in grid connected PV
systems with storage - A deterministic approach," Industrial Technology, 2009. ICIT 2009. IEEE International
Conference on Industrial Technology, vol., no., pp.1-6, 10-13 Feb.2009.
[RIFF, 11] Riffonneau, Y.; Bacha, S.; Barruel, F.; Ploix, S. "Optimal Power Flow Management for Grid
Connected PV Systems With Batteries," IEEE Transactions on Sustainable Energy, vol.2, no.3, pp.309-320, July
2011.
[ROMO, 08] [Link]
[RONC, 08] J. R. Roncero, “Integration is key to smart grid management”; In SmartGrids for Distribution, IET-
CIRED. CIRED Seminar, Frankfurt, Germany, pp. 1-4, 2008.
[RTE, 09] Documentation Technique de Référence Chapitre 4 – “Contribution des utilisateurs aux performances
du RPT”, Article 4.1 – Réglage Fréquence/Puissance ; RTE 2009.
[Link]
[RTE, 10] RTE, réseau de transport d’électricité. Le bilan électrique Français 2010 : Jeudi 20 Janvier 2011.
[Link]
2011/2011_01_20_DP_Bilan_electrique_francais_2010.pdf
[RTE, 11] RTE, réseau de transport d’électricité. 2011. “Bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande
d’électricité en France”. Tech. rept. Réseau de transport d’électricité.
[Link]
[Link]/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/bilan_previsionnel/bilan_complet_2011.pdf
[SALB, 92] [Link]. “Le Projet Neimo: une plate-forme Magicien d'Oz multimodale”. Proceedings of
Quatrièmes Journées sur l'Ingénierie des Interfaces Homme-Machine IHM'92 (Paris, France), pp.66-71, 1992.
[Link]
[SALO, 05] T. Salomon, R. Mikolasek et B. Peuportier, “Outil de simulation thermique du bâtiment, COMFIE”,
Journée thématique SFT-IBPSA mars 2005
[Link]
[SDER, 08] Syndicat des énergies renouvelables. “Le solaire thermique en France”. Novembre 2008.
[Link]
[SIDL, 99] C.O Sidler, PW. Consulting, “Maîtrise de la demande d’Electricité Etude expérimentale des
appareils de caisson, de froid ménager et séchage dans 100 logements”. Projet ECUEL. Programme save contrat
N° 4.1031/Z/96-146. Rapport final 1999.
[SIER, 07] M. Sierhuis, W. J. Clancey, R. van Hoof, “Brahms - a multiagent modeling environment for
simulating work practice in organizations”, International Journal of Simulation and Process Modelling, vol. 3,
no.3, 2007.
[SIDO, 10] Rapport Poignant – Sido Groupe de travail sur la Maîtrise de la pointe électrique Avril 2010
[Link]
[SILV, 11], David DA SILVA, “Analyse de la flexibilité des usages électriques résidentiels”. PhD in Mines
ParisTech, mécanique des fluides et énergétique, Décembre 2011.
[SOBC, 81] N.L Sobczak, “Human-machine interface in building automation systems”, Proceedings from the
third Industrial Energy Technology Conference Houston, TX, April 26-29, 1981
[Link]
[SOKO, 09] A. John, Sokolowski, “M. Catherine. Principles of Modeling and Simulation: A Multidisciplinary
Approach”, [Link]
[STAD, 06] M. Stadler, R. Firestone, D. Curtil, C. Marnay. "On-Site Generation Simulation with EnergyPlus for
Commercial Buildings," in Proceedings of the 2006 ACEEE Summer Study on Energy Efficiency in
Buildings,13-18, Pacific Grove, California. ACEEE: Washington, D.C, August 2006.
[Link]
[STAM, 08] R. Stamming, Rh. Friedrich. “Synergy potential of smart appliances”. D.23 of WP 2 from the
Smart-A project; A report prepared as part of the EIE project, Smart Domestic Appliances in Sustainable Energy
Systems (Smart-A); supported by Intelligent Energy Europe; 2008
[TAPI, 04] E.M. Tapia, S.S. Intille, K. Larson, “Activity recognition in the home using simple and ubiquitous
sensors”, in: A. Ferscha, F. Mattern (Eds.), Proceedings of Pervasive 2004, vol. LNCS 3001, Springer-Verlag,
Berlin/Heidelberg, pp. 158–175, 2004.
[THIA, 10] Yaël Thiaux, « Optimisation des profils de consommation pour minimiser les coûts économique et
énergétique sur cycle de vie des systèmes photovoltaïques autonomes et hybrides Évaluation du potentiel de la
technologie Li-ion », Ph.D. Laboratoire SATI de l’école normale supérieure de Cachan.
[SEIG, 07] [Link], [Link], [Link], [Link] Ahmed ; "Optimisation sur cycle de vie de systèmes
photovoltaïques autonomes. Influence des profils de consommation," Electrotechnique du Futur 2005,
TOULOUSE : France (2007)
[THIA, 09] [Link], [Link], [Link], [Link], [Link] Ahmed; "Comparison between Lead-
Acid and Li-Ion Accumulators in Stand-Alone Photovoltaic System Using the Gross Energy Requirement
Criteria"; 24th European Photovoltaic Solar Energy Conference, HAMBURG : Allemagne (2009)
[THOM, 07] Thomas, S., 2007: Erhebung des Verbraucherverhaltens bei der Lagerung verderblicher
Lebensmittel in Europa, Dissertation, Shaker-Verlag Aachen; Bonn 2007.
[TURK, 10] H. Turker, S. Bacha et D. Chatroux; “Impact of Plug-in Hybrid Electric Vehicles (PHEVs) on the
French electric grid”; IEEE PES Conference on Innovative Smart Grid Technologies Europe (IEEE ISTG)
pp.11-13 Octobre 2010.
[TURK, 12] H. Turker, [Link], D. Chatroux, A. Hably; “Rule Based Algorithm for Plug-in Hybrid Electric
Vehicles (PHEVs) Integration in Residential Electric Grid Areas”. 2012 IEEE PES Conference on Innovative
Smart Grid Technologies, pp.1-7, Washington, 17-19 ; janv 2012
[VENU, 09] Venu, C.; Riffonneau, Y.; Bacha, S.; Baghzouz, Y. "Battery Storage System sizing in distribution
feeders with distributed photovoltaic systems," IEEE PowerTech, 2009 Bucharest proceedings June 28 2009-
July 2 2009
[VER, 05] Livre vert sur l’efficacité énergétique; Comment consommer mieux avec moins
[Link]
[WACK, 91] K. Wacks; “Utility load management using home automation”. IEEE journal, Consumer
Electronics, IEEE Transactions on Volume: 37, Issue: 2; 1991.
[WACK, 93] Wacks, K.. “The impact of home automation on power electronics”. In Applied Power Electronics
Conference and Exposition, pages 3 _ 9; 1993.
[Web_CSTB] [Link]
[Web_GREN] [Link]
[Web_HANS][Link]
consequences-seraient-tres-sous-estimees_18414/
[Web_NOME] [Link]
[Web_RT] [Link]
[Web_SB] [Link]
[Web_SCHN] [Link]
ts/oem/Livre_Blanc_Efficacite_Energetique_des_Machines.pdf
[WETT, 10] M. Wetter, “Co-simulation of Building Energy and Control Systems with the Building Controls
Virtual Test Bed”. Journal of Building Performance Simulation, vol.3, no.4, 2011.
[WWF, 10] Living planet report 2010. Technical report, World Wildlife Fund,
[Link]
[XU, 04] [Link] et [Link], “A Simulation-Based Testing and Training Environment for Building Controls”,
Presented at SimBuild 2004. [Link]
[YAMA, 05] S. Yamamoto, K. Sumi, E. Nishikawa, T. Hashimoto, “An Operating Method using Prediction of
Photovoltaic Power for a Photovoltaic – Diesel Hybrid Power Generation System”, Electrical Engineering in
Japan, Vol.151, N°3, 2005.
[ZECR, 00] M. Zecri, H. Schneider, I. Etcheverry, A. Braham, "Analogue real time emulation for power
converters", Power Electronics and Motion Control Conference, Proceedings of the The Third International
PIEMC 2000, pp. 502 - 507 vol.1, 2000.
[ZHOU, 05] G. Zhou et M. Krarti,. Parametric analysis of active and passive building thermal storage
utilization. Journal of Solar Energy Engineering, Vol. 127, pp.37_46. (2005).