Ingénierie des Réseaux Mobiles
Ingénierie des Réseaux Mobiles
Entreprises
Infrastructure
de réseau BS
RNIS / large bande
Sites urbains
BS
Sites résidentiels BS
Sommaire
1. INTRODUCTION
6. CONCEPT CELLULAIRE
9. GESTION DE LA MOBILITE
1. CONCEPTS DE BASE
2. MECANISMES DE PROPAGATION
4. AFFAIBLISSEMENTS DE PROPAGATION
6. MODELE LOG-NORMAL
7. EXEMPLE DE DETERMINATION DE N ET σ
1. INTRODUCTION
5. FADING DE RAYLEIGH
Chapitre 1
1. INTRODUCTION
Un système de communication, ou réseau, désigne tout ensemble d’éléments capables
de véhiculer de l’information d’une source vers une destination. Le téléphone en est la
meilleure illustration. Apparus plus récemment, de nouveaux types de réseaux
transportent d’autres formes d’informations, telles que les données informatiques ou
la vidéo. Ces systèmes ont pratiquement toujours été astreints à des supports fixes.
Un réseau de mobiles peut se définir par la fourniture à l’utilisateur d’au moins un des
deux services caractéristiques de la mobilité : lui permettre de se déplacer à travers
le réseau en conservant une même adresse et lui proposer un accès sans fil à
l’information. Cette diester n’est possible que par l’entremise d’une architecture
spécifique comportant des éléments originaux au regard des réseaux fixes.
Jusqu’au début des années 90, aucun de ces réseaux ne pouvait recourir à une
communication sans fil efficace pour transporter l’information. La plus part des
expériences entreprises ont conduit à des systèmes offrants peu d’ergonomie et
comportant un certain nombre de faiblesses. Les premières générations de réseaux
radio analogiques tel que le Radicom2000, apparue au cours des années 80, ne
proposait pour tout service que le transport de la parole, encore dans de mauvaises
conditions : coupure fréquente, qualité de reproduction médiocre.
Aujourd’hui, la deuxième génération de réseaux de mobiles connaît un tel succès qu’il
est devenu impossible de concevoir tel ou tel standard de transport sans leur prévoir
une extension pour support sans fil. Toutes les normes existantes s’efforcent de leur
coté de compléter leurs services en y ajoutant la mobilité, dans l’espoir de conquérir
davantage d’utilisateurs.
Antenne(s)
d’émission
Antenne(s)
de réception
Les systèmes de communication radio mobiles sont catégoriquement divisés en deux classes :
Un signal est dit à bande étroite si sa largeur de bande Bc est très inférieure à la fréquence
porteuse ou à sa fréquence centrale fc.
Pour le cas du système de communication, une autre définition plus rigoureuse est adoptée,
elle fait intervenir l’effet du canal sur les composantes spectrales du signal émis par le
système. Le canal de propagation est caractérisé comme nous allons le voir par un délai
quadratique moyen noté τrms (rms. Delay Spread) qui mesure la dispersion des délais de
propagation du signal dans le domaine temporel, et une bande de cohérence (∆f)c qui est
inversement proportionnelle à τrms. Un système de communication est dit à bande étroite
lorsque le signal mis en jeu possède une largeur de bande inférieure à la bande de cohérence
du canal. Les composantes spectrales du signal sont affectées de la même façon et restent
fortement corrélées, le canal est dit non sélectif en fréquence ou sans mémoire. Ces
systèmes sont caractérisés par un affaiblissement de propagation moyen et les statistiques
des variations du signal autour de cette moyenne.
1. Station mobile
2. Station de Base
C’est une station fixe dans le réseau qui communique via l’interface radio avec les stations
mobile, elle est généralement placée au milieu d’une zone de couverture et équipée d’une d’un
émetteur récepteur radio fréquence.
Le rayon d’action d’une station de base est limité par fois à quelques centaines de mètres et
peut atteindre quelques dizaines de kilomètres dans des zones dégagées ou peut urbanisées.
Base de données
Réseau de mobilité
Publique Contrôleur de
Stations
Commuté Base
Centre de
Commutation de
Mobiles
(MSC)
Réseau
Radio
Station de
Base Station
(BS) Mobile
6. CONCEPT CELLULAIRE
Etant donné une bande de fréquences B de N canaux, on ne peut servir à l’heure de charge
que N abonnés. Or le nombre de ces derniers est en croissance continue, alors que les
ressource en spectre alloué à ce service reste constant, d’autre part pour servir un territoire
très étendu, la puissance mis en jeu est énorme.
La communication radio mobile cellulaire a vu le jour pour remédier aux inconvénients
précédents. Il est basé sur deux principes :
• Réutilisation des fréquences
• Partage du territoire en cellules.
Pour cette raison la radio téléphonie s’est développée grâce à un concept dit « cellulaire ».
Il consiste à réutiliser un jeu de fréquences dans plusieurs cellules du même réseau.
La capacité d’un réseau de communication radio mobile est liée au nombre de fréquences
qui lui sont allouées. Sur un territoire, on a la possibilité d’utiliser une même fréquence aussi
souvent que les lois de propagation le permettent.
Le territoire est donc partagé en petites portions, que l’on appelle des cellules, desservies
par une station relais fixe chacune. La forme de ces cellules dépend des facteurs
géographiques tels que le relief, la végétation, les constructions et les protocoles de gestion
qui conditionnent le passage d’une cellule à l’autre. A chacune des cellules correspond un
ensemble de fréquences ou une bande de fréquences attribuées aux communications
radioélectriques. Au delà d’une certaine distance, dite distance perturbatrice, le champ
électrique reçu étant faible, une même fréquence peut être réutilisée une seconde fois. Les
cellules pour lesquelles toute fréquence est utilisée une seul fois forment ce qu’on appelle un
motif.
Radio tower
PSTN
Telephone
Network
Mobile
Switching
Center
Pour une gestion efficace de l’interface radio commune à tous les utilisateurs, de nouvelles
technologies ont été crées dans le but de s’adapter aux propriétés des systèmes de mobiles.
C’est ainsi que des méthodes de multiplexage et de contrôle de puissance sophistiquées et des
techniques de localisation optimales ont vu le jour pour diminuer le gaspillage des ressources
radio.
Les premiers ingénieurs systèmes avaient tendance à considérer la cellule comme une
entité stable et fixe, avec une aire de couverture « limité par un contour de niveau de signal
constant ».
Dans la réalité des faits, la limite d’une cellule est une idéalisation statistique, c’est une
moyenne spéciale des variations microscopiques du niveau de signal.
Les cellules sont alors représentées par des hexagones réguliers réalisant une couverture
de plan.
B
Cellules
C G
D F Motif à 7 cellules
1. Motif
N = i 2 + ij + j 2 1.1
Avec i et j représentants le nombre de cellules à parcourir dans le sens 45° (i) et dans le
sens 90° (j) pour aboutir à la cellule co-canal d’un second motif.
Les figures suivantes illustrent le cas d’un motif à 7 cellules et à 19 cellules
respectivement.
D = R 3N 1.2
On note qu’une cellule homologue est celle utilisant la même portion du spectre d’une autre.
Pour s’éloigner des cellules homologues, il faut augmenter la taille N du motif, ce qui
entraîne une diminution de la capacité puisqu’une fréquence radio donnée sera utilisée moins
souvent dans une aire donnée.
i = 2, j = 1
N = 4+2+1=7
i = 3, j = 2
N = 9 + 6 + 4 = 19
La réutilisation de fréquences est limitée par les interférences co-canal, si on suppose que
toutes les cellules sont identiques c'est-à-dire, les motifs utilisés sont réguliers, les stations
de base émettent la même puissance radioélectrique Pe.
Le rapport Signal sur Interférences est donné par :
C C
= K
1.3
∑I
I
i
k =1
Avec Ii l’interférence causé par la cellule co-canal i, K le nombre total de cellules co-canal
du premier rang.
D’autre part si on suppose que le milieu de propagation est caractérisé par un coefficient
de pertes de trajet égale à n alors la puissance minimale que peut recevoir un mobile dans une
cellule est proportionnel à PeR-n avec R le rayon de la cellule, l’interférence causée par une
cellule co-canal est proportionnel à PeD-n.
Le rapport C/I devient alors :
C Pe R − n 1 R −n 1
= K
= −n
= Qn 1.4
∑PD
I −n K D K
e
k =1
D
Avec Q = dit facteur de forme.
R
1
C Qn C n
= alors Q = 6 1.5
I 6 I
Exercice d’application
Un rapport C/I de 15 dB est nécessaire pour un fonctionnement correct d’un système radio
mobile, déterminer la taille du motif dans le cas d’un canal à exposant de pertes de trajets
égale à 4 et à 3 respectivement.
Solution
n=4,
Dans le cas d’un système avec 6 cellules
n=3,
D’une façon similaire on trouve une rapport C/I = 16.04 = 12.05 dB
Ce résultat est inférieur à 15 dB ce qui montre que le motif à 6 cellules n’est pas
valable.
Le second motif possible reste N = 12 (i = 2, j = 2)
L’équation 1.2 donne un facteur de forme Q = 6
Le rapport signal sur Interférences est : C/I = 1/6*(6)^3 = 36 = 15.56 dB
Le résultat est supérieure à 15 dB ce qui permet d’utiliser N=12.
9. GESTION DE LA MOBILITE
Au cours de leur déplacement permanent, les abonnées sortent d’une cellule pour entrer
dans une autre, deux fonctions deviennent indispensables :
• La localisation : un mobile en veille émet de temps en temps, sur un canal de signalisation
spécial, un message de localisation. Ce message, reçu par la station de base de la cellule,
permet de localiser le mobile de lui attribuer un canal de communication.
• Transfert intercellulaire des communications en cours : Ce transfert permet d’assurer
la continuité et de maintenir la qualité de la communication, de réduire les
interférences. Ce transfert se fait automatiquement d’une cellule à une autre, sans
coupure de la communication et sans que l’utilisateur le perçois.
Chapitre 2
Les réseaux cellulaires analogiques différaient entre l’Europe et les Etats-Unis et Canada.
En Europe on trouvait presque autant de systèmes différents que de pays concernés. Le
système TACS : « Total Access Communication System » a été adopté au royaume uni en
1985, plus récemment pour l’Italie, l’Espagne et l’Autriche en 1990. C’est un dérivé du système
AMPS.
Le système NMT : « Nordic Mobile Telephone » Constitue de deux sous systèmes, l’un
opérant à 450 MHz depuis 1981 et l’autre à 900 MHz depuis 1986, il a été adopté aux pays
scandinaves.
Le Système RTMS : Mis en ouvre en Italie et opère dans la bande de 450 MHz.
Le système C_NETZ : Déployé en Allemagne en 1985, et opère dans la bande 450 MHz.
Le tableau suivant résume les caractéristiques techniques de quelques réseaux.
Système de contrôle
Déviation 5 4 9.5
Aux Etats-Unis et au Canada, un seul système « AMPS » a été imposé en 1981 pour toute
l’Amérique du Nord.
Au Japon on trouvait deux systèmes le MCS-L1 ET R2000 dont les caractéristiques
techniques sont résumés dans le tableau suivant.
869-894 870-885
Bande de Fréquences
842-849 925-940
Modulation de la voix PM PM
Accés
CDMA TDMA TDMA
Multiple
BPSK with Quadrature
Modulation GMSK with BT=0.3 π/4 DQPSK
Spreading
Largeur de
30 KHz (IS-136)
bande par 1.25 MHz 200 KHz
(25 KHz PDC)
canal
Taux de
48.6 Kbps (IS-136)
transmissio 1.2288 Mchips/sec 270.833 Kbps
42 Kbps (PDC)
n par canal
Capacité par
64 8 3
canal
Codeur CELP at 13Kbps
RPE-LTP at 13 Kbps VSELP at 7.95 Kbps
source EVRC at 8Kbps
1. Personnel
Chaque usager du système peut avoir un seul numéro pour l’accès à son domicile, à son
travail, aux réseaux cellulaires terrestres ou par satellite. En termes technologiques, cela se
traduit par l’utilisation de techniques de modulation et d’accès au canal à très grande capacité
et une meilleure efficacité, afin de permettre un grand nombre d’utilisateurs et assurer une
grande sécurité et confidentialité des communications.
2. Intégration
Cette propriété a été introduite dans les réseaux locaux par le RNIS - Réseaux
Numériques à Intégration de Services -, dans un tel système, plusieurs fonctions de
communication qui étaient accessibles sur des réseaux indépendants, peuvent partager le
3. Mobilité
Divers degrés de mobilité sont envisagés:
• mobilité à l’échelle du monde entier assurée par les satellites,
• mobilité à l’échelle d’un pays grâce aux réseaux mobile macrocellulaires ou
microcellulaires,
• mobilité à l’intérieur d’un bâtiment avec des terminaux sans fils, et mobilité entre
terminaux fixes (mobilité personnelle).
La couverture doit être assurée à diffèrent niveau principalement celle des
environnements domestiques et particulièrement à l’intérieur des bâtiments.
La classification des systèmes par taille de cellules reflète assez bien les distinctions
entre les grandes familles de techniques de communication avec les mobiles. La Figure 1-3
reprend cette classification en montrant l’évolution des systèmes, en commençant par la
première génération dite analogique.
Entreprises
Infrastructure
de réseau BS
RNIS / large bande
Sites urbains
BS
Sites résidentiels BS
2
IS-95 GSM IS-136
G
PDC
2.5
GPRS
G
IS-95B HSCSD
EDGE
3
cdma200-1xRTT
G
W-CDMA
EDGE
cdma2000-1xEV,DV,DO
TD-SCDMA
cdma200-3xRTT
Chapitre 3
Modélisation du canal de propagation Radio Mobile
1. CONCEPTS DE BASE
2. MECANISMES DE PROPAGATION
Les mécanismes physiques qui gouvernent la propagation radio sont très complexes et très
diverses, mais généralement attribués aux trois facteurs suivants :
1. Réflexion
Elle se produit quand une onde rencontre un obstacle généralement plane de grandes
dimensions comparées à la longueur d’onde du signal. Les réflexions peuvent interférés avec le
signal original d’une façon constructives ou destructive.
2. Diffraction
Elle se produit lorsque l’onde incidente rencontre un obstacle impénétrable sur des coins
irréguliers, la diffraction donne naissance à des rayons qui peuvent atteindrent des
récepteurs dans des situations très cachées « obstructed ».
3. Diffusion
La présence d’objets de dimensions comparables à la longueur d’onde du signal (surfaces
irréguliers) donne naissance au phénomène de diffusion
Il est utilisé pour prédire le niveau du signal quand l’émetteur et le récepteur sont en
visibilité directe « situation LOS Line-Of-Sight ». la puissance du signal recue est
inversement proportionnelle à la distance émetteur récepteur élevée au carré. A une distance
d l’équation de Friis donne :
λ
2
Pr (d ) = PeGeGr 3.1
4πd
λ
Pr (dBw) = Pe (dBw) + Ge (dB ) + Gr (dB ) + 20 log 3.2
4πd
λ
Pr (dBm) = Pe (dBm) + Ge (dB ) + Gr (dB ) + 20 log 3.3
4πd
L’équation de Friis n’est valable qu’à des distances supérieures à une distance limite df dite
« Far Field ». Elle est donnée par :
2D 2
df = D étant la dimension la plus grande de l’antenne 3.4
λ
4. AFFAIBLISSEMENTS DE PROPAGATION
λ
PL(d ) = Pe − Pr = 20 log (dB) 3.5
4πd
d
PL(d ) = Pe − Pr = PL(d 0 ) + 20 log (dB ) 3.6
d0
Rice a montré que les variations lentes de l’amplitude du signal décroît proportionnellement
à dn où d est la distance séparant les deux entités en communication et n est une constante
qui dépend essentiellement du type d’environnement.
L’affaiblissement de propagation mesuré en dB, prédit par le modèle est donné par :
d
PL(d ) = Pe − Pr = PL(d 0 ) + 10n log (dB ) 3.7
d0
avec PL(d0 ) est l’affaiblissement moyen donné à une distance de référence d0.
n : est une quantité empirique dite exposant de perte de trajet « Path loss exponent ».
Pour n=2, on retrouve le modèle de propagation en espace libre [Equation 3.6].
Typiquement, d0 est choisit égale à 1m pour un canal indoor et égal à 100 m ou 1 Km pour un
canal Outdoor.
4πd 0
PL(d0 ) = 20 log
λ
3.8
avec λ : la longueur d’onde du signal émis λ=c/fc (c=3.108 m/s vitesse de la lumière et fc la
fréquence du signal émis en Hz).
Environnement Exposant n
Espace libre 2
Exercice 1
Evaluer les pertes des trajets à une distance de 5 Km pour un signal RF de 900 MHz en
espace libre et en milieu urbain (n=4).
Solution
c 3 *108
λ= = = 0.33m
f 9 *108
4πd 0
PL(d 0 = 1km) = 20 log = 91.5dB
λ
d
PL(d ) = PL(d0 ) + 10n log
d0
180
160
Affaiblissement en dB
140
120
100
80
60
40
20
-1 0 1 2
10 10 10 10
Fréquence en GHz
Exercice 2
Déterminer la distance maximale que peut séparer un émetteur et un récepteur
dans le cas d’un système radio mobile opérant dans la bande de 900Mhz avec une
largeur de bande de 30KHz et exigeant un rapport signal sur bruit minimal de 15dB.
La puissance d’émission est supposée égale à 1W.
Solution
Puissance d’émission : Pe= 1 W = 10 log(1000)= 30 dBm
Le rapport signal sur bruit : SNR (dB) = Pr (dBm) – N (dBm)
Puissance du bruit : N (dBm) = -174 (dBm) + 10logB + F (dB)
Puissance minimale requise à la réception : Pr (dBm) = SNR (dB) + N (dBm)
Affaiblissement de propagation : PL(dmax) (dB) = Pe (dBm) – Pr (dBm)
PL(dmax) (dB) = PL(d0)+10nlog(d/d0)
La distance maximale calculée est alors : dmax =………… KM
6. MODEL LOG-NORMAL
L’équation 3.6 ne prend pas en compte le fait d’avoir deux ou plusieurs situations
géographiques différentes à des distances égales de l’émetteur, les mesures de propagation
montrent qu’on obtient toujours des résultats différents, le modèle à exposant de perte de
trajets prédit des quantités égales. Les résultats montrent aussi que l’affaiblissement à une
distance d est une variable aléatoire Normale.
d
PL(d ) = Pr − Pt = PL(d ) + Χσ = PL (d 0 ) + 10n log + Χσ (dB ) 3.9
d0
d
Pr (dBm) = Pe (dBm) − PL(d 0 ) + 10n log + Χσ (dB) 3.10
d0
En pratique les valeurs de n et σ sont déterminées expérimentalement à partir
d’échantillons de mesures de propagation.
7. EXEMPLE DE DETERMINATION DE N ET σ
1. Détermination de n
On suppose qu’à la distance de référence d0=100 on a une puissance reçue Pr=0 dBm.
Aux distances 500m, 1 Km, et 3 Km on mesure respectivement les puissances suivantes : -
23dBm, -28dBm, -31dBm.
Les puissances estimées sont (n étant l’exposant de pertes de trajets):
Pr(500m) = -6.99n dBm
Pr(1000m) = -10n dBm
Pr(3000m) = -14.77n dBm
L’erreur quadratique moyenne est alors :
2
∧K
MSE = ∑ Pi − Pi 3.11
i =1
MSE=(6.99n-23)2+(10n-28)2+(14.77n-31)2
dMSE/dn = 0 pour n=2.6
2. Détermination de σ
La déviation standard par rapport à la valeur moyenne nous permet de déterminer σ
2
∧
K
∑ Pi − Pi
= (MSE (n) ) = MMSE
2
σ 2 = i=1
2
3.12
K K K
y2
Q( z ) =
1 ∞
2π ∫ z
exp − dy
2
3.13
π 0
π z
1 z
Q( z ) = 1 − Erf 3.15
2 2
2. Pourcentage de couverture
Pour une zone circulaire de rayon R, le pourcentage de la zone avec une puissance
reçue qui dépasse un seuil de réception γ.
πR 2 0 0
3.16
γ − Pr (r )
P (Pr (r ) > γ ) = Q 3.17 R
σ r
r
P (r ) − γ
P (Pr (r ) < γ ) = Q r 3.18
σ
r
Pr (r ) = Pe − PL(r ) avec PL(r ) = PL(d 0 ) + 10n log 3.19
d0
γ − Pr (r ) γ − Pe + PL(r )
P (Pr (r ) > γ ) = Q = Q 3.20
σ σ
1 R r
P(Pr (r ) > γ ) = γ − Pe + PL (d 0 ) + 10n log + 10n log
1 1
− Erf 3.21
2 2 σ 2 d0 R
1 R
a= γ − P + PL (d ) + 10 n log 3.22
σ 2
e 0
d0
10n log(e )
b= 3.23
σ 2
La probabilité pour que la puissance reçue à une distance r dépasse le seuil γ est alors :
r
P(Pr (r ) > γ ) =
1
− Erf a + b ln 3.24
2 R
1 1 r
U (γ ) =
1 2π
∫ ∫
R
− Erf a + b ln rdrdθ 3.25
πR 2 0 0
2 2 R
1 1 − 2ab 1 − ab
U (γ ) = − 1 − Erf (a ) + exp 1 − Erf 3.26
b b
2
2
Pour les valeurs de z supérieures à 3.9 on peut utiliser l’approximation donnée par l’équation
suivante :
1 1 1
(1 − e−z / 2 ≤ Q( z ) ≤ e −z / 2 3.27
2 2
)
z z 2π
2
z 2π
• Modèle d’ Okumura-Hata
• Modèle d’ Egli
• Modèle d’ Ikegami
• Modèle d’ Ibrahim-Parsons
Pr = Pe − Le + Ge − AT + Gr − L r 3.28
Pr : Puissance reçue en dBm
1. Espace libre
f : fréquence en Mhz
D : Distance en Km
2. Modèle d’Okumura-Hata
Modèle empirique développé par Okumura, mis sous forme analytique par Hata
AT = 69.55 + 26.16 log f − A(hr ) − 13.82 log he + (44.9 − 6.55 log he )log D 3.30
Domaine d’utilisation
en milieu Suburbain
2
f
Asub (hr ) = Aurb (hr ) + 2log + 5.4 3.33
28
en zone ouverte
3. Modèle d’EGLI
Dérive du modèle d’okumura Hata et s ‘applique particulièrement aux zones urbaines et
rurales
L’affaiblissement de propagation total est donné par :
76.3 − 10lo(hr ) h r ≤ 10
AT = 20 log f + 40 log D − 20 log (he ) + 3.35
85.9 − 20 log (hr ) h r ≥ 10
40 ≤ f ≤ 900
he et hr > λ
D ≤ 60 Km
4. Modèle D’ Ikegalmi
Ce modèle est basé sur la théorie de l’optique géométrique, où l’on considère la propagation
de l’onde limitée à deux rayons
Hb
Hr
AT = A0 + A1
A0 Affaiblissement en espace libre
E
A1 = 20 log 0
E
Pour le cas d’un récepteur situé au milieu de la rue, nous avons la relation suivante :
3
E = E0 + 5.8 + 10 log1 + 2 + 10 log W − 20 log(hb − hr ) − 10 log(sin φ ) − 10 log f 3.36
L
W largeur de la rue
AT = A0 + Aex
D 2 3.37
Aex = 57.1 + log f + A − 18 log h f + 18 log D − 18 log1 −
17 h
f
A est un facteur qui tient compte de la courbure de la terre.
d 2 h − h
A = 5 log + (hb − hr ) − 9 log d + 20 log tg −1 2 b r
2
3.38
2 d
Chapitre 4
Caractérisation du canal radio mobile
1. INTRODUCTION
Le canal radio mobile engendre des limitations fondamentales sur les performances d’un
système de communication radio mobile. En effet vouloir assurer des liaisons avec des
personnes en déplacement et l’existence d’obstacles impliquent une grande variabilité du
signal reçu.
Le canal radio mobile est généralement envisagé comme un élément qui transforme un signal
d’entrée x(t) en un signal de sortie y(t) [Figure 4-1], la relation qui lie les deux signaux
exprimée sous forme d’un produit de convolution met en jeu la fonction de transfert h(t,τ) qui
représente la réponse impulsionnelle du canal variable dans le temps, avec t représente la
durée d’observation et τ le temps d’application de l’impulsion.
y (t ) = ∫ X ( f )T ( f , t ) exp(2πjft )df
+∞
4-3
−∞
Y ( f ) = ∫ X ( f − ν )H ( f − ν ,ν )dν
+∞
4-4
−∞
La figure 4-2 montre la relation qui existe entre ces différentes fonctions caractéristiques.
h(t,τ)
F
F
F-1 F-1
T(f,τ) S(τ,ν)
F-1 F-1
F F
H(f,ν)
F : Transformée de Fourier
F-1: Transformée de Fourier inverse
De la même manière, quatre fonctions de corrélation représentatives du canal, ainsi que les
densités spectrales de puissance associées sont obtenues par double transformation de
Fourier.
2. TECHNIQUES DE MESURE ET DE CARACTERISATION DU CANAL RADIO MOBILE
La relation de dualité qui existe entre les différentes fonctions caractérisant le canal de
propagation radio mobile montre que, l’utilisation d’une technique de caractérisation relative
au domaine temporel ou fréquentiel permet de retrouver les mêmes résultats. En pratique, les
techniques les plus utilisées sont celles utilisant le domaine temporel.
Le choix d’une technique de mesure ou de caractérisation du canal dépend fortement de
l’application prévue pour les mesures à réaliser, un choix à faire alors entre méthodes dites à
bande étroite et méthodes à large bande.
Les systèmes de mesure à bande étroite sont plus simples à réaliser mais ils sont très limités
de point de vue informations mesurées. Il est souvent préférable d’utiliser les techniques à
large bande qui permettent de déterminer directement la réponse impulsionnelle du canal. Ces
techniques permettent de mesurer l’amplitude du signal, les délais de propagation, et les
variations de la phase du signal.
On distingue deux méthodes qui sont les plus répandues et les plus utilisées à savoir :
caractérisation par impulsions périodiques et caractérisation par étalement de spectre.
Quand une impulsion de très courte durée est utilisée pour exciter le canal radio, le signal de
sortie du canal ou le signal reçu par le mobile est égal à la réponse impulsionnelle du canal. Ce
résultat est illustré par la Figure 4-3 et l’équation 4-5.
Pour observer les variations temporelles de la réponse impulsionnelle, cette impulsion est
retransmise périodiquement à un intervalle de temps régulier.
Puissance
Puissance
Canal Multitrajets
t0 τ1 τ2 τ3 τ4
Temps Délais
T1 T2
Il est clair que pour avoir une image continue du comportement temporel du canal, il faut que
la durée T2, séparant deux impulsions successives soit minimale, d’autre part cette durée doit
être supérieure à la valeur maximale du délai de propagation du canal pour éviter tout
chevauchement entre les échantillons de mesures, ce qui représente un compromis qu’il faut
tenir en compte lors de l’utilisation d’un système de mesure à impulsions périodiques.
La base de cette technique réside dans le fait que lorsqu’on corrèle la sortie du canal excité
par un bruit blanc avec un répliqua du signal bruit, la sortie est alors proportionnelle à la
réponse impulsionnelle du canal.
La Figure 4-5 montre le principe de cette technique dans le domaine fréquentiel.
X(f) est le signal d’excitation large bande similaire à un bruit blanc (spectre étalé). Y(f) la
réponse du canal, la sortie du corrélateur sera alors :
S ( f ) = X * ( f )Y ( f ) = X * ( f )X ( f )H ( f ) 4-6
X(f) Y(f)
Système H(f) S(f)
Corrélateur
DC
DC
f0
f0 Filtre PB
X(f) Canal Y(f)
PRBS h(t) δf
H(f) S(f)=H(f)
X(f)
f0-δf DC
PRBS
f0-δf
Le canal radio mobile à caractéristiques variables dans le temps est modélisé de la manière
suivante : Pour chaque point de l’espace, le canal résultant est considéré comme un système
linéaire variable dans le temps, dont la fonction de transfert ou la réponse impulsionnelle est
donnée par [14,63] :
N (τ )−1
h(t ,τ ) = ∑ ak (t )δ (t − τ k ) exp( jϕ k (t )) 4-8
k =0
N −1
h(t ) = ∑ akδ (t − τ k ) exp( jϕ k ) 4-9
k =0
avec s(t) : signal contenant l’information « passe bande » autour de la fréquence porteuse ω0.
Le signal de sortie y(t) est donné par :
+∞
y (t ) = h(t ) * x(t ) = ∫ x(τ )h(t − τ )dτ 4-10-b
−∞
N −1
ρ (t ) = ∑ ak s (t − τ k ) exp ( jϕ k ) 4-10-d
k =0
k =0
si une impulsion q(t) avec une largeur finie, est utilisée pour exciter le canal. La fonction P(τ)
sera alors donnée par :
N −1
P(τ ) = y (τ ) = ∑ ak2 q(τ − τ k )
2 2
4-12
k =1
0.7
0.6
0.5
0.4 0.6
0.3
0.4
0.2
]
[m
0.2
0.1
nce
sta
0 0
Di
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500
Délais [ns]
En général le délai quadratique moyen (rms. Delay spread) τrms est le paramètre le plus
représentatif du canal radio mobile. Il mesure la dispersion temporelle des trajets multiples,
et représente la déviation standard des délais de propagation par rapport à la moyenne, il est
donné par [2,14,21] :
1
N −1 2 2
∑ ( )
2
τ k − τ moy − t A ak
τ rms = k =0 N −1 4-13
∑
k =0
ak2
avec tA le temps d’arrivée du premier trajet dans le profil de dispersion, et τmoy le délai moyen
définit par :
N −1 2
∑ (τ k − t A )ak
τ moy = k =0 N −1 2-14
∑
k =0
2
ak
Les expressions ci-dessus montrent que τmoy est le moment du premier ordre de la fonction
caractéristique P(τ) relativement au premier trajet arrivant au récepteur. τrms est la racine
carré du moment central du deuxième ordre de la P(τ).
Le délai quadratique moyen τrms donne une indication sur le taux maximal de transmission que
peut supporter le canal sans utiliser les techniques de diversité et les techniques
d’égalisation. Les performances des systèmes de communication opérants dans des
environnements multitrajets sont très sensibles à ce paramètre.
Le tableau suivant donne quelques valeurs typiques du délai quadratique moyen pour
différents environnements de propagation.
L’onde émise par la station de base parvient au récepteur mobile via plusieurs trajets.
S2
S3
S4
S1
L’enregistrement d’un signal reçu par un mobile est très caractéristique, présente des
évanouissements profonds régulièrement espacés.
Pour décrire cette modulation de l’onde reçue, modulation crée par la propagation à trajets
multiples, il n’est pas possible d’analyser chaque situation instantanée, en effet le nombre de
données à prendre en compte est très grand. Ce phénomène est alors modélise par une
statistique des résultats mesurés.
La propagation à trajets multiples affecte les trois paramètres d’un signal sinusoïdal de la
façon suivante :
1. La fréquence par effet Doppler
2. L’amplitude par le fading de Rayleigh
3. La phase par la dispersion des temps de propagation selon les trajets.
1. Effet Doppler
cos(α i )
v
fd = f 4.15
c
avec
• f : fréquence de l’onde incidente
• v : vitesse de déplacement du mobile
• c : vitesse de propagation de l’onde
Pr. Jamal ELABBADI EMI/ELECOM 2003-2004 36
INGENIERIE DES SYSTEMES DE COMMUNICATION RADIO MOBILES
• αi:angle formé par la direction de propagation de l’onde et la direction de
déplacement du mobile.
Onde Incidente
αi
Pour une distribution uniforme de αi, une raie de fréquence f se transforme en un spectre
en U limité entre f-fdmax et f+fdmax avec fdmax le décalage de Doppler max
Généralement fdmax reste inférieur à l’imprécision sur la fréquence porteuse, pour le cas
des VHF et UHF fdmax varie de 1Hz à 300Hz.
5. FADING DE RAYLEIGH
1. Statistique de l’amplitude du signal reçu
L’amplitude du signal reçue par le mobile est une variable aléatoire. La densité de
probabilité décrivant les variations de l’amplitude est donnée par :
R 2 + A2 2 RA
p(R ) = 2 exp −
2R
J0 4.16
E0 E02 E02
Avec A l’amplitude de l’onde directe s’elle existe, E0 étant la valeur quadratique moyenne du
signal, J0 la fonction de Bessel du premier espèce.
La figure suivante [figure 4-10] montre un exemple d’enregistrement du signal reçu par un
mobile, on note les variations rapides de l’amplitude du signal et la présence
d’évanouissements très profondes qui atteignent -30dB. On note aussi que les
évanouissements arrivent d’une façon périodique sur un intervalle de λ/2.
R2
p (R ) =
2R
A=0 exp − 2 4.18
E02 E0
On retrouve dans ce cas la fonction de distribution de Rayleigh, d’où la nomination
« Fadings de Rayleigh », la figure 4-11 montre les variations d’une telle distribution.
0.7
0.6065/ Ε0
0.6
mean = 1.2533Ε0
median = 1.177 Ε0
0.5
variance = 0.4292 Ε02
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 Ε
1
0 22 Ε0 33 Ε0 44 Ε0 55 Ε0
R
R2
F (R ) = P (r ≤ R ) = ∫ p(r )dr = 1 − exp − 2 4.19
0 E0
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 1 2 3 4
Valeur moyenne :
∞
π
R = ∫ rp (r )dr = E0 4.20
0
2
Ecart type :
π
2
σ R2 = R 2 − R = E02 1 − 4.22
4
σ R ≅ 0.46 E0 ≅ 0.52 R
On cherche le pourcentage pour que le signal reçue dépasse la valeur quadratique moyenne
d’une certaine quantité n exprimée en dB, le tableau suivant résume ces résultats pratiques.
Seuil n en dB 20 10 -3 -10
Un évanouissement est observé quand le signal reçu est inférieur à une valeur minimale Rmin,
ces évanouissements ont pour conséquences :
• Remonté du bruit en BF après démodulation pour les systèmes analogiques.
• Génération des erreurs de données en paquet pour les systèmes numériques.
Il est important de connaître la durée des ces évanouissement afin de concevoir les codes
détecteurs et correcteurs d’erreurs les mieux appropriés.
Si ti est la durée du ieme évanouissement alors :
R2
ti = TP(r < Rmin ) = T 1 − exp − min
2
4.23
E0
t= ∑t i
4.24
NR.T
avec NR. Le nombre de fois ou l’enveloppe du signal franchit la valeur minimale Rmin dans le
sens croissant.
NR a été calculé par Rice et il est donné par :
R R2
NR. = f d 2π Exp − 2 4.25
E0 E0
E0 E0/v10 E0/10
R
t (ms) 34 6 2
Si R est la sensibilité du récepteur alors pour une marge de 19dB entre R et la valeur
moyenne quadratique, le système doit être capable de corriger une absence de 2ms du signal.
En général, la valeur moyenne t est une variable aléatoire, on s’intéresse plutôt à la
dispersion des durées des ces évanouissements.
La répartition des durées des fadings obéit assez bien à une loi exponentielle.
Cette modulation est très importante dans la mesure ou le procède de modulation le plus
courant est la modulation de fréquence ou de phase.
p(θ ) =
1
4.27
2π
Pour examiner comment se comporter, la modulation de fréquence parasite, il faut
considérer la densité de probabilité jointe de R, R’, θ et θ’.
Avec
R :V.A de l’amplitude du signal
R’ :Dérivé de R
θ :V.A de la phase du signal
θ’ :Dérivé de θ
R2 1 R 2 R'2 R 2θ '2
p (R , R ' ,θ ,θ ' ) = exp − + + 4.28
4πb0b2 2 b0 b2 b2
p(θ ') =
1 k b0 1
k= = 4.29
(
2 1 + k θ '2
2
)3/ 2
b2 πf d 2
1
−1 / 2
θ '0 θ '2
F (θ '0 ) = p(θ ' ≤ θ '0 ) = 1 + 1 + 20 2 4.30
2 πf d 2 2π f d
Si on pose θ’ = 2πf0 f0 sera alors l’excursion de fréquence de la modulation de fréquence
parasite générée.
1 2 1 2 2
p( f 0 ≤ f d ) = 1 + = 90% p( f 0 ≤ 2 f d ) = 1 + = 97% 4.31
2 1 + 2 2 1 + 8
2. Bande de cohérence
La propagation à trajets multiples présente en outre une distorsion du signal modulé, qui
est due, cette fois, à la différence des temps de propagation le long de chacun des trajets. La
dispersion des temps de propagation conduit à rendre indépendants les comportements des
composantes spectrales d’un signal radiofréquence véhiculant de l’information, lorsque leurs
fréquences respectives sont éloignées l’une de l’autre. Il en résulte clairement une limitation
de la largeur de bande du signal transmis donc de son débit d’information.
La bande de cohérence est définie comme étant la bande de fréquence dans laquelle les
comportements des signaux radiofréquences sont fortement corrélés, ce qui permet le
fonctionnement correct du système de modulation / démodulation.
La corrélation intervenant dans la définition de la bande de cohérence dépend du type de
modulation utilisée, Lee [91 Chapitre 6] a montré que dans le cas d’une modulation d’amplitude
la bande de cohérence est donnée pour un coefficient de corrélation d’amplitude supérieur à
50% par :
(∆f )c = 1
4.32
2πτ rms
Dans le cas d’une modulation de fréquence ou de phase la bande de cohérence est donnée par :
(∆f )c = 1
4.33
4πτ rms