SPS Manual CIVfr
SPS Manual CIVfr
Auteur:
Gaston N’Guessan KOUASSI
Publié par:
CUTS INTERNATIONAL, GENEVA
Rue de Vermont 37-39
1202 Genève, Suisse
[Link]
Aussi à: Jaipur, New Delhi, Chittorgarh, Kolkata, Hanoi,
Nairobi, Lusaka, Accra, Washington DC
Ce document a été réalisé par Gaston N’Guessan Kouassi. Il est publié dans le cadre du projet de CUTS International Genève
«Comprendre les exigences SPS pour l'exportation», réalisé avec le soutien financier de l’Alliance pour la Qualité des Produits
en Afrique.
Citation: N’GUESSAN KOUASSI., G. (2020). Manuels de bonnes pratiques applicables aux filières du cacao, de l’anacarde
et du coton : Exigences liées aux mesures sanitaires et phytosanitaires à l'exportation. Genève: CUTS International, Geneva.
Clause de non-responsabilité: Les opinions exprimées dans cette publication représentent les opinions de l'auteur et ne
reflètent pas nécessairement le point de vue de CUTS ou de ses bailleurs de fonds..
2
Table des Matières
Préambule ....................................................................................................... 8
3
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou
Exportées....................................................................................................... 78
4
Table des Matières
Références................................................................................................... 143
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Liste des Abréviations
ACA Association Cotonnière Africaine
NI Norme Ivoirienne
OTA Ochratoxine A
6
Liste des Abréviations
UE Union Européenne
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Préambule
Grand pays agricole, la Côte d’Ivoire est confrontée depuis plusieurs années à la problématique de
la qualité sanitaire de ses productions végétales, animales et alimentaires destinées tant à
l’exportation qu’au marché national, ainsi que des denrées qu’elle importe pour la consommation
locale. Conscientes de cette situation, les autorités compétentes ont toujours mené des réflexions,
en relation avec les acteurs du secteur privé, les producteurs, les consommateurs et les partenaires
au développement, en vue d’améliorer le système national de contrôle de la Sécurité Sanitaire des
Aliments (SSA).
Le secteur privé, à travers ses organisations professionnelles, participe aux discussions relatives à
l’élaboration des normes aussi bien nationales qu’internationales et aux autres activités reliées à la
sécurité sanitaire des aliments. Les Petites et moyennes entreprises (PME), bien que présentes à
divers niveaux de la chaîne de valeurs des productions végétales, animales et alimentaires,
éprouvent, pour la plupart, d’énormes difficultés pour participer effectivement à la chaîne
d’approvisionnement, du fait des exigences sanitaires et phytosanitaires (SPS) des partenaires
commerciaux. Pour accéder au marché de l’Union Européenne (UE), les PME exportatrices en Côte
d’Ivoire sont tenues de respecter les normes européennes (fondées sur les normes internationales),
et qui exigent que tout envoi de plantes ou de produits agricoles soit accompagné d'un certificat
phytosanitaire délivré par le Ministère de l'Agriculture. Le certificat phytosanitaire est la preuve
officielle que l’autorité compétente ivoirienne chargée de la protection de végétaux estime que l'envoi
est exempt de maladies et de parasites et qu'il est conforme à la réglementation phytosanitaire en
vigueur dans le pays importateur.
Les exigences des normes SPS des partenaires extérieurs n’étant pas toujours à la portée de toutes
les PME, un important travail doit être mené pour bien vulgariser les bonnes méthodes à adopter
afin de satisfaire ces exigences. C’est dans ce cadre que s’intègrent les présents manuels de bonnes
pratiques destinés aux PME exportatrices ainsi qu'aux producteurs agricoles ivoiriens pour aider ces
parties-prenantes à comprendre les réglementations et les procédures relatives aux exportations,
ainsi qu’à renforcer leurs capacités à se conformer aux exigences SPS. À terme, il s’agit de mettre à
la disposition des acteurs concernés des outils didactiques pouvant leur permettre, en les appliquant,
d’accéder au marché de l’UE.
Ces Manuels couvrent cinq (5) produits d’origine Côte d’Ivoire, notamment les fèves de cacao, la
Pâte de cacao, le Beurre de cacao, les noix brutes de cajou et la fibre de coton, qui ont un potentiel
d’exportation vers l’UE. Les Manuels sont présentés en quatre sections, respectivement :
Section 1 : Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Section 2 : Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables à la Pâte non dégraissée de
cacao et au Beurre de cacao exportés
Section 3 : Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux noix brutes de cajou
exportées
Section 4 : Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables à la fibre de coton exportée
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Méthodologie de développement des Manuels
Méthodologie de développement
des Manuels
Le manuel est basé sur des études de cas menées de façon sectorielle, pour promouvoir la
compétitivité des PME dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.
Des collectes de données auprès des PME ont permis d’identifier leurs besoins et les contraintes
auxquelles elles sont confrontées pour la pénétration du marché international, en particulier leurs
difficultés pour une conformité SPS. Les échanges réguliers avec ces PME ont abouti à une
évaluation des risques aux différents maillons de la chaîne de production primaire jusqu’à
l’exportation des produits bruts ou semi-transformés, selon les filières.
Les bonnes pratiques décrites dans les Manuels découlent de situations objectives observées sur le
terrain et doivent être jugées par la conformité des produits, qui supposent une amélioration
considérable des activités des entités qui composent l’INQ, aussi bien en termes de services
d’inspection et de certification, d’analyses et d’essais de laboratoire, que d’accréditation des
organismes d’évaluation de la conformité opérationnelle.
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Mode d’emploi des manuels
Pour chaque activité (production, récolte, transport, conditionnement et exportation), des filières
ciblées par l’étude (mangue fraîche ; haricot ; pastèque ; produits arachidiers ; poissons congelés)
sont décrites :
1. Les informations générales relatives au processus ainsi que les exigences générales de
bonnes pratiques ;
3. L’évaluation des risques et une analyse détaillée des dangers en tenant en compte des
pratiques réelles et une proposition de mesures de maîtrise (points d’attention) ;
Sur la base des risques liés aux pratiques de terrain, une analyse des risques est réalisée à chaque
étape du processus.
Ces catégories de risques sont analysées dans le Guide, selon le schéma ci-après, pour permettre
aux PME d’adopter les bonnes pratiques et participer de manière accrue à la chaine
d’approvisionnement
CE QU'IL FAUT
CE QU'IL FAUT ENREGISTRER
SAVOIR CE QU'IL FAUT FAIRE Les principales
Les principaux risques Les principales données qui doivent
physiques, biologiques mesures de prévention être enregistrées ainsi
ou chimiques ou de ou de maitrise pour que l’ensemble de la
non-conformité en réaliser le contrôle des documentation, des
rapport avec des risques significatifs supports didactiques
critères de qualité identifiés au niveau ou de vulgarisation
réglementaires et/ou des critères de base. utilisables pour mettre
commerciale en œuvre le Système
d’Autocontrôle.
10
Méthodologie de développement des Manuels
Pour ce faire, à chaque étape, les risques sont analysés selon la démarche ci-après :
Risques concernant la qualité générale des produits ciblés par l’étude : par exemple les
blessures, présence de ravageurs et de maladies évolutives, maturité inappropriée, manque
de traçabilité, etc.
Risques pour la santé des consommateurs : par exemple les pesticides, l’aflatoxine et autres
contaminations éventuelles, etc.
Risques pour le producteur et les employés (Récolteurs, personnel de la station) : par
exemple blessures lors de la taille et/ou chute des arbres lors de la récolte, etc.
À ce stade, il s’agit de proposer des mesures de prévention ou de maîtrise qui peuvent être mises
en œuvre pour assurer la prévention ou la maîtrise des risques qui avaient été identifiés au niveau
des critères de base. En fonction de l’importance du risque, c'est-à-dire la probabilité d’apparition
du danger et la gravité de son impact, une cotation de la mesure de prévention ou de maîtrise est
définie.
Exigences MAJEURES
Exigences MINEURES
RECOMMANDATIONS
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Elles portent aussi sur des mesures de prévention ou de maîtrise dont la non mise en œuvre entraîne
une non-conformité dont l’impact peut être grave sur la qualité commerciale du produit ou la santé
du consommateur (exemple : pourriture des mangues à l’arrivée en Europe, teneur en résidus de
pesticides dépassée sur huile d’arachide, etc.).
L’absence de traçabilité de la production jusqu’à l’exportation est également une exigence Majeure.
Exigences MINEURES
Elles portent sur des mesures de prévention ou de maîtrise dont la non mise en œuvre peut entraîner
une non-conformité dont l’impact peut être plus ou moins grave sur la qualité sanitaire ou
commerciale du produit (exemple : contamination microbienne des produits horticoles).
RECOMMANDATIONS
Elles portent sur des mesures de contrôle dont la non mise en œuvre n’entraîne pas d’impact
significatif préjudiciable sur la qualité sanitaire, phytosanitaire ou commerciale du produit.
Le respect des exigences de traçabilité́fait partie des objectifs du guide/manuel. En effet, la traçabilité́
occupe une importance majeure dans le respect des exigences réglementaires. A titre d’exemple
l’UE exige la traçabilité pour tous produits alimentaires vers la communauté.
La traçabilité́a pour objet de retrouver un produit et de l’isoler en cas de besoin (par exemple :
détection d’une non-conformité́).
Les éléments de traçabilité peuvent être des registres d’enregistrement, des check-lists, des résultats
d’analyse (LMR, eau, sol, etc.), des rapports d’inspection, etc.
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
SECTION 1
De la plantation au quai portuaire, différentes étapes jalonnent le processus avec ses différentes
exigences pour éviter des non-conformités à l’exportation et au port de destination à l’extérieur du
pays. Ces différentes étapes peuvent être représentées selon la Figure 1 ci-dessous.
1
Répertoire des sociétés coopératives. Edition 2017
13
Production des cabosses de cacao
Source : (a) Modifié de Le Conseil du Café-Cacao (Catalogue JNCC 2017) et (b) Modifié de Projet SPS Cacao Africain
(2014)
14
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
15
Le personnel de l’exploitation cacaoyère
Le producteur de cacao doit être une personne adulte, homme ou femme, ayant
atteint au moins l’âge de la majorité en Côte d’Ivoire (18 ans) et qui est en bonne
santé physique et mentale pour pouvoir conduire les travaux sur le terrain
Le cacaoyer une culture pérenne à forte valeur économique dont la mise place et
la conduite nécessitent, de la part du producteur et de ses co-travailleurs, une
bonne connaissance de la plante, de l’itinéraire technique et des bonnes
pratiques agricoles rattachées
La non-application des bonnes pratiques agricoles (y compris phytosanitaires)
par le producteur et les autres travailleurs dans l’exploitation peut conduire à une
contamination par les résidus de pesticides, ou occasionner des voies de
développement des mycotoxines (comme l’OTA) à travers les blessures faites aux
cabosses de cacao.
L’emploi des enfants pour la production cacaoyère est interdit par les lois et
règlements en vigueur, pour un certain type de travaux classés dangereux pour
leurs âges, notamment, « le défrichage, l’abattage des arbres, le brûlage des
parcelles, le dessouchage, la trouaison, l’écabossage avec un objet tranchant, la
récolte avec une machette ou une faucille et la manipulation des produits
agrochimiques »2
16
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
17
Gestion des organismes nuisibles en plantation
En plantation, les principaux organismes sont (i) les ravageurs composés des insectes (piqueurs-
suceurs, foreurs de tiges) et des mammifères (rongeurs), (ii) les agents pathogènes (maladies
fongiques, virales, plantes parasites) et (iii) les mauvaises herbes ou adventices. Nous donnons ci-
après quelques illustrations de ces bio-agresseurs dans le Tableau 1.
Miride ou capside
(Distentiella theobromae)
Cabosses attaquées
Miride ou capside
(Sahlbergella singularis)
Plantation desséchée
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Foreur de tiges ou
Borer
(Eulophonotus
myrmeleon)
Cochenilles de la
famille des
Pseudoccidae
(Planococcoïdes
njalensis)
et les espèces du genre
Planococcus,
Phenacoccus Feuilles, rameau et racines infectées par le
virus du Swollen shoot
Cabosses attaquées
Maladie de la pourriture
Champignons brune des cabosses
pathogènes responsable
de la pourriture brune (Phytophthora
des cabosses palmivora, P.
megakarya)
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Gestion des organismes nuisibles en plantation
Plantes parasites
Loranthaceae
(Loranthus sp.)
La gestion des nuisibles dans les plantations de cacao doit se faire de façon
intégrée, en combinant les bonnes pratiques culturales ou agronomiques, les
variétés résistantes, la lutte biologique par l’utilisation d’organismes utiles (ennemis
naturels : parasitoïdes, prédateurs, entomopathogènes, etc.) et la lutte chimique
en employant des pesticides ou produits phytosanitaires.
Les périodes sèches sont favorables à la pullulation des insectes piqueurs-suceurs
(mirides et autres punaises) et des foreurs de tiges, alors que les périodes
pluvieuses sont plus propices pour le développement des maladies fongiques,
notamment la pourriture brune de cabosses.
Le recours à l’emploi de pesticides, bien que nécessaire, ne doit pas être
systématique car c’est une opération coûteuse, quoiqu’on dise, et elle peut
entrainer des risques de santé pour l’homme et de pollution de l’environnement, si
les produits phytosanitaires ne sont pas utilisés de façon responsable, raisonnée et
correcte.
L’emploi des produits phytosanitaires non homologués ou interdits, d’une part, et
le non-respect des bonnes pratiques phytosanitaires, d’autre part, constituent des
risques importants de contaminations des fèves de cacao par les résidus de
pesticides
La mauvaise gestion des emballages vides de produits phytosanitaires constitue un
risque de contamination dans l’environnement (eau de surface, point d’eau), de la
santé humaine (utilisation à des fins ménagères ou domestiques) et même des
produits agricoles entreposés ou transportés.
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
N’utiliser les pesticides que si, malgré l’application des mesures de Majeur
lutte autre que chimique, les menaces des organismes nuisibles
subsistent dans la cacaoyère
Utiliser des produits phytosanitaires homologués pour le cacao en
Côte d’Ivoire et respecter les prescriptions d’usage inscrites sur
l’étiquette de chaque formulation
Eviter d’utiliser des produits phytosanitaires non homologués selon
la réglementation en vigueur en Côte d’Ivoire, ni ceux ne possédant
pas d’étiquette clairement lisible et compréhensible
En cas de contractualisation des traitements phytosanitaires,
toujours s’assurer que les opérations sont effectuées suivant les
bonnes pratiques phytosanitaires
Maintenir la plantation dans un bon état sanitaire. Pour se faire, il Recommandations
convient d’effectuer un désherbage régulier de la plantation (au
moins trois fois par an pour la cacaoyère adulte, en production),
de maintenir un bon ombrage sur les jeunes cacaoyers, d’éliminer
les branches, les rameaux attaqués par les insectes, les cabosses
momifiées, les gourmands et les plantes parasites.
En pratique générale, les insecticides contre les mirides, autres
punaises et les foreurs du cacaoyer sont appliqués dans les
périodes de Décembre à Janvier et de Juillet à Août. Mais, il peut
apparaître des spécificités en fonction des zones agro-écologiques
de production du cacao dans le pays, telle que définies par la
Recherche agronomique et le Conseil agricole
Utiliser un appareil de traitement et des accessoires (buses, autres)
appropriés, bien calibré, en bon état de fonctionnement, qui ne
laisse pas fuir la bouillie d’application
Se protéger pendant les opérations d’utilisation des produits
phytosanitaire (manipulation, application, post-application) en
portant des Équipements de Protection Individuelle (EPI) adaptés
à la réalité locale.
Suivre les instructions de protection de l’environnement et des
animaux telles qu’elles sont indiquées sur l’étiquette du produit.
Stocker les produits phytosanitaires et les emballages vides dans
un endroit dédié, fermé à clé, hors de portée des enfants, loin des
plans et points d’eau
21
Gestion des organismes nuisibles en plantation
Ne pas réutiliser les emballages vides à d’autres fins mais les gérer
de manière écologiquement rationnelle, suivant la réglementation
nationale en vigueur
Choisir le bon pesticide qui convient à la situation sanitaire de la Mineur
plantation sur la base des conseils prodigués par les Services
d’encadrement agricole de la filière cacao en Côte d’Ivoire
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
La récolte consiste à couper le pédoncule près de la cabosse à l’aide d’un objet tranchant,
notamment une machette, un sécateur, un émondoir ou autre (Figure 3).
Source : Modifié de FIRCA (2015), (a) : Écabossage à l’aide d’un sécateur, (b) avec une manchette et (c)
avec un émondoir (dans les branches situées plus haut)
L’écabossage (Figure 4) est l’opération par laquelle on ouvre de façon mécanique les cabosses à
l’aide d’un outil (non tranchant) pour retirer les fèves fraîches qui constituent la plus importante
valeur économique du cacao.
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Récolte des cabosses et écabossage
Récolter les cabosses bien mûres et saines, non pourries, non Majeur
attaquées par les animaux ou les insectes, etc.
Eviter de blesser les cabosses en récoltant
Utiliser des objets non tranchants pour casser les cabosses
Après écabossage, éliminer les fèves défectueuses, les rachis et les
débris de cortex du lot
Récolter les cabosses à l’aide d’un sécateur pour celles qui sont à Recommandations
portée de main, et une perchée surmontée de crochets tranchants
et pointus pour celles situées plus haut.
Maintenir propres le matériel de récolte en le désinfectant chaque
jour de travail et en l’affûtant régulièrement avec une lime.
Récolter les cabosses dès l’apparition des premiers fruits mûrs,
toutes les deux semaines s'il n'y a pas beaucoup de cabosses
mûres, et chaque semaine pendant les périodes de pointe.
24
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
25
Fermentation des fèves fraîches
En Côte d’Ivoire, trois types de fermentations de cacao sont les plus pratiquées : la fermentation en
caisse, la fermentation en feuilles de bananier (Figure 5) et la fermentation en bâche plastique (L.
BAN KOFFI et al., 2013).
Source: (a) Modifiée du CNRA (2009) et (b) Modifiée du Projet SPS Cacao Africain (2014)
Mettre le placenta de la cabosse avec les fèves, ou mélanger les bonnes fèves
avec les fèves défectueuses ou des corps étrangers conduisent à des fèves
fermentées de mauvaise qualité
Raccourcir la durée de fermentation entraîne des fèves à fermentation incomplète,
donc de mauvaise qualité marchande et organoleptique
Dépasser le délai recommandé pour la fermentation est synonyme d’un mauvais
processus (probablement une température insuffisante) qui aboutira
certainement à des fèves de mauvaise qualité physico-chimique et
organoleptique
26
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Durée de la fermentation
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Séchage des fèves Mode d’emploi des manuels
Bien qu’il existe le séchage artificiel pratiqué dans d’autres régions productrices de cacao au monde,
le séchage naturel au soleil est celui qui est admis en Côte d’Ivoire.
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Le niveau d’insolation en Côte d’Ivoire est suffisant pour réaliser un séchage naturel et de
qualité des fèves de cacao, si l’on respecte les recommandations de la Recherche
agronomique et du Conseil agricole.
Sécher les fèves fermentées au soleil sur des claies (matériaux ligneux) Majeur
ou sous des séchoirs améliorés (séchoirs solaires à film plastique).
Bien étaler les fèves sur les claies, avec une épaisseur de couche de
fèves ne dépassant pas la hauteur de deux doigts superposés (environ
4 cm).
Éviter de mettre les fèves sur le sol nu, sur le bitume, ou de les sécher
à proximité des sources de fumée ou des odeurs.
Éviter de sécher les fèves avec du feu de bois ou avec des sources de
chaleur importante car cette technologie n’est pas encore vulgarisée
en milieu paysan en Côte d’Ivoire.
Brasser les fèves sur les claies au moins deux fois par jour
Protéger les fèves contre les pluies et la rosée
Laisser sécher pendant environ 10 jours pour ramener le taux
d’humidité à 8% dans les fèves
Recommandations
Sécher sur une claie surélevée de 1 m de haut et 2 m de large pour
éviter que les animaux domestiques consomment les fèves
Bien trier le cacao en éliminant les matières étrangères et les fèves Mineur
défectueuses, plates, ratatinées, noires, de petite taille et/ou double,
moisies ou ardoisées
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Emballage et stockage des fèves après séchage Mode d’emploi des manuels
Les sacs pour l’emballage sont exclusivement livrés par l’Organe de régulation de la filière cacao en
Côte d’Ivoire, actuellement « Le Conseil du Café-Cacao », conformément à la règlementation en
vigueur. Un sac plein de fèves bien séchées pèse en moyenne 65 kg.
Les fèves de cacao doivent toujours être manipulées et traitées comme du matériel de
qualité alimentaire et en règle générale, l’équipement d’ensachage et les entrepôts où les
fèves de cacao sont manipulées et stockées doivent être utilisés exclusivement pour cela
Un emballage (ou ensachage) et un stockage appropriés des fèves à transformer sont
tout aussi importants qu'une fermentation et un séchage bien effectués
Un emballage et un stockage incorrects ou imprudents peuvent entraîner le rejet des
fèves, ce qui signifie que du temps, des efforts et de l'argent ont été gaspillés
Les sacs doivent être constitués de matériaux non toxiques, de préférence des sacs sans
hydrocarbures de qualité alimentaire, qui n'attirent pas les insectes et les rongeurs et
sont suffisamment solides pour résister à un stockage plus long.
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Lorsque les locaux de stockage (magasins, entrepôts) et leur environnement sont mal
entretenus ou que des mesures préventives ne sont pas prises, les insectes (coléoptères
lépidoptères, etc.), les rats et les souris peuvent infester les fèves de cacao et les
détruisent, les rendant impropres pour la mise sur le marché.
Les matériaux à haut risque d'incendie, les produits chimiques dangereux ou toxiques,
ne doivent jamais être stockés avec des fèves de cacao.
Les conditions d’entreposage des fèves de cacao dans les zones tropicales sont
généralement défavorables, surtout en raison des hautes températures et de l’humidité
ambiante. Les périodes d’entreposage ne doivent donc pas dépasser trois mois si des
précautions spéciales ne sont pas adoptées.
Les problèmes de qualité liés à l’entreposage dans les régions tropicales sont le
développement de moisissures à l’intérieur des fèves et sur les coques, la dégradation de
la matière grasse, l’infestation et la contamination potentielle par d’autres produits
stockés.
Emballer les fèves dans des sacs en jute propres fournis Majeur
uniquement par l’organe de régulation de la filière cacao,
suffisamment solides et correctement cousus ou scellés.
Entreposer les fèves dans des hangars ou des magasins de
stockage résistants aux intempéries, bien aérés, exempts
d'humidité et d'insectes nuisibles et à l'abri de la fumée et d'autres
odeurs susceptibles de contaminer le cacao.
Disposer les sacs dans l’entrepôt (magasin) au-dessus du niveau
du sol, sur des palettes, et loin des murs (0,5 m minimum).
Eviter de mettre ensemble, dans un même local, les sacs contenant
le cacao avec des produits phytosanitaires, de l’engrais, du pétrole,
du carburant, etc.
En cas d’infestation par des insectes ou autres ravageurs, traiter les
stocks et l’entrepôt par des méthodes de fumigation, de piégeage
ou de pose d’appâts, conformément à la réglementation
phytosanitaire en vigueur en Côte d’Ivoire
Sécher sur une claie surélevée de 1 m de haut et 2 m de large pour Recommandations
éviter que les animaux domestiques consomment les fèves
Garder, verrouiller et maintenir propres les zones et lieux de
stockage
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Emballage et stockage des fèves après séchage Mode d’emploi des manuels
Protéger les sacs contenant le cacao contre la pluie, la rosée et les Mineur
poussières
En milieu paysan, ne pas stocker le cacao pendant plus d’une
semaine pour éviter que les fèves reprennent de l’humidité et des
odeurs et que la qualité se détériore
Proscrire pour l’emballage les sacs d’engrais et les sacs en matière
plastique
Vérifier, à l'aide d’un équipement approprié (humidimètre, couteau
pour le test de la coupe, balance, etc.), la qualité des fèves de
cacao dans les sacs, ainsi que l’état des sacs eux-mêmes, pour
s’assurer de la qualité requise au moment de la vente. Ce
processus est crucial car il peut considérablement affecter le prix
final payé au producteur
32
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
33
Transport du cacao Mode d’emploi des manuels
Le cacao est transporté des lieux d’achat aux producteurs vers les centres de
collecte et de traitement appartenant aux exportateurs. A ce niveau, les fèves
subissent un nouveau séchage ; elles sont nettoyées et mises en sacs pour
l’exportation. Puis les sacs contenant les fèves sont chargées à bord de navires de
haute mer dans les principaux ports d’Abidjan et de San Pedro
Les fèves de cacao sont transportées des pays producteurs vers les pays
consommateurs en sacs ou en vrac, généralement dans des conteneurs d’une
capacité de 12,5 à 25 tonnes. Le transport en vrac peut augmenter le nombre de
fèves brisées et de fragments s’il n’est pas bien géré
Le cacao peut être infesté à l’origine par plusieurs espèces d’insectes et d’autres
ravageurs tels que la pyrale des amandes (Ephestia cautella), la teigne des fruits
secs (Plodia interpunctella), le nitidulide des fruits (Carpophilus spp.), le cucujide
des grains (Ahasverus advena), le cucujide roux (Cryptolestes ferrugineus), la
vrillette du tabac (Lasiodema serricorne) et le bruche des grains de café (Araecerus
fasciculatus). Si ces infestations ne sont pas traitées à l’origine au moyen d’une
fumigation efficace avant l’expédition, ces espèces survivront pendant le transport
jusqu’aux négociants, transformateurs et fabricants. En l’absence de contrôle au
port d’entrée, l’infestation se propagera aux entrepôts de cacao et aux chocolateries,
et endommagera les produits finis
Les fèves de cacao peuvent absorber des goûts étrangers provenant d’autres
produits comme le coprah, le caoutchouc, les combustibles à base de pétrole, les
produits chimiques, les teintures, le ciment, etc., aussi bien dans les entrepôts que
dans les navires qui transportent le cacao
Le transport du cacao et les formalités correspondantes sont assurés par un
«transitaire» agissant pour le compte d’un exportateur, qui s’occupe de toutes les
formalités d’expédition et d’assurance et des documents pour les marchandises.
Un «acconier» s’occupe d’embarquer la cargaison sur le navire
La plupart des contrats de cacao prévoient que le cacao est “porté en compte” à
destination, en termes de poids et de qualité. Ceci signifie que des risques
continuent de peser sur l’exportateur tant que le lot n’a pas été débarqué, pesé et
échantillonné à destination. L’exportateur a le contrôle du cacao jusqu’à ce que ce
dernier soit transféré à la compagnie maritime. À partir de là, il est entre les mains
d’autres intervenants. De la manière dont ils s’en occuperont dépendra l’issue des
diverses procédures à destination. Par conséquent, lorsqu’il cherche à offrir un
service de qualité l’exportateur doit vérifier deux éléments principaux : (i) les
éléments physiques de l’exportation et (ii) les compétences documentaires de la
compagnie maritime
Pour éviter le développement de moisissures (donc la formation éventuelle d’OTA
dans les fèves de cacao), il est essentiel de prendre des précautions pour minimiser
le risque d’une teneur en humidité supérieure à 8 % entre l’endroit où les fèves de
34
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
35
Transport du cacao Mode d’emploi des manuels
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Charrettes
Bicyclettes
Motocyclettes
Transport
Motos tricycles
Camions
Navires
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Matériel et équipements intervenant dans la chaine de valeur des fèves de cacao à l’exportation Mode d’emploi des
manuels
Il est recommandé que ces différents matériels et équipements fassent l’objet d’une attention
particulière de la part des exploitants agricoles et des exportateurs en prenant les dispositions ci-
après, selon les cas :
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Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
39
Caractéristiques du cacao pour l’exportation Mode d’emploi des manuels
Les opérations d’achat du cacao sont effectuées par les opérateurs agréés
(acheteurs, coopératives, exportateurs) auprès des producteurs (bord champ) par
leurs propres moyens.
Les représentations administratives et régionales du Conseil du Café-Cacao
effectuent essentiellement les opérations de contrôle inopiné de la qualité au
départ du physique, ainsi que des prix stabilisés effectivement payés aux
producteurs sur la base de reçus et registres d’achat présentés par les opérateurs
agréés.
Le cacao destiné à l’exportation est soumis au contrôle de la qualité par des
Organismes concessionnaires agréés par l’État.
Après le contrôle de la qualité, les lots contrôlés font l’objet d’un traitement
phytosanitaire avant embarquement, par des Entreprises concessionnaires
agréées par l’État.
Le délai de validité du certificat sanctionnant le contrôle de la qualité est de vingt-
un (21) jours, à compter du jour de la vérification, au-delà duquel les lots non
exportés sont soumis à un nouveau contrôle ou reclassés à un grade inférieur.
Le délai de validité de l’attestation de traitement phytosanitaire est de vingt (é0)
jours, à compter de la date du traitement, au terme duquel les lots non exportés
subissent un nouveau traitement.
3
[Link] consulté le 22 août 2020
40
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Les informations sur la procédure d’exportation fournies dans ce manuel sont indicatives.
L’Opérateur intéressé devra se rapprocher des Services compétents de l’Etat, des Prestataires
agréés et des Structures dédiées afin de disposer des mesures législatives, réglementaires et
techniques nouvelles et satisfaire aux exigences imposées pour les produits exportés.
Dispositions règlementaires
Les règles et les modalités de l’exportation du cacao d’origine Côte d’Ivoire sont régies par
des dispositions réglementaires spécifiques traduites dans plusieurs textes, notamment :
l’Ordonnance Oé018-437 portant modification de l’ordonnance n°é011-481 du 28
décembre 2011 fixant les règles relatives à la Commercialisation et à la Régulation de la
Filière Café - Cacao
le Décret n°2012-1008 du 17 octobre 2012 fixant les modalités de Commercialisation du
Café et du Cacao
le Décret n°2012-1010 du 17 octobre é01é réglementant la Profession d’Exportateur de
Café et de Cacao
le Décret n°2012-1011 du 17 octobre 2012 réglementant le Conditionnement du Cacao à
l’Exportation
le Décret n°2012-1012 du 17 octobre 2012 réglementant le Conditionnement des Cafés
verts à l’Exportation
la Circulaire n°1769 /MPMBPE/DGD/ du 17 mars 2016 relative aux Procédures de douane
du Café et du Cacao
le Décret n°2013-éé1 du éé mars é013 relatif à l’Exportation du Cacao hors normes, des
déchets et résidus du Cacao
l'Arrêté Interministériel fixant le Niveau des Taxes et des Redevances au titre de la campagne
cacao en cours.
41
Procédure d’exportation des fèves de cacao Principales étapes de la procédure d’exportation
La procédure d’exportation du cacao en Côte d’Ivoire peut être organisée en vingt-une (21) étapes
qui ne sont pas forcément dans un ordre chronologique.
Étape 1: Enregistrement du Contrat de Vente au Conseil Café - Cacao par l’exportateur avec
un Chèque de Caution d’Enregistrement.
Étape 2: Établissement d’un Ordre de Transit entre le transitaire et l’exportateur après accord
des prestations du transitaire.
Étape 3: Domiciliation bancaire de la facture export par l’exportateur ou son représentant
via le site internet du Guichet Unique du Commerce extérieur (GUCE)
4
[Link]
42
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
43
Procédure d’exportation des fèves de cacao Documents exigibles en Douane
Étape 20: Réajustement des redevances sur la copie verte de la formule F01 en cas de
différence de poids entre le Certificat de Pesée et le poids théorique – Paiement de la
différence au Conseil Café Cacao.
Étape 21: Délivrance du Certificat Phytosanitaire par le Ministère de l’Agriculture et du
Développement Rural (Délai: 72h).
Afin de mieux sécuriser les procédures d’exportation du cacao et des produits dérivés, les Douanes
ont précisé les conditions d’exécution des procédures à suivre dans la Circulaire n°2016-
1769/MPMBPE/DGD du 17 mars 2016.
44
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Liens juridiques :
- Décret n°2012-1008 du 17 octobre 2012 fixant
les modalités de Commercialisation du café et du
cacao
- Décret n°2012-1009 du 17 octobre 2012 fixant
les conditions d’exercice de la profession
d’acheteur de café et de cacao
- Décret n°2012-1010 du 17 octobre 2012
réglementant la Profession d’Exportateur de café
et de cacao
3. Autorisation d’Exportation Le Conseil du Café-Cacao - Formule Provisoire éditée du système par Pas de frais.
(Formule 01) l’exportateur Mais le Travail Supplémentaire
- Les chèques de redevance du Conseil du Café- (TS) peut être facturé en cas de
Cacao. dépôt des dossiers après 15h30
- Les chèques de paiement de la taxe (heure locale)
d’enregistrement
45
Récapitulatif des procédures d'exportation du cacao Cacao ordinaire, répondant aux normes ivoiriennes et internationales
5. Visa de la déclaration douanière Le Conseil du Café-Cacao - Déclaration d'exportation douanière D6 Pas de frais.
d’exportation (D6) - Certificat d'origine Mais le Travail Supplémentaire
- Autorisation de mise à quai délivrée par le (TS) peut être facturé à 15 000
Service de l’Inspection phytosanitaire du FCFA, en cas de dépôt après
Ministère de l’Agriculture 15h30 (heure locale)
6. Certificat de pesage Chambre de Commerce et - Numéro du camion transportant le cacao Inclus dans la redevance payée
d'Industrie de Cote d'Ivoire - Numéro du conteneur au Conseil du Café-Cacao (Tarif
(CCI-CI) non disponible au public)
- Nombre de sac
- Nom de l'exportateur
- Nom du transitaire
- Nom du client
- Ville de destination
- Nom du navire
Lien juridique :
- Décret 593 du 16 Octobre 2014 portant
organisation et attribution de la Chambre de
Commerce et d'Industrie de Cote d'Ivoire
46
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
8. Attestation de Désinsectisation Applicateurs Agréés par le - Contact direct entre l’exportateur et l’entreprise Tarif négocié entre l’exportateur
(AD) Ministère de l’Agriculture et prestataire et l’entreprise prestataire
du Développement Rural
9. Autorisation de Mise à Quai Ministère de l’Agriculture et Fiche de demande de contrôle phytosanitaire Contrôle phytosanitaire : 300
(AMQ) du Développement Rural renseignant sur : FCFA/tonne (en chèque)
- le Numéro de lot de la marchandise, +
- le Poids de la marchandise, Heures extra légales : 240 FCFA
- le Nom du navire, / tonne
- la Ville du pays de destination
Liens juridiques :
- Décret n°2016-296 du 11 mai 2016 portant
règlementation des certificats et autorisations
dans le cadre du commerce extérieur
- Arrêté interministériel n°0005
MPMBPE/MICOM/MSHP/MINADER du 30
décembre 2016 portant règlementation des
certificats et autorisations dans le cadre du
commerce extérieur
- Arrêté interministériel
n°0252/MINAGRI/MPMEF/MPMB du 19 Juin
2014
- Tableau des Mises à Quai et du contrôle des
produits exportés (Ministère de l’Agriculture)
47
Récapitulatif des procédures d'exportation du cacao Cacao ordinaire, répondant aux normes ivoiriennes et internationales
10. Certificat Phytosanitaire Ministère de l’Agriculture et - Connaissement maritime ou B/L (Bill of Lading). Pas de frais
du Développement Rural - Attestation de désinsectisation (AD).
- Rapport journalier d’empotage (des agents
Ministère de l’Agriculture du magasin
d’entreposage de la marchandise).
- Autorisation de Mise à Quai (AMQ)
Lien juridique :
- Décret n°2012-1008 du 17 octobre 2012 fixant
les modalités de Commercialisation du Café et du
Cacao
48
Manuel de bonnes pratiques agricoles applicables aux fèves de cacao exportées
Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation : cas
de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
Certification/documents &
No. Autorités concernées Procédures/ autre exigences Frais exigibles
Institutions/
1. Accord de Service NEPCon - Signature Accord de Service avec le client Non disponible
2. Budget et facture NEPCon - Facturation et confirmation de paiement Non disponible
- Planification et organisation de l’audit.
Demande d’audit : Norme de
Communication (emails, Skype ou téléphone)
certification RA ou UTZ, Règle de
entre NEPCon et le Client pour finaliser la
3. certification RA et Protocole de NEPCon Non disponible
logistique, le travail de terrain, les questions
certification UTZ, évaluation des
techniques, etc.
risques, auto-contrôle, etc.
Liste de présence signée de la
4. NEPCon - Réunion d’ouverture Non disponible
réunion d’ouverture
Carte des exploitations, - Travail de terrain : Questions, Échantillonnage,
5. vérification de la documentation NEPCon examen des documents nécessaires pour finaliser Non disponible
mise en œuvre par le groupe l'évaluation
- Réunion de Clôture
- Écriture du Projet de Rapport et Contrôle Qualité
- Révision du Projet de Rapport par le Client
- Le client accepte le rapport ou propose des
révisions
Rapport et décision de - Rapport Final soumis à la Décision du Comité de
6. NEPCon Non disponible
certification Certification
- Délivrance du Rapport Final et Décision de
Certification au Client
- Résumé Public de l'Audit mis en ligne
- Post audit: Enregistrement pour la traçabilité
(Marketplace) ou GIP (Good Inside Portal)
49
Procédé de fabrication Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation : cas de
Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
SECTION 2
50
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Les étapes communes suivies lors de la transformation des fèves de cacao marchandes en Pâte et
en Beurre de cacao sont généralement les suivantes :
51
Procédé de fabrication Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation : cas de
Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
Le produit issu du broyage est appelé Pâte de cacao (Figure 10) ou liqueur de cacao ou masse de
cacao, ou encore de cacao en Pâte ou de Pâte de chocolat (CCI, é001, et N’GORAN M. E., et
N’GUESSAN A. A. G., é015).
A partir de la Pâte de cacao, on procède à un pressage pour séparer la partie solide ou tourteau de
cacao et la partie liquide appelée Beurre de cacao (Figure 11). La Pâte de cacao destinée à être
transformée en Beurre et en tourteaux de cacao est raffinée pour donner de très petites particules
facilitant l’extraction du Beurre.
52
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Le Beurre de cacao ainsi extrait est filtré et stocké dans des citernes sous forme liquide jusqu’à ce
qu’il soit prêt à être soumis à l’opération suivante de fabrication de chocolat, si elle a lieu au même
endroit. Dans le cas contraire il est expédié jusqu’à sa destination finale soit sous forme liquide dans
des camions citernes, soit sous forme moulée dans des cartons. Il est vendu en tant que Beurre de
cacao “pur, première pression, naturel”, généralement considéré comme de la plus haute qualité,
en particulier s’il est fait à partir de fèves de cacao entièrement africaines (CCI, é001). La quasi-
totalité du Beurre de cacao produit par le secteur international de la transformation du cacao est
utilisée pour la fabrication du chocolat, pour laquelle il doit être ajouté à la liqueur pour obtenir le
résultat souhaité. Les secteurs pharmaceutique et cosmétique, qui utilisent aussi du Beurre de
cacao, peuvent obtenir les produits qui satisfont à leurs exigences auprès de sources qui ont recours
à l’extraction par solvant ou des méthodes autres que le pressage du Beurre de cacao à partir des
coques de cacao. Certaines utilisent parfois des fèves de cacao qui ne peuvent être utilisées comme
denrées alimentaires.
Les principales étapes de la chaine de transformation du cacao font apparaître que la Pâte de cacao
et le Beurre de cacao sont intimement liés et que la qualité du premier produit va influencer
naturellement celle du second. Au cours de ces différentes étapes, il existe des risques de
contamination du produit par des agents physiques, chimiques ou microbiologiques. C’est pourquoi,
il est important de déterminer les points critiques dans le processus en vue de les maîtriser. A cet
effet, l’Organisation internationale du cacao (ICCO)5 convient avec l’Administration américaine des
denrées alimentaires et des médicaments (FDA)6 pour définir un point critique comme « un point
dans un processus alimentaire où il y a une forte probabilité qu'un contrôle inapproprié puisse
causer, permettre ou contribuer à un danger ou à la saleté dans l'aliment final ou à la décomposition
de l’aliment. (…) Un point critique dans un processus alimentaire peut être un lieu, une pratique
ou une procédure. A ces points critiques, des mesures préventives ou de contrôle peuvent être
appliquées pour éliminer, minimiser ou réduire les dangers. Pour ce faire, une analyse minutieuse
des dangers du processus doit être effectuée avec une approche d'équipe multidisciplinaire (par
5
International Cocoa Organization
6
Food and Drug Administration
53
Procédé de fabrication Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation : cas de
Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
exemple équipe HACCP 7 ), qui identifiera les points critiques pour leur maîtrise (CCP 8 ). Aussi,
chaque fabricant doit-il identifier les CCP dans la chaîne de transformation des aliments afin de
garantir la sécurité alimentaire » (ICCO, 2009b). A titre d’information, une des grandes entreprises
de transformation du cacao en Côte d’Ivoire a identifié, en appliquant le système HACCP par
l’utilisation de l’arbre de décision du Codex Alimentarius, les points critiques à trois étapes du
process, à savoir : la torréfaction / débactérisation, le tamisage et la détection des métaux (N’GORAN
M. E., et N’GUESSAN A. A. G., é015)
Le présent manuel expose les GMP / BPF pouvant empêcher ou prévenir les contaminations par
des organismes nuisibles ou des substances toxiques lors de la fabrication de la masse et du Beurre
de cacao. Dans la présentation, il sera préciser les spécificités de chacun des deux produits en cas
de besoin.
7
La méthode l’HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point- Analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise) est
une démarche d'analyse des dangers et des points critiques permettant leur maîtrise. C’est un processus en plusieurs étapes
qui permet de contrôler l'hygiène dans les établissements et prendre les mesures nécessaires pour maîtriser le contrôle dans
toutes les étapes.
8
Critical Control Point
54
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Cette composition chimique de la fève est indicative car celle-ci varie en fonction du type de fève,
de la qualité de la fermentation, du séchage et du traitement ultérieur de la fève.
55
Exigences de la matière première « fèves de cacao » Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées
avant exportation : cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
56
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
57
Exigences en matière d’infrastructures Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation
: cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
58
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
59
Exigences en matière de locaux pour les substances alimentaires Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes
privées avant exportation : cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
60
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Les matériaux qui sont dans des matières corrosives (certains types de métaux)
ou dégradantes (certains types de plastiques ou d’alliages) sont à éviter car ils
pourraient contaminer le produit
61
Exigences concernant les équipements Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation
: cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
62
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
63
Lutte contre les organismes nuisibles Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation
: cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
La présence des organismes nuisibles tels que les insectes volants et rampants, les rongeurs
(rats, souris…) ou les oiseaux dans la zone de transformation expose à un haut risque de
contamination de la matière première, des produits manufacturés, des aliments, des
surfaces en contact avec les aliments et des matériaux d'emballage des aliments
64
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
65
Exigences relatives au Personnel Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes privées avant exportation :
cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
Les équipements portés par l’homme ainsi que son état d’insalubrité peuvent constituer
des sources de contamination des produits au cours du processus de fabrication.
66
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Éviter les conditions de fortes chaleurs ainsi que les variations de Majeur
température et d’humidité relative pendant la conservation et le
stockage
S’approvisionner en emballages auprès des entreprises qui Recommandations
respectent les normes en la matière
Se faire assister par des spécialistes, notamment pour les PME
Pour la masse de cacao naturelle ou alcalinisée : Emballer dans Mineur
des sacs plastiques bleus en polyéthylène, sans aluminium ou dans
des gros cartons en kraft ou des cartons bloc en kraft
Pour le Beurre de cacao : Emballer dans des gros cartons en kraft
munis de sac plastique en polyéthylène ou dans des sacs
synthétiques
67
Emballage et conservation des produits avant exportation Fèves de cacao certifiées au champ suivant les normes
privées avant exportation : cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
68
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Les matières premières dérivées du cacao appartiennent à la catégorie des produits les plus
« sensibles », soumis à l'influence des facteurs externes défavorables.
Éviter les conditions de fortes chaleurs ainsi que les variations de Majeur
température et d’humidité relative pendant le transport des
marchandises
Recommandations
Faire appel à des opérateurs spécialisés dans le transport de
marchandises délicates comme la masse et le Beurre de cacao
69
Caractéristiques de la Pâte et du Beurre de cacao pour l’exportation Fèves de cacao certifiées au champ suivant les
normes privées avant exportation : cas de Rainforest Alliance (RA) et UTZ Certified
L* 2,80 à 3,40
Couleur a* 1 à 2,20
b* 0,35 à 1,50
Finesse ≥ 99,50
Note :
L* : indiquant la différence entre le clair et le foncé
a* : indiquant la différence entre le rouge et le vert
b* : indiquant la différence entre le jaune et le bleu.
70
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de
cacao exportées
Entérobactéries ≤ 10 (UFC/g)
teneur en acides gras libres (exprimée en acide oléique): pas plus de 1,75 %,
teneur en insaponifiables (déterminée à l'éther de pétrole): pas plus de 0,5 %, sauf dans le cas
du Beurre de cacao de pression pour lequel elle n'excédera pas 0,35 %.
9
UFC : nombre d’Unités Formant une Colonie
71
Procédure d’exportation de la Pâte (non dégraissée) et du Beurre de cacao Dispositions règlementaires
Dispositions règlementaires
Les règles et les modalités de l’exportation des produits dérivés du cacao au départ de la Côte d’Ivoire
sont régies par des dispositions réglementaires spécifiques traduites dans plusieurs textes, notamment :
l’Ordonnance Oé018-437 portant modification de l’ordonnance n°é011-481 du 28 décembre
2011 fixant les règles relatives à la Commercialisation et à la Régulation de la Filière Café -
Cacao.
le Décret n°2012-1008 du 17 octobre 2012 fixant les modalités de Commercialisation du Café
et du Cacao.
le Décret n°2012-1010 du 17 octobre é01é réglementant la Profession d’Exportateur de Café
et de Cacao.
le Décret n°2012-1011 du 17 octobre 2012 réglementant le Conditionnement du Cacao à
l’Exportation.
la Circulaire n°1769 /MPMBPE/DGD/ du 17 mars 2016 relative aux Procédures de douane du
Café et du Cacao.
le Décret n°2013-éé1 du éé mars é013 relatif à l’Exportation du Cacao hors normes, des
déchets et résidus du Cacao.
le Décret N°2016-1152 du 28 décembre 2016 rendant certaines normes d'application
obligatoire
l'Arrêté Interministériel fixant le Niveau des Taxes et des Redevances au titre de la campagne
cacao en cours.
l’exportation des produits par voie routière est normalement interdite, sauf autorisation expresse
accordée par Le Conseil du Café-Cacao à l’opérateur conformément à l’article 9 du Décret
n°2012-1008 du 17 octobre 2012 fixant les modalités de commercialisation du café et du
cacao;
au-delà d’une valeur excédant dix (10) millions de FCFA, les exportations à destination des
pays hors UEMOA sont soumises à domiciliation auprès d’un intermédiaire agréé (cf. article du
13 Règlement UEMOA 09/é010/CM). Dans ce cas, l’exportateur est alors tenu d’établir un
Engagement de Change et une Attestation d’Exportation requis pour valider la Déclaration
d’Exportation en Douane.
La procédure d’exportation des produits dérivés en Côte d’Ivoire peut être organisée en différentes étapes
qui ne sont pas forcément dans un ordre chronologique.
• Étape 1 : Enregistrement du Contrat de Vente au Conseil Café - Cacao par l’exportateur avec un
Chèque de Caution d’Enregistrement.
• Étape 2 : Établissement d’un Ordre de Transit entre le transitaire et l’exportateur après accord des
prestations du transitaire.
• Étape 3 : Domiciliation bancaire de la facture export par l’exportateur ou son représentant via le site
internet du Guichet Unique du Commerce extérieur (GUCE) [Link] et
émission de l’Attestation d’Exportation et l’Attestation de Rapatriement de Change.
• Étape 4 : Établissement du Certificat d’Origine (SGP) ou EUR1 (pour les marchandises à destination
de l’Europe) à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Cote d’Ivoire ou du certificat CEDEAO/
UEMOA.
• Étape 5 : Réservation du Navire par le transitaire pour l’embarquement du produit.
• Étape 6 : Présentation de l’Ordre de Transit et des chèques de redevance et cotisations
professionnelles au Conseil du Café-Cacao en vue d’obtenir une Autorisation d’exportation (F01) -
ces redevances sont basées sur le poids théorique.
• Étape 7 : Sondage Contrôle Qualité de la marchandise par des opérateurs agréés par le Conseil du
Café-Cacao, ACE-CI ou autres, qui émettent un Bulletin de Vérification (BV).
• Étape 8 : Échantillonnage et Analyse par le Laboratoire National d’Appui au Développement
Agricole (LANADA) et Délivrance d’un Bulletin d’Analyse, à la demande du pays de destination.
• Étape 9 : Demande d’Autorisation d’Embarquement ou d’Empotage (AE) auprès du Conseil du Café-
Cacao avec l'Autorisation de Mise à Quai (AMQ) qui est requise.
• Étape 10 : Empotage de la marchandise en présence de la Douane, des agents du Conseil Café -
Cacao. Le rapport d’empotage est délivré par la Douane (fiche d’empotage).
• Étape 11 : Établissement de la Déclaration d’Exportation en Douane (D6) dans le système de la
Douane (SYDAM) par le transitaire, et Acquittement du Droit Unique de Sortie (DUS) avec la facture
commerciale domiciliée (transaction effectuée via le GUCE) qui est requise.
• Étape 12 : Émission du Bon À Enlever (BAE) par la Douane, via le système Douanier SYDAM, qui
est transmis à l’Acconier pour édition du Bon à Embarquer (BE).
• Étape 13 : Le transporteur prend le conteneur et le transporte à une station de pesage de la Chambre
de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire puis le livre à Abidjan Terminal (Terminal à conteneurs
du Port d’Abidjan) avec le BE, pendant les horaires d’ouverture du Terminal pour embarquement
sur le navire choisi.
• Étape 14 : La Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire émet un Certificat de Pesée.
10
[Link]
73
Procédure d’exportation de la Pâte (non dégraissée) et du Beurre de cacao Documents exigibles en Douane
Afin de mieux sécuriser les procédures d’exportation du cacao et des produits dérivés, les Douanes ont
précisé les conditions d’exécution des procédures à suivre dans la Circulaire n°2016-
1769/MPMBPE/DGD du 17 mars 2016.
74
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de cacao exportées
75
Récapitulatif des procédures d'exportation de la Pâte (masse) de cacao (non dégraissée) et du Beurre de cacao Documents exigibles en Douane
Lien juridique :
- Décret 593 du 16 Octobre 2014 portant organisation et attribution de la
Chambre de Commerce et d'Industrie de Cote d'Ivoire
7. Bulletin de vérification ACE-CI - Échantillonnage et analyse Inclus dans la redevance payée
(BV) ou au Conseil du Café-Cacao, qui
autres Organismes paie directement l’entreprise
agréés pour le concessionnaire.
contrôle de la
qualité par Le
Conseil du Café-
Cacao
8. Autorisation de Mise à Ministère de Fiche de demande de contrôle phytosanitaire renseignant sur : Contrôle phytosanitaire : 300
Quai (AMQ) l’Agriculture et du - le Numéro de lot de la marchandise, FCFA/tonne (en chèque)
Développement - le Poids de la marchandise, +
Rural - le Nom du navire, Heures extra légales : 240
- la Ville du pays de destination FCFA / tonne
Liens juridiques :
- Décret n°2016-296 du 11 mai 2016 portant règlementation des
certificats et autorisations dans le cadre du commerce extérieur
76
Manuel de bonnes pratiques applicables à la pâte non dégraissée de cacao et au beurre de cacao exportées
Lien juridique :
- Décret n°2012-1008 du 17 octobre 2012 fixant les modalités de
Commercialisation du Café et du Cacao
77
Récapitulatif des procédures d'exportation de la Pâte (masse) de cacao (non dégraissée) et du Beurre de cacao
Documents exigibles en Douane
SECTION 3
De la plantation au quai portuaire, différentes étapes jalonnent le processus avec ses différentes
exigences pour éviter des non-conformités à l’exportation et au port de destination à l’extérieur du pays.
Le présent Manuel indique les Bonnes pratiques qui peuvent être mises en œuvre, sans toutefois être
exhaustives, pour assurer des NBC de qualité marchande acceptable sur le marché international.
78
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
L’anacardier commence à produire des fruits la troisième ou la quatrième année après la plantation ou
le semis. La production devient abondante à partir de la sixième ou la septième année.
La noix se développe avant la pomme et atteint pratiquement sa taille maximale, puis le pédoncule du
fruit grossit et devient la pomme.
Les principales zones de production de culture de l’anacarde en Côte d’Ivoire se situent dans les régions
de savane, notamment dans le Nord, le Centre, le Nord-Est et le Nord-Ouest du pays.
79
Production des fruits de l’anacarde Documents exigibles en Douane
Juste avant la saison des pluies, supprimer les branches qui ont
tendance à pousser horizontalement et qui sont situées trop bas.
Chaque année, à la fin de la saison des pluies, aménager autour
du champ des pare-feu de 5 à 10 mètres de large et les désherber
régulièrement
80
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
81
Le personnel de l’exploitation d’anacarde Documents exigibles en Douane
Le producteur d’anacarde doit être une personne adulte, homme ou femme, ayant
atteint au moins l’âge de la majorité en Côte d’Ivoire (18 ans) et qui est en bonne
santé physique et mentale pour pouvoir conduire les travaux sur le terrain
L’anacardier une culture pérenne à forte valeur économique dont la mise place et la
conduite nécessitent, de la part du producteur et de ses co-travailleurs, une bonne
connaissance de la plante, de l’itinéraire technique et des bonnes pratiques agricoles
nécessaires à une production de qualité
L’emploi des enfants pour la production de noix de cajou est interdit par les lois et
règlements en vigueur, pour un certain type de travaux classés dangereux pour leurs
âges, notamment, « le défrichage, l’abattage des arbres, le brûlage des parcelles, le
dessouchage, la trouaison, la récolte avec une machette ou une faucille, la
manipulation des produits agrochimiques » (Cf. Article 7 de l’Arrêté n°é017-017
MEPS/CAB du 02 juin 2017 déterminant la liste des travaux dangereux interdits aux
enfants).
82
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
83
Le matériel de travail Documents exigibles en Douane
Ne pas utiliser des sacs ou des récipients qui ont contenu Mineur
préalablement des engrais, des produits phytosanitaires ou toute
autres substance chimique
84
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
Comme toutes les autres plantes cultivées pour des intérêts alimentaires et économiques, l’anacardier
subit les attaques de nombreux organismes nuisibles, tels que les ravageurs dont les insectes, les
maladies mais également la concurrence des adventices quand les plantes sont encore jeunes (moins
de trois ans)
L’anacardier est un arbre rustique qui est peu exigeant en intrants. Toutefois, il est
attaqué par plusieurs bio-agresseurs et des maladies dont les dégâts, s’ils sont
importants, peuvent affecter la production ainsi que la qualité des noix brutes.
Détruire les œufs, les larves et les nymphes trouvés des insectes
85
Gestion des organismes nuisibles en plantation Documents exigibles en Douane
Les principaux ravageurs et maladies de l’anacardier en Côte d’Ivoire ont été décrits par plusieurs
institutions de recherche dont le CNRA et des chercheurs de l’Université Félix Houphouët-Boigny
d’Abidjan et de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Les
Tableaux 8 et 9, ci-après, en donne quelques-uns ainsi que quelques méthodes de lutte
recommandées.
86
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
Méthodes de lutte
Organisme nuisible Symptômes des attaques / dégâts
recommandées
- Galeries creusées à Lutte mécanique et culturale
l’intérieur des branches et - Couper et bruler les
des troncs branches attaquées en
- Affaiblissement et dehors de la plantation
pourrissement des troncs
Apate terebrans - Dessèchement et chute des
arbres.
Lutte chimique
- Application d’insecticides
homologués
Piqueurs- - Piqûre sur les jeunes feuilles Lutte biologique :
suceurs tendres et les fleurs - Colonisation des
- Déformation et chute des anacardiers par des
fruits immatures. fourmis tisserandes
africaines / tisseuses
prédatrices
87
Gestion des organismes nuisibles en plantation Documents exigibles en Douane
Lutte chimique :
- Appliquer des
fongicides homologués
Anthracn - Sur les feuilles : plages Lutte culturale :
ose brunes d’aspect plus ou - Respecter les
moins brillant écartements
- Sur les pommes : plages recommandés entre les
brunes en crevasse qui pieds d’anacardier
noircissent puis pourriture - Eviter une croissance
du fruit végétative excessive
- Nécrose du limbe ou des plants
Colletotrichum taches brunâtres suivant - Nettoyer régulièrement
gloeosporioïdes les nervures principales et la parcelle^
secondaires. -Utiliser des variétés
- Brunissement et chute sélectionnées et reconnues
prématurée des noix Lutte mécanique :
- Couper et brûler les
parties des plantes
attaquées en dehors de
la plantation
Lutte chimique :
- Appliquer des
fongicides homologués
à base de cuivre
Source: Composition de l’auteur (à partir des données de CNRA (2006), CNRA et CTA (2009)
88
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
89
Récolte des noix de cajou Documents exigibles en Douane
Le fruit tombe de l’arbre lorsque la pomme a atteint sa pleine maturité et a pris la couleur caractéristique
rouge, violet, orange ou jaune, selon la variété.
Les fruits qui ne sont pas tombés d’eux-mêmes au sol ne sont pas entièrement mûrs
et la noix n’est pas entièrement formée ; par conséquent ce genre de noix est difficile
à conserver
Les animaux ruminants (bovins, ovins, caprins) appètent les fruits de l’anacarde
(noix et pomme)
90
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
Ramasser les noix tombées sous l’arbre chaque jour pour les Majeur
préserver des parasites du sol, des insectes ou de l’ingestion par le
bétail.
Séparer la noix de la pomme, soit par simple torsion à la main, soit Mineur
à l’aide d’une ficelle bien tendue comme le montre la Figure é plus
haut.
91
Séchage des noix de cajou Documents exigibles en Douane
Source : FIRCA
Après le séchage, les noix sont stockées dans un magasin bien aéré et non humide
en attendant la commercialisation
La pluie peut provoquer des moisissures au niveau des noix
Le séchage sur le bitume ou au bord des routes pour exposer à des contaminations
de métaux lourds (plomb) ou d’hydrocarbure aromatiques polycycliques (HAP)
Les animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins) peuvent consommer les noix au cours
du séchage
Les noix peuvent être l’objet de convoitise et de vol par des personnes
92
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
Mettre les noix en séchage dans une aire / zone protégée contre les Recommandations
animaux et les vols
Eviter de sécher les noix sur le bitume et au bord des routes Mineur
93
Conditionnement et stockage des noix brutes de cajou Documents exigibles en Douane
Source : [Link]
cajou-instituee, consulté le 23 août 2020
94
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
95
Conditionnement et stockage des noix brutes de cajou Documents exigibles en Douane
96
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
Les noix de bonne qualité sont de forme réniforme et ne présentent pas de défauts (coque fripée,
endommagée) ni de traces de moisissure ou de piqûres (Figure 1à). L’amande est de couleur blanche,
ivoire pâle ou cendrée claire.
Les noix de bonne qualité sont de forme réniforme et ne présentent pas de défauts (coque fripée,
endommagée), ni de traces de moisissure ou de piqûres. L’amande est blanche, ivoire pâle ou cendrée
claire. Le CNRA et le Centre technique de coopération agricole rurale (CTA) ont établi les
caractéristiques des noix brutes de « la meilleure qualité » présentées dans le Tableau 10 ci-après :
Par ailleurs, selon une étude menée par ISARA-Lyon (2009), « la production traditionnelle
extensive de noix répond en grande partie aux normes européennes en matière d’agriculture
biologique. »
97
Procédure d’exportation des noix brutes de cajou (NBC) Dispositions règlementaires
Dispositions règlementaires
Les règles et les modalités de l’exportation de la noix brute de cajou d’origine Côte d’Ivoire sont régies
par des dispositions réglementaires spécifiques traduites dans plusieurs textes, notamment
la Loi n°2013-656 du 13 Septembre 2013 fixant les règles relatives à la commercialisation du
coton et de l’anacarde et à la régulation des filières coton et anacarde ;
le Décret N°2013-812 du 26 Novembre 2013 règlementant la profession d'exportateur des
produits de l'Anacarde ;
le Décret N°2013-810 du 26 Novembre 2013 fixant les modalités de la commercialisation
extérieure des produits de l’anacarde ;
le Décret n°2013-808 du 26 Novembre 2013 fixant les modalités de collecte des taxes et
redevances au profit du Conseil du Coton et de l’Anacarde et des cotisations professionnelles
dans les filières Coton et Anacarde ;
le Décret n° 93-313 du 11 Mars 1993 - déterminant les conditions d’entrée en Côte d’Ivoire
des marchandises étrangères de toute origine et de toute provenance, ainsi que les conditions
d’exportations et de réexportation des marchandises à destination de l’étranger ;
la Circulaire n°06-DG/CCA-14 du 26 Février 2014 portant réaménagement des procédures
d'exportation de la fibre et de la graine de coton, de la noix et de l'amande de cajou
98
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
99
Procédure d’exportation des noix brutes de cajou (NBC) Principales étapes de la procédure d’exportation des NBC
Les opérations liées à l’exportation des NBC en Côte d’Ivoire peuvent être décomposées en une vingtaine
d’étapes, qui ne sont pas forcément dans un ordre chronologique, selon qu’il suit :
1. Code Exportateur : le code exportateur est valable un (1) an et est obtenu auprès du Ministère du
Commerce et de l’Industrie. Les conditions exigées pour demander ce code sont stipulées sur le
site du Ministère du Commerce et de l’Industrie.
2. Agrément de l’Exportateur par le Conseil du Coton et de l’Anacarde. L’Agrément est accordé pour
une campagne de commercialisation.
4. Établissement d’un Ordre de Transit entre le transitaire et l’exportateur après accord des prestations
du transitaire.
5. Domiciliation bancaire de la facture export par l’exportateur ou son représentant via le site internet
du Guichet Unique du Commerce extérieur (GUCE) et émission de l’Attestation d’Exportation et
l’Attestation de Rapatriement de Change.
7. Traitement Phytosanitaire effectué par un applicateur agréé par le Conseil du Coton et de l’Anacarde
(conformément à la procédure de traitement mise en place par les services du Ministère de
l’Agriculture et du Développement Rural)
9. Demande d’Autorisation d’Empotage par l’exportateur ou par son représentant par email au
Conseil Coton Anacarde, guichet@[Link]/empotage@[Link]
avec copie à ACE-CI et au Service de l’Inspection Phytosanitaire du Ministère de l’Agriculture et
du Développement Rural.
10. Accord pour Empotage de la marchandise émis par le Conseil du Coton et de l’Anacarde par Email
à l’exportateur ou par son représentant (avec copie à ACE-CI et au Service Phytosanitaire du
Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural).
11
[Link]
100
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
12. Pendant l’empotage de l’Anacarde : Prélèvement d’échantillon par ACE-CI pour contrôle de la
qualité sanctionné par la délivrance du Bulletin de Qualité.
13. Rapport d’empotage émis par ACE-CI et transmis au Guichet Unique du Conseil du Coton et de
l’Anacarde - avec copie à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire - dans un délai
maximum de Trente-six (36) heures ouvrables après empotage du dernier conteneur (Cf. modèle
Rapport d'Empotage)
14. L’exportateur ou son représentant transmet par email à ACE-CI et à la Chambre de Commerce et
d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI) le Packing List Provisoire (Cf. modèle) en vue de l’émission du
Bulletin de Qualité.
15. Émission par ACE-CI du Bulletin de Qualité (pour la Noix de Cajou) en 3 exemplaires et
transmission du Bulletin de Qualité au Guichet Unique du CCA (au maximum Trente-six (36)
heures ouvrables après réception de la Packing List définitive).
16. Émission de l’Autorisation d’exportation par le Guichet Unique du Conseil du Coton et de l’Anacarde
sur la base :
du Bulletin d’analyse Qualité d’ACE-CI
de l’Attestation du Traitement Phytosanitaire
de l’Autorisation de Mise à Quai (AMQ)
du Packing List Provisoire
de la Facture Proforma émise par l’exportateur sur la base du poids théorique à l’embarquement
(16 t par conteneur de 20 pieds et 25 t par conteneur de 40 pieds)
des chèques destinés au règlement des redevances et des cotisations professionnelles dont les
montants sont déterminés sur la base du poids théorique à l’embarquement)
17. Relevage et pesée des conteneurs sur l'un des ponts bascules électroniques informatisés et
homologués, en présence des agents de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire
(CCI-CI).
19. Émission du Certificat de poids par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-
CI) sur la base de la Packing List Définitif puis transmission au Guichet Unique du Conseil du Coton
et de l’Anacarde dans un délai de Trente-six (36) heures ouvrables à partir de la réception du
Packing List Définitif.
101
Procédure d’exportation des noix brutes de cajou (NBC) Documents exigibles en Douane
21. Redressement des redevances par le Guichet Unique du CCA sur la base :
du Poids Théorique Facturé ;
du Poids Réel affiché par le Certificat de Poids ;
de la Facture Normalisée Domiciliée ;
de la copie du Certificat Phytosanitaire.
12
L’Exportateur peut disposer des informations actualisées sur le Site Internet des Douanes ivoiriennes
([Link]
102
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
103
Récapitulatif des opérations de la procédure d'exportation des noix brutes de cajou Documents exigibles en Douane
104
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables aux Noix Brutes de Cajou Exportées
Liens juridiques :
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26 février 2014 portant
réaménagement des procédures d'exportation de la fibre et de la
graine de coton, de la noix et de l'amande de cajou
- Note d'Information DGA-A/003 relative à la procédure d’exportation
10. Certificat de pesage Chambre de - Numéro du camion transportant la marchandise Le coût de cette
Commerce et - Numéro du conteneur prestation fait partie des
d'Industrie de Cote - Nombre de sac redevances payées au
d'Ivoire (CCI-CI) - Nom de l'exportateur Conseil du Coton et de
- Nom du transitaire l’Anacarde
- Nom du client
- Ville de destination
- Nom du navire
- Packing-list définitif.
Lien juridique :
- Décret 593 du 16 Octobre 2014 portant organisation et attribution
de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Cote d'Ivoire
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26 février 2014 portant
réaménagement des procédures d'exportation de la fibre et de la
graine de coton, de la noix et de l'amande de cajou
105
Récapitulatif des opérations de la procédure d'exportation des noix brutes de cajou Documents exigibles en Douane
13
Droit Unique de Sortie payé à l’État
106
SECTION 4
SECTION 4
Le coton en Côte d’Ivoire est produit sur des petites exploitations familiales d’environ deux (é) hectares
en moyenne par producteur regroupés dans plusieurs organisations professionnelles agricoles dont 190
coopératives agréées en 2017 selon les chiffres officiels (MINADER, 2017) pour la production, la
collecte, l’achat, le stockage et la commercialisation intérieure. Tous les producteurs sont encadrés par
des sociétés cotonnières ayant signé des Conventions avec par l’Etat à cet effet et selon un zonage
agroécologie adopté par la recherche et les acteurs de la filière coton (INTERCOTON)14.
De la parcelle au quai portuaire, différentes étapes jalonnent le processus avec ses différentes exigences
pour éviter des non-conformités à l’exportation et au port de destination à l’extérieur du pays.
Le présent Manuel décrit les principales étapes à suivre pour mettre à l’exportation une fibre de coton
de bonne qualité, conforme aux exigences sanitaires et phytosanitaires (SPS) européennes et
internationales.
14
[Link] Consulté le 03 juillet 2020
107
Production du coton-graine en milieu paysan Documents exigibles en Douane
Les principales zones de production du coton-graine en Côte d’Ivoire se situent dans les régions de
savane, notamment Bondoukou, Bouaké, Boundiali, Korhogo, Odienné, Touba et Séguéla (marquées
en couleur violet sur la Figure 18)
Les variétés actuellement vulgarisées en Côte d’Ivoire sont créées par la recherche,
notamment le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA). Ce sont en
général des variétés classiques à fibre blanche de longueur moyenne.
108
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Le CNRA fournit les semences de base aux sociétés cotonnières qui les multiplient
chez les paysans semenciers puis les mettent à la disposition des producteurs de
coton
15
Liste fournie par l’INTERCOTON ([Link] consulté le 03 juillet 2020)
109
Production du coton-graine en milieu paysan Documents exigibles en Douane
16
Engrais binaire ? aussi appelé Phosphate diammonique ou Hydrogénophosphate, composé d'Azote (N) sous forme
ammoniacal et de Phosphore (P2O5) soluble à l'eau
110
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Le producteur de coton doit être une personne adulte, homme ou femme, ayant
atteint au moins l’âge de la majorité en Côte d’Ivoire (18 ans) et qui est en bonne
santé physique et mentale pour pouvoir conduire les travaux sur le terrain
Le cotonnier une culture à forte valeur économique dont la mise place et la conduite
nécessitent, de la part du producteur et de ses co-travailleurs, une bonne
connaissance de la plante, de l’itinéraire technique et des bonnes pratiques agricoles
nécessaires à une production de qualité
L’emploi des enfants pour les de coton est interdit par les lois et règlements en
vigueur, pour un certain type de travaux classés dangereux pour leurs âges,
notamment, « le défrichage, l’abattage des arbres, le brûlage des parcelles, le
dessouchage, la trouaison, la récolte avec une machette ou une faucille, la
manipulation des produits agrochimiques »17 .
17
(Cf. Article 7 de l’Arrêté n°2017-017 MEPS/CAB du 02 juin 2017 déterminant la liste des travaux dangereux interdits aux
enfants).
111
Le personnel de l’exploitation cotonnière Documents exigibles en Douane
112
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Le matériel utilisé pour la production du Coton en Côte d’Ivoire est lié à la technique adoptée
volontairement par l’agriculteur. Les différentes techniques de production employées sont la culture
manuelle, la culture attelée et la culture motorisée. La technique de la culture attelée, si elle a reculé
au cours des années 2000, est désormais revenue à un niveau d'adoption très élevée (86,2%) contre
environ un producteur de coton sur dix qui continue de préparer et d'entretenir leurs champs en ayant
recours au travail manuel (European Commission, 2018). Le Tableau 12 ci-après présente les matériels
utilisés en culture de coton en Côte d’Ivoire.
- Bœufs de traction
- Charrue à socs
- Outil à dents
Culture attelée - Herse
- Semoirs
- Charrettes
- Multiculteur
- Tracteur (à puissance
variable)
Culture motorisée - Charrue à socs
- Charrue à disques
- Pulvérisateurs
Source: CNRA (2006), Commission européenne, (2018)
Le matériel utilisé pour le travail du sol peut être contaminé par la fusariose si le sol
en est déjà infecté
113
Le matériel de travail Documents exigibles en Douane
Nettoyer le matériel utilisé pour les travaux du sol avant de les Majeur
employer à nouveau
Faire une spécialisation des outils et matériel de travail par culture Recommandations
et par parcelle mise en place
114
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Il est donc indispensable pour le producteur de prendre des mesures appropriées respectueuses de
l’environnement et de la santé humaine et animale pour assurer une production de coton-graine de
qualité.
Malgré les autres composantes de la lutte intégrée contre les nuisibles, la lutte
chimique demeure encore en Afrique de l'Ouest le principal moyen de lutte contre
les ravageurs du cotonnier, notamment les chenilles carpophages.
Les traitements phytosanitaires dans les pays producteurs de coton en Afrique de
l’Ouest se font suivant un programme de traitement appelé « Programme Fenêtre »
suivant la zone agroécologique. Dans le principe, les six (6) traitements
recommandés à réaliser pour la protection des champs de coton ont été regroupés
en 2 ou 4 interventions successives pour former une fenêtre.
Le « Programme Fenêtres » a été mis en place pour gérer efficacement le problème
de résistance développée par certains ravageurs dont la chenille carpophage
Helicoverpa armigera vis-à-vis des insecticides à base de Pyréthrinoïdes. Le but des
traitements par fenêtres est de cibler et atteindre les jeunes et fragiles chenilles de
ce ravageur à impact très négatif sur la production de Coton-graine.
115
Gestion des organismes nuisibles en plantation Documents exigibles en Douane
116
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Les principaux ravageurs et maladies du Cotonnier en Côte d’Ivoire ont été décrits par le CNRA (é00à)
et des chercheurs Ouest africains dont TRAORE (2008). Les Tableaux 13 et 14, ci-après, nous
renseignent sur quelques-uns et le Tableau 15 présente une synthèse des traitements suivant le
« Programme Fenêtre » adopté et appliqué dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest.
117
Gestion des organismes nuisibles en plantation Documents exigibles en Douane
1er et 2ème
Traitement 3ème au 6ème Traitements
Traitements
2 FENETRES
Insecticides binaires :
Produits Tout sauf
recommandés Pyréthrinoïdes
- Pyréthrinoïdes +
Autres familles
1er et 2ème
Traitements 3ème et 4ème Traitement 5ème et 6ème Traitement
Traitement
3 FENETRES
Insecticides binaires,
Insecticides binaires,
Aphicides et/ou
Produits Tout sauf Acaricides :
Aleurodicides :
recommandés Pyréthrinoïdes
- Pyréthrinoïdes +
- Pyréthrinoïdes +
Autres familles
Autres familles
Malgré les autres composantes existantes de la Lutte Intégrée contre les nuisibles en culture de cotonnier,
la lutte chimique demeure encore en Afrique de l'Ouest le principal moyen de lutte contre les ravageurs,
notamment les chenilles carpophages.
Sur la base du cycle cultural du cotonnier et de la dynamique des populations des ravageurs, deux (2) modes
d’interventions ont été déterminés par la recherche agronomique : les programmes de traitements
calendaires et les programmes d'interventions sur seuil. Si les seconds programmes sont nouveaux pour la
sous-région ouest-africaine et peu utilisés, les programmes de traitements calendaires constituent le socle
de la lutte contre les ravageurs du cotonnier en Afrique de l’Ouest.
En effet, les programmes de traitements calendaires tiennent compte du très bas niveau de technicité des
producteurs qui ne savaient pas reconnaître les ravageurs et gérer les stocks de produits différents. Ces
programmes ont commencé par une première variante appelée « Programme Standard » qui visait la
protection de la phase fructifère des cotonniers et marquée par la monotonie des traitements insecticides
118
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Pour gérer cette résistance de H. armigera défavorable au rendement agricole et économique dans la culture
du cotonnier la recherche agronomique en Afrique de l’Ouest a mis en place le « Programme Fenêtres »
constitué par 2 ou 4 interventions successives à 14 jours d’intervalle. On distingue deux types de «
Programme Fenêtres » : le programme à 2 fenêtres et le programme à 3 fenêtres.
Les traitements dans le « Programme Fenêtres » se réalisent à partir de 30 à 35 jours après la levée, ce qui
correspond à l'apparition des boutons floraux du cotonnier.
119
Récolte du Coton Documents exigibles en Douane
Pour récolter le coton arrivé à maturité, l’opérateur est muni de deux sacs attachés en bandoulière. Il
marche dans les interlignes de cotonniers en utilisant ses deux mains pour cueillir le coton-graine de
chaque côté. Il évite d’incorporer les corps étrangers et autres impuretés y compris les quartiers
d’orange. Un opérateur peut récolter de 30 à 50 kg/ jour. Dans un champ à la récolte, les carpelles
des capsules ouvertes laissent entrevoir des touffes de couleur blanche, divisées en quatre ou cinq
quartiers selon la variété de coton (Figure 19 ci-dessous)
120
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
L’exposition trop prolongée des capsules ouvertes sur la plante entraîne une
décoloration de la fibre de Coton du fait des poussières et autres particules ou
molécules présentes dans l’environnement
121
Récolte du Coton Documents exigibles en Douane
122
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Le séchage sur le sol nu ou des surfaces sales peut entrainer des salissures et
l’incorporation d’objets étrangers dans au niveau des fibres de coton
Les animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins) peuvent consommer les graines de
coton au cours du séchage
Il n’y a pas de bon égrenage ni de bonne qualité des produits sans un stockage
maîtrisé du coton-graine. Le stockage du coton-graine à l’usine favorise les
évacuations des marchés et l’alimentation maximale du processus d’égrenage. Le
stockage du coton-graine peut se faire en magasin, dans les conteneurs de transport
ou dans des modules compactés (Organisation des Nations Unies pour le
développement industriel -ONUDI-, 2006b).
Recommandations
Surveiller de près le séchage, le tri et le stockage
123
Séchage, tri et stockage du Coton-graine Documents exigibles en Douane
124
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Généralement, le transport du coton-graine se fait du marché d’achat à l’usine d’égrenage dans des
caisses ou conteneurs bien fermés (Figure é0), à l’abri des intempéries, par les soins des usiniers.
Le grand défi dans le transport se situe au niveau des producteurs lorsqu’ils doivent convoyer leurs
produits jusqu’au marché d’achat.
125
Transport du Coton-graine Documents exigibles en Douane
126
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Après récolte, les poils de coton sont traités pour permettre la filature, puis le tissage des fibres
obtenues. Le coton-graine est traité dans une usine d’égrenage pour donner la fibre de coton objet de
commerce international. L’égrenage (Figure é1) permet de séparer la fibre utilisée en industries textiles
et pharmaceutiques et la graine en huilerie.
127
Usinage et production de la fibre de Coton destinée à l’exportation Documents exigibles en Douane
La qualité du coton dépend de la longueur du poil (coton longue soie, moyenne soie, courte soie), de
la finesse, de la solidité, de la couleur, de la pureté. La conception et les performances d’une unité
d’égrenage dépendent de la matière première, de la qualité du coton-graine (Figure 22).
Un processus d’égrenage, aussi élaboré et moderne qu’il soit, ne pourra pas corriger tous les problèmes
résultants de pratiques inadéquates en amont (contamination, récolte peu soignée, absence de tri du
coton-graine, mauvais stockage). Par conséquent, il est plus efficace et économiquement rentable de
traiter les problèmes au niveau de la production que de consentir des investissements et des coûts de
fonctionnement lourds (ONUDI, 2006c).
La Côte d’Ivoire disposait au premier semestre é0é0 d’une quinzaine d’usines d’égrenage de coton.
Afin d’assurer la traçabilité du coton chargé, un ensemble de données doivent être établies (ONUDI,
2006c), notamment :
128
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Les liens d’emballage sont généralement des fils d’acier ou des feuillards plats, en acier ou en plastique.
De six à dix liens sont habituellement placés le long de la balle, mais on utilise parfois un lien continu
en spirale. Une fois la balle sortie de la presse, la pression exercée sur les liens est fonction de
l’uniformité de la répartition de la fibre, du poids de la balle, de ses dimensions, de la densité à laquelle
la balle a été pressée, du taux d’humidité, de la longueur des liens et d’autres facteurs. Les liens doivent
être adaptés à la presse pour éviter qu’ils ne cassent entraînant contamination et problèmes de
manutention.
Afin de prévenir la détérioration de la fibre dans la balle, le taux d’humidité du coton dans la balle ne
doit à aucun endroit dépasser 7,5%. La fibre se détériore considérablement plus avec l’augmentation
de la teneur en eau, particulièrement au-dessus de 9%.
Les balles doivent être entièrement couvertes (y compris les ouvertures pratiquées pour
l’échantillonnage), et l’habillage des balles doit être propre, en bon état, et suffisamment solide pour
protéger convenablement le coton. Les balles sont recouvertes de fibres naturelles telles le coton (de
préférence), et le jute, et de matières synthétiques telles le polypropylène et le polyéthylène. Le matériau
utilisé ne doit pas contenir de sel ou d’autres matières corrosives, et ne doit pas contenir de sisal ou
d’autres fibres dures ou susceptibles de contaminer le coton ou de le détériorer.
En cas de stockage à l’extérieur, les emballages doivent contenir des inhibiteurs d’ultraviolets en
fonction de la durée prévue du stockage.
Le stockage de la fibre à l’usine peut se faire sur une période plus ou moins longue en fonction du
rythme des évacuations. Les balles doivent être stockées quelques jours (72 heures) en plein air,
séparées les unes des autres pour s’assurer de l’absence de feu et permettre le marquage. Une fois le
marquage définitif des balles effectué, celles-ci peuvent être réparties par lot et empilées sous hangar
ou en pile à l’extérieur. Une fois la pile constituée, celle-ci doit être bâchée pour protéger les balles de
la poussière, de la pluie et du soleil. Les bâches utilisées doivent être solides et résister au vent (ancrées
à la base). Elles sont en général en tissé plastique enduit PVC.
18
[Link] consulté le 07 août 2020
129
Caractéristiques du coton-graine et de la fibre de coton Classement du coton-graine
Premier choix : coton blanc, trié, sec, exempt de fibres tachetées, de loges de capsules
immatures (« quartiers d’orange »), de résidus de tiges, de bractées et autres impuretés, de
capsules entières non ouvertes ou vertes ;
Deuxième choix : coton blanc non trié ou coton taché propre, exempt de loges de capsules
immatures, de résidus de tiges, de bractées et autres impuretés, de capsules entières non
ouvertes ou vertes ;
Troisième choix : coton constitué par le résidu du tri ; il est fortement coloré, généralement
immature et sale.
Le classement officiel du coton-graine est effectué selon des critères sur le marché d’achat. Il est réalisé
visuellement à l’aide d’une « boite de standard coton-graine » comportant trois cases (Figure 23).
Les cases des extrémités servent de références et contiennent des échantillons de coton-graine
représentatifs des 1er et 2ème choix. La case centrale reçoit un échantillon représentatif du lot de coton-
graine à classer.
130
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Le classement est effectué par comparaison avec les références : le lot sera classé selon que l’aspect
de l’échantillon est plus proche de la 1ère ou de la 2ème référence.
Aussi, l’Association Cotonnière Africaine (ACA) et l’Association des Producteurs de Coton Africain
(AProCA) ont adopté le 16 décembre 2011 à Ouagadougou au Burkina Faso, « la Charte de la Qualité
du Coton Africain » (ONUDI, 2006c). Cette charte promeut une production de coton-graine et de coton
fibres exemptes de contamination, c’est-à-dire absence de toute matière étrangère ne provenant pas de
la plante du cotonnier et qui souille le coton graine, notamment :
de plastique tissées (Polypropylène), plastique non tissé (Polyéthylène), toile de jute, les poils
d’animaux, les plumes d’oiseaux, les mèches, les sachets de bonbons, etc. ;
de matières organiques : herbe, débris de tiges, les fragments de coques de graine, etc. ;
des substances inorganiques : sable, poussière, caillou, etc. ;
des huiles et substances chimiques : huile, gas-oil, etc.
19
Pour faciliter la participation de ces huit pays membres au commerce régional et international, l’UEMOA a adopté une
politique industrielle commune au sein de son espace communautaire. L’une des composantes clefs de cette politique est le
programme pour la mise en place d’un système d’accréditation, de normalisation et de promotion de la qualité dénommé
« Programme Qualité UEMOA ». Lancé en 2001 par la Commission de l’UEMOA, ce « Programme Qualité » est financé par
l’Union Européenne (UE) et techniquement mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement
Industriel (ONUDI).
131
Caractéristiques du coton-graine et de la fibre de coton Caractéristique de la fibre de coton exportée
132
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
Dispositions règlementaires
Les règles et les modalités de l’exportation de la fibre de coton d’origine Côte d’Ivoire sont régies par
des dispositions réglementaires spécifiques traduites dans plusieurs textes, notamment:
la Loi n°2013-656 du 13 Septembre 2013 fixant les règles relatives à la commercialisation du
coton et de l’anacarde et à la régulation des filières coton et anacarde ;
le Décret n°2014-1é9 du é0 mars é014 fixant les conditions d’agrément pour l’exportation
des produits du coton ;
le Décret n°2013-808 du 26 Novembre 2013 fixant les modalités de collecte des taxes et
redevances au profit du Conseil du Coton et de l’Anacarde et des cotisations professionnelles
dans les filières Coton et Anacarde ;
le Décret n° 93-313 du 11 Mars 1993 déterminant les conditions d’entrée en Côte d’Ivoire des
marchandises étrangères de toute origine et de toute provenance, ainsi que les conditions
d’exportations et de réexportation des marchandises à destination de l’étranger ;
la Circulaire n°06-DG/CCA-14 du 26 Février 2014 portant réaménagement des procédures
d'exportation de la fibre et de la graine de coton, de la noix et de l'amande de cajou.
133
Procédure d’exportation de la Fibre de Coton Principales étapes de la procédure d’exportation de la Fibre de Coton
Les opérations liées à l’exportation des produits du Coton en Côte d’Ivoire peuvent être décomposées
en une vingtaine d’étapes, qui ne sont pas forcément dans un ordre chronologique, selon qu’il suit :
1. Code Exportateur : le code exportateur est valable un (1) an et est obtenu auprès du Ministère du
Commerce et de l’Industrie. Les conditions exigées pour demander ce code sont stipulées sur le
site du Ministère du Commerce et de l’Industrie.
20
[Link]
134
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
4. Établissement d’un Ordre de Transit entre le transitaire et l’exportateur après accord des prestations
du transitaire.
5. Domiciliation bancaire de la facture export par l’exportateur ou son représentant via le site internet
du Guichet Unique du Commerce extérieur (GUCE) et émission de l’Attestation d’Exportation et
l’Attestation de Rapatriement de Change.
7. Traitement Phytosanitaire effectué par un applicateur agréé par le Conseil du Coton et de l’Anacarde
(conformément à la procédure de traitement mise en place par les services du Ministère de
l’Agriculture et du Développement Rural)
9. Demande d’Autorisation d’Empotage par l’exportateur ou par son représentant par email au Conseil
Coton Anacarde -guichet@[Link]/empotage@[Link] avec
copie à ACE-CI et au Service de l’Inspection Phytosanitaire du Ministère de l’Agriculture et du
Développement Rural.
10. Accord pour Empotage de la marchandise émis par le Conseil du Coton et de l’Anacarde par Email
à l’exportateur ou par son représentant (avec copie à ACE-CI et au Service Phytosanitaire du
Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural).
12. Pendant l’empotage de l’Anacarde : Prélèvement d’échantillon par ACE-CI pour contrôle de la
qualité sanctionné par la délivrance du Bulletin de Qualité.
13. Rapport d’empotage émis par ACE-CI et transmis au Guichet Unique du Conseil du Coton et de
l’Anacarde - avec copie à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire - dans un délai
maximum de Trente-six (36) heures ouvrables après empotage du dernier conteneur (Cf. modèle
Rapport d'Empotage)
14. L’exportateur ou son représentant transmet par email à ACE-CI et à la Chambre de Commerce et
d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI) le Packing List Provisoire (Cf. modèle) en vue de l’émission du
Bulletin de Qualité.
15. Émission de l’Autorisation d’exportation par le Guichet Unique du Conseil du Coton et de l’Anacarde
sur la base :
du Rapport d’Empotage d’ACE-CI
135
Procédure d’exportation de la Fibre de Coton Documents exigibles en Douane
16. Relevage et pesée des conteneurs sur l'un des ponts bascules électroniques informatisés et
homologués, en présence des agents de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire
(CCI-CI).
18. Émission du Certificat de poids par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-
CI) sur la base de la Packing List Définitif puis transmission au Guichet Unique du Conseil du Coton
et de l’Anacarde dans un délai de Trente-six (36) heures ouvrables à partir de la réception du
Packing List Définitif.
20. Redressement des redevances par le Guichet Unique du CCA sur la base :
du Poids Théorique Facturé ;
du Poids Réel affiché par le Certificat de Poids ;
de la Facture Normalisée Domiciliée ;
de la copie du Certificat Phytosanitaire.
136
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
L’Exportateur peut disposer des informations actualisées sur le Site Internet des Douanes ivoiriennes
([Link]
137
Récapitulatif des opérations de la procédure d'exportation de la Fibre de Coton Documents exigibles en Douane
CERTIFICATION
NO / DOCUMENTS AUTORITÉS FRAIS
PROCÉDURES/ AUTRE EXIGENCES
. & CONCERNÉES EXIGIBLES
INSTITUTIONS/
- Demande adressée à Monsieur le
Directeur de la Régulation et des
Échanges (DRE)
- Registre de Commerce
- Déclaration Fiscale d’Existence
- Attestation de Régularité Fiscale
- Fiche de renseignements sur les
usagers du commerce en deux
Ministère du Fiche de code:
13. Code Exportateur exemplaires
Commerce 30 000 F CFA
- Fiche de code à payer
- Photocopie de la pièce d’identité ou
de la carte de séjour du directeur
ou du gérant de la société (ou
procuration signée et cachetée par
le responsable de la société et
photocopie de la carte d’identité ou
de la carte de séjour du coursier)
- Registre du Commerce
- Dépôt de dossier, dont la liste des
éléments constitutifs est
consultable sur le site Internet du
Fixés par Le
Conseil du Coton et de l'Anacarde
Conseil du
Coton et de
Liens juridiques :
l'Anacarde
Le Conseil du - Décret n°2013-681 du 02 Octobre
Agrément (200 000
14. Coton et de 2013 portant dénomination de
d’Exportateur FCFA + les
l'Anacarde l’organe chargé de régulation, du
frais de timbre
suivi et du développement des
pour la
activités des filières coton et
campagne
anacarde ;
2019)
- Décret n°2014-129 du 20 mars
2014 fixant les conditions
d’agrément pour l’exportation des
produits du coton
Présentation de l’Agrément
d’Exportateur
Le Conseil du
Enregistrement
15. Coton et de Pas de frais
du contrat Liens juridiques :
l'Anacarde
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26
février 2014 portant
138
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
CERTIFICATION
NO / DOCUMENTS AUTORITÉS FRAIS
PROCÉDURES/ AUTRE EXIGENCES
. & CONCERNÉES EXIGIBLES
INSTITUTIONS/
réaménagement des procédures
d'exportation de la fibre et de la
graine de coton, de la noix et de
l'amande de cajou
- Note d'Information DGA-A/003
relative à la procédure d’exportation
- Achat des feuillets auprès de la
Certificat CCI-CI 6 000 FCFA /
Chambre de
d'origine feuillet pour la
Commerce et
(formule A, Lien juridique : vérification et
16. d'Industrie de
SGSP, EUR1, - Décret n°593 du 16 Octobre 2014 la signature (4
Côte d'Ivoire
produit de Côte portant organisation et attribution feuillets en
(CCI-CI)
d'Ivoire) Chambre de Commerce et moyenne).
d'Industrie de Côte d'Ivoire
Contact direct entre l’exportateur avec
Applicateurs
l’entreprise prestataire sélectionnée
Agréés par le
Le coût de cette
Ministère de
Liens juridiques : prestation fait
Attestation de l’Agriculture et
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26 partie des
Désinsectisation du
février 2014 portant redevances
17. (AD) / Développemen
réaménagement des procédures payées au
Traitement t Rural et
d'exportation de la fibre et de la Conseil du
phytosanitaire sélectionnés
graine de coton, de la noix et de Coton et de
par le Conseil
l'amande de cajou l’Anacarde
du Coton
- Note d'Information DGA-A/003
Anacarde
relative à la procédure d’exportation
Fiche de demande de contrôle
phytosanitaire renseignant sur :
- le Numéro de lot de la
marchandise,
- le Poids de la marchandise,
Ministère de
- le Nom du navire,
l’Agriculture et Contrôle
- la Ville du pays de destination
du phytosanitaire
Développemen : 300
Liens juridiques :
t Rural / FCFA/tonne
Autorisation de - Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26
Service de +
18. Mise à Quai février 2014 portant
l’Inspection Heures extra
(AMQ) réaménagement des procédures
phytosanitaire légales : 1 200
d'exportation de la fibre et de la
au port FCFA / heure
graine de coton, de la noix et de
maritime supplémentair
l'amande de cajou
d'Abidjan ou e
- Note d'Information DGA-A/003
de San-Pédro
relative à la procédure d’exportation
- Tableau des Mises À Quai et du
Contrôle des Produits Exportés
(Ministère de l’Agriculture et du
Développement Rural)
139
Récapitulatif des opérations de la procédure d'exportation de la Fibre de Coton Documents exigibles en Douane
CERTIFICATION
NO / DOCUMENTS AUTORITÉS FRAIS
PROCÉDURES/ AUTRE EXIGENCES
. & CONCERNÉES EXIGIBLES
INSTITUTIONS/
Demande d’Autorisation d’Empotage
Le coût de cette
Liens juridiques :
prestation fait
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26
partie des
Accord pour Le Conseil du février 2014 portant
redevances
19. empotage de la Coton et de réaménagement des procédures
payées au
marchandise l’Anacarde d'exportation de la fibre et de la
Conseil du
graine de coton, de la noix et de
Coton et de
l'amande de cajou
l’Anacarde
- Note d'Information DGA-A/003
relative à la procédure d’exportation
Liens juridiques :
Le coût de cette
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26
prestation fait
février 2014 portant
Emission du ACE-CI ou tout partie des
réaménagement des procédures
rapport autre redevances
20. d'exportation de la fibre et de la
d'empotage ACE- prestataire payées au
graine de coton, de la noix et de
CI agréé par l’Etat Conseil du
l'amande de cajou
Coton et de
- Note d'Information DGA-A/003
l’Anacarde
relative à la procédure d’exportation
- Rapport d'empotage délivré par
ACE-CI
- Autorisation de Mise à Quai (AMQ)
- Packing-list provisoire
- Facture pro-forma émise par
l'exportateur sur la base du poids
théorique de l'embarquement
- Chèques destinés aux redevances Le coût de cette
et cotisations professionnelles dont prestation fait
Guichet
les montants sont déterminés sur la partie des
Autorisation Unique du
base du poids théorique à redevances
21. d’Exportation Conseil du
l'embarquement payées au
(Formule 01) Coton et de
Conseil du
l’Anacarde
Liens juridiques : Coton et de
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26 l’Anacarde
février 2014 portant
réaménagement des procédures
d'exportation de la fibre et de la
graine de coton, de la noix et de
l'amande de cajou
- Note d'Information DGA-A/003
relative à la procédure d’exportation
- Numéro du camion transportant la Le coût de cette
Chambre de
marchandise prestation fait
Commerce et
Certificat de - Numéro du conteneur partie des
22. d'Industrie de
pesage - Nombre de sac redevances
Cote d'Ivoire
- Nom de l'exportateur payées au
(CCI-CI)
- Nom du transitaire Conseil du
140
Manuel de Bonnes Pratiques Agricoles Applicables à la Fibre de Coton Exportée
CERTIFICATION
NO / DOCUMENTS AUTORITÉS FRAIS
PROCÉDURES/ AUTRE EXIGENCES
. & CONCERNÉES EXIGIBLES
INSTITUTIONS/
- Nom du client Coton et de
- Ville de destination l’Anacarde
- Nom du navire
- Packing-list définitif.
Lien juridique :
- Décret 593 du 16 Octobre 2014
portant organisation et attribution
de la Chambre de Commerce et
d'Industrie de Cote d'Ivoire
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26
février 2014 portant
réaménagement des procédures
d'exportation de la fibre et de la
graine de coton, de la noix et de
l'amande de cajou
- Note d'Information DGA-A/003
relative à la procédure d’exportation
- Demande de certificat
Phytosanitaire
- Copie du connaissement maritime
- Rapport journalier d’embarquement
- Demande de sondage
Lien juridique :
- Décret n°2016-296 du 11 mai
Ministère de 2016 portant règlementation des
l’Agriculture et certificats et autorisations dans le
du cadre du commerce extérieur
Développemen - Arrêté interministériel n°0005
t Rural / MPMBPE/MICOM/MSHP/MINADE
Certificat Service de R du 30 décembre 2016 portant
23. Gratuit
Phytosanitaire l’Inspection règlementation des certificats et
phytosanitaire autorisations dans le cadre du
au port commerce extérieur
maritime - Arrêté interministériel
d'Abidjan ou n°0252/MINAGRI/MPMEF/MPMB
de San-Pédro du 19 Juin 2014
- Circulaire n°06-DG/GGA-14 du 26
février 2014 portant
réaménagement des procédures
d'exportation de la fibre et de la
graine de coton, de la noix et de
l'amande de cajou
- Note d'Information DGA-A/003
relative à la procédure d’exportation
141
Récapitulatif des opérations de la procédure d'exportation de la Fibre de Coton Documents exigibles en Douane
CERTIFICATION
NO / DOCUMENTS AUTORITÉS FRAIS
PROCÉDURES/ AUTRE EXIGENCES
. & CONCERNÉES EXIGIBLES
INSTITUTIONS/
Emission de la
- Certificat de pesage
Déclaration
- Certificat de contrôle qualité
Douane Export Service des
- Certificat d’origine
24. D6 (sous le Douanes DUS
- Autorisation d’exportation du
système ivoiriennes
Conseil du Coton et de l’Anacarde
douanier
- Paiement du DUS21 à la Douane
SYDAM)
21
Droit Unique de Sortie payé à l’État
142
Références
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recherches agricoles (INERA)
[Link]
procedure-de-dedouanement/, consulté le 31 juillet 2020
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Récapitulatif des opérations de la procédure d'exportation de la Fibre de Coton Documents exigibles en Douane
146