SVT 3sc 1
SVT 3sc 1
Ministère de l’Education
SCIENCES DE LA VIE
ET DE LA TERRE
Troisième année de l’enseignement secondaire
Section Sciences Expérimentales
Les auteurs
Les évaluateurs
Hédi BOUZID Abderrazak BACCOUCHE Mongi ABID
Inspecteur Général Inspecteur Général Inspecteur Général
Ce manuel est conforme au programme de 3ème année sciences expérimentales. Il est destiné aux élèves et il
constitue un outil didactique que le professeur peut utiliser pour faire travailler ses élèves, en classe et chez eux.
3
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
La nutrition est une fonction vitale pour l’Homme, comme pour tous les êtres vivants.
Elle consiste en :
• L’approvisionnement des cellules de l’organisme, en oxygène et en nutriments.
• L’utilisation des nutriments par les cellules pour récupérer l’énergie et pour synthétiser de
nouvelles molécules.
• L’excrétion des déchets cellulaires résultant de l’utilisation des nutriments. Ces déchets
sont éliminés par l’appareil respiratoire (CO2), la peau (sueur) et surtout l’appareil
urinaire (urine).
Pour se nourrir et excréter des déchets, les cellules de l’organisme établissent des
échanges avec le milieu extracellulaire appelé liquide interstitiel. Ce liquide provient du
sang et de la lymphe. L’ensemble de ces trois milieux liquidiens constitue le milieu
intérieur de l’organisme.
Notre santé dépend donc de notre alimentation. Elle dépend également de l’environ-
nement qui produit nos aliments ainsi que du milieu intérieur en relation permanente
avec les apports alimentaires, avec les rejets cellulaires et avec l’excrétion urinaire.
4
L’étude du thème nutrition et santé comporte les parties et les chapitres suivants :
5
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
Alimentation saine et équilibrée
Chapitre 1 : LA MALNUTRITION
3.
Notre alimentation est la source de notre plaisir et de Enquête en Tunisie en (2000) sur 4172 élèves.
notre bonne santé. Mais des millions de personnes
dans le monde ne mangent pas à leur faim ; ils sont – La majorité des adolescents mange
dénutris ou sous-alimentés. Au contraire, d’autres avec plaisir et appétit.
personnes ont une alimentation abondante et ils sont – ≈ 20 % des filles et ≈ 14 % des
suralimentés. Les uns comme les autres se nourrissent garçons n’éprouvent pas de plaisir à
de manière anarchique et sont victimes de la manger.
malnutrition qui est à l’origine de maladies parfois
mortelles. Ainsi «trop manger» ou «peu manger» ou
ne pas varier son alimentation sont à l’origine de 4.
différentes perturbations de la santé. Une enquête sur Vieux proverbe égyptien
146 élèves tunisiens d’âge moyen de 16 ans montre
que 50 % d’entre eux seulement font la relation
«La plupart de ce que nous mangeons est
entre la malnutrition et certaines maladies : anémie, superflu. Le quart de ce que nous avalons
diabète, maladies cardiovasculaires… nous sert pour vivre ; les 3/4 font vivre les
médecins ».
OBJECTIFS
6
LA MALNITRUTION
SITUATION PROBLÈME
1
– Les aliments que nous consommons : pain, lait, poisson… sont des aliments composés
constitués :
* d’aliments simples : protides, lipides et glucides.
* de nutriments : eau, sels minéraux, vitamines et glucose.
2
– Les nutriments protidiques, lipidiques et glucidiques nous apportent de l’énergie.
– L’eau, les sels minéraux et les vitamines ne sont pas énergétiques mais sont nécessaires
pour la santé et le fonctionnement de l’organisme.
3
Une alimentation journalière (ration) peut apporter une quantité d’énergie : Résultat
– égale à celle dépensée par l’organisme Poids constant
– supérieure à celle dépensée par l’organisme Le poids augmente
– inférieure à celle dépensée par l’organisme Le poids diminue
4
Lorsque l’alimentation n’apporte pas un nutriment en quantité suffisante, on parle de carence
alimentaire. Les carences alimentaires sont la cause de maladies par exemple :
8
LA MALNITRUTION
Activités
1 La suralimentation, source de maladies !
« L’essor économique que connaît notre pays ces dernières années, a entraîné l’amélioration de
l’état nutritionnel de la population. Parallèlement et à l’instar des pays développés, toute une
gamme de maladies chroniques non infectieuses telle que l’obésité, le diabète sucré, l’hypertension
artérielle, sont apparues et paraissent en relation étroite avec une alimentation hautement
énergétique et riche en graisses et en sucres simples. Ces maladies chroniques surgissent le plus
souvent au milieu et à la fin de l’âge adulte et annulent les gains en matière d’espérance de vie liés
à un meilleur approvisionnement alimentaire ».
9. Maladies chroniques liées à l’alimentation ( d’après une enquête nationale faite par l’institut de nutrition
en 1996 – 1997)
9
Activités LA MALNITRUTION
C - L’obésité en Tunisie et dans le monde
L’obésité chez les jeunes tunisiens L’obésité chez la population adulte
– La prévalence de l’obésité chez les jeunes est de * En Tunisie on compte en pourcentage d’obésité et
5%. de surpoids :
– La notion d’alimentation spontanée et en dehors – chez l’adulte : 28,3 % en 1980 et 42 % en 1997.
du foyer est présente chez les obèses. – une tunisienne sur deux est obèse après 30 ans
– L’alimentation des jeunes obèses est hypercalo- en milieu urbain.
rique avec prédominance des lipides et des gluci- * L’organisation mondiale de la santé (OMS) parle
des. d’«épidémie du siècle». En effet, il a été réperto-
– L’habitude du grignotage entre les repas et le soir rié environ 300 millions d’obèses dans le monde
existe chez les jeunes obèses. ( et 1 milliard de personnes en surcharge pondé-
– Les jeunes enquêtés semblent être touchés par rale).
différents troubles du comportement alimentaire : L’obésité peut atteindre 1 individu sur 3 dans les
essentiellement par le perfectionnisme et la pays les plus industrialisés (les Etats-Unis notam-
recherche de la minceur. ment, où, au total, 2 personnes sur 3 souffrent d’un
– Il y a plus de mères qui considèrent leurs enfants excès de poids ). Dans certains
en excès pondéral, alors qu’ils sont de poids nor- pays du tiers monde 3 personnes sur 4 présentent
mal, que de mères qui considèrent leurs enfants un excès pondéral.
obèses comme normaux.
12a. Résultats d’enquête (1999-2005) chez des jeunes 12b. Résultats d’enquête sur la population adulte
de 5 à 23 ans
12. Résultat et enquêtes sur l’obésité
13.
15. Coupes transversales d’une artère normale et d’une artère présentant une plaque d’athérome
L’athérome peut avoir trois conséquences sur les artères de moyen ou petit calibre.
alimentation dépenses
Réserves
de graisses
18b. Balance énergétique
[Link] entre alimentation dépenses énergétiques et poids
12
Activités LA MALNITRUTION
Selon la FAO (Food and Agriculture Organisation) organisation mondiale de l’alimentation et l’agri-
culture et l’UNICEF (l’organisation des Nations Unies pour l’Enfance), 1 habitant de la Terre sur 3 (2
milliards de personnes) ne mange pas à sa faim. La sous-alimentation est particulièrement présente
dans les pays en développement, et ses conséquences sont particulièrement graves chez les
enfants. Les premières manifestations de la famine sont un amaigrissement progressif : tout d'a-
bord avec perte des réserves adipeuses, puis diminution de la masse musculaire et l’installation des
maladies de carences alimentaires.
D’après Microsoft ® Encarta ® 2006
A - Le kwashiorkor
Il survient fréquemment dans les mois qui suivent le
sevrage. L’amaigrissement est de degré variable mas-
qué par des oedèmes. Les lésions cutanées (peau
sèche, craquelée, zones de dépigmentation et d’hyper-
pigmentation) sont fréquentes. Les cheveux peuvent
être dépigmentés de façon régulière ou par bandes. Ils
peuvent devenir fins et cassants. L’enfant est craintif,
replié sur lui-même. Tous les types d’infections peuvent
se rencontrer dans le cas mal nutrition sévère ce qui
rend le pronostic plus sombre.
21. Lésions cutanées dues au kwashiorkor
Dans certains pays d’Afrique les enfants sevrés ne reçoivent plus qu’une bouillie à base de manioc. Le
document 23 montre la courbe de croissance d’un enfant atteint de kwashiorkor et les courbes de
croissance maximale et minimale chez un enfant normal. Le document 22 donne la composition de
certains aliments consommés dans certains pays d’Afrique.
Le manioc est un aliment extrait de racine de plante appelée Manioc.
Valeur pour
Protides Glucides Lipides
100g
Lait maternel 11 55 30
Manioc 2 86 0,2
Poisson maigre 15 0 0,5
22. La composition de certains aliments consommés
13
Activités LA MALNITRUTION
Constatation :
En 1880, un médecin japonais, constata que les marins nippons étaient affectés de béribéri alors que
les marins européens en étaient indemnes. Il voulait chercher une explication. Il eu l’idée de compa-
rer leurs régimes alimentaires et il constata que les marins nippons se nourrissaient exclusivement
de riz poli alors que les Européens n’en consommaient que très peu. Il posa alors une hypothèse
quant à la cause de cette maladie.
1ère Expérience :
Il faisait alors une tentative qui est de remplacer dans la ration des marins japonais, une partie du riz
par de la viande et le résultat était que le béribéri régressait.
2ème Expérience :
Vers 1890, un médecin hollandais chargé de soigner des prisonniers béribériques à l’hôpital de Java,
remarqua que des poules qui se nourrissaient des reliquats ( restes ) des repas de ces malades
constitués de riz décortiqué présentaient des troubles nerveux identiques à ceux des béribériques.
Il eut alors l’idée d’expérimenter sur ces poules.
Il formait deux lots et il nourrissait le premier de riz poli, décortiqué et le second de riz entier. Seules
les poules du premier lot présentaient des signes de béribéri.
14
Activités LA MALNITRUTION
C - Le rachitisme
Le rachitisme est un trouble de calcification et de développement des os. Cette anomalie entraine
essentiellement une déformation de la partie inférieure du fémur (os de la cuisse) et du tibia (os de la
jambe) qui deviennent incurvés en dedans.
Le rachitisme est dû au fait que l’enfant manque de vitamine D et qu’il a marché trop longtemps sur
des os fragiles.
Les documents suivants présentent des données relatives aux os normaux et aux os rachitiques.
25. Enfant atteint de rachitisme 26. Radiographie du squelette des 27. Radiographie du squelette
jambes d’un enfant rachitique des jambes d’un enfant sain
1- Chercher dans les documents ( page 47) des aliments riches en vitamines D.
2- Proposer une hypothèse sur le rôle de la vitamine D dans le développement des os.
15
LA MALNITRUTION
Synthèse hémorragie cérébrale
insuffisance respiratoire
1 La suralimentation
insuffisance cardiaque
cancer du sein
Elle correspond à une alimentation dont les apports hernie hiatale
énergétiques dépassent les besoins de l’organisme. calcul biliaire
La suralimentation associée à la sédentarité (manque colon
d’exercices physiques) conduit à l’obésité. Selon
l’OMS, l’obésité constitue l’épidémie du siècle.
endomettre
Les complications de santé liées à l’obésité sont très
cancer
variables et des études ont montré que les personnes
prostate
dont l’IMC dépasse 30 présentent des risques élevés
de développer certaines maladies comme : le diabète, hypogonadisme
l’infarctus du myocarde, l’hypertension artérielle et arthrose du genou
l’artériosclérose.
En plus, on a montré que l’obésité accroît, chez thrombose veineuse
l’homme, le risque de cancer de la prostate et du colon
et, chez la femme, le risque de cancer de sein et du
col de l’utérus.
goutte
C’est le fléau des pays pauvres. Cette maladie est la conséquence d’un régime alimentaire carencé en
protides.
C - Marasme :
Il s’observe essentiellement lors de la première année de la vie.
L’amaigrissement est très important, poids de moins de 60% par rapport à un enfant normal de même
âge et de même sexe.
L’enfant présente une fonte du tissu adipeux et une fonte musculaire. Il présente un visage empreint
d’une grande anxiété.
D - Les avitaminoses
Ce sont les maladies liées à une carence en vitamines. Les carences vitaminiques sont responsables
de nombreux dysfonctionnements métaboliques et organiques. Des femmes enceintes ou allaitantes,
des personnes qui suivent des régimes ou qui souffrent de maladies intestinales ont parfois besoin d'un
apport vitaminique supplémentaire.
16
Synthèse LA MALNUTRITION
D (calciférol) Rachitisme
– La carence en fer : La carence en fer se traduit surtout par l’anémie dont les symptômes sont : une
réduction de la capacité physique et intellectuelle et une diminution de la résistance aux infections.
Chez la femme enceinte, l’anémie, augmente le risque de mortalité du fœtus et de diminution du poids
du nouveau-né. Elle est essentiellement due à un déficit en protéines animales, source de fer.
17
Synthèse LA MALNUTRITION
3 Conclusion
18
LA MALNITRUTION
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponse ( s ) exacte ( s ).
Repérer les affirmations correctes :
1- Une personne est dite mal nourrie, lorsqu'elle : 2- L’obésité :
a- est suralimentée. a- est une maladie grave.
b- est sous alimentée. b- est une surcharge pondérale.
c- n’a pas un poids idéal. c- correspond à un poids supérieur au
poids idéal.
3- Le marasme :
a- est une sous-alimentation générale. 4- Le kwashiorkor :
b- résulte d’une alimentation insuffisante en proti- a- est une maladie de carence en fer.
des. b- est une maladie de carence en protides.
c- entraîne un amaigrissement important. c- affecte seulement les jeunes enfants.
5- Le rachitisme : 6- Le béri-béri
a- est une maladie des os. a- est une maladie de carence en protides
b- résulte d’une carence en vitamine D. b- est une maladie de carence en Fer.
c- résulte d’une carence en calcium. c- est une avitaminose guérissable.
EXERCICE 2
Mme X qui est une femme au foyer ne comprend pas pourquoi elle prend du poids pourtant elle prend
les mêmes aliments que sa fille avec les mêmes quantités. La fille est une élève en 3 ème année
secondaire et possède une taille et un poids normaux. Comment expliquer à M me X qu’elle est en
situation de malnutrition contrairement à sa fille ?
EXERCICE 3
Mademoiselle X est une fille obèse qui a un emploi de secrétaire. Pour réduire son poids, elle a décidé
de ne plus manger tout ce qui est gras et même de sauter le dîner, mais elle constate à la longue que
son poids ne diminue pas.
1- Proposer une hypothèse pour expliquer ce constat.
2- Proposer un comportement alimentaire et un mode de vie permettant de lutter contre l’obésité.
EXERCICE 4
Le sucre et les adolescents :
Un adolescent boit, comme est lui recommandé, 1,5 litre de liquide par jour. au lieu de boire de l’eau,
il préfère consommer des jus de fruits ou des sodas.
a) Sachant que ces boissons contiennent environ 120g de sucre par litre, calculez la quantité de sucre
que cet adolescent aura consommé en un jour, en une semaine, en une année.
b) Calculez l’équivalent journalier, en morceaux de sucre, de sa cosommation (1 morceau de sucre
pèse 5 g)
c) Sachant qu’un morceau de sucre de 5 g fournit 85 kJ, calculez l’énergie fournie quotidiennement
par ces boissons sucrées.
19
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
ALIMENTATION SAINE ET ÉQUILIBRÉE
La science de la nutrition née au XXème siècle est actuellement en plein développement. Cette
science permet de déterminer la composition et la valeur nutritive des aliments. Elle permet, égale-
ment, de déterminer les besoins nutritionnels des personnes selon l’âge, le sexe et l’activité et nous
donne des règles à suivre pour bien s’alimenter.
OBJECTIFS
L’élève sera capable :
de distinguer les différents aliments simples.
de reconnaître les propriétés physico-chimiques de ces aliments
de définir une ration alimentaire équilibrée.
d’établir des rations alimentaires équilibrées selon l’âge, le sexe, l’activité et l’état physiologique.
d’acquérir une éducation pour une alimentation saine et équilibrée.
20
BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
SITUATION PROBLÈME
La grande variété d’aliments dont nous disposons est nécessaire au bon fonctionnement de notre
organisme. Les aliments naturels que nous consommons sont très variés, mais, si divers qu’ils soient,
ils sont tous constitués, en réalité par un mélange d’aliments simples.
3. Poissons, viandes, œufs, fromages, lait, haricot… sont des aliments riches 4. Huiles, beurre, viande rouge,
en protides œufs…. Sont des aliments riches
en lipides
[Link]ête sur 146 élèves tunisiens âgés de 16 ans [Link]ête sur 1000 jeunes tunisiens de 15 à 29 ans
1- Quels sont les différents aliments simples qui entrent dans la constitution de notre
alimentation et quelles sont leurs propriétés physico-chimiques ?.
2- Quels sont nos besoins qualitatifs et quantitatifs en aliments simples ?
3- Ces besoins sont-ils les mêmes pour tous ?
4- Comment établir une ration alimentaire équilibrée qui couvre les besoins de l’organisme?
21
LES BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
PRÉACQUIS
1
Le document 5 ci-contre donne la composition chimique d’un œuf de poule.
2
Comment connaît-on la valeur énergétique d’un aliment ?
Valeur énergétique
Aliments simples
en kJ/g en kcal/g
Glucides 16,7 4
Protides 16,7 4
Lipides 37,7 9
22
BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Activités
I - LES ALIMENTS SIMPLES
1 Les glucides
Comment classer les glucides ?
B - Selon la forme des cristaux que donnent certains sucres en présence de phényl-hydrazine
E - Par l’hydrolyse :
Préparer une solution d’empois d’amidon en mettant 1gramme d’amidon dans un bécher contenant
100ml d’eau distillée bouillante. Poursuivre l’ébullition pendant 2 minutes. Mettre dans deux tubes à
essai numérotés 1, et 2 : 5 ml d’empois d’amidon + 1,5ml de HCl.
• Sur le contenu du tube 1 on réalise immédiatement un test à l’eau iodée et un test à la liqueur de
Fehling.
• Le tube 2 est mis dans un bain-marie bouillant pendant 30mn. Puis on réalise le test à l’eau iodée
et le test à la liqueur de Fehling sur le contenu des tubes.
24
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
2 Les protides
Mise en évidence des protides dans certains aliments : œuf, lait, pois chiche.
– la réaction de Biuret est une réaction qui met en évidence les peptides composés de plus de 3
acides aminés : en présence des réactifs spécifiques NaOH + CuSO 4 les protides donnent
une coloration bleu violacée.
– la réaction xanthoprotéique qui met en évidence les protides : en présence du réactif spécifique
HNO3, les protides donnent une coloration jaune.
a) Cas de l’ovalbumine
On prépare une solution d’ovalbumine à laquelle on ajoute quelques gouttes d’un acide fort. On met
ensuite la solution dans un bain-marie bouillant. Au temps t0 on prélève 5ml dans la solution qu’on met
dans un tube numéroté 1, après une heure on prélève 5ml dans la solution qu’on met dans un tube
numéroté 2, après 2 heures on prélève 5ml qu’on met dans un tube numéroté 3.
On réalise sur les trois tubes les expériences du tableau suivant :
Expériences
Réaction de coagulation Réaction de Biuret Réaction xanthoprotéique
Tubes
Tube n° 1
Tube n° 2
Tube n° 3
25
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
1- Observer ces formules et déduire ce qu’elles ont en commun et ce qu’elles ont de différent..
2- La formule brute d’un acide aminé s’écrit : CwHxOyNz. Écrivez les formules brutes des
acides aminés du document 9.
3- Sachant que la fonction acide (COOH) d’un premier acide aminé réagit avec la fonction
amine (NH2) d’un deuxième acide aminé en libérant une molécule d’eau et en formant un
dipeptide, écrivez cette réaction en utilisant la glycine et l’alanine.
3 Les Lipides
A - Propriétés
On donne la réaction d’hydrolyse (1) et d’estérification (2) d’un glycéride qui est un Lipide :
27
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
AAE : Ce sont les acides aminés que l’organisme ne peut pas synthétiser. Ils sont au nombre de 8
pour l’Homme : Lysine, Tryptophane, Valine, Leucine, Isoleucine, Phénylalanine, Méthionine, Thréonine.
La valeur biologique d’une protéine dépend de sa richesse en acides aminés essentiels (AAE) et de
l’équilibre entre ces derniers.
Le tableau 1 suivant donne les pourcentages des acides aminés essentiels dans les protéines de
l’œuf, de la viande et du blé. Le tableau 2 donne les rapports nécessaires pour la croissance chez l’en-
fant et pour l’entretien chez l’adulte.
Tableau 1 Tableau 2
%en AAE dans %en AAE dans %en AAE dans Besoin de Besoin
Acide amines Acide amines
les protéines les protéines les protéines croissance d’entretien
essentiels
de l’œuf de la viande du blé
Tryptophane 1,5 1, 4 1,2 Tryptophane 1 partie 1
Phénylalanine 6,3 4, 3 5,7 Lysine 5parties 4
Lysine 7,2 8,8 2,7 méthionine 2,5 parties 3
Thréonine 4,9 4,8 3,3
Valine 7,3 5,4 3,6
Méthionine 4,1 2,4 2
Leucine 9,2 8,1 5,8
isoleucine 8 5,4 3,3
4 Besoins en lipides
Sur trois lots de rats A, B et C on réalise les
expériences suivantes :
– au lot A formé par des rats adultes on fournit
des aliments comportant des quantités convena-
bles de glucides, protides, sels minéraux et vita-
mines mais complètement dépourvus de lipides.
On constate que les animaux présentent des
lésions cutanées, des lésions rénales et des per-
turbations des fonctions reproductrices.
– au lot B formé par des rats jeunes, on fournit
une alimentation identique à celle du lot A. On 17. Variation de la masse des rats sous l’effet de l’alimen-
obtient la courbe 1 du document 13 ci- contre. tation fournie
– au lot C on fournit en plus des aliments cités ci-
dessus 10 gouttes de graisse animale par jour. La
1- Analyser les résultats obtenus pour les lots
courbe 2 traduit l’évolution de la masse de ces
A et B.
rats.
D’autre part l’analyse de la graisse animale mon- 2- A partir des résultats du lot C émettre une
tre qu’elle contient les acides gras insaturés sui- hypothèse expliquant la différence de
vants : acide linoléique, acide linolénique et acide croissance entre les rats des lots B et C.
arachidonique.
29
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Les documents suivants ( 18, 19, 20 et 21 ) représentent les dépenses énergétiques de différentes
personnes dans différentes situations.
Analysez ces documents et précisez les facteurs entraînant des variations
de la dépense énergétique.
18. 19.
Les valeurs consignées dand le tableau ci dessous sont Masse (Kg) kJ/24 h
des dépenses énergétiques fournies pour un homme et enfants
une femme de 25 ans pesant respectivement 65 et 55 0 - 1 an 7,3 3 380
kg et vivant sous un climat tempéré. 1 - 4 ans 13,5 5 650
4 - 7 ans 20 7 650
Valeurs moyennes communiquées par le Comité 7 - 10 ans 28 9 150
FAO/OMS filles
10 - 13 ans 38 9 800
13 - 16 ans 50 10 400
Homme Femme
Activité 16 - 20 ans 54 9 650
(kJ/24h) (kJ/24h)
garçons
légère 11 300 8 400 10 - 13 ans 37 10 850
modérée 12 500 9 200 13 - 16 ans 51 12 100
forte 14 600 10 900 16 - 20 ans 63 12 850
exceptionnelle 16 700 12 300
20. 21.
30
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
31
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Apports
Apports Apports
Besoins énergétiques
quotidiens quotidiens
journaliers quotidiens
en protéines en calcium
Femme
9500 kj 75g 1000 mg
enceinte
Femme
10500 kj 80g 1200 mg
allaitante
Femme adulte
8400 kj 60g 800 mg
Non enceinte
23. Une femme allaitante
mange pour deux !
1- Comparez les besoins en calcium et en protéine dans les trois cas. Quelle conclusion pouvez vous
dégager ?
2- Comparez les besoins énergétiques dans les trois cas. Quelle conclusion pouvez vous dégager ?
3- Calculer l’apport énergétique par les protides.
4- En utilisant la table de composition des aliments, calculez les besoins quotidiens en lait et
ou en produits laitiers nécessaires à une femme enceinte et une femme allaitante, sachant
que les produits laitiers couvrent 80% des besoins en calcium. Donnez différentes propositions.
1- Pourquoi les menus qui précèdent une épreuve sont riches en glucides à digestion lente ?
Donnez des exemples d’aliments qui sont riches en ces glucides à digestion lente.
2- Expliquer pourquoi il est important de boire au cours d’une épreuve de longue durée
ainsi qu’après l’épreuve.
32
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
1- Comparez vos besoins avec ceux de votre mère ou de votre père. Quelles conclu-
sions pouvez vous dégager ?
2- Comparez les besoins d’un adolescent et d’une adolescente de même âge et expli-
quez les causes des variations observées.
33
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
7 Besoins en fibres
Constatations
1- Les Européens qui vivent en Afrique développent
plus souvent que les personnes d’origine afri-
caine ( Indigènes ) des maladies telles que la
constipation, l’appendicite, le cancer du colon 26. Sources de fibres
(gros intestin) et les maladies cardio-vasculaires.
2- L’alimentation de ces Européens émigrés est
comme celle de leurs concitoyens en Europe, pau-
vre en fibres alimentaires. Elle ne dépasse pas
25g/j ; alors que celle de la population indigène
(généralement pauvre) est à base de végétaux et
apporte jusqu’à 100g de fibres par jour.
1- Elles règlent le transit intestinal. La durée normale 28. Teneur des aliments en fibres g/100g
de ce transit est de 30 à 40 heures. Les fibres
accélèrent le transit intestinal lorsque sa durée Blé Fruit
dépasse 3 jours. Elles le ralentissent lorsque sa - Farine complète:13,5 - Amandes : 14,3
durée est < 24 heures. - Son : 47,5 - Banane : 3,4
2- Elles emprisonnent les nutriments : eau, sels, - Pain complet : 8,5 - Pommes : 1,4
protides, glucides et lipides et réduisent ainsi leur - Pain blanc : 2,7 - Fraises : 2,1
absorption. Riz - Poires : 2,4
Les recherches ont montré qu’une alimentation riche - Complet : 9,1 Légumes
en fibres alimentaires (surtout le son du Blé) entraîne - Blanc : 3 - Carottes : 3,7
une diminution du taux du cholestérol et des glycérides Légumineuses - Pomme de terre: 3,5
(lipides) dans le sang. - Pois chiches : 15 -Tomate : 1,4
- Lentilles : 11,7 - Laitue : 1,5
- Petit pois : 6,3
34
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
35
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
36
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
a) Ration A
37
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
– pain : 50 g
– fromage : 50 g
Goûter à 15 h ou
lait entier : 200 cc + 2 morceaux de sucre (+ café léger)
– fruit de saison : 200 g
– potage de légumes cuits : 1 bol de 200 cc + citron
– viande ou poisson ou poulet : 100 g ou 2 œufs
– fromage : 50 g
Dîner – pâtes ou équivalent : 300 g (1 assiette)
– pain : 80 g
– fruits de saison : 200 g.
b) Ration B
– lait écrémé = 15 g
Petit déjeuner
– pain : 20 g
– lait écrémé : 15 g
Goûter
– pain : 20 g
– légumes en salades : 200 g (1 assiette)
– viande ou équivalent : 100 g ou 2 œufs
Déjeuner – légumes cuits à l’eau : 100 g
– 1 yaourt naturel
– pain : 20 g
– légumes en potage : 200 g (1 bol)
– viande ou équivalent : 100 g
Dîner – pain : 30 g
– fruits : 100 g
– 1 yaourt ou 40 g de fromage (Rigotta)
38
Activités BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Personnes
Adulte Adulte Adulte Adulte Femme
sédentaire obèse maigre travailleur allaitante
Rations
39
LA MALNITRUTION
Synthèse
I- Les aliments
1 L’eau
L'eau est un constituant essentiel de notre organisme, elle représente environ 70% de la masse
corporelle d'un adulte. Elle est donc indispensable à la vie. Elle constitue un excellent solvant des
sels minéraux et de nombreuses substances organiques formant avec eux des solutions vraies. Elle
permet le transport des substances dans l’organisme, les échanges entre le milieu intracellulaire et
le milieu extracellulaire. Elle permet les réactions d’hydrolyse. Elle intervient dans la régulation
thermique et dans la régulation du PH du sang et de la lymphe. Les brûlures, la diarrhée, l’hémorragie
ou l’effort intense risquent de déshydrater l’organisme. Il faut alors compenser par la boisson.
2 Les glucides
Ce sont des molécules organiques de formule brute Cn( H2O )n d’où leur appélation hydrates de car-
bone “les glucides ou sucres”.
Leur principal rôle est de fournir à l’organisme l’énergie nécessaire à son fonctionnement. C’est en
quelque sorte le carburant de notre corps.
On les rencontre dans plusieurs produits ainsi que dans les fruits et les légumes mais dans des
proportions très différentes. Ils peuvent être classés selon le nombre d’atomes de carbone.
B - Les diholosides :
Ces molécules sont formées par l’assemblage de deux molécules d’oses. Leur formule globale est
C12H22O11.
Les diholosides libèrent par hydrolyse deux molécules d’oses.
Les diholosides ou diosides forment avec l’eau une solution vraie et sont tous cristallisables.
1
1 : Réaction d’hydrolyse
C12H22O11 + H2O 2 C6H12O6
2 : Réaction de synthèse
2
Exemples de diholosides :
Le saccharose : c’est le sucre ordinaire, une molécule de saccharose est formée d’une molécule de
glucose et d’une molécule de fructose. Le saccharose est un sucre non réducteur.
Le maltose : la molécule est formée par l’association de deux molécules de glucose. C’est un sucre
réducteur.
Le lactose : libère par hydrolyse une molécule de glucose et une molécule de galactose. Le lac-
tose est un sucre réducteur.
40
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
C - Les polyosides
Les polyosides ou polyholosides sont insolubles dans l’eau, et non cristallisables. Ils forment avec
l’eau, une suspension à froid et une solution colloïdale à chaud. Leur masse molaire est très élevée
et leur formule brute est (C6H10O5)n. Leur hydrolyse libère un grand nombre de molécules d’oses : Ce
sont des polymères d’oses.
1
( C6H10O5 )n + nH2O n( C6H12O6 ) 1 : Réaction d’hydrolyse
2 : Réaction de synthèse
2
1 Polyoside n oses
Exemples de polyholosides :
L’amidon : c’est une molécule d’origine végétale, fondamentale pour l’alimentation humaine. C’est un
polymère de glucose. On rencontre l’amidon surtout dans le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre...
L’amidon donne une coloration bleue avec l’eau iodée. C’est le sucre de réserve de la cellule végé-
tale.
Le glycogène : c’est un composé d’origine animale qu’on trouve dans le foie et les muscles c’est un
polymère de glucose. La masse molaire du glycogène est très élevée : 106 à 107.
Le glycogène donne une coloration brun acajou avec l’eau iodée. C’est le sucre de réserve de
la cellule animale.
La cellulose : c’est un composé d’origine végétale qu’on trouve dans les membranes cellulosiques
des cellules végétales. Les fibres alimentaires constituées de cellulose activent le transit intestinal.
Elles contribueraient également à faire diminuer le taux de cholestérol et joueraient un rôle bénéfique
dans la prévention de certains cancers.
3 Les protides
A - Les protides : définition, composition et propriétés :
Ce sont des composés quaternaire formés de C,H,O et N auquels s’ajoutent souvent le soufre et le
phosphore.
Les protides sont des aliments simples d’origine animale et végétale. Ils sont présents essentiellement
dans les œufs, les viandes, le lait, les poissons, l’haricot, pois chiche fève, lentilles…
L’hydrolyse partielle d’une protéïne donne des molécules plus petites appelées polypeptides et l’hydro-
lyse totale libère des molécules encore plus petites qui sont les acides aminés.
Les acides aminés sont des molécules non hydrolysables. Ils constituent les molécules unités des
protides.
Tous les protides sont formés par un enchaînement d’acides aminés. On connaît 20 acides aminés
différents qui entrent dans la constitution des protides.
Les protides forment avec l’eau une solution colloïdale et donnent une réaction de biuret et
xanthoprotéique positives.
41
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
C - Les peptides
La fonction acide d’un 1er acide aminé réagit avec la fonction amine d’un 2ème acide aminé ; il s’établit
alors entre les deux acides aminés une liaison dite peptidique avec libération d’une molécule d’eau et
la formation d’un dipeptide.
R2 R2
R2 R2 NH2 R3
Première liaison peptidique
Deuxième liaison peptidique
Le tripeptide peut s’allonger par addition d’autres acides aminés et on obtient un polypeptide. Lorsque
le nombre d’acide aminé dépasse 50 ou 100, on parle d’une protéine.
D - Classification et rôle des proteines :
Les protéines sont classées en 2 groupes :
– Holoprotéines : Dans ce cas l’hydrolyse ne libère que des acides aminés :
– Hétéroprotéines : l’hydrolyse libère des acides aminés et d’autres éléments chimiques.
4 Les lipides
Les lipides simples sont classés selon la nature de l’alcool, ainsi on distingue :
Les glycérides : dans ce cas l’alcool est le glycérol. Exemple les lipides de l’huile d’olive comme la
palmitine et l’oléine.
Les cérides : dans ce cas l’alcool est un autre alcool . Exemple les lipides de l’huile de baleine et de
la cire d’abeille.
Les stérides : dans ce cas l’alcool est le cholestérol. Exemple les hormones sexuelles.
42
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
– Les lipides complexes : ils contiennent des atomes d’azote ou de phosphore. Exemple la myéline
et la lécithine.
les molécules d’acides gras sont constituées par une chaîne carbonée et un groupement carboxyle. La
chaîne carbonée est formée par un nombre plus ou moins grand d’atomes de carbone. On distingue :
Les acides gras saturés : la chaîne carbonée ne comprend pas de doubles liaisons.
Exemple : l’acide palmitique et l’acide stéarique. Ces acides sont généralement à courte chaîne
carbonée et libère de l’énergie. Ils permettent d’obtenir le cholestérol dans le sang qui est un
précurseur des hormones sexuelles ; mais qui malheureusement lorsqu’il dépasse le taux normal
devient dangereux. Il s’agit du LDL* (le mauvais cholestérol) qui est responsable de la formation des
plaques d’athérome dans les artères : et qui favorise les maladies cardiovasculaires. Il semble que les
acides gras saturés jouent un rôle dans l'apparition de certains cancers.
Les acides gras monoinsaturés : la chaîne comprend une seule double liaison.
Exemple : l’acide oléique qui représente 77% de l’huile d’olive. L'acide oléique, diminue le cholestérol
total, diminue aussi les LDL* ou mauvais cholestérol et augmente en même temps le taux de HDL*
ou le bon cholestérol.
Les acides gras polyinsaturés : la chaîne comprend plusieurs doubles ou triples liaisons.
Exemple : l’acide linoléique, les oméga 3 et les oméga 6. Ce sont des acides gras polyinsaturés qui
empêchent l'agrégation plaquettaire qui est le premier stade de la coagulation du sang. Ils préviennent
ainsi les infarctus.
43
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
39. Pour l’organisme, l’alimentation équilibrée est la condition principale de sa bonne santé
et de son fonctionnement normal
Une ration alimentaire est l’ensemble des aliments consommés par une personne pendant une
journée ; elle est généralement répartie en trois ou quatre repas : petit déjeuner, déjeuner, goûter et dîner.
Une ration alimentaire équilibrée doit couvrir à la fois les dépenses énergétiques de l’organisme et
apporter les nutriments nécessaires pour son bon fonctionnement. La ration alimentaire à donc un
double objectif : couvrir les besoins de l’organisme en quantité et en qualité.
Pour atteindre cet objectif les nutritionnistes ont établi depuis 1992 le modèle de pyramide alimentaire
(document 28 ). Selon ce modèle, aucun aliment n’est interdit, mais tout est une question de quantité
et de fréquence.
Les aliments représentés à la base de la pyramide (eau et féculents ) doivent être les plus consom-
més suivis par ceux représentés au milieu, alors que ceux du sommet doivent être les moins consom-
més (graisses et huiles) et surtout les confiseries.
44
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Glucides
55 à 60 %
avec 10 % maximum de ration
total / j pour les sucres simples.
Protides Lipides
15% mi-animaux 25 à 30%
mi-vegetaux Végétaux >
animaux
Les protéines apportent de l’énergie mais elles ont des valeurs biologiques différentes selon leur
richesse en acides aminés essentiels ( AAE ), notre alimentation protidique doit être variée pour nous
fournir ces AAE dans des proportions bien précises.
Les lipides constituent des sources très énergétiques, ce sont aussi des matériaux de construction en
particulier au niveau des membranes cellulaires ainsi que des sources de vitamines.
Le cholestérol est indispensable pour la synthèse de certaines hormones sexuelles et ne peut être
fourni que par les lipides d’origine animale. Les lipides apportent des acides gras essentiels ( AGE ).
On recommande que la ration alimentaire :
Equivalences en protéines
– ne dépasse pas 30 % en apport calorique sous forme
de lipides.
– ne dépasse pas 7 % en apport calorique sous forme de 100g de viande = 100g de volaille = 100g
graisses saturées ( graisses d’origine animale ). de foie = 100g de poisson = 2 œufs = 1/2 l
Cette recommandation permet de réduire la masse de de lait = 60g de fromage.
cholestérol consommé à moins de 300 mg / j.
Le cholestérol et les acides gras saturés peuvent être
Teneur en glucides de légumes.
réduits en remplaçant, dans l’alimentation, les viandes
rouges et les produits laitiers entiers par du poisson, des ( pour 100 g)
volailles ( sans peau ), des viandes maigres et des - Feuilles : épinard, oseille, salade, choux
produits laitiers allégés ou sans graisses. < 5g.
- Fruits légumiers : tomate, haricots verts,
On recommande, dans la ration alimentaire, un apport
concombre, courgette, aubergine < 5g.
calorique d’au moins 55 % sous forme de glucides.
- Inflorescences : chou-fleur, artichaut < 5g.
Le pain complet et les céréales, les pommes de terre
( non fritées ) les fruits frais, les végétaux colorés - Bulbes : fenouil, poireaux 5g.
( carotte, navet, choux… ) sont les aliments préférés, car - Racines : carottes, betteraves, navets,
ce sont des bonnes sources d’énergie, de sels miné- céleri-rave 10g.
raux, de vitamines ( en particulier C ) et de fibres. - Graines : petits pois 10g.
46
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
PRINCIPALES SOURCES
VITAMINES RÔLE BIOLOGIQUE
ALIMENTAIRES
Vitamines liposolubles
Vitamines hydrosolubles
B2 (riboflavine ou
Produits laitiers, foie, œufs, céréales, Intervient dans le métabolisme
lactoflavine ou ovoflavine)
légumes. énergétique.
1 - 2 mg
47
Synthèse BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
A - Notre ration doit être composée selon les recommandations de la pyramide alimentaire.
– Varier les aliments lipidiques et protidiques pour un apport suffisant en AGE et en AAE.
– Présence des vitamines dans les aliments.
– Boire de l’eau et la préférer à toutes les autres boissons.
48
Energie Eau Organiques (en g) Minéraux (en mg) Vitamines (en mg)
(en Kcal) (en g)
Protides Lipides Glucides Ca P Fe A B1 C PP
Abricot 61 81 0,43 0,15 14,5 16 23 1 0,8 0,03 15 0,5
Amande sèche 640 4,7 18,6 54,1 19 254 473 4,4 0 0,4 0,7
Artichaut 40 2 0,1 7,5 50 94 0,18 5
Banane 99 75 1,2 0,2 23,1 10 28 0,6 0,2 0,09 10 0,6
Figue de Barbarie 52 81 0,9 0,18 12 7 8,35
Carottes 48 87 1,1 0,3 10,3 39 37 0 0,14 12 0,4
Document
49
et Navet 33 90 1,1 0,2 6,5 50 34 0,5 tr 0,06 28 0,5
Fruits Oignon 50 87 1,6 0,27 10,3 135 24 0,9 0,03 0,03 9 0,01
Olives salées 144 75 1,5 13,5 4 74 17 1,6
Oranges 50 87 0,9 0,2 11,2 31 26 0,43 0,07 40 0,2
Persil 55 81,7 3,7 1 8 200 84 0,11 200
Petit-pois (verts) 90 76,5 6,17 0,48 15,25 25 122 2
Piments vert 29 92 1,2 0,2 5,7 11 25 0,4
Poires 63 83 0,36 0 11,8 13 17 0,4 0,06 15 0,5
Pommes 61 84,8 0,36 0 12 6 10 0,35 0,06 15 0,5
Pommes de terre 89 75 2 0,1 20 14 58 0,9 0 0,12 14 2,5
Raisins (frais) 74 81 0,8 0,4 16,7 19 25 0,45 0,04 0,05 5 4
Raisins (secs)
Tableau de composition des aliments ( pour 100 g d’aliments )
50
Beurre 733 15,5 0,6 81 0,4 16 23 0,19 0,7 tr tr 0,0037 tr
Produits Fromage (gruère) 402 32,84 31,6 28,6 2,85 750 480 0,05 tr 0,005 0,03
laitiers Lait entier (vache) 69 87 3,5 3,9 4,9 137 91 0,05 0,02 0,05 2 0,0002 0,22
Yaourt maigre 46 90 3,4 1,5 4,5 140 80 0,3 0,025 tr tr 0,003 0,3
Farine de blé 348 12 10,3 1 74,4 30 150 1,7 0 0,24 0 0
Pâtes (macaronie) 360 12 13 1,4 73,9 22 165 1,5 0 0,1 0 tr 0,5
Céréales Pain complet 243 37,2 8,1 1,2 50 54 145 1,6 0,3
et Pain blanc 262 34,5 6,9 0,7 57 22 100 0,8 0 0,06 0 0 0,5
Dérivés Riz blanc 340 12,3 7 0,5 77 6 158 0,8 0 0,04 0 0 1,5
Semoule de blé 353 13,1 10,3 0,8 77 17 88 1
Bonbons 381 4,5 0,8 0,1 94 0 0 0 0 0 0 0 0
Chocolat 500 7 24 64 216 283 4 0 0 0 0 0
Sucreries
Confiture 284 30 0,3 0,2 70,1 15 12 0,2 0 tr tr tr tr
BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
Chacun des items suivants comporte une ou plusieurs propositions exactes, choisissez la ou
les bonne (s) réponses.
1- Une protéine est
a- une molécule organique.
b- formée par un enchaînement d’acides gras.
c- formée par un enchaînement d’acides aminés.
d- d’origine strictement animale.
2- Un acide aminé :
a- est la molécule élémentaire qui entre dans la constitution des lipides.
b- est la molécule élémentaire qui entre dans la constitution des protéines.
c- est formé seulement par 4 atomes différents qui sont C, H, O et N.
d- se lie à un autre acide aminé grâce à une liaison peptidique.
3- Un lipide :
a- est une molécule formée par un enchaînement d’acides gras.
b- est un ester d’acides gras et d’alcool.
c- est soluble dans l’eau.
d- est un acide gras formé par trois atomes : C, H, et O.
4- Un glucide :
a- est une molécule ternaire formée par de atomes C, H, et O
b- a pour formule C6H12O6.
c- est réducteur.
d- est un polymère d’oses.
EXERCICE 2
Certaines maladies sont essentiellement d’origine alimentaire.
Les diagrammes donnent la composition qualitative et quantitative d’une alimentation équilibrée, de
l’alimentation dans un pays industrialisé (USA) où on observe un nombre élevé de cas de diabètes,
d’obésité et de maladies cardio-vasculaires, et de l’alimentation dans un pays en voie de dévelop-
pement qui se caractérise par l’existence de cas de rachitismes et de kwashiorkor ( SOUDAN).
EXERCICE 3
Le document suivant traduit les résultats d’une expérience réalisée sur de jeunes rats en pleine
croissance. Au cours de cette expérience, l’apport en protéines est assuré pour tous les rats par un
mélange de 18 acides aminés purifiés choisis parmi les vingt. L’eau, les ions minéraux, les glucides et
les lipides sont fournis en quantités identiques et suffisantes aux trois lots.
1- Comparez la masse des trois lots pendant les 20 premiers jours de l’expérience.
2- Comparez l’évolution de la masse des trois lots à partir du vingtième jour. Quelle conclusion
pouvez tirez ?
3- Les nutritionnistes distinguent des acides aminés essentiels (AAE) qui ne peuvent pas être
fabriqués par l’organisme et qui doivent être apportés par l’alimentation et d’autres acides
aminés qui peuvent être fabriqués par l’organisme. Indiquez lequel des deux acides aminés :
tyrosine ou phénylalanine, est un AAE.
EXERCICE 4
L’Institut National des Statistiques a publié des données sur l’évolution de l’alimentation de 1980 à
2000. Voici quelques-uns :
Consommation kg/personne
1980 2000
– consommation des céréales 210,2 180,4
– consommation des légumes frais 66,2 76,2
– consommation des fruits 37,6 61,2
– consommation des produits d’origine animale 83,4 109,5
* viande de volaille 16,9 24,8
* poisson 5,5 6,7
* lait 40,6 44,5
* produit laitier 20,4 33,5
* œuf 71 pièces 119 pièces
1- Analyser l’évolution de la consommation alimentaire des tunisiens.
2- Déduire les points positifs et les points négatifs de cette évolution.
52
BESOINS NUTRITIONNELS DE L’HOMME
Recherche
1 Les jeunes et l’obésité
Une étude sur 146 élèves tunisiens d’âge moyen de 16 ans ( filles et garçons ) a montré que :
– la majorité des jeunes est satisfaite de son poids et sa taille.
– ≈ 1/5 des jeunes trouve son poids supérieur à la normale.
– ≈ 1/5 des jeunes trouve son poids inférieur à la normale.
Réaliser une enquête similaire dans votre établissement pour recueillir les opinions des élèves
sur leur poids, leur taille et leur alimentation.
Rédiger un questionnaire et le distribuer sur une population d’élèves filles et garçons.
Traiter statistiquement les réponses obtenues.
Commenter les résultats.
Présenter votre travail dans un document ( CD, Poster… )
– Une enquête sur 4172 élèves tunisiens de 12 à 20 ans réalisée en Mai 2000 à révélé que :
62% des adolescents déclarent se brosser les dents régulièrement.
3,5% ne se brossent jamais les dents.
– Une autre enquête réalisée en 2001, sur 116 enfants du Mellassine (tunis) âgés de 5 à 15 ans a
montré que 60% des enfants présentent une ou plusieurs caries dentaires.
Réaliser une enquête dans votre lycée ou dans votre cité pour rencenser le % de jeunes atteints
de carie dentaire.
Chercher des informations sur les facteurs responsables de cette maladie.
Proposer un projet de prévention pour lutter contre la carie dentaire.
Présenter votre travail ( de groupe ) dans un document.
Les nutritionnistes recommandent la consommation de l’huile d’olive à la place des autres lipides. Cet
aliment caractéristique de la cuisine méditerranéenne protège la santé de l’organisme.
Chercher des informations sur les propriétés, la composition chimique et les bienfaits de l’huile d’olive
et les présenter dans un document ( CD, Poster… ).
53
Glossaire
Faiblesse du corps liée à une difficulté respiratoire à cause d’une carence en
Anémie
Fer ou en hémoglobine.
Carence alimentaire Manque ou insuffisance d’un élément nutritif.
Ration alimentaire Quantité et qualité d’aliments consommés pendant une journée (24 h ).
Vitamine Nutriment organique non énergétique nécessaire à faible dose pour la santé.
Maladie caractérisée par des éruptions de la peau dans ces parties découvertes, par
Pellagre
des troubles nerveux et des troubles gastroabdominaux.
Manioc Plante tropicale (euphorbiacées) aux racines commestibles et dont on tire le tapioca.
54
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
UTILISATION DES NUTRIMENTS PAR L’ORGANISME
1
3
1
2 2
4
5
7 3
6 4
1. Glandes salivaires 5
1. glande parotide ; 2. langue ; 3. conduit parotidien ; 6
4. conduit sublingual majeur ; 5. conduit sous-maxillaire ;
6. glande parotide 7. glande sublinguale. 7
La vie et l’activité cellulaire nécessitent des nutriments et de
l’énergie qui sont apportés par la ration alimentaire.
Dans la ration alimentaire, les aliments sont de 3 types : 8
– les aliments composés : viande, pain, lait…
– les aliments simples : huile, sucre de commerce ( saccha-
rose ), amidon, protéine ( ovalbumine )…
– des nutriments : eau, sels, vitamines, glucose… 2. L’appareil digestif de l’Homme
Seuls les nutriments qui sont des molécules de petite taille, 1. bouche ; 2. œsophage ; 3. estomac ;
traversent la paroi intestinale et arrivent dans les cellules. 4. foie 5. vésicule biliaire ; 6. pancréas ;
Les autres aliments sont formés de grosses molécules com- 7. intestin grêle ; 8. gros intestin.
plexes ( protéines, lipides, amidon… ). Il y a donc nécessité
de simplification de ces aliments. Cette simplification a lieu 1
dans le tube digestif.
La digestion est une fonction physiologique qui désigne 2
l’ensemble des transformations des aliments en nutriments.
a
3
OBJECTIFS
b
L’élève sera capable :
4
d’expliquer le mécanisme de la digestion.
5
de préciser le rôle des glandes et des sucs digestifs dans la
digestion. c
de reconnaître les conditions d’activité de chaque suc digestif. 3. Schéma d’une glande gastrique
d’identifier les résultats de la digestion des aliments simples 1. épithélium de la muqueuse ; 2. tissu
protéiques (protéines) glucidiques (amidon) et lipidiques (huile) conjonctif ; 3. glande : a) collet ; b) corps ;
d’identifier les voies de l’absorption des nutriments. c) fond ; 4. cellules glandulaires principales
et accessoires ; 5. cellules bordantes.
55
LA DIGESTION
SITUATION PROBLÈME
4. Makroudh riche en amidon, en huile et en sucre 5. Chorba riche en amidon, en protéines, en huile ...
1- L’amidon est un polyholoside très fréquent dans l’alimentation de l’Homme ( pain, cou-
scous, pâte, pomme de terre… ) mais dans le sang et les tissus de l’organisme, le seul
glucide utilisé est le glucose ( les cellules du foie et les muscles contiennent également
le glycogène qui est un polyholoside synthétisé à partir du glucose )
La digestion transforme donc l’amidon en glucose.
56
LA DIGESTION
PRÉACQUIS
1
– Un aliment composé est un ensemble d’aliments simples : protéiques, glucidiques et lipidiques.
– Un aliment simple est un ensemble de nutriments :
protéine = {acides aminés}.
huile = {acides gras + cholestérol}.
polyholoside = {oses}.
– La digestion est la transformation des aliments simples en molécules plus simples : les
nutriments.
– La digestion se fait grâce à des sucs digestifs.
– Les nutriments passent dans le sang à travers les villosités intestinales : c’est l’absorption.
2 2
1
Glandes Intestin
Organe Estomac Pancréas
salivaires grêle 6
Suc
digestif
7 5
Pour mettre en évidence la présence de certains aliments, on utilise des réactifs spécifiques
qui donnent chacun une coloration bien déterminée avec l’un de ces aliments.
Reproduisez puis complétez le tableau suivant :
Aliment à mettre en évidence Réactif utilisé Conditions : froid/chaud Coloration obtenue
57
LA DIGESTION
Activités
1 Des expériences historiques sur la digestion des aliments
Au XVIIIe siècle, Réaumur ( 1752 ) et Spallanzani ( 1776 ) réalisent les premières expériences de
digestion. Dans le document ci-dessous Spallanzani décrit ses expériences.
1ère expérience
« Je pris une petite bourse de toile contenant 52 grains* ( 3,38 grammes ) de pain mâché. Je fis cette
expérience le matin après mon lever, étant à jeun, et les circonstances que je vais raconter
accompagnèrent toutes mes expériences de ce genre. Je gardais cette bourse pendant 23 heures
sans éprouver aucun mal : elle ne contenait plus de pain, le fil avec le quel on avait cousu les deux
côtés de la bourse n’était ni rompu, ni gâté, de même que celui qui fermait l’entrée. Il n’y avait pas la
moindre déchirure à la toile, de sorte qu’il était évident qu’elle n’avait souffert d'aucune altéra-
tion ni dans l’estomac, ni dans l’intestin. »
2ème expérience
« Le succès de cette expérience m’encouragea à en faire d’autres. Je passai des expériences faites
sur les substances végétales à celles qui doivent se faire sur les substances animales : j’enveloppai
dans une bourse 60 grains ( 3,90g ) de la chair d’un pigeon cuite et mâchée. Cette bourse ne resta
que 18 heures 3 / 4 dans le corps mais les chairs étaient absolument digérées. »
3ème expérience « Il fallait alors mettre les aliments dans de petits tubes parce que si la digestion ne
se faisait pas ou se faisait mal, c’était la preuve qu’il manquait quelque chose d’utile, probablement la
force triturante. J’étais donc physiquement obligé d’avaler des tubes. Je fis faire des tubes en bois dont
la paroi était couverte de trous afin que le suc gastrique de mon estomac pût les pénétrer de toutes
parts. Je n’avalai d’abord qu’un seul tube où j’avais mis 36 grains ( 2,29g ) de chair de veau cuite et
mâchée : il sortit heureusement au bout de 22 heures mais il ne contenait plus de chair… Cette
expérience était tranchante contre la trituration. »
* 1 grain = 0,065g
2 La digestion de l’amidon
A-
La digestion de l’amidon commence dans la bouche sous l’action de la salive. Dans ce milieu,
la température est de 37° C et le PH est de 7 ( milieu neutre ).
Si j’avais su, je ne serais pas venu ! Si les pizzas La salive est un suc digestif produit par les
avaient la parole, c’est sans doute ce que chaque glandes salivaires à raison de 1 à 2 litres par jour.
morceau marmonnerait dans notre tube digestif. Ses constituants essentiels sont pour 100g de
Déchiquetés, broyés par nos dents, les voilà réduits salive.
en morceaux plus petits. Ils sont en plus copieuse- – l’eau : 99g
ment arrosés d’un liquide visqueux : la salive. Cette – les sels minéraux : 0,7 à 0,9g
dernière après avoir humidifié nos morceaux de – une protéine : 0,1 à 0,3g
pizza, commence à dégrader l’amidon. – les anticorps qui neutralisent les bactéries
et autres substances nocives.
L . BRET / EUROLIOS
O O 3
2- Préparez une solution d’empois O
d’amidon à 1 % : Diluez 10 g d’a-
midon dans de l’eau, versez cette CH2
suspension dans l’eau bouillante à
fin d’obtenir un volume de 1000 ml.
59
Activités LA DIGESTION
c) Expérience :
– On prépare une solution d’empois d’amidon à 1 %.
– On introduit 10 ml de cette solution dans un tube à essai.
– On ajoute ≈ 2 ml de salive ( la bouche ne doit pas contenir
des restes d’aliments ).
– On place ce tube à essai : T2 dans un bain-marie ≈ 40° C,
avec un 2ème tube témoin : T1 ne contenant qu’une solution
d’empois d’amidon.
– suivi des résultats de l’expérience :
Pour suivre l’évolution de l’expérience, on prélève à des
temps différents, 2 ml du contenu de chaque tube sur lequel
on vérifie la présence de l’amidon par l’eau iodée ou la
présence d’un sucre réducteur par la liqueur de Fehling.
10. Digestion de l’amidon par la salive
Reproduisez et complétez les tableaux ci-dessous, en vous appuyant sur les résultats expérimentaux
obtenus.
1 1
2 2
e) Conclusion :
60
Activités LA DIGESTION
C - Quel est le principe actif de la salive et quelles sont les conditions de son action ?
a) Hypothèse :
– Hypothèse 1 :
La salive contient une substance digestive qui active l’hydrolyse de l’amidon en maltose.
– Hypothèse 2 :
On peut penser à partir de l’analyse de la composition de la salive que cette substance active est une
protéine.
– Hypothèse 3 :
b) Expériences :
Tubes 1 2 3 4 5
Emplois
d’amidon
+ + + – +
Précisez ce qu’on cherche à connaître
Salive + Salive bouillie + + + par chacun de ces tubes.
PH 7 7 7 7 2 (+ HCl)
Température 40°C 40°C O°C 40°C 40°C
Saccharose – – – + –
– Après 30 mn, on fait le test à l’eau iodée et le test à la liqueur de Fehling et on note les résultats
obtenus dans un tableau.
c) Conclusion :
61
Activités LA DIGESTION
ENZYME PEPSINE
Une enzyme est une substance de nature
protéique présente dans le suc digestif et qui La pepsine est une enzyme du suc gastrique
active la digestion d’un aliment de façon spéci- sécrétée par les glandes de la paroi de l’estomac.
fique. Elle est extraite de l’estomac de veau et com-
La salive contient une enzyme : l’amylase sali- mercialisée sous forme d’une poudre blanche.
vaire qui catalyse l’hydrolyse de l’amidon en
maltose.
Les protéines sont digérées dans l’estomac sous l’action du suc gastrique et dans l’intestin sous
l’action des sucs intestinal et pancréatique.
Le suc gastrique contient une enzyme : la pepsine qui catalyse la digestion des protéines.
b) Hypothèses : La pepsine agit, normalement, dans l’estomac qui est un milieu acide à cause de la
sécrétion de HCl par certaines cellules gastriques.
– L’action enzymatique se déroule à la température du corps ( 37°C )
– Cette enzyme catalyse spécifiquement l’hydrolyse des protéines. Il en résulte la
libération de peptides ou d’acides aminés.
Tubes 1 2 3 4 5 6 7
Quelques ml de HCl 4 ‰ + – + + + + +
PH 2 7 2 2 2 2 2
Emplois d’amidon – – – – + – –
Température en °C 37 37 37 37 37 37 0
62
Activités LA DIGESTION
donc
Tubes 1 2 3 4 6 7 5
Trouble
Aspect
Limpide
63
Activités LA DIGESTION
Nos aliments contiennent des glucides, des protides et des lipides. Ces aliments simples
subissent l’action de diverses enzymes contenues dans les sucs digestifs déversés dans le
tube digestif au cours du passage des aliments.
Quelles sont les caractères communs et les caractères distinctifs des différentes enzymes ?
A - La spécificité enzymatique
Les enzymes exercent des actions spécifiques selon :
• la nature du substrat :
– L’amylase salivaire active l’hydrolyse de l’amidon en maltose.
– La maltase ( enzyme du suc intestinal ) catalyse l’hydrolyse du maltose en glucose.
– La saccharase ( enzyme du suc pancréatique ) catalyse l’hydrolyse du saccharose en glucose et
fructose.
– La pepsine du suc gastrique et la trypsine du suc pancréatique sont des enzymes spécifiques de
l’hydrolyse des protéines, ce sont des protéases.
• la nature de la réaction enzymatique :
Toutes les enzymes de la digestion catalysent des réactions d’hydrolyse. Ce sont des hydrolases.
D’autres cellules de l’organisme possèdent des enzymes oxydases, des enzymes synthétases, etc…
1- Commenter ce modèle.
2- Si ce modèle correspond à l’amylase et à l’amidon, représenter un
modèle qui correspond à la pepsine et à l’ovalbumine.
64
Activités LA DIGESTION
B - Influence de la température
C - Influence du PH
Pepsine
Amylase
salivaire
Trypsine
Le document ci-contre (13) montre l’influence
du PH sur l’activité de 3 enzymes :
– la pepsine : enzyme du suc gastrique.
– l’amylase salivaire : enzyme de la salive.
– la trypsine : enzyme du suc pancréatique.
65
Activités LA DIGESTION
Temps
14. Variation de l’activité enzymatique pour une 15. Variation de l’activité enzymatique en fonction de la
concentration en enzyme égale à C1 (courbe 1) et pour concentration en substrat : [S3] > [S2] >[ S1]
une concentration en enzyme double = 2Cl (courbe 2)
66
Activités LA DIGESTION
1- Compléter la légende du
document 16 (ci-contre)
Une villosité Une cellule épithéliale
en utilisant les termes et
absorbante ou entérocyte
les expressions suivants :
Villosités intestinales - 4
veinules - épithélium - Tissu
vaisseau lymphatique - conjonctif
artérioles - microvillosités - lumière
vaisseaux sanguins et de
lymphatiques. 5 l’intestin
6 7
2- Montrez à partir des don-
nées du document 16, que 8
la paroi intestinale est cytplame noyau membrane cellulaire
adaptée à l’absorption
des nutriments.
16. Structure de la paroi de l’intestin grêle
67
Activités LA DIGESTION
Eau Eau
Sels minéraux Sels minéraux
Glucose Glucose
Acides aminés Acides aminés
Acides gras Vitamines
Glycérol hydrosolubles
Vitamines liposo- Acides gras à
lubles courte chaîne
Vitamines hydro- carbonnée
solubles
Monoglycérides
68
LA DIGESTION
Synthèse
1 La digestion est une simplification moléculaire
La digestion est la transformation des aliments simples qui sont de grosses molécules complexes ou
macromolécules ( amidon, protéines, huiles… ) en molécules de petites tailles ou nutriments : des
oses, des acides aminés, des acides gras…
Les enzymes contenues dans les sucs digestifs libérés dans les différents segments du tube digestif
agissent spécifiquement sur les macromolécules organiques ( glucides, lipides, protides… ) et les frag-
mentent en molécules plus petites : la digestion est donc une simplification moléculaire.
35° C , PH = 7
( C6 H10 O5 )n + n/2 H2 O n/2 ( C12 H22 O11 )
L’amylase salivaire hydrolyse l’amidon en maltose
Pepsine
Suc Présure Polypeptides
L’estomac
gastrique Quelques acides
Lipase gras
a) La voie sanguine
Elle véhicule :
– la majeure partie de l’eau et des sels minéraux
– les acides aminés
– les vitamines hydrosolubles B, C…
– les oses
– une faible partie des acides gras à courte chaîne carbonée et du glycérol.
b) La voie lymphatique
Notons qu’au niveau du réticulum endoplasmique de la cellule intestinale, les acides gras, les
monoglycérides et le glycérol se rassemblent, reforment des triglycérides ou chylomicrons qui
sont sécrétés dans les vaisseaux lymphatiques.
La lymphe se déversant dans le sang au niveau de la veine cave, tous les nutriments se retro-
uvent ainsi dans le sang et ils sont transportés aux cellules.
71
LA DIGESTION
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponse (s) exacte (s). Repérez
les affirmations correctes.
1- La réaction d’hydrolyse est une réaction chimique :
a- qui ne peut avoir lieu qu’en présence de molécules d’eau.
b- qui produit toujours une ou plusieurs molécules d’eau.
c- aboutissant à la destruction d’une liaison covalente dans un composé chimique.
2- Une enzyme est spécifique car :
a- elle n’existe que dans une espèce animale ou végétale spécifique.
b- elle ne catalyse qu’un seul type de réactions chimiques.
c- elle n’agit que sur un substrat donné.
3- A une température de 0° C, les enzymes sont :
a- détruites.
b- dénaturées.
c- inactivées.
4- La spécificité de l’enzyme est liée à :
a- la complémentarité entre la molécule d’enzyme et celle du substrat.
b- l’existence d’un site actif.
c- la complémentarité entre le site actif de l’enzyme et la molécule du substrat.
EXERCICE 2
On prépare une solution de levure qu’on place dans l’eau à 37°C. Avec cette suspension, on réalise
les expériences du tableau suivant :
EXERCICE 3
On mélange dans un tube à essai de l’huile, de l’eau et de la bile. On agite puis on ajoute une enzyme :
la lipase pancréatique.
Les résultats de l’expérience sont représentés par le graphique ci-dessous :
72
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
UTILISATION DES NUTRIMENTS PAR L’ORGANISME
Dans l’organisme la cellule vivante est le siège de diverses activités : synthèse de constituants
cellulaires, synthèse et excrétion d’enzymes, échange de matière avec le milieu extracellulaire,
croissance, contraction des cellules musculaires et cardiaques, etc…
De telles activités exigent la consommation d’énergie. Ce sont les nutriments organiques : acides
aminés, acides gras et surtout le glucose qui constituent notre principale source d’énergie. La cellule
dispose de mécanismes biochimiques qui assurent la dégradation du glucose et la production de
l’énergie. La production d’énergie par la cellule exige la consommation d’O2 en quantité proportionnelle
à la quantité d’énergie produite.
Dans la cellule l’énergie produite est stockée puis dépensée dans diverses activités.
OBJECTIFS
SITUATION PROBLÈME
Activité sportive Consommation maximale En 1 heure / kg Muscle au Muscle en
considérée d’O2 en ml d’O2 / mn / kg de muscle repos activité
Gymnastique 54
Tennis 63 Volume du
Lancement du poids 65 sang traversant 12,220 l 56,325 l
Basket-ball 70 l’organe
Football 71
Course de 100 m 72 Dioxygène
Natation 75 utilisé 0,307 l 5,207 l
Patinage 81
Course de demi-fond 82
Ski de fond 94 Glucose
utilisé 2,042 l 8,432 l
Repos 0,25 l / min
3. Volume d’oxygène consommé mesuré lors de la 4. Analyse du sang traversant un muscle au repos
pratique de différents sports et en activité
74
LA RESPIRATION
PRÉACQUIS
1 Des rappels
2 Exercices
Dioxygène Dioxyde de
Pour 100 cm3 de sang 3
en cm carbone en cm3
Sang à l’entrée de l’organe
20 40
ou sang artériel
75
LA RESPIRATION
Activités
1 La respiration cellulaire
1- Réécrivez cette réaction en utilisant les formules chimiques des différents composés
2- Proposez des hypothèses sur l’origine du dioxyde de carbone et de l’eau.
Expériences Résultats
– On cultive des cellules dans un milieu – Le carbone du CO2 rejeté Les éléments radioactifs
contenant du glucose dont le carbone est radioactif ( *CO ) émettent un rayonnement
2
est marqué au 14C ce qui permet de les suivre
– On ajoute dans le milieu de culture de – Le CO2 formé n’est pas dans la cellule.
l’oxygène marqué 18O2 radioactif Ils constituent des traceurs.
– L’eau produite renferme
de l’oxygène radioactif.
a) Expérience :
76
Activités LA RESPIRATION
b) Résultat :
A partir de l’analyse des résultats et en exploitant les informations présentées sur le bleu de méthylène :
77
Activités LA RESPIRATION
Tubes 1 2 3 4
Résultats Décoloration du bleu de méthylène ( + ou – ) – + – –
attendus
Présence ou non de glucose ( + ou – ) + – + +
Température en 0C 37 37 37 0
– Les cellules très actives ayant une forte consommation d’énergie (cellules hépatiques, cellules mus-
culaires… ) présentent de nombreuses mitochondries.
– On observe des cellules de levure cultivées sur un milieu nutritif riche en O2 : milieu aérobie, et sur
un milieu nutritif dépourvu d’O2 : milieu anaérobie.
b) Hypothèse :
Les constatations précédentes permettent de penser que les mitochondries sont impliquées dans la
respiration cellulaire.
78
Activités LA RESPIRATION
c) Expérience :
On peut isoler, dans un broyat de tissus hépatiques ou musculaires, des mitochondries par la
technique de centrifugation.
Les mitochondries isolées peuvent être cultivées sur un milieu de culture en milieu aérobie. Ce milieu
est isolé de l’air atmosphérique. On mesure la variation du taux d’O2 dans le milieu.
Les résultats obtenus sont présentés dans le document 10b ( ci-dessous ).
d) Conclusion :
b) Expérience :
On mesure l’absorption d’oxygène par des mitochondries cultivées sur un milieu nutritif. On introduit
dans ce milieu certains métabolites et on examine leur influence sur l’absorption d’oxygène par les
mitochondries. On peut également examiner l’effet de certains inhibiteurs ( Roténone, Antimycine A,
Cyanure ).
79
Activités LA RESPIRATION
c) Résultats :
3- Précisez l’origine du CO2 et de H2O, en tenant compte des conclusions de l’activité 1-/A.
4- Ecrire la réaction qui montre la relation entre le glucose ( C6 H12 O6 ) et l’acide pyruvique.
80
Activités LA RESPIRATION
matrice
sphère matrice
membrane espace inter-
crêtes pédonculaire
externe membranaire
membrane (replis de la
interne membrane membrane
interne) interne
13. Mitochondrie observée au 14. Schéma de l’ultrastructure 15. Détail de crête mitochondriale
microscoppique de la mitochondrie
Des techniques complexes permettent d’isoler les différentes parties d’une mitochondrie et de rendre
possible leur analyse.
81
Activités LA RESPIRATION
Hyaloplasme Mitochondrie
Glycolyse Repiration
M3 M3 M3 M3 M3 Acide O2
Glucose pyruvique
C6H12O6 M6 M6 M6
C3H4O3 CO2 +
M3 ... H2O +
énergie
M6 : Métabolite à 6 carbones.
M3 : Métabolite à 3 carbones.
Dans le hyaloplasme l’acide pyruvique se forme à partir de la dégradation du glucose grâce à une série
de 9 réactions successives catalysées par des enzymes spécifiques : c’est la glycolyse.
La mitochondrie est le lieu de la dégradation de l’acide pyruvique et de l’utilisation de l’O2 . une série
de réactions de décarboxylation, déshydrogénation conduisent à la formation de l’eau et du CO2 avec
production d’énergie.
1- Indiquez le nombre de molécules d’acide pyruvique formées à partir d’une molécule de glucose.
2- Justifiez la qualification de “la glycolyse” de “dégradation anaérobie”.
3- Posez d’autres questions en rapport avec la dégradation de l’acide pyruvique, la production
d’énergie et l’utilisation de l’O2 .
82
Activités LA RESPIRATION
La dégradation de l’acide pyruvique comporte une série de réactions qui ont lieu dans la matrice et
sur les crêtes des mitochondries.
1- Indiquez le nombre de
réactions du cycle de
KREBS.
3- Nommez le compartiment
de la mitochondrie où a
lieu :
– la décarboxylation
– la déshydrogénation
– l’utilisation de l’oxygène
– la formation de H2O.
4- Déduisez le nombre de
molécules de CO2 formé à
partir d’une molécule de
glucose.
83
Activités LA RESPIRATION
a) Problème :
Lorsqu’on cultive des cellules ou des mitochondries isolées on constate que la consommation d’oxy-
gène et de nutriment s’accompagne de la production de CO2, de H2O et de la libération de chaleur.
Mais la quantité de l’énergie calorique dissipée est inférieure à celle de l’énergie chimique contenue
dans le nutriment ( déterminée par la bombe calorimétrique : document 19 ).
b) Hypothèse :
c) Vérification de l’hypothèse :
20a.
Quelles questions peut-on poser à partir des 19. Bombe calorimétrique : On fait brûler un
aliment dans une enceinte close. La chaleur
données des documents 20a et 20b ? dégagée est mesurée ; elle est égale à l’énergie chi-
mique de l’aliment
84
Activités LA RESPIRATION
L’injection dans un muscle vivant de substance chimique qui bloque l’hydrolyse de l’ATP entraîne la
paralysie de ce muscle. Si on injecte à ce muscle paralysé des molécules d’ATP, le muscle retrouve
sa capacité de contraction.
Tirer des conclusions, à partir de l’analyse des documents 20a, 20b, 21 et 22 permettant de
validez l’hypothèse formulée.
85
Activités LA RESPIRATION
la cellule.
P~P 7,3 Kcal = 30,5 KJ
26. L’ATP et l’ADP réservoirs d’énergie chimique
Enzyme 1 : ATPase.
ADP
ATP +P+E
86
Activités LA RESPIRATION
6 x 22,4 l
6 x 22,4 l 686 Kcal
Soit 1l 686 Kcal = 5,8 Kcal / l
6 x 22,4
Synthèse
1 La dégradation du glucose : un ensemble de réactions enzymatiques
La cellule ne peut ni vivre ni fonctionner sans apport énergétique. Cette énergie provient de
l’oxydation des molécules organiques riches en énergie ou métabolites.
Dans le cas où le métabolite est le glucose, la réaction globale d’oxydation est :
C6H12O6 + 6 O2 6 CO2 + 6 H2O + énergie
Cette réaction est, en fait, la résultante de plusieurs réactions catalysées chacune par une enzyme
spécifique. On distingue, en particulier :
– des décarboxylases : elles catalysent des réactions de décarboxylation. Au cours de ces réactions,
les atomes de carbone du métabolite sont éliminés sous forme de dioxyde de carbone.
– des déshydrogénases : elles assurent les réactions de déshydrogénation des métabolites. La
déshydrogénation est un transfert de H2 du métabolite à un transporteur.
– des oxydases : elles catalysent les réactions de fixation de l’hydrogène arraché au métabolite sur le
dioxygène.
Compartiment Mitochondrie
Hyaloplasme
cellulaire Matrice Crète
Etapes Glycolyse Cycle de KREBS Chaîne respiratoire
Glucose
ADP T ATP
TH2 M4 ADP
ATP 2H+ H2O
M4 CO2
T M4
TH2 O2-
Réactions M5 T
M4
TH2 TH2
M6 T 1/2 O2
M4
T TH CO2 ATP ADP + P
2 acides 2
pyruviques
88
Synthèse LA RESPIRATION
a) dans la matrice, l’acide pyruvique subit une décarboxylation et une déshydrogénation dont le
résultat est un groupement acétyle CH3CO qui se fixe sur un corps en C4 pour donner un corps en C6.
ce dernier subit un ensemble de réactions de décarboxylation et de déshydrogénation constituant le
cycle de KREBS.
ATPase
ATP + H2O ADP + P + E (énergie = 30,5 KJ)
La synthèse de l’ATP se fait grâce à la phosphorylation de l’ADP en présence d’une autre enzyme,
l’ATP synthétase : il y a transfert d’un phosphate sur l’ADP et création d’une liaison ( P ~ P ) riche en
énergie.
Cette réaction est endergonique : elle consomme de l’énergie.
ATP synthètase
ADP + P + E ATP + H2O
ADP ~ P
89
LA RESPIRATION
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponse ( s ) exacte ( s ). Repérez
les affirmations correctes.
1- Le résultat de la respiration est :
a- une consommation d’énergie.
b- une production de chaleur.
c- une synthèse d’ATP.
2- La phosphorylation est :
a- la dégradation de l’ATP en ADP et P.
b- la synthèse de l’ATP à partir de l’ADP et du P.
c- l’addition d’un radical phosphaté à une molécule organique.
3- Le bilan de la respiration est :
a- l’hydrolyse de l’ATP.
b- la synthèse de l’acide pyruvique.
c- la synthèse de l’ATP.
4- Le cycle de KREBS :
a- se déroule dans le hyaloplasme.
b- comporte des réactions de déshydrogénation.
c- comporte des réactions de décarboxylation.
5- La glycolyse :
a- a lieu dans le hyaloplasme.
b- est une dégradation complète du glucose.
c- nécessite l’intervention de l’oxygène.
6- L’étape la plus énergétique de la dégradation du glucose est :
a- la glycolyse.
b- le cycle de KREBS.
c- la chaîne respiratoire.
EXERCICE 2
Des mitochondries sont isolées et placées dans un milieu nutritif fortement oxygéné et riche en ions
phosphates. On mesure l’évolution du taux du dioxygène dans le milieu de culture des mitochondries
après addition d’ADP dans le milieu. Les résultats sont représentés dans le document ci-dessous.
(O2) en μM ajout : pyruvate
250
ADP
x
150
x = baisse de la concentration en ions phosphate
100
Temps en mn
0 1 2 3 4 5 6
Expliquez la relation existant entre la variation du taux du dioxygène, l’apport d’ADP et la concentra-
tion des ions phosphates.
90
Recherche
1 La respiration est-elle notre seule source d’énergie ?
Certains microorganismes (la levure, le bacille tétanique, etc.) peuvent vivre en absence
d’O2, (en anaérobie ).
Cherchez des informations sur des microorganismes qui se procurent de l’énergie autrement
que par la respiration, et les présenter dans un document numérique ( CD ) ou analogique
( dépliant... ).
Les connaissances des enzymes ainsi que leurs conditions d’action, ont donné lieu à des
applications industrielles notamment en agroalimentaire.
Visitez des laboratoires spécialisés et consulter des sites Internet pur chercher des informations
relatives à l’utilisation des enzymes dans l’agroalimentaire.
91
Glossaire
Mécanisme qui permet le passage des nutriments, à travers les membranes, de
Absorption
la lumière de l’intestin, vers le sang ou la lymphe.
Amylase salivaire Enzyme contenue dans la salive et qui assure l’hydrolyse de l’amidon.
Localisée dans la membrane interne de la mitochondrie. Elle est constituée de
Chaîne respiratoire
transporteurs d’électrons et de protons.
L’ensemble des transformations mécaniques et chimiques, des aliments en
Digestion
composés solubles ou molécules assimilables, dans le tube digestif.
Catalyseur biologique, qui agit dans des conditions de température et de PH
Enzyme
bien déterminées. L’enzyme agit sur un substrat spécifique.
Métabolite Nutriment riche en énergie.
Substance nutritive qui peut être assimilable sans subir une transformation
Nutriment digestive. Les nutriments constituent les métabolites : oses, acides aminés,
acides gras…
Pepsine Enzyme gastrique, elle assure l’hydrolyse des protéines en polypeptides.
Phosphorylation Fixation d’un groupement phosphate.
Phosphorylation Au niveau de la chaîne respiratoire, l’ATP est formée grâce à l’énergie produite
oxydative par le transfert des électrons du substrat vers le dioxygène et au flux de protons.
92
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
NUTRITION ET ENVIRONNEMENT
L’Homme se nourrit d’aliments qu’il trouve dans son environnement. Ces aliments d’origine
végétale ( légumes, fruits, huiles … ) et animale ( viande, œuf, lait … ) sont consommés
à l’état cru ou après cuisson. D’autres aliments sont fournis par l’industrie alimentaire :
comme les dérivés du lait ( Yaourt, fromage … ) ou de la viande ( Salami, Merguez … ).
Tous ces aliments peuvent être contaminés par des substances chimiques toxiques ou
par des parasites et des microorganismes pathogènes. Leur consommation cause de maladies
graves pour la santé. Des règles d’hygiène sont à respecter dans cette industrie.
OBJECTIFS
L’élève sera capable :
d’expliquer :
l’origine de quelques toxi-infections alimentaires.
le mode d’infestation alimentaire de l’Homme par des parasites.
de faire la relation entre la contamination des aliments par des composés chimiques divers
(pesticides, antibiotiques, hormones) et les troubles de la santé consécutifs à la consommation
des aliments contaminés.
d’établir des règles d’hygiène pour protéger les aliments et l’Homme des différentes
contaminations.
93
RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
SITUATION PROBLÈME
1- Pour protéger leur récolte contre les insectes et les champignons, les agriculteurs traitent
leurs cultures avec des produits chimiques appelés pesticides, les fruits et les
légumes ainsi traités peuvent être à l’origine d’intoxications alimentaires si les
doses utilisées sont supérieures aux normes définies.
4- Dans certaines régions isolées, les habitants ne trouvent à leur disposition que l’eau
des puits ou l’eau de pluie conservée dans des réservoirs d’eau ( Mejels ).
Et même, certains habitants des villes préfèrent la consommation des eaux des puits à
celle distribuée par la S.O.N.E.D.E.
Les eaux des puits peuvent être polluées et causer des infections microbien-
nes ou parasitaires. Il en est de même de la consommation des végétaux ( légumes
et fruits ) contaminés et consommés sans lavage ou après lavage avec des eaux
polluées.
94
RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
PRÉACQUIS
L’organisme est protégé contre les maladies infectieuses grâce à deux types d’immunité :
1 immunité naturelle et immunité acquise.
Tous les microorganismes ne sont pas pathogènes pour l’Homme, certains sont,
3 même utiles.
apport par
Le schéma ci-contre représente les eaux mouettes
4 un réseau alimentaire. continentales 0,1 p.p.m.
cormorane
1,6 p.p.m. dieldrine
indosable dans
1- Indiquer les relations entre les dif- l’eau de mer
crustacés et
férents maillons de cette chaîne. petits poissons
0,03 p.p.m.
2- Représenter la place de l’Homme
parmi les maillons de cette chaîne.
phytoplancton
3- Comparer les doses des pesticides 0,001 p.p.m.
zooplancton
dans les différents maillons. poissons 0,02 p.p.m.
prédateurs Dieldrine :
0,2 p.p.m. insecticide
p.p.m : partie par million organochloré
6. Réseau alimentaire
95
RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
Activités
SALMONELLOSE
1 Infections alimentaires
C’est une toxi-infection alimentaire provoquée par des
bactéries : les salmonelles. Il y a des dizaines des sou-
ches pathogènes comme salmonella enteritidis.
Les salmonelles contaminent le lait et les viandes et sur-
tout les œufs et les volailles mais rarement l’eau. Ces
bactéries résistent à la cuisson à température peu élevée
( viande saignante par exemple ). Elles sont très conta-
gieuses : un organisme porteur peut contaminer par ses
excréments, un aliment contaminé fait passer les bacté-
ries à d’autres aliments par simple contact. Les mains du
cuisinier qui ont manipulé des aliments contaminés sont
également contagieuses ; et même les ustensiles de cui-
sine.
La salmonellose provoque chez le malade 48 heures
7. Bactérie Salmonelle
après l’infection, des douleurs abdominales avec
Le botulisme, la salmonellose et la crampes, des diarrhées ( 5 à 7 jours ), une fièvre ( 40°C
listériose sont les infections alimen- ou plus ), des vomissements…
taires les plus fréquentes aussi bien BOTULISME
en milieu rural que dans les villes.
Les documents ci contre présentent C’est une maladie sévère due à une toxi-infection
des informations à propos de ces alimentaire.
trois types d’infections. L’agent infectieux est une bactérie : clostridium botu-
linum. Cette bactérie se développe dans les conserves,
dans les viandes et ses dérivés, dans les conserves des
1- Saisissez, à partir de la lecture poissons qui sont toutes préparés et conservés sans
de chaque document, des informa- respect des règles d’hygiène. Les bactéries sécrètent
tions en rapport avec : dans l’aliment contaminé une toxine qui provoque la
* l’agent infectieux. maladie chez l’Homme. 2 à 3 heures après son ingestion,
* les signes ou symptômes de l’in- la personne intoxiquée a des nausées, des vomisse-
fection. ments, des douleurs abdominales et de la gorge, des
troubles nerveux, un affaiblissement des muscles et
parfois une paralysie des muscles respiratoires pro-
2- Comparez ces trois types de voquant la mort.
toxi-infections alimentaires.
LISTÉRIOSE
3- Décrivez des situations où
C’est une toxi-infection alimentaire déclenchée par une
des comportements, et des
bactérie : Listéria monocytogènes. Les bactéries listéria
habitudes alimentaires pouvant sont fréquentes dans le lait et le fromage ainsi que dans
comporter des risques de toxi- la viande hachée et le poisson fumé, à cause du manque
infections alimentaires avec ces d’hygiène. L’infection de l’Homme se fait aussi par
trois types de bactéries. l’ingestion de légumes crus contaminés.
La listériose touche surtout :
4- Proposez des règles d’hygiène Les femmes enceintes : risque d’avortement et
permettant la prévention contre d’accouchement prématuré d’enfants malades.
ces infections. Les personnes âgées : la maladie peut toucher le foie,
le cœur et le tissu nerveux.
96
Activités RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
2 La parasitose
1 - L’amibiase
Agents pathogènes :
Symptômes
Amibes dysentériques
– Diarrhées avec éva- - Protozoaire se déplaçant en émettant
cuation de selles peti- des pseudopodes ( extensions du cyto-
tes et liquides sou- plasme en forme de pieds ).
vent pleines de sang. - il existe plusieurs espèces d’amibes
– Abcès du foie et des dont certaines sont pathogènes telle
poumons. que Entamoeba histolytica.
- L’amibe se trouve sous une forme libre 8. Amibe
ou enkystée ( forme de résistance ).
Cycle de l’amibe
10. Oxyure
Cycle de l’oxyure Homme
Forme larvaire
Le couple vit dans la région caeco-
appendiculaire (intestin). Les femelles
fécondées migrent jusqu’au rectum et Gros intestin
se fixent à la marge anale et y pondent Mains et aliments
des milliers d’œufs. Le malade répand souillé
donc autour de lui des œufs et conta-
mine son entourage. Les œufs ingérés CYCLE DE L’OXYURE
avec les aliments donnent des larves Gros intestin
qui deviennent adultes et le cycle rep- Lieu de reproduction
rend. Forme adulte Œufs rejetés par l’anus
Symptômes de la maladie
C’est une parasitose localisée dans le foie mais
qui peut se propager dans les poumons et par-
fois dans les os et le cerveau. Cette maladie est
silencieuse et ne se manifeste qu’après une
dizaine d’année, en moyenne.
Le malade se plaint alors de douleurs abdomi-
nales.
En cas de complications il y a des signes de jau-
nisse ( ictère ) et des fièvres à répétition.
La maladie peut être révélée par échographie ou
scanner : le foie présente une calcification, des
lésions, des abcès et une destruction des vais-
seaux sanguins.
Agent de la maladie
C’est une larve d’un petit ténia de 1 mm de long : 12. Les lésions du foie donnent un aspect
Echinococcus multilocularis, un ver plat qui se alvéolaire, d’où le nom de la maladie
développe lentement au détriment du foie.
chat
chien
98
Activités RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
99
Activités RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
100
Activités RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
Le document ci contre, relate des faits authen- 1er cas : Dix habitants de Minneapolis sont
tiques qui ont eu lieu aux USA. atteints d’une crise gastro-intestinale aiguë, avec
Des épidémies de toxi-infections alimentai- diarrhée, crampes d’estomac, vomissements et
fièvre.
res, généralement, des salmonelloses sont
L’examen médical révèle une salmonellose. La
apparues dans des populations qui se ravi- souche infectieuse (Salmonella newport) se
taillent en vian de provenant d’un élevage de révèle résistante aux antibiotiques normalement
bovins aux antibiotiques. efficaces : ampicilline, carbénécilline et tétracy-
Les germes identifiés, chez les malades, cline. Un malade meurt.
sont différents des souches habituelles : ils 2ème cas : Quatre agriculteurs du DAKOTA de
sont résistants aux antibiotiques qui sont fermes voisines sont atteints de salmonellose, en
normalement efficaces ; ce qui a posé des même temps. On a trouvé chez eux la même sou-
problèmes de traitement des malades. che pathogène que dans le 1er cas
On a constaté, également que ces 4 malades
comme les 10 malades du 1er cas ont un point
2- Problème :
commun : ils se ravitaillent de viandes provenant
d’un élevage de bovins aux antibiotiques.
Est-ce que la consommation de la viande
provenant d’animaux traités aux antibio- Aux USA, on a recensé, en une année :
tiques est responsable de ces résultats ? • 2000 cas de salmonellose.
Quelles informations supplémentaires
• 312 cas provoqués par des souches résistantes.
voulez-vous avoir pour traiter ce problème ? • 13 cas de décès.
• Mortalité avec des souches résistantes 20 fois
3- Informations sur les antibiotiques plus qu’avec les souches non résistantes.
1- En vous appuyant sur les informations saisies des différents documents, proposez une réponse
au problème posé.
2- Quelles mesures préventives proposez-vous ?
101
Activités RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
Synthèse
1 Aliments contaminés = risques d’intoxication alimentaire !
Les aliments d’origine végétale et animale sont exposés à la contamination par des germes et des
composés chimiques nuisibles.
A - Contamination biologique
a) Les toxi-infections alimentaires
Ce sont des maladies causées par l’ingestion d’aliments contaminés par les bactéries pathogènes ou
par leurs toxines. Les toxi-infections les plus fréquentes sont les salmonelloses, le botulisme et la
listériose.
Les aliments les plus contaminés sont les viandes et ses dérivés, le poisson, le lait, les volailles
( surtout le poulet ), les œufs, ainsi que les conserves.
D’autres infections alimentaires sont causées par des parasites contenus dans les viandes, le poisson,
les légumes, l’eau et même le lait. Ce sont des parasitoses provoquées par l’ingestion d’aliments
contaminés : des viandes et des poissons insuffisamment cuits, des légumes mal lavés.
Parmi les parasitoses, on peut citer :
– La dysenterie amibienne provoquée par le protozoaire Entamoeba histolytica.
– L’infestation au ténia, à l’ascaris et à l’oxyure.
B - Contamination chimique
a) Les polluants industriels rejetés dans la nature
Ils sont variés ; certains contiennent des métaux lourds : plomb, mercure. Ils sont absorbés par les
végétaux à partir du sol et de l’eau. Ils se transmettent le long des chaînes alimentaires pour arriver
jusqu’à l’Homme.
b) Les pesticides
Ils représentent un facteur important de la protection de la production végétale contre les rongeurs, les
insectes, les champignons et les herbes concurrentes.
Les molécules actuellement utilisées sont les organophosphorées, plus efficaces et dégradables après
un certain temps de leur utilisation.
La contamination de l’Homme par les pesticides se fait par les voies respiratoires, cutanées et digestives.
Le comportement de l’Homme représente un facteur important dans les intoxications alimentaires :
– Il y a une utilisation exagérée des pesticides par les agriculteurs.
– Les doses recommandées sont généralement, dépassées (souci d’efficacité).
– Les produits traités sont récoltés et distribués sans attendre un certain délai (1 à 2 semaines).
– De nombreux produits traités sont consommés sans lavage préalable.
c) Les antibiotiques
Les antibiotiques utilisés en élevage sont les mêmes que ceux utilisés chez l’Homme. L’utilisation répé-
tée des antibiotiques favorise le développement des bactéries résistantes à ces antibiotiques. De tel-
les bactéries sont plus virulentes que les bactéries normales : les antibiotiques habituels deviennent
inefficaces.
103
Synthèse RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
L’Homme qui mange habituellement de la viande provenant d’un élevage aux antibiotiques s’expose à
divers risques :
– Il consomme des antibiotiques actifs qui vont agir sur les bactéries du tube digestif et favoriser le
développement des bactéries résistantes et le développement d’infections qu’on ne peut pas traiter
avec ces antibiotiques.
– Il consomme dans la viande des bactéries résistantes et pathogènes qui déclenchent des
infections si la viande ingérée n’est pas suffisamment cuite.
d) Les hormones
Ce sont des substances chimiques naturelles ou de synthèse utilisées dans l’élevage des bovins, des
volailles et des poissons pour accélérer la production animale.
Produire et consommer de la viande et du lait aux hormones est autorisé dans de nombreux pays
(USA, Brésil, Canada, Argentine…) et interdit dans d’autres pays ( Europe ). Les communautés
scientifiques sont divisées sur le sujet.
Les effets négatifs sur la santé ont été mis en évidence pour certaines hormones, mais pour les
autres il y a des présomptions (craintes).
C - Conclusion
– Informer les utilisateurs des risques sur la santé liés à l’utilisation des pesticides.
– Contrôler les aliments traités et commercialisés.
– Remplacer l’emploi de certains insecticides par la lutte biologique.
105
RISQUES LIÉS À LA CONSOMMATION D’ALIMENTS CONTAMINÉS
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
1- Les pesticides sont des molécules :
a- minérales.
b- à base de chlore.
c- à base de phosphore.
EXERCICE 2
On déconseille la consommation des aliments dans des boites de conserve bombées, ainsi que les
pots de Yaourt gonflés, même si la date d’expiration n’est pas dépassée.
1- Indiquer quel type de toxi-infection peut-on suspecter ?
2- Nommer l’agent pathogène et décrivez le mode de contamination par le germe.
EXERCICE 3
Voici une histoire vraie qui a eu lieu dans une maternité américaine :
A la suite d’une ingestion de viande de bœuf saignante une femme enceinte est atteinte de salmonellose.
Elle met au monde un nouveau né également atteint. On a constaté ensuite que la plupart des
nouveau-nés de cette maternité ont été infectés.
Expliquer comment l’infection a touché la plupart des nouveaux-nés ?
106
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
NUTRITION ET ENVIRONNEMENT
OBJECTIFS
107
DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
SITUATION PROBLÈME
Depuis la haute antiquité jusqu’à nos jours, l’Homme fabrique son pain en
utilisant de la levure de boulangerie.
Mais, c’est seulement à partir de 1857 que Louis Pasteur savant français
a identifié la levure en tant que microorganisme et a expliqué son rôle
dans la fabrication du pain.
D’autres microorganismes : des bactéries et des champignons sont
utilisés industriellement pour fabriquer divers aliments : yaourt, « raïb »,
fromages, boissons alcoolisées ( bière, vin … )
1- Comment l’homme exploite t-il les microorganismes pour produire des aliments ?
2- Y a t-il une relation entre l’activité cellulaire du microorganisme et les qualités des
aliments fabriqués ?
108
DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
Activités
1 Pain : Levure notre meilleure boulangère !
Les qualités du pain sont liées à son goût et à son aspect levé
( texture ) : la mie de pain entourée par la croûte est spongieuse,
présentant de nombreuses perforations. Cette qualité est liée à
une utilisation convenable de la levure de boulangerie.
Pour fabriquer du bon pain, on mélange de la levure de boulangerie diluée dans de l’eau avec la pâte
de farine légèrement salée. Puis on laisse reposer à une température comprise entre 20°C et 30°C.
On attend jusqu’à ce que la pâte lève ( gonfle ) pour pétrir et mettre au four.
• Cette période d’attente est inversement proportionnelle à la quantité de levure et à la température
du milieu ambiant.
• Si l’attente est insuffisante la pâte ne lève pas suffisamment et le pain sera de moindre qualité.
• Si on laisse reposer trop longtemps, le pain aura un goût aigre.
5. Levure en bourgeonnement
1- En vous appuyant sur les connaissances saisies de l’analyse de ces documents, expliquer le
mode d’action de la levure sur la pâte de farine.
2- Ecrivez la réaction déclenchée par la levure dans la pâte de farine
3- Nommez le facteur responsable de la levée de la pâte.
4- Expliquez pourquoi le pain devient aigre si on laisse la levure agir longtemps.
109
Activités DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
7. Lactobacilles du lait
110
Activités DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
L’industrie alimentaire fabrique des centaines de types de fromages qui se distinguent par leur aspect
et leur goût. Le document ci-dessous explique le mode de fabrication d’un fromage de qualité : le
roquefort.
9. Fabrication du Roquefort
111
Activités DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
112
DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
Synthèse
De nombreux microorganismes : cham-
pignons et bactéries sont utiles pour cicatrice
d’un bourgeon
l’Homme. Certains sont exploités dans la
fabrication des aliments et boissons :
pain, yaourt, fromages, boissons alcooli- cytoplasme
sées, vinaigre. membrane
plasmique
1 - Pain à la levure
Un champignon microscopique unicellu- glycogène espace
laire : Saccharomyces cerevisiae est uti- périplasmique
lisé dans la fabrication du pain.
Les cellules de la levure, mélangées à la
pâte de la farine, sécrètent des enzymes Vacuole
qui hydrolysent l'amidon en maltose et en
glucose. Ces sucres sont, ensuite, fer-
mentés sous l'action d'autres enzymes : il
y a production d'un alcool : l'éthanol et mitochondrie
dégagement de CO2. Paroi
noyau
Enzymes plasmide
C6H12O6 2 C2H5OH + 2 CO2 chromosome
Glucose Ethanol
Le CO2 dégagé est responsable de la réticulum
levée de la pâte. L'activité de fermenta- endoplasmique
rugueux avec
tion de la levure ne s'arrête qu'au four :
ribosomes fixés
sous l'action de la température, les pro-
téïnes coagulent, l'éthanol s'évapore et le appareil
de Golgi
pain prend un aspect spongieux.
2 - Fromages aux champignons vésicule
Des souches du champignon pénicillium ribosome sécrétoire
sont utilisées pour la production d’une libre
grande variété de fromages.
Les réactions de fermentation qui se
déroulent dans le lait caillé produisent 12. Schéma de l’ultra structure d’une cellule de levure
des substances ( CO2 + acide lactique… )
qui transforment le goût, l’arôme et la tex-
ture (aspect) du lait.
Actuellement, l’industrie alimentaire a mis au point des yaourts au «bifidus» grâce à l’utilisation
de nouvelles souches bactériennes : bifidobactérium lifidum, bifidobactérium langum.
Ces yaourts se distinguent par leur onctuosité ; ils facilitent la digestion et protègent contre les infections
intestinales.
113
DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
1- Les fermentations :
a) se manifestent lorsque l’O2 fait défaut.
b) s’accompagnent d’une libération d’énergie.
c) exigent la présence de microorganismes ou de leurs sécrétions.
3- En présence d’O2 :
a) les levures ne peuvent que fermenter.
b) les levures ne peuvent que respirer.
c) les levures respirent et fermentent lorsque le taux de glucose est élevé ( supérieur à 8 g / l ).
4- La pasteurisation :
a) détruit les microorganismes par la chaleur.
b) détruit les microorganismes par voie chimique.
c) permet la conservation des aliments pendant longtemps.
EXERCICE 2
Le vinaigre est une substance alimentaire utilisée pour assaisonner certains repas. Il est fabriquée par
l’utilisation de microorganismes.
Le vinaigre est une solution contenant de l’acide acétique ( au moins 4 g / l ) et d’autres molécules qui
donnent l’arôme et le goût du produit.
Le vinaigre peut être produit à partir de diverses matières végétales. Des fruits mûrs écrasés ne
tardent pas à fermenter grâce aux levures répandues à leur surface ; il y a production d’un alcool :
l’éthanol. L’éthanol exposé à l’air libre ne tarde pas à se couvrir de voile formé par une espèce de
bactérie : Acétobacter. Ces bactéries transforment l’éthanol en acide acétique en présence d’oxygène.
1- Ecrivez les réactions qui permettent :
– la production de l’éthanol.
– la production de l’acide acétique. – Éthanol : CH3CH2OH
2- Indiquez quelle est l’importance de la fermentation pour – Acide acétique : CH3COOH
la vie du microorganisme ?
114
Exercices DES MICROORGANISMES AU SERVICE DE LA PRODUCTION DES ALIMENTS
EXERCICE 3
3- A partir des connaissances élaborées dans les réponses précédentes, faites une synthèse sur les
mécanismes utilisés par la levure pour s’approvisionner en énergie nécessaire à sa croissance.
115
NUTRITION ET ENVIRONNEMENT
Recherche
1 L’agriculture biologique
14. Coccinelle consommant des pucerons 15. Larve de pyrale du maïs attaquée par
un champignon filamenteux
Dans le but de préserver l’environnement et faire face aux effets négatifs des pesticides, des engrais
chimiques et d’additifs aux aliments de bétail ; certains pays industrialisés s’orientent vers «l’agriculture
biologique» ou «agriculture raisonnée».
• Cherchez ce que c’est “l’agriculture biologique” et quels sont ses moyens et ses techniques ?
• Précisez ses avantages et ses limites.
• Est-elle pratiquée dans notre pays ?
2 La grippe aviaire
La grippe aviaire est une maladie qui affecte les oiseaux et l’Homme. Depuis 2003, cette maladie fait
des ravages dans les pays d’Asie ( Chine, Hongkong, Indonésie … ) : plus de 63 décès humains et
des millions de volailles tuées par la maladie ou abattues.
• Réalisez une étude (CD, fascicule, poster …) sur ce sujet : l’agent de la maladie, les vecteurs de
propagation, danger …
116
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
LA CONSTANCE DU MILIEU INTÉRIEUR
OBJECTIFS
117
LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
SITUATION PROBLÈME
2. Laboratoire d’analyse
J. HAMBURGER
118
LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
PRÉACQUIS
1 Le plasma et le Sérum sont deux constituants du sang
Indiquez
1- l’origine et la destinée du sang artériel.
2- l’origine et la destinée du sang veineux.
3- la relation entre le sang artériel et veineux.
4- la différence de composition de ces deux
types de sang.
119
LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
Activités
1 Les différents compartiments liquidiens
K+(mmol/l) 5 4.8
– paroi d’un
lis
sanguin Plasma
he
mp
phe
Lym cellule de la
Glucose(mmol/l) 5.0 5.1 lle paroi d’un
cellule conjonctive
titie
s vaisseau lym-
er
int phatique
Protéines(g/l) 4 70
1- Analysez les différents documents pour distinguer les différents compartiments du milieu
intérieur.
2- Comparez la composition du plasma et de la lymphe.
3- Expliquez la relation qui existe entre les différents compartiments du milieu intérieur.
120
Activités LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
Constituants
Eau Chlorures Phosphates Sulfate Calcium Potassium
recherchés
Chauffage Addition de Addition d’un Addition de Addition de Addition d’un
du plasma. quelques volume égal de quelques quelques petit volume
gouttes de réactif nitromo- gouttes d’HCl gouttes d’une d’acide
Expériences HNO3 puis lybdique. concentré et solution picrique.
à réaliser une solution Chauffage léger. d’un volume d’oxalate
d’Ag NO3. égal d’une d’ammonium.
solution de
BaCl2.
Résultats
obtenus
Conclusions
Constituants
Protéines Glucose
recherchés
Chauffage Réaction xanthopro-
Expériences à Réaction du biuret Action de la liqueur
du plasma. téique sur le caillot
réaliser sur le liquide. de Fehling à chaud.
dans le tube chauffé.
Résultats
obtenus
Conclusions
121
Activités LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
122
Activités LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
LE FER SANGUIN
Sang normal
Les molécules d’hémoglobines, sont des pigments qui donnent au
sang sa couleur rouge.
L’hémoglobine est une hétéroprotéine qui contient des atomes de
fer.
Hématies normales
Carence en fer Excès de fer
Les globules rouges sont peu Hémochromatose : maladie
nombreux et pâles à cause du génétique caractérisée par une
manque d’hémoglobine. Ils surcharge en fer.
contiennent moins d’oxygène : La surcharge en fer apparaît
il s’agit d’une anémie. surtout au niveau du foie.
Elle est associée à un remanie-
ment du tissu hépatique créant
Hématies anormales alors une fibrose. D’autres orga-
nes, comme le pancréas et le
cœur peuvent être aussi touchés.
LA PRESSION ARTÉRIELLE
Pression artérielle : C’est la force exercée par le sang sur la paroi des vaisseaux sanguins. Elle
dépend du volume sanguin, du calibre des vaisseaux et de la pulsation du cœur.
La valeur normale de la pression maximale est de l’ordre de 12,5. (elle varie avec l’âge)
La valeur normale de la pression minimale est de l’ordre de 8.
Hypertension : Pression artérielle anormalement élevée, elle entraine le risque d’hémorragie
cérébrale.
Hypotension : pression artérielle anormalement basse, à l’origine d’une moindre alimentation en
dioxygène et glucose du cœur, du cerveau, d’où des risques de syncope ( arrêt cardiaque ).
123
Activités LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
LA TEMPÉRATURE LE PH SANGUIN
124
LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
Synthèse
Le milieu intérieur est l’ensemble des liquides extracellulaires qui baignent les cellules de
l’organisme. Il est constitué de deux milieux circulants : le plasma et la lymphe canalisée et d’un
milieu d’échanges : le liquide interstitiel.
La constance du milieu intérieur est une condition fondamentale au fonctionnement normal de nos
cellules, et au maintien de notre santé.
Une variation anormale de certains composants chimiques ( protéines, glucose, sodium, fer… ) ou
d’un paramètre physique ( température, PH, pression … ) peut mettre en danger la vie des cellules
et la santé de l’organisme. Or par la nutrition, il y a régulièrement introduction dans le milieu
intérieur de nutriments organiques et minéraux. De même l’activité cellulaire appelée métabolisme,
produit des déchets cellulaires qui sont rejetés dans le milieu intérieur.
La nutrition et le métabolisme tendent donc à modifier la constance du milieu intérieur. L’organisme
normal possède des mécanismes qui assurent la régulation de différentes constantes biologiques.
Mais chez le malade certains mécanismes régulateurs sont déficients et n’arrivent pas à corriger les
variations de certains paramètres physico-chimiques du milieu intérieur.
Artère
mésentérique
inférieure
Artères iliaques
Artères fémorales
125
LE MILIEU INTÉRIEUR ET SES CARACTÉRISTIQUES
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponse (s) exacte (s). Repérez
les affirmations correctes :
1- Le milieu intérieur est constitué :
a) du plasma et de la lymphe.
b) des liquides extracellulaires.
c) du liquide intracellulaire, du sang et de la lymphe.
d) du liquide intracellulaire et du liquide extracellulaire.
2- Le sérum :
a) est obtenu après sédimentation du sang.
b) contient les mêmes protéines que le plasma.
c) est un liquide qui circule dans les vaisseaux.
d) est un liquide obtenu après coagulation du sang.
3- La lymphe :
a) provient du sang.
b) circule dans des vaisseaux.
c) possède la même composition que celle du sang.
d) est toujours stagnante dans l’espace intercellulaire.
4- Le milieu intérieur :
a) est en perpétuel renouvellement.
b) permet les échanges entre cellules et milieu extérieur.
c) possède des caractéristiques physico-chimiques constantes.
d) assure le transport des nutriments et des déchets cellulaires.
EXERCICE 2
Le document ci-contre représente les diffé-
rents compartiments liquidiens de l’organisme.
126
Thème 1
NUTRITION ET SANTE
LA CONSTANCE DU MILIEU INTÉRIEUR
Chez l’homme la quantité d’eau consommée par jour est égale à celle rejetée, on parle de
bilan équilibré ou bilan nul. Le document 1 représente le bilan hydrique chez un homme de
70 Kg.
L’urine constitue la voie principale du rejet hydrique. L’urine se forme à partir du sang, elle
est constituée d’eau, de sels minéraux et de déchets cellulaires. L’excrétion urinaire
intervient donc dans la régulation de la constance du milieu intérieur.
OBJECTIFS
L’élève sera capable :
de reconnaître les organes de l’appareil urinaire et leurs rôles.
d’expliquer :
– les mécanismes de la formation de l’urine.
– comment l’exrétion urinaire participe à la régulation du milieu intérieur.
127
L’EXCRÉTION URINAIRE
SITUATION PROBLÈME
1ère constatation :
Quand il fait chaud, le corps transpire en rejetant de la sueur. Par contre la miction ( action
d’uriner ) devient moins fréquente et le volume urinaire quotidien rejeté est réduit ( jusqu’à
0,5 l ). Cette urine est plus concentré en NaCl que celle rejetée en volume normal ( ≈ 1,5 l ).
2ème constatation :
La miction diminue également après une soif intense.
3ème constatation :
L’absorption d’une grande quantité d’eau ou de boissons entraine une augmentation du
volume urinaire rejeté ( élévation de la fréquence des mictions ), mais l’urine rejetée est plus
diluée en NaCl que celle rejetée en volume normal.
4ème constatation :
Chez une personne qui suit un régime alimentaire sans sel, l’urine rejetée est abondante
mais diluée.
128
L’EXCRÉTION URINAIRE
PRÉACQUIS
1 L’appareil urinaire
3. L’appareil urinaire
129
L’EXCRÉTION URINAIRE
Activités
1 Comparaison de la composition du plasma et de l’urine
Plasma
Constituants Urine
sanguin
principaux en g/l
en g/l
Eau 900 930 à 945
En comparant la composition du plasma Sodium 3.10 à 3.45 2.75 à 5
et de l’urine ( document 5 ), déduire les Potassium 0.14 à 0.20 1.5 à 4
fonctions du rein. Calcium 0.09 à 0.11 0.1 à 0.4
Magnésium 0.015 à 0.027
Chlore 3.4 à 3.9 4à9
Phosphore minéral 0.025 à 0.05 1.1
Protides totaux 65 à 75 moins de 0.05
Urée 0.15 à 0.50 10 à 35
Acide urique 0.02 à 0.07 0.35 à 1
Créatinine 0.005 à 0.018 0.50 à 2.25
2 Où se forme l’urine ? Acide hippurique 0 0.5 à 1
Lipides totaux 1.5 à 2.6 traces
Glomérule Glucose 0.8 à 1.1 0
Pyramide
5. Composition du plasma et de l’urine
Cortex
Artère
Rein Veine
Uretère
Vessie
Urètre
130
Activités L’EXCRÉTION URINAIRE
Glomérule 12
Tubules
1 11
2
3
4
6
5
Artère
Veine 7
9
13
8
10
10. Vascularisation du rein
11. Vascularisation et localisation du néphron au niveau du rein
1. papille ( sommet d’une pyramide ) ; 2. pyramide ; 3. petit calice;
4. bassinet ; 5. cortex ; 6. artère efférente ; 7. capsule de Bowman;
8. anse de Henlé ; 9. veinule rénale ; 10. tube Collecteur (tube de
Bellini ) ; 11. tube contourné proximal ; 12. tube contourné distal ;
13. grand calice.
131
Activités L’EXCRÉTION URINAIRE
A - Au niveau d’un néphron, on fait des prélèvements d’urine dans la capsule de Bowman et dans le
tube collecteur. L’analyse de ces prélèvements et celle du plasma sont indiquées dans le
document 12.
Lieu de Liquide de la
prèlèvement Plasma Tube collecteur
capsule de
en g/l en g/l
Constituants Bowman en g/l
Nombre
Comparez la composition des Hématies 0 0
important
différents compartiments :
protéines 80 0 0
– le plasma avec le liquide de la
Capsule de Bowman. Glucose 1.2 1.2 0
– liquide de la capsule de NaCl 6 6 10
Bowman avec l’urine du tube Urée 0.3 0.3 15
collecteur. Ammoniaque 0 0 0.5
12. La composition du sang, du liquide glomérulaire et de l’urine dans le
tube collecteur
B - Chez l’homme 1,2 l de sang passe dans le rein à chaque minute, ce qui correspond à 0,6 l de
plasma, 20% de ce volume plasmatique passe dans le filtrat glomérulaire.
132
Activités L’EXCRÉTION URINAIRE
133
Activités L’EXCRÉTION URINAIRE
Le tableau ci-dessous donne d’une part la composition du sang d’un malade et, d’autre part, celle du
liquide de dialyse utilisé pour son traitement à l’aide du rein artificiel.
134
L’EXCRÉTION URINAIRE
Synthèse
1 Le néphron représente l’unité fonctionnelle du rein
Il assure la fonction d’excrétion urinaire appelée aussi diurèse. Cette fonction comporte trois étapes :
a) La filtration glomérulaire :
La barrière entre les capillaires sanguins, du glomérule et la capsule de Bowman est mince, elle laisse
passer les molécules de petite taille : eau, sels minéraux, acides aminés, glucose, mais les molécules
de grande taille (protéines, lipides) et les cellules sont arrêtées.
La filtration du plasma au niveau du glomérule est un mécanisme physique passif (sans dépense
énergétique).
Elle entraine la formation de l’urine primitive au niveau de la capsule de Bowman.
b) La réabsorption :
L’urine primitive est très différente de l’urine définitive en volume et en concentration. En effet, l’urine
primitive subit une réabsorption au niveau des tubes contournés et du tube collecteur. La réabsorption
permet le retour au plasma de nombreuses molécules de l’urine primitive : la réabsorption est totale
pour le glucose et les acides aminés, mais partielle pour l’eau et les sels minéraux.. Au niveau des
tubes contournés, la réabsorption de l’eau est passive (sans dépense énergétique) mais pour les sels
minéraux, le glucose et les acides aminés la réabsorption est active (avec dépense énergétique). Au
niveau du tube collecteur, la réabsorption de l’eau est active.
Sécrétion et
Réabsorption
excrétion
Tube Passive H2O Colorants
contourné –
Na+ , K+ HPO 2 , Cl– , glucose,
proximal Active 4 Médicaments
Segment acides aminés, etc ...
de Anse de Passive H2O
néphron Henlé Active Na+
Tube Passive H2O (suit le Na+) H+ , NH3, Urée
contourné Active Electrolytes
Tube de Bellini ou Passive
Tube collecteur Active H2O (sous l’action hormonale)
c) La secrétion :
Certaines substances comme l’acide hippurique et l’ammoniac ne figurent ni dans le plasma ni dans
l’urine primitive, mais apparaissent dans l’urine définitive. Elles sont sécrétées par les cellules des
tubes contournés du néphron et rejetées dans l’urine.
Il en est de même des colorants et des médicaments qui passent du sang dans le liquide interstitiel
puis dans les cellules des tubes contournés qui les rejettent dans l’urine définitive : c’est un mécanisme
d’excrétion. La sécrétion et l’excrétion sont des phénomènes actifs.
135
L’EXCRÉTION URINAIRE
Synthèse
L’excrétion urinaire contribue à la régulation de la constance du
2 milieu intérieur
A - Les substances en excès dans le milieu intérieur (plasma) sont excrétées dans
l’urine :
Le volume et la concentration de l’urine en sels minéraux sont variables selon les conditions, alors que
ceux du plasma sont constants.
L’excrétion des sels minéraux dépend donc de leurs concentrations dans le plasma ; lorsque cette
concentration atteint ou dépasse une certaine valeur appelée seuil d’élimination, le sel est excrété
dans l’urine.
Le seuil d’élimination est variable selon les sels minéraux ( 5,6 g/l pour NaCl, 0,6 g/l pour les
phosphates ).
Le glucose n’est pas un constituant normal de l’urine mais il peut apparaître dans l’urine des
diabétiques lorsque sa concentration atteint ou dépasse le seuil d’élimination qui est de 1,7 g/l.
L’ammoniaque, l’urée et l’acide Dans le sang, il y a normalement 1 g/l de Le chlorure de sodium dans le sang a
urique passent du sang vers glucose. Lorsque sa teneur dans le sang une teneur normale de 6,9 g/l. Le rein
l’urine quelle que soit leur dépasse 1,7 g/l le glucose apparaît dans le laisse passer dans l’urine même s’il
concentration dans le sang. l’urine ( cas du diabète ). est à 5,6 g/l, ce qui explique que ce sel
passe toujours dans l’urine.
c - Des centres nerveux et des hormones pour adapter l’excrétion urinaire au besoin
de l’organisme
L’organisme possède des centres nerveux ( hypothalamus ) qui sont informés, en permanence, sur le
volume du milieu intérieur et sur sa pression osmotique.
Ces centres contrôlent la sécrétion dans le sang de substances actives appelées hormones qui
agissent sur le fonctionnement des cellules du néphron,
• L’ADH : hormone antidiurétique, sécrétée l’hypothalamus et libérée dans le sang par la
post-hypophyse (centres nerveux), agit sur le tube collecteur du néphron pour activer la réab-
sorption de l’eau.
• L’aldostérone : hormone sécrétée par les glandes surrénales, active la réabsorption de NaCl
au niveau du tube contourné distal.
136
L’EXCRÉTION URINAIRE
Exercices
EXERCICE 1/Q.C.M
Chaque série d’affirmations peut comporter une ou plusieurs réponse( s ) exacte( s ). Repérez
les affirmations correctes :
1- Le liquide obtenu dans la capsule de Bowman est le résultat :
a) d’une diffusion.
b) d’un transport actif.
c) d’un transport passif et actif.
d) d’une ultrafiltration du plasma.
2- La filtration glomérulaire :
a) est sélective.
b) est une dialyse.
c) est un phénomène passif.
d) ne dépend pas de la pression artérielle qui règne au niveau de l’artère afférente.
3- La réabsorption tubulaire passive se fait :
a) par un apport énergétique.
b) sans dépense énergétique.
d) par le mécanisme de la diffusion.
c) par le mécanisme de la diffusion et l’osmose.
4- La réabsorption tubulaire active :
a) nécessite de l’énergie.
b) concerne l’eau et les sels minéraux.
c) ne fait pas intervenir des hormones.
d) assure le maintien de la constance du milieu intérieur.
5- Le néphron :
a) assure la filtration du plasma.
b) est l’unité fonctionnelle du rein.
c) assure la réabsorption passive de l’eau.
d) assure la réabsorption active du glucose et des acides aminés.
EXERCICE 2
137
Exercices L’EXCRÉTION URINAIRE
EXERCICE 3
Barrière : Sang-Néphron
20.
Salmonellosis risk is influenced by several factors, including food handling and environmental conditions. Improper cooking temperatures, especially in meat like chicken, allow salmonella to survive. Contamination can further occur through cross-contact from raw food to ready-to-eat products. Additionally, environmental factors like poor sanitation or inadequate pest control in production facilities increase the risk by allowing salmonella to proliferate and contaminate more extensive areas and products .
The lock and key model exemplifies enzyme specificity by illustrating how enzymes have a specific active site shape that fits precisely with the substrate, akin to a lock fitting a specific key. For example, amylase acts on starch to break it down into maltose because the enzyme's active site is shaped specifically to fit with the starch molecules .
The biuret reaction is used to assess protein digestion by indicating the presence or absence of peptide bonds. A positive biuret reaction (color change) implies the presence of undigested proteins like ovalbumin, which contain peptide bonds. Conversely, a negative biuret reaction indicates the disappearance of these bonds due to the breakdown into amino acids, which signifies protein digestion has occurred .
Post-digestion, the blood transports hydrophilic nutrients like amino acids and short-chain fatty acids directly via the portal vein to the liver. In contrast, the lymphatic system transports fat-soluble nutrients, including long-chain fatty acids and liposoluble vitamins (A, D, E, K), as chylomicrons, which eventually enter the bloodstream near the heart via the thoracic duct. This distinction reflects the differing solubility and size of absorbed nutrients, impacting their transport pathways .
Homeostasis is crucial for maintaining a stable internal environment, essential for normal cellular functions. In blood and interstitial fluid, homeostasis involves the regulation of factors such as temperature, pressure, and chemical composition, critical for cell metabolism and waste removal. Any deviation can lead to cellular dysfunction and potentially fatal conditions. For example, an excess or deficiency in potassium levels can disrupt cardiac cell activity, illustrating the importance of homeostasis in maintaining health .
The use of antibiotics in animal husbandry presents the challenge of potentially accelerating the development of antibiotic-resistant bacteria. Overuse of antibiotics can select for resistant strains, as bacteria adapt to these environments, becoming more virulent. This poses a risk when such resistance is transferred to human pathogens, rendering conventional treatments ineffective. Additionally, resistant bacteria can spread through food consumption and environmental contamination, complicating public health efforts to control infections .
Environmental factors, through the processes of homeostasis, are vital in maintaining internal constancy. The body uses various regulatory mechanisms, such as the excretory system to eliminate waste products like urea and maintain a balanced chemical composition in blood and interstitial fluid. If not continuously regulated, waste can accumulate, disrupting cellular activities and leading to detrimental health effects. The ability to balance inputs and outputs of chemicals, adjust enzyme activities, and adapt to external changes demonstrates the complexity and necessity of such regulation processes .
Proponents for using growth hormones argue they increase production efficiency and reduce costs, translating to affordable food supplies. They claim hormones used are natural and residue levels are safe. However, opponents point to health risks, such as potential links to cancer and disruption of endocrine functions, plus ethical concerns over animal welfare. Moreover, the unregulated use and access through black markets emphasize a need for precaution due to unknown cumulative effects on health and the environment .
Bile plays a crucial role in lipid digestion by emulsifying fats, breaking large fat globules into smaller droplets. This increases the surface area for pancreatic lipase, enhancing its ability to hydrolyze triglycerides into free fatty acids and monoglycerides. Emulsification is not a chemical but a physical change, which bile facilitates by interacting with both fat and water, allowing for more efficient enzyme activity .
Trypsin, unlike amylase or maltase, is specific to proteins, catalyzing their hydrolysis into smaller peptides. Amylase targets starches, breaking them down into maltose, while maltase acts on maltose to produce glucose. These differences highlight enzyme specificity, whereby enzymes are tailored to particular substrates due to the unique configuration of their active sites, supporting distinct metabolic roles in digestion .